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La Mauritanie et l’UE signent deux conventions de financement d'un montant global de 47,6 millions d'Euros

La Mauritanie et l’UE signent deux conventions de financement d'un montant global de 47,6 millions d'Euros Le ministre de l’Économie et des finances, M. Moctar Ould Diay et le Commissaire européen à la coopération internationale et au développement, M. Neven Mimica, ont procédé, samedi, à Nouakchott, à la signature de deux conventions de financement d’un montant global de 47,6 millions d’euros soit environ 1,9 milliard de N-UM.

La première convention d’un montant de 36, 8 millions d’euros servira au renforcement des investissements productifs et énergétiques en Mauritanie pour le développement durable des zones rurales (RIMDIR) destinés à renforcer la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

La deuxième convention de 12,6 millions d’euros va financer le programme d’appui à la réforme de la justice permettant l’amélioration de l’État de droit à travers la promotion de la bonne gouvernance et la protection des droits humains en Mauritanie.

Dans un mot prononcé à cette occasion, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que ces deux conventions viennent en appui aux grands efforts entrepris par les pouvoirs publics sur les ressources propres de l’État et qui ont visé, entre autres, la consolidation des bases de L’État de droit, une participation plus grande des acteurs non étatiques dans le développement local, l’adoption d'un arsenal juridique en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance, l’amélioration de l’offre des services de bases et la mise en place des infrastructures d’appui à la croissance, pour ne citer que cela.

Il a ajouté que notre pays qui accueille ces jours-ci le 31 sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, fidèle aux principes fondateurs de notre politique étrangère réitérés par le Président de la République lors de notre présidence de l’UA en 2015 a toujours œuvré au rapprochement et à l’intégration au sein d’espaces sous régionaux, régionaux et continentaux. C’est dans ce cadre, a-t-il dit, que notre pays et les pays africains voisins sont liés aux territoires du sud de l’Europe (Madères, Açores, Canaries) par un important programme de développement et de partenariat.

Le ministre de l’Économie et des Finances a saisi cette occasion pour exprimer au Commissaire européen à la coopération internationale et au développement les vifs remerciements du peuple et du gouvernement mauritaniens pour ces financements importants qui auront un impact significatif sur le développement socio-économique de notre pays.

Pour sa part, le Commissaire Européen, M. Neven Mimica, a indiqué que la Mauritanie est un partenaire stratégique de l’union européenne, en particulier ces temps-ci en ce qui concerne la sécurité et la stabilité dans la région.

Il a ajouté que les efforts de la Mauritanie dans la lutte contre la migration irrégulière, le terrorisme et le trafic au Sahel ainsi que dans la gestion des frontières ont été remarquables.

Il a souligné également que dans le domaine du développement, la nouvelle stratégique de croissance accélérée et de prospérité partagée 2016-2030 (SCAPP) conçue par la Mauritanie ouvre une voie solide vers le développement durable et l’intégration régionale.

La cérémonie de signature de ces conventions de financement s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, M. Moctar Mallal Dia, de la ministre de l’Agriculture, Mme Lemina Mont El Ghotob Ould Momma, du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, M. Mohamed Ould Ahmed Aida et de l’ambassadeur Chef de la délégation de l’Union Européenne accrédité en Mauritanie, SEM. Giacomo Durazzo.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

 

L’Etat mauritanien doit un demi-milliard de dollars à la Banque centrale

L’Etat mauritanien doit un demi-milliard de dollars à la la Banque centrale La dette due par l’Etat à la Banque centrale de Mauritanie (BCM) s’élève à 189 milliards d’ouguiyas MRO (524 millions de dollars), a annoncé le ministre mauritanien de l’Economie et des Finances.

Moctar Ould Diay qui donnait un point de presse, jeudi à Nouakchot, a rappelé que cette dette a fait l’objet d’un projet de loi, approuvé le même jour en Conseil des ministres, et qui autorise la ratification de la convention portant sa consolidation.

Sur ce montant, 81 milliards d’ouguiyas MRO portent sur des opérations de retrait antérieures à 2004, a précisé Ould Diay, ajoutant que 41 autres milliards se rapportent à des pertes de cour de change supportées par le gouvernement alors que 11 milliards correspondent à un prêt de la BCM au profit de la Société nationale d’Import-Export (Sonimex, étatique).

Selon le ministre, un autre milliard représente une garantie des pertes des fonds populaires de crédit-épargne tandis que 3,9 milliards représentent le déficit de gestion de la BCM pendant les deux exercices 2008 et 2009.

A tout cela s’ajoute le taux d’intérêt qui s’élève à 4,65%, a dit Ould Diay, signalant que 34,7 milliards recensés en tant que valeurs de services bénéficiant à la BCM ont été escomptés de la datte due à celle-ci par l’Etat.

Parmi ces services figurent les biens d’une banque confisquée et les terrains sur lesquels se trouvent le siège actuel de la BCM et ceux de ses agences dans certaines villes intérieures.

