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Faits Divers

Un cadavre à Tin Soueilim

Nous l’avons déjà signalé à maintes reprises : Tin Soueïlim est aux prises, depuis deux mois, avec des bandes de malfaiteurs qui y circulent, dès le coucher du soleil, pour braquer et agresser les passants, parfois aussi des propriétaires de commerce et étalages.  Les dizaines de plaintes déposées auprès de la police locale n’ont pas cependant résolu celle-ci à mettre un terme à cette dangereuse vague.

Cible beaucoup plus ancienne des malfaiteurs, le marché du quartier a souvent fait frais de leur rapacité. Avec quelques ratés : l’an dernier, deux braves gardiens avaient ainsi pu mettre en fuite une grande et dangereuse bande de malfaiteurs qui tentait d’y dévaliser plusieurs boutiques. Le cadavre découvert en ce lieu de commerce, au petit matin du vendredi 13 Juillet, relève-t-il de telles péripéties ? Après constat, les autorités ont procédé aux formalités de routine. La victime est ressortissant malien de l’Azawad. Sa dépouille a été envoyée pour autopsie à l’hôpital. Les analyses font état d’une mort naturelle, selon une source de la police. Mais beaucoup de rumeurs continuent à circuler, au sujet d’un éventuel assassinat commis par des inconnus qui auraient pris la fuite.

Un automobiliste passe un mauvais quart d’heure

Jeune automobiliste, A.D. est un adepte des longues randonnées nocturnes. Il ne part généralement au lit que très tard. Il y a quelques jours, il gare, vers deux heures du matin, son véhicule au bord de l’axe Souk Mecca, sous la garde d’un veilleur de nuit, et se rend chez des familiers voisins pour y dormir. Mais il trouve porte close et personne à répondre son appel : toute la maisonnée dort à poings fermés. Il rebrousse donc chemin, avec l’idée de reprendre sa route vers un autre lit. Après avoir noté l’absence du veilleur, il s’apprête à ouvrir la portière de son engin. C’est alors que quatre gaillards surgissent, armés de couteaux. L’un d’eux lui arrache violemment les clés, le couvrant d’injures. Un autre lui assène une violente gifle et le voilà roué  de coups. Puis les bandits lui vident les poches, saisissant argent et portable, avant de s’embarquer à bord de son véhicule et de filer, l’abandonnant dans un pitoyable état. La voiture sera retrouvée quarante-huit heures plus tard, avec pas mal de pièces en moins.

Après une baisse sensible, au début de cette année, le vol de voitures a repris de plus belle, ces derniers temps. Un des grands barons de cette spécialité, en l’occurrence Moissa « Chassis », est actuellement libre de ses mouvements. Relation de cause à effet ? Toujours est-il qu’une Toyota Carina a été elle aussi volée, il y a quelques jours, vers huit heures du matin, sous les yeux d’un boutiquier et de passants, alors que son propriétaire était entré chez lui récupérer des documents. À peine quelques minutes. Juste le temps de se retrouver fort surpris, en constatant la disparition de son véhicule.

Source : le calame.info (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: 125 migrants, sauvés par la Garde-côtes

Mauritanie: 125 migrants, sauvés par la Garde-côtes125 migrants clandestins sénégalais ont été sauvés ce dimanche par les garde-côtes mauritaniennes dans le sud du pays.

Les migrants ont été sauvés au large de Ndiago par les hommes de Hassan Ould Ahmed Reydah, commandant du patrouilleur B632 "Timbedra" de la Marine mauritanienne. Ils ont été ensuite conduits au Port de Nouakchott avant d'être remis à la Police en charge de l'immigration, en présence des ministres mauritaniens de l'Intérieur et de la Santé.

Les clandestins "sont tous des Sénégalais. Parmi eux, il y a 7 filles et 3 enfants", a informé le commandant Hassane qui a ajouté: "Nous étions en mission de contrôle régulier quand nous avons aperçu une embarcation qui envoyait des signes de détresse".

Un migrant a confié à Alakhbar qu'ils étaient partis, il y a 7 jours, de Mboro du Sénégal dans une embarcation de fortune en direction des côtes espagnoles. "Mais nous étions obligés de faire demi-tour parce que nous n'avions plus rien à manger".

