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Mauritanie: mouvement de protestation dans la filière de la pêche artisanale

Mauritanie: mouvement de protestation dans la filière de la pêche artisanaleRFI Afrique - Les 12 000 pirogues qui pêchent au large de Nouakchott sont immobilisées depuis lundi 18 mars en raison d’un mouvement de grève dans la filière de la pêche artisanale. Les producteurs protestent notamment contre l’application d’une décision du gouvernement interdisant l’utilisation de la main-d’œuvre étrangère.

Ces derniers jours les pirogues mauritaniennes ont été arraisonnées pour vérifier la nationalité des équipages et ordonner le débarquement de tous les pêcheurs étrangers. Ce sont pour l'essentiel des ressortissants sénégalais.

Moctar el-Bou, du regroupement des producteurs et exportateurs de la pêche artisanale, justifie le recours à la main-d’œuvre étrangère. « Ils nous obligent à ce que tout notre équipage soit mauritanien, mais la réalité, qu’on le dise, c’est qu’on a pas une embarcation qui peut être 100% composée de Mauritaniens. Ils ne sont pas qualifiés. Il nous faut d’autre main-d’œuvre. Que ce soit un Malien, un Marocain, un Chinois… »

Le président de la Fédération nationale des pêches, proche du pouvoir, Mohamed Ould Saleck Baye Pékha, prône une solution durable et cela passe par la formation des Mauritaniens. « Il faut former une main-d’œuvre, créer une main-d’œuvre. Tu veux continuer à travailler en dépendant d’autres nations ? Ce n’est pas l’esprit d’un businessman. On a la mer, on a les humains. Il faut les former pour gagner de l’argent. »

Les responsables du mouvement de grève ont pris contact mardi avec le ministère des Pêches et de l’Economie maritime. Ce dernier leur a confirmé la nouvelle règle : seuls les Mauritaniens sont autorisés à embarquer pour pêcher.

Source : RFI Afrique

 

 

Mauritanie-Fmi: Les autorités invitées "à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption"

Mauritanie-Fmi: Les autorités invitées Mauriweb - Les autorités mauritaniennes ont été invitées par le Fonds monétaire international "à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption", peut-on lire dans un communiqué sanctionnant la visite d'une mission du fonds en Mauritanie effectuée du 27 fevrier au 13 mars 2019.

Selon ce communiqué, "les services du FMI et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord préalable pour l’achèvement de la troisième revue du programme du pays appuyé par la Facilité élargie de crédit".

Le chef de mission Fmi, Eric Mottu, a précisé que le "FMI a conclu un accord préalable au niveau des services avec les autorités mauritaniennes sur la troisième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit.

L’achèvement de la revue est sujet à l’approbation de la Direction générale et du Conseil d'administration du FMI. La Mauritanie bénéficiera d’un quatrième décaissement de 16,56 millions de DTS (environ 23,0 millions de dollars) à la suite de l’examen du dossier par le Conseil d'administration prévu en mai 2019".

Pour la mission du Fmi qui table sur 6% de croissance pour le pays en 2019, "l’endettement s’est ainsi fortement ralenti, et la dette publique extérieure a baissé à 69% du PIB à fin-2018". Cependant, le Fmi conseille aux autorités d'éviter les emprunts non concesssionnels afin de ne pas retomber dans les travers du poids de la dette et de son service.

"Les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières, du démarrage du projet gazier offshore", souligne le communiqué du Fmi qui explique la croissance de 3.6% en 2018 par un excédent budgétaire lié à la bonne tenue "des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licences d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures".

La Mauritanie, rappelle-t-on, bénéficie depuis décembre 2017 d'un programme économique et financier appuyé par un arrangement triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, pour un montant total de 115,920 millions de DTS, soit environ 161,2 millions de dollars (au taux de change actuel).

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Mines: l'institut Fraser passe au peigne fin l'attractivité de 10 pays africains

Mines: l'institut Fraser passe au peigne fin l'attractivité de 10 pays africainsLe360 Afrique - Le sondage annuel auprès des compagnies minières de l'Institut Fraser a été publié la semaine dernière. Le Botswana caracole en tête, alors que des pays comme le Maroc et le Sénégal n'y figurent pas, à cause d'une insuffisance de réponses de la part des entreprises minières.

