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Rwanda : Macron officiellement invité à Kigali pour les 25e commémorations du génocide des Tutsi

Selon nos informations, Emmanuel Macron a été officiellement convié aux 25e commémorations du génocide des Tutsi, le 7 avril à Kigali. Paris n'a pas encore communiqué sa réponse mais cette invitation marque une étape décisive dans le rapprochement amorcé entre la France et le Rwanda après l'élection d'Emmanuel Macron.

Ce n’est pas la première invitation que le Rwanda adresse à la France depuis le début du réchauffement des relations entre les deux pays, mais c’est assurément la plus symbolique tant le rôle de la France dans le génocide alimente la polémique et les tensions entre Paris et Kigali depuis plus de vingt ans. Selon les informations de Jeune Afrique, Emmanuel Macron a été convié aux 25èmes commémorations du génocide des Tutsi qui se tiendront à Kigali le 7 avril. Les invitations ont été adressées en début de semaine.

Selon nos informations, l’Élysée n’a pas encore communiqué sa réponse aux autorités rwandaises. Quoi qu’il en soit, si le président devait ne pas s’y rendre, Paris serait représentée à un haut niveau.

Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la France et le Rwanda ont entamé un rapprochement diplomatique qui fait suite à une longue période de crise entre les deux pays. Des tensions qui se sont souvent cristallisées autour de l’enquête sur l’attentat du 6 avril 1994 pour laquelle les juges français ont rendu une ordonnance de non-lieu fin décembre. La poursuite de cette enquête, dans laquelle certains proches de Paul Kagame étaient visés, a longtemps perturbé les relations entre les deux pays. La France n’a plus d’ambassadeur à Kigali.

Pas encore de réponse de Paris

Après une première visite officielle de Paul Kagame en mai 2018 au cours de laquelle la France avait annoncé son soutien à la candidature de Louise Mushikiwabo à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), et un second déplacement pour la cérémonie du 11 novembre, c’est désormais Emmanuel Macron qui est attendu du côté de Kigali.

Les deux présidents pourraient se rencontrer lors du One Planet Summit de Nairobi, le 14 mars. Paul Kagame n’a pas encore confirmé sa présence à la nouvelle édition de ce sommet sur le climat, la première en Afrique, mais en coulisse on précise qu’il pourrait s’y entretenir avec Emmanuel Macron qui coorganise l’événement avec le président kényan Uhuru Kenyatta.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 07 Mars 2019

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 07 Mars 2019Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 07 Mars 2019, sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier d’Akjoujt.

- Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n° 2006-126 du 04 décembre 2006 portant Statut des enseignants chercheurs universitaires et hospitalo-universitaires.

- Projet de décret portant création et organisation d’un Etablissement Public à caractère Industriel et Commercial dénommé « Office du Complexe Olympique » (OCO).

- Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain dans la Wilaya de l'Inchiri au profit de la Société CHAMI BEACH.

- Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Nouakchott Ouest au profit de la Télévision El Mouritaniya.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel a présenté une communication relative à l’organisation du Hajj pour l’année 1440 H /2019.

Le Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a présenté une communication relative au bilan des réalisations du département durant la période 2009-2018.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:

Ministère de la Justice

Cours Suprême

Secrétaire Général: Diallo Amadou

Ministère de l'Economie et des Finances

Administration Centrale

Direction Générale des Etudes, des Réformes et de l'Evaluation

Direction du Suivi –Evaluation

Directeur Adjoint: Mohamed Ould Mohamed Nouh Ould Cheikh Soufi.

Ministère du Pétrole, de l'Energie et des Mines

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé du Secteur Amont des Hydrocarbures: Mohamed Lehbib Khroumbaly.

Inspection Interne

Inspecteur Général: Moustapha Salek Ould Abdellahi, Administrateur Civil.

Ministère de l'Equipement et des Transports

Cabinet du Ministre

Chargés de Missions:

- Sydaty Dey Moulay Chrif;

- Babacar Dramane Souleimane;

- Mohamed Lemine Ould Eide.

Conseiller Juridique: Lemraboutt Ould Nehah

Conseiller Technique chargé des Transports Terrestres: Mohamed Lemine Ould Cheikh Abdellahi

Conseiller Technique chargé des Infrastructures de Transport: Malick Fall

Conseiller chargé du Suivi des Stratégies: Ahmedou Saleck Ould Khlil

Inspection Interne

Inspecteur Général: Ahmed Mahmoud Ould Ahmed

Inspectrice: Fatimetou Mint M'bareck

Inspectrice: Mariem Mint Abeidrahmane

Secrétariat Général

Secrétaire Général: Sadfy Ould Sidi Mohamed Samba.

