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Mauritanie : Vers la ratification de l’accord d’exploitation de gaz avec le Sénégal

Mauritanie : Vers la ratification de l’accord d’exploitation de gaz avec le Sénégal Le gouvernement mauritanien a approuvé jeudi un projet de loi autorisant la ratification de l’accord d’exploitation commune du champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim, sur la frontière des deux pays.

Le projet de loi a pour objet la finalisation de la procédure de ratification de l'Accord de Coopération Inter-états (ACI) entre la Mauritanie et le Sénégal portant sur le développement et l'exploitation conjoints du champ Grand Tortue/Ahmeyim(Champ GTA), signé à Nouakchott le 09 février 2018.

Selon le gouvernement mauritanien, « cet accord confirme la volonté commune des gouvernements des deux pays de promouvoir leur coopération bilatérale dans le domaine des hydrocarbures bruts à travers l'autorisation du développement et de l'exploitation conjoints des réservoirs du Champ GTA».

Le champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) est situé à 5 200 m de profondeur. Il devra être le plus grand gisement de gaz en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de mètres cubes.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Pétrole et gaz : prospection de la société Shell dans les eaux mauritaniennes

Pétrole et gaz : prospection de la société Shell dans les eaux mauritaniennes Le gouvernement mauritanien a signé lundi un nouvel accord qui permettrait à la société internationale Shell de prospecter pour le pétrole et le gaz dans les eaux mauritaniennes, notamment les blocs « C 19 et C 20 ».

Le nouvel accord signé entre les deux parties qui porte sur deux contrats d’exploitation-production a été signé, côté mauritanien par le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed O. Abdel Vetah et pour la société Shell par Andrew Brown, directeur exécutif de la société.

En vertu de l’accord signé la société Shell bénéficiera de 90% de toute découverte, les 10% restants iront à la société mauritanienne des hydrocarbures qui représente la société mauritanienne.

Les deux parties ont également signé une lettre d’entente et un projet commun pour la prospection et l’étude de nouvelles voies destinées à satisfaire les besoins du pays en énergie locale.

Les deux blocs concernés par cet accord se situent en face des côtes mauritaniennes dans une profondeur située entre 20 et 2000 mètres et une superficie totale de près de 266.775 kilomètres carrés.

S’exprimant à cette occasion le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines a dit que l’entrée d’un Major pétrolier dans l’offshore mauritanien en moins de deux ans à côté d’Exxon Mobil, BP et Total, la Mauritanie confirme à nouveau sa position en tant que destination privilégiée pour les grands investissements dans les projets économiques long terme en offrant un cadre légal attractif dans un environnement marqué par la sécurité et un climat d’affaires compétitif et stable.

Intervenant pour sa part Andrew Brown a salué les conditions d’investissement en Mauritanie ainsi que la sécurité et la stabilité dans le pays, soulignant l’importance de renforcer les capacités locales dans les domaines de l’énergie et du pétrole.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

BCM: Le nouveau statut de la BCM adopté par l’assemblée

La réforme du statut de la banque centrale de Mauritanie (BCM) a été adoptée ce lundi par l’assemblée Nationale. Approuvé en conseil des ministres en juin dernier, Le nouveau projet de loi comprend 16 articles déclinés entre quatre chapitres, constitue une vaste reforme du statut de la BCM.

Au cours de son exposé devant les députés, le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Djay a indiqué que le présent projet de loi va de pair avec l’évolution qu’a connue le secteur financier et bancaire au niveau national et des importantes évolutions qu’il a subies et qu’il ne cesse de subir au plan mondial.

En gros, les nouveaux statuts visent à accorder à la banque centrale son autonomie opérationnelle en lui conférant des prérogatives en matière de stabilité des prix.

Les principales nouveautés du projet de loi

La réforme du statut de BAM est déployée autour de quatre axes. Le premier est relatif au renforcement de l’autonomie opérationnelle de l’institut d’émission en lui conférant le pouvoir de définir l’objectif de stabilité des prix, qui devient son objectif principal, et de conduire la politique monétaire en toute indépendance.

