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BP se félicite de la compétitivité des coûts de son projet sénégalo-mauritanien de GNL

BP se félicite de la compétitivité des coûts de son projet sénégalo-mauritanien de GNL Mercredi, le producteur britannique de pétrole et de gaz, BP, s’est félicité de ce que son projet de liquéfaction de gaz naturel, à cheval sur les frontières maritimes du Sénégal et de la Mauritanie, devienne de plus en plus compétitif en matière de coûts.

Selon Bernard Looney, le responsable de l’amont chez BP, cette embellie intervient à mesure que l’entreprise avance dans les travaux d’extension et de développement du projet. Elle est surtout facilitée par les investissements réalisés à l’avance dans l’usine de liquéfaction qui devrait générer 2,5 Mtpa en 2022.

« Nous avons investi dans l'infrastructure d'origine, de façon à ce que les phases suivantes deviennent extrêmement économiques », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par S & P Global. La déclaration a été faite dans le cadre de la cérémonie de publication des résultats du quatrième trimestre de BP.

La firme britannique a pris sa décision finale d’investissement sur le projet Tortue / Ahmeyim, en décembre dernier.

La capacité de l’usine de liquéfaction est prévue pour atteindre 10 Mtpa ultérieurement.

Olivier de Souza
Source : Agence Ecofin

 

Nouakchott : Malgré les efforts et l’excédent en électricité, les délestages continuent

Nouakchott : Malgré les efforts et l’excédent en électricité, les délestages continuentA Nouakchott, les habitants avaient placé beaucoup d'espoir dans la mise en marche de nouvelles centrales électriques et l’augmentation des volumes. De nouvelles installations devaient permettre de résoudre les problèmes de délestages dans la capitale mauritanienne en général et dans les quartiers périphériques en particulier, où, il y a une recrudescence de vols à main armée et de crimes dès les premières heures de la nuit.

Et pourtant, les problèmes demeurent. Les villes d’Arafat et de Riyad connaissent des coupures de courant qui durent parfois plus d'une demi-journée.

Du lundi 4 à 19 heures au mercredi 6 février à 6 heures, il y a eu plus d’une dizaine de coupures intempestives dans les deux principales villes de Nouakchott-Sud, à, savoir, Arafat et Riyad. En plus aucune explication n’a été fournie aux victimes de la part de la société. D'aucuns parlent de longues coupures dans les autres zones.

Et selon nos témoins contactés, au moment, où, nous écrivons ces lignes, le courant n’est pas encore revenu ni dans les maisons, ni dans les commerces.

Malgré les inaugurations récentes de centrales électriques les délestages continuent de causer des dégâts dans les grands magasins d’alimentation générale et les foyers qui ont vu leurs rations en viande et poissons pourrir.

Avec tous les efforts fournis et l’excédent en électricité dont parlent toujours haut et fort les responsables, la société mauritanienne d'électricité (SOMELEC), n’arrive pas à fournir le précieux jus. Ce que nous ne « comprenons pas » déclaré cet habitant d’Arafat rencontré par reporter. Il réclame « des dispositions et des mesures pour que l’électricité soit stable ».
Selon un responsable joint par notre reporter, un problème d’évacuation de l’électricité produite se pose.

Alors à quand la fin de ce calvaire, s'interrogent des commerçants du quartier poteau 4 à Arafat?

Par A.SIDI
Source : Tawary (Mauritanie)

 

Mauritanie/Economie : La société Singapourienne "Olam" rompt son contrat pour l’extension du port de Nouakchott

Mauritanie/Economie : La société Singapourienne Après une entrée fracassante sur le marché Mauritanien, l’entreprise Singapourienne «Olam» qui était en passe de prendre le contrôle du Port Autonome de Nouakchott vient de faire marche arrière.

Après une entrée fracassante sur le marché Mauritanien, l’entreprise Singapourienne «Olam» qui était en passe de prendre le contrôle du Port Autonome de Nouakchott vient de faire marche arrière. Cette décision serait motivée selon certaines sources par le non respect des Mauritaniens de leur engagement fixé dans l’accord, selon lequel, « Olam » se chargera de la gestion des conteneurs.

Le montant du contrat signé en novembre dernier était de 390 millions de dollars. Les travaux initialement prévus, qui devraient durer 24 mois, portaient sur la construction de deux quais : un pour les containers dont la profondeur des eaux atteindra 16,5 mètres et un pour le déchargement des hydrocarbures.

« Ce dernier permettra d’accueillir des bateaux ayant jusqu’à 50.000 mètres cubes de contenance afin de résoudre le problème résultant du déchargement des hydrocarbures à Nouadhibou et leur acheminement sur Nouakchott avec des coûts additifs » selon Mr Moktar Ould Diaye, le Ministre des finances, qui avait également affirmé à l’annonce de la signature du contrat que « le chantier offrira 750 emplois pendant la période des travaux et 500 emplois permanents pendant la période de gestion ».