Le même migrant de poursuivre: "Ils (les Garde-côtes mauritaniennes), nous ont bien traités. Ils nous ont donnés à manger et à boire". Des couvertures ont été distribuées aux migrants dont certains, malades, ont été consultés par un médecin.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nouakchott : Un jeune poignarde sa mère

Nouakchott : Un jeune poignarde sa mère Il ne s’agit malheureusement pas d’un film ! Mais les faits qui se sont déroulés, ce jeudi 12 juillet, en début de matinée, dans le quartier Virage Ould Badou (Dar-Naim), Nouakchott-Nord, rapportent des sources locales.

Un jeune homme, âgé de 16 ans, répondant aux initiales de Y...M..., a décidé de poignarder sa mère, juste parce qu’elle ne lui a pas donné une somme de 200N-UM pour se procurer de la drogue, selon le récit des sources qui ont rapporté la nouvelle.

"Emporté par les effets de l'usage de drogue", il décide alors de prendre son arme blanche et poignarder sa mère avant de prendre la fuite, l’abandonnant noyée dans une mare de sang, à l’intérieur même de leur domicile, tient-on.

Après la découverte du corps de la victime par des membres de la famille, les services de sécurité, alertés, ont réussi à arrêter la cavale du fils auteur du crime, quelques heures après son forfait.

Selon nos informations, la victime a été évacuée d’urgence vers l’un des centres hospitaliers de la capitale pour des soins intensifs.

Ce dernier a avoué les faits, soutenant n’avoir pas pu supporter l’idée que sa mère qui a de l’argent ait pu lui refuser 200N-UM. Il sera présenté, prochainement, devant la justice pour tentative de meurtre.

Par A. Sidi
Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Deux cadavres inconnus

L’extrême-Sud de Nouakchott, soit Riyad ou les Pk, est considéré comme un point chaud où l’insécurité est galopante. Malgré la baisse relative du taux de criminalité, l’an dernier, une recrudescence de la délinquance a été constatée, tout dernièrement, partout dans ces quartiers éloignés. On se rappelle encore l’odieux meurtre du jeune garçon, perpétré, de sang-froid, par un talibé malien qui logeait chez lui. C’est à Riyad que la jeune Penda Sogue fut violée et sauvagement assassinée.

Samedi 7 Juillet, au petit matin, le cadavre d’un jeune homme est découvert dans un quartier de Riyad. Après les formalités de routine, il est évacué vers la morgue, tandis qu’une enquête est ouverte par la police. Les nombreuses blessures constatées sur la victime laissent à penser qu’il est tombé ou a été jeté d’une voiture qui roulait. Deux suspects sont arrêtés. L’un conduisait un bus qui a passé la nuit à transporter des personnes pour un mariage dans la zone. Le second est un jeune chauffeur d’une Mercedes. Il était en train de « cascader » dans le coin.

Le second cadavre est celui d’un autre jeune homme découvert, par des bergers, dans un endroit désert aux environs de Kobenni (Hodh ech-Charghi). Il ne portait aucune blessure. Aux dernières nouvelles, ni l’une ni l’autre de ces victimes n’ont encore été identifiées.

La SDF de la mosquée disparaît

Comme relaté à diverses reprises, une femme sans domicile fixe s’était établie aux environs du carrefour Tin Soueïlim. Elle habitait en plein air, devant la mosquée Jaffar, avec tout son nécessaire autour d’elle. Au petit matin, on la voyait quitter sa natte et ses paniers, pour aller chercher, à la boutique voisine, son petit déjeuner. Souvent à préparer et siroter du thé, elle semblait jouir de toutes ses facultés mentales et ses habits étaient toujours propres. A la question de savoir pourquoi elle avait quitté son mari et ses enfants, elle répondait qu’elle était « en déplacement permanent ». La nuit sous le froid glacial, la journée sous la chaleur torride, elle est ainsi restée plus de huit mois devant la mosquée. Elle a soudain quitté ce lieu, par un beau matin, et disparu, sans laisser de traces.

Rappelons qu’une autre SDF qui semblait plus jeune et avait un enfant, avait passé, elle aussi, deux ans dans une rue de cette même zone, avant de disparaître elle aussi.

