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Le DG de la SOMELEC annonce de nouvelles mesures pour sortir la société de sa "léthargie"

Le DG de la SOMELEC annonce de nouvelles mesures pour sortir la société de sa Tawary - Le nouveau directeur général de la société mauritanienne de l’électricité (SOMELEC), Dr Mohamed Ali Ould Sidi Mohamed a dans le but de redresser la situation dans laquelle se trouve ladite société, annoncé un certain nombre de mesures au cours d’une réunion tenue, ce dimanche 17 novembre, dans l’enceinte de l’École des Métiers avec ses travailleurs et agents.

Pour les agents chargés des interventions sur le terrain le port de la tenue de travail portant le sigle de la société et un numéro d'identification est obligatoire, l’ouverture d’un numéro vert au profit des citoyens durant le week-end, les jours fériés et en dehors des heures de travail, sont là certaines nouvelles mesures annoncées par le patron de la SOMELEC.

Il a précisé que le numéro vert permettra aux citoyens d’exposer leurs problèmes qui seront résolus dans les plus brefs délais.

Ould Mohamed Ali a souligné qu’une vaste campagne sera engagée contre les mauvais comportements au nom de la société envers les citoyens.

Au cours de cette rencontre première de son genre et à laquelle ont assisté des directeurs centraux et chefs services de la société, le directeur général a vivement insisté sur l’importance d’une réforme pour sortir la société de sa "léthargie".

"Toutes les mauvaises pratiques et les comportements irresponsables que vivent les citoyens et porte atteinte à la crédibilité de la société doivent cesser",martela le directeur. "Nous devons œuvrer pour améliorer les relations entre la société et les clients tout en étant au service du citoyen" a-t-il souligné.

Dès sa prise fonction, le nouvel homme fort de la SOMELEC avait rendu publique une circulaire à toutes les agences de la société dans laquelle, il a exhorté les employés et agents sur la nécessité du respect des heures de travail et d’être au service des populations.

A noter que la SOMELEC a vécu ces dernières années une période difficile accentuée par la fraude sur les branchements, la multiplication des branchements frauduleux sur les poteaux et les lignes domestiques, les installations sauvages et dangereuses des niches dans les quartiers populaires, la propagation du clientélisme, la corruption, l’incivisme à grande échelle chez un bon nombre d’agents chargés de la relève sur les compteurs et de la coupure, et selon nos sources, absence d’un service de distribution des factures dans certaines zones surtout les plus reculées (Riyadh, Tarhil, Mellah, Dar Beidha,...).

En plus un manque de communication au sujet des coupures d’électricité souvent surprises et de façons récurrentes et prolongées dans les quartiers.

Des coupures qui font perdre aux citoyens des quantités importantes de leurs rations alimentaires qui étaient gardées au frais (viandes, poissons, conserves, repas, …) dans les congélateurs.

A. SIDI
Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

Création d'une nouvelle Agence de protection sociale

Création d'une nouvelle Agence de protection sociale Le Calame - Un montant de plus de vingt neuf milliards d'anciennes ouguiyas est réservé dans le projet de budget 2020 à une nouvelle Agence dépendant de la présidence dénommée Agence de la Protection Sociale (APS) qui va remplacer l'agence nationale des études et suivi des projets et l'agence Tadamoun dont les budgets réunis ont atteint en 2019 plus de huit milliards d'anciennes ouguiyas alors que celui du nouvel établissement est de 29,76 milliards d'anciennes ouguiyas.

La nouvelle Agence sera chargée de missions comme la lutte contre la pauvreté, l'élimination des séquelles de l'esclavage, la construction et la réhabilitation des écoles et le soutien des réseaux d'assurance sociale.

Cette nouvelle institution est une promesse électorale du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Bien que ses textes constitutifs n'aient pas encore été faits, l'agence suscite déjà beaucoup de convoitises.

Dans sa dernière réunion le 29 octobre 2019 avec l'ambassadeur des États-Unis unies accrédité à Nouakchott, Boubacar Messaoud, président de l'organisation des droits de l'homme et de lutte contre l'esclavage déclarait que l'Etat devrait éviter à la nouvelle agence les travers dans lesquels Tadamoun est tombée comme sa gestion par quelqu'un qui n'a rien à voir avec les missions qui lui sont dévolues et la non représentation des principaux concernés dans ses organes de gestion et de pilotage (direction générale, conseil d'administration....)