Source : Apanews

 

ROSA et SUN-Mauritanie interpellent les Chefs d’Etat africains sur leurs engagements face à l’insécurité alimentaire

ROSA et SUN-Mauritanie interpellent les Chefs d’Etat africains sur leurs engagements face à l’insécurité alimentaireQuinze ans après Maputo et quatre ans après Malabo où les chefs d’Etat africains s’étaient engagés à faire de l’agriculture une arme pour lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités, l’insécurité alimentaire et la malnutrition continuent de menacer la vie de plusieurs millions d’Africains, selon le Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire (ROSA) et le Mouvement de la société civile SUN-Mauritanie, dans un communiqué largement distribué.

Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 28 juin 2018, ROSA et SUN-Mauritanie comptent interpeler les Chefs d’Etat africains qui seront présents au 31ème Sommet de l’Union Africaine du 1er au 2 juillet prochain à Nouakchott, sur la situation critique de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le Continent.

Prenant la parole, M. Sarr Mamadou, président du Forum National des Organisations des Droits de l’Homme (FONADH), l’un des 13 ONG membres de ROSA, a résumé la situation catastrophique de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique, rappelant les engagements pris par les Chefs d’Etat lors du Sommet de Maputo en 2003 et celui de Malabo de 2014 de consacrer 10% de leurs budgets nationaux à l’Agriculture sur une période de 5 ans, de réduire la pauvreté, d’éliminer la faim d’ici 2025, entre autres.

Il a déclaré que le réseau compte profiter du 31ème Sommet de l’Union Africaine qui bat son plein à Nouakchott, en attendant le Sommet des Chefs d’Etat prévu les 1er et 2 juillet prochain, pour lancer un véritable plaidoyer face à l’insécurité alimentaire grandissante et la malnutrition qui sévissent sur le Continent. Il compte sur la même lancée, selon lui, rappeler à ces chefs d’Etat leurs engagements sur ce sujet.

Selon M.Sarr, "dès le mois de mai 2018, ROSA a tiré sur la sonnette d’alarme contre la faim qui menaçait les populations rurales de la Mauritanie, après deux saisons de pluie désastreuses". Il a déclaré que dans tous les pays où une telle situation sévit, les pays font appel à l’aide humanitaire d’urgence, sauf en Mauritanie où les autorités cachent l’existence de la crise alimentaire qui a commencé à décimer une partie du cheptel". Pire, il a souligné que l’aliment de bétail habituellement mis à la disposition des éleveurs à des prix subventionnés, a été confié à des commerçant spéculateurs qui ont triplé ou quadruplé les prix.

Idoumou Mohamed Lemine, éleveur à Aïoun, contacté par téléphone déclare que la tonne d’aliment de bétail qui se vendait entre 3.000 et 3.500 anciennes ouguiyas (300 à 350 nouvelle ouguiya) sont vendus aujourd’hui à 20.000 anciennes ouguiyas.

A son tour, M.Hamada Bneijara, Secrétaire général du Forum des ONG de la société civile SUN-Mauritanie, a souligné que l’insécurité alimentaire et la malnutrition frappe tous les pays de la région, dont la Mauritanie. Ces pays importent selon lui, 70% de leurs besoins alimentaires, face à l’insuffisance des investissements publics dans le secteur agricole et rural. Il a lié une telle situation à la mauvaise gouvernance malgré des programmes mis en place. Selon lui, les seuils de la malnutrition en Mauritanie ont atteint des taux inquiétants, + 2%, largement supérieurs aux seuils requis selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Ces données du dernier SMART, enquête sur la nutrition menée par le Ministère de la Santé, n’ont pas déclenché la prise de mesures préventives qui auraient pu éviter les drames liés à la famine signalés dans certaines localités de l’Est du pays.

Quant à Lalla Aïcha Cheikhou Ouédraogo, Coordinatrice technique de ROSA, elle a déclaré que le réseau est composé de plusieurs ONG nationales et disposent de plusieurs antennes dans les régions du pays, soulignant que les sources ventilées par le réseau sont fiables, car de première main. Elle compte selon elle sur la société civile africaine, sur les experts et les délégués présents à Nouakchott ainsi que sur la presse nationale et internationale, pour informer les Chefs d’Etat, les partenaires et l’opinion sur le drame de l’insécurité alimentaire et la malnutrition qui menacent la vie de millions de personnes en Afrique.

En Mauritanie, ce serait entre 35 et 55.000 personnes qui seraient sous menace d’insécurité alimentaire. Sur les 100 millions d’euros de besoin exprimés, seuls 8 millions seraient jusque-là mobilisés. A signaler que la production céréalière a chuté de 52%, selon le Plan de réponse de la Mauritanie.

Cheikh Aïdara

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Communiqué de presse ROSA et SUN-Mauritanie

En Juillet 2003, pendant le Sommet de MAPUTO en Juin 2014 lors du Sommet de MALABO, Les Chefs d’Etats Africains s’étaient fermement engagés de faire de l’agriculture africaine une agriculture compétitive et moderne qui allait contribuer fortement à l’élimination de la faim, la réduction de la pauvreté et les inégalités.

