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Pour la transparence: Naissance d‘un réseau de journalistes

Pour la transparence: Naissance d‘un réseau de journalistes

Un réseau de journalistes ayant pour centre d‘intérêt l‘Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), a été mis sur pied samedi à l‘issue d‘une réunion tenue entre ses membres.

La naissance du nouveau réseau, dénommé « METEX » répond à une recommandation formulée à l‘occasion d‘un atelier organisé le 03 septembre 2013 à l‘hôtel Atlantic, par la Coalition Mauritanienne Publiez Ce Que Vous Payez (PCQVP), en partenariat avec la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM), à l‘intention des médias publics et privés.

Cette recommandation s‘inscrit dans l‘esprit des dispositions régissant les normes ITIE par rapport à la nécessité d‘implication des médias dans la gestion d‘une question aux enjeux multiples.

La mise en chantier du METEX rentre dans le cadre de la dynamique de création d‘une véritable synergie entre les organisations de la société civile travaillant dans le secteur extractif et les journalistes sensibles à la nécessité de la transparence dans un environnement fortement exposé à la corruption et à de multiples tentations.

Cette orientation devrait également contribuer à l‘instauration d‘un débat national sur l‘importance d‘une gestion vertueuse des industries extractives dans le contexte d‘un pays doté d‘immenses ressources naturelles (fer, or, pétrole, cuivre, phosphates...), mais dont plus de 40% de la population vit encore sous le seuil de pauvreté.

Le METEX va travailler en étroite collaboration avec la coalition mauritanienne PCQVP, la Coalition Contre la Corruption en Mauritanie (3CM), le Comité National de l‘ITIE, l‘administration publique ayant en charge le secteur extractif (ministère, sociétés publiques), les entreprises privées et les partenaires (GIZ, Banque Mondiale, Intermoon OXFAM, FIM ....

Dans le cadre de sa mission, le réseau assurera une couverture régulière des activités de la PCQVP, de 3 CM et de l‘ITIE, tout en restant en pointe dans le traitement, la diffusion et l‘analyse de toutes les informations relatives au secteur des industries extractives au niveau national, sous régional, régional et international.

Les journalistes composant le réseau METEX sont :

1- Amadou Seck, Panapress et Financialafrik
2- Ely Ould Maghlah, Rédacteur en chef du quotidien « Nouakchott Info »
3- Camara Moussa Seydou, Directeur de Publication de la Nouvelle Expression
4- Kissima Diagana, Redacteur en Chef de La Tribune
5- Khalilou Diagana, Journaliste CRIDEM
6- Abdel Khoudouss Ahmed Mekki, Directeur de Publication du Journal d‘expression arabe 15/21

Source : RIM-Biladi

 

Mankeur Ndiaye : 'La frontière maritime avec la Mauritanie est gérée avec délicatesse'

Mankeur Ndiaye : 'La frontière maritime avec la Mauritanie est gérée avec délicatesse'

Le Sénégal gère "avec le maximum de délicatesse'' la question de délimitation de sa frontière maritime avec la Mauritanie, en y impliquant les pêcheurs, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Mankeur Ndiaye.

''Je peux vous assurer que la question de la délimitation de la frontière maritime est gérée avec le maximum de délicatesse'', a déclaré M. Ndiaye devant les députés. ''La question de la délimitation de la frontière est au cœur de nos préoccupations communes'', a encore dit M. Ndiaye.

Il défendait, devant les députés, un projet de loi autorisant le président sénégalais à ratifier l’accord-cadre de coopération sous-régionale entre les gouvernements du Cap-Vert, de la Gambie, de la Guinée-Bissau, de la Guinée, de la Mauritanie et du Sénégal.

Cet accord-cadre sur la fixation des limites extérieures de leur plateau continental au-delà de 200 milles marins a été signé le 21 septembre 2010, à New York (Etats-Unis d’Amérique).

Il existe ''dans la diplomatie un principe élémentaire : le respect de la souveraineté des Etats. Vous ne pouvez pas imposer à un Etat ce que vous n'acceptez pas'', a rappelé Mankeur Ndiaye, en répondant à la députée Mbayang Guèye Dione.

