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Mauritanie : Le gaspillage a mis la SNIM à genou

Mauritanie : Le gaspillage a mis la SNIM à genou Le Conseil d'Administration de la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie (SINIM) a approuvé jeudi la nomination de Hassan Ould Ely au poste de directeur général de la société, sur proposition du gouvernement mauritanien.

Le conseil d'administration s'est réuni jeudi - 8 novembre 2018 - à Paris, capitale française, à un moment où la dette de la société dépasse les 257 milliards d’ouguiyas avec une production qui stagne et des employés qui se plaignent de mauvaises conditions de travail.

Durant la période 2009-2013, les prix du fer ont bondi, sur les marchés mondiaux, de 60,8 dollars à 187 dollars la tonne. Une situation qui a permis à la Société Nationale Industrielle et Minière de Mauritanie (SINIM) de réaliser 4 milliards de dollars de bénéficie, soit le triple du budget 2014 de l’Etat mauritanien (1.2 milliards de dollars).

La SNIM n’a pas profité de la période de vache grasse

Une partie des bénéfices est allée directement gonfler la poche de riches particuliers. Une autre a servi de placements non profitables à la SNIM.

En effet, la SNIM n’a pas vu venir l’effondrement des prix du fer, la baisse de la production et son cout élevé et la colère des travailleurs. Pire, des courtiers sont entrés en lice pour doubler les pertes de la société.

Un des rapports obtenus par Alakhbar note : au lieu de diversifier les investissements dans l’industrie manufacturière et dans des secteurs productifs (…) la SNIM est devenue un instrument des autorités politiques qui l’ont surexploitée pour la construction de l’Aéroport International de Nouakchott et pour l’achat d’avions de la compagnie Mauritanian Airlines.

La SNIM a octroyé 15 milliards d’ouguiyas à la société "Nejah" pour la sauver de la faillite. Ce qui équivaut au capital initial réuni de trois établissement bancaires.

Fondation SNIM : 11 ans d’existence, 20 milliards de dépenses

La fondation de la SNIM a accordé 4 milliards d’ouguiyas au groupe Ghadda pour l’achat de foin pour bétail qu’elle va remettre gratuitement au Commissariat à la Sécurité Alimentaire. Ce foin était commandé par le Commissariat qui, par la suite, a refusé de le réceptionner pour non conformité aux critères requis. La SNIM à payé la commande pour sauver le groupe Ghadda.

Cette fondation qui n’a que 11 an d’existence a dépensé 20 milliards d’ouguiyas. Et sur le site électronique de la SNIM, le lien vers les activités de la fondation ne fonctionne pas.

La SNIM est le deuxième contributeur dans le capital de la compagnie Mauritanie Airlines (30.97%) après l’Etat mauritanien (51,64%). Mais la société ne fait pas partie des actionnaires.

Le SNIM a décaissé 20 milliards d’ouguiyas pour la construction d’un hôtel 5 étoiles près de l’ancien Palais de congrès à Nouakchott. La pose de la première pierre a lieu en novembre 2015. Mais le délai de réception de l’hôtel est dépassé d’un an sans avancée dans les travaux.

La SNIM a financé à 5 milliards d’ouguiyas la construction d’un immeuble au centre de Nouakchott qui est resté fermé.

La SNIM a dépensé 3.5 milliards d’ouguiyas pour la création d’une usine de fabrication de poteaux électriques à Kiffa, ville natale de son ex-directeur général. L’usine a été vendue à la Société Mauritanienne d'Electricité (SOMELEC) à 4,5 milliards d’ouguiyas dont le règlement a tardé.

Une société affilée à la SNIM, l’ATTM est allée en faillite après avoir décaissé 14 milliards d’ouguiyas pour financer les préparatifs du Sommet de l’Union Africaine à Nouakchott.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Le TGV marocain sera inauguré le 15 novembre avec Emmanuel Macron

Le TGV marocain sera inauguré le 15 novembre avec Emmanuel Macron Emmanuel Macron sera présent au Maroc le 15 novembre pour inaugurer le premier TGV d'Afrique. Il reliera Tanger à Casablanca via Rabat en 2h10 contre près de 5h00 aujourd'hui. Les rames sont fournies par Alstom. La LGV a eu l'appui de la SNCF et a reçu des prêts de la France.

