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Rosso : Des décès suite à une épidémie de fièvre (Presse)

Rosso : Des décès suite à une épidémie de fièvre (Presse)Le centre hospitalier de Rosso, dans le sud du pays, a enregistré durant les semaines passées des cas de décès suite à une épidémie de fièvre qui a sévi à Rosso et ses environs, selon le site legwareb.info qui rapporte l’information, tout en citant ses sources.

Selon des observateurs cités par notre source, la fièvre s’est vite transformée en une épidémie sans que les autorités sanitaires ne prennent des mesures pour limiter les conséquences. En fait, d’aucuns parlent de la fièvre de la "Dingue".

Depuis quelques temps, il a été constaté une importante prolifération des moustiques dans la ville, indique la source précitée.

Toujours selon le site Legwareb.info, le centre médical de la ville et les dispensaires des villages avoisinants ont aussi noté d’importants cas de diarrhée tout au long de la semaine dernière.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

Mauritanie : l'UE accorde 704 millions MRU pour appuyer son système de santé

Mauritanie : l'UE accorde 704 millions MRU pour appuyer son système de santéLe ministre de la santé, Pr Kane Boubacar a signé mercredi dans les locaux du ministère de la santé avec l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union Européenne accrédité dans notre pays, M. Giacomo Durazzo, la convention portant lancement du projet d’appui au système de santé en Mauritanie financé par l’Union Européenne pour un montant de 16 millions 750 mille euros soit l'équivalent de 704 millions MRU.

Le ministre de la santé a, dans un mot pour la circonstance, précisé que le projet s’ajoute à une série d’autres lancés par le gouvernement depuis quelques années pour renforcer le système de santé sur l’ensemble du territoire national, ajoutant que le projet qui constitue un exemple de la coopération existant entre la Mauritanie et l’UE va offrir des ressources supplémentaires au département pour mettre en œuvre les politiques gouvernementales dans le domaine de la santé.

Le ministre a remercié à cette occasion l’Union Européenne pour son appui constant et pour son accompagnement des efforts du gouvernement notamment dans le secteur de la santé.

L’ambassadeur chef de la délégation de l’UE a indiqué que cet appui va contribuer à exécuter la stratégie de développement sanitaire du ministère et renforcer ses efforts dans la restructuration du secteur relevant que le projet ne manquera pas également d’améliorer l’accès aux prestations sanitaires de qualité.

Le projet, ajoute –t- il, intervient comme juste conséquence du déroulement de la revue conjointe et de la signature du Compact national conduisant à l’engagement commun des parties pour l’alignement et l’harmonisation des interventions dans le secteur de la santé. Le projet, dit-il, sera le premier pas vers la création d’un Fonds commun inter- partenaires pour appuyer le plan national de développement sanitaire (PNDS).

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de plusieurs responsables du département de la santé et d’autres personnalités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Des gynécologues s'alarment de l'explosion du nombre de césariennes dans le monde

Des gynécologues s'alarment de l'explosion du nombre de césariennes dans le mondeDes gynécologues s'inquiètent du recours abusif aux césariennes dans le monde. Ces actes ont doublé en 15 ans, passant de 12 % à 21 %. Selon l'étude publiée vendredi dans une revue scientifique, les femmes aisées y auraient plus facilement recours.

Le nombre de naissance par césarienne explose dans le monde. En quinze ans, cette intervention chirurgicale a doublé passant de 12 % à 21 % entre 2000 et 2015, dépassant même 40 % dans 15 pays, conduisant les gynécologues à s'interroger sur cette "épidémie", dans un dossier publié dans le Lancet vendredi 12 octobre.

Or, on estime entre 10 et 15 % la proportion de césariennes absolument nécessaires pour des raisons médicales. Mais 60 % des 169 pays passés en revue se situent au-dessus de cette fourchette tandis qu'un quart des pays sont en dessous, mettant en danger la mère et l'enfant, relève l'étude basée sur les chiffres de l'OMS et de l'Unicef.

Disparités sociales

Dans 15 pays, ce sont plus de 40 % des naissances qui ont lieu par césarienne (République dominicaine, Brésil, Égypte, Turquie, Venezuela, Chili, Colombie, Iran etc.). "La forte augmentation des césariennes – pour l'essentiel dans des environnements aisés et sans raison médicale – pose problème à cause des risques associés pour la mère et l'enfant", souligne la coordinatrice de l'étude Marleen Temmermann (Aga Khan University du Kenya et Université de Gand en Belgique).