Mme Dione a demandé au ministre des Affaires étrangères de veiller au règlement définitif des fréquents heurts entre pêcheurs sénégalais – ceux de Saint-Louis surtout – avec les garde-côtes mauritaniens.

Les frontières sont un sujet ''très complexe, surtout quand il s'agit des frontières maritimes'', a souligné Mankeur Ndiaye. ''Nous sommes en concertation avec les pêcheurs de Guet-Ndar (un quartier saint-louisien) pour voir comment éviter ce genre de conflit qui a causé des violences il y a quelques semaines.''

''Depuis des années, a insisté M. Ndiaye, nous avons développé une diplomatie tranquille de concertation permanente pour gérer au mieux les contradictions qui peuvent exister
.''

''Et nous avons pu négocier avec la Mauritanie un certain nombre de quotas de pêche (...). Nous avons pu obtenir quelques licences de pêche l'année dernière, à la suite de la commission mixte avec la Mauritanie'', a par ailleurs rappelé Mankeur Ndiaye.

Source : Agence Presse Sénégalaise

 

Les responsables des bourses de véhicules protestent contre la nouvelle taxe fixée par l'Etat

Les responsables des bourses de véhicules protestent contre la nouvelle taxe fixée par l'Etat

Plusieurs dizaines de responsables de bourses de vente de véhicules, à Nouakchott, ont manifesté, ce dimanche, vers les coups de 10 heures, devant les locaux de la direction générale des douanes, pour dénoncer ce qu'ils qualifient de mesures sévères prises les services de l'Etat envers eux.

Selon les protestataires, la direction générale des douanes réclament le versement d'une taxe supplémentaire qui a passé de 50.000 à 150.000 UM qui doit être versée à la fin du mois de mars.

Face à cette situation, le directeur général des douanes, le Général Ould Mamy, s'est entretenu avec les délégués des manifestants, à qui il a affirmé, que "cette décision émane de la direction générale des impôts et non de ses services".

"Toute bourse de commercialisation de voitures ne disposant pas de la nouvelle indication pour l'année en cours sera frappée de cette taxe ", a-t-il ajouté.

Et l'un des gérants des bourses de vente de véhicules de préciser que c est « inconcevable », une voiture en Europe peut couter l'équivalent de 300.000UM".

Source : Tawary (Mauritanie)

 

10,5 millions de dollars us de recettes pétrolières en Mauritanie pendant le mois de janvier 2014

10,5 millions de dollars us de recettes pétrolières en Mauritanie pendant le mois de janvier 2014

La Mauritanie a tiré 10,5 millions de dollars de recettes pétrolières de l’exploitation du champ offshore Chinguetti (70 km au large de Nouakchott), au cours du mois de janvier 2014, selon un rapport officiel parvenu dimanche au correspondant de la PANA.

Pendant la même période, la production pétrolière journalière de ce puits, mis en service en février 2006 et jusque-là le seul exploité, a été de 3964 barils/jours, atteignant un total mensuel de 122.877 barils.

Cette production journalière enregistre une baisse importante par rapport au mois de décembre 2013, dont la moyenne avait atteint 6370 barils/jour. Cette baisse est due à un arrêt de 10 jours pour des travaux, explique le rapport.

Les intervenants du champ Chinguetti sont regroupés en un seul pool depuis juillet 2007. Quant au solde du Fonds National des de Revenus Hydrocarbures (FNRH), il a atteint 107 millions de dollars us à la date du 31 janvier 2014.

Les recettes du FNRH sont constituées par « l’ensemble des revenus de l’Etat tirés directement ou indirectement des activités dans le secteur en amont des hydrocarbures, en particulier dans les domaines de l’exploration, du développement, de l’exploitation et de la commercialisation ».

Un compte ouvert au nom de l’Etat dans une institution bancaire extérieure, est géré par la Banque Centrale de Mauritanie (BCM).

