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Ethiopian Airlines : les boîtes noires montrent des "similarités claires" avec le crash de Lion Air

Ethiopian Airlines : les boîtes noires montrent des France24 - Les premières analyses des boîtes noires après le crash de l'avion d'Ethiopian Airlines ont révélé des "similarités claires" avec le crash d'un Boeing du même type de Lion Air au large de l'Indonésie, selon la ministre éthiopienne des Transports.

Les données des boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé le 10 mars à l'est d'Addis Abeba, faisant 157 morts, ont mis en évidence des "similarités claires" avec le crash, en octobre 2018, d'un appareil du même type appartenant à la compagnie indonésienne Lion Air, a annoncé dimanche 17 mars la ministre éthiopienne des Transports.

"Lors de l'enquête sur l'enregistreur des paramètres [FDR - Flight data recorder], des similarités claires ont été notées entre le vol 302 d'Ethiopian Airlines et le vol 610 de Lion Air", a déclaré la ministre Dagmawit Moges au cours d'une conférence de presse, précisant que le rapport préliminaire sur les causes du crash en Éthiopie seraient publiées dans 30 jours.

La ministre, interrogée à plusieurs reprises par des journalistes sur la question, n'a pas précisé quelles étaient ces similarités.

Des montées et des descentes irrégulières après le décollage

L'accident de dimanche, qui a provoqué la mort des 157 personnes à bord de 35 nationalités, est le second en moins de cinq mois pour le Boeing 737 MAX 8, désormais cloué au sol dans de très nombreux pays, dont les Etats-Unis.

Les boîtes noires retrouvées sur le lieu du crash - le FDR ainsi que l'enregistreur des discussions dans le cockpit - avaient été envoyées en France pour analyse. Dimanche, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français a annoncé sur Twitter que "les données contenues (dans les boîtes noires) avaient été téléchargées avec succès" et "remises à l'équipe d'enquête éthiopienne".

Depuis le crash, de nombreux experts et responsables avaient évoqué des "similarités" entre les crash de mars et d'octobre. Comme dans le cas de la compagnie indonésienne Lion Air, la chute du Boeing d'Ethiopian Airlines a eu lieu peu de temps après le décollage. Les deux appareils ont connu des montées et des descentes irrégulières juste après avoir décollé.

Le système de stabilisation pointé du doigt

L'enquête sur l'accident de Lion Air a pour le moment mis en cause un dysfonctionnement sur le système de stabilisation en vol destiné à éviter un décrochage de l'avion, le MCAS (Manoeuvering Characteristics Augmentation System).

Le MCAS, conçu spécialement pour les 737 MAX afin de remédier à des moteurs plus gros et plus lourds que ceux équipant les 737 d'ancienne génération, met l'avion en "piqué" lorsque l'appareil est en décrochage afin de regagner de la vitesse. Mais il semblerait que l'appréciation du décrochage soit erronée.

Le New York Times a rapporté jeudi que le pilote aux commandes du Boeing 737 MAX d'Ethiopian Airlines avait rencontré une situation d'urgence immédiatement après le décollage, demandant d'une "voix paniquée" un retour alors que la vitesse de l'avion augmentait dangereusement.

Avec AFP
Source : France24

 

La triste liste des 35 pays frappés par la tragédie d'Ethiopian Airlines

La triste liste des 35 pays frappés par la tragédie d'Ethiopian AirlinesLa catastrophe aérienne de la compagnie Ethiopian Airlines frappe bien sûr l'Ethiopie, où s'est écrasé le Boeing 737 peu après son décollage d'Addis Abeba, le Kenya, où devait atterrir l'appareil, mais aussi pas moins de 35 pays dans le monde qui ont perdu des ressortissants dans l'accident. A bord du vol ET 302 se trouvaient 149 passagers et 8 membres d'équipage, aucun n'a survécu.

Les Kényans payent le plus lourd tribut avec 32 personnes décédées. La capitale, Nairobi, abrite de plus le plus grand centre régional de l'ONU dans la région, et les Nations unies sont particulièrement endeuillées à la suite de ce drame : au moins 19 employés de plusieurs agences et organisations affiliées sont morts.

