Fri03222019

Last update07:47:24 PM GMT

Back Divers

Faits Divers

Pantoise, l’opposition cherche un étalon de course

Pantoise, l’opposition cherche un étalon de course Depuis la renonciation par Mohamed Ould Abdel Aziz de briguer un troisième mandat l’opposition est la recherche d’un pur-sang capable de se jeter dans la course à l’élection présidentielle prévue dans le mois de juin prochain.

Mais le casse-tête qui semble laisser cette opposition pantoise vient de la candidature d’un homme de main du président sortant qui puise ses soutiens sur tous les bords politiques. Ould Ghazouani se propose d’être « un candidat rassembleur » qui surfe sur les sensibilités sociales pour réparer les inégalités et régler les passifs.

C’est du moins ce qui apparait dans son discours d’investiture. Le challenge est de taille pour les forces de l’opposition qui tentent racoler les morceaux pour faire un bloc solide contre les manœuvres du système politico-militaire.

Le défi est grand et les moyens à mettre en œuvre énormes pour affaiblir la force de frappe d’un Ghazouani qui ne lésinera pas sur les moyens pour s’imposer comme le prochain locataire du palais gris.

D’ailleurs le Général a aligné son arsenal de guerre `pour conquérir un palais tant convoité. Qui pourrait l’arrêter ? En tout cas la surprise ne viendra pas d’un peuple toujours abonné aux méthodes peu vertueuses pour aspirer à un changement par le peuple et pour peuple. Le temps est loin de jouer en faveur des autres candidats déclarés ou non à moins de quatre mois de l’échéance cruciale. Le coup d’envoi est donc lancé dans le camp du pouvoir qui a déjà lâché son oiseau dans un ciel politique très dégagé.

L’opposition qui n’a pas fini d’abattre ses cartes cherche désespérément son joker. Face à ce défi que constitue le dauphin du président sortant, la candidature de Biram Dah Ould Abeid semble représenter le premier poids porté sur la balance en attendant que d’autres prétendants se manifestent.

Source : Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie)

 

Deux ans après la bourde de Chabat, Baraka porteur d'un message royal en Mauritanie

Deux ans après la bourde de Chabat, Baraka porteur d'un message royal en Mauritanie Telquel - Le secrétaire général de l’Istiqlal a remis un message royal au président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz à Nouakchott. Une visite qui intervient près de deux ans après les propos controversés du prédécesseur de Nizar Baraka sur la “marocanité” de la Mauritanie et qui s’inscrit dans le cadre d’un rapprochement entre les deux pays.

Le rapprochement entre Rabat et Nouakchott se poursuit. Le président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz a reçu, dans la matinée du 4 mars, le secrétaire général du parti de l’Istiqlal venu lui remettre un message royal. Cette visite de Nizar Baraka intervient près d’une semaine après la réception à Rabat, par le prince Moulay Rachid, de Sidi Mohamed Ould Maham.

Le ministre de la Culture s’était rendu dans la capitale pour remettre un message du chef de l’État mauritanien à l’intention du souverain. Sidi Mohamed Ouled Maham est également le président de l’Union pour la république (UPR), l’un des principaux partis politiques mauritaniens duquel le président Ould Abdelaziz est membre.

A cette occasion, le chef du parti à la balance a fait part de la volonté de sa formation de “contribuer au développement de la coopération entre les deux pays et son évolution en partenaire stratégique ” dans le but de contribuer à l’intégration maghrébine. Un projet auquel l’Istiqlal compte contribuer en “ travaillant avec nos frères de l’Union pour la république ”.

Cette visite de Nizar Baraka intervient un peu plus de deux ans après des propos controversés de son prédécesseur, Hamid Chabat, sur le voisin du Sud. En décembre 2016, l’ex-patron de l’Istiqlal avait affirmé que “ la Mauritanie est une terre marocaine et que les frontières du Maroc s’étendent de Sebta au nord jusqu’au fleuve Sénégal au sud ” ce qui avait provoqué une réponse virulente de l’UPR qui avait notamment estimé que cette atteinte à la souveraineté de Nouakchott “ n’est pas la meilleure façon pour traiter les questions et les dossiers épineux et ne mènera pas à la résolution du conflit du Sahara occidental ”.

