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Dossier

Le Front Polisario aurait détruit la totalité de ses milliers de mines antipersonnel

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Le Front Polisario aurait détruit la totalité de ses milliers de mines antipersonnelSelon le directeur de l’ONG Appel de Genève, le Front Polisario a définitivement renoncé à l’utilisation des mines antipersonnel en procédant à la destruction totale de son stock.

Le Front Polisario a détruit la totalité de son stock de mines antipersonnel, a affirmé Alain Délétroz, le directeur général de l'ONG Appel de Genève, cité par le quotidien Tribune de Genève.

«Le Front Polisario a désormais rempli ses engagements» liés à l'Acte qu'il a signé sur ces engins, a affirmé le directeur de l'ONG.

Bien qu'il ait été difficile au début de convaincre le Front Polisario de procéder à cette destruction, le journal indique que Mohamed Lamine Bouhali, l'ex-ministre de la défense sahraoui avait fini par admettre que «les mines ont affecté davantage d'innocents que de militaires», y compris auprès des Sahraouis eux-mêmes.

Au total, le Front Polisario a détruit 17.954 mines antipersonnel, selon l'Appel de Genève.

Des pourparlers consacrés à la résolution du conflit au Sahara occidental ont réuni les 5 et 6 décembre 2018, sous l'égide de l'Onu à Genève, le Maroc et le Front Polisario. À l'issue de cette rencontre, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, a annoncé devant la presse que son pays approuvait l'invitation de Horst Köhler, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, à une seconde table ronde prévue durant le premier trimestre 2019, sous réserve qu'elle soit «bien préparée». Cette première rencontre de Genève a eu lieu avec la participation de l'Algérie et de la Mauritanie en tant qu'observateurs et pays voisins.

Tout en notant qu'aucun engagement n'avait été pris lors de ce premier tour des pourparlers, le diplomate a souligné que «le Maroc espère que la deuxième table ronde connaitra l'engagement de toutes les parties pour une discussion profonde sur la situation politique». Il a aussi mis l'accent sur le fait que ces rencontres avaient pour objectif de parvenir à une solution politique «pragmatique, réaliste, durable et consensuelle».

Source : Sputnik News (France)

 

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb

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L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb"La décision du gouvernement d’interdire l’accès à l’Algérie aux migrants arabes arrivant par le Niger et le Mali est irrévocable", a déclaré au site algérien en ligne TSA Arabi Hacène Kacimi, le directeur en charge de la migration au ministère de l’Intérieur.


Rappelant que son pays avait accueilli jusqu'à présent plus de 50 000 Syriens pour des raisons humanitaires, le responsable a révélé que l’Algérie faisait face désormais à un nouveau phénomène. L’infiltration de migrants arabes venus de Syrie, du Yémen et de Palestine "par des canaux sous contrôle de groupes armés".

Des terroristes qui menacent la stabilité de l'Algérie

Et "quand certains de ces migrants deviennent un danger pour la stabilité nationale et une menace pour la sécurité, alors l’Algérie doit bouger", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces migrants arabes traversent plusieurs pays tels que l’Egypte, la Turquie, le Soudan et la Mauritanie jusqu’au Niger et au Mali sans demander l’asile politique, "alors qu’une personne menacée demande l’asile au premier pays dans lequel il arrive", a-t-il commenté.

Indiquant ne pas vouloir porter d’accusations a priori, Hacène Kacimi a expliqué que son pays était en droit de s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agissait véritablement de migrants ou "de terroristes pénétrant en Algérie sous couverture humanitaire". Pour lui, "il y a sûrement des parties occultes qui financent de telles norias terroristes".

Corroborant ces propos, TSA Arabi rapporte également, de source sécuritaire, que "l’armée algérienne est confrontée à un nouveau défi, celui de l’infiltration de terroristes âgés de 20 à 30 ans, la plupart de nationalité syrienne ainsi que quelques éléments yéménites".