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Signature d’une convention de financement de la route Néma-Nbeiguit Lahwach

Signature d’une convention de financement de la route Néma-Nbeiguit LahwachAMI - Une convention de financement de la route Néma-Nbeiguit Lahwach par le fonds koweitien de développement économique arabe a été signée, vendredi à Nouakchott, par le ministre de l’économie et de l’industrie, M. Cheikh El Kebir Moulay Taher et le vice-directeur des opérations au sein du fonds, M. Merwane Abdallah El Ghanem.

En vertu de cet accord, le fonds koweitien de développement économique arabe accordera à la Mauritanie un prêt de 10 millions Dinars koweitiens, soit l’équivalent de 1.220 000.000 MRU.

A cette occasion, le ministre de l’économie et de l’industrie a souligné l’exemplarité des relations de coopération unissant la Mauritanie et l’Etat du Koweït frère et rappelé le rôle que le fonds koweitien de développement économique arabe avait joué ces dernières décennies dans l’impulsion économique de la Mauritanie.

Il a ajouté que la convention représente une importance capitale au regard de l’enclavement de la zone bénéficiaire et de ses potentialités humaines et économiques, notant que cette route, longue de 150km, sera réalisée suivant les critères techniques modernes et avec une couverture totale des frais de l’expertise et des services de supervision du suivi et des exigences de la sécurité routière ainsi que l’évacuation des eaux et le soutien institutionnel des services concernés au niveau du département chargé du transport.

Cette route, dit-il, intervient dans le cadre de la concrétisation d’un engagement fort du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de renforcer l’accès des citoyens démunis aux services essentiels et le désenclavement des zones éloignées par la réalisation des infrastructures modernes soutenant la croissance.

Il a enfin précisé que cet engagement est traduit dans les faits par le gouvernement du Premier ministre, Monsieur Ismaïl Bedda Cheikh Sidiya, à travers la mise en œuvre des projets et programmes de développement.

Pour sa part, le vice-directeur des opérations au sein du fonds, M. Merwane Abdallah El Ghanem, a souligné la solidité des liens de coopération unissant les deux pays et salué les succès enregistrés par la Mauritanie dans les différents domaines.

Notons que le fonds koweitien de développement économique arabe a entamé ses activités en Mauritanie en 1975 par la conclusion du premier accord de prêt avec le gouvernement sur le projet d’entretien des routes.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Pêche : Signature du Procès-verbal du deuxième tour de négociations entre la Mauritanie et l’UE

Pêche : Signature du Procès-verbal du deuxième tour de négociations entre la Mauritanie et l’UEAMI - Le deuxième tour des négociations entre la Mauritanie et l’Union européenne s’est achevé, vendredi, à Nouakchott, après trois jours de discussions couronnées par la signature du Procès-verbal de deuxième tour.

Ce procès-verbal a été signé du côté mauritanien par M. Sidi Aly Ould Sidi Boubacar, directeur de l’exploitation des ressources halieutiques et côté européen par Mme Cécile Idil, Chef d’Unité Négociations commerciales et Accords de Partenariat pour la Pêche Durable.

Les deux parties ont constaté que le processus préalable à la signature de la prolongation par échange de lettres du protocole actuel est presque achevé, ce qui devrait permettre d’assurer la continuité des activités de pêche des navires de l’Union européenne et des paiements de la contrepartie financière sans interruption au-delà du 15 novembre 2019.

La partie mauritanienne a confirmé que les dispositions nécessaires ont été prises afin que la signature ait lieu en temps utile, dès la notification à la partie mauritanienne de la part du Conseil des ministres de l’Union européenne de l’adoption de la décision de prolongation.

Les deux parties ont passé en revue le projet du nouvel accord et ont convenu que le texte est une base acceptable pour continuer le travail, sauf changements mineurs qui pourraient se révéler nécessaires lors de la finalisation du protocole et de ses annexes.

