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Faits Divers

Munitions volées : L'acheteur arrêté en Mauritanie

Munitions volées : L'acheteur arrêté en MauritanieDakar Matin - Selon Libération, les autorités mauritaniennes ont arrêté, sur leur territoire, Moustapha A., à qui devrait être livré les munitions de guerre saisies lors d'un contrôle à hauteur de Pire.

Lors de son interrogatoire sous le régime de la garde à vue, Ameth Ndiaye avait affirmé que c'est ce Moustapha, qu'il connaît depuis huit mois, qui lui avait demandé de lui chercher un chauffeur qui devait récupérer les munitions à Dakar et les amener à Rosso Sénégal.

C'est ainsi qu'Ameth Ndiaye avait sollicité Maky Taal Ndiaye, dont il est le beau-père, pour convoyer la marchandise déposée chez lui par le militaire Bécaye Sankharé alias Békhaye Sankharé.

Les enquêteurs de la Section de Recherches, qui avaient pris le relais de la brigade de gendarmerie de Pire n'ont pas tardé à identifier Moustapha. Par on ne sait comment, les gendarmes ont pu avoir une copie de son passeport, utilisé une fois pour entrer au Sénégal, avant de le communiquer aux autorités mauritaniennes.

Le reste était devenu un jeu d'enfants. Aujourd'hui, parmi toutes les personnes citées dans cette affaire, une seule est encore en fuite : Bécaye Sankharé qui est localisé, aux dernières nouvelles, au Mali.

Source : Dakar Matin (Sénégal)

 

 

Sénégal: la gendarmerie de Dakar arrête 49 cybercriminels nigérians

Quarante-neuf cybercriminels présumés ont été arrêtés ce samedi 2 novembre, a annoncé la gendarmerie de Dakar ce lundi. Tous sont de nationalité nigériane.

Les suspects préparaient une cyberattaque « d’ampleur » d’après les premiers éléments de l’enquête. Le piratage devait cibler l’opérateur Orange Sénégal, qui avait déposé plainte pour « tentative d’intrusion dans un système informatique ».

Ce sont les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie qui ont permis ce vaste coup de filet. Samedi dans l’après-midi, les gendarmes surprennent les 49 cybercriminels présumés chez eux : deux immeubles distincts dans le quartier de Ouakam.

À l’intérieur des appartements, des faux passeports, plusieurs téléphones portables et surtout des ordinateurs. Une soixantaine ont été saisis par les forces de l’ordre. « C’est une équipe très organisée qui a été arrêtée », souligne une source proche du dossier. Une équipe qui a déjà commis des cyberattaques

Côte d'Ivoire, Sierra Leone

Ces Nigérians établis au Sénégal seraient en lien avec un piratage ciblant Orange Côte d’Ivoire en juin. Ils auraient détourné l’équivalent de 449 millions de francs CFA, près de 700 000 euros, d’après les éléments de l’enquête. Deux autres intrusions informatiques récentes en Sierra Leone seraient également à leur actif.

L’enquête se poursuit, tous les suspects sont en garde en vue. Orange n’a pas souhaité réagir à ces arrestations. En août, la section de recherche dakaroise avait mis la main sur une équipe de 18 cybercriminels présumés. Tous de nationalité nigériane.

Source : RFI

 

Tout savoir sur le vol de munitions dans une base militaire à Dakar

Tout savoir sur le vol de munitions dans une base militaire à DakarBBC Afrique - Au total, 4500 cartouches d'AK-47 dérobées de l'armurerie de la base militaire sénégalaise de Ouakam, ont été saisies dans la nuit du 26 au 27 octobre à Pire, dans la région de Thiès.

Une importante quantité de munitions d'armes de guerre dérobée de l'armurerie de la base militaire de Ouakam a été récemment saisie à Pire, une localité du nord-ouest du Sénégal dans le département de Tivaouane (région de Thiès).

