Sat05302020

Last update04:46:47 PM GMT

Back Chronique

Chronique

Covid-19 : Le ministère de la santé adopte une nouvelle stratégie pour accompagner les derniers développements

 

Covid-19 : le ministère de la santé adopte une nouvelle stratégie pour accompagner les derniers développementsAMI - Six nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés vendredi dans le pays.

Il s'agit de de 5 cas à Nouakchott et d'un cas dans la wilaya de l'Assaba. Les nouvelles infections portent le nombre des malades atteints par le coronavirus en Mauritanie à 26 personnes.

La propagation de la pandémie du Covid-19 et sa présence dans différentes localités exigent de faire preuve de prévoyance, de vigilance et de respect des mesures de prévention annoncées par les pouvoirs publics pour faire face à la maladie.

Dans ce cadre, le directeur de la santé publique au ministère de la santé, Dr Sidi Ould Zahaf a indiqué que le département de la santé a adopté une nouvelle stratégie pour faire face à la nouvelle situation épidémiologique marquée par la prévalence du virus au sein de la société au niveau local alors qu'elle était limitée jusque là à l'infection de personnes venant de l'étranger.

Il a ajouté, dans une rencontre avec l'AMI, que le département avait adopté une nouvelle stratégie globale de contrôle épidémiologique du virus, après l'apparition du 7eme cas, partant du fait que les cas enregistrés étaient limités à Nouakchott.

Il a précisé que la nouvelle orientation a pour objectif de déterminer les cas épidémiologiques de la capitale et de déterminer toutes les personnes contacts en vue de les soumettre aux tests pour ensuite isoler les personnes devant être confinées.

Le directeur a précisé que certains cas ou même la majorité des cas ne nécessitent pas de traitements et ne présentent pas de signes de la maladie bien qu'ild portent le virus.

Il a en outre souligné que les mesures prises permettront de procéder à une évaluation de la situation et d'actualiser la stratégie élaborée auparavant en vue de son application suivant la nouvelle situation épidémiologique.

S'agissant des infrastructures et des équipements médicaux nécessaires pour accompagner une éventuelle propagation du coronavirus, le directeur a affirmé que l'hôpital des maladies contagieuses, ouvert récemment, reçoit les personnes atteintes du virus, soulignant qu'ils dispose des moyens lui permettant de prendre en charge les malades.

En réponse à certains citoyens demandant d'accéder aux lieux de confinement pour avoir contacté les malades, le directeur a précisé que toutes les mesures relatives aux personnes contacts de tous les cas cités plus haut ont été prises, soulignant que ces mesures se poursuivent pour isoler toutes les personnes contacts et les soumettre aux tests.

En réponse à certaines personnes appelant à rendre disponibles les masques de protection et les moyens de désinfection, le directeur a noté que le département de la santé donne la priorité, dans ce cadre, aux équipes médicales en premier lieu.

En ce qui concerne la possibilité de déterminer si les premières personnes ou la première personne atteintes par le virus sont parmi les infiltrés arrivés à Nouakchott, le directeur a indiqué que la mission du secteur de la santé est de préciser les dangers pouvant découler de l'entrée dans le pays dans la conjoncture actuelle.

Dans le cadre de l'évaluation de la situation épidémiologique actuelle, le directeur a précisé que le coronavirus se propage très vite et que le danger existe encore, surtout à Nouakchott.

En réponse à une question relative à la non application des mesures de prévention de la part de certains citoyens, surtout que la fête d'El Fitr est très proche, Dr Sidi Ould Zahaf a souligné que le respect des mesures de prévention est le seul espoir d'éviter la propagation de la pandémie, appelant les parents à faire preuve de prévoyance et de vigilance.

Il a, dans ce cadre, affirmé que la pandémie existe au sein de la société, ce qui exige, a-t-i dit, des citoyens, des organisations de la société civile, des notables et des élus d'évaluer la situation actuelle, de revoir les mesures prises et de les respecter, précisant, à ce sujet, que le fait de rester dans les maisons et le suivi des mesures préventives sont le meilleur moyen utilisé par le monde entier pour éradiquer le Covid-19.

Source : AMI

Le résultat de l’examen du ministre de la santé est négatif (SOURCE)

Le résultat de l’examen du ministre de la santé est négatif (SOURCE)Tawary - L’on apprend d’une source fiable que le résultat du dépistage réalisé, ce jeudi 14 mai, en fin d’après-midi, pour le ministre de la santé, Dr Nedhirou Mohamed Hamed, est négatif.

