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Interview avec le SG de l'UGTM

Dans un article paru sur le site Taquadoumy, dans sa livraison du dimanche 06 Janvier 2013, a fait état  d’une prime qu’aurait perçu le Directeur Général du Trésor et de la comptabilité, Mr Sidi Mohamed Ould Braya à hauteur de 4% soit 60.000.000 Um.

Dans cet entretien exclusif, le Secrétaire Général  du syndicat des finances et SG de l’UGTM, Mr Cheikh Ould Mohamed Sidi balaie d’un revers de main les allégations portées contre Mr Broya

Mataka : Taqadoumy a, dans sa livraison du dimanche 06 Janvier 2013 fait état  d’une prime qu’aurait perçu le Directeur Général du Trésor et de la comptabilité, Mr Sidi Mohamed Ould Braya à hauteur de 4% soit 60.000.000 Um.

Pouvez-vous nous éclairer sur cette affaire ?

SG : Avant tout d’abord, vous me permettrez de vous remercier.

Pour en revenir à votre question, vous me permettrez aussi de rappeler que Monsieur Sidi Mohamed Ould Broya n’est pas le Directeur du budget comme l’a attesté l’article paru sur le site taqadoumy mais le Trésorier Général du Trésor et de la comptabilité publique. Avec l’arrivée du ministre des finances, Monsieur Thiam Diombar, nous avons connu une nette amélioration dans le trésor public avec la nomination de Sidi Mohamed Ould Broya à la tête de la direction générale du trésor. Le monde des finances a salué cette arrivée de ce cadre qui n’a ménagé aucun effort pour hisser le trésor public au rang où il se trouve aujourd’hui.

Cadre compétent, Mr Broya a été chef de division de la comptabilité en 1990, puis chef du service pendant 20 ans avant d’atterrir à la station de la direction à la comptabilité au niveau du trésor et payeur général au niveau de la direction générale du trésor. Convenez avec moi que c’est un homme du sérail.

J’ai été surpris par l’information relayée sur le site taqadoumy faisant état d’une prime de 4% soient 60 millions d’ouguiyas qu’aurait perçu Mr Broya. En tant que secrétaire général du syndicat des finances, je défie quiconque d’apporter la moindre preuve de ces allégations qui sont fausses, nulles et non avenues.  L’arrivée de Mr Thiam Diombar à la tête du ministère des finances a été un ouf de soulagement pour l’ensemble des travailleurs et Mr Broya a mis en arrêt cette prime jusqu’à sa généralisation. Mieux, M r Broya a conclu un protocole d’accords avec les Directeurs jusqu’à hauteur de 70% sur la prime pour tout le personnel alors qu’avant en bénéficiaient que les cadres.  Il s’en est suivi un arrêté, après la signature du protocole d’accords, un mode de distribution  transparent, cohérent et qui  ne souffre d’aucune ambigüité, respectant toute forme de procédure qui organise le fonctionnement de trésor.

MATAKA : Vous croyez, à vous entendre parler de la transparence au niveau de la gestion des deniers publics ?

Oui, il est évident que depuis que Mr Thiam Diombar a atterri à cette station, nous avons noté une grande amélioration au niveau du trésor public. Tenez, les pouvoirs des directeurs, chefs de services et payeurs sont renforcés avec à la clé le non retard des paiements de salaire. Mr broya a amélioré la direction du contrôle et de l’audit qui veille au grain quotidiennement sur les percepteurs, les trésoriers et les régisseurs, tout en formant le personnel sur les procédures juridiques et comptables.

Votre dernier mot

Je voudrai saisir cette occasion, en ma qualité de Secrétaire Général de l’UGTM et de Secrétaire Général des syndicats de finances pour réitérer mes remerciements au Président de la République sur la nomination de Thiam Diombar à la tête de ce ministère. Nous n’avons aucune réclamation et je certifie que  tout se passe bien car nous travaillons avec des gens compétents et intègres, n’en déplaisent aux détracteurs. Je demande aussi à ce taqadoumy présente ses excuses et de s’informer avant d’accuser des travailleurs honnêtes qui ont toujours œuvré pour la bonne marche de ce pays.

Propos recueillis par MATAKA

MAURITANIE: Mauritanie - Ould Abdelaziz : "Je n'ai jamais redouté de coup d'État"

Presque rétabli, le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, revient sur "l'accident" qui a failli lui coûter la vie et sur sa convalescence. Sans oublier ses relations avec l'opposition, qu'il souhaite voir plus responsable.

