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BAD /Mauritanie : Quelles opportunités pour les entreprises mauritaniennes?

BAD-Mauritanie : Quelles opportunités pour les entreprises mauritaniennes?Mauriweb - Mme Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord et responsable pays pour la Mauritanie, a tenu mardi un point de presse à Nouakchott, en prélude d’un atelier, prévu mercredi, sur les opportunités d’affaires et les instruments de financement dédiés au secteur privé.

Mme Yacine Diama Fall n’a pas tout lâché. Elle garde la primeur de ses révélations pour le lendemain à la faveur de la rencontre prévue avec les dirigeants d’entreprises. Mais elle reste consciente que malgré un portefeuille de projets de plus de 300 Usd, les opportunités qu’offre sa Banque et les instruments y afférents restent peu connus.

L’échange sommaire avec les journalistes a cependant permis de révéler quelques couacs pour la visibilité des projets dont les plus en vue sont, à ses yeux, l’Aftout Es-Sahili, le projet multidimensionnel du PAHABO dans l’Ouest du Brakna servi en projection pour étayer l’efficacité des projets de la BAD en Mauritanie et l’ambitieux projet du PATAM, projet d’appui à la transformation agricole en Mauritanie s’inscrivant dans les 5 priorités de la BAD à l’échelle continentale (énergie, industrie, alimentation, intégration et qualité de vie des africains).

Mme Diama Fall dit avoir une grande ambition pour diversifier et accroitre la mobilisation de ressources pour la Mauritanie qu’elle a sous sa coupe. «Des fois, je suis brutale. Mais c’est toujours par souci d’efficacité de notre programme» en Mauritanie souligne-t-elle.

Mercredi, elle promet de faire le bilan des opérations et baliser, avec tous les acteurs, les perspectives de l’investissement privé qui, en dépit de quelques lignes de crédits, reste le parent pauvres de l’action de la Banque (4 projets sur 15). Or, pour la Diama Fall, ce secteur est crucial, porteur de la croissance et de lutte contre le chômage. Mme Diama Fall, responsable pays pour la Mauritanie, d’origine sénégalaise, veut ainsi contribuer à booster l’économie mauritanienne.

Pour dérouler ces nouvelles opportunités d’affaires et instruments de financement, l’atelier de mercredi est présenté comme « un cadre d’échange permettant de renforcer le dialogue et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de financement » pour les entreprises dans « les secteurs de l’agriculture, des transports et de l’énergie ainsi que les différents instruments de financement disponibles ».

Cette dynamique participative offerte au privé en Mauritanie, absente au dernier forum d’investissement en Afrique, déterminera à l’avenir les contours du soutien de la Banque aux opérateurs et investisseurs mauritaniens en conformité avec le Top5 fixé par la BAD dans le cadre de sa stratégie décennale 2013-2022.

Jedna DEIDA

(nous y reviendrons)
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Crise bancaire : Le ministre des finances reçoit le représentant de la Banque mondiale en Mauritanie

Crise bancaire :le ministre des finances reçoit le représentant de la Banque mondiale en MauritanieLe ministre de l’économie et des Finances Moctar Ould Djaye a rencontré le représentant de la Banque mondiale en Mauritanie, Laurent Mselati, au moment où les banques mauritaniennes font face à une crise, du fait de la classification du pays, dans la catégorie de blanchiment d’argent.

L’agence mauritanienne d’information (AMI) a indiqué que la réunion a débattu des moyens de renforcer et de développer les relations de coopération entre la Mauritanie et la Banque mondiale pour le meilleur.

Il importe cependant de rappeler que depuis plusieurs semaines, les banques mauritaniennes sont confrontées à une crise des transferts de fonds dans les zones dépendantes du dollar en raison de la classification de la Mauritanie par les banques américaines en tant que zone de blanchiment d’argent.

Les banques opérant en Mauritanie tentent de surmonter la crise, qui s’est aggravée ces derniers jours, nuisant au fonctionnement des banques et limitant leur capacité à respecter leurs obligations envers leurs clients, ont indiqué des sources bancaires.

Les sources ont souligné que la crise avait débuté de manière continue pendant environ un mois et s’était étendue aux banques en Mauritanie, à l’exception des succursales de banques internationales, notamment (française et marocaine), avant que celles ci, soient , à leur tour, impliquées.

Les sources ont indiqué que le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, Aziz Ould Dahi, avait tenté, lors de sa visite aux États-Unis d’Amérique, de trouver une solution au problème afin d’éviter des mesures préalables, mais avait échoué à cet égard.