Le même résultat est valable pour les autres membres de l’administration qui étaient avec lui lors de la rencontre avec l’un des cas testé positif, précise la source.

Nous rappelons que le ministre et ses proches collaborateurs avaient annoncé leur confinement sanitaire volontaire durant la durée initialement fixée et de passer les analyses du convid-19 pour s’assurer de leur état de santé.

Il importe de souligner que la Mauritanie a enregistré tout dernièrement 10 nouveaux cas du coronavirus dont 1 à Amourj à l’Est du pays et 9 à Nouakchott.

Depuis son lieu de confinement, il était en direct par téléphone avec la télévision El Mouritaniya, et il a profité de l'occasion pour appeler les citoyens à plus de responsabilité afin d'éviter la propagation du virus.

Il a insisté sur l'application des mesures imposées dans le plan de riposte qui sont le lavage des mains avec le savon, le port du masque dans les lieux publics, la distanciation physique et de limiter ou même d'éviter les sorties inutiles.

Le ministre a rappelé à la fin de sa communication que la meilleure méthode est la prévention de cette maladie.

Source : Tawary (Mauritanie)

Le ministre mauritanien de la santé : "pas d’allègement des mesures de prévention mais elles seront encadrées"

 

Le ministre mauritanien de la santé : Saharamédias - Dans une déclaration faite par téléphone, depuis son lieu de confinement, le ministre a dit que le gouvernement ne remettra pas en cause l’allègement des mesures de prévention mais qu’il les encadrera.

Dans cette déclaration faite à la télévision nationale, Dr Nadhirou O. Hamed a dit que les marchés ne seront pas fermés mais que les autorités n’autoriseront pas leur accès aux personnes qui ne portent pas des masques avec obligation de laver les mains, le matériel nécessaire pour cela sera disponible sur place.

L’horaire du couvre-feu ne sera pas modifié a dit le ministre mais les autorités seront fermes quant au respect rigoureux de son application.

Le ministre qui estime que la pandémie évoluera dans les prochains jours a demandé aux populations de multiplier les mesures de prévention comme par exemple le lavage des mains, le port de masques et le respect de la distanciation.

Le ministre de la santé a enfin déclaré que la décision de multiplier les tests dans les prochains jours a été prise de même que la recherche de cas éventuels de la maladie.

Source : Saharamédias

Mauritanie : la prière du vendredi de nouveau suspendue

Mauritanie : la prière du vendredi de nouveau suspendueSaharamédias - Le ministère mauritanien des affaires islamiques et de l’enseignement originel a annoncé jeudi la suspension de la prière du vendredi après la découverte de nouveaux cas du coronavirus.

Dans une déclaration faite à la chaîne nationale Al Mouritania, le ministre des affaires islamiques et de l’enseignement originel Dah O. Amar Taleb a dit que la suspension de la prière du vendredi est une nécessité qu’on se doit de respecter car elle a été prise en concertation avec les Oulémas et les médecins.

Ce jeudi la Mauritanie a enregistré quatre nouveaux cas du coronavirus, portant à 20 le nombre de malades recensés dans le pays depuis la mi-mars dernier.

Selon une dépêche de l’AMI, citant des sources médicales, deux parmi les cas découverts jeudi soir ont été en contact avec la malade testée positive mercredi à Teyarett.

La même source précise que le troisième cas a été découvert chez une femme âgée de 80 ans à Nouakchott, tandis que le quatrième a été découvert chez une personne en confinement dans la moughata d’Amourj, au Hodh Chargui.

Source : Saharamédias

Décès du 9ème cas de coronavirus

Décès du 9ème cas de coronavirus AMI - Le décès du 9ème cas de coronavirus en Mauritanie a été annoncé, mardi soir, par le ministère de la Santé, dans un communiqué parvenu à l’AMI.

Il s’agit d’un citoyen mauritanien âgé de 63 ans et gérant d’une épicerie à Tevragh-Zeina. Il souffre de la maladie depuis trois jours.

A cette occasion, le ministère renouvelle aux citoyens la nécessité de se conformer aux mesures préventives: lavage répétitif des mains au savon, port de masques et distanciation dans les lieux publics.

