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Les employés de l’Imprimerie nationale réclament leurs salaires

Les employés de l’Imprimerie nationale réclament leurs salairesLes travailleurs de l’Imprimerie nationale se plaignent encore du non paiement de leurs salaires. Ils réclament le paiement d'arriérés, dues depuis le mois de mars dernier. Ils font part aux autorités de leurs difficiles conditions de vie surtout en cette période de Ramadan.

Ces travailleurs demandent une indulgence du président de la République et de son gouvernement pour un règlement prompt de ce dossier qui perdure au fil des mois. Ils se disent seuls à vivre ce « drame » contrairement aux autres employés des établissements publics analogues : AMI, Radio et Télévision de Mauritanie.

Leur situation a été plombée par le ministère de l’Economie et des Finances. De nombreuses créances non encore recouvertes jusqu’ici semblent gripper un peu le fonctionnement normal de l’établissement.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Travail forcé : le BIT retire la Mauritanie des pays indexés

Travail forcé : le BIT retire la Mauritanie des pays indexés Le Bureau international du travail (BIT) «a supprimé le nom de la Mauritanie de la liste des pays interpelés par la commission des normes sur la question de l'esclavage en matière d'emploi et du travail forcé », a rapporté l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).

« Cette mesure est intervenue au cours de la 107eme session du BIT qui se tient du 28 mai au 8 juin prochain à Genève ». Selon AMI, « la suppression du nom de la Mauritanie de cette liste pour la première fois constitue une reconnaissance des efforts gigantesques déployés par la Mauritanie dans le domaine de la lutte contre l'esclavage ».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Washington annonce d'importantes taxes douanières sur l'acier et l'aluminium

mediaL'Union européenne, le Mexique et le Canada devront désormais payer de lourdes taxes douanières américaines sur l'acier et l'aluminium. Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a annoncé ce jeudi 31 mai que les Etats-Unis allaient les appliquer dès vendredi.

La décision était attendue. Les Etats-Unis ont donc décidé de ne pas prolonger l'exemption temporaire de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium accordée à l'Union européenne jusqu'à ce jeudi minuit. Conséquence, de nouvelles taxes vont entrer en vigueur dès ce vendredi. L'addition s'annonce salée pour l'UE, car Washington prévoit de taxer l'acier à hauteur de 25% et 10% pour l'aluminium.

Le sursis sur ces taxes est également levé pour le Mexique et le Canada, ses deux partenaires de l'accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont la renégociation, entamée il y a dix mois, peine à aboutir.

Wilbur Ross, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse téléphonique alors qu'il était à Paris pour une réunion de l'OCDE, a précisé que les Etats-Unis ne voulaient pas accorder aux 28 pays membres de l'Union européenne (UE) « une exemption permanente et inconditionnelle sur les taxes ».

« Nous avons eu des discussions avec la Commission européenne et même si nous avons fait des progrès, ils ne sont pas allés jusqu'au point où il aurait été justifié soit de prolonger l'exemption temporaire, soit d'accorder une exemption permanente », a expliqué le secrétaire américain au Commerce.

Sécurité nationale

Dans son communiqué la Maison Blanche rappelle pour sa part qu’il s’agit de lutter contre les importations massives de ces métaux qui « constituent une menace pour la sécurité nationale », rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Un argument rejeté avec vigueur depuis des semaines par l’Union européenne et le Canada qui n’ont cessé de rappeler leur alliance historique avec les Etats-Unis, notamment sur le plan de la défense. Ce mercredi encore, la ministre canadienne des Affaires étrangères qualifiait d’absurde l’idée que les importations d’acier pouvaient être une menace pour la sécurité de son grand voisin.

Avec cette mesure, Donald Trump espère relancer l’industrie américaine de l’acier et de l’aluminium. Il risque surtout d’engager une guerre commerciale avec ses alliés qui risque de faire des dégâts, y compris aux Etats-Unis, puisque l’Union européenne a toujours dit qu’elle prendrait des mesures de rétorsion. Mais cela n’effraie pas le président américain qui a déjà déclaré contre l’avis de la majorité des experts qu’une guerre commerciale pouvait être bonne pour l’économie.

Représailles

Peu après l'annonce de Washington, qui était pressentie ces derniers jours – même si certains Européens espéraient encore l'imposition de quotas à l'exportation plutôt que des tarifs douaniers – le président de la Commission européenne a réagi à Bruxelles. « L'Union européenne ne peut pas rester sans réagir (...) Ce qu'ils peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a déclaré Jean-Claude Juncker, ajoutant que des « contre-mesures » seront annoncées « dans les prochaines heures ».