"Dans les cas où des complications surviennent, les césariennes sauvent des vies et nous devons favoriser l'accès des femmes (à cette opération) dans les régions pauvres, mais nous ne devrions pas en abuser". Les disparités sont écrasantes entre l'Afrique sub-saharienne (4,1 % de césariennes) et l'Amérique latine et les Caraïbes où le taux atteint 44,3 % en 2015.

En Asie, le recours aux césariennes a augmenté en moyenne de 6 % par an, grimpant de 7,2 % à 18,1 % des naissances entre 2000 et 2015. En Amérique du Nord (32 % de césariennes en 2015) et en Europe occidentale (26,9 %), la hausse est d'environ 2 % par an.

L'étude du Lancet, basée sur des données collectées par l'OMS et l'Unicef, ne permet pas d'expliquer cette hausse vertigineuse de césariennes dans certains pays. Elle constate toutefois un lien avec le niveau de revenu et d'éducation des femmes: par exemple au Brésil, les césariennes concernent 54,4 % des naissances pour les femmes à haut niveau d'éducation contre 19,4 % pour les femmes moins éduquées.

La France reste stable

Dans les pays à bas et moyen revenu, les femmes les plus aisées ont six fois plus de probabilité de donner naissance par césarienne que les plus défavorisées, et les opérations sont 1,6 fois plus nombreuses dans les cliniques privées.

Le Congrès mondial de gynécologie et d'obstétrique réuni au Brésil avance plusieurs pistes dans le Lancet sur les raisons de cette "épidémie" : une baisse de compétence du corps médical pour accompagner un accouchement potentiellement difficile par voie naturelle, le confort de la programmation des naissances de jour, des tarifs plus attractifs pour les médecins et cliniques en cas de césarienne...

En France, le taux de césarienne (20,4 % en 2016) reste stable depuis 2010, "ce qui suggère une attitude générale tendant à limiter la réalisation de cette intervention", relève la dernière enquête périnatale publiée par le ministère de la Santé.

Des pistes pour réduire les abus

Cédric Grouchka, membre du Collège de la Haute Autorité de santé française parle de "stabilisation à la baisse" et fait une distinction entre "les césariennes réalisées dans l'urgence, soit après un accouchement qui se passe mal soit au cours du travail, qui correspondent à 60 % du total en France, les césariennes programmées pour raison médicale (40 %) et celles programmées pour une raison non médicale, à la demande des femmes", qu'il estime à "moins de 1 %".

Pour Jane Sandall, de King's College London, si certaines femmes font le choix d'une césarienne, c'est généralement par "peur de l'accouchement, parfois après une première expérience traumatisante". La qualité des soins et des locaux, qui doivent préserver l'intimité des femmes et permettre la présence d'un proche, sont essentiels face à ces craintes, juge-t-elle.

Le Congrès mondial de gynécologie préconise plusieurs pistes pour limiter l'abus de césariennes : pratiquer un tarif unique pour les naissances, césarienne ou non, obliger les hôpitaux à publier leurs statistiques, mieux informer les femmes des risques, améliorer la formation à l'accouchement naturel.

Avec AFP
Source : France24

 

L’hôpital ophtalmologique Bouamatou va-t-il fermer ?

L’hôpital ophtalmologique Bouamatou va-t-il fermer ? La question est sur toutes les lèvres.

Cet important établissement ophtalmologique de la sous-région ouest africaine devrait reprendre ses activités, ce 24 septembre, à 8h, après des vacances bien méritées d’un mois, mais pour cause de problèmes financiers, il n’en sera rien. Son budget de fonctionnement étant gelé ou confisqué par les pouvoirs publics dans le cadre du dossier dit «Bouamatou et consorts ».

Une décision malencontreuse qui va porter un grave préjudice aux nombreux citoyens qui bénéficiaient, jusqu’ici d’interventions chirurgicales, de soins et autres prestations (lunettes), le tout gratuitement auprès de cet établissement.

Ils étaient des centaines à se ruer, chaque matin que Dieu fait, vers cet établissement de bienfaisance ; les services d’ophtalmologie des établissements publics ne fonctionnaient plus, sinon très au ralenti.

Ce matin un tour à l’hôpital national nous a permis de nous rendre compte de l’état de retard du service d’ophtalmo par rapport à l’hôpital Bouamatou où le service d’accueil et de prise en charge est d’une célérité sans faille. Et l’hôpital Bouamatou ne profitait pas qu’aux démunis. On y rencontre toutes les catégories sociales et professionnelles. Les patients venaient même des pays voisins.

