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Allemagne : Merkel se retirera de la politique à l’issue de son mandat en 2021

Après un nouvel échec électoral, la chancelière ne briguera pas une nouvelle présidence de l’Union démocrate-chrétienne (CDU) en décembre et compte abandonner son poste de chancelière en 2021.

Elle a posé les jalons de la fin de sa carrière politique. La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé lundi sa décision de renoncer en décembre à la présidence de son parti, un signe que la chancelière allemande prépare sa succession au lendemain d’un nouveau revers électoral cuisant.

Dans le même temps, elle a annoncé à la direction de sa formation qu’elle resterait à la tête du gouvernement jusqu’en 2021. Ce mandat sera le dernier pour la chancelière, qui affirme qu’il est temps « d’ouvrir un nouveau chapitre ».

Angela Merkel a également annoncé qu’elle ne choisira pas de successeur à la présidence de son parti, strapontin vers la chancellerie. « Je sens que cette phase (de quête d’un nouveau chef de la CDU) est pleine de possibilités, et c’est très bien car nous ne l’avions pas eue depuis 18 ans », a-t-elle justifié.

Une proche, la secrétaire générale du parti Annegret Kramp-Karrenbauer, et un de ses détracteurs, tenant d’un virage à droite, le ministre de la Santé Jens Spahn, ont déjà fait acte de candidature.

La crédibilité de la chancelière dégradée

Ces annonces sont la preuve d’une volte-face, conséquence d’un lourd revers électoral la veille pour son mouvement dans la région de Hesse. La CDU est certes arrivée en tête en Hesse et va pouvoir continuer à diriger le Land au sein d’une alliance, mais son score de 27 % représente un recul de plus de 11 points par rapport au précédent scrutin de 2013. L’allié de la CDU, le SPD, a souffert d’un repli similaire en émargeant à 19,8 %.

Angela Merkel avait jusqu’ici toujours dit considérer que la présidence de l’Union démocrate-chrétienne (CDU) et la chancellerie allaient de pair, au risque sinon pour le chef du gouvernement de perdre en crédibilité et autorité. En agissant ainsi, elle permet à un ou une successeur d’émerger.

La chancelière lutte depuis des mois pour le maintien de sa coalition avec les sociaux-démocrates, mais celle-ci apparaît au bord de l’implosion après des échecs électoraux pour les deux partis, dimanche en Hesse et début octobre en Bavière.

Une cote de popularité en chute libre

La chancelière, qui dirige le pays depuis 13 ans, est de plus en plus contestée dans ses rangs et dans l’opinion publique. Les deux scrutins régionaux du mois d’octobre faisaient figure de test national de popularité pour Angela Merkel et son équipe à Berlin. Son retrait de la présidence de la CDU apparaît comme la première conséquence de ces échecs.

Depuis des semaines, le débat sur la succession de Merkel au sein du parti CDU n’est plus tabou, tant elle apparaît usée par le pouvoir 13 mois après sa victoire étriquée aux législatives.

En réalité, sa popularité n’a cessé de refluer depuis sa décision d’ouvrir les frontières du pays à plus d’un million de demandeurs d’asile en 2015 et 2016, à mesure que celle de l’extrême droite anti-migrants progressait. Plusieurs cadres de son parti réclament depuis des mois un coup de barre à droite et demandent à Angela Merkel de préparer sa succession. Celle-ci avait refusé jusqu’ici de publiquement débattre de son avenir.

Nouvelle percée de l’extrême droite

L’autre grande source de difficultés pour la chancelière est son alliance avec les sociaux-démocrates. La présidente du SPD Andrea Nahles a agité dimanche soir la menace d’un départ du gouvernement, faute de garanties rapides sur un meilleur fonctionnement du gouvernement, miné depuis des mois par des querelles internes, notamment sur la politique migratoire.

« L’état dans lequel se trouve le gouvernement est inacceptable », a-t-elle lancé. Les militants sociaux-démocrates sont de plus en plus nombreux à réclamer une cure d’opposition, par crainte de voir leur parti disparaître.

