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Faits Divers

Phacochères domestiques

Vendredi 13 Septembre, au petit matin, des gens en route vers le cimetière de Mederdra sont surpris de croiser un couple de phacochères suivi de leur petit. Marchant lentement et sans crainte, les trois bêtes entrent en ville et en parcourent les artères et quartiers, sous les yeux ébahis des passants. On informe la brigade de gendarmerie. Elle charge un agent d’aller tirer illico quelques balles au-dessus des animaux qui, pris de panique, se dispersent en tous sens. Le mâle s’engouffre dans une concession abandonnée et menace tout celui qui l’approche. La femelle disparaît derrière la dune. Longtemps en branlebas de combat dans la concession, son compagnon ne consent à suivre le chemin de sa belle qu’après l’intervention d’un groupe battant tam-tam et chantant les louanges d’une illustre famille de marabouts.

Le petit continue à galoper quelques heures dans la ville, poursuivi par une horde de gamins. Vexé, il finit par charger l’un d’eux et le blesse légèrement. On le maîtrise alors. Ligoté, il est emmené chez le hakem qui le fait conduire, en ambulance, loin de la ville. Il aura certainement fini par rejoindre les siens…

Rappelons qu’en 1992, trois phacochères s’étaient invités chez une famille de la même ville. Celle-là leur avait cédé les lieux, trois jours durant. Une scène immortalisée par les autorités qui avaient pu photographier papa phacochère étendu sur un matelas, ainsi que sa femelle et son enfant se prélassaient sur un autre. Les gendarmes avaient décidé de ne pas les déranger. Au quatrième jour, ils avaient disparu. On parla d’un malentendu que le propriétaire de la maison squattée avait eu avec un membre de la famille maraboutique susdite… Vrai ou faux ? En tout cas, superstition, à coup sûr !

Meurtre par jalousie

El Voulaniya est un paisible et calme village du Hodh El Gharbi. Ses habitants se connaissent tous et mènent une vie facile et innocente, loin des problèmes des grandes villes. Aucun incident ou crime ne fut, ces dernières années, à déplorer en ces contrées lointaines. Quelques rixes de routine, parfois, entre jeunes, et toujours vite résolues, tant le goût de vivre en harmonie leur est précieux.

Tout dernièrement, Aziz, un jeune homme originaire du village, est revenu de Nouakchott où il vivait depuis quelques années. Son comportement diffère beaucoup des autres jeunes du bled. Bagarres et malentendus avec ses connaissances et parents se succèdent et l’on finit, lassé, par le mettre en quarantaine, personne ne voulant courir le risque de le provoquer. Mais n’écoutant pas les conseils de prudence de ses proches, Eida ould Magha sympathise avec lui et les voici devenus grands amis.

Ils font ensemble connaissance d’une jeune fille et les voilà tous deux à lui faire la cour. La belle  porte son choix sur Eida, au grand dam de son compagnon. Ils se querellent jusqu’à en venir aux mains. Aziz assène plusieurs coups fatals à Eida qui s’écroule et meurt. L’assassin cache la dépouille et tente de prendre le large. Plusieurs personnes l’en empêchent, le maîtrisent et le remettent à la brigade de gendarmerie.

Un boutiquier agressé

Îlot L de Nouakchott, samedi passé, vers sept heures, un boutiquier seul dans son échoppe reçoit la visite de deux gaillards descendus d’une voiture. « Je veux une cartouche de Marlboro », dit l’un. « Moi, une carte de recharge de dix mille », renchérit l’autre. Le commerçant se retourne pour les satisfaire, les autres en profitent pour le poignarder, au bras et au côté. Il s’écroule aussitôt, saignant. Les deux bandit vident le tiroir, s’emparent d’un lot de cartes et s’enfuient… Fort heureusement, quelqu’un entre, très peu de temps plus tard, dans la boutique, secourt le blessé, le fait évacuer au CHN où il est promptement soigné. Signalons qu’une bande dirigée par un garde, surnommé Maradona, sème la terreur à Arafat, ciblant les boutiquiers seuls, au petit matin.

Mosy

 

Arabie saoudite : deux installations pétrolières ciblées par une attaque de drone

Deux installations du géant pétrolier Aramco à Abqaiq et à Khurais ont été la cible d’une attaque de drone, samedi matin, a affirmé le ministère saoudien de la Défense.

