Fri04232021

Last update12:21:14 PM GMT

Back Justice

Justice

Faits Divers

Nouakchott : Deux meurtres au même moment

Le Calame : Le taux de criminalité est à son comble dans les grandes villes du pays. À Nouakchott, les crimes sont devenus habituels, pour les habitants de certains quartiers où l’on assiste quotidiennement à toutes sortes de ses manifestations. Le nombre de ceux déjà commis au cours du premier trimestre de la présente année dépasse celui de l'année passée. Dimanche fut particulièrement tragique en deux quartiers non loin du centre-ville, en milieu de journée, alors que la circulation battait son plein et les rues grouillaient de monde. Il y a un mois, deux autres quartiers de la ville avaient connu un vendredi similaire.

Le meurtre de Sebkha

Dimanche 21 Mars vers 15 h, l'axe  qui relie le cinéma El Veth au carrefour Sabah est bondé de monde, comme d'habitude à cette heure. Habillé d'un boubou et d'une culotte, un jeune homme passe hâtivement du côté des jardins maraîchers. Il semble inquiet et jette de fréquents coups d'œil derrière lui. Arrivé en face de l'usine de savons, le voilà rejoint en courant par un autre jeune homme habillé à l'européenne qui l'attrape au collet. Les coups commencent à pleuvoir sous les yeux indifférents des passants. Une violente bagarre les oppose pendant un bon quart d'heure, sans que personne n'intervienne ni n'informe la police. Celui qui porte le boubou encaisse plusieurs coups. Il finit par sortir un couteau et en assène plusieurs coups à son antagoniste qui s'écroule en sang, tandis que l'autre prend ses jambes à son cou... Le cadavre a été évacué vers l’hôpital à bord d'une charrette avant l'arrivée de la police.

Drame à Cité-plage

Au même moment, un cinquantenaire portant un sac marche dans une rue de Cité-plage. Une Toyota Corolla de couleur beige sans plaques d'immatriculation s'arrête tout près. Son chauffeur se couvre le visage à l'aide de son boubou et reste au volant, tandis que son passager descend pour essayer de soutirer le sac que porte l'homme. Mais ce dernier résiste et ne lâche pas son bien. L’agresseur le poignarde légèrement au bras. En vain. Un second coup plus violent lui donne cependant gain de cause et les bandits s’enfuient à bord de leur véhicule. Hélas,          le coup a sectionné une artère principale et c’est une terrible hémorragie. Le pauvre homme ne peut être secouru à temps et meurt  un peu plus tard, vidé de son sang. La police est venue accomplir les formalités de constat et  évacuer le cadavre.

Les enquêtes

La DRS de Nouakchott-Ouest a chargé une commission d'enquête d'élucider ces deux meurtres. Celle-ci est présidée par le commissaire de Tevragh Zeina3, épaulé par le fameux brigadier Sidi ould Moubarak et ses hommes, tous fins limiers à la traque des criminels. À Sebkha, le cadavre est vite identifié :c’est un multirécidiviste appelé Bolla. La piste de son meurtrier est presque tout aussi vite levée car des témoins ont pu donner sa description. Un portrait-robot est dressé dare-dare, il conduit à un autre repris de justice relâché tour juste de prison : Abdallahi « malien ». Ils s'étaient disputés, comme d'habitude, autour d'un butin saisi lors d'une série de braquages les jours passés.  « Malien »est épinglé le même soir vers vingt heures. Quant au meurtre du vieil homme, un indice permet de suivre une piste vers un « Michelin », réparateur de pneus en jargon populaire. Celui ci déclare que deux suspects à bord d'une Toyota Corolla de location lui avaient demandé d'enlever les plaques d'immatriculation qu'ils lui ont confiées avec les pièces du véhicule. Et les enquêteurs de prendre contact avec l'agence de location qui leur communique aussitôt le nom et le numéro du téléphone d'Abderrahmane, un jeune récidiviste venant de Nouadhibou où il avait séjourné en prison. Le même jour vers dix-huit heures, un appartement de location du quartier Centre émetteur est cerné puis investi. Deux jeunes hommes sont cueillis en compagnie d'une jeune fille. Conduit au commissariat, leurs auditions permettent de tout éclaircir. Abderrahmane est le neveu de l'homme assassiné. Il est arrivé de Nouadhibou avec son complice Ahmed Salem ould Mohamed Mahmoud – lui aussi récidiviste – quelques jours plus tôt et ont décidé de louer voiture et appartement pour mener la belle vie, en ne comptant que sur les braquages et autres délestages des sacs aux passants. Ils ont emmené une jeune prostituée pour leur tenir compagnie et faire croire au gérant des appartements qu'elle est la femme de l'un d'eux. Durant les deux premiers jours, ils ont réussi à accumuler suffisamment de butin pour payer l'appartement et les premières dépenses. Dimanche, ils ne se sont réveillés que vers quatorze heures. En quête de butin pour couvrir les dépenses de la journée, les voilà à tomber sur leur première proie: Sidi ould Abdessalam… l'oncle maternel d'Abderrahmane !Et ce dernier d’ordonner à son complice de lui soutirer son sac plein d'argent de la CAPEC, suppute-t-il, ‘’je vais me couvrir le visage pour qu'il ne me voie pas". Après la reconstitution du meurtre et l'instruction du dossier, les deux bandits sont placés au centre de confinement avant incarcération.