A l’inverse, les écologistes ont doublé leur score et l’extrême droite est entrée dans le dernier parlement régional où elle n’était pas encore représentée.

Source : Le Parisien (France)

 

Algérie : Bouteflika candidat en 2019, annonce le secrétaire général du FLN

Algérie : Bouteflika candidat en 2019, annonce le secrétaire général du FLN Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, a annoncé le 28 octobre que le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera bien le candidat du FLN à la présidentielle prévue en avril 2019.

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera le candidat du Front de libération nationale (FLN), son parti, à la présidentielle prévue en avril 2019, a annoncé le 28 octobre au soir Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du parti, cité par l’agence de presse d’État APS.

« Je le dis en tant que secrétaire général du parti, le candidat du FLN pour l’élection présidentielle de 2019 c’est Abdelaziz Bouteflika », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie en l’honneur du nouveau chef du groupe parlementaire du parti, Mohamed Bouabdallah.

« Cette candidature est une revendication de tous les cadres et militants du FLN sur l’ensemble du territoire national », a-t-il ajouté, selon l’APS.

Le comité central (instance dirigeante) du FLN se réunira prochainement pour officialiser cette candidature, a déclaré à l’AFP le chef de cabinet de Ould Abbes, Nadir Boulegroune.

Insistance de ses proches

Âgé de 81 ans et affaibli par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) remontant à 2013 qui ont affecté son élocution et sa motricité, le chef de l’État n’a jusqu’ici pas fait part de ses intentions. Chef de l’Etat depuis 1999 et détenteur du record de longévité à la tête de l’Algérie, Bouteflika ne fait que de rares apparitions, sur un fauteuil roulant, et ne s’exprime plus en public depuis son AVC. Sa santé fait l’objet de spéculations récurrentes.

Ces derniers mois, son camp avait multiplié les appels à un cinquième mandat.

Le 7 avril dernier, Ould Abbes, réputé être un proche de longue date du chef de l’Etat, avait le premier publiquement fait part du « souhait » et du « désir des militants de voir Bouteflika poursuivre son oeuvre » après 2019.

En 2014, Bouteflika n’avait mis fin au suspens qu’à deux fois de l’élection et uniquement une dizaine de jours avant la clôture des candidatures

Lui avaient emboîté le principal allié du FLN, le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouhayia, les islamistes du Rassemblement de l’Espoir de l’Algérie (TAJ), d’autres membres de la majorité présidentielle, la centrale syndicale UGTA, l’ex-syndicat unique ou encore le Forum des chefs d’entreprises (FCE), principale organisation patronale.

Pourtant, le chef de l’Etat ne s’est toujours pas exprimé à ce sujet.

Un scénario qui rappelle celui de 2014. Comme aujourd’hui, Bouteflika n’a toujours pas confirmé lui-même sa prise de candidature.

A l’époque il n’avait mis fin au suspens qu’à deux fois de l’élection et uniquement une dizaine de jours avant la clôture des candidatures. Et c’était encore une fois le secrétaire général du FLN de l’époque, Amar Saïdani qui avait assuré, plusieurs semaines auparavant, que Abdelaziz Bouteflika serait candidat à sa succession.

Une opposition affaiblie

L’incertitude autour d’une nouvelle candidature du chef de l’Etat a monopolisé ces derniers mois le débat politique en Algérie, mais semble dans l’immédiat susciter moins d’opposition affichée qu’en 2014, notamment au sein du sérail politique et militaire.

Les opposants à un nouveau mandat d’Abdelaziz Bouteflika restent dans l’immédiat peu audibles et semblent se résigner à ce qui leur apparaît inéluctable.

De nombreux observateurs, algériens et étrangers, se disent également persuadés que Bouteflika sera de nouveau candidat en 2019.

Auquel cas, la victoire ne devrait pas échapper au président sortant, considéré par de nombreux Algériens comme l’artisan de la réconciliation nationale après la guerre civile (1992-2002) et réélu haut la main en 2014 avec 81,5% des suffrages au premier tour.