Le patient avait fait le déplacement entre deux cliniques privées et bénéficié du traitement, sans subir de test de dépistage de coronavirus ou renouer de contacts avec l’unité spéciale du ministère de la santé pour le suivi de la pandémie, ce qui démontre le non-respect des instructions du ministère de la santé par les formations sanitaires.

L’épicerie a été encerclée, ses employés et les membres de la famille du décès sont confinés.

Le ministre poursuit les investigations pour identifier les personnes qui avaient effectué des contacts avec le décès pour les arrêter et placer en quarantaine.

Source : AMI

 

Coronavirus: l'Afrique face à la pandémie mardi 12 mai

Des chauffeurs-routiers font la queue pour se faire tester pour le coronavirus au point de passage frontalier de Namanga entre le Kenya et la Tanzanie, à Namanga, au Kenya, le 12 mai 2020.Selon les chiffres du Centre de prévention des maladies de l’Union africaine (CDC), le continent comptait ce mardi 12 mai 67 957 cas confirmés de coronavirus, et 2 340 décès dus à la maladie. L’Afrique du Sud est le pays le plus touché, devant l’Égypte et le Maroc.

• Une « nouvelle phase » dans la gestion de la pandémie au Sénégal

C’est au tour du Sénégal d’assouplir les mesures prises pour endiguer la propagation du coronavirus. Dans sa troisième adresse à la Nation depuis le début de la crise, le président Macky Sall a annoncé lundi soir plusieurs mesures. Le couvre-feu est raccourci, les lieux de culte pourront rouvrir, les commerces fonctionner 6 jours sur 7, et les élèves qui passent des examens reprendront le chemin de l’école le 2 juin. Mais les Sénégalais devront « apprendre à vivre en présence du virus » a ajouté le chef de l’État, qui a insisté pour qu’il n’y ait pas de « relâchement » mais une « adaptation », mot revenu plusieurs fois dans son discours.

Dans les lieux de culte, les établissements scolaires, les marchés, et les restaurants, le port du masque restera obligatoire. Dans un communiqué, les évêques de l’Église catholique ont indiqué que la suspension des messes et célébrations publiques restait en vigueur pour l’instant. Autre annonce : les corps des Sénégalais décédés du Covid-19 à l’étranger pourront finalement être rapatriés.

À ce jour, le pays enregistre 109 nouveaux cas positifs, au total 1 995 cas confirmés, dont 1 233 sous traitement, 19 décès. La presse, elle, souligne un « paradoxe » dans ce « coronavirage »

La crise du coronavirus est économique tout autant que sanitaire, comme l’illustre la situation à Saly. Cette cité balnéaire, à une centaine de kilomètres de Dakar, est désormais une « ville fantôme » privée d’un tourisme qui représente 10% du PIB sénégalais. Notre correspondant William de Lesseux est allé le constater sur place.

• Une mutinerie à la prison de Lomé, les détenus craignent le Covid-19

Les gardiens de la prison de Lomé ont vite ramené la situation à la normale après un mouvement d’humeur des prisonniers ce mardi matin. Les détenus refusaient que soient ramenées en cellule des personnes testées positif au coronavirus. Ils réclament la libération ou la délocalisation de ces personnes. Cette prison est surchargée avec plus de 1 500 détenus pour 600 places et fait régulièrement l’objet de rapports d’organisations des droits humains. En revanche, selon les informations de notre correspondant Peter Dogbé, le prisonnier le plus célèbre, le demi-frère du président Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, a été exfiltré ce mardi matin.

• La cloche a sonné au Bénin, les enseignants kényans ne veulent pas reprendre

Les écoles du Bénin ont rouvert leurs portes hier lundi, après plus de 40 jours de fermeture. Selon notre correspondant Jean-Luc Aplogan, les élèves rechignent à garder le masque toute la journée, les enseignants restent inquiets, mais le gouvernement a promis des masques gratuits, des dispositifs de lavage de mains et la poursuite du dépistage massif des enseignants.

Au Kenya, en revanche, les écoles sont encore fermées, et les enseignants entendent bien qu’elles le restent tant que les mesures appropriées n’ont pas été prises. Le syndicat exige des garanties : la reconfiguration des classes pour assurer la distance sociale nécessaire, l’interdiction des voyages et des événements scolaires, et surtout, la désinfection massive de tous les établissements avant la réouverture. En effet, 460 universités, collège et écoles primaires servent aujourd’hui de centres de quarantaine pour des patients atteints du Covid-19. Une reprise des cours dans ces lieux serait un cauchemar, martèle le syndicat.