En 2018, l'Afrique aura très bientôt sa première ligne TGV en service. Répondant à l'invitation du roi Mohammed VI, Emmanuel Macron se rendra le 15 novembre au Maroc pour inaugurer la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tanger et Casablanca. Longue de 200 km, cette ligne à grande vitesse doit relier Tanger à Rabat, la capitale politique du pays, en 1h20, au lieu de 3h40 actuellement.

La LGV marocaine, premier tronçon à grand vitesse du continent africain, desservira aussi en 2h10 au lieu de 4h45, Tanger, important hub entre l'Afrique du nord et l'Europe, où Renault dispose d'une usine fabriquant des Dacia, et Casablanca, autre grand pôle économique du Maroc.

La LGV a pris du retard à cause des expropriations

Lancé officiellement en 2007 en présence de Mohammed VI et Nicolas Sarkozy, le projet a vu ses travaux débuter en 2011. Mais ceux-ci ont pris du retard à cause des procédures d'expropriation puisque la mise en service initiale était prévue en décembre 2015.

De nombreuses entreprises françaises ont participé au projet: Alstom pour la fourniture des rames, le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). La SNCF assure quant à elle l'assistance à maîtrise d'ouvrage auprès de l'Office National des Chemins de Fer marocains (ONCF), l'exploitant national du réseau ferré du pays.

Six millions de voyageurs attendus après trois ans d'exploitation

La construction de la ligne à grande vitesse aura coûté au total 2 milliards d'euros. L'État français s'est engagé sur un financement à 51% au moyen de différents prêts dont un accordé par l'agence française de développement de 220 millions d'euros. Ce coût représente une enveloppe environ 15% plus élevée que l'estimation initiale de 1,8 milliard d'euros, calculée en 2007 lors du lancement du projet.

Six millions de voyageurs par an en vitesse de croisière sont attendus au bout de trois ans d’exploitation commerciale de la future LGV. Ce sera un doublement par rapport aux 3 millions de personnes transportées actuellement sur la ligne ferroviaire traditionnelle.

Frédéric Bergé
Source : BFMTV

 

 

La Mauritanie, enjeu stratégique entre le Maroc et l’Algérie

La Mauritanie, enjeu stratégique entre le Maroc et l’Algérie La Mauritanie que traverse la seule route de commerce possible entre le Nord et le Sud du Sahara joue désormais un rôle clé dans le développement économique de l’ensemble de la région. Une analyse de Mohamed Mahmoud Ould Maloum.

Le développement de l’Afrique passe la construction d’infrastructures routières modernes reliant les grandes capitales africaines, condition d’un commerce intra africain et de liens resserrés avec l’Europe, via le détroit de Gibraltar. Deux grands projets ont été longtemps en concurrence.

Le premier axe qui avait été envisagé était une route transsaharienne reliant l’Algérie au Niger (209 millions d’habitants en 2100[1] ) par les postes frontaliers de Guezzam en Algérie et Arlit au Niger avant de se prolonger jusqu’à Lagos au Nigeria (750 millions d’habitants en 2100[2] ).

Cet axe, longtemps privilégié par Alger, a été abandonné en raison de l’insécurité grandissante causée par AQMI au Sahel.

Le deuxième axe, désormais privilégié, passe par le Maroc et la Mauritanie, avant de rallier Dakar et Lagos en traversant les différentes capitales d’Afrique de l’ouest situées sur l’océan Atlantique. Il s’agit de prolonger l’unique route transsaharienne entièrement goudronnée depuis l’achèvement en 2005 du dernier segment reliant les deux principales villes mauritaniennes, Nouakchott et Nouadhibou.

Passage le plus sûr entre l’Afrique occidentale et l’Europe, cet axe donne à la Mauritanie un rôle de « pays de transit » et même de possible verrou sur cette route allant du Nord vers le Sud du Sahara.

L’Algérie, l’accès vers l’Atlantique

L’Algérie qui a fermé ses frontières avec les cinq pays limitrophes pour des raisons de sécurité[4], s’est interdite ainsi tous les passages terrestres vers l’Afrique subsaharienne. L’ouverture, en août dernier, du premier point de passage frontalier entre l’Algérie et la Mauritanie, depuis leur indépendance, un passage baptisé « Mustapha Ben Boulaid », un des fondateurs du FLN [3] révèle une reconnaissance implicite par Alger de l’intérêt de se « connecter » à cette route qui jouxte l’Atlantique. Ce poste officiellement vise seulement « à faciliter les échanges entre les deux pays ». Ils en veulent pour preuve la récente ouverture de la grande foire commerciale algéro-mauritanienne à Nouakchott. Une première depuis leur indépendance.