Porteurs de faux papiers soudanais,"ces infiltrés viennent de la ville d’Alep, en Syrie, et ils sont poussés par des capitales arabes qui les encouragent à se déployer en Algérie dans le but de la déstabiliser", a précisé cette source, soulignant que ces terroristes syriens transitaient par le Niger depuis que ce pays est devenu un couloir pour les migrants clandestins.

A l’appui de cette thèse, TSA Arabi rappelle l’arraisonnement il y a quinze jours d’un navire chargé de munitions turques, 45 millions de balles pour être précis, au large de la Libye.

Un chiffre "colossal", selon la source de TSA, au regard d’une population de quatre millions de Libyens. "On peut en conclure que cette énorme quantité d’armes n’était pas destinée à la Libye mais à armer les combattants venus de Syrie et d’autres régions", a-t-elle dit.

La LADDH dément une information et confirme les expulsions

Critiquée par Hacène Kacimi pour avoir mis le feu aux poudres en dénonçant l’expulsion vers le Niger d’une cinquantaine de migrants syriens et palestiniens, la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) a démenti catégoriquement avoir fourni des rapports à des ONG et des instances régionales ou internationales sur la question.

Dans son démenti, la LADDH confirme toutefois que 53 Palestiniens, 47 Syriens et 17 Yéménites ont été refoulés en décembre 2018 à partir du poste-frontière d’In Guezzam, au sud de Tamanrasset.

"Il y a eu une opération de rapatriement à partir de Tamanrasset vers le Niger en étroite coordination avec les autorités nigériennes et en accord avec le bureau d’Alger du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR)", a indiqué la LADDH dans son communiqué.

Alain Chémali
Source :
Francetvinfo

Alger a décidé de refouler tous les migrants arabes, en particulier syriens, se présentant à ses frontières sud. De source sécuritaire, il s’agirait de "terroristes" venus de Syrie et du Yémen envoyés par des Etats arabes pour déstabiliser l’Algérie et tout le Maghreb.

 

 

280 djihadistes tués au Niger

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280 djihadistes tués au NigerLe gouvernement du Niger annonce la mort de 280 combattants de Boko Haram tués par l’armée nigérienne durant ces derniers jours. Dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, le ministère de la Défense a déclaré que la plupart des djihadistes étaient morts dans des frappes aériennes.

Ils ont été tués dans des raids terrestres et aériens menés depuis le 28 décembre dernier près de la frontière avec le Nigeria. L'armée nigérienne déclare que ses troupes ont également saisi des lance-roquettes, des armes d'assaut et des munitions, lors d'une offensive menée sur des îles du lac Tchad et le long du fleuve Komadougou Yobe.

Le Niger a récemment exprimé sa préoccupation face aux revers subis par l’armée du Nigeria, d’où est partie l’insurrection djihadiste menée par Boko Haram depuis dix ans dans la région (Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad).

Source : BBC Afrique

 

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EI

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L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EIPlus de 600 étrangers, quasiment tous des femmes, ont été jugés en Irak durant l'année écoulée pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué aujourd'hui la justice irakienne, ajoutant qu'une centaine d'autres devaient encore comparaître.

L'Irak a déclaré fin 2017 la "victoire" sur l'EI mais continue de juger quasi-quotidiennement des accusés parmi les quelque 20.000 personnes arrêtées pour suspicion de terrorisme depuis la percée djihadiste de 2014.

En tout, "616 hommes et femmes, accusés d'appartenance à l'EI ont été jugés" cette année et "508 ont été condamnés en vertu de la loi anti-terrorisme" qui prévoit jusqu'à la peine de mort, a détaillé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature.

Parmi eux, a-t-il ajouté sans toutefois détailler leurs peines, figurent "466 femmes et 42 hommes, ainsi que 108 mineurs - 31 garçons et 77 filles". En outre, "99 personnes, dont 73 femmes" subissent encore des interrogatoires du parquet ou ont vu leur procès s'ouvrir récemment, selon le juge Bayraqdar.

Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) - l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI -, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes.

La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, de même qu'un Belge et un Russe. En outre, trois Français - deux femmes et un homme - ont été condamnés à la prison à vie.