Mosy

Maroc : un jihadiste appelle au carnage depuis l’Allemagne

L’ex-détenu salafiste Mohamed Hajib.Mohamed Hajib, ex-détenu et figure du salafisme marocain, a appelé publiquement ses compatriotes désireux de se suicider à commettre des attentats au Maroc. Les autorités allemandes n’ont, pour l’heure, pas réagi.

Dans une vidéo diffusée sur sa chaine YouTube début mars, Mohamed Hajib, ex-détenu au Maroc entre 2010 et 2017 pour terrorisme, appelle ses compatriotes qui voudraient en finir avec la vie à le faire avec « honneur » et de façon « utile ». Comprendre : plutôt que de se donner la mort, commettre des attentats-suicides.

« Si vous avez dépassé la peur de mourir au point de vouloir mettre fin à vos jours, alors faites-le en hommes et en femmes dignes de ce nom, et emportez avec vous ces « chiens » qui vous entourent », les interpelle-t-il dans ses vidéos diffusées depuis l’Allemagne, où il vit et dont il possède la nationalité. « Plutôt que de perdre inutilement la vie et de vous présenter devant Dieu en suicidés (considéré comme un péché majeur chez les musulmans comme dans toutes les religions monothéistes, ndlr), servez une cause juste et mourrez avec honneur et dignité, en martyrs ».

Incitations au terrorisme

Des incitations au terrorisme qui ne sont pas passées inaperçues, et qui ont provoqué de vives réactions, y compris du côté de la mouvance salafiste marocaine. « Tu es un lâche terroriste ! », s’est ainsi indigné Bouchta Charef, son ex-compagnon de cellule, pointant au passage les méthodes de Hajib, ancien volontaire du jihad en zone pakistano-afghane.

Selon Bouchta Charef, celui qui se présente comme un adepte de la mouvance prosélyte Jamaat Al Tabligh irait jusqu’à tatouer son corps à l’aide de henné et de ghassoul (argile) pour simuler des traces de torture de la part des autorités marocaines. Il évoque par ailleurs des liens de l’ex-condamné pour terrorisme avec Al-Qaïda.

Malgré l’aspect alarmant de ces appels au meurtre, Mohamed Hajib continue de couler des jours tranquilles en Allemagne. Du côté des autorités allemandes, aucune réaction n’a d’ailleurs été enregistrée jusque-là.

Malgré l’aspect alarmant de ces appels au meurtre, Mohamed Hajib continue de couler des jours tranquilles en Allemagne

L’homme n’en est pourtant pas à coup d’essai : condamné pour « constitution d’une bande criminelle » et libéré en 2017 (après que le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU se soit mobilisé en sa faveur), il s’est déjà illustré sur sa page Facebook et sa chaine YouTube à plusieurs reprises en se livrant au « takfir » –pratique qui consiste à désigner comme « mécréants » ou « apostats » les musulmans qui n’adhèrent pas au dogme salafiste, et donc à rendre leur mise à mort « licite ».

Ces menaces perpétrées depuis l’Allemagne surviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Rabat et Berlin. Une note de Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, qui a fuité le 1er mars évoquait des « malentendus profonds » entre les deux pays. Parmi eux, la question du Sahara, des soupçons d’ingérence de fondations allemandes présentes au royaume et le cas justement de Mohamed Hajib, à propos duquel les autorités marocaines estiment que l’Allemagne se montre peu coopérative.

