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Franklin conseil de la Mauritanie pour la renégociation de sa dette extérieure

Franklin conseil de la Mauritanie pour la renégociation de sa dette extérieureAffiches Parisiennes - La République Islamique de Mauritanie vient de mandater le cabinet d'avocats indépendants Franklin, allié à la société de conseil financier Finexem, pour la conseiller et l'appuyer dans la renégociation de sa dette extérieure.

Ce dossier est mené par Stéphan Alamowitch, associé responsable du département Banque & Finance, et l'ex-ministre Michel Sapin, senior advisor du cabinet. Dans le cadre du moratoire sur le service de la dette des pays à faible revenu, le G20 a souhaité qu'un certain nombre de pays, au nombre desquels figure la Mauritanie, engagent des négociations avec leurs créanciers publics et privés en vue de réduire le poids de leur dette, préserver leurs capacités budgétaires, et ainsi mieux répondre aux besoins des populations.

La Mauritanie a donc souhaité mener à bien une restructuration complète de ses dettes extérieures. C'est dans ce cadre qu'elle retenu le consortium Franklin-Finexem pour son expertise juridique et financière, sa connaissance approfondie de la Mauritanie et son expérience des restructurations à fort impact économique et politique.

La mission comportera l'audit de la dette extérieure, des recommandations sur le cadre institutionnel de gestion de la dette, la définition d'une stratégie adaptée à chaque catégorie de créanciers, et les négociations en résultant. L'équipe de Franklin intervient depuis plus de dix ans pour des institutions d'aide au développement et pour des Etats, en Afrique et dans les pays des Balkans.

Le dossier est traité, pour Franklin, par Stéphan Alamowitch, associé responsable du département Banque & Finance, et Michel Sapin, senior advisor du cabinet.

Source : AP REDACTION

Air Algérie : son PDG limogé

Air Algérie : son PDG limogéLe Point Afrique - À Air Algérie, en cette période de crise, pas question de mettre les petits plats dans les grands. Il a été mis fin aux fonctions de Lazhar Hani, ministre des Transports, de Bakhouche Alleche, PDG d'Air Algérie, ainsi que du responsable du catering au sein de la compagnie nationale.

« Cette décision a été prise à la suite de l'engagement d'une opération d'importation par la compagnie nationale Air Algérie de fournitures liées à l'activité de catering, et ce, sans tenir compte du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises et la priorité à accorder à la production nationale », indique un communiqué du Premier ministre.

Selon El Watan, l'importation concernerait de la vaisselle en porcelaine destinée à la classe affaires des vols internationaux, une opération réalisée à un moment où Air Algérie, déjà en déficit chronique, a suspendu son activité à l'extérieur du pays.

Lourdeurs de gestion

Le manque de devises est un problème récurrent pour Air Algérie. Dans le transport aérien, la majorité des postes de coût (avions, moteurs, pièces détachées, assurances, etc.) est en dollars ou en euros. Seul le carburant, ici, n'est pas concerné à 50 %, car le plein en escale hors Algérie est réglé en dollars.

Il y a dix ans, la compagnie avait échappé de peu à la liste noire européenne. L'entretien des avions était délaissé et des opérations de maintenance ajournées faute de crédits en devises pour acquérir des pièces. La disponibilité des avions en souffrait, suscitant de nombreuses annulations de vols.

Quelques milliers d'euros de porcelaine justifient-ils le limogeage du ministre des Transports, voire celui du PDG d'une compagnie ? Un conflit d'intérêts est évoqué sachant que Lazhar Hani et sa famille sont actifs dans le domaine du transport maritime, actionnaire dans la filiale algérienne de la logistique espagnole Romeu Algérie, et celle de Green Algérie du taïwanais Evergreen Marine Corp.

Des élus reprochent aussi le « déroulement désastreux des vols de rapatriement et le retour des avions presque vides ». 25 000 ressortissants algériens bloqués à l'étranger attendent toujours de rejoindre le pays.