Depuis plus d’une année, on assiste à une vague de réformes du secteur minier dans plusieurs pays africains. Ce chargement de l’environnement, diversement apprécié par les investisseurs, a fait l’objet d’une étude menée par le think tank canadien Fraser.

Sur 83 nations riches des produits de leurs mines que compte la planète, seuls 10 pays africains ont obtenu le seuil minimal de réponses pour figurer dans le classement.

Selon ce rapport, l’Afrique est la deuxième région la moins attractive pour l’investissement dans les mines. Le Botswana est la juridiction africaine la mieux classée (32e), suivie de l’Afrique du Sud (43e) puis de la Zambie (45e).

Les pays africains les plus mal classés comprennent l’Ethiopie (77e mondial), le Ghana (68e) et la RDC (67e).

Ainsi, le Botswana caracole en tête dans le domaine de la perception des politiques minières. Un dirigeant d'une compagnie d'exploration a déclaré que «le régime fiscal du Botswana continue d'être exemplaire par rapport aux autres juridictions africaines et encourage l'investissement dans l'exploration».

C’est donc sans grande surprise que le pays termine premier en Afrique, en ce qui concerne la perception des politiques minières, qui compterait pour 40% dans les décisions d’investissement.

Souvent félicité pour ses bonnes pratiques minières, le Botswana a même progressé par rapport à l’année 2017 où il était classé 21e sur 91 pays.

Cette performance reflèterait la diminution des inquiétudes des investisseurs au sujet des barrières commerciales et la stabilité politique.

Juste derrière, le numéro 1 africain se trouve être la Namibie (36e sur le plan mondial) et la Zambie (53e). Fraser explique le score de la Zambie par la diminution des préoccupations liées à la stabilité politique, les infrastructures et le cadre juridique offert aux investisseurs.

Toutefois, depuis l’introduction en début d’année de nouvelles lois qui augmentent les redevances et taxes minières, le pays s’est mis à dos une majorité de compagnies opérant sur le sol zambien.

Classé 82e selon l'indice de perception des politques minières, la RDC occupe la dernière place en Afrique. Sur un plan mondial, elle ne devance que le Venezuela.

La RDC a promulgué, en 2018, un nouveau code minier qui augmente les redevances et impose de nouvelles taxes. Les dirigeants de compagnies minières s’étaient alors opposés aux réformes, estimant risquer d’importantes pertes financières. Pour «protéger leurs droits», elles avaient même menacé d’intenter une action en justice contre le gouvernement.

«La récente augmentation unilatérale du taux de redevance en RDC décourage les investissements», s'inquiète, à ce propos, un dirigeant cité par Fraser.

Un autre chef d'entreprise minière, également cité dans le document de l'Institut Fraser, évoque le «manque de clarté sur les limites des concessions minières d'exploration et les cas de corruption».

Se retrouvant dans les dernières places du classement à l'instar de l’Ethiopie (71e) et le Zimbabwe (76e), le Mali a connu le déclin le plus important sur le continent (46e sur 91 en 2017 à 63e sur 83 en 2018).

Au Mali, les investisseurs se sont montrés de plus en plus préoccupés par la réglementation et les contrats de travail, le système juridique et la disponibilité de la main-d'œuvre et des compétences.

Mais les mauvais scores des pays africains concernant les politiques minières ont été compensés par la richesse de leurs sous-sols.

En tenant compte uniquement de l’indice de potentiel minéral, la RDC (24e) est le pays africain le plus attractif pour l’investissement dans l’exploration. Elle est suivie de l’Afrique du Sud (30e) et du Mali (38e). Le point commun de tous ces pays est leur grande richesse minérale.

Le sous-sol congolais héberge d’énormes réserves de cuivre, de cobalt, et d’autres minéraux prisés, alors que l’Afrique du Sud est riche en métaux à l'instar du platine et d'autres matières premières très utilisées comme le nickel, ou même le charbon.

Au Mali, le secteur aurifère est en plein essor, et les potentielles grandes réserves attirent plusieurs compagnies d’exploration.

Il faut toutefois noter que des pays au potentiel minier important, comme le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, la Guinée ou encore l'Angola ont été écartés du fait de leurs réponses, jugées insuffisantes par le think tank.

