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Mauritanie: après plus de 40 ans de pouvoir, les militaires restent toujours insatiables

Mauritanie: après plus de 40 ans de pouvoir, les militaires restent toujours insatiablesLa présidentielle est prévue entre juin et juillet prochains. Pour le moment, quelques personnalités se sont positionnés dont le général à la retraite et ministre actuel de la Défense, Ould Ghazouani.

Pour les Mauritaniens, sa désignation illustre la volonté de l'armée de s'éterniser au pouvoir. La Mauritanie entre dans la dernière ligne droite d’une nouvelle échéance politique qui devait normalement conduire à une alternance au pouvoir. Or ce processus est déjà malheureusement terni par la désignation d'un "dauphin" militaire, en la personne de Mohamed ould Ghazouani, général à la retraite, actuel ministre de la Défense, ancien chef d’état-major général des armées et ancien directeur général de la sûreté nationale.

Il devrait à coup sûr succéder à son compagnon d'armes et ami intime, Mohamed ould Abdel Aziz, ancien général arrivé au pouvoir à la faveur de deux putschs successifs (2005 et 2008).

En effet, Mohamed ould Abdelaziz, après avoir fomenté un premier coup d’Etat contre Maâwiya ould Taya, et remis les rênes provisoirement au Colonel feu Ely Ould Mohamed Vall, va prendre directement les commandes le 6 août 2008, en renversant le président Sidi Mohamed ould Cheikh Abdallahi, démocratiquement élu et dont le régime civil, n’aura duré que 15 mois.

Durant ce laps de temps, Ould Abdel Aziz et Ould Ghazouani affûtaient la mise à exécution de leur projet à long terme. Et dont le dernier épisode est d’ordonner à Ould Cheikh Abdallahi, qu’ils ont «élu» à la présidence, de les promouvoir en contrepartie au grade de général, une première dans l’armée mauritanienne, Avant de le renverser, sous le seul prétexte qu’il avait l’intention de les démettre de leurs fonctions.

Finalement, un scrutin présidentiel organisé le 18 juillet 2009 va "bénir" par les urnes et la fraude électorale le coup de force de l’ex-commandant en chef du Bataillon de la sécurité présidentielle (BASEP), permettant à Ould Abdel Aziz de s'imposer comme nouveau chef d'Etat de la Mauritanie, avant de rempiler en 2014 pour un second mandat, lors d’une élection boycottée par l’opposition.

Avec cette candidature du général Ghazouani, le régime militaire est donc assuré de rester à la tête du pays. Une donne qui n'a pas échappé aux partis de l'opposition mauritanienne, qui mènent actuellement des tractations en vue de trouver un candidat unique (à l’intérieur ou en dehors de ses rangs).

La perspective de l’élection de Ghazouani apparaît aussi comme une forte probabilité aux yeux de nombreux analystes. Cela en dépit de quelques grincements de dents et récriminations entendus, mais rapidement étouffés au sein du camp présidentiel, où on continue aussi à donner du crédit à une possible candidature de Moulay ould Mohamed Laghdaf, ex-Premier ministre de Ould Abdel Aziz de 2008 à 2014. Moulay est considéré comme un candidat civil consensuel, qui ne déplairait ni à l'armée, ni à l'opposition.

En tout cas, le prochain changement de pouvoir en douceur est imposé par les dispositions de la constitution du 20 juillet 1991, révisée à travers un référendum populaire le 25 juin 2006, qui a introduit la limitation à une seule fois de la possibilité de réélection du président de la République.

Il va intervenir dans le contexte d’un pays où l’armée se trouve au cœur du jeu politique et exerce le pouvoir d’Etat à travers un régime militaire d’exception depuis le 10 juillet 1978, avec un break civil de 15 mois entre avril 2007 et août 2008.

Ces régimes à la mauritanienne sont symbolisés par un chapelet de noms renvoyant tous aux figures marquantes d’une institution militaire dont les tentacules ont débordé la mission traditionnelle de la grande muette depuis plusieurs années, dont les chefs ont succombé aux délices du jeu politique pour occuper le fauteuil présidentiel, et ce depuis 1978.

Il s’agit, par ordre chronologique, des colonels feu Mustapha ould Mohamed Saleck, feu Ahmed ould Bousseif, Mohamed ould Louly, Mohamed Khouna ould Haidallah, Maawiya ould Sid’Ahmed Taya, feu Ely ould Mohamed Vall et du général Mohamed ould Abdel Aziz, en passe de remettre le témoin à un autre général, Ould Ghazouani. Ces hommes ont tous tenu les commandes de l’Etat dans le cadre d’un régime militaire d’exception, ou d’une démocratie parfois qualifiée «d’autoritaire et de façade».