Pour mettre fin à la controverse suscitée par les propos de l’ancien leader de l’Istiqlal, l’ancien chef du gouvernement Abdelilah Benkirane s’était alors rendu dans la capitale mauritanienne depuis laquelle il avait affirmé que “ les propos du secrétaire général du parti de l’Istiqlal ne représentent ni les opinions du roi Mohammed VI ni celles du gouvernement et du peuple marocain ”.

Depuis cette polémique, les deux pays ont opéré un rapprochement diplomatique comme en témoigne la réception, par le président mauritanien, de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott Hamid Chabar en juin 2018. Cinq mois plus tard, c’est le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita qui se rendait à Nouakchott pour remettre, lui aussi, un message royal au chef d’État mauritanien.

A cette occasion, le diplomate avait également fait état de la volonté commune des deux chefs d’État “ d’impulser les relations (entre les deux pays, NDLR) et de les hisser au niveau escompté ”. Une nouvelle impulsion qui sera accompagnée de “ changements importants”, a indiqué le ministre sans donner plus de précisions.

Le mois suivant, en décembre 2018, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani rencontrait son homologue mauritanien Mohamed Salem Ould El Bechir dans le cadre du G5 Sahel. Quelques jours plus tôt, se tenait à Genève la table ronde sur le Sahara, réunissant pour la première fois les partis impliquées dans le dossier du Sahara (le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie, ainsi que le Front Polisario).

Actuellement, le Maroc est le premier investisseur africain en Mauritanie où les entreprises marocaines opèrent notamment dans les secteurs des télécoms, le secteur bancaire la distribution du gaz ou encore la transformation des produits de la pêche.

Les échanges commerciaux entre les deux pays sont estimés à 203 millions de dollars, mais la balance commerciale penche très largement en faveur du Maroc (200 millions de dollars d’exportation marocaine vers la Mauritanie contre 3 millions de dollars d’exportation mauritanienne vers le Royaume).

Sur la scène continentale, Nouakchott avait appuyé le retour du Maroc au sein de l’Union africaine au mois de janvier 2017. Un an plus tard, la Mauritanie a, selon la diplomatie marocaine, soutenu la candidature du Royaume au Conseil paix et sécurité de l’organisation panafricaine. Plus récemment, la Mauritanie, qui reconnait la RASD, a soutenu la candidature marocaine à l’organisation du Mondial 2026.

Source : Telquel (Maroc)

 

Algérie : Bouteflika promet, s’il est élu, une présidentielle anticipée à laquelle il ne serait pas candidat

Dans une lettre lue à la télévision publique et adressée aux rédactions, le président algérien Abdelaziz Bouteflika - dont le directeur de campagne a déposé dans la foulée le dossier de candidature à l'élection du 18 avril - se dit « déterminé à changer le système » et s'engage, s'il est élu pour un cinquième mandat, à organiser un scrutin présidentiel anticipé auquel il ne participerait pas. Jeune Afrique vous propose l'intégralité de son message.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Il y a quelques jours et en réponse aux sollicitations des citoyens, de la classe politique et de la société civile, dans un esprit d’accomplissement d’un devoir ultime au service de notre pays et de notre peuple, j’ai annoncé ma candidature à l’élection présidentielle du mois d’avril prochain.

Des millions de citoyens ont bien voulu m’apporter leur soutien, en contribuant activement à la campagne de collecte des signatures et en m’octroyant leur parrainage.

Servir mon pays est le plus grand honneur qui m’ait été fait tout au long de ma vie.

Je tiens, tout d’abord, à saluer, à cette occasion, le civisme qui a caractérisé les récentes marches populaires. Je salue également le comportement professionnel exemplaire des différents corps de sécurité. Je salue aussi l’attitude de tous nos concitoyens qui ont réservé l’expression de leur opinion pour le jour du scrutin à travers les urnes. Je tiens enfin à saluer l’Armée Nationale Populaire pour sa mobilisation en toutes circonstances dans l’accomplissement de ses missions constitutionnelles.

Je suis à l’écoute de toutes les opinions qui s’expriment dans notre société.

Je fais le serment que je ne laisserai aucune force, politique ou économique, détourner le destin et les richesses de notre nation au profit d’intérêts personnels ou de groupes occultes.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

L’Algérie a besoin de poursuivre sa marche vers la démocratie, le progrès et la prospérité sans rompre les processus d’accumulation de ses acquis. Pour ce faire, elle a besoin d’un sursaut de toutes les forces politiques, économiques et sociales et de toutes les catégories de la population, en vue de se donner une nouvelle ambition.

