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5000 hectares de terres dégradées seront réhabilitées par la FAO, en Mauritanie, au soudan et en Erythrée

5000 hectares de terres dégradées seront réhabilitées par la FAO, en Mauritanie, au soudan et en ErythréeL’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis sur la table un montant de 2 millions de dollars, soit environ 710 millions ouguiyas MRO, pour réhabiliter 5000 hectares de terres dégradées en Mauritanie, au soudan et en Erythrée.

Cette convention a été signée, mercredi 10 octobre à Nouakchott par le ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédi Camara et le représentant résident du PNUD, M. Mario Samaja, représentant par intérim de la FAO.

Selon les termes de l’accord, le projet sera exécuté sur une période de 3 ans, de 2018 à 2021. À cette occasion, le ministre a souligné que depuis des décennies, les bailleurs de fonds appuient la Mauritanie pour le renforcement de la protection de l’environnement , de la préservation de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique et la désertification.

De son côté, le représentant par intérim de la FAO a expliqué que ce projet vient consolider les efforts du gouvernement mauritanien en termes de lutte contre les effets du changement climatiques.

À noter que les organisations internationales telles que la FAO, le Fonds vert de l’Organisation des Nations Unies sont préoccupées par les effets de changements climatiques en Afrique. Dans ce sens plusieurs projets sont en gestation dans beaucoup de pays africains.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

 

Mauritanie : la dette publique s’approche de 100% du PIB

Mauritanie : la dette publique s’approche de 100% du PIB Les signaux sont encore au rouge pour le niveau d’endettement de la Mauritanie. Selon les dernières estimations du FMI et de la Banque mondiale, publiées en début de semaine, le taux d’endettement a frôlé les 97,51% cette année contre 96.75 précédemment. Une situation due essentiellement à la dépréciation chronique de l’ouguiya sur le marché des changes mais également au recours excessif de l’emprunt extérieur pour les investissements publics.


Le « syndrome de l’endettement » remonte en 2014 où la Mauritanie faisait face à une baisse des cours des matières premières sur le marché mondial notamment le fer, représentant 1/3 du budget national.

Ce choc exogène a entrainé un déficit chronique du budget de l’ État sur la période allant de 2014 à 2017.

Le gouvernement a eu recours aux emprunts extérieurs pour financer son déficit budgétaire. Et du coup cela a rendu explosif le ratio de la dette publique /PIB ces dernières années.

Néanmoins, les autorités grâce à une bonne politique budgétaire, adoptée en 2017 sur recommandation des institutions de Breton Woods, ont réussi à faire reculer le taux d’endettement général pour la première fois depuis plusieurs années.

À noter que le FMI a octroyé, l’année dernière, un montant de 162,8 millions de dollars, dont 23,4 millions immédiatement décaissés pour aider le pays à maitriser sa dette.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

Mauritanie : chute des revenus tirés des industries extractives

Mauritanie : chute des revenus tirés des industries extractives La Mauritanie a tiré 140 millions de dollars américains de recettes des industries extractives, selon le rapport 2015 du Comité National pour l’Initiative de Transparence dans les Industries Extractives (CNITIE), présenté le 17/08/2018.

Cette enveloppe représente une chute de plus de 66% par rapport à l’année 2014, qui affichait un montant de 365 millions de dollars. Ce recul est imputable à la chute des revenus de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM), tributaire des cours internationaux du minerai de fer, principale source des recettes budgétaires du pays.

Le rapport résume « la conciliation des informations sur les revenus fiscaux et non fiscaux provenant des industries extractives en Mauritanie et constitue une partie intégrante du processus de mise en œuvre de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE).

«Dans ce cadre, les entreprises extractives et les administrations publiques ont reporté respectivement les paiements, les revenus provenant des droits du Profit-Oil, des redevances, des impôts sur les bénéfices, des dividendes, des bonus, des droits et frais sur les licences et autres flux de paiement classiques.

« Les parties déclarantes ont été également sollicitées pour reporter les données sur la production, les exportations et les paiements sociaux »
.

Le Comité National de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives (CNITIE) est une coalition composée des représentants du gouvernement, des compagnies extractives et de la Société civile.

Source : Taqadoum (Mauritanie)

 

Sahel: des experts veulent mutualiser ressources et recherche agricole

Sahel: des experts veulent mutualiser ressources et recherche agricoleDouze instituts de recherche français et africains réclament un « plan Marshall » de la recherche agricole pour le Sahel.

Dans une déclaration commune signée vendredi 21 septembre, sous l'égide du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), des instituts de recherche français et africains souhaitent mettre en commun les ressources et rationaliser les programmes de recherche dans le domaine de l'agriculture au Sahel.