Chaque conteneur de 20 pieds de longueur déposé au quai versera 50 dollars au trésor public, un chiffre qui passe à 75 dollars pour les conteneurs de 40 pieds, selon le Ministre.

Quant aux hydrocarbures, chaque mètre cube déchargé dans le quai versera deux dollars au trésor public, a-t-il indiqué, soulignant que ces recettes seront obtenues nonobstant les autres taxes imposées au port.

Le Ministre avait en outre signalé que la Mauritanie récupérera le port au bout de 30 ans et si l’investisseur se rétracte, le pays aura bénéficié d’infrastructures précieuses et ne perdra rien.

Seulement le hic, c’est que le gouvernement mauritanien avait octroyé cette concession pour un terminal à conteneurs à une mystérieuse entreprise appelée «Arise-Mauritanie SA» dans le port de Nouakchott, suivant une procédure sans appel d’offres, selon un document public divulgué par la presse et portant l’estampille d’un « comité Ministériel sur les PPP » dirigé par l’ancien premier ministre Ould Hadmine et composé de 7 Ministères.

Derrière l’entité «Arise-Mauritanie SA» inconnue du grand public, se retrouve la multinationale «OLAM» géant mondial de l’agro-business, une société Singapourienne, créée en 1989 et spécialisée dans le négoce et le courtage des denrées, avec un chiffre d’affaires annuel qui dépasse actuellement les 20 milliards de dollars.

Et il s’est avéré que ce consortium n’avait pas bonne presse et cette rupture unilatérale de contrat vient donner raison à tous les sceptiques, et ils sont nombreux qui avaient crié au scandale lors de l’octroi de ce marché jugé douteux.

Selon des sources dignes de foi, le groupe Singapourien, qui s’est subitement intéressé à la Mauritanie, a mauvaise réputation. En janvier 2015, il s’est vu infliger une amende de 3 millions de dollars par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) pour des transactions anticoncurrentielles sur le marché du cacao aux Etats-Unis. Le groupe et sa filiale Américaine sont accusés d’avoir traité un volume de contrats à terme supérieur aux limites autorisées sur ce marché, indique le régulateur Américain. « Olam » avait accepté l’amende sans rechigner.

Par Bakary Guèye
Source : Lakoom-info (France)

 

 

La BCM met en circulation une nouvelle pièce de monnaie de deux Ouguiya

La BCM met en circulation une nouvelle pièce de monnaie de deux Ouguiya Dans un communiqué rendu public lundi et dont une copie est parvenue à l’AMI, la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) porte à la connaissance du public qu’elle met en circulation, à compter du 1er février 2019, une nouvelle pièce de monnaie de deux Ouguiya ayant cours légal et pouvoir libératoire sur tout le territoire national. Voici le texte intégral de ce communiqué :

« La Banque Centrale de Mauritanie (BCM) porte à la connaissance du public qu’elle met en circulation, à compter du 1er février 2019, une nouvelle pièce de monnaie de deux Ouguiya ayant cours légal et pouvoir libératoire sur tout le territoire national.

Cette nouvelle émission intervient dans le cadre de la réforme monétaire de 2018 dont l’un des objectifs est la valorisation de la monnaie divisionnaire et le renforcement de son usage dans les transactions commerciales.


L’émission de la nouvelle pièce répond également à une forte demande du marché suite au changement de base de la monnaie nationale. Ainsi, elle permettra de réduire la demande sur les pièces de cinq Ouguiya et d’une Ouguiya en servant d’intermédiaire entre ces deux dénominations.

Cette nouvelle émission porte à six le nombre de dénominations en pièces de monnaie émises dans le cadre de la Réforme Monétaire en vigueur depuis le 1er janvier 2018. La nouvelle pièce de deux Ouguiya (2 MRU) de la nouvelle gamme équivaut de facto à vingt Ouguiya de l’ancienne gamme de l’Ouguiya (20 MRO).

Les principales caractéristiques de cette pièce de monnaie sont les suivantes :

Diamètre : 24 mm

Masse : 5,65 gr

Forme : Ronde

Tranche : Cannelé

Composition/Alliage : Inox (Acier inoxydable)

La nouvelle pièce de deux Ouguiya, circulera concurremment avec les autres pièces actuellement en circulation.»


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Maroc-Nigéria: Progression du projet Gazoduc !