Concrètement, les Chefs de d’Etats s’étaient solennellement engagés à :

• Consacrer au moins 10% de leurs dépenses publiques pour le développement agricole et rural, sur une période de 5 ans.

• Réduire la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire, grâce à la poursuite d’un taux de croissance agricole moyen annuelle de 6%.

• Renouveler l’engagement en faveur des principes et valeurs du PDDAA.

• Renforcer le financement des investissements dans l’agriculture (10% des ressources publiques) ;

• Eliminer la faim d’ici 2025 (doublement des niveaux actuels de productivité agricole).

• Réduire de moitié la pauvreté d’ici 2025, grâce à une croissance et une transformation inclusives de l’agriculture.

• Stimuler le commerce intra-africain des produits et services agricoles.

• Soutenir la résilience des populations en augmentant des moyens de subsistance et des systèmes de production en Afrique face aux aléas et autres risques liés au climat (au moins 30% des fermiers, éleveurs et pêcheurs résistent aux risques climatiques et météorologiques).

• Faire preuve de responsabilité mutuelle dans les actions et les résultats.

Plus d’une décennie après la déclaration de ces engagements, le Bilan sur les performances réalisées par les Etats reste mitigé. En Juin 2013, dix ans après le Sommet de MAPUTO :

• Aucune région de l’Afrique n’avait atteint l’objectif de la Déclaration de Maputo.

• Seuls 13 pays ont consacré, au moins une année, plus de 10% de leur budget à l’agriculture : Burundi, Burkina Faso, la République du Congo, l’Éthiopie, Ghana, la Guinée, Madagascar, Malawi, Mali, Niger, Sénégal, la Zambie, et le Zimbabwe.

• Sept d’entre eux avaient consacré sur plusieurs années plus de 10% de leur budget à l’agriculture : le Burkina Faso, l’Éthiopie, Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger, et le Sénégal.

En Juin 2018, quatre ans après le Sommet de MALABO

• L’engagement pris par les dirigeants africains de consacrer au moins 10% de leur budget national à l’agriculture n’a pas suffi pour assurer la sécurité alimentaire

• L’Afrique devra continuer à affronter les obstacles pour son développement agricole en relevant la part des ressources publiques consacrées à l’élevage, en promouvant la recherche, le développement et la qualité du ciblage de l’investissement.

Au vu du contexte décliné ci-dessus, nous Organisations signataires constatons que :

• L’insuffisance du respect des engagements pris aussi bien à MAPUTO qu’à MALABO et les pertes de ressources financières importantes associées à la corruption, aux flux financiers illicites et l’exploitation illégale des ressources naturelles, ont empêché l’agriculture africaine d’être un moteur catalyseur d’un développement qui élimine la faim, réduit la pauvreté et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

• L’Afrique continue d’importer sa nourriture exhibant une balance agricole déficitaire qui traduit globalement la faible productivité de l’agriculture africaine.

• En Afrique subsaharienne, la prévalence de la sous-alimentation semble augmenter entre 2015 et 2016, passant de 20,8% à 22,7% tandis que le nombre de personnes souffrant de la sous-alimentation est passé de 200 à 224 Millions. Convaincus que la sécurité alimentaire et nutritionnelle est la mère des sécurités, nous organisations signataires appelons les Chefs d’Etats de l’Union Africaine à :

• Traduire immédiatement les engagements pris à MAPUTO et MALABO en actes et programmes bancables pour faire de l’agriculture africaine un moteur catalyseur d’un développement qui élimine la faim, réduit la pauvreté et l’insécurité alimentaire, menant ainsi la voie vers l’expansion des exportations.

• Mettre en œuvre l’engagement relatif à l’accès à la terre par les femmes à travers un octroi de 30% des terres aménagées.

• Arrêter le bradage, l’expropriation et l’accaparement des terres des petits producteurs africains.

• Harmoniser les outils de suivi des engagements en particulier en uniformisant la nomenclature africaine.

• Impliquer les Sociétés Civiles Africaines dans le processus d’élaboration des Budgets nationaux.

• Mettre en place au sein de la Commission de l’Union Africain et des Etats des Commissions chargées du suivi des Engagements pris à MAPUTO et à MALABO

Fait à Nouakchott le 27 juin 2018

Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire

Forum des Organisations de la Société Civile-SUN Mauritanie

Source : L'Authentique (Mauritanie)

Boycott au Maroc : les trois promesses du PDG de Danone

Baisse des prix, fin des bénéfices sur le lait pasteurisé, renforcement de la transparence... En plein mouvement de boycott, Emmanuel Faber, le PDG de Danone, s’est rendu au Maroc pour déminer la situation qui vise sa filiale depuis plus de deux mois.