Une alternance au sein du clan des généraux

Mousa ould Abdou, consultant, estime que «l’alternance devrait se limiter à un changement d’homme, et non de mouvance politique. L’opposition n’a pas encore su trouver la bonne stratégie de rupture, un discours et un programme appropriés pour convaincre. L’ordre des militaires reconvertis dans la politique devrait encore régenter le pays pendant au moins une décennie».

Des propos dont la lecture entre les lignes laisse entendre que Ghazouani sera inévitablement désigné président, mais qu'il pourrait être plus performant que Mohamed ould Abdel Aziz.

Moussa ould Hamed, ancien DG de l’Agence mauritanienne d’information (AMI), admet lui aussi le titre de favori donné à Ghazouani. En effet, pour cet analyste, «l’actuel ministre de la Défense dispose d’une bonne longueur d’avance sur tous ses éventuels adversaires. Il bénéficie aussi du soutien de l’armée, historiquement déterminant à toute élection présidentielle en Mauritanie».

Mais tempérant un peu ses propos, Moussa estime qu’il n’y a pas de certitude absolue, puisqu’il s’agit d’une bataille politique, où tout dépendra des circonstances qui vont prévaloir au cours des prochains mois. Ainsi, «tout est fonction du profil des personnalités qui vont composer le staff de Ghazouani, porter le projet de programme s’il en a, sa stratégie de campagne, le discours qu’il servira aux Mauritaniens…», dit-il.

Cependant pour réussir, le candidat Ghazouani ne doit pas singer son mentor, dont les méthodes n’ont jamais plu aux Mauritaniens, ajoute Moussa, qui précise qu’il y a également un autre paramètre dont l’importance s’apprécie à un double niveau. «Celui-ci concerne les concurrents qui seront alignés sur la ligne de départ en vue de contrarier les ambitions présidentielles de l’actuel ministre de la Défense. On parle ainsi de la candidature de Moulaye ould Mohamed Laghdaf, dans un contexte où les divisions de la majorité présidentielle ont été étalées sur la place publique pendant la gestion de la crise née de la malheureuse initiative avortée de certains députés en faveur du troisième mandat».

«Quel sera en définitive le résultat final des intenses tractations de l’opposition en vue de trouver un candidat unique, ou principal? Une personnalité de large consensus de cette mouvance pourrait-elle d’une certaine manière, rendre la tâche moins facile au candidat de l’armée?», s’interroge Moussa ould Hamed.

Pour donner un contenu à la thèse selon laquelle une élection n’est jamais totalement gagnée d’avance, l’ancien DG de l’AMI rappelle le cas de la commune d’Arafat (banlieue de Nouakchott), lors des élections municipales de septembre 2018. Dans cette commune, la majorité présidentielle a exigé une annulation en justice des résultats, réussi à forcer un 3e tour, usé de fraude massive, amis sans jamais pouvoir y battre les islamistes de Tawassoul.

A noter cependant qu’il est difficile d’établir un parallèle entre des élections municipales et une élection présidentielle, aux enjeux infiniment plus importants.

Pour sa part, un homme d’affaires (MBB) qui préfère garder l'anonymat, semble avoir trouvé le filon de l’espoir: «si l’opposition veut se donner une chance de résister à la machine de la fraude et de la corruption en place dans le pays depuis plusieurs années, qui a toujours assuré la victoire au camp des détenteurs des leviers de commande de l’Etat, elle serait bien inspiré d’investir Mohamed ould Bouamatou, banquier en exil depuis une dizaine d’années, comme candidat».

Il rappelle le soutien déterminant de ce dernier à Ould Abdel Aziz pendant la période difficile qui a suivi le putsch du 6 août 2008. Son exil volontaire, sa popularité et l’ingratitude de Ould Abdel Aziz à son égard sont des atouts qui peuvent relativement peser face au clan des généraux mauritaniens.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Edouard Philippe au Mali: «La tâche dans le Sahel est encore longue»

Edouard Philippe au Mali: «La tâche dans le Sahel est encore longue»Le Premier ministre français est depuis samedi soir sur la base de l’armée française à Gao, dans le nord du Mali.

Il est venu soutenir les troupes de l’opération Barkhane qui luttent contre les jihadistes dans le Sahel. Six ans après les premiers combats contre les groupes terroristes, les soldats tricolores ne sont pas près de rentrer au pays. Edouard Philippe le répète depuis son départ de Paris : « La tâche dans le Sahel est encore longue ».

