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En attendant de mieux voir, les médecins mettent un terme à leur grève

En attendant de mieux voir, les médecins mettent un terme à leur grève En grève depuis 45 jours, les médecins ont décidé, samedi 16 juin, de suspendre pendant deux semaines leur mouvement afin, justifient-ils, de « donner une chance à une médiation jugée sérieuse ». « Cette médiation est conduite par des personnalités publiques fiables en dehors du gouvernement et munies de garanties précises », explique-t-on.

Les médecins ont pris cette décision au cours d’une assemblée générale à huis-clos de l’Union Générale des Médecins et des spécialistes mauritaniens destinée à discuter les développements de la grève et des chances d’aboutir de la médiation engagée. S’adressant à ses collègues, lors de l’AG, le Docteur Mohamed Ould Mohamed Lemine « Dahya », président du syndicat des médecins spécialistes, avait rassuré :

« La présente médiation garantit l’engagement de satisfaire les revendications des médecins et d’arrêter la grève », soulignant que par le passé le syndicat a rejeté un certain nombre d’offres de médiations.

En effet, les grévistes ont décidé de saisir la perche tendue par la ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’Administration, mandatée par le Chef de l’Etat. Il a salué la démarche du médiateur entre les médecins et le ministère de la Santé, affirmant qu’il était un intermédiaire de confiance.

Dahya a appelé les médecins présents à l’Assemblée générale à renouveler la confiance dans les dirigeants de la grève pour achever le processus de négociation en cours.

Concernant les craintes de mettre fin à la grève sans satisfaction des exigences des médecins, Ould Dahya a signalé qu’il était possible de revenir à la grève, après une semaine ou deux, si les engagements du médiateur n’étaient pas respectés.

Le secrétaire général de l’Association des médecins spécialistes a ajouté que le gouvernement aimerait que la grève continue, parce que cela a un impact sur la réputation des médecins, en soulignant que les médecins sont régis par l’éthique d’une profession et qu’ils doivent y prêter attention Le gouvernement utilise la manière forte pour briser la grève des médecins. Ces derniers entendaient passer à une vitesse supérieure, en réaction aux mesures de représailles.

Organisée par les deux syndicats des médecins généralistes et spécialistes, cette grève, observée à 95% sur l’étendue du territoire national, est motivée par des revendications salariales et l’amélioration des conditions de travail.

Dans une mesure de sanction, le ministère de la Santé, qui qualifie le mouvement d’illégal, a annoncé la suspension des salaires des grévistes et procédé au limogeage de plusieurs de leurs responsables qui occupaient des postes de responsabilités au sein de plusieurs établissements hospitaliers.

Réagissant à cela, les grévistes ont résilié collectivement leurs contrats avec l’hôpital militaire de Nouakchott. En dépit de cet arrêt de travail, un service minimal est assuré dans toutes les structures d’urgence du pays. Les grévistes avaient décidé de passer à la vitesse supérieure en instituant au cours de cette quinzaine, la rotation des urgences au sein des établissements hospitaliers de Nouakchott.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Suspension de la grève des médecins mauritaniens

Suspension de la grève des médecins mauritaniens Les médecins mauritaniens ont décidé de suspendre pendant deux semaines leur grève qui dure depuis 45 jours pour donner une chance à la médiation jugée sérieuse, a-t-on appris de source sûre samedi à Nouakchott.

« Cette médiation est conduite par des personnalités publiques fiables en dehors du gouvernement et munies de garanties précises », a expliqué à APA une source proche du dossier qui, selon elle, est désormais sur le bureau du président de la République.

Les médecins ont pris cette décision au cours d’une assemblée générale à huis-clos destinée à discuter les développements de la grève et des chances d’aboutir de la médiation engagée.

Organisée par les deux syndicats des médecins généralistes et spécialistes, cette grève, observée à 95% dans l’ensemble des villes mauritaniennes, est motivée par des revendications salariales et l’amélioration des conditions de travail.

Dans une mesure de sanction, le ministère de la Santé mauritanien qui qualifie le mouvement d’illégal a annoncé la suspension des salaires des grévistes et procédé au limogeage de plusieurs de leurs responsables.

Réagissant à cela, les grévistes ont résilié collectivement leurs contrats avec l’hôpital militaire de Nouakchott. En dépit de cet arrêt de travail, un service minimal est assuré dans toutes les structures d’urgence du pays.

Source : Apanews

 

 

Mauritanie : mise en garde aux cliniques privées employant des médecins du public

Mauritanie : mise en garde aux cliniques privées employant des médecins du publicLe ministère de la Santé mauritanien a adressé, jeudi, une mise en garde aux cliniques privées qui emploient des médecins travaillant dans le secteur public en dehors des horaires et lieux de travail officiels, a-t-on appris de source sûre à Nouakchott.

Suite à des missions d’inspection dans les cliniques privées, il a été constaté que des fonctionnaires publics y travaillent sans autorisation, a indiqué le ministère dans une lettre adressée aux responsables desdites cliniques, rappelant que tout manquement constaté expose les contrevenants aux sanctions prévues dans ce domaine.

