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Messaoud Ould Boulkheir refuse de participer à la marche convoquée par l’UPR le mercredi prochain

Messaoud Ould Boulkheir refuse de participer à la marche convoquée par l’UPR le mercredi prochain Le Président de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), Messaoud Ould Boulkheir, a refusé de participer à la marche annoncée mercredi prochain par le gouvernement pour rejeter le "discours de la haine et l’appel à l’unité et à la solidarité", selon ses allégations.

Messaoud a informé à ce propos le ministre de la fonction publique Seyedna Aly Ould Mohamed Khouna, au cours d'une réunion tenue sur ce sujet, à la veille de la publication des autorités officielles du communiqué appelant à cette manifestation, rapportent des sources.

Les marches initiées par des partis ne peuvent résoudre aucun problème, a affirmé Messaoud à son interlocuteur gouvernemental, motivant ainsi sa position par cette conviction.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Marche du 9 janvier : Criez, marchez, c’est la volonté politique qui manque !

L’Union pour la République (UPR), principal parti de la majorité présidentielle organise, le 9 janvier prochain, une marche pour, dit-elle, « barrer la route aux auteurs des discours haineux et incitatifs à la discorde, indépendamment de leurs origines, et dans le but de manifester avec force et détermination une position nationale unifiée contre tout ce qui est de nature à compromettre la cohésion et la solidarité entre les composantes de notre peuple et de réitérer notre attachement à la cohésion nationale et à la défense des valeurs de tolérance et de cohabitation pacifique dans un climat de paix et de concorde, valeurs qui étaient des caractéristiques de notre peuple pendant des siècles.. . »

La question que l’on est en droit de se demander est d’où viennent ces discours haineux et pourquoi l’unité nationale est aujourd’hui menacée et qui en est responsable? Comme se souviennent certains, les  Mauritaniens ont vécu, ensemble, dans les internats, les Mahadras et  même dans les casernes, commissariats et brigades de gendarmerie  et les groupements de la Garde Nationale, en tout cas jusqu’aux années 86 -91,  dans la fraternité et le respect de l’autre. L’islam a été et demeure certes le ciment de notre unité mais s’est-on soucié de ce qu’il recommande entre des frères de la Umma ? Si les communautés mauritaniennes se méfient aujourd’hui les unes des autres c’est en grande partie parce qu’on n’a pas respecté les préceptes de l’Islam, c’est parce que certains en ont fait un fond de commerce.

Nous ne devons pas, par hypocrisie et haine de l’autre,  passer à côté de l’essentiel. A quoi va servir une marche pour un ancien esclave qui peine à garder sa dignité ? A quoi servira une marche  pour  un citoyen qui se considère comme marginalisé dans son propre pays ? A quoi servira cette marche si des mesures ne sont pas prises pour rapprocher les mauritaniens qui ne fréquentent pas les mêmes écoles, ne se soignent pas dans les mêmes structures de santé, n’ont pas les mêmes chances de trouver du travail et  de promotion, de créer des entreprises, de bénéficier des prêts auprès des banques, des mêmes droits devant la justice et mêmes de loger dans les mêmes quartiers. En somme, ils ne se frottent et ne liment pas leurs cervelles ensemble…Les extrémistes de tous les bords, apparus dans les années 80, ont réussi à creuser un énorme fossé entre les communautés mauritaniennes. La preuve: certains quartiers ne sont habités que par une seule communauté. Celui du 5earrondissement est considéré par certains mauritaniens comme un quartier de « sénégalais ou d’ouest africains tout cours ». Nous devons nous regarder dans la glace,  accepter de poser les problèmes de la cohabitation entre nos communautés. Il n’est un secret pour personne que certains citoyens n’acceptent pas de voter pour des gens différents de leur communauté. Le candidat Messaoud Ould Boulkheir du  FNDD, en 2009 en a fait l’amère expérience. Pour certains, il ne pouvait pas être leur candidat. C’est dire que notre UNITE NATIONALE, voire notre  la cohésion sociale  dont on vante les mérites depuis quelques années, continuera à pâtir de nos errements  si un pan de la communauté nationale se sent marginalisé dans tous les secteurs.

