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Mali : les 11 militaires retenus en otage ont bien été tués lors d’un raid de l’opération Barkhane

Deux semaines après les faits, le Mali a finalement confirmé, dans un communiqué rendu public ce lundi, la mort de ses onze militaires détenus par un groupe terroriste et tués le 23 octobre dernier lors d'une opération anti-terroriste de l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane.

Le ministre de la Défense malien a confirmé cette information dans un communiqué de presse daté du 31 octobre dernier. Celui-ci, publié à l’issue d’un entretien avec l’ambassadrice de France au Mali, n’a été rendu public que ce lundi 6 novembre.

Une particularité qui n’a pas manqué de susciter l’interrogation de certains commentateurs maliens sur les réseaux sociaux : pourquoi ce communiqué de presse n’est-il rendu public qu’une semaine plus tard, au lendemain des révélations de l’AFP sur le sujet ? « Nous avons assez d’éléments pour le dire : début octobre, nous avons reçu des preuves de vie de nos militaires capturés par les terroristes. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, après un raid anti-terroriste, nos militaires ont été tués », avait en effet déclaré le 5 novembre à l’AFP un responsable du ministère malien de la Défense sous couvert d’anonymat.

Pendant cet entretien avec l’ambassadrice de France au Mali, la partie française « a confirmé que cette action de Barkhane visait à détruire un camp d’entraînement et que les reconnaissances menées lors de la phase de préparation n’ont pas permis de déceler la présence de militaires maliens », poursuit le communiqué.

Refus de « commenter la propagande jihadiste »

Faits prisonniers entre juillet 2016 et mars 2017, ces soldats maliens étaient détenus par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », organisation jihadiste née de la fusion de plusieurs groupes du Sahel et dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.

Après cet incident, l’état-major des armées françaises avait indiqué qu’un groupe armé terroriste affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avait été mis hors de combat et 15 jihadistes tués par l’armée française dans le nord du Mali, sans évoquer la mort de soldats maliens.

« Barkhane refuse de commenter la propagande jihadiste. Nous confirmons avoir détruit un camp jihadiste », avait aussi déclaré la semaine dernière un responsable de la communication de cette opération dans le cadre de laquelle quelque 4 000 militaires français sont déployés dans la bande sahélo-saharienne.

Cette déclaration survenait peu après la diffusion d’un communiqué du « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », qui avait publié des photos présentées comme celles de corps de militaires maliens et de jihadistes tués dans l’opération française.

Source : jeuneafrique.com

 

 

 

En Algérie, les travailleurs migrants se cachent pour survivre

Depuis quelques mois, Alger a durci sa politique l’égard des migrants subsahariens. Expulsions, déclarations racistes, travail précaire... Reportage sur les tracas rencontrés par une population devenue pourtant indispensable à l'économie locale.

Amadou presse le pas. Le Guinéen de 19 ans fait un aller-retour rapide entre le chantier où il dort et le restaurant où il a acheté à manger. Depuis un mois, il travaille et vit dans un immeuble où les fenêtres et les portes n’ont pas encore été posées. Derrière les grandes taules, il y a aussi d’autres migrants, venus de plusieurs pays subsahariens. Tous se font discrets et évitent de traîner longtemps dans les rues.

« Ici, la vie est difficile », estime Amadou. « Les Algériens n’aiment pas la couleur noire, ils ne me parlent pas. » Arrivé dans le pays il y a cinq mois, il travaille pour financer son projet de départ vers l’Europe. « Je fais la peinture pendant huit heures et je suis payé 1500 dinars la journée (11 euros) », détaille le jeune avant de repartir.

Ces dernières semaines, les forces de sécurité algéroises ont fait la chasse aux migrants, allant jusqu’à les rassembler sur les chantiers de construction ou sur leur lieu de vie, voire même les cueillir dans la rue. Plus de 3000 personnes ont été expulsées vers le Sud, à la frontière nigérienne, lors de vagues d’arrestations successives qui ont débuté en août.

Profilage racial

Malgré les protestations des ONG et les « préoccupations » exprimées par le ministre nigérien des Affaires étrangères, les autorités algériennes n’ont donné aucune explication. Au-delà des expulsions, c’est la méthode qui choque. Les associations dénoncent un « profilage racial ».

Alger, des migrants ont été transférés vers un centre puis vers le désert sans même avoir la possibilité de prendre avec eux leurs papiers ni le pécule qu’ils avaient amassé. D’autres ont été embarqués alors qu’il « bénéficiaient d’un droit de séjour ou seraient reconnus réfugiés sous mandat du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) », indique Amnesty Algérie.

