Thu11222018

Last update06:12:38 PM GMT

Back Divers

Faits Divers

Les leaders mondiaux célèbrent l'armistice à Paris, Macron dénonce une paix en danger

Les leaders mondiaux célèbrent l'armistice à Paris, Macron dénonce une paix en dangerPlus de 70 chefs d'Etat et de gouvernement, dont les présidents américain et russe, ont commémoré en grande solennité le centenaire de l'armistice dimanche à Paris, l'occasion pour Emmanuel Macron de dénoncer le nationalisme cher à Donald Trump.

Plusieurs chefs d'Etat ont profité de cette journée symbolique pour mettre en garde contre les risques de guerre, ravivés selon eux par la remise en cause croissante du modèle multilatéral, socle des relations internationales depuis l'après-guerre.

Sur la tombe du soldat inconnu de la Grande guerre, Emmanuel Macron, grand ordonnateur de cette commémoration hors-norme, a mis en avant le patriotisme et dénoncé le "nationalisme", dont se réclame Donald Trump, principal contempteur de l'ordre mondial multilatéral.

"Le patriotisme est l'exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison", a affirmé le président français pendant la cérémonie solennelle dimanche matin, point d'orgue pour Emmanuel Macron, après une semaine de commémorations en France.

Sous une pluie fine, Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Benjamin Netanyahu, Recep Tayyip Erdogan, Justin Trudeau, Mohammed VI se sont réunis sous l'Arc de Triomphe, en haut de la célèbre avenue des Champs-Elysées, sous lequel gît le soldat inconnu et brûle perpétuellement la flamme du souvenir, rappelant l'ampleur d'un conflit aux 18 millions de morts.

Après les honneurs militaires, le célèbre violoncelliste Yo-Yo Ma a joué du Bach, des lycéens ont lu des témoignages de 1918, et la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a chanté en hommage aux troupes coloniales, avant qu'Emmanuel Macron ne conclue en ravivant la flamme.

- "Je suis là pour lui" -


"C'est une très belle cérémonie, très émouvante", a commenté au côté de son fils de 3 ans Jessie Rumbaugh, 25 ans, originaire de l'Idaho aux États-Unis, venue spécialement pour le centenaire, célébré aussi en d'autres points du globe, en Australie, en Inde, ou à Londres.

"Mon grand-père a fait la Première Guerre mondiale", expliquait non loin Nevan Lancaster, Néo-zélandais de 47 ans. "Il est mort quand j'avais 8 ans. Je suis là pour lui".

Après un déjeuner au palais de l'Elysée (au cours duquel Donald Trump et Vladimir Poutine ont eu un échange informel assez long sur les dossiers diplomatiques mondiaux, les dirigeants se sont rendus dans l'Est parisien pour participer au Forum sur la paix, deuxième temps fort de cette journée et nouvelle occasion pour le camp du multilatéralisme de dire le mal qu'il pense des vents nationalistes qui soufflent un peu partout sur le monde.

Mais sans Donald Trump, qui lui est allé au cimetière américain de Suresnes, en banlieue parisienne, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au champ de bataille, au lendemain d'un rendez-vous manqué à Bois Belleau, haut lieu de la mémoire militaire américaine pendant la Première Guerre mondiale.

Le déplacement du président à ce mémorial avait été annulé à cause de la météo empêchant l'hélicoptère présidentiel de voler, suscitant de vives critiques aux Etats-Unis. Sous la pluie, le locataire de la Maison Blanche a "rendu hommage" dimanche aux "courageux Américains qui ont donné leur dernier souffle", avant de regagner l'aéroport dans l'après-midi.

Auparavant, environ 1.500 personnes s'étaient réunies dans le calme à Paris pour dénoncer sa présence. En revanche, incident notable et rarissime, trois militantes Femen ont réussi dimanche matin à forcer la sécurité sur les Champs-Elysées pour s'approcher du convoi de Donald Trump, avant d'être interpellées.