Source : Jeune Afrique

 

La nouvelle réforme du Système des Nations Unies expliquée au cours d’un petit-déjeuner à Nouakchott

La nouvelle réforme du Système des Nations Unies expliquée au cours d’un petit-déjeuner à NouakchottParce qu’elle est ambitieuse, l’Agenda 2030 et les Objectifs du Développement Durable (ODD) qui la sous-tendent exigent «des changements audacieux du Système de Développement de l’ONU, qui doit se renouveler pour servir de façon plus efficace, transparente et redevable à la mise en œuvre des ODD».

C’est le passage-clé de l’allocution prononcée par le Coordonnateur du Système des Nations-Unies (SNU) en Mauritanie, Monsieur Mario Samaja, Représentant résident du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) à l’occasion du 73ème anniversaire des Nations Unies.

Cette annonce, faite en présence du Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Ismaël Cheikh Ahmed, et M. Michael Dodman, ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, relative à la réforme administrative des Nations-Unies, a eu lieu le 24 octobre 2018 à l’hôtel T’Feïla de Nouakchott autour d’un petit-déjeuner, en présence de représentant d’agences spécialisées du SNU, de plusieurs cadres de départements ministériels mauritaniens et la presse.

Ce changement du Système de Développement des Nations Unies, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, est présenté comme «le processus de changement le plus ambitieux et le plu global depuis des décennies ». Il est le fruit d’une résolution convenue le 31 mai 2018 par les 193 pays membres.

Parmi ces réformes qui constituent une réponse aux ambitions de l’Agenda 2030, la séparation entre la fonction de Coordonnateur du Système des Nations Unies et celle de Représentant résident du PNUD.

Ce changement vise le niveau pays, avec la naissance d’une «nouvelle génération d’équipes pays, mieux adaptées aux priorités et aux besoins propres de chaque pays», avec des mécanismes, des processus et des mesures institutionnelles d’incitation où la priorité est l’amélioration de la condition de vie humaine.

Au niveau régional, il est question du reprofilage et du repositionnement du travail des Commissions économiques régionales, ainsi qu’un nouveau pacte de financement pour améliorer la qualité, la quantité et la prévisibilité des ressources.

A l’échelle des Nations Unies, des mesures sont prévues pour renforcer les partenariats dans le cadre de l’Agenda 2030, notamment l’engagement à l’égard de la société civile, du secteur privé, des institutions financières et autres. La responsabilisation sera partagée entre les équipes pays des Nations Unies et les gouvernements hôtes.

Selon Monsieur Mario Samaja, «l’équipe pays des Nations Unies en Mauritanie est activement engagée dans la réforme qui s’est traduit par le développement d’un Cadre de partenariat pour le développement durable (CPDD)». Ce cadre vise à contribuer à la réalisation des priorités nationales définies par la SCAPP, des priorités régionales du G5 Sahel et de la Stratégie des Nations Unies pour le Sahel, entre autres.

SEM.Ismaël Ould Cheikh Ahmed a pour sa part insisté sur la nécessité de promouvoir l’existence d’Etats forts, démocratiques et respectueux des valeurs humaines, mais aussi capables d’assurer la paix et la sécurité, d’où dira-t-il, «l’importance de conserver la centralité de l’Etat dans un monde dominé par le multilatéralisme».

Trois thèmes majeurs méritent selon lui d’être mis en exergue : la migration, le terrorisme et l’extrémisme violent, d’où l’impérieuse nécessité d’avoir un G5 Sahel renforcé et une réforme du mandat accordé aux Corps de Maintien de la Paix de l’ONU en les plaçant sous le Chapitre 7, et enfin, une importance à accorder à la jeunesse, à l’éducation et à l’emploi.

Par rapport à la réforme du Système de développement des Nations Unies, il a posé la question de financement d’une telle réforme, tout en instant sur la nécessité de ne pas affaiblir le rôle des agences des Nations Unies par la création d’un poste du Coordonnateur indépendant du SNU au niveau pays.