Ce laxisme allemand face aux jihadistes ne concerne pas que le Maroc ou le cas Mohamed Hajib. L’émission « Enquête exclusive » de la chaîne française M6 lui a même consacré un volet dimanche 7 mars, où l’on a pu voir d’anciens bourreaux de Daech, dont le tristement célèbre « Samir », coupeur de tête qui jouait au football avec les têtes de ses victimes, vivre dans l’impunité la plus totale.

Source : Jeune Afrique

 

Le fugitif « Ramdhane » repris

Le Calame : Depuis presque un mois, une bande de malfaiteurs sévissait aux alentours des quartiers poteaux 11, 12, 13 et 14 d'Arafat. Plusieurs personnes braquées et agressées, des villas et commerces dévalisés, des dizaines de plaintes et déclarations déposées à la police. Il ya deux semaines, une patrouille du commissariat de police Arafat 3 arrête un suspect, pris la main dans le sac en plein cambriolage. Embarqué au commissariat, il est aussitôt identifié : « Driss », principal lieutenant du fameux Dah« Lekhal », jeune frère du terrible Abdallahi « Lekhal » qui croupit au pénitencier d'Aleg. Les aveux de Driss permettent d'épingler Dah et un autre appelé Ramdhane. Gardés tous trois en garde-à-vue le temps de l'instruction de leur dossier puis déférés au parquet de la wilaya-Sud, les voilà en route pour la prison de Dar Naïm. Mais, en cette période de pandémie, ils doivent obligatoirement passer quinze jours dans un centre de confinement avant d'être incarcérés. Trois jours plus tard, Ramdhane y profite d'un moment d'inattention de la garde pour prendre la poudre d'escampette... La traque commence… Il y a quarante-huit heures, la police le déniche dans une cabane isolée au quartier Tarhil. Et le voilà illico remis en confinement ! Cette fois-ci, sous bonne garde, nous précise une source pénitentiaire.

Agression au collège Riyad 4

La violence en milieu scolaire s’est malheureusement beaucoup développée depuis quelques temps. Les dealers et autres trafiquants de drogue n’y cessent de chercher à faire goûter, par tous les moyens, leur camelote aux innocents adolescents pour les transformer en toxicomanes. Le nombre de consommateurs de leurs produits a de ce fait considérablement augmenté dans nos établissements scolaires et le crime y est devenu routinier, surtout à Nouakchott. Les braquages et agressions sont désormais au quotidien de certains lycées et collèges. Au lycée arabe, les filles  attendant un transport pour rentrer chez elles sont souvent braquées. On les déleste de leurs téléphones et maigres sommes. « Je ne peux hélas pas appliquer toute la rigueur requise », regrette la directrice du collège voisin, « parce que la majorité des élèves sont armés de couteaux ».

L'opinion publique garde en mémoire le tragique meurtre au collège Dar Naïm 2, l'année dernière. Un jeune y fut assassiné tout simplement parce qu'il ne voulait pas se séparer de son beau téléphone. Le jeudi 11 vers 13 heures au collège Riyad 4, un certain Yacoub ould Alioune discute avec des collègues devant le collège. Arrive un jeune homme qui semble sous l'effet de stupéfiants ou « mgeinzi » en jargon délinquant. Il ne fait pas partie des élèves de l'établissement. Une altercation l'oppose à Yacoub, bagarre… Yacoub cogne dur et prend le dessus. Le nouveau venu tire un couteau et lui en assène plusieurs coups au côté gauche du bas-ventre. Le jeune homme s'écroule dans le sang et le malfaiteur prend la fuite. On évacue le blessé d'urgence à l'hôpital de l'Amitié, il y est placé en réanimation et serait toujours vivant, aux dernières nouvelles. Le criminel court toujours.

Mosy

 

 

Mauritanie: 11 morts dans un accident sur la route de Boutilimit

ALAKHBAR (Nouakchott) - Onze personnes sont mortes et cinq autres blessées dans un accident de la route, survenu ce mercredi près de la ville de Boutilimit, située à 154 km au sud-est de la capitale Nouakchott.