Il a perdu du poids, son visage s'est creusé. Mais sa démarche est restée énergique et sa poignée de main ferme. Mohamed Ould Abdelaziz, 55 ans, va mieux. Beaucoup mieux que le 14 octobre, lorsqu'il était évacué vers la France à bord d'un avion médicalisé. La veille, le président mauritanien avait été blessé par balle à l'abdomen par un jeune lieutenant de l'armée de l'air. Par méprise, selon la version officielle. Rentré en Mauritanie le 24 novembre, « Aziz » a tenu à montrer que c'est encore lui le patron, bien qu'il soit contraint à un « suivi médical soutenu ». Depuis son putsch, en août 2008, et plus encore depuis son élection, en juillet 2009, il est l'homme fort de la Mauritanie. Fidèle à sa réputation, il n'a pas délégué officiellement ses pouvoirs après son « accident ». Pour sa première interview depuis son retour à Nouakchott, Aziz a reçu J.A. au palais présidentiel.

Jeune Afrique : L'épisode du 13 octobre a-t-il fait de vous un autre homme ?

Mohamed Ould Abdelaziz : Non, je suis toujours le même. Cela n'influe ni sur mes activités, ni sur mon comportement, ni sur ma vision des choses. Quant à l'incident, c'était un acte isolé de la part d'un officier qui a sans doute agi avec le souci de sécuriser une partie du territoire, alors qu'il n'en avait ni les prérogatives ni les moyens. Il ne visait personne en particulier. En tant que président, je n'ai pas voulu m'arrêter à ce contrôle irrégulier, c'est tout.

Vous avez tout de même failli perdre la vie. Pourquoi cet officier a-t-il été libéré le soir même ?

Parce que l'enquête, qui a été menée le soir même, a révélé qu'à aucun moment il n'avait pensé ouvrir le feu sur le président. Il a tiré pour arrêter un véhicule. Certes, il aurait pu être sanctionné. Mais ce n'était qu'une initiative malheureuse. Il était inutile d'envenimer la situation.

J'ai perdu au moins 2,5 litres de sang. Et suis resté trente-cinq jours sans m'alimenter.

N'avez-vous jamais douté de sa bonne foi ?

À aucun moment. Comment aurait-il pu s'imaginer que j'étais dans la voiture et que j'allais passer par cette route ? Il ne m'a pas vu au volant.

Quels soins avez-vous reçus ?

J'ai subi ma première opération à Nouakchott, car il fallait parer au plus pressé et arrêter l'hémorragie. Selon les médecins, j'ai perdu au moins 2,5 litres de sang. Après avoir été évacué vers la France, j'ai à nouveau été opéré. Je suis resté trente-cinq jours sans manger ni boire, cela a été très difficile. J'ai perdu pratiquement 20 % de mon poids. De 80 kg je me suis retrouvé à environ 68 kg. Mais j'ai depuis remonté la pente, et les choses sont rentrées dans l'ordre.

Pendant votre convalescence, avez-vous délégué certains de vos pouvoirs à des hommes de confiance ?

Non, ce n'était pas nécessaire. J'ai toujours gardé toutes mes facultés mentales et physiques. Même blessé, après l'accident, j'ai continué à conduire moi-même mon véhicule. J'ai tout organisé. J'ai moi-même convoqué les médecins. J'ai marché jusqu'à l'hôpital, je n'ai jamais été sur une civière. Je ne me suis jamais senti affaibli.

Donc vous n'avez pas délégué ?

J'ai continué à gérer le pays et à m'enquérir quotidiennement de la situation. Je n'avais pas à déléguer : j'étais conscient et en vie.

Pas même au chef d'état-major de l'armée, Mohamed Ould Ghazouani ?

L'a-t-on vu renvoyer des ministres ou nommer des gouverneurs ? Il n'a fait que tenir son rôle.

Avez-vous craint un coup d'État militaire pendant votre absence ?

Cette idée ne m'a même pas effleuré. Si par le passé le pays a connu beaucoup de coups d'État, c'est parce que l'armée était en déliquescence. Ce n'est plus le cas. Cela dit, la Mauritanie n'est pas à l'abri de quelques individus qui continuent d'agir de manière anarchique. Dans leurs meetings ou dans la rue, ils prônent la violence ou le changement par la force. Mais cela n'a rien à voir avec l'armée.

Vous faites allusion aux leaders de la Coordination de l'opposition démocratique (COD) ?