Plus de huit semaines après le déclenchement d’un mouvement de boycott inédit au Maroc visant le lait de Centrale Danone, l’eau minérale Sidi Ali et le carburant des stations Afriquia, Emmanuel Faber, le PDG de l’entreprise laitière, s’est rendu dans le royaume chérifien le 26 juin pour en mesurer l’ampleur et essayer de calmer un peu les esprits. Son entreprise accuse une chute de ses ventes de 50 %.

Il a commencé la journée par se rendre auprès de quelques familles pour les « écouter et les comprendre », venu au Maroc avec la volonté de montrer un nouveau visage à des gens qui ne croient plus aucun discours.

Lors de la conférence de presse qui a conclu sa visite, où il avait convié blogueurs et autres acteurs du web marocain, Emmanuel Faber a tout de même fait quelques annonces avec la volonté de réconcilier son entreprise avec les boycotteurs.

Trois engagements

La première promesse est la vente du lait frais pasteurisé Centrale à prix coûtant. Autrement dit, la filiale marocaine du géant français ne fera plus aucun profit sur cette gamme de produits. Cela ne se fera pas au détriment des éleveurs, a assuré le PDG. « Notre objectif est de rechercher l’équité pour la marque, d’assurer un prix du lait le moins cher possible pour les épiciers et les consommateurs, tout en protégeant au maximum le prix payé à nos éleveurs partenaires », a-t-il lancé.

Emmanuel Faber a également promis un maintien de la qualité du lait frais pasteurisé aux meilleurs standards. « Notre lait restera naturel et complètement issu de l’élevage marocain », rajoute le PDG.

« Nous allons échanger davantage avec les consommateurs »

Le deuxième engagement de Danone est le renforcement de la transparence. « Nous allons échanger davantage avec les consommateurs », assure Emmanuel Faber. L’entreprise devra ainsi communiquer autour de l’ensemble des coûts supportés pour la fabrication d’un litre de lait. Ainsi, il est attendu une connaissance des prix à la collecte, en plus de ceux de la pasteurisation, l’emballage, le transport et des coûts de commercialisation.

La troisième proposition du PDG du géant français est celui d’inventer « un nouveau modèle » pour trouver « le juste prix ». L’objectif est de vendre le lait à un prix abordable, tout en permettant de générer des revenus suffisants pour les éleveurs. Faber a déclaré vouloir s’inspirer de ce qui se passe en France avec le label « C’est qui le patron ? », où les prix sont fixés par les consommateurs. Centrale Danone se dit prête à travailler avec l’ensemble de ses partenaires et même avec la population pour construire ce nouveau modèle.

« Nous pourrons discuter ensemble de ces exemples et évaluer comment nous pouvons les adapter au Maroc », a ajouté le PDG.

Source : jeuneafrique.com

 

Gaz Sénégal- Mauritanie : Que Cache le 50/50 de nos Dirigeants ?

Gaz Sénégal- Mauritanie : Que Cache le  50/50 de nos Dirigeants ?Ba Aliou Coulibaly - Depuis l’annonce de la découverte d’un important gisement de gaz aux larges des frontières Mauritano Sénégalaise, les observateurs dans les deux pays se posent la question de savoir : Quels profits leurs états et l’ensemble de leurs citoyens pourraient tirer de l’exploitation de cette nouvelle manne extractive.

Cette question devient encore plus pressante si l’on se rappelle des attentes et de l’euphorie qu’avait entrainée la découverte émotionnelle du pétrole en 2006 en Mauritanie.

Dans le préambule des politiques pétrolières, « les ressources appartiennent à la nation. Les états peuvent contracter des accords avec de tiers parties qui disposent des capacités techniques et financières pour l’exécution de ces projets. »

Cette disposition est clarifiée dans l’article.39 du code minier Mauritanien qui stipule : « Le permis d’exploitation confère au titulaire, dans la limite de son périmètre et indéfiniment en profondeur, le droit exclusif de prospection, de recherche et d’exploitation d’un groupe de substances minérales pour lesquelles la preuve d’un gisement exploitable est fournie….. »

Pour le cas bien précis du champ Tortue / Ahmeyin le hasard a fait que le gisement de gaz découvert par Kosmos Energy se trouve à cheval sur la frontière des deux pays (Mauritanie et Sénégal). British Petroleum, BP a décidé d’investir plus d’un milliard de dollar pour une forme d’exploration et développement pour plusieurs années dans les blocs offshore 6, 8,12 et 13 du côté Mauritanien et dans deux blocks de Saint-Louis Profond et Cayar profond au Sénégal.

Jusque-là, plusieurs déclarations officielles de la part des deux gouvernements ont tenté de rassurer les citoyens des deux pays non seulement sur les avantages liés aux contrats de partage de production signés de part et d’autre avec le consortium British Petroleum et Kosmos mais aussi et surtout sur l’équité dans le partage de la ressource entre la Mauritanie et le Sénégal.

En février 2018 , les deux pays ont signé un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue Ahmeyin » dont le gisement est estimé à 450 millions de mètres cubes.