En revanche, les restaurants kényans ont repris du service, et le tourisme attend de pouvoir en faire de même.

• Côte d’Ivoire : montée en puissance des dépistages et artistes engagés

Les autorités ivoiriennes veulent mettre le dépistage au cœur de leur stratégie de riposte. Six centres de prélèvement sur treize sont pour le moment opérationnels à Abidjan. La capitale économique concentre 98% des 1 730 cas recensés jusque là dans le pays. Les échantillons prélevés sont ensuite envoyés à l’Institut Pasteur, où s’est rendu Pierre Pinto, et qui dispose des fameuses machines à PCR en temps réel permettant de déceler le Sars-COV2. Entre 300 et 500 tests journaliers sont réalisés.

Dans le même temps, alors que les mesures de restriction ont été allégées à l’intérieur du pays, le couvre-feu reste en vigueur jusqu’à vendredi à Abidjan. La sensibilisation ne faiblit pas pour autant. Depuis début avril, une association de créateurs intervient ponctuellement dans la commune populaire de Yopougon, notamment via des ateliers de confection de masques, de gel hydro-alcoolique et de savon. Notre correspondant Sidi Yansané a assisté à l’un de ses ateliers.

• Nombreuses réactions à l’interview d’Andy Rajoelina

Au lendemain de son passage sur RFI et France 24 la prestation du président malgache est largement commentée, relate notre correspondante Sarah Tétaud. Chez certains, la fibre nationaliste et la dénonciation des Occidentaux fait mouche. Les dithyrambes en font un « nouveau Sankara », bouteille de Covid-organics à la main, breuvage qu’il vante partout en Afrique malgré les mises en garde de l’OMS, l’organisation rappelant qu’aucune preuve médicale de son efficacité n’existe. D’autres estiment que l’énergie du chef de l’État serait beaucoup plus utile à mettre sur pied un plan de relance et à sortir de nombreux malgaches de la misère et de la faim. Certains en revanche, dénoncent son « panafricaniste opportuniste », « complotiste », et attendent les résultats des essais cliniques réalisés par l’Union Africaine, le Sénégal ou encore l’Afrique du Sud.

• Premier vol de rapatriés au Gabon

Une première vague de Gabonais bloqués à l’étranger a regagné Libreville hier lundi, en provenance de Douala, au Cameroun. Une vingtaine de personnes parmi les quelque 1.200 ayant sollicité le gouvernement dans 23 pays. Notre correspondant Yves-Laurent Goma était à la descente de l’avion.

Retour au Gabon des premiers rapatriés du Covid-19

Yves-Laurent Goma

• Reprise des vols Air France au Cameroun

Avec le « Très Haut Accord » du président Paul Biya, le gouvernement camerounais autorise la reprise des vols commerciaux de la compagnie Air France, à raison d’un vol par semaine et alternativement à Yaoundé et Douala, et ce jusqu’au 30 juin. Les passagers devront présenter un test négatif au coronavirus à l’embarquement, et s’engager à s’auto-confiner à l’arrivée au Cameroun, où ils devront être suivis individuellement. Les autorités insistent sur le port du masque obligatoire et le respect des gestes barrières pour les passagers et le personnel d’Air France.

La lettre du ministre camerounais des Transports Ministère Transports

• Confinement prolongé jusqu’à la fin du ramadan en Algérie

Le gouvernement algérien a prolongé les mesures de jusqu'au 29 mai, soit après la fin du ramadan. En déplacement à Oran, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a appelé la population à la « responsabilité individuelle et collective » face à des cas d'indiscipline, notamment en continuant à porter le masque.

Les autorités ont dû faire refermer de nombreux commerces, rouverts au début du mois de jeûne, dans près de la moitié des 48 préfectures du pays, dont Alger, en raison du non respect des règles d'hygiène et de distanciation sociale. Notamment des magasins de vêtements et de chaussures, des salons de coiffure et des pâtisseries. L’Algérie rapporte 5 891 cas et 507 victimes.

• La crise frappe le coton malien

Après le lait hier lundi, RFI vous parle ce mardi d’un autre secteur frappé par les conséquences de la crise : le coton. Au Mali, les producteurs vont perdre plus du cinquième de leurs revenus lors de la campagne 2020/2021. Le prix « bord champ » (le prix au producteur) garanti a été fixé à 200 francs CFA le kilo au lieu de 275 francs CFA pour la campagne précédente, nous explique Stanislas Ndayshimiye.

