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La Route de l’Espoir ou du Désespoir !

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La Route de l’Espoir ou du Désespoir !Le Calame - Des milliers de mauritaniens et d’étrangers, qui empruntent la route de l’espoir, souffrent, comme les mécaniques qui les transportent, en franchissant surtout les quelques 100 Km qui séparent Boutilimit d’Aleg.

Les dunes du tronçon Nouakchott - Boutilimit sont devenues de loin plus douces que ce tronçon complètement couvert de nids de poules qu'il est pratiquement impossible d'éviter. Les petits pansements réalisés sur ce tronçon n'ont fait qu’accentuer les risques pour les conducteurs.

Seules les grosses cylindrées y passent sans trop de dégâts. Les autres y laissent facilement leurs organes (rotules, maillons, et autre échappement…), en plus du temps qu’on y perd.. Et dans ces conditions, il faut se rabattre sur Boutilimit ou sur Aleg.

Que de désagréments ! On se demande pourquoi le gouvernement d’Ould Abdel Aziz a négligé ce tronçon, pendant longtemps, comme du reste celui de Nouakchott –Rosso, alors même que ces axes sont les plus importants dans le trafic routier mauritanien.

Pendant que les usagers se plaignent et que les accidents se multiplient, avec morts d’hommes, presque chaque jour que Dieu fait, le gouvernement a préféré construire des routes, d’une importance relative, évidement, du point de vue trafic en tout genre. Aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur de certaines régions, en particulier celles du nord du pays.

Pendant ce temps, le tronçon Boutilimit-Aleg sombre dans l’oubli des pouvoirs publics, il est devenu un danger alors que près de 9 régions du pays sont desservies ou servies par la route de l’espoir, en train de se transformer une route du désespoir.

Elle profite également aux pays voisins que sont le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Benin et le Ghana. Diverses compagnies de transports empruntent cette route en transportant des passagers et des milliers de tonnes de marchandises.

On connaît les lenteurs que les travaux de réhabilitation de la route de Rosso, l’une des première du pays, a accusées. Les marchés sont attribués dans des conditions opaques et le contrôle et le suivi également. Les uns et les autres n'ont fait qu'enrichir une catégorie d'hommes d'affaires sans scrupules.

Rappelons qu’il y a quelques mois, le gouvernement a dégagé une enveloppe très importante pour la construction des routes. Espérons qu’elle profitera au tronçon en souffrance, parce que c’est une urgence urgente.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Au Mali, une attaque jihadiste fait 24 morts dans les rangs de l'armée

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Au Mali, une attaque jihadiste fait 24 morts dans les rangs de l'arméeFrance24 - Les forces maliennes et nigériennes ont mené, lundi, une opération conjointe antiterroriste dans l'est du Mali, faisant 24 morts dans les rangs de l'armée et 17 dans ceux des jihadistes.

Nouvelle attaque meurtrière au Mali. Des combats ont fait 24 morts dans les rangs de l'armée malienne et 17 dans ceux des jihadistes, lundi 18 novembre dans l'est du pays, dans un contexte de dégradation sécuritaire continue, a indiqué l'armée sur les réseaux sociaux.

Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe contre les jihadistes quand une patrouille a été attaquée à Tabankort, a affirmé l'armée. Les forces maliennes "déplorent 24 morts, 29 blessés et des dégâts matériels. Côté ennemi l'on dénombre 17 terroristes tués, une centaine de suspects appréhendés", a-t-elle rapporté.

Des prisonniers détenus

Les prisonniers sont aux mains des forces nigériennes, a-t-elle précisé. Dans un précédent communiqué, l'armée malienne avait indiqué avoir reçu le soutien de la force française antijihadiste Barkhane dans la contre-offensive contre les jihadistes.

Il s'agit d'un nouveau rude coup essuyé par l'armée malienne qui avait déjà perdu une centaine de soldats dans deux attaques jihadistes en un mois cet automne.

"La semaine dernière, les Forces armées maliennes avaient observé un repli stratégique pour resserrer leurs rangs vers l’intérieur du pays, explique Erwan Schiex, correspondant de France 24 au Mali. Elles avaient abandonné deux positions à la frontière du Niger. Un repositionnement qui s’était accompagné d’une série d’opérations dans plusieurs localités et repaires de groupes armés, notamment dans le centre, avec à la clé des saisies d’armes et de matériel. Pas assez, semble-t-il, pour contenir des assaillants toujours plus imprévisibles, organisés et redoutables."