Bruxelles avait exigé l'exemption définitive de ces taxes douanières comme tout préalable aux négociations. Les Européens, France en tête, ont insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient discuter en ayant une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui plus est de la part d'un allié.

Mexico a pour sa part immédiatement riposté. « Le Mexique imposera des mesures équivalentes sur divers produits » dont certains aciers, des fruits et des fromages, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Economie, et celles-ci « seront en vigueur tant que le gouvernement américain n'éliminera pas les taxes imposées ».

Source : RFI (avec AFP)

 

Les mouvements du compte de la caisse noire du ministre des finances

Les mouvements du compte de la caisse noire du ministre des finances Sahara Media a pu obtenir un document qui retrace le mouvement du compte qui a suscité une controverse ces deux derniers jours après les déclarations faites par le député Mohamed O. Babana qui avait accusé le ministre de l’économie et des finances Mokhtar O. Djay d’en disposer comme s’il s’agissait d’un compte personnel.

Le député, dans son intervention, a révélé que les retraits mensuels, à partir de ce compte, dépassaient 25 millions, et a appelé à faire l’audit de ce compte au cours des trois dernières années.

Le document dont a disposé Sahara Media et qui fait ressortir le mouvement du compte du 1er janvier au 24 mai, révèle quatre retraits effectués par Moussa Hamat, le secrétaire particulier du ministre, à raison de 3 millions d’anciennes ouguiyas à chaque retrait, soit 12 millions d’anciennes ouguiyas pour les 5 premiers mois de cette année.

Pour sa part, le ministre délégué auprès du ministre des finances, chargé du budget, Mohamed O. Kembou, a procédé, au cours de la même période à quatre retraits de 2 millions d’anciennes ouguiyas chacun.

Le document révèle que la majorité des retraits ont été effectués par des fonctionnaires ou des personnes ordinaires pour un total de 26,5 millions d’anciennes ouguiyas.

Le montant total des retraits a atteint 46,5 millions d’anciennes ouguiyas et les versements 107 millions d’anciennes ouguiyas.

Le document que Sahara Media a pu obtenir de ses sources propres, porte l’entête du trésor public et le libellé du compte est : « lutte contre la gabegie »

Le député O. Babana, dans ses déclarations accusatrices, avait dit qu’il démissionnerait de son poste de député, si une commission d’enquête à mettre sur pied, niait l’existence de retraits effectués par le ministre, et qui ont dépassé le montant mensuel de 25 millions MRO.

Le député a insisté sur la nécessité de voir le ministre révéler la totalité des retraits effectués sur ce compte au cours des trois dernières années.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)Après la réclamation de l’opposition de la publication de l’accord pétrolier entre le Sénégal et la Mauritanie que Macky Sall était allé signer le 9 février dernier à Nouakchott, le contenu va être connu demain.

Selon les Echos qui donne l’information, les députés se réuniront demain pour examiner le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie. C’est Me Sidiki Kaba qui va défendre le projet.

Source : Xalima (Sénégal)

 

Des Mauritaniens promus représentants résidents de la Banque Mondiale dans la "région" Afrique

Des Mauritaniens promus représentants résidents de la Banque Mondiale dans la C’est un fait connu, les Mauritaniens brillent dans les organisations internationales et de plus en plus. Cette semaine, Mme Hawa Wagué et M. Amadou Oumar Ba, tous deux originaires de Kaédi (Sud de la Mauritanie) ont été nommés représentants résidents de la Banque Mondiale respectivement au Togo et en Guinée Bissau.

Mme Hawa Wagué rejoint la Banque Mondiale en 2002 comme Economiste au bureau de Nouakchott. Depuis, elle y occupera plusieurs postes dont celui d’Economiste sénior au département du risque de crédit (CROCR). Son entrée en fonction sera effective le 02 juillet prochain.

Pour sa part, M. Amadou Oumar Ba a fait son entrée à la Banque Mondiale en 2001 comme agronome toujours au bureau de Nouakchott. Comme sa consœur, il occupera de nombreuses positions dont celle de sénior spécialiste en agriculture dans le cadre d’un projet de la Banque en République Démocratique du Congo. Il entrera en fonction le 1 août prochain.

Dans leurs fonctions, les deux auront pour mission d’entretenir de bons rapports entre la Banque et le Gouvernement tout en menant un dialogue quotidien avec toutes les parties prenantes (autorités, donateurs et société civile).

La Banque leur a aussi confié la mission de superviser la mise en œuvre du cadre de partenariat national et la performance du portefeuille du pays où ils la représentent.

