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Faits Divers

L’UFP en quête d’un nouveau souffle

C’est cet après-midi que l’Union des Forces du Progrès l’(UFP) ouvrira les travaux de son 3ème congrès ordinaire depuis sa création. Pour l’occasion, le parti ne compte pas faire moins que les islamistes qui ont clôturé leur second congrès ordinaire en grande pompe et avec les moyens. C’est ainsi que l’UFP a également choisi le même cadre pour l’organisation de ses assises, il s’agit bien évidemment du Centre International des Conférences de Nouakchott plus connu sous le nom de «  palais des congrès ». Ce n’est pas tout, le parti des « Cadres » comme on les surnomme a également invités des personnalités de dimension internationale du monde communiste, socialiste, libéral et démocratique.

Ces personnalités viennent notamment du vieux continent, du Maghreb et de l’Afrique noire. Déjà, certaines ont commencé à poser leur valise par contre d’autres trainent encore leur pied mais ont confirmé leur participation. Parmi les invités de marque on peut compter le Secrétaire permanent et secrétaire adjoint du parti sénégalais l’Alliance Pour la République, Aliou Badara Cissé en compagnie de quatre membres du parti, Mamadou Diop, Demba Diallo, Abdoulaye Fall et Aïda Diop Guèye. On parle également du Pr Abdoulaye Bathily, ministre d’Etat à la présidence de la République Sénégalaise, Ousmane Tanor Dieng, inamovible Secrétaire Général du parti Socialiste Sénégalais, Ibrahima Sène et Samba DAnko, membres du Secrétariat permanent du parti pour l’Indépendance et le Travail (PIT) du Sénégal.  Des invités du Mali sont également attendus parmi lesquels le Secrétaire général du Parti Républicain pour le Renouveau, ministre dans l’actuel équipe gouvernemental, Djiky Ba Keïta. Il y aura aussi, El Mansaoui El Ajlaoui, coordinateur de la commission chargée des affaires extérieures du pari Union socialiste des forces populaires (USFP) du Maroc, Mohamed Kalaoui, membre du Bureau politique du parti Ennahda de Tunisie et enfin Albert Bourgi, professeur d’université à Paris et frère du « sulfureux » et célèbre avocat Robert Bourgi.

Notons également que l’UFP est parmi les plus anciennes formations politiques du pays, née de la scission de la défunte UFD, et comptant essentiellement dans ses rangs des anciens du MND (Mouvement National démocratique). Le parti, très populaire dans le pays particulièrement au niveau de la vallée du fleuve du Sénégal, dispose de 7 communes et plusieurs conseillers municipaux ainsi que 8 parlementaires.

Cependant, la cote sa popularité  a été quelque peu entaché avec l’intrusion de l’actuel Président du parti AJD/MR, Ibrahima Sarr dans le champ politique notamment dans la course à la présidentielle de 2007 en Mauritanie, qui a fait volé en éclat l’hégémonie de l’UFP, dans cette partie du territoire. Néanmoins le parti conserve encore quelques fidèles.
Selon certains, ce troisième congrès dont il est attendu un renouvellement des instances dirigeantes du parti, ne devrait pas connaitre de véritables chamboulements au niveau de celui-ci. Le Président du parti, Mohamed Ould Maouloud, qui bénéficie d’une large sympathie devrait sans surprise être réélu. Comme lui, les Moustahpa Ould Bedredine, Bâ Bocar Moussa, Kadiata Malick Diallo, qui a récemment subi une intervention médicale considérée comme bénigne, seraient eux-aussi reconduits dans leurs fonctions. Ce qu’il faut maintenant s’attendre c’est surtout au niveau des textes et de la position du parti.

