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Mauritanie : La disette s’annonce dans tout le pays

Mauritanie : la disette s’annonce dans tout le pays La sécheresse qui frappe le Sahel affecte particulièrement la Mauritanie. Celle-ci tente de parer la disette qui s'annonce en 2018. Les pâturages sont grillés et les mares asséchées, comme le confirment les photos satellites de la Mauritanie publiées par Action contre la faim (ACF).

Le sorgho comme la pastèque se raréfient. En
Mauritanie, toutes les wilayas du pays sont concernées, à la différence du Sénégal ou du Tchad, dont certaines régions seulement sont affectées par la sécheresse.

Dans le
Tagant, on ne dénombre que cinq barrages sur quarante-deux conservant un peu d’eau. Le long du fleuve Sénégal, les déficits hydriques et en biomasse sont spectaculaires.

Les populations ont commencé à puiser dans leur capital. Elles entament dès maintenant leurs réserves destinées à la soudure

« La campagne avait bien commencé, commente Jean-Noël Gentile, directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) en Mauritanie. Puis on a constaté une pause pluviométrique de 20 à 40 jours qui a obligé les agriculteurs à replanter, souvent en vain car les pluies de septembre n’ont pas rattrapé le déficit. Déjà annoncées comme inférieures aux années normales, les récoltes seront très touchées. »

Le pire est à venir

Il est trop tôt pour prédire l’étendue des dégâts, mais l’on sait d’ores et déjà qu’ils seront comparables à ceux de la précédente sécheresse, en 2011-2012.
« On observe une transhumance précoce des troupeaux vers le Mali et le Sénégal, poursuit Jean-Noël Gentile.

Cela veut dire moins de lait à boire et à vendre, et plus de malnutrition. Les populations ont commencé à puiser dans leur capital : elles vendent des bêtes et elles entament dès maintenant leurs réserves destinées à la soudure. »

Des stratégies
« négatives » (moins de repas, moins d’enfants à l’école) se mettent en place dans un pays où 28% de la population (1,076 million) se trouve en état d’insécurité alimentaire et où le taux élevé de malnutrition sévère parmi les enfants de moins de cinq ans impose des mesures d’urgence.

La
« note de synthèse sur le déroulement de l’hivernage 2017 » rédigée en octobre par le Groupe technique spécialisé (FAO, ACF, WFP, FewsNet) conclut, suite à des visites sur le terrain : « La situation alimentaire est pour l’instant stable dans toutes les wilayas du pays.

Les marchés sont bien approvisionnés en produits alimentaires importés (…) On constate néanmoins une tendance haussière des prix des céréales traditionnelles en l’absence de premières récoltes locales. »

Autrement dit, le pire est à venir. C’est pourquoi le
PAM, l’Unicef et les ONG travaillent avec le gouvernement pour anticiper une famine. « C’est une année difficile qui s’annonce », prédit le directeur du PAM en Mauritanie. Les 38 millions de dollars nécessaires en année normale pour secourir les zones les plus menacées ne suffiront sûrement pas.

Source : Jeune Afrique

 

 

A propos de notre classement sur Doing Business

A propos de notre classement sur Doing BusinessLe rapport sur le climat des affaires dans le monde, et le classement "Doing Business" qui en est tiré, publié annuellement par la Banque mondiale est un document de référence que l’homme d’affaires consulte avant d’investir dans un pays donné.

Ce rapport est une sorte de compilation des mesures prises par les gouvernements en matière d’amélioration du climat des affaires. Et même si les hommes d’affaires nationaux sont, en principe, les premiers bénéficiaires de ces améliorations, l’attraction de l’investissement direct étranger en est le principal objectif.

Selon le rapport publié cette année, notre pays a gagné 10 points par rapport à son rang de l’année dernière. Ce progrès a été présenté par le Gouvernement comme un succès éclatant dans une conférence de presse organisé pour célébrer l’événement.