Les deux parties ont également échangé leur vision sur les priorités à prendre en compte, notamment le respect des avis scientifiques, la valorisation de l’accord, les conditions techniques pour assurer l’attractivité de l’accord pour les opérateurs, la transparence, la cohérence des actions de l’appui sectoriel avec les objectifs de la nouvelle stratégie nationale, en termes de recherche, contrôle et surveillance des activités de pêche, les retombées économiques pour les filières à grand potentiel de valeur ajoutée.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie : L’UE finance deux programmes visant la création d’emplois et la compétitivité

Mauritanie : L’UE finance deux programmes visant la création d’emplois et la compétitivité [Photoreportage]Ce mercredi 06 Novembre, ont été lancés à Nouakchott les programmes SAFIRE et PACAO, deux programmes qui visent la compétitivité et la création de l’emploi et l’insertion socio-professionnelle.

Les deux projets vont toucher huit wilayas de la Mauritanie. Entre 22.000 et 23.000 personnes sont ciblées dans ces deux projets financés par l’Union Européenne à hauteur de 14 millions d’euros pour une durée de 4 ans.

Le lancement national de ces deux programmes a été marqué par un discours du ministre mauritanien de l’emploi, de la jeunesse et des sports, Sid’Ahmed Ould Taleb.

Ce qu’il faut savoir sur le programme SAFIRE

Qui signifie Sécurité Alimentaire, Formation, Insertion, Résilience et Emploi, est financé par la Délégation de l’Union Européenne en Mauritanie pour une durée de 4 ans : 2019-2023. Il s’agit d’un programme d’envergure économique, sociétale et environnementale ciblant les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes et les femmes.

Il est coordonné par un Inter Consortia (regroupement de 3 consortia) qui réunit 14 ONG nationales et internationales : Oxfam (chef de file), Action Contre la Faim, Terre des Hommes Lausanne, ARDM, AFCF, AMAD, ODZASAM ; Croix Rouge Française (chef de file), GRDR, ECODEV, Terre des Hommes Italie, Croissant Rouge Mauritanien; le GRET (chef de file) et Caritas Mauritanie.

Nos régions d’intervention sont les suivantes : Guidimakha, Gorgol, Trarza, Brakna, Hodh El Gharbi, Hodh Ech Chargui et Nouakchott. Les 14 ONG membres du programme SAFIRE ont le plaisir de vous inviter à la cérémonie officielle de son lancement par le Gouvernement Mauritanien.

Les principaux résultats attendus du programme sont les suivants :

1. Augmenter l’insertion socio-professionnelle durable et décente à travers le soutien à la formation professionnelle et à l’accompagnement vers l’emploi

2. Renforcer la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle à travers une meilleure prise en compte de l’environnement et une augmentation de la production Agro-Sylvo-Pastorale (ASP)

3. Promouvoir les complémentarités économiques et sociales entre territoires urbains et ruraux et les opportunités économiques liées aux dynamiques migratoires.

Les populations ciblées par le programme sont les suivantes :

► Les jeunes de 16 à 35 ans dont 40% de filles, en situation de vulnérabilité

► Les Femmes de 36 à 44 ans en situation de vulnérabilité

► Les populations Agropastorales dont les associations, les coopératives et groupements informels.

Les messages clés du programme sont les suivants :

► Pour les jeunes, femmes, autorités administratives et communales :

C’est une opportunité à saisir pour favoriser l´insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes via un dispositif d´orientation et d´appui à l’emploi en collaboration avec les structures étatiques et non étatiques ;

► Pour les acteurs de la société civile et les relais d’opinion (associations, syndicats, journalistes et médias, chercheurs en sciences économiques et sociales, étudiants) :

Il s’agit d’un programme favorisant de la production de connaissances à travers des recherches actions sur des enjeux sociétaux impactant la Mauritanie sur les plans économiques, environnementaux et sociaux.

► Pour les Partenaires Techniques et Financiers et le Gouvernement Mauritanien : Promotion des filières et chaînes de valeurs (lait local, maraichage, Produits Forestiers non Ligneux, agriculture…) favorisant l´insertion socioprofessionnelle des femmes et des jeunes, conformément aux grandes orientations politiques et stratégiques du pays ; faciliter l’appropriation du programme par l’Etat pour pérenniser ses acquis sur la zone d´intervention du programme et les dupliquer à plus grande échelle pour assurer sa durabilité ;

► La diaspora et le public Européen ou International :

C’est aussi une opportunité pour les migrants de contribuer au développement socio-économique de leurs territoires d´origine tout en renforçant la cohésion sociale entre les peuples urbains et ruraux.