C’est avec méfiance que le voisin Marocain scrute a récente « lune de miel » entre elle et la Mauritanie . Le poste de « Mustapha Ben Boulaid », craint le Maroc, pourrait être une nouvelle tentative de « l’isoler », s’il se révélait concurrent avec le passage privilégié dont elle dispose avec la Mauritanie, puis le Sud du Sahara. Or on sait combien les autorités marocaines tiennent à leur commerce prometteur avec l’Afrique subsaharienne.

L’Algérie réalise d’une pierre deux coups : mettre fin à son « isolement » géographique et bénéficier d’une « porte » d’accès indirect sur l’océan Atlantique via le nord ouest de la Mauritanie.

Reste la lancinante question de la souveraineté sur le Sahara Occidental, territoire disputé entre le Maroc et la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) dont le siège se trouve à rabouni, dans région de Tindouf, à la frontière Est du Maroc. C’est par la route qui traverse cette zone que transiteront les marchandises Algériennes en direction de la Mauritanie et plus tard vers l’Afrique subsaharienne.

Un peu d’histoire

En 1975; Hassan II, le prédécesseur du souverain marocain actuel, et Moktar Ould Daddah, le premier Président mauritanien, décidèrent de se « partager » le Sahara Occidental et ainsi mettre « hors jeu » l’Algérie. Le premier cherchait à doubler la surface du Royaume chérifien et dans la foulée sa façade sur l’Atlantique. Le second tentait de faire de la moitié du territoire nouvellement acquis, un bouclier sécuritaire contre son nouvel « allié » le Maroc, qui quelques années plutôt, revendiquait les confins de Saint-Louis au Sénégal comme la limite sud de ses frontières historiques…

L’Algérie voyait d’un mauvais œil le rêve du Maroc d’avoir une façade océanique. Façade qui aurait réduit la distance parcourue par les pétroliers du port d’Alger en Méditerranée et ainsi éviter le passage par le détroit stratégique de Gibraltar (rocher en territoire espagnol appartenant à l’Angleterre …). D’ailleurs ce fut l’une des raisons géostratégique de ce conflit qui dure depuis plus de 40 ans et qui constitue une « pierre d’achoppement » pour toute velléité de rapprochement entre les pays du Maghreb.

Dans la longue histoire des relations internationales depuis les traités de Westphalie[5], le contrôle des territoires des détroits, l’accès aux océans et aux mers ont été l’enjeu essentiel des conflits politico-militaires. La perte de territoires considérés, à tort ou à raison, comme « sacrés », suivi de l’exaltation du sentiment de fierté nationale, sont à l’origine de la plupart des guerres que l’humanité ait connues.

L’antagonisme des principaux acteurs

La recherche d’une profondeur stratégique des deux voisins du Maghreb dans un contexte international où la « vieille » Europe menacée par un « tsunami » de populisme, se referme sur elle-même, les oblige à se tourner vers une Afrique sub-saharienne en plein boum démographique[6], qui peut bien constituer un précurseur à un boom économique.

En 2005[7], les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne étaient insignifiants, car ils s’effectuaient uniquement par voie maritime, idoine pour les produits manufacturés et les hydrocarbures, mais beaucoup moins pour les produits agricoles périssables dont regorge le Maroc.

Entre 2014 et 2016 les échanges atteignaient 11 milliards $ dans des secteurs comme les banques, la téléphonie mobile, le transport aérien, les assurances et le BTP. Les fréquentes visites, ces dernières années du Roi Mohamed VI, en véritable VRP dans ces pays, a contribué à cet essor. De façon globale, les échanges commerciaux enregistrent une croissance annuelle moyenne de 9,1% sur la période 2008-2016. Quant à l’Algérie, ses échanges commerciaux avec cette région, demeurent aussi faibles et l’ouverture du point frontalier avec la Mauritanie vise à y remédier.

