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La BCM tend vers l’autonomie totale

La BCM tend vers l’autonomie totaleDans un communiqué publié à l’issue de la réunion du conseil des ministres de jeudi dernier, le gouvernement a adopté un projet de loi révisant le statut de la banque centrale de Mauritanie.

La révision des statuts de l’institut d’émission intervient dans un contexte de profonde mutation des missions des banques centrales après avoir tiré les leçons de la crise financière internationale de 2008, mais également pour hisser ce dispositif au niveau le plus conforme aux standards internationaux en vigueur.

S’exprimant sur le sujet, jeudi après-midi le ministre de l’Economie et des finances, Moctar ould Diaye, a précisé que les modifications statutaires portent essentiellement sur «la création de nouvelles instances jouissant d’une plus large indépendance.’’

De quoi s’agit il ?

Composé de plusieurs dizaines d’articles, répartis sur plusieurs chapitres, le projet de loi vise à octroyer à l’institut d’émission une autonomie totale dans le ciblage de l’inflation.

Le projet de loi propose également d’élargir les missions de la Banque centrale pour intégrer la prévention du risque systémique et le renforcement de la stabilité financière.

En plus des dispositions portant sur l’indépendance de la Banque centrale, le texte précise clairement les attributions de l’institut d’émission en matière de politique du taux de change et l’assouplissement de la gestion des réserves de change.

Au chapitre des nouveautés figure aussi la création «d’une commission chargée du contrôle de conformité
des opérations avec la loi et les règlements islamiques, en plus de l’élargissement de l’autorité de supervision de la BCM, qui va désormais couvrir les sociétés à système juridique particulier, notamment les compagnies d’assurances et de réassurance.

Par ailleurs, ce projet de loi va renforcer la surveillance de la BCM à travers la création d’une commission de contrôle chargée de l’audit des opérations d’émission et la coordination avec les experts d’audit étrangers.

Enfin, le projet de loi propose l’instauration de nouveaux organes d’administration et de direction de la banque. C’est le cas de l’organe dénommé commission de précaution, de règlement et de la stabilité financière.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

Manuel d’emploi de la gabegie (suites encore…)

Manuel d’emploi de la gabegie (suites encore…) Petites précisions au manuel d’emploi de la gabegie que notre distingué éditorialiste, Ahmed Ould Cheikh, s’est employé à illustrer, lors de notre précédente édition.

Juste après sa dernière sortie en réponse à Ould Babana, Ould Djay, qui montrait beaucoup d’assurance devant les députés, a cherché à prendre contact avec son contradicteur, pour enterrer la hache de guerre. Le rôle de médiateur fut dévolu au député de Chami, Lemrabott Ould Tangi, président du groupe parlementaire UPR à l’Assemblée nationale.

Mais Ould Babana resta ferme sur ses positions, rappelant qu’il n’avait rien contre le ministre ni quiconque d’autre mais qu’il était nécessaire de dénoncer une pratique bien peu transparente, dans un dossier qui exige pourtant la plus grande clarté.

Ould Djay, à qui avait été lancé le défi de publier les relevés des trois dernières années du fameux compte Action contre la Fraude (ACF), s’en tire alors avec une pirouette : oui, d’importantes sommes d’argent, a-t-il dit, ont été retirées, au nom d’un haut responsable dont on ne peut divulguer l’identité. Il veut sans doute parler des 52 millions retirés, d’une traite, à la fin de l’année dernière.

Mais voici qu’afin d’éliminer tout risque de nouvelles fuites, Ould Djay ordonne que ledit compte soit verrouillé. Plus personne n’y a désormais accès, si ce n’est lui-même ou le trésorier général. Transparence zéro, nuit totale, couvre-feu. Raison d’État ? « On » pourra donc, comme l’année dernière, le siphonner à merci.

À tel point qu’au 1er Janvier 2018, son solde était de… 0 ouguiya, si l’on en croit le relevé qu’« on » a fait sciemment fuiter, dans la presse, afin de démontrer que, non, nul ne touchait vingt-cinq millions d’ouguiyas par mois, comme le prétendait Ould Babana, mais qu’effectivement, une fois le compte réalimenté, quarante-cinq millions s’étaient évaporés, entre Janvier et Mai 2018, pour « payer, contre des tuyaux sur la fraude fiscale et douanière, des informateurs », dont trois députés que Djay refuse, ici encore, de nommer.