Un vœu d’autant plus pressant que la région va connaitre de profonds bouleversements dans les années à venir. « Le changement climatique qui s’opère aujourd’hui va avoir dans la région sahélienne un impact et des effets qui sont bien plus importants que ce que disent les scénarios à la moyenne mondiale », explique Michel Eddi, PDG du Cirad.

« Là où on imagine aujourd’hui des scénarios aux alentours de 3°, il est probable qu’ici dans la zone, on sera dans des scénarios aux alentours de 6° ».

Nourrir une population qui va doubler

A ces inquiétudes climatiques s’ajoutent des questions d’ordre démographique, puisque les experts s’attendent « à ce que dans les vingt ans ou les trente ans qui viennent, la population fasse plus que doubler ». Conséquence : « un enjeu de sécurité alimentaire évidente ».

Pour développer l’agriculture et répondre à ces besoins, Michel Eddi ne croit pas au « modèle classique de la révolution verte ». Il estime qu’une « transition écologique des agricultures est indispensable aussi pour assurer pour le coup, là, la survie des milieux ».

Reste donc une « équation singulièrement ambitieuses » : mettre ensemble tous ces éléments en à peine vingt ans. D’ailleurs « des scénarios qui laisseraient à penser qu’on n’y parviendrait pas ne sont pas complètement écartés aujourd’hui ». D’où la nécessité de « sonner la mobilisation générale » afin de parvenir à un résultat satisfaisant.

Source : RFI

 

 

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricoles

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricolesBAD - Cette alliance stratégique va aider à mobiliser des fonds et à renforcer la sécurité alimentaire, l’agriculture durable et le développement rural. La Banque africaine de développement et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont engagées, lundi 27 août 2018, à intensifier leurs efforts communs pour mobiliser les investissements en faveur du secteur agricole en Afrique, pour éradiquer la faim et la malnutrition et œuvrer à la prospérité sur le continent.

La Banque africaine de développement et la FAO vont ainsi mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir des activités communes. Plus précisément, cette nouvelle alliance stratégique vise à améliorer la qualité et l’impact des investissements dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la protection sociale, de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et du développement rural.

Cet accord, signé par le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina et le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, au siège de la FAO à Rome, s’inscrit dans le cadre d’une collaboration de longue date entre les deux organisations.

« La FAO et la Banque renforcent et élargissent leur partenariat pour aider les pays africains à atteindre les Objectifs de développement durable. Tirer le meilleur parti possible des investissements dans l’agriculture, notamment ceux du secteur privé, est essentiel pour sortir des millions de personnes de la faim et de la pauvreté en Afrique ainsi que pour garantir une production alimentaire suffisante et créer assez d’emplois dans les zones rurales pour la population croissante du continent », a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

La FAO est une agence spécialisée des Nations unies, qui agit au niveau mondial pour vaincre la faim.

« La signature de cet accord complémentaire marque un tournant dans les relations entre la Banque africaine de développement et la FAO », a indiqué le président Adesina, ajoutant : « Il témoigne de notre engagement commun à accélérer l’exécution de programmes de grande qualité et à accroître les investissements dans les partenariats public-privé dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à atteindre l’objectif de transformer les activités agricoles en entreprises, tel qu’exprimé dans la stratégie “Nourrir l’Afrique” de la Banque. »

Lancée en 2015, la stratégie Nourrir l’Afrique de la Banque, entend porter les investissements dans l’agriculture africaine à 24 milliards de dollars sur une période de dix ans. Objectif : améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions pour garantir un développement harmonieux des chaînes de valeur agricoles et l’efficacité des technologies mises à la disposition de plusieurs millions d’agriculteurs.

Un programme d’action

Ce partenariat renforcé entre la Banque africaine de développement et la FAO prévoit un programme d’action concerté débouchant sur un ensemble de résultats, notamment des opérations d’investissements mieux ciblées de la Banque ; l’accroissement des investissements dans les partenariats public-privé ; un climat plus favorable aux investissements et une meilleure performance du portefeuille ; et des activités de sensibilisation ainsi qu’une mobilisation commune des ressources.

L’assistance technique de la FAO couvrira des domaines tels que l’intensification et la diversification d’activités agricoles durables, le développement à plus grande échelle des innovations dans les chaînes de valeur, l’implication des jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente adaptée au changement climatique, la croissance bleue et l’économie bleue, la sécurité alimentaire et la nutrition, la filière agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion soutenue des investissements privés, la résilience et la gestion des risques ainsi que le renforcement des capacités des États en transition.

Ce programme de collaboration va être mis en place grâce à un apport financier initial des deux institutions qui pourrait s’élever jusqu’à 15 millions de dollars.