Braquages et agressions persistent à Arafat

Nous avons déjà évoqué, dans les colonnes de nos éditions passées, des bandes de malfaiteurs, armés de couteaux, qui agressent et braquent les passants au Sud-est de la ville. Depuis le mois de Ramadan, des dizaines de victimes en avaient fait les frais, à Tin Soueïlim, El Vellouja et Arafat. Les patrouilles de la Garde ont arrêté et conduit des suspects aux commissariats de police de ces quartiers. Récidivistes, plusieurs de ces lascars ont été déférés et écroués. Quelques jours ont alors passé, sans incidents graves. Mais cela a repris de plus belle, depuis une semaine. Chaque nuit, on signale des braquages, agressions ou vols à main armée.

Les habitants de certains quartiers n’osent plus sortir la nuit. Un passant a même été agressé et délesté de tout, en plein jour ! Pourquoi la police semble-t-elle ignorer ce phénomène qui apporte, chaque jour, un nouveau lot de victimes ?

Source : lecalame.info

 

 

Thaïlande : les 12 enfants et leur coach évacués de la grotte

Les opérations de sauvetage ont pu sortir les quatre derniers enfants et leur entraîneur de la grotte où ils étaient bloqués depuis 17 jours.

“Les 12 Sangliers sauvages et leur entraîneur ont été extraits de la grotte”, ont annoncé mardi midi les commandos de marine thaïlandais. L’équipe de football des enfants s’appelle les “Sangliers sauvages”. Quatre des garçons et leur entraîneur de 25 ans ont donc été évacués mardi. Les rescapés du jour devraient rejoindre l’hôpital où leurs camarades se trouvent déjà.

Quatre jeunes footballeurs dimanche, puis quatre autres lundi, avaient déjà pu être extirpés par une équipe de plongeurs étrangers. Les huit jeunes footballeurs sont en bonne santé, physique et mentale, a déclaré mardi Jesada Chokedamrongsuk, responsable du ministère de la Santé publique :

“Les huit sont en bonne santé, pas de fièvre (…) Tout le monde est en bonne santé mentale”.

Les enfants ont subi des examens radiologiques et des sanguins. Deux garçons qui présentaient de signes de pneumonie ont reçu des antibiotiques et sont dans un “état normal”, a-t-il ajouté. Les enfants restereront tous en observation à l’hôpital pendant une semaine. Ils peuvent tous se déplacer, parler et manger, selon le responsable thaïlandais:

“Ils veulent du chocolat. On peut voir que tout va bien car ils mangent bien”.

La pays tout entier attendait une issue aussi heureuse que rapide à ce feuilleton qui épouvante les familles, autant qu’il passionne le monde entier, depuis plus de deux semaines. C’est désor

 

Grotte en Thaïlande: les derniers enfants piégés en cours d'évacuation

mediaLa Thaïlande retient son souffle et espère une issue heureuse. Quatre enfants ont déjà été extraits de la grotte inondée où ils étaient bloqués depuis plus de deux semaines. Une extraction difficile dans des boyaux en partie inondés. Les opérations de secours ont repris ce lundi pour sauver les huit enfants et le jeune adulte encore bloqués.

Il s'agit maintenant d'une question d’heures pour que l’opération de sauvetage soit bouclée. Il n’y a pas eu d’annonce officielle de la reprise de l’opération, après la suspension de cette nuit, mais des plongeurs ont remplacé les 25 caissons à oxygène installés à l’intérieur de la grotte, ce qui va permettre de diminuer le niveau de dioxyde de carbone. Et il est clair que les secouristes thaïlandais et étrangers se sont remis au travail tôt ce lundi matin.

Quatre des enfants ont été évacués dimanche 8 juillet au soir. Ils sont sous observation médicale à l’hôpital. Mais d’après des secouristes, les huit enfants restants et leur entraineur de football âgé de 25 ans seraient déjà dans la salle de la grotte qui a été transformé en centre opérationnel.

Cela veut dire que la partie la plus difficile du trajet, celle où les galeries inondées sont les plus étroites, a déjà été franchie. Leur sortie de la grotte devrait donc être une question d’heures.

Enfin, le fait que le chef de la junte et Premier ministre Prayuth Chan-ocha se rende sur les lieux de l’opération cet après-midi va aussi dans le sens d’une conclusion positive et rapide de l’opération.

Source : RFI

 

Carnage sur les routes

Carnage sur les routes C’est l’hécatombe sur les routes mauritaniennes. Et cela ne semble pas attrister nos autorités.