Avec AFP
Source : France24

 

 

La force du G5 Sahel affirme avoir mené une opération «d’envergure» au Mali

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La force du G5 Sahel affirme avoir mené une opération «d’envergure» au MaliRFI Afrique - Selon la force conjointe du G5 Sahel, lors de cette opération menée les deux premières semaines de novembre dans le centre et le nord du Mali, plusieurs combattants terroristes ont été tués, des armes saisies et des fabriques d'explosifs détruites.

Plus de 1 400 militaires venus du fuseau centre de la force conjointe G5 Sahel, c’est-à-dire du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ont participé aux opérations, appuyés par la force française Barkhane. « D'importants moyens terrestres » étaient également mobilisés, selon le communiqué de la force conjointe.

Toutes les troupes étaient concentrées sur le territoire malien dans la zone communément appelée « le Gourma », c’est-à-dire dans une partie de la région de Gao, de Tombouctou et même un peu dans le Centre.

Mine d'informations

Selon le communiqué officiel, 25 terroristes tués ou capturés en deux semaines, plusieurs dizaines de motos, l’un des moyens de déplacement des jihadistes détruites. Une centaine de téléphones ont également été saisis sur l’équipement récupéré, ils pourraient constituer une véritable mine d’informations.

La force conjointe G5 rapporte également que lors de cette opération qualifiée « d’envergure », ses troupes ont détruit un dépôt de carburant, mais également un atelier de fabrication d’engins explosifs improvisés.

Ces engins explosifs, communément appelés des mines, font de nombreuses victimes chez les militaires, mais également parmi les populations civiles du centre et du nord du Mali.

Source : RFI Afrique

 

 

Sahel : Quand l'exploitation artisanale de l'or nourrit le jihad

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Sahel : Quand l'exploitation artisanale de l'or nourrit le jihadLes groupes jihadistes gravitant dans le Sahel ne manquent pas d'inspiration pour trouver une source de financement. Face à la raréfaction des rançons sur des enlèvements d'occidentaux, les terroristes semblent s’être tournés vers l'orpaillage. Et pas que pour le financement. Les sites d'orpaillage serviraient aussi de lieux de recrutement et de formation.

Selon un rapport de Crisis Group intitulé « Reprendre en main la ruée vers l’or au Sahel central » publié le 13 novembre, c'est la tendance dans au moins trois pays du Sahel.

« Alors que les rançons des prises d’otage, source importante de revenus pour les groupes jihadistes au Sahel, se raréfient, l’or peut constituer pour eux un nouvel atout, à des fins de financement mais également de recrutement », peut on lire sur le document dont Dakaractu a obtenu copie.

Ce risque est d’autant plus élevé, selon Crisis Group, que les orpailleurs considèrent parfois la présence des jihadistes comme une aubaine, et non comme une menace.

Selon le rapport, « les modes de financement varient d’une région à l’autre ».

« Dans le Soum burkinabè, des unités jihadistes sont rémunérées par les orpailleurs pour effectuer des missions de sécurité sur les sites. Dans les zones de Tinzawaten, Intabzaz ou Talahandak, au nord de la région de Kidal au Mali, le groupe jihadiste Ansar Eddine (membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM)) n’exerce pas une présence armée destinée à la sécurisation du site, mais prélève la zakat (impôt religieux) auprès des orpailleurs et du reste de la population », explique Crisis Group.

Cette pratique n'est pas l'apanage du Groupe dirigé par Iyad Ag Ghali. Adnan Abou Walid et ses sbires, au sein de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), s'y adonneraient aussi.

Si les jihadistes trouvent leur compte dans ce nouveau business, les exploitants aurifères n'y trouvent pas à redire non plus. Cependant, « ils composent avec les groupes jihadistes moins par conviction que par pragmatisme ».

Des lieux de recrutement et de formation

Dans ses recherches, Crisis Group a constaté que les « les sites aurifères semblent être aussi des lieux de recrutement pour les groupes jihadistes ».

La tendance est remarquée « à l’Est du Burkina Faso ou dans le département de Torodi au Niger » où «  des prêches jihadistes qui appellent au respect de la Charia (loi islamique) sur les sites d’extraction, ont été rapportés.

La dernière remarque et non des moindres, c'est le fait que les sites aurifères soient utilisés comme des lieux de formation. « en matière d'explosifs », précise le rapport. Pour en attester, les auteurs du rapport convoquent les témoignages de membres de la Katiba Khalid Ben Walid, la branche sud d'Ansar Dine. Ils auraient rapporté avoir reçu une formation aux explosifs sur une des nombreuses mines d'or artisanale au nord de la Côte  d'Ivoire, près de la frontière malienne.