Quel est donc ce haut responsable dont l’identité ne doit pas être divulguée et qui passe à la caisse comme lettre à la poste, sans laisser aucune trace accessible aux représentants du peuple réputé souverain ?

Ould Djay nous a informés que le fameux compte, au 22 Mai 2018, affichait un solde de soixante-seize millions d’anciennes ouguiyas, ce qui laisse entendre qu’en cinq mois, il a été alimenté d’au moins cent vingt millions.

Comment un ministre de la République peut-il ainsi manipuler de telles sommes, sans avoir à en rendre compte ? Le débat ouvert, par Ould Babana, pose effectivement la question de l’excessive « fluidité », pour ne pas dire « évaporation », d’une lutte contre la gabegie qui se révèle, à l’usage et en l’attente d’informations objectivement contraires, bel et bien le plus grand danger de régénérer l’hydre dont on prétendait couper les têtes.

Ben Abdallah
Source : Le Calame (Mauritanie)

Mauritanie-Banque Mondiale : La BM prévoit une croissance de 3,6% du PIB en 2018

Mauritanie-Banque Mondiale : La BM prévoit une croissance de 3,6% du PIB en 2018La Banque Mondiale (BM) prévoit une croissance du PIB réel de la Mauritanie à 3,6 % en 2018, contre 3,5% en 2017, anticipé dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié mardi à Washington.

La prévision actualisée de 3,5% reste toutefois identique à celle prévue par l’institution de Bretton Woods dans son rapport de suivi de la situation économique de la région Mena, publié en avril dernier.

En résumé, la BM maintient donc sa prévision de croissance pour l’économie Mauritanienne en 2018, qui restera solide cette année. L’explication de cette solidité repose sur le fait qu’il y a une hausse des dépenses de l’investissement dans le cadre de la SCAPP et surtout avec la progression des cours du fer sur le marche international.

La croissance économique mondiale restera solide en 2018, et devrait maintenir ce rythme en 2019 et 2020 ce qui laisse présager que » l’économie mondiale voit enfin le bout du tunnel », a indiqué la Banque Mondiale, mettant à nouveau en garde contre la montée du protectionnisme qui risque d’impacter la reprise.

D’ailleurs, comparativement à la croissance projetée en janvier, la BM a légèrement abaissé sa prévision pour 2019 à 2%, soit -0,5 point, avant de revoir sa projection pour 2020 à 1,3% (-0,3 point). Les projections pour ces deux années restent également inchangées comparées à celles d’avril.

Dans son nouveau rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales la BM prévoit une hausse de la croissance du PIB mondial cette année à 3,1%, avant de se modérer progressivement à 3% en 2019 et à 2,9 en 2020.

L’institution de Bretton Woods a maintenu ainsi inchangées ses prévisions pour la croissance mondiale anticipées dans l’édition de janvier 2018 du rapport. Selon les mêmes données, la croissance en 2017, s’est établie à 1,6%.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

IATA met en garde les gouvernements contre la privatisation des aéroports

IATA met en garde les gouvernements contre la privatisation des aéroportsL’association internationale pour le transport aérien, IATA, lors de sa 74ème assemblée générale annuelle tenue mercredi, a appelé les gouvernements à davantage de prudence dans la privatisation des aéroports, « des infrastructures sensibles ».

L’association a adopté à l’unanimité une recommandation invitant les gouvernements à privilégier les intérêts économiques et sociaux sur le long terme, plutôt que les acquis matériels qui peuvent être obtenus à court terme à travers une privatisation non planifiée.

Le président de cette association, dans son discours, a estimé que les gouvernements commettent des erreurs, en croyant que le secteur privé détient toutes les solutions aux problèmes qui les contraignent à chercher des financements auprès du secteur privé.

Pour Alexandre Do Gorniak les aéroports sont des infrastructures extrêmement sensibles et il est de l’intérêt des gouvernements de s’appuyer sur des plans stratégiques à long terme basés sur des solutions à même de leur octroyer le plus grand nombre d’acquis économiques et sociaux.

Il considère comme une erreur grave la vente des aéroports pour injecter, à court terme, des fonds dans les trésors publics.

Le président de l’IATA a révélé que 14% des aéroports dans le monde sont privatisés et que ceux-ci sont concernés par 40% du trafic aérien mondial.

