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Le chef de l'OMC démissionne en pleine crise du Covid-19

 

Le chef de l'OMC démissionne en pleine crise du Covid-19France24 - Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, le Brésilien Roberto Azevedo, a annoncé jeudi sa démission fin août pour "raisons familiales" un an avant la fin de son mandat. Un départ qui se produit en plein marasme économique dû à la pandémie de nouveau coronavirus.

C'est "une décision familiale" qui a motivé son départ de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "Je suis convaincu que cette décision sert au mieux les intérêts de cette organisation", a expliqué jeudi 14 mai Roberto Azevêdo, pour justifier son départ. Il s'exprimait aux chefs de délégation à l'OMC lors d'une visioconférence.

"Je ne nourris aucun projet politique", a-t-il assuré alors que certains lui prêtent des ambitions présidentielles en 2022 face au chef de l'État brésilien sortant Jair Bolsonaro.

"Pilier essentiel de la gouvernance économique mondiale"

Roberto Azevêdo a également assuré qu'il croyait avoir "pu contribuer à maintenir l'OMC comme un pilier essentiel de la gouvernance économique mondiale dans une période difficile pour la coopération multilatérale".

Le départ prématuré du Brésilien intervient au moment où l'économie mondiale enregistre son plus violent coup de frein depuis la Grande Dépression des années 1930. Le commerce international est frappé de plein fouet par la pandémie de nouveau coronavirus.

L'OMC traverse quant à elle depuis des mois une crise profonde, le tribunal réglant les litiges commerciaux entre ses membres ne pouvant plus compter sur son organe d'appel, bête noire de Washington. L'instance d'appel de l'organe de règlement des différends (ORD) de l'OMC, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est en effet plus opérationnelle depuis le 11 décembre, faute de magistrats suffisants.

Cette démission "tombe à un bien mauvais moment pour l'institution", estime ainsi Sébastien Jean, directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII).

Un fin négociateur

Diplomate de carrière, Roberto Azevedo avait pris la tête du gendarme du commerce mondial en 2013 en succédant au Français Pascal Lamy. Il a commencé son second mandat de quatre ans en septembre 2017. Son mandat devait en principe s'achever fin août 2021.

Avant d'être le patron de l'OMC, il était depuis 2008 le représentant permanent du Brésil auprès de cette organisation où il s'était forgé une réputation de fin négociateur. Il avait ainsi été chef de délégation dans des litiges clés remportés par le Brésil à l'OMC : dans le cas des subventions pour le coton contre les États-Unis et des subventions à l'exportation de sucre contre l'Union européenne.

Lors de sa première candidature, il avait d'ailleurs mis l'accent sur le fait que son élection débloquerait les négociations commerciales qui étaient au point mort depuis des années.

Mais malgré quelques succès, les négociations piétinent, les pays n'arrivant même pas à trouver une entente pour interdire les subventions favorisant la surpêche. Et la 12e ministérielle, qui devait se tenir début juin au Kazakhstan et sur laquelle l'OMC avait fondé tous ses espoirs, a dû être reportée à 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Reste à savoir qui pourrait reprendre la tête de l'OMC. À Genève, les regards se tournent vers l'Afrique, selon plusieurs sources diplomatiques.

Source : France24 Avec AFP

Mauritanie : l’arnaque des quotas de pêche dans le collimateur de l’IGE

Mauritanie : l’arnaque des quotas de pêche dans le collimateur de l’IGEKassataya - Le ministère de la pêche fait l’objet d’enquête depuis plus d’une semaine par l’inspection Générale d’Etat ( IGE) quelques jours après les révélations de scandales autour de la société chinoise Poly Hong Dong par la commission d’enquête parlementaire.

Les allocations des quotas de pêche dans le viseur des inspecteurs d’Etat. L’histoire des quotas nationaux en matière de pêche ne date pas d’aujourd’hui. Les côtes mauritaniennes étant les plus poissonneuses dans la sous-région font l’objet de beaucoup de convoitises des étrangers.

Pour gérer ces ressources halieutiques la Mauritanie applique la procédure de licence de pêche qui octroie les quotas à chaque pays conformément aux orientations de la politique pêche. La politique qui prévalait au sommet de l’Etat depuis l’élection de Ould Aziz en 2009 était comblée par un vaste marché de dupes.

Un jeu du chat et de la souris entre quelque fois des partenaires fictifs nationaux et des opérateurs étrangers possédant un ou plusieurs navires moyennant des commissions. L’affaire de Poly Hong Dong est significative à cet égard.