Par Thierry Vigoureux

 

Enquête : grande offensive des entreprises marocaines en Afrique

Enquête : grande offensive des entreprises marocaines en AfriqueLesEco.ma - De plus en plus d’entreprises marocaines n’hésitent pas à prendre de gros risques pour aller s’implanter sur le reste du continent africain. C’est ce que constate la société de conseil en management et technologie indépendant, BearingPoint, qui vient de publier son 4e baromètre du développement international.

Le marché africain n’a jamais été aussi attractif pour les entreprises marocaines. De plus en plus d’opérateurs du royaume optent pour l’Afrique, constate BearingPoint, une société de conseil en management et technologie indépendant.

Dans son 4e baromètre du développement international (BDI), le cabinet «aux racines européennes et à la couverture mondiale» note une tendance très offensive et audacieuse des entreprises du pays du Maghreb vers le reste du continent, ces cinq dernières années.

Si l’on en croit le BDI, elles sont de plus en plus nombreuses à prendre des risques «pour aller en Afrique». En effet, «le principe de déploiement sage, visant à limiter au maximum les risques au détriment des gains, est de moins en moins prisé par les entreprises marocaines (21% des répondants en 2020 contre 27% en 2015)».

Vers une gestion plus autonome des filiales

Cependant, si les entreprises marocaines font preuve d’une prise de risque plus importante en matière de développement en Afrique, le principe de suivi d’un processus rigoureux, avec une politique de pas à pas dans la plus grande efficacité possible, reste de mise.

Selon l’enquête réalisée en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), un nombre grandissant d’entreprises opte désormais pour une gestion propre de chaque filiale ou via des directions de zones/régions après avoir atteint une taille significative sur ces marchés.

«Cette tendance, renforcée sur les cinq dernières années, s’oriente vers une gestion plus autonome des filiales tout en favorisant l’échange avec le siège», détaille le baromètre expliquant que «40% des entreprises du panel ont mis en place une gestion propre à chaque filiale (…)

En cinq ans, le changement est significatif, avec une autonomisation plus forte des filiales vis-à-vis du siège. C’est un signe de maturité grandissante des entreprises». En somme, «les entreprises marocaines ont, durant la demi-décennie écoulée, renforcé la dimension terrain de leur développement en Afrique : les structures sur place sont plus autonomes et, dans une moindre mesure, les directions régionales prennent la place des sièges au Maroc».

La société de conseil commente que «c’est un glissement classique qui démontre la maturité des organisations». Cependant, poursuit la même source, «il reste encore du chemin à parcourir, les modèles les plus représentés étant la joint-venture (JV) et la logique de filiales commerciales».

L’Afrique une terre d’opportunités

La présence de plus en plus massive d’entreprise marocaines s’explique par le fait que «le développement en Afrique est devenu un axe stratégique de premier ordre», le continent demeurant une terre d’opportunités pour ces dernières, souligne BearingPoint dans son enquête de 32 pages.

Dans le détail, la quasi-totalité des répondants considère que le développement en Afrique fait partie des cinq priorités stratégiques, contre 78% en 2015.

Dans la foulée, ajoute la même source, le développement en Afrique fait désormais partie du top 3 des priorités stratégiques pour plus de 80% des répondants, alors que pour plus du tiers des entreprises, il représente même la priorité principale, soit un triplement de cette réponse en cinq ans.

Ces entreprises marocaines qui se distinguent en Afrique

Et parmi les entreprises marocaines qui ont le plus le goût du risque en Afrique, figure l’opérateur historique Maroc Telecom dont le développement sur le continent «se définit comme un véritable relais de croissance dans ses objectifs stratégiques, et ce depuis 2001 (présence en Mauritanie, au Burkina Faso, au Gabon et au Mali)».

Le groupe a poursuivi son développement en Afrique en 2015, avec l’acquisition auprès d’Etisalat de six opérateurs au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Gabon, au Niger et en République centrafricaine. Maroc Telecom est ainsi devenu «un acteur de référence dans dix pays du continent africain».