"La tragédie affecte profondément toute la famille de l'ONU", a déclaré Antonio Vitorino, le directeur de l'Organisation internationale pour les migrations basée à Genève.

Cinq autres organisations des Nations unies déplorent des victimes, le Programme alimentaire mondial, le Haut commissariat pour les réfugiés, la Banque mondiale, l'Union internationale des télécommunications et le Programme des Nations unies pour l'environnement. Seule la direction du Programme alimentaire mondial a pour le moment établi le nombre de ses employés décédés, ils sont 7.

Le Canada, deuxième pays le plus meurtri

Après le Kenya, c'est le Canada qui a perdu le plus de ressortissants dans la catastrophe aérienne, 18 au total. Ottawa n'a pas encore donné les identités des victimes. "Nous nous joignons à la communauté internationale pour pleurer la perte de tant de vies", a écrit le Premier ministre, Justin Trudeau sur son compte Twitter. "Nos pensées vont aux victimes du vol ET 302, y compris les Canadiens qui étaient à bord et ceux qui ont perdu un être cher", a-t-il également déclaré.

Neuf Français sont morts dans l'accident du Boeing 737 d'Ethiopian Airlines, c'est le dernier bilan fourni par le ministère français des Affaires étrangères. Un centre de crise et de soutien aux familles des victimes a été mis en place; une cellule de crise est également ouverte, on peut la joindre au 01.43.17.51.00.

On commence à connaître quelques identités. Parmi les 32 victimes kényanes se trouve Hussein Swaleh Mtetu, un ancien secrétaire général de la Fédération nationale de football. On sait aussi qu'un député slovaque, Anton Hrnko, a perdu son épouse et ses deux enfants dans la catastrophe.

On dénombre parmi les 157 personnes décédées :

32 Kényans, 18 Canadiens, 9 Ethiopiens, 9 Français, 8 Italiens, 8 Chinois, 8 Américains, 7 Britanniques, 6 Egyptiens, 5 Allemands, 4 Slovaques, 4 Indiens, 3 Autrichiens, 3 Suédois, 3 Russes, 2 Espagnols, 2 Polonais, 2 Marocains, 2 Israéliens. Djibouti, le Mozambique, le Rwanda, le Soudan, la Somalie, le Togo, l'Ouganda, le Nigeria, la Belgique, l'Irlande, la Norvège, la Serbie, l'Indonésie, le Népal, l'Arabie Saoudite et le Yémen ont tous perdu 1 ressortissant.

Source : Euronews

 

Crash d’un avion d’Ethiopian Airlines : les deux boîtes noires retrouvées

Les deux boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines qui s'est écrasé dimanche au sud-est d'Addis-Abeba ont été retrouvées. Leur examen devrait permettre d'en savoir plus sur les circonstances du crash qui a coûté la vie à 157 personnes.

La boîte noire contenant les données techniques du vol et celle enregistrant les discussions dans le cockpit « ont été retrouvées », a annoncé lundi 11 mars la compagnie aérienne Ethiopian Airlines sur son compte Twitter.

L’examen de ces boîtes noires devrait permettre d’en savoir plus sur les circonstances du crash qui a coûté la vie à 157 personnes le 10 mars. Le vol ET 302, qui avait décollé à 08H38 (05H38 GMT) d’Addis-Abeba avait disparu des radars six minutes plus tard. Selon un témoin, l’arrière de « l’avion était déjà en feu lorsqu’il s’est écrasé au sol ».

Les enquêteurs de l’Agence éthiopienne de l’aviation civile, actifs sur le lieu de l’accident depuis dimanche après-midi pour récolter le maximum d’indices devraient être prochainement rejoints par une équipe technique de Boeing. En attendant, la compagnie éthiopienne a annoncé qu’elle avait immobilisé ses six autres Boeing 737 MAX 8 « jusqu’à nouvel ordre ».