Cette société chinoise exploiterait environ 110 navires pour la pêche hauturière et côtière et 150 pirogues immatriculées mauritaniennes mais tout l’équipage est chinois.

Les premières investigations de la commission d’enquête parlementaire ont mis devant l’opinion publique cette gestion chaotique du régime de Ould Aziz. La présence depuis plus d’une semaine de l’IGE dans les locaux du ministère de la pêche n’est pas dû au hasard.

Les gendarme de l’Etat veulent tirer au clair ces quotas de complaisance qui ont permis à beaucoup de cadres et militaires mauritaniens de piller les ressources naturelles du pays. Les conséquences de cette arnaque sont énormes pour l’économie du pays qui perd des milliards d’ouguiya pour son trésor public.

Cherif Kane

Source : Kasstaaya


 

RIM-Chine : Des discussions sur la construction du rond-point et du pont de l’amitié du « Carrefour Madrid »

RIM-Chine : Des discussions sur la construction du rond-point et du pont de l’amitié du « Carrefour Madrid »Tawary - Les ministres mauritaniens de l’Économie et de l’Industrie et de l’Équipement et des Transports respectivement M. Abdelaziz Ould Dahi et M. Mouhamedou Ould Ahmedou Ould Mhaimid, ont tenu, ce mardi 12 mai 2020, une réunion conjointe avec l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Mauritanie, SEM. Zhang Jianguo.

Au cours de la rencontre, les différents partis ont abordé de façon particulière, les voies et moyens d’accélérer le rythme des projets programmés dans le cadre de la coopération avec la Chine, notamment en ce qui concerne la construction l’édification du rond-point et pont de l’amitié du « Carrefour Madrid ». Ils ont aussi passé en revue les différents aspects du partenariat et de la coopération entre les deux pays.

Selon les informations, la Mauritanie et la Chine avaient signé en janvier 2018, un protocole d’accord d’un montant d’1 milliard 650 millions nouvelles ouguiyas pour la construction du pont et du rond-point au niveau du carrefour Madrid.

La réunion s’est déroulée en présence des cadres dont le directeur général des financements, des investissements publics et de la coopération économique.

Source : Tawary

 

Mattel, premier opérateur à lancer une application mobile en Mauritanie

 

Mattel, premier opérateur à lancer une application mobile en Mauritanie

Consciente du rôle du digital dans l’amélioration de la qualité de service rendue à ses clients, Mattel est le premier opérateur en Mauritanie à lancer une application Mobile permettant de gérer son abonnement Mobile en toute autonomie.

 

En effet, avec l’application mobile « My Mattel », les abonnés de Mattel ont maintenant la possibilité d’accéder à tout l’univers Mattel en quelques clics pour gérer avec efficacité et simplicité leur abonnement.

 

L’application mobile « My Mattel » est une application conviviale, performante et ergonomique qui permet à l’abonné de bénéficier d’une expérience client simple et agréable.

 

Ainsi, à travers « My Mattel », le client peut recharger son numéro ou celui d’un autre abonné, suivre sa consommation en temps réel, transférer du crédit en toute sécurité, activer rapidement et simplement des offres et services Mattel, bénéficier de promotions exclusives et gérer ses points de fidélité. Il peut aussi entrer en contact avec le service clients de Mattel pour ses réclamations ou demandes d’information et trouver l’agence Mattel la plus proche avec une proposition d’itinéraire pour y arriver.

 

L’application mobile « My Mattel » est disponible en trois langues (Arabe, français et anglais) et son utilisation se fait sans consommer le forfait internet du client. Elle est téléchargeable gratuitement sur Google Play ou Apple Store.

 

 

Pour plus d’informations sur l’application mobile « My Mattel », visitez le site www.mattel.mr ou contactez le centre d’appel de Mattel au 132.

Signature du contrat d’achat et de vente du Gaz naturel liquéfié du projet GTA, mardi

Signature du contrat d’achat et de vente du Gaz naturel liquéfié du projet GTA, mardiAPS - La cérémonie de signature du contrat d’achat et de vente du gaz naturel liquéfié de la phase 1 du projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim) se tiendra mardi, à partir de 11h, au 10ème étage du Building Administratif Président Mamadou-Dia, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La cérémonie sera présidée par les ministres mauritaniens et sénégalais en charge des hydrocarbures, indique le texte.

