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Communiqué final sanctionnant la visite du Président gambien en Mauritanie

Communiqué final sanctionnant la visite du Président gambien en MauritanieAMI - La Mauritanie et la Gambie ont exprimé leur satisfaction pour la profondeur de la coopération bilatérale existant entre les deux pays et leur volonté de prendre toutes les mesures utiles de nature à développer ces relations et les promouvoir vers de nouveaux horizons pour servir les intérêts communs des deux peuples frères mauritanien et gambien.

Le communiqué final rendu public en début d’après- midi vendredi à l’issue de la visite officielle que le Président gambien a effectué du 27 février au 1er mars 2019 dans notre pays a été lu en présence des deux Chefs d’Etat des deux pays, Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président de la République de Gambie.

Cette visite, dit le communiqué, traduit la profondeur des relations historiques entre les deux peuples mauritanien et gambien et le souci des deux Chefs d’Etat de renforcer les relations de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays.

Le communiqué final établi en deux copies arabe et anglaise a été signé par le ministre de la justice, par intérim ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Dia Moctar Malal et le ministre gambien des pêches et de l’économie maritime, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale et des gambiens de l’étranger par intérim, M. James Gomez.

Voici le texte de ce communiqué :

"Un communiqué commun a été rendu public à l’issue de la visite d’Etat que le Président gambien, Son Excellence Monsieur Adama Barrow a effectuée du 27 février au 1er mars 2019 en République Islamique de Mauritanie.

Sur invitation de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président de la République gambienne a effectué une visite d’Etat en République Islamique de Mauritanie du 27 février au 1er mars 2019 à la tête d’une importante délégation de son pays comprenant notamment le ministre gambien des pêches et de l’économie maritime, ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale et des gambiens de l’étranger par intérim, le ministre des pêches et des ressources hydriques, l’ambassadeur de Gambie à Nouakchott ainsi que le conseiller spécial du Président de la République et plusieurs hauts responsables du gouvernement.

Cette visite traduit la profondeur des relations historiques entre les deux peuples mauritanien et gambien et le souci des deux Chefs d’Etat de renforcer les relations de fraternité, de coopération et de partenariat entre les deux pays.

Au cours de la visite, les deux présidents ont eu des entretiens en tête-à-tête, qui ont été par la suite élargis aux membres des deux délégations abordant les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d’intérêt commun. Ces discussions ont reflété une concordance de vues sur les différents sujets débattus.

Son Excellence Monsieur Adama Barrow, Président de la République de Gambie a loué les efforts couronnés de succès déployés par le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz pour sortir de l’impasse politique gambienne consécutive aux dernières élections présidentielles, impasse qui a failli menacer la sécurité et la stabilité du pays.

A son tour, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République a mis en exergue les efforts soutenus consentis par le Président Adama Barrow pour développer et promouvoir son pays dans un climat d’ouverture de bonne gouvernance, de liberté, de forte cohésion sociale et de respect des droits de l’Homme.

Sur le plan bilatéral, les deux Présidents ont passé en revue les relations de fraternité et d’amitié qui unissent les deux pays et exprimé leur satisfaction quant à la profondeur de la coopération bilatérale les unissant et leur volonté de prendre toutes les mesures propres à développer ces relations et à les promouvoir vers de nouveaux horizons pour servir les intérêts des deux peuples frères mauritanien et gambien.

Les deux Présidents ont abordé différents volets de la coopération commune en particulier les domaines de la pêche et des ressources animales ; de la formation professionnelle; de l’énergie; du pétrole et de l’agriculture et donné leurs instructions aux services compétents pour accélérer la tenue de la sixième session de la commission mixte de coopération mauritano-gambienne.

Ils ont noté avec satisfaction la vitalité et le comportement exemplaire de chacune des colonies mauritanienne et gambienne dans le pays hôte.

