Sat11172018

Last update05:05:42 PM GMT

Back Culture

Culture

Dossier

Force G5 Sahel: les ministres française et allemande de la Défense au Mali

Force G5 Sahel: les ministres française et allemande de la Défense au Mali Visite au Mali des ministres française et allemande de la Défense. Elles ont rencontré, lundi 12 novembre à Bamako, les militaires européens qui, dans le cadre de la coopération, participent à la formation des militaires maliens.

Mais Florence Parly est son homologue allemande ont également rencontré à Bamako le commandement de la force conjointe G5 Sahel, qui a transféré ses quartiers généraux dans la capitale malienne après l'attaque jihadiste de fin juin dernier contre ses locaux de Sévaré.

Après le huis clos entre l’état-major du G5 et les ministres française et allemande de la Défense, le commandant de la force conjoint du G5 Sahel confie que « la rencontre s’est bien passée ». Mais pour être vraiment opérationnel, le général mauritanien demande « d’abord un quartier général, et puis on veut que les équipements arrivent beaucoup plus vite qu’ils ne le font actuellement ».

Parmi les équipements militaires, il faut des blindés, mais également des équipements contre les engins explosifs improvisés, qui font de nombreuses victimes. Une demande entendue par Florence Parly, la ministre de la Défense de la France, partenaire de la force conjointe G5 :

« Nous avons fait un point sur l’évolution de l’arrivée de l’aide financière, des équipements, la montée en puissance des différents PC de fuseaux. Parce que cette force conjointe a la capacité de franchir les frontières et les terroristes ne connaissent pas les frontières. Et c’est en cela que la force conjointe doit jouer un rôle complémentaire du rôle que jouent les forces armées de ces cinq pays. »

Les opérations militaires sur le terrain contre les terroristes, officiellement interrompus à cause de la saison des pluies, devraient bientôt reprendre.

Source : RFI

 

 

Libye: retour du groupe EI dans le sud du pays

En Libye, l'attentat commis lundi 29 octobre dans une petite ville du centre du pays située près d'al-Joufra, en plein désert, et revendiqué par l'Etat islamique, indique le retour de l'organisation dans le Sud libyen, un vaste territoire avec des frontières ouvert sur cinq pays sans contrôle des forces sécuritaires véritables. Au moins cinq personnes, dont trois civils, ont été tuées dans l'attaque, et dix autres enlevées. L'EI trouve dans le vide sécuritaire que connaît le Sud libyen un terrain fertile à son action. Et elle se venge.

La division politique et militaire dont souffre la Libye depuis plusieurs années profite aux organisations islamistes extrémistes. C'est ce qu’affirment plusieurs observateurs de la scène libyenne.

Alors que depuis de longs mois les discussions pour réunifier l'armée libyenne piétinent au Caire, la dégradation sécuritaire sur le terrain s’est accélérée et surtout dans le sud du pays.

Les observateurs ont toujours dit que l’organisation EI en Libye est affaiblie, mais pas finie, que sa défaite en Irak et en Syrie peut l’activer à nouveau en Libye. Preuve de la complexité de la situation sécuritaire : il y a quelques jours encore, le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, a annoncé une nouvelle opération pour sécuriser le sud. En vain.

En ce qui concerne l’attaque d'al-Fuqaha, lundi dernier, les habitants sont persuadés qu'il s'agit d'une vengeance. En effet, il y a deux semaines, ce sont ces habitants qui ont livré deux membres libyens du groupe EI à la brigade 128, force suppléante de l'armée nationale libyenne dans le sud. L'un des deux interpellés était un haut responsable de l'EI, permettant d'autres arrestations dans les rangs de l'Etat islamique.

Source : RFI

 

Sahel: Ahmedou Ould Abdallah décrypte l'hydre terroriste et prédit son extension

Sahel: Ahmedou Ould Abdallah décrypte l'hydre terroriste et prédit son extensionAhmedou Ould Abdallah, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie, haut fonctionnaire à la retraite de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qu’il a représentée dans de nombreuses régions et Etats du continent, prédit une extension de la crise du terrorisme du Sahel vers d’autres pays d’Afrique, dans une tribune publiée par Mondafrique.

Le diplomate, très au fait de la situation sécuritaire au Sahel, regrette une situation marquée par «un statu quo très coûteux» depuis 2005. «L’extension des crises et des guerres vers les pays du Golfe du Bénin et de Guinée ne saurait tarder, il faut être aveugle pour l’ignorer.

