Sun09232018

Last update11:04:55 AM GMT

Back Santé

Santé

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricoles

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricolesBAD - Cette alliance stratégique va aider à mobiliser des fonds et à renforcer la sécurité alimentaire, l’agriculture durable et le développement rural. La Banque africaine de développement et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont engagées, lundi 27 août 2018, à intensifier leurs efforts communs pour mobiliser les investissements en faveur du secteur agricole en Afrique, pour éradiquer la faim et la malnutrition et œuvrer à la prospérité sur le continent.

La Banque africaine de développement et la FAO vont ainsi mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir des activités communes. Plus précisément, cette nouvelle alliance stratégique vise à améliorer la qualité et l’impact des investissements dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la protection sociale, de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et du développement rural.

Cet accord, signé par le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina et le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, au siège de la FAO à Rome, s’inscrit dans le cadre d’une collaboration de longue date entre les deux organisations.

« La FAO et la Banque renforcent et élargissent leur partenariat pour aider les pays africains à atteindre les Objectifs de développement durable. Tirer le meilleur parti possible des investissements dans l’agriculture, notamment ceux du secteur privé, est essentiel pour sortir des millions de personnes de la faim et de la pauvreté en Afrique ainsi que pour garantir une production alimentaire suffisante et créer assez d’emplois dans les zones rurales pour la population croissante du continent », a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

La FAO est une agence spécialisée des Nations unies, qui agit au niveau mondial pour vaincre la faim.

« La signature de cet accord complémentaire marque un tournant dans les relations entre la Banque africaine de développement et la FAO », a indiqué le président Adesina, ajoutant : « Il témoigne de notre engagement commun à accélérer l’exécution de programmes de grande qualité et à accroître les investissements dans les partenariats public-privé dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à atteindre l’objectif de transformer les activités agricoles en entreprises, tel qu’exprimé dans la stratégie “Nourrir l’Afrique” de la Banque. »

Lancée en 2015, la stratégie Nourrir l’Afrique de la Banque, entend porter les investissements dans l’agriculture africaine à 24 milliards de dollars sur une période de dix ans. Objectif : améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions pour garantir un développement harmonieux des chaînes de valeur agricoles et l’efficacité des technologies mises à la disposition de plusieurs millions d’agriculteurs.

Un programme d’action

Ce partenariat renforcé entre la Banque africaine de développement et la FAO prévoit un programme d’action concerté débouchant sur un ensemble de résultats, notamment des opérations d’investissements mieux ciblées de la Banque ; l’accroissement des investissements dans les partenariats public-privé ; un climat plus favorable aux investissements et une meilleure performance du portefeuille ; et des activités de sensibilisation ainsi qu’une mobilisation commune des ressources.

L’assistance technique de la FAO couvrira des domaines tels que l’intensification et la diversification d’activités agricoles durables, le développement à plus grande échelle des innovations dans les chaînes de valeur, l’implication des jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente adaptée au changement climatique, la croissance bleue et l’économie bleue, la sécurité alimentaire et la nutrition, la filière agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion soutenue des investissements privés, la résilience et la gestion des risques ainsi que le renforcement des capacités des États en transition.

Ce programme de collaboration va être mis en place grâce à un apport financier initial des deux institutions qui pourrait s’élever jusqu’à 15 millions de dollars.

Entre autres activités communes de sensibilisation et de conseil en matière de politiques, figurent la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et des Principes pour un investissements responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, qu’a approuvés le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la Banque africaine de développement et la FAO remonte à 1968. Depuis, la FAO a apporté une assistance technique dans l’élaboration de 161 projets financés par la Banque, évalués à plus de 3,7 milliards de dollars au total – ce qui représente 21 % environ du soutien de la Banque au secteur agricole.

Plus récemment, la collaboration entre les deux institutions a porté, entre autres, sur une aide à l’élaboration de projets en Tanzanie et en Guinée équatoriale ; sur une assistance technique pour le développement de programmes d’économie bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde ; sur des études de faisabilité concernant des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire ; et sur une participation à l’initiative African Leaders for Nutrition.