Source : RFI

 

Coronavirus: le monde face à la pandémie mardi 12 mai

Un travailleur palestinien dans une école dirigée par l'UNRWA où les parents inscrivent leurs enfants pour la nouvelle année sans les amener en raison de préoccupations dues à la propagation du coronavirus, dans le centre de la bande de Gaza le 12 mai.Reprise partielle de l’école en France, mesures drastiques pour entrer en Espagne et déconfinement régional en Russie. L’Europe, à l’image des autres continents, s’organisent pour relancer l’activité malgré la crainte d’une seconde vague.

En France : reprise des classes pour une petite partie des élèves

Ce mardi 12 mai était très attendu pour beaucoup de parents en France car il marquait un premier retour des élèves en classe. Une journée qui avait valeur de test dans le processus de déconfinement, car la décision de rouvrir les écoles n’était pas préconisée par le Conseil scientifique et crainte par certains élus. Un peu plus d’un million d’élèves sur un total de sept millions ont retrouvé les salles de cours ce mardi.

Une reprise qui ne signifie en aucun cas un retour à la normal pour ces élèves. Les gestes barrières et les mesures de protection destinées à éviter toute contamination sont légion. Et chaque école a dû s’organiser pour tenter de respecter un protocole inapplicable selon beaucoup. La rentrée s’effectue donc de manière différenciée selon les communes. Pour l’heure, trois niveaux sont privilégiés : la grande section de maternelle, les CP et les CM2. Seuls quinze élèves sont acceptés maximum par classe.

Le bilan de l'épidémie de coronavirus en France est de nouveau en hausse mardi soir avec 348 nouveaux décès en 24 heures, mais le nombre de patients lourds en réanimation continue de baisser, selon la direction générale de la Santé. Au total depuis le 1er mars, au moins 26 991 décès ont été enregistrés mais la pression sur les services d'urgence continue de se réduire, avec 2 542 patients, soit 170 de moins que la veille, précise-t-elle.

L’Espagne placera en quarantaine ceux qui entrent sur son territoire

Alors que le nombre de décès et de nouvelles contaminations continue de baisser en Espagne (594 nouveaux cas soit le chiffre le plus bas depuis deux mois), les autorités restreignent l’accès au territoire national en publiant ce mardi une ordonnance au Journal officiel.

Qu’importe s’il s’agit de résidents espagnols, de ressortissants espagnols ou de travailleurs transfrontaliers, qu’importe si les personnes proviennent de Thaïlande, d’Amérique latine ou des pays de l’Union européenne, entrer en Espagne va signifier automatiquement une mise en quarantaine, rapporte notre correspondant à Madrid, François Musseau. Dorénavant, le nouvel arrivant devra rester 14 jours dans une situation d’isolement. Il lui sera seulement permis de se rendre à un centre de soin, d’aller acheter de la nourriture ou des médicaments dans une pharmacie, et de toute façon il aura la stricte obligation de porter un masque chaque fois qu’il sortira de son domicile ou de l’hôtel où il est logé.

Alors que les chiffres des morts et des contagions ont beaucoup baissé depuis une semaine, et alors que le déconfinement est désormais une réalité dans la moitié du pays, les autorités espagnoles craignent ce qu’on appelle ici un repunte, c’est à dire une nouvelle propagation du Covid-19. Ces mesures de protection vis-à-vis de l’étranger s’inscrivent dans le cadre de cette politique de prudence et de précaution, car, selon les mots de Fernando Simon, le grand coordinateur des urgences sanitaires, nous ne voulons pas que s’écroule tout d’un coup tout ce que nous nous sommes efforcé à construire.

Dans le cadre de cette quarantaine : seules les sorties pour faire des courses alimentaires, se rendre dans des centres de soin ou dans des « situations de nécessité » seront autorisées. Quelques dérogations ont tout de même été mises en place : pour les chauffeurs routiers, les membres d'équipage d'avions et de bateaux, les travailleurs transfrontaliers ou encore le personnel médical venant dans le pays pour y travailler.