« On a fait le chemin dans un pick-up qui transportait vingt personnes. Il y avait six ou sept femmes et un enfant »

Abdurahim, croisé au quartier Hussein Dey, à l’est d’Alger, raconte son périple entre le Niger et le sud de l’Algérie, où il a passé quatre mois. « Ils [les passeurs] ont une route par le désert où il n’y a aucun officier de police. On a fait le chemin dans un pick-up qui transportait vingt personnes : des Guinéens, des Burkinabè, des Maliens, des Nigériens… Il y avait six ou sept femmes et un enfant », se rappelle le Libérien de 32 ans.

Après plusieurs mois dans le Sud, notamment à Ouargla, où il a travaillé au jour le jour, le voilà désormais à Alger. « Des amis qui vivaient déjà en Algérie m’ont dit que je trouverais du travail. Malheureusement, je n’en ai pas encore eu l’opportunité, la police ne me laisse pas la chance de travailler », poursuit-il.

Il montre sa blessure au bras, infligée par des voleurs dans le sud du pays, raconte comment il s’est fait arnaquer par un employeur peu scrupuleux, puis racketté par trois jeunes dans un quartier difficile d’Alger. Malgré les difficultés, il veut s’installer durablement et n’envisage pas du tout d’aller en Europe.

Algérie, point d’ancrage

Ces dernières années, l’Algérie est devenue un point d’ancrage pour des migrants d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. D’après les estimations, ils seraient plus de 100 000 dans le pays.

« À certains moments, les autorités ont reconnu qu’ils étaient nécessaires au développement de l’économie pour couvrir le manque de main d’œuvre au niveau des travaux publics et de l’agriculture », déclare Abdelmoumen Khelil, secrétaire général de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH). « Cette main d’œuvre a bénéficié aux villes de l’intérieur et du Sahara et c’est un fait qui n’est pas assumé sur le plan politique ».

À une certaine période, des autorisations de travail ponctuelles avaient été délivrées, précise-t-il. Il faut dire que les migrants subsahariens sont devenus une main d’œuvre qui pèse au sein des effectifs de certains employeurs. Dans les régions d’Oran et de Ouargla, des chefs d’entreprise ont même conclu des accords tacites avec certains responsables locaux afin qu’ils laissent les migrants travailler, détaille Leïla Beratto, journaliste algérienne, spécialiste de la question.

Ici, les petits boulots ce sont les Subsahariens qui les font !

Si certains chefs d’entreprise profitent de leur situation précaire, d’autres refusent toutes discriminations. C’est le cas de Farid*, designer et restaurateur à Alger. Il emploie deux Béninois de 21 et 28 ans qui s’occupent de la maintenance et du nettoyage. « Le plus jeune est payé 35 000 dinars par mois (259 euros) et l’autre 30 000 dinars (222 euros). Il y a des Algériens qui sont payés 25 000 dinars (185 euros)», tient-il à préciser.

« Si ce n’était pas un problème de papiers, j’en ferais travailler plus », affirme le quadragénaire, qui signale que ses contacts dans le cercle des autorités locales savent qu’il emploie des travailleurs illégaux…

« En France, on dit que les petits boulots, ce sont les migrants, notamment les Arabes, qui les font. Ici, les petits boulots ce sont les Subsahariens qui les font parce qu’ils veulent travailler et ont besoin d’argent pour aider leur famille au pays. Sans ces personnes, je serais coincé. Des Algériens ne voudraient pas faire ce travail, et ce n’est même pas une question de salaire », ajoute le chef d’entreprise.

Durcissement de la politique algérienne

Abdelmoumen Khelil est persuadé que les autorités veulent mettre fin à toute migration subsaharienne en Algérie. « On a eu auparavant des déclarations qui allaient dans ce sens, notamment de la part de l’actuel chef du gouvernement qui avait donné des indices sur le durcissement de la politique algérienne », rappelle le secrétaire général de la LADDH.

Le 8 juillet dernier, l’actuel Premier ministre, Ahmed Ouyahia, alors chef de cabinet de la présidence, déclarait en effet que les migrants « sont une source de criminalité, de drogue et de plusieurs autres fléaux ».