Source : alakhbar.info (Mauritanie)
Traduit par Adrar.info


 

Mauritanie. Sytème de Ponzi: Cheikh Ridha, un «érudit» derrière la plus grosse arnaque du pays

Mauritanie. Sytème de Ponzi: Cheikh Ridha, un «érudit» derrière la plus grosse arnaque du paysLe360 Afrique - 8.900 pères et mères de familles ont été victimes de la plus grosse arnaque de l’histoire de la Mauritanie, dépossédés de leurs propriétés immobilières et autres actifs à travers différentes opérations frauduleuses évaluées à 70 milliards d'ouguiyas. Le Madoff mauritanien est un "érudit". Détails.

Une arnaque qui porte sur un montant cumulé de 70 milliards d'ouguiyas (MRO), soit environ 200 millions de dollars. Telle est résumée l’«affaire Cheikh Ridha», un érudit aux dons «mystiques» pour certains, mais qui n’a pas tardé à révéler son vrai visage, celui d’arnaqueur invétéré.

L’homme, âgé d’environ 45 ans, de père égyptien, est originaire de la localité maraboutique de Beïr Ettoress (130 km au sud-est de Nouakchott). Il a créé de toutes pièces une cité composée d’une trentaine de villas, un grand immeuble et une mosquée, à un endroit appelé «Teyssir», situé à la sortie Nord de Nouakchott, sur la route nationale menant vers Akjoujt et Atar.

Juste en face de l’endroit, les victimes des illusions suscitées par le discours portant sur «les transactions immobilières» du Cheikh, désormais organisées au sein d’un collectif national, ont ouvert un bureau. Ils se retrouvent là pour tenir un sit-in tous les jours entre 17 heures et minuit. Signe que ces personnes ont décidé de sonner la mobilisation pour sensibiliser le gouvernement et tous les segments de la société mauritanienne sur leur drame.

La nouvelle initiative est une idée de Mme Lekhwir Mint Daff, une institutrice, originaire de la région du Tagant (centre du pays) mère de trois enfants, délestée d’une maison dont elle évalue la valeur à 20 millions de MRO. Elle fait office de vice-présidente du collectif.

La présidence de l’association est dévolue à Sid’Ahmed Abdy, victime de la perte «d’un immense patrimoine immobilier» dont il refuse de donner la valeur chiffrée, estimant que son énorme préjudice est bien plus supportable que celui subi par bien d’autres individus. Il évoque notamment le cas de ces nombreuses mères de familles, le plus souvent malades, appauvries du jour au lendemain.

Le premier responsable de l’association explique les circonstances dans lesquelles celle-ci été fondée il y a quelques semaines et expose ses objectifs. Il s’agit «de faire comprendre à tous nos compatriotes que l’action de Cheikh Ridha a porté préjudice à plusieurs milliers de citoyens. Des pères et mères de familles qui ont tout perdu et se sont retrouvés dans une situation de ruine totale, si ce n'est dans la rue», affirme-t-il.

Ainsi, poursuit le président, «il s’agit d’un problème de dimension nationale auquel les autorités doivent trouver une solution juste et conforme aux préceptes de notre sainte religion: l’Islam. Cheikh Ridha Mohamed Nagi Said (du nom complet de l’instigateur des opérations immobilières incriminées) a profité de son pouvoir dit «irrésistible» pour exécuter son crime financier.

A chaque fois que l’un des cinq «samsaras» (courtiers), qui sont également ses proches parents, propose, au nom de Cheikh Ridha, une transaction immobilière aux contours nébuleux, avec des clauses léonines, on finit par tomber dans le piège.

Le mode opératoire est un gros prix d’achat, bien au-dessus de la valeur réelle du bien immeuble qu’on veut accaparer. Au vendeur, on remet un modique cash immédiat sous forme d’avance, et le reste à crédit. Là est le premier épisode d’un feuilleton interminable, car le reliquat, c'est-à-dire le plus gros du montant de la transaction n’est jamais versé. Surtout qu’entre-temps, le bien acquis a été vendu à un prix concurrentiel et payé rubis sur l’ongle à une autre personne.

Parmi les victimes de cet Egypto-mauritanien trouble, à qui on prête des dons «mystiques» bizarres, figurent de nombreuses femmes. Certaines d’entre elles sont présentes au siège de l’association en cette nuit du jeudi 28 février au vendredi 1er mars 2019.