En Russie : début d’un déconfinement régionalisé

Alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter dans le pays (le porte-parole de Vladimir Poutine vient d’annoncer qu’il avait été testé positif et qu’il était soigné à l’hôpital), ce mardi marque le début d’un léger déconfinement en Russie. Pourtant avec 232 243 cas confirmés depuis le début de l'épidémie, dont 10 899 enregistrés ce mardi, la Russie serait désormais le deuxième pays comptant le plus de malades (selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles), même si la mortalité, officiellement, reste très faible avec 2 116 morts. Depuis ce mardi, chaque région a le pouvoir de lever certaines restrictions.

La capitale russe, principal foyer de l'épidémie, a quant à elle prolongé le confinement jusqu'au 31 mai (à l’exclusion de l’industrie et des chantiers qui ont repris ce mardi). Et dans le cadre de cette prolongation du confinement, le port du masque et de gants de protection est désormais obligatoire à Moscou dans les transports en commun et les lieux publics fermés.

L’appel à l’aide des artistes belges

A l’image de ce qui se passe dans d’autres pays, le secteur de la culture en Belgique subit de plein fouet les conséquences de l’épidémie de coronavirus. Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre Sophie Wilmès et au gouvernement, près de 300 artistes parmi lesquels Angèle, Cécile de France ou encore les frères Dardenne réclament « des mesures extraordinaires ».

Une situation suivit de près par la ministre de la Culture Bénédicte Linnard qui a confié ce mardi qu’il y avait déjà un accord entre Flamands et francophones pour « donner des perspectives de déconfinement au secteur ». « On espère ouvrir un petit peu la porte, pas toute grande encore, malheureusement. La culture est un métier de partage et quand on essaie de limiter la progression du virus, ça rend les choses plus compliquées », a quant à elle expliqué la Première ministre, avant d’ajouter : « On a l’intention de continuer à soutenir ce secteur et même de renforcer le soutien », sans pour autant évoquer « un revenu garanti » comme le réclame le collectif d’artiste signataire de cette lettre ouverte.

Réouverture partielle des mosquées en Iran durant trois nuits

Alors que le pays s’apprête à fêter l’un des moments les plus sacrés de l’année avec les célébrations de Laylat al-Qadr (« Nuit du Destin »), la 27e nuit du ramadan qui marque, selon la tradition musulmane, la nuit où les premiers versets du Coran ont été révélés à Mahomet, les autorités ont annoncé la réouverture des mosquées entre minuit et deux heures du matin pour trois des cinq prochaines nuits à compter de ce mercredi. Des mosquées qui étaient jusque-là fermées depuis le mois de mars afin de freiner la propagation du Covid-19 qui a durement touché le pays. Une annonce réalisée par le ministre de la Santé qui a tenu à rappeler que cela ne signifiait en aucun cas que le danger était écarté. « La plus grande erreur stratégique serait de penser que le coronavirus est terminé », a prévenu Saïd Namaki sur la télévision d'Etat, avant d’ajouter qu’à « tout moment, nous risquons de revenir à une mauvaise situation » à cause d'une « négligence ».

Appel à l’aide pour répondre à l’urgence en Palestine

L’UNRWA (l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a réclamé ce mardi une aide supplémentaire pour répondre aux conséquences socio-économiques liées à l’épidémie du coronavirus dans les territoires palestiniens. Même si jusqu’à présent ces territoires ont été relativement épargnés, l’organisation lance cet appel car elle fait face depuis 2018 à un déficit chronique de financement. Une situation qui fait suite à la décision des Etats-Unis de mettre un terme à leur contribution pour cette agence des Nations Unies, alors que ce pays était jusqu’alors le principal contributeur.

La Syrie fabrique de la chloroquine

Après neuf années de guerre, le système de santé du pays est à bout de souffle, alors les autorités misent tout sur ce traitement. Des laboratoires pharmaceutiques syriens ont relevé le défi et en produisent, même si son efficacité est contestée.

Aux Etats-Unis : Elon Musk, le patron de Tesla, défit les autorités

Même en pleine épidémie de coronavirus, Elon Musk continue de faire les gros titres de la presse outre-Atlantique. Cette fois le sulfureux fondateur et patron de Tesla a annoncé sa décision de rouvrir son usine californienne, ce qui va à l’encontre des règles du comté d'Alamedaet (Etat de Californie). « Je serai dans les rangs avec tout le monde. Si quelqu'un est arrêté, je demande que ce soit moi, et moi seul », a notamment déclaré le milliardaire sur les réseaux sociaux. Cette réouverture représente l’un des exemples les plus criants de la défiance qui règne aux Etats-Unis concernant les mesures prises dans le cadre du Covid-19.