La saisie de ces munitions qui a eu lieu dans la nuit du 26 au 27 octobre dernier est confirmée par le patron de la Direction de l'information et des relations publiques de l'armée (DIRPA).

Le Colonel Abdou Thiam a précisé qu'il s'agissait de "4500 cartouches d'AK-47", le "très connu fusil d'assaut russe".

Si bien que l'un des transporteurs de la cargaison saisie a nommé un soldat de première classe du nom de B. S, comme en étant le commanditaire, le chef de la Dirpa a signalé qu'il "ne s'agit pour le moment que de déclarations tenues par une personne non habilitée".

Trafic de munitions

Cependant, selon des sources de la presse locale, cette saisie a permis de démanteler un vaste réseau de trafic illicite des munitions de l'armée sénégalaise.

Le chauffeur sénégalais du taxi arrêté avec les munitions à Pire a signalé à la gendarmerie au cours de son audition qu'il convoyait la cargaison à Rosso-Sénégal, une ville située à la frontière avec la Mauritanie.

Le convoyeur devait livrer la marchandise à un autre chauffeur qui travaille à Rosso pour le compte d'un mauritanien impliqué dans ce trafic illicite d'armes et de munitions.

Il a également avoué aux éléments de la gendarmerie qu'il avait plusieurs fois convoyé le même type de munitions de 7.62 mm dans sa voiture de marque Mercedes.

La destination réelle et finale de la cargaison n'est pas encore établie mais la section de recherches de la gendarmerie a ouvert une enquête pour en faire toute la lumière.

Selon des sources sécuritaires, la quantité de munitions saisies peut servir à ravitailler deux contingents militaires.

Le soldat de première classe citée dans cette affaire se serait réfugié au Mali dans sa fuite, selon plusieurs médias sénégalais.

Source : BBC Afrique

 

Pénurie en eau à Nouadhibou

Pénurie en eau à NouadhibouNordinfo - La ville de Nouadhibou et ses environs vit depuis quatre jours une pénurie en eau qui ne dit pas son nom . Le fait est devenu récurrent depuis le début de cette année et même avant. C’est ainsi que les zones de Numrouatt, Bagdad, Tarhil sont sans eau depuis maintenant quatre jours Ce qui occasionne la recherche de l’eau dans d’autres places plus arrosées.

Les populations de ces quartiers ne sont plus prêts à se taire et ne savent plus à quel saint se vouer. . ils le disent haut et fort qu’ils vont mourir de soif si l’Etat ne se tourne pas vers eux pour régler ce problème lancinant en manque d’eau dans les zones périphériques.

Le fait est si insolite que certaines citernes de ventes d’eau profitent énormément de cette pénurie en vendant la citerne à 10000 ouguiyas. Ce qui est énorme mais les populations qui sont obligées d’acheter pourvu qu’elles soient abreuvées en eau, source de la vie.

Signalons que la ville de Nouadhibou s’agrandit de plus en plus et a besoin donc de plus d’eau, ce qui a été constaté par les autorités publiques.

Le projet de dessalement des eaux commencé l’année passée pour appuyer la nappe de Boulenoir n’a pas encore enregistré les attentes escomptées. D’ailleurs il est insuffisant car le projet puise 15000 m3 d’eau selon le site Al Akhbar alors que la ville demande au moins 30 000 m3.

Source: AlAkhbar

Traduction nordinfo

 

Munitions de guerre : A Pire, la gendarmerie saisit 3900 munitions destinées à des groupes armés en Mauritanie

Arsenal de guerre : A Pire, la gendarmerie saisit 3900 munitions destinées à des groupes armés en MauritanieSen360 - Une saisie de 3900 munitions de guerre a été opérée dans la nuit du 26 au 27 octobre à Pire dans le département de Tivaouane, par la gendarmerie. Le colis qui était destiné à la Mauritanie a été intercepté dans un véhicule particulier, lors d'un contrôle.

L'affaire met en cause des chauffeurs sénégalais, un jeune militaire sénégalais et un Mauritanien. La saisie a été opérée par les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Tivaouane lors d'une opération de sécurisation dans la zone, informe L'observateur.

