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Mondial 2018 – Groupe G : la Tunisie devra se surpasser

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Une fois de plus, la Tunisie n’a pas été très bien servie par le tirage au sort. Avec l’Angleterre, la Belgique et le Panama comme adversaires, les Aigles de Carthage vont devoir sortir le grand jeu.

Traditionnellement, la Tunisie n’a jamais eu un premier tour facile lors d’un Mondial : RFA, Pologne et Mexique en 1978 ; Angleterre, Roumanie et Colombie en 1998 ; Belgique, Russie et Japon en 2002 ; Espagne, Ukraine et Arabie saoudite en 2006. Une composition qui explique en partie pourquoi elle n’a jamais franchi le premier tour de la Coupe du monde. Cette année encore, le sort n’a pas été très clément. Malgré la qualité de ses adversaires, et surtout des deux Européens, les Aigles de Carthage ont des arguments à avancer.

LES ADVERSAIRES

L’avis d’Omar Daf (sélectionneur-adjoint du Sénégal)

« La Belgique est pour moi le favori du groupe. Elle possède un effectif impressionnant, avec des joueurs de classe mondiale, notamment dans le secteur offensif. J’ai l’impression que le sélectionneur (Roberto Martinez) a trouvé l’équilibre entre collectif et individualités. En ce qui concerne l’Angleterre, elle me semble moins armée que la Belgique. Il y a moins de talent, mais cela reste un adversaire compliqué. Enfin, le Panama est moins connu, mais c’est une équipe qui a des arguments techniques et qui ne sera pas simple à manœuvrer.

L’avis de Pierre Lechantre (ancien sélectionneur du Cameroun, entraîneur de Simba SC en Tanzanie)

« La Belgique et l’Angleterre sont les deux favoris du groupe. Je mets les Belges parmi les prétendants au titre car ils sont très  impressionnants individuellement. Les Anglais ont un jeu plus continental, moins athlétique qu’avant. Et ils possèdent un très bon buteur avec Harry Kane. Le Panama va disputer sa première Coupe du monde sans pression particulière, ce qui peut le rendre dangereux. »

LA SÉLECTION TUNISIENNE

L’avis d’Omar Daf

« C’est une équipe qui est plutôt solide derrière et qui sait produire du jeu. Techniquement, la Tunisie a des arguments naturels. Elle a perdu Youssef Msakni, son meilleur  joueur, ce qui est handicapant, mais elle possède encore de très bons joueurs de ballon, tels Naïm Sliti ou Wahbi Khazri. Depuis que Nabil Maâloul est revenu, la sélection semble plus forte, plus organisée, mieux structurée. Et les Tunisiens peuvent jouer un rôle dans ce groupe et pourquoi pas se qualifier. Ils ont un jeu technique qui peut notamment poser beaucoup de problèmes aux Anglais. »

L’avis de Pierre Lechantre

« La Tunisie est plus un collectif qu’un ensemble d’individualités. Le forfait de Youssef Msakni est un coup dur car c’était le joueur le plus créatif. Mais je pense malgré tout que les Aigles de Carthage peuvent être une bonne surprise et venir se mêler à la qualification. Depuis un an, les résultats sont bons, le jeu proposé est de qualité. C’est une équipe qui prend peu de buts et qui en marque, même si elle manque parfois de réalisme offensif. L’apport des derniers binationaux peut également être un plus, car ils semblent bien s’intégrer. »

Source : jeuneafrique.com

 

Mondial 2018 : le Marocain Amrabat forfait face au Portugal

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Le latéral marocain Noureddine Amrabat, victime d'une commotion cérébrale lors de la défaite face à l'Iran (1-0), a déclaré forfait pour le match face au Portugal mercredi, a-t-on appris auprès de l'encadrement de son équipe.

Amarabat avait été contraint de quitter le terrain à la 76e minute vendredi à la suite d’un choc avec un adversaire. Il sera ménagé à l’entraînement pendant toute la semaine, a précisé l’encadrement marocain.

Il a passé la nuit de vendredi à samedi en observation dans un hôpital de Saint-Pétersbourg et devait regagner le camp de base de l’équipe à Voronej (à environ 500 km au sud de Moscou) dans la journée de samedi.

Battu par l’Iran, le Maroc doit affronter le Portugal mercredi à Moscou, puis l’Espagne le 25 juin à Kaliningrad.

Source : jeuneafrique.com

 

Mondial 2026 : le Maroc amer après avoir perdu le vote de onze pays africains

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Candidat pour la cinquième fois à l’organisation de la Coupe du monde, le Maroc a de nouveau échoué mercredi 13 juin à Moscou. Largement devancé par le dossier United 2026 par 134 voix contre 65, le Royaume a constaté que onze pays africains avaient préféré donner leur voix à son puissant adversaire.