Dans le cadre du développement du projet du champ gazier GTA, que le Sénégal partage avec la Mauritanie, les parties impliquées (Etats et compagnies pétrolières contractantes) ont convenu de commercialiser conjointement tout le gaz naturel liquéfié (GNL) de la phase 1 du projet, pour l’optimiser, explique le communiqué.

Il précise que "c’est dans ce cadre qu’un contrat d’achat et de vente (Sale and Purchase Agreement – SPA) du Gaz Naturel Liquéfié de la phase 1 du projet sera signé, le mardi 11 février 2020 à Dakar […]".

Ce contrat sera signé "entre les ministres en charge des hydrocarbures de la République Islamique de Mauritanie et de la République du Sénégal, les compagnies pétrolières contractantes et BP Gas Marketing (BPGM), adjudicataire de l’appel d’offres international qui a été lancé à cet effet".

Le champ gazier de GTA, à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, sera développé en 3 phases, détaille le communiqué.

Il souligne que "la première phase, pour laquelle intervient cette signature de contrat, produira, au total, environ 2,5 millions de tonnes par an (mtpa) de gaz naturel liquéfié (GNL) pour l’exportation et 70 millions de pieds cubes par jour de gaz (environ 500 MW électrique) pour les deux marchés domestiques".

"Ces quantités sont équitablement partagées entre les deux pays selon les conditions fixées par l’Accord de Coopération Inter-Etats. Une fois le contrat signé, les parties vont continuer à travailler sur les différentes procédures nécessaires à l’opérationnalisation du SPA", poursuit le texte.

Il ajoute que chaque pays enverra ses agents en stage intensif dans des projets en cours en opération de BP, afin qu’ils soient prêts à mettre en œuvre le contrat à partir du début de la production, prévu en 2022.

Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS)

 

Union africaine : le Sud-Africain Wamkele Mene élu secrétaire général de la Zleca

Une statue du dernier empereur éthiopien, Haile Selassie, après son dévoilement devant l'Union africaine à Addis-Abeba, le 10 février 2019.Après plusieurs jours de débat, l’Union africaine a tranché avec un vote des États membres, le 10 février en fin de journée. Le Sud-Africain Wamkele Mene a été élu secrétaire général de la Zone de libre-échange continental africaine.

Cela aura été le dossier à suspense de ce 33e sommet de l’Union africaine (UA). En fin de journée, lundi 10 février, l’assemblée des États de l’UA a procédé au vote pour désigner le Sud-Africain Wamkele Mene secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Il était jusqu’ici le négociateur en chef de l’Afrique du Sud pour la Zleca.

Après deux écrémages, la liste des 120 candidatures pour le poste avait été réduite à trois noms : la Nigériane Cécilia Akintomide, le Sud-Africain Wamkele Mene et le Congolais (RDC) Faustin Luanga.

Un consensus tardif

Les présidents sud-africain Cyril Ramaphosa (qui a pris la présidence de l’UA), congolais Félix Tshisekedi et nigérian Muhammadu Buhari avaient abordé le sujet dans leurs discussions personnelles. Mais aucun consensus n’avait été trouvé.

Le temps du colonialisme est révolu

Un sommet exceptionnel de l’UA sur la Zleca est prévu en mai en Afrique du Sud. « Nous devons construire un marché dont les entreprises africaines devront être les acteurs principaux. Le temps du colonialisme et de l’impérialisme est révolu », a lancé Cyril Ramaphosa, le 9 février.

Le lancement opérationnel de la Zleca sera célébré par une autre rencontre de l’UA, au Tchad, en juillet.

Source : jeuneafrique.com

 

Sénégal/Mauritanie : UPTIME désigné pour fournir des solutions d’accès au terminal marin du projet gazier GTA

Sénégal/Mauritanie : UPTIME désigné pour fournir des solutions d’accès au terminal marin du projet gazier GTA Agence Ecofin - La société norvégienne UPTIME International a été désignée par Eiffage Génie Civil Marine pour fournir une solution d’accès au terminal marin du projet gazier Greater Tortue Ahmeyim, au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal.

Le contrat comprend l’ingénierie, la conception et la fourniture de solutions d’accès entre le terminal GNL et le navire flottant de production. Il consiste en la réalisation de deux grandes passerelles à compensation de mouvement, des socles et des tours d’escalier. Les travaux démarreront immédiatement et dureront exactement 12 mois. Toutefois, aucun détail financier concernant l’accord n’a été divulgué.