Cette mesure est perçue comme étant un cran supplémentaire monté sur l’échelle des pressions exercées par le ministère sur les médecins qui observent une grève illimitée depuis plus d’un mois.

La quasi-totalité des médecins du secteur public mauritanien exercent dans des cliniques privées en dehors de leurs horaires de travail dans les hôpitaux de l’État.

Dans la même logique, le ministère a procédé au relèvement d’un bon nombre de médecins généralistes et spécialistes de leurs fonctions dans les structures sanitaires publiques.

De leur côté, les grévistes ont décidé de résilier de manière collective leurs contrats avec l’hôpital militaire de Nouakchott.


Le ministère de la Santé limoge de nouveaux spécialistes de leurs fonctions dans les hôpitaux

Le ministère de la Santé limoge de nouveaux spécialistes de leurs fonctions dans les hôpitaux (Noms)Le Ministère de la santé poursuit ses mesures punitives contre les spécialistes en service dans les hôpitaux de l’intérieur du pays, pour avoir participé à la grève ouverte observée par les médecins, qui entre dans son second mois.

Ont été ainsi limogés :

- le Chef de service de cardiologie et maladies cardio-vasculaires à l'hôpital de Kiffa Dr. Yahya Ould Sidi Moctar,

- le chef de service de chirurgie à l'hôpital de Kiffa Dr. Mohamed Ould Bakar,

- le chef de service de cardiologie à l'hôpital de Nouadhibou Dr. Zeine Ould Ahmed Cherif,

- le chef de service de radiologie de l'hôpital de Nouadhibou Dr. Ahmed Qhassem,

- le chef de chirurgie orthopédique et articulaire à l'hôpital de Nouadhibou Dr Baba Sidatt,

- le chef de Service d'anesthésie et de réanimation à l’hôpital de Nouadhibou Dr. Moulay Cherif

Le département de la santé avait licencié récemment le syndicaliste Dr Mohamed Ould Mohamed Lemine dit Dahiye de son poste de chef du département des maladies internes à l’hôpital national.

Dénonçant ces sanctions, les médecins ont prôné l’escalade dont la possibilité de démissionner de leurs fonctions de chefs de services des départements, si le ministère de tutelle ne fait marche arrière dans 15 jours dans sa politique arbitraire

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 

Les médecins grévistes protestent à l'intérieur de l’hôpital national

Le syndicat des médecins grévistes a organisé ce mardi matin, 05 juin courant, un sit-in à l’intérieur du Centre hospitalier National à Nouakchott, dit l’Hôpital national.

Des dizaines de médecins affiliés au dit syndicat, dont des généralistes et des spécialistes, ainsi que des infirmiers et des agents de santé ont pris part à cet élan de contestation.

Les protestataires ont renouvelé leurs doléances et réaffirmé leur détermination à poursuivre leur débrayage jusqu’à leur satisfaction.

« Les prochaines semaines verront des mesures d’escalade dont la limitation des services aux urgences en plus de la centralisation des opérations chirurgicales », ont indiqué les grévistes, qui ont dénoncé le désintérêt témoigné par les pouvoirs publics à leurs revendications.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : les médecins grévistes font monter les enchères

Mauritanie : les médecins grévistes font monter les enchères Les médecins mauritaniens, en grève illimitée depuis un mois, ont décidé de faire monter les enchères au cours d’une réunion d’évaluation tenue à Nouakchott, a-t-on appris de source médicale dimanche dans la capitale mauritanienne.

Au premier plan des mesures d’escalade décidées figure la résiliation collective des contrats liant les grévistes avec l’hôpital militaire de Nouakchott à partir de ce lundi.

Ladite grève est organisée conjointement par les deux syndicats des médecins généralistes et spécialistes qui réclament l’amélioration des conditions de travail et la revalorisation des salaires.

Réagissant au mouvement d’humeur, le ministère de la Santé mauritanien a pris des mesures punitives dont le limogeage du président du Syndicat des médecins spécialistes de sa fonction au Centre hospitalier national de Nouakchott (CHN) et la menace de suspendre les salaires de tous les grévistes.

Si le limogeage de leur collègue n’est pas annulé au bout de 15 jours, les médecins menacent d’aller vers des démissions collectives de tous les chefs de division au CHN.

Les grévistes ont aussi prévu de limiter la permanence dans les urgences à tour de rôle à un seul hôpital par semaine à compter du 1er juillet, faute de satisfaction de leurs revendications.

Jusque-là, les services des urgences dans tous les hôpitaux étaient exemptés des arrêts de travail.

Les grévistes soulignent en outre que « les décisions arbitraires et illégales » ne feront que renforcer leur détermination et leur attachement à leur « cause juste ».

Source : Apanews

 

 

Les médecins grévistes pestent contre le limogeage d’un des leurs

Les médecins grévistes ont dénoncé fermement la mesure « illégale » qui a visé le président du syndicat  des médecins spécialistes, le Docteur Mohamed Dahiya. Une mesure contraire, selon eux, à «  la protection juridique qu'offre toute grève légitime et respectant les conditions mentionnées dans l'article 267 du code mauritanien du travail ».