Si l’Afrique était unie, cela se saurait. Le Maroc s’en est aperçu mercredi à Moscou, en voyant onze pays du continent (Cap Vert, Afrique du Sud, Bénin, Liberia, Sierra Leone, Namibie, Botswana, Zimbabwe, Guinée, Lesotho, Mozambique) lui préférer United 2026. Les Nord-Africains, qui misaient sur une cinquantaine de votes africains, tombent de haut.

« Je suis un peu surpris. Il y a  près de  80 % de fédérations africaines qui ont préféré le Maroc. Ce n’est pas mal, mais franchement, je m’attendais à mieux. Je pense que le dossier marocain était solide. Et que cette candidature de mon pays était celle de tout un continent. Visiblement, certains ne l’ont pas vu comme cela », regrette Abdeslam Ouaddou, l’ancien  défenseur des Lions de l’Atlas.

Le Bénin et la Guinée

« Le Maroc a aidé de nombreuses fédérations africaines, il a de quoi être déçu de constater que certaines n’ont pas voté pour lui », regrette Constant Omari, le président de la Fédération congolaise de football (FECOFA), qui n’a pas caché sa déception en constatant que nombre de ses homologues africains ont accordé leur voix au dossier United 2026. Et notamment le Bénin et la Guinée. Le président de la fédération guinéenne a cependant affirmé, après la publication du vote par la FIFA, qu’il n’avait pas donné sa voix à United, invoquant « une erreur technique ».

Depuis Niamey, François Zahoui, le sélectionneur ivoirien du Niger, s’attendait à un peu plus de solidarité africaine. « D’abord, un total de 65 voix, cela me semble peu. Et concernant l’Afrique, je crois que tous n’ont pas bien compris que notre continent a besoin d’organiser des événements d’ampleur internationale pour son image, mais aussi pour améliorer ses différentes infrastructures. La Confédération africaine de football (CAF) devrait à l’avenir insister sur ce point dans ses discours ».

« On a privilégié le foot business au détriment du développement du foot en Afrique »

Même analyse pour l’ancien international camerounais Patrick Mboma : « Cette candidature, c’était d’abord celle de l’Afrique. J’ai du mal à comprendre pourquoi des pays africains ont préféré le dossier adverse : trois pays, trois visas, trois langues, un gros décalage horaire. Surtout le Bénin et la Guinée, voire le Cap Vert et le Mozambique ; passe encore pour les Anglophones, encore que certains pays ont tendance à s’inventer une proximité culturelle avec les États-Unis. »

La quête de bénéfices

Pour le Marocain Abdeslam Ouaddou, la FIFA avait clairement affiché sa préférence pour le dossier United 2026. « On sait que cela va générer plus de bénéfices. Je ne nie pas la solidité de cette candidature : les trois pays sont prêts. Mais on a privilégié le foot business au détriment du développement du foot en Afrique. La FIFA a franchi un cap supplémentaire dans le capitalisme. »

Rien d’étonnant, puisque  Gianni Infantino, le président de l’instance, doit en grande partie son élection en 2016 aux soutiens de pays comme les États-Unis, le Canada et le Mexique.

« Cet homme a découvert il y a quelques semaines que le soccer existait, il menace, et on le laisse faire »

Le silence assourdissant de la FIFA, quand Donald Trump avait ouvertement menacé de représailles les pays que les Etats-Unis ont  toujours soutenus et qui ne voteraient pas United 2026, via un de ces tweets dont il a le secret, a surpris un grand nombre d’observateurs. Le gouvernement du football mondial s’est contenté de regarder ses chaussures quand l’incontrôlable président américain a clairement annoncé la couleur.

« C’est une ingérence politique, et la FIFA n’a rien dit. Cela aurait pu aller jusqu’à l’exclusion de la candidature tripartite », grince Ouaddou. « Nous avons pris bonne note de la position de la FIFA dans ce dossier », soupire Constant Omari, le président de la FECOFA.

Moins nuancé, Claude Le Roy estime que les intimidations de Trump ont porté : « Cela a joué, c’est évident. Cet homme a découvert il y a quelques semaines que le soccer existait, il menace, et on le laisse faire. C’est assez incroyable. »

Le Maroc candidat pour 2030 ?