Administration Centrale

Direction Générale des Infrastructures de Transport

Directeur Général: Hamoudi Ould Mohamed Sidi

Direction des Etudes et de la Documentation

Directeur: Mohamed El Moctar Ould Sidi Ahmed

Direction du Contrôle des Travaux

Directeur: Mohamed Ould Zarough

Direction de l'Entretien Routier

Directeur: Hady Ould Senhoury

Direction Générale des Transports Terrestres

Directeur Général: Mohamed Mahmoud Ould Demba.

Directeur Général Adjoint: Mohamed Ould Mahfoudh Ould Aoubeck

Direction des Transports Terrestres

Directeur: Lemhaba Ould Sidi

Direction des Services Techniques

Directeur: Seyni N'daw.

Direction des Etudes, de la Programmation et de la Coopération

Directeur: Mohamed El Moctar Gawad

Directeur Adjoint: Ahmed Jidou Ould Sidi

Direction des Affaires Administratives et Financières

Directeur: Babah Ould Sidi Mohamed

Direction du Garage Administratif

Directeur: Mohamed Ivekou Ould Brahim Vall

Direction des entités Administratives Déconcentrées

Directeur Régional Wilaya de Dakhlet Nouadhibou: Bowba Ould Mohamed

Etablissements Publics

Société des Aéroports de Mauritanie

Directeur Général: Lam Mamadou Amadou

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie : dissolution des trois quarts des partis à l’approche de l’élection présidentielle

Le gouvernement mauritanien a fait le ménage dans le paysage politique à moins de quatre mois de la présidentielle en annonçant la dissolution des trois quarts des formations, jugées insuffisamment représentatives, sur la centaine que compte le pays.

« Sont dissous de plein droit les partis politiques ayant présenté des candidats aux élections municipales de 2013 et 2018 et qui ont obtenu moins de 1% des suffrages exprimés au premier tour de ces élections ou qui se sont abstenus de participer à ces deux consultations », indique un arrêté du ministère de l’Intérieur dont l’AFP a obtenu une copie mercredi.

Fondée sur une loi de 2012, complétée en 2018, conçue pour limiter le nombre de partis politiques et permettre un financement adéquats à leurs activités électorales suivant leur poids politique, cette décision de dissolution concerne 76 formations, n’en laissant que 28 en activité, selon la même source.

La mesure ne concerne pas les principaux acteurs de la vie politique, en pleins préparatifs pour la présidentielle qui doit avoir lieu avant le 30 juin mais dont la date n’a pas encore été fixée. Le parti au pouvoir, l’Union pour la République (UPR), a choisi le weekend dernier comme candidat le ministre de la Défense, l’ex-général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, dit « Ould Ghazouani », un proche de l’actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz.

M. Aziz, qui selon la Constitution n’a pas le droit de briguer un troisième mandat, pourrait continuer à peser sur la vie politique, comme il en exprimé la volonté, en reprenant la direction de l’UPR après le scrutin, a confié samedi à l’AFP un dirigeant du parti majoritaire lors du congrès d’approbation de la candidature de M. Ould Ghazouani.

L’opposition avance pour sa part en ordre dispersé. Alors que le député et militant antiesclavagiste Biram Ould Dah Abeid a déjà affiché sa volonté d’être candidat, les pourparlers en cours au sein du reste de l’opposition pour dégager une candidature « unique » semblent dans l’impasse.

« Nous continuons à travailler sur cette option, même si l’on sait combien ce sera difficile », a confié le weekend dernier un des dirigeants de la plateforme de l’opposition, Moussa Fall. « Il sera pratiquement impossible de désigner un candidat interne aux partis qui la constituent, tant les divergences d’ordre idéologique sont profondes. On peut dans le meilleurs des cas s’entendre sur le soutien d’un candidat indépendant, ou bien chacun fera cavalier seul », a-t-il regretté.

Source : jeuneafrique.com

 

Précampagne en Mauritanie : Ghazouani séduit, l’opposition divisée

Précampagne en Mauritanie : Ghazouani séduit, l’opposition divisée Jeune Afrique - Alors qu'en prononçant un premier discours très consensuel, Mohamed Ould Ghazouani, le dauphin du président Aziz pour l'élection du 23 juin, semble avoir séduit certains membres de l'opposition, cette dernière peine à s'entendre sur les noms de ses candidats.