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Plus de 635 000 personnes menacées par la famine en Mauritanie

Plus de 635 000 personnes menacées par la famine en Mauritanie

Une enquête du Programme alimentaire mondial de l'Onu révèle que près de 20% des ménages mauritaniens sont en situation d'insécurité alimentaire.

Plus de 635 000 personnes sont en situation d’insécurité alimentaire en Mauritanie, à cause des mauvaises récoltes et des prix élevés des produits alimentaires, selon les résultats d’une enquête publiés lundi par le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU.

«Au cours des cinq dernières années, un taux similaire d’insécurité alimentaire n’a été observé qu’en décembre 2008, qui fut une année d’importantes hausses des prix des produits alimentaires», précise le rapport d’enquête.
La Mauritanie, qui compte environ 3,5 millions d’habitants, couvre plus de 1 030 000 km2, dont les deux tiers de désert. La faiblesse des pluies y affecte les cultures et le cheptel.

L’enquête a permis d’établir qu'«au total plus de 635 000 personnes dans l’ensemble du pays sont en insécurité alimentaire», soit «18,5% des ménages», notamment dans les régions du sud et de l’est du pays mais aussi dans des zones périurbaines de Nouakchott, la capitale, abritant des «ménages vivant d’activités précaires».

Près de 20% des ménages touchés

Ces estimations sont basées sur une «enquête de suivi de la sécurité alimentaire des ménages», réalisée par le PAM et le Commissariat mauritanien à la sécurité alimentaire (CSA), dont les données ont été collectées «aussi bien en milieu urbain (Nouakchott et les capitales régionales) qu’en milieu rural» en décembre 2013 et janvier 2014, une période «post-récoltes».

Parmi les causes de la situation figurent «le mauvais déroulement dans certaines régions de la campagne» agricole et de mauvaises récoltes, ainsi que «les baisses des revenus en milieu urbain», ayant contribué à «la dégradation de la situation alimentaire de façon générale».

Le document évoque aussi les prix élevés des vivres et note que la Mauritanie connaît «une insécurité alimentaire chronique» car, «de fait», sa production agricole «est structurellement déficitaire et ne couvre annuellement qu’environ 30% des besoins alimentaires de sa population».

La Mauritanie fait partie de neuf pays africains identifiés par le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (Ocha) comme ceux dont les habitants sont menacés par la famine et la malnutrition en 2014. Les autres pays sont le Burkina Faso, le Cameroun, la Gambie, le Mali, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Tchad.

AFP

 

Groupe Wafa: Communiqué

 

 

 

L'Union des forces du Progrès (UFP) a rendu public un communiqué dans lequel cette formation politique s'attaque a la société TRECOM. Ce communiqué est une nouvelle étape dans la campagne que ce parti mène depuis un certain temps contre le Groupe Wafa; cet opérateur économique propriétaire de TRECOM dont le dynamisme a toujours dérangé ses concurrents.

 

 La campagne de l'UFP a commencé par la mobilisation de syndicats affiliés plus ou moins a ce parti. Sur cette note, la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) a donné le ton le 24 janvier dernier.

 

 En prélude a la sortie du parti de Mohamed Ould Maouloud qui cherche désespérément a s'agripper a une bouée de sauvetage après le naufrage consécutif aux prises de position hasardeuses de son président.

 

 Usant de son droit de réponse, TRECOM entend faire quelques précisions comme suit:

 

 1. TRECOM est une société de transit qui travaille conformément aux dispositions régissant le secteur et n'a jamais bénéficié de traitement particulier de la part des autorités du Port ;

 

 2. Comme tous les autres intervenants dans le secteur, elle a droit a choisir entre le dépotage de ses marchandises en terre plein ou a décharger les containers sur les lieux d'entreposage;

 

 3. Contrairement a ce que l'UFP et ses sbires affirment, la TRECOM n'est pas la seule a user de ce droit et n'a jamais bénéficié de traitement préférentiel.

 

 Il est clair que c'est le Groupe Wafa qui est visé ici par cette campagne inspirée, on le sait, par des concurrents qui ont fait de la manipulation une méthode et de l'affabulation une arme.