Maroc-Nigéria: Progression du projet Gazoduc ! Lors du Nigeria International Petroleum Summit, qui a eu lieu du 27 au 30 janvier à Abuja, la capitale du pays, le ministre d’Etat aux ressources pétrolières Emmanuel Ibe Kachikwu a déclaré que l’étude de faisabilité du projet de gazoduc entre le Nigéria et le Maroc a été réalisée en juillet 2018 et que la phase 1 des pré-études de détail devrait prendre fin d’ici la fin du premier trimestre 2019.

Le Dr Maikanti Baru, directeur général de la compagnie pétrolière nationale du Nigéria, a confirmé que l’étude de faisabilité du gazoduc était achevée et qu’une étude d’optimisation de l’investissement était actuellement en cours: “Aujourd’hui, le Nigeria et le Maroc collaborent dans le but de construire ensemble un gazoduc qui traversera au moins 15 pays d’Afrique de l’Ouest (avec prises et sorties) et qui sera connecté au gazoduc existant entre le Maghreb et l’Europe dans le nord du Maroc”.

On rappelle que le gazoduc, d’une longueur de 5.660 kilomètres, contribue à la réduction le torchage du gaz au Nigéria, et vise la diversification des ressources énergétiques du pays ce qui permettra de développer les industries régionales, d’après Maikanti Baru.

En novembre dernier, le ministre marocain de l’Energie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, avait signalé dans une interview à La Vie Eco que “les pays de l’Afrique de l’Ouest sont toujours vivement intéressés par cette future infrastructure, dont la Mauritanie qui a manifesté son intérêt pour s’y associer en tant que producteur. Sur un autre plan, le Sénégal, allié du royaume, pourrait devenir lui aussi producteur, ce qui conforterait encore plus le projet”.

On note aussi qu’en décembre 2018, le Sénégal et la Mauritanie ont signé des accords d’exploitation du champ gazier Grand Tortue-Ahmeyim, qui se trouve à la frontière entre les deux pays, projet prévue pour 2022.

Source : Le 7 TV (Maroc)

 

L'Assemblée Nationale adopte les projets de lois de règlement définitif des budgets de l'Etat pour les exercices 2016 et 2017

L'Assemblée Nationale adopte les projets de lois de règlement définitif des budgets de l'Etat pour les exercices 2016 et 2017 L'Assemblée Nationale a adopté, au cours d'une séance plénière tenue mardi à Nouakchott sous la présidence de M. Boidjel Ould Houmeid, son premier vice-président deux projets de lois relatifs au règlement des budgets de l'Etat pour les exercices 2016 et 2017.

Le règlement définitif des budgets de l'Etat pour ces deux années a défini le contexte général de l'exécution desdits budgets, les ressources et les dépenses sous leurs différentes formes et les mesures prises par rapport aux prévisions des budgets initiaux.

L'Assemblée Nationale a pu, au cours de son examen des deux projets de lois de règlement, apprécier les performances du gouvernement et assurer le contrôle de son action tant au plan de l'efficience qu'en matière de collecte des ressources que d'exécution des dépenses mais aussi de capacité à réaliser les programmes visant l'amélioration des conditions de vie des citoyens, dans un cadre de gestion transparente et de meilleure exploitation des deniers publics.

L'Assemblée dans le cadre de l'examen de ces projets de lois va valider les résultats définitifs des ressources et des charges prévues faisant les observations sur les différences entre les prévisions et les réalisations effectives et le transfert du solde au compte des résultats.

Tout comme elle va s'assurer du respect par le gouvernement des autorisations du pouvoir législatif en particulier s'agissant des dépenses pour établir qu'il n'y a pas eu de transfert d'un chapitre à un autre et que les montants fixés dans le cadre de la loi de finance n'ont pas été dépassés sans nouvelle autorisation du parlement.

L'adoption de ces lois de règlement va permettre de donner un quitus au gouvernement pour la gestion lors des exercices en question, bien que ce qui quitus n'exempte pas les comptables et les ordonnateurs de leurs responsabilités personnelles.

L'examen des ces projets de lois donneront également l'occasion pour le gouvernement de constater les déséquilibres intervenus à différents niveaux de la gestion et de prendre en compte éventuellement les observations et recommandations de la Cour des comptes et de l'Assemblée nationale.

Les prévisions des recettes fiscales en 2016 ont été réalisées à hauteur de 287 400 631 345,89 A-UM sur une prévision de 312 290 268 000 A-UM soit un taux de 92,02%.

Les prévisions des recettes fiscales en 2017 ont été réalisées à hauteur de 318 726 552 000 UM sur une prévision de 321 166 212 788 IM soit un taux de 107%.

Le ministre de l'économie et des finances, M. Moctar Ould Djay, a passé en revue, dans son intervention, la conjoncture dans laquelle l'exécution de ces deux budgets a été réalisée, relevant les évolutions ayant marqué les différents secteurs de l'économie au cours des dites années.