Au plan régional et international, les deux Chefs d’Etat ont loué les progrès sensible intervenu en Afrique et ont adressé un appel pour accélérer le rythme de l’intégration économique dans le continent. Ils ont insisté sur la nécessité d’une réforme globale du système des Nations Unies qui garantisse au continent africain la représentation qui lui sied avec deux membres permanents au Conseil de Sécurité et une présence plus importante dans les différentes agences de l’ONU. De même, les deux parties ont souligné leur soutien à la recherche d’une solution juste et durable au conflit au Moyen-Orient qui garantisse les droits légitimes du peuple palestinien à un Etat indépendant ayant comme capitale El Qods Ach Charif, en application des résolutions onusiennes subséquentes et en application des dispositions du droit international en la matière.

Son Excellence Monsieur le Président Adama Barrow a effectué une visite à certaines installations vitales de la capitale Nouakchott et exprimé son admiration pour les progrès réalisé par la République Islamique de Mauritanie dans les différents domaines, formulant le vœu que la Mauritanie connaisse davantage de progrès, de stabilité et de prospérité."

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Contradictions au sein de l’opposition mauritanienne et possibilité de boycott de l’élection présidentielle

Graves cotradictions au sein de l’opposition mauritanienne et possibilité de boycott de l’élection présidentielleAdrar-Info - L’ancien Premier ministre mauritanien, Yahya Ould Ahmed al-Waghef, a admis qu’il existait de fortes contradictions au sein de l’opposition à laquelle appartient son parti (ADIL).

Ould Al-Waghef, qui parlait lors d’ une émission diffusée à la télévision locale de son pays, a confirmé la validité des rumeurs récentes, concernat la scission des partis d’opposition quant au choix d'un candidat unifié à l’élection présidentielle prévue pour le milieu de cette année (2019), entre ceux qui proposent de choisir le candidat parmi les partis d’opposition (le point de vue du parti Adil) et ceux qui proposent de choisir un candidat ne faisant pas partie des partis constitutifs de l’alliance électorale de l’opposition (le point de vue du parti islamiste Tawassoul ).

Des contradictions aiguës et importantes, que certains observateurs des développements politiques en Mauritanie, estiment qu’elles conduiraient au final, à la publication d’une déclaration commune dans laquelle l’opposition décide de boycotter l’élection présidentielle. Surtout si le régime au pouvoir du pays ne répond pas favorablement à une liste de revendications que l’opposition lui a soumises il y a une semaine.

Selon les observateurs, l’espoir d’obtenir un résultat significatif en faveur d’un candidat présenté par l’opposition aux élections prévues pour juin prochain, reste très réduit.

Étant donné – selon ces observateurs – la différence du rapport de force entre un candidat de l’opposition - si elle ne boycotte pas – et le candidat révélé par la majorité au pouvoir.

Source : www.anbaa.info
Traduit par Adrar.info


 

Prière du vendredi : Des Mauritaniens interrompent leur prière après que l’imam ait déclaré : "La candidature de Ghazouani est une aubaine de Dieu"

Prière du vendredi : Des Mauritaniens interrompent leur prière après que l’imam ait déclaré : Adrar Info - Vendredi, des fidèles mauritaniens ont interrompu leur prière dans la grande mosquée dite Saoudienne, dans le centre de Nouakchott et sont sortis pour protester contre les louanges prononcés par l’Imam Ahmedou Ould Lemrabott à l’adresse du ministre de la Défense, Mohamed Ould Ghazouani, suite à sa candidature aux prochaines élections présidentielles.

Ould Lemrabott a déclaré dans son sermon de vendredi, que « la candidature de Ghazouani est une aubaine d’Allah Tout Puissant».

Ceux qui sont sortis de la mosquée, considèrent cette déclaration de l’imam comme un abus de religion qui ne peut être toléré.

Source : www.anbaa.info
Traduit par adrar.info

 

Candidature unique de l’AEOD : Une (trop) longue gestation ?

Candidature unique de l’AEOD : Une (trop) longue gestation ?Le Calame - Les tractations, au sein de l’Alliance électorale de l’opposition démocratique (AEOD), traînent en longueur. C’est le moins qu’on puisse dire. Les militants et sympathisants de l’opposition se demandent ce que leurs leaders attendent, pour exprimer leur choix.

Cela fait déjà des semaines que la commission mise en place à cette fin est en conclave. Et l’absence de décision alimente les nombreuses rumeurs. « Des noms ont circulé, rien n’est arrêté », déclare un des membres de ladite commission, « mais la volonté des uns et des autres d’aller, ensemble, à cette échéance électorale est toujours forte ».

