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Libye: Abu Talha al-Liby, chef d’Aqmi, tué dans le sud du pays

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Libye: Abu Talha al-Liby, chef d’Aqmi, tué dans le sud du pays En Libye, l’Armée nationale libyenne (ANL) mène, depuis mercredi 16 janvier, une opération anti-terroriste de grande envergure dans le sud du pays. 

Elle a annoncé, vendredi, avoir éliminé Abu Talha al-Liby, dit « Le Libyen », un chef de l’organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il aurait été tué avec deux autres terroristes, le Libyen el-Mehdi Dengo et l'Egyptien Abdallah Desouki. L'attaque, menée à l'aube, a visé deux maisons mitoyennes – l’une appartenant à Abu Talha et l’autre qu’il avait louée - dans la localité de Karda el-Shati, près de la vile de Sebha. Abu Talha était l'un des terroristes les plus actifs dans le sud libyen.

Abdel Meneem al Hasnaoui Bel Haj, alias Abou Talha al-Liby, est natif de Sebha dans le sud libyen. Ses activités terroristes remontent aux années 1990. Impliqué dans l'attaque qui a visé le colonel Kadhafi en 1996, il est emprisonné jusqu'en 2011 et devient l'un des chefs militaires les plus en vue du soulèvement.

Un des fondateurs du front al-Nosra

Membre du groupe jihadiste al-Moqatila, il est soutenu, en 2012, par le Congrès national transitoire. En 2013, il quitte la Libye pour la Syrie pour être l'un des fondateurs du front al-Nosra, fidèle à al-Qaïda, et devient le juriste de la brigade des Mohajirines (les étrangers).

Si son élimination se confirme, c'est un coup dur pour Aqmi en Libye. Ce n'est pas la première fois, en effet, qu' Abu Talha est donné pour mort. La rumeur de sa mort avait circulé en Irak, en 2013, avant qu'il ne regagne la Libye, un an plus tard, en compagnie de sa femme syrienne. Il y a fondé le conseil de choura de la tribu al Hasawna, une organisation jihadiste financée en Libye par al-Qaïda et l'organisation Etat islamique (EI), à l'instar du conseil de choura de Benghazi, de Derna et d'autres villes.

Déjà donné pour mort en 2016

Il se déplaçait alors dans les villes et oasis du sud pour acheter des véhicules et des armes, tout en essayant d'engager des jeunes gens dans les rangs de sa milice jihadiste mais il a trouvé une forte opposition de la part des habitants. En 2016, suite à une frappe aérienne conjointe entre Français et Américains, on le donne à nouveau pour mort, ainsi que Mokhtar Belmokhtar.

Source : RFI Afrique

 

 

Le Front Polisario aurait détruit la totalité de ses milliers de mines antipersonnel

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Le Front Polisario aurait détruit la totalité de ses milliers de mines antipersonnelSelon le directeur de l’ONG Appel de Genève, le Front Polisario a définitivement renoncé à l’utilisation des mines antipersonnel en procédant à la destruction totale de son stock.

Le Front Polisario a détruit la totalité de son stock de mines antipersonnel, a affirmé Alain Délétroz, le directeur général de l'ONG Appel de Genève, cité par le quotidien Tribune de Genève.

«Le Front Polisario a désormais rempli ses engagements» liés à l'Acte qu'il a signé sur ces engins, a affirmé le directeur de l'ONG.

Bien qu'il ait été difficile au début de convaincre le Front Polisario de procéder à cette destruction, le journal indique que Mohamed Lamine Bouhali, l'ex-ministre de la défense sahraoui avait fini par admettre que «les mines ont affecté davantage d'innocents que de militaires», y compris auprès des Sahraouis eux-mêmes.

Au total, le Front Polisario a détruit 17.954 mines antipersonnel, selon l'Appel de Genève.

Des pourparlers consacrés à la résolution du conflit au Sahara occidental ont réuni les 5 et 6 décembre 2018, sous l'égide de l'Onu à Genève, le Maroc et le Front Polisario. À l'issue de cette rencontre, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, a annoncé devant la presse que son pays approuvait l'invitation de Horst Köhler, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, à une seconde table ronde prévue durant le premier trimestre 2019, sous réserve qu'elle soit «bien préparée». Cette première rencontre de Genève a eu lieu avec la participation de l'Algérie et de la Mauritanie en tant qu'observateurs et pays voisins.

Tout en notant qu'aucun engagement n'avait été pris lors de ce premier tour des pourparlers, le diplomate a souligné que «le Maroc espère que la deuxième table ronde connaitra l'engagement de toutes les parties pour une discussion profonde sur la situation politique». Il a aussi mis l'accent sur le fait que ces rencontres avaient pour objectif de parvenir à une solution politique «pragmatique, réaliste, durable et consensuelle».