Il a noté que tous les budgets de l'Etat ont fait l'objet de règlements définitifs, soulignant l'importance de telles mesures pour l'apurement des exercices en question.

Les députés ont loué les mesures prises par le gouvernement ayant ainsi permis de clore les comptes de ces budgets de manière définitive et demandé d'accorder davantage de temps au parlementaires pour étudier les lois de règlements et pouvoir donner, en connaissance de cause, leurs avis sur ces budgets et partant de pouvoir exercer plus efficacement leur fonction de contrôle de l'action gouvernementale.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Pêcheurs mauritaniens et sénégalais autour de la gestion de la ressource et le bon voisinage

Pêcheurs mauritaniens et sénégalais autour de la gestion de la ressource et le bon voisinageAprès Dakar 2018, les acteurs de la pêche artisanale du Sénégal et de la Mauritanie se sont réunis à Nouakchott sur l’initiative du projet « PROMOPECHE/BIT », financé par l’Union européenne, en partenariat avec le Ministère des Pêches. L’atelier a porté sur la bonne gestion transfrontalière des produits halieutiques et les problèmes de voisinage.

Nouakchott a abrité du 23 au 25 janvier 2019 la « Rencontre sous-régionale des acteurs de la société civile de la pêche artisanale sur la gouvernance transfrontalière et le développement des pêcheries entre la Mauritanie et le Sénégal ». Cette rencontre, après celle de juillet 2018 à Dakar, a permis un échange entre acteurs des deux pays. Elle intervient après les nouveaux accords de pêche accordés au Sénégal, 400 licences pour les Guet-NDariens.

La délégation sénégalaise conduite par l’Honorable Mamadou Thiam Thioune, Conseiller aux Collectivités locales et territoriales du Sénégal et Coordinateur du Comité de dialogue national, de la pêcherie et de l’aquaculture, était composée d’une dizaine de responsables de fédérations et d’associations de pêcheurs et mareyeurs.

La délégation mauritanienne comprenait également des représentants d’organisations socioprofessionnelles, Fédération nationale de la pêche artisanale (FNPA), Fédération libre de la pêche artisanale (FLPA) et Fédération des mareyeurs.

La pêche artisanale, priorité stratégique pour les acteurs

Ouvrant les travaux, M.Dia Amadou Bocar, Directeur de la Pêche Artisanale et Côtière, a déclaré que la Mauritanie a inscrit la préservation et l’orientation des ressources dans ses priorités à travers la Stratégie nationale 2015-2019 de gestion responsable pour un développement durable des pêches et de l’économie maritime. Il a mis en exergue le rôle de la société civile dans les prises de décisions, partant des réalités du terrain et les besoins des acteurs.

Auparavant, le président de la FNPA avait brièvement présenté sa structure, 9.000 membres présents dans plusieurs régions du pays. Au nom du BIT, M.Cheikh Thiam a brièvement décrit « PROMOPECHE » et son rôle dans le dialogue social et la concertation entre les acteurs, annonçant la sortie d’une étude réalisée par le BIT sur les associations professionnelles de la pêche artisanale.

Mamadou Thiam Tioune a de son côté mis en exergue le rôle de la société civile sénégalaise et sa forte implication dans la prises de décision. Jorge Valliente de la Délégation de l’Union européenne a mis en évidence le caractère prioritaire de la pêche artisanale et côtière et son impact dans le développement socioéconomique, à travers l’emploi et la sécurité alimentaire.

« L’Union européenne, dans son appui aux efforts du gouvernement mauritanien, tient à souligner l’importance de la conservation de la ressource par une gestion durable, rationnelle et concertée entre l’Etat et les opérateurs » a-t-il déclaré.

Le secteur de la pêche en Mauritanie et au Sénégal

Les participants ont suivi par la suite une communication de Guèye Djibril, Chef de service à la Direction de l’Aménagement des Ressources et des Etudes (DARE) sur la part du secteur maritime dans le Budget national (25%), dans le PIB (10 à 12%), l’emploi (36.000 travailleurs) avec une part de la pêche artisanale de 2% au PIB pour 9.200 pirogues recensées. Il a également évoqué le Décret 2015-159 portant Code des pêches et l’Arrêté 1724 portant types de concession et droit d’usage, quotas, accès à la ressource et redevances.

Quant à Mamadou Thiam Tioune du Sénégal , il a présenté une communication sur la gestion des ressources dans son pays et le rôle des Collectivités locales de la pêche artisanale qui participent à la délivrance des concessions, l’identification des pirogues, l’accès aux aires marines protégées, la gestion des quais et la co-surveillance des côtes avec les agents de l’Etat. Il a souligné que Saint-Louis reste incontournable dans les relations avec la Mauritanie, d’où l’impérieuse nécessité de trouver des solutions pour une bonne gestion de voisinage.