Source : Le Figaro (France)

 

 

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés

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Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacésArrêt des services de l’Avion Humanitaire de l’ONU, près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés.

Les services de l’avion humanitaire de l’ONU en Mauritanie cesseront ce 31 décembre 2018, mettant en péril la vie de près d’un demi-million de citoyens mauritaniens et celle de plus de 50.000 réfugiés maliens qui ne vivent que de l’aide apportée par plus d’une trentaine d’ONG nationales et internationales travaillant dans l’humanitaire.

En plus des restrictions provenant des autorités mauritaniennes, est mis en cause, le manque de financements pour continuer les opérations de secours.

Après l’alerte lancée par ROSA (voir http://cridem.org/C_Info.php?article=718405) sur l’arrêt des services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies en Mauritanie, voilà que cette déclaration vient compléter les efforts de l’Equipe Humanitaire Pays qui, par la voix du Représentant résident des Nations Unies en Mauritanie, vient de s’adresser aux partenaires dans ce sens. Ces derniers ainsi que la société civile tirent ainsi l’alarme sur les conséquences de cet arrêt sur le travail de plus d’une trentaine d’organisations nationales et internationales travaillant dans le domaine humanitaire au profit d’environ un demi-million de citoyens mauritaniens souffrant de malnutrition et d’insécurité alimentaire, en plus des réfugiés maliens à MBerra.

Zones d’intervention

Les services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies assuraient les liaisons entre Nouakchott-Kiffa-Aïoun-Néma pour venir au secours de populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la sous production agropastorale et l’appui aux réfugiés maliens du camp de MBerra. Ils permettent également le déploiement rapide du personnel humanitaire sur le terrain et leur évacuation en cas de besoin médical. Ces services sont jugés comme fournissant le moyen de transport le plus économique, le plus sûr et le plus efficaces pour les opérations humanitaires et les actions de développement.

Selon les données distillées par l’Equipe Humanitaire Pays, constituée d’institutions des Nations-Unies, d’ONG nationales et internationales en plus de l’Etat, 11 Wilayas sur les 13 en Mauritanie sont en phase de sous pression, dont 7 Wilayas en phase de crise et 4 en sous pression alimentaire, soit 226.932 personnes, en période courante (octobre-décembre 2018), avec 574.602 personnes qui risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire sévère d’ici juin 2019. Ce qui nécessite le déplacement fréquent du personnel d’urgence et humanitaire dans les zones concernées. En 2018, ce service aérien a permis le transport de 1.930 passagers humanitaires dans les régions les plus difficiles d’accès.

Absence de fonds et blocages de l’Etat

Parmi les causes à l’arrêt des services de l’avion humanitaire des Nations Unies, les restrictions imposées par l’Etat mauritanien fixant au 24 décembre 2018 l’arrêt définitif de ces services, avec comme début d’entame des procédures le 15 décembre dernier. Avec la fermeture de l’aéroport de Néma pour travaux de maintenance, seul celui de Kiffa reste opérationnel grâce à une autorisation temporaire accordée par les autorités. Ces dernières empêchent en effet l’utilisation des autres aéroports, Aïoun, Kaédi et Sélibabyi, ce qui entrave gravement le déplacement du personnel humanitaire qui risque d’être dans l’impossibilité de secourir les populations menacées et en particulier, les réfugiés maliens de MBerra. Ajouté à ces restrictions imposées par l’Etat mauritanien, l’absence de financements jusqu’au premier semestre de l’année 2019.

L’Equipe Pays vient ainsi de lancer l’alerte sur l’arrêt définitif de ses opérations le31 décembre 2018 si aucun nouveau financement ou engagement n’est reçu, mettant les bailleurs internationaux et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Déjà, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé, depuis lundi 17 décembre 2018, les procédures d’arrêt des services aériens, compte-tenu des délais de préavis obligatoire de deux semaines. Ainsi, une trentaine d’organisations humanitaires et de développement n’auront plus accès aux zones les plus reculées du pays. Ce qui va créer une situation critique pour les bénéficiaires immédiats des programmes.

