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Trump: les USA détermineront dans les prochains jours qui a tué Khashoggi

Trump: les USA détermineront dans les prochains jours qui a tué KhashoggiLe président américain Donald Trump a déclaré samedi que les Etats-Unis détermineraient dans les prochains jours qui a tué le Saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Parlant à des journalistes à Malibu (Californie), où il a visité samedi des zones ravagées par les incendies, M. Trump a annoncé qu'un "rapport complet" sur le point de savoir "qui l'a fait" serait achevé "dans les deux prochains jours", soit dimanche ou lundi, puis il a mentionné un délai différent, "lundi ou mardi".

Quelques heures plus tôt, Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat américain, a déclaré que les Etats-Unis n'avaient, à ce stade, abouti à aucune "conclusion définitive" sur les responsabilités dans l'assassinat de Jamal Khashoggi.

Elle réagissait à des informations du Washington Post et du New York Times, qui citent des sources anonymes selon lesquelles la CIA a conclu que c'était le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qui avait commandité l'assassinat du journaliste.

Heather Nauert a déclaré qu'au moment où elle parlait il était prématuré de désigner tel ou tel responsable.

"Les récentes informations selon lesquelles le gouvernement américain a abouti à une conclusion définitive sont inexactes", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Nombre de questions sans réponses demeurent".

Source : Romandie News

 

CAN 2019 (qualifications) : Première qualification historique pour la Mauritanie

CAN 2019 (qualifications) : Première qualification historique pour la MauritanieEn battant à domicile le Botswana (2-1), la Mauritanie a validé la première qualification de son histoire pour la CAN.

Historique ! La Mauritanie a validé, ce dimanche, la première qualification de son histoire pour la Coupe d'Afrique des Nations (CAN). L'Angola ayant dominé plus tôt dans la journée le Burkina Faso (2-1), la sélection dirigée par Corentin Martins devait absolument battre à domicile le Botswana, dernier du groupe I dans ces éliminatoires et déjà hors course.

Si la mission a été remplie, cela ne fut pas sans douleur. Le Botswana a pris les devants dès la quatrième minute et, si la Mauritanie a égalisé à la 20e minute de jeu par Diakité, elle a attendu la fin de la rencontre pour faire la différence.

La délivrance est intervenue à la 84e minute par ce même Diakité, désormais héros au pays. Avec ce succès, à une journée du terme des qualifications, la Mauritanie compte désormais cinq points d'avance sur le Burkina Faso, troisième du groupe, qu'elle doit encore affronter et qui ne peut donc plus la rejoindre.

Source : L'Equipe (France)

 

 

Présidentielle malgache: Rajoelina et Ravalomanana qualifiés pour le 2e tour

Un duel entre deux ex-présidents : c'est l'affiche du second tour de la présidentielle malgache. Andry Rajoelina (39,19%) et Marc Ravalomanana (35,29%) se sont qualifiés selon les résultats provisoires , car non encore officiellement proclamés par la HCC, la Haute cour constitutionnelle. Le 2e tour est prévu pour le 19 décembre.

Les résultats sont à la mesure des tendances de ces derniers jours. Samedi soir, à 18h30, la Céni a donc donné très officiellement les résultats du scrutin. Andry Rajoelina, l’ex président de la Transition, arrive en tête avec 39,19% des suffrages. Suivi par son ennemi de toujours, l’ex-président Marc Ravalomanana avec 35,29% des voix.

Le président sortant Hery Rajaonarimampianina obtient un score de 8,84% qui le place en troisième position. Le pasteur Mailhol, fondateur de la secte Apocalyse sur la Grande Ile, arrive en 4e position avec 1,27% des suffrages. Les 32 autres candidats ramassent donc les miettes, comme Didier Ratsiraka avec un petit 0,45%. Le taux de participation s’élève à 54,2%. Quant au nombre de bulletins blancs ou nuls, il dépasse lui les 7%.