Source : jeuneafrique.com

 

L’égorgé d’El Mina

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Mercredi 27 Février, aux environs de vingt-trois heures, une bagarre éclate, dans une rue obscure du quartier El Mina, non loin de la fameuse mosquée Qatar. L’un des protagonistes tire un poignard et égorge le second, sous les yeux des rares passants qui n’ont pu intervenir, effrayés qu’ils étaient.

On informe aussitôt la police qui n’arrive sur place qu’une heure plus tard, le temps que la pauvre victime se vide de son sang. Une énorme foule de curieux se forme aussitôt autour du lieu du drame. Le criminel ne prend pas la fuite et reste sur place en fumant. « Pourquoi as-tu tué ce pauvre jeune homme ? », lui demande une femme.

« C’est un bandit, il m’a roulé », répond le meurtrier, tout en nettoyant son poignard, avant de le remettre en poche en toute quiétude. Des agents du commissariat de police El Mina 1 arrivent enfin, et l’assassin se rend à eux. Au cours de son audition, il reconnaît avoir bel et bien perpétré ce meurtre, lors d’une dispute autour d’une petite quantité de drogue.

La police identifie le meurtrier. Il s’agit d’un grand récidiviste, Dah ould Mohamed Salem, dit « Houlako ». Il a été relâché de la prison de Dar Naïm, il y a moins d’un mois. La victime était, elle aussi, fichée par la police : Zekeria Maloum, un jeune révoqué, l’an dernier, du corps de la police, pour mauvaise conduite, alors qu’il était en formation.

Son cadavre est évacué ; après le constat d’usage des autorités. Il a été emmené à l’hôpital Cheikh Zayed dont les responsables ont refusé de le garder, sous prétexte que le meurtre a eu lieu a la Wilaya de Nouakchott-Sud, non-couverte par les services de l’hôpital. Puis il a été évacué à l’Hôpital de l’Amitié ou il a été placé a la morgue en attendant que sa famille vienne le récupérer.

La bagarre des bouchers

Le marché de bétail d’El Mina est un monde à part. Des centaines d’ovins y sont présentées, sur une surface d’environ cent mètres carrés, entre des tas de paille qui leur servent de repas. La nuit, le tout est parqué, dans des enclos ou concessions de fortune, sous la garde de veilleurs de nuit. Les voleurs passent leur temps aux aguets.

Durant la journée, les clients prennent d’assaut le marché. C’est l’occasion, pour les vendeurs, d’écouler le maximum possible de moutons, chèvres ou brebis. Quand un client se présente, les vendeurs se hâtent. Chacun veut l’entrainer vers ses bêtes, dans l’espoir d’en vendre quelques-unes. Et les voilà à se disputer le client. Chaque « Teivay » lui attrape un pan de son boubou ou voile, pour le conduire vers ses moutons…

Il y a quelques jours, deux vendeurs de bétail se querellent ainsi autour d’un client et finissent par en venir aux mains. Ils sont aussitôt séparés par la foule. « Si tu es un homme, Je te défie de te présenter, cette nuit, ici, quand il n’y aura personne d’autre que nous deux », dit l’un à l’autre.

La nuit, vers vingt-deux heures, le poste de police du marché est informé qu’un homme vient d’être poignardé à mort. Les policiers viennent sur place pour évacuer l’homme, grièvement blessé, à l’hôpital de l’Amitié. Trop tard ! L’infortuné décédé en cours de route. Le meurtrier est aussitôt coffré et embarqué au commissariat de police. Il avoue avoir tué son vis-à-vis, parce que celui-ci avait voulu mettre la main sur son client.

Les malfaiteurs ambulants

Il y a deux mois, nous évoquions les « motos de la terreur », ainsi que les ont appelées les habitants des quartiers Est de Nouakchott. Cagoulés, des motards braquent les passants, les boutiques de femmes, les marchands ambulants et vendeurs de cartes de recharge. On déplore nombre de leurs victimes à Bouhdida, Mellah, El Vellouja et Tarhil

La police avait arrêté un ou deux de ces lascars et le phénomène avait considérablement diminué. Mais, depuis deux semaines, ces motos ont repris service au Carrefour, Zaatar et Arafat. Plusieurs jeunes filles égarent leur téléphone dans la rue, la nuit. Une moto passe et hop ! Voilà le téléphone vite ramassé.