« Les filières aurifères constitueraient aussi une voie d’approvisionnement pour la fabrication d’engins explosifs improvisés (IED), en particulier dans le centre du Mali et dans certaines régions du Burkina Faso où le nitrate d’ammonium, commercialisé par des entreprises dans le Sahel, est le principal composant des IED », s’inquiète Crisis Group.

La réponse des États

Quelle doit être dès lors la réponse des États concernés ? Crisis Group préconise la régularisation et la sécurisation des sites aurifères, en y associant des « acteurs non étatiques qui mènent déjà des opérations de sécurité sur certains sites aurifères ». « Il ne s’agit pas de déléguer la sécurisation des mines à des groupes militarisés qui pourraient échapper au contrôle de l’État et commettre des exactions contre des civils », prévient le rapport.

Pour l'Ong, « Il s’agit plutôt de reconnaître le rôle des acteurs locaux de sécurité, qui assurent déjà de facto des missions de police dans les mines et leurs alentours, et de mieux les encadrer ».

À un niveau sous-régional, il est suggéré aux États d'harmoniser leurs approches et leurs cadres de régulation pour mieux maîtriser les circuits de commercialisation. « Cela nécessite enfin, au niveau international, un contrôle renforcé des circuits d’exportation et d’importation », conclut Crisis Group.

Source : Dakaractu.com

 

« Le Sénégal n’est pas considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région »

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« Le Sénégal n’est pas considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région »Mali Actu - Le vol de milliers de munitions de guerre dans un stock de l’armée sénégalaise remet au goût du jour le débat sur la nécessite de lutter contre le flux illicite des armes et des munitions en Afrique. Une gangrène qui a causé beaucoup de morts dans les conflits qui fleurissent sur un pan non négligeable du Continent noir.

Suivant la feuille de route de l’Union Africaine visant à éradiquer la prolifération des armes en Afrique d’ici 2020, Small Arms Survey a produit, en janvier 2019, un rapport intitulé « L’Atlas des armes: Une cartographie des flux illicites d’armes légères en Afrique ».

Ce travail de longue haleine permet d’avoir une idée du nombre d’armes légères en circulation en Afrique, leurs détenteurs et les canaux de trafic.

80% des armes légères, entre les mains des civils et des groupes armés non étatiques

Selon ce rapport de 110 pages, « les acteurs civils africains, dont les individus, les entreprises immatriculées – comme les entreprises de sécurité privées – et les groupes armés non étatiques détiendraient donc plus de 40 millions d’armes légères – soit près de 80 % des armes en circulation sur le continent ». Les forces armées et de sécurité, quant elles, détiendraient moins de 11 millions d’armes légères, constate Small Arms Survey.

Qui fait remarquer que sur les 40 millions détenues par la population civile, seules 5 841 200 seraient enregistrées contre 16 043 800 non enregistrées. En chiffres absolus, rapporte le document parcouru par Dakaractu, la population civile de l’Afrique de l’Ouest arrive en tête avec près de 11 millions d’armes légères licites et illicites.

L’Afrique du nord occupe la deuxième place avec 10,2 millions d’armes légères en circulation. Grâce à ses 7,2 millions d’armes légères détenues par sa population civile, l’Afrique de l’Est occupe la troisième marche du podium.

Cependant en chiffres relatifs, c’est l’Afrique australe qui vole la vedette aux autres parties du continent. Elle présente un taux de 9/100 civils tandis que l’Afrique de l’Ouest n’arrive qu’à la quatrième place avec 2 habitants sur 100 qui détiendraient une arme légère.

Parmi les sources régionales d’armes illicite, il a été cité le trafic transfrontalier d’armes déjà illégales. Il est aussi noté le détournement des matériels des stocks nationaux et de maintien de la paix.

Dans une interview avec Dakaractu, Nicolas Florquin, l’un des auteurs du rapport de Small Arms Survey et de l’Union africaine, est d’avis que « le détournement des stocks des forces et services nationaux est reconnu comme étant une source importante de flux d’armes illicite dans la région (ouest-africaine) mais aussi au niveau international ».

Selon le chercheur qui capitalise plus de 10 ans d’expérience dans le domaine, des efforts sont entrepris par les États africains pour « sécuriser ces stocks », mais, reconnaît-il, « il y a certainement encore du chemin à parcourir ».