Gilles Cols de Promopêche a pour sa part présenté le « Concept de chaîne de valeur appliquée à la pêche artisanale », après une communication introduite par Bâ Ibrahima sur la sécurité en mer.

Au cours des travaux de groupe, les participants ont relevé les faiblesses et les forces du secteur, tout en proposant une recommandation clé, la mise en place d’un Comité sous-régional de dialogue Mauritanie-Sénégal pour la pêche artisanale.

Les pêcheurs sénégalais ont été davantage sensibilisés sur le respect de la législation mauritanienne en matière d’accès à la ressource.

Plusieurs questions ont été abordées au cours de la rencontre, les conflits entre pêcheurs, la saisie de pirogues en situation irrégulière, la signalisation de la frontière maritime, les conflits avec les gardes-côtes mauritaniens, le problème des cartes de séjour, la commercialisation entre les deux pays et les difficultés des mareyeurs mauritaniens sur les marchés sénégalais, entre autres. A la fin des travaux, une déclaration dite de Nouakchott a été présentée.

Réactions de quelques participants

Bara Sow, Chargé de mission à la Présidence de la République du Sénégal, Porte-parole des mareyeurs exportateurs : « Dans le cadre de la pêche artisanale, ce sont les acteurs qui connaissent mieux les réalités du secteur.

Aussi, cette rencontre, après celle de Dakar, a permis de poser les problèmes et de dégager des solutions que nous allons soumettre aux dirigeants des deux Etats pour que les décisions qui seront prises soient conformes aux réalités du terrain et aux besoins des acteurs. Nous avons parlé de l’affrètement d’équipages sénégalais par des mareyeurs mauritaniens sans aucune garantie et sans que l’Etat mauritanien ne soit au courant, ce qui est la source de tous les problèmes ».

Mamadou Thiam Tioune, Chef Délégation du Sénégal : « cet atelier est une contribution à la mise en œuvre des Accords de pêche entre la Mauritanie et le Sénégal par les organisations de la société civile. Elle s’inscrit dans une dynamique de dialogue, car l’effort des Etats en matière de coopération bilatérale doit être complété par la société civile et les populations pour assurer l’atteinte des objectifs.

Quand on est porteur d’une telle mission nous avons l’obligation de mieux sensibiliser, informer et communiquer. Nous sommes en train de voir, dans le domaine économique, comment les Etats peuvent nous faciliter la tâche pour un partenariat gagnant-gagnant entre les acteurs des deux pays. Nous voulons que la Commission qui aura en charge la concertation, le conseil et l’information puisse arriver à tisser des facilités sur l’aspect lié à la commercialisation et que cet aspect soit inclus dans les Accords ».


Fatimata Bâ, mareyeuse à Nouadhibou : « cette rencontre a permis aux acteurs des deux pays de se rencontrer, d’échanger et de renforcer leurs capacités. Les mareyeurs mauritaniens, surtout les femmes, rencontrent d’énormes difficultés sans aucune facilité. Le poisson est de plus en plus rare et chère et nous ne bénéficions d’aucun financement, contrairement aux mareyeurs sénégalais qui sont soutenus par leur Etat ».

Harouna Sall, Coordinateur nationale chargé des aspects socioéconomiques à Prompêche : « l’atelier a permis un échange fructueux entre les acteurs du Sénégal et de la Mauritanie. Il est vrai que les acteurs sénégalais sont en avance car ils sont aujourd’hui fortement impliqués dans toutes les politiques liées au secteur.

De quoi permettre aux organisations socioprofessionnelles mauritaniennes de s’inspirer de ce modèle en réclamant une plus grande participation dans les politiques qui concernent la pêche artisanale.

Aujourd’hui, une tendance vers cet objectif se dessine à travers un cadre de concertation dénommé « Cogestion », plateforme qui réunit syndicats et fédérations du secteur, et qui peut se positionner comme interlocuteur crédible.

Il est vrai aussi que le projet « Promopêche », par-delà la formation des acteurs, le renforcement de leur capacité et la construction d’infrastructures, a participé également à la formulation d’une vision de partage pour une meilleure implication des acteurs dans les processus d’échange, de dialogue et de concertation ».


Traoré Mohamed, cadre au Ministère des Pêches et l’Economie Maritime : « cet atelier a permis aux acteurs des deux pays de mettre à plat leurs difficultés et leurs problèmes. Ils ont pris conscience de la nécessité de préserver la ressource et d’accompagner les Etats dans la bonne gestion de la mer. Ce genre de rencontre est à saluer, eu égard aux relations étroites entre les deux peuples.