J’ai écouté et entendu le cri du cœur des manifestants et en particulier des milliers de jeunes qui m’ont interpellé sur l’avenir de notre patrie. Ces jeunes dont beaucoup ont l’âge porteur de dignité et de générosité que j’avais au moment où j’ai rejoint les rangs de la glorieuse Armée de libération nationale, ont exprimé une inquiétude compréhensible face aux incertitudes qui les animent. J’ai le devoir et la volonté d’apaiser les cœurs et les esprits de mes compatriotes. Je le fais aujourd’hui en tant que Moudjahid fidèle à la mémoire de nos valeureux martyrs et au serment de tous les compagnons de notre épopée libératrice qui sont encore en vie. Je le fais également en tant que Président de la République pleinement respectueux de la volonté populaire qui m’a accordé l’insigne privilège de me porter à la magistrature suprême. Je le fais enfin en qualité de candidat à la prochaine élection présidentielle, avec conviction. Je suis déterminé, si Dieu le Tout Puissant m’en donne la possibilité, et si le peuple algérien me renouvelle sa confiance, à assumer la responsabilité historique de la concrétisation de leur exigence fondamentale, c’est-à-dire le changement du système. Dans cet esprit, je prends solennellement devant Dieu, et devant le peuple algérien, les engagements suivants :

Conférence nationale et nouvelle Constitution

Premièrement : La tenue, juste après l’élection présidentielle, d’une conférence nationale inclusive et indépendante pour débattre, élaborer et adopter des réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales, devant constituer le socle du nouveau système rénovateur de l’Etat national algérien en harmonie avec les aspirations de notre peuple.

Deuxièmement : L’élaboration et l’adoption par référendum populaire d’une nouvelle constitution qui consacrera la naissance de la Nouvelle République et du nouveau système algériens.

Troisièmement : La mise en œuvre rapide de politiques publiques garantissant une redistribution des richesses nationales plus juste et plus équitable et l’élimination de la marginalisation et de l’exclusion sociales, y compris le phénomène de la Harga, ainsi qu’une mobilisation nationale effective contre toutes les formes de corruption.

Quatrièmement : La prise de mesures concrètes pour faire de tous nos jeunes des acteurs et des bénéficiaires prioritaires dans la vie publique à tous les niveaux et dans toutes les sphères du développement économique et social.

Cinquièmement : La révision de la loi électorale avec notamment la création d’un mécanisme indépendant d’organisation des élections qui aura la responsabilité exclusive de l’organisation des élections.

Je m’engage à ne pas être candidat à l’élection présidentielle anticipée qui assurera ma succession et dont la date sera fixée par la conférence nationale

Sixièmement : L’organisation d’une élection présidentielle anticipée conformément au calendrier arrêté par la conférence nationale indépendante. Je m’engage à ne pas être candidat à cette élection qui assurera ma succession dans des conditions incontestables de sérénité, de liberté et de transparence. La date de cette élection présidentielle anticipée sera fixée par la conférence nationale.

Chères concitoyennes, chers concitoyens,

Les engagements que je viens de prendre devant vous nous mèneront naturellement à une transmission générationnelle dans une Algérie réconciliée avec elle-même.

Je vous invite instamment à écrire ensemble une nouvelle page de notre histoire en faisant de l’échéance électorale du 18 avril prochain l’acte de naissance d’une nouvelle république algérienne à laquelle le peuple algérien aspire.

Source : jeuneafrique.com

 

Déclaration de candidature de Ghazwani : Comme une rupture ?

Le général à la retraite Mohamed Ould Cheikh  Mohamed Ahmed  a officialisé sa candidature à la prochaine présidentielle. Une occasion pour de nombreux mauritaniens  de découvrir cet homme qu’ils ne connaissent que de nom et des fonctions qu’il a occupées. Ils sont venus de tous les quartiers de Nouakchott pour écouter celui qui pourrait  conduire le destin de leur pays au lendemain du scrutin de juin prochain. Ils  voudraient surtout  se faire  une idée des  intentions  du candidat :  rupture  ou  statu quo.