Deux véhicules de type Renault sont entrés en collision sur la Route de l’espoir (PK 88) qui traverse Boutilimit reliant Nouakchott aux willayas de l’Est du pays.

Les blessées ont été évacués à l’hôpital de Ouad Naga à l'Est de Nouakchott.

Source : Alakhbar.info

La grâce présidentielle sans raison en Mauritanie

Vieille habitude à l'occasion des fêtes religieuses ou nationales, le chef de l'État publie un décret  graciant un certain nombre de prisonniers de droit commun non liés à des crimes, notamment de sang, afin de les encourager à se repentir dans une vie d'honnêtes citoyens. Le choix est ordinairement établi à partir de critères bien déterminés par le ministère de la Justice : bonne conduite en prison et purge de plus des deux tiers de la peine, condamnation pour bagarre, petit vol ou escroquerie, voire homicide involontaire. Les grands bandits multirécidivistes – et meurtriers pour la plupart – n'ont jamais bénéficié de la moindre grâce ailleurs dans le Monde. Mais, en Mauritanie, malheureusement si.

C’est en toute  bonne foi que le président de la République fait d’abord connaître sa décision globale de grâce et ordonne au ministre de la Justice de lui en présenter le détail ;ce dernier transmet l’ordre au Parquet qui en charge divers responsables judiciaires et pénitenciers – régisseurs de prison, greffiers et huissiers, tous censés techniquement compétents à bien cibler les prisonniers.  Des avocats usent de leurs relations avec ces responsables avec le dessein de faire relâcher le maximum de leurs clients… pour la plupart des bandits et assassins de grands chemins.  Les hauts responsables ne suivent donc pas directement la préparation de la grâce présidentielle et se contentent de croire les critères de sélection appliquées à la lettre. Mais les régisseurs et greffiers subissent toutes sortes de pressions de la part des parents, amis et collègues pour faire relâcher X ou Y condamné pour quelque abominable crime dont il n'a même pas encore purgé deux ou trois ans de peine. « Enregistre son nom dans la liste et le tour est joué ! » Une fois celle-ci complète, elle ne sera contrôlée par quiconque et publiée telle quelle. Voilà comment l'opinion publique se retrouve-t-elle, à chaque grâce présidentielle, scandalisée par le nombre de grands récidivistes libérés de prison. Et très inquiète car une recrudescence du crime va toujours s'en suivre. Celui qui découpa sa femme à la machette en 2014 venait d’être gracié la veille. Ould Varwi qui tua une commerçante au marché Capitale en 2016, avait été aussi relâché sur grâce présidentielle. Nombre d’autres meurtres ont été commis par de tels récidivistes qui n’auraient jamais dû sortir avant le terme de leur peine. Et tandis que les condamnés pour petit délit ou blessure involontaire ne profitent quasiment jamais du pardon, les lobbies et mafias qui protègent les vrais malfaiteurs ont tous les moyens pour faire gracier le maximum de ceux-ci...

Un voleur remet une arme à la police

Au cours d’une des dernières nuits, un appel masqué sonne au numéro vert de la permanence à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). « C'est un voleur qui vous parle », annonce le correspondant. « Nous ne sommes pas là pour blaguer », répond l’agent. « Ce n’est pas une blague et ne cherchez pas à me piéger, je connais toutes vos astuces ». L'officier de permanence fait signe au policier de couper la communication. Ce dernier hésite et lui fait signe d'attendre un peu pour voir de quoi il s'agit. L'homme à l'autre bout du fil les informe alors qu'il a une importante communication à leur faire. « Vas-y, on t’écoute ! – Je suis le chef d'une bande de cambrioleurs. Il ya quelques jours, nous avons réussi un coup au domicile de telle famille au quartier Lycée Bouhdida. Je sais qu’il y a parmi vous un parent de ces gens ». Et le policier concerné de se rappeler alors dudit cambriolage. « Que veux-tu ? », demande-t-il au voleur. « Nous y avons trouvé une arme à feu, un fusil de chasse (Bouvelka). Je veux vous le remettre car je ne sais pas m'en servir et je crains que mes hommes l'utilisent mal. – Ok, amène-le, tu n'auras pas de problèmes. –Hé ! Tu ne m’auras pas comme ça, je t'ai déjà dit, mets-toi bien ça dans la tête ! – Comment  vas-tu donc faire pour remettre l'arme ? – Le fusil est déjà déposé entre les branches d'un grand arbre au côté Est du lycée Bouhdida ».Et de couper sans plus tarder la communication. On téléphone aussitôt au commissariat de police Toujounine 1  qui envoie dare-dare des agents récupérer l'arme exactement à l’endroit indiqué par le voleur. La famille avait déjà fait la déclaration de vol audit commissariat.

