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La banque mondiale va investir 150 millions de dollars en Mauritanie

La banque mondiale va investir 150 millions de dollars en MauritanieSaharamédias - Le directeur des opérations à la banque mondiale chargé de la Mauritanie, Nathan Belete a déclaré que la banque mondiale prévoit d’investir 150 millions de dollars en Mauritanie au cours du premier trimestre de 2020, notamment dans le domaine de routes et les secteurs sociaux dans la wilaya de l’Assaba afin de développer les villes à fort potentiel de croissance.

Nathan Belete qui coiffe également le Sénégal, le Cap-Vert, la Gambie et la Guinée Bissau a ajouté qu’il a rencontré, lors de son séjour en Mauritanie un certain nombre de responsables gouvernementaux, ajoutant qu’il avait assuré le président Ghazouani l’appui de la banque mondiale afin qu’il puisse réaliser son programme notamment dans les domaines de la justice sociale, le développement du capital humain, la gouvernance économique et la promotion de l’investissement privé.

La Mauritanie et la banque mondiale ont signé le 25 juillet dernier à Washington un accord en vertu duquel l’institution financière mondiale consent un appui de 50 millions de dollars au budget mauritanien sous forme d’aide, un appui qui a doublé alors qu’il était prévu 25 millions de dollars seulement.

Cette augmentation est consécutive à l’adoption par la BM des réformes économiques et financières entreprises par l’ancien gouvernement mauritanien et qui ont été exposées lors de la réunion annuelle de la banque mondiale et le fonds monétaire international en avril dernier.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Mauritanie : Des populations en détresse par manque d’eau, les autorités ...

Mauritanie : Des populations en détresse par manque d’eau, les autorités ..... Curieusement, des habitants des villes de l’intérieur du pays notamment Nouadhibou, Atar, Tidjikdja, Akjoujt, Boghé, Rosso, Nouakchott vivent constamment dans une situation de manque d’eau qu’ils qualifient de cruelle.

Cette situation dénoncée par les populations au micro et devant les caméras de la télévision nationale semble appartenir à une époque lointaine et ses malheureux habitants constatent que les promesses faites tardent à se concrétiser, depuis le temps….

Des habitantes d’Atar à l’instar de leurs sœurs des autres villes ont vivement dénoncé le manque d’intérêt des autorités publiques et locales face à la situation dramatique qui caractérise le manque cruel en eau potable.

En matière d’alimentation en eau potable (AEP) les habitants ont déclaré qu’ils ne reçoivent l’eau qu’une heure par semaine et durant la saison de l’été, c’est pire encore puisque l’eau ne coule dans leurs robinets, qu’une seule fois par intervalles irréguliers variant de 3 à 15 jours, parfois.

A la question de savoir comment font alors les habitants d’Atar et de Boghé pour s’approvisionner en eau potable, ces derniers indiquent qu’ils ramènent de l’eau des puits ou de quelques bornes fontaines de très loin, à dos d’âne ou en voiture.

Ces habitants précisent qu’ils arrivent souvent à débourser une somme allant, jusqu’à 20 MRU pour un bidon de 20l pour satisfaire leurs besoins en eau. La mauvaise qualité de l’eau et sa salinité ont été l’objet des critiques de la part des femmes à Atar et Tidjikja.

L’autre gros problème particulier qui caractérise cette situation, à l’instar des autres villes est certainement l’absence totale d’un réseau d’assainissement pour assurer un minimum d’hygiène aux habitants. D’autre part, les habitants se plaignent aussi de l’absence de réseau d’évacuation des eaux pluviales. Face à ce désastre, deux mois sans une goutte d’eau, on nous amène des factures à payer, renchérit un habitant d’Akjoujt.

Non loin de lui, un vieil homme, atteste que les citernes de la société pour alimenter la ville en eau, ont été récupérés par la mairie.

Où sont passés les importantes sommes investies dans les projets d’approvisionnement des villes en eau potable, s’interrogent ces protestataires ?

