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Le patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc

Le patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le MarocLe patron des entrepreneurs marocains demande la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc.

Le président de l’union générale des entrepreneurs marocains, Salah Eddine Mezouar a appelé lundi 17 Décembre à la suppression du visa entre la Mauritanie et le Maroc, qui demeure, selon lui, un obstacle devant les échanges commerciaux entre les deux pays, unis par des relations ancestrales et qui partagent un destin commun.

Intervenant à l’ouverture du forum économique mauritano-marocain, Mizwar a dit que la question du visa est actuellement sur la table des responsables politiques, ajoutant qu’ils œuvrent au niveau du forum à renforcer l’action commune.

Mizwar a insisté sur la nécessité de traduire le rapprochement entre les deux pays à travers un ensemble de décisions et de profiter du climat actuel pour impulser le processus et le mettre sur les meilleures voies.

Il a réaffirmé la profondeur des relations entre la Mauritanie et le Maroc ajoutant que ce qui les unit est beaucoup plus important que ce qui les divise.

Le président de l’union générale des entrepreneurs marocains, a dit que ce forum est le premier du genre dans sa dimension et qu’il doit consacrer une impulsion des relations entre les deux pays, dans les domaines de l’investissement et la mise sur place des règles des prestations communes.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Assemblée : examen de deux projets de loi relatifs à l’accord entre la Mauritanie et la CEDEAO et la ZLEC

Assemblée : examen de deux projets de loi relatifs à l’accord entre la Mauritanie et la CEDEAO et la ZLECLa commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale discute deux projets de loi relatifs à l’accord entre la Mauritanie et la CEDEAO et à la création d'une zone de libre-échange continentale (ZLE).

La commission des affaires étrangères de l’assemblée nationale a consacré la réunion qu’elle a tenue lundi sous la présidence du député Yaghoub Sidi Youssef, son président, à l'examen de deux projets de loi, dont le premier est relatif à l’accord de partenariat entre la République islamique de Mauritanie et la Communauté Economique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), signé le 5 mai 2017 à Nouakchott, alors que le deuxième porte sur l'accord mettant en place une zone de libre-échange continentale africaine, signé le 21 Mars 2018 à Kigali.

La commission a suivi, au cours de cette réunion, un exposé présenté par la ministre du commerce, de l’industrie et du tourisme, Mme Khadijettou M’Bareck Fall, dans lequel elle a passé en revue les différentes clauses de ces deux accords, indiquant qu'ils visent à renforcer l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest, à accélérer le développement économique régional et à créer un marché unique pour les produits de base et des services afin d'approfondir l'intégration économique du continent africain.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Passation de service : Les raisons du blocage du Conseil régional de Nouakchott

Passation de service : Les raisons du blocage du Conseil régional de Nouakchott Élu il y a près de trois mois, le Conseil régional de Nouakchott ne parvient toujours pas à entamer sa mission de gestion des affaires de la communauté publique de la capitale.

Raison de cet état de fait : de profondes mésententes entre la nouvelle patronne de la ville, Mme Fatimetou Mint Abdel Malick et son prédécesseure, Mme Maty Mint Hamady, occupant anciennement la fonction de présidente de la Communauté urbaine de Nouakchott. Conséquences sur la cité : blocage du travail administratif, amoncellement des détritus dans la capitale, détérioration de l’image de la ville, lassitude des partenaires et des bailleurs…

Le problème entre les deux élues porterait sur l’héritage que la CUN compte léguer au Conseil régional qui l’a suppléé, plus particulièrement sur certains chapitres du dossier de passation de service portant sur les finances. De sources informées, il s’agirait de « dossiers » enregistrés et liquidés des comptes de la CUN qui « nécessiteraient » de « plus amples explications ».

La tradition consacrée par les anciens locataires de la CUN voudrait pourtant une méthode autre, basée sur la transparence et la loyauté ; une méthode que l’opinion espérait voir pérenne. On se rappelle en effet que Mint Hamady, rapidement mise en confiance, avait immédiatement pris service en février 2014, quelques jours après son élection.

A l’époque, le locataire de la CUN, Ahmed Hamaza avait poussé sa témérité, jusqu’à convier la presse nationale à la cérémonie de passation de service. En présence de dizaines de journalistes, Ould Hamza avait d’abord conduit son successeur dans une visite de l’impressionnant siège de la CUN -construit par soins- avant de l’inviter à l’opération proprement dite de passation de service. A l’attention de l’opinion, l’élu avait exposé son bilan. Prenant les médias à témoin, il laissait dans les caisses de la Communauté Urbaine de Nouakchott 4.306.146.861 UM.