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu ce contrat de la part d’Eiffage Génie Civil Marine. Grâce à ce contrat, nous disposons d’un solide carnet de commandes et d’une charge de travail importante pour 2020, ce qui constitue une base importante pour la poursuite de notre croissance », a commenté Åge Højmark, PDG de UPTIME.

La société est le leader mondial des solutions d’accès en mer, avec plus de 40 ans d’expérience.

Olivier de Souza
Source : Agence Ecofin

 

 

Petits pélagiques : une étude évalue le potentiel de la sous-région à 2, 2 millions de tonnes par an

Petits pélagiques : une étude évalue le potentiel de la sous-région à 2, 2 millions de tonnes par anAPS - Une étude du partenariat régional pour la conservation côtière et marine (PRCM), fait état d’un potentiel halieutique des petits pélagiques côtiers pour la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau, estimé à 2 222 500 tonnes par an.

Elle vise à contribuer à une meilleure connaissance de la valeur économique, sociale et écologique des petits pélagiques en Afrique de l’Ouest particulièrement en Guinée-Bissau, en Mauritanie et au Sénégal et servir de base pour des actions de plaidoyer en direction des décideurs pour une meilleure gestion des petits pélagiques, indique- t-on.

A part, pour la sardine (sardina pilchardus), la situation des stocks s’est dégradée, en particulier pour les espèces clé, supportant les captures de la Mauritanie, du Sénégal et de la Guinée-Bissau (ethmalose, sardinelles et chinchards).

En 2017, le niveau des captures totales des petits pélagiques en Mauritanie, en Gambie, au Sénégal et en Guinée-Bissau se situe à environ 1 300 000 tonnes et la Mauritanie capitalise 65% de ces captures, suivi du Sénégal 28%.

La Gambie et la Guinée-Bissau réunies ne comptent que pour 7%. Le document renseigne que les petits pélagiques côtiers sont exploités au Sénégal par une flottille artisanale de sennes tournantes et de filets maillant encerclant, chiffrées à 1200 unités de pêche et des unités semi-industrielles constituées de sardiniers au nombre de 2.

Le Sénégal n’a accordé depuis 2012 aucune possibilité de pêche sur les pélagiques côtiers aux flottilles étrangères. A cet effet, d’importantes mutations ont été notées au Sénégal dans les unités de pêche artisanale ciblant les petits pélagiques côtiers surtout en termes de capacités de pêche (pirogues plus grandes, filets plus logs, puissance motrice plus élevée).

La Mauritanie et la Guinée-Bissau ont favorisé la politique de concession de licences et de droits de pêche à des flottes de pêches côtières et industrielles avec un accès aux étrangers.

Pour ces dix dernières années, en moyenne 60 bateaux appartenant à plus d’une vingtaine de nationalités opèrent dans la zone économique exclusive mauritanienne (ZEE).

En Guinée-Bissau, 496 unités de pêche ciblent spécifiquement les petits pélagiques côtiers à côté d’une flottille industrielle de 13 bateaux de diverses nationalités. Les captures de petits pélagiques débarquées dans les trois pays font l’objet de plusieurs destinations dont le mareyage, la production de farine de poisson et la transformation artisanale.

Le développement de l’industrie de farine de poisson répondait à un objectif d’intégration des pêcheries de petits pélagiques côtiers dans les économies nationales.

En Mauritanie, une trentaine d’usines actives en 2018 ont traité 450 000 tonnes de sardinelles pour une production de 105 000 tonnes de farine de poisson. Des navires affrétés approvisionnement ces infrastructures.

L’industrie de la farine au Sénégal a enregistré un pic de production de 6 288 tonnes en 2015 et reste essentiellement concentrée sur le traitement des déchets des usines de valorisation de tous types de produits de la pêche.

En Guinée-Bissau, il n’y a aucune usine de farine de poisson faute de matières premières. La transformation artisanale de petits pélagiques côtiers est particulièrement importante au Sénégal où l’activité traite environ 36% des débarquements de la pêche artisanale soit 157 00 tonnes en 2017.

En Guinée-Bissau la précarité des moyens de conservation des produits halieutiques à tous les niveaux de la filière met avant la transformation artisanale.

En Mauritanie, l’activité reste peu développée en raison surtout d’un faible savoir-faire des acteurs locaux. La pêche de petits pélagiques côtiers est un secteur stratégique pour sa contribution dynamique aux équilibres macroéconomiques et son potentiel de croissance et d’emplois.