Cependant, il y a un amalgame entre le respect de la réglementation ainsi que les conflits qui en résultent entre acteurs et l’Etat d’une part, et d’autre part, les conflits qui opposent les acteurs des deux pays entre eux. Je pense que si chacun respecte la législation de l’autre, les problèmes se résorberont d’eux même ».


Mohamed Moustapha Sidi Yahya, économiste de pêche à l’IMROP : « cet atelier est une bonne simulation qui a permis aux acteurs des deux pays d’identifier les difficultés auxquelles ils sont confrontés et tenter ensemble de leur trouver des solutions.

Ce type de rencontre est constructif surtout pour nous gens de la recherche, mais aussi pour les administrateurs qui sont en contact direct avec les acteurs de la pêche. Il faut dire, eu égard à la proximité géographique et historique, que le premier candidat pour l’emploi dans le secteur en Mauritanie est naturellement le pécheur sénégalais.

Mais il faut dire que la ressource devient de plus en plus rare et les acteurs ne voient que leurs intérêt, ce qui est source de conflits permanents avec l’Etat, mais aussi entre acteurs des deux pays ».


Mathurin Ndiaye, Facilitateur de la Plateforme « Cogestion » de la pêche artisanale (Mauritanie) : « nous sommes satisfaits car l’atelier a permis de lever bien de dilemmes. Avant, certains acteurs pensaient qu’ils pouvaient se substituer à l’Etat pour régler des problèmes et les pêcheurs sénégalais croyaient que ce sont les pêcheurs mauritaniens qui les empêchaient de travailler.

Tous se sont maintenant rendu compte que c’est la décision d’un Etat qui a décidé de préserver sa ressource. Donc, c’est l’Etat qui fixe ses règles que tous les acteurs, nationaux ou étrangers, doivent appliquer à la lettre. L’objectif est d’assurer une gestion durable et c’est fait dans l’intérêt des pêcheurs.

Si aujourd’hui le poisson disparaît que deviendront les populations de Ndiago et les Imraguens pour qui la pêche n’est pas seulement une activité économique, mais une partie vitale de leur culture ».


Cheikh Aidara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Pétrole et gaz: les 10 tendances qui façonneront le secteur en Afrique en 2019

Pétrole et gaz: les 10 tendances qui façonneront le secteur en Afrique en 2019 Risques politiques en Libye, en Algérie, au Nigéria, nouveaux méga projets au Sénégal et en Mauritanie, retour du Soudan du Sud dans le club des producteurs... sont autant d'évènements qui impacteront le cours des choses sur le continent. Round up.

La Chambre Africaine de l’énergie, un réseau d’investisseurs et partenaires dans le secteur de l’énergie en Afrique, vient de publier une note sur " Les 10 tendances qui façonneront le secteur de l’énergie en Afrique en 2019". Ce réseau s'intéresse en particulier à l’avenir de l’investissement en hydrocarbures, notamment le pétrole et le gaz, qui semble avoir encore de beaux jours dans le continent.

"Après une année de rebond et de reprise, les anciens et nouveaux marchés africains des hydrocarbures ont la possibilité de consolider davantage la position du continent en tant que frontière pétrolière et gazière mondiale la plus attractive en 2019", se réjouit l’institution.

Celle-ci souligne toutefois que la nouvelle année apporte également de nouvelles dynamiques et de nouveaux défis qui influenceront l’avenir du secteur.

Voici, telles qu’énumérées par la Chambre Africaine de l’énergie, les dix principales tendances qui influeront sur le marché pétrolier et gazier en Afrique en 2019 :

1/ L’ouverture de nouvelles frontières africaines

Pour l’institution, l’année 2019 sera déterminante pour l'avancement de nouveaux projets d'exploration et de production en Afrique de l'Ouest et de l'Est.

Les développements à surveiller comprennent notamment le développement du champ pétrolier SNE au large du Sénégal, où les travaux d’études préliminaires sont en cours et où une décision finale d’investissement (FID) est attendue cette année par des investisseurs australiens et anglais ; l’exploitation du gisement pétrolifère Amdigh au Niger où un programme de production de 5 millions de dollars devrait commencer prochainement, en plus de l’ouverture d’un bassin au Kenya, où la FID est également attendue avant la fin de l’année, en dépit de la montée des tensions avec la communauté locale.

2/ Une année pour confirmer la position de l'Afrique en tant que point névralgique de l'exploration mondiale

"Les appels d'offres en cours sur les principaux marchés des hydrocarbures africains existants et nouveaux indiqueront si l'Afrique confirmera davantage sa position de nouveau point chaud de l'exploration mondiale et parviendra à attirer les investissements nécessaires dans ses zones pétrolières et gazières », estime l’Association.