En 2006, en arrivant, il y avait trouvé 1.245.300 UM. Outre le siège social, l’héritage comprenait un gigantesque parc auto, du matériel lourd de travaux publics, des places publiques, des sites de loisirs aménagés, des contrats de partenariat, des actes de jumelage et surtout, une ville toute propre (Voir fac-similé du dossier rendu public en son temps).

"Comme on est des élus, on a le devoir de rendre compte. On a voulu faire une passation publique pour que l’opinion voit ce que l’on a trouvé ici et ce que l’on a laissé. C’est un devoir que nous devons à nos concitoyens", avait-il expliqué.. Ce sont certainement ces propos que la nouvelle présidente du Conseil régional de Nouakchott voudrait entendre de son prédécesseure pour commencer effectivement sa mission.

MOM
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

La triste baguette de l’année 2018

La triste baguette de l’année 2018La Mauritanie vient de traverser l’année 2018 avec deux incertitudes essentielles : la première porte sur la fin du mandat présidentiel, c’est-à-dire, le départ effectif du président Ould Abdel Aziz, arrivé au terme de son dernier mandat constitutionnel, et les contours du jeu politique à venir.

Si, à quelques jours de 2019, nombre de Mauritaniens sont d’avis que le président sortant va effectivement tenir parole en quittant la présidence de la République dans cinq mois, tous sont unanimes sur le fait qu’il garderait malgré tout le Pouvoir, directement ou indirectement ; c’est-à-dire en se faisant suppléer par un « homme de paille » ou en forçant les suffrages pour la consécration d’un alter ego.

Seconde incertitude : l’héritage du président sortant ! Quel sera le sort de ce pays et de son peuple ? Comment sera la Mauritanie après le départ d’un homme qui, pendant ces dix dernières années, a façonné à sa manière, le paysage national, changé toutes les donnes économiques, financières politiques voire sociales ?
Sur quelles bases va travailler son successeur, avec quels moyens, quels hommes ? Il faut bien reconnaître que pendant les dix ans de règne de Mohamed Ould Abdel Aziz, les Mauritaniens ont vécu les pires cauchemars de leur existence : agressions multiples et multiformes portées sur des citoyens et même sur le président de la République, « vacance » de pouvoir, crise politique sans fin, paupérisation, crise économico-financière…

Pour certains, l’ère azizienne est même pire que toutes les années de sécheresse, d’austérité, de dictature et de réajustement structurel réunies. Situation alarmante quand on sait que le pouvoir avait bel et bien la possibilité de réserver un sort meilleur à ses populations, les fonds publics obtenus ces dix dernières années se comptant par centaines de milliards d’Euros !

Sur le plan économique, les populations de l’arrière-pays, surtout celles du monde rural, ont vécu des années dramatiques, non seulement en raison du déficit pluviométrique répété mais aussi à cause de la mauvaise gestion des ressources publiques destinées au développement local. Les fonds régionaux de développement ont été vidés de leur substance. Le plan d’urgence, autrement appelé « Emel », mal ficelé, mal géré et surtout très mal déployé à travers le territoire national a permis juste aux hommes d’affaires et aux fonctionnaires inspirateurs du plan de faire faire un demi-circuit aux fonds alloués afin qu’ils reviennent dans certains comptes privés. L’espoir qui s’est profilé, a vite disparu amenant les pouvoirs publics à mettre fin à ce programme. En échange ! ? Rien.

Dans les grandes agglomérations, les fonctionnaires, petit noyau d’une hypothétique classe moyenne, ont vu les mirages des promesses du pouvoir central se transformer en un enfer infernal. Les primes, les avantages et les traitements de gratifications, les logements… entre autres, ont été supprimés. Les retombées ont certes bénéficié à certains salaires, et le gouvernement a certes procédé à des augmentations de traitement salarial -très timides-, mais la situation socio-économique et professionnelle ainsi créée, a été des pires jamais vécue par les fonctionnaires.

La paupérisation qui gangrenait la vie des Mauritaniens s’est donc élargie aux agents et fonctionnaires de l’Etat. En termes de "bien-être", seuls les soldats et les membres des forces de sécurité ont été "gâtés" avec les miettes du budget de la collectivité. Des centaines d’employés, d’agents contractuels, de travailleurs du parapublic alignent des mois d’arriérés de salaires.