Ces deux pays se « livrent », depuis le milieu des années 70, une lutte diplomatique acharnée d’un autre ordre sur la question du Sahara Occidental.

L’Algérie, auréolée du prestigieux titre du pays « progressiste » soutenant les causes des peuples opprimés, réussit à isoler la diplomatie marocaine, au moins, au sein de l’OUA[8]. Un isolement ponctué en 1984 par la « sortie » du Maroc de l’institution panafricaine.

Le jeune Roi Mohamed VI (couronné à la place de son défunt père en 1999) choisit la « diplomatie économique », qui aboutit à la réintégration du Maroc au sein de l’UA en 2017 et sa très probable intégration à la CEDEAO[9], initialement prévue en 2018 mais retardée car elle suscite des craintes de « dumping économique » dans les milieux d’affaires de l’organisation régionale.

La Mauritanie, un « pivot » géopolitique !

Même si elle ne dispose d’aucun des quatre domaines clefs de la puissance géostratégique : une puissante armée, une économie florissante, une technologie développée et une culture dominante, néanmoins elle peut être considérée comme un « pivot » géopolitique dans la sous région. Cela tient plus à sa situation géographique de « verrou » de l’accès à l’Afrique subsaharienne, à sa vulnérabilité potentielle plutôt qu’à sa puissance réelle économique ou militaire.

L’Algérie ayant décidé de fermer ses frontières avec la totalité des pays limitrophes (sauf avec la Tunisie), rajouté au manque d’infrastructures routières modernes à sa frontière avec le Mali et le Niger, la Mauritanie devient son unique moyen d’accès au sud du Sahara. Ainsi ce pays sera appelé a jouer le même rôle de « verrou » du sud pour ses deux grands voisins du Nord.

À ce titre, il devrait être capable d’influer sur le comportement de ses deux voisins, en jouant subtilement sur leurs antagonismes et sa nouvelle position géopolitique.

La Mauritanie et le Maroc sont reliés par un seul point frontalier : « Al-gargaratat ». Depuis 2005, il est l’unique moyen terrestre pour les touristes et les travailleurs immigrés africains en Europe d’aller en Afrique subsaharienne. En plus il est le lieu d’un intense trafic de camions marocains chargés de marchandises en direction des marchés subsahariens. C’est aussi par cette frontière que passe une partie de la drogue légère en direction du Sud. Quelques saisies furent effectuées, ces dernières années, par la douane mauritanienne mais sans excès de zèle, car tout le monde profite de cette manne financière discrète..

Les trois pays du Maghreb sont complémentaires: A l’Algérie, la suprématie diplomatique; au Maroc, le dynamisme économique; A la Mauritanie le rôle de « pivot » géopolitique.

La nouvelle route de « la soie » de l’Afrique subsaharienne devrait bénéficier à tous. les Etats parfois repliés sur un nationalisme frileux sauront-ils relever le défi? Espérons le…

[1] https://www.populationpyramid.net/niger/2100/

[2] https://www.populationpyramid.net/nigeria/2100/

[3] Membre du fameux groupe des six membres fondateurs du FLN, tué par l’armée française en 1956

[4] Fermeture de sa frontière avec le Maroc en 1994, la Libye et le Niger en 2014 et le Mali en 2015

[5] signé entre les grandes puissances européennes de l’époque en 1648. Ils sont à la base du « système westphalien » qui régit depuis lors les « relations internationales »

[6] Plus d’un milliard d’habitants en 2016, 2.5 milliards en 2050 et 4.4 milliards en 2100 selon la Fonds des Nations -unis pour la population- FNUAP

[7] Selon l’Office des Changes commerciaux du Maroc.

[8] Organisation de l’unité africaine, devenue l’union africaine

[9] Communauté des états d’Afrique de l’ouest regroupant le Bénin, Burkina-Fasso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, GuinéeBissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert

Source : Mondafrique

Africa Oil Week 2018 : l’industrie pétrolière retrouve des couleurs

Au Africa Oil Week 2018 : l’industrie pétrolière retrouve des couleurs Cap, où s'est tenue la rencontre annuelle des professionnels du secteur pétrolier africain du 5 au 9 novembre, l'ambiance était au beau fixe, avec un prix du baril de Brent revenu autour de 71 dollars.