 

 Agissant tantôt par syndicat interposé, tantôt par parti, certains opérateurs économiques entendent porter préjudice a l'image de ce Groupe qui n'a jamais trempé dans les magouilles qui leur ont fait plusieurs fortunes. Reproduisant les schémas et les méthodes du temps ou tout était possible, y compris l'administration du mensonge et sa culture, ils tentent aujourd'hui de trouver le Mal la ou il n'est pas. Malheur a eux car le Groupe Wafa n'est lié a aucun marché de gré a gré, aucune ponction illicite des biens de la communauté, aucun trafic, aucune irrégularité.

 

 Peu d'opérateurs peuvent aujourd'hui arborer leurs quitus et leurs attestations de franchise de tout impôt, taxe douanière ou portuaire. Le Groupe Wafa peut s'enorgueillir de remplir avec abnégation et droiture sa mission d'opérateur économique au service du développement de la Nation mauritanienne.

 

 Cette position acquise a travers des décennies d'accumulation, d'expérience et d'expertise libère le Groupe de toute pression malsaine, fermant la porte a toute forme de chantage et d'arnaque, y compris celles exercées par certains «opérateurs politiques» qui croient pouvoir indéfiniment tirer profit des faiblesses des opérateurs économiques pour leur soutirer quelques subsides. C'est certainement «la faute» que doit payer le Groupe a travers cette campagne dont il est la victime exclusive.

 

TRECOM, comme tous les partenaires du dialogue social, sera toujours prête à discuter avec les organisations syndicales réellement mues par les intérêts de leurs adhérents et à faire les concessions nécessaires en vue du bien-être de tous. TRECOM refuse cependant de céder aux chantages exercés par les politiciens à travers les syndicats.

 

Nouakchott, le 26/02/2014

La direction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Banque centrale populaire va injecter 145 milliards de F CFA en Afrique de l'Ouest

Le marocain Banque centrale populaire (BCP) va injecter 145 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie ouest-africaine. Cette annonce a été faite pendant le premier forum économique franco-ivoirien tenu les 25 et 26 février à Abidjan. Au total, 26 conventions de coopération et de partenariat ont été signées entre le Maroc et la Côte d'Ivoire au cours de ces rencontres.

Le groupe Banque centrale populaire (BCP), holding de la Banque atlantique, s’est engagé, à travers une demi douzaine de conventions signées par son PDG Mohamed Benchaaboun, à injecter un financement total de 145,5 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie de la sous-région ouest-africaine.

"Les conventions de financement de 60 millions de dollars (environ 45 millions d'euros) avec les japonais de Sumitomo et de 50 millions de dollars (environ 37,5 millions d'euros) avec la Société financière internationale (IFC), nous permettront d’appuyer les petites et moyennes entreprises du réseau Banque atlantique de la région. Nous allons également financer les opérations de commerce extérieur des entreprises via des lettres de crédit pour les exportations et les importations" a confié à Jeune Afrique, Souleymane Diarrassouba, le directeur général du groupe Banque populaire-Banque atlantique. BCP financera également la construction de 5500 classes pour le compte du ministère de l’Éducation nationale pour un montant de 90 milliards de F CFA (135 millions d'euros).

Coopération

Ces accords ont été conclus durant le premier forum ivoiro-marocain, qui s'est tenu les 25 et 26 février, en présence du roi Mohammed VI et de Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien. Ce forum a été marqué par la signature de 26 conventions de coopération dans les domaines sociaux, politiques et économiques entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.