Le dossier marocain a dont séduit une majorité de fédérations africaines, mais aussi européennes (France, Belgique, Italie, Pays-Bas, Serbie, Albanie, Kazakhstan, Luxembourg, Turquie, Slovaquie, Bélarus notamment), asiatiques (Oman, Chine, Qatar, Taïwan, Palestine, Corée du Nord, Syrie), et même celle du Brésil.

Mais plusieurs pays musulmans (Koweït, Liban, Irak, Malaisie, Indonésie, Bahreïn, Afghanistan), souvent sous la pression de l’Arabie Saoudite, allié objectif des américains, ont  tourné le dos au Maroc.

« Ce qui est positif, c’est que le Royaume a réussi à convaincre de grosses fédérations. Cela prouve que son dossier était solide », tempère Omari, cependant contrarié par la volte-face de la Russie, laquelle avait pourtant affiché son soutien aux maghrébins. « Il y a peut-être eu quelques arrangements politiques », glisse le Congolais.

« Franchement, je suis déçu. Il me paraissait déjà inconcevable d’accepter un dossier avec une candidature tripartite. Le Maroc pouvait organiser une belle Coupe du Monde », abonde Le Roy.

Ce sera peut-être pour 2030, comme le souhaite Abdeslam Ouaddou. « Si les conditions sont réunies, il faut y aller », lâche-t-il. Depuis Moscou, Constant Omari ne dit pas le contraire : «  Lors de son discours après le vote, Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine, semble avoir montré sa volonté que la Coupe du monde se dispute un jour dans son pays. » L’Afrique n’a accueilli la compétition qu’à une seule reprise, en 2010 (Afrique du Sud). Pour le Maroc, il s’agirait de la sixième tentative…

Source : jeuneafrique.com

 

Football : le Maroc n’organisera pas la Coupe du monde 2026

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Face à la candidature du trio USA-Canada-Mexique, le Maroc espérait créer la surprise jusqu'à la dernière minute. Il a finalement perdu dans la dernière ligne droite.

C’est la cinquième candidature ratée pour le royaume. Le pays aurait été le deuxième pays africain à accueillir la coupe du Monde, après l’Afrique du Sud en 2010. Avec seulement 65 votes en sa faveur, le pays se place loin derrière le trio États-Unis-Canada-Mexique, qui a récolté 134 votes.

97% des Marocains derrière la candidature du royaume

Une solide délégation marocaine s’était déplacée pour l’occasion. On a notamment pu reconnaître Moncef Belkhayat, ancien ministre marocain de la Jeunesse et des Sports et membre du comité de candidature. Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et président du comité marocain pour l’organisation du Mondial 2026, a d’abord pris la parole pour plaider la cause : « Le Roi du Maroc, nos deux Parlements, notre société civile […] tout un peuple s’est engagé derrière cette candidature », a-t-il lancé.

Il a aussi rappelé les résultats d’un sondage, selon lequel 97% des Marocains étaient en faveur de la candidature du pays et loué l’implication nationale dans  cette compétition avant d’être rejoint par Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football.

La « candidature d’un continent »

La candidature se voulait « africaine ». Daniel Amokachi, l’ancienne star du football nigérianne et Khalilou Fadiga, Sénégalais ex-joueur du Germinal Beerschot A, ont pris la parole en insistant sur ce point : « Votez pour un continent qui vous a donné les superstars qui jouent aujourd’hui dans le monde entier », a notamment lancé Daniel Amokachi.

C’est en effet sur les voix africaines que le Maroc comptait pour l’emporter. Quelques heures avant le vote, les Marocains ont appris que le Ghana ne voterait pas. Une répercussion dû aux récentes révélations sur la corruption de dirigeants et d’arbitres au Ghana. Le président de la Fédération de football du Ghana (GFA), Kwesi Nyantakyi, a annoncé vendredi 8 juin sa démission.

L’Arabie Saoudite semble avoir mené un intense lobbying jusqu’au bout en faveur de la candidature « United », par la voix du dirigeant de sa fédération, Turki Al Cheikh.

Source : jeuneafrique.com

 

Mexique, États-Unis et Canada retenus pour l'organisation de la Coupe du monde 2026

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content_imageLe 68e congrès de la Fifa a eu lieu le 13 juin à Moscou. (Reuters)

Réunis mercredi à Moscou à l'occasion du 68e congrès de la Fifa, les 203 délégués des pays-membres de l'instance autorisés à voter ont désigné la candidature portée par le Mexique, le Canada et les Etats-Unis pour l'organisation de la Coupe du monde 2026.

La Coupe du monde 2026, la première à 48 équipes, aura lieu en Amérique du Nord. La candidature a reçu une majorité de voix de la part du collège électoral réuni mercredi lors du Congrès de la Fifa.

Source : RFI