D’autres membres de l’AEOD ne cachent pas leur scepticisme : « les partis ont, presque tous, des agendas cachés ». De fait, ce n’est un secret pour personne que certains leaders de l’opposition, lassés de ronger leurs freins, attendent d’être désignés par leurs pairs. Il leur serait inacceptable, sauf à signer l’arrêt de mort de l’AEOD, que l’opposition se fasse imposer un candidat extérieur à ses rangs. Gros nuages, donc, sur la cohésion de l’Alliance...

On soupçonne également divers leaders des « grands » partis de la coalition de traîner les pieds, tandis que d’autres se feraient, dit-on, « tirer le nez », par le principal parti de l’opposition ; Tawassoul, pour ne pas le nommer. Les islamistes, c’est une réalité désormais établie, ont fini de s’imposer, par leur capacité de mobilisation et de financements.

Certains de leurs détracteurs les accusent d’avoir flirté avec l’actuel candidat désigné de la majorité présidentielle. Tawassoul voudrait préserver sa suprématie sur l’opposition et prêcherait, selon certaines confidences, pour un candidat externe aux rangs de la coalition. Il serait soutenu, en cela, par deux autres partis de l’opposition.

Autre inconnue, la candidature de l’homme d’affaires Ould Bouamatou, en exil forcé à l’étranger, depuis près d’une dizaine d’années. L’opposition voudrait en faire son candidat mais elle sait, d’avance, que c’est peine perdue.

Car l’homme est sous mandat d’arrêt international : une fois au pays, il ya fort à parier qu’il se retrouvera aux arrêts une fois qu’il touche le sol national. C’est peut-être pour cela que l’AEOD pencherait, selon d’autres confidences, pour l’ex-PM, Sidi Mohamed Ould Boubacar, en contact suivi, semble-t-il, avec l’homme d’affaires exilé.

De quoi régler, dans l’un et l’autre cas, le problème du financement de la campagne électorale ? Une raison suffisante pour que l’opposition sacrifie son combat et serve, sur un plateau d’argent, une aubaine à Ould Boubacar? Bon technocrate, celui-ci ne partage en rien les thèses de l’opposition. Une d’autant plus grosse faiblesse qu’on ne lui connaît aucun engagement politique, ni quelconque prise de position, par rapport aux questions nationales.

Ce serait ces obstacles qui feraient traîner les tractations au sein de l’opposition. L’AEOD veut sortir tête haute de cette épreuve délicate, probablement décisive pour son avenir. Y parviendra-t-elle ? On a d’autant plus de mal à avancer une réponse que certains ses membres mêmes en doutent… Et, pendant ce temps, le temps passe, inexorablement…

DL
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Algérie: nouvelle journée de manifestations attendue ce vendredi

Algérie: nouvelle journée de manifestations attendue ce vendrediRFI - Les Algériens sont de nouveau appelés à manifester aujourd'hui dans plusieurs grandes villes d'Algérie. Comme vendredi dernier, les appels se sont multipliés sur les réseaux sociaux. Ce mouvement mené par les jeunes a été rejoint ces derniers jours par quasiment tous les partis d'opposition, qui dénoncent comme les manifestants la candidature d'Abdelaziz Bouteflika pour un cinq mandat à la tête du pays.

Les jeunes Algériens qui dénoncent un cinquième mandat espèrent réunir encore plus de monde que vendredi dernier. Faire entendre dans toutes les grandes villes du pays, les mêmes slogans appelant à un renouveau à la tête du pays. Les manifestants souhaitent le départ d'Abdelaziz Bouteflika et la fin d'un système qu'ils jugent corrompu, autoritaire et incapable de relancer l'économie.

Depuis la semaine dernière, presque tous les partis d'opposition ont rejoint le mouvement. Les étudiants se sont également mobilisés cette semaine, tout comme les journalistes, notamment des médias publics, pour dénoncer la censure et les pressions dont ils font l'objet.

Hasard de calendrier : alors que la contestation prend de l'ampleur en Algérie, que la perspective d'un cinquième mandat du président est de plus en plus critiquée, on apprend qu'Abdelaziz Bouteflika a quitté Alger pour Genève pour y être soigné.