Appels à l’aide d’urgence

En 2018, les contributions des bailleurs se sont élevées à 2,2 millions de dollars U.S sur les 3,3 millions de dollars nécessaires, selon les données disponibles de l’Equipe Humanitaire Pays. Le PAM coûte à lui seul 250.000 dollars U.S par mois pour mener les opérations des Nations Unies à l’aide d’un avion humanitaire. Ainsi, tout engagement de plus d’un quart de million de dollars (0, 250 millions) permettra de demander une avance interne au PAM pour combler le gap jusqu’au premier trimestre 2019, si des fonds supplémentaires sont confirmés.

Cela évitera de renchérir les coûts des opérations humanitaires et de nuire à la capacité des organisations utilisatrices. Un appel a été ainsi lancé à la communauté internationale en Mauritanie pour la mobilisation rapide de fonds supplémentaires pour permettre aux services des Nations Unies de se poursuivre jusqu’en 2019.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mali: les affrontements communautaires se multiplient dans le centre du pays

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Mali: les affrontements communautaires se multiplient dans le centre du paysAu Mali, dans le centre du pays, les « affrontements communautaires se sont multipliés », selon un communiqué de l’armée malienne. Les Famas annoncent ce week-end avoir arrêté quatre chasseurs dozos la semaine dernière.

Car, en plus de la menace jihadiste qui pèse sur cette région, les affrontements communautaires opposent surtout les éleveurs peuls aux cultivateurs dogons et aux dozos, les chasseurs traditionnels. Chaque ethnie, regroupée en groupes d’autodéfense ou milices armées, continue de multiplier les exactions.

Ce jeudi 13 décembre, l’armée intervient à Sadia-Peulh, un village du cercle de Bankass au centre du Mali. Des chasseurs dozos y incendient des habitations et s’en prennent au bétail. Quatre d’entre eux sont interpellés par les militaires puis transférés dans la ville de Sévaré, indique un communiqué des forces maliennes.

« Propagande »

Fait nouveau : ce document officiel confirme que les chasseurs dozos ont attaqué un village peul. De son côté, Tabital Pulaku, une association de défense de cette communauté, considère ces arrestations en conférence de presse ce dimanche comme une « propagande », car « l’État soutient les milices dozos ou dogon » affirme Hamadoune Dicko, le président de l’organisation.

Les affrontements s'intensifient

Un récent rapport de Human Rights Watch (HRW) assure que les victimes des affrontements sont souvent des peuls ciblés par les groupes d’autodéfense dogon « au motif qu’ils soutiendraient des islamistes armés en lien avec al-Qaïda ». Ce communiqué reconnaît également que les affrontements entre communautés s’intensifient dans le centre du pays. Le 5 décembre, une attaque du village de Lessagou, toujours dans le cercle de Bankass, a fait quinze morts selon le gouverneur de Mopti. Sur place, il assure qu’une enquête est ouverte.

Source : RFI

Mali : Aqmi dément la mort d’Amadou Koufa, le chef jihadiste malien

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Mali : Aqmi dément la mort d’Amadou Koufa, le chef jihadiste malien Un dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, a démenti mardi 11 décembre la mort du chef jihadiste malien Amadou Koufa, selon un communiqué diffusé par l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar.

La mort du chef jihadiste Amadou Koufa avait été annoncée le 23 novembre par les autorités françaises et maliennes à l’issue d’une opération militaire conjointe. « Plusieurs médias internationaux ont rapporté que le cheikh +Amadou Koufa+ avait été tué aux côtés de 34 autres dans une opération aéroportée.

Amadou Koufa « ni tué, ni blessé »

Toutefois, le cheikh n’était pas sur le site de l’opération et il n’a été ni tué, ni blessé »
, indique la retranscription, traduite en anglais et diffusée par Alakhbar, d’un enregistrement audio d’Abdelmalek Droukdel.