Concernant le secteur des matériaux de construction, Cimat (Ciments de l’Atlas) s’est également significativement implantée sur le continent à partir de 2011 avec la création de la société Cimaf (Ciments de l’Afrique).

Le groupe a poursuivi son expansion progressive à travers le continent en démarrant des activités en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry en 2013, au Cameroun et au Burkina Faso en 2014, au Gabon et en République du Congo Brazzaville en 2015 et, enfin, au Ghana, au Mali et en Mauritanie en 2016.

Le Groupe Banque Populaire (GBP) affiche également une stratégie de développement de ses filiales en Afrique, avec pour ambition de construire le premier groupe panafricain ancré localement.

Avec l’acquisition des participations du groupe français Banque Populaire Caisse d’Épargne (BPCE) dans trois banques au Cameroun, au Congo et à Madagascar à fin 2019, le groupe a renforcé sa présence en Afrique à 15 pays.

Premier exportateur mondial de phosphates en 2019, avec un chiffre d’affaires d’environ 54 milliards de dirhams, environ 20.000 collaborateurs et 25% de parts de marché mondiales sur les produits phosphatés, le groupe OCP n’est pas en reste.

Il faut noter que l’Afrique est le premier bénéficiaire des investissements directs marocains. Plus de 60% des investissements directs à l’étranger (IDE) marocains étaient réalisés en Afrique en 2017.

En effet, le Maroc est désormais parmi les premiers investisseurs africains de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette présence renforcée sur le continent africain est soutenue par une stratégie nationale en faveur de la promotion de la coopération Sud-Sud.

Une implantation forte à l’ouest, une vision vers l’est

Bien que ciblant prioritairement l’Afrique de l’Ouest, la présence des entreprises marocaines en Afrique semble s’être davantage diversifiée ces dernières années. Alors qu’en 2015, l’Afrique de l’Ouest était le terrain de jeu privilégié des entreprises marocaines, ces dernières semblent désormais gagner du terrain sur le reste du continent.

En effet, les entreprises marocaines explorent également l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et australe. Cette présence renforcée s’explique principalement par la réintégration du royaume au sein de l’Organisation panafricaine en 2017 et par l’engagement du roi Mohammed VI à faire de l’Afrique une priorité nationale.

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

Impact du Covid 19 sur les prix des denrées alimentaires

Les prix de certaines denrées alimentaires ont récemment subi de fortes fluctuations, en raison des effets de la pandémie de coronavirus, qui n’a pratiquement rien épargné des secteurs vitaux, du fait d’un impact négatif sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Dans ce contexte, El-Khadar Ould El Hassen, commerçant au marché connu localement sous le nom de Marché marocain, a déclaré que les prix des denrées alimentaires ne sont pas stables de nos jours, car ils augmentent et baissent sans cesse. Cela est particulièrement vrai pour les denrées de base, tels que le riz, le sucre, les produits laitiers et les huiles. Le phénomène est dû, selon lui, à la loi de l’offre et de la demande, qui à son tour est influencée par les transports, que ce soit par voie aérienne ou terrestre, à un moment où les transactions commerciales sont devenues compliquées en raison de la fermeture des frontières et des routes.

Il a souligné que, concernant les prix des produits de première nécessité, celui du sucre varie entre 9 100 à 9 300 MRO le sac, tandis que le prix du sac riz de bonne qualité se situe entre 7 200 à 7 700 MRO, tandis que le carton de lait longue conservation se situe entre 5 600 et 5 700 MRO.

Mohamed Ould Ahmedou, autre marchand au marché marocain, attribue la disparité des prix des produits alimentaires à l’impact de la pandémie de coronavirus sur le transport des importations, ainsi qu’aux fluctuations monétaires et à la rareté de l’offre des produits laitiers sur le marché.