Ce qu’il faut savoir sur le programme PACAO

Qui signifie Programme d’Appui à la Compétitivité de l’Afrique de l’Ouest, volet Mauritanie. Financé par l’Union Européenne, le programme est exécuté par un consortium d'organisations non gouvernementales : COOPI et SOS SAHEL International pour une durée de 4 ans (2019-2023).

Les régions d’intervention sont les suivantes :

► Le Guidimakha,

► Assaba

► Nouakchott

L’objectif global est :

Contribuer à la transformation structurelle de l’économie par la production de biens et services compétitifs à plus haute valeur ajoutée pour assurer la croissance, la création d’emplois qualifiés et durables ainsi que l'augmentation des revenus à travers une approche filière.

L’objectif spécifique :

L’objectif spécifique consiste à améliorer, selon une approche chaine de valeurs, la compétitivité et l’intégration commerciale des entreprises/coopératives et des différents acteurs bénéficiaires des chaines de valeur suivantes :

- Aviculture

- Peaux et cuir

- Gomme arabique

Les résultats attendus sont les suivants :

- Résultat 1 : Les capacités techniques de production et de transformation (qualité et quantité) des filières peaux et cuir, avicole et gomme arabique sont améliorées et intègrent dès le départ les problématiques de développement durable

- Résultat 2 : La compétitivité locale et internationale sont améliorées grâce à l’organisation des réseaux entre les acteurs de la filière, la promotion des investissements dans les secteurs, l’amélioration de la qualité, et le marketing des produits afin de répondre au marché national/ sous-régional/ international, et de générer de plus amples revenus et créer des emplois en Mauritanie.

Les populations ciblées par le programme sont les suivantes :

- Environ 2 500 bénéficiaires dont au moins 51% de femmes (dans les trois zones et sur les trois filières : aviculture ; peau et cuir ; gomme arabique)

(© Rédaction Cridem/07 Novembre 2019)

Source : Cridem

 

La BAD augmente son capital de 125% à 208 milliards de dollars pour «accélérer» les agendas 2030 et 2063

La BAD augmente son capital de 125% à 208 milliards de dollars pour «accélérer» les agendas 2030 et 2063C’était l’un des dossiers les plus chauds de la Banque africaine de développement (BAD) ces deux dernières années. Finalement, les 80 pays membres réunis pour la cinquième session extraordinaire du conseil des gouverneurs ont approuvé ce 31 octobre l’augmentation de 125% du capital général de la BAD, passant ainsi de 93 milliards à 208 milliards de dollars. Cet argent servira à financer les objectifs de développement du Continent.

« Nous n'avons que 10 ans avant l'échéance des ODD [Objectifs de développement durable en 2030, ndlr]. Nous ne pouvons pas accepter que l'Afrique n'atteigne pas ses objectifs », a martelé Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) en conférence de presse jeudi soir à Abidjan.

C'est cette urgence qui justifie, a-t-il souligné, le timing de la septième opération d'augmentation du capital de la BAD. Réuni en session extraordinaire ce 31 octobre, le conseil des gouverneurs a en effet approuvé une augmentation de 125% du capital général, passant ainsi de 93 milliards de dollars à 208 milliards de dollars, soit 115 milliards de dollars supplémentaires. La plus importante augmentation de capital de toute l'histoire de la BAD.

« C'est un moment historique pour une décision historique. [...] L'augmentation générale du capital se répercutera dans le monde entier. Cela nous aidera à faire un grand pas en avant pour l'Afrique », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD.

Après deux ans de pourparlers

Cette décision est l'aboutissement de deux longues années de pourparlers entre Rome (Italie), Washington (Etats-Unis), Malabo (Guinée équatoriale) et Charm el-Cheikh (Egypte). L'objectif de départ était de doubler la capacité financière de la BAD afin qu'elle puisse davantage appuyer le développement des économies africaines.