En face de notre confrère d’EL Mouritaniya qui animé l’émission, ce vendredi 20 Septembre, en début d’après-midi, Mohamed Vall Ould Mohamedou, technicien à la SNDE, chargé de la situation de l’intérieur a déclaré que ces villes seront dotées de réseaux AEP et d’assainissement et que des dispositions seront prises en ce sens. Pour se faire, c’est un projet hydraulique qui sera inscrit dans le plan de développement très large.

Quant à Monsieur Bah Vall Ould Mahfoudh, coordinateur du projet Aftout Es Sahili a précisé que le réseau a connu une grande extension et que la société fait à des disparités très importantes sur à Nouakchott qui a connu ses dernières des extensions surtout les quartiers Tarhil.

Ensuite, il a signalé que la situation sera prise en compte et d’ailleurs des études sont en cours pour l’approvisionnement de toutes les villes du pays en eau potable et dans un futur proche, l’Etat va mettre fin aux bornes fontaines publiques et aux anciennes méthodes de distribution et de vente d’eau aux populations.

Les autorités…

Pour résoudre cette situation, la ministre de l’hydraulique et de l’assainissement, Mme Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, a insisté sur la nécessité de la bonne préparation du projet d’eau potable et de l’assainissement dont le financement est prévu en collaboration avec la Banque mondiale.

Au ministère à Nouakchott, avec une mission de la Banque mondiale et toutes les directions et services concernés par la préparation et la mise en œuvre de ce projet au niveau du département, la ministre a insisté sur l’accompagnement et l’accélération du rythme des travaux eu égard à l’importance de ses retombées positives pour les citoyens dans les deux Hodhs, de l’Assaba, du Gorgol et du Guidimagha.

Ce projet dit-elle, va permettre la réalisation et l’aménagement d’environ 200 réseaux d’eau potable les régions citées en plus de l’apport d’un appui institutionnel au département de l’hydraulique et de l’assainissement visant à renforcer les opérations de prospection et de gestion des ressources hydrauliques souterraines.

Alors que faire pour les autres villes?

Par R. FALL
Source : Tawary (Mauritanie)

 

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BAD

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BADLe360 Afrique - Institution financière multinationale de développement, dont l’objectif est de contribuer aux progrès et à l’émergence des Etats, la Banque africaine de développement (BAD), entend pleinement participer aux actions de stabilisation du Sahel par la réalisation d’actions concrètes dans le domaine de l’économie.

Ainsi, la BAD dont Abidjan (Côte d’Ivoire) abrite le siège, va contribuer à la réalisation des projets du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel à hauteur de 267 millions de dollars.

Une révélation faite par le Directeur Général du Bureau Régional Développement et Prestations Services pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Ce responsable régional s’exprimait dans le cadre d’une réunion de suivi des annonces du «Groupe de Nouakchott» visant à faire le point sur la mobilisation des ressources suite aux engagements en faveur des projets du PIP.

Nouakchott a abrité une réunion entre le G5 Sahel et ses partenaires, axée sur le financement du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel, le 6 décembre 2018. Une rencontre à l’issue de laquelle les différents partenaires ont annoncé des contributions à hauteur de 2,4 milliards d’euros.

Le PIP du G5 Sahel repose sur 4 axes stratégiques: Défense et Sécurité, Gouvernance, Infrastructures, Résilience et Développement.

La BAD est favorable à une approche régionale de mobilisation des partenaires et une synergie visant une bonne répartition des investissements.

Ainsi les projets financés par l’institution panafricaine dans l’espace du G5 Sahel concernent, selon Mohamed El Azizi, les axes stratégiques résilience et développement, et les infrastructures. Il s’agit, pour le Burkina Faso, d’un projet de renforcement à la résilience face à l’insécurité alimentaire, le projet "Désert To Power", un programme de restauration des terres dégradées pour la stabilisation des populations rurales dans leur territoire.