Mais l’on ne peut que s’étonner de ce triomphalisme, alors que la Mauritanie reste classée au 150ème rang sur 190, parmi une catégorie de pays minés par les guerres comprenant, entre autres, la Somalie, le Yémen, la Libye, la Syrie, la République Centrafricaine, le Sud Soudan, l’Afghanistan, la République Démocratique du Congo... Le Gouvernement aurait dû pourtant faire montre de plus de modestie : "les pays de voisins", avec lesquels le Gouvernement nous compare souvent, ont tous, y compris la Gambie, été classés à des rangs supérieurs au nôtre.

Lors de la conférence en question, le ministre de l’Economie a expliqué le "bond" réalisé par notre pays par les réformes mises en œuvre pour l’amélioration du climat des affaires. Effectivement, le Gouvernement a promulgué des textes et pris des mesures pour remédier aux nombreux défauts identifiés dans les exercices précédents. Mais les ‘papiers’ et les mesures superficielles ne sont pas suffisants pour améliorer le climat des affaires.

L’amélioration réelle du climat des affaires passe par l’instauration d’un esprit et de comportements idoines et nécessite la mobilisation de tous les services publics à cet effet : nos ambassades doivent être en mesure de fournir aux investisseurs potentiels les informations concernant les potentialités de notre pays et les informations économiques et juridiques relatives à l’investissement, faciliter la délivrance des visas et les formalités d’entrée aux hommes d’affaires ; la Police des frontières et la Douane doivent aussi traiter les étrangers, en général, et les hommes d’affaires, en particulier, avec tact et respect ; last but not least, les magistrats doivent trancher les litiges et contentieux économiques et financiers avec diligence, probité et équité, loin des considérations politiques et des desiderata du pouvoir exécutif, et des soucis de carrière (promotion, affectation…), et à l’abri de toute corruption.

Plus fondamentalement, nous devons tous, citoyens, administration, magistrats, cesser de considérer l’étranger comme une proie facile, sur laquelle nous nous jetons avec voracité pour la dépouiller de tout ce qu’elle possède, et il ne s’agit pas ici du simple émigré subsaharien, venu dans notre pays pour chercher du travail, qui sera quand même dépouillé malgré le peu qu’il possède, mais de l’investisseur étranger qui est venu avec capitaux et équipements pour réaliser des bénéfices – certes -, mais qui contribue à l’accroissement de la richesse nationale et à la création d’emplois, et qui est contraint à fuir après une courte période avec ce qu’il aura pu sauver. Et les victimes de cette honteuse mentalité sont malheureusement trop nombreuses pour être citées.

Ces victimes vont par la suite, par le truchement du bouche-à-oreille et lors de rencontres et de conférences, dégrader davantage l’image que les investisseurs ont du pays.

Notre Gouvernement se doit par ailleurs d’être conscient que nous sommes en concurrence pour l’attraction des investisseurs avec les pays voisins, le Maroc et le Sénégal, deux pays touristiques qui reçoivent des centaines de milliers, voire des millions, de visiteurs par an, et qui ont une longue expérience en matière d’accueil des étrangers. Et ce n’est pas par hasard si les investisseurs les préfèrent à notre pays, en raison précisément de cette expérience, en plus de leurs autres atouts : qualité des infrastructures, compétence de l’administration, indépendance de la justice, tout au moins si on les compare à la Mauritanie.

Mais au-delà du classement dans Doing Business, le meilleur des indicateurs en matière de qualité du climat des affaires reste l’installation continue de nouveaux investisseurs. Le Gouvernement devrait à cet égard présenter annuellement une liste nominative des nouveaux investisseurs, avec les montants des investissements et les secteurs concernés, à l’appui de ce qu’il peut prétendre comme amélioration. Et on pourrait même accepter que le Gouvernement inclut dans sa liste les sociétés de farines de poisson polluantes qui se sont multipliées ces dernières années à Nouadhibou, célèbres pour leurs mauvaises odeurs, même si le "mérite" pour ces investissements revient exclusivement aux influents intermédiaires qui leur ont ouvert les portes et qui en sont les principaux bénéficiaires.

L’on devrait par ailleurs conseiller au Gouvernement de s’atteler à retenir les hommes d’affaires nationaux avant de se préoccuper de l’attraction des investisseurs étrangers. L’on a en effet constaté ces dernières années le phénomène de migration de plus en plus fréquente des hommes d’affaires mauritaniens vers des climats (des affaires) plus cléments, sous la pression insupportable des impôts, la cherté des coûts de l’énergie, le racket de l’administration (douane, police, impôts…), l’incurie de la justice et, surtout, la limitation des opportunités (permis, licences, marchés…) à un cercle étroit de privilégiés.