Le régime a tenté de faire passer des messages ces derniers jours : le Premier ministre a annoncé que le chef de l'Etat déposerait bien sa candidature dimanche, date limite pour le faire. Le chef d'état-major a de son côté dénoncé des appels à manifester qui poussent les Algériens vers l'inconnu.

Un mouvement sans leader

Mais à en croire les appels circulant sur les réseaux sociaux, ces messages n'ont pas découragé les manifestants. « Je pense qu'il [le mouvement] est appelé à durer, d'autant qu'il n'est pas violent, donc il n'appelle pas de réaction violente de la part du pouvoir, estime la politologue Khadija Mohsen-Finan, enseignante à l'université Paris-I et collaboratrice du journal Orient XXI.

Les manifestations sont partout. J'ai beaucoup de questions et peu de réponses : est-ce que l'exécutif est sûr que l'armée est de son côté, est-ce qu'ils sont sûrs que les forces de l'ordre sont de leur côté ? Les manifestants sont extrêmement nombreux, calmes et leurs revendications sont comprises et le monde entier adhère à leurs revendications. »


Pour Fayçal Mettaoui, journaliste pour le site d'information algérien TSA, le succès de la mobilisation a surpris les autorités d'Alger, qui ne s'attendaient pas à une telle ampleur pour un mouvement sans leader identifié. « On a vu presque deux millions de manifestants dans tous le pays bien qu'il n'y ait pas de chiffres officiels.

Cela a pris de l'ampleur et c'est surprenant d'autant plus qu'il n'y a pas un syndicat ou un parti ou un mouvement ou une organisation qui a encadré ces manifestations. Les slogans sont les mêmes. je pense que c'est un mouvement universel, pour ne pas dire mondial.

C'est un mouvement constaté dans beaucoup de pays, en France avec le mouvement des « gilets jaunes » : on ne sait pas qui organise, c'est un mouvement ou tout le monde peut s'exprimer ; on a vu d'autres mouvements s'organiser au Soudan. »


La France est « vigilante »

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, est revenu sur la situation en Algérie, suivie de près depuis Paris, et a rappelé sa vigilance quant au processus électoral : « Sur l’Algérie, il faut que le processus électoral soit un processus électoral clair qui permette à la population algérienne de s’exprimer comme elle souhaite le faire dans la plus grande liberté. Et la France est vigilante, elle estime que la souveraineté algérienne passe par un processus électoral et que ce sont aux Algériens de définir eux-mêmes leur avenir ».

■ Qu'en pensent les Algériens vivant en France ?

Il est temps de changer l'Algérie, maintenant, et je pense que ça se fera, et ça va se faire cette année inch'Allah mais par contre, c'est pas la bonne méthode ; la jeunesse elle doit s'y mettre, mais c'est pas un jeune qui va gouverner un pays. Oui, ça doit changer mais pour quelqu'un de mature quand même

Au café le Soleil d'Oran, dans le quartier Barbès de Paris, tout le monde semble plutôt d'accord sur un point : il faut du changement

Par Alexis Bedu
Source : RFI

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 28 Février 2019

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 28 Février 2019Le Conseil des Ministres s'est réuni, , Jeudi 28 Février 2019, sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les deux projets de lois suivants :

- Projet de loi portant code de l’arbitrage.

- Projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions du Code des Procédures Civiles, Commerciales et Administratives.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant approbation d’une convention d’établissement entre le Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et la Société ARISE MAURITANIA-SA.

-Projet de décret fixant les conditions d’emploi et de rémunérations des agents contractuels de l’Etat et de ses Etablissements publics à caractère administratif.

-Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret 2002-053 portant création de l’Institut National de Promotion de la Formation Technique et Professionnelle (INAP-FTP).

-Projet de décret relatif au régime des absences des enseignants du fondamental et du secondaire.

-Projet de décret portant création des Comités de Gestion des Écoles et fixant leur statut type.

-Projet de décret Instituant une revue stratégique pour l’évaluation des enseignants.

-Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n° 2016-082 du 19 avril 2016, modifié, portant harmonisation et simplification du système de rémunération des fonctionnaires et agents contractuels de l’Etat et de ses établissements publics à caractère administratif.