Elles racontent, en chœur, l’histoire poignante de l’une d’entre elles, qui après la perte d’une propriété immobilière, est décédée récemment d’un cancer. Tristesse également de ce sous-officier de la gendarmerie nationale, évoquant le récit de sa mère ayant perdu une propriété. Aujourd’hui, la dame est gravement malade et aspire au remboursement du prix de vente de sa maison en vue de financer les frais des soins médicaux à l’étranger.

Les propriétés immobilières qui ont fait l’objet des opérations de Cheikh Ridha sont situées dans les différentes zones de Nouakchott, avec cependant une prédilection pour les quartiers résidentiels. Un constat qui renvoie à un ciblage bien étudié.

AZ, une autre victime du sulfureux personnage, cite les noms des courtiers délégués par ce dernier: «Cheikh El Ghadi, Abdallah ould Beddy, Mohamed Mahmoud ould Beddy, Hamma ould Mohamed Nagi…. tous détenteurs d’une procuration permanente les autorisant à agir au nom, en lieu et place de Cheikh Ridha. Les actes pour toutes les transactions étaient établis par les services d’un même "mouwathigh" (notaire traditionnel)».

Au sujet des dernières nouvelles de Cheikh Ridha, il aurait quitté en catimini la cité «Teyssir» sous bonne escorte de la gendarmerie nationale, il y a quelques jours, selon le site d’informations en ligne «Mourassiloune» repris par «Adrar-Info».

Interrogé au sujet de cette révélation, Mohamed Vall, membre du collectif, qui a perdu une villa d’une valeur de 30 millions de MRO, reste prudent et dit ne pas avoir la confirmation d’une telle version.

Dans la gestion de cette affaire par les victimes, il est à noter que la justice mauritanienne a refusé d’accepter la moindre plainte contre Cheikh Ridha, tandis que la police est intervenue à plusieurs reprises pour déloger les «manifestants» qui viennent réclamer leur dû devant le domicile de leur arnaqueur. C’est ce qui fait dire à de nombreux Mauritaniens que cette «protection» signifie clairement que Cheikh Ridha travaillait pour un autre «boss».

La Mauritanie a son Bernard Madoff

A l’écoute de ces différents récits, un précédent vient à l’esprit de nombreux observateurs. Celui de Bernard Madoff, l’homme devenu célèbre en ruinant de nombreux investisseurs à cause du système de Ponzi qu'il avait mis en place et qui n'a pas résisté à la crise financière mondiale de 2008.

LIRE AUSSI: Cybercriminalité: le FBI traque les arnaqueurs au Cameroun Il semble avoir fait un émule en Mauritanie. Il s’agit bien de Cheikh Ridha «un homme d’affaires» à l’intelligence aigüe, mais tournée vers l’arnaque. Il a soigneusement étudié cet exercice jusqu’à en maîtriser toutes les ficelles, avec la complicité du pouvoir en place en Mauritanie, car ses magouilles n’ont commencé qu’à partir... de 2012.

Une protection qui lui a permis de répéter parfaitement le fameux Schéma de Ponzi. Une technique dont le mode d’exécution est «un montage frauduleux qui consiste à rémunérer les premiers investissements et clients essentiellement par les fonds provenant des nouveaux entrants, tant que l’escroquerie n’est pas découverte».

Mais une fois le pot aux roses étalé sur la place publique, le montage s’écroule comme un château de cartes. «Cela arrive quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir le remboursement des clients».

Charles Ponzi est devenu célèbre après avoir mis en œuvre une opération fondée sur ce principe à Boston (USA) pendant les années 1920. Cheikh Ridha lui a emboité le pas, un siècle plus tard, en république islamique de Mauritanie.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le 360 Afrique (Maroc)

 

 

Des scientifiques établis expriment leur profonde préoccupation sur l'impact environnemental et social du projet Grande Tortue/Ahmeyim

Des scientifiques établis expriment leur profonde préoccupation sur l'impact environnemental et social du projet Grande Tortue/AhmeyimMaïmouna Abdallahi SALECK - Cher M. Johnston,

En qualité de scientifiques établis, ayant une connaissance profonde sur l'écosystème de la remontée des eaux en Mauritanie, nous tenons à vous exprimer notre profonde préoccupation au sujet de la qualité de votre étude sur l'impact environnemental et social (EIES) pour le projet Grande Tortue/Ahmeyim, projet de gaz au large de la côte sénégalaise et mauritanienne.

Nous avons des preuves solides que les infrastructures coïncident avec les habitats écologiques vulnérables. Bien que notre travail est cité dans votre liste de références, vous en ignorez les contenus les plus sensibles. Par conséquent, vos conclusions sur les impacts attendus sont fondamentalement fausses, et doivent être corrigées.