Selon le communiqué de la Banque parvenue à KASSATAYA.COM, Mme Hawa Wagué et M. Amadou Oumar Ba ont été choisis au terme d’un processus de sélection managériale compétitif à l’échelle de la Banque.

Pour rappel, le top management de la Banque Mondiale compte un autre Mauritanien, également originaire de Kaédi, le vice-président M. Ousmane Salatou Diagana.

Source : Kassataya (France)

 

 

Guidimakha : Les éleveurs dénoncent les irrégularités dans les opérations de distribution de l’aliment-bétail

Guidimakha : Les éleveurs dénoncent les irrégularités dans les opérations de distribution de l’aliment-bétailDes éleveurs de la wilaya du Guidimakha se sont plaints de ce qu’ils ont appelé des irrégularités dans les opérations de distribution des quantités de l’aliment-bétail au niveau de Selibaby.

Impliqués dans une première opération de distribution de 150 tonnes de fourrages, les éleveurs affirment avoir été écartés de la seconde opération. Le président du bureau des éleveurs, Mody Ould Ekheir Entajou, estime que la première opération de distribution de l’aliment-bétail s’est déroulée dans la transparence et a bénéficié en conséquence aussi bien aux éleveurs qu’aux citoyens.

Ce qui n’est pas le cas pour la seconde opération, caractérisée par l’apparition de nouvelles listes introduites par le Hakem de la moughataa et rajoutées aux listes officielles, a-t-il souligné.

Ne pas impliquer les éleveurs dans le suivi de ces opérations met les distributions de l’aliment-bétail à la merci des commerçants et de personnes non concernées, a-t-il estimé.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Elhora (Mauritanie)

 

Comment Nouakchott a inventé l’extension de son centre-ville loin de la fièvre des smart cities

Comment Nouakchott a inventé l’extension de son centre-ville loin de la fièvre des smart citiesL’histoire récente de Nouakchott fascine car elle ne ressemble à aucune autre. Là, la ville s’invente au quotidien, loin des grandes tendances urbanistiques actuelles. Il faut y voir sans doute le pragmatisme mauritanien qui trouve des solutions innovantes là où d’autres patinent.

Il existe ainsi à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, un lieu étrange et merveilleux. Etrange car il était situé dans un bâtiment de l’ancien aéroport, sorte de hangar désaffecté, sombre, mais où la lumière crue du jour pénètre suffisamment pour voir ce qu’il s’y passe.

Merveilleux, car c’est là que se fabrique la ville de demain, ou plutôt l’extension du centre-ville de Nouakchott, devrait-on dire. C’est dans ce lieu que se sont vendus les terrains de l’ancien aéroport de la ville, déplacé officiellement à l’aéroport international Oumtounsy depuis son inauguration, le 27 juin 2016.

Tout commence comme à chaque fois avec les grands événements. Rio a eu ses Jeux olympiques, Milan, son exposition universelle, et Nouakchott, son sommet de la Ligue des Etats arabes (LEA) en juillet 2016. Chaque événement est l’occasion de moderniser ses infrastructures pour accueillir, comme il se doit, des hôtes nombreux ou prestigieux.

Nouakchott, aussi, devant accueillir force chefs d’Etat, donna un coup d’accélérateur dans son projet de donner à la ville un nouvel aéroport à quelque 25 km au nord pour remplacer celui du centre-ville. Cette opération allait libérer une zone foncière gigantesque en plein cœur de la ville, où le terrain vaut le plus cher. Mais, pour construire un aéroport, il faut de l’argent et, pour cela, les Mauritaniens ont eu recours à une méthode ancestrale : le troc.

Comme le bon vin

La société Najah for Major Works (NMW) du très riche homme d’affaires Ahmed Salek Ould Mohamed Lemine et l’Etat ont donc « fait le deal ». Najah finance le nouvel aéroport et l’exploite, et en contrepartie l’Etat donne une partie de la zone foncière de l’ancien aéroport, l’équivalent des 200-300 hectares nécessaires à la construction du nouvel aéroport dimensionné pour accueillir 2 millions de voyageurs par an.

Le montage était parfait, mais, en cours de construction, l’entreprise a connu des difficultés financières et l’histoire a dérapé. Les délais tournaient, la conférence se rapprochait, l’aéroport n’était pas terminé. C’est la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (SNIM) qui a donc renfloué les caisses à hauteur de 15 milliards d’ouguiyas (35 millions d’euros) contre l’hypothèque d’une partie des anciens terrains de l’aéroport. Mais rapidement, la SNIM a demandé à être remboursée. Najah devait donc trouver de l’argent frais et c’est là que l’Etat est intervenu une seconde fois en mandatant cette même société pour un bâtiment de dix étages (R + 9), la future grande mosquée de la ville et un programme d’aménagement du centre-ville, le tout estimé à 17 milliards d’ouguiyas, correspondant à la dette.

