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’Gabegie transfrontalière’’ : Un test pour la justice et son indépendance

‘’Gabegie transfrontalière’’ : Un test pour la justice et son indépendanceEn même temps que les mandats d’arrêt lancé contre Ould Bouamatou et son bras droit Ould Debagh, la justice a déclaré poursuivre aussi des entreprises appartenant à cet homme d’affaires qui, par les faits du régime, est en passe de devenir une icône de l’opposition en Mauritanie.

Les sénateurs, les journalistes et les syndicalistes arrêtés et poursuivis le sont parce qu’ils ont eu ou ont des relations avec Bouamatou ou qu’ils ont bénéficié de son capital, réputé immense, de générosité.

En fait, tout ce que le ministère public avait appelé «crimes de gabegie transfrontalière » tournait autour de ce richissime homme d’affaires qui –comble du paradoxe– fut l’un des artisans de la «Rectification » qui a porté le général Abdelaziz au pouvoir en Août 2008 !

On dit qu’il avait alors mobilisé son réseau de relations nationales et internationales dans le cadre d’un large plaidoyer visant à «faire passer » le putsch. Sans compter son généreux soutien en espèces sonnantes et trébuchantes au général qu’il avait accompagné, de bout en bout, durant la campagne présidentielle de Juillet 2009.

Aujourd’hui, c’est cet homme d’affaires là qui est voué aux gémonies, c’est à lui qu’est imputé l’impardonnable vote-rejet des amendements constitutionnels par le sénat et c’est aussi à lui qu’on prête le pouvoir exceptionnel –qu’il n’a jamais revendiqué– de s’immiscer dans les détails de politiques rédactionnelles de certains médias.

Pour ces griefs « rédhibitoires » et certainement pour d’autres, l’homme est à l’heure actuelle dans le collimateur du pouvoir et il semble que celui-ci ait la ferme volonté de le punir. Va-t-il pouvoir le faire dans le respect de l’indépendance de la justice ?

La justice va-t-elle demeurer à équidistance entre les deux parties ? Va-t-elle avoir son propre camp qui l’instrumentalisera pour des règlements de comptes avec ceux qui ne sont pas de son bord ? C’est de cela en réalité que dépendront les développements futurs de ce dossier qui occupe les devants de l’actualité dans le pays.

Même si rien n’et joué jusqu’ici, il y a déjà à s’inquiéter pour la suite car tous les signes déjà perceptibles n’incitent guère à l’optimisme. Les interpellations de personnalités, les interrogatoires et mises en examen opérées depuis le début des poursuites engagées dans le cadre du dossier connu sous le vocable «gabegie transfrontalière » vont crescendo.

L’escalade y atteindra son paroxysme avec la décision prise par le gouvernement, jeudi 14 septembre 2017, de créer un établissement public à caractère administratif dénommé l’Office de Gestion des Biens Gelés, Saisis et Confisqués et du Recouvrement des Avoirs Criminels, destiné, disent certains observateurs, à préparer le terrain à la saisie de quelques entreprises Bouamatou, qui font déjà l’objet de poursuites.

La création de cet établissement, qui rappelle de sombres pratiques ayant fleuri ici en période d’exception, permettra, selon le gouvernement, de prendre les dispositions utiles pour éviter la dépréciation des biens saisis «en attendant l’issue de la procédure qui en détermine la confiscation définitive ou la restitution à leurs propriétaires ».

On peut en déduire qu’au simple palier de l’accusation et même avant que la justice ne se prononce, des biens de particuliers peuvent déjà, figurez-vous, être confisqués !

Voilà qui ne peut rassurer, surtout dans un pays où des hommes d’affaires ont eu à être injustement dépouillés de leurs biens parce qu’ils ont eu, à un moment donné, maille à partir avec le pouvoir.

Rien à faire, c’est à ça, à cette période-là dont des dossiers demeurent pendants devant l’Administration, que renvoie la création du nouvel établissement public. Naturellement, le contexte n’est plus le même, les acteurs, le système politique et judiciaire, non plus.

Mais les risques de dérive existent toujours et c’est cela qui est redouté. On verra comment la justice s’en sortira de ce qui, tout compte fait, a valeur de test pour elle et pour les valeurs démocratiques. On verra !

Ely Abdellah
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Référendum du 5 Août 2017 : La voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ?

Référendum du 5 Août 2017 : La voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ? Saidou Diallo - Il n’est un secret pour personne, que dans le cadre d’une opération référendaire, le libellé de la question a une incidence sur le choix de la réponse.

D’où l’intérêt d’une question avec des termes clairs et précis, ce qui malheureusement n’était pas le cas lors du référendum de ce 5 août 2017. Le projet de réformes constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz portait sur deux séries de questions distinctes. Mais, on peut se demander la question de savoir, si les mauritaniens étaient au fait de ce pour quoi ils s’exprimaient ?