Vendredi 6 juillet, à 96 km de Nouakchott, sur la route du désespoir, c’est une jeune famille (parents trentaines et leurs deux enfants dont un nourrisson ), à bord d’une toyota avensis qui a été décimée par un camion fou, surchargé de marchandises. « Une horreur » ont du mal à raconter les témoins qui ont eu toutes les peines du monde à extraire les victimes « morts étouffés sous les décombres de la marchandise».

La dégradation de l’état des routes et de leur caractère vétuste, la vitesse, l’irresponsabilité ou l’indiscipline des chauffeurs avec à la clé le non respect du code de la route, le déficit criant des secours aussi bien à Nouakchott que sur les principales routes nationales, la rareté des panneaux de signalisation et le manque de sérieux du contrôle des véhicules engendrent des dégâts humains tragiquement importants que les affections malignes de la santé.

Les agents de sécurité en service aux points de contrôle assument aussi la plus grosse part de responsabilité dans ces carnages, dans la mesure où ils ferment les yeux constamment sur la surcharge excessive des véhicules et « perçoivent des taxes » grassement payés par les conducteurs.

En Mauritanie, la guerre des routes a tué 443 personnes en plus de 2031 blessés et ce dans 660 accidents de la route au cours de l’année 2017, selon un bilan révélé par l’hebdomadaire Alakhbar Info.

Ce bilan de mortalité routière, regrette le journal, est plus élevé que celui de l’année 2016 où ont été enregistrés 128 morts et 1601 blessés dans 526 accidents de la route.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Enfants piégés dans une grotte en Thaïlande: l'opération d'évacuation a commencé

mediaEn Thaïlande, l’opération d’évacuation des 12 enfants et de leur entraîneur de foot coincés dans une grotte a commencé ce dimanche 8 juillet au matin. L’évacuation du camp des journalistes et la clôture totale du site autour de la grotte de Tham Luang tôt dans la matinée montraient clairement que les secours étaient entrés dans la phase finale de leur plan de sauvetage.

C’est une situation chaotique dans le camp de commandement à l’entrée de la grotte. Les centaines de journalistes thaïlandais et étrangers qui y sont installés depuis deux semaines ont reçu l’ordre d’évacuer, pour se réinstaller devant un bâtiment administratif à un kilomètre de là.

L’ensemble du site est maintenant fermé aux journalistes. Les reporters locaux indiquent que l’opération d’évacuation des enfants et de leur entraîneur a commencé. Ce sont les fortes pluies la nuit dernière qui auraient précipité la décision des autorités.

Une évacuation à risque

Les secouristes vont d’abord essayer de ramener à l’air libre quatre enfants. L’option choisie pour l’évacuation n’est pas sans risques. Elle consiste à emprunter le chemin pris par les secouristes depuis l’entrée de la grotte. C’est un trajet d’environ six heures dans des conditions extrêmes.

Les enfants devront plonger avec des masques mais sans assistance dans certains goulets immergés larges seulement d’une quarantaine de centimètres. La mort vendredi d’un secouriste chevronné dans l’une de ses galeries inondées a mis en relief le danger d’une telle opération, notamment pour des enfants qui n’ont reçu que quelques jours de formation à la plongée et qui pour la plupart ne savaient pas nager. Si tout se passe comme prévu, le premier enfant évacué pourrait sortir de la grotte vers 21h heure locale, soit 16h heure française.

C’est le gouverneur de la province de Chiang Rai, Narongsak Ossathanakorn, coordinateur de l’opération de secours, qui a annoncé le déclenchement du plan d’évacuation. « Aujourd’hui, c’est le jour-J. A dix heures ce matin, treize experts en plongée dans des grottes ont commencé l’opération pour sauver la vie des enfants, a-t-il déclaré. Ils sont accompagnés par cinq commandos de marine thaïlandaise. Ils vont organiser l’évacuation des enfants et de l’entraineur dans les meilleures conditions possibles. Les personnes vont être évacuées une par une. Chacune sera accompagnée de deux plongeurs ».

De nouvelles pluies de mousson attednues dans les prochaines heures

Les secours s'interrogeaient depuis des jours sur l'opportunité de déclencher une évacuation périlleuse, des pluies de mousson attendues prochainement risquant de ruiner les efforts continus depuis plusieurs jours pour drainer l'eau de la grotte.