La Banque et la FAO ont également participé à une série d’échanges menés à l’échelle du continent sur la réduction des pertes post-récolte et sur l’initiative de la Grande muraille verte du Sahara et du Sahel.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 37 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

Pour plus d’informations : www.afdb.org

À propos de la FAO

La FAO agit au niveau mondial pour vaincre la faim. Elle aide les pays à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques et à assurer une bonne nutrition pour tous. La FAO accorde une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 % des populations pauvres et sous-alimentées de la planète.

Pour plus d’informations, accédez à www.fao.org ou suivez la FAO sur Twitter @FAO, @FAOnews

Source : BAD

 

Le Qatar investit 15 milliards de dollars en Turquie

mediaL'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a promis ce mercredi 15 août, à l'issue d'une rencontre à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, que son pays fournirait 15 milliards de dollars d'investissements à la Turquie. Cette annonce intervient dans un contexte d'effondrement de la monnaie turque sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis.

Le Qatar n'a pas oublié l'importante aide que lui avait apportée la Turquie l'an dernier. A l'époque l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu tout lien diplomatique avec Doha qu'ils accusaient de soutenir le terrorisme et d'entretenir des relations trop proche avec l'Iran.

Le richissime émirat gazier s'est retrouvé totalement isolé dans la région. Cette crise diplomatique avait considérablement rapproché la Turquie et le Qatar qui vole désormais au secours de son allié.

La promesse d'investir 15 milliards de dollars, principalement dans le secteur bancaire, vise à empêcher une crise économique d'envergure, mais aussi à apaiser les craintes de nombreux investisseurs qatariens qui disposent en Turquie de pas moins de 20 milliards de dollars d'investissements.

Ankara est aussi l'un des principaux exportateurs vers l'émirat. L'élan de solidarité est aussi venu des Qatariens qui ont converti leurs riyals en livres pour soutenir la monnaie turque.

Après la décision du président américain Donald Trump de doubler les droits de douane sur l'aluminium et l'acier turcs, la livre turque a subi une forte dévaluation, de l'ordre de 40%.

Source : RFI

 

Ould Oudaa supervise la signature du compromis qui met fin à la grève des dockers

Ould Oudaa supervise la signature du compromis qui met fin à la grève des dockers (Source) Le ministre mauritanien de l’Équipement et des transports, M. Mohamed Abdallahi Ould Oudaa a supervisé, ce samedi 4 août, à Nouakchott, la signature d’un compromis qui met fin à la grève des dockers en service au port autonome de Nouakchott dit port de l’Amitié, selon le site Aghchorguitt qui rapporte l’info.

Le commun accord a été signé par le délégué du syndicat auquel sont affilés les dockers et le représentant du patronat mauritanien, précise la source. Le compris est le résultat des bouillantes négociations entamées, le vendredi dernier, entre les différentes parties.

Elles se sont déroulées en présence du président du patronat mauritanien et des secrétaires généraux du ministère de l’Équipement, de la commission technique chargée du dossier et l’inspecteur régional du travail au niveau de la capitale, précise la source précitée.

Nous signalons que les dockers avaient déclenché une grève depuis le lundi 23 juillet dernier.

En voulant exprimer leur colère dans les rues de la capitale, des heurts ont éclaté entre manifestants et la force mixte qui regroupe la police anti-émeute et les unités de la garde nationale réunies au sein du Groupement du maintien d’ordre et de combat (GEMOC).

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à Bissau

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à BissauNotre compatriote Amadou Oumar Ba a été nommé représentant résident de la Banque mondiale en Guinée-Bissau. M. Ba, spécialiste agricole principal, a rejoint la Banque mondiale en 2001 à Nouakchott.