En outre, vous avez mal interprété les informations recueillies par votre propre étude de base dans la future zone de la pipeline/zone d'écoulement. Les photos prises avec un véhicule téléguidé montrent clairement la Lophelia pertusa vivante, que vous ne parvenez pas à reconnaître.

La Lophelia est classée par la Directive des Habitats (92/43/CEE) de la Commission Européenne, comme espèce de corail qui forme un récif créant un habitat sensible pour les ressources halieutiques - le pilier principal pour le développement durable des sociétés ouest-africaines. Une récente décision de la cour britannique a conclu que le Gouvernement britannique devrait considérer les zones d'eau profonde avec la Lophelia comme zones spéciales de conservation. Les eaux mauritaniennes abritent le plus grand récif de corail d'eau froide dans le monde, qui très probablement s'étend aux eaux sénégalaises.

Nous regrettons également la mauvaise analyse de l'écosystème pélagique par votre l'EIES. La "liste rouge" de l'UICN n'est pas un bon indicateur pour mesurer la vulnérabilité à l'échelle d’un projet et une déviation des protocoles internationaux pour mesurer la sensibilité des zones marines aux polluants de surface comme le pétrole ou les condensats. L'importance de la région pour la survie d'espèces vulnérables devrait être considérée davantage. Par exemple, la région est un terrain essentiel d'hivernage pour de grandes populations d'oiseaux de rivage et d'oiseaux de mer. En cas de déversement, la survie de plusieurs espèces pourrait être menacée.

Par exemple, plus de 30 pour cent de la population de fous de bassan (Morusbassanus), une espèce d’oiseaux marins nidifiant sur les îles britanniques en été, se trouvent au large de la côte mauritanienne en hiver. Des recherches récentes ont montré que la région accueille d'importantes populations d'oiseaux des régions néarctique, paléarctique, arctique et antarctique. Ces espèces migratrices utilisent la remontée d’eau le long du plateau continental mauritanien comme site d'alimentation saisonnier ou comme une halte- Et c'est, maintenant, la zone exacte choisie pour l’unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) et la pipeline/zone d'écoulement.

L’approche mal élaborée, fondée sur les écosystèmes, dans cette EIES, est particulièrement décevante compte tenu du fait que le consortium de sociétés impliquées dans ce projet de gaz, a financé une partie de la plus récente recherche sur les oiseaux et les cétacés. Ces études comprennent également des informations géo-référencées sur les interactions de recherche de nourriture entre les oiseaux de mer et les prédateurs, ce qui permet un approfondissement de l'analyse de la vulnérabilité écologique. Cette recherche vous permet de proposer un plan d'urgenceultra moderne en cas de déversement comme celui adopté dans la mer du Nord. Cependant, vous ignorez l'information la plus essentielle de ces études dans votre EIES.

En outre, nous rejetons vos travaux et conclusions éco-toxicologiques . La méthode que vous avez utilisée est obsolète et n'est pas conforme aux normes d'OSPAR. Ces normes seront bientôt obligatoires pour les pays membres de la Convention d'Abidjan.

Enfin, nous tenons à signaler la dégradation avancée de cette éco-région marine en raison d'une pêche non durable, d’un développement rampant sur la zone côtière et en raison du changement climatique. Votre ESIA ne traite pas adéquatement les impacts cumulatifs du projet proposé dans le contexte de ces autres facteurs de stress environnementaux.

Nous vous exhortons donc à revoir cette évaluation en y incluant une analyse approfondie de la biodiversité et une étude des principaux facteurs de changement. Cette révision devrait être menée par des experts de renommée scientifique afin d'évaluer objectivement vos impacts.

La loi vous exige d'appliquer les meilleures techniques disponibles. Ceci n’est possible que par l’assimilation des meilleures connaissances environnementales disponibles. C’est ainsi seulement que vous pouvez évaluer les mesures et les techniques nécessaires pour éviter et atténuer les impacts de manière efficace. Une pleine reconnaissance de la vulnérabilité spécifique de cet écosystème productif vous permettra aussi d'identifier des projets derestaurationet decompensation desimpacts résiduels.

Nous avons une volonté réelle d'aider votre entreprise dans l'accomplissement de son engagement à mener une bonne gestion, visant à induire un impact positif net sur la biodiversité. Même si l'histoire du pétrole et du gaz en Afrique est liée à la corruption et à une catastrophe écologique, consacrant des théories telles que le "paradoxe de l'abondance" ou "la malédiction du pétrole", la Mauritanie et le Sénégal vous fournissent un grand potentiel pour prouver le contraire. Des organismes pour la transparence financière ont été mis en place et la biodiversité marine en Mauritanie est parmi les plus étudiées dans le monde, permettant l’application des normes environnementales les plus strictes.