L’information relayée par l’agence de presse officielle saoudienne SPA, citant le ministère de l’Intérieur. L’attaque n’a pas été revendiquée. « À 04h00 (01h00 GMT) les équipes de sécurité industrielle d’Aramco sont intervenues sur des incendies dans deux de ses installations à Abqaiq et à Khurais » dans l’est de l’Arabie saoudite, a ajouté l’agence, précisant que « les deux incendies avaient été maîtrisés ».

Pas de revendication

Une enquête a été ouverte après l’attaque, selon la même source, qui n’a pas précisé la provenance des drones. L’attaque n’a pas été revendiquée dans l’immédiat.

Les rebelles yéménites, soutenus par l’Iran, revendiquent régulièrement des tirs de drones ou de missiles contre des cibles saoudiennes, affirmant agir en représailles aux frappes aériennes de la coalition menée par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen pour soutenir les forces progouvernementales.

La coalition, qui intervient contre les rebelles Houthis depuis 2015, a confirmé certaines de ces attaques et en a démenti d’autres. Le 17 août, les rebelles avaient annoncé avoir mené une attaque à l’aide de dix drones, « la plus massive jamais lancée en Arabie saoudite », contre le champ de Shaybah (est), qui avait provoqué un incendie « limité » selon Aramco sur une installation gazière, sans faire de blessés.

Source : jeuneafrique.com

 

Crues du Fleuve : L’Omvs lance l’alerte et appelle à la vigilance

Crues du Fleuve : L’Omvs lance l’alerte et appelle à la vigilanceMauriweb - L’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal a lancé l’alerte sur « une montée des eaux et un dépassement de la cote d'alerte le 27 aout 2019 » du fait de fortes pluies enregistrées lors du même mois sur toute la vallée, apprend-on de source officielle.

«Ces pluies diluviennes couplées aux apports des affluents non contrôlés », ont engendré des débordements du fleuve dans les localités de Bakel et Gouraye, précise-t-on de même source indiquant cependant que « les niveaux d'eau se stabilisent actuellement à Bakel et Gouraye, mais la vigilance reste de mise, notamment en cas de nouveaux épisodes pluvieux ».

De même signale l’Omvs, «le barrage de Manantali continue à stocker l'eau et écrêter la crue du Bafing ; toutefois nous appelons les populations de la vallée et du Delta du fleuve Sénégal à rester vigilantes et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face aux éventuels débordements du fleuve engendrés principalement par les pluies et les apports des affluents non contrôlés ».

Notons que de fortes précipitations ont été enregistrées dans ces régions longeant le fleuve avec parfois des inondations comme ce fut le cas au Ghidimagha, en Mauritanie.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

En Afrique du Sud, au moins un mort lors de nouvelles émeutes xénophobes

En Afrique du Sud, au moins un mort lors de nouvelles émeutes xénophobesLe Monde Afrique - Au moins une personne a été tuée et cinq blessées dimanche 8 septembre dans le centre-ville de Johannesburg, la plus grande ville sud-africaine, lors de nouvelles violences dirigées contre les étrangers, a-t-on appris auprès de la police locale.

En début de semaine, l’Afrique du Sud a connu une vague d’émeutes xénophobes, notamment à Johannesburg, qui s’est soldée par la mort d’au moins dix personnes, plus de quatre cents arrestations et des dégâts considérables, selon le dernier bilan des autorités.

Dimanche, à nouveau, une foule de plusieurs centaines de personnes s’est formée dans un quartier défavorisé du centre de la capitale économique du pays et a attaqué des magasins en demandant, selon la presse locale, le départ des étrangers. La police a rapidement dispersé la foule par des tirs de balles en caoutchouc et de grenades paralysantes.

Emotion et colère dans toute l’Afrique

« Nous pouvons confirmer qu’une personne a été tuée » pendant les violences de l’après-midi, a déclaré un porte-parole de la police de la ville, Xlolani Fihla. « Nous ne connaissons pas les causes de sa mort, ni qui en est à l’origine », a-t-il précisé. Un porte-parole de la police nationale, le capitaine Kay Makhubele, a confirmé ce décès et précisé à la télévision locale eNCA que cinq autres personnes avaient été blessées et seize interpellées.