Cette marche du 9 aurait plus d’incidence si elle n’intervenait pas dans le contexte actuel. Des citoyens dont des intellectuels, des érudits et autres organisent des initiatives pour appeler à violer la loi fondamentale du pays. Comment peut-on comprendre cela? Voilà des comportements qui, en mettant en péril notre démocratie, sont à dénoncer. De grâce, osons dire la vérité. Rappelez-vous la réaction  d’hostilité que le discours du président du parti ARC-EN-CIEL, M. Balas avait reçu lors de l’ouverture du dialogue 2016, au palais des congrès. Il a été sifflé  quand il a décrit les atrocités contre les négro-aricains entre 86 et 91, les expropriations des terres de la vallée etc. Comment peut-on trouver des solutions à un problème quand on ne veut pas en entendre parler? Il faut commencer par là.  Les journées de concertations de la transition 2005 – 2007 avaient pourtant posé un jalon important. Ils avaient  ébauché des solutions à l’ensemble des problèmes politiques, économiques et sociaux du pays. Nombre de leurs  recommandations, comme d’ailleurs  celles du dernier dialogue de 2016 continuent à  dormir  dans les tiroirs. Criez, marchez, c’est la volonté politique qui manque !

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Louise Mushikiwabo officiellement investie à la tête de la Francophonie

Louise Mushikiwabo officiellement investie à la tête de la Francophonie L'ancienne ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, élue secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre dernier, a officiellement pris ses fonctions le 3 janvier à l'issue d'une cérémonie de passation. Elle succède à la Canadienne Michaëlle Jean.

La nouvelle secrétaire générale de l’organisation a été investie pour quatre ans lors d’une cérémonie de passation – à laquelle la presse n’était pas conviée -, en compagnie de la sortante, la Canadienne Michaëlle Jean, au siège parisien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), rue Bosquet.

« Nous travaillerons dans un esprit de solidarité et de dialogue permanent afin de répondre efficacement aux priorités de nos chefs d’État et de gouvernement », a déclaré Louise Mushikiwabo, citée dans un bref communiqué de l’OIF. « Je suis impatiente de mettre mon expérience et ma volonté au service de notre Francophonie », a-t-elle ajouté.

L’ancienne ministre des Affaires étrangères, poste qu’elle a occupé pendant près de neuf ans, a été élue le 12 octobre lors du sommet de la Francophonie à Erevan. Sa candidature avait reçu le soutien du président français Emmanuel Macron à l’Élysée lors de la visite de Paul Kagame le 23 mai dernier. Au soutien de la France, premier bailleur de fonds de l’OIF, était venu s’ajouter celui de l’Union africaine, présidée par le chef d’État rwandais, lors du sommet de l’organisation en juillet.

Ce double soutien avait eu raison des critiques qu’avaient suscitées la candidature du Rwanda. Une heure avait suffi aux chefs d’État et de gouvernement lors du huis clos d’Erevan, pour acter la désignation de Louise Mushikiwabo qui avait bénéficié la veille du ralliement du Canada et du Québec, qui soutenaient jusqu’alors Michaëlle Jean.

Les détracteurs de la candidature de l’ancienne chef de la diplomatie rwandaise pointaient notamment le fait que le français a été remplacé par l’anglais en tant que langue d’enseignement à l’école à l’issue d’une réforme en 2008, et ciblaient le bilan en matière des droits de l’Homme du pays.

« Donner une nouvelle impulsion à l’OIF »

Dans un communiqué, la France s’est déclarée « convaincue » que Louise Mushikiwabo « saura donner une nouvelle impulsion à l’OIF, acteur important de la diffusion de la langue française et des valeurs francophones en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l’Homme et de l’égalité entre les femmes et les hommes ».

« L’OIF se trouve à une période charnière et la France souhaite l’accompagner dans ses transformations à venir »,
poursuit un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.

« Alors que le nombre de francophones augmentera fortement dans les années à venir, l’OIF aura pour défi de renforcer la place de la langue française comme langue majeure d’échanges et de communication et de lui donner un nouvel élan comme langue des affaires », estime le ministère.

« La Francophonie doit faire droit à toutes les langues que la mondialisation fragilise ou isole, et favoriser les échanges interculturels et le multilinguisme »,
poursuit le texte, se faisant l’écho de la politique du président français Emmanuel Macron, favorable à une défense du français sans l’opposer aux autres langues.