« De même, le nombre de frères (morts en) martyrs n’est pas celui du mensonge du ministère (français), mais il est de 16 moudjahidines » (combattants jihadistes), poursuit la même source.

Abdelmalek Droukdel, également connu sous le nom d’Abou Moussab Abdel Wadud, affirme que l’annonce de la disparition du prédicateur peul radical est une « manoeuvre » de Paris pour détourner l’attention de la population française de ce qui se passe « dans la rue », une allusion au mouvement social des « gilets jaunes » auquel ce texte de six pages est largement consacré.

Le 23 novembre, l’armée française avait annoncé avoir mené la nuit précédente une opération dans le centre du Mali, le fief d’Amadou Koufa, qui avait permis la « mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes ».

La ministre française des Armées, Florence Parly, avait salué une action « qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Hamadoun Kouffa, chef de la katiba Macina ».

Les sources militaires maliennes pourtant formelles

Des sources militaires maliennes s’étaient montrées formelles sur la mort de Amadou Koufa, qui était apparu dans une vidéo deux semaines plus tôt aux côtés du Touareg Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, et de Djamel Okacha, dit Yahia Aboul Hammam, autre dirigeant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

« Le terroriste Amadou Koufa est mort de ses blessures après l’intervention militaire française, suite aux informations fournies par l’armée malienne », avait déclaré le général Abdoulaye Cissé, chef des opérations de l’armée malienne.

Source : Jeune Afrique

 

 

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty International

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Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty InternationalSi plusieurs pays d’Afrique sont réputés être dévoreurs des droits de l’homme, il est de ceux qui fournissent des efforts. Ainsi que l’a constaté cette année, Amnesty International.

L’humanité célèbre ce 10 décembre, la 70è édition de la journée internationale des droits de l’homme. L’occasion pour des institutions de l’ONU et des organisations de la société civile du monde entier de faire le point sur l‘évolution de la situation des droits de l’homme à travers la planète.

Si en Afrique, la situation est souvent des plus déplorables, il est des pays dans le continent qui s’efforcent de sortir du lot des prédateurs des droits humains. Et si c'était une émulation, c’est l‘Éthiopie qui occuperait la première marche du podium.

Amnesty international (AI) met en avant la libération des prisonniers politiques, la levée d’interdiction de beaucoup de partis d’opposition considérés auparavant comme des organisations terroristes de multiples gestes d’apaisement faits par le Premier ministre Abiy Ahmed depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier.

Mais, il n’y a pas que l‘Éthiopie. D’autres pays africains ont, selon AI, réalisé des progrès en matière de respect des droits humains. C’est le cas de l’Angola où Rafael Marques et Mariano Brás deux journalistes pourfendeurs du régime de Luanda, ont été acquittés des charges d’injure et de diffamation qui pesaient sur eux au temps de José Eduardo dos Santos.

Cerise sur le gâteau, Rafael Marques a été récemment reçu en tête-à-tête par le chef de l‘État angolais, Joao Lourenço pour débattre des mesures contre la corruption qui mine la société angolaise à tous les niveaux ou presque. Un « noble geste » salué par le journaliste anti-corruption.

Cameroun, RDC, Togo,….mauvais élèves

S’agissant des mauvais élèves, l’ONG de défense des droits humains épingle des pays comme le Togo, le Cameroun, la Mauritanie et la RDC. Et chacun d’eux a sa part d’incriminations. La RDC est citée comme prédatrice des droits de l’homme à cause de multiples répressions sanglantes (près de 7 morts en janvier par exemple) de manifestations pacifiques.

Quant au Togo, AI évoque l’arrestation des militants de l’opposition lors des manifestations. Et comme en RDC ou dans bien de pays africains, les manifestations pacifiques sans mort d’hommes sont quasiment rares comme les beaux jours. Deux personnes ont par exemple péri samedi dernier du fait de la répression « sauvage » des manifestations contre les législatives du 20 décembre.