La police a annoncé dimanche soir sur son compte Twitter que la situation était sous contrôle « et qu’elle continuait à surveiller le quartier pour éviter tout nouvel incident ». Les émeutes xénophobes des derniers jours ont causé émotion et colère dans toute l’Afrique. Dans certains pays, comme le Nigeria, des manifestations ont visé en représailles les intérêts sud-africains. Le consul nigérian a annoncé lundi que 600 de ses compatriotes seraient rapatriés, après en avoir fait la demande.

L’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, est le théâtre régulier de violences xénophobes, nourries par le fort taux de chômage (29 %) et la pauvreté qui frappent sa population.

Le Monde avec AFP

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Mauritanie : des localités du Trarza encerclées par les eaux

Mauritanie : des localités du Trarza encerclées par les eauxSahara Médias - Des eaux torrentielles encerclent les localités situées entre N’tékane, Jidrel Mohguène et la ville de Rosso. Selon le ministère de l’intérieur et la décentralisation ces villages sont désormais encerclés par les eaux.

Dans son bulletin quotidien distribué jeudi, les vents accompagnant les pluies ont entraîné l’interruption de l’électricité dans 13 villages après la chute de quelques pylônes, une interruption entraînant du même coup celle de l’eau courante.

Le ministère a annoncé le début des travaux pour le rétablissement de l’électricité et l’eau dans les villages affectés.

Le ministère de l’intérieur annonce par ailleurs que certains barrages et ponts dans les wilayas du Hodh El Garbi, l’Assaba et la Gorgol ont été affectés par les torrents consécutifs aux pluies qui se sont abattues sur ces wilayas.

Il a annoncé par ailleurs le début de réhabilitation de certains de ces ouvrages dans ces wilayas.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Il s’appelait « El Mokhnez »

Faits divers… Il s’appelait « El Mokhnez » Le Calame - Mars 2002, quartier Gazra Bouhdida de Nouakchott, vers trois heures du matin, une femme dort avec ses deux fillettes. Son mari transporteur est absent. Soudain, la porte de la chambre de fortune est brutalement forcée. La femme se réveille et crie.

Un colosse de teint foncé lui place aussitôt une machette au cou. « Silence ! Passe-moi vite tout ce que vous avez sinon, couic !, je t’égorge ! ». Elle s’empresse de lui passer le petit montant qu’elle gardait dans son sac et ses deux téléphones.

Cela lui suffira-t-il ? Las, il entend aussi assouvir ses instincts et s’apprête à violer une des jeunes filles endormies. « Pars maintenant », menace la maman, « où j’appelle mon homme! – Lequel ? », rigole-t-il, en s’approchant d’une des gamines, « je sais très bien que ton mari est hors de Nouakchott. – Alors, prends-moi et laisse ma fille ! », se résout à proposer la pauvre femme.

Le scélérat repartira un quart d’heure plus tard, laissant la mère odieusement abusée, triste d’avoir été forcée mais heureuse d’avoir sauvé ses petites…

Cette scène se répètera plusieurs fois dans la ville, sans que la police y puisse mettre fin, en dépit des plaintes. Un portrait-robot est dressé par les enquêteurs. La terreur s’installe. Et la légende avec. Déclaré « Ennemi public N°1 », le rascal se voit affublé d’un sobriquet : El Mohnez (puant, en hassaniya) ; suite aux déclarations des victimes.

Sommés par l’opinion qui vit une véritable psychose, les pouvoirs publics ordonnent alors la mobilisation générale à la direction de la police. Ce sera un des facteurs de la fondation de la fameuse Brigade de Recherche du Banditisme : BRB.

Feu 700, Didi et leur équipe se lancent aux trousses du violeur-braqueur. Après les rafles classiques des récidivistes en liberté, ils tiennent enfin une piste qui les conduit tout droit à « El Mohnez ». Interrogé, il reconnaît la plupart des faits, bientôt confirmés par les confrontations avec ses victimes, dont la dame citée tantôt, qui toutes le reconnaissent car il agissait toujours à visage découvert, lors de ses méfaits.

Déféré et écroué à la prison civile de Nouakchott, alors l’unique bagne de la ville, « El Mokhnez » n’y fut connu que sous son pseudo et ne parvint jamais à y être déclaré chef de cour, un poste très convoité des prisonniers.

Il fut de la grande évasion de 2008. Plusieurs caïds, dont des tueurs étrangers, réussissaient à creuser un tunnel qui les conduisit hors de la maison d’arrêt. Mais, dénoncés par un de leurs complices qui se déroba, apeuré, à l’instant de partir, tous furent vite rattrapés, à part le fameux tueur du marchand mauritanien de devises, le sénégalais Amadou Issa Sy, qui prit le large. « El Mokhnez » fut repris alors qu’il somnolait à Dar Naïm.