Ainsi, dans le secteur financier, la Côte d'ivoire a signé une convention-cadre avec BMCE Bank, ainsi qu'un protocole d'accord-cadre avec Attijariwafa Bank. Cette dernière a par ailleurs signé un partenariat avec le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (AGF). Aussi, dans le secteur des BTP, le groupe marocain Palmeraie Développement, spécialisé dans l'immobilier de moyen et haut standing, a signé une convention avec le gouvernement ivoirien pour la construction de 10 000 logements sociaux.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Troisième forum des entrepreneurs maghrébins Déclaration de Marrakech

 

 

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, l’Union Maghrébine des Entrepreneurs (UME) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), en sa qualité de président de l’UME, a organisé le troisième Forum des Entrepreneurs Maghrébins, les 17 et 18 février 2014, avec la participation de plus de 600 femmes et hommes d’affaires de tous les pays de l’Union du Maghreb Arabe, des pays de l’Afrique de l’ouest et sub-saharienne, ainsi que des représentants du secteur public, des organisations et institutions maghrébines, régionales et internationales.

 Ce forum maghrébin se tient dans un contexte particulier caractérisé par les évolutions économiques, financières et sociales profondes qui animent actuellement la scène régionale et internationale.

A travers cette initiative, l’UME, qui est un acteur dynamique du processus d’intégration maghrébine, aspire à contribuer aux stratégies de développement grâce à la dynamisation et l’intensification des échanges commerciaux et des investissements communs inter-régionaux, ainsi que l’attraction des investissements vers la région maghrébine.

 Les travaux de ce forum ont porté sur des thèmes d’intérêt commun :

- Combien coûte le non-Maghreb ?

- Comment faire réussir l’intégration régionale ? Indicateurs et partage des expériences ;

- Investir dans un pays maghrébin autre que le pays d’origine : témoignage de quelques entrepreneurs ;

 - Comment atteindre la convergence douanière et réglementaire ?

- L’intégration logistique : l’interdépendance, élément nécessaire pour faire réussir le commerce ;

- Quel marché de travail et quel dialogue social maghrébin ;

 - Construire le Maghreb arabe énergétique ;

- Les services comme levier de l’intégration maghrébine.

 Par ailleurs, lors de ce forum, il a été présenté une étude réalisée avec le concours de l’ensemble des institutions et organismes des hommes d’affaires sur l’initiative maghrébine du commerce et de l’investissement. Elle regroupe une série de propositions pour renforcer l’intégration maghrébine et améliorer la structure et la productivité de l’UME afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle dans ce domaine.

 Les travaux de cette rencontre ont été inaugurés par Mme Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM et de l’UME, en présence de M. Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, M. Habib Benyahya, Secrétaire général de l’UMA, avec la participation de Mme Ouidad Bouchmaoui, Présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, M. Boualam Marrakech, Président de la Confédération Algérienne du Patronat, M. Abdennacer Ben Nafii, Président du Lybian Businessmen Council, M. Baba Azizi, Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, ainsi que d’autres personnalités maghrébines et internationales.

 Il a été signalé lors de ce forum la faiblesse du volume des échanges commerciaux inter maghrébins qui ne dépassent pas 3% du total des échanges commerciaux avec l’extérieur, alors que pour les autres groupements économiques il est de 60% environ pour les pays de l’Union Européenne, 56% pour l’ALENA, 23% pour l’ASEAN, 13% pour le COMESA et 19% pour le CEN-SAD.

 L’accent a été mis sur la nécessité d’élaborer les instruments et mécanismes susceptibles d’aider l’UME à assurer pleinement son rôle et être capable d’insuffler une nouvelle dynamique dans l’économie maghrébine et proposer des formules et mécanismes innovants pour créer des projets maghrébins intégrés afin d’atteindre une véritable émergence de la coopération maghrébine.

 Après avoir discuté les thèmes figurant sur l’ordre du jour du forum à travers des interventions concrètes et ambitieuses, les participants ont formulé un ensemble de recommandations :

- Accélérer la mise en œuvre de l’espace économique maghrébin intégré, afin de relever les défis actuels et constituer un contrepoids devant les groupements économiques régionaux et internationaux ;

- Relier les marchés des pays de l’UMA et leur créer le climat juridique favorable, en assurant la mobilité des personnes, des biens, des services et des capitaux ;

- Assurer la liberté d’investissement et l’appropriation, en adoptant le principe d’égalité des prestataires économiques dans tous les pays maghrébins ;

- Veiller à prendre en compte le volet régional dans les projets nationaux ;

- Assurer la liberté des échanges commerciaux en accélérant, en premier lieu, la signature du projet de la Convention de libre échange inter-maghrébin.