La signature de cet accord d’exploitation commune a suscité plusieurs déclarations et réactions de part et d’autres de la frontière. Les autorités de deux pays défendent que le partage de la ressource se fera fifty/ fifty. Du côté de la société, les activistes dénoncent le manque de transparence dans le processus et s’inquiètent du manque de prise en compte réel des intérêts des communautés mais aussi des états.

Il est important de reconnaitre que les systèmes de fiscalité pour les projets de développement hydrocarbures sont extrêmement complexes. Le système adopté dépend de plusieurs paramètres notamment, le type de contrat utilisé. Selon qu’il s’agisse d’un contrat de concession, de partage de production ou de service les termes et les avantages différent.

Ces dernières années, le type de contrat le plus usité dans les pays riches en ressources demeure le Contrat de partage de production CPP. Chaque contrat diffère en fonction de l’attractivité du projet et la capacité de négociations des partenaires.

Un contrat de partage de production suppose comme son nom l’indique « le partage de production sur la base des opérations en cours pendant une année fiscale ». Cela s’effectue une fois que les dépenses liées aux coûts d’opération sont recouvrées. Mais compte tenu du volume extrêmement important des investissements initiaux, les opérations d’une année ne peuvent en aucun cas suffire à couvrir les coûts d’opération investit pour la même période. Le recouvrement de ces coûts obéit alors à des règles savamment négociées entre les compagnies et les états. C’est pourquoi dans ce contrat, à titre d’exemple, nos états ne percevront pleinement leur part contractuelle qu’en 2020 après que les opérateurs se seront fait rembourser les frais importants qu’ils ont engagés dans la prospection et le développement du projet.

Dans ce montage, BP et Kosmos ont convenu que Kosmos sera l’opérateur technique de la phase d’exploration du projet en charge de forer trois nouveaux puits.

S’agissant de la propriété réelle de la ressource, en dehors de toutes les dispositions légales prévues dans les stratégies minières et pétrolières ainsi que les codes miniers, toutes les pratiques en cours entérinent systématiquement que la ressource appartient à l’investisseur. Pour rappel : en 2003, la compagnie Hardman a vendu à Tullow les ressources pétrolières qu’elle a découvertes en Mauritanie. Ce dernier les a cédées à Woodsides, puis à Petronas. Certes la Mauritanie doit être informée mais elle n’a aucune emprise sur la ressource encore moins sur cette transaction. En 2010, à titre d’exemple, Redback mining a rétrocédé le gisement d’or Mauritanien de Tasiast à l’entreprise Kinross à hauteur de 7, 1 milliard de dollars. La Mauritanie n’a fait qu’entériner la transaction sans en empocher le moindre sou.

Par conséquent si l’on peut disposer d’une ressource, soit en l’exploitant, soit en la vendant à sa guise. Cela veut tout simplement dire que cette ressource vous appartient. Dans la littérature de la transparence, la notion de propriété réelle vient donner tout son sens à ce questionnement. La propriété réelle d’une ressource dans le cas des industries extractives renvoie à la personne qui a en dispose en dernier ressort. Cette pratique est non seulement légale, mais surtout largement répandue.

Les exemples ne manquent malheureusement pas. Au Sénégal, à titre d’exemple, quand Frank Timis et ses associés ont vendu leur License à Kosmos , ce n’est point le gouvernement Sénégalais qui a empoché le chèque. Le débat occasionné par cette affaire au sein de l’opinion sénégalaise en dit long. Contrairement à l’idée répandue et parfois entretenu par les états, la ressource appartient au détenteur de la licence et non plus au pays hôte. Cela n’exclut guère que toute transaction doit être soumise au code général des impôts.

Les dernières moutures des codes miniers de plusieurs pays ont essayé de pallier cette question de cession de permis ou de titre minier en prévoyant désormais une commission de 10% sur le montant de la vente au profit des états hôtes, mais cela ne remet nullement en cause le fait que la ressource appartient à l’opérateur au contraire.

Dans cette contribution, nous avons particulièrement insisté sur cette question pour montrer combien les déclarations de nos responsables politiques relatives au partage équitable de la ressource 50/50 entre les deux pays n’est rien d’autre qu’une fable diplomatique qui risque d’aiguiser les appétits et les attentes de nos communautés sur une ressource qui ne nous appartient plus. La ressource découverte dans le champ Tortue/ Ahmeyin appartient entièrement de part et d’autre de la frontière au consortium dirigé par BP.

Effectivement en tenant compte de la frontière, on peut bien dire que le groupe dispose de 50% au Sénégal et 50% en Mauritanie. Chacun des deux pays est représenté dans ce groupe par sa compagnie nationale avec une participation supportée de 10%.