Au Mali «les actions portent sur un programme intégré de développement pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin du fleuve Niger (un projet régional partagé avec le Niger), le projet régional Désert To Power/Mali.

En Mauritanie, un projet d’appui à la transformation agricole dans la vallée du fleuve Sénégal, qui va contribuer à la sécurité alimentaire, fixer les populations dans leur territoire et créer plusieurs centaines d’emplois permanents».

Il y a également un projet de financement du secteur de l’élevage au Tchad.

La BAD est à l’origine d’une série de grandes initiatives panafricaines dans le domaine du développement au cours des dernières années, à l’image du projet «Désert To Power» annoncé le week-end dernier à l’issue d’un sommet des chefs d’états du G5 Sahel, tenu à Ouagadougou, le week-end dernier.

Le G5 Sahel est une organisation sous-régionale dédiée à la lutte contre le terrorisme et à la coordination des efforts de développement, dont les pays membres sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

La Mauritanie veut développer la filière des dattes

La Mauritanie veut développer la filière des dattesRFI Afrique - En Mauritanie, la production de dattes est l’un des principaux secteurs de l’économie. Dans ce pays désertique où la sécheresse est une réalité, l’État a décidé d’investir dans des infrastructures et dans la recherche, afin d’en faire un pôle d’excellence.

Vallée de Mhaïreth, dans l’Adrar. Encaissée dans un canyon, c’est la seule touche de vert dans ce paysagé de pierre et de sable. Longue de 8 km, elle permet d’assurer la subsistance de milliers de familles qui cueillent les dattes puis les revendent sur les marchés de la région. Mais cette année, l’absence de pluie a fait baisser la production. Salem est en train de trier sa récolte de la journée.

« Cette année pour l’instant, il n’a pas encore assez plu, explique-t-il. Vous voyez ici, nous n’avons pas de problème avec l’avancée du désert, puisque nous y sommes déjà. Mais les nappes phréatiques sont importantes et cette année, elles sont vraiment basses et s’il ne pleut plus, on va devoir partir. »

Le projet Oasis pour améliorer la production

La production baisse, mais dans tout le pays et particulièrement dans l’Adrar, l’État a développé le projet Oasis pour améliorer la production. Un barrage a déjà été construit, deux autres sont en attente de financement.

« Dans toute la région, il y a une diminution de l’eau, mais cela varie entre les départements,déclareCheikh Mohamed Moustapha, le responsable du projet Oasis.Atar est vraiment infesté. Dans les autres départements, cela peut aller. Cette année, il y a un dessèchement parce que les puits sont taris depuis février. »

Un laboratoire construit à Atar

Pour pallier ce manque d’eau et améliorer le rendement des palmiers, un laboratoire a été construit à Atar, la capitale régionale. « Ici on stocke les nouvelles cultures », explique un employé du laboratoire. Sélection de semences, culture in vitro, lutte contre les nuisibles...

Mohamed Vall, chercheur dans ce laboratoire, a de grandes ambitions pour la datte mauritanienne. « C’est un laboratoire qui est devenu régional. Du point de vue des équipements, c’est un laboratoire extraordinaire. »

Un vœu encore pieux et qui demandera du temps avant d’être totalement efficace. D’ores et déjà, la production de 2019 est en deçà de l’année passée.

Par Edouard Dropsy

Source : RFI Afrique




 

 

La Mauritanie compte sur la BAD pour faire décoller son agriculture, dit le ministre du développement rural

La Mauritanie compte sur la BAD pour faire décoller son agriculture, dit le ministre du développement ruralEssahraa - Le ministre du développement rural, M. Dy Ould Zein a souligné que la Banque Africaine de Développement (BAD) est un partenaire stratégique de la Mauritanie sur lequel elle compte beaucoup pour concrétiser les aspirations du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani visant faire décoller le secteur agropastoral dans notre pays.