A Abidjan, les 80 pays membres de l'institution se sont retrouvés pour décider. Il a été révélé qu'un pays comme le Canada a apporté 1,1 milliard de dollars supplémentaires, tandis que la Suède en a misé 500 millions de dollars supplémentaires.

Le Chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, présidant la cérémonie de lancement des travaux à huit clos du conseil des gouverneurs, a insisté sur le rôle qu'une institution telle que la BAD joue dans l'essor économique et social du Continent, dans un contexte de « défis d'ordre économique, sécuritaire et climatique ».

« L'une des clés du succès de ces ambitions légitimes réside dans la capacité des pays africains à mobiliser des ressources financières suffisantes et à les utiliser de façon efficiente pour réaliser la transformation structurelle de nos économies, et mettre en place les conditions d'une croissance durable et inclusive. » Alassane Ouattara.

La BAD estime que toutes les parties prenantes du développement du Continent -institutions, Etats, secteurs privés...- devraient « accélérer » leur action en vue de concrétiser non seulement l'agenda 2030 des Nations Unies, mais aussi l'agenda 2063 de l'Union africaine (UA).

Pour rappel, l'action de la BAD est structurée autour de cinq priorités : électrifier, nourrir, industrialiser, intégrer l'Afrique et améliorer la qualité des vies des populations. « Si nous arrivons à concrétiser ces cinq priorités, l'Afrique aura réalisé 90% des ODD et 90% de l'agenda 2063. D'où l'importance de disposer des moyens nécessaires », a fait remarquer Adesina.

La BAD s'attend, par ailleurs, à ce que l'augmentation de son capital conforte son rating AAA, lui conférant « une plus grande stabilité dans les années venir », pour remplir aisément sa mission. « La Banque aura plus de ressources que jamais auparavant. Nous aurons ainsi la possibilité de réaliser de plus grands projets », a souligné Adesina.

Des fonds pour des projets transformateurs

Les 115 milliards de dollars mobilisés auprès des actionnaires de la BAD seront déployés au fur et à mesure à partir de 2020, selon les précisions de Bajabulile Swazi Tshabalala, vice-présidente pour la Finance et directeur des finances.

La BAD a déjà identifié des projets clé qui bénéficieront de ses nouveaux fonds propres, notamment l'Initiative Desert to Power qui, promise pour être la plus grande zone solaire au monde, permettra à 250 millions de personnes dans le Sahel d'accéder à l'énergie.

Tous les grands projets, notamment infrastructuraux et agro-industriels qui permettront également une implémentation facilitée et efficace de zone de libre-échange continental (Zlec), sont une priorité, Akinwumi Adesina a notamment cité l'autoroute Lagos-Abidjan. La BAD s'engage également à « aider les pays à créer des zones spéciales de transformation agro-industrielle qui transforment et ajoutent de la valeur aux produits agricoles ».

La Banque entend également doubler sa mise pour le financement climatique à 25 milliards de dollars d'ici 2025. L'autonomisation des femmes constitue également une priorité. Ainsi, 3 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés à la mise en œuvre de l'Action financière positive pour les femmes en Afrique (AFAWA).

Accent sur le secteur privé

De plus en plus, la BAD insiste sur la nécessité de propulser le secteur privé et favoriser la construction d'environnement des affaires propices à l'affluence des entreprises et investisseurs. Ainsi, la Banque entend davantage accompagner les PME africaines, particulièrement celles versées dans la technologie et les petites et moyennes industries (PMI). « Nous ne pouvons pas continuer à exporter les matières premières. Nous devons développer des chaines de valeur.

L'expérience a montré que les pays qui ne font qu'exporter les matières premières sont soumis à la volatilité des prix et finissent par s'appauvrir. Or ceux qui s'orientent vers la transformation s'enrichissent », a remarqué Adesina, soulignant « l'exemple » de la Côte d'Ivoire et du Ghana qui porte désormais cette ambition pour leur cacao.

Pour davantage engager le secteur privé dans l'essor du Continent, la BAD a lancé l'année dernière le Forum pour l'investissement en Afrique. La seconde édition se tiendra du 11 au 13 novembre prochain à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Et la Banque compte sur cette plateforme pour davantage fédérer les secteurs privés d'Afrique et d'ailleurs autour des objectifs de développement du Continent.