Le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté une communication relative au bilan du secteur de l’Hydraulique et de l’Assainissement sur la période 2009-2018 et au programme triennal 2019-2021.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère Secrétariat Général de la Présidence de la République

Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou

Secrétaire Général: Sidi Moulaye Zeine

Etablissements Publics

Port Autonome de Nouadhibou

Directeur Général: Ahmedeit Ould Cheine

Directeur Général Adjoint: Dieng Amadou Farba

Ministère de l'Equipement et des Transports

Etablissements Publics

Port Autonome de Nouakchott dit Port de l'Amitié

Directeur Général Adjoint: Cheikh Bouya Ould Cheikh Mohamed Taghioulah

Ministère de la Culture, de l'Artisanat et des Relations avec le Parlement

Etablissements Publics

Bibliothèque Nationale

Directeur: Sidi Habib.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Sénégal: Macky Sall réélu président, selon des résultats provisoires

Macky Sall a été réélu président de la République du Sénégal avec 58,27% des voix, selon des résultats officiels provisoires annoncés ce jeudi 28 février en début d'après-midi par la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Après une longue attente, les résultats du premier tour de l'élection présidentielle ont été annoncés en début d'après-midi par le président de la Commission nationale de recensement des votes, le juge Demba Kandji, devant des dizaines de journalistes ce jeudi 28 février.

Macky Sall arrive largement en tête avec 58,27% des voix, contre 20,5% pour le principal opposant et ancien Premier ministre Idrissa Seck. Loin derrière, Ousmane Sonko obtient 15,67% des voix, suivi par Issa Sall, avec 4,07% et Madické Niang, avec 1,48%.

L'annonce des résultats par le juge Demba Kandji, président de la CNRV

La Commission a justifié son retard par le fait que les derniers PV ont été récupérés dans la matinée, notamment ceux arrivant de l’étranger. Le juge Demba Kandji a également indiqué que la participation est de 66,23%. A titre de comparaison, elle était de 51,8% en 2012. Les électeurs se sont donc déplacés massivement.

L’annonce de ces résultats provisoires s’est déroulée dans un climat politique difficile. Depuis dimanche, la majorité annonçait la réélection de Macky Sall dès le premier tour, alors qu’Idrissa Seck était persuadé d’être qualifié pour le second tour.

« Nous rejetons fermement et sans aucune réserve ce résultat. Nous ne ferons aucun recours devant le Conseil constitutionnel », indique un communiqué signé d'Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang et Issa Sall et consulté par l'Agence France-Presse.

Le Conseil constitutionnel sera chargé d’annoncer d’ici 8 jours les résultats définitifs de ce premier tour de la présidentielle.

Majorité absolue

Macky Sall a donc réussi son coup KO : emporter la majorité absolue des suffrages des citoyens. C’est d’abord le résultat d’une campagne menée tambour battant. Le président candidat n’a rien laissé au hasard. Il a sillonné le pays et mené un meeting par jour.

Ce résultat est aussi dû à un jeu d’alliances mené par le chef de l’Etat depuis les législatives. La coalition Benno Bokk Yaakaar a emporté le plus vieux parti du pays, le Parti socialiste, dans cette alliance. De l’avis de certains opposants comme de certains observateurs, Macky Sall a tout fait pour assurer sa réélection, également facilitée par l’absence de deux candidats que sont Karim Wade et Khalifa Sall.

Macky Sall, ancien ministre d’Abdoulaye Wade, né à Fatick, sera donc au pouvoir de nouveau pendant cinq ans. Il compte mettre en place la deuxième phase de son plan « Sénégal émergent », son plan d’investissements publics dans le pays, de construction d’infrastructures. Autre défi du président : restaurer le dialogue politique, le consensus sénégalais. Un dialogue devenu quasi-impossible, ont relevé certains observateurs.

« C’est l’homme qui a innové. Nous sommes très satisfaits de cette victoire, nous sommes très émus. Nous félicitons le président de la République. Pour le second mandat, il faut qu’il regarde aussi la jeunesse et ses militants de la première heure. Nous sommes très satisfaits. » R&actions des partisans de Macky Sall.

Source : RFI