Source : Sputnik News (France)

 

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb

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L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb"La décision du gouvernement d’interdire l’accès à l’Algérie aux migrants arabes arrivant par le Niger et le Mali est irrévocable", a déclaré au site algérien en ligne TSA Arabi Hacène Kacimi, le directeur en charge de la migration au ministère de l’Intérieur.


Rappelant que son pays avait accueilli jusqu'à présent plus de 50 000 Syriens pour des raisons humanitaires, le responsable a révélé que l’Algérie faisait face désormais à un nouveau phénomène. L’infiltration de migrants arabes venus de Syrie, du Yémen et de Palestine "par des canaux sous contrôle de groupes armés".

Des terroristes qui menacent la stabilité de l'Algérie

Et "quand certains de ces migrants deviennent un danger pour la stabilité nationale et une menace pour la sécurité, alors l’Algérie doit bouger", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces migrants arabes traversent plusieurs pays tels que l’Egypte, la Turquie, le Soudan et la Mauritanie jusqu’au Niger et au Mali sans demander l’asile politique, "alors qu’une personne menacée demande l’asile au premier pays dans lequel il arrive", a-t-il commenté.

Indiquant ne pas vouloir porter d’accusations a priori, Hacène Kacimi a expliqué que son pays était en droit de s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agissait véritablement de migrants ou "de terroristes pénétrant en Algérie sous couverture humanitaire". Pour lui, "il y a sûrement des parties occultes qui financent de telles norias terroristes".

Corroborant ces propos, TSA Arabi rapporte également, de source sécuritaire, que "l’armée algérienne est confrontée à un nouveau défi, celui de l’infiltration de terroristes âgés de 20 à 30 ans, la plupart de nationalité syrienne ainsi que quelques éléments yéménites".

Porteurs de faux papiers soudanais,"ces infiltrés viennent de la ville d’Alep, en Syrie, et ils sont poussés par des capitales arabes qui les encouragent à se déployer en Algérie dans le but de la déstabiliser", a précisé cette source, soulignant que ces terroristes syriens transitaient par le Niger depuis que ce pays est devenu un couloir pour les migrants clandestins.

A l’appui de cette thèse, TSA Arabi rappelle l’arraisonnement il y a quinze jours d’un navire chargé de munitions turques, 45 millions de balles pour être précis, au large de la Libye.

Un chiffre "colossal", selon la source de TSA, au regard d’une population de quatre millions de Libyens. "On peut en conclure que cette énorme quantité d’armes n’était pas destinée à la Libye mais à armer les combattants venus de Syrie et d’autres régions", a-t-elle dit.

La LADDH dément une information et confirme les expulsions

Critiquée par Hacène Kacimi pour avoir mis le feu aux poudres en dénonçant l’expulsion vers le Niger d’une cinquantaine de migrants syriens et palestiniens, la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) a démenti catégoriquement avoir fourni des rapports à des ONG et des instances régionales ou internationales sur la question.

Dans son démenti, la LADDH confirme toutefois que 53 Palestiniens, 47 Syriens et 17 Yéménites ont été refoulés en décembre 2018 à partir du poste-frontière d’In Guezzam, au sud de Tamanrasset.

"Il y a eu une opération de rapatriement à partir de Tamanrasset vers le Niger en étroite coordination avec les autorités nigériennes et en accord avec le bureau d’Alger du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR)", a indiqué la LADDH dans son communiqué.

Alain Chémali
Source :
Francetvinfo

Alger a décidé de refouler tous les migrants arabes, en particulier syriens, se présentant à ses frontières sud. De source sécuritaire, il s’agirait de "terroristes" venus de Syrie et du Yémen envoyés par des Etats arabes pour déstabiliser l’Algérie et tout le Maghreb.

 

 

280 djihadistes tués au Niger

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280 djihadistes tués au NigerLe gouvernement du Niger annonce la mort de 280 combattants de Boko Haram tués par l’armée nigérienne durant ces derniers jours. Dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, le ministère de la Défense a déclaré que la plupart des djihadistes étaient morts dans des frappes aériennes.

Ils ont été tués dans des raids terrestres et aériens menés depuis le 28 décembre dernier près de la frontière avec le Nigeria. L'armée nigérienne déclare que ses troupes ont également saisi des lance-roquettes, des armes d'assaut et des munitions, lors d'une offensive menée sur des îles du lac Tchad et le long du fleuve Komadougou Yobe.