Pour la réalisation de son classement 2018, l'institut Fraser a analysé les réponses de 291 acteurs. Il s'agit pour la plupart, de dirigeants de compagnies minières, lesquels ont été interrogés au sujet des facteurs qui influencent leurs décisions à investir dans les pays.

Selon les réponses obtenues, le think tank canadien a accordé à chaque pays un indice d’attractivité globale. Cet indice composite est déterminé à partir d’un indice de potentiel minéral qui évalue si la géologie des pays encourage, ou décourage, les investissements dans l’exploration et d’un indice de perception des politiques minières.

Parmi les facteurs, on retrouve les réglementations mises en place par les gouvernements, le système légal, le régime de taxation, les infrastructures, la stabilité politique ou encore les lois concernant le travail.

Par Karim Ben Amar
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Une mission du FMI conclut un accord préalable au niveau des services pour la troisième revue du programme de la Mauritanie

Une mission du FMI conclut un accord préalable au niveau des services pour la troisième revue du programme de la MauritanieFMI - Les services du FMI et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord préalable pour l’achèvement de la troisième revue du programme du pays appuyé par la Facilité élargie de crédit.

Le budget a dégagé un excédent important dû à la bonne tenue des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licences d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures.

Les autorités mettront en place un cadre robuste qui permettra à l’épargne budgétaire d’étendre progressivement les mesures ciblées de protection sociale à l’ensemble du pays et poursuivront la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Eric Mottu a séjourné à Nouakchott du 27 février au 13 mars 2019 pour discuter de la troisième revue du programme économique et financier appuyé par un arrangement triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) du FMI, approuvé par le Conseil d'administration du FMI le 6 décembre 2017 (voir communiqué de presse no 17/468) pour un montant total de 115,920 millions de DTS, soit environ 161,2 millions de dollars (au taux de change actuel). A l’issue de la visite, M. Mottu a fait la déclaration suivante :

« Une mission du FMI a conclu un accord préalable au niveau des services avec les autorités mauritaniennes sur la troisième revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit. L’achèvement de la revue est sujet à l’approbation de la Direction générale et du Conseil d'administration du FMI. La Mauritanie bénéficiera d’un quatrième décaissement de 16,56 millions de DTS (environ 23,0 millions de dollars) à la suite de l’examen du dossier par le Conseil d'administration prévu en mai 2019.

La croissance économique s’est accélérée en 2018 à environ 3,6 % grâce une bonne performance des secteurs non-extractifs qui ont crû de plus de 6%, reflétant la diversification progressive de l’économie mauritanienne et l’augmentation du crédit bancaire, alors que l’inflation est restée maîtrisée à 3,1% en moyenne. Les réserves internationales de la banque centrale ont atteint $919 million à fin-2018 (5 mois d’importations non-extractives). Le budget a dégagé un excédent important dû à la bonne tenue des recettes fiscales, de revenus élevés provenant de licences d’exploration et à une exécution plus lente que prévue des dépenses d’investissement financées sur ressources extérieures. L’endettement s’est ainsi fortement ralenti, et la dette publique extérieure a baissé à 69% du PIB à fin-2018. Le système bancaire s’est aussi renforcé. L’accroissement de l’activité économique a cependant contribué à relancer les importations, entraînant une hausse du déficit du compte courant externe (hors importations en capital du secteur extractif) à environ 11% du PIB.

Dans ce contexte, le programme économique et financier des autorités appuyé par le FMI continue d’être exécuté de façon satisfaisante. Tous les critères de réalisation à fin-décembre 2018 ont été atteints, et tous les repères structurels prévus entre décembre 2018 et mars 2019 ont été observés ou sont en passe de l’être. Ces réformes ont concerné notamment l’administration fiscale, les instruments de politique monétaire, le marché des changes et le secteur financier.

Les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières, du démarrage du projet gazier offshore, ainsi que la mise en œuvre des politiques économiques visant à maintenir les grands équilibres macroéconomiques et promouvoir la croissance inclusive et créatrice d’emploi ainsi que la diversification. Ainsi, la croissance économique pourrait dépasser 6% en 2019 du fait de la reprise prévue des secteurs extractifs et de la bonne tenue des secteurs non-extractifs, malgré des risques exogènes liés à la volatilité des cours des matières premières et les incertitudes pesant sur la croissance mondiale.