En annonçant sa candidature devant plusieurs milliers de personnes, le 1er mars au stade Cheikha Ould Boïdya de Nouakchott, sans faire une seule allusion au parti majoritaire de l’Union pour la République (UPR), le général Ghazouani, ministre de la Défense, a donné une tournure inédite à son début de campagne en se présentant au-dessus des partis, des tribus, des castes et des clans qui composent la Mauritanie.

Il l’a confirmé dans son discours, en déclarant que les présidents mauritaniens successifs n’avaient ni vraiment raté ni complètement réussi leur mandat, mais qu’ils avaient tous apporté leur pierre à la construction d’un État fort, car « animés de bonne foi et d’esprit patriotique ». Il n’a pas manqué de rendre un hommage appuyé aux « grandes réalisations » du président sortant, Mohamed Ould Abdelaziz, son frère d’armes qui l’a persuadé de se présenter.

Des chances pour « toutes les composantes »

Affirmant qu’il n’est « pas le meilleur » pour cela, il s’est engagé à « traiter les dysfonctionnements » et à « combler les insuffisances quelles qu’elles soient ». Parmi la liste de ses priorités, on remarquera « la multiplication des chances pour toutes les composantes de notre cher peuple », et l’allusion à une discrimination positive à mettre en place en faveur des Haratines – Maures noirs – et des Négro-Mauritaniens, qui s’estiment marginalisés par les Beidanes – Maures blancs.

La réforme de l’Éducation nationale et la promotion de la femme promises rappellent les mesures prises par Ghazouani pour l’armée


L’essor économique « dans le respect des équilibres macro-économiques » renforcera « davantage la transition vers une économie productive » capable de créer des emplois, a affirmé Ghazouani. L’attention portée, dans son programme, à la réforme de l’Éducation nationale et à la promotion de la femme, rappellent par ailleurs la création par l’ancien chef d’état-major d’écoles militaires d’excellence pour former les futurs officiers, et son souhait que les femmes prennent une plus grande place dans l’armée.

L’homme de « la transition vers l’alternance » ?

Les mots, le ton et l’argumentaire diffèrent de ceux du président Aziz, au point que certains commentateurs y ont vu le germe d’une brouille entre les deux hommes. D’autres estiment que, par tempérament, le général « ratisse » spontanément plus large que le président. « Il nous a tendu la main ; il est moins agressif. Il a marginalisé le parti majoritaire, constate un membre important de l’opposition. J’entends plusieurs de mes amis se demander s’il n’est pas l’homme capable de réussir, sans fragiliser nos institutions, une transition vers l’alternance que nous souhaitons. »

La « transhumance » politique en faveur du général semble avoir commencé. Le Rassemblement pour la démocratie et l’unité (RDU) hostile au président Aziz le soutient. Moctar Ould Mohamed Moussa, un cadre du parti islamiste Tawassoul, et Mohamed Mahmoud Ould Weddady, vice-président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), ont démissionné pour appuyer la candidature Ghazouani.

Deux camps dans l’opposition radicale, Biram décidé

L’opposition dite radicale, elle, peine à trouver un candidat commun. Deux positions s’y affrontent. Celle qui, avec Tawassoul, souhaite choisir le candidat parmi des personnalités indépendantes. De ce côté, c’est le nom de Sidi Mohamed Ould Boubacar, un ancien Premier ministre du temps du président Taya, qui arrive en tête.

L’autre camp veut que le candidat de l’opposition soit issu d’un des partis qui composent l’Alliance électorale des partis d’opposition. Là, c’est le nom de Mohamed Ould Maouloud, président de l’Union des forces de progrès (UFP), qui émerge.

Tandis que quatre partis discutent d’une candidature de Samba Thiam (FPC), un seul ne tergiverse pas : Biram Dah Abeid


Tandis que quatre partis (MR, AJD/MR, PLEJ et FPC) discutent d’une candidature de Samba Thiam (FPC), un seul ne tergiverse pas : Biram Dah Abeid, le patron de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). Depuis des mois, il a annoncé sa candidature pour combattre l’esclavage qu’il estime toujours vivace dans son pays, pour défendre la communauté des Haratines et pour chasser la majorité au pouvoir, selon lui « prédatrice ».