Entre autres activités communes de sensibilisation et de conseil en matière de politiques, figurent la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et des Principes pour un investissements responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, qu’a approuvés le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la Banque africaine de développement et la FAO remonte à 1968. Depuis, la FAO a apporté une assistance technique dans l’élaboration de 161 projets financés par la Banque, évalués à plus de 3,7 milliards de dollars au total – ce qui représente 21 % environ du soutien de la Banque au secteur agricole.

Plus récemment, la collaboration entre les deux institutions a porté, entre autres, sur une aide à l’élaboration de projets en Tanzanie et en Guinée équatoriale ; sur une assistance technique pour le développement de programmes d’économie bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde ; sur des études de faisabilité concernant des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire ; et sur une participation à l’initiative African Leaders for Nutrition.

La Banque et la FAO ont également participé à une série d’échanges menés à l’échelle du continent sur la réduction des pertes post-récolte et sur l’initiative de la Grande muraille verte du Sahara et du Sahel.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 37 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

Pour plus d’informations : www.afdb.org

À propos de la FAO

La FAO agit au niveau mondial pour vaincre la faim. Elle aide les pays à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques et à assurer une bonne nutrition pour tous. La FAO accorde une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 % des populations pauvres et sous-alimentées de la planète.

Pour plus d’informations, accédez à www.fao.org ou suivez la FAO sur Twitter @FAO, @FAOnews

Source : BAD

 

Le Qatar investit 15 milliards de dollars en Turquie

mediaL'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a promis ce mercredi 15 août, à l'issue d'une rencontre à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, que son pays fournirait 15 milliards de dollars d'investissements à la Turquie. Cette annonce intervient dans un contexte d'effondrement de la monnaie turque sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis.

Le Qatar n'a pas oublié l'importante aide que lui avait apportée la Turquie l'an dernier. A l'époque l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu tout lien diplomatique avec Doha qu'ils accusaient de soutenir le terrorisme et d'entretenir des relations trop proche avec l'Iran.

Le richissime émirat gazier s'est retrouvé totalement isolé dans la région. Cette crise diplomatique avait considérablement rapproché la Turquie et le Qatar qui vole désormais au secours de son allié.

La promesse d'investir 15 milliards de dollars, principalement dans le secteur bancaire, vise à empêcher une crise économique d'envergure, mais aussi à apaiser les craintes de nombreux investisseurs qatariens qui disposent en Turquie de pas moins de 20 milliards de dollars d'investissements.

Ankara est aussi l'un des principaux exportateurs vers l'émirat. L'élan de solidarité est aussi venu des Qatariens qui ont converti leurs riyals en livres pour soutenir la monnaie turque.

Après la décision du président américain Donald Trump de doubler les droits de douane sur l'aluminium et l'acier turcs, la livre turque a subi une forte dévaluation, de l'ordre de 40%.

Source : RFI

 

Ould Oudaa supervise la signature du compromis qui met fin à la grève des dockers

Ould Oudaa supervise la signature du compromis qui met fin à la grève des dockers (Source) Le ministre mauritanien de l’Équipement et des transports, M. Mohamed Abdallahi Ould Oudaa a supervisé, ce samedi 4 août, à Nouakchott, la signature d’un compromis qui met fin à la grève des dockers en service au port autonome de Nouakchott dit port de l’Amitié, selon le site Aghchorguitt qui rapporte l’info.

Le commun accord a été signé par le délégué du syndicat auquel sont affilés les dockers et le représentant du patronat mauritanien, précise la source. Le compris est le résultat des bouillantes négociations entamées, le vendredi dernier, entre les différentes parties.

Elles se sont déroulées en présence du président du patronat mauritanien et des secrétaires généraux du ministère de l’Équipement, de la commission technique chargée du dossier et l’inspecteur régional du travail au niveau de la capitale, précise la source précitée.

Nous signalons que les dockers avaient déclenché une grève depuis le lundi 23 juillet dernier.

En voulant exprimer leur colère dans les rues de la capitale, des heurts ont éclaté entre manifestants et la force mixte qui regroupe la police anti-émeute et les unités de la garde nationale réunies au sein du Groupement du maintien d’ordre et de combat (GEMOC).

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à Bissau

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à BissauNotre compatriote Amadou Oumar Ba a été nommé représentant résident de la Banque mondiale en Guinée-Bissau. M. Ba, spécialiste agricole principal, a rejoint la Banque mondiale en 2001 à Nouakchott.

Auparavant, il a occupé divers postes au sein de la GTZ, l'agence de coopération allemande devenue GIZ, le ministère mauritanien du développement rural, où il a géré différents départements et programmes. Il a également été représentant résident de l’ONG internationale OXFAM GB en Mauritanie.