Le Sénégal, pas un grand fournisseur

Ce qu’il est intéressant par contre de noter dans le cas de l’affaire des 4500 cartouches d’AK-47 volées à la base de Ouakam et qui ont été stoppées net à Pire alors qu’elles étaient en partance pour la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, c’est la promptitude avec laquelle l’origine des munitions a été déterminée par les autorités sénégalaises.

« Ceci est intéressant car il est souvent plus difficile de tracer les munitions que les armes, ces dernières comportant des marquages individuels qui sont généralement absents des munitions elles-mêmes », fait remarquer le chercheur, visiblement heureux de constater que « les registres des stocks nationaux de munitions sont bien maintenus et permettent ce traçage national, qui est essentiel à l’identification des points de détournement. »

Nicolas Florquin de relativiser la place du Sénégal dans le trafic d’armes dans la sous région. « Le pays n’est pas généralement considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région, même si des petits trafics transfrontaliers ‘de fourmis’ existent comme dans la majorité des pays », tranche-t-il.

Dans ce lot, le chercheur convoque un trafic clandestin de pistolets d’alarme de fabrication turque du Sénégal vers la Mauritanie. « Ces armes qui sont à l’origine non-létales sont facilement transformées par les criminels pour le tir de balles réelles et alimentent les marchés illicites, en Afrique comme en en Europe », alerte-t-il.

Dans quelle catégorie mettre donc les munitions de calibre 7,62 mm subtilisées par un soldat de première classe de l’armée sénégalaise pour éventuellement les mettre dans le circuit illicite ?

AK-47, la préférée des groupes armés

Le rapport de Small Arms Survey renseigne que « la majorité des des armes illicites qui circulent parmi les groupes armés de zones touchées par un conflit, sont des fusils d’assaut militaires et des systèmes d’armes souvent fabriquées il y a plusieurs décennies dans des pays de l’Ex URSS.

« De même, selon la MINUSMA, le type d’arme illicite le plus fréquemment observé dans sa zone de mission est le fusil de type AK, suivi par le pistolet-mitrailleur de type PKM en proportion bien moindre – des armes produites, dans les deux cas, à partir des années 1960 dans les pays de l’ex-Union soviétique et en Chine », renseigne le rapport.

Pour autant, rien n’indique que les munitions de calibre 7,62 mm, pour AK-47 étaient destinées à approvisionner les groupes armés de la région qui en raffolent.

Seule l’information judiciaire ouverte par le parquet pour association de malfaiteurs en relation avec une activité terroriste et détention d’armes en vue de commettre des actes terroriste peut lever et mettre fin aux spéculations.

D’ici là, le chercheur Nicolas Florquin exhorte les états africains à mettre en œuvre les politiques clairement définis pour stopper les flux illicites d’armes et de munitions. Sinon l’objectif que s’est fixée l’Union africaine, à savoir faire taire les armes à l’horizon 2020, risque d’être une utopie, si ce n’est déjà le cas.

Dakaractu
Source : Mali Actu

 

Burkina Faso : au moins 37 personnes tuées dans une attaque "planifiée" contre un convoi minier

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Burkina Faso : au moins 37 personnes tuées dans une attaque Le Monde Afrique - Une embuscade contre un convoi d’une compagnie minière a fait au moins 37 morts, civils, et plus de soixante blessés, mercredi 6 novembre, dans la région de l’est du Burkina Faso, selon un bilan encore provisoire, fourni par les autorités locales.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière enregistrée dans le pays depuis le début des violences djihadistes, il y a près de cinq ans. Dans la matinée, « des individus armés non identifiés ont tendu une embuscade à un convoi transportant des travailleurs de la mine d’or Semafo sur l’axe Ougarou-Boungou », a indiqué le gouverneur de la région de l’Est dans un communiqué.

« Le convoi, accompagné d’une escorte militaire, comptait cinq autobus transportant des employés burkinabés, des entrepreneurs et des fournisseurs », a détaillé la société canadienne Semafo, qui exploite la mine d’or de Boungou, située à quarante kilomètres du lieu de l’attaque. Le site et ses activités « n’ont pas été affectés », précise la compagnie aurifère, sise à Montréal.