Dans ce contrat de partage de production la participation au capital et aux efforts d’investissement de chaque opérateur est connue. Après avoir déduit le « Cost Oil », c’est-à-dire les coûts d’opération, « le profit Oil », sera alors partagé. Ainsi chacun sera rémunéré en fonction de sa participation initiale. Dans le cas de la Mauritanie BP détient 62% contre 28% à Kosmos et seulement 10% à l’état Mauritanien supporté par le consortium. Le nouveau code minier Mauritanien permet à la Mauritanie d’avoir jusqu’à 20 % du capital c’est-à-dire 10% supplémentaire.

La Mauritanie ne peut être rémunérée sur le profit Oil qu’à hauteur de sa participation c’est-à-dire 10%. A titre de comparaison face au même opérateur et sur le même gisement, au Sénégal le président géologue a pu « arracher », en plus des 10% octroyés à l’état du Sénégal, une participation de 25% pour le privé Sénégalais. Ainsi sur le contrat de partage de production avec ce consortium BP/ Kosmos, la Mauritanie se retrouve avec 10% sur les 50% pendant que le Sénégal lui retrouve avec 35% sur l’autre moitié.

Il va sans dire que chaque pays est consulté conformément aux dispositions législatives en vigueur sur les grandes prises de décisions ou orientations stratégiques. Naturellement ce projet commence déjà à bénéficier aux deux pays et à leurs secteurs privés en termes d’investissements et d’emplois. Cela va aller crescendo quand le premier mètre cube de gaz sera produit. Chaque pays bénéficiera alors de paiements directs sous formes de bonus ainsi que d’autres avantages fiscaux et non fiscaux. Parmi les avantages non fiscaux les plus importants on note le transfert de compétence, le renforcement de capacités. Chaque pays peut également négocier des obligations sociales et environnementales qui ne sont autre chose que la gestion des effets directs et indirects de l’activité extractive des opérateurs.

Si l’exploitation du gisement se réalise, avec ce qu’elle implique comme apport de revenus mais aussi source d’énergie et d’industrialisation, elle aura sans nul doute un impact certain sur le développement socio-économique de notre jeune nation. Mais dans tous les cas il faudra s’inspirer des expériences du passé et savoir gérer les attentes. On se rappelle encore en 2006 lorsque le pétrole a été découvert en Mauritanie en pleine transition militaire. Les dirigeants de l’époque avaient alors déclaré avec sensation que la production pétrolière estimée à 70.000 barils jour, sera multipliée par 4 en l’espace de deux ans. Quelques années plus tard la production a drastiquement chuté obligeant la compagne Malaisienne Patronnas à mettre la clé sous le paillasson. Cette découverte émotionnelle a ruiné plusieurs opérateurs économique et fini par installer un climat de suspicion entre le citoyen et les décideurs.

Il est extrêmement difficile d’atteindre des objectifs nationaux avec les agendas des compagnies internationales. En 2009, les dirigeants africains réunis à Addis-Ababa semblaient avoir compris cette incompatibilité en adoptant la Vision minière africaine. Mais force est de constater que les agendas politiques conjoncturels de nos dirigeants ont toujours fini par prendre le dessus sur les planifications stratégiques.

Pour garantir une utilisation rentable et durable de leurs ressources certains pays ont mis en place des compagnies nationales avec des objectifs qui vont au-delà de la maximisation des retombées du capital aux seuls actionnaires. Dans ce domaine, la Malaisie est considérée comme un pionnier. Grâce à sa politique courageuse, le pays a réussi à assurer le transfert de compétences à sa main-d’œuvre, à permettre une plus large redistribution des richesses au niveau national, à diversifier son économie et par-dessus tout à assurer son approvisionnement en énergie.

C’est seulement à ce prix que l’exploitation de nos ressources pourrait apporter à nos pays des revenus plus substantiels et servir de moteur pour un développement humain durable plus inclusif.

Ba Aliou Coulibaly
Coordinateur National PWYP
Membre du Comité National ITIE
Enseignant Chercheur au Master GAED à l’Université Al Ashriya
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Crise socio-monétaire ● Les populations ne veulent plus de la petite monnaie

Crise socio-monétaire ● Les populations ne veulent plus de la petite monnaieCes derniers temps, une profonde crise monétaire perturbe la vie des citoyens. En toile de fond, la décision de la BCM fixant au 1er juillet 2018, le début d’une nouvelle ère monétaire qui stipule en substance que les transactions commerciales ne peuvent désormais être dénouées que par les nouveaux billets et/ou les nouvelles pièces de l’ouguiya.

Sont particulièrement mis en cause, les anciens billets de 100 et 200 UM et les anciennes pièces de monnaie. Derniers ciblés dans un processus de suppression des constituants de l’ancienne gamme, ces séries voient l’expiration de leur validité au plus tard, le 30 juin prochain.

Dans le commerce, comme dans les marchés, dans les transactions financières comme dans les opérations de banque, les anciens billets de 100 et 200 UM et toutes les anciennes pièces de monnaie ne trouvent désormais plus preneurs.