Par la planification de vos opérations avec soin et attention, en faisant bon usage des sciences écologiques, vous renforcez la capacité des gouvernements hôtes d'imposer des normes scientifiques de gestion environnementale à d'autres usages de la mer, telle que la pêche, par exemple.

En attendant, nous vous demandons le retrait de cette EIES et sa reprise selon les meilleures connaissances disponibles. Nous recommandons également aux gouvernements de s’abstenir d’examiner tout projet proposé dans ce cadre tant que les insuffisances de cette EIES ne sont pas corrigées.

Cordialement,

Dr Ana Ramos,
Scientifique principal à l'Institut espagnol d'océanographie à Vigo,
Une Radio crecer 50˗52, Faro
36390Vigo, Espagne
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Prof. Dr. Fran Ramil,
Professor de Zoology à l’Université de Vigo
Université de Vigo, Campus Lagoas˗Marcosende,
36310 Vigo, Spain
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MSc.Eva Garcia Isarch
Scientifique principal à l'Institut espagnol d'océanographie à Cadiz
Puerto Pesquero, Muelle de Levante, s/n,
11006 Cádiz, Spain
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MSc. Lourdes Fernández-Peralta
Scientifique principal à l'Institut espagnol d'océanographie à Malaga
Puerto Pesquero s/n
29640 Fuengirola, Spain
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Prof. Dr. André Freiwald,
Directeur de la Recherche Marine,
Institut Senckenberg
Südstrand 40,
26382 Wilhelmshaven, Allemagne
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Dr. Lydia Beuck,
GIS specialist Marine Research
Institut Senckenberg
Südstrand 40, 26382 Wilhelmshaven, Germany
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Dr.Kees Camphuysen
Expert en écosystèmes de pélagique et en écologie des oiseaux de mer
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Msc.Wim Mullié
Expert en éco-toxicologie marine
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Prof.Richard Steiner
Scientifique Marin, ancien Professeur à l’Université d’Alaska
Anchorage, Alaska, US.
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MSc. Sandra Kloff
Biologiste Marin et expert en science de sensibilisation
Alcaidesa, Spain
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cc: CEO BP Mr. Robert Dudley
BP Mauritania
BP Senegal
SMHPM
Petrosen
DEEC Ministère de l’Environnement- Sénégal
DCE Ministère de l’Environnement - Mauritanie

Rapport complet sur l’EIE concernée
Lettre traduite en français par Maïmouna Abdallahi SALECK

Source : Maïmouna Abdallahi SALECK

 

 

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennes

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennesAprès des années de tensions avec les garde-côtes mauritaniens, les pêcheurs du Sénégal peuvent à nouveau jeter leurs filets dans les eaux réputées très poissonneuses de leur voisin du nord, grâce à l'entrée en vigueur d'un accord négocié au plus haut niveau entre Dakar et Nouakchott.

"Avant, on pêchait illégalement dans les eaux mauritaniennes. On n'était pas rassurés et on prenait la fuite quand on apercevait une lampe de garde-côtes. L'accord nous a ramené la paix", explique à l'AFP Amadou Wade, capitaine sénégalais d'une pirogue de la ville frontalière de Saint-Louis (nord), en débarquant sa cargaison de sardinelles sur la plage des pêcheurs de la capitale mauritanienne, Nouakchott.

Les pêcheurs sénégalais sont confrontés depuis des années à une raréfaction de la ressource halieutique dans leur pays, due notamment à une surexploitation. Ils dépendent en partie des eaux de pays voisins, voire plus éloignés comme le Liberia.

A Saint-Louis, l'importante communauté de pêcheurs se tourne traditionnellement vers la Mauritanie. Mais, ces dernières années, les pêcheurs de l'ancienne capitale du Sénégal refusaient de faire immatriculer leurs embarcations en Mauritanie ou d'y débarquer une partie de leurs captures. Pour les autorités mauritaniennes, ce refus constituait du vol pur et simple.

- Pêcheur tué -

Le 29 janvier 2018, des garde-côtes mauritaniens avaient tiré sur une pirogue transportant neuf pêcheurs sénégalais, tuant un de ses jeunes occupants. A Saint-Louis, les pêcheurs avaient laissé éclater leur colère et s'en étaient pris à des boutiques tenues des Mauritaniens.