Les réponses nationales et internationales tardent à apporter des solutions durables à ces conflits. Face à ce statu quo toujours plus coûteux, faudrait-il continuer avec les mêmes méthodes de lutte contre la violence armée ou, au contraire, introduire de nouveaux acteurs et de nouvelles approches?»
, s’interroge l’envoyé spécial de l’ONU au Burundi.

L’ancien haut responsable onusien rappelle que «depuis 2005, les prises d’otages au Sahel, libérés contre le paiement de rançons, y ont ruiné les industries touristiques naissantes. C'est-à-dire les infrastructures (routes, aéroports, hôtels), les activités commerciales (artisanat, cultures maraîchères, etc.), et les emplois locaux dans des régions désertiques».

Il note aussi que «le commerce Nord/Sud et Est/Ouest a été graduellement supplanté par des trafics bien plus juteux: êtres humains, migration irrégulière».

Une dégradation de la situation sécuritaire et économique devenue «un véritable défi pour les gouvernements. Elle est surtout une préoccupation de tous les jours pour des populations exposées à des menaces réelles contre leur vie et des activités déjà fragilisées par les mutations climatiques».
Le marasme sécuritaire et économique ambiant frappe également les prospections géologiques et exploitations minières «gelées, ou n’opérant plus qu’au ralenti. Une évolution qui a naturellement des conséquences sur les recettes des gouvernements, les travailleurs et les communautés locales, offrant ainsi des contingents de mécontents aux groupes radicaux».

L’ancien chef de la diplomatie mauritanienne estime que «l’occupation du Nord Mali en 2012, avec la tentative d’y installer une autorité djihadiste a profondément changé la donne régionale. L’intrusion armée des combattants «islamistes» déterminés, a fait entrer le Mali et la région dans une nouvelle ère. La réponse de la France à certes sauvegardé l’unité du pays pour le moment. Cependant, la crise perdure en se métamorphosant et en développant des métastases dans plusieurs provinces du pays et dans les périphéries du Sahel».

Du coup, Ould Abdallah rappelle alors «la nécessité de la réponse militaire» pendant la période actuelle, même si elle ne saurait suffire toute seule.

Conflits complexes

De nos jours, ces conflits qualifiés «d’idéologiques, sont en réalité plus complexes, car les trafics en sont le plus souvent les principaux lubrifiants. De plus, après un règlement formel, ils ne disparaissent pas, continuant à générer une insécurité structurelle, qui même de faible intensité, décourage les investisseurs.

D’où la nécessité d’un nouveau paradigme dans l’approche de la gestion des crises»,
poursuit-il. Partant, l’objectif recherché est alors «la maximisation du recours à l’expertise et à l’expérience du secteur privé en vue de contribuer davantage à la prévention et la gestion des nouvelles générations de conflit pervers».

Au rang des remèdes pour la prévention de ces nouveaux conflits, Ahmedou ould Abdallah cite également «la recherche de l’information structurée, la veille sur Internet, les sites, la presse en ligne et les réseaux sociaux» qui peuvent servir de relais aux ministères des Affaires Etrangères, de la défense et de l’Intérieur.

Il faut une nouvelle forme de coopération «débarrassée de tous les stéréotypes» entre les gouvernements, le secteur privé national et les grandes multinationales pour mener ce combat.

Les préoccupations des pays du Golfe du Bénin et de Guinée, semblent parfaitement recouper les prévisions d’Ahmedou Ould Abdallah. Ainsi, Ouagadougou abritait hier, mardi, une réunion des ministres des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité du Burkina Faso, du Bénin, du Togo et du Niger, avec l’objectif de trouver une parade face à la menace terroriste.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

Maroc : des centaines de migrants subsahariens interpellés et déplacés

Le Maroc a lancé une opération de déplacements de migrants subsahariens destinée à « lutter contre les réseaux mafieux » qui développent leurs activités dans le nord du pays.

Des centaines de migrants subsahariens qui se trouvaient dans le nord du Maroc dans l’espoir de rallier l’Europe ont été interpellés et déplacés vers plusieurs destinations dans le cadre de cette opération déclenchée le 22 août, selon une source gouvernementale.

« L’objectif est de les soustraire aux réseaux mafieux qui se sont développés dans le pays depuis la fermeture de la route via la Libye », a ajouté la même source qui n’a pas voulu donner de chiffres précis, l’opération étant « toujours en cours ». Celle-ci a commencé après l’assaut du 22 août contre la clôture séparant l’enclave de Ceuta (Espagne) du Maroc, qui a montré l’attitude « agressive » des passeurs.