Le Premier ministre français l’a redit samedi aux côtés de son homologue malien à Bamako. Une promesse doublée d’un conseil ferme : le gouvernement malien doit continuer ses efforts pour mettre en œuvre les Accords de paix d’Alger de 2015.

« C’est la mise en œuvre de l’accord d’Alger qui permettra la lutte contre le terrorisme et la stabilisation du Nord. Nous savons depuis longtemps et nous avons parfaitement conscience que la mise en œuvre d’un tel accord ne peut pas se faire dans un délai de temps incroyablement réduit, souligne-t-il. La France sera aux côtés du Mali aussi longtemps que nécessaire et aussi longtemps que le Mali le souhaitera. Nous sommes ici engagés dans une opération d'intérêt commun et aussi longtemps que le Mali le souhaitera, aussi longtemps que nous aurons besoin de lutter ensemble pour mettre en œuvre ces accords, nous serons à la disposition et mobilisés. »

La fin de l’opération Barkhane est d’autant plus lointaine qu’aucune force locale n’est capable de prendre le relais. Le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maïga le reconnaît : la force du G5 Sahel n’est pas encore prête. Et c’est n’est pas seulement un problème d’argent.

« Je ne pense pas que l’action de la force conjointe soit fondamentalement impactée par le seul aspect financier, explique-t-il. Nous avons un théâtre considérable sur lequel nos armées mènent un combat permanent. »

La menace terroriste touche maintenant le centre du Mali et s’étend même jusqu’au Burkina Faso voisin. Deux raisons supplémentaires de garder Barkhane active pour une durée indéterminée.

Source : RFI Afrique

 

L'ONU suggère à la Belgique de s'excuser pour son passé colonial

L'ONU suggère à la Belgique de s'excuser pour son passé colonialLe groupe d'experts des Nations unies sur les personnes d'origine africaine, basé à Genève, a recommandé le 11 février à la Belgique de présenter des excuses pour son passé colonial.

Les atrocités commises durant cette « période sombre » de l'histoire ont été pointées du doigt. Depuis, la polémique enfle, sans que l’on s’achemine pour l’instant vers des excuses officielles.

Une semaine durant, un groupe d'experts des Nations unies a parcouru la Belgique – passant par Bruxelles, Anvers, Namur, Charleroi et Liège – pour rencontrer des représentants des autorités, d'ONG et de la société civile.

Voici sa conclusion : « Il semble qu'il y ait un mur du silence sur la colonisation. Afin qu'il y ait une vraie réconciliation et que le processus de décolonisation se poursuive, des excuses de l'Etat belge seraient un premier pas. » Selon l’une des expertes de l'ONU, Dominique Day, le rapport envoie un « Wake up call » (« une alarme de réveil ») à la Belgique, où « les gens ne font pas le lien entre les préjugés, la discrimination et l’histoire coloniale ».

Le monde politique s’est montré très circonspect. Charles Michel, le Premier ministre centriste, s'est d'abord étonné d'un « rapport étrange », un document intermédiaire dont il attend la version finale en septembre. Un autre ténor de la politique, Rudi Vervoort, le ministre-président socialiste de la région de Bruxelles-Capitale, a au contraire estimé que les autorités doivent « être en état de reconnaître notre responsabilité » sur le passé colonial.

« Un pardon historique doit être prononcé, cela me semble vraiment approprié, car un grand nombre de personnes ont été assassinées pour de l’argent », a déclaré Bart de Wever, président des libéraux flamands (NV-A). Bien que son parti ait des positions radicales contre l’immigration, il a estimé que la responsabilité des excuses incombe au roi, la figure de Léopold II étant centrale dans l’histoire coloniale. Interrogé dans la foulée par l’agence de presse Belga, le Palais royal n’a pas souhaité commenter l’appel du comité d’experts de l’ONU, renvoyant au ministère des Affaires étrangères.

L’Africa Museum épinglé

La polémique intervient dans un contexte marqué par un vif débat sur la décolonisation, ravivé par la réouverture en décembre du Musée royal d'Afrique centrale à Tervuren, un vestige de l’époque coloniale. Cette institution, dépoussiérée et rebaptisée Africa Museum, a néanmoins été épinglée par le rapport des experts des Nations unies. Son tort ? Etre encore trop empreinte de l’imagerie coloniale, avec des représentations offensantes et racistes.