Ces résultats interviennent sur fond de contestation de la part d’un grand nombre de candidats. Les trois candidats arrivés en tête ont tous ces derniers jours mis en doute la fiabilité des résultats partiels et la manière peu transparente avec laquelle opérait la Céni. Samedi matin, un collectif d’une vingtaine de candidats, composé entre autres de Hery Rajaonarimampianina, a même déposé une requête devant la HCC demandant l’annulation du scrutin pour vice de procédure dans l’élection ayant entraîné des fraudes.

Les clans des deux qualifiés ont d’ores et déjà réagi : « Nous nous engageons sans problème dans le deuxième tour et avec espoir », a déclaré à l’issue de la cérémonie d’annonce des résultats, le directeur de campagne de Marc Ravalomanana. Il confirme toutefois de grosses différences de résultats entre ceux de la Céni et les leurs. Mais dit-il, « nous ne déstabiliserons pas l’institution dans la proclamation de ses résultats provisoires. »

Côté Andry Rajoelina, la réaction s’est faite par un tweet : « La population malagasy a montré sa soif de démocratie. Félicitations à tous ceux qui ont voté. J’appelle maintenant à un large rassemblement pour sauver Madagascar. Néanmoins, je soutiens la vraie démocratie et je regrette que le traitement des résultats par la #CENI n’ait pas été transparent. Cela ne nous empêchera de gagner, avec vous tous, et rendre sa fierté au peuple malagasy. »

Source : RFI

 

Le prince héritier saoudien a ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi, selon la CIA

Le prince héritier saoudien a ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi, selon la CIACette information contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane.

Les conclusions de la CIA sont accablantes. Selon l'agence américaine de renseignements, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane ("MBS"), a ordonné l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre, au consulat de son pays à Istanbul (Turquie).

Cette révélation est faite par le Washington Post, dans lequel écrivait régulièrement le journaliste critique de Riyad, et confirmée par une source proche du dossier à Reuters. Cette information contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané "MBS".

Un appel du frère du prince héritier au journaliste

Pour parvenir à ces affirmations, précise le Washington Post, la CIA a notamment examiné un appel entre le frère du puissant prince héritier – également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis – et Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis. Selon le quotidien de Washington, Khaled ben Salmane a conseillé à Jamal Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu'il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute que Khaled ben Salmane a passé ce coup de fil à la demande de son frère, mais précise qu'il n'est pas clair qu'il était au courant que Jamal Khashoggi serait ensuite assassiné.

Khaled ben Salmane a très rapidement réagi, sur son compte Twitter, à ces accusations, en réfutant fermement les allégations du Washington Post. "C'est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes", dénonce-t-il, accompagnant son tweet d'un communiqué qu'il dit avoir transmis au journal. "A aucun moment, le prince Khaled n'a discuté de quoi que ce soit avec Jamal à propos d'un voyage en Turquie."

Franceinfo avec AFP et Reuters
Source : Francetvinfo

 

 

Mauritanie, le rôle incontournable du général Ghazouani

Mauritanie, le rôle incontournable du général GhazouaniChef d’état-major de l’armée mauritanienne, le général Mohamed Ould Ghazouani, vient d’être nommé nommé ministre de la Défense par le président Aziz, qui pourrait renoncer à un troisième mandat.

Le général Ghazouani, un soutien constant et loyal de Mohamed Ould Abdel Aziz depuis son accession au pouvoir en 2008, devait en principe prendre sa retraite de chef d’état-major avant la fin du mois d’octobre. Or la désignation de ce gradé, fin octobre, comme ministre de la Défense, pourrait redistribuer les cartes d’une situation politique de plus en plus tendue.

La montée des périls

On ignore en effet si l’actuel Président Aziz sera candidat en 2019 pour un troisième mandat, alors que la constitution mauritanienne lui interdit de briguer une telle charge. Yeddih Ould Breideleil, une personnalité éminente de sensibilité bassiste, l’idéologie nationaliste qui est celle des maures au pouvoir, vient de conseiller au président Aziz de « prendre de la hauteur », voire de lever le pied.