SEM. Michael Dodman a salué pour sa part les réformes envisagées au sein du SNU, tout en soulignant que le pacte de financement entre tous les Etats membres doit être soutenu pour avoir des réseaux plus flexibles et plus adaptés aux pays.

Un débat a été ouvert aux termes de ces interventions. Ainsi sur une question relative aux problèmes rencontrés par le G5 Sahel dans son déploiement, problèmes liés essentiellement aux questions de financements, M.Ismaël Cheikh Ahmed a insisté sur la nécessité de doter les forces du G5 d’un mandat fort de protection sous l’égide des Nations Unies. Selon lui, une enveloppe de 400 millions de dollars US a été annoncée pour financer cette force, regrettant toutefois la lenteur dans la libération des fonds promis.

Sur une question relative aux «Fonds Vert pour le Climat», il est établi que ce fonds existe mais que les pays qui en profitent le plus sont ceux qui en ont fait une priorité nationale transversale, et non ceux qui en font un problème sectoriel. Ces fonds appuient les Etats sous deux aspects, soit à travers un point focal logé au niveau du département ministériel concerné ou sous forme d’Appels à projet via les agences spécialisées des Nations Unies qui auraient déjà commencé à préparer les concept-notes.

Cheikh AÏdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

Le pouvoir et les islamistes se testent lors de deux municipales à Nouakchott

Le pouvoir et les islamistes se testent lors de deux municipales à NouakchottLe parti au pouvoir en Mauritanie, l'Union pour la République (UPR), et les islamistes de Tewassoul, principal parti d'opposition, ont l'occasion de compter leurs forces samedi lors de deux élections municipales à Nouakchott, après l'annulation des résultats du 15 septembre.

Près de deux mois après des législatives, régionales et municipales ayant conforté le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz, les habitants de deux communes de la capitale, Arafatt et Elmina, ont repris samedi matin le chemin des urnes, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les bureaux de vote ont ouvert à 08H00 (locales et GMT) et doivent fermer à 19H00. Les résultats du second tour le 15 septembre avaient donné Tewassoul vainqueur à Arafatt, son fief traditionnel. L'UPR l'avait emporté à Elmina, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Les résultats ayant été très serrés, les deux camps avaient introduit des recours devant la Cour suprême, qui a invalidé les scrutins pour des raisons non communiquées mais qui seraient liées au "décompte des bulletins de vote déclarés nuls et à des cas de fraude", selon une source proche du dossier.

Le président de la Céni, Mohamed Vall Ould Bellal, s'est étonné sur Twitter de cette décision début octobre, soulignant notamment qu'à Arafatt, remportée par les islamistes, "le décompte refait par la Cour suprême avait donné le même résultat que celui effectué par la Céni".

Tewassoul avait également dénoncé cette décision judiciaire, y voyant la preuve d'une "implication du pouvoir exécutif".

Lors des municipales, le parti Tewassoul avait remporté trois communes de Nouakchott et l'UPR cinq.

Depuis les élections de septembre, au cours desquelles Tewassoul avait également gagné 14 sièges de députés, le parti islamiste est soumis à une forte pression du pouvoir, qui a fait fermer une université, un centre d'études théologique et un centre commercial appartenant à des hommes considérés comme des proches de ce parti.

Le président Aziz avait menacé en septembre de prendre des "mesures" contre cette formation, estimant que "l'islam politique est dangereux".

Quelque 800 militaires ont voté vendredi dans ces deux communes, mais leur vote ne sera dépouillé que samedi soir, en même temps que celui des civils.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

 

Centrafrique : tirs à Bangui après la destitution du président de l’Assemblée nationale

Le président de l'Assemblée nationale centrafricaine Karim Meckassoua a été destitué vendredi soir par les députés, ce qui a entraîné des tirs dans sa circonscription, le quartier PK5 de Bangui, souvent théâtre de violences et abritant la majorité des musulmans de la capitale.