Ce jour-là, 116 migrants subsahariens sont passés en force en escaladant la double barrière, tandis que certains jetaient des plastiques remplis d’excréments, de sang, de chaux vive et d’acides. Ils avaient été renvoyés au Maroc le lendemain, suscitant de vives critiques des ONG.

Le 26 juillet, plus de 600 migrants avaient déjà franchi la clôture de Ceuta en employant la même méthode. Deux Subsahariens accusés d’avoir organisé l’assaut ont depuis été arrêtés par la police espagnole.

Retour

Début août, l’AMDH, une association marocaine de défense des droits de l’Homme, avait dénoncé des opérations de déplacements forcés dans le nord du Maroc et critiqué leur caractère « illégal ». Entre 1 600 et 1 800 personnes avaient été à l’époque « déplacées vers des villes où les conditions de vie sont meilleures », d’après les autorités locales.

Le Maroc ne jouera pas le rôle de gendarme, mais respecte ses engagements

Selon la source gouvernementale citée par l’AFP, les personnes déplacées depuis le 22 août font l’objet de procédures de retour dans leur pays d’origine, en lien avec les ambassades concernées et avec l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM). Le Comité national des droits de l’Homme (CNDH), juge que ces déplacements respectent le « cadre légal », selon son président Driss El Yazami, qui précise que le CNDH s’assurait de la protection des personnes vulnérables.

Les autorités marocaines ont organisé jeudi deux réunions d’information à Rabat avec des ambassadeurs africains et européens pour leur faire savoir que « le Maroc ne jouera pas le rôle de gendarme, mais respecte ses engagements vis-à-vis de la politique migratoire », selon la source gouvernementale. Cette politique migratoire a notamment conduit le Maroc à régulariser environ 50 000 migrants en situation illégale, soit 82% des 60 000 dossiers déposées, selon le CNDH.

L’Espagne est devenue la première porte d’entrée pour l’immigration clandestine en Europe, avec plus de 32 000 arrivées par terre et par mer depuis le début de l’année, dont plus de 4 000 via les enclaves de Ceuta et Melilla, selon l’OIM. Ces deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord sont les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique.

Un récent rapport du département d’État américain notait que le Maroc menait « régulièrement des déplacements forcés de migrants en situation irrégulière à l’intérieur de son territoire » et évoquait ses « efforts limités » pour « poursuivre les trafics criminels » et identifier activement les « victimes ».

Source : jeuneafrique.com

 

Burkina Faso: une attaque contre une brigade de gendarmerie fait 8 morts

Au Burkina Faso, huit membres des forces de sécurité intérieure ont trouvé la mort lors de l'attaque de la brigade de gendarmerie de Pama dans l'est du pays, la nuit dernière. Les renforts composés de gendarmes et militaires qui venaient en soutien sont tombés dans une embuscade. Le bilan fait état de huit morts dans les rangs des forces burkinabè. Il s'agit de la deuxième attaque dans cette région en quelques semaines.

Durant la nuit du 27 au 28 août, des hommes armés ont attaqué la brigade de gendarmerie de Pama, à une centaine de kilomètres de la ville de Fada N'Gourma, dans l'est du Burkina Faso. Le bâtiment a été incendié et tout le matériel est parti en fumée.

Les forces de sécurité intérieure de Fada N'Gourma ont été appelées en renfort. Face à l'ampleur de l'attaque, plusieurs véhicules avec des hommes à leur bord ont pris la route. Quelques minutes après leur départ, à une trentaine de kilomètres de Fada N'Gourma, le véhicule de tête a sauté sur un engin explosif improvisé. La mine artisanale était placée sur la voie bitumée.

Plus lourd bilan depuis avril 2015

« L'engin explosif était placé dans un nid-de-poule de sorte qu'il ne soit pas visible par les renforts », confie une source sécuritaire. Sur place, deux morts ont été enregistrées suite à l'explosion du véhicule. Plusieurs blessés succomberont plus tard, portant à huit le nombre de décès. L'équipe d'intervention était uniquement composée de gendarmes et militaires.

Il s'agit du plus lourd bilan enregistré dans cette partie du pays depuis la recrudescence des attaques en avril 2015. Il y a quelques semaines, une escorte de la gendarmerie sautait sur une mine artisanale, faisant cinq morts. Les autorités avaient alors entrepris de mener une opération de ratissage dans toute la région.