Le programme des autorités prévoit la mise en œuvre disciplinée du budget en 2019, un endettement prudent (en évitant les emprunts non-concessionnels) et l’accroissement des réserves internationales afin d’améliorer la viabilité de la dette et de se prémunir contre les chocs exogènes, tout en créant l’espace budgétaire nécessaire pour les dépenses sociales et l’investissement dans les infrastructures. Les autorités mettront en place un cadre robuste pour une gestion budgétaire prudente des futurs revenus gaziers. Elles étendront progressivement les mesures ciblées de protection sociale à l’ensemble du pays et poursuivront la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, renforcer la gouvernance économique, et lutter contre la corruption.

La mission remercie les autorités mauritaniennes et ses autres interlocuteurs pour leur accueil chaleureux, les entretiens constructifs et l’excellente coopération. »


Département de la communication du FMI

RELATIONS AVEC LES MÉDIAS

ATTACHÉ DE PRESSE: RANDA ELNAGAR

TÉLÉPHONE:+1 202 623-7100COURRIEL: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Source : FMI

 

Après le Canada, les Etats-Unis à leur tour clouent au sol les Boeing 737 MAX

mediaLes Etats-Unis ont à leur tour ordonné, mercredi 13 mars, l'immobilisation au sol des Boeing 737 MAX 8 et MAX 9, comme l'ont fait l'Europe et de nombreux
autres pays, après l'accident dimanche d'un 737 MAX 8 de la compagnie Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts. Les Etats-Unis se rangent donc à l’avis général. Une décision à effet immédiat.

L'annonce a d'abord été faite par le président américain. « Nous allons décréter en urgence l'interdiction de tous les vols des 737 MAX 8 et 737 MAX 9 », a dit Donald Trump devant des journalistes à la Maison Blanche, ajoutant que la Federal Aviation Authority (FAA), les autorités américaines de régulation du secteur aérien, s'exprimerait sur le dossier dans la journée. « La sécurité des Américains, et de tous les passagers, est notre priorité absolue », a-t-il souligné.

Lorsque Donald Trump a annoncé l’interdiction, plusieurs 737 MAX étaient encore dans le ciel américain. Tous ont été cloués au sol dès leur atterrissage, rapporte notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve. Il faut dire que les Etats-Unis étaient de plus en plus isolés. Depuis le crash de dimanche, la quasi-totalité des agences aéronautiques mondiales ont progressivement interdit de vol cet appareil.

Jusqu’à ce mardi, malgré les nombreux appels de politiques, d’experts, de syndicats, la FAA, l'agence fédérale de l’aviation américaine résistait assurant que rien ne justifiait une interdiction. Mais aujourd’hui, c’est le revirement, en raison, selon la FAA de « nouvelles données ». Des informations qui tendraient à confirmer une même défaillance du système de stabilisation dans les deux crashes, à cinq mois d’intervalles, celui d’Ethiopian et celui de Lion Air.

La presse américaine rapporte des témoignages inquiets de pilotes de 737 MAX postés depuis des mois sur un forum. L’un d’eux déplore notamment un manuel de bord « inadéquat et d’une insuffisance presque criminelle ». Un autre explique que son avion s’est mis à piquer du nez de façon abrupte et sans explication une seconde après avoir activé le pilotage automatique... C’était en novembre, juste après le crash de la Lion Air.

La FAA a donc finalement annoncé ce mercredi que « l'immobilisation au sol restera en vigueur pendant l'enquête, qui comportera l'examen des informations tirées des boîtes noires et des enregistrements de la cabine de pilotage ».

Le Canada avait annoncé dans la journée la suspension immédiate des vols

L'annonce américaine intervient après celle du Canada qui, jusqu'à ce mercredi, était le seul pays à accompagner les Américains dans leur refus de suspendre les vols des appareils Boeing 737 MAX.

Le gouvernement canadien a pris la décision d'interdire les vols des Boeing 737 MAX après avoir reçu mercredi matin de « nouvelles données » sur les circonstances de cet accident qui a fait 157 morts, dont 18 Canadiens, a expliqué le ministre des Transports, Marc Garneau, en conférence de presse.