D’ailleurs, Anthony Fauci, le plus haut responsable de la santé publique aux Etats-Unis et figure centrale du conseil scientifique à la Maison Blanche, met en garde solennellement les Américains devant le Sénat qu’une reprise trop rapide impliqueraient des « souffrances et des morts inutiles », rapporte le Washington Post.

L’Etat canadien pense enfin aux séniors

Critiqué depuis plusieurs semaines pour son manque d’investissement en faveur des personnes âgées, l’Etat fédéral canadien a finalement réagi et annoncé une aide pouvant évoluer entre deux cents et trois cents dollars canadiens (entre cent trente et deux cents euros). Une aide qui sera destinée à plus de six millions de personnes selon la ministre des Aînés, Deb Schulte. Si jusqu’à présent les travailleurs, les étudiants, les petites, moyennes et grandes entreprises avaient pu bénéficier d’une aide financière, les seniors étaient laissés de côté comme le dénonçaient certains partis d’opposition, à l’image du Bloc québécois.

L’Inde sacrifie son droit du travail pour relancer l'économie

En vue du déconfinement du pays prévu pour lundi prochain (bien que certains Etats ont déjà commencé, comme l’Uttar Pradesh), certains gouvernements régionaux ont pris les devants et annoncé de grandes réformes pour tenter de relancer au plus vite l’économie. Cinq États fédérés ont ainsi suspendu une grande partie du droit du travail en vigueur dans l’espoir que cela attirera davantage d’investissements, notamment en provenance de Chine. Des mesures qui représentent une régression dangereuse selon les syndicats.

Dans l’Etat du Gujarat, la journée de travail passera ainsi de huit à douze heures. Les entreprises de moins de 40 salariés dans l’Etat du Madhya Pradesh ne seront plus tenues de respecter les normes de sécurité industrielle, les nouvelles usines seront exemptées des règles basiques d’accès aux toilettes ou de congés payés, et enfin, elles n’auront plus besoin d’informer le ministère du Travail en cas d’accident du travail. Des réformes qui doivent encore être approuvées par le gouvernement fédéral.

Des projections économiques catastrophiques au Japon

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Je m'abonne

L’industrie japonaise annonce des jours sombres, à commencer par le secteur automobile. C’est le cas du géant Toyota qui anticipe un effondrement de 79,5% de son bénéfice opérationnel sur son nouvel exercice 2020/21 démarré le 1er avril. Le groupe explique que cette chute sévère est directement liée au Covid-19. Selon ses calculs les ventes au niveau mondiale devraient baisser de 19,8%, pour un total de 24 000 milliards de yens (soit 206,8 milliards d'euros). Par ailleurs, Toyota n'a pas souhaité annoncer de prévision de bénéfice net annuel, en raison des incertitudes encore trop élevées à l'heure actuelle.

Honda, l’autre géant du secteur, est tout aussi pessimiste. Selon un communiqué, la marque devrait voir son bénéfice net annuel (clos au 31 mars) chuter de 25,3% à 455,7 milliards de yens (3,92 milliards d'euros). Désormais le constructeur se dit « incapable de fournir des objectifs basés sur des calculs raisonnables » pour le moment.

Il n’y a pas que le secteur automobile qui est touché. Le groupe Nikon revoit également tous ses objectifs à la baisse et table désormais sur un bénéfice net annuel de 7 milliards de yens (60,14 millions d'euros), contre 17 milliards yens (146 millions d'euros) espérés avant le début de la crise du Covid-19.

Dépistage massif en vue pour les habitants de Wuhan

Face à la crainte d’une résurgence de l’épidémie, les autorités chinoises prévoient un dépistage de l’ensemble de la population de Wuhan, considéré comme le berceau du Covid-19. Selon une circulaire de la mairie, les treize districts de cette ville de onze millions d’habitants disposent de dix jours pour se préparer afin de mener à bien ces tests. Une décision prise suite à l’annonce de nouveaux cas non-importés à Wuhan, six nouveaux cas détectés entre dimanche et lundi, alors qu’aucun nouveau cas n’avait été recensé depuis plus d’un mois.

Source : RFI

 

Mauritanie : importante pénurie des médicaments pour les maladies chroniques

Mauritanie : importante pénurie des médicaments pour les maladies chroniquesSaharamédias - Des sources médicales ont révélé à Sahara Medias que d’importantes pénuries de médicaments pour maladies chroniques sont perceptibles au niveau de bon nombre de pharmacies du pays, une information que le reporter de Sahara Medias a pu vérifier dans la majorité des pharmacies.