Ces nombreux patients programmés pour des opérations, d’autres venus pour des consultations et éventuellement pour des soins doivent prendre désormais leur mal en patience. Jusqu’à quand ?

En tout cas si la décision de bloquer les activités de cet établissement voire de le fermer, qu’à Dieu ne plaise, intervenait, ce sont aussi des centaines d’employés, pères et mères de familles qui vont se retrouver au chômage, à quelques encablures de la rentrée scolaire. Quel gâchis !

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Allaitement maternel : "Grâce à l’allaitement maternel exclusif, mes enfants n’ont jamais eu des problèmes de santé"

Allaitement maternel : La Semaine internationale de l’allaitement maternel, célébrée cette année sous le thème « Bébé au sein Bébé sain » a été lancée en Mauritanie, le 16 août 2018, au niveau du Centre Hospitalier "Mère et Enfant », sous le haut Patronage de la Première Dame, Mme Marième Mint Ahmed dite Tekber.

La cérémonie de lancement a été présidée par Madame Naha Mint Mouknass, Ministre des affaires sociales de l’Enfance et de la famille au nom de Monsieur le professeur Kane Boubacar, Ministre de la santé ,en présence de Monsieur Hervé Péries, Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, du Représentant de l’OMS , du Secrétaire général du Ministère de la santé, du Wali de Nouakchott El Gharbya, de la Présidente de la Communauté Urbaine de Nouakchott ,du Maire de la commune du Ksar, ainsi que plusieurs autres cadres et hauts responsables d’ONG et d’organismes nationaux et internationaux.

Les bienfaits de l’allaitement maternel

La Mauritanie a adopté depuis 2008, une Stratégie nationale pour la survie et le développement de l’enfant qui met l’accent sur l’allaitement exclusif dans les six premiers mois, à travers un changement de comportement de la mère, mais aussi celui de sa famille et sa communauté pour l’adoption de pratiques familiales essentielles pour sa survie.

En effet les taux des mortalités infantile : 29 pour 1.000 et maternelle 582 décès maternels pour 100,000 naissances vivantes (MICS 2015) demeurent encore très élevés en Mauritanie, malgré les progrès enregistrés ces dernières années.

Parmi ces avancées, les taux importants d’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois qui se situaient entre 2008-2012 à 45,9 % (source UNICEF), mais qui ont enregistré une légère baisse, 41,4 %, suite à l’enquête MICS 2015. L’allaitement continu à 2 ans pour les enfants de 20-23 mois est de 39,6 %, selon la même enquête.

C’est dans le cadre de la célébration de cette semaine internationale de l’allaitement maternel, que l’Association des Sages-femmes de Mauritanie a initié des journées d’éducation-sensibilisation dans trois Moughataas de Nouakchott, à savoir : Sebkha, Dar Naim et Toujounine.

Durant les séances, plusieurs Sages-femmes animatrices ont expliqué à leur auditoire l’intérêt de l’allaitement maternel exclusif au cours des 6 premiers mois de vie du nourrisson, tout en insistant sur le bon positionnement du bébé et la bonne prise du sein. Et que les premières tétées sont plus bénéfiques pour le nouveau-né que tout autre aliment car le colostrum (qui est le premier lait) est excrément riche en vitamines A et protège contre les maladies.

Selon elles, l’absence d’allaitement maternel dès les premiers instants de la vie a des conséquences dramatiques en termes de mortalité néonatale. Elles ont affirmé que le lait maternel réduit le risque de maladies chroniques de l’enfant. De même, ont-elles souligné, "la plupart des épisodes diarrhéiques et des infections respiratoires pourraient être évités grâce à l’allaitement maternel exclusif".
Témoignages de femmes bénéficiaires de séances éducatives

"Grâce à l’allaitement exclusif que j’ai toujours pratiqué, mes enfants n’ont jamais eu des problèmes de santé" affirme Fatimetou Mint Mohamed, mère de trois enfants dont un nourrisson. Même son de cloche de la part de Khadija Mint Moustapha, la trentaine, qui affirme avoir toujours pratiqué elle-aussi l’allaitement au sein exclusif.

Cependant, les animatrices ont dû répondre à plusieurs questions délicates. Une jeune mère affirme avoir eu recours au lait artificiel, car son enfant ne parvenait pas à dormir la nuit.

"Depuis que j’ai commencé à le téter au biberon, il dort tranquillement" a-t-elle avancé. Recours auquel les sages-femmes l’ont dissuadé. Elles lui ont expliqué que cela serait peut-être dû au fait qu’elle ne prend pas la bonne position pour allaiter son bébé ou son impatience à le laisser téter le temps qu’il faut.