Guido Greyssels, le directeur du musée, s’est déclaré « étonné de ces conclusions », qu’il trouve « superficielles ». Les experts ne sont restés qu’une heure dans le musée, affirme-t-il, et guère plus de 5 minutes dans la salle sur le passé colonial. « Je suis d’accord pour dire que la Belgique doit reconnaître qu’il y a eu des fautes dans le passé colonial, ce qui relève de l’enseignement », poursuit Guido Greyssels. « Le musée n’a pas pour rôle de diffuser des messages activistes. »

Les statues dorées qui demeurent dans la rotonde du musée, à la gloire de la mission « civilisatrice » de la Belgique, avec la main posée d’un grand colon sur la tête d’Africains rapetissés à la taille d’enfants, n’ont pas pu être enlevées. Elles sont en effet classées monument historique. « Elles font partie du patrimoine, il faut les voir comme faisant partie du contexte », se défend donc Guido Greyssels.

Un débat lancinant

Le même groupe d'experts avait pointé en 2013 aux Pays-Bas le caractère raciste de la tradition du Zwarte Piet – « Pierre le noir », la figure du serviteur de Saint-Nicolas. Une énorme vague de réactions défensives et de menaces à l’encontre de la délégation des Nations unies avait suivi.

En Belgique, pas de tollé comparable, mais un débat lancinant dont les différents aspects sont « autant de pièces empilées depuis des décennies », note Gia Abrassart, journaliste, auteure et animatrice du Café Congo. Derniers exemples en date : la bande dessinée Tintin au Congo a été rééditée en janvier dernier par la fondation Moulinsart pour les 90 ans de Tintin, comme un motif de fierté alors qu’elle est contestée pour son caractère raciste. Le titre d’un colloque qui s’est déroulé le 15 février à l’Université libre de Bruxelles (ULB) a fait bondir certains pour sa violence : « Pour une politique de gestion des collections coloniales de restes humains dans les universités ».

Encore un signe des réticences à revenir sur un passé avec lequel certains entretiennent une relation ambiguë, cette déclaration : « Léopold II a libéré les Congolais et a pacifié le Congo où il y avait beaucoup de guerres. » La phrase, prononcée sur un plateau de RTL par Aymeric de la Motte, de Mémoires du Congo, une association qui documente la présence belge au Congo, au Rwanda et au Burundi, a fait bondir un maire d’origine congolaise, Pierre Kompany : « Pour vous, 20 millions de morts, c’est peu ? ».

Pour les associations d’afro-descendants, qui ont eu le sentiment d’être enfin entendues, le signal fort envoyé par les Nations unies représente un grand pas en avant. « Le fait qu’un groupe extérieur à la Belgique vienne dire qu’il est temps de faire quelque chose dérange les politiques, certes, explique Gia Abrassart. Mais quelles que soient les positions des uns et des autres sur la restitution des œuvres d’art africaines ou le mouvement décolonial, on ne peut plus échapper à un examen de conscience. »

Source : RFI Afrique

 

Présidentielle sénégalaise : 28 mille électeurs votent en Mauritanie

Présidentielle sénégalaise : 28 mille électeurs votent en Mauritanie28 mille 644 Sénégalais de Mauritanie sont appelés aux urnes, ce dimanche 24 février, pour élire leur président de la République.

Ces électeurs sont répartis dans 49 bureaux de vote : 42 à Nouakchott, la capitale (24798 inscrits), 6 à Nouadhibou (3571 inscrits) et 1 bureau à Rosso (275 inscrits). 6.7 millions de Sénégalais, dont les 309 592 de la diaspora, doivent choisir leur président pour les 5 ans à venir.

Les candidats en lice sont le président sortant, Macky Sall (57 ans), et quatre opposants: Ousmane Sonko, ex-inspecteur des impôts, (44 ans) Idrissa Seck, ancien premier ministre (59 ans), Madické Niang (65 ans), ancien ministre des Affaires étrangères et l’universitaire, Issa Sall (63 ans).

Les militaires, les paramilitaires et les civils votent le même jour.

8000 policiers ont été mobilisés pour sécuriser l'élection. L’ancien président Abdoulaye Wade - qui accuse son successeur, Macky Sall, d’avoir exclu son fils, Karim Wade, de la course à la présidentielle - a menacé de saboter le scrutin.

L’opposition sénégalaise accusent également le président Macky Sall d’avoir "exclu de la course ses deux principaux" rivaux à savoir Khalifa Sall, ex- maire de la capitale et Karim Wade, fils de l’ex-président Abdoulaye Wade, lesquels sont condamnés pour « détournement » de deniers publics et enrichissement « illicite ».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nomination d'un nouvel inspecteur général d'État

Nomination d'un nouvel inspecteur général d'État AMI - La Présidence de la République a rendu public, vendredi, un arrêté nommant un nouvel inspecteur général d'Etat dont voici le texte intégral:

"La Présidence de la République communique:

Par arrêté en date de ce jour Monsieur Sid'Ahmed Ould Baba Ould Saleck est nommé inspecteur général d'Etat."