Ces derniers effectuaient un contrôle de routine sur un véhicule particulier de type Mercedes, sur la Nationale 1, lorsqu'ils ont découvert les munitions.

Interpellé, le chauffeur du véhicule, Macky Talla Ndiaye, 32 ans, dit ignorer le contenu du colis que lui-même était allé récupérer à Thiaroye pour le convoyer à Rosso. Il déclare avoir été sollicité, à Dakar, par un chauffeur, Ahmed Ndiaye qui était à Rosso-Sénégal. Ce dernier, interpellé et cuisiné, finit par balancer un certain Moustapha, établi en Mauritanie. Selon les informations du journal, « les munitions de guerre étaient destinées à des groupes armés établis en Mauritanie ». L'arsenal devait transiter par Ross-Sénégal.

Au cours de son audition, Ahmed Ndiaye apprend aux enquêteurs que les colis lui ont été pourvus par un certain B. Sangharé, un militaire en service au camp militaire de Lemonnier à Dakar, sur l'ancienne route de Rufisque. Informé de l'interpellation du convoyeur, le militaire de 25 ans se serait fondu dans la nature. Il est activement recherché par la gendarmerie.

Pourquoi fuir ? A-t-il volé des munitions à l'armée sénégalaise ? », s'interroge le journal. Qui renseigne que Macky Talla Ndiaye et Ahmed Ndiaye ont été déférés avant-hier au parquet de Thiès. Et l'affaire est désormais du ressort du procureur de la République à Dakar, compétent en la matière.

Source : Sen360 (Sénégal)

 

162 viols en huit mois !

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Malgré le tabou moral et religieux, le viol est malheureusement devenu banal chez nous. Chaque jour en apporte son lot à Nouakchott et dans les grandes villes du pays. Ce sont surtout les mineurs qui en sont les victimes.

Et le nombre de viols non déclarés dépasse probablement celui des cas enregistrés par la police ou les ONG. L’omerta prévaut, même en cas de grossesse, de peur des préjudices possibles au sein des familles et groupes sociaux.

Plus de quatre-vingt-dix pour cent des cas en milieu urbain mettent en cause des délinquants et dépravés notoires. Des sadiques, des maniaques et autres personnes débiles sont également incriminés. Le viol en famille n’est hélas pas de reste.

Des jeunes filles subitement enceintes avouent avoir été forcées par un parent, un frère ou un… père. Parmi les plaintes déposées auprès des autorités, citons celle d’une femme accusant son mari d’avoir violé à plusieurs reprises sa fille. Une autre dame du quartier Tarhil s’en prit, elle, conjointement à son frère et à son mari qu’elle tenait pour responsables de la grossesse de la sienne.

Ailleurs, ce sont des familiers non-familiaux qui sont en cause, comme ce maître de Coran qui violait une fillette sous la menace et l’obligeait au silence, aux dires des parents de celle-ci. Un maçon étranger drogua, enleva, séquestra et viola, plusieurs jours durant, la fille de son patron, dans une cabane isolée au bord de l’axe Aziz, avant de la relâcher en triste état.

Il fut appréhendé peu après. D’autres agressions semblent plus fortuites. Ainsi le cas de la jeune élève à Nouadhibou qui a, le mois dernier, défrayé la chronique. Sortie de son école à la récréation, elle se retrouve nez-à-nez avec un homme armé d’une machette qui la contraint à entrer dans une maison en construction, avant de la bâillonner, ligoter, violer et s’enfuir, laissant la pauvre fille saigner, inconsciente.

Il a heureusement été identifié et coffré un peu plus tard. Lui toujours libre et anonyme, malgré quatorze ans de traque, le « sadique de Nouakchott » hante encore les mémoires. Il a violé des dizaines de fillettes en bas âge, après les avoir étranglées. Fatimetou, sa plus jeune victime était âgée d’à peine un an et demi.