Un signe qui ne trompe pas sur l’état d’esprit des élites qui gouvernent le pays et qui avaient soutenu l’actuel chef de l’état jusqu’à présent. « La Mauritanie qui était déjà mal en point à cause du gaspillage et d’un tâtonnement invraisemblable, écrivait Yeddih Ould Breideleil récemment, a été jeté l’année dernière dans une confusion folle par un processus incompréhensible dont la première salve a été la révision constitutionnelle, refusée par le Parlement et malgré tout imposée. Elle a été suivie d’actions inconsidérées qui dénotaient, non pas de la lucidité mais de la nervosité et la solitude dans la décision ».

Plus grave, la montée de la contestation interne, qu’incarne entre autres le leader anti esclavagiste Biram, élu député en septembre mais aujourd’hui emprisonné, provoque une répression accrue et par réaction une solidarité au sein de l’opposition. Enfin les derniers développements de la situation en Arabie Saoudite, l’allié constant du président Aziz, met le régime dans une situation délicate. D’autant plus qu’à Paris, les relais du pouvoir mauritanien comme Jemal Taleb qui fait l’objet d’une plainte pour violation de la qualité d’avocat, sont jugés « infréquentables » par l’Elysée. C’est du moins ce que confie à Mondafrique un élu d' "En Marche" qui a ses entrées auprès de la cellule diplomatique d’Emmanuel Macron.

Le très consensuel Ghazouani

Or la rumeur insistante qui circule à Noaukchott, la voici: le général Ghazouani pourrait bien avoir été placé ainsi en orbite pour assumer l’année prochaine, au lieu et place de l’actuel chef de l’Etat et avec son aval, la fonction de président. A la façon dont Poutine avait pu placer en 2008 Dmitri Medvedev, son Premier ministre, à la tète de la Fédération de Russie.

Le général Ghazouani bénéficie de nombreux atouts pour servir de bouclier à un président Aziz contesté en interne et déconsidéré à l’international. Première qualité, ce haut gradé a toujours entretenu de bonnes relations avec la France, les Etats Unis et le Maroc- Ce qui équilibre les préférences algériennes et saoudiennes de l’actuel chef de l’Etat. Ensuite, Ghazouani bénéficie d’un large consensus au sein de l’armée mauritanienne, la colonne vertébrale du pouvoir.

Enfin ses origines et son parcours en font une personnalité respectée bien au delà du cercle clanique et affairiste qui entoure aujourd’hui la présidence. En privé, des personnalités de l’opposition espèrent une telle promotion du général Ghazouani. Jusqu’au sein du parti islamiste Tawassol, arrivé en tête de l’opposition lors du dernier scrutin législatif de septembre et où on met en avant ses engagements spirituels. « Fils d’un chef spirituel de la tribu maraboutique Ideiboussat, des Berbères à qui l’on prête des pouvoirs mystiques, écrit le site du « Point Afrique », il est réputé pour sa discrétion mais aussi pour bénéficier de l’influence également discrète mais grande de sa tribu très active dans les questions religieuses, le soufisme notamment, mais aussi dans le commerce de véhicules, de thé, de tissus et de céréales ».

Aux yeux d’un président mauritanien qui se méfie de tout et de tous, le principal défaut de Ghazouani tient sans doute à cette image consensuelle qui pourrait ternir la sienne.

Par Nicolas Beau
Source : Mondafrique

 

 

Changement d’heure au Maroc : le gouvernement face aux manifestations

Le maintien au dernier moment de l'horaire d'été, au cours d'un Conseil de gouvernement exceptionnel tenu fin octobre, suscite la colère des écoliers. L'exécutif, qui a du mal à remettre les pendules à l'heure, crie à l'instrumentalisation des élèves.

Une mère de famille qui risque le licenciement parce qu’elle doit désormais déposer son enfant à 9h à l’école, alors qu’elle doit pointer au bureau à 8h30 ; un lycéen qui se plaint des agressions dans son quartier, qu’il quitte dans le noir pour aller en cours… Sur les réseaux sociaux ou dans des émissions radios, les histoires racontant le chamboulement du quotidien des Marocains n’en finissent pas. Le pays, dans son ensemble, semble « jetlagué » – de l’anglais « jetlag », décalage horaire – depuis que le gouvernement a décidé de supprimer le retour à l’heure d’hiver. Flash-back.