Si le climat des affaires n’est pas propice pour les nationaux, comment pourrait-il l’être pour les étrangers ?

Nouakchott, le 13 novembre 2017

Mohamed Lemine OULD DEIDAH

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Pour Édouard Philippe, « les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain »

Les échanges économiques entre les deux pays, la signature d'accords dans les domaines portuaire ou numérique, ou encore la future école des Arts et métiers à Zenata étaient au menu de ce deuxième jour de visite du Premier ministre français dans le Royaume chérifien.

Ce deuxième jour de visite du Premier ministre français a été marqué d’une forte empreinte économique. Après le dépôt d’une gerbe au mausolée Mohammed V, le premier ministre s’est rendu, en compagnie de son homologue Saadeddine el Othmani, à Skhirat, pour l’inauguration du forum économique Maroc-France.

Édouard Philippe s’est également entretenu avec des entrepreneurs français désireux d’investir dans le pays, à l’image de Fabien Kelbert, directeur général pour l’Europe et l’Afrique de Rivulis, société de 120 salariés basée à Toulouse, qui exporte des goutte-à-goutte sur le marché marocain et ailleurs en Afrique depuis plusieurs années et prévoit l’ouverture d’une filiale au Maroc en 2018. « J’ai apprécié son approche : il met l’accent sur la modestie au lieu d’aborder un marché en position dominante, rien n’est acquis. Il a aussi cette conviction qu’une entreprise doit d’abord être forte en France pour exporter », confie ce dernier.

Six projets marocains développés en France, créant 220 emplois

Lors de son adresse aux entrepreneurs marocains et français Édouard Philippe a affirmé croire beaucoup « à la capacité des entreprises françaises à conquérir les marchés en Afrique et à se développer à partir de la plate-forme Maroc ».

Le Premier ministre français a insisté sur l’appui aux PME  et souhaité que la relation franco-marocaine puisse s’ouvrir au-delà des grands groupes, dont l’activité est déjà intense : « Les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain », a-t-il déclaré, avant d’encourager les grandes entreprises à faire venir les sous-traitants dans leur sillage, pour favoriser l’émergence de nouveaux acteurs.

Dans l’autre sens, les échanges sont plus timides, mais en 2016, six projets marocains ont été développés en France, créant 220 emplois. Mohamed Fikrat, PDG de l’entreprise agroalimentaire Cosumar, se dit  intéressé par un co-investissement : « Nous avons tous les ingrédients pour réussir un triangle trois fois gagnant : en France, au Maroc et en Afrique. Il y a un grand potentiel économique, bien sûr, mais social aussi. Dans 95 % des pays africains, le secteur agricole est numéro 1. Par ailleurs 10 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché, c’est un enjeu très important. »

Une vingtaine d’accords paraphés

Une vingtaine d’accords ont ensuite été paraphés à l’occasion de la 13e rencontre de haut-niveau, dans différents domaines. L’économie se taille la part du lion, avec des accords dans les domaines portuaire, de l’économie numérique, de la coopération décentralisée. L’AFD poursuit aussi son engagement dans les infrastructures : énergies renouvelables avec Noor Midelt – projet auquel elle a octroyé un prêt de 500 millions d’euros -, extension du réseau des tramways de Casablanca et de Rabat, accès à l’eau pour les populations rurales du nord du Maroc (à Al Hoceima, Nador, Taounate…).

Avec le projet d’une école supérieure des Arts et métiers à Zenata – autre accord signé ce 16 novembre -, le Maroc comptera six campus de grandes écoles françaises. La délégation a conclu sa vite au campus de l’Essec Afrique-Atlantique. Ouvert en avril 2017, ce 3e campus de l’école de commerce compte accueillir à terme 480 étudiants, dont 20 % originaires d’Afrique subsaharienne.