La commission électorale nationale indépendante (CENI) à laquelle revient l’organisation et la supervision des opérations électorales, a mis à la disposition des électeurs des spécimens en vue de se préparer à l’opération de vote.

Les mauritaniens qui se sont rendus aux urnes, soit 53 % des inscrits sur les listes électorales (1.389 092 personnes) devaient répondre à une première question relative au changement du drapeau national.

Cependant, si on peut lire sur le spécimen de la CENI, qui doit préparer les électeurs au vote : Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle des modifications à l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991.

Elle est relative notamment au drapeau national. L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque coté une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge, on ne retrouve pas les deux dernières phrases précitées sur les bulletins de vote. Car sur le bulletin bleu, correspondant à ce point du projet de réformes constitutionnelle, il est écrit : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991 ?

Or cette formulation, contrairement à celle du spécimen, inclut à la lecture de la constitution, aussi bien le drapeau national, que le sceau national et l’hymne, même si ces deux derniers symboles sont fixés par la loi. Pour rappel, l’article 8 de la constitution est libellé comme suit - Article 8 : L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile d’or sur fond vert. Le sceau de l’Etat et l’hymne national sont fixés par la loi.

Force est de constater que pour un néophyte en droit constitutionnel, l’absence de ces deux phrases précisant le périmètre et l’objet de la sollicitation est susceptible d’impacter le choix des électeurs. Ces différentes zones d’ombre précitées sont susceptibles de remettre en cause l’ensemble de l’opération référendaire.

Mieux encore, l’entourloupe résiderait davantage, sur la seconde question posée aux électeurs tant elle manque de clarté. Le libellé de cette question est capital car durant le vote, il y a un face-à-face solitaire entre le citoyen-votant et la question référendaire. D’où l’exigence de clarté, afin de savoir sur quoi exactement portera le choix du votant.

Ainsi, sur la seconde série de question relative à la reforme institutionnelle, le spécimen a le mérite d’être plutôt très clair avec une question où on énumère les dispositions soumises au référendum. Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991. Elle est relative à certaines institutions de la République :

- Suppression du sénat et transfert de ses attributions à l’assemblée nationale

- Création de Conseils régionaux élus pour la promotion du développement local

- Institution aux lieux et place du Haut Conseil Islamique, du Médiateur de la République et du haut conseil de la Fatwa et des recours gracieux, d’un Haut Conseil de la Fatwa et des recours gracieux.

Ce libellé contenu dans le spécimen détaille les dispositions constitutionnelles faisant l’objet de la consultation référendaire. La question liste les institutions à supprimer et celles qui seront créées. Donc elle nous dit les différents articles de la constitution qui sont soumis au projet de réforme. Cependant, cette énumération exhaustive des dispositions constitutionnelles sur lesquelles devrait se pencher le citoyen-votant, disparaît miraculeusement dans le bulletin jaune à introduire dans l’urne le jour du vote.

En lieu et place de la question précitée on retrouve celle-ci : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? De ce fait, on retrouve dans le bulletin de vote qu’une question aux contours vagues, sans objet précis, ouvrant la voie à toute forme d’interprétation.

Le problème se trouve ici dans le terme DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION. Ce pronom indéfini peut faire englober des dispositions constitutionnelles plus larges que celles énumérées auparavant. Ainsi l’objet exact et réel de la consultation disparaît. Cette disparition mystérieuse de l’élément explicatif de ce point du référendum fausse inéluctablement le choix de l’électeur.

Dès cet instant, le projet de loi référendaire n’est plus respecté. D’autant plus que l’objet du projet de révision constitutionnelle a changé de meeting en meeting, au gré des humeurs du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Car si la suppression de la Haute Cour était actée dans le projet de référendum, on a vu un Président de la République en pleine campagne revenir sur ce point. Or, une consultation référendaire qui ne veut souffrir d’aucune irrégularité, doit avoir un objet précis, claire et définitif sous peine de nullité. Le danger de ce pronom indéfini (certaines dispositions constitutionnelles) est qu’il peut faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels (article 26 et 28 de la constitution) ainsi que d’autres dispositions importantes.

D’autant plus qu’il nous est promis d’autres réformes à venir pour modifier et compléter la nouvelle constitution.

Ainsi, il suffirait qu’on élargisse le terme « Certaines dispositions constitutionnelles » à l’article 99 de la constitution relative à la procédure de révision constitutionnelle et de modifier l’alinéa 2 de cet article. Un amendement de l’article 99 alinéa 2 ou sa suppression contribuerait à faire sauter le verrou de la limitation des mandats, car c’est cette dernière qui détermine les limites matérielles de la révision constitutionnelle.

