Mauritanie : l’ingérence du président de la République dans la gestion de l’UPR crée un débat

Mauritanie : l’ingérence du président de la République dans la gestion de l’UPR crée un débat

Les analystes en parlent, l’opposition met en garde, Ould Abdel Aziz dénonce. L’ingérence du gouvernement, ou plus précisément du président Ould Ghazouani dans la gestion du parti Union pour la République (UPR) crée un débat sur la scène politique nationale.


Cela a été un abîme creusé entre les anciens amis, le nouveau et l’ancien président, après le congrès c’est devenu un débat élargi jusqu’à mettre en garde contre un parti-Etat.

En effet, les invitations du gouvernement adressées à certains partis de l’opposition suscitent une méfiance vis-à-vis des deux camps.

Le parti Tewassoul se dit surpris de l’invitation qui lui a été adressée par le gouvernement pour assister à la conclusion du congrès de l’UPR, parti au pouvoir.

Cette invitation constitue selon le parti Tawassoul, une ingérence anticonstitutionnelle du pouvoir exécutif en faveur d’un parti donné, tout en mettant en garde contre le retour au parti-état.

Un constat partagé par le parti union des forces de progrès (UFP) qui à leur tour avait reçu la même invitation et a réagi lui aussi de la même manière que le parti Tewassoul. En considérant qu’il s’agit d’une violation des usages démocratiques.

Certains observateurs affirment que l’élection de Sidi Mohamed Ould Taleb Amar à la tête de l’UPR lors du dernier congrès ayant vu la présence de 2250 délégués représentant toutes les régions du pays, est faite sur proposition du président Oulad Ghazouani.

Par Diarry Ndiaye Ba
Source : Senalioune