Édouard Philippe, enthousiasmé par la diversité des profils des étudiants, leur a lancé : « Vous avez la possibilité de changer le monde. C’est quand même le pied, non ? »

Source : jeuneafrique.com

 

Grogne à l’ENER

Grogne à l’ENERRien ne va plus au défunt établissement national d’entretien routier (ENER). Rattaché le mois dernier à l’ATTM (une filiale de la SNIM qui boite autant que lui du fait de la mauvaise gestion et du clientélisme qui la mine), l’établissement navigue désormais à vue.

Son directeur général a été envoyé en prison pour des broutilles au moment où d’autres (aussi bien gestionnaires que simples particuliers), comme à la Sonimex, se pavanent après avoir dilapidé des milliards. Ses employés ne sont pas payés depuis 2 mois et n’ont aucune idée du sort qui leur sera réservé. Ses créanciers (à part la MTC, filiale du groupe Ghadda) ne savent plus où donner de la tête.

L’Etat devait mettre en place une commission qui statuera sur les modalités de la fusion entre les deux entités mais elle n’a toujours pas vu le jour. Faute d’argent sans doute puisqu’il faut payer des milliards de dettes et les droits des centaines d’employés qui se retrouveront dans la rue. Un dossier chaud en perspective.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : une ligne de crédit du FMI pour appuyer les réformes économiques

Mauritanie  : une ligne de crédit du FMI pour appuyer les réformes économiquesLes services du FMI viennent de conclure un accord préalable avec la Mauritanie sur un programme économique visant à favoriser la croissance inclusive, maintenir la stabilité macroéconomique, rétablir la viabilité de la dette et réduire la pauvreté. Au titre de l'accord, la Mauritanie aurait accès à un crédit allant jusqu'à 162,8 millions de dollars, sur une période de trois ans.

Le gouvernement mauritanien et le Fonds monétaire international ont conclu un accord ad referendum au niveau sur un programme de réformes économiques accompagné d'un accord au titre de la facilité élargie de crédit, a annoncé ce 10 novembre l'institution de Bretton Woods.

L'accord préalable porte sur un programme d'aide triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), conditionné par un lot de réformes économiques.

«À la suite d'entretiens productifs, les services du FMI ont conclu avec les autorités mauritaniennes un accord ad referendum au niveau des services sur un programme de réformes économiques pouvant être appuyé par un accord triennal au titre de la facilité élargie de crédit», a déclaré Eric Mottun, chef d'une mission du FMI qui a séjourné dans la capitale mauritanienne du 25 septembre au 6 octobre 2017 à Nouakchott, puis à Washington.

Selon un communiqué du FMI, l'accord préalable -encore subordonné à l'approbation de la direction et du conseil d'administration du FMI, prévue en décembre prochain- donne l'accès à la Mauritanie à un crédit allant jusqu'à 115,920 millions de droits de tirages spéciaux (DTS), soit quelque 162,8 millions de dollars sur une période de trois ans.

Cette assistance du FMI a pour but de soutenir les réformes économiques du pays et d'y favoriser une croissance économique vigoureuse. «Le programme de réformes économiques de la Mauritanie, soutenu par le FMI, vise à favoriser une croissance inclusive et diversifiée qui permettra d'améliorer le niveau de vie de la population, à maintenir la stabilité macroéconomique, à rétablir la viabilité de la dette et à réduire la pauvreté», explique Eric Mottun.

Le programme d'aide du FMI amènera à poursuivre l'assainissement progressif des finances publiques afin de renforcer la viabilité de la dette, en s'appuyant sur les efforts d'ajustement et de réformes déjà effectués par le gouvernement mauritanien les deux dernières années.

Il permettra également de mettre sur pied l'espace budgétaire nécessaire pour augmenter les dépenses sociales et l'investissement dans les infrastructures grâce à la mobilisation de recettes, à l'établissement de priorités parmi les dépenses et à des réformes de la gestion de l'investissement public, recommandés par le FMI.

Soutenir la politique monétaire

Le FMI ne prévoit pas que des réformes économiques dans le cadre de son appui. L'institution attend également des autorités mauritaniennes le renforcement de leur politique monétaire.

«Le programme des autorités prévoit la mise en place d'un marché des changes compétitif et d'un cadre modernisé de politique monétaire, afin d'assurer l'accès régulier aux devises, d'assouplir le taux de change, d'assurer la liquidité et de soutenir la croissance », a déclaré le chef de mission du FMI.