Diallo Saidou dit Thierno, juriste
Source : Cridem.org

 

Un père viole ses 7 filles au Hodh El Garbi

Un père viole ses 7 filles au Hodh El GarbiLes forces de l'ordre à la Willaya du Hodh El Garbi ont arrêté un homme soupçonné de violer ses 7 filles après une plainte déposée par sa femme auprès du procureur qui a ordonné l'arrestation du suspect et de faire une enquête qui a révélé l'authenticité des faits qui ont été également confirmés par le juge d'instruction.

La plainte est venue suite à un contact de cette mère de famille avec l'Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l'Enfant AMSME à Nouakchott et qui a assisté la plaignante dans les démarches à suivre et a transmis cette plainte au Procureur de la République du Hodh El Garbi.

La mère des victimes confirme dans sa plainte que son mari a violé ses 7 filles et pendant une longue période après avoir forcé toute la famille à habiter dans des quartiers lointains et isolés privant les filles de leur droit d'aller à l'école.

L'AMSME qui a fait accompagner la plaignante par un assistant social a exprimé sa satisfaction au processus judiciaire entamé contre ce père et la qualité des entretiens menée avec les victimes mineures et adultes ainsi que le respect du droit du père au moment de son arrestation et sa traduction devant le procureur et le juges d’instruction.

La présidente de l'AMSME, Zeinebou Taleb Moussa a demandé au procureur dans un communiqué de presse de protéger ces 7 filles victimes de toutes formes de représailles qui peuvent découler du père ou de ses éventuels protecteurs. Elle lance un appel à toutes les personnes de bonne volonté d’aider ces filles et leur maman à reprendre une vie normale parce que la seule source de satisfaction de leurs besoins vitaux était leur père et depuis son arrestation leurs conditions de vie sont devenues pénibles.

Mint Taleb Moussa demande à ceux qui cherchent à intervenir pour perturber le déroulement de la procédure judiciaire d’avoir honte de protéger une personne qui commet ce genre de crime odieux et les avertit qu’ils vont les dénoncer fortement et par tous les moyens possibles.

L'AMSME avait adressé, au procureur le 20 juin 2017, une lettre dans laquelle, elle renouvelle son soutien et accompagnement aux victimes jusqu'à l'apparition de la peine maximale sur l'auteur de ces faits.

Source : AMSME

 

 

El Mina : les habitants font leur propre loi

El Mina : les habitants font leur propre loi À l'approche de la fête de Korité et juste pendant la fête, la ville de Nouakchott connait une forte recrudescence de vols et de viols surtout dans les banlieues.

Derrière juste le marché qui jouxte la station de service Arrêt Bus à El mina, les habitants de la zone se font passer des policiers en prenant le voleur malchanceux pour lui infliger toutes sortes d'humiliations, voire exécuter en pleine rue.

La police et la garde nationale au lieu de sécuriser la population la laissent en proie à des criminels et des ivrognes qui sèment la terreur dans les quartiers. Une fois le criminel attrapé, le lendemain on le retrouve en tout sourire dans les rues sirotant délicieusement son eau de Cologne ou d'autres produits psychotropes.

Depuis hier vers 22h à l'heure où on écrit l'article, plus de 05 (cinq) voleurs ont commis des forfaits irréparables à des passants innocents en leur blessant par des armes blanches et en leur dépouillant aussi de leurs maigres miettes.

Moi personnellement, j'ai remis à la police ce matin à 01h un voleur tabassé à mort par des habitants du quartier.

Nous demandons à la police et la garde nationale de bien maintenir leur rafle et rentrer dans les coins et les recoins et surtout de nous installer des lampadaires dans les endroits sombres où se cachent les voleurs.

Source : Souleymane Kide

 

De grâce, Monsieur le Président, n’écoutez pas les pyromanes !

De grâce, Monsieur le Président, n’écoutez pas les pyromanesL'Authentique - Monsieur le Président,

Notre scène politique connait une effervescence sans précédent depuis le Vendredi 17 Mars 2017, jour du rejet du sénat du projet de loi de révision constitutionnelle proposé par le gouvernement. "Cataclysme", "Séisme politique", "Tournant historique", les titres fusent et l’expectative au sein de l’opinion publique est à son paroxysme.

Les sénateurs sont cloués au pilori, livrés à la vindicte populaire pour haute trahison et insultés pour la simple raison qu’ils ont exercé un droit naturel qui, de surcroît, ne fait que raffermir notre jeune démocratie dont la crédibilité est largement entachée par la succession des régimes monolithiques et totalitaires.

Nous pensions que les périodes des chambres d’enregistrement sont à jamais révolues et que cet acte hautement démocratique des sénateurs allait être comptabilisé dans la rubrique des "bonus politiques" pour donner une bonne image de notre démocratie, surtout, nous souffrions de la comparaison avec nos voisins de la sous-région. Vous qui aimez bien faire ce parallèle.