Mosy

 

Teyarett: Les habitants de la poche 10 protestent contre l'attribution de leurs terrains à des influents

Teyarett: Les habitants de la poche 10 protestent contre l'attribution de leurs terrains à des influentsAl-akhbar - Les habitants du secteur dit poche 10, relevant de la moughataa de Teyarett, à Nouakchott Nord, ont protesté le mardi 16 février courant, devant le ministère de l’habitat, de l'urbanisme et de l’aménagement du territoire, contre l’attribution de leurs parcelles de terrain à des personnalités influentes et des hommes d’affaires.

« Nous n’avons ménagé aucun effort pour éviter de déranger le gouvernement, mais la ministre de l’habitat a persisté dans sa volonté despotique, après sa tentative d’exproprier les parcelles pour le compte d’hommes puissants », dit Savia Mint Mohamed Moustapha.

Elle a qualifié également de surprenant et d’inacceptable, la conduite de la ministre, relative à la démolition des habitations du secteur précité et la remise des parcelles à des tiers, appelant le Président Mohamed Ould Ghazouani à la révoquer de ses fonctions.

Mahmoud Allah Ould Cheikh, l’une des victimes de la poche 10, affirme pour sa part, qu’ils détiennent des documents et un plan architectural confirmant la reconnaissance du ministère de tutelle de leur droit de propriété du secteur, accusant la ministre d’octroyer les terrains à un proche.

Les habitants de la poche 10 avaient initié leur mouvement de protestation dénonçant la démolition de leurs maisons, au cours de la période de l’ex Premier ministre Ismail Bedda Ould Cheikh Sidiya, rappelle-t-on.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

 

1269 cas de violence envers les femmes et les enfants en 2020

Les organisations non gouvernementales qui s'occupent des affaires sociales ne chôment pas. Après la publication  des rapports de plusieurs d'entre elles sur les viols au cours de l'année passée, voilà l'Association mauritanienne de la santé de la Mère et de l'Enfant qui vient de présenter le sien. Il fait état de 1269 cas de violence contre les femmes et les enfants au cours de l'année 2020. 351 ont été suivi de viols : 14 perpétrés sur des enfants de moins cinq ans ; 62 entre onze et seize ans ; 129  entre seize et dix-huit ans ; 146 au-delà. On compte 21garçons en ce triste lot.

Sur sa page électronique, l’association déplore que ses violences soient trop souvent taboues dans la société mauritanienne et insiste sur la nécessité de changer les mentalités, afin d’exiger, de tous, le respect de la spécificité de la femme et de l’enfant et d’en préserver partout les droits.

Mosy

Source : lecalame.info

Meurtre à Neteg : Papa « Essellal » avoue son forfait

Comme tout le monde le sait, la banlieue Sud de Nouakchott est classée par la police en zone à très haut risque. Le taux de criminalité y est particulièrement élevé. Des crimes en tout genre y sont commis quotidiennement.

Le quartier Neteg ne fait pas exception  à cette règle. Mercredi 13 Janvier vers le crépuscule, des témoins y remarquent deux jeunes hommes qui semblent se disputer un peu à l’écart d’une rue. Tout-à-coup, l'un d'eux poignarde l’autre et prend ses jambes à son cou. Le blessé s'écroule, baignant dans son sang… on s'approche  pour constater qu'il est déjà mort. La police vient sur place pour garder le lieu jusqu'à la fin des formalités habituelles. On évacue le cadavre à la morgue de l'hôpital de l'Amitié où il est identifié :un dépravé connu dans les commissariats et les prisons sous le pseudonyme de Papa « Bousneïna ». Une enquête est ouverte par le commissariat de police El Mina1. Vingt-quatre heures plus tard, un suspect est épinglé à Riyad : Papa « Essellal », un multirécidiviste fraîchement relâché du bagne. Lors de son audition, il avoue avoir eu une dispute avec son complice autour d'un téléphone portable dont ils avaient délesté la veille une victime qu'ils avaient agressée et braquée. Le défunt voulait le vendre alors que Papa « Essellal » l’exigeait pour ses besoins personnels. L'instruction de l’affaire est en cours. Après la reconstitution du meurtre, Papa sera envoyé vers le centre de confinement qui précède l'incarcération.