Source : RFI

 

Force du G5 Sahel : Le nouveau commandant mauritanien prend fonction

Force du G5 Sahel : Le nouveau commandant mauritanien prend fonction L’ex-chef d’État-major général adjoint des Armées mauritaniennes, le général Hanane Ould Sidi, a pris officiellement ses fonctions de commandant de la Force conjointe du G5 Sahel.

Le Mauritanien remplace le général malien Didier Dacko à la tête de la Force conjointe. Cette force conjointe de 5000 hommes a pour mission de "ramener la paix et la sécurité dans la région du Sahel". Elle est fournie par les pays du G5 Sahel : la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et le Tchad.

Le G5 a été mis en place le 16 février 2014 sur initiative du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour s’attaquer aux problèmes de sécurité et de développement économique dont les pays membres font face.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Hivernage 2018 : Évolution et déficits

Cette année, l'hivernage a démarré à la deuxième décade du mois de Juin, avec des pluies en majorité faibles, dans les wilayas du Guidimakha et des deux Hodhs, informe le Bulletin Agrométéorologique Décadaire (BAD) du service agrométéorologique de la Direction de l'aménagement agricole du ministère de l'Agriculture. Les pluies se sont poursuivies à la troisième décade du mois de Juin, dans presque toutes les wilayas de la zone agropastorale, occasionnant parfois des cumuls dépassant 50 mm en un jour de pluie.
La première décade de Juillet a connu le passage de lignes de grain qui provoqué des pluies en presque toutes les wilayas de la zone agropastorale. Tandis que la deuxième décade été marquée par cinq jours de pluies.

Les précipitations ont été dans l'ensemble bien réparties, dans l'espace et dans le temps, et sont, en majorité, à tendance moyenne. La quasi-totalité des wilayas agropastorales ont été arrosées. Environ 70% des postes suivis ont recueilli un cumul décadaire, excédent 20 mm permettant de réaliser des semis, estime le bulletin. Le seuil pluviométrique susceptible de déclencher les opérations de semis
(20mm sans séquence sèche de plus de dix jours consécutifs) a été enregistré en plusieurs postes et localités.

Comparée à l'an passé et à la même période, le bulletin note qu'environ 60% des postes et stations suivis présente une situation pluviométrique normale à excédentaire (voir tableaux en annexe). Par rapport à la normale 1981-2010, environ 85 % des postes pluviométriques suivis présente une situation normale à excédentaire. Il est à noter qu'au vu de l'évolution des pluies et malgré les déficits constatés dans quelques localités, l'hivernage s'est installé dans la quasi-totalité des localités de la zone agropastorale du pays. Les semis se poursuivent normalement dans toute cette zone.

Cumuls pluviométriques excédentaires à normaux

Des cumuls pluviométriques excédentaires à normaux sont attendus, durant la période Juin-Juillet et Août 2018, dans les zones situées au Sud de la Mauritanie, l'Est du Sénégal, la moitié Sud du Mali, le Burkina Faso (excepté l'extrême Sud), l'Ouest et l'Est du Niger, l'extrême Nord du Nigéria, le Centre du Tchad et les parties Nord du Bénin et du Togo. "Cette situation pourrait se persister jusqu'en Septembre", à en croire le BAD.

Des cumuls normaux à déficitaires sont attendus, en Juin-Juillet-Août, dans la zone littorale du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée Bissau, au Sud- Est Nigéria et Sud-Ouest Cameroun, et, de Juillet à Septembre, au Sud de la Guinée, l'extrême Ouest de la Côte d'Ivoire, au Libéria et en Sierra Léone.

Des dates de début de saison équivalentes à plus tardives, par rapport aux moyennes, sont attendues sur toute la bande soudano-sahélienne de l'Afrique de l'Ouest et du Tchad, excepté le Sud de la Mauritanie, le Nord du Sénégal et le Nord-Ouest du Mali où des dates de début équivalentes à plus précoces sont attendues.Situation phytosanitaire

Globalement, la situation est calme. Aucune attaque d'ennemis des cultures n'a été signalée. Relativement à la lutte anti-aviaire, les préparatifs de la campagne hivernale se poursuivent normalement (réparation des véhicules, acquisition des produits de lutte, etc.). Quant à la situation des cultures, les activités liées à la campagne de saison hivernale, se poursuivent aussi normalement. Les travaux de préparation du sol et la mise en eau sont toujours en cours, renseigne le bulletin. Également les intrants sont disponibles, au niveau des magasins de la SONIMEX. Concernant les cultures pluviales, les préparatifs se poursuivent (travaux de sol, nettoyage et défrichement). Des quantités de semences traditionnelles sont distribuées au profit des agriculteurs dans toutes les zones agropastorales.