Un avis partagé par Abdelkader Messahel, ministre des Affaires étrangères, qui assurait deux jours plus tard que les « clandestins » subsahariens « menacent la sécurité nationale » et que le gouvernement comptait prendre des mesures pour faire face à un « flux important de migrants clandestins derrière lequel se cache des réseaux organisés ». Des propos qui ont beaucoup choqué à l’international.

Il n’y a pas de vision. C’est une gestion au jour le jour

« Et si les autorités algériennes ne savaient tout simplement pas comment gérer la présence de migrants ? », fait remarquer le sociologue Nacer Djabi. « Cette immigration n’est pas prévue, c’est un fait accompli. Les questions liées à l’immigration souffrent d’un vide juridique en Algérie. Il y a des Subsahariens d’une quarantaine de nationalités différentes dans les quatre coins du pays. Comment faire ? », s’interroge le sociologue.

« Il n’y a pas de vision. C’est une gestion au jour le jour, sous la pression de l’opinion publique et des conditions économiques et sécuritaires. Parfois, le gouvernement enclenche des campagnes pour les aider. D’autres fois, il les expulse vers le Sud. »

Une société civile peu audible

Au sein de la société civile, le soutien est « mitigé », note Abdelmoumen Khelil. Les actes ou campagnes racistes engendrent quelques condamnations, mais face aux expulsions il n’y a pas eu de réactions importantes. « Je ne sais pas si c’est lié à la crise économique ou au contexte des élections locales », tente d’expliquer le militant des droits de l’homme.

Pour le sociologue Nacer Djabi, il est clair que la société algérienne s’est refermée sur elle-même lors des dernières décennies. Les nouvelles générations n’ont pas beaucoup de contacts avec l’Afrique. Elles ne connaissent pas les positions politiques algériennes au cours des années 1960 et 1970, et le soutien d’Alger aux mouvements de libération du Mozambique, d’Angola, d’Afrique du Sud…

Il y a aussi la peur exprimée par les jeunes Algériens quand ils voient, dans leur quartier, des migrants vivant dans des conditions très difficiles. « Si le gouvernement avait agi, on aurait eu affaire à une immigration plus ou moins organisée au lieu de laisser les migrants livrés à eux-mêmes », conclut le sociologue.

Plus que jamais, le problème de la migration se pose dans le calendrier politique algérien. Reste à savoir si le gouvernement prendra rapidement les mesures nécessaires pour y remédier. Au vu des dernières réactions officielles, c’est loin d’être gagné…

Source : jeuneafrique.com

 

La COP23 pour concrétiser l'accord de Paris sur le climat

La COP23 pour concrétiser l'accord de Paris sur le climatLa 23eme conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP23) s'est ouverte lundi à Bonn en Allemagne.

Organisée par les îles Fidji, la conférence se tient en Allemagne pour des raisons de logistique. L'archipel du Pacifique n'étant pas en mesure d'accueillir l'ensemble des délégués attendus.

Cette « COP23 », prévue jusqu'au 17 novembre au siège de la Convention climat de l'ONU, rassemblera les représentants de près de 200 pays, dont les Etats-Unis, donnés partants par le président Donald Trump.

L'ouverture de cette conférence a été marquée par un vibrant appel lancé pour agir plus fortement contre le dérèglement du climat.

"Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris" avec l'accord adopté fin 2015 contre le réchauffement planétaire, a dit le Premier ministre fidjien, et président de la COP23, Frank Bainimarama lors de la cérémonie d'ouverture.

Source : BBC Afrique

 

Soldats américains tués au Niger : la mission devait « capturer mort ou vif » un dirigeant jihadiste, selon ABC

Des éléments de l'embuscade ayant causé la mort de quatre militaires américains au Niger contredisent la version officielle, selon un récit publié jeudi par la chaîne américaine ABC. Le média cite des sources nigériennes et des services de renseignement américain.

L’opération des 3 et 4 octobre de l’équipe américano-nigérienne a été présentée par le chef d’état-major Joe Dunford comme une « patrouille de reconnaissance ». Mais selon des témoignages de hauts-gradés nigériens recueillis par ABC, c’était en fait une mission destinée à « capturer mort ou vif » un dirigeant jihadiste lié aux groupes État islamique et Al-Qaïda et identifié comme Dandou.

L’objectif de la mission a « changé »

Selon des sources des services de renseignement, la mission initiale était bien une patrouille ordinaire. Mais elle a été modifiée en cours de route, rallongeant la présence des soldats américains dans la zone, où ils sont restés plus de 24 heures.