Il a par ailleurs ajouté que les études réalisées par son organisme ont prouvé que les aéroports privatisés sont plus chers sans pour autant offrir davantage de capacités ou investissements, contrairement à la privatisation des sociétés de transport aérien qui a provoqué une forte concurrence à l’origine d’une baisse des prix en faveur des consommateurs.

Il a réaffirmé que son organisation n’acceptera pas que les privatisations des aéroports entraînent une augmentation des prix.

Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement mauritanien se prépare à céder la gestion de l’aéroport international de Nouakchott, Oumtounsi, à une société émiratie, un accord encore tenu secret mais qui serait déjà à un stade très avancé.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Malheur continu de fonctionnaires : Partout, l’impasse

Malheur continu de fonctionnaires : Partout, l’impasseJoindre les deux bouts ! Tel est le combat quotidien des fonctionnaires mauritaniens. Jeudi dernier, ils étaient des milliers à faire le pied de grue devant les guichets des banques, en quête d’avance sur salaire.

Pourtant, trois jours auparavant, ils étaient aussi nombreux sur les lieux pour retirer ce qui leur restait de leur salaire du mois. Leurs fonds épuisés, il leur restait de trouver de nouveaux moyens pour honorer quelques engagements et boucler les dépenses pour le reste du Ramadan.

N’empêche ! Dans quelques jours, à l’approche d’El Fitr, ils seront encore plus nombreux à la recherche de nouvelles facilités d’octroi de prêts. Les enfants, mais surtout Mme attendent pour passer la fête. En fait, les fonctionnaires n’ont pas assez de marge de manœuvre pour agir autrement.

Avec ce qui leur reste d’un salaire sans cesse « charcuté » par les intérêts bancaires, il faut payer des dettes, notamment celles contractées auprès de boutiquiers et surtout auprès de personnes qui avaient été sollicitées financièrement lors de situations délicates.

Il faut aussi régler les problèmes urgents du moment… Des dépenses multiples et presque insolubles. Parce que les charges sociales des fonctionnaires -notamment les responsables de foyers-sont trop nombreuses. Parce que le salaire du fonctionnaire mauritanien est relativement bas, le smic étant à 3500 N-UM et le salaire moyen à 7000 N-UM.

Parce que le taux de chômage est très fort, avec 68% de chômeurs dans le milieu de jeunes âgés entre 18 et 35 ans. Parce que les coûts de la vie sont très élevés (hausse permanente des produits de consommation, du transport, des soins médicaux, des tarifs d’eau et d’électricité…).

Parce que, la crise socio-économique internationale s’est installée en Mauritanie et que le régime en place a fermé « tous les robinets » instituant dans les faits une sournoise politique nationale d’austérité qui a amené l’Etat, unique bailleur de fonds national, à plomber la scène socio-économique nationale.

C’est une telle situation qui explique le malaise ambiant et ce profond sentiment de mal vivre chez les fonctionnaires qui semblent avoir perdu tous leurs rêves : après avoir assisté impuissants aux détournements et à la mauvaise gestion des fonds publics, à l’exploitation abusive des ressources halieutiques dans des côtes considérées comme les plus riches au monde, ils avaient pourtant cru voir le ciel s’ouvrir à eux !

L’espoir de lendemains meilleurs était en effet revenu au milieu des années 2000 avec la découverte de nouvelles mines au nord du pays et dans la région de l’Inchiri, de gisements de pétrole et d’or ! Futilité ! Les lendemains furent davantage, douloureux. Une nouvelle fois, le partage s’est fait sans eux. Pauvres ils étaient, pauvres ils sont restés.

Ultime espoir ces derniers mois, la découverte d’immenses gisements de gaz aux frontières maritimes avec le Sénégal ! A présent, les promesses d’une revalorisation du statut du fonctionnaire sont revenues. Mais cela ne semble pas intéresser ces derniers qui sont déjà persuadés que le partage des richesses se fera sans eux.

Leur combat quotidien consiste à présent à trouver les moyens de vivre, ou plutôt, de survivre. C’est ce qui explique pourquoi ils sont tous endettés. Pourvu seulement que la situation ne flambe pas le jour où ils n’auront plus de recette pour boucler leur journée.

JOB
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

De l’or à Chaami !