Des boutiques de femmes ont été visitées par ces motards voyous qui s’emparent de quelques objets de valeur et filent. A des heures tardives, les passants sont braqués par ces malfaiteurs ambulants qui les délestent de tout, sous la menace d’armes blanches, et disparaissent sans laisse de traces.

Le quartier qui jouxte le complexe Moujamma El Beit est, lui, victime d’un groupe de malfaiteurs qui braquent, visages masqués, les maisons sans hommes, la nuit.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Un jeune mortellement poignardé à Dar Naim pour avoir refusé de donner son GSM à un récidiviste

Urgent - Un jeune mortellement poignardé à Dar Naim pour avoir refusé de donner son GSM à un récidivisteUn jeune a été mortellement poignardé lundi 4 mars courant, près du quartier du lycée, relevant du secteur du Commissariat de Police I de Dar Naim, à Nouakchott Nord. Le jeune tué répondant au nom de Hamoudi, avait refusé de se faire confisquer son téléphone portable par un multirécidiviste.

Se défendant pour garder son GSM, il reçu plusieurs coups de poignard de son agresseur, jusqu’à lâcher l’objet et s’écrouler dans une mare de sang.

L’auteur de l’abominable crime court toujours, bien qu’il soit familier aux agents de l’ordre et qu’il n’est pas à son premier délit.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Elhawadith (Mauritanie)

 

 

Meurtre d’Ould Berrou, l’enquête continue

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Comme relaté dans les colonnes de notre édition passée, un crime a été perpétré, la semaine dernière à Nouakchott. Jeune gestionnaire de l’agence de transfert d’argent Gaza, Mohamedou Ould Berrou avait disparu de son poste, avant d’être retrouvé mort, peu de temps après.

Ses assassins, apparemment des professionnels, l’avaient kidnappé, peut-être torturé, avant de le tuer et de tenter d’en brûler le cadavre. S’étant emparés des clés de l’agence, ils s’y rendent en suivant, en sabotent le système de surveillance, dévalisent le coffre et s’emparent d’une importante somme d’argent.

Le commissariat de police d’El Mina 1 ouvre aussitôt une enquête. Ses agents sont épaulés par des collègues du CSPJ. Pressée par l’opinion publique, la direction générale de la Sûreté les renforce d’une commission élargie d’enquête, comprenant plusieurs commissaires de police. Un suspect est arrêté, vendredi 22 Février.

Il détient le téléphone du défunt. Mais, après audition, il s’avère qu’il s’agit d’un innocent jeune homme qui a ramassé le téléphone, trouvé par terre, à Dar Naïm. Les rumeurs s’en donnent libre cours. Les réseaux sociaux y vont de bon train, publiant des photos d’inconnus présentés comme les meurtriers de Mohamedou. Mais, selon une source proche de l’enquête, c’est autour de l’unique indice, le téléphone du défunt, que les services techniques de la police et les compagnies GSM concentrent leurs efforts…

En tout cas, le meurtre a causé une véritable psychose d’insécurité à Nouakchott. Tout le monde a peur et se croit la prochaine victime des criminels. On accuse les autorités de négliger la sécurité des citoyens. L’opinion publique réclame que les auteurs de cet odieux crime soient arrêtés au plus vite et traduits en justice.

Braquage au centre-ville

Dans ce climat d’insécurité croissante, la population nouakchottoise devient de plus en plus inquiète. Après la famille braquée, par un malfaiteur cagoulé et armé de machette, au Carrefour, plusieurs jeunes filles ont été délestées, dans le même quartier, de leur téléphone portable, sous la menace de couteaux. Les mêmes scènes se reproduisent quotidiennement partout en ville.

Au quartier du Haut-Ksar, il y a quelques jours vers vingt-et-une heures, voici un boutiquier seul, dans son échoppe à trente mètres du goudron passant par l’hôpital militaire. Soudain, un véhicule, avec, à son bord, quatre gaillards enturbannés, s’arrête. Le conducteur reste au volant du véhicule tandis que les trois autres descendent.