Parmi les producteurs africains bien établis celle-ci compte le Gabon et le Congo-Brazzaville, membres de l’Opep, et qui ont chacun des appels d'offres en cours. De même pour le Nigéria et l'Angola, deux producteurs africains plus importants et aussi membres de l'Opep.

Le Ghana, le dernier entrant sur la scène pétrolière africaine, tient son premier appel d’offre officiel, qui doit s'achever en mai 2019 et qui aurait attiré l'attention de 16 sociétés pétrolières, dont les majors ExxonMobil, BP, Total et ENI.

En tant que nouvelle frontière offshore prometteuse pour l’Afrique de l’Est, Madagascar pour sa part propose 44 concessions jusqu'en mai 2019, qui n’ont jamais fait l’objet d’un appel d'offres ou été explorées auparavant: "Pour un pays qui n'a pas encore découvert de pétrole majeur, cet appel d’offre est un réel pari", souligne l’Association.

3/ L’industrie FLNG (Gaz naturel liquéfié flottant) connaît quelques difficultés

La Chambre souligne que les nouveaux entrants dans l’industrie des hydrocarbures en Afrique font des progrès remarquables dans le développement de leur propre industrie de FLNG. BP (British Petroleum) a annoncé récemment sa FID pour la phase 1 du développement transfrontalier d’un projet entre le Sénégal et la Mauritanie, qui impliquera l'installation d'un système FLNG de 2,5 millions de tonnes par an. Il s’agit du troisième projet africain de FLNG à atteindre une FID après d’autres projets au Cameroun et au Mozambique.

Toutefois, l’Association fait remarquer quelques difficultés dans le financement d’un projet de FLNG de 2 milliards de dollars en Guinée équatoriale. Alors que les aspirations de ce pays sur ce segment semblent plus incertaines que jamais, 2019 dira si le pays peut trouver les bons partenaires pour replacer le projet sur la carte FLNG de l’Afrique.

4/ Une année de méga projets

"Le retour de l’Afrique sur la carte mondiale du pétrole et du gaz n’est pas seulement dû aux vastes ressources naturelles de ses sols et de ses eaux, mais également au fait que le continent abrite de très grands projets énergétiques destinés à transformer le futur de l’industrie", estime la Chambre.

Elle cite comme exemple l’accord de coopération intergouvernementale entre le Sénégal et la Mauritanie précité, et le considère de bon augure pour l’avenir de l’industrie des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest.

"Cependant, la capacité du Sénégal et de la Mauritanie à résoudre leurs différends pour assurer un développement plus durable de leurs réserves et de leurs installations en mer est un facteur à surveiller", souligne la note.

5/ Les prétendants internationaux lancent leurs dés

Au fur et à mesure que l’Afrique renforce sa position au centre des transformations mondiales, elle devient de plus en plus le terrain de jeu des acteurs internationaux désirant tirer parti des vastes ressources du continent.

"Alors que la Chine a affirmé sa position sur le continent, la nouvelle dynamique continentale amènera-t-elle le géant asiatique à changer de stratégie d'investissement ou son portefeuille africain ? Les intentions de la Russie sur le continent devenant de plus en plus claires, le premier sommet Russie-Afrique de cette année se traduira-t-il par des accords plus concrets pour la Russie sur le continent ? En même temps, l’initiative américaine Prosper Africa lancée en décembre 2018 pourra-t-elle faire face à la fois à la concurrence internationale grandissante et à la baisse de l’influence américaine sur le continent ? " se demande la Chambre dans sa note.

6/ Un dilemme complexe de diplomatie énergétique pour l'Opep en Afrique

"Constituée d’une majorité de membres issus de nations africaines, l’évolution des relations entre l’Opep et le continent nécessitera une ingéniosité diplomatique habile pour l’Organisation qui s'efforce sans relâche de gérer la surabondance de l'offre mondiale", ajoute la même source.

Car d’un côté, les principaux producteurs africains et membres de l’Opep (Algérie, Libye, Nigéria, Angola et Congo-Brazzaville) s’efforcent d’accroître leur production nationale, ce qui rend de plus en plus difficile pour l’Organisation de négocier ses coupes de production.

De l'autre, le continent abrite une multitude de producteurs de pétrole en devenir, comme le Sénégal, le Kenya ou l'Ouganda, ou d'anciens producteurs faisant un retour comme le Sud-Soudan, dont certains font partie de la Déclaration de coopération de l'Opep, et dont la production future ajoute une autre couche de complexité dans la formulation de la stratégie globale de gestion des prix du pétrole de l'Opep.

7/ Les plus grands producteurs africains se rendent aux urnes

"Parmi la série d'élections qui se dérouleront cette année sur le continent, du Sénégal au Mozambique, aucune ne sera plus importante pour le secteur pétrolier africain que celle du Nigéria en février", indique la Chambre.