Les petits pélagiques côtiers constituent la source de protéines animales la plus accessible aux populations bissau-guinéennes, mauritaniennes et sénégalaises à faible pouvoir d’achat. Pour une disponibilité apparente de 258 974 tonnes en 2017, le Sénégal a une consommation per capita de produits halieutiques de 17.2 kg.

Pour la Mauritanie, la disponibilité apparente de 57 046 tonnes de poissons correspond, à une consommation per capita de 14.6 kg. Là où, la Guinée-Bissau a une disponibilité apparente annuelle fluctuant entre 25.000 et 27.000 tonnes pour une consommation per capita se situant entre 16 et 18 kilogrammes.

Pour les trois pays, les petits pélagiques côtiers sont prépondérants dans la disponibilité apparente. Au Sénégal, la pêche aux pélagiques côtiers fournit globalement près de 84 158 emplois représentant près de 55% des effectifs totaux de la pêche.

Si l’on sait qu’un travailleur actif sénégalais fait vivre en moyenne 10 personnes, on en déduit que près de 841 580 individus vivent au Sénégal grâce aux pélagiques côtiers.

En Mauritanie, les pêcheries de petits pélagiques côtiers emploient 11 495 personnes dont 3 330 pêcheurs. En Guinée-Bissau, la population tributaire de la pêche est estimée à 68 658 individus dont plus de 60% relèvent des pêcheries artisanales de petits pélagiques côtiers.

La valeur ajoutée dégagée par la pêche sénégalaise en 2015 a été estimée à 159.6 milliards de FCFA dont 95.8 milliards, relèvent des seules pêcheries de petits pélagiques côtiers.

Pour une valeur ajoutée de 6,2 milliards MRU en 2018 générée par les pêcheries mauritaniennes, environ 20% de cette valeur ajoutée, soit 1.2 milliards MRU, sont tirés des pêcheries de petits pélagiques côtiers.

En Guinée-Bissau, les petits pélagiques côtiers ont généré annuellement une valeur ajoutée de 5,2 milliards de FCFA. En outre, au Sénégal, les petits pélagiques côtiers comptent pour 66% des volumes exportés soit, 124 467 tonnes et 36% des recettes commerciales pour une valeur estimée à 69 839 691 050 FCFA.

En Mauritanie, les statistiques d’exportation de pélagiques côtiers sont respectivement à 56 % des volumes, soit 502 320 tonnes. Les exportations bissau-guinéennes de petits pélagiques côtiers sont marginales.

Les recettes budgétaires générées par les pêcheries de pélagiques sont faibles au Sénégal. Un maximum de 30 millions de FCFA annuellement du permis de pêche.

En Mauritanie, les redevances tirées des petits pélagiques côtiers sont estimées 2,7 milliards MRU (30% des redevances totales). Ces redevances sont de l’ordre d’un milliard de FCFA pour la Guinée-Bissau.

Les pêcheries de petits pélagiques jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté dans les trois pays en raison notamment de leur contribution à la sécurité alimentaire des couches pauvres de la population et ses capacités à fournir des moyens d’existence aux populations sans investissements lourds ou un savoir-faire conséquent.

Evoquant la gouvernance des pêcheries dans les trois pays concernés, l’étude indique que les limites de la gouvernance centralisée des pêcheries ont poussé les autorités publiques en charge de la pêche dans les trois pays, à développer un partenariat avec les professionnels de la pêche particulièrement en Mauritanie avec la fédération nationale des pêches et au Sénégal à travers le conseil local de pêche artisanale.

Le cadre règlementaire régissant l’exercice de la pêche de petits pélagiques prévoit plusieurs types de mesures destinées à minimiser l’impact de la pêche sur les espèces exploitées, ainsi que les interactions entre les différents types d’embarcations.

Les mesures de gestion en place en Mauritanie, au Sénégal et en Guinée-Bissau passent par l’immatriculation des embarcations, les conditions d’accès aux ressources, la délimitation des zones de pêche, l’institution de taille minimale de débarquement pour certaines espèces, la réglementation en matière de maillage, l’interdiction de certains gréements, l’institution de quotas de pêche et de droits d’usages.

Pour gérer durablement les petits pélagiques côtiers, l’approche "plan d’aménagement" est adoptée en Mauritanie et au Sénégal, alors qu’en Guinée-Bissau les ressources sont gérées sur la base d’un plan de gestion annuel global incluant les pêcheries de petits pélagiques côtiers.