Selon Sidi Ould Inallah, le prix des légumes est récemment parti à la hausse, en raison de l’offre excédentaire, le prix du sac de pommes de terre allant de 4 500 à 5 000 MRO, et le sac d’oignons se négociant entre 3.900 MRO et 4 000 MRO. Au détail, la pomme de terre coûte 200 ouguiyas le kilogramme, la tomate 185 MRO le kilogramme et la carotte coûte 150 ouguiyas.

Tijani Ould Jibril, marchand de légumes au même marché, n’a pas caché son mécontentement face à la faible affluence des clients, en particulier les restaurateurs, habituellement grands acheteurs de légumes, du fait de la fermeture de leurs restaurants à 20 heures, à cause du couvre-feu.

Au sujet des spéculations sur les prix de certaines denrées alimentaires, en particulier le lait, le directeur général du département Concurrence, au ministère du Commerce, M. Moustapha Ould Ali, a déclaré qu’il y a déjà eu une hausse sans précédent des prix des produits laitiers (importés et locaux), dans la mesure où le prix d’un paquet avait atteint 350 MRO pour les laits Rose, Salma et Dano.

Le ministère a aussitôt convoqué tous les fournisseurs des produits laitiers pour les informer que les prix n’ayant pas changé à l’échelle mondiale, il n’est pas justifié de l’augmenter à l’heure actuelle.

Il a ajouté qu’il a été convenu avec eux que le coût d’achat du carton de 24 paquets est de lait Rose, Salma et Dano 5 500 MRO, soit 230 MRO l’unité auprès de l’importateur ; chez le grossiste et le semi-grossiste, le prix du carton des mêmes produits est de 5 640 MRO, soit 235 MRO, l’unité. Pour le détaillant le prix du paquet est de 250 MRO, avec l’obligation de donner une facture à chaque acheteur, et d’aviser l’administration de la survenue de chaque changement de prix.

Il a ajouté que les équipes du ministère s’efforcent de contrôler les prix et de les stabiliser, et ont procédé à la saisie de 9 tonnes de produits périmés, principalement à Charae Rezgh, à la fermeture de 47 magasins et au paiement d’une amende.

Le directeur a souligné que pour d’autres produits, il y a également eu hausse, notamment le riz local, en raison de facteurs naturels et environnementaux tels que les inondations dans la région du Fleuve et les ravages provoqués par les rongeurs.

Il a souligné le prix élevé du blé et des huiles (notamment le bidon de 20 litres) au niveau international, et a rappelé que la ministre du Commerce avait convoqué tous les fournisseurs de ces produits pour les informer que la hausse des prix au niveau international, si hausse il y a, ne doit pas être répercutée sur le stock actuellement disponible, par conséquent, les prix doivent demeurer inchangés.

En bref, le pouvoir d’achat des consommateurs subit les effets négatifs du Coronavirus et de la volatilité des prix des produits de base, tant au niveau international que national, en raison de la fluctuation de l’offre et de la demande.

Traduit par:
Med Yahya Abdel Wedoud

Mauritanie : le consortium Franklin/Finexem recruté pour épauler les autorités en vue d’une restructuration de la dette extérieure

Mauritanie : le consortium Franklin/Finexem recruté pour épauler les autorités en vue d’une restructuration de la dette extérieureFinancial Afrik - Le consortium Franklin/Finexem a été recruté ce mardi 22 décembre en vue de fournir des conseils et un soutien en vue de la restructuration de la dette extérieure de la Mauritanie.

Cela pour un montant de 600 mille euros et un délai de six mois. Le recrutement de Franklin/Finexem tombe dans un contexte où la dette extérieure est devenue insoutenable en raison de la pandémie de Covid19 et de ses implications économiques pour les pays à faible revenu et en particulier la Mauritanie.

«Le choix de la Mauritanie s’est porté sur Franklin-Finexem pour son expertise juridique et financière, sa connaissance approfondie du pays et son expérience dans l’amorce de restructurations ayant eu un impact économique et social significatif», affirme le ministère mauritanien de l’Economie.