Mais revenons à notre point de départ, cette salle où se vendaient des terrains comme on vendrait de la quincaillerie. « 110 millions d’ouguiyas pour la plus chère, 1,8 million pour la moins chère, une parcelle de 180 mètres carrés en face de Dar Naïm », confie le maître des lieux. La majorité des 7 700 parcelles font 400 mètres carrés chacune. Le prix au mètre carré se situait entre 40 et 200 euros. La valeur d’une parcelle dépendait de son emplacement et de sa superficie. Les mêmes 400 mètres carrés « sur le goudron » ou au centre du quartier n’auront pas la même valeur. « C’est dans trois ans qu’on saura le vrai prix. » Les parcelles à Nouakchott sont comme le bon vin, les acheteurs vont donc prendre le temps de voir le prix de leur parcelle grimper.

Pour devenir propriétaire, il suffisait de se rendre à la « Najah Bourse ». A l’entrée, le plan d’ensemble du lotissement couvrant la totalité de l’ancien aéroport de Nouakchott. Orange pour les lots commerciaux, bleu pour les résidentiels, rien de plus simple. Puis, sur un bureau, un document relié, la liste des 7 700 parcelles avec l’indication de la zone, de la superficie, de l’emplacement et du prix actuel. Cette dernière mention laissant peu de doute sur la spéculation censée suivre la vente. Et, dans la pénombre de la salle, de grands panneaux de bois, posés en biais contre les murs, prenant la poussière. Ce qu’ils affichaient vaut de l’or.

Une fois la parcelle achetée, le numéro était simplement barré. On ressortait à la lumière, plus riche d’un investissement qui prendra vite de la valeur, et l’acheteur pouvait directement se rendre sur son terrain, le lotissement étant déjà borné.

Pragmatisme mauritanien

C’est ainsi que Nouakchott a programmé l’extension de son centre, loin de la fièvre des smart ou des green cities. Bien sûr, le plan d’urbanisme n’est pas à la hauteur des ambitions. Bien sûr, on a cherché à mettre un maximum de terrains cessibles et un minimum d’espaces publics, le contraire de ce que recommandent les urbanistes. Bien sûr, l’Etat a gardé des terrains, mais peine à les conserver intacts…

Aujourd’hui, presque toutes les parcelles sont vendues, les plus grandes verront sans doute des gratte-ciel surgir, car, même si Nouakchott invente son futur centre-ville loin des conférences internationales, elle succombe comme d’autres à la folie des tours, symbole architectural d’un dynamisme économique.

D’autres pays que la Mauritanie pourraient réfléchir à ce système de « troc foncier contre aéroport ». Il a permis de dégager de l’espace au centre et, dans un marché foncier libre, d’en tirer une plus-value économique qui a ensuite financé infrastructures et équipements.

Mais alors qu’il n’y a pas d’histoire sans ironie de l’histoire, l’un des arguments principaux pour le déplacement de l’aéroport était sa position au centre de l’urbanisation. Aujourd’hui, l’Etat a le projet d’une « aéro-city », une ville de l’aéroport construite juste sous les ailes des avions.

Par Jérôme Chenal (chroniqueur Le Monde Afrique)

Jérôme Chenal dirige la Communauté d’études en aménagement du territoire (CEAT) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il est notamment l’auteur du MOOC « Villes africaines : introduction à la planification urbaine » qui a été suivi par plus de 30 000 apprenants.

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Gisement gazier mauritano-sénégalais : ce qu’il faut savoir à propos du partage

Gisement gazier mauritano-sénégalais : ce qu’il faut savoir à propos du partageSahara Media a pu accéder à certains détails particuliers relatifs aux accords signés par les gouvernements mauritanien et sénégalais avec les sociétés chargées de l’exploitation du champ gazier « la grande tortue » découvert à la frontière entre les deux pays.

Ces détails précisent que les deux pays se partagent équitablement la production globale commune mais les accords qui les lient aux sociétés d’exploitation diffèrent et ils sont difficilement comparables.

Chaque pays obtient 50% de la production globale commune du gisement mais les coûts de production sont prélevés sur le quota de chaque pays suivant l’accord signé avec la société chargée de l’exploitation.

L’enquête menée par Sahara Media a révélé que les deux pays ont établis les accords individuellement avec les exploitants dans des conditions différentes, d’où deux accords différents dans leurs natures.