La plupart des autres à El Mina et Sebkha. Le fameux Kabila le fut chez une de ses copines dont il avait chassé le mari.

C’est ce dernier, jaloux, qui le dénonça, prenant un grand risque. Trois récidivistes sénégalais furent stoppés, au PK 64 de l’axe Nouakchott-Boutilimitt, par l’accident du véhicule qu’ils avaient volé et la gendarmerie les ramena dare-dare à Nouakchott.

« El Mokhnez » fut ensuite transféré au tout nouveau bagne de Dar Naïm, dans la cour 3 dirigée par le fameux Abdallahi « Lekhal ». Il s’y bagarra à plusieurs reprises, ce qui lui valut plusieurs sanctions dont des mises au placard.

Il aurait même pu perdre la vie, suite à l’une de ces rixes où il s’en était pris à Ahmed « Kalach », le fameux tueur. Etranglé, celui-ci avait dégainé un poignard et il avait fallu toute l’énergie réunie de plusieurs de leurs codétenus pourempêcher une tragique fin.

Mis au courant que trente minutes après le début de la grande évasion de 2013, « El Mokhnez » tenta en vain de s’adjoindre, avec un groupe qui se retrouva renfermé, dans une cour, par un détenu bienfaisant.

Et le train-train carcéral journalier reprit, pour « le puant » condamné à 25 ans de prison ; jusqu’à son ultime maladie, unique occasion, pour lui, de passer quelque temps au CHN, sous bonne garde. Revenu en taule, il y mourut un peu plus tard et fut inhumé, sans formalités, dans un cimetière au Nord de Nouakchott.

Rappelons qu’un autre sadique malfaiteur passa quelques mois de l’année 2007 à violer et braquer, lui aussi, dans la capitale mauritanienne. Identifié grâce au témoignage de l’une de ses victimes, ce chauffeur de véhicule particulier ressortissant de Kaédi fut arrêté et écroué.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Afrique du Sud: la fièvre xénophobe sème le chaos à Johannesburg

En Afrique du Sud, ces dernières heures ont été marquées par la violence contre les ressortissants étrangers (Africains). Depuis dimanche 1er septembre, des centaines de magasins ont été vandalisés et on compte trois morts selon autorités à Johannesburg. Ce lundi, la journée de mobilisation de certains Sud-africains, qui veulent se débarrasser des étrangers, continue. Ce mouvement de contestation a été lancé par les chauffeurs routiers, qui arrêtent depuis plusieurs semaines les conducteurs étrangers et brûlent leurs cargaisons. Le mouvement s'était amplifié la semaine dernière dans le centre de la capitale Pretoria, avec le pillage de nombreux magasins tenus par des migrants.

C’est un mouvement national lancé par plusieurs corporations. Deux en particulier : les chauffeurs de poids lourds ainsi que les associations de taxis. Comme la semaine dernière à Pretoria, ce sont les chauffeurs de taxis de la ville de Johannesburg qui sont allés brûler des dizaines de magasins appartenant à des étrangers.

Ces violences ne sont pas récentes. Depuis un an, les conducteurs étrangers, Zimbabwéens, Congolais ou Zambiens sont persécutés sur les routes car accusés de voler le travail des locaux. 200 sont morts dans ces violences depuis un an.

Aujourd’hui, c’est donc l’heure d’en découdre, selon les conducteurs sud-africains, qui ont installé des barrages informels sur de nombreuses routes du pays. Mais en réalité le gros des violences se concentrent jusque-là dans au moins sept quartiers de Johannesburg depuis dimanche soir, où de simples citoyens viennent détruire piller et brûler.

Aucun magasin sud-africain n’a été vandalisé

Dans le sud de Johannesburg, dans le quartier de Turffontein, plus de 500 habitants s’en sont pris à une dizaine de magasins, pillant tout sur leur passage. Il est très clair que les établissements visés appartiennent à des étrangers, des Pakistanais, Somaliens ou Nigérians. Aucun magasin sud-africain n’a été vandalisé. C’est le cas du magasin de Sebastian qui lui, est Sud-Africain.