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Algérie : manifestation inédite à Alger pour protester contre un 5e mandat de Bouteflika

Plusieurs centaines de manifestants défilent ce vendredi contre le cinquième mandat que brigue le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Le rassemblement se tient dans le centre d'Alger où toute manifestation est officiellement interdite depuis 2001.

« Pas de 5e mandat », « Ni Bouteflika ni Saïd » (frère du chef de l’État, souvent perçu comme son successeur potentiel), ont scandé les manifestants, des jeunes dans l’immense majorité, défilant dans les rues autour de la Grande-Poste, en plein centre de la capitale algérienne.

La police, déployée en nombre, n’est pas intervenue dans l’immédiat. Survolé par un hélicoptère des forces de l’ordre, le cortège, dans lequel plusieurs drapeaux algériens sont visibles, s’est formé à partir de différents points de la ville, à l’issue de la grande prière hebdomadaire musulmane. « Ouyahia, dégage! », chantent également les manifestants, en référence au Premier ministre Ahmed Ouyahia.

Toute manifestation est officiellement interdite depuis 2001 dans la capitale algérienne et toute tentative de rassemblement généralement rapidement empêché. En février 2018, un millier de médecins en formation avaient réussi à braver l’interdit en se rassemblant devant la Grande-Poste, mais avaient été rapidement encerclés et bloqués sur place par la police.

Contrôles médicaux à Genève

Plusieurs appels à manifester ce vendredi 22 février – notamment après la grande prière hebdomadaire musulmane de la mi-journée – contre l’idée d’un 5e mandat pour le président sortant ont été lancés sur les réseaux sociaux, sans que le mouvement apparaisse pour l’heure très structuré.

Plusieurs rassemblements ont été signalés dans la matinée, le plus important à Annaba, à environ 400 km à l’est d’Alger. La presse algérienne a également fait état de protestations d’ampleur variable à Oran, deuxième ville du pays, à environ 400 km à l’ouest d’Alger, à Tiaret et Relizane (respectivement 200 et 250 km au sud-ouest de la capitale) et à Sétif (200 km au sud-est d’Alger).

Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, a mis fin au suspens après des mois d’interrogations sur ses intentions en annonçant le 10 février dans une lettre-programme à la Nation qu’il briguerait un 5e mandat lors de la prochaine présidentielle prévue le 18 avril. Le président algérien a subi un accident vasculaire cérébral (AVC) en 2013 qui a affecté sa mobilité, il n’apparaît que rarement en public. Abdelaziz Bouteflika doit d’ailleurs se rendre à Genève le dimanche 24 février pour y « effectuer ses contrôles médicaux périodiques », selon un communiqué de la présidence.

Source : jeneafrique.com

Passage de Bouamatou devant la commission de désignation de l'opposition: Moulié sollicité

L’Alliance de l’Opposition Démocratique Mauritanienne (AODM) sollicite Robert Moulié, ambassadeur de France en Mauritanie de bien vouloir entreprendre, auprès des autorités «  les démarches (…) appropriées pour que les poursuites engagées arbitrairement contre Mohamed Ould Bouamatou ne l’empêchent pas de se présenter devant la commission de désignation du candidat de l’opposition.

L’homme d’affaires en exil figure parmi les candidats pouvant être présentés par l’Alliance de l’opposition à l’élection présidentielle prochaine.

Selon la missive adressée au diplomate français, « les poursuites contre Ould Bouamatou sont éminemment politiques. Elles constituent des mesures de représailles évidentes faisant suite à son engagement en faveur de l’opposition, des droits de l’homme et de l’Etat de droit».

L’Alliance rappelle que « plusieurs organisations internationales, dont Interpol et le Groupe  de travail sur la détention arbitraire du Haut Commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies, n’ont pas manqué de critiquer ces poursuites. Interpol avait d’ailleurs refusé de diffuser le Mandat d’arrêt le concernant, voyant dans cette affaire « un caractère politique prédominant ».

L’Alliance s’attèle activement au choix d’un candidat consensuel à l’élection présidentielle. Elle pense « qu’avoir un candidat unique (lui) permettra de mieux défendre les valeurs démocratiques du pays et de sensibiliser davantage la population mauritanienne sur les enjeux de cette élection, alors que le candidat de la Majorité présidentielle cherchera, à n’en point douter, à utiliser les moyens de l’Etat pour mener sa campagne ».

Source : lecalame.info (Mauritanie)