Mais Hélas, des baltagiyas épaulés par des apprentis juristes sont montés au créneau avant votre intervention télévisée en occupant le terrain médiatique et en jetant l’huile sur le feu.

Ils n’ont eu de cesse de diaboliser les sénateurs et de les traiter de tous les maux comme pour parachever cette campagne de dénigrement et de calomnies savamment orchestrée contre ces mêmes sénateurs depuis le discours de Néma. Permettez-moi de vous présenter un panel de ces baltagiyas, dont je ferais les portraits circoncis pour montrer combien il est dangereux de suivre leurs conseils suicidaires :

- Vadily Ould Raiss, ex directeur de la synthèse (actuelle Direction des affaires politiques et des libertés publiques du Ministère de l’intérieur) durant la période d’exception de Djibril Ould Abdellahi. L’homme est connu pour ses basses œuvres, à ses heures perdues, pour le compte de son patron. Il est aussi connu pour être le véritable artisan de la déportation de nos frères négro-africains en 1989. Comme vous ne l’ignorez sans doute pas, après le limogeage de Djibril Ould Abdellahi par Ould Taya, la carrière de Vadily a connu un tumultueux parcours en dents de scie. Aujourd’hui, il est revenu sur le devant de la scène, s’autoproclamant spécialiste du droit constitutionnel, statut auquel rien ne le prédestine.

- Abdellahi O/ Hormattallah : Maitre d’œuvre de la campagne de lynchage médiatique des sénateurs, les micros-trottoirs qu’il organise et dont les comparses sont certainement choisis à l’intérieur de la radio, dressent les mauritaniens les uns contre les autres et menacent dangereusement la paix civile dans notre pays. Abdellahi Ould Hormettalah est lui aussi un homme aux basses œuvres connu surtout pour exceller dans les mariages d’intérêt ratés qui ne durent que le temps de l’opportunité attendue. Faites le répertoire de ses nombreuses unions, et vous mesurerez combien cet homme est calculateur dans ses cibles. On se rappelle que l’une des ses épouses, grande diva de la chanson mauritanienne, l’avait traité de voleurs de bijoux dans une manifestation organisée dans le centre de conférences International de Nouakchott.

- Daoud Ould Ahmed Aicha : le Président du Parti "Nidaa El Watan" a pour seul projet politique de transformer notre pays en poudrière. Daoud dont le parti est un pur produit des officines de renseignements promet de bouffer du "Hartani" à tout bout de champ. Son discours chauvin, sectaire et féodal risque d’embraser le pays et retourner les communautés nationales les unes contre les autres. Le soutien affiché de l’État à ce parti à travers l’organisation en grande pompe de sa cérémonie de lancement au Palais des congrès et l’organisation de ses meetings à l’intérieur laissent plus d’un perplexe.

Monsieur le président de la République, revisitez le passé des ces hommes. Informez vous davantage sur ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent et ce qu’ils veulent. Les conseils qu’ils vous donnent et le chemin vers lequel ils veulent vous mener sont suicidaires. Pour vous et pour le pays. Réagissez, pendant qu’il est encore temps.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Nouvelles d’ailleurs : Absurdités

C’est drôle (façon de parler), cette peur de l’autre qui justifie tous les décrets, toutes les exclusions. C’est drôle, cette nouvelle manie d’élire des bouffons, des étrangetés, à la tête de pays. Quand on confond champ politique et cirque, c’est que rien ne va plus.  Ou, alors, que le pire est toujours pire. Qu’au pire, il y a toujours un « plus » pire. Quand l’Amérique tousse, c’est la planète qui attrape la crève. Et quand un Trump nous la joue grand Barnum, nous ne sommes pas loin des jeux du cirque et du temps où le pouce baissé d’un empereur en mal d’amusement décidait de la vie ou de la mort de pauvres types qui n’en demandaient pas tant.

Nous voilà donc affublés d’un gag devenu président. Il n’est pas le premier. Nous, Africains, en avons connu, des gags investis présidents. Ce fut, même, notre marque de fabrique, pendant des décennies.  Idem dans le monde arabe… Ubu Roi ou l’art de la dangerosité mortifère à usage des citoyens. Mais, voilà, nos bouffons à nous sévissaient dans des pays qui n’étaient pas, loin s’en faut, des puissances mondiales. Ils exerçaient leur tyrannie à l’échelle d’un pays, massacraient, décrétaient, emprisonnaient, refoulaient, bannissaient, assassinaient, pillaient, entre soi et pauvres de nous, petite sauterie sur fond de grandes compagnies internationales qui savaient fermer les yeux, tant que le business marchait…

Ils n’étaient dangereux que pour leur peuple. Oh, parfois, dans une crise d’eczéma, ils s’en prenaient au pays voisin. Juste histoire de secouer un peu la parenté à plaisanterie. De temps à autre, une ancienne puissance coloniale déployait ses soldats, chicotait, de ci, de là, s’assurait que le business fonctionnait toujours et tout rentrait pour le mieux, dans le meilleur des mondes. Les Ubu Roi mouraient sur leurs trônes. Ubu Junior prenait la place, le soleil pouvait continuer à se lever sur nos brousses.