Pour le Cameroun, AI se réfère entre autres au cas de Franklin Mowha, président de l’ONG Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Également membre du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ( REDHAC), Franklin Mowha menait des activités de monitoring des violations des droits de l’homme en lien avec la crise anglophone. Mais, il manque à l’appel depuis août dernier. C’est une « probable disparition forcée », conclut l’institution.

À propos de la Mauritanie, il s’agit de l’arrestation en août dernier de 13 militants de l’ONG anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) pour « usage de la violence ».

Reste à savoir s’il y aura davantage d’améliorations en 2019.

Source : Vonews

 

Le G5 Sahel peine à réunir les fonds promis pour sa force militaire

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Le G5 Sahel peine à réunir les fonds promis pour sa force militaireDeutsche Welle - Seule une infime partie des 400 millions d’euros promis pour le financement de la force conjointe a été déboursée. Les 100 millions de dollars de l’Arabie saoudite serviront à acheter exclusivement des armes françaises.

Le sommet du G5 Sahel qui se réunit jeudi (6 décembre) à Nouakchott sera consacré au volet développement. Mais avant cela, le financement de la partie militaire a prouvé la complexité de ce type de montage international.

"L’Arabie saoudite souhaite acheter des armes françaises." En confirmant l’information, ce haut fonctionnaire français ne va pas au bout de sa phrase. En vérité, c’est Paris qui insiste pour que les 100 millions de dollars promis par Riyad à la force militaire conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) soient utilisés pour faire tourner l’industrie militaire française.

Particulièrement recherchés : le blindé Aravis du fabricant français Nexter, anciennement Giat Industries, le véhicule des forces spéciales Bastion d’Arquus (l’ancien Renault Trucks Defense) ou les installations militaires du groupe Utilis.

Au centre de ce marchandage : la grande offensive stratégique de l’Arabie saoudite en Afrique à laquelle la France ouvre les portes, en échange de solides contrats militaires.

"On permet à l’Arabie saoudite de s’insérer dans une zone avec l’approbation de la France et en échange, ce pays finance la vente d’armes française", explique Tony Fortin de l’Observatoire des armements. "C’est-à-dire que vous avez un alignement dans la politique par rapport à l’Afrique. La France souhaite se créer de nouveaux marchés d’armements après le Yémen. Aujourd’hui, on essaye de profiter d’une nouvelle opportunité qui est le G5 Sahel."

"L’Arabie saoudite et la France ont un accord spécifique sur la question", confirme le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sidikou. "Le problème ne se pose pas à ce niveau-là. Pour nous c’est un soutien de l’Arabie saoudite à la force conjointe et qui sera exclusivement réservé à l’acquisition de matériel militaire commandé à la France."

Contacté, l’état-major des armées françaises n’a "aucun commentaire à formuler concernant l’utilisation par la force conjointe du G5 Sahel de fonds saoudiens."

Mais celui-ci ajoute que concernant la participation de la France, "depuis le début de l’été 2017, 12,8 millions d’euros ont été versés dont 9,4 millions par les armées et 3,4 millions d’euros par la Direction de la coopération de sécurité et de défense."

12,8 millions d’euros de livraison de matériel contre des contrats de vente d’armements pour 100 millions de dollars : jusqu’ici le G5 Sahel, dont la création a été promue par Paris, semble une bonne affaire commerciale pour la France.

414 millions pour la force militaire du G5

Mais pour mieux comprendre ces montages financiers, il faut retourner neuf mois en arrière.

Le 23 février dernier, la communauté internationale se met en scène dans la lutte contre le djihadisme en Afrique.

Ce jour-là, à Bruxelles, se déroule une Conférence internationale sur le Sahel sous l’égide du président de la République du Niger, également président en exercice du G5 Sahel, Issoufou Mahamadou, du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

A l’issue de cette réunion "de haut niveau", l’humeur est excellente. L’Union européenne s’engage en effet à verser 100 millions d’euros pour la force militaire du G5 Sahel, même somme pour l’Arabie saoudite mais en dollars, tandis que les Etats-Unis évoquent 60 millions de dollars – Washington augmentera par la suite cette somme à 110 millions mais sous forme d’aides bilatérales.