Le Niger a récemment exprimé sa préoccupation face aux revers subis par l’armée du Nigeria, d’où est partie l’insurrection djihadiste menée par Boko Haram depuis dix ans dans la région (Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad).

Source : BBC Afrique

 

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EI

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L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EIPlus de 600 étrangers, quasiment tous des femmes, ont été jugés en Irak durant l'année écoulée pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué aujourd'hui la justice irakienne, ajoutant qu'une centaine d'autres devaient encore comparaître.

L'Irak a déclaré fin 2017 la "victoire" sur l'EI mais continue de juger quasi-quotidiennement des accusés parmi les quelque 20.000 personnes arrêtées pour suspicion de terrorisme depuis la percée djihadiste de 2014.

En tout, "616 hommes et femmes, accusés d'appartenance à l'EI ont été jugés" cette année et "508 ont été condamnés en vertu de la loi anti-terrorisme" qui prévoit jusqu'à la peine de mort, a détaillé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature.

Parmi eux, a-t-il ajouté sans toutefois détailler leurs peines, figurent "466 femmes et 42 hommes, ainsi que 108 mineurs - 31 garçons et 77 filles". En outre, "99 personnes, dont 73 femmes" subissent encore des interrogatoires du parquet ou ont vu leur procès s'ouvrir récemment, selon le juge Bayraqdar.

Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) - l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI -, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes.

La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, de même qu'un Belge et un Russe. En outre, trois Français - deux femmes et un homme - ont été condamnés à la prison à vie.

Source : Le Figaro (France)

 

 

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés

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Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacésArrêt des services de l’Avion Humanitaire de l’ONU, près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés.

Les services de l’avion humanitaire de l’ONU en Mauritanie cesseront ce 31 décembre 2018, mettant en péril la vie de près d’un demi-million de citoyens mauritaniens et celle de plus de 50.000 réfugiés maliens qui ne vivent que de l’aide apportée par plus d’une trentaine d’ONG nationales et internationales travaillant dans l’humanitaire.

En plus des restrictions provenant des autorités mauritaniennes, est mis en cause, le manque de financements pour continuer les opérations de secours.

Après l’alerte lancée par ROSA (voir http://cridem.org/C_Info.php?article=718405) sur l’arrêt des services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies en Mauritanie, voilà que cette déclaration vient compléter les efforts de l’Equipe Humanitaire Pays qui, par la voix du Représentant résident des Nations Unies en Mauritanie, vient de s’adresser aux partenaires dans ce sens. Ces derniers ainsi que la société civile tirent ainsi l’alarme sur les conséquences de cet arrêt sur le travail de plus d’une trentaine d’organisations nationales et internationales travaillant dans le domaine humanitaire au profit d’environ un demi-million de citoyens mauritaniens souffrant de malnutrition et d’insécurité alimentaire, en plus des réfugiés maliens à MBerra.

Zones d’intervention

Les services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies assuraient les liaisons entre Nouakchott-Kiffa-Aïoun-Néma pour venir au secours de populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la sous production agropastorale et l’appui aux réfugiés maliens du camp de MBerra. Ils permettent également le déploiement rapide du personnel humanitaire sur le terrain et leur évacuation en cas de besoin médical. Ces services sont jugés comme fournissant le moyen de transport le plus économique, le plus sûr et le plus efficaces pour les opérations humanitaires et les actions de développement.

Selon les données distillées par l’Equipe Humanitaire Pays, constituée d’institutions des Nations-Unies, d’ONG nationales et internationales en plus de l’Etat, 11 Wilayas sur les 13 en Mauritanie sont en phase de sous pression, dont 7 Wilayas en phase de crise et 4 en sous pression alimentaire, soit 226.932 personnes, en période courante (octobre-décembre 2018), avec 574.602 personnes qui risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire sévère d’ici juin 2019. Ce qui nécessite le déplacement fréquent du personnel d’urgence et humanitaire dans les zones concernées. En 2018, ce service aérien a permis le transport de 1.930 passagers humanitaires dans les régions les plus difficiles d’accès.

Absence de fonds et blocages de l’Etat

Parmi les causes à l’arrêt des services de l’avion humanitaire des Nations Unies, les restrictions imposées par l’Etat mauritanien fixant au 24 décembre 2018 l’arrêt définitif de ces services, avec comme début d’entame des procédures le 15 décembre dernier. Avec la fermeture de l’aéroport de Néma pour travaux de maintenance, seul celui de Kiffa reste opérationnel grâce à une autorisation temporaire accordée par les autorités. Ces dernières empêchent en effet l’utilisation des autres aéroports, Aïoun, Kaédi et Sélibabyi, ce qui entrave gravement le déplacement du personnel humanitaire qui risque d’être dans l’impossibilité de secourir les populations menacées et en particulier, les réfugiés maliens de MBerra. Ajouté à ces restrictions imposées par l’Etat mauritanien, l’absence de financements jusqu’au premier semestre de l’année 2019.