Les informations reçues et analysées mercredi matin « viennent de données satellitaires qui suggèrent une similarité dans le profil du vol de ces deux accidents », a expliqué Marc Garneau, ancien astronaute, précise notre correspondante, Marie-Laure Josselin.

Une décision qui a un impact puisque trois compagnies au pays - Air Canada, Sunwing et Westjet - ont des boeings 737 MAX dans leur parc aérien. Ce qui fait une quarantaine d'appareils au total pour le Canada. Sunwing avait, avant l'interdiction du gouvernement, déjà décidé de clouer au sol ses quatre appareils. Air Canada, qui en possède la majorité (24), va tenter de minimiser autant que possible les perturbations pour les clients, car au total ces boeings transportaient en moyenne de 9 000 à 12 000 clients par jour.

Impact économique pour Boeing

De son côté, Boeing dont l’action a encore dévissé en Bourse persiste à nier tout danger. Le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, est intervenu pour renouveler sa « confiance totale en la sécurité du 737 MAX », assurant même que l’interdiction a été décrétée à l’initiative de Boeing et uniquement pour rassurer le public.

L'avionneur joue gros dans cette affaire. Les compagnies pourraient demander des comptes à Boeing. Selon les spécialistes, si tous les avions 737 MAX sont cloués au sol, le groupe pourrait devoir débourser jusqu'à 5 milliards de dollars. C'est aussi l'image de Boeing qui sort écornée. Le fleuron américain fabrique la flotte civile mais aussi les avions de combat, des équipements aérospatiaux et le fameux Air Force One, l'avion présidentiel. Outre Boeing et ses 150 000 employés, les sous-traitants pourraient être touchés, notamment General Electric, United Technologies qui fournit les capteurs, et Spirit AeroSystems, fabriquant de fuselage et de cockpit.

Les boîtes noires du Boeing d'Ethiopian Airlines analysées en France

« Les autorités éthiopiennes ont demandé au BEA son assistance pour l'analyse des FDR et CVR », les deux boîtes noires contenant les paramètres de vol et les conversations dans le cockpit, a indiqué le BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses).

L'Ethiopie avait indiqué, plus tôt dans la journée, qu'elle entendait envoyer en Europe pour analyse les boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé dimanche, selon un porte-parole de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines.

Source : RFI

 

Crash du Boeing 737-MAX 8 : les blogueurs mauritaniens s’inquiètent

Crash du Boeing 737-MAX 8 : les blogueurs mauritaniens s’inquiètentSahara Médias - Les deux accidents du Boeing 737-MAX 8 intervenus en une année a inquiété les blogueurs mauritaniens, la compagnie nationale en exploitant un appareil dans sa flotte.

Plusieurs blogueurs, sur les réseaux sociaux ont demandé l’immobilisation de cet appareil et l’ouverture d’une enquête sur les procédures de son acquisition. C’est le cas du président du parti Sawab, Abdessalam O. Horma qui, après avoir rappelé les crashs intervenus en quatre mois de deux appareils de ce modèle, a demandé l’immobilisation de l’appareil exploité par la Mauritania Airlines.

Le président de ce parti d’opposition est allé au-delà de cette requête pour demander l’entame d’une enquête sur les procédures d’acquisition des deux appareils dont dispose la société nationale.

Il a demandé que la lumière soit faite sur le choix de ces appareils et que ceux qui ont été à l’origine du marché soient interrogés.

Le journaliste mauritanien domicilié à Londres, Abdallahi Sidiya, après avoir rappelé les décisions prises par la Chine, l’Ethiopie et d’autres pays d’immobiliser les appareils de cette catégorie dont disposent leurs sociétés de transport, a appelé la Mauritanien à en faire autant jusqu’à l’aboutissement de l’enquête en cours menée par l’organisme américain de l’aviation et la société Boeing elle-même.

Un avis partagé par deux autres journalistes, El Houcein O. Mouhandh et El Heïba Cheikh Sidaty.

Le crash hier de l’appareil Boeing 737 MAX 8 de la compagnie éthiopienne est le second accident de ce type d’avion mis en service en 2017.

En octobre dernier un appareil de la compagnie indonésienne s’était écrasé 13 minutes après son décollage et tous ses passagers, 189, ont péri.