« Ils ont décidé de cibler les magasins des migrants, des Congolais et des Pakistanais. Ils n’ont pas touché aux Sud-Africains. C’est injuste car ces gens travaillent dur. Regardez, si vous jetez un œil, c’est vide maintenant », constate-t-il.

Sivuyile Nama est porte-parole de la communauté, responsable des pillages. Il explique l’action des criminels et le ras le bol de ses concitoyens.

« L’Afrique du Sud accueille un nombre impressionnant de migrants. Peut-être même le plus de réfugiés dans le monde ! Donc, qui est supposé s’occuper d’eux ? », interroge-t-il avant de pointer du doigt le gouvernement.

« Les gens veulent du travail et le gouvernement ne nous donne aucune solution. Et on a besoin d’une sortie de crise très rapidement dans ce pays », ajoute-t-il.

Est-ce alors une nouvelle vague d’attaques xénophobes ? Du coté des autorités, on calme le jeu. Le ministre de la police, Bheki Cele, préfère parler de criminalité.

« Pour moi, c’est de la simple criminalité. Les gens volent mais pour le moment, il n’y a rien qui me fasse dire qu’il y a un conflit entre Sud-Africains et les étrangers. On parle de criminalité, pas de xénophobie », dit-il.

Pourtant, le motif des manifestants était clair. Leur communiqué disait. « Trop c’est trop. Les étrangers dehors ! ».

Les étrangers, des boucs émissaires

La situation est extrêmement tendue dans le reste de la métropole. Les boutiques du centre-ville sont fermées pour la plupart. Les policiers sont accusés d’inaction par la société civile. En fait, ils sont complétement dépassés par ces rassemblements spontanés. Ils n’ont pas pu empêcher la mort de trois personnes la nuit dernière. Trois personnes brûlées dans leur magasin, juste après avoir vu des dizaines de Sud-africains casser la vitrine et voler leurs produits.

Joint par RFI, Sheikh Amir, président d’une association de Somaliens d’Afrique du Sud, considère que les étrangers servent actuellement de boucs émissaires.

« J’ai vu des magasins incendiés et pillés. L’intimidation, les insultes et le harcèlement, nous, les migrants, nous avons l’habitude. Mais en ce moment, il s’agit de crimes. Des bandes circulent en minibus. Elles pillent des magasins et les incendient. On ne parle pas d’intimidation. Des policiers sont sur place, mais ils ne font pas grand-chose. Nous sommes même portés à croire que la police et les autorités sont les instigateurs de cette violence. Dès que l’économie commence à ralentir, les migrants servent toujours de boucs émissaires. Le sentiment anti-migrant qui est très fort, est propagé, depuis un mois, de la base au sommet de la classe politique », souligne-t-il.

Pour un premier bilan, ce lundi 2 septembre, on compte une cinquantaine de magasins vandalisés, plus de soixante arrestations et donc trois morts pour le moment. Un policier confiait à RFI que le bilan devrait rapidement monter compte tenu du chaos qui règne dans les rues de Johannesburg.

Source : RFI

 

 

Gorgol : des habitations partiellement détruites dans des localités relevant de Kaédi

Gorgol : des habitations partiellement détruites dans des localités relevant de KaédiSahara Médias - Les pluies torrentielles qui se sont abattues des derniers jours sur le Gorgol ont entraîné la destruction de certaines maisons dans deux localités relevant de la capitale régionale : Ouedjéboussaybé et Mouftah El Khair.

Dans son bulletin quotidien le ministère de l’intérieur et de la décentralisation consacré aux travaux du comité technique chargé du suivi des travaux du comité ministériel pour la gestion des crises, les autorités spécialisées ont pu établir les dégâts enregistrées dans ces deux localités.

Le ministère de l’intérieur révèle par ailleurs l’envoi prochain d’engins à Yéri Mané, relevant de la commune de Dollel, Moughata de Kaédi, pour ouvrir des brèches destinées à évacuer les eaux de pluie qui menacent le côté est de la localité.

Dans la wilaya de l’Assaba le niveau des eaux s’est anormalement élevé dans le barrage de la localité de Hsey Ettine, moughata de Boumdeïd, ce qui a amené les autorités à dépêcher une mission technique sur place.

A la suite de l’évaluation faite par celle-ci, il a été décidé de dépêcher sur place des engins afin de renforcer l’ouvrage.

Au Hodh Gharbi, 21 petits barrages ont été affectés dans les moughata d’Aioun et de Tamchekett dont 7 en béton et 14 en terre.