Tout le monde, craint se retrouver au jour fatidique avec des sommes en petite monnaie alors que celle-ci ne serait plus valable. L’occasion de souligner que le nouvel ouguiya est consacré par des billets de 1000, 500, 200, 100 et 50 NUM, chacun comportant un zéro en moins que l’ancien, la valeur restant inchangée.

L’occasion aussi de souligner que les pièces de monnaie sont 20, 10, 5, 1 et le khoum’s qu’il faut traduire par 200 anciens ouguiyas, 100 anciens ouguiyas… Dans les boutiques comme dans le transport public, plus personne n’accepte les billets de 100 et 200 UM et encore moins, les anciennes pièces de monnaie.

Conséquences : un commerce fortement perturbé ces derniers jours pendant lesquels, nombre d’activités commerciales n’ont pas pu être effectuées. Non seulement parce que les usagers ne disposaient que des anciens billets et des anciennes pièces, mais aussi parce quand il s’agit de rendre la monnaie à ses vis-à-vis, le commerçant n’a pas en sa possession suffisamment de petite monnaie dans sa nouvelle version.

En fait, si depuis le 1er janvier dernier, la BCM a mis à la disposition des banques primaires et de ses clients, suffisamment de billets -version nouvelle coupure monétaire-, il n’en fut pas de même pour la petite monnaie. Notamment les pièces de 10 et 20 NUM.

Pour l’heure, les Autorités de la BCM semblent assister impassibles, à la situation. Décideront-elles d’une exception en la matière en autorisant pour quelque temps encore la circulation de la série de 100, 200 UM et des anciennes pièces de monnaie, le temps de stabiliser le marché et de réconforter les populations ? Pour nombre de spécialistes, cette solution pourrait bien être retenue.

JOB
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Bac 2018 en Algérie : la coupure Internet plombe l’activité des entreprises

Pertes de production, employés au chômage technique, activités au ralenti... Les conséquences de la coupure d'Internet, souhaitée par le gouvernement durant le baccalauréat en Algérie, se ressentent fortement au niveau des entreprises locales.

Les autorités algériennes ont décidé de couper internet durant les épreuves du baccalauréat pour empêcher les fraudes massives et les fuites de sujets qui ont entaché les sessions de 2016 et 2017. Couper internet « est la seule alternative pour consacrer l’équité et la justice pour l’ensemble des candidats », a déclaré Nouria Benghabrit, la ministre de l’Éducation nationale, faisant appel à « un effort collectif » de la part des Algériens.

Un manque à gagner de 760 millions de dinars

Les épreuves du bac, débutées mercredi 20 juin se sont terminées lundi 25 juin. Contrairement aux années précédentes, des horaires précis pendant lesquels les réseaux internet fixe et mobile étaient indisponibles ont été rendus publics. La suspension du service a été fixée aux premières heures des examens, le matin et l’après-midi, de 8h30 à 9h30 puis de 15 heures à 16 heures.

La perte de production est déjà évaluée à 760 millions de dinars (5,5 millions d’euros) pour les onze heures de coupure réparties sur les cinq jours concernés, révèle Ali Kahlane, président de l’Association des opérateurs télécoms alternatifs (AOTA). Selon cet expert des TIC, « la tolérance de panne internationale normalisée pour une connexion internet utilisée en temps réel en entreprise, en administration ou autre, ne dépasse pas 5,6 minutes par an ». Or, les perturbations provoquées dernièrement par les autorités algériennes ont généré « 660 minutes de tolérance de panne ».

Les activités digitales au ralenti

Dans le domaine du e-commerce des sociétés telles que Yassir, le « Uber algérien » qui connaît un succès fulgurant ces derniers mois, ont enregistré une baisse conséquente de leur activité.

L’entreprise a anticipé la situation en mettant en place des mesures pour faire face aux coupures. La start-up algérienne a prévenu les utilisateurs que les commandes de chauffeurs sont disponibles et qu’ils « peuvent appeler le service client opérationnel 24h/24 pour réserver leurs courses sur place sans passer par l’application », précise Lamia Achouche, directrice des relations publiques. « Nos dispatchers font une simulation des prix sur place et les communiquent aux clients afin de leur donner la même visibilité disponible sur l’application digitale », poursuit-elle.

"Le directeur d’une entreprise souffre d’une perte sèche de 250 000 dinars par jour comparé à un jour de semaine normale », souligne Ali Kahlane"

Des entreprises à l’arrêt

Pour d’autres sociétés, les derniers jours ont été plus difficiles avec un arrêt presque complet de leurs activités. « Le directeur d’une entreprise, créée il y a six mois et qui emploie six personnes, m’a avoué qu’il souffre d’une perte sèche de 250 000 dinars par jour (près de 1 809 euros) comparé à un jour de semaine normale », souligne Ali Kahlane.

Selon le président de l’AOTAn une autre start-up a dû mettre ses employés au chômage technique face à l’incapacité d’assurer un service continu. « Reprendre après une heure de coupure, cela ne fonctionne pas car de toute façon les clients ne sont pas là, ils se disent qu’il n’y a pas internet ou que l’entreprise est difficile à contacter », ajoute-t-il.