Louise Mushikiwabo devient la quatrième secrétaire générale de la Francophonie, après Michaëlle Jean (2015-2018), le Sénégalais Abdou Diouf (2003-2014) et l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali (1997-2002).

Source : Jeune Afrique

Le Président de la République sera présent à la marche de mercredi 09 Janvier (Communiqué de la Primature)

Le Président de la République sera présent à la marche de mercredi 09 Janvier (Communiqué de la Primature) La Primature annonce l'organisation, d'une marche contre tout ce qui porte atteinte à la cohésion et à la solidarité entre les différentes composantes de notre peuple.

La Primature a annoncé, jeudi, dans un communiqué de presse, l'organisation d'une marche visant à manifester avec force et détermination une position nationale unifiée contre tout ce qui est de nature à compromettre la cohésion et la solidarité entre les composantes de notre peuple.

Le communiqué, dont une copie est parvenue à l’AMI, précise que la marche sera organisée, mercredi prochain, sous l’égide et en présence du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Voici le texte intégral de ce communiqué :

"Soucieux de barrer la route aux auteurs des discours haineux et incitatifs à la discorde, indépendamment de leurs origines, et dans le but de manifester avec force et détermination une position nationale unifiée contre tout ce qui est de nature à compromettre la cohésion et la solidarité entre les composantes de notre peuple et de réitérer notre attachement à la cohésion nationale et à la défense des valeurs de tolérance et de cohabitation pacifique dans un climat de paix et de concorde, valeurs qui étaient des caractéristiques de notre peuple pendant des siècles ;

et suite à des appels parvenus de plusieurs formations politiques, organisations de la société civile, personnalités références et sommités sociales, il a été décidé d’organiser, sous l’égide et en présence du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, une marche nationale, mercredi, 09 janvier 2019, à partir de 8heures.

Cette marche empruntera l’avenue Gemal Abdel Nacer et se terminera par un meeting à l’ancien aéroport de Nouakchott.

La participation de tous est indispensable. Il s’agit là d’un devoir national".


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie : grosse polémique autour de la question identitaire

Mauritanie: grosse polémique autour de la question identitaireUne vive polémique  se développe entre  la mouvance du pouvoir et   la Centrale Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)-une des trois plus importantes du pays- autour de la question identitaire,  depuis quelques jours.

Une affaire dont le point de départ est une rencontre entre le ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, Seydina Aly ould Mohamed Khouna, et les centralessyndicales, organisée le 28 décembre dernier. Réunion  au cours de laquelle le responsable gouvernemental leur demandait de participer massivement à une marche contre "la haine et l’extrémisme ", prévue au cours des prochains jours.
Cette manifestation sera organisée par l’Union Pour la République (UPR-principal parti de la majorité).

Jugée « partisane », la  démarche ministérielle catégoriquement a ete rejetée par Samory ould Bey, Secrétaire Général de la Centre Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM), une organisation  proche de la mouvance antiesclavagiste.
Les esprits commencent alors à s’échauffer et la tension monte. Dans la tourmente, le syndicaliste et opposant accuse « un proche » du ministre de l’avoir menacé avec une arme à feu, et évoque le «syndrome rwandais qui guette  la Mauritanie » à travers une sortie sur
les réseaux sociaux.
A la suite de cette sortie, le  Secrétaire Général de la CLTM a été interpellé par la police pour avoir évoqué le syndrome rwandais au sujet de la Mauritanie, et libéré au bout de quelques heures.
De nombreux syndicalistes présents lors de cette réunion,  et dont les organisations sont considérées comme proches de la majorité, ont contesté la version de ould Bey au sujet de la menace avec une arme à feu.

Depuis lors, les protagonistes de l’affaire se livrent à des sorties médiatiques pour dénoncer les agissements du camp adverse.

Illustration avec cette déclaration de la CLTM, rendue publique mercredi soir et à travers laquelle la centrale syndicale exprime « sa vive inquiétude au sujet de la dérive autoritaire » du régime duprésident Mohamed ould Abdel Aziz.

Le document fustige «le  mépris manifeste qui se développe vis-à-vis du peuple mauritanien  à l’approche de l’échéance présidentielle de 2019 » dont l’organisation devrait se situer entre avril et juin, selon les limites définies par la constitution.