Selon les statistiques des organisations non-gouvernementales et celles de la police, les années passées ont connu une hausse spectaculaire des déclarations de viol. L’année passée fut, à cet égard, sans précédent : Plus de cent cas enregistrés ! Et l’année 2019 va malheureusement la dépasser, puisqu’on en est déjà à 162 viols dénoncés, en à peine huit mois !

La majorité des victimes sont des mineures, dont quarante impubères, et soixante grossesses ont été constatées. Des dizaines de cas non-déclarés ont été également découverts par les ONG qui s’activent dans le domaine social. Leurs volontaires continuent à rechercher de tels crimes passés sous silence.


L’or sombre de Sebkha

Le cinquième arrondissement de Nouakchott fut fondé en 1974. Il englobait l’ancien bidonville « El Bourgua » et l’actuel quartier El Mina qui fut mis en place plus tard sous l’appellation « sixième arrondissement ». Sebkha est depuis devenu l’un des quartiers les plus populaires de la ville.

Les jardins maraîchers constituent sa limite Nord et El Basra son extrémité Sud. Au début des années quatre-vingt-dix, c’est la ruée des expatriés ouest-africains. Nigérians, Ghanéens et Bissau-guinéens y affluent en masse, en raison du besoin en main d’œuvre qualifiée pour remplacer les Sénégalais expulsés lors des années de braise.

La plupart de ces nouveaux venus consomment des boissons alcoolisées. Or le caractère conservateur et religieux de la société mauritanienne n’en accepte ni la production ni même la vente dans son espace public.

Seuls les diplomates sont autorisés à les importer et à les diffuser dans le cadre privé très restreint de leur communauté non-musulmane. Voilà comment les Ghanéens et Nigérians se mirent-ils à distiller discrètement leur propre alcool à partir d’eau de Cologne, savon et autres matières. Ils le baptisèrent « Soum-soum ».

Un « alcool du pauvre », au prix de 500 MRO le verre, qui conquiert rapidement Nouakchott-Sud. L’enjeu économique déclenche des luttes entre les gangs et ce sont les Bissau-guinéens qui finissent par en acquérir un quasi-monopole de production et de distribution. Des filières se développent à partir de distilleries installées à Sebkha, El Mina et Basra. Elles sont dirigées par deux cheffes de cartel : Antoinette Jackindi et Rose Nuncio.

Ces deux « dames de fer » passeront maintes fois de violons de commissariat en couloirs de tribunal, geôles de prison et expulsions du territoire mauritanien, sans que cela ne brise leur volonté de poursuivre leur illicite commerce, se débrouillant, où qu’elles soient, à gérer en permanence leurs filières.

Dernière astuce en date : les distilleries mobiles à bord de camions et bus se déplaçant régulièrement pour échapper à la police. Celle-ci a cependant réussi à arrêter, tout récemment, plusieurs membres de ces cartels et les deux baronnes sont activement recherchées.

De quoi alarmer les ivrognes nouakchottois ? Rien n’est hélas moins sûr et il semble qu’ils aient bien plutôt de « beaux » jours devant eux… jusqu’à leur déchéance finale plus encore inéluctable, s’ils ne parviennent pas à se libérer de cette drogue dure.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Confiscation officielle de terrains sans permis officiels

Confiscation officielle de terrains sans permis officielsMushahide - Des forces relevant du ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire ont démoli vendredi 11 octobre courant, certaines maisons élevées sur la route reliant les quartiers d'Aïn Talh et de Tevragh-Zeina à Nouakchott; une zone plus connue sous le nom de « Nimrouwat EMOUR).

Les unités sécuritaires précitées, accompagnées de bulldozers et d’engins relevant du département, ont encerclé le secteur, ont affirmé des témoins oculaires.

Les parcelles construites et visées par la destruction, ne disposent pas de permis d’occuper officiels, ont affirmé des sources médiatiques, selon lesquelles, elles avaient étaient vendues par des proches du pouvoir de l'ex président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Le ministère de l’habitat avait annoncé sa détermination à organiser une enquête exhaustive de toutes les parcelles spoliées au niveau de tous les quartiers de la capitale.