Le ministre a fait cette déclaration au cours d’une réunion tenue lundi à Nouakchott avec une délégation de haut niveau de cette institution financière conduite par M. Mohamed El Azizi, son directeur général chargé de l’agriculture en Afrique du Nord.

Le ministre a réaffirmé l’importance que revêt la priorité dont doivent bénéficier les franges les plus pauvres en milieu rural dans les programmes et projets financés par la BAD dans notre pays.

Pour sa part, le directeur général de la BAD a exprimé la disponibilité de son institution à accompagner les efforts du gouvernement mauritanien pour provoquer l’essor du secteur agricole y compris ses filières irriguée et pluviale et à moderniser les méthodes d’élevage.

La réunion s’est déroulée en présence de M. Abdallahi Baba Ziyad, directeur de la coopération et des stratégies du ministère et de M. Sidi Ould Ismail, coordinateur du projet d’appui à la transformation agricole en Mauritanie.

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : Kinross veut investir 150 millions $ pour améliorer la production de la mine Tasiast

Mauritanie : Kinross veut investir 150 millions $ pour améliorer la production de la mine Tasiast Agence Ecofin - La compagnie minière Kinross Gold a publié dimanche, les résultats de l’étude de faisabilité d’un projet visant à augmenter à 24 000 tonnes par jour, la capacité de traitement de sa mine d’or Tasiast, en Mauritanie. L’étude a montré qu’il faudra 150 millions $ de capital pour réaliser le projet, qui permettra d’améliorer la production et réduire les coûts opérationnels.

Selon les détails fournis par la société, avec une capacité de traitement de 24 000 tonnes/jour, la production annuelle moyenne de la mine devrait dépasser les 500 000 onces. Le projet, dont le démarrage est prévu pour 2021, devrait permettre d’étendre la durée de vie de Tasiast de 4 ans, soit jusqu’en 2033. Entre 2020 et 2033, la mine produira environ 6,2 millions d’onces.

« Nous sommes bien positionnés pour mener à bien ce projet Tasiast 24k (le nom du projet, NDLR). Nous avons d’importantes liquidités, l’extension des opérations de Tasiast continue de dépasser les attentes en matière de performance et nous avons tous les permis pour le projet », a commenté le PDG de Kinross, Paul Rollinson.

Cotée à la bourse de Toronto, Kinross Gold est une compagnie minière canadienne possédant des mines et projets miniers aux Etats-Unis, au Brésil, en Russie, en Mauritanie, au Chili et au Ghana.

Louis-Nino Kansoun
Source : Agence Ecofin

 

 

Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie saoudite

Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie saoudite France24 - Les cours du pétrole ont grimpé de 10 %, lundi matin en Asie, deux jours après les attaques contre deux installations pétrolières stratégiques saoudiennes par les rebelles yéménites houthis. La tension monte dans le Golfe.

Les cours du pétrole s'envolent, lundi 16 septembre, deux jours après les attaques de drones contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production.

Le Brent de mer du Nord a grimpé de 10,08 % à 66,29 dollars le baril après avoir gagné jusqu'à 19,5 %, un niveau sans précédent depuis la guerre du Golfe en 1991, à 71,95 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est en hausse de 8,97 % à 59,77 dollars après avoir pris jusqu'à 15,5 %, sa plus forte hausse journalière depuis le 22 juin 1998.

L'Arabie saoudite est le plus gros exportateur mondial de pétrole et les attaques contre deux installations stratégiques de la compagnie Aramco ont réduit la production de 5,7 millions de barils par jour, soit l'équivalent de 5 % de la consommation quotidienne mondiale.

Aramco n'a pas fourni de calendrier de retour à la normale, se contentant de déclarer dimanche qu'elle ferait dans environ 48 heures un nouvel état des lieux. Une source au fait de la situation a dit à Reuters qu'un retour à la normale de la production de pétrole saoudienne devrait prendre "des semaines plutôt que des jours".