La déclaration syndicale cite  « des provocations multiples visant toutes les voix discordantes,  qui caractérisent le monolithisme des pouvoirs absolus, l’arbitraire, l’étouffement des libertés collectives et individuelles, la conduite  de politiques tatillonnes et désastreuses pour la paix sociale ».

Face à cette situation, le Manifeste pour les Droits Politiques, Economiques et Sociaux des Haratines (MDPESH), un collectif regroupant les anciens esclaves, appelle à l’ouverture d’une enquête crédible pour établir la vérité des faits.

Côté officiel, maître Sidi Mohamed ould Maham, porte parole du gouvernement, qui reste à ce jour leader de l’Union Pour la République (UPR), appelle « les internautes à éviter un usage  pernicieux des réseaux sociaux, à travers une tentative d’instrumentalisation de la question des séquelles de l’esclavage, à des fins de déstabilisation de la Mauritanie».
Dans le même timing, le Forum National pour la Démocratie et l’Unité (FNDU-composé de partis politiques, organisations de la société civile, centrales syndicales et personnalités indépendantes) appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur les questions identitaires pour créer les conditions d’un climat social apaisé.

Cheikh Sidya, correspondant à Nouakchott
Source :360 Afrique

 

L’Unité nationale, nous ne le dirons jamais assez…

L’Unité nationale, nous ne le dirons jamais assez… Depuis le début de la création de la nation mauritanienne, la question de la cohabitation inter- communautaire se pose avec acuité.

Malgré les profondes divergences historiques et idéologiques qui avaient traversé en lame de fond la naissance d’une Mauritanie éparse, en dépit des velléités territoriales apparues au grand jour, selon les courants réunis au congrès d’Aleg du 2 au 5 mai 1958, un compromis a pu sceller le destin d’un pays composite dont la précarité du fondement et la mauvaise définition des relations identitaires continue plus d’un demi siècle d’indépendance de miner l’évolution réelle du pays vers la modernité.

Il suffit de revisiter les annales historiques et suivre le parcours politique du pays pour comprendre ce que nous vivons aujourd’hui. Surtout le rôle négatif que certains pouvoirs ont joué dans la destruction du socle unificateur de notre grande Nation qui mérite plus, que ce que les entrepreneurs de « l’Etat –marchand » et les promoteurs d’une dévolution anachronique d’un système qu’ils s’autorisent à perpétuer au grand mépris du peuple.

Est-il normal de garder le silence face aux multiples facteurs patents ou latents qui pèsent sur le présent et le devenir du pays ou agir de manière responsable loin de toutes les dérives politiques causées par le refus d’écouter les revendications sociales de tous ces laissés pour compte issus rappelons-le de toutes les couches sociales du pays dans leurs diversités.

Dans un pays qui se respecte, l’avis de chaque citoyen compte ; et chacun a un rôle à jouer dans la construction du pays. Les points de vue des uns et des autres, méritent d’être pris en considération tant que cela sert la paix et la cohésion sociale. Mais faudrait-il que ces voix soient religieusement écoutées avec intelligence et intérêt.

Mieux il est indispensable d’abord de reconnaitre que nous sommes un pays de près de quatre millions d’habitants où plus de la moitié vit dans la précarité du fait que les richesses du pays sont accaparées par des groupes puissants d’hommes d’affaires, des lobbies politiques et autres cols blancs qui font main basse sur le système économiques et financier du pays. La misère frappe tous les mauritaniens.

Mais il y a des catégories plus vulnérables vivant en deçà du strict minimum. Il ne faut pas simuler une unité nationale si l’injustice, les inégalités politiques créent des disparités flagrantes et génèrent des complexes outranciers et des comportements arrogants dignes d’un autre âge. De quoi a-t-on peur si on intègre dans notre gouvernance démocratique les principes d’équité à tous les niveaux de la hiérarchie politique ; administrative et dans notre système économique ?