"Le sein maternel n’est pas comme un robinet où il suffit juste de tourner un poignet pour voir l’eau se déverser. Il faut de la patience, positionner correctement le bébé et le laisser téter aussi longtemps ; c’est ce qui va stimuler les glandes et provoquer la production du lait" a souligné l’une des Sages-femmes animatrices. Une autre femme affirme avoir mal au sein, à cause de l’allaitement.

Les animatrices lui ont expliquer que cela est dû à une mauvaise pratique de l’allaitement ; il faut que le mamelon et les deux tiers de la partie noire du sein soient saisis par le bébé, sinon, cela peut faire mal". D’autres se sont plaints des effets négatifs ou du manque d’effet de certaines pilules de contraception. Des préoccupations auxquelles les animatrices ont apporté des réponses claires et satisfaisantes.

Les animatrices ont aussi développé les avantages de l’allaitement maternel aussi bien pour le nouveau-né, la mère, l’enfant et la famille. Elles ont cité à titre d’exemple parmi les avantages pour le nouveau-né, le développement harmonieux, la protection contre certaines maladies et la diminution des risques de mortalité infantile.

Pour la mère aussi, la mise au sein immédiate permet, selon les sages-femmes, de réduire le risque d’hémorragie de la délivrance qui est l’une des premières causes des décès maternels. L’allaitement exclusif durant les six premiers mois est aussi un moyen d’espacement des naissances, ont-elles ajoutées.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

 

 

Épidémie de choléra : les Algériens entre panique et inquiétude

L'épidémie de choléra qui touche le pays depuis quelques jours a créé une vague de panique en Algérie. Pénuries, aliments boycottés, ruée vers les hôpitaux... Les Algériens semblent déconcertés depuis l'annonce de l'épidémie.

L’épidémie de choléra qui touche six wilayas du pays (Bouira, Blida, Tipaza, Alger, Médéa et Aïn Defla) a engendré un vent de panique en Algérie. Les rumeurs sur l’origine de la maladie et la communication hésitante des autorités n’arrangent pas la situation.

Stupeur et consternation

À Alger, les personnes rencontrées restent stupéfaites du dernier bilan de l’épidémie : deux décès et 56 cas confirmés sur les 161 personnes hospitalisées depuis le 07 août, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé publiés le 27 août. Beaucoup ont du mal à croire que l’Algérie puisse toujours faire face à ce type de maladie.

« C’est une honte, une honte », répète un vendeur de légumes, rencontré dans les allées du marché couvert Ferhat-Boussaâd (ex-Meissonnier). « Nous vivons en 1800 ou en 2018 ? Nous en sommes encore là ? », s’interroge-t-il.

Depuis l’annonce officielle de l’épidémie, le 23 août, par le ministère de la Santé et l’Institut Pasteur d’Alger, les spéculations vont bon train sur la source de la maladie. D’après les autorités, la contamination serait d’origine alimentaire et non hydrique. Certains consommateurs boudent donc les fruits et légumes, notamment les pastèques et les melons, soupçonnés d’être irrigués avec de l’eau usée.

Si la pastèque est à l’origine de l’épidémie, pourquoi les autorités n’interdisent-elles pas la vente de ce fruit ? », s’insurge un vendeur

« C’est faux. Vous croyez encore ce qu’il se dit à la télévision ? », répond ainsi un marchand de pastèques agacé. « Moi, j’en mange et mes enfants aussi. Vous croyez que je pourrais vendre un produit dangereux ? Si la pastèque est à l’origine de l’épidémie, pourquoi les autorités n’interdisent-elles pas la vente de ce fruit ? », s’insurge le vendeur.

« La maladie ne vient pas du melon, les gens ont davantage peur de consommer des pastèques. Mais tout cela prouve que l’on est encore un pays du tiers-monde », souligne un jeune homme qui vend des melons dans la rue.

Ruée vers les eaux minérales

Samedi, les autorités sanitaires confirmaient la présence du vibrion cholérique dans une source de Hmar El Aïn, une commune de la wilaya de Tipaza. Des recherches sont toujours en cours pour identifier d’autres foyers potentiels de la maladie. En attendant, le ministère de la Santé a appelé la population « à ne pas s’approvisionner au niveau des points d’eau non traités et non contrôlés », dont les sources et les puits.