"La sécurité du cortège et du président des Etats-Unis n'a été en rien menacée", a assuré le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner alors que le dispositif de sécurité était massif, avec quelque 10.000 membres des forces de l'ordre déployés. La dernière fois que Paris a accueilli autant de dignitaires remonte au 11 janvier 2015, après les attentats islamistes contre Charlie Hebdo et le magasin juif Hyper Cacher.

- "Années 30" -

Au Forum pour la paix, dans une ambiance à la mi-chemin entre un Forum de Davos et un sommet de la COP, plusieurs des plus fervents défenseurs de l'ordre multilatéral ont plaidé pro domo devant une assistance globalement acquise, regroupant chefs d'Etat, d'organisations internationales et membres de la société civile.

Ils ont multiplié les mises en garde. Car si multilatéralisme et coopération offrent selon eux paix et progrès, nationalisme et unilatéralisme n'apporteraient que guerre et malheur.

"Bien des éléments aujourd'hui me semblent emprunter et au début du XXe siècle, et aux années 30, laissant craindre un engrenage invisible", a jugé Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu.

"Nous voyons bien que la coopération internationale, un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres, et même le projet européen de paix sont de nouveau remis en question", a affirmé Mme Merkel.

Le président kenyan Uhuru Kenyatta a déploré "cette tendance d'un nombre croissant de pays au repli au lieu de chercher ensemble des solutions aux problèmes".

"Nous sommes fragilisés par les retours des passions tristes, le nationalisme, le racisme, l'antisémitisme, l’extrémisme, qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent", a prévenu M. Macron.

Dans la foule des Champs-Elysées, le Néo-Zélandais Nevan Lancaster ne dit pas autre chose: "Nous entrons dans un futur plus incertain. Je ne pense pas qu'après 70 ans de paix, nous en aurons 70 de plus".

Source : Romandie News

 

 

La Mauritanie répond à Trump: « Aux USA, vous verrez très peu de noirs dans l’administration mais ils sont nombreux dans les prisons»

Mauritanie: les Etats-Unis «n'ont pas le droit de ternir l'image de notre pays»« Aux USA, vous verrez très peu de noirs dans l’administration mais ils sont nombreux dans les prisons».
Si les Américains justifient leur décision d’exclure de l’AGOA par la pratique de l’esclavagisme et la persistance du racisme en Mauritanie, ils ont reçu une réponse à la hauteur de l’acte d’accusation.

Dans une conférence de presse tenue jeudi, par Sidi Mohamed Ould Maham, ministre de la Culture et porte-parole du Gouvernement mauritanien, la réplique a été cinglante.

« Les États-Unis sont souverains dans les décisions qu’ils prennent pour accorder des avantages à qui ils veulent, s’offusque-t-il. Mais les autorités américaines n’ont pas le droit, comme elles l’ont fait, de ternir l’image de notre pays en nous traitant d’esclavagistes ou racistes. L’esclavage n’existe pas chez nous même si nous l’avons vécu par le passé comme beaucoup de pays, y compris les Etats-Unis où les stigmates de l’esclavage sont encore visibles. Aux Etats-Unis, dans les administrations ou dans les grandes sociétés financières, vous verrez très peu de noirs. Ils sont nombreux dans les prisons, dans la criminalité ou le trafic de drogue, marginalisés… Les noirs n’ont commencé à voter aux Etats Unis qu’en 1966 alors que chez nous, tous les Mauritaniens votent depuis 1946 et ce n’est pas pour autant que le Gouvernement mauritanien a traité les Américains d’esclavagistes ou racistes… »

L’AGOA est la loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique que le gouvernement des Etats-Unis a promulguée en 2000, sous l’administration de Bill Clinton, afin d’accroître le commerce et les investissements américains avec l’Afrique subsaharienne. Elle permet aux entreprises admissibles d’exporter en franchise de droits de douane plus de 6 000 produits vers les USA. Une sorte de visa pour elles.