« Ils devaient faire l’aller-retour dans la journée », a indiqué un responsable des services de renseignement américain cité par la chaîne. « Mais ils sont restés là-bas tellement longtemps pour une mission qui a changé, qu’ils ont été remarqués, surveillés et finalement attaqués. »

Selon la version officielle présentée la semaine dernière par le général Dunford, la patrouille de reconnaissance composée de douze soldats américains des forces spéciales et trente soldats nigériens revenait du village de Tongo Tongo, près de la frontière avec le Mali, lorsqu’elle a été attaquée par un groupe de cinquante combattants affiliés au groupe État islamique. Les hommes étaient équipés de petites armes à feu, de grenades et de véhicules armés.

Une première demande de renforts refusée par les Américains

Les forces spéciales n’ont appelé des renforts qu’après une heure de combat, a précisé le chef d’état-major, laissant entendre que la patrouille américano-nigérienne pensait initialement pouvoir venir à bout de ces combattants. Or selon un officier nigérien cité par ABC, les Nigériens avaient demandé des renforts qui leur ont été refusés par la partie américaine.

Cinq soldats nigériens, qui patrouillaient avec les Américains, ont également été tués.

Selon des sources américaines, une deuxième équipe de forces spéciales américaines devait venir en renfort mais n’a pas pu les rejoindre pour des raisons encore incertaines. Certains évoquent des problèmes de communication, d’autres la mauvaise météo.

La présence d’une deuxième équipe a été reconnue par le Pentagone, mais la version officielle est qu’une attaque était improbable car il y a eu au moins 26 missions dans la même région ces six derniers mois sans problème.

Implication de la CIA

En outre, selon les sources d’ABC, la CIA était impliquée dans la mission, alors que le général Dunford a affirmé n’être pas au courant d’une implication des services secrets américains.

Enfin la version officielle est que le corps du quatrième Américain, le sergent La David Johnson, 25 ans, a été retrouvé par des soldats nigériens un peu à l’écart des autres. En fait, son corps aurait été restitué à l’armée nigérienne par les villageois alors qu’un groupe de soldats américains avançait vers le village en formation d’attaque.

Interrogé sur tous ces détails, le Pentagone s’est refusé à tout commentaire. « Mener une enquête approfondie sur cet événement malheureux est la priorité numéro un du ministère de la Défense », a indiqué une porte-parole. « Je ne ferai aucun autre commentaire tant que nous n’aurons pas une vision complète de ce qui s’est passé ou pas ».

Source : Jeuneafrique.com

 

Première opération pour la force antijihadiste G5 Sahel

Première opération pour la force antijihadiste G5 SahelSoutenue sur le terrain par la France, la nouvelle force antijihadiste G5 Sahel a lancé mercredi ses premières opérations conjointes aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, une zone très instable devenue un foyer pour les groupes extrémistes.

Le président français Emmanuel Macron avait estimé mardi que le succès de cette force, composée de soldats du Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad, était une "obligation collective" dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, vaste région située au sud du Sahara.

Des forces maliennes se sont déployées dans la commune de Tessit, à 30 km du Niger et 40 km du Burkina, en vue d'effectuer des missions de reconnaissance. "On va patrouiller dans le secteur et sécuriser les axes routiers. Notre objectif c'est la sécurisation de la population et des déplacements des commerçants, pour que les habitants vivent tranquilles et que les éleveurs puissent travailler", a déclaré à l'AFP le lieutenant malien Gaoussou Diara dont les troupes sont soutenues par l'infanterie française.

"Nous sommes plus que satisfaits" de cette présence militaire, il y a des bandits, la zone est infestée jusqu'à la frontière du Niger, confie le maire de Tessit, Ibrahim Ag Effanfan, venu à la rencontre des soldats maliens au milieu d'une plaine désertique parsemée d'acacias où paissent les troupeaux d'éleveurs nomades.

"Le déploiement des Maliens, des Nigériens et des Burkinabè de la force G5 Sahel a débuté ce matin", a déclaré mercredi à l'AFP le lieutenant-colonel français Marc-Antoine depuis une base avancée française dans la région aride d'In-Tillit, dans le centre du Mali.

Sous son commandement, une centaine d'hommes de la force militaire française antijihadiste au Sahel Barkhane (4.000 hommes au total) va soutenir les troupes africaines déployées au sol lors de cette première opération, a-t-il expliqué. Barkhane va apporter aux quelques centaines de troupes maliennes, burkinabè et nigériennes engagées "du conseil et de l'accompagnement" sur le plan aérien (chasseurs, hélicoptères, drones de renseignement), ainsi qu'un appui de l'artillerie.