Les secouristes avaient réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l'oxygène dans la poche où le groupe s'est réfugié et le niveau d'oxygène s'est stabilisé dans la grotte. Mais des pluies attendues prochainement pourraient réduire une bonne partie du rebord boueux sur lequel le groupe a trouvé refuge. Samedi soir, une grosse averse de mousson est tombée pendant une demi-heure, rappelant l'urgence à évacuer les enfants.

Source : AFP

 

Le fratricide se suicide

Comme relaté, au début du mois béni du Ramadan, un réparateur de pneus à Arafat a reconnu avoir tué son propre frère. Ils s’étaient disputés autour d’un petit héritage, très tard la nuit. L’aîné, Bouchama ould Rajel, s’emparait d’une barre de fer, pour asséner, à son jeune frère, Cheikh ould Rajel, un coup mortel à la tête. Au début, l’assassin a cherché à tromper les enquêteurs, en affirmant qu’il avait découvert le cadavre après son retour de la mosquée. Mais il finit par craquer et avoua le meurtre. Déféré, il était écroué, depuis, à la prison de Dar Naïm.

Au cours de la journée précédant la fête, son cadavre a été découvert dans sa cellule individuelle de la troisième cours. Après enquête, il apparaît que le fratricide s’est bien suicidé, à l’aide d’un objet tranchant qu’il a pu planter dans son thorax et qui, touchant une artère vitale, a provoqué l’arrêt cardiaque.

La bande des dix coffrée

Nous en parlions également la semaine dernière, une dangereuse bande de malfaiteurs sillonnait divers quartiers périphériques Est, braquant et agressant les passants sans crainte. La police avait reçu des dizaines de plaintes. Plusieurs jeunes hommes et femmes délestés de tout, parfois battus ou blessés, même, au couteau. A la veille de la fête d’El Fitr, cette vague a amplifié. Ces bandits ont attaqué deux jeunes hommes, devant le restaurant El Arabi du carrefour Tin Soueïlim. Les deux gamins ont essayé de faire courageusement face aux cinq assaillants armés de poignards et autres objets tranchants. Les voilà bientôt blessés et délestés de tout, sous les yeux des passants qui n’ont pas osé intervenir. Alertée, une patrouille de la Garde arrêtait deux suspects, la même nuit. Il s’est avéré qu’ils n’avaient aucun lien avec cette affaire et ont été relâchés…

Une semaine plus tard, des agents du commissariat de police de Riyad 3 interpellent, fortuitement, Bilal « Yamba », récidiviste notoire. Son interrogatoire permet aux enquêteurs de mettre la main sur une bande de dix personnes. Son chef, El Houssein Ilal, vient de terminer un long séjour carcéral. Il envoyait ses hommes braquer et agresser dès vingt-une heures, pour revenir, au matin, lui remettre le butin : argent, habits, bijoux, téléphones portables... Beaucoup de ces objets ont été récupérés au repaire de la bande à Tarhil. Espérons qu’avec l’arrestation de ces criminels, les passants nocturnes des quartiers Est de la ville ne seront plus inquiétés.

Série de braquages à Tevragh Zeïna

Abdallahi est un détaillant, au quartier N.O.T. de Tevragh Zeïna. La nuit, il a l’habitude d’appeler ses amis, pour lui tenir compagnie en sa boutique car le quartier est un peu isolé et les passants rares. Une des nuits dernières, ses amis ne sont pas venus. Vers vingt-deux heures, une Mercedes 190 s’arrête devant son commerce. Trois jeune hommes en descendent et entrent. « Trois grosses de cigarettes et deux cartes de recharge de dix mille ! », lancent-ils. Ne voyant leur argent, Abdallahi hésite. Celui qui semble être le chef lui met aussitôt un poignard au cou. Ses deux complices entre derrière le comptoir. L’un d’eux ouvre le tiroir pour le vider. Le second s’empare d’un lot de cartes de recharge et de quelques cartouches de Marlboro. Ils se retirent, en menaçant le pauvre commerçant de revenir l’égorger, au cas où il bougerait. Leur voiture reste garée devant la boutique. Vers vingt-trois heures, Abdallahi se décide enfin à aller porter plainte à la police. Des policiers viennent dresser constat et identifient la voiture, déclarée volée depuis deux jours. Une épicerie du même quartier a reçu les mêmes visiteurs non grata, la même nuit. Ils ont emporté une grande somme d’argent, sous la menace d’armes blanches.

Source : lecalame.info (Mauritanie)