Deux pénètrent dans la boutique, le troisième reste à l’extérieur. Tout va très vite. L’un des visiteurs sort un fusil qu’il cachait sous son boubou, l’autre brandit une machette. « Aucun bruit et passe l’argent, vite ! ». Effrayé et tremblant, le boutiquier leur remet le montant de ses recettes de la semaine.

Mais, grâce à Dieu, les bandits ne remarquent pas le seau fermé, déposé au sol, contenant une coquette somme d’argent et plusieurs lots de cartes de recharge. Et de s’enfuir, visages toujours masqués, à bord du véhicule dont le pauvre boutiquier n’a pas pu relever la plaque. Le tout n’a pas pris trois minutes.

« Papa Laawar » coffré

Depuis plusieurs mois, un malfaiteur sème la terreur au quartier Carrefour Nancy d’Arafat. Tout passant dans la zone de l’ancien poste de police d’Arafat est braqué ; parfois agressé ; des dizaines de jeunes filles délestées de leur portable, sac et argent. De jeunes garçons et même de solides adultes sont victimes du délinquant, un jeune homme surnommé « Papa Laawar ». Récidiviste connu des fichiers de la police, c’est un enfant de ce quartier, toxicomane depuis son jeune âge.

Ses parents n’y peuvent rien et se désolent auprès de ses victimes. Mais pourquoi la police a-t-elle toujours fait la sourde oreille à son sujet, refusant de l’arrêter ? … Jusqu’à la semaine dernière où le voyou a agressé la fille d’un responsable judiciaire. L’ordre de l’arrêter est aussitôt donné à la police. Le voilà enfin embarqué au commissariat de police d’Arafat 1 et son repaire fouillé. On y a saisi un gros butin.

Mosy
Source : Le Calame (Mauritanie)

Les bandes criminelles dictent leur loi en Mauritanie

Les bandes criminelles dictent leur loi en MauritanieL'Authentique - Avec le départ massif à la retraite ou pour d’autres raisons de la vieille école, celle qui a longtemps fait la fierté de la police nationale et de la gendarmerie, et avec l’arrivée d’une nouvelle génération de têtes peu formées, peu expérimentées et peu consciencieuses, les gangs et autres bandes criminelles se la donnent à cœur joie, livrant Nouakchott à une criminalité contre laquelle butte nos traqueurs endimanchés. Résultat, des dossiers de crimes, cambriolages, viols et autres larcins non élucidés.

Les braqueurs de la banque Attijari de Bouhdida (juin 2018) courent toujours avec leur butin. Beaucoup d’autres crimes sont restés des énigmes non élucidés, comme le meurtre du professeur Cheikh Ould Hormatallah (mai 2018) ou plus récemment celui du jeune cambiste Ould Berrou, enlevé, poignardé puis brûlé.

C’est le cas encore de ces dizaines de disparitions mystérieuses d’enfants, de jeunes filles, la recrudescence des vols à mains armées en plein jour, des cambriolages organisés avec effraction, suivis souvent de viols crapuleux.

La police ne sait plus à quel saint se vouer et les citoyens sous quelle citadelle se cacher, tellement la criminalité semble être l’activité la plus lucrative dans un pays où le taux de chômage des jeunes frisent les 70%, face à l’échec de toutes les politiques d’emploi.

Aujourd’hui la population mauritanienne dans les grandes villes, Nouakchott, Nouadhibou, Rosso n’est plus la seule visée. Des localités jusque-là épargnées, celles de l’intérieur du pays, ne sont plus en sécurité face à une criminalité qui a étendu ses tentacules partout.

Kiffa,Tintane, Aïoun, Timbédra, et récemment Sélibaby, à l’extrême pointe orientale et sud du pays, ont été frappées par des vagues d’insécurité et de viols d’enfants. Toute la Mauritanie semble aujourd’hui vivre dans une psychose sous l’assaut de bandes criminelles de plus en plus hardies, de plus en plus professionnelles, à l’heure où les appareils sensés les contenir s’empêtrent dans l’incompétence, l’absence de jugeote et de flair. Le gibier criminel semble ainsi avoir toujours une longueur d’avance sur ses traqueurs.