Deux ans et demi après la in de leur ier accord, Dakar et Nouakchott ont fini par régler leur différend mi-2018, sous l'égide du président sénégalais Macky Sall et de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour le Sénégal, le secteur de la pêche est un important pourvoyeur d'emplois, tandis que les Mauritaniens, à la faible tradition de pêche, n'ont pas la flotte nécessaire pour alimenter le marché local, alors que la consommation de poisson, autrefois marginale, entre de plus en plus dans les habitudes alimentaires.

Les deux pays avaient en outre tout intérêt à réchauffer leurs relations, à quelques années du début de l'exploitation en commun d'un important champ gazier off-shore situé à cheval sur leur frontière.

Avec la nouvelle convention, entrée en vigueur fin janvier, les pêcheurs sénégalais bénéficient désormais de 400 licences mauritaniennes et d'un quota annuel de 50.000 tonnes de poissons de pleine mer, dont les sardinelles, les chinchards, les ethmaloses et les anchois.

En échange, le Sénégal doit verser à la Mauritanie 15 euros pour chaque tonne de poisson pêchée, dont 10 euros dus par les pêcheurs et cinq euros par l'Etat du Sénégal.

Dakar a également accepté que les pirogues soient inspectées en Mauritanie avant de poursuivre leur route jusqu'à leur port d'attache et que 6% des captures soient réservées au marché mauritanien, où les prix n'avaient cessé de monter depuis 2015.

- Renégociation -

Côté mauritanien, le retour des pirogues sénégalaises est considéré comme une bénédiction par l'industrie du poisson.

"Les quantités vont augmenter, tout le monde va en bénéficier", estime Yeslem Ould Abdallahi, gérant d'un centre de traitement des poulpes, calmars et seiches à Nouakchott.

Selon lui, "le petit artisan qui traitait 50 kg par jour en aura 100 et les sociétés passeront d'une à deux ou trois tonnes". "L'Etat y gagnera également", grâce à l'augmentation des taxes à l'exportation.

"A Nouakchott, 52 sociétés qui étaient à l'arrêt ou ne tournaient qu'à 10 ou 20% de leur capacité vont passer à 80%", se réjouit un responsable de la Fédération des professionnels mauritaniens de la pêche (FPMP), Mohamed Yahya. Pour lui, le quota de 6% - 24 pirogues sur 400 - reste trop faible. Mais, selon l'accord, les armateurs mauritaniens pourront affréter des pirogues sénégalaises supplémentaires pour faire tourner les usines à plein régime.

Au Sénégal, des adversaires du président sortant Macky Sall à la présidentielle de dimanche lui ont reproché d'avoir lâché trop de lest. Parmi eux, l'ancien Premier ministre, Idrissa Seck, a plaidé pour des "quotas de pêche plus importants", tandis que le candidat du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, promet de "suspendre" les accords afin d'entamer une "renégociation", selon un proche conseiller.

Source : IZF (Burkina Faso)

 

Mauritanie : 12 millions de dollars pour un projet de fibres optiques

Mauritanie : 12 millions de dollars pour un projet de fibres optiquesLe président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz a donné ce mercredi le coup d’envoi des travaux pour la construction d’un réseau de fibres optiques pour les télécommunications en Mauritanie « boucle nationale ».

Il s’agit d’un projet financé à hauteur de 12 millions de dollars par la banque mondiale sous la supervision du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

La longueur de ce réseau de fibres optiques est de 1650 kilomètres et devra relier dans un premier temps Nouakchott-Akjoujt-Atar-Choum. Le second tronçon reliera les villes de Rosso, Boghé, Kaédi, Sélibaby et Kiffa alors que le troisième reliera les villes d’Aioun et Néma.

Le projet prévoit par ailleurs une boucle locale de 40 kilomètres à Nouakchott.

L’exécution des travaux porte sur le génie civil, la pose des fibres optiques, la construction des centres techniques, et l’acquisition et le montage des équipements de transmission et de contrôle. Au cours de la cérémonie de lancement des travaux, des explications ont été fournies sur les différentes étapes de la réalisation du projet, ses perspectives et son rôle dans la sécurisation de la connexion nationale sur l’ensemble des frontières du pays.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : la « 4G » se fait désirer

La « 4G » - nouvelle génération des standards téléphoniques en expansion à travers le monde, qui devrait être bientôt «dépassée » au profit de la « 5G » n’a pas encore la côte en Mauritanie, dont elle est absente du marché.  Pire, le chemin qui mène vers l’installation de  cette nouvelle technologie semble  obstrué par de nombreux obstacles.