Les tirs, épars et qui ont cessé après quelques minutes, ont été entendus à 18H30 (17H30 GMT), peu après que les députés centrafricains ont voté à 98 voix pour, 41 contre et une abstention la destitution de Karim Meckassoua, président de l’Assemblée.

Mardi, plus de 400 personnes, dont de nombreux habitants du PK5, ont manifesté depuis leur secteur jusqu’au quartier général de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca, 13.000 Casques bleus), pour protester contre la procédure de destitution du président de l’Assemblée.

Celle-ci a été lancée mi-octobre par une pétition, signée par 95 députés sur 140.

Selon le règlement de l’Assemblée, après réception de la pétition, un vote devait avoir lieu et recueillir au moins les 2/3 des voix des députés, soit 94, pour que M. Meckassoua soit destitué.

Il était accusé par ses détracteurs d’avoir « confisqué des dossiers essentiels pour les députés », selon Mathurin Dimbélet Makoé, 2e vice-président de l’Assemblée, évoquant mi-octobre devant la presse une « opacité dans la gestion des finances » de l’Assemblée, notamment.

« Pour que le gouvernement puisse faire son travail, il fallait que la stabilité institutionnelle soit préservée », s’est réjoui après le vote à l’AFP Steve Koba, président du groupe parlementaire « Coeur Uni » réputé proche du président Faustin-Archange Touadéra.

Un nouveau président doit être élu dans les trois jours ouvrés.

Lors de la marche mardi, certains manifestants, habitants du PK5, avaient prévenu de possibles troubles si M. Meckassoua était destitué : « Si il y a la destitution du président de l’Assemblée, je vous assure qu’il y aura la crise totale dans le pays », avait ainsi déclaré, lors de cette manifestation, pacifique et sans heurts, Moussa.

« Si Meckassoua part, il y aura des tensions, ça sera autre chose » qu’une marche pacifique, avait aussi prévenu Cherif, manifestant.

Dans le quartier du PK5, poumon économique de la capitale, des milices armées ont établi leur QG et combattent souvent, entre elles et contre les forces armées nationales et de l’ONU.

Relation tumultueuse avec Touadéra

Début octobre, au moins trois personnes avaient été tuées lors d’échanges de tirs entre un membre d’une milice du quartier et des hommes armés non-identifiés.

En avril, le PK5 avait été le théâtre de violences meurtrières qui avaient fait plusieurs dizaines de morts. Les violences s’étaient ensuite propagées à proximité du PK5, avec notamment des combats autour d’une église catholique le 1er mai qui avaient fait au moins 24 morts et 170 blessés.

Après le déferlement de haine entre rebelles de la coalition Séléka à dominante musulmane et groupes antibalaka prétendant défendre les chrétiens du sud du pays à partir de 2013, l’élection de Karim Meckassoua, un musulman, au perchoir en 2016, était apparu comme un symbole de réconciliation en Centrafrique, dirigée par un chrétien, Faustin-Archange Touadéra.

Mais dans ce pays où l’influence politique reste en partie communautaire, les relations entre les deux hommes n’ont jamais été bonnes. En 2017, des rumeurs de coups d’État avaient circulé, des proches de M. Touadéra n’hésitant pas à accuser publiquement M. Meckassoua.

En mars, un proche du président Touadéra avait été élu vice-président du Parlement : une volonté, selon les observateurs à l’époque, de saper l’autorité de M. Meckassoua.

Selon plusieurs députés interrogés par l’AFP, la pétition et la tentative de destituer M. Meckassoua pourraient avoir été pilotées par la présidence centrafricaine, qui souhaiterait placer un de ses fidèles à la tête de l’Assemblée.

M. Meckassoua, qui a répondu vendredi à chacun des points de reproche, a demandé aux députés à la tribune : « Qu’est-ce que vous êtes invités à faire aujourd’hui ? La procédure qui s’ouvre devant vous est-elle la procédure de destitution voulue par les Centrafricains, où est-ce autre chose ? »

En Centrafrique, l’État ne contrôle qu’une petite partie du territoire : depuis 2013, la quasi-totalité de celui-ci vit sous la coupe de groupes armés, dans un pays de 4,5 millions d’habitants classé parmi les plus pauvres au monde mais riche en diamants, or et uranium.