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l'Arabie saoudite, le PDG d'Aramco, Amin Nasser, a déclaré que "des travaux" étaient "en cours" pour rétablir la production.

Le prince saoudien Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l'Énergie, a assuré qu'une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks.

Les États-Unis prêts à riposter

Sur le plan diplomatique, les États-Unis, alliés stratégiques du royaume wahhabite, se sont déclarés "prêts à riposter" aux attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Riyad.

"L'approvisionnement en pétrole de l'Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir !", a tweeté dimanche Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a quant à lui accusé l'Iran d'avoir "lancé une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial".

De son côté, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l'Iran chiite, a assuré que Riyad était "disposé et capable" de réagir à cette "agression terroriste".

L'envoyé de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths s'est déclaré "extrêmement préoccupé" par les attaques, également condamnées par les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït.

La France a de son côté condamné des attaques qui ne peuvent "qu'aggraver les tensions et les risques de conflit dans la région" et assuré l'Arabie saoudite de sa "pleine solidarité", sans pour autant désigner de coupable.

Des ministres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l'attaque. Il n'était pas clair si l'Iran était présent à la réunion de l'OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à "la retenue pour prévenir toute escalade", selon son porte-parole.

L'Iran réfute les accusations américaines

Pointé du doigt, l'Iran a qualifié dimanche d'"insensées" les accusations du secrétaire d'État américain Mike Pompeo tenant la République islamique pour responsable de l’attaque de drones.

"Des accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi. Selon lui, ces remarques sont destinées à "écorner la réputation d'un pays afin de créer un cadre pour de futures actions contre lui".

Faisant référence à la politique de "pression maximale" menée par les États-Unis contre l'Iran, il a estimé dans un communiqué transmis à la presse que Washington avait "apparemment transformé (celle-ci en politique de) ‘mensonge maximum’ du fait de ses échecs".

"Si nous voulons qu'il y ait une réelle sécurité dans la région, la solution est de faire cesser l'agression américaine", a déclaré le président iranien Hassan Rohani.

Les tensions entre les deux pays sont exacerbées depuis que les États-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, avant de rétablir des sanctions économiques contre Téhéran.

La situation a menacé de tourner à l'affrontement militaire direct en juin, après que la République islamique eut abattu un drone américain. Selon Téhéran, l'appareil avait violé l'espace aérien iranien, ce que Washington dément.

Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, a pour sa part estimé dimanche que les tensions actuelles, "avec des forces qui se font face sur le terrain", pouvaient contribuer au déclenchement d'un conflit armé, selon l'agence Tasnim, proche des ultraconservateurs.

Le général de brigade a ajouté que l'Iran était "toujours préparé pour une guerre totale". Mais "ni nous, ni les Américains ne voulons une guerre", a-t-il dit, reprenant le discours officiel iranien.

Avec AFP et Reuters
Source : France24

 

 

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNL

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNLLa Tribune Afrique - Le Sénégal s’est doté d’une centrale flottante génératrice d’énergie à base de GNL couvrant près d’un sixième de ses besoins. L’ouvrage est un composant du projet d’exploitation pétrolière Grand Tortue Ahméyim (GTA) et une nouvelle étape dans son plan de développement d'un mix énergétique.

Le Sénégal expérimente la génération d'électricité à base de gaz naturel liquéfié (GNL). Dès octobre 2019, le navire turc de production d'électricité Ayşegül Sultan, qui a déjà pris la direction des eaux sénégalaises, devrait y produire 235 MW. Ces volumes couvrent 15 % des besoins en énergie de ce pays d'Afrique de l'Ouest d'environ 16 millions d'habitants.

La centrale flottante du navire de la société turque Karpower, filiale du producteur d'énergie Karadeniz Holding, est le premier projet de génération d'électricité à partir de GNL en Afrique, a annoncé le groupe dans un communiqué le dimanche dernier.