La société mauritanienne pour le transport aérien, Mauritania Airlines a été la première en Afrique à acquérir un appareil de ce type, suivi ensuite par la compagnie éthiopienne qui en a acheté une vingtaine.

Les informations publiées sur le site du constructeur, la société américaine Boeing révèlent que 10 pays ont acheté ce type d’avions.

Outre la Mauritanie, il y a la Malaisie, les Emirats arabes unis, la Chine, le Canada, les Etats Unis d’Amérique, l’Argentine, la Norvège, la Pologne, Singapour et l’Indonésie.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Après le crash, la Chine et l'Ethiopie immobilisent leurs Boeing 737 MAX

Après le crash, la Chine et l'Ethiopie immobilisent leurs Boeing 737 MAX  BFMTV - Dimanche, un Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines s'est écrasé peu après le décollage, faisant 157 morts. En octobre 2018, un même appareil de la compagnie indonésienne Lion Air s'est abîmé en mer.

Par précaution, la Chine et l'Ethiopie ont décidé de maintenir au sol sa flotte Boeing 737 MAX 8. La sécurité des Boeing 737 MAX 8 est remise en question après le crash d'un appareil d'Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts dont 9 Français.

Ce lundi, la Chine a demandé aux compagnies aériennes chinoises de suspendre les vols de leurs Boeing 737 MAX 8.

"Leur utilisation pourra reprendre après confirmation par les autorités américaines et par Boeing "des mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols", a indiqué le Bureau chinois de l'aviation civile dans un communiqué.

Deux crash en 5 mois

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a fait de même en annonçant sa décision de maintenir au sol sa flotte de Boeing 737 MAX 8.

"A la suite du tragique accident du (vol) ET 302 (...), Ethiopian Airlines a décidé d'immobiliser toute sa flotte de Boeing 737 MAX à dater d'hier 10 mars, jusqu'à nouvel ordre", a annoncé la compagnie aérienne détenue à 100% par l'Ethiopie dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Pour la deuxième fois en quelques mois, un Boeing 737 MAX 8 s'est écrasé quelques minutes après son décollage, soulevant de nouvelles questions sur les débuts de cet appareil essentiel pour le constructeur américain. Dimanche, les 157 passagers et membres de l'équipage qui ont pris place à bord du Boeing - un appareil récent livré courant 2018 à Ethiopian Airlines et reliant Addis Abeba à Nairobi - sont morts. Fin octobre, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air s'est abîmé en mer de Java tuant 189 personnes.

"Il s'agit du même avion. Comme pour Lion Air, l'accident se passe très peu de temps après le décollage et les pilotes ont émis des messages pour dire qu'ils étaient en difficulté puis il y a eu perte de l'avion. Il est difficile de dire que cela ne ressemble pas au premier accident", concède un expert aéronautique, qui a requis l'anonymat.

Coup dur pour Boeing

Mais "il s'agit seulement de similitudes et la comparaison s'arrête là dans la mesure où nous n'avons pas d'information fiable à ce stade", a mis en garde de son côté Michel Merluzeau, directeur de Aerospace & Defence market Analysis. Seules les données du vol et les conversations dans le cockpit contenues dans les deux boîtes noires de l'appareil pourront donner des éléments tangibles sur les causes exactes de l'accident: problèmes techniques, erreur de pilotage ou la combinaison de plusieurs facteurs.

Reste que ce nouvel accident est un coup dur pour Boeing dont la famille des moyen-courriers MAX est la version remotorisée du 737, best-seller de tous les temps avec plus de 10.000 exemplaires produits.

Ambre Lepoivre avec AFP
Source : BFMTV (France)

 

Mauritanie : 56 millions de dollars de la BAD pour la modernisation des infrastructures financières

Mauritanie : 56 millions de dollars de la BAD pour la modernisation des infrastructures financièresLes Mauritanies - Le représentant de la Banque Centrale de Mauritanie (BCM), M. Ahmed Ould Babah, a indiqué que la BAD a accompagné le projet d’appui et de modernisation des infrastructures financières en Mauritanie pour un coût de 56 millions de dollars.

S’exprimant, mercredi 6 mars à Nouakchott, en marge d’un séminaire d’opportunités d’affaires en Mauritanie, organisé conjointement par l’Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM) avec la collaboration avec la Banque Africaine de Développement (BAD), le responsable a dévoilé le montage financier de ce projet.