Cette première opération, baptisée "Hawbi", est "une démonstration de force pour reprendre pied dans une zone délaissée par les Etats", aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, "en entravant la liberté de mouvement dont bénéficient plusieurs groupes armés depuis des mois", a souligné le lieutenant-colonel Marc-Antoine.

- Pleine capacité d'ici à mars -

"L'objectif in fine est de faire monter cette force G5 Sahel en puissance pour qu'elle puisse se réimplanter dans les zones transfrontalières de façon autonome", a-t-il ajouté.

La force conjointe doit atteindre d'ici à mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons: deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Les soldats ne se mélangeront pas, à part quelques officiers de liaison.

Ce nouveau dispositif vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région du Sahel.

Elle est devenue une base pour les groupes extrémistes, notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos en 2011, que Boko Haram s'est étendu au Nigeria et que des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda se sont emparés du nord du Mali en 2012.

Ces derniers avaient été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, mais les violences perdurent dans le centre et le nord du Mali et se sont étendues aux pays voisins.

La force G5 Sahel se veut complémentaire de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma, 12.000 hommes) et de Barkhane.

- Reprendre son destin en main -

"Le G5 Sahel, c'est une force de cinq armées africaines, appuyées essentiellement par la France, qui prend son destin transfrontalier en main pour conduire les opérations antiterroristes. Hawbi en est une expression", a commenté le colonel Arnaud Cervera, représentant du commandant de la force Barkhane à Gao, au Mali.

"L'enjeu ici, c'est que le Burkinabé comprenne qu'il a le même problème que le Malien et que le Malien comprenne qu'il a le même problème que le Nigérien. Le succès viendra de là", a-t-il expliqué.

Opérationnel depuis peu, le PC de la force G5 Sahel, à Sévaré (Mali), abrite désormais des officiers de liaison des cinq pays.

Le budget de fonctionnement de la force G5 Sahel a été estimé à 423 millions d'euros, mais il pourrait être revu à la baisse (environ 240 millions d'euros).

Une grande partie des fonds manque encore à l'appel. Les cinq pays créateurs ont promis chacun 10 millions, l'UE 50 millions et la France 8 millions, soit un total de 108 millions d'euros.

Les Etats-Unis se sont engagés lundi à apporter jusqu'à 60 millions de dollars (51,5 millions d'euros).

Source : Slate Afrique

 

 

Embuscade meurtrière au Niger : un quatrième soldat américain retrouvé mort

Un quatrième soldat des forces spéciales américaines, qui participait à une patrouille conjointe avec des militaires nigériens, a été retrouvé mort sur les lieux d'une embuscade dressée le 4 octobre par des groupes jihadistes à la frontière entre le Niger et le Mali.

« Le corps d’un autre militaire américain a été retrouvé sur le site de l’attaque» à la frontière entre le Niger et le Mali, a déclaré le colonel Mark Cheadle, porte-parole du commandement Afrique de l’armée américaine. Ce soldat américain avait été porté disparu après l’embuscade meurtrière du 4 octobre.

Le bilan de cette embuscade, qui a exposé au grand jour l’ampleur de l’implication américaine dans la région, s’élève désormais à quatre soldats américains tués ainsi que quatre militaires nigériens. Deux autres soldats américains ont été blessés.

Le colonel Cheadle a donné quelques détails sur cette embuscade mais refusé de dire qui les Etats-Unis soupçonnaient de l’avoir menée, « pour ne pas leur donner un sentiment de victoire ».

Il a ainsi indiqué que la patrouille américano-nigérienne était composée d’une quarantaine de soldats, qui circulaient à bord de plusieurs véhicules sans protection aérienne car la mission n’était pas supposée comprendre des combats.

Guet-apens très bien préparé

« C’était une mission destinée à établir des contacts avec les leaders locaux et le niveau de menace à ce moment-là était considéré comme très faible, a-t-il déclaré. Il n’y avait donc pas de couverture aérienne ».

Il a également précisé qu’il y avait eu des échanges de tirs. « Il y a eu des morts chez l’ennemi », a-t-il ajouté.

La patrouille américano-nigérienne est tombée dans une embuscade tendue par des terroristes à bord d’une dizaine de véhicules et une vingtaine de motos dans le sud-ouest du Niger près de la frontière avec le Mali.