L’eau du robinet, elle, est « saine, potable et de bonne qualité », assurait Ismaïl Amirouche, directeur général de l’Algérienne des eaux (ADE). Ces affirmations n’ont pas empêché les habitants des premières wilayas concernées (Blida, Tipaza, Alger et Bouira) de prendre d’assaut les supérettes pour se fournir en eaux minérales. Face à la forte demande et aux ruptures de stocks, certains commerçants en ont profité pour augmenter le prix des bouteilles de cinq dinars.

Il y a une certaine panique car les personnes ne sont pas bien informées », avoue un pharmacien

Une situation dénoncée par Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce). « Cela a coïncidé avec la fête de l’Aïd et le week-end durant lequel les dépositaires n’étaient pas opérationnels », indique-t-il en rapport avec les ruptures de stocks chez certains vendeurs. « Désormais, la situation est dénouée et les prix sont revenus à la normale. L’association des producteurs de boissons a condamné ces hausses observées chez quelques commerçants. Elle est en train de faire la distribution surtout au niveau des villes touchées par les cas de choléra », poursuit le responsable.

Dans certaines pharmacies du centre-ville d’Alger, les gels antibactériens et les sels de réhydratation orale, qui coûtent 100 dinars le sachet, se vendent plus que d’habitude mais il n’y a pas de pénurie, indique le gérant d’une officine. Ce dernier affirme n’avoir reçu aucune consigne de la part des autorités sanitaires. « Il y a une certaine panique car les personnes ne sont pas bien informées », avoue le pharmacien, à demi-mot.

Tous ceux qui ont un petit mal de ventre viennent directement à l’hôpital

La rentrée scolaire menacée ?

Les hospitalisations sont en baisse, affirme-t-on du côté du ministère de la Santé. Elles sont passées « de 33 cas le 23 août à 4 cas le 26 août ». Les malades sont pris en charge à l’hôpital de Boufarik (dans la région de Blida) et au niveau de l’établissement hospitalier El Hadi Flici, à Alger, spécialisé en maladies infectieuses. Samedi, près de 500 personnes prises de panique ont afflué vers cette structure, indiquait Issam-Eddine Bouyoucef, directeur de l’établissement. « Tous ceux qui ont un petit mal de ventre viennent directement à l’hôpital. Il y a eu des suspicions mais beaucoup sont des cas d’intoxication alimentaire », nous dit-on aux urgences.

L’inquiétude reste palpable, alors que la rentrée scolaire approche à grands pas. La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, déclare qu’il n’y aura pas de report et que les élèves sont attendus dès le 5 septembre. Des mesures ont été prises contre le choléra, notamment en matière d’hygiène et de prévention, a-t-elle fait savoir le 27 août.

Critiquée pour sa gestion de la crise, le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, se voulait tout aussi rassurant. Dimanche, lors de sa première apparition publique depuis l’annonce de la maladie, il affirmait que « l’épidémie sera éradiquée dans les trois prochains jours ». Preuves de la confusion qui règne actuellement, son département a aussitôt démenti, indiquant qu’il s’agissait de « propos attribués » au ministre par certains médias.

Des faits qui viennent s’ajouter à l’annonce tardive de l’épidémie par les autorités. Selon certains médias, celles-ci auraient été au courant de la nature de la maladie au moins depuis le 20 août.

Source : jeuneafrique.com

 

Choléra en Algérie : alerte au Maroc et en Tunisie

Choléra en Algérie : alerte au Maroc et en Tunisie La Tunisie et le Maroc ont relevé le niveau d’alerte sur leurs territoires pour prévenir une éventuelle contamination de leurs populations par la maladie du choléra apparue chez leur voisin algérien.

Les autorités algériennes ont annoncé samedi la mort d’une deuxième personne victime de cette maladie et l’apparition de 139 cas dans quatre régions proches de la capitale, Alger.

Une situation qui suscite l’inquiétude de ne pouvoir circonscrire la maladie dans les zones recensées et la probabilité qu’elle traverse les frontières vers les pays voisins.

Les autorités tunisiennes ont mis en garde leur population contre les risques de contracter la maladie par la voie de l’eau, les aliments et l’environnement, insistant sur la nécessité d’appliquer les mesures préventives et la propreté.

Pour sa part le ministère marocain de la santé a adressé samedi une circulaire à l’ensemble des hôpitaux publics les incitant sur la nécessité de relever le niveau d’éveil afin de prévenir d’éventuels cas de choléra qui s’est déclaré chez le voisin algérien.

Le ministère algérien de la santé avait annoncé que l’origine de la maladie était une source rurale provenant des montagnes près de Tipaza, utilisée par les populations traversant la zone en direction d’Alger.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)