Sur une période transitoire de six mois, la production se fera à base de carburant de transition. La génération d'électricité au Sénégal à partir du GN devrait débuter au cours du deuxième semestre de l'année 2020, avec du GNL importé.

Le gaz sénégalais pour faire du GNL

Le projet s'inscrit dans le cadre de l'exploitation gazière offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), un gisement à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie qui devrait entrer en production au cours de la période 2022-2023. Le GNL sera importé jusqu'au démarrage de la production locale de gaz.

«Le GNL est une composante de GTA. Le projet a fait l'objet d'une étude d'impact qui a permis d'appréhender les implications potentielles et de préconiser des mesures encadrant toutes les phases de sa production», explique Sanou Dakono, juriste, environnementaliste à la Division des évaluations d'impact sur l'environnement du ministère de l'Environnement et du développement durable au Sénégal.

Avant le projet l'Ayşegül Sultan, la société turque Karpowership -présente au Ghana- a annoncé sa prochaine implantation au Mozambique et lorgne des pays comme la Guinée-Bissau, la Gambie, le Soudan, la Sierra Leone ou encore la Zambie. Leader dans son domaine d'activités, la compagnie turque est présente dans 10 pays et exploite 22 centrales électriques.

Vers un mix énergétique au Sénégal

L'énergie générée par le GNL devrait aider le Sénégal à accélérer la couverture de ses besoins énergétiques. En 2016, la Banque mondiale a estimé que 65% des Sénégalais avaient accès à l'électricité, faisant du pays un leader régional en matière d'électrification.

La demande en hausse combinée à la capacité de production limitée des infrastructures avait conduit à des coupures intempestives d'électricité -due à cette hausse de la demande- qui deviendront moins fréquentes à partir de 2012.

Le pays a misé -sous la houlette de la Société nationale d'électricité (Senelec)- sur le Plan stratégique de la Senelec à l'horizon 2020, baptisé Yessal. ("rénover", "transformer", "reconstruire", dans la langue locale).

Au Sénégal, la Société africaine de raffinage (SAR) assure l'approvisionnement du marché domestique sénégalais en hydrocarbures. Le projet de la centrale énergétique flottante à partir du GNL s'inscrit dans un vaste programme dans lequel le pays compte associer les énergies fossiles aux renouvelables pour couvrir sa demande intérieure en énergie et exporter dans la sous-région.

Le Sénégal projette de construire une deuxième raffinerie, une centrale en charbon et totalisait début 2018 près de quatre centrales photovoltaïques d'une capacité de 102 MW.

Source : La Tribune Afrique

 

 

Mauritanie : sur ordre du ministère, arrêt de la construction d’une usine pour l’extraction de l’or

Mauritanie : sur ordre du ministère, arrêt de la construction d’une usine pour l’extraction de l’orSaharamédias - La société « KINZ pour l’industrialisation » a annoncé mercredi l’arrêt de la construction de son usine se trouvant à 14 kilomètres de Chami, après avoir reçu une demande du ministère des mines.

La société qui s’est déclarée confiante quant à la décision du ministère a confirmé l’arrêt des travaux jusqu’à nouvel Ordre, réaffirmant cependant son respect de toutes les lois et les règles en vigueur pour la construction de leur usine qui répond aux normes internationales.

Pour la société les accusations portées contre cette usine ne sont que des propos sans fondement véhiculés par certaines parties concurrentes, qui manquent de professionnalisme, réaffirmant le respect de l’environnement.

La société s’attend à ce que le ministère concerné lui donne raison et lui permette de construire son usine, une nécessité, selon elle pour créer un équilibre environnemental et limitatif des dégâts causés par l’activité de l’industrialisation traditionnelle pratiquée par 50.000 citoyens.

La moughata de Chami avait été le théâtre la semaine dernière d’importantes manifestations des populations contre la construction de cette usine qui utiliserait, selon elles, des produits toxiques pour l’extraction de l’or.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)