Mais voilà qu’au pays du massacre des autochtones et de l’immigration, vient d’être inventé le concept du bannissement selon la religion et le lieu géographique de naissance. Dans une nation construite dans le ventre des bateaux d’immigrants, dans une puissance qui a élu, il y a quelques années, un métis, dans une nation où le communautarisme est une religion, où la Saint Patrick voit défiler des hordes d’Irlandais, où l’Italie s’est trouvée une extension, où les hispaniques sont la force vive de certains Etats, où un syrien, Steve Jobs, a bâti un empire, etc., etc., c’est un peu nier la colonne vertébrale du développement américain.

Musulmans de certains pays, vous êtes donc priés de rester chez vous. « Belle » généralisation du « Musulmans ? Tous terroristes ! » Oubliant, par-ci, que les Etats-Unis furent (sont ?) le plus grand Etat terroriste au monde, défaisant et faisant les pays, les hommes ; massacrant, espionnant, écrasant tout sur leur passage. Que la force américaine, son leadership, s’est faite, non pas dans la propagation de modèles démocratiques, mais dans le sang et la négation de la dignité humaine. Oubliant, par-là, qu’il est toujours « risible » de voir des terroristes accuser d’autres de terrorisme, sur la seule base empirique qu’une génétique prédisposerait certains peuples à plus de violences que d’autres.

Mais il faut reconnaître, dans cette folie instituée par Trump, ce non-sens et non-humain et, surtout, non-politique, qu’il faut aussi compter sur ce que l’Amérique a de beau : ces centaines de milliers de femmes et  d’hommes qui protestent contre le fameux  décret interdisant l’accès au territoire américain de citoyens de pays arabes ciblés ; des avocats, des procureurs, des juges qui rappellent que, dans ce pays, la justice n’est pas inféodée au pouvoir et qu’il existe des  valeurs que même un clown ne peut fouler aux pieds. C’est cette Amérique là que nous aimons, qui attire tant, qui nous réconcilie avec elle… Qui nous dit que l’Humanité est. Que la résistance est un droit et un devoir.

Mais, pendant que nous nous indignons contre Trump, pendant que l’anti-américanisme primaire refait surface, pendant que nous déclinons, sur tous les tons, notre indignation justifiée et nécessaire, un autre pays, beaucoup plus petit mais qui a justifié le déclenchement d’une des guerres les plus meurtrières au Proche- Orient, l’implosion de la région, l’anarchie actuelle, Daesch, les massacres, les attentats quotidiens, les centaines de milliers de morts, l’horreur banalisée, un petit pays, donc, a, lui aussi, décrété, pour une durée de  trois mois, renouvelable, l’interdiction d’entrée sur son territoire des ressortissants de cinq pays : Irak, Iran, Afghanistan, Pakistan, Syrie, pour motifs sécuritaires.

Ce petit pays c’est le Koweït. Même indignité, même méthodes, même ostracisme, mêmes stigmatisations, mêmes peurs mais… pas même indignation. Silence assourdissant de nos media, sur ce qui se passe dans un pays arabe. Comme si un décret revêtait moins d’importance qu’un autre. Comme si c’était plus grave pour les Etats Unis que pour le Koweït. Comme si, tout compte fait, nous étions tant dans la victimisation permanente que dénoncer l’attitude, AUSSI, du Koweït reviendrait à nous auto-juger. Exercice délicat et impossible, tout englués que nous sommes dans la posture de la victime.

Et pendant que nous décidons, sélectionnons nos indignations, pour x et y motifs qui nous déculpabilisent – et où l’anti-américanisme est plus porteur : il permet d’évacuer nos frustrations et nos colères, de façon confortable, intellectuellement parlant – l’humain est bafoué dans sa dignité, dans son droit à voyager, dans son droit à choisir son lieu de vie, dans son droit à la différence, à l’acceptation, à la tolérance, à être Autre, sans être cet Autre que l’on caricature.

Alors, moi, je ne fais pas de différence entre le décret Trump et le décret koweïtien.  Ils sont, tous deux, synonymes d’une époque de tensions et d’ignorance. Ils sont, tous deux, terreau fertile pour tous les apprentis kamikazes du monde, pour tous les groupes terroristes qui surfent sur le désespoir du monde arabe.