A cet égard, souligne le texte, les initiatives locales de gestion des pêcheries de pélagiques côtiers au Sénégal ont porté sur la lutte contre la pêche de juvéniles, le refus de transformation et de commercialisation des juvéniles de sardinelle, la gestion des sorties de pêche des unités de senne tournante, l’interdiction d’utilisation de filets à mono filament dans certains centres de pêche, les fermetures périodiques de certaines zones de frayère et l’interdiction de transbordement de captures.

En Mauritanie, la fédération nationale des pêches est très présente dans l’ensemble des processus d’élaboration des politiques publiques de pêche du pays. En Guinée-Bissau, des initiatives locales dans les pêcheries de petits pélagiques côtiers n’ont pas été développées par les organisations professionnelles dont les logiques relèvent plutôt de stratégies de captation de financements ou d’aides en matériel et en subvention.

Ainsi, la principale menace de durabilité qui pèse sur les ressources de petits pélagiques côtiers demeure l’incapacité, à nos jours, de mettre en place un mécanisme assurant, à l’échelle des pays et de la région, l’adéquation des capacités de captures aux potentialités halieutiques.

D’autre part, l’étude fait noter que la maîtrise de l’effort de pêche et la domestication des activités des captures doivent être des orientations prioritaires. La gestion des pêcheries de petits pélagiques côtiers passe par la disponibilité d’informations fiables et accessibles.

La cogestion fait ses premiers pas dans les pêcheries artisanales dont celles des petits pélagiques côtiers. Ainsi, l’implication des parties prenantes à la prise de décision fait qu’en Mauritanie et au Sénégal les mesures de gestion arrêtées aujourd’hui font alors l’objet d’une application plus résolue à un moindre coût et sans recours à une exécution forcée.

En Guinée-Bissau par contre, l’approche centralisée de la gestion des pêches persiste et l’absence de consultations avec les parties prenantes constituent des obstacles majeurs à la mise en place d’une politique de pêche efficiente.

Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS)

 

 

Le marché aux poissons de Nouakchott: Nouveaux investissements de 14 milliards exécutés par la société BIS-TP

Le marché aux poissons de Nouakchott: Nouveaux investissements de 14 milliards exécutés par la société BIS-TPLe Calame - Après l'achèvement de la première phase des travaux, laquelle comprenait le mur de sécurité pour le marché, un réseau d'éclairage et d'extension de la puissance électrique capable d'approvisionner 70 usines de produits marins simultanément pour donner une valeur ajoutée aux produits nationaux, des infrastructures sanitaires et des bâtiments administratifs et de sécurité aux cinq portes du marché, équipées de caméras de surveillance télécommandées pour préserver la sécurité du marché.

La seconde phase des travaux a commencé avec la réhabilitation et la construction d'infrastructures industrielles modernes dans les zones terrestres et marines du marché aux poissons de Nouakchott dans le cadre du projet de développement de la pêche en Afrique de l'Ouest PRAO- MR sur financement de la Banque Mondiale.

Cette étape comporte des canaux, un réseau et une station d'épuration avec des technologies modernes, reliées par un canal long de 1050 m en eaux profondes. Il s’agit de la deuxième station avec ces spécifications dans la sous-région.

Elle comprend aussi un réseau d'eau potable et on attend le début de la troisième étape qui comprendra deux plates-formes flottantes pour les bateaux de pêche de taille moyenne, le pavage des rues et la construction de hangars de commercialisation pour les petits vendeurs.

Les observateurs considèrent que le financement de la construction du marché aux poissons de Nouakchott par la Banque Mondiale avec ces généreux fonds sous forme de don en fait le plus grand marché aux poissons d'Afrique de l'Ouest grâce aux infrastructures qu’il offre et peut augmenter ses chances d'attirer les mécontents du Port de Tanit après les changements survenus dans son plan d'urbanisme, lesquels ont porté préjudice à certains investisseurs liés par des contrats de bail foncier avec le Port pour établir des usines de farine de poisson que le Ministre des Pêches s'est engagé à éliminer dans deux ans, selon la nouvelle stratégie des pêches.

D’ailleurs, les lots loués par certains ne sont pas apparus dans le nouveau plan et d'autres ont vu leurs emplacements décalés vers le nord alors qu’ils se situaient sur les première rues du Port dans des places de choix, ce qui leur a fait perdre confiance dans les contrats de bail qui les lient à l'administration portuaire, craignant que le changement des plans fonciers ne soit lié à l'arrivée de tout nouveau ministre, auquel cas le port sera un port de débarquement.

Source : Le Calame (Mauritanie)