Dans un stade archicomble, Ould Ghazwani  s’est engagé à conduire la Mauritanie, si ses compatriotes  lui font confiance  vers  des lendemains radieux. Le ministre de la défense a rendu hommage à ces prédécesseurs  qui ont  joué, chacun en ce qui  le concerne,  sa partition. Reconnaissant les insuffisances  et autres manques, Ould Ghazwani  promet  d’apporter des corrections  appropriées. Aucun mauritanien  ne souffrira de la marginalisation dans son propre pays, et tous ceux qui ont été victimes d’injustices seront rétablis dans leur droit, promet-il Dans ce cadre, l’unité nationale sera consolidée, les institutions et leurs équilibres  respectées et renforcées.  Le système éducatif sera revu et amélioré pour éviter  et/ou enrayer la déperdition scolaire. Un clin d’œil aux démunis qui peinent à envoyer et  à maintenir leurs enfants à l’école. Le général s'est  engagé à maintenir et renforcer la stabilité et sa sécurité du pays.

Le candidat Ghazwani a profité de l’occasion pour adresser un appel  patriotique aux acteurs politiques, à la société civile et à la jeunesse à se joindre a lui pour bâtir  ensemble  une  Mauritanie de citoyens.

La déclaration de candidature d’Ould Ghazwani sonne comme une espèce de rupture. Une rupture parce que c’est pour la première fois qu’un tel évènement se produit dans le pays ; mais surtout  qu’un candidat dauphin  ne se fait pas  investir par le principal parti de la majorité qui  lui a déclaré son soutien, et  qui  tient curieusement son congrès, le lendemain de la déclaration de son candidat. Ould  Ghazwani  voudrait  peut-être marquer  ainsi  sa distance  par rapport à cette  chapelle politique  afin de ratisser  large. Dans son discours, il s’est  également abstenu de rendre un  hommage appuyé, comme il est de coutume, à celui a qu’il pourrait succéder dans presque 4 mois,  Mohamed Ould abdel Aziz, absent à la cérémonie  et  qui s’est fait représenter  par son épouse et son premier ministre. Aucune mention à l’endroit de l’UPR. On a noté d’ailleurs  la discrétion  du parti  et  presque l’absence de ses  banderoles  au niveau du stade. Est-ce  la volonté du candidat ? Se présentera-t-il en indépendant ou sous les couleurs de l’UPR ? Les prochains jours nous édifieront.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Algérie : la télévision d’État diffuse des images des manifestations contre un 5e mandat

La télévision nationale algérienne a, pour la première fois depuis le début du mouvement de contestation en Algérie, ouvert vendredi son journal par des images des manifestations du jour, mais sans référence au mot d'ordre du refus d'un nouveau mandat du chef de l'État.

Les manifestants qui ont défilé en masse vendredi, à Alger et dans le reste du pays, ont appelé à un « changement pacifique », a simplement expliqué la télévision nationale.

Concernant les heurts entre groupes de jeunes et policiers ayant marqué la fin de la manifestation à Alger, la télévision a évoqué des « débordements » ayant contraint les forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogènes.

Les journalistes des médias publics algériens – radio et télévision – ont récemment dénoncé publiquement les restrictions de couverture, « imposées par (leur) hiérarchie », des protestations sans précédent qui agitent l’Algérie contre la candidature à un 5e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999.

Le 22 février, les médias publiques avaient totalement passé sous silence les premières imposantes manifestations à travers le pays, notamment à Alger, où elles sont théoriquement interdites depuis 2001.

Mercredi, la télévision publique avait déjà évoqué, mais en milieu de journal, les marches ayant rassemblé des milliers d’étudiants, déjà sans évoquer la revendication du refus du 5e mandat du président Bouteflika.

Deux chaînes privées d’informations, propriété d’hommes d’affaires réputés proches du pouvoir ont également diffusé des images des manifestations vendredi, ce qu’elles n’avaient pas fait la semaine précédente.

Dzaïr News, propriété d’Ali Haddad, PDG d’un groupe de travaux publics et patron des patrons algériens, a diffusé des images des manifestations auxquelles ont pris part, selon cette chaîne, « un million de personnes », dans toutes les grandes villes du pays.

Ennahar TV, chaîne d’information du plus grand groupe médiatique privé d’Algérie, a elle aussi diffusé des images vendredi, notamment des affrontements en fin de journée entre policiers et jeunes dans Alger.