Source : Urgence.tv (Sénégal)

 

 

Mauritanie: les Etats-Unis «n'ont pas le droit de ternir l'image de notre pays»

Mauritanie: les Etats-Unis «n'ont pas le droit de ternir l'image de notre pays»Le ton monte de plus en plus côté mauritanien contre les Etats-Unis, qui ont décidé d'exclure la Mauritanie des avantages commerciaux de l'Agoa dès le 1er janvier 2019.

Washington justifie cette décision par la persistance de l'esclavage en Mauritanie. Faux, a retoqué le ministre mauritanien de la Culture, porte-parole du gouvernement. Dans une conférence de presse tenue jeudi soir après le conseil des ministres.

Sidi Mohamed Ould Maham, qui a épinglé le gouvernement américain, a nié l'existence de l'esclavage tout en reconnaissant ses séquelles que le gouvernement travaille à éradiquer.

"Les États-Unis sont souverains dans les décisions qu’ils prennent pour accorder des avantages à qui ils veulent. Mais les autorités américaines n’ont pas le droit, comme elles l’ont fait, de ternir l’image de notre pays en nous traitant d’esclavagistes ou racistes", a réagi Sidi Mohamed Ould Maham, porte-parole du gouvernement mauritanien.

Source : RFI

 

Yémen: Washington ne ravitaillera plus les avions saoudiens de la coalition

mediaAu Yémen, les forces gouvernementales affirment avoir repris vendredi 9 novembre le principal hôpital de la ville d'Hodeïda aux rebelles Houthis, alors que les combats continuent à faire rage depuis plusieurs jours pour la reprise du port stratégique de cette ville. Parallèlement, la coalition sous commandement saoudien, qui vient en aide au gouvernement yéménite, a demandé samedi 10 novembre la fin du ravitaillement américain des avions saoudiens, demande aussitôt acceptée par Washington.

La coalition arabe a désormais les moyens de ravitailler indépendamment ses avions en vol au-dessus du Yémen : elle n'a plus besoin des États-Unis, selon l’annonce de l'agence officielle saoudienne SPA. Et Washington s'en réjouit. En réalité, les deux parties étaient en discussion sur le sujet, car les États-Unis voulaient mettre un terme à cette forme de soutien à l'Arabie saoudite au Yémen, un appui de plus en plus contesté.

Depuis 2015, les Saoudiens sont à la tête d'une coalition combattant, aux côtés des forces gouvernementales yéménites, les rebelles Houthis. Mais cette coalition est régulièrement accusée de bombarder des civils.

Les Américains, qui appuient militairement Riyad, sont aussi sous le feu des critiques. À Washington, des sénateurs ont menacé de prendre des mesures si les États-Unis ne cessaient pas les ravitaillements d'avions au Yémen. L'aide aux Saoudiens est devenue encore plus problématique depuis l'affaire Khashoggi, dont le meurtre aurait été commandité en haut lieu et a considérablement terni l'image du royaume.

Source : RFI

 

Khashoggi: Ankara a partagé des enregistrements avec Riyad, Washington et Paris

mediaEn Turquie, le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi 10 novembre avoir des preuves audio de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, disparu au consulat saoudien d’Istanbul le 2 octobre. Le président turc assure avoir partagé ces informations avec Riyad et avec les renseignements des pays occidentaux, qui sont des preuves irréfutables, selon lui. À Paris, Emmanuel Macron et Donald Trump ont à nouveau appelé le pouvoir saoudien à faire « toute la lumière » sur le meurtre du journaliste.

Avec notre correspondant à Istanbul, Alexandre Billette

« Ils connaissent la vérité sur le meurtre de Jamal Khashoggi », a dit Recep Tayyip Erdogan samedi 10 novembre. « Ils », ce sont les autorités saoudiennes, mais aussi les services de renseignements français, allemands, anglais et américains.