De l’or à Chaami !Si les Mauritaniens continuent d’affluer vers la ville de Chami, c’est bien parce qu’ils y trouvent un intérêt ! L’or y est ! C’est ce qui ressort de la forte effervescence des populations dans la ville de Chami où dorénavant près de 10.000 personnes se côtoient quotidiennement.

Tous les contacts, toutes les transactions portent sur l’or. L’argent circule à profusion au marché central de cette agglomération. De l’avis de jeunes rencontrés sur place, « les affaires marchent bien, et porteraient chaque jour en moyenne sur cinquante millions d’anciennes ouguiyas ! »

Ce qui est sûr, c’est que les lieux sont de nouveau prospères pleins de monde avec la présence d’hommes manifestement nantis, d’importants regroupements familiaux. Autres signes de prospérité, des voitures Tout terrain, toutes neuves, des restaurants et autres auberges qui poussent comme des champignons, un commerce flamboyant et des candidats à l’orpaillage, de plus en plus nombreux.

En fait, à Chami, on se croirait dans une ville du far-West américain à l’époque de la ruée vers l’or. Cette effervescence sans précédent a pris forme au mois de mars dernier après l’intrusion sur le marché de l’or, de nouvelles machines de concassage de la roche.

Il ne s’agirait plus de creuser dans des profondeurs de la terre pour chercher des pépites d’or enfouies dans le sable, il suffit seulement pour les orpailleurs, de ramasser à même le sol, des pierres éparpillées sur les flancs des montagnes, sur le sable et dans des endroits cibles.

Certains intrépides s’aventurent souvent dans des endroits assez éloignés de la ville, voire interdits, bravant l’autorité qui a fini par déplacer sur place des renforts de la Gendarmerie.

Ce sont en tout cas des dizaines de milliers de personnes qui se dirigent chaque soir aux frontières de ce no man’s land et qui reviennent à l’aube dans des voitures chargées de sacs et de caisses de pierres.

Sur place, la marchandise est soit vendue en l’état au prix fort, soit traitée auprès des gérants de petites. Les fortunes sont diverses et varient selon la richesse en or des pierres rapportées.

Quelque fois, on peut se retrouver avec moins de 10. 000 N-UM, parfois avec plus de 100. 000 N-UM, le prix du kilo d’or variant entre 1.300.000 et 1.500.000 N-UM. Selon nos interlocuteurs, plusieurs reprises, des orpailleurs seraient revenus, plusieurs fois, avec d’abondantes quantité de pierres riches en or, qui leur auraient rapportées plusieurs dizaines de millions d’ouguiyas.

Ce qui est en tout cas sûr, c’est qu’à Chami, la vie a bel et bien repris.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Lancement de la campagne "Mon lait est local" à la CCIAM de Mauritanie

En images : Lancement de la campagne La campagne régionale d’Oxfam et de ses partenaires en Mauritanie pour la promotion du lait local a été officiellement lancée, ce vendredi 1er juin, à la Chambre de Commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie.

Cette campagne de promotion du lait local durera trois ans. Elle est placée sous le signe « Boire du lait local, c’est soutenir la production nationale » et vise à sensibiliser la population à une consommation informée et responsable, soutient Amadou Seydi Djigo, chargé de programme d’Oxfam-Mauritanie. La filière lait local éprouve de nombreuses difficultés en Mauritanie.

« Il y a véritablement un manque d’organisation et l’effet de concurrence, avec les nombreux et divers produits laitiers qui sont massivement importés dans notre pays. L’envahissement total et incontrôlé du marché national par le lait importé, dont on ignore souvent l’origine et la composition est un facteur nuisible à la promotion de la filière lait local», déplore Sarr Mamadou, coordinateur national de ROSA (Réseau des Organisations de Sécurité Alimentaire).

Valorisation des productions locales

C’est pourquoi, sollicite Sarr, « il est important que les autorités nationales se penchent sur des politiques de promotion des acteurs promus à la valorisation de nos productions locales. C’est à ce prix que nous assurerons la sécurité alimentaire ».

Pour Sarr, les attentes les plus pressantes, dans le cadre de la promotion de la filière lait local en Mauritanie se résument à un certain nombre de renforcement des capacités pour maîtriser le marché. Il s’agit de l’élévation de la production permettant d’assurer les besoins de la consommation nationale et d’affronter la concurrence sur le plan international ; l’amélioration de l’accès à l’alimentation du bétail, en lien avec les enjeux de la production ; l’augmentation du pourcentage de lait issu des exploitations familiales dans l’industrie laitière, en lien avec les enjeux de la collecte ; la mise en place d’une politique commerciale et fiscale favorable au lait local issu des exploitations familiales, afin d’assurer des prix de lait favorables au développement des filières locales.