Il a réagi à l’annonce de la candidature Ghazouani avec sa pugnacité habituelle : « Voter pour Ghazouani, c’est faire table rase des crimes économiques, crimes d’esclavage et crimes contre l’humanité. C’est voter pour dix années supplémentaires d’une gouvernance de Mohamed Ould Abdelaziz et sa haine viscérale contre ses opposants », a-t-il déclaré.

Source : Jeune Afrique

 

Sahara occidental : La deuxième table ronde aura lieu la deuxième quinzaine de mars

Sahara occidental : La deuxième table ronde aura lieu la deuxième quinzaine de marsL’envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler organisera une deuxième table ronde au cours de la deuxième quinzaine du mois de mars, réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario à Genève, en Suisse.

L’annonce a été faite par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric lors d’un point de presse tenu mardi 5 mars. S’adressant aux journalistes, le porte-parole a déclaré que «l’envoyé personnel, M. [Horst] Kohler, envisage de convoquer une deuxième table ronde de réunions au cours de la deuxième quinzaine de mars en Suisse».

Dujarric a expliqué que dans le cadre des préparatifs de la deuxième table ronde en février et début mars, Horst Kohler «a tenu des consultations bilatérales».

Lundi et mardi à Berlin, l’envoyé personnel des Nations unies a rencontré une délégation du Front Polisario dans le cadre de «consultations qui s’inscrivent dans le contexte des efforts déployés par M. Kohler pour activer le processus politique parrainé par les Nations unies au Sahara occidental», a indiqué le mouvement de Brahim Ghali.

La réunion de Kohler avec le Polisario à Berlin a été annoncée il y a une semaine par l’agence de presse du Front.

Entre-temps, des sources diplomatiques marocaines, contactées par Yabiladi, n’ont pas pu confirmer si Horst Kohler avait rencontré ou compte rencontrer la délégation marocaine à Berlin avant cette table ronde.

Pour mémoire, les délégations du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Polisario se sont réunies les 5 et 6 décembre à Genève pour la première fois après les pourparlers de Manhasset en 2012.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

Bouteflika en Suisse : quand les Algériens appellent l’hôpital où est soigné leur président

La protestation contre la candidature à un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika prend de nouvelles formes. Des Algériens ont ainsi décidé d’accompagner les manifestations par une campagne d’appels téléphoniques et d'envoi de courriels - souvent humoristiques - à l’établissement hospitalier où leur président séjourne depuis dimanche 24 février.

Le standard téléphonique des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), où le chef de l’État algérien a été admis dimanche 24 février, n’en finit pas de sonner. Depuis que les Algériens ont eu la confirmation dans la soirée du lundi 4 mars – dans une séquence de l’émission française Quotidien – que leur président se trouve bel et bien dans l’enceinte de l’établissement, ils ont décidé de lancer une opération sur les réseaux sociaux pour obliger la direction de ce dernier à communiquer sur l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika.

La campagne incite les Algériens à solliciter le standard de l’hôpital suisse et à adresser des courriels à la direction du HUG. « Il faut les harceler ! » s’exclame un internaute. Lancé comme une plaisanterie, le mouvement commence à prendre de l’ampleur. « Nous avons reçu plusieurs dizaines d’appels d’Algériens depuis ce matin », explique à Jeune Afrique une standardiste de l’établissement.

L’hôpital ne confirme toutefois pas la présence d’Abdelaziz Bouteflika dans ses locaux. Un Algérien, qui a partagé dans la soirée du lundi 4 mars l’enregistrement de son appel téléphonique, a eu pour tout commentaire de l’agente de permanence : « Je ne vois pas le nom de Monsieur Bouteflika sur le registre des patients ». Jeune Afrique a également tenté de contacter électroniquement l’hôpital pour confirmer ou infirmer la présence du président, mais n’a reçu qu’une réponse automatique, sans plus de détails.

« En réponse aux messages reçus, les Hôpitaux universitaires de Genève rappellent que leur unique mission est de soigner toute personne le nécessitant quel que soit son statut. Ils ne communiquent jamais sur l’état de santé de leurs patients. Seul le patient, ou une personne habilitée par lui, peut donner des informations. Nous vous remercions de respecter la déontologie et les valeurs universelles partagées par celles et ceux qui soignent », a réagi l’hôpital dans un commentaire Facebook.