La 25e édition de la conférence annuelle Africa Oil Week se termine ce vendredi 9 novembre au Cap en Afrique du Sud, après cinq jours de débats consacrés aux dernières tendances du secteur du pétrole et du gaz sur le continent.

Avec un baril de Brent revenu autour de 71 dollars, et de nombreuses annonces d’investissements nouveaux dans l’exploration et la production d’hydrocarbures ces derniers mois, l’ambiance de la conférence était cette année beaucoup plus optimiste que lors des cinq précédentes éditions, marquées par la chute des prix de 2014-2015.

16 ministres africains du Pétrole présents

Avec près de 1300 participants cette année, tous les grands acteurs du secteur étaient bien représentés, à commencer par les majors – Total, ENI, BP et Shell en tête – mais aussi les « poids moyens » très africains Tullow Oil et Kosmos Energy, découvreur des méga-gisements de Jubilee au Ghana et de Grand Tortue, à cheval sur le Sénégal et la Mauritanie.

Pas moins de 16 ministres africains du Pétrole ont fait le déplacement cette année, dont Emmanuel Ibe Kachikwu, du Nigeria, Thierry Tanoh, de la Côte d’Ivoire, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, du Congo-Brazzaville, Mohamed Abdel Vetah, de la Mauritanie, mais aussi Aimé Ngoy Mukena, de la RDC, qui envoyait pour la première fois un représentant de son gouvernement à la conférence pétrolière.

Parmi les zones qui ont particulièrement retenu l’attention des géologues des compagnies cette année, le Sénégal et la Mauritanie, dont le potentiel gazier continue de susciter de nouveaux achats de blocs d’exploration – en témoigne la signature de Shell avec Nouakchott de deux contrats de partage de production fin juillet 2018 –, mais aussi la Namibie et l’Afrique du Sud – en offshore très profond -, ainsi que la région des grands lacs, Ouganda en tête, en attendant un apaisement politique en RDC.

Optimiser l’exploitation du gaz africain

Lors de cette édition, une bonne partie des discussions a une nouvelle fois tourné autour des stratégies d’optimisation de l’exploitation du gaz africain en fonction de la taille des gisements et de celles des marchés de l’électricité situés à proximité. Gas-to-power, liquéfaction, regazéification, et méthodes de commercialisation du gaz ont longuement été abordés par les spécialistes et dirigeants du secteur.

Les participants ont été particulièrement attentifs au retour d’expérience des dirigeants du groupe franco-britannique indépendant Perenco et de son partenaire Golar – spécialiste des techniques de transformation et de stockage du gaz – sur leur projet camerounais de FLNG (barge de liquéfaction de gaz naturel) d’Hilli Episeyo, le premier du genre entré en production sur le continent, en mars 2018.

Un type de projet exploitant un gisement gazier de taille moyenne qui pourrait être amené à se multiplier ces prochaines années en Afrique alors que le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) est en plein boom et que les technologies de liquéfaction – et de regazéification – sont désormais beaucoup moins coûteuses et davantage éprouvées que par le passé.

Par Christophe Le Bec - Envoyé spécial au Cap
Source : Jeune Afrique

 

 

550 millions de dollars de subventions américaines en faveur du secteur électrique sénégalais

Le Sénégal va bénéficier d'un programme de subventions de 550 millions de dollars sur cinq ans des États-Unis pour renforcer son secteur électrique, dans un contexte où l'accès à l’électricité constitue un goulot d'étranglement pour l'activité économique.

Le conseil d’administration de l’agence de développement américaine Millenium Challenge Corporation a approuvé un programme de subventions de 550 millions de dollars (480 millions d’euros), sur une période de cinq ans, en faveur du Sénégal. Ce don est destiné à « renforcer le secteur électrique pour répondre à la demande croissante d’électricité fiable dans l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique et un partenaire stratégique important des États-Unis en Afrique de l’Ouest », précise un communiqué.

Conclu avec le gouvernement sénégalais, cet accord, le Senegal Power Compact, « soutiendra trois projets visant à améliorer le réseau de transport d’électricité dans la capitale de Dakar et ses environs, à accroître l’accès à l’électricité dans les zones agricoles des régions du sud et du centre et à améliorer la gouvernance globale du secteur ». Ce plan vise également à renforcer la participation du secteur privé dans la production et la distribution électrique, et à faire en sorte que le pays tire le meilleur parti possible des investissements actuels et à venir.