La preuve, un appel d’offres de deux (2) licences  pour « la fourniture des services de communications mobiles de deuxième, troisième et quatrième génération (2G, 3G et 4G), lancé par l’Autorité de Régulation des Télécommunications  au mois d’octobre 2018, est resté infructueux.

Les trois (3)  opérateurs de téléphonie mobiles, MAURITEL  (filiale de Maroc Télécom), la Mauritano-Tunisienne des Télécommunications (MATTEL-association Tunisie Télécom à des capitaux privés mauritaniens) et CHINGUITEL (filiale de SUDATEL),  opérant  dans le pays n’ont pas présenté une offre susceptible de leur permettre de décrocher le marché.
Seule prétendante à s’être manifestée parmi les compagnies présentes sur le marché, MAURITEL,  la filiale de Maroc Télécom, national avec un parc de plus de 2 millions d’abonnés, 2500 kilomètres d’axes routiers couverts et un chiffre d’affaires annuel de près de 48 milliards de MRO,   aurait avancé une offre de 5 milliards de MRO.


A signaler que  l’Autorité de Régulation tablait initialement  sur une enveloppe de 20 milliards de MRO soit environ 470 millions d’euros, uniquement pour la 4 « G».
Par ailleurs, il faut signaler qu’au-delà du cercle des opérateurs présents sur le marché, aucun nouveau partenaire extérieur n’a présenté une offre susceptible  de permettre l’attribution du marché.


Un constat sur la base duquel l’Autorité  de Régulation a  relancé  la semaine dernière «l’appel pour l’attribution de licences en vue de l’établissement et de l’exploitation  de réseaux et services de communications  électroniques ouverts au public en Mauritanie » à la fois pour la 2 « G », la 3 »G» et la 4 »G ».


Parmi les obstacles et les contraintes à l’origine de l’absence d’engouement autour de la 4 « G », les spécialistes identifient la taille du  marché national, environ 3,5 millions d’abonnés pour trois (3) opérateurs de téléphonie mobile.

Du côté des usagers, on reste très sceptique du fait « de la  mauvaise qualité des services de la 2G et de la 3G, offerts par les opérateurs présents actuellement sur le marché,  qui n’augure rien de bon dans la perspective de la 4G ».


La 4G comporte de nombreux enjeux économiques et sociaux pour les pays africains.
En 2016, un rapport spécialisé estimait que « la contribution d’Internet au Produit Intérieur Brut (PIB) de l’Afrique devrait passer de 18 milliards de dollars aujourd’hui, à 300 milliards de dollars en 2025 » (MC Kinsey Global Institut (MGI).

Cheikh Sidya, correspondant à Nouakchott

Source : 360 Afrique

 

Plus de 7 millions de dollars du FIDA pour l’agriculture mauritanienne

Plus de 7 millions de dollars du FIDA pour l’agriculture mauritanienneLa Mauritanie a bénéficié d’un financement d’une valeur de 7.071.108 dollars US de la part du Fonds international du développement agricole (FIDA), a annoncé vendredi l’Agence mauritanienne d’information (AMI, publique).

Il s’agit du financement supplémentaire du projet de développement global des filières agricoles, a précisé l’AMI, ajoutant que l’accord portant sur ledit financement a été signé à Rome par le ministre mauritanien de l’Economie et des Finances, Moctar Ould Diay, et le directeur du FIDA pour l’Afrique de l’ouest et du centre, Alejandro Marty.

Le projet bénéficiaire qui avait déjà obtenu un financement antérieur de la même institution en 2017 vise à améliorer les revenus et la sécurité alimentaire des populations rurales les plus vulnérables.

Il profite de l’expertise du FIDA dans le domaine de la lutte contre la pauvreté conformément aux stratégies et politiques mauritaniennes en la matière, a souligné Ould Diay dans un mot pour l’occasion.

Le secteur agricole joue un rôle important dans l’économie mauritanienne et représente une source essentielle de subsistance pour un grand nombre de personnes dans ce pays.

Source : Apanews

 

Le FMI relance les pays du Maghreb pour accélérer leur intégration

Le FMI relance les pays du Maghreb pour accélérer leur intégration L’intégration économique du Maghreb : une source de croissance inexploitée. Tel est le titre d’un nouveau rapport du FMI, qui rappelle le manque à gagner de la non-intégration maghrébine et appelle les pays de la région à accélérer ce chantier pour le bien de leurs communautés, afin de gagner des points de croissance, mais aussi se prémunir contre les risques de tensions internationales.