Le deuxième axe concerne l’élargissement de sa mission à la stabilité financière. Le troisième axe porte sur le renforcement de la surveillance de la Banque Centrale à travers la création d’un Comité d’Audit chargé d’assurer l’audit de toutes les opérations et produits de la Banque Centrale et de coordonner son action vis-à-vis des auditeurs externes.

Enfin, le dernier axe a trait au renforcement de la gouvernance de l’institut d’émission a travers la délimitation des modalités et conditions de désignation et de révocation du Gouverneur et du Gouverneur Adjoint, la délimitation de la durée de leurs deux mandats à six ans afin d’éviter leur concordance avec la durée du mandat du Président de la République.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie veut produire 340.000 tonnes de riz

La Mauritanie veut produire 340.000 tonnes de riz La ministre mauritanienne de l’Agriculture, Lemina Mint El Ghotob Ould Moma, a indiqué lundi que la campagne agricole 2018-2019 vise une production de 348.400 tonnes de riz brut.

« Cette production sera obtenue à travers l’exploitation d’une superficie irriguée de 67.000 hectares », a fait savoir la ministre au lancement de la campagne agricole à Boghé (320 kilomètres au Sud de Nouakchott).

Elle a ajouté que la superficie irriguée prévue est composée d’environ 36.000 hectares pendant la campagne pluviale et 31.000 au cours de la campagne estivale, avec un rendement moyen de 2,5 tonnes par hectare.

Le coup d’envoi de la campagne agricole 2018-2019 a été donné par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui a procédé, pour l’occasion, à l’ouverture du canal irrigant le casier pilote de la plaine de Boghé.

Dans son allocution, Mint El Ghotob Ould Momma a précisé que quelque 245.000 hectares de céréales conventionnelles seront cultivés au titre de cette saison au niveau semi-pluvial, avec une production brute estimée à 139.277 tonnes.

Elle a souligné que la présente campagne est marquée par l'achèvement de la construction du canal d’Aftout Sahili et l’aménagement d'un certain nombre de fermes villageoises.

Revenant sur la campagne agricole passée, la ministre a rappelé qu’elle avait permis l’exploitation d'une superficie totale de 54.116 hectares et que la production brute a été estimée à 292.227 tonnes, soit respectivement 138% et 149% des objectifs fixés.

Selon elle, la campagne 2017-2018 a en outre connu la prise d’un grand nombre de mesures dans les domaines de la lutte contre les ravageurs agricoles, la réhabilitation et la construction de barrières et barrages, l’assainissement et l’approfondissement des axes d’eau et l’approvisionnement du marché en engrais et herbicides à des prix subventionnés, entre autres.

Elle a souligné que la Mauritanie, en procédant ainsi, est parvenue à occuper une position régionale et continentale pionnière en matière d’application de la déclaration de Malabo relative au programme global de développement agricole en Afrique.

MOO/te/APA
Source : Apanews

 

 

Guinée: les syndicats appellent à la grève générale

En Guinée, les contacts sont rompus entre le gouvernement guinéen et les syndicats qui appellent désormais à la grève générale, à partir du lundi 16 juillet. Ces derniers sont toujours en désaccord sur les mesures d'austérité, notamment la hausse du prix de l'essence. Ils préconisent la lutte contre la corruption.

« Est-ce que vous êtes d’accord pour poursuivre l’avis de grève jusqu’à l’aboutissement total de nos de nos revendications ? »

« 0ui »,  répond la foule.

C’est par cette question que le leader syndical, Amadou Diallo, a donné le ton devant des centaines de syndicalistes surchauffés venus écouter et échanger avec leurs leaders à la Bourse du travail de Conakry.

Ceux-ci, tour à tour n’ont pas failli à leur mission.

« La victoire ou la mort. A partir de lundi, nous allons continuer la grève et nous allons la durcir. Cette grève-là, ce n’est pas seulement la grève des travailleurs. Tout le monde souffre ! », lance Louis M’bemba Soumah, de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée.

« Est-ce que vous avez vu, une fois dans l’histoire du monde, un président sans peuple ? Vous savez, quand on a peur de Dieu, on pose des actes justes. On ne payera pas la facture de la mauvaise gouvernance à la place des gouvernants », martèle, de son côté, Dansa Kourouma, du Conseil national de la société civile.