Le département affirme également son intention de réactiver le contrôle urbain pour lutter contre les expropriations foncières illégales et la fraude des terrains et des places publiques.

Source : Mushahide (Mauritanie)

 

 

Tiguint : Les cambrioleurs de l’agence Somelec coffrés

Naguère havre de paix pour ses habitants et ses hôtes, Tiguint vit, ces derniers temps, un inquiétant climat d’insécurité. La vie dans cette localité a complètement changé, depuis qu’elle est devenue lieu de villégiature de vacanciers. De nombreux dépravés et délinquants y circulent, ce qui lui vaut d’être taxée de « Petit Nouakchott ». Vols, cambriolages, agressions et viols y font lot quotidien, au nez et à la barbe de la brigade de la gendarmerie qui s’y est fixée, voici quelques années.

Il y a deux semaines, un vendredi, l’agence de la SOMELEC est dévalisée en plein jour,  alors que tout le monde est occupé à la prière de Joumoua. Dix millions d’anciennes ouguiyas sont emportées. L’enquête aussitôt ouverte par la gendarmerie n’a pas donné grand-chose.

Il y a quelques jours, un homme se présente à la brigade et déclare se rendre volontairement. Ce mécanicien de la ville affirme être complice d’une bande venue de Nouakchott pour accomplir ledit cambriolage. Il avait convenu de les aider à forcer la grande porte et le coffre-fort de l’agence, en contrepartie de la moitié du butin. Mais ses complices l’ont roulé dans la farine, aussi choisit-il de les dénoncer. Tous les éléments de la bande en fuite ont été cueillis à Nouakchott. Ils ont reconnu avoir également effectué des vols et braquages à Rosso.

Rosso : Un épicier braqué blessé

Apparemment ces bandes de malfaiteurs mobiles courent partout. La ville de Rosso a connu, elle aussi, de telles nuits d’insécurité, avec des voitures chargées de jeunes malfrats circulant tardivement la nuit du côté des magasins et grandes boutiques, à l’affût de la moindre occasion de voler ou agresser.

Il y a quelques jours vers trois heures du matin, un épicier à l’entrée de la ville se retrouve seul dans sa boutique, ses amis dormant dans la concession. Une voiture s’arrête et trois jeunes hommes en descendent. Ils demandent une cartouche de cigarettes et des cartes de recharge. « Faites sortir l’argent » répond l’épicier. Pour toute réponse, l’un d’eux lui assène une gifle. Il la lui rend aussitôt. Les autres l’entourent et le rouent de coup, avant de l’abandonner, sans connaissance et baignant dans le sang. Lorsqu’il est secouru un peu plus tard, on remarque que le tiroir-caisse a été vidé.

Un dangereux marché

Pour obtenir une marchandise de qualité « seconde main » à Nouakchott, une seule adresse : le marché « Tieb-tieb » ou « marché aux puces ». On y vend de tout à des prix abordables. Beaucoup de ses boutiques sont tenues par des gens honnêtes et sans problèmes. D’autres commerces et étalages sont plus douteux. Chaque jour, des séances de « wanter » ou vente à bas prix sont organisées en plein air, devant une nombreuse assistance. Les voleurs y écoulent souvent leur butin... jusqu’à l’arrivée soudaine d’un agent de police qui voit tous ces moineaux s’éparpiller. Plaque tournante de la distribution du soum-soum, c’est aussi celle de la plupart des récidivistes en liberté. Les jeux de hasard et autres activités suspectes y sont monnaie courante, ce qui provoque parfois de violentes bagarres, conclues banalement par des blessures, plus rarement mort d’homme. Les pickpockets  y trouvent aussi leur compte. Aussi les autorités ont-elles ouvert un commissariat à proximité : Sebkha 2 ; avec, contigu au marché, un poste fixe qui ne chôme jamais, occupé qu’il est, quotidiennement, à arrêter des suspects et autres malfaiteurs recherchés.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Agression à Capitale