Je ne parle pas de la COD, mais de quelques personnes connues dont le comportement, inapproprié dans une démocratie, me paraît irresponsable. Si elles veulent du changement, cela doit passer par les urnes.

L'ancien président de la transition, Ely Ould Mohamed Vall, qui est aussi votre cousin, a tenu des propos très critiques en votre absence...

Je suis habitué à ces critiques, qui ne changent pas grand-chose. Le pays continue malgré tout, depuis 2008, d'avancer. Je prends cela avec beaucoup de philosophie.

En votre absence, une partie de l'Union pour la République (UPR, parti présidentiel) a accepté de dialoguer avec la COD. Est-ce une bonne chose ?

Les dirigeants de l'UPR m'ont consulté, je leur ai dit d'accepter la proposition de la COD. Il ne faut pas y voir une trahison. D'ailleurs, je suis prêt à recevoir les leaders de la COD s'ils le souhaitent.

L'idée d'un gouvernement d'union nationale est dépassée. Cela ne rimerait à rien.

Justement, comment résoudre cette crise de confiance avec la frange de l'opposition la plus radicale, qui exige toujours votre départ ?

Encore une fois, dans une démocratie, la meilleure solution pour régler les problèmes, c'est les urnes. Le meilleur jugement, c'est celui du peuple. Pour garantir la transparence des élections législatives et municipales [elles ont été reportées sine die en novembre 2011, NDLR], nous avons d'ailleurs mis en place une Commission électorale nationale indépendante [Ceni] et un état civil fiable, biométrique. Aujourd'hui, on a plus de 78 % d'électeurs potentiels recensés.

Quand ces élections vont-elles enfin se tenir ?

Le plus vite possible. Mais c'est la Ceni qui doit en fixer la date, pas le gouvernement.

Le président de l'Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir, propose la formation d'un gouvernement d'union nationale...

Cette proposition est dépassée. Mettre en place un tel gouvernement pour deux ou trois mois déstabiliserait le pays. Nous avons déjà un gouvernement stable. Cela ne rimerait à rien, et le peuple en souffrirait.

Pourquoi la Mauritanie ne veut-elle pas s'engager militairement dans le Nord-Mali ?

Parce que nous n'aimons pas faire la guerre. Dans le passé, nous sommes intervenus ponctuellement dans le Nord-Mali, mais c'était uniquement pour sécuriser notre territoire. Ce n'était pas par plaisir que nous franchissions nos frontières et perdions des hommes. Le Mali est membre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). C'est à elle de régler ce problème.

Concrètement, que préconisez-vous ?

Au lieu de faire la guerre à 60 % du territoire malien, il faut essayer de résoudre les problèmes. Nous conseillons à l'État malien de discuter avec le MNLA [Mouvement national pour la libération de l'Azawad] et Ansar Eddine [groupe jihadiste]. Ils sont présents dans des régions où les populations se sentent parfois lésées. On ne peut pas laisser cette situation perdurer. C'est vrai que leurs revendications sont parfois extrêmes, mais, en dialoguant, on peut les raisonner.

C'est une position que vous avez réaffirmée à François Hollande lors de votre rencontre le 20 novembre ?

Je l'ai réaffirmée partout. Non pas parce que la Mauritanie serait faible et n'aurait pas les moyens de se défendre. Nous connaissons bien la situation.

Quelles sont vos relations avec le président français ?

Nous entretenions de très bons rapports avec son prédécesseur, rien n'a changé avec François Hollande.

Vos opposants vous reprochent de faire le jeu de la France dans le Sahel...

Nous ne sommes inféodés à personne. Nous utilisons nos armes, nos munitions, nos hommes, notre aviation. Il n'est pas question de la France là-dedans, même si nous partageons la même vision des choses et la même stratégie.

Que pouvez-vous nous dire du jihadiste français récemment arrêté à Néma ?

Il s'agit d'un Français de souche qui a été arrêté au moment où il tentait de sortir par une zone contrôlée, après être entré par le Nord. Une enquête est en cours. Ce que nous savons, c'est qu'il a traversé tout le Maghreb, puis la Mauritanie pour apprendre l'arabe. Il est même déjà allé à Tombouctou. Il n'était pas armé, il n'avait pas de grenades sur lui, ni d'explosifs, donc il ne constitue pas une menace immédiate.

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Propos recueillis à Nouakchott par Justine Spiegel (@JustineSpiegel)



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