Il n'ya pas pire générateur des tensions et de l’extrémisme que la misère, la marginalisation, qui ne sont rien d’autre que des locomotives de l’injustice. Les prisons continueront à se remplir de larcins tant que l’Etat n’initie pas des politiques adaptées d’insertions des jeunes sans emploi. Les geôles seront les chambres à coucher des victimes faibles contre la raison du plus fort du protégé d’un puissant. L’unité nationale se construit par la promotion saine des valeurs identitaires grâce à une volonté politique affirmée et sincère d’instaurer l’égalité entre tous les mauritaniens sans préjugé de couleur et qui passe par le respect des droits de tout un chacun à vivre pleinement sa citoyenneté.

L’unité nationale n’est pas dans le discours, mais dans les actes. Et la responsabilité incombe en premier, à l’Etat, au parlement qui doivent jouer un rôle de fédérateur, à la conscience citoyenne à laquelle on doit inculquer les principes d’égalité entre tous, la justice comme régulatrice des rapports sociaux.

L’apologie de la haine, un danger à l’unité !

Dans un pays multiethnique, commercer avec le discours extrémiste est intolérable et criminel. Malheureusement, une telle extravagance trouve facilement un terreau à travers des crises sociales qui s’accumulent et dont les seules réponses sont apportées par une éternelle politique de l’autruche qui donne l’occasion aux cigognes de claqueter.

Nous n’avons pas besoin de nous emmurer dans le silence ni de manifestations politiciennes pour contenir les dérives mais de déconstruire par l’intelligence et la pondération les discours destructeurs. Un sursaut national s’impose dans un élan de responsabilité et de solidarité et non dans la colère politique. Autant les citoyens doivent se faire le devoir de refuser les extrêmes, autant l’Etat doit veiller à l’application des principes de la justice et de l’égalité pour tous. Ceci est d’autant plus urgent que nous vivons une période cruciale d’une démocratie fragile où le repli sur soi est une attitude pathologique antinomique du dialogue et de consensus.

Nous ne le dirons jamais assez, la Mauritanie est née d’une rencontre historique où des communautés ont vécu en symbiose pendant des siècles et où les différends trouvaient des mécanismes intelligents de règlement des conflits. Dans un pays multiethnique, il faut fédérer les différences à travers une politique de juste répartition des ressources nationales et du respect de tous les droits civiques et des valeurs citoyennes. Pour laisser bredouille les sirènes de la discorde de tous bords. Ne surtout pas livrer le pays aux nostalgiques de la surenchère !

CTD

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : l’opposition réclame un dialogue pour l’unité nationale

Mauritanie : l’opposition réclame un dialogue pour l’unité nationaleLe Forum national pour la démocratie et l’unité en Mauritanie (FNDU) a réclamé, lundi dans un communiqué, le lancement d’un dialogue national réunificateur et sérieux pour traiter les grandes problématiques qui menacent l’unité nationale.

Le FNDU considère, dans le communiqué, qu’un tel dialogue est plus prioritaire que les initiatives de forme, faisant allusion à un appel émanant du parti au pouvoir pour organiser une marche contre l’incitation à la haine et les atteintes à l’unité nationale.

Pour ce Forum, regroupant la grande partie de l’opposition mauritanienne, il est nécessaire de s’éloigner de toutes les formes d’exploitation légère pour parvenir à des fins et agendas particuliers.

Le FNDU a aussi mis en garde contre les conséquences de la diffusion et de la distribution des discours de haine dans les sites de communication sociale et les réunions publiques.

Le Forum a en outre jeté sur « le régime l’entière responsabilité de cette situation provoquée par ses politiques infructueuses pendant une décennie et son incapacité à traiter les grandes problématiques qui menacent l’unité nationale ».

Il a dit avoir suivi avec une extrême inquiétude, ces derniers temps, la recrudescence des discours haineux et incendiaires qui visent l’unité et la cohésion de la société et menacent la cohabitation et la cohérence entre ses différentes composantes.

L’opposition mauritanienne a également rappelé avoir mis en garde, à plusieurs reprises, contre la gravité de la négligence des problématiques relatives à la question de la cohabitation, appelant à l’instauration de l’Etat de droit et de la justice sur la base de la citoyenneté et de l’égalité des droits et des devoirs.

C’est cela qui peut faire éviter à la Mauritanie le sort d’autres pays ayant vécu des expériences tristes de troubles et de crises, a expliqué le FNDU.

Source : Apanews