Toutes ces attentes supposent, indiquent ElHadj Ba président de l’ONG AMAD et Sidi Ould Maouloud, que les acteurs de la filière lait local et les pouvoirs publics conjuguent leurs efforts, afin de mieux organiser le secteur en redynamisant les structures de production et de distribution.

« Il est souhaitable, formule Ba ElHadj, également que les consommateurs donnent la préférence au lait local dont ils peuvent s’assurer de l’origine réelle des produits qu’ils achètent à des prix raisonnables. Ceci est possible, si les pouvoirs publics s’impliquent fortement dans la promotion de la filière lait local, comme objectif prioritaire de développement ».

Aussi, un dialogue franc entre acteurs de la filière, pouvoirs publics et consommateurs est-il indispensable pour aller à la promotion réelle de nos productions locales.

C’est à ce prix donc, c’est-à-dire avec la volonté politique et les stratégies efficientes qu’on pourrait conserver au lait local le rôle important qu’il peut et doit occuper dans notre alimentation et dans notre développement.

Taxer les importations

En effet, en plus de la mobilisation sociale autour du lait local et la démarche pour une consommation responsable, les différents acteurs veulent mener un plaidoyer fort auprès du gouvernement.

Appel a été lancé pour la promotion et la défense du lait local en Mauritanie. Pour autant, les industriels mauritaniens doivent consentir des efforts en matière de respect des normes internationales, de vaccination et de transformation pour aspirer à des exportations de lait. ElHaj Ba balaie les craintes sur l’hygiène et la qualité du lait évoquant les efforts déployés en la matière par les industriels durant deux décennies dans le domaine de la collecte et de la maîtrise.

«Progressivement, il va falloir imposer le lait importé pour décourager les importations et favoriser la production locale par le biais de l’accompagnement des industriels», suggère Ba ElHadj.

Le lait local assure, évoque, Dedeou Yahya - Directeur pays d´Oxfam Mauritanie, une partie importante de la consommation des pays sahéliens, notamment en milieu rural et dans les villes secondaires. Il contribue sensiblement à la lutte contre les inégalités de genre en procurant aux femmes des revenus leur permettant de vivre plus dignement. Malgré son apport non négligeable à l’économie des pays de l’Afrique de l’Ouest et au Tchad, la filière lait local fait face à d’énormes défis (alimentation du bétail, collecte, transformation, concurrence du lait en poudre…). Moins de 15% du lait local est collecté alors que les importations de poudre de lait (avec une proportion importante et croissante de poudre de lait réengraissée en matière grasse végétale) sont estimées à plus de 31,5 millions MRU en 2015.

A la faveur de la journée internationale du lait, célébrée, ce 1er juin, les producteurs et productrices de lait, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, accompagnés d’une large coalition composée d’organisations paysannes, de consommateurs, de chercheurs, d’ONG, de mini-laiteries, d’industriels locaux, lancent une campagne de défense et de promotion du lait local. Pour la première fois, ces acteurs se réunissent pour affirmer ensemble : le rôle clef du lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région du Sahel ; l’énorme potentiel économique des filières laitières basées sur la collecte de lait local.

Les producteurs laitiers de cinq pays de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad sont déterminés à promouvoir le lait local et réclament des politiques laitières durables. Ainsi, les Etats d’Afrique de l’ouest travaillent à une offensive lait dans le cadre du plan d’investissement agricole régional de la CEDEAO, que des négociations importantes autour d’accords commerciaux approchent (tarif extérieur commun, renégociation des accords de Cotonou APE) pour que les groupes laitiers multinationaux réalisent des investissements importants sur le continent africain.

Dedeou Yahya espère un ralliement aux demandes de nos agropasteurs et de nos industriels pour le développement de la filière lait local en Afrique de l’ouest et sa survie. Les actions de sensibilisation qui seront menées par les coalitions régionale et nationale au cours des prochains mois s’adresseront à tous les acteurs pour que le lait local soit notre lait: produit et transformé dans nos pays et consommé par toutes nos populations».