L’inspecteur du travail Alya Camara a lui aussi voulu faire passer un message mais il a été vite interrompu par la foule.

« Je suis venu inviter l’inter centrale CNTG-USTG de bien vouloir accepter de rejoindre la table des négociations », a-t-il déclaré avant que la foule ne réponde « non, non, non, pas de négociations ».

Pour toute négociation, les syndicalistes exigent que le prix du litre du carburant à la pompe soit ramené 8 000 Francs guinéens  soit 8 centimes d’euros.

Source : RFI

 

Communiqué - Prolongation de circulation des pièces de monnaie de l’ancienne gamme

Communiqué - Prolongation de circulation des pièces de monnaie de l’ancienne gammeBCM - Pour atteindre ses objectifs stratégiques, notamment en matière de modernisation des moyens de paiement et de l’amélioration de la gestion fiduciaire, la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a lancé une Réforme monétaire, dont la mise en œuvre est en cours depuis le 1er janvier 2018.

Cette Réforme, saluée aussi bien par les usagers de notre monnaie nationale que par les institutions internationales et régionales partenaires, est constituée de deux composantes majeures : la généralisation du polymère sur l’ensemble des billets de banque et le changement de base de la monnaie nationale, l’Ouguiya, de 10 à 1.

Cette dernière composante, dont les avantages sont multiples, permet également de valoriser les pièces de monnaie, en leur rendant leur utilité monétaire et en leur permettant de jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre l’inflation déguisée.

L’évaluation à mi-parcours de la Réforme a montré des résultats très encourageants : Entre autres, la récupération de plus de 96% de la masse en circulation de l’ancienne gamme, une augmentation considérable des dépôts des banques et l’ouverture de plus de 15.000 nouveaux comptes bancaires.

Cependant, les résultats de cette évaluation ont confirmé la tendance observée qui se caractérise par une faible récupération des basses dénominations de l’ancienne gamme, notamment les pièces de monnaie de 10, 20 et 50 Ouguiya, qui sont principalement détenues par les populations à faible revenu.

L’arrêt de la circulation de ces dénominations affecterait ces segments vulnérables de la population et conduirait à terme à un relèvement injustifié du taux d’inflation.

Ainsi, la BCM porte à la connaissance de tous les usagers de la monnaie nationale que la durée de circulation des pièces de monnaie de l’ancienne gamme est prolongée jusqu’au 30 novembre 2018. Par conséquent, toutes les transactions commerciales peuvent être dénouées avec les anciennes pièces parallèlement à la nouvelle gamme jusqu’à la date susmentionnée.

Toutefois, la BCM appelle le public à faire preuve de responsabilité et à respecter les équivalences entre les deux gammes. L’échange de l’ancienne gamme continue cependant aux guichets de la BCM et de ces agences régionales jusqu’au 31 décembre 2018.

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Pour plus d’information, veuillez contacter le département de Communication : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Source : BCM

 

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique La Banque mondiale vient d’annoncer, à la faveur d’un communiqué de presse, la nomination au poste de vice-président pour l'Afrique de Hafez Ghanem (photo). Expert en développement, le Franco-Egyptien dirigera un portefeuille régional actif de plus de 600 projets totalisant plus de 71 milliards de dollars.

Après avoir travaillé pendant plus de 30 ans en Afrique, en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, Hafez Ghanem apporte une riche expérience à son nouveau poste. Il dirigeait auparavant la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA).

Sous la houlette de l’économiste de 61 ans, l’institution financière envisage de demeurer un partenaire engagé sur lequel s'appuyer, pour innover dans le développement et le financement sur le continent, afin d’accélérer la croissance et éradiquer l’extrême pauvreté.

M. Ghanem succède au Sénégalais Makhtar Diop qui a été nommé vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, en mai dernier. L’Egyptien a pris son nouveau manteau, depuis le 1erjuillet 2018.