Pas de doute. La non-intégration économique des pays du Maghreb leur fait perdre des points de croissance considérables. Un nouveau rapport du Fonds monétaire international (FMI) alerte sur ce manque à gagner et appelle les pays de la région à accélérer leur intégration.

«Une plus grande intégration au sein du Maghreb, parallèlement à des réformes structurelles plus larges, pourrait être une solution efficace pour relever le taux de croissance à moyen terme des pays concernés», souligne le rapport intitulé «L’intégration économique du Maghreb : une source de croissance inexploitée».

D’après les projections du FMI, la croissance annuelle moyenne sur la période 2018–2023 est de 4,1% au Maroc, 1,6% en Algérie, 3,9% en Libye, 3,4% en Tunisie et 5,5% en Mauritanie. «Ces taux de croissance pourraient être relevés en moyenne de 1 point de pourcentage si les pays du Maghreb s’ouvraient davantage, de 0,7 point s’ils renforçaient leur participation aux chaînes de valeur mondiales (CVM), de 0,6 point s’ils diversifiaient leur économie et de 0,2 point s’ils rehaussaient la qualité de leurs produits», indique l’institution de Bretton Woods.

Les rédacteurs du rapport estiment, par ailleurs, que ce vœu pieux d’intégration permettrait de réduire la pauvreté ainsi que les prix à la consommation, grâce notamment à la suppression ou la réduction des droits de douane sur les biens importés.

En termes d’échanges commerciaux intramaghrébins, le FMI souligne que certains pays du Maghreb sont plus complémentaires entre eux qu’avec leurs principaux partenaires à l’exportation. «Ces échanges pourraient être intensifiés pour un large éventail de catégories de produits.

Le Maroc jouit d’un avantage comparatif important sur la Tunisie dans une vaste gamme de groupes de produits, tels que les services de transport, les denrées alimentaires, les métaux et les produits chimiques, sur l’Algérie pour les minéraux et sur la Libye pour les métaux.

Cela laisse supposer que le Maroc pourrait potentiellement développer les exportations de ces produits vers chacun de ces pays. Dans le même temps, la Tunisie pourrait exporter davantage de minéraux vers l’Algérie, de légumes vers le Maroc et de bois vers la Mauritanie»
, détaille le rapport.

Cette complémentarité des échanges intramaghbérins laisse supposer, selon le FMI, que le Maroc est le pays le plus compétitif de la région et qu’il jouit d’un vaste potentiel pour augmenter ses exportations vers les autres pays du Maghreb, en plus de ses exportations actuelles vers le reste du monde.

Il peut ainsi accroître ses exportations d’au moins 36 produits vers l’Algérie, de 22 vers la Tunisie, de 10 vers la Mauritanie et de 8 vers la Libye. Pour y parvenir, les équipes du FMI formulent plusieurs recommandations.

«Pour récolter les fruits de la reprise mondiale et limiter les répercussions négatives des tensions commerciales internationales, les pays du Maghreb devraient collaborer sur le commerce dans la région et sur le système multilatéral plus vaste fondé sur des règles.

L’intégration au Maghreb des marchés des biens, des services, des capitaux et du travail au niveau institutionnel devrait aller de pair avec l’intégration de la population en investissant conjointement dans le capital humain et en reliant les personnes entre elles grâce aux infrastructures et aux initiatives citoyennes dans la région»
.

Ainsi, pour accentuer leur ouverture, les pays du Maghreb pourraient prendre des mesures supplémentaires de libéralisation des échanges et de l’investissement, à la fois unilatérales, régionales et multilatérales, ceci tout en mettant en place de nouvelles réformes de leurs régimes de politique commerciale.

Parallèlement, l’institution financière internationale recommande aux pays maghrébins de voir plus grand. «Pour mettre à profit les négociations, les pays du Maghreb devraient privilégier un accord économique régional de grande ampleur. Dans l’idéal, cet accord engloberait tous les éléments déjà pris en considération dans l’Union du Maghreb arabe, par exemple la libéralisation des échanges de biens et services et la libre circulation des capitaux et de la main-d’œuvre, et couvrirait aussi de nouveaux aspects», souligne le rapport.

Ces nouveaux éléments engloberaient donc des politiques de concurrence communes, un régime d’investissement et l’application des droits de propriété intellectuelle. «Une telle ampleur sur les plans vertical et horizontal placerait les pays du Maghreb en première ligne des tentatives de libéralisation en Afrique dans le contexte plus global de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA)».

Source : Le Matin (Maroc)