- Poursuivre et intensifier les rencontres maghrébines portant sur la facilitation et l’harmonisation des politiques et procédures commerciales et douanières, ainsi que compléter les dispositions juridiques et techniques liées à la tarification douanière maghrébine unifiée.

- Accélérer l’harmonisation des règles d’origine inter maghrébines ;

- Impliquer l’UME dans les travaux de la Commission maghrébine des directeurs généraux des douanes ;

- Renforcer l’infrastructure des pays de l’UMA et accélérer la mise en œuvre des programmes maghrébins afférents, et intensifier les connexions directes ferroviaire, routière, maritime et aérienne en assurant le transit et en facilitant les procédures entre les pays membres ;

- Insister sur l’importance de la reconnaissance réciproque de l’équivalence des diplômes entre les pays membres ;

- Coordonner la coopération maghrébine en matière des spécifications et uniformisation des stratégies à cet égard ; 

- Suivi du processus d’élimination des barrières et difficultés qui entravent les opérations commerciales inter-maghrébines, renforcer la coopération monétaire et financière et veiller à coordonner les politiques monétaires et financières ;

- Accélérer les procédures finales d’institution de la Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, dont l’assemblée constitutive est prévue avant fin 2014, afin qu’elle participe au financement des projets d’intégration en matière de commerce, d’investissement, d’appui au développement, et de création d’emploi dans l’espace maghrébin ; 

- Assurer les services communs, améliorer les capacités de financement bancaire et assurer l’information et les mécanismes de transfert vers les pays de l’UMA;

- Veiller à prendre les mesures et dispositions relatives à l’intégration maghrébine en matière d’assurance et réassurance ;

- Actualiser la convention relative à la prévention de la double imposition et instaurer les bases de la coopération en matière d’impôts sur le revenu afin qu’elles soient en harmonie avec les conditions économiques actuelles ;

- Actualiser la convention de coopération administrative entre les pays en matière de prévention des contraventions douanières, leur détection, et leur répression ; 

- Prendre les mesures nécessaires pour faciliter l’échange des produits agricoles, agro-industriels et produits de la mer ;

- Accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine pour rationaliser l’utilisation de l’énergie et encourager le recours aux énergies renouvelables ;

- Créer un marché commun de l’énergie dans les pays maghrébins ;

- Recrutement réciproque des compétences maghrébines dans les pôles technologiques spécialisés dans les diverses branches de l’énergie, afin de réduire la dépendance énergétique ; 

- Mettre en œuvre des projets communs en matière d’énergies renouvelables et encourager la production maghrébine des équipements et matériels afférents ;

- Développer l’industrie maghrébine afin de créer l’emploi, stimuler la croissance et diffuser la culture de l’innovation, du développement technique et de la diversification de l’économie.

- Impliquer le secteur privé dans la définition des stratégies sectorielles communes ; 

 Le forum a également mis en exergue la nécessité de renforcer les dimensions juridiques et organisationnelles de l’UME de manière à être en cohérence avec les conclusions et recommandations de ce forum et l’étude réalisée, ainsi que le nouvel objectif stratégique actuel du secteur privé.

  L’étude, réalisée en coopération avec l’ensemble des membres de l’UME, comporte un plan d’action qui suggère, dans sa première partie, la nécessité de créer les conditions favorables à accélérer le rythme de l’intégration maghrébine, augmenter le niveau des investissements et échanges commerciaux inter- régionaux, ainsi que coordonner les politiques et procédures commerciales, douanières et bancaires afin de faciliter le climat des affaires et encourager les prestataires économiques.

 L’étude a par ailleurs invité à accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine commune, pour exploiter tout le potentiel et les opportunités offertes par la zone maghrébine, tout en facilitant et en intensifiant la liaison directe maritime, aérienne, terrestre et ferroviaire pour les prestataires maghrébins et assurer le droit de transit des biens et personnes.