Le cabinet d’avocats Franklin et le cabinet de conseil financier Finexem ont fourni une analyse documentée de la situation, une approche systémique et intégrée qui ont convaincu les autorités économiques et financières mauritaniennes, poursuit le ministère.

La mission assignée au consortium comprend des dimensions liées à l’examen et l’analyse, aux recommandations et enfin à la mise en œuvre et aux discussions. Elle prendra en compte les différentes composantes de l’endettement extérieur auprès des institutions financières internationales et l’orientation de tous leurs créanciers bilatéraux publics et privés.

Par Samba Camara

Mauritanie : début des mesures pour la création d’une banque de la famille

Mauritanie : début des mesures pour la création d’une banque de la familleSahara Médias - La Mauritanie a entamé des concertations avec l’organisation de la coopération islamique dans le cadre des mesures tendant à créer « une banque de la famille » en Mauritanie suivant des préceptes islamiques afin de faciliter les opérations financières aux couches les plus vulnérables.

La ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille, Naha Mint Haroun O. Cheikh Sidiya a entamé des discussions par vidéoconférence ce mardi avec le secrétaire général de la chambre islamique pour le commerce, l’industrie et l’agriculture relevant de l’OCI, Youssef Khelawi se trouvant au Pakistan.

La ministre a révélé que son département a financé des microprojets pour une enveloppe d’un milliard deux cent quatre-vingt-dix millions ouguiya au profit de 21.900 personnes parmi les différentes couches cibles dont les femmes actives dans les coopératives féminines, les personnes handicapées et les jeunes filles sortant des centres professionnels.

La ministre a ajouté que cette orientation gouvernementale exige davantage de mesures dont notamment l’existence d’une institution financière capable d’assurer toutes les opérations financières adaptées à ces catégories de personnes conformément aux préceptes islamiques en plus de l’amélioration du niveau de formation dans le domaine des microcrédits.

Les discussions d’aujourd’hui ont été consacrées au capital de la banque, ses actionnaires, les pourcentages l’envoi d’experts de la chambre islamique pour le commerce et la sensibilisation autour de la création d’une banque de la famille auprès des acteurs nationaux et l’envoi d’une délégation pour s’informer de l’expérience soudanaise dans ce domaine.

Le projet de création d’une banque de la famille en Mauritanie aurait franchi quelques étapes dont la création d’une commission technique nationale composée des différents départements gouvernementaux concernés en plus de concertations avec des acteurs privés et la société civile féminine afin de suivre le processus de création de cette banque en Mauritanie.

Les mesures relatives au recrutement d’un consultant chargé de préparer le dossier d’agrément et superviser l’étude technique se sont achevées de même que la fixation du quota du ministère des affaires sociales où seront regroupés tous les programmes et les projets exécutés par le ministère dans le domaine des microcrédits.

Source : Sahara Médias

Covid-19 : le ministère de l’Économie demande l’annulation de la dette extérieure de notre pays

Covid-19 : le ministère de l’Économie demande l’annulation de la dette extérieure de notre paysAMI - Dans un communiqué dont est parvenue à l’Agence mauritanienne d’Information, le ministère de l’Économie et de la Promotion des Secteurs Productifs (MEPSP) a demandé mardi l’annulation de la dette extérieure du pays, devenue difficile à supporter en raison de la pandémie de Covid 19 et de ses répercussions économiques pour les pays à faibles revenus.

Selon la déclaration du ministère, l’aggravation de la situation sanitaire en Mauritanie, à l’instar de certains pays en raison des problèmes de sécurité rencontrés par la région du Sahel, a conduit la République Islamique de Mauritanie à chercher aujourd’hui à entreprendre une restructuration globale et ambitieuse de sa dette publique extérieure.

Voici le texte du communiqué:

« La République Islamique de Mauritanie a demandé, par l’intermédiaire de ses autorités supérieures, l’annulation de sa dette extérieure, qui est devenue difficile à insoutenable en raison de la pandémie de Covid19 et de ses implications économiques pour les pays à faible revenu.