Démission du Président de la Commission de supervision du pèlerinage

Selon des sources dignes de foi, le conseiller technique au ministère des affaires islamiques et de l’enseignement originel, Mohamed El Mamoune Ould Minahna, aurait présenté sa démission ce mardi 25 décembre courant, de la présidence de la commission de supervision du Hadj.
Les mêmes sources précisent également que cette démission du conseiller dudit ministère, interviendrait en guise de protestation contre la négligence par les autorités des efforts déployés par cette structure, à sa juste valeur durant la dernière saison du Hadj.
A noter que celle-ci a d'ailleurs connu quelques couacs notamment après la signature du contre entre l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et la société aérienne saoudienne pour le transport des pèlerins dans les lieux Saints.
Rappelons par ailleurs, que cette démission intervient quelques mois après un acte similaire perpétré par le Directeur de la police minière qui avait aussi jeté l'éponge en raison du manque de considération dont il faisait l'objet.

La grande braderie Ben Ali ouvre ses portes dimanche à Gammarth

La vente des biens ayant appartenu au président tunisien déchu, Zine el-Abidine Ben Ali, et à 114 de ses proches s’ouvrira dimanche, a annoncé mercredi 19 décembre Slim Besbes, le ministre des Finances par intérim.

C’est sous haute sécurité que s’ouvrira dimanche l'exposition-vente des milliers de tableaux, de bijoux, de voitures et d'appareils électroménager ayant appartenu au président déchu Zine El Abidine Ben Ali et à 114 de ses proches, a annoncé mercredi 20 décembre le gouvernement tunisien. La vente s'étalera sur « au moins un mois » et dans un hôtel de Gammarth, en banlieue de Tunis, a expliqué Slim Besbes, le ministre des Finances par intérim, lors d'une conférence de presse.

Des navires de la marine nationale seront notamment déployés face à cet hôtel situé en bord de mer, a-t-il précisé, pour dissuader toute tentative de braquage. Il faut dire que les objets de cette braderie de luxe sont parfois exceptionnels. On y trouve de la porcelaine fine, 300 bijoux, des tapis, des tableaux de maîtres, mais aussi des téléviseurs et des ordinateurs. Mais le clou de l'évènement sera la vente de 39 voitures de luxe dont une Lamborghini Gallardo LP 460, une Bentley continental sport, une limousine blindé Cadillac ou encore une Maybach 62. L’État tunisien espère récolter dans cette vente au moins 10 millions d'euros.

Les Israéliens exclus de la vente

Les biens d'une valeur inférieure à 10 000 dinars (5 000 euros) seront en vente directe, alors qu'au-delà de ce prix la vente s'effectuera au plus offrant. Pour participer à la  vente, il faudra débourser la modique somme de 30 dinars (15 euros). Un maximum de 500 personnes par jour sera autorisé à participer à une vente « ouverte à tout le monde, à l’exception (des ressortissants) d'Israël », a précisé le ministre.

Politique/ Clôture du 2e Congrès de « Tawassoul » : Mohamed Jemil Ould Mansour rempile pour dernier mandat

Le deuxième Congrès, depuis sa création, du Rassemblement National pour la Réforme et le développement (RNRD) « Tawassoul », s’était ouvert, le jeudi 20 décembre 2012, au Palais des Congrès de Nouakchott.

On notait, parmi les invités de marque, le Cheikh Rached Ghannouchi, leader du parti islamique tunisien « Ennahda », aujourd’hui au pouvoir, ainsi que des représentants de partis islamiques Marocain, Palestinien, Algérien, Sénégalais, Malien, Libyen, Soudanais, Koweïtien, Yéménite, Turc,Malaisien et Syrien. Du côté national, étaient, à cettecérémonie d’ouverture, les anciens présidents Ely Ould Mohamed Vall et Sidi Ould Cheikh Abdellahi, lesprésidents des partis, entre autres, RFD et AJD/MR, Ahmed Ould Daddah et Ibrahima Mokhtar Sarr

Durant trois jours, du 20 au 22 décembre, les congressistes ont débattu des différents thèmes retenus, sous le slogan : « Un Projet fédérateur pour un Avenir meilleur ». Ce Congrès se tenait dans un contexte marqué, ces derniers temps, par destensions entre le parti islamiste et les partisans du pouvoir.