Contribution sénégalaise de 50 millions de dollars

Le Sénégal va contribuer à hauteur de 50 millions d’euros à ce plan, portant le total du programme à 600 millions de dollars. Si l’économie sénégalaise a connu une croissance de 7,2 % en 2017, l’accès à l’électricité constitue un important goulot d’étranglement pour l’activité économique. Seul 64,5 % de la population sénégalaise disposait d’une connexion au réseau électrique en 2016.

Un rapport de la BAD estime qu’à court terme, une hausse de 1 % de l’accès à l’électricité augmente la productivité totale des facteurs de 12 %. Obtenir une nouvelle connexion électrique pour une entreprise au Sénégal nécessite six procédures, prend 75 jours, et coûte près de 3 400 % le revenu moyen, d’après le dernier rapport Doing Business.

La Millenium Challenge Corporation est une agence de développement créée par George Bush en 2004, dont l’objectif est de réduire la pauvreté globale à travers la croissance économique. Elle fournit des programmes d’aide aux pays pauvres, « qui répondent à des règles rigoureuses en matière de bonne gouvernance, allant de la lutte contre la corruption au respect de la démocratie ». Ces pays doivent également s’engager en faveur de politiques économiques qui « encouragent la liberté économique ».

Le Sénégal avait signé un premier accord de 540 millions de dollars, d’une durée de cinq ans, avec l’organisation Millenium Challenge Corporation en 2009. Cette subvention était destinée à améliorer la productivité agricole et à accroître l’accès aux marchés, en investissant dans les infrastructures routières et les réseaux d’irrigation.

Source : jeuneafrique.com

Mauritanie : la police investit le plus grand et le plus ancien marché de la capitale

Mauritanie : la police investit le plus grand et le plus ancien marché de la capitaleUne unité de la police mauritanienne a investit tôt ce jeudi le plus ancien et le plus grand marché de la capitale, après que les propriétaires des commerces aient refusé de les évacuer.

Cette unité arrivée vers 5 heures a occupé le centre du marché et empêché les propriétaires des boutiques de les ouvrir sur décision des autorités mauritaniennes qui imposent l’évacuation de cette infrastructure vieillissante et lézardée qui menace de s’écrouler.

Les autorités mauritaniennes avaient commandité une étude qui aurait considéré dangereuse la structure, alors que les propriétaires des commerces soutiennent le contraire, se basant sur une contre étude commanditée par eux qui soutenait que les réhabilitations effectuées étaient suffisantes.

Les autorités mauritaniennes avaient construit un marché à proximité de l’ancien et demandé aux propriétaires des commerces d’y déménager, mais ceux-ci ont refusé considérant que le loyer était trop élevé.

Les autorités ont adressé de multiples avertissements aux commerçants leur demandant d’évacuer le centre du marché et avait procédé, il y a quelques jours, à la coupure de l’électricité.

L’intervention de la police ce jeudi serait donc l’ultime mesure destinée à obliger les commerçants à évacuer les lieux.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Le conseil d’administration de la SNIM approuve la nomination d’un nouveau directeur général

Le conseil d’administration de la SNIM approuve la nomination d’un nouveau directeur généralLe conseil d’administration de la société industrielle et minière (SNIM) a approuvé ce jeudi à paris la nomination de Hassena O. Ely au poste de directeur général de la société.

Le ministère mauritanien du pétrole, de l’énergie et des mines avait adressé mercredi une lettre au conseil d’administration de la SNIM dans laquelle elle proposait O. Ely au poste de directeur général de la société.

Il succède à ce poste à Mohamed Salem O. Bechir, qui avait dirigé la société pendant quelques années avant d’être nommé premier ministre il y a près de trois semaines par le président Mohamed O. Abdel Aziz.

Avant sa nomination à la tête de la SNIM Hassena O. Ely occupait le poste de directeur général du port autonome de Nouakchott, après avoir été directeur général de la société de gaz et occupé le poste de ministre de la pêche dans un précédent gouvernement du président Mohamed O. Abdel Aziz.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Afrique: la Turquie place ses pions, ses exportations explosent

Afrique: la Turquie place ses pions, ses exportations explosentLa Turquie fait le pari de l'Afrique et récolte le fruit de cette orientation stratégique. A titre d'exemple, les exportations turques vers le continent africain ont fortement progressé, pour passer de 2,9 milliards de dollars en 2002 à 18,8 milliards de dollars en 2017, soit une évolution de 548,3%.