Sur le plan de la gestion des biens publics, des édifices publics (même des écoles) ont été vendus, des marchés passés dans la totale opacité... Plusieurs institutions publiques ont été fermées, jetant dans la rue des centaines voire des milliers de pères de familles désormais sans revenu : Air Mauritanie, Ener, Sonimex, Imprimerie nationale, SAM, Port de Nouakchott…

Au plan du commerce, les prix des produits de consommation n’ont jamais cessé de grimper, atteignant des pics record finalement plombés par la nouvelle expression de l’ouguiya (MRU).

Sur le plan politique, le blocage s’est institué. Le dialogue politique inclusif, souhaité par l’opposition, a été escamoté. Tout comme l’obligation faite au pouvoir d’opérer une réforme profonde de l’armée et des services de sécurité.

Sur le plan des droits de l’homme, les progrès enregistrés avec le CMJD dans l’expression des libertés et l’édification d’un État de droit, appartiennent à un passé lointain. De dignes patriotes, personnalités charismatiques, ont vu leurs biens spoliés du simple fait qu’ils aient refusé de parrainer des pratiques douteuses du pouvoir en place, d’autres ont été détenus pour leurs opinions. Les problèmes de l’esclavage, du passif humanitaire et même des terres cultivables, sont restés en l’état.

Sur le plan sécuritaire, le pays est certes parvenu à circonscrire les attaques terroristes qui menaçaient son existence, il a été toutefois incapable de se définir dans la guerre au Mali, plombant conséquemment le bon fonctionnement du G5 Sahel.

En matière de politique de communication, la place des langues nationales dans les médias publics a été de plus en plus contestée et pour y répondre, le pouvoir a décidé de libéraliser l’espace audiovisuel en ne servant que ses proches politiques. La diversité culturelle n’y verra que du feu.

En matière de politique étrangère, nous avons soufflé le chaud et le froid ; tantôt avec le « Saint », tantôt du côté du « Diable ». La qualité de nos relations avec les pays voisins en a souffert, celle scellée avec nos partenaires traditionnels, aussi.

Alors, de quoi sera faite la Mauritanie au lendemain du départ de Ould Abdel Aziz ? Pour l’heure, les incertitudes font légion. Osons espérer qu’au bout du compte, les Mauritaniens verront le bout du tunnel.

O.Moctar
Source : L'Authentique (Mauritanie)

Yémen: pour les Houthis, l'accord conclu en Suède est une "réussite"

Yémen: pour les Houthis, l'accord conclu en Suède est une Les rebelles Houthis ont salué samedi l'accord inter-yéménite conclu lors de récentes consultations en Suède comme une "réussite", même si le processus reste fragile.

Ces premiers pourparlers depuis 2016 sont une "réussite", a déclaré Daif Allah al-Shami, "ministre de l'Information" du gouvernement du "Salut national" non reconnu par la communauté internationale.

Aux termes de cet accord conclu jeudi entre la rébellion et une délégation du gouvernement, un cessez-le-feu "immédiat" devait entrer en vigueur à Hodeida, ville par laquelle transite l'essentiel des importations du pays. Le retrait des combattants devrait lui intervenir dans les "prochains jours".

Un échange de prisonniers impliquant quelque 15.000 combattants est également prévu ainsi que des accords pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à Taëz (sud-ouest), ville aux mains des loyalistes mais assiégée par les rebelles.

Les pourparlers inter-yéménites doivent en outre reprendre fin janvier pour tenter de définir un cadre de négociation en vue d'un règlement global.

Cependant sur le terrain, Hodeida a été le théâtre de combats en soirée, a rapporté un habitant joint au téléphone par l'AFP. Il a fait état d'échanges de tirs dans l'est de la ville.

"Est-ce qu'ils (les belligérants, ndlr) ont conclu un accord pour mettre fin à la guerre ou pour la recommencer", a-t-il dit.

Cité par l'agence Saba, contrôlée par les Houthis, M. Shami a de son côté affirmé que "les résultats" obtenus par la délégation rebelle en Suède illustraient le "souci" de la direction politique des Houthis "d'alléger les souffrances du peuple yéménite".

"C'est un pas positif dans la voie de la réalisation des aspirations du peuple yéménite", a pour sa part estimé Mehdi al Machat, le président du "Conseil politique suprême du Yémen" --aile politique de la rébellion--, lors d'une rencontre avec la délégation des négociateurs rebelles, selon Saba.

Depuis 2014, la guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts et menace jusqu'à des millions de personnes de famine, dans ce pays où sévit "la pire crise humanitaire du monde" selon l'ONU.

Source : Romandie News

 

 

Les conseils régionaux : C’est pour quand ?