"Des annonces cumulées de 414 millions d’euro ont été faites dont 176 millions d’euros de la part de l’Union européenne et de ses Etats membres, y compris 100 millions d’euros de la Facilité africaine de paix", peut-on lire sur le site de de la Commission européenne.

Mais quatre mois plus tard, le 29 juin, le quartier général de la force conjointe, le contingent militaire du G5 Sahel (1), subit une attaque suicide à Sévaré, au Mali. Celle-ci va porter un coup sévère aux efforts visant à rendre cette force opérationnelle – elle devait l’être en mars 2018 – et conduire à suspendre ses opérations.

A ce jour, seules six opérations militaires conjointes ont été conduites et celles-ci sont "principalement financées par les contributions des cinq pays du G5 Sahel, le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Burkina Faso", assure une source proche du dossier.

13% des sommes promises

Car le secrétariat permanent du G5 Sahel, basé en Mauritanie, ne cesse de le répéter : l’argent promis par la conférence de Bruxelles n’arrive pas.

Les Nations unies confirment d’ailleurs ce retard dans les décaissements.

"A ce jour, près de 50% des contributions annoncées n’ont pas été réservées et encore moins décaissées. J’exhorte les donateurs à honorer leurs engagements", a déclaré le 16 novembre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacré à la force conjointe du G5 Sahel, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix.

Mais dans ce dossier les chiffres se contredisent. Un rapport des Nations-unies du 12 novembre avance la somme de 190,7 millions d’euros décaissés sur les 414 millions promis par les partenaires internationaux.

Une estimation supérieure aux 93 millions d’euros évoqués à Dakar par la ministre française des Armées, Florence Parly, lors du Forum pour la paix et la sécurité en Afrique, début novembre.

Les engagements "pour l’instant se matérialisent très lentement, à hauteur de 10 à 25% des fonds", a déploré Florence Parly.

Maman Sambo Sidikou, le Secrétaire permanent du G5 Sahel, avance pour sa part la somme de "17,9 millions d’euros en équipements et services (…) en plus de l’assistance technique des partenaires tels que l’Union européenne et l’Union africaine."

Maman Sidikou précise que ces chiffres sont "évolutifs mais nous nous en tenons pour l’instant juste à ce qui a été livré comme équipement et services rendus à la force."

Selon les calculs réalisés par la DW, et en comptant à la fois l’aide financière et celle qui repose sur la livraison de matériel, la totalité des versements atteindrait 55 millions d’euros, soit 13% des sommes promises en février dernier

"Quasiment rien n’a été versé à ce jour, seulement quelques millions", ajoute la même source proche du dossier.

Le G5 Sahel, combien de divisions ?

Cette confusion autour des chiffres s’explique par le fait que les responsables politiques mêlent souvent de deux choses différentes : la livraison de matériel et le virement de montants financiers.

Pour ce qui concerne la livraison de matériel, cela concerne surtout la délivrance d’équipements non létaux par l’Union européenne, dont 43,7 millions d’euros dont déjà été versés. "Le processus de délivrance des fonds est en cours pour un autre montant de 70,6 millions d’euros", ajoute une source bruxelloise.

Expertise France, une institution publique habilitée à organiser la distribution de ce type d’aide, est notamment chargée de passer les commandes pour l’aide financée par l’Union européenne.

Par ailleurs, un accord technique a été signé le 23 février 2018 entre l’UE et les Nations unies pour délivrer, grâce à la Minusma, la force militaire de l’ONU présente au Mali (10.000 hommes), un "support opérationnel et technique" à la force militaire du G5.

A ce jour, 10 millions d’euros ont été budgétés de la Facilité de paix pour l’Afrique (un partenariat UE-Union africaine) pour assurer aux soldats du G5, grâce à la Minusma, leurs rations alimentaires, l’alimentation en carburant de leurs véhicules ou des évacuations sanitaires aéroportées.