Agence Ecofin
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Communiqué de presse : Délégation d’Entreprises Françaises en Mauritanie 9, 10 et 11 juillet 2018

Communiqué de presse : Délégation d’Entreprises Françaises en Mauritanie 9, 10 et 11 juillet 2018Ambassade de France en Mauritanie - “Les entreprises françaises viennent pour témoigner de leur confiance dans l’avenir économique de la Mauritanie”

Une délégation d’une vingtaine de chefs d’entreprises françaises organisée par MEDEF International et conduite par M. Bastien BALLOUHEY, Président du Conseil de Chefs d’entreprise France-Afrique centrale de MEDEF International et Directeur général de Rougier, Président du Conseil d’administration de Société Générale Mauritanie et Président du Conseil d’administration de Grands Moulins de Mauritanie, se rend en Mauritanie du 9 au 11 juillet 2018.

MEDEF International est une association à but non lucratif crée en 1989 et présidée par M. Frédéric SANCHEZ, président du directoire de Fives Groupe, depuis le 25 mai 2016.

MEDEF International a pour mission de représenter le MEDEF dans le monde, au niveau bilatéral et de renforcer les positions des entreprises françaises à l’international, par des actions collectives, principalement dans les pays émergents et en développement.

7000 entreprises françaises prennent part à ces actions, organisées dans le cadre de 87 conseils géographiques bilatéraux ou par filières, présidés par 60 grands chefs d’entreprise français.

Ces conseils se rassemblent à l’occasion des 200 réunions, rencontres internationales de haut niveau et délégations, organisées chaque année, avec les décideurs publics et privés du monde, à Paris, en région et à l’étranger.

Durant cette visite de trois jours, la délégation française aura l’occasion de rencontrer les plus hautes autorités mauritaniennes et de nombreux opérateurs économiques, grâce au soutien de l’Union nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), l’homologue de MEDEF International.

Cela permettra d’aborder les opportunités majeures et les défis auxquels la Mauritanie fait face. Les entreprises françaises ont pour objectif de développer leurs activités et leurs investissements en Mauritanie. Elles représentent un large éventail de secteurs : énergie, construction, infrastructures, ingénierie, numérique, télécommunications, conseil, banque, assurance, audit, santé animale, etc.

Le mardi 10 juillet sera consacré à un Business Forum avec l’UNPM et le mercredi 11 juillet aux rencontres avec les autorités mauritaniennes.

Malgré l’interruption d’une période de forte croissance du PIB entre 2010 et 2014 de 5,6% par an en moyenne et 4,9% en 2016, due à la baisse des cours du fer, l’économie mauritanienne apparait en capacité de passer d’une phase de maintien des équilibres à celle de soutien d’une croissance économique. Des perspectives favorables se dessinent à moyen et long termes, liées essentiellement aux importantes découvertes de gaz au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal.

Par ailleurs, la diversification de l’économie mauritanienne économie offre potentiellement d’autres opportunités dans les secteurs des NTIC, de l’agriculture, de l’élevage, des énergies nouvelles et bien d’autres.

Les entreprises françaises sont venues pour témoigner de leur confiance dans l’avenir économique de la Mauritanie et dans la capacité du pays à relever les défis économiques et à mettre en œuvre les réformes nécessaires à son développement.

Elles affirmeront également leur souhait de participer davantage au développement économique du pays et construire ou renforcer des partenariats de long terme avec leurs partenaires mauritaniens.

Enfin, ce sera l’occasion pour les entreprises de s’informer de la vision des autorités mauritaniennes du développement économique du pays, de leurs priorités et attentes, des projets en cours ou à venir, des réformes qui sont entreprises./.

Source : Ambassade de France | Mauritanie

 

 

SNIM : Toujours le gouffre de l’endettement !

Snim : Toujours le gouffre de l’endettement !Mauriweb - Annoncé depuis novembre 2017, un prêt croisé entre la Bad et la Bei est enfin scellé par l’Adg de la Snim avec les deux bailleurs pour «le développement des installations portuaires » de l’entreprise. Mais la mauvaise gouvernance de la Snim aidant, ce prêt ne servira qu’à enfoncer la Snim dans un gouffre financier de plus en plus béant.

Un communiqué (voir ci-dessous) sanctionnant la mise en place d’un plan de financement conjoint Bad-Bei pour un coût de 109 millions USD a été rendu public lundi à Nouakchott.