Le gouvernement mauritanien entreprendra donc des mesures pour renforcer la supervision bancaire, améliorer le climat des affaires et développer le dispositif de sécurité sociale du pays.

Notons que le FMI entend également aider la Mauritanie à mobiliser ses partenaires pour sa stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée (SCAPP) pour la période 2017-2030. «Le programme de réformes mauritanien catalysera aussi l'appui des partenaires au développement, afin de soutenir la mise en œuvre de la stratégie de croissance accélérée et de prospérité partagée des autorités pour la période 2017-2030», précise le communiqué du FMI.

Pour rappel, la SCAPP est le nouveau référentiel sur lequel l'Etat mauritanien «va bâtir la politique de développement pour la période 2016/2030, sur la base des Objectifs de développement durables, adoptés par l'Assemblée générale des Nations unies en septembre 2016, et de l'agenda 2063 de l'Union africaine».

Source : La Tribune Afrique

 

Reprise des travaux de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso (tronçon Nouakchott-Bombri)

Reprise des travaux de réhabilitation de la route Nouakchott-Rosso (tronçon Nouakchott-Bombri)Délégation de l'Union européenne en Mauritanie - La Délégation de l’Union européenne finance les travaux de réhabilitation de la route Nouakchott Rosso pour un montant de 44, 5 Millions d'euros. Il s’agit actuellement du plus important projet de l’Union européenne en Mauritanie (en termes de montant).

L'entreprise française SOGEA SATOM a été retenue pour la réalisation des travaux de réhabilitation du tronçon Nouakchott- Bombri, d'une distance de 98 km (PK47-PK145), pour une durée de vingt-sept mois. Cette entreprise est une filiale du groupe Vinci, un des leaders mondiaux dans le secteur des Bâtiments et Travaux Publics (BTP).

Ce projet est un exemple du partenariat fort existant entre l'Union européenne et la Mauritanie ; dans le domaine des infrastructures. Il s’agit d’une contribution majeure à la politique mauritanienne de construction d'un réseau routier moderne.

Au cours des 30 dernières années, l'Union européenne a financé environ un tiers du réseau bitumé national et a œuvré en vue d’une politique d’équipement routier pérenne, améliorant la desserte et l'accessibilité de l'ensemble des zones de la Mauritanie.

En renforçant l'accessibilité du Sud Mauritanien, la réhabilitation de la route Nouakchott-Bombri aura un impact significatif pour l'amélioration des conditions de vie des populations et sur le développement économique du pays.

Des impacts positifs importants sont attendus en ce qui concerne l’augmentation des niveaux du trafic national et international; la réduction du prix de transport (fret et passager); la réduction des temps de transport (-20%); la réduction du nombre d’accidents de la route.

Ce projet contribuera aussi à l'intégration économique et commerciale de la Mauritanie dans la sous-région, en améliorant les possibilités d’échanges commerciaux avec le Sénégal, en lien avec la construction prochaine du pont de Rosso financé par l'UE et la BAD, et en renforçant la place de la Mauritanie comme carrefour du Maghreb et de l'Afrique Sub-saharienne.

Egalement, cette réhabilitation sera une étape de plus vers la concrétisation de l'axe Tanger-Lagos, dans le cadre de l’intégration économique régionale en Afrique de l'Ouest.

Hans Christian BEAUMOND
Chef de Coopération
Délégation de l'Union européenne en Mauritanie
Téléphone: (222) 45 25 27 24
Télécopie: (222) 45 25 35 24

Source : Délégation de l'Union européenne en Mauritanie

 

 

Mauritanie : la fermeture du puits de pétrole Chinguit a entrainé le recul de la croissance

Mauritanie : la fermeture du puits de pétrole Chinguit a entrainé le recul de la croissanceLe ministre mauritanien de l’économie et des finances, Mokhtar O. Djay a annoncé un recul de la croissance du pays en 2018 qui sera seulement de 3%, contrairement aux prévisions annoncées en 2017.