L’élection présidentielle nigériane façonnera en effet l’avenir du secteur, non seulement parce que le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole et de gaz d’Afrique, mais aussi car ce qui se passe au Nigéria a une incidence sur le reste du sous-continent d’une manière ou d’une autre, selon l’Association.

Au nord, l’Algérie et la Libye entrent elles aussi dans une année électorale, les élections générales libyennes de 2019 étant fixées pour le premier semestre de l’année et celles d’Algérie pour le mois d’avril. Les deux pays sont en voie de transformation.

Les autorités libyennes prévoient de doubler la production du pays, qui devrait atteindre 2,1 millions de b/j d'ici 2021, à condition que la politique n'altère pas la gouvernance des hydrocarbures et le travail de sa compagnie nationale. Le fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam Kadhafi, devrait se présenter aux élections alors que le pays demeure divisé entre l’Ouest et l’Est, rendant le maintien de la stabilité requise par les investisseurs difficile à prévoir.

En Algérie, où une vague de réformes secoue tout le secteur des hydrocarbures, les élections devraient maintenir un statu quo relatif, du moins sur le plan politique. La compagnie pétrolière nationale du pays, la Sonatrach, a lancé une stratégie de transformation ambitieuse qui lui permettra d’investir 56 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années et d’internationaliser ses opérations sur les principaux marchés mondiaux de l’énergie. "2019 pourrait même voir le géant étatique et plus grande entreprise d’Afrique s’étendre au sud du Sahara", ajoute la note.

8/ L’Angola poursuit son chemin de réformes

Depuis son entrée en fonction à l'été 2017, le président angolais João Lourenço a mis en œuvre un programme réformiste optimiste qui transforme radicalement la gouvernance du secteur pétrolier et gazier du pays.

Total et BP ayant signé d'importants accords pour renforcer leurs activités en Angola ces derniers mois, 2019 dira si l'industrie pétrolière internationale est convaincue du retour de l'Angola comme frontière africaine compétitive ou non.

9/La marche du Sud-Soudan vers la paix

La progression majeure au Soudan du Sud, et sur laquelle repose l’ensemble de l’économie, est celle des accords de paix. Cependant, la Chambre Africaine de l'énergie se demande si ces accords de paix se traduiront par des promesses d'investissement et d'injection de capitaux dans l'économie du Soudan du Sud cette année.

"Certains signaux le laissent penser, suite à l’annonce l’an dernier que le Central Energy Fund sud-africain investirait un milliard de dollars au Soudan du Sud. Cependant, les marchés restent sceptiques et attendront de voir comment la transition pacifique sera gérée et comment la production pétrolière reprendra avant de s’aventurer davantage dans le pays", ajoute la même source.

10/Une année pour améliorer l'accès au marché des producteurs de l'Afrique de l'Est

L'Ouganda devrait rejoindre le club des producteurs de pétrole africains au début des années 2020. A cet effet, des efforts sont en cours pour mettre en place une infrastructure adéquate pour l'évacuation du pétrole qui sera produit prochainement dans un de ses bassins.

Le projet semblait aller de l'avant lorsque l'Ouganda et la Tanzanie ont échangé en mai 2017 l'accord intergouvernemental relatif à l'Oléoduc pour l'Afrique de l'Est, d'une longueur de 1.443 km. Cependant, les partenaires de la construction de ce pipeline, à savoir le groupe français Total, le chinois CNOOC et Tullow Oil, doivent encore en prendre la décision finale d'investissement.

En même temps, les accords avec les gouvernements hôtes doivent être signés en janvier, mais les retards dans la conclusion de l'accord financier ont déjà retardé les ambitions de production pétrolière de l'Ouganda de 2020 à 2021. L'oléoduc est crucial pour l'intégration future de la communauté de l’Afrique de l’Est et pour établir un précédent positif de planification, de financement et de mise en œuvre de projets énergétiques conjoints dans la région.


Source : Le Boursier (Maroc)

 

Le Premier ministre supervise le démarrage du Forum Économique Maghrébin

Le Premier ministre supervise le démarrage du Forum Économique MaghrébinLes travaux du Forum Économique Maghrébin ont débuté, lundi à Nouakchott, sous le haut patronage et la présence effective du Premier ministre, Monsieur Mohamed Salem Ould El Béchir.

Le forum prévoit des exposés sur la complémentarité économique des pays de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), le climat des affaires et les opportunités d’investissement spécifique de chaque pays maghrébin.

La séance inaugurale s’est déroulée en présence d’un certain nombre des membres du gouvernement, du corps diplomatique accrédité en Mauritanie, du wali de Nouakchott Ouest, de la présidente du conseil régional de développement et de plusieurs personnalités du monde des affaires.

Source : Agence Mauritanienne d'Information