 Afin de garantir une participation effective de l’UME, l’étude a insisté sur l’importance de son opérationnalisation et de sa restructuration pour être à même de créer les opportunités d’intensification des rencontres et événements entre les hommes d’affaires maghrébins et l’ensemble des pays de l’UMA.  

 A cet égard, les membres de l’UME ont convenu d’organiser la première réunion de la commission de restructuration de l’UME et de suivi de ses activités, le 20 mars 2014 à Casablanca (Maroc) ; cette commission a été formée lors de la dernière réunion du conseil d’administration de l’UME au siège de la CGEM fin janvier 2014 à Casablanca. Elle a pour mission d’examiner la méthode de mise en œuvre du plan d’action proposé dans ladite étude. 

 Dans le cadre du renforcement des partenariats, il a été convenu de tenir une réunion de l’UME avec la délégation européenne pour étudier les moyens de coopération, de partenariat et de support entre les deux institutions. En outre, l’UME s’engage à œuvrer au cours de cette année pour renforcer le partenariat avec d’autres communautés régionales.

  Il a été signé, à cet effet, entre l’Union des banques maghrébines et l’UME un mémorandum d’entente pour renforcer l’appui et consolider les relations de coopération entre les deux institutions. Les participants à ce forum ont affirmé la nécessité de renforcer la coopération, la coordination et la consultation avec le secrétariat général de l’UMA, et de veiller à impliquer l’UME dans les réunions des comités et conseils ministériels maghrébins.

Dicko Soudani

 

 

 

 

Plan Sénégal Émergent : les bailleurs de fonds s'engagent sur 3700 milliards de F CFA

Senegal Macky sall SambouAFP

Les partenaires techniques et financiers du Sénégal, réunis à Paris le lundi 24 février, ont annoncé des engagements de l'ordre de 3 700 milliards de F CFA (5,6 milliards d’euros) en appui au Plan Sénégal Émergent.

Moisson réussie pour Macky Sall. À l'issue d'une journée de travail organisée à Paris, dans le cadre de la septième réunion du Groupe consultatif du Sénégal, le président sénégalais a annoncé que "les partenaires techniques et financiers ont apporté leur soutien financier au Plan Sénégal Émergent (PSE) pour un montant total de 3729 milliards de F CFA (soit 5,6 milliards d’euros, soit 7,46 milliards US dollars)". Ces engagements représentent le double de l'objectif initial de 1853 milliards de F CFA que s'était fixé le pays.

Au cours de la conférence de presse organisée à l'issue de cette rencontre, le président sénégalais a indiqué que cet appui représentait une marque de confiance de la part des bailleurs internationaux. "Une confiance que le Sénégal n'a pas le droit de décevoir", a-t-il martelé. Sans dévoiler les parts respectives de chacun des bailleurs de fonds présents à cette réunion (parmi lesquels figurent la Banque islamique de développement, l'Agence française de développement, la Société financière Internationale - IFC - et la BAD), Macky Sall a toutefois révélé qu'environ 46% de ce financement était destiné aux projets d'infrastructures.

Volet chinois

Le président sénégalais a également profité de ces échanges avec la presse pour démentir les "rumeurs" concernant le "jackpot de 4,5 milliards de dollars" que la Chine aurait accordé au Sénégal, au cours du voyage qu'y a effectué Macky Sall du 19 au 22 février.

"La Chine ne gère pas sa coopération de cette façon, mais par projets", a-t-il remarqué, avant d'ironiser sur le fait qu'il ne rentrerait pas à Dakar avec "des valises de milliards". Il s'est en revanche félicité du "choix politique fait par la Chine d'inclure le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées aux ressortissants chinois" et de la volonté de Pékin "d'apporter sa contribution" au PSE.

Le "Forum des investisseurs privés pour le Sénégal", second volet de la réunion du groupe consultatif, s'est ouvert à Paris ce mardi 25 février. Le pays espère obtenir près de 1 100 milliards de F CFA d'engagements de la part des opérateurs privés.

Source : Jeune Afrique Economie