Selon lui, parmi ces 56 millions de dollars accordés , 5 millions sont sous forme d’un prêt de la BAD avec un taux d’intérêt qui ne dépasse pas le 1% et échelonné sur une période de 25 ans. Ahmed Ould Babah a souligné que ce projet permettra d’assainir et de moderniser le secteur financier avec de nouveaux instruments.

« la stratégie de modernisation et de dynamisation du secteur financier va permettre la mise sur pied d’un système de paye suivant les plus récentes normes internationales et comprenant les règlements qui couvrent : les transferts, les opérations de transport et de compensation des chèques bancaires, l’administration des marchés monétaires et les opérations des échanges » , a-t-il conclu.

Pour la Directrice générale adjointe de la BAD pour l’Afrique du Nord, Mme Yacine Diama Fal, la Mauritanie est en train de faire des efforts considérables (réformes économiques et financière) pour améliorer son niveau de développement.

Rappelons que cette rencontre a pour objectif d’exposer les opportunités d’affaires qu’offre la BAD en Mauritanie, à travers la présentation des instruments et outils que dispose cette institution qui consacre un guichet spécial pour le secteur privé.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

 

BAD /Mauritanie : Quelles opportunités pour les entreprises mauritaniennes?

BAD-Mauritanie : Quelles opportunités pour les entreprises mauritaniennes?Mauriweb - Mme Yacine Diama Fall, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord et responsable pays pour la Mauritanie, a tenu mardi un point de presse à Nouakchott, en prélude d’un atelier, prévu mercredi, sur les opportunités d’affaires et les instruments de financement dédiés au secteur privé.

Mme Yacine Diama Fall n’a pas tout lâché. Elle garde la primeur de ses révélations pour le lendemain à la faveur de la rencontre prévue avec les dirigeants d’entreprises. Mais elle reste consciente que malgré un portefeuille de projets de plus de 300 Usd, les opportunités qu’offre sa Banque et les instruments y afférents restent peu connus.

L’échange sommaire avec les journalistes a cependant permis de révéler quelques couacs pour la visibilité des projets dont les plus en vue sont, à ses yeux, l’Aftout Es-Sahili, le projet multidimensionnel du PAHABO dans l’Ouest du Brakna servi en projection pour étayer l’efficacité des projets de la BAD en Mauritanie et l’ambitieux projet du PATAM, projet d’appui à la transformation agricole en Mauritanie s’inscrivant dans les 5 priorités de la BAD à l’échelle continentale (énergie, industrie, alimentation, intégration et qualité de vie des africains).

Mme Diama Fall dit avoir une grande ambition pour diversifier et accroitre la mobilisation de ressources pour la Mauritanie qu’elle a sous sa coupe. «Des fois, je suis brutale. Mais c’est toujours par souci d’efficacité de notre programme» en Mauritanie souligne-t-elle.

Mercredi, elle promet de faire le bilan des opérations et baliser, avec tous les acteurs, les perspectives de l’investissement privé qui, en dépit de quelques lignes de crédits, reste le parent pauvres de l’action de la Banque (4 projets sur 15). Or, pour la Diama Fall, ce secteur est crucial, porteur de la croissance et de lutte contre le chômage. Mme Diama Fall, responsable pays pour la Mauritanie, d’origine sénégalaise, veut ainsi contribuer à booster l’économie mauritanienne.

Pour dérouler ces nouvelles opportunités d’affaires et instruments de financement, l’atelier de mercredi est présenté comme « un cadre d’échange permettant de renforcer le dialogue et d’identifier de nouvelles opportunités d’investissement et de financement » pour les entreprises dans « les secteurs de l’agriculture, des transports et de l’énergie ainsi que les différents instruments de financement disponibles ».

Cette dynamique participative offerte au privé en Mauritanie, absente au dernier forum d’investissement en Afrique, déterminera à l’avenir les contours du soutien de la Banque aux opérateurs et investisseurs mauritaniens en conformité avec le Top5 fixé par la BAD dans le cadre de sa stratégie décennale 2013-2022.

Jedna DEIDA

(nous y reviendrons)
Source : Mauriweb (Mauritanie)