Ils sont, tous deux, ignominies. Et ils doivent être, tous deux, dénoncés. Sinon, nous n’avons plus rien d’humain. Salut.

Mariem mint Derwich

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Lettre ouverte à Tasiast Mauritanie et Tasiast_Communications@kinross.com (1) par Brahim Ould Boïdaha

Lettre ouverte à Tasiast Mauritanie et 
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 </script>(1)/par Brahim Ould BoïdahaObjet : Risque Santé populations Tasiast et cheptel

Chers messieurs,

Tout d’abord, un court aperçu, pour nous rafraîchir la mémoire et nous édifier davantage sur l’or, notamment en ses valeur et risques liés à son traitement. Nous avons besoin, préalablement, de connaître, avec précision, son importance et son rôle, dans l’économie mondiale. Ceci nous amène à dire qu’il est la matière la plus chère et prisée, aujourd’hui, sur notre planète. Voici, en quelques mots, son rôle dans l’économie mondiale.

En un, son dépôt, dans les banques d’émission des Etats et de la Banque mondiale, garantit la convertibilité de leurs monnaies en devises, pour satisfaire et favoriser les fluctuations, sur des bases solides, des échanges, les équilibres des balances de paiement et les financements des investissements extérieurs inter-états et de la Banque mondiale.

En deux, c’est de l’importance de son dépôt, dans les banques précitées, que découle la valeur monétaire de chaque pays déposant. En trois, voici sa cotation actuelle sur le marché de l’euro : le lingot d’un kilo d’or brut est à 39.000 livres et le gramme à 39 livres ; pour l’or fin, 40.000 livres le kilo et 40 livres, le gramme. Sa pureté est exprimée en carat (mesure historique).

D’une façon très raccourcie, rappelons, à ce sujet, la déclaration historique du Général de Gaulle, le 4 Février 1965. Elle indiquait que le volume circulant de dollars, sur le marché mondial, était beaucoup trop supérieur aux réserves américaines en or, entraînant, en conséquence, d’importantes inflations dans tous les pays. Et, qu’à partir de cette date, la France demandait le remboursement, en or, de ses avoirs en dollars.

La France fut suivie par les cinq autres pays européens, ainsi que l’avait prévu de Gaulle. C’est à partir de cette position française, courageuse et difficile à prendre, à l’époque, que des équilibres internationaux ont commencé à s’installer, dans les rapports économiques mondiaux.

Rappelons, enfin, pour votre enseigne, que Tamaya, symbole du projet, est un arbre généreux, dans le pays, par ses trois bénéfiques apports ; à savoir : ses fleurs et ses feuilles sont une excellente nourriture, pour toute espèce animale, et un heureux secours, surtout en période de soudure ; sa gomme est de qualité supérieure ; ses écorces sont le meilleur produit pour tanner les peaux. Ceci dit, nous craignons fortement que votre projet ne soit pas à la hauteur de la générosité de notre arbre.

Des procédures bafouées

Chers messieurs, après ce prélude impératif à meilleure compréhension du sujet, nous avons bien reçu, par voie de presse, votre dernier communiqué qui annonce, au-delà del’imposture, le démarrage de l’enquête commodo-incommodo, sur le projet Tamaya, omise dans le communiqué de Benechab, et révèle, en même temps, des zones d’ombre.

Le commentaire est idéaliste sur tous les problèmes qui peuvent se poser ou surgir sur le projet et leur identification, dans le processus de l’EIE. Pourtant et pour raisons environnementales, l’EIE semble omettre la nécessité de retourner les stériles à leur terre initiale, en fin d’exploitation, au lieu de les stocker de manière permanente.

Poursuivant les analyses de cette imposture, on constate les erreurs suivantes de procédure. Elles constituent bien des infractions à notre réglementation. Primo, la consultation secrète de Benechab, le 9/11/2016 ; secundo, le communiqué, antérieur à l’événement censé l’avoir précédé ; tertio, absence d’enquête commodo, pourtant première obligation de la procédure ; quarto, dépôt du dossier EIE (contenu ignoré) à l’approbation du MEDD, avant les résultats de l’enquête ; quinto, probabilité d’un même dépôt aux Mines. Il est donc démontré que la consultation de Benechab était bel et bien la charrue avant les bœufs, comme le dépôt, sans date, du dossier du projet Tamaya, pour approbation au MEDD.

Zones d’ombre et leçons d’une belle prose

Nous relevons, tout d’abord, que le permis d’exploration N°428 est dénué de la date de son obtention qui devait, normalement, figurer, avec ses références juridiques. Par ailleurs, si l’impact négatif a été reconnu, enfin, il a été minimisé au maximum, pour le traitement de quinze millions de tonnes de minerai aurifère, alors que les réactifs séparateurs sont nécessairement utilisés, en abondance, pour une quantité aussi importante.