Le discours d’ouverture du président sortant du parti,Mohamed Jemil Mansour, bien que très long, a été marqué par une modération du ton à laquelle peu s’entendait. Le leader du parti islamiste, qui se réclame du courant modéré de l’islamisme, a, surtout, insisté sur l’attachement de sa formation à l’«authencité» sans être fermé au «modernisme». Il a indiqué que «L’adhésion de l’Initiative du Rassemblement est venue transmettre un message clair que les adhérents du soufisme en général, et, notamment, les adeptes de la tidjania, voient dans ce parti une rencontre historique entre le plus juste et le plus pur, et que les raisons de l’intimidation mutuelle sont tombées devant la véracité des fondements et la clarté des mobiles de la rencontre et de la cohésion ».

Poursuivant son discours, il ajoutera que "Livre révélé et sounna qui oriente desquels nous ne dévions pas, dont nous observons les dispositions et puis nous nous basons sur le patrimoine de la oumma et de ses ulémas, lequel nous oriente et nous sommes convaincus que l’ijtihad fondé sur la révélation, assimilant la réalité et recherchant l’intérêt constitue le mécanisme du renouveau dans la religion et son adaptabilité toujours et partout". Parlant de la démocratie, il dira « Nous observons aussi le choix démocratique, dont nous avons précisé qu’il représente un choix stratégique inébranlable, et rejetons la tyrannie et ses justifications et le monolithisme et ses alibis ».

Concernant la question épineuse de la relation de l’armée et la politique, il a rappelé que « Nous avons clairement expliqué, en 2008, et nous le réitérons, maintenant, que l’armée est l’une des institutions de l'Etat ayant ses pouvoirs et ses compétences définies, et la politique à ceux qui l’exercent et le cumul, visible ou caché, nuit aux deux ».

Le dernier jour du congrès (samedi 22 décembre) a été marqué par le vote pour l’élection d’un nouveau président. Trois candidats étaient en lice : outre Mohamed Jemil OuldMansour, candidat à un deuxième mandat, il y avaitCheikhany Ould Boibé et Mohamed Ghoulam Ould Hady.Les résultats du vote ont consacré la réélection, par 471 voix sur 596 votants, de Mohamed Jemil Ould Mansour. Il est suivi par Mohamed Ghoulam Ould Hady qui a obtenu 78 voix, et Cheikhany Ould Boïbé arrive en dernière position, avec 47 Voix. 

Mohamed Jemil Ould Mansour, qui était déjà le grand favori de ce scrutin, entame ainsi son dernier mandat de quatre ans à la tête de la formation islamiste. Car ses textes limitent le nombre de mandats à la présidence à deux.

Thiam Mamadou pour GPS


Mint AbdelMalick, élue Président du réseau des femmes élues locales d’Afrique

La série de consécration et de distinction des élus locaux mauritaniens continuent. Ainsi après avoir récolté plusieurs prix à la sixième édition du sommet des villes africaines à Dakar, la Mauritanie est de nouveau récompensé à travers notamment l’élection de Mme Fatimetou Mint AbdelMalick, maire de la commune de Tevragh-Zeina, au poste de Présidente du réseau des femmes Elues locales d’Afrique. Cette nomination a été faite toujours dans la capitale sénégalaise, Dakar.

Au cours d’une conférence de presse, qu’elle a tenu après son retour à Nouakchott, Mint AbdelMalick, a rappelé le contexte dans lequel le choix a été porté sur elle, pour succéder à la sénégalaise et maire de la ville de Louga, Aminata M’Bengue Ndiaye, au cours de la rencontre des villes et citées africaines à Dakar placé sous le thème « Construire l'Afrique à partir de ses territoires ». Pour elle, c’est une véritable victoire pour la femme mauritanienne.

Elle a réaffirmé qu’au cours de ce sommet, il a été surtout question de l’accès aux services de base au sein des collectivités locales africaine et un renforcement du partenariat et de la collaboration entre les habitants et collectivités locales en Afrique, comme le meilleur moyen pour développer les villes du continent.