Les conseils régionaux : C’est pour quand ? Il y a maintenant plusieurs mois que les conseils régionaux ont été élus pour la quinzaine de wilayas que compte le pays. Il ne sert à rien de revenir sur les conditions ni du choix de leurs présidents ni de leur élection puisque cela n’a pas dérogé aux mêmes modalités de choix et d’organisation électorale de toutes les consultations nationales depuis l’enclenchement du processus démocratique au milieu des années 80.

Maintenant que ces conseils sont bien là, les populations attendent de voir leur utilité. Avant il y avait la commune avec des expériences mitigées au point que beaucoup de citoyens estiment que cette organisation décentralisée n’a pas servi à grand-chose dans les secteurs sociaux que les institutions de l’Etat lui ont cédés.

Jusqu’au jour d’aujourd’hui, aucun conseil régional n’a encore commencé à fonctionner. Mieux, aucun de ces conseils n’a encore un siège et n’a encore perçu un sou pour savoir quoi faire.

Seul le conseil de Nouakchott, qui a squatté un local, vient de signer à Lille une convention de 320.000 euros avec l’Association Internationale des Maires Francophones destinée à l’extension du réseau de l’eau potable dans les quartiers pauvres de Nouakchott. Les autres conseils attendent de voir plus clair à quelle sauce le gouvernement va les manger.

Les populations étant visiblement le dindon d’une mauvaise farce qui a commencé en mai 2016 à Néma lorsque le président Ould Abdel Aziz, qui cherchait un argument pour supprimer le Sénat, annonce dans la précipitation la création de ces conseils qui allaient, selon ses allégations, précipiter le développement local. Les fameuses commissions de l’UPR envoyées dans les régions pour "superviser" le choix des candidats aux élections législatives, régionales et municipales sous forte pression ont "choisi" des présidents de conseils régionaux dont certains ne sont parfois même originaires des wilayas pour lesquelles ils ont été désignés.

Et comme chez nous en Afrique, l’habitude est de mettre la charrue avant les bœufs, il fallait élire les conseils régionaux puis ensuite penser à leurs cahiers de charges et aux modalités techniques et réglementaires de leur fonctionnement. Une politique qui ressemble un peu à celle de l’autre qui dans l’incapacité de charger son bois ne trouva pas mieux que d’y rajouter. C’est depuis 1986 que les mairies existent et fonctionnent vraiment à minima.

Alors il faut rajouter les conseils régionaux pour ajouter à la confusion. Sait-on jamais ?

Source : Le Calame (Mauritanie)

Depuis 40 ans, le Maroc et l’Algérie évitent la guerre (Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien)

Depuis 40 ans, le Maroc et l’Algérie évitent la guerre (ancien ministre mauritanien)Le Maroc et l’Algérie ont montré depuis 40 ans un leadership extrêmement responsable qui a évité la guerre entre eux et j’espère que ça va continuer jusqu’à un règlement satisfaisant pour tout le monde de la question du Sahara, a déclaré vendredi l’ancien ministre des affaires étrangères mauritanien, Ahmedou Ould Abdallah.

Se prononçant sur l’invitation au dialogue du Maroc à l’Algérie lancé par le roi Mohammed VI, Ould Abdallah a précisé, en marge de la 7e édition de la conférence internationale Atlantic Dialogues, qui se tient à Marrakech du 13 au 15 décembre, qu’"une main tendue est toujours très bonne chose. Dans le contexte actuel de notre conférence, ici, où nous sommes préoccupés par les questions internationales comme l’OTAN, le commerce internationale… le fait de mentionner les relations Algérie-Maroc est extrêmement important".

« Parce que nous discutons aujourd’hui de la paix, dans la région, en Afrique et dans le monde, il est tout à fait intéressant et important que la paix commence d’abord à la maison. Donc, entre les pays du Maghreb et entre les maghrébins et les pays de la zone sahélienne » a-t-il ajouté.

Selon l’ancien chef de la diplomatie de la Mauritanie et directeur du think tank C4S, « il est très important de noter que, contrairement à d’autres pays, les relations entre le Maroc et l’Algérie, sur le plan par exemple aérien, humain et de la représentation diplomatique, elles ne sont pas rompues. Au contraire, elles se développent. On peut souhaiter mieux… l’ouverture des frontières et, en particulier, les échanges entre personnes et entre produits ».

« Je ne veux tourner trop autour du pot. Il y a la question du Sahara qui est un problème complexe. Les deux pays ont montré depuis 40 ans un leadership extrêmement responsable qui a évité la guerre entre eux et j’espère que ça va continuer jusqu’à un règlement satisfaisant pour tout le monde », a-t-il conclu.

Source : Morocco Mail