Le blessé des jardins décède au CHN

Les jardins maraîchers situés entre la Medina 3 et Sebkha  sont un terrain « traditionnel »des malfaiteurs et voyous en quête de proies. Le fameux Gougouhy terrorisales jardiniers et nombre de passants. Un bandit guinéen à coiffure rasta y sema lui aussi la peur avant d'être arrêté et expulsé du pays. On ne compte plus les victimes de braquages, agressions et même viols dans ces jardins maraîchers, parfois en plein jour.

Jeudi 14 Janvier vers 22 h, des passants découvrent, dans un des sentiers qui séparent les jardins, un homme à terre, grièvement blessé, inconscient  et ensanglanté. On l'évacue sans tarder aux urgences du Centre hospitalier national où il décède avant d’avoir reçu le moindre soin, négligence habituelle du service aidant. Après son identification par la police – Mouadh ould Badili, connu des fichiers – une enquête est diligentée par la fameuse Brigade de recherche du banditisme (BRB). Deux jours plus tard une piste conduit à Modou Cissé, un récidiviste étranger qui avoue avoir poignardé à mort feu ould Badili.  Le meurtrier est placé en garde à vue au commissariat de police Sebkha 2, avant la période de confinement post-carcérale.
La même nuit, une bande a agressé et blessé grièvement Brahim, commerçant à Dar ElBeïdha, avant de s’enfuir. Aux dernières nouvelles, ils courent toujours sans que la police n’ait encore pu les identifier.

Plus de trois cent viols en 2020

Le viol est malheureusement devenu quotidien en Mauritanie, avec une forte progression, ces dernières années, de celui perpétré sur des mineures. La majeure partie reste cependant inconnue, en raison du tabou pesant sur notre société. Règle générale, ce sont donc seulement au constat de grossesse qu’ils sont déclarés, malgré le travail de sensibilisation que mènent diverses ONG. De vrais monstres continuent à échapper à la justice, comme le tristement fameux violeur de Nouakchott qui court depuis 2004, après avoir violé plusieurs bébés de moins de deux ans.

Lourd bilan pour l’année écoulée, selon les chiffres avancés par ces ONG et confirmés par la police. La majorité des viols ont été perpétrés par des voisins des victimes :87 ;les bandits déclarés les suivant de peu : 83. Les amis des familles victimes arrivent en troisième position : 40. La quatrième place revient aux « inconnus » qu'on peut classer eux aussi comme malfaiteurs : 23. Viennent ensuite les taximen : 18 ; les domestiques et employés de maison : 16 ;les boutiquiers : 9 ; les oncles maternels des victimes : 7. Hommes en uniformes (4), maris des mamans des victimes (4), maîtres de Coran et condisciples de Mahadra (4). Les derniers de ce sinistre classement sont les parents qui habitent chez les victimes : 3.

Mosy


Mauritanie/Sécurité: La gendarmerie démantèle un réseau de passeurs de clandestins

 

Mauritanie/Sécurité: La gendarmerie démantèle un réseau de passeurs de clandestinsTawary - Une brigade de la gendarmerie nationale a arrêté, ce mardi 19 janvier 2021, à Nouakchott, un réseau de passeurs de clandestins vers l’Europe.

Au cours de cette opération, 150 personnes de différentes nationalités, en situation illégale ont été interpellées dans les wilaya de Nouakchott Ouest et Sud (Sebkha et dEl Mina). Les groupes sont entrés dans le pays par le canal de cette bande qui compte les faciliter le passage vers l’Europe, selon les informations.

Dans une déclaration faite à la Télévision Mauritaniya, le Colonel Dey Bamba Yezid, Commandant de la Zone-Ouest, a souligné que les éléments de la brigade de la gendarmerie ont mis la main sur les membres du réseau et un important matériel de transport et logistique.

L'opération de démantèlement de cette bande a duré quelques jours, dit-on. Dès la fin de l’enquête, les membres de ce réseau et les inculpés seront traduits en justice, a-t-il précisé.

Source : Tawary