Cette peur latente et insidieuse qui sévit dans le pays a de quoi légitimer cette levée de boucliers et ces milliers de voix qui crient contre l’insécurité, face à une terreur nationale qui a étalé ses tentacules partout, jusqu’aux hameaux les plus reculés, bousculant des habitudes de vie bâtie jusque-là sur la quiétude et un sentiment de plénitude sécuritaire.

Il est hélas fort probable que d’ici peu de temps, les campagnards qui avaient jusque-là l’habitude de dormir sous la belle étoile en laissant portes et fenêtres ouvertes n’aient plus cette même insouciance.

Conséquence de cet état de fait, ce sont les risques de voir s’organiser une justice parallèle, la justice personnelle et celle de la rue, avec une population de plus en plus surarmée pour se défendre et défendre leur famille, à l’heure où l’Etat semble avoir démissionné de ses pouvoirs régaliens, incapable qu’il est d’assurer la sécurité publique et garantir la paix sociale.

La Mauritanie, pays islamique, ne l’est en réalité que de façade. On n’y coupe ni les mains des voleurs, encore moins y exécuter les pires criminels sanguinaires. C’est un havre de paix pour les criminels de tout acabit qui ne courent comme risque, même au pire de leurs forfaits, qu’un séjour dans une prison où on ne leur demandera que de dormir, manger, s’engraisser, le temps de trouver une combine pour sortir et recommencer.

Nouakchott est en passe de devenir la capitale la plus dangereuse du continent, au vu du rythme des crimes et délits qui y sont recensés chaque jour et chaque nuit. Pas un quartier n’est épargné, même si les trois quart de la population sont aujourd’hui armées, avec un marché d’arme aussi florissant qu’en Floride.

On y trouve toutes sortes d’armes, armes de poing, type 9 mm, des pistolets de fabrication turque ou russe, des Kalachnikov, des Seminov… Il y en a pour toutes les bourses. Certains vous vendent même une arme plus l’autorisation de son port. En face, de plus en plus de criminels aussi se ravitaillent dans ce marché d’armes. On est assis sur une poudrière.

Cheikh Aidara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Des créanciers de Ridha prennent d'assaut leurs maisons vendues

Des créanciers de Ridha prennent d'assaut leurs maisons venduesCertains des créanciers de Cheikh Ridha sont entrés de force dans leurs anciennes maisons, sises au Carrefour, dans la moughataa d’Arafat, révèlent des sources.

Une dame qui s’est vue refuser tout paiement en contrepartie de son domicile vendu au Carrefour, s’est installée avec la famille acheteuse, laquelle s’est montrée compréhensive, la laissant ainsi faire.

Le nouveau propriétaire de la maison a quant à lui informé la police de l’intrus, sans que celle-ci intervienne. D’ailleurs d’autres créanciers sont venus témoigner leur solidarité avec la femme.

Les créanciers de Cheikh Ridha avaient menacé dernièrement de reprendre leurs maisons, s’ils ne récupèrent pas leur argent.

Cheikh Ridha avait annoncé récemment ne disposer d’aucune issue pour solder ses créances, que la vente de la société de phosphate ou de certaines de ses actions.

Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

Nouveau meurtre à Nouakchott-Nord

Jeudi 14 Février, Mouhamedou ould Berrou, le responsable du bureau Gaza transfert d’argent à Sebkha, n’est pas monté à son poste. Ses employeurs ne parviennent pas à le joindre au téléphone. Aussi décident-ils d’appeler la police pour ouvrir ledit bureau. Les agents du commissariat de police El Mina1 sont ainsi amenés à constater la disparition, des caisses de l’agence, d’un million cinq cent mille anciennes ouguiyas. Une enquête est ouverte.