«Les exportations turques sur le marché africain sont constituées par du matériel électroménager, des matériaux de construction, du textile, des meubles, des produits agroalimentaires, etc.», explique l'ambassadeur turc en Mauritanie, Mehemet Bilir.

La Turquie procède également à la rénovation des centrales électriques pour qu’elles puissent fonctionner au gaz liquide. Cette expertise, qui permet la reconversion des centrales électriques qui fonctionnaient au diesel, en centrale fonctionnant désormais au gaz, intéresse au plus haut point la Mauritanie et le Sénégal, suite à la découverte d'un important gisement de gaz naturel à la frontière maritime des deux pays.

L'exploitation du site gazier transfrontalier offshore «Grand Tortue/Ahmeyim (GTA)» doit en effet démarrer à partir de 2021.

Au sujet du renforcement de la présence turque en Afrique, l’ambassadeur cite également le cas du groupe Tosyali, sidérurgiste turc qui est en train d’étendre ses tentacules en douceur au niveau du continent. Cette société a déjà investi 3 milliards de dollars en Algérie et vient de signer un contrat pour un autre projet, en Mauritanie cette fois-ci, dans la cité minière de Nouadhibou (dans le nord du pays).

Il faut également signaler que Tosyali est actuellement en négociations avancées avec le gouvernement du Sénégal, en vue de l’acquisition d’un permis d’exploitation des mines de fer de la Falémé (sud/est du pays).

Par ailleurs, l'ambassadeur turc signale que «la compagnie Turkish Airlines est actuellement numéro 1 dans le ciel africain».

Tous ces éléments montrent clairement l’importance du continent africain pour la Turquie. Partenaire stratégique du continent, la Turquie bénéficie d’un statut d’observateur auprès de l’Union Africaine (UA) depuis 2005. Le nombre de ses représentations diplomatiques sur le continent est passé de 12 en 2002, à 41 actuellement. Ce pays est également membre non-régional de la Banque africaine de développement (BAD) depuis 2013.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Le ministre de l’Economie et des Finances : Le contrat au port fournira 550 millions de dollars sans dommage

Le ministre de l’Economie et des Finances : Le contrat au port fournira 550 millions de dollars sans dommage Le ministre de l’économie et des Finances, Moctar Ould Djay, a déclaré que l’information véhiculée mardi (06 Novembre), au sujet d’un nouvel accord, par lequel l’Etat mauritanien céderait les activités du port autonome, est sans fondement et que son but est de fausser les efforts accomplis et de perturber les intérêts de l’État et nuire à sa réputation.

Moctar Ould Djay a indiqué, dans un post publié sur son compte internet, mercredi 7 novembre 2018, que la convention, (dont il est question) était en discussion, depuis plus de sept mois.

Un différend avec la société contractante, sur la question du monopole du nouveau quai, pour le transfert de conteneurs dans le port, la retardait, avant que le partenaire étranger n’accepte les conditions du gouvernement mauritanien.

Ce qui signifie que le port poursuivra ses activités de transport de conteneurs sans aucune restriction. Concernant le montant versé chaque année, à la Mauritanie, le ministre a déclaré que l’accord convient que l’opérateur verserait 50 dollars pour chaque conteneur de quarante pieds, 75 $ pour chaque conteneur de 70 pieds et 2$ pour chaque mètre cube de carburant.

Selon les estimations du gouvernement, les revenus prévus seront de 550 millions de dollars. soit plus de 6 milliards d’anciens par an, un investissement de 390 millions de dollars et la création de 500 emplois permanents au cours de la durée du contrat.

À propos de la société étrangère contractante, Ould Djay a déclaré qu’il s’agit d’une société internationalement bien connue, enregistrée à Singapour appelée «Olam». Elle est active sur tous les continents du monde.

Une société appelée « ARISES Mauritanie-SA » a été créée en Mauritanie et est le deuxième partenaire mentionné dans l’accord, conformément à la loi mauritanienne. Tous les documents de la création de cette société sont publiés par le ministère (de l’économie et des finances).

Source : zahraa.mr
Traduit par adrar.info