En solidarité avec leur collègue, les médecins  chefs des services hospitaliers de l'hôpital national projettent de démissionner collectivement  d’ici une quinzaine de jours si aucune annulation de la  décision arbitraire et illégale visant le Dr Dahiya n'est prise.


Les médecins grévistes comptent  centraliser les urgences à partir du premier Juillet 2018 dans un seul établissement hospitalier chaque semaine et de façon rotative. Ils entendent également  résilier tous les contrats de travail liant les médecins civils à l'hôpital militaire de Nouakchott à partir du Lundi prochain 04 mai 2018.Les protestataires vont intenter des actions en justice pour annuler la décision du directeur du CHN. Un sit in est programmé, le mardi 5 juin à 10h à l’hôpital national.


«  Il est évident pour tout le monde que de telles mesures arbitraires et illégales ne vont que nous pousser à être, plus que jamais, attachés à notre cause légale; c'est pour cela nous lançons un appel à l'union des tous les médecins jusqu'à l'obtention de nos droits et la réalisation des nos doléances ; ce qui nécessite de grands sacrifice », concluent les grévistes.

Pour rappel, le  chef du département "médecine interne", Docteur Mohamed Ould Mohamed Lemine « Dahya » a été viré de son poste par le directeur du Centre hospitalier national, par note datée du 31 mai 2018. Au motif  de grève. Conformément à la loi 93-09 du 18 janvier 1993 portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat qui stipule en son article 21 que la «grève est notamment interdite aux directeurs et chefs de service es établissements publics à caractère administratif

Source : lecalame.com (Mauritanie)

 

 

Front social: le syndicat des pharmaciens entre dans la danse

Front social: le syndicat des pharmaciens entre dans la danseLe syndicat des pharmaciens (SPM) a introduit ce lundi un préavis de grève auprès du Ministre de le Santé. Dans un communiqué distribué à la presse, le SPM menace d’entrer dans la danse et rejoindre les trois autres syndicats de santé en grève si les autorités sanitaires ne répondent pas à ses exigences.

La plate forme revendicative du syndicat tourne au tour de la révision du code de la santé applicable aux pharmacies, la participation de ses membres aux Conseils d’Administration des structures publiques en relation avec les médicaments et les analyses médicales, la révision des salaires, le renforcement de la formation continue et le recrutement des diplômés chômeurs en pharmacie.

Le syndicat demande également la réactivation des pharmacies au niveau des hôpitaux, l’établissement de la liste des médicaments homologués et l’implication du syndicat dans les études techniques sur les médicaments.

Enfin, le Syndicat exige une assurance maladie pour tous les Mauritaniens et la gratuité des analyses de médicaments suspectés par le syndicat.

Il semble que les braises de la crispation sociale aient reçu assez de souffle pour finalement embraser tout le secteur de la santé. En attendant, la fin de ce bras de fer, les groupes vulnérables souffrent dans le silence et l’indifférence, le martyr.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

Les médecins révèlent leurs salaires et ceux des médecins étrangers

Les médecins révèlent leurs salaires et ceux des médecins étrangersLes médecins grévistes ont révélé les montants totaux de leurs salaires annuels, ainsi que les montants annuellement payés aux médecins étrangers, démentissant ainsi les chiffres que le ministre de l’Economie et des Finances Ould Ndjaye a communiqué aux parlementaires.

Les médecins, dans un post publié sur la page Facebook de leur grèves, ont
​​déclaré que le nombre total de médecins mauritaniens dans le pays est de 707, dont 329 spécialistes et 378 médecins généralistes.

Alors que le nombre de médecins étrangers est de 45, soulignant que toutes leurs spécialités sont disponibles au niveau des médecins mauritaniens. Les médecins ont souligné que le salaire du médecin spécialiste est de 230 mille ouguiyas par mois . Cela signifie que le total des salaires des spécialistes (329 spécialistes) ne dépasse pas 909 millions d’ouguiyas par an.

Les salaires des médecins généralistes se montent à 180 mille ouguiyas par mois, Ce qui équivaut pour 378 médecins 816.millions d’Ouguiyas par an.

Les médecins ont déclaré que le smedecins étrangers coûtent chaque année au Trésor public mauritanien 605 millions d’ouguiyas alors que leur nombre ne dépasse pas 45 médecins.

Dans ce chiffre ne sont pas compris les frais de déplacement et de logement. Les techniciens étrangers de haut niveau, reçoivent eux, un salaire de 700 mille ouguiyas par mois.

Dans leur réponse au ministre de l’Economie et des Finances, les médecins ont souligné qu’ils ne veulent que standardiser les salaires en fonction du rang scientifique , des efforts et responsabilités qui incombe à chaque médecin , avertissant que le médecin est le seul cadre de la fonction publique qui assure les permanences de nuit.

Source : alakhbar.info

Traduit par Adrar.Info