« C’était un massacre »

Selon nos informations, il s’agirait d’une attaque dite « complexe ». Le véhicule de tête a sauté sur un engin explosif placé sur la voie, les cars transportant les employés de la société ont ensuite été pris d’assaut par un groupe armé. « Les assaillants étaient nombreux et sans doute informés du passage du convoi, ils ont tiré en rafale sur les passagers, c’était un massacre, certains ont réussi à fuir en se réfugiant dans une forêt voisine », rapporte une source sécuritaire.

Une opération de « secours » et « un ratissage de la zone » ont été lancés par les forces de défense et de sécurité, a assuré le gouvernement burkinabé dans la soirée. Deux attaques meurtrières avaient déjà visé des convois de personnels de la mine de Boungou et leurs escortes en août et en décembre 2018. Au total, onze personnes avaient déjà été tuées.

Cette année, l’Etat burkinabé avait demandé aux compagnies minières de prendre « des dispositions spéciales pour le déplacement de leurs employés », selon l’Agence France-Presse, face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans le pays, qui compte plus d’une dizaine de sites industriels miniers.

Spirale de violence

Pour l’heure, l’attaque n’a pas été revendiquée, mais les assauts des groupes djihadistes de la sous-région – Al-Qaida et l’organisation Etat islamique notamment –, ne cessent de se multiplier et ont déjà fait près de 700 morts dans le pays depuis 2015. Près d’un demi-million de personnes ont dû fuir leurs foyers à cause des violences, selon les estimations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

La capitale, Ouagadougou, elle, a déjà été frappée à trois reprises par des attentats d’envergure. Trente personnes, majoritairement des Occidentaux, avaient été tuées lors d’un raid djihadiste contre un hôtel et un restaurant du centre-ville le 15 janvier 2016. Plus récemment, le 19 août, l’armée burkinabée a subi son attaque la plus meurtrière, avec au moins vingt-quatre morts dans un assaut contre une base militaire à Koutougou, dans le nord du pays.

Sous-équipées, mal formées et désorganisées, les forces de défense et de sécurité locales semblent incapables d’enrayer le cycle des violences sur leur territoire. A la demande des autorités, les membres de l’opération française « Barkhane » ont dû intervenir à deux reprises en septembre pour épauler l’armée burkinabée.

« Le combat continue, il doit continuer, car c’est un combat de longue haleine que nous devons mener ensemble contre le terrorisme », a déclaré lundi la ministre française des armées, Florence Parly, en déplacement à Ouagadougou, avant d’annoncer le lancement d’une opération conjointe, conduite par la force « Barkhane » avec celles du G5 Sahel, comprenant notamment deux compagnies burkinabées, dans la zone des trois frontières, entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Burkina Faso : cinq gendarmes et cinq civils tués dans une attaque dans le nord

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Burkina Faso : cinq gendarmes et cinq civils tués dans une attaque dans le nordLe Monde Afrique - Les assaillants auraient emporté un important stock d’armement et incendié divers matériels.

Cinq gendarmes et au moins cinq civils ont été tués, lundi 4 novembre au matin, dans une attaque contre le détachement de gendarmerie d’Oursi, localité de la province de l’Oudalan, dans le nord du Burkina, près de la frontière malienne, a-t-on appris de sources sécuritaires.

« Plusieurs dizaines d’individus armés ont mené une attaque contre le détachement de gendarmerie basé à Oursi lundi vers 3 heures [4 heures à Paris], a annoncé une source sécuritaire. Après plusieurs heures d’échanges de tirs, les assaillants ont réussi à pénétrer dans le camp. Malheureusement on a perdu cinq gendarmes. »

Selon une autre source sécuritaire, au moins cinq civils – des travailleurs d’une société privée – ont également été tués.

« Un renfort a été déployé sur les lieux, mais les assaillants s’étaient déjà repliés, après avoir également occasionné de nombreux dégâts matériels », dont notamment l’incendie d’un pick-up militaire. Selon plusieurs autres sources concordantes, les assaillants ont également emporté un « important stock d’armement et incendié divers matériels ».

Quatre personnes tuées dimanche

Cette attaque survient la veille d’une rencontre à Ouagadougou du conseil des ministres du G5 Sahel – dont le Burkina Faso assure la présidence – sur la mise en œuvre des décisions prises lors d’un sommet extraordinaire tenu à la mi-septembre dans la capitale.

Dimanche, quatre personnes, dont le député-maire de Djibo, grande ville du nord du Burkina Faso et chef-lieu de la province du Soum, ont été tuées dans une embuscade sur l’axe Djibo-Namssiguia.