Auparavant, il a occupé divers postes au sein de la GTZ, l'agence de coopération allemande devenue GIZ, le ministère mauritanien du développement rural, où il a géré différents départements et programmes. Il a également été représentant résident de l’ONG internationale OXFAM GB en Mauritanie.

M. Ba a travaillé au bureau de la Banque en Mauritanie, puis dans différents pays d'Afrique de l'Ouest, avant de rejoindre le siège à Washington en 2006. Depuis 2009, Amadou Oumar Ba était basé à Kinshasa et Brazzaville, en charge du portefeuille «Agriculture pour la RDC, la République du Congo et la République centrafricaine ».

Il est titulaire d'une maîtrise en agriculture de l'Université de Kassel en Allemagne. Sa nomination entrera en vigueur ce 1er août 2018.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

L’Assemblée nationale adopte deux projets de lois portant sur système national de paiement et la règlementation des institutions de crédit

L’Assemblée nationale adopte deux projets de lois portant sur système national de paiement et la règlementation des institutions de créditL’Assemblée nationale a adopté mardi au cours d’une séance plénière présidée par le député Mohamed Yahya Ould Kherchy, vice- président de cette chambre deux projets de lois portant sur système national de paiement et la règlementation des institutions de crédit.

Le Gouvernement était représenté à cette plénière par M. Moctar Ould Diay, ministre de l’Economie et des finances, qui a précisé que les perspectives prometteuses de notre pays auront pour conséquence des émissions en ouguiyas importantes à injecter dans une économie caractérisée par l’utilisation massive des espèces et le traitement manuel de payement. La détermination du rythme des flux monétaires et de la demande globale de monnaie dans l’économie serait de plus en plus difficile.

Le ministre a ajouté que conscient de cette menace, le gouvernement a fait de la mise en place d’un système national de paiement efficace, fiable et sécurisé l’une de ses priorités ce qui aurait pour effet notamment d’améliorer et d’élargir les infrastructures de paiement des petits montants favorisant l’inclusion financière ; de développer un système de payement de gros montants axé d’abord sur les besoins des marchés et sur l’expansion des paiements interbancaires urgents.

A cela s’ajoute la maitrise des risques liés aux infrastructures de paiement et le renforcement de l’interopérabilité et de la résilience des infrastructures financières.

Le ministre a ajouté que pour plus d’efficacité et de flexibilité, le présent projet s’inspire des standards internationaux en la matière et tient compte des spécificités locales tout en se limitant aux principes fondamentaux dont les plus importants sont d’abord l’obligation d’autorisation préalable des opérateurs des systèmes ; la coopération des parties concernées par les systèmes ; l’irrévocabilité des ordres; l’efficacité des garanties; l’autonomisation et la dématérialisation des titres ; la centralisation de l’enregistrement et de la livraison des titres et la précision des rôles et missions de la Banque Centrale.

Concernant le second projet de loi, portant sur la règlementation des institutions de crédit, le ministre a estimé que les nouveaux risques engendrés par l’évolution ces dernières années de l’exercice de l’activité bancaire et financière, a conduit la majorité des pays à revoir et à adapter leur dispositif législatif. L’objectif principal des réformes entreprises est de doter les autorités de supervision concernées des moyens juridiques nécessaires à leurs missions et d’instaurer les dispositifs de prévention et de traitement des difficultés des établissements de crédit.

Dans ce cadre, poursuit le ministre, il était devenu nécessaire de réviser l’ordonnance N° 020-2007 portant règlementation des établissements de crédit afin de permettre à notre dispositif législatif et règlementaire de converger vers les meilleures pratiques internationales en la matière.

Il a expliqué que le présent projet de loi propose des dispositions nouvelles dont notamment :

- la clarification des conditions d’octroi de l’agrément et l’exigence de critères additionnels ayant trait notamment à la capacité de l’établissement de satisfaire les exigences de prudence requises et à adopter une gestion saine et prudente ;

- le renforcement du processus d’agrément ;

- l’élargissement de l’exercice des activités de gestion des moyens de paiement à de nouveaux opérateurs par la consécration du statut d’établissement de paiement ;

- la consécration du statut intermédiaire d’établissement de crédit :

- l’instauration d’un cadre légal spécifique régissant la finance islamique dans le but de la mobilisation de l’épargne et de l’inclusion financière ;

- La mise en place d’un cadre légal de protection des consommateurs des services bancaires et financiers.