Vendredi 26 octobre, Saadeddine El Othmani réunit un Conseil de gouvernement exceptionnel pour promulguer un décret relatif à l’heure légale qui devait rebasculer, deux jours plus tard, de GMT+1 à GMT [acronyme anglophone de Heure moyenne de Greenwich, soit l’heure mondiale de référence]. « Si ce décret n’a pas été à l’ordre du jour du Conseil de gouvernement hebdomadaire, tenu la veille, c’est que la décision a été prise hâtivement, sans aucune préparation préalable », assure un ancien ministre.

« Répercussions négatives »

L’exécutif légitime pourtant sa décision par des raisons de « stabilité », évoquant une étude approfondie démontrant les « répercussions négatives d’un changement d’heure ». Un document qui n’a été rendu public que deux semaines après la décision, et reste peu convaincant pour les Marocains. La synthèse du rapport, établi par le cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), se contente d’énumérer les avantages et inconvénients de chacun des horaires d’été et d’hiver, sans préciser pour autant lequel serait le mieux adapté au contexte du pays.

Cette décision brutale se traduit par l’improvisation des mesures d’accompagnement mises en œuvre. Pour les horaires des écoles, en particulier, le ministre de l’Éducation nationale s’est retrouvé à négocier avec les parents d’élèves, alors que l’année scolaire est lancée. Une négociation qui n’a finalement mené à rien, puisque son département a fini par déléguer aux académies régionales le choix des horaires. Une approche participative qui s’est révélée inefficace, la grogne aux portes des établissements scolaires ne faisant que s’amplifier.

Ces manifestations ne sont pas spontanées, mais attisées par des personnes étrangères aux établissements scolaires

Depuis deux semaines, plusieurs écoles publiques dans différentes villes du Maroc ont connu des sit-in qui ont parfois tourné aux actes de vandalisme. Des drapeaux du royaume ont même été brûlés. Selon les autorités, ces manifestations ne sont pas spontanées, mais attisées par des « personnes étrangères aux établissements scolaires ».

Plusieurs responsables politiques crient à l’instrumentalisation des écoliers. À Tanger, des individus ont même été interpellés pour leur implication présumée dans l’incitation des élèves à poursuivre les manifestations. À croire que ce changement d’heure vient cristalliser tout le décalage entre actions gouvernementales et attentes des citoyens…

Source : jeuneafrique.com

 

Guinée : Khalifa Gassama Diaby, ministre contrarié, a fini par jeter l’éponge

Le 14 novembre, le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté, Khalifa Gassama Diaby, annonçait sa démission. La fin d’une longue collaboration en dents de scie entre ce ministre, qui avait plusieurs fois songé à jeter l’éponge, et le président Alpha Condé.

« Lorsqu’on a définitivement acquis la certitude que le combat que l’on mène avec le cœur, l’honnêteté et l’engagement éthique n’est plus manifestement, clairement, une préoccupation et une priorité majeure ni pour le gouvernement auquel on appartient, ni pour les acteurs politiques nationaux, ni dans le jeu politique et institutionnel, on se retire. » Dans le communiqué annonçant sa démission, c’est en ces termes que Khalifa Gassama Diaby exprimait sa lassitude, estimant n’être pas parvenu à faire bouger les lignes au sein du gouvernement autant qu’il l’aurait voulu.

Une décision dont le ministre de l’Unité nationale et de la Citoyenneté aurait informé le président Alpha Condé en dernière minute, par SMS, choisissant de le placer devant le fait accompli, souffle l’un de ses proches. Selon la même source, « cette manière de faire ne traduit pas un manque d’égard envers le chef de l’État mais plutôt une volonté de rendre irréversible sa démission ». Auparavant, Diaby avait en effet envisagé à plusieurs reprises de démissionner, sans jamais franchir le pas.