L’Equipe Pays vient ainsi de lancer l’alerte sur l’arrêt définitif de ses opérations le31 décembre 2018 si aucun nouveau financement ou engagement n’est reçu, mettant les bailleurs internationaux et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Déjà, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé, depuis lundi 17 décembre 2018, les procédures d’arrêt des services aériens, compte-tenu des délais de préavis obligatoire de deux semaines. Ainsi, une trentaine d’organisations humanitaires et de développement n’auront plus accès aux zones les plus reculées du pays. Ce qui va créer une situation critique pour les bénéficiaires immédiats des programmes.

Appels à l’aide d’urgence

En 2018, les contributions des bailleurs se sont élevées à 2,2 millions de dollars U.S sur les 3,3 millions de dollars nécessaires, selon les données disponibles de l’Equipe Humanitaire Pays. Le PAM coûte à lui seul 250.000 dollars U.S par mois pour mener les opérations des Nations Unies à l’aide d’un avion humanitaire. Ainsi, tout engagement de plus d’un quart de million de dollars (0, 250 millions) permettra de demander une avance interne au PAM pour combler le gap jusqu’au premier trimestre 2019, si des fonds supplémentaires sont confirmés.

Cela évitera de renchérir les coûts des opérations humanitaires et de nuire à la capacité des organisations utilisatrices. Un appel a été ainsi lancé à la communauté internationale en Mauritanie pour la mobilisation rapide de fonds supplémentaires pour permettre aux services des Nations Unies de se poursuivre jusqu’en 2019.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mali: les affrontements communautaires se multiplient dans le centre du pays

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Mali: les affrontements communautaires se multiplient dans le centre du paysAu Mali, dans le centre du pays, les « affrontements communautaires se sont multipliés », selon un communiqué de l’armée malienne. Les Famas annoncent ce week-end avoir arrêté quatre chasseurs dozos la semaine dernière.

Car, en plus de la menace jihadiste qui pèse sur cette région, les affrontements communautaires opposent surtout les éleveurs peuls aux cultivateurs dogons et aux dozos, les chasseurs traditionnels. Chaque ethnie, regroupée en groupes d’autodéfense ou milices armées, continue de multiplier les exactions.

Ce jeudi 13 décembre, l’armée intervient à Sadia-Peulh, un village du cercle de Bankass au centre du Mali. Des chasseurs dozos y incendient des habitations et s’en prennent au bétail. Quatre d’entre eux sont interpellés par les militaires puis transférés dans la ville de Sévaré, indique un communiqué des forces maliennes.

« Propagande »

Fait nouveau : ce document officiel confirme que les chasseurs dozos ont attaqué un village peul. De son côté, Tabital Pulaku, une association de défense de cette communauté, considère ces arrestations en conférence de presse ce dimanche comme une « propagande », car « l’État soutient les milices dozos ou dogon » affirme Hamadoune Dicko, le président de l’organisation.

Les affrontements s'intensifient

Un récent rapport de Human Rights Watch (HRW) assure que les victimes des affrontements sont souvent des peuls ciblés par les groupes d’autodéfense dogon « au motif qu’ils soutiendraient des islamistes armés en lien avec al-Qaïda ». Ce communiqué reconnaît également que les affrontements entre communautés s’intensifient dans le centre du pays. Le 5 décembre, une attaque du village de Lessagou, toujours dans le cercle de Bankass, a fait quinze morts selon le gouverneur de Mopti. Sur place, il assure qu’une enquête est ouverte.

Source : RFI

Mali : Aqmi dément la mort d’Amadou Koufa, le chef jihadiste malien

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Mali : Aqmi dément la mort d’Amadou Koufa, le chef jihadiste malien Un dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, a démenti mardi 11 décembre la mort du chef jihadiste malien Amadou Koufa, selon un communiqué diffusé par l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar.

La mort du chef jihadiste Amadou Koufa avait été annoncée le 23 novembre par les autorités françaises et maliennes à l’issue d’une opération militaire conjointe. « Plusieurs médias internationaux ont rapporté que le cheikh +Amadou Koufa+ avait été tué aux côtés de 34 autres dans une opération aéroportée.

Amadou Koufa « ni tué, ni blessé »

Toutefois, le cheikh n’était pas sur le site de l’opération et il n’a été ni tué, ni blessé »
, indique la retranscription, traduite en anglais et diffusée par Alakhbar, d’un enregistrement audio d’Abdelmalek Droukdel.