Elle ajouter que cette rencontre visait à harmoniser les efforts pour le développement du continent et surtout au renforcement de la gouvernance locale ainsi que l’entraide entre les villes plutôt que de se replier sur soi.

Rappelons que le Réseau des femmes élues locales d’Afrique, est membre du bureau exécutif des Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLUA). Il s’assigne pour objectif de promouvoir davantage les droits des femmes élues locales et la construction d’une Afrique moderne où des hommes et des femmes jouissent des mêmes droits

Mali: des islamistes détruisent les derniers mausolées de Tombouctou

Les islamistes armés qui occupent la ville de Tombouctou (nord-ouest du Mali), étaient en train d’y détruire dimanche à coups de pioche les derniers mausolées qui avaient jusqu’alors été épargnés, a annoncé à l’AFP un chef islamiste de la villle, information confirmée par des témoins.

« Il ne va pas rester un seul mausolée à Tombouctou, Allah n’aime pas ça, nous sommes en train de casser tous les mausolées cachés dans les quartiers », a déclaré Abou Dardar, un responsable d’Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), groupe islamiste armé qui occupe Tombouctou avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Mohamed Alfoul, qui se présente comme un membre d’Aqmi à Tombouctou, a de son côté justifié ces destructions en affirmant que tout ce qui ne relève pas de l’islam, « ce n’est pas bien, l’homme doit vénérer seulement Allah ».

Les destructions des mausolées de saints musulmans de Tombouctou, ville historique baptisée « la ville aux 333 saints », a été confirmée à l’AFP par des habitants.

« Actuellement, les islamistes sont en train de briser tous les mausolées des quartiers avec des pioches », a dit l’un d’eux.

« J’ai vu les islamistes descendre d’une voiture près de la grande mosquée de Tombouctou. Derrière une maison, ils ont cassé un mausolée en criant Allah est grand, Allah est grand », a affirmé un autre témoin.

Outre les cimetières et les mosquées, plusieurs ruelles et des habitations privées de la ville abritent également des mausolées, vénérés par la population.

En juillet et en octobre, les islamistes d’Ansar Dine et d’Aqmi, qui considèrent la vénération des saints comme « de l’idolâtrie », avaient suscité un tollé général en détruisant des mausolées en terre dans l’enceinte de la plus grande mosquée de la ville, classée patrimoine mondial en péril.

Ils avaient récidivé en détruisant d’autres mausolées en octobre, à la veille d’une réunion internationale à Bamako sur l’envoi d’une force armée au Mali pour les chasser du Nord qu’ils occupent totalement depuis six mois avec un autre groupe islamiste, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Cette fois-ci, les destructions ont été commises trois jours après l’adoption par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution autorisant le déploiement, par étapes et sous condition, d’une force internationale pour reconquérir le nord du Mali, au mieux à partir de septembre 2013.

Vendredi, les islamistes du Mujao qui occupent Gao (nord-est) y avaient amputé la main de deux voleurs présumés, promettant « bientôt » de nouvelles amputations.
maliactu

 

Jemil Ould Mansour reconduit à la tête de Tawassoul

Les rideaux sont tombés ce samedi 22 décembre courant, sur le deuxième congrès ordinaire du parti d’obédience islamiste Tawassoul. A noter que ces assises, se sont déroulées en présence de plusieurs leaders politiques mauritaniens parmi lesquels l’ancien chef de l’Etat renversé, Sidi Ould Cheikh Abdalahi, qui s’était gardé depuis son éviction de toute apparition en public. 
Parmi les invités de marque, il y avait aussi des personnalités issues des mouvements islamistes qui se sont imposés dont les pays ont été secoués par le printemps arabes. Sans surprise, le Président du parti Tawassoul a été reconduit avec 79,2% des voix devançant largement ses rivaux Mohamed Ghoulam O/ Cheikh El Hadj et Cheikhani Ould Beiba. Ses adversaires ont tout de suite reconnu leur défaite et même l’accepter sans aucune contestation.