M. Ba a travaillé au bureau de la Banque en Mauritanie, puis dans différents pays d'Afrique de l'Ouest, avant de rejoindre le siège à Washington en 2006. Depuis 2009, Amadou Oumar Ba était basé à Kinshasa et Brazzaville, en charge du portefeuille «Agriculture pour la RDC, la République du Congo et la République centrafricaine ».

Il est titulaire d'une maîtrise en agriculture de l'Université de Kassel en Allemagne. Sa nomination entrera en vigueur ce 1er août 2018.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

L’Assemblée nationale adopte deux projets de lois portant sur système national de paiement et la règlementation des institutions de crédit

L’Assemblée nationale adopte deux projets de lois portant sur système national de paiement et la règlementation des institutions de créditL’Assemblée nationale a adopté mardi au cours d’une séance plénière présidée par le député Mohamed Yahya Ould Kherchy, vice- président de cette chambre deux projets de lois portant sur système national de paiement et la règlementation des institutions de crédit.

Le Gouvernement était représenté à cette plénière par M. Moctar Ould Diay, ministre de l’Economie et des finances, qui a précisé que les perspectives prometteuses de notre pays auront pour conséquence des émissions en ouguiyas importantes à injecter dans une économie caractérisée par l’utilisation massive des espèces et le traitement manuel de payement. La détermination du rythme des flux monétaires et de la demande globale de monnaie dans l’économie serait de plus en plus difficile.

Le ministre a ajouté que conscient de cette menace, le gouvernement a fait de la mise en place d’un système national de paiement efficace, fiable et sécurisé l’une de ses priorités ce qui aurait pour effet notamment d’améliorer et d’élargir les infrastructures de paiement des petits montants favorisant l’inclusion financière ; de développer un système de payement de gros montants axé d’abord sur les besoins des marchés et sur l’expansion des paiements interbancaires urgents.

A cela s’ajoute la maitrise des risques liés aux infrastructures de paiement et le renforcement de l’interopérabilité et de la résilience des infrastructures financières.

Le ministre a ajouté que pour plus d’efficacité et de flexibilité, le présent projet s’inspire des standards internationaux en la matière et tient compte des spécificités locales tout en se limitant aux principes fondamentaux dont les plus importants sont d’abord l’obligation d’autorisation préalable des opérateurs des systèmes ; la coopération des parties concernées par les systèmes ; l’irrévocabilité des ordres; l’efficacité des garanties; l’autonomisation et la dématérialisation des titres ; la centralisation de l’enregistrement et de la livraison des titres et la précision des rôles et missions de la Banque Centrale.

Concernant le second projet de loi, portant sur la règlementation des institutions de crédit, le ministre a estimé que les nouveaux risques engendrés par l’évolution ces dernières années de l’exercice de l’activité bancaire et financière, a conduit la majorité des pays à revoir et à adapter leur dispositif législatif. L’objectif principal des réformes entreprises est de doter les autorités de supervision concernées des moyens juridiques nécessaires à leurs missions et d’instaurer les dispositifs de prévention et de traitement des difficultés des établissements de crédit.

Dans ce cadre, poursuit le ministre, il était devenu nécessaire de réviser l’ordonnance N° 020-2007 portant règlementation des établissements de crédit afin de permettre à notre dispositif législatif et règlementaire de converger vers les meilleures pratiques internationales en la matière.

Il a expliqué que le présent projet de loi propose des dispositions nouvelles dont notamment :

- la clarification des conditions d’octroi de l’agrément et l’exigence de critères additionnels ayant trait notamment à la capacité de l’établissement de satisfaire les exigences de prudence requises et à adopter une gestion saine et prudente ;

- le renforcement du processus d’agrément ;

- l’élargissement de l’exercice des activités de gestion des moyens de paiement à de nouveaux opérateurs par la consécration du statut d’établissement de paiement ;

- la consécration du statut intermédiaire d’établissement de crédit :

- l’instauration d’un cadre légal spécifique régissant la finance islamique dans le but de la mobilisation de l’épargne et de l’inclusion financière ;

- La mise en place d’un cadre légal de protection des consommateurs des services bancaires et financiers.

Les députés ont, dans leurs interventions, apprécié le projet de loi et souligné l’importance des réformes entreprises pour promouvoir le secteur bancaire et les autres institutions de crédit, réaffirmant la nécessité pour le gouvernement de déployer davantage d’efforts pour garantir la réalisation des objectifs qu’il s’est fixés en matière de réformes afin de mettre un terme à l’anarchie qui prévaut dans le secteur et pour que les lois adoptées ne demeurent pas sans rapport avec la réalité sur le terrain.

Source : Agence Mauritanienne d'Information