Par DNES à Abidjan, Ristel Tchounand
Source : La Tribune Afrique (France)

Mauritanie : nomination d’un nouveau directeur général pour la SOMELEC

Mauritanie : nomination d’un nouveau directeur général pour la SOMELECLe conseil des ministres a nommé ce jeudi Mohamed Ali O. Sidi Mohamed au poste de directeur général de la société nationale d’électricité (SOMELEC) en remplacement de Mohamed Salem O. Ahmed.

Le nouveau directeur général de la SOMELEC avait déjà été ministre du pétrole et de l’énergie lors de la période transitoire 2005-2007 et occupait, à sa nomination à la direction de la SOMELEC, le poste de conseiller à la présidence de la république.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Au secours de l’usine de lait de Néma

Au secours de l’usine de lait de Néma…Saharamédias - Une commission ministérielle présidée par le premier ministre Ismael O. Bedde O. Cheikh Sidiya s’est penchée mardi sur la situation de la société mauritanienne pour les produits laitiers de Néma, un projet destiné à tirer le meilleur profit de la richesse animale.

Selon une dépêche de l’agence mauritanienne d’information le comité a examiné un plan destiné à dynamiser la société, élaboré par le ministère du développement rural et qui prévoit des dispositions techniques et financières pendant cette période difficile.

Des instructions ont été données aux départements concernés pour déployer tous les efforts à même d’accompagner et appuyer la société sur laquelle les autorités fondent beaucoup d’espoirs pour créer un pôle économique dans l’est mauritanien.

Les autorités mauritaniennes avaient décidé en 2011 de créer cette usine de lait pour un coût total de 15 millions de dollars, l’annonce avait été faite par l’ancien premier ministre Moulaye O. Mohamed Lagdaf.

Les données techniques révélées à cette époque prévoyaient une production quotidienne de 25.000 litres de lait et 5.000 produits dérivés.

En août 2013 a été posée la première pierre de ce projet pour être inauguré trois années plus tard, en 2016, et les autorités avaient annoncé que cette usine allait favoriser une importante activité économique dans les régions est de la Mauritanie.

A l’inauguration de l’usine on avait annoncé que celle-ci disposait d’une unité pour la production quotidienne de lait longue conservation de 30.000 litres, et pour la première fois en Mauritanie d’une unité pour la production quotidienne de lait pasteurisé de 9.000 litres, une production de 10.000 litres de Yaourt en plus d’une unité pour la production du beurre.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Maghreb-Machrek : une conjoncture en berne

Maghreb-Machrek : une conjoncture en berneLes économies des pays du Maghreb ont sérieusement ralenti, si l'on croit le FMI. La faute au manque de réformes structurelles et à un endettement persistant.

Tout comme en Afrique subsaharienne, la performance économique au Maghreb a connu des jours meilleurs. Dans son dernier rapport sur la région Maghreb-Moyen-Orient, le Fonds monétaire international (FMI) pointe du doigt une croissance « timide », à 2,7 % au Maroc, 2,6 % en Algérie et 1,5 % en Tunisie, notamment.

En Égypte, cependant, la dynamique devrait perdurer, « soutenue par la production gazière et le retour du tourisme ». À l'origine des turbulences, la combinaison de plusieurs facteurs, d'abord extérieurs aux pays étudiés.

Le ralentissement des partenaires commerciaux que sont la Chine et l'Europe – dont les échanges sont nombreux avec le Maroc et la Tunisie – en fait partie, tout comme la montée des tensions géopolitiques à l'international, sans compter la menace d'un « Brexit désordonné ». Dans un tel contexte, les prix des matières premières restent bas.

Un inconvénient de taille pour la région, que ce soit du côté des exportateurs de pétrole, par exemple, comme l'Algérie et la Libye, ou des importateurs, comme l'Égypte, le Maroc, la Tunisie ou la Mauritanie.

Une situation sociale tendue

Autre élément aggravant, interne à la région cette fois, l'amplification des tensions sociales. Mais, si « l'agitation sociale » en cours en Algérie et au Soudan « perturbe dans un premier temps le développement économique », elle permet surtout aux autorités en place de prendre conscience de la situation.