Source :lecalame.info (Mauritanie)


 

 

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky Sall

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky SallLe projet de loi numéro 16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etat portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ grand tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 09 février 2018 à Nouakchott a été voté vendredi soir à l’Assemblée nationale.

Ainsi, il ressort du dossier de l’accord que des travaux de forage entrepris dans chacune des zones économiques du Sénégal et de la Mauritanie ont révélé l’existence de réservoirs de gaz naturel, dénommés les réservoirs du champ Gand Tortue/Ahmeyim (GTA) entre le Sénégal et la Mauritanie.

Au sens du présent accord, le Champ désigne tous les horizons géologiques, les réservoirs et les zones renfermant du gaz naturel situés au-dessus du périmètre de l’unité jusqu’à la profondeur qui sera définie d’un commun accord et sont spécifiés dans les décrets portant autorisation d’exploitation.

Cette découverte à fait l’objet de travaux d’évaluation suivis d’essais de production entre 2016 et 2017. Et les données sismiques 3D et celles recueillie des puits ont révélé d’importantes ressources récupérables pour les réservoirs GTA évaluées à près de 560 milliards de mètres cubes, réparties équitablement entre les deux pays.

Les parties ont manifesté leur désir de s’accorder sur les conditions et les modalités efficientes inhérentes au développement et à l’exploitation du Champ Grand tortue/Ahmeyim GTA comme une unité unique.

C’est au terme de ce processus de négociations avec leurs partenaires que les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont signé, le 09 février 2018 à Nouakchott, cet accord de coopération inter-Etat pour le développement et l’exploitation de ces importants réservoirs.

Source : PressAfrik (Sénégal)

 

 

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de rizLe Monde Afrique - Malgré une hausse de sa production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes.

L’Afrique dépense plus de 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz, indispensables pour sa sécurité alimentaire, alors que le continent est doté d’un grand potentiel de production, ont déploré mercredi 30 mai des experts à Abidjan.

« Malgré une hausse de la production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes (…) d’un coût de 7 milliards de dollars » (6 milliards d’euros), a annoncé le Sierra-Léonais Harold Roy-Macauley, directeur général d’Africa-Rice, une organisation intergouvernementale regroupant 26 pays d’Afrique de l’Ouest, du centre et de l’Est.

« L’Egypte est le seul pays d’Afrique qui est autosuffisant. La Côte d’Ivoire l’est à 50 %, Madagascar entre 70 et 75 % », a poursuivi M. Roy-Macauley, soulignant que l’Afrique est « dotée d’un grand potentiel de production ». Pour combler le déficit de cette céréale, aliment de base dans de nombreux pays africains, Africa-Rice veut faciliter l’accès au marché et aux crédits bancaires pour les petits exploitants.

« Rendre les paysans hommes d’affaires »


« Il faut rendre les paysans rentables. Ici, les paysans n’ont pas accès aux financements, or il faut que les gens soient indépendants pour travailler avec le secteur privé. Il faut rendre les paysans hommes d’affaires et les rendre crédibles auprès des banques », a plaidé M. Roy-Macauley.

« 70 % des pauvres vivent en zone rurale. Et vu les croissances démographiques attendues d’ici à 2030, la productivité agricole devra doubler. Et elle devra encore doubler entre 2030 et 2050 », a affirmé de son côté Patrick Houben, responsable développement rural et ressources naturelles au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire, qui soutient financièrement Africa-Rice depuis des années.

« L’agriculture en Afrique subsaharienne demeure un moteur de croissance économique des plus importants, et les objectifs de développement durable concernant la pauvreté et la faim passeront par l’augmentation de la productivité de travail des petits exploitants agricoles », a affirmé M. Houben. Selon lui, « 230 millions d’euros ont été engagés depuis 2017 par l’UE dans des programmes de recherches agricoles dont fait partie Africa-Rice ».

Créé en 1971, Africa-Rice vise à stimuler la filière riz à travers la recherche et la création de nouvelles variétés. Plus de 200 variétés de riz améliorées ont été homologuées ces vingt-cinq dernières années dont la plus connue est le Nerica (le nouveau riz pour l’Afrique). Ce dernier, qui couvre 1,7 million d’hectares, a permis de sortir 8 millions de personnes de la pauvreté dans 16 pays africains, selon Africa-Rice.

Source : Le Monde Afrique (France)