L’objectif du financement –officiellement- est de soutenir le développement des installations portuaires de la SNIM par l’approfondissement et à l’élargissement du chenal d’accès du port minéralier de Nouadhibou. Il intervient donc au moment où la Snim argue vouloir améliorer sa compétitivité et donc ses exportations en permettant l’accès par le chenal de navires d’une capacité de 230.000 tonnes.

Une situation aujourd’hui impossible alors que le tirant d’eau ne permettrait l’accès que des navires de 150.000 tonnes. Le financement est en fait un prêt sur douze ans dont toutes les conditions ne sont pas éludées dans le communiqué de presse distribué.

Tout ce que l’on sait c’est qu’il s’agit d’un financement de 59 millions de dollars fourni par la Banque Européenne d’Investissement et une seconde tranche de 50 millions Usd de la Banque africaine de développement.

Mais –à propos d’approfondissement- il servira aussi à approfondir la crise la financière de l’entreprise déjà mise à mal par la mal gouvernance de ses deniers, une diversification inopportune de ses activités et enfin la chute drastique des prix enregistrée ces dernières années sur le marché international qui a trahi les faibles capacités managériales de ses dirigeants et de résilience aux chocs exogènes du géant aux pieds d’argile.

Est-ce le coup de grâce?

Il n’y a donc pas à pavoiser d’autant que ce prêt sera restitué rubis sur ongle à ces institutions de financement et avec les intérêts qui y sont liés. Plus que jamais donc la Snim continue de naviguer à vue fragilisant encore davantage sa situation financière et même structurelle.

Les projections optimistes des investisseurs qui n’ont sans doute pas cassé leur tirelire pour venir en aide à l’entreprise résonne comme une course contre la montre pour une entreprise phare devenue l’ombre d’elle-même et qui ne vit plus que de son crédit –dans tous les sens du terme- auprès d’institutions financières qui cherchent des placements peu onéreux mais qui comme au loto peuvent rapporter gros. La Bad estime que les 50 millions qu’elle va investir dans ce projet pourraient générer, à termes, 380 millions Usd.

Après donc les 5 glorieux (2009-2014) qui ont vu la Snim battre tous les records de production soutenue par un prix moyen pondéré de 100 Usd/tonne, la société a déraillé du fait notamment de la mauvaise gestion et des mauvaises directives qui lui ont été infligées par les autorités politiques.

Une mauvaise gestion qui, tous en témoignent, a été à l’origine de la plus grave crise sociale traversée par l’entreprise de toute son histoire. Une mauvaise passe pour le plus important employeur –après l’Etat- qui avec plus de six milles employés a failli chanceler dans un ravin sans fonds après deux mois de grève.

Face à l’austérité imposée à son personnel et le manque de visibilité, la Snim qui a dépensé sans compter sur des avions MAI, servi des prêts à Najah Major Work pour la construction de l’aéroport «Oumtounsi » (18 milliards MRO), financé dans une folie des grandeurs un siège (20 millions d’Euros) et un hôtel 5 stars (60 millions Usd) pharaoniques et coûteux à Nouakchott s’est retrouvée sans aucun matelas de sécurité.

L’alarme sonnait de partout alors que l’on découvrait ce goût du faste dans une entreprise qui commandait à coup de milliards d’ouguiyas et à tour de bras des matériaux inutiles et restés en stock.

Depuis 2014, la direction générale de la Snim aux commandes de laquelle ont alterné les plus proches collaborateurs du président Aziz n’a plus trouvé d’autres alternatives que celle de renflouer momentanément ses caisses par des prêts qui lui servent de bouffées d’oxygène aux dépends du contribuable mauritanien et des spécifiquement des milliers de travailleurs de la société en attendant peut-être le moment fatidique du coup de grâce.

JD

Lire Communiqué / Mauritanie : La BEI et la BAD soutiennent le développement des installations portuaires de la SNIM à Nouadhibou

La BEI et la BAD apportent un soutien financier à la SNIM d’un montant global de 109 millions de dollars. Ce financement est destiné à l’approfondissement et à l’élargissement du chenal d’accès du port minéralier de Nouadhibou.

Par ce soutien à la Société nationale industrielle et minière (SNIM), deuxième plus grand employeur de Mauritanie, la BEI et la BAD contribuent à la sécurisation de l’économie et de la croissance dans la région du Sahel.