Le Monde avec AFP
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Burkina Faso : des militaires ciblés par une nouvelle attaque meurtrière près de la frontière malienne

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Au moins cinq gendarmes ont été tués dans l'attaque d'un détachement militaire basé à Oursi, dans le nord du pays, près de la frontière malienne.

Le détachement de gendarmerie de Oursi, dans le Nord, a été attaqué ce lundi, ont confirmé à Jeune Afrique plusieurs sources sécuritaires concordantes.  près de la frontière malienne. « Le détachement a subi une attaque de grande ampleur, menée par un commando constitué de plusieurs hommes armés », précise un gradé de la gendarmerie. Un premier bilan, encore provisoire, fait état de cinq tués dans les rangs des gendarmes, a par ailleurs précisé un officier.

Cette nouvelle attaque meurtrière de militaires burkinabè intervient au lendemain de l’assassinat d’Oumarou Dicko, député-maire de la ville de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, tué dimanche 3 novembre en même temps que trois autres personnes dans l’attaque de son véhicule par des hommes armés.

Florence Parly attendue à Ouaga

Cette série d’attaques intervient alors que doit se tenir à Ouagadougou, ce mardi 5 novembre, une rencontre du conseil des ministres du G5 Sahel – que le Burkina préside depuis février dernier – qui a pour objectif, notamment, d’accélérer la mise en œuvre des décisions prises lors du sommet de Ouagadougou, le 14 septembre dernier.

Florence Parly, ministre française des Armées, qui est arrivée ce lundi au Tchad pour une tournée dans le Sahel, est par ailleurs annoncée dans la capitale burkinabè, où elle doit notamment rencontré le président Roch Marc Christian Kaboré.

Le découragement n’a pas sa place dans le cœur des soldats burkinabè, ils sont debout et ils tiennent à le demeurer

Vendredi, à l’occasion du 59e anniversaire de l’armée, Chérif Sy, le ministre burkinabè de la Défense, avait rendu hommage aux 204 soldats tués dans les opérations contre des groupes « terroristes » sévissant principalement dans le nord du pays depuis 2016. Depuis 2016, 630 civils ont été tués dans ces violences.

« Face à cette barbarie, nous ne devons aucunement flancher, encore moins céder au découragement ou à une quelconque fatalité », a notamment lancé le ministre lors de son discours. « Le découragement n’a pas sa place dans le cœur des soldats burkinabè et, avec le peuple, ils sont debout et ils tiennent à le demeurer », a ajouté le ministre. « Le Burkina Faso restera debout, hier avec nos ancêtres comme aujourd’hui avec nous », a répondu en écho le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, assurant que « nous maintiendrons, coûte que coûte, vaille que vaille, l’intégrité de notre territoire ».

Source : jeuneafrique.com

 

Mali: 54 morts dans l'attaque d'un camp militaire à Indelimane

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Au moins 53 soldats et un civil ont été tués ce vendredi 1er novembre dans une attaque qualifiée de « terroriste ». Un communiqué de l'armée indique que c'est une position des Fama à Indelimane, dans le secteur de Ménaka, dans le nord-est du pays, qui a été attaquée.

Indelimane est une localité malienne du Nord, située entre deux cercles : Ménaka et Ansogo. Sur place, le camp de l’armée malienne a été visé par des terroristes selon un communiqué officiel.

D’après nos informations, ce sont des obus qui ont dans un premier temps été tirés par les assaillants. Ensuite par petits groupes, certains à motos et tous armés, ont convergé vers le camp militaire de Indelimane.

Le communiqué de l’armée malienne avait donné un premier bilan provisoire de 15 morts avant de le revoir à la hausse avec 35 victimes. Plus tard dans la soirée, Yaya Sangaré, le ministre de la Communication, a fait état de 54 morts, dont un civil.

Le porte-parole du gouvernement, ajoute qu’il y a de nombreux blessés et des dégâts importants du côté des forces de défense et de sécuritaire. Yaya Sangaré appelle par ailleurs à l’union sacrée pour réussir « la guerre pour la liberté ».

On a pu retrouver dix rescapés et la situation est aujourd'hui sous contrôle. Le ratissage se poursuit dans la zone. Les renforts qui ont été envoyés sur place ont déjà pénétré le camp et se sont installés.

L’attaque n’a pas encore été officiellement revendiquée, mais des groupes jihadistes sont installés dans cette zone située non loin de la frontière nigérienne. Ils quittent le Niger pour venir commettre des attentats au Mali, ou partent du Mali pour attaquer des positions militaires dans des pays voisins.

Source : RFI