Une dizaine de tentatives

« Il a brandi cette menace plus d’une dizaine de fois », assure l’un de ses collaborateurs au ministère. Sa première tentative est survenue seulement deux semaines après sa nomination, le 5 octobre 2012, à la tête du ministère des Droits de l’homme et des libertés publiques – qui deviendra le ministère de l’Unité nationale après la présidentielle de 2015. « C’était à la suite d’une divergence avec le président de la République lors d’un Conseil des ministres, ce sont des collègues qui l’avaient calmé », se souvient l’un d’entre eux.

Il a toujours été à deux doigts de démissionner », confie Siaka Barry

« Il a toujours été à deux doigts de démissionner, confie à Jeune Afrique l’ancien ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine historique, Siaka Barry. J’ai eu moi-même à l’en dissuader, au premier trimestre 2017. Je me souviens notamment d’un débat houleux qui l’a opposé au président Condé à propos du viol conjugal. Ils ont eu aussi des divergences sur la question des conditions carcérales. Le chef de l’État le taxait d’être l’homme des ONG internationales. »

Le point de non-retour

À plusieurs reprises, son propre père, âgé de 95 ans, avait dissuadé Khalifa Gassama Diaby de quitter le gouvernement. Leur tête-à-tête, qui a précédé l’officialisation de sa démission, n’a cette fois pas entamé la détermination du fils. La goutte d’eau qui a fait déborder le vase ? En juillet, excédé par les manifestations contre la hausse du prix du carburant et contre les résultats des élections communales de février 2018, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana avait déclaré préférer l’ordre public à la loi. Par la suite, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Bouréma Condé, avait annoncé l’interdiction de toute manifestation politique jusqu’à nouvel ordre. « Ma présence dans ce gouvernement n’a plus aucun sens », confie alors Gassama Diaby à un proche.

Toutefois, si les dernières opérations de répression contre des manifestations politiques – qui ont fait deux morts civils et une victime policière à Wanindara, un quartier de la commune de Ratoma, fief de l’opposition – n’ont pas arrangé les choses, Gassama Diaby avait rédigé sa lettre de démission dès le début du mois d’octobre.

Lors du Conseil des ministres, le 15 novembre, Alpha Condé a pris acte de la démission de Khalifa Gassama Diaby. « Le président de la République a instruit le ministre de l’Industrie et des PME [Tibou Kamara, ndlr] d’assurer l’intérim du démissionnaire », précise-t-on dans le compte rendu du conseil. Contacté par Jeune Afrique, le ministre de l’Information et de la Communication, Amara Somparé, préfère ne pas en dire davantage.

Plusieurs personnalités ont exprimé leurs regrets, à l’instar de Siaka Barry, qui a rendu hommage au « courage » et à « l’esprit patriotique » de Gassama, qu’il qualifie d’homme libre. « Il est resté citoyen avant d’être administrateur. Il a eu le courage de se battre pour des valeurs, des idées, même contre le gré du gouvernement ». Frédéric Foromou Loua, le président de l’ONG Mêmes droits pour tous (MDT), se dit lui aussi « déçu ». « Au sein du gouvernement, il incarnait la voix des droits de l’homme. La plupart des autres ministres sont davantage mus par des considérations politiques. » Selon lui, « cette démission n’a pas vraiment été une surprise. Je me souviens qu’il avait déclaré, au Palais du peuple, lors de la dédicace du livre Mémoires collectives, fin septembre, que la Guinée est un pays « triste et attristant ». »

C’est dans ce même lieu que Khalifa Gassama Diaby avait annoncé, le 7 novembre 2017, la fin de son « aventure » avec la Semaine nationale de la citoyenneté et de la paix (Senacip), qu’il avait initiée en 2016 avant de la faire adopter par l’Assemblée nationale. L’objectif était de désamorcer les tensions sociopolitiques par l’éducation civique. Faute du soutien des autorités, la Senacip a fait long feu. L’édition 2018, prévue le 1er novembre, n’a finalement pas eu lieu.

Source : jeuneafrique.com