La Banque européenne d’investissement (BEI), qui est la banque de l’Union européenne, et la Banque africaine de développement (BAD) ont conclu respectivement un financement de 59 millions de dollars et de 50 millions de dollars, sur douze ans, avec la Société nationale industrielle et minière (SNIM), le premier opérateur minier de la Mauritanie.

Ce financement est destiné au projet de dragage du port minéralier de la SNIM en vue de renforcer les capacités de ses installations portuaires à Nouadhibou, la capitale économique de la Mauritanie, située au nord-ouest de la côte mauritanienne sur l’Atlantique.

Il s’agit d’un financement d’envergure pour un projet à fort impact social et économique, avec la création de 94 emplois à temps plein durant la phase de construction et 230 emplois indirects. La Fondation de la SNIM bénéficiera également de ce financement pour ses activités sociales en Mauritanie.

Le port minéralier de Nouadhibou, dont le tirant d’eau ne permet pas actuellement d’accueillir des bateaux de plus de 150
000 tonnes, est le terminal maritime à partir duquel la SNIM exporte sa production de minerai de fer, et il tient de fait une place clé dans l’économie mauritanienne. Les navires qui accostent au terminal actuel ne représentent que 6 % de la flotte mondiale de vraquiers dont la disponibilité limitée accroît considérablement les coûts.

Le projet soutenu par la BEI et la BAD comprend l’approfondissement et l’élargissement sur 25 kilomètres du chenal d’accès du terminal minéralier de la SNIM avec un tirant d’eau permettant d’accueillir des navires de 230
000 tonnes.

In fine, la réalisation de ces travaux permettra à la SNIM d’augmenter l’efficacité de sa chaîne de transport, d’améliorer sa rentabilité, sa compétitivité et sa résilience sur le marché international face aux fluctuations des cours mondiaux du minerai de fer.

« C’est un financement d’envergure et stratégique pour le développement du port minéralier de Nouadhibou. Ce projet d’extension des installations portuaires aura un impact social et économique fort pour les Mauritaniens, avec la création de nombreux emplois », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, ajoutant : « Le soutien au développement d’infrastructures adaptées, performantes et compétitives, est au cœur de notre action en Afrique, et en pleine adéquation avec les objectifs de l’accord de Cotonou et des objectifs de développement des Nations Unies ».

Ce projet, entièrement en phase avec deux des priorités de la Banque africaine de développement, industrialiser l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains, a reçu le support de la première institution de financement africaine.v Ce support de la Banque africaine permettra de boucler avec la BEI le plan de financement, mais aussi de renforcer les ressources financières de la Fondation de la SNIM pour des projets sociaux : accès à l’eau, à l’énergie et aux infrastructures de santé.

Abdu Mukhtar, directeur du département de l’Industrie et des mines de la Banque africaine de développement, a rappelé : « La Mauritanie dispose d’un fort potentiel pour devenir un acteur majeur de la production mondiale de minerai. Les travaux du chenal permettront à la SNIM d’accueillir de plus gros navires et d’augmenter ainsi ses exportations à destination des marchés européens et asiatiques.

La Banque africaine de développement soutient l’industrialisation de l’Afrique. Le prêt entreprise en faveur de la SNIM s’inscrit dans le fil des efforts que déploie notre banque pour promouvoir une bonne gestion des ressources naturelles durables, la croissance de ce champion industriel africain qu’est la SNIM et le développement de son infrastructure. »


«Le projet de dragage du port minéralier est un projet important pour la SNIM. Il permettra de tirer un meilleur profit des installations du port grâce au chargement de bateaux de 230
000 tonnes », a indiqué Mohamed Salem OULD BECHIR, administrateur directeur général de la SNIM.

« Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’augmentation progressive des capacités de production de la SNIM, vise également l’amélioration de la compétitivité de nos produits, en diminuant nos coûts de production et en augmentant la productivité de nos installations. Son impact sur les coûts sera donc important, d’autant qu’une bonne partie des volumes additionnels devrait être destinée à des marchés où le coût du fret est élevé », a-t-il conclu.

Source: BEI
http://www.eib.org/infocentre/press/releases/all/2018/2018-183-mauritani...
Source : Mauriweb (Mauritanie)