Une mission technique a été dépêchée dimanche sur place pour évaluer la situation et proposer les solutions appropriées.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Faits divers : Le couple escroc

M.E., quarante ans et marié, marche, une de ces dernières nuits, dans une ruelle sombre du quartier Poteau 16 d’Arafat. Il est interpellé par une jeune fille. « Peux-tu me passer une cigarette ? – Désolé, je ne fume pas », répond-il. Après discussion, elle lui demande de la raccompagner chez elle. Prétextant un rendez-vous avec un parent, il décline la proposition. Mais elle insiste vivement, se fait cajoleuse et il succombe enfin. Les voici dans une petite maison, un peu isolée, sans apparemment âme qui vive. La coquine ouvre une petite chambre éclairée d’une simple bougie et juste meublée d’un petit tapis. Et de quémander, à sa conquête, 2000 MRO pour du thé et quelque accompagnement, histoire de passer un doux moment ensemble. Il les lui donne sans discuter, elle part et revient bientôt… avec une nouvelle demande. « Le boutiquier auquel je devais de l’argent a saisi tes 2000… ». Bon prince, il double la mise et la revoici vite, avec un peu de thé, mais, ajoute-t-elle : « il faut aussi une recharge de gaz pour le réchaud. » Le visiteur lui passe un billet de mille. « Non, non ! », s’exclame l’effrontée, « il me faut une bonbonne moyenne, ça coûte plus que ça ! » Il l’augmente donc d’un nouveau billet et tout est bientôt en place, porte fermée à double  tour et sourire aguicheur de la libertine. M.E. s’approche alors d’elle, avec gourmandise, elle répond… en s’éloignant un peu. « Ecoute », minaude-t-elle, « si tu veux m’avoir, vide tes poches ! ». Après maintes négociations, il accepte de débourser les dix mille ouguiyas qu’il devait remettre à quelqu’un le lendemain. Mais à peine l’argent versé, voilà qu’on frappe brutalement à la porte ! « Ouvrez vite ! », crie une voix d’homme. « Oh, c’est mon mari qui revient de voyage ! Cache-toi, vite ! » Plus facile à dire qu’à faire… et voici notre Casanova figé sur place, tandis que redouble, à la porte, la fureur du nouvel  arrivant. La fille ouvre enfin, l’enragé se précipite et gifle son « épouse » à toute volée. Elle s’échappe en courant et disparaît. Et l’excité d’attraper M.E. au collet. « Tu t’es enfermé avec ma femme ? – Pas du tout, je l’ai croisée dans la rue, c’est elle qui m’a emmené ici, en m’assurant qu’elle était célibataire ! ». Deux gifles le paient de sa franchise et le voilà à implorer pardon, promettant de ne plus jamais poser pied en cette maison. Après un moment de violente colère et toutes sortes de menaces, l’autre lui annonce qu’il va l’emmener au commissariat le plus proche pour porter plainte contre lui. M.E. tremble de plus belle, s’imaginant déjà en prison.

C’est alors que le mari lui propose un arrangement. « Donne-moi ta carte d’identité, ton passeport, ton téléphone portable et va me chercher cent mille ouguiyas ! Je les veux cette nuit-même ; sinon, je vais  porter plainte contre toi, en disant, preuves à l’appui, que je t’ai surpris avec ma femme mais que tu as réussi à t’enfuir, en abandonnant tes document et téléphone ». Découragé et ne sachant pas à quel saint se vouer, M.E. accepte, soulagé de ce que le scandale ne quitte pas la pièce, et part, avec le numéro de téléphone du « mari », chez un grand commerçant de sa connaissance pour emprunter ledit montant. C’est chose faite avant minuit. Coup de téléphone, donc, au « mari » qui lui fixe rendez-vous dans une rue d’un autre quartier. M.E. lui remet la somme, récupère ses effets, jurant le Seigneur des mondes qu’on ne l’y reprendrait plus jamais à suivre une inconnue.

Il lui faudra quelques jours pour apprendre qu’il s’est fait rouler par un notoire couple d’escrocs. Le « mari » n’est en effet que le copain de la fille. Celle-ci lui sert d’appât pour attirer leurs victimes. Le duo a déjà été arrêté à plusieurs reprises mais toujours relâché en suivant, on ne sait pourquoi.

Source : lecalame.info (Mauritanie)