Un électrochoc qui « met en évidence la nécessité impérieuse de procéder à des réformes pour parvenir à une croissance plus forte et plus inclusive ». L'inclusion, un objectif qui semble bien difficile à atteindre pour la plupart des pays de la région.

Au Maroc, par exemple, où le taux de pauvreté a considérablement diminué ces dernières années, les inégalités persistent.

D'après une étude consacrée au royaume chérifien et publiée en juillet dernier par le FMI, « des disparités régionales et sociales importantes subsistent, notamment en ce qui concerne l'accès aux services publics ».

Autre mal de taille identifié : le chômage. « Nous sommes dans une région [Maghreb-Machrek] où le taux de chômage des jeunes dépasse les 25 à 30 %, ce qui demande des taux de croissance supérieurs à 1 et 2 % », a déclaré Jihad Azour, responsable MENA pour le FMI à l'AFP.

Compte tenu de sa forte croissance démographique, l'Égypte, par exemple, doit créer au moins 700 000 emplois par an pour absorber le flux de nouveaux arrivants sur le marché du travail.

Face aux défis, réformer en profondeur et résorber la dette

La solution, pour les économistes du FMI ? « Des réformes structurelles ». Et vite, car, sans réformes, pas de développement économique, donc pas d'inclusion. Une situation qui « risquerait d'alimenter des tensions sociales déjà vives », prévient le rapport, qui donne tout de même quelques pistes.

« Des réformes visant à renforcer l'accès au financement pour les jeunes entreprises en croissance », l'amélioration d'un « climat des affaires dans lequel le secteur privé peut prospérer » font partie des réponses. Si des progrès ont été accomplis en la matière, notamment en Égypte et en Mauritanie, la région reste en retard.

Pour le FMI, « le climat des affaires dans la région ne soutient pas la comparaison avec, par exemple, les pays similaires d'Asie de l'Est ».

Autre axe à gérer de toute urgence : celui de la dette, où une politique budgétaire dédiée doit être mise en œuvre.

Il faut rappeler que, dans certains pays, elle atteint près de 85 % du PIB. Au Soudan, son taux s'élève même à 150 %, d'après les dernières estimations. En somme, « la charge de la dette amassée depuis de nombreuses années devient écrasante et empêche de procéder aux investissements indispensables pour assurer l'avenir économique à long terme de la région », déplorent les auteurs du rapport.

Un cercle vicieux « de croissance faible et de dette en hausse » dont il est difficile de sortir, et qui « a évincé les dépenses d'investissement qui auraient pu stimuler la croissance ». La réduction de l'endettement s'avère difficile, même dans les pays où les finances publiques ont été resserrées, à l'instar de l'Égypte ou du Maroc.

La Tunisie, au contraire, commence à récolter les fruits de ses efforts. Selon un communiqué publié par le FMI en juillet, « des politiques monétaires et budgétaires resserrées au cours du premier semestre 2019 ont permis » au pays de réduire l'inflation et de créer « les bases pour une deuxième année consécutive de réduction du déficit budgétaire ».

L'intégration économique : la solution miracle qui tarde à se concrétiser

D'après une autre étude de l'institution publiée en avril dernier, il existe une « solution (presque) miracle » : l'intégration régionale, en panne au Maghreb et au Machrek. Les pays de la région commercent beaucoup moins entre eux qu'avec le reste du monde. L'Afrique du Nord est même la région où les échanges intrarégionaux sont les plus faibles, moins de 5 % du total des échanges des pays.

Pourtant, « accélérer l'intégration régionale permettrait de stimuler la croissance, de créer des emplois et d'ouvrir de nouveaux horizons pour près de 100 millions de personnes », peut-on lire dans la note.

« Une plus grande ouverture au commerce intrarégional de biens et de services permettrait de créer un vaste marché qui rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs » et lui permettrait, à long terme, d'« augmenter sa croissance à un point de pourcentage ». Un constat économique positif qui n'a pas encore contraint les politiques à surmonter leurs différends.

Par Marlène Panara
Source : Le Point (France)