Ce guet-apens, visiblement très bien préparé, s’inscrit dans une série d’innombrables attaques dans le secteur où les jihadistes harcèlent les troupes nigériennes, sans que celles-ci ne soient en mesure d’enrayer le processus.

Ce sont les premiers morts américains au combat dans le cadre de la mission de lutte contre les groupes jihadistes dans cette région. Un militaire américain était mort dans un accident de voiture au Niger en février.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Nettoyage de Nouakchott : Deux entreprises privées désistent

Nettoyage de Nouakchott :Deux entreprises privées désistentDes sources bien informées rapportent que les sociétés : LTP et Al-Nour ont déposé ce lundi des demandes auprès de la communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) dans lesquelles elles prononcent leur incompétence à s’acquitter de la mission de nettoyage qui leur était confiée demandant transfert de cette mission à la CUN.

Les demandes surprises des deux entreprises résultent de leur incapacité à nettoyer les deux provinces Toujounine et Dar al-Naim, car elles ne disposent pas de moyens et équipements nécessaires.

La plupart de leurs employés de ces deux entreprises se sont précipités d’ores et déjà à rejoindre les services de la CUN.

Les sources ont également indiqué que la CUN est sur le point de prendre en charge le nettoyage des deux Moughataa et qu’elle enverrait des équipes de nettoyage, de jour et de nuit, pour tenter de surmonter l’accumulation des ordures, d’autant plus que les deux départements concernés connaissent une expansion constante dans les magasins et les marchés.

Source : rimtoday.net
Traduit par Adrar.Info



 

 

La police compte recruter 300 nouveaux agents

La police compte recruter 300 nouveaux agents La police mauritanienne compte renforcer ses effectifs, en préparant un nouveau concours de recrutement, destiné à enrôler 300 agents, rapportent des sources.

Trois (3) centres de dépôt des dossiers des candidats à la future promotion seront ouverts à l’intérieur du pays, indique-t-on.

Le centre de Kaédi réceptionnera ces dossiers du 4 au 8 septembre prochain, alors que celui d’Aïoun du 18 à 22 du même mois, tandis que celui de Nouadhibou, les accueillera du 2 au 6 octobre 2017.

La sureté nationale avait embauché dernièrement, 500 éléments, après avoir suivi leur formation professionnelle à l’Ecole Nationale de la Police à Nouakchott.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroriste

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroristeQuatre fratries originaires du Maroc seraient au cœur des deux attentats qui ont touché la Catalogne.
Deux suspects ainsi qu'un imam sont toujours activement recherchés et pourraient tenter de trouver refuge dans leur pays d'origine. Si les autorités chérifiennes restent muettes sur la coopération supposée de leurs services dans l'enquête en cours, elles ont déjà, par le passé, activement contribué à la traque de terroristes d'origine marocaine en Europe.

En novembre 2015, le Maroc annonçait avoir permis la localisation à Saint-Denis, en France, d'Abdelhamid Abaaoud, belgo-marocain, cerveau des attentats de Paris.

Dans la foulée, les autorités belges avaient demandé le concours du Maroc pour les aider à affiner leurs recherches pour remonter la filière de Molenbeek. Il faut dire que le royaume dispose d'une certaine expertise en la matière. Doté d'un puissant système de renseignement et de contre-espionnage, le Maroc avait démantelé en 2008 le réseau Belliraj - opérant depuis la Belgique - et soupçonné de préparer des attaques d'envergure au Maroc.

Pas d’attaque terroriste majeure au Maroc depuis six ans
La coopération antiterroriste entre la France et le Maroc avait été au cœur du réchauffement des relations diplomatiques entre Paris et Rabat en 2015, alors qu’un an plus tôt le patron du contre-espionnage marocain avait été convoqué à Paris pour des faits de torture contre un opposant politique. La brouille entre Paris et Rabat avait duré un an, mais a semble-t-il été écourtée par l'urgence pour Paris de reprendre langue sur le volet de la lutte antiterroriste, peu après les attaques de Paris.

Avec un arsenal législatif impitoyable à l'encontre des prétendants au jihad, le Maroc assure qu'aucun de ses ressortissants de retour des zones d'Irak ou de Syrie ne circule libre sur son sol. Une politique qui se veut ferme et qui, selon Rabat, a porté ses fruits puisqu'il est le seul pays de la région à ne pas avoir connu d'attaque terroriste majeure depuis six ans.

Source : RFI