« De même, le nombre de frères (morts en) martyrs n’est pas celui du mensonge du ministère (français), mais il est de 16 moudjahidines » (combattants jihadistes), poursuit la même source.

Abdelmalek Droukdel, également connu sous le nom d’Abou Moussab Abdel Wadud, affirme que l’annonce de la disparition du prédicateur peul radical est une « manoeuvre » de Paris pour détourner l’attention de la population française de ce qui se passe « dans la rue », une allusion au mouvement social des « gilets jaunes » auquel ce texte de six pages est largement consacré.

Le 23 novembre, l’armée française avait annoncé avoir mené la nuit précédente une opération dans le centre du Mali, le fief d’Amadou Koufa, qui avait permis la « mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes ».

La ministre française des Armées, Florence Parly, avait salué une action « qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Hamadoun Kouffa, chef de la katiba Macina ».

Les sources militaires maliennes pourtant formelles

Des sources militaires maliennes s’étaient montrées formelles sur la mort de Amadou Koufa, qui était apparu dans une vidéo deux semaines plus tôt aux côtés du Touareg Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, et de Djamel Okacha, dit Yahia Aboul Hammam, autre dirigeant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

« Le terroriste Amadou Koufa est mort de ses blessures après l’intervention militaire française, suite aux informations fournies par l’armée malienne », avait déclaré le général Abdoulaye Cissé, chef des opérations de l’armée malienne.

Source : Jeune Afrique

 

 

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty International

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Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty InternationalSi plusieurs pays d’Afrique sont réputés être dévoreurs des droits de l’homme, il est de ceux qui fournissent des efforts. Ainsi que l’a constaté cette année, Amnesty International.

L’humanité célèbre ce 10 décembre, la 70è édition de la journée internationale des droits de l’homme. L’occasion pour des institutions de l’ONU et des organisations de la société civile du monde entier de faire le point sur l‘évolution de la situation des droits de l’homme à travers la planète.

Si en Afrique, la situation est souvent des plus déplorables, il est des pays dans le continent qui s’efforcent de sortir du lot des prédateurs des droits humains. Et si c'était une émulation, c’est l‘Éthiopie qui occuperait la première marche du podium.

Amnesty international (AI) met en avant la libération des prisonniers politiques, la levée d’interdiction de beaucoup de partis d’opposition considérés auparavant comme des organisations terroristes de multiples gestes d’apaisement faits par le Premier ministre Abiy Ahmed depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier.

Mais, il n’y a pas que l‘Éthiopie. D’autres pays africains ont, selon AI, réalisé des progrès en matière de respect des droits humains. C’est le cas de l’Angola où Rafael Marques et Mariano Brás deux journalistes pourfendeurs du régime de Luanda, ont été acquittés des charges d’injure et de diffamation qui pesaient sur eux au temps de José Eduardo dos Santos.

Cerise sur le gâteau, Rafael Marques a été récemment reçu en tête-à-tête par le chef de l‘État angolais, Joao Lourenço pour débattre des mesures contre la corruption qui mine la société angolaise à tous les niveaux ou presque. Un « noble geste » salué par le journaliste anti-corruption.

Cameroun, RDC, Togo,….mauvais élèves

S’agissant des mauvais élèves, l’ONG de défense des droits humains épingle des pays comme le Togo, le Cameroun, la Mauritanie et la RDC. Et chacun d’eux a sa part d’incriminations. La RDC est citée comme prédatrice des droits de l’homme à cause de multiples répressions sanglantes (près de 7 morts en janvier par exemple) de manifestations pacifiques.

Quant au Togo, AI évoque l’arrestation des militants de l’opposition lors des manifestations. Et comme en RDC ou dans bien de pays africains, les manifestations pacifiques sans mort d’hommes sont quasiment rares comme les beaux jours. Deux personnes ont par exemple péri samedi dernier du fait de la répression « sauvage » des manifestations contre les législatives du 20 décembre.

Pour le Cameroun, AI se réfère entre autres au cas de Franklin Mowha, président de l’ONG Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Également membre du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ( REDHAC), Franklin Mowha menait des activités de monitoring des violations des droits de l’homme en lien avec la crise anglophone. Mais, il manque à l’appel depuis août dernier. C’est une « probable disparition forcée », conclut l’institution.

À propos de la Mauritanie, il s’agit de l’arrestation en août dernier de 13 militants de l’ONG anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) pour « usage de la violence ».

Reste à savoir s’il y aura davantage d’améliorations en 2019.

Source : Vonews