Les députés ont, dans leurs interventions, apprécié le projet de loi et souligné l’importance des réformes entreprises pour promouvoir le secteur bancaire et les autres institutions de crédit, réaffirmant la nécessité pour le gouvernement de déployer davantage d’efforts pour garantir la réalisation des objectifs qu’il s’est fixés en matière de réformes afin de mettre un terme à l’anarchie qui prévaut dans le secteur et pour que les lois adoptées ne demeurent pas sans rapport avec la réalité sur le terrain.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie : Vers la ratification de l’accord d’exploitation de gaz avec le Sénégal

Mauritanie : Vers la ratification de l’accord d’exploitation de gaz avec le Sénégal Le gouvernement mauritanien a approuvé jeudi un projet de loi autorisant la ratification de l’accord d’exploitation commune du champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim, sur la frontière des deux pays.

Le projet de loi a pour objet la finalisation de la procédure de ratification de l'Accord de Coopération Inter-états (ACI) entre la Mauritanie et le Sénégal portant sur le développement et l'exploitation conjoints du champ Grand Tortue/Ahmeyim(Champ GTA), signé à Nouakchott le 09 février 2018.

Selon le gouvernement mauritanien, « cet accord confirme la volonté commune des gouvernements des deux pays de promouvoir leur coopération bilatérale dans le domaine des hydrocarbures bruts à travers l'autorisation du développement et de l'exploitation conjoints des réservoirs du Champ GTA».

Le champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) est situé à 5 200 m de profondeur. Il devra être le plus grand gisement de gaz en Afrique de l’Ouest avec des réserves estimées à 450 milliards de mètres cubes.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Pétrole et gaz : prospection de la société Shell dans les eaux mauritaniennes

Pétrole et gaz : prospection de la société Shell dans les eaux mauritaniennes Le gouvernement mauritanien a signé lundi un nouvel accord qui permettrait à la société internationale Shell de prospecter pour le pétrole et le gaz dans les eaux mauritaniennes, notamment les blocs « C 19 et C 20 ».

Le nouvel accord signé entre les deux parties qui porte sur deux contrats d’exploitation-production a été signé, côté mauritanien par le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed O. Abdel Vetah et pour la société Shell par Andrew Brown, directeur exécutif de la société.

En vertu de l’accord signé la société Shell bénéficiera de 90% de toute découverte, les 10% restants iront à la société mauritanienne des hydrocarbures qui représente la société mauritanienne.

Les deux parties ont également signé une lettre d’entente et un projet commun pour la prospection et l’étude de nouvelles voies destinées à satisfaire les besoins du pays en énergie locale.

Les deux blocs concernés par cet accord se situent en face des côtes mauritaniennes dans une profondeur située entre 20 et 2000 mètres et une superficie totale de près de 266.775 kilomètres carrés.

S’exprimant à cette occasion le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines a dit que l’entrée d’un Major pétrolier dans l’offshore mauritanien en moins de deux ans à côté d’Exxon Mobil, BP et Total, la Mauritanie confirme à nouveau sa position en tant que destination privilégiée pour les grands investissements dans les projets économiques long terme en offrant un cadre légal attractif dans un environnement marqué par la sécurité et un climat d’affaires compétitif et stable.

Intervenant pour sa part Andrew Brown a salué les conditions d’investissement en Mauritanie ainsi que la sécurité et la stabilité dans le pays, soulignant l’importance de renforcer les capacités locales dans les domaines de l’énergie et du pétrole.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

BCM: Le nouveau statut de la BCM adopté par l’assemblée

La réforme du statut de la banque centrale de Mauritanie (BCM) a été adoptée ce lundi par l’assemblée Nationale. Approuvé en conseil des ministres en juin dernier, Le nouveau projet de loi comprend 16 articles déclinés entre quatre chapitres, constitue une vaste reforme du statut de la BCM.