Source : jeuneafrique.com

 

Etats-Unis: Cesar Sayoc, un pro-Trump arrêté dans l'affaire des colis suspects

mediaUn suspect a été arrêté vendredi 26 octobre par la police fédérale américaine dans l'enquête sur les treize colis suspects adressés à des personnalités anti-Trump.

Le suspect arrêté vendredi dans l'affaire des colis suspects a été inculpé de cinq chefs d'accusation, a indiqué lors d'un point presse le ministre américain de la Justice Jeff Sessions. Il risque jusqu'à 48 ans de prison. Lors de cette même conférence de presse, le chef du FBI Christopher Wray a précisé que 13 engins explosifs avaient été envoyés à travers les Etats-Unis. « Il pourrait encore y avoir d'autres paquets », a-t-il prévenu.

L'homme interpellé s'appelle Cesar Sayoc. Ses empreintes ont été retrouvées sur au moins un des colis. Agé de 56 ans, il était déjà connu des services de police pour avoir notamment en 2002 menacé d'activer un engin explosif. Une camionnette blanche qui pourrait être la sienne a également été saisie, indique notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier. Ses vitres étaient entièrement recouvertes de photos et d'autocollants à l'effigie de Donald Trump, mais aussi montrant une cible placée sur Hillary Clinton ou Barack Obama, ou encore insultant la chaîne d'information CNN. « Il est trop tôt pour parler des motivations du suspect », a cependant prévenu le directeur du FBI.

« Nous devons tous être mobilisés, nous devons rester vigilants. Christopher Wray, directeur du FBI »

Fervent supporteur de Donald Trump

Même s'il était souvent confus et décousu, c'est pour l'heure ses interventions sur les réseaux sociaux qui dessinent le portrait de Cesar Sayoc, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier. Il dit avoir fait des études vétérinaires, mais l'université indique qu'il a seulement postulé ; il prétend travailler dans le domaine du spectacle mais ses activités restent encore floues, tout comme ses origines. Il fait notamment souvent référence à une tribu amérindienne. Ce qui apparaît surtout en étudiant ses messages et les photos postées, c'est qu'il se présentait comme un fervent supporteur de Donald Trump, qu'il était allé voir en meeting. Mais aussi qu'il était obsédé par quelques-uns des adversaires du président, puisqu'il avait évoqué la plupart des personnalités ciblées cette semaine.

Capture d'écran montrant un policier inspecter un van saisi dans le cadre de l'enquête sur les colis suspects, à Plantation (Floride), le 26 octobre 2018.WPLG/Handout via REUTERS

Il s'agit de la première arrestation depuis le début de l'enquête sur les colis suspects adressés à des personnalités anti-Trump, parmi lesquelles l'ancien président démocrate Barack Obama, l'ex-candidate à la présidentielle de 2016 Hillary Clinton ou encore l'acteur Robert de Niro, féroce détracteur du président américain.

Ce vendredi encore, des paquets ont été adressés à l'ancien directeur du renseignement américain James Clapper et au sénateur Cory Booker, candidat démocrate pressenti pour la présidentielle américaine de 2020. Aucun des 13 engins n'a explosé, mais d'importants moyens ont été mobilisés pour mettre la main sur le ou les auteurs de ces envois, qui ont fait monter la tension à l'approche des élections de mi-mandat du 6 novembre.

Trump déplore l'impact sur la « dynamique » républicaine

Dans une brève prise de parole à la Maison Blanche, Donald Trump a salué « le travail incroyable » de la police fédérale. « Les Américains doivent s’unir. Nous devons montrer au monde qu’en tant que citoyens américains, nous sommes unis, ensemble, dans la paix, l’amour et l’harmonie, a-t-il également déclaré. Nous ne pouvons laisser la violence politique prendre racine en Amérique et je m’engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir en tant que président pour y mettre fin. »

Un peu plus tôt, sur Twitter, le président américain avait déploré l'impact de l'affaire des colis suspects adressés, en pleine campagne électorale, à nombre de ses opposants politiques, jugeant qu'elle nuisait à la « dynamique » des candidats de son parti. « Les républicains ont de bons chiffres dans les votes par anticipation et dans les sondages, et maintenant cette histoire de 'Bombe' surgit et la dynamique ralentit », a-t-il écrit.