Pour l’exemple le Sénégal avait signé un accord avec une société de prospection en 2012, avant l’arrivée de la société américaine Kosmos Energy qui avait acquis les droits initialement détenus par la première société, suivie ensuite par l’entrée en ligne de British Petrolium.

Quant à la Mauritanie, elle a signé directement avec Kosmos Energy avant que celle-ci ne cède des une partie de ses biens dans le gisement à la société britannique British Petrolium.

L’ensemble de ces dispositions ont fait que chaque pays a désormais un contrat modèle pour le partage de la production qui encadrerait tout accord à établir avec des sociétés exploitantes, et la nature des deux accords est différent.

Modèles différents

Selon les experts énergétiques la production des champs gaziers se divisent en deux parts, la première, dite « Cost Oil » destinée à couvrir les coûts, la seconde, « Profit Oil » relative aux revenus.

La société exploitante se partage cette dernière partie avec l’état, suivant l’accord établi entre eux.

Il existe différents modèles pour le partage de la production entre l’état et les sociétés exploitantes, dont un modèle lié « à la cadence de la production » qu’avait choisi la Mauritanie dans l’accord signé pour l’exploitation du champ pétrolier « Chinguitt » au début des années 2000.

Il existe un autre modèle, considéré par les experts comme « intelligent », lié lui à la rentabilité et la viabilité du projet.

Des sources officieuses ont révélé à Sahara Media que la partie sénégalaise a choisi le modèle à la cadence de la production, alors que la Mauritanie a choisi le second modèle lié à la viabilité du projet.

La partie mauritanienne, forte de son expérience antérieure avec les sociétés pétrolières internationales, lors de l’exploitation du puits pétrolier « Chinguitt » et les problèmes vécus, a choisi la seconde formule, prudent qu’elle était notamment en ce qui concerne les risques liés à l’investissement.

Prudence et risque

Les accords d’exploitation du gisement de la « grande tortue » offre aux sociétés nationales le droit de partager les risques liés à l’investissement dans des limites déterminées.

Pour l’exemple le Sénégal permet à sa société nationale, Pétrosen de contribuer à hauteur de 20% alors que la Mauritanie n’a autorisé, pour sa société nationale, SMHBM que 14% seulement.

La volonté de la partie mauritanienne de limiter les risques a réduit la participation de sa société nationale dans le champ gazier à près de 7%, alors que la participation de la société sénégalaise a atteint 10%.

Ces quotas, selon les experts, ne permettent pas de comparer les deux accords en l’absence de tous leurs articles, l’accord ne pouvant être réparti, quand bien même il existe d’autres critères à même de permettre la comparaison des deux accords.

Comparaison rapide

Parmi les points pouvant être l’objet de comparaison entre les deux accords, celui de la Mauritanie et celui du Sénégal, celui relatif aux coûts de production.

L’accord signé entre le gouvernement sénégalais et la société britannique BP permet à cette dernière de prélever 75% du revenu du Sénégal pour couvrir les coûts d’extraction.

Aussi ce sont les 25% restants, après les coûts d’extraction, qui constituent le bénéfice net du Sénégal, que celui-ci partagera avec les exploitants selon l’accord signé entre les deux parties.

L’accord signé entre le gouvernement mauritanien et la société britannique BP seuls 62% des revenus sont destiné à couvrir les coûts de production, les 38% restants, c’est-à-dire le bénéfice net de la Mauritanie sera réparti entre elle et les exploitants.

Le Sénégal ayant opté pour la formule basée sur la cadence de la production, verra ses revenus augmenter chaque fois que la production augmente, alors que la Mauritanie, qui a choisi la seconde formule, c’est-à-dire la viabilité du projet, verra ses revenus augmenter chaque fois qu’il en est de même pour la rentabilité du projet.

S’agissant des impôts, notre source précise qu’ils sont de 27% en Mauritanie et seulement de 25% au Sénégal.

D’autre part les accords signés avec la société BP stipulent que tous les acquis et autres avantages indirects comme par exemple les travailleurs, les matières premières et les services, doivent être partagés équitablement entre les deux pays.

La durée

Les experts estiment que dans un proche avenir les revenus de la Mauritanie seront plus importants que ceux du Sénégal, des prévisions quasi officielles ont évoqué pour Sahara Media un taux de 15% pour la Mauritanie et 12% pour le Sénégal.

Seulement la Mauritanie payera les coûts d’extraction pendant une période plus longue que le Sénégal, celui-ci gagnant en terme de temps, surtout si la cadence de production venait à augmenter.

Les coûts d’extraction sont payés suivant un pourcentage de la production, au taux du marché au moment de la transaction.

Aussi, la Mauritanie qui paye moins aura besoin de plus de temps pour éponger les coûts d’extraction.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)