La situation laisse pantois les professionnels du secteur qui s’inquiètent pour l’image et la compétitivité du pays à l’heure où Houda-Imane Faraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, évoque une expansion de l’opérateur public Mobilis vers l’Afrique, notamment au Mali.

« Comment peut-on réellement soumissionner pour une quatrième licence (4G) à l’échelle internationale alors même que notre tolérance de panne au niveau d’internet n’est pas aux normes internationales et comment le Mali, qui est certes mal loti, peut nous prendre au sérieux quand on décide de couper internet pour un oui ou pour un non ? », s’interroge Ali Kahlane.

La situation est d’autant plus ironique que le pays doit accueillir son premier sommet international des « Smart Cities » (villes intelligentes), les 27 et 28 juin prochain à Alger.

Source : jeuneafrique.com

 

Accord de pêche Maroc/UE: difficiles négociations en perspective

Chaque année, environ 70 navires européens pêchent 83 000 tonnes de poissons dans les eaux marocaines, pour une valeur de 80 millions d'euros et cela, en vertu d'un accord qui arrive à son terme à la mi-juillet. Un nouveau round de négociations s'ouvre, ce lundi 25 juin, à Bruxelles, entre le Maroc et l'Union européenne pour le renouvellement de cet accord de pêche. Des négociations qui s’avèrent houleuses.

L'accord de pêche, jusqu'ici en vigueur, rapporte 40 millions d'euros par an à Rabat, dont 30 millions sont financés par l'Union européenne et 10 millions par les armateurs de pêche, sans compter les retombées socio-économiques liées à cette activité. « Une contribution insuffisante », juge aujourd'hui le royaume chérifien qui exige son augmentation voire même, selon des sources de presse marocaines, son doublement.

Le Maroc est peut-être gourmand, mais il est en position de force. Selon un rapport d'évaluation de l'accord actuel, présenté devant les institutions européennes, 1 € investi rapporte 2,78 € aux pêcheurs européens.

Autre point d'achoppement, celui qui se rapporte à la clause de débarquement qui oblige les navires européens à débarquer une partie de leurs poissons dans des ports marocains. Rabat y voit une manière de transformer localement les produits de la pêche, tandis que les Européens considèrent ce passage comme un simple transit.

Enfin, la question du Sahara occidental pourrait encore compliquer la donne. En février dernier, la Cour européenne de justice a jugé que l'accord de pêche n'était pas applicable au Sahara occidental, territoire largement contrôlé par le Maroc, mais sur lequel le Polisario exige toujours un référendum d'auto-détermination. Cela n'a pas empêché les négociations entre Rabat et Bruxelles de continuer, incluant les eaux contestées poussant ainsi le Polisario à déposer, il y a dix jours, un recours auprès de la Cour européenne de justice.

Source : RFI

 

Mauritanie: nouvelles menaces de sanctions contre la filiale de Maroc Telecom

Mauritanie: nouvelles menaces de sanctions contre la filiale de Maroc TelecomSuite à une mission de contrôle de la qualité du service effectuée du 29 avril au 5 juin 2018, le gendarme des télécommunications en Mauritanie brandit une nouvelle menace de sanctions financières contre Mauritel, la filiale de Maroc Telecom déjà touchée par une campagne de boycott.

Déjà dans une zone de hautes turbulences du fait d’une campagne de boycott menée par de jeunes activistes depuis quelques semaines, Mauritel, filiale de l'opérateur Maroc Telecom et opérateur historique des télécommunications en Mauritanie, se retrouve sous la menace d’une nouvelle sanction financière par l'autorité chargée de la régulation du secteur.

Cette mesure, qui devrait tomber au cours des prochains jours, fait suite «à une mission de contrôle de la qualité des services voix et Data» effectuée du 29 avril au 5 juin dernier.

Celle-ci a permis de relever «l’existence de manquements par rapport à certains engagements prescrits dans le cahier des charges des opérateurs dans plusieurs villes et localités».

Ces manquements concernent non seulement le leader du marché, mais aussi la Mauritan-Tunisienne des télécommunications (Mattel) de Tunisie Télécom et Chinguitel du groupe soudanais Sudatel.

Le document de l’Autorité de régulation précise que «pour la téléphonie mobile, le service de la Mauritel est défaillant dans 6 villes et localités, celui de la Mattel dans 6 villes et localités et pour Chinguitel dans 14 villes et localités. Les services des opérateurs sont défaillants pour les réseaux GSM, CDMA et 3G.

Les amendes infligées aux opérateurs de téléphonie mobile en Mauritanie du fait de ces manquements se multiplient depuis plusieurs années, mais la qualité du service reste désespérément inchangée.

Pour Mauritel, ces nouvelles menaces de sanctions interviennent dans un contexte particulier: celui d'une campagne de boycott qui a pour slogan: "Laissez-là tomber en faillite".

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)