Entre humour noir et action collective

Enseignante en arts graphiques à Alger, Dalal n’en revient pas de l’emballement sur les réseaux sociaux : « Au départ, un ami a simplement trouvé les coordonnées de l’hôpital, et évoqué l’idée d’envoyer un courrier commun, raconte-telle. Mais très vite, l’information s’est diffusée ! Puis les internautes ont mené l’enquête et transmis le numéro du huitième étage de l’établissement, où se trouve précisément le président. »

Lundi soir, l’émission Quotidien, diffusée sur la chaîne française TMC, a diffusé le reportage d’un de ses envoyés spéciaux qui a réussi à s’introduire dans l’enceinte de l’hôpital, vendredi 22 février, avant d’être prié de quitter les lieux. Une image furtive du frère du président, Nacer Bouteflika, a été captée par le journaliste, qui filmait à l’aide d’un téléphone portable dissimulé dans la poche de sa chemise.

Une autre initiative appelle à un départ collectif en covoiturage de Paris à Genève pour organiser un rassemblement devant le centre hospitalier

Dans leurs messages, certains Algériens font preuve d’originalité. Un citoyen suggère même d’euthanasier le président – une pratique légale en Suisse, qu’il compte appuyer « par une dérogation signée par 40 millions de personnes », plaisante-t-il. Une autre initiative appelle à un départ collectif en covoiturage de Paris à Genève, dimanche, pour organiser un rassemblement devant le centre hospitalier. « C’est formidable ce qu’il se passe, s’enthousiasme Dalal. C’est un festival de campagnes citoyennes ! »

Une assistante « transmet le message »

Certains vont même plus loin. Des messages contenant l’adresse courriel et le numéro de téléphone du médecin chef du service neurologie des HUG sont publiés sur les réseaux, afin d’inciter les internautes à prendre attache directement avec lui.

Rosh, Algérien établi en France, a par exemple décidé de joindre directement le docteur en question. « C’est une dame qui était à l’autre bout du fil, raconte Rosh. Elle m’a répondu que le médecin était en réunion et qu’elle pouvait lui transmettre un message si je le souhaitais, relate-t-il à Jeune Afrique. J’ai répondu que je souhaitais que le docteur nous donne des nouvelles du président Bouteflika, en précisant que j’appelais de la part du peuple algérien, car nous avons une élection en cours », continue-t-il. Dubitative, l’assistante a confirmé qu’elle allait bien transmettre le message. « Merci Madame, nous sommes plus de 40 millions à attendre sa réponse », a réagi le jeune homme, avant de raccrocher.

Plainte pour « certificat de complaisance » ?

« Nous ne comptons pas nous arrêter là, reprend Dalal. Nous avons contacté nos amis suisses pour qu’ils étudient la possibilité d’un dépôt de plainte contre ce médecin pour certificat de complaisance. » La législation algérienne oblige en effet un candidat à l’élection présidentielle de produire un certificat médical attestant de sa bonne santé – le Conseil constitutionnel n’a pas encore validé les candidatures déposées (dont celle du président Bouteflika).

D’emblée, des Algériens jugent que si son dossier est validé, il ne pourrait s’agir que d’un faux certificat médical, dans la mesure où l’état de santé du président est précaire – mardi 5 mars, l’Ordre des médecins algériens a d’ailleurs mis en garde tous les candidats contre d’éventuelles falsifications. L’article 318 du Code pénal prévoit « une peine privative de liberté de trois ans au plus ou une peine pécuniaire » en cas de « rémunération spéciale pour dresser ce certificat ». Si une fausse attestation est établie par négligence, la loi prévoit une amende sans privation de liberté. Le document ne peut être antidaté, sans quoi il peut être qualifié de faux certificat.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle au Sénégal : la victoire de Macky Sall validée par le Conseil constitutionnel

La victoire de Macky Sall à l’élection présidentielle du 24 février a été validée mardi 5 mars par le Conseil constitutionnel. Le président a été officiellement réélu dès le premier tour avec 58,26 % des voix, selon le Conseil, validant ainsi les résultats provisoires de la Commission nationale de recensement des votes (CNRV).

Macky Sall est arrivé en tête dans la plupart des 14 régions du pays face à Idrissa Seck (20,50 %), Ousmane Sonko (15,67 %), Issa Sall (4,07%) et Madické Niang (1,48 %).

Source : jeuneafrique.com