Cette situation au niveau de certains pays a été exacerbée par des problèmes de sécurité dans la région du Sahel.

La République islamique de Mauritanie est actuellement à la recherche d’une restructuration globale et ambitieuse de sa dette publique extérieure.

Les décisions récentes des États du G-20 vont dans la bonne direction et méritent d’être prises en compte.

C’est dans ce cadre que la République islamique de Mauritanie a délégué le groupe Franklin-Finaxim pour fournir des conseils et un soutien en vue de la restructuration de sa dette extérieure.

Dans le cadre du remboursement de la dette des pays à faible revenu et dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid 19, le G-20 espère voir certains pays, dont le nôtre, ouvrir des consultations avec leurs créanciers publics et privés, afin de réduire le fardeau de leur dette et de maintenir leur capacité budgétaire pour qu’ils puissent mieux répondre aux besoins sanitaires et sociaux de la population.

Le choix de la Mauritanie s’est porté sur le groupe Franklin-Finaxim pour son expertise juridique et financière, sa connaissance approfondie du pays et son expérience dans l’amorce de restructurations ayant eu un impact économique et social significatif.

Le cabinet d’avocats Franklin et le cabinet de conseil financier Finaxim ont fourni une analyse documentée de la situation, une approche systémique et intégrée qui ont convaincu les autorités économiques et financières mauritaniennes.

La mission assignée à ce groupe comprend des dimensions liées à l’examen et l’analyse, aux recommandations et enfin à la mise en œuvre et aux discussions. La mission prendra en compte les différentes composantes de l’endettement extérieur auprès des institutions financières internationales et l’orientation de tous leurs créanciers bilatéraux publics et privés.

Nouakchott le 22 décembre 2020 »

25 000 chercheurs d’or se ruent vers «Chegatt» à bord de 2 000 voitures

25 000 chercheurs d’or se ruent vers «Chegatt» à bord de 2 000 voituresAdrar-Info - Des milliers de chercheurs d’or sont partis aujourd’hui de la ville de Zouerate vers la zone de Chegatt, à 710 km de la ville.

Le nombre de prospecteurs est estimé à 25 000 personnes embarqués à bord de 2 000 véhicules tout terrain. Selon un itinéraire réalisé par la société « Maaden Mauritania » les orpailleurs passeront par 5 stations-relais, qui se succèdent (Safariyat, Qalaman, Belkhizeimat, Carrefour, Gleib N’ doure), avant d’arriver dans la zone « Chegatt ».

La la société « Maaden Mauritania », en charge de l’organisation du secteur et de l’encadrement de l’exploration de l’or de surface, a annoncé que chacune des stations -relais que les prospecteurs passeront, en route vers le « Chegatt » dispose d’une équipe appartenant à l’entreprise, d’une ambulance et d’une brigade de la gendarmerie nationale.

Source : mourassiloun.com

Traduit par Adrar info

Communiqué du Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie

Communiqué du Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de MauritanieBCM - Le Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie a tenu une réu-nion ordinaire le lundi 30/11/2020, sous la présidence de Monsieur Cheikh El Kebir Moulaye Taher, Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie.

Au cours de cette réunion, le Conseil a suivi, entre autres, la présentation de la note de trimestrielle de conjoncture analysant les évolutions enregistrées au cours du troisième trimestre de l’année 2020 en lien avec l’activité économique sectorielle, les agrégats monétaires et financiers et l’activité des marchés monétaire et de change.

Le Conseil a discuté de la hausse récente de la liquidité bancaire et son impact potentiel sur les prix à la consommation. A cet égard, il a décidé d’augmenter le taux de réserve obligatoire applicable aux banques de 5% à 6% et de maintenir inchangés l’ensemble des autres taux.

Le Conseil continue de suivre de près les implications de la crise du covid-19 sur l’économie nationale et le système financier et prendra, le cas échéant, les mesures nécessaires pour y faire face.

Source : BCM