L’insécurité à Nouakchott a-t-elle atteint un point de non-retour ? On croyait le quartier Capitale où se trouvent, notamment, la Présidence et le siège du gouvernement, épargné par la situation d’insécurité quasi-permanente dans les quartiers populaires de la ville. Il s’avère malheureusement que c’est loin d’être cas. Nous relations déjà, dans les colonnes de l’une de nos dernières éditions, l’agression d’un pauvre boutiquier à l’îlot L. Des malfaiteurs l’avaient poignardé avant de s’emparer d’une somme d’argent et de s’éclipser, laissant leur victime baignant dans son sang.

Il y a quelques jours, le célèbre poète Ahmed ould Ewah accomplit, avec son frère cadet et une autre personne, l’office d’El ‘icha a la mosquée de l’Institut Supérieur des Etudes et Recherches Islamiques (ISERI). Invités à assister à une soirée culturelle à l’ancienne Maison des jeunes toute proche, ils empruntent, en suivant, la rue qui sépare le Lycée arabe du Collège des garçons. Cinq gaillards de teint foncé arrivent en sens inverse. Une situation banale, en cette zone encore passante à cette heure, et d’autant moins stressante que la présence, à proximité, de deux casernes de la Garde et de la Direction Générale de la Sûreté semble assurer la sécurité des lieux. Le groupe des cinq se partage en deux, sans que cela n’attire l’attention des trois amis. Deux passent à leur gauche, tandis que les trois autres approchent par la droite, sans un regard. Mais, à peine dépassés, ils se retournent soudain pour leur planter des poignards au dos. Ahmed, récemment opéré à l’abdomen, reçoit deux coups, à l’omoplate gauche et en bas du dos. Son frère, qui souffre, lui aussi, d’une maladie chronique, en prend également et s’écroule, aussitôt, sans connaissance. Leur compagnon n’en reçoit qu’un et jette une pierre à l’un des assaillants, l’atteignant au pied et le faisant ainsi chuter. Ses comparses le relèvent immédiatement et s’enfuient, en le soutenant, vers la SOCOGIM-PS. Les trois blessés attendent presque une heure de temps avant que des agents de police ne viennent les évacuer au CHN.  L’étonnant, en cette affaire, c’est que cette bande n’a pas cherché un seul instant à s’emparer des téléphones de valeur et autre sommes d’argent que détenaient leurs victimes. Un crime raciste, donc, comme cela tend à se reproduire un peu partout dans la ville ? Les autorités doivent enquêter sérieusement et prendre leurs responsabilités envers ce phénomène qui pourrait prendre de l’ampleur…

Campagne contre les réseaux pervers

Nouakchott est devenue une vraie métropole où la prostitution se développe considérablement, malgré notre religion et nos tendances conservatrices. Les réseaux de rencontres clandestines et autres passes se sont généralisés dans tous les quartiers. Nouveauté toute récente, certains de ceux-là sont même mobiles. Ils opèrent, aux Sud-est et Nord-est, notamment sous des tentes officiellement dressées pour servir méchoui et lait frais.

Les autorités mènent, de temps à autre, des descentes en ces lieux malsains, y raflant toute personne présente. Dans la plupart des cas, celles-ci sont relâchées, après un bref séjour au commissariat ; les étrangers, plus souvent expulsés ; les tenanciers de ces réseaux, fréquemment déférés et écroués. A titre d’exemple, les fameuses Fatou Mar et Mariem « 4 heures » ont ainsi accompli de longs séjours en prison, à l’instar de Rabah du Ksar.

Les commissariats de Sebkha et El Mina mènent actuellement de telles opérations de nettoyage. Sebkha 2 a arrêté, samedi, huit étrangères surprises en flagrant délit. Elles seront prochainement déférées en compagnie de leurs conjoints, nous assure une source de la police.

Mosy

Source ! lecalame.info (Mauritanie)