Des blogueurs ont annoncé sur les réseaux sociaux un manque pressant de plusieurs médicaments notamment ceux utilisés pour les maladies de l’hypertension, le diabète et les maladies cardiovasculaires.

Une activiste sur les réseaux sociaux, Arbiya Sidi O. El Moctar a écrit que le ministre de la santé, Dr Nadhirou O. Hamed l’avait contacté il y a quelques jours et promis une solution au problème au cas où les choses redeviendraient normales eu égard à la situation dans le monde qui a influé sur l’approvisionnement du pays en médicaments.

Sahara Medias a pu obtenir de sources médicales la liste des principaux médicaments en rupture dans les pharmacies de Nouakchott.

Ci-dessous cette liste :

Coveram 10/10

Coveram 5/10

Miorel 4mg

Coltramyl 4mg

Amarel 2mg

Amarel 3mg

Oroken 40mg

Oroken 100mg

Oroken 200mg

Orelox 40mg

Tenordate

Tegretol lp 400mg

Cardiensel 2,5mg

Cardiensel 5mg

Cardiensel 10mg

Cardix 6,25mg

Co-losar 50mg medis

Co-losar 100mg medis

Losar 50mg medis

Losar 100mg medis

Capril 50mg cp

Capril 25mg cp

Nootropyl AB

Fumafer pouder

Omix lp 0,4

Utrogstan 200mg

Utrogestan 100mg

Progestoron inj

Advil sp

Adalat 20mg

Adalat 10mg

Loxen inj

Lasilix 500mg

Dilaclan 250mg sp

Maxidrol pmd

Ciloxan pmd

Ventolin Sp

Physiomer

Rulid 150mg

Ferroatoran sp

Pectogen sp

Pivalon 1%

Amlor 10mg

Amlor 5mg

Genpres 5mg

Genpres 2,5mg

Triatec 10mg

Triatec 5 mg

Intetrex cp

Risinia 4mg

Titanirein sipo

Titanorein pmd

Anti-Himoroid pmd

Anti-Himoroid sipo

Aldomet 250mg

Metformina 850mg basi

Duotrav collyre

Avomas 5mg cp

Largatil 25mg

Celebrex 100mg

Celebrex 200mg

Profenid pmd

Larmabak Collyre

Atropina 1% Collyre

Isoptin 240mg Lp

Normacol Ad

Normacol Enf

Clomogen

Capen 25mg

Frakidex pmd

Progestogel

Plavix 75 mg

Coveram 5/5

Insuline Novomix stylo

Insuline Novorapide stylo

Source : Saharamédias

 

Covid-19 : un mort au Burkina Faso, le premier en Afrique subsaharienne

Covid-19 : un mort au Burkina Faso, le premier en Afrique subsaharienneLe Monde Afrique - Le Burkina Faso a enregistré son premier décès lié au Covid-19, qui est aussi le premier en Afrique subsaharienne, a annoncé mercredi 18 mars le coordonnateur national contre l’épidémie.

« Nous avons enregistré dans la nuit le décès d’une patiente de 62 ans, diabétique, qui était sous réanimation », a déclaré lors d’un point de presse le professeur Martial Ouédraogo, coordonnateur de la réponse à l’épidémie de coronavirus dans ce pays très pauvre du Sahel.

Sept nouveaux cas ont été enregistrés au Burkina, « ce qui porte le nombre de malades à 27, dont 15 femmes et 12 hommes », a-t-il poursuivi. Un premier cas en dehors de la capitale Ouagadougou a été confirmé, à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, a précisé M. Ouédraogo.

Avec ces nouveaux cas au Burkina Faso, le nombre total de cas de coronavirus s’élève à 576 dans toute l’Afrique (Afrique du nord et subsaharienne), dont 15 décès (6 en Egypte, 5 en Algérie, 2 au Maroc, 1 au Soudan et donc 1 au Burkina Faso).

Ce dernier pays a décidé samedi la fermeture de tous les établissements scolaires et la suspension jusqu’à fin avril des manifestations et rassemblements publics et privés, pour tenter d’endiguer la progression de l’épidémie.

Le Monde avec AFP
Source : Le Monde Afrique (France)