Cette annonce a été faire par le ministre jeudi, lors de la conférence de presse hebdomadaire après le conseil des ministres, alors qu’il évoquait le projet de loi relatif au budget 2018.

Selon le ministre les prévisions établies en 2017 pour 2018 estimaient une croissance de 3,5 à 4%, mais l’arrêt de l’exploitation du puits pétrolier Chinguitt dont l’apport à la croissance en 2017 a excédé 2,5%, influera négativement sur la croissance en 2018.

Le ministre a ajouté que l’inflation sera de 2,2 ou 5,2% et demeurera dans les mêmes proportions l’année prochaine, situation identique pour le déficit du compte courant qui restera entre 10 à 11%.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Le budget d’Etat 2018 de la Mauritanie croît de 6,4%

 Le budget d’Etat 2018 de la Mauritanie croît de 6,4% Le budget d’Etat de la Mauritanie pour l’année 2018 a été fixé à 518,4 milliards d’ouguiya (1,44 milliard de dollars US), ce qui représente une augmentation de 6,4% par rapport à celui de l’année précédente qui était de 487,3 milliards d’ouguiya (1,35 milliard de dollars US), selon un communiqué sanctionnant une réunion du Conseil des ministres.

Cette augmentation est due notamment à une amélioration des performances de l’économie nationale, a souligné le ministre de l’Economie et des Finances mauritanien, Moctar Ould Diay, dans un point de presse jeudi soir à Nouakchott.

Il a expliqué que les prix des matières premières progresseront dans le même sens que celui de l’année écoulée, avec une légère augmentation pour les hydrocarbures et une stabilité au niveau du secteur minier, notamment le fer, sinon une légère diminution pour celui-ci.

Le responsable mauritanien a également prévu une certaine stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017.

Selon lui, le taux de croissance était attendu entre 3,5% et 4% en 2017, mais, à cause de l'effet du retour de la croissance mondiale après le ralentissement de 2015 et 2016, l’économie nationale sera touchée l’année prochaine par la fermeture du Champ pétrolier de Chinguitty qui a contribué en 2017 pour plus de 2,5%.

Ould Diay a estimé que le taux moyen de l’inflation pour l’année en cours sera entre 2,2% et 2,5% et conservera le même niveau pour l’année prochaine.

Il a par ailleurs fait état de la mobilisation de 41 milliards d'ouguiyas (114 millions de dollars US) du budget 2018 au profit du Programme d'intervention rapide, soit une augmentation de près de 25%, afin de couvrir les besoins en aliment de bétail.

La Mauritanie redoute une année difficile pour son secteur agro-pastoral à la lumière du faible niveau de pluviométrie enregistré au cours de l’hivernage.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Mauritanie : Les prix des hydrocarbures peuvent enregistrer une nouvelle hausse (Officiel)

Mauritanie : Les prix des hydrocarbures peuvent enregistrer une nouvelle hausse (Officiel)Le prix du Diesel peut enregistrer une nouvelle hausse, selon le ministre mauritanien de l’économie et des finances, Moctar Ould Diay, qui a fait cette révélation jeudi dernier, à l’occasion de la séance « commentaires des résultats du conseil des ministres ».

Les contours du projet de loi de finance initiale portant budget de l’Etat pour l’année 2018 ont été délimités sur le plan économique, a affirmé le ministre.

"L’économie mondiale cette année a montré que le pays se rétablit peu à peu après la crise et qu’il y a une amélioration des performances de l’économie au plan international et que l’année 2018 sera semblable à celle de 2017", a-t-il dit.

Le prix de l'essence à la pompe était, au début de l’année en cours, de 436,6 ouguiyas le litre, soit environ 1,4 dollar et celui du gasoil est de 390 ouguiyas, soit 1,24 dollar, en ce mois de janvier 2016, soit l'un des plus chers de la sous-région.

"Les prix des matières premières vont aller dans le même sens que celui de l’année écoulée avec une légère augmentation au niveau des hydrocarbures alors que l’on prévoit une stabilité des prix au niveau du secteur minier, notamment le fer sinon une légère diminution pour ce dernier. Les prévisions affichent également une stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017", a expliqué M. Ould Diay.

Rédaction Cridem, avec l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI)
Source : Rédaction Cridem