L'emploi des guillemets pour parler des bombes artisanales semble indiquer que le président américain minimise la menace. Dès mercredi, des commentateurs d'extrême droite avaient propagé une théorie du complot voulant que ces colis soient des faux, destinés à faire pencher la balance en faveur des démocrates lors des élections parlementaires.

Mais vendredi, le patron du FBI a bien insisté : malgré les doutes émis par certains conservateurs, et bien qu'il n'y ait pas eu d'explosion, les colis piégés n'était pas un « canular ».

Source : RFI

 

Affaire Khashoggi: les eurodéputés réclament des sanctions contre Riyad

Affaire Khashoggi: les eurodéputés réclament des sanctions contre RiyadRéunis à Strasbourg en session plénière, les députés européens ont voté ce jeudi 25 octobre une résolution demandant aux Etats membres de prendre des sanctions contre l'Arabie saoudite, dès lors que la responsabilité du royaume dans l'assassinat du journaliste au sein du consulat saoudien à Istanbul aura été prouvée.

Le Parlement européen a jugé « hautement improbable » que le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul ait été mené à l'« insu » du prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman.

« Le contrôle absolu que Mohammed ben Salman Al-Saoud exerce sur ses services de sécurité rend hautement improbable l'hypothèse d'une opération menée à son insu ou en dehors de son contrôle », écrivent les eurodéputés dans le texte de la résolution votée ce jeudi à Strasbourg où le Parlement est réuni en session plénière.

Pour les députés européens, l'« assassinat » du journaliste saoudien s'inscrit « dans le contexte d'une vague de répression à grande échelle contre les défenseurs des droits de l'homme, des avocats, des journalistes, des écrivains et des blogueurs de premier plan ». Cette répression « s'est intensifiée depuis que le prince héritier Mohammed ben Salman s'emploie à renforcer son contrôle sur les services de sécurité nationaux », estiment-ils.

Dans leur résolution adoptée par 325 voix contre 1 et 19 abstentions, les eurodéputés appellent l'UE et les Etats membres à se préparer à « imposer des sanctions ciblées » contre les coupables. « L'Arabie saoudite a financé les groupes terroristes islamistes les plus fondamentalistes, a lancé une guerre au Yémen et jusque là, elle s'attirait tout au plus des remontrances très discrètes des Etats occidentaux. Si on continue à vendre à l'Arabie saoudite des armes au nom du fait qu'il faut faire tourner des usines, l'Europe pourra toujours continuer à parler de valeurs, mais comment pourra-t-elle être prise au sérieux ? », s'interroge Philippe Lamberts, coprésident du groupe des Verts.

Le texte voté plaide également pour un embargo sur les ventes d'armes à l'Arabie saoudite, indique notre envoyée spéciale à Strasbourg Anastasia Becchio. L'amendement n'a pas été soutenu par une partie de la droite française. Dès dimanche, l'Allemagne a annoncé la suspension des exportations d'armements vers le royaume wahhabite et appelé ses partenaires européens à faire de même.

Mais Philippe Juvin, porte-parole de la délégation française du PPE, qui rassemble la droite européenne, dénonce « un bal des hypocrites » : « Ils savent que la balance extérieure française, qui est très déficitaire, a un seul petit élément positif qui sont les ventes d'armes. Donc ils veulent affaiblir la France. On ne va pas arrêter les ventes d'armes parce qu'il y a eu un acte aussi barbare soit-il. »

Dans leur résolution, les eurodéputés appellent les gouvernements à trouver une position commune en vue d'imposer un embargo à l'Arabie saoudite.

Source : RFI