Est-ce que l’étude de l’état initial annoncée couvre la période d’Août 2010 à fin 2016 ou uniquement l’incidence toxique de Tamaya ? S’agissant de la sécurité des vies humaines et leurs biens, l’état actualisé des lieux, sur le niveau de la pollution du site de la mine de Tasiast, après six ans d’exploitation, est une condition sine qua none à toute approbation.

Ce qui pose, à la fois, les problèmes de la fraîcheur de l’étude et de la notoriété de ses auteurs, en la matière. Ce constat rafraîchi dudit site doit être un préalable à l’approbation de l’EIE du projet Tamaya, pour mesurer, en temps utile, le niveau résiduel du risque mortel, après une expérience suffisante d’exploitation, « compte-tenu que l’apparition de son risque est latente ».

Cette contrainte devrait être même une « curiosité technico-intellectuelle » et une référence d’expérience en ce domaine, pour vous et les ministères concernés. Il est à retenir, pour les mémoires et l’histoire, que tant qu’il y aura un gramme d’or, en Mauritanie, à traiter, le risque mortel sera systématiquement posé.

Par ailleurs, la fusion préméditée, entre TML-SA et TML est-elle approuvée par les ministères des Mines et le fisc (les finances) ? Si oui,l e pays sera confronté à une perte de maîtrise sur sa plus importante richesse. Pourquoi ? Parce que c’est le signal, fort, que l’or mauritanien a émargé sur le marché de thieb thieb cette ingénieuse production de l’intelligence mercantile mauritanienne où se recycle, à l’heure actuelle, tous les produits de vols dans le pays, y compris l’esclavage.

L’avis signé, le 11/01/2017, par le préfet d’Akjoujt affirme qu’il n’y a pas de conflit de compétences avec Chami mais aucune carte géographique n’est présentée, pour lever le doute, d’autant plus que le gisement se situe à plus de quinze kilomètres au Sud de celui TML-SA. Il précise aussi que son avis n’est pas domicilié à sa mairie d’Akjoujt.

Nous remarquons, également, que le projet Tamaya a une durée de vie de trois ans d’exploitation intensive, sans précision, ni de la quantité d’or, en lingot, ni de sa qualité, en carat, bien que le gisement, qualifié de fosse ou puits, soit à ciel ouvert, avec une séparation naturelle entre l’or et le stérile. A cet égard, il est important que les Mauritaniens connaissent, avec précision, la quantité réelle et la teneur en carat de l’or qui sortira de leur précieux gisement à ciel ouvert, d’autant plus que la teneur est la seule base de la valeur commerciale.

Il est aussi rappelé que la durée de ce projet dépend, exclusivement, de la compétence de l’Etat et non du désir de l’opérateur-commerçant. C’est aisément compréhensible : l’Etat planifie sa politique économique sur une stratégie de développement répondant à ses besoins à court et long termes.

A partir de cette stratégie, il fixe les besoins de financement, directs et indirects, assis d’abord sur ses possibilités nationales où entrent, en priorité, ses richesses naturelles. A partir de là, il définit, annuellement, leurs apports, répartis entre ces différentes richesses et les quantités exportables, pour satisfaire les nécessités du financement de sa politique de développement.

Il est naturellement évident que ledit projet Tamaya s’inscrit bien sur cette plage : la ductilité de la durée de son exploitation dépend, donc, exclusivement de l’appréciation de l’Etat qui mesure, à la fois, les nécessités économiques et sociales. Cette durée est une décision souveraine qui peut être prorogée à dix, quinze ans ou plus, selon les besoins mesurés de l’Etat, à partir desquels il opère les ajustages, limite et harmonise, graduellement ; les exportations annuelles de ses ressources à ses besoins.

Impact économique

Aucun chiffre n’est donné, pour corroborer l’augmentation des revenus de l’Etat mauritanien, à l’heure où tout est mesurable préalablement. S’il ne s’agit, uniquement, que des 3% de redevances, après déduction des amortissements et des frais d’exploitation non suivis ni contrôlés, par les Mauritaniens, comme dans les cas de MCM et TML-SA, nous ne pouvons certainement pas nous réjouir d’être arnaqués à ciel ouvert, dans un passé relativement récent et le présent.

C’est une « Porte béante » (réf : Le Prélude). Les 3% sont moins qu’une pitance et inférieurs à une aumône charitable, surtout quand il s’agit d’or 24 carats, sommité de pureté du métal jaune. Or, l’or mauritanien est, précisément, reconnu de 24 carats, ce qui porte le manque à gagner du pays à 93%, par estimation relative.