Au vu de l'avancement de l'hivernage et des pluies enregistrées, des semis sont réalisés dans les wilayas des deux Hodh, Guidimakha, Gorgol et Assaba. L'indice de satisfaction des besoins en eau des cultures reste globalement satisfaisant, se félicite le BAD.

SYNTHÈSE DE THIAM MAMADOU

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mali : au moins onze morts dans une attaque contre des Peuls près de Mopti

Au moins onze civils peuls ont été enlevés et tués mardi dans la région de Mopti, dans le centre du Mali, au cours d'une attaque attribuée à des chasseurs de l'ethnie dogon, ont alerté des associations communautaires.

« Onze civils peuls ont été enlevés mardi vers le fleuve Bani [un affluent du Niger, ndlr] alors qu’ils allaient à la foire de Sofara par des miliciens dogons venus à motos », a déclaré Abdoul Aziz Diallo, président de « Tabital Pulaaku », principale association peule au Mali. « Ce jeudi, nous avons la preuve qu’ils ont été exécutés par la milice des chasseurs « , a-t-il affirmé.

Cette information a été confirmée par Ousmane Cissé, membre de Tabital Pulaaku Afrique, une autre association peule, qui a lui aussi alerté sur « l’assassinat de onze civils peuls (…) qui se dirigeaient vers la foire de Sofara », à quelque 80 km au sud de Mopti.

Incertitudes sur le bilan

Le bilan serait plus élevé, selon un élu de cette région, qui a évoqué sous couvert de l’anonymat « quatorze civils peuls, tous mariés et chefs de famille, enlevés et froidement assassinés », attribuant ces meurtres aux « chasseurs basés dans le village Tréta ». Outre les onze personnes enlevées près de la rivière, « quatre autres civils peuls ont été arrêtés ensuite », a poursuivi cette source, selon laquelle « tous ont été conduits dans le village de Kunti » où ils « ont été assassinés ». « Mais un civil a pu s’échapper en faisant le mort » et a « donné tous les détails », a ajouté l’élu.

Les familles des défunts ont reçu mercredi soir « des bouts de vêtements » pour leur permettre « de faire les cérémonies de deuil », a-t-il dit. Une précédente attaque avait entraîné la mort de 17 civils peuls le 25 juillet. Elle avait été attribuée à des chasseurs de l’ethnie Dogon.

Depuis le début de l’année, la Mission de l’ONU au Mali (Minusma) a recensé une centaine d' »incidents de violence intercommunautaire qui ont fait au moins 289 morts parmi les civils », selon un bilan de l’ONU publié le 17 juillet. Près de 77% de ces incidents « se sont produits dans la région de Mopti », avait-il été précisé.

Les Peuls dénoncent régulièrement des exactions à leur encontre, au nom de la lutte contre les jihadistes, de la part de groupes de chasseurs armés, tolérés voire encouragés selon eux par les autorités ou l’armée.

Source : jeuneafrique.com

 

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité Les walis de Nouakchott, MM. Mahi Ould Hamed, Zayed Ledhan Ould Val Oumou et Mrabih Ould Bounena Ould Abidine, ont annoncé, mardi soir à Nouakchott, la création d’une institution de bienfaisance chargée de traiter le phénomène de la mendicité qui envahit quasiment toutes les rues principales de la capitale.

Lors de cette réunion tenue dans les locaux de la wilaya de Nouakchott-Ouest, les wali ont indiqué que cette nouvelle institution vise à lutter contre ce phénomène à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale qui tient compte de façon objective de la situation des mendiants dans le cadre de l’élaboration d’une étude globale en vue de déterminer leur nombre et d’exécuter des programmes appropriés pour en finir avec ce phénomène.

Cette nouvelle institution va tirer profit de l’expérience de toutes les structures passées qui ont eu à intervenir dans ce domaine dans le cadre de la lutte contre la mendicité.

De son côté, le secrétaire général de cette nouvelle institution de lutte contre la mendicité, M. Chighali Ould Mohamed El Moustapha, a passé en revue lors de la réunion les objectifs visés, soulignant la position de la religion qui juge que la mendicité est un comportement inconvenable.

Source : Agence Mauritanienne d'Information