Le lendemain, on découvre un cadavre à moitié calciné, dans un coin isolé du dangereux quartier de Dar Naïm. La victime, un jeune homme de teint clair, paraît porter plusieurs blessures au couteau. Le substitut du procureur de la République, au niveau de la wilaya Nouakchott-Nord, en dresse le constat, sur place, avec les autorités locales. Puis les services de  la protection civile évacuent le cadavre à l’hôpital Cheikh Zayed, pour autopsie plus détaillée. L’analyse des empreintes digitales va permettre d’identifier l’inconnu. Il s’agit du jeune homme disparu depuis deux jours, Mouhamedou ould Berrou. On en déduit qu’un ou plusieurs criminels ont tué et tenté de brûler le caissier de l’agence, avant de s’en emparer des clefs et la dévaliser sans problèmes. Epaulés par des hommes de la BRB, les enquêteurs du commissariat de police El Mina  sont à pied d’œuvre. Aux dernières nouvelles, ils n’ont, à ce jour, aucun indice concret ni piste à suivre.

Fausse alerte à Arafat 2

Le lycée Arafat 2 se trouve en bordure de l’axe communément appelé Souk Mecca joignant l’ancienne centrale électrique au quartier El Vellouja. Il y a quelques jours, vers onze heures du matin, alors que les élèves sont en plein cours, un professeur remarque un homme portant un sac,  escaladant le mur de l’établissement, avant de s’enfermer dans une des toilettes destinées aux élèves, au coin Sud-est du lycée. Le professeur informe aussitôt l’administration du lycée. Un directeur des études et un surveillant appellent le gardien et tous trois se dirigent vers les toilettes. Après un quart d’heure d’attente, sans que l’intrus ne ressorte, ils lui en intiment l’ordre. L’homme au sac obtempère et le voilà vite maîtrisé. Son trouble apparent et sa frayeur portent à croire qu’il cachait quelque chose. On lui demande d’ouvrir son sac, il refuse. Une foule d’élèves curieux se forme, avec leurs professeurs. Dans ce climat de panique, certains élèves s’enfuient hors de l’établissement. Toutes sortes de rumeurs enflent et la circulation est bloquée devant le lycée. On évoque un dealer distributeur de drogue. D’autres affirment, aux passants, qu’une bande de malfaiteurs, armés de machettes, a attaqué l’établissement. D’autres encore évoquent une bagarre entre des élèves. L’administration du lycée a cependant fait appel à la police et s’emploie à ramener tout le monde en classe, après avoir isolé le suspect.

Une heure plus tard, voici qu’arrive une voiture du commissariat d’Arafat 2. Les policiers fouillent le sac de l’intrus et y constate la présence de bouteilles contenant un liquide, avant d’embarquer le suspect au commissariat. Une très grande foule de curieux reste dans l’enceinte de l’établissement. Informés par des sites d’information qui ont relayé les rumeurs ; des dizaines de parents d’élèves viennent récupérer leur progéniture. L’administration a beau tenter de les convaincre qu’il n’y a aucun danger, rien n’y fait… Dommage car, au commissariat, l’audition du suspect permet d’apprendre qu’il s’agissait, tout simplement, d’un vendeur ambulant de parfums et autres produits de toilettes, fuyant les collecteurs d’impôts de la mairie !

Une brave fille fait fuir un malfaiteur

Voici, au quartier jouxtant le fameux complexe commercial Moujama El Beit, une petite villa, sise en une sombre ruelle. A l’heure de la prière d’Al Icha, il n’y a que la mère de famille, dans la cuisine, et sa fille, dans une chambre à l’écart. Soudain, un homme de teint foncé, portant cagoule et armé d’une machette, fait irruption dans la maison. « Chut, sinon tu meurs ! » menace-t-il la maman qui se glace de peur, et ordonne, la tenant au collet, « Viens par ici ! ». Mais voilà que la fille, alors en train de découper des légumes, a entendu le bruit et accourt, furieuse, couteau à la main. « Bandit, imbécile ! », s’égosille-t-elle, brandissant son arme improvisée. Impressionné par tant de hardiesse, le malfaiteur apeuré s’enfuit aussitôt et disparait dans les rues sombres du quartier.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)