Si le projet Tamaya est autorisé pour une exploitation triennale, il sied, au ministère des Mines, de prendre les précautions nécessaires pour préserver le pays du risque de brader une partie importante de sa richesse de bonne teneur, comme les mines d’or d’Akjoujt et de Tasiast dont la teneur déclarée, par les opérateurs, est de 24 carats, paraît-il.

Avant de donner son aval à l’exploitation de la mine de Tamaya, il doit, nécessairement, exiger la fourniture d’un compte d’exploitation et un bilan prévisionnels, à auditer pour certification de leur sincérité, par au moins trois experts différents, aux fins d’avoir un tableau de bord pour le suivi et le contrôle des postes de charges et d’amortissement duditprojet. L’usine de TML-SA est déjà largement amortie.

La modération usuelle, en prévisionnel, est de 10 à 15% de marge d’erreur, en plus ou en moins, mais son montant conventionnel doit être arrêté en accord préalable, entre les parties. Après ces formalités, la partition des intérêts est également à fixer, sans référence aux pratiques revêches précédentes, car les exploitations permanente et temporaire n’ont pas les mêmes seuils de tolérances.Toute autre adéquation ne peut s’expliquer d’une façon recevable et il ne restera que s’esbigner sur le manque de préservation de l’intérêt supérieur du pays, chose historiquement grave.

Impact économique régional

Sinon préciser que régional est au singulier, pour marquer l’exclusion de Chami et annoncer l’agrandissement d’El-khoubra, tirée du milieu de la nappe du territoire de ce dernier vers Benechab, il n’y a pas d’augmentation prouvée, spectaculaire régionale. Il indique aussi que l’économie régionale est au singulier, ce qui veut dire que Chami est exclu, d’office, des retombées économiques d’une richesse au centre de son territoire. Voilà qui est juste ? Quels sont, finalement, les périmètres de TML-SA et TML ? Chami, parent pauvre, est exclu de la seule ressource qui assurerait sa survie.

Larmes aux yeux, il supportera, tout seul, les souffrances de ses administrés et de leur cheptel, menacés des effets mortels du traitement du minerai au cyanure, et le poids de la sécurité de TML-SA et TML. Il ne sera même pas accompagné aux cimetières, pour l’enterrement de ses morts cyanurés. Mais, il a la promesse, non ferme, qu’il sera, à la fin de l’exploitation de TML, dans trois ans, décoré du mérite national.

Chers messieurs, ce tripatouillage, dans l’irrespect total du cheminement normal des procédures du pays, accompagné du si peu d’attention accordée, aux populations environnantes, sur les plans de la santé et du social, est de nature, à peine voilée, de démontrer et minimiser la maturité du mauritanien.

Au lieu d’expier,vous tentez de le rendre imperceptible ; sinon, de le feindre inaperçu. C’est tout de même surprenant et contraire aux plus élémentaires règles universelles de courtoisie, même, si l’aveuglement du gain facile, en Mauritanie, est bien présent.

Scandale à ciel ouvert ?

L’analyse fine des contenus des deux communiqués du 9/11/2016 et du 13/01/2017 nous offre, en lecture, une bonne littérature platonique, sans arguments crédibles, ni chiffres convaincants, nous rappelant les promesses, non tenues, de «l’expansion de TML-SA de 8.000/tj à 38.000/tj », annoncées, par communiqué Kinross du 29/04/2013, toujours lettre morte, à ce jour.

En somme, voilà votre comportement, peu chevaleresque, dans le pays ; la faiblesse du revenu de l’Etat, sur l’or ; le silence des intellectuels, particulièrement des économistes et de leurs auxiliaires financiers et statisticiens ; réunis dans la marmite bouillante de la Mauritanie, avec des relents, de plus en plus perceptibles, ces derniers temps, d’un scandale probable de l’or mauritanien.

Et voilà comment nous, en tant que partie doublement concernée, réitérons nos appels, nos observations et nos remarques, déjà publiés dans Le Calame n°1050 du 23 Novembre 2016. Nous réservons, de surcroît, tous nos droits d’ester, au moment le plus approprié, pour défendre les intérêts des populations Tasiast menacées, dans leur vie et celle de leur bétail, seule source de leur subsistance, et leur droit au dédommagement, comme nous le rappelions déjà, dans l’article précité du Calame.

En conclusion, la responsabilité historique des ministères MEDD et des Mines est engagée, sur les risques mortels des populations et de leur cheptel à Tasiast, et les intérêts supérieurs du pays, sur l’or de cette région. Les mémoires et l’histoire retiendront que l’avenir de l’or mauritanien dépend du résultat du traitement du projet Tamaya. A demain, donc.

Brahim Ould Boïdaha

Document amplifié au MEDD et MINES, au wali de Nouadhibou et au Calame.

Source : Le Calame (Mauritanie)