L’ironie de l’histoire est que la Minusma a elle aussi des soucis de budget pour assurer son soutien logistique au G5. Ainsi, l’ONU rappelait début novembre que sa force militaire au Mali a "seulement reçu l’engagement européen de 10 millions d’euros (…) sur les 44 millions de dollars que représente le budget de deux ans nécessaire à son soutien logistique et opérationnel aux forces du FC-G5S déployées sur le territoire malien."

Meilleur contrôle du fonds fiduciaire

Enfin, il y a le second volet et il concerne le virement de montants financiers. Pour les réceptionner, un fonds fiduciaire a été créé à Nouakchott, en Mauritanie, où est basé le secrétariat du G5 Sahel.

Selon le Secrétaire permanent, Maman Sidikou, ce fonds n’a reçu à ce jour "des contributions que de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du Rwanda et récemment des Emirats arabes unis qui ont contribué à hauteur de dix millions de dollars à ce fonds."

En cumulant ces trois contributions, on atteint seulement la somme de onze millions et demi d’euros. Pourquoi les crédits tardent-il donc à arriver ? S’agit-il d’un phénomène assez répandu de "lenteur administrative", comme l’a affirmé le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sidikou ?

L’obstacle principal à l’arrivée des fonds est en réalité lié au fait que les partenaires internationaux hésitent à virer l’argent sur ce fonds. Ils réclament auparavant un meilleur contrôle des sommes allouées.

"La France fait une priorité de la transparence dans la gestion des fonds", explique un diplomate. Les différents bailleurs souhaitent être associés à la gestion du fonds fiduciaire et notamment garder un œil sur le Comité de soutien qui vient d’être mis en place et dont le financement doit être assuré par l’Union européenne

Composé d’une "douzaine de membres, dont deux par pays du G5", ce comité est chargé de recevoir les requêtes du commandement militaire, de les évaluer et de passer les commandes.

"Oui, il s’agit d’une volonté mutuelle du G5 Sahel et des partenaires soucieux de mieux assurer la gestion des fonds", confirme Maman Sidikou, ajoutant que son conseiller principal sur la question est un financier militaire français, le commissaire Pierre-Olivier Quatrepoint, chargé de "veiller à la mise en place des structures du Comité de soutien et aussi du Comité de contrôle."

Plus largement, les blocages concernant le financement de la force conjointe du G5 Sahel sont la conséquence d’un imbroglio diplomatique qui a vu la mise sur pied d’une force internationale sans assurer au préalable son budget.

Paris, qui joué un rôle central dans la création de la force militaire du G5 Sahel destinée à épauler les 4.000 militaires de l’opération Barkhane, souhaite depuis le début un financement pérenne, au titre du chapitre VII de la Charte des Nations unies (Actions en cas de menace contre la paix.)

Elle a reçu en cela le soutien de Maman Sambo Sidikou, le Secrétaire permanent du G5 Sahel, mais cette idée est bloquée par Washington qui préfère une approche bilatérale des soutiens financiers.

"La pérennité du financement de la force conjointe est une nécessité impérieuse", ajoute Maman Sidikou. "L’Union africaine et la France nous soutiennent. Il s’agit d’une responsabilité partagée. Le monde ne peut pas observer cinq pays qui ont les moyens réduits que nous connaissons se charger de la défense du monde, pour ainsi dire, car le terrorisme est l’affaire de tous."

De source diplomatique, Paris et l’Union africaine attendraient que la force conjointe devienne opérationnelle avant de relancer l’offensive diplomatique sur un financement stable et durable de ce contingent militaire.

(1) La force militaire du G5 Sahel compte 5.000 hommes soit sept bataillons fournis par les cinq pays membres et composés de soldats et de gendarmes. Le Burkina Faso fournit un bataillon, de même que le Tchad, le Mali deux bataillons, la Mauritanie un et le Niger deux bataillons. Le budget opérationnel est évalué à 423 millions d’euros la première année et 115 millions d’euros pour les années suivantes.

Jean-Michel Bos
Source : Deutsche Welle (Allemagne)