Jeudi, une centaine de journalistes des médias algériens -écrits et audiovisuels, publics et privés- s’étaient rassemblés dans le centre d’Alger pour dénoncer la « censure » et les pressions hiérarchiques auxquelles ils font face notamment concernant la couverture du mouvement de contestation.

Source : jeuneafrique.com

 

En Algérie, un pouvoir sans solution de rechange, une opposition faible

En Algérie, un pouvoir sans solution de rechange, une opposition faibleDimanche 3 mars, date butoir des dépôts de candidature à l’élection présidentielle, sera une journée-clé pour la poursuite du mouvement de contestation.


A Alger, comme dans pratiquement toutes les villes du pays, le même mot d’ordre était scandé à l’unisson dans les cortèges, ce vendredi 1er mars : non à Bouteflika ! Les manifestations, d’une ampleur inimaginable avant les premiers rassemblements, le 22 février, créent une situation délicate pour le régime :

alors que ce dimanche 3 mars, à minuit, marque la date limite de dépôt des candidatures à l’élection présidentielle du 18 avril, seule celle d’Abdelaziz Bouteflika a été avancée.

Cette impasse n’est pas une nouveauté : si l’option d’un cinquième mandat du président malade, et âgé depuis le samedi 2 mars de 82 ans, a été retenue malgré ses graves problèmes de santé, c’est que les différents centres de pouvoir n’ont pas réussi jusqu’à présent à se mettre d’accord sur un potentiel successeur.

Le 26 février, alors que les étudiants et les universitaires rejoignaient la contestation, Abdelmalek Sellal, ancien premier ministre et directeur de campagne du chef de l’Etat, maintenait ainsi que son retrait de la course n’était pas envisagé. « Nul n’a le droit d’ôter à Bouteflika son droit constitutionnel de se porter candidat », a-t-il martelé en assurant que ce dernier déposera son dossier de candidature dimanche 3 mars au Conseil constitutionnel : « C’est aux urnes et au peuple de trancher. »

« Ingrats »

Malgré l’énorme mobilisation populaire, l’hypothèse d’un renoncement n’est pas publiquement envisagée par le régime. D’abord parce que l’essentiel des acteurs du régime, oligarques du Forum des chefs d’entreprise, le syndicat UGTA, une noria de partis politiques dont les deux formations de la majorité présidentielle – le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) –, sont embarqués dans le « vaisseau Bouteflika ». Tellement liés aux vingt années de sa présidence et aux intérêts y afférant qu’ils feront tout pour sauver le statu quo.

Par Charlotte Bozonnet et Amir Akef

Source : Le Monde Afrique (France)

 

Présidentielle en Mauritanie: Mohamed Ould Ghazouani annonce sa candidature

Vidéo. Mauritanie : L’ex-patron de l’armée, candidat à la présidentielleLe général Ghazouani, ex-chef d’état-major des armées et actuel ministre de la Défense de Mauritanie, s’est officiellement déclaré candidat à la présidentielle de juin prochain pour succéder au président Aziz. Il l'a annoncé devant plus de 10 000 de ses sympathisants rassemblés dans un stade de Nouakchott.

Le général Mohamed Ould Ghazouani s’est adressé pour la première fois aux Mauritaniens en ces termes : « J'ai décidé avec l’aide de Dieu de me présenter à la prochaine  élection présidentielle. C’est pourquoi je vous demande de m’accorder votre confiance et vos suffrages pour remporter le scrutin le jour J. Vous me permettrez ainsi de servir le pays en assumant les plus hautes charges de la République. »

L’ancien chef des armées mauritaniennes s’est engagé à lutter contre les injustices sociales, qui touchent certaines communautés du pays depuis des siècles. Sans les nommer, Mohamed Ould Ghazouani faisait référence aux esclaves et descendants d'esclaves, autrement dit les Harratines. Parmi les priorités du général, la consolidation de l’unité nationale et la défense de l'intégrité du territoire de la République.

Autre défi à relever, la réforme de l’enseignement. « J’accorderai une attention toute particulière à notre système éducatif. Il doit être reformé pour répondre aux exigences du marché de l’emploi et aux transformations économiques et sociales  du pays », considère le général, qui pour gagner les élections et relever ses défis, est déjà assuré d’un soutien de taille, celui de son proche ami le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Son parti, l'UPR, s'est  prononcé en sa faveur le mois dernier et réitérera son soutien ce samedi en congrès.

Source : RFI