Au cours de son exposé devant les députés, le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Djay a indiqué que le présent projet de loi va de pair avec l’évolution qu’a connue le secteur financier et bancaire au niveau national et des importantes évolutions qu’il a subies et qu’il ne cesse de subir au plan mondial.

En gros, les nouveaux statuts visent à accorder à la banque centrale son autonomie opérationnelle en lui conférant des prérogatives en matière de stabilité des prix.

Les principales nouveautés du projet de loi

La réforme du statut de BAM est déployée autour de quatre axes. Le premier est relatif au renforcement de l’autonomie opérationnelle de l’institut d’émission en lui conférant le pouvoir de définir l’objectif de stabilité des prix, qui devient son objectif principal, et de conduire la politique monétaire en toute indépendance.

Le deuxième axe concerne l’élargissement de sa mission à la stabilité financière. Le troisième axe porte sur le renforcement de la surveillance de la Banque Centrale à travers la création d’un Comité d’Audit chargé d’assurer l’audit de toutes les opérations et produits de la Banque Centrale et de coordonner son action vis-à-vis des auditeurs externes.

Enfin, le dernier axe a trait au renforcement de la gouvernance de l’institut d’émission a travers la délimitation des modalités et conditions de désignation et de révocation du Gouverneur et du Gouverneur Adjoint, la délimitation de la durée de leurs deux mandats à six ans afin d’éviter leur concordance avec la durée du mandat du Président de la République.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie veut produire 340.000 tonnes de riz

La Mauritanie veut produire 340.000 tonnes de riz La ministre mauritanienne de l’Agriculture, Lemina Mint El Ghotob Ould Moma, a indiqué lundi que la campagne agricole 2018-2019 vise une production de 348.400 tonnes de riz brut.

« Cette production sera obtenue à travers l’exploitation d’une superficie irriguée de 67.000 hectares », a fait savoir la ministre au lancement de la campagne agricole à Boghé (320 kilomètres au Sud de Nouakchott).

Elle a ajouté que la superficie irriguée prévue est composée d’environ 36.000 hectares pendant la campagne pluviale et 31.000 au cours de la campagne estivale, avec un rendement moyen de 2,5 tonnes par hectare.

Le coup d’envoi de la campagne agricole 2018-2019 a été donné par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui a procédé, pour l’occasion, à l’ouverture du canal irrigant le casier pilote de la plaine de Boghé.

Dans son allocution, Mint El Ghotob Ould Momma a précisé que quelque 245.000 hectares de céréales conventionnelles seront cultivés au titre de cette saison au niveau semi-pluvial, avec une production brute estimée à 139.277 tonnes.

Elle a souligné que la présente campagne est marquée par l'achèvement de la construction du canal d’Aftout Sahili et l’aménagement d'un certain nombre de fermes villageoises.

Revenant sur la campagne agricole passée, la ministre a rappelé qu’elle avait permis l’exploitation d'une superficie totale de 54.116 hectares et que la production brute a été estimée à 292.227 tonnes, soit respectivement 138% et 149% des objectifs fixés.

Selon elle, la campagne 2017-2018 a en outre connu la prise d’un grand nombre de mesures dans les domaines de la lutte contre les ravageurs agricoles, la réhabilitation et la construction de barrières et barrages, l’assainissement et l’approfondissement des axes d’eau et l’approvisionnement du marché en engrais et herbicides à des prix subventionnés, entre autres.

Elle a souligné que la Mauritanie, en procédant ainsi, est parvenue à occuper une position régionale et continentale pionnière en matière d’application de la déclaration de Malabo relative au programme global de développement agricole en Afrique.

MOO/te/APA
Source : Apanews