C’est la première fois que le président turc confirme ce que des médias et des officiels anonymes avaient affirmé : il existe des enregistrements du meurtre du journaliste saoudien au consulat d’Istanbul.

Recep Tayyip Erdogan met ainsi encore un peu plus de pression sur Riyad, mais aussi sur ses alliés occidentaux. Il a également accusé à nouveau les autorités saoudiennes de tout faire pour que l’enquête échoue alors que les responsables sont connus, affirme-t-il.

Ces déclarations n’ont pas été faites innocemment ce samedi 10 novembre: la conférence de presse du président turc avait lieu avant son départ pour les commémorations du 11-Novembre à Paris. Une visite lors de laquelle il pourrait notamment avoir un entretien avec Donald Trump, pour évoquer le dossier du journaliste saoudien assassiné.

Source : RFI

 

Le Président de la République se rend à Paris

Le Président de la République se rend à ParisLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a quitté Nouakchott, vendredi matin à destination de Paris (France) pour participer à la commémoration du Centenaire de l'Armistice de 1918 et à l'ouverture du Forum de Paris sur la Paix.

A son départ de l’Aéroport International de Nouakchott, Oumtounsy, le Président de la République a été salué par le Premier ministre, Monsieur Mohamed Salem Ould El Bechir, le Ministre d’État Chargé de mission à la Présidence de la République, Monsieur Yahya Ould Haddemine, des membres du Gouvernement, du chef d’État-major particulier du Président de la République,de la Directrice Adjointe de Cabinet du Président de la République, du wali de Nouakchott-Ouest et de la présidente du conseil régional de Nouakchott.

Au cours de ce voyage, le Président de la République est accompagné de Madame Mariem Mint Ahmed, dite Tekber, Première Dame et d'une importante délégation comprenant notamment :

-MM. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération,

- Ahmed Ould Bahiya, Directeur de Cabinet du Président de la République;

-Mme. Aichetou Mint Mhaiham, ambassadeur de la République Islamique de Mauritanie à Paris,

MM.Mohamed Salem Ould Merzough, conseiller à la Présidence de la République,

-Zeidane Ould Hmeida,chargé de mission à la Présidence de la République;

- El Hacen Ould Ahmed, directeur général du Protocole d’État.


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Trump écharpe un reporter de CNN et retire son accréditation à la Maison Blanche

mediaL’affaire du clash entre un journaliste de la chaîne d’information continue américaine CNN et le président américain lors d’une conférence de presse mercredi démontre encore une fois la mauvaise foi de la Maison Blanche. Accusé par Donald Trump devant un parterre de journalistes et face aux caméras du monde entier d’être « mal élevé » et « horrible », le journaliste Jim Acosta s’est vu retirer son accréditation à la Maison Blanche, un sésame très difficile à obtenir. Quelques heures après cet incident, la porte-parole de la Maison Blanche a expliqué sur les réseaux sociaux que ce journaliste avait posé sa main sur une jeune femme stagiaire qui essayait de lui reprendre le micro. « Un comportement absolument inacceptable », selon Sarah Sanders.

Les déclarations de Sarah Sanders sont accompagnées d’une vidéo qui avait été préalablement publiée sur un site d’Alex Jones, un personnage interdit sur les réseaux sociaux, considéré comme complotiste et ultraconservateur.

« C’est un mensonge », n’a pas tardé à réagir Jim Acosta après la publication de la vidéo et les commentaires de la porte-parole de la Maison Blanche.

Si les images sont bien réelles, le clip diffusé sur les réseaux sociaux est le fruit d’un montage. La main du journaliste incriminé reste longtemps sur le bras de la jeune stagiaire qui essaye de lui retirer le micro.

Une scène qui semble longue, mais qui en réalité n’a duré qu’une poignée de seconde. Mais le montage et le ralenti présenté dans cette vidéo laissent penser le contraire.

« La porte-parole a menti. Elle a fourni des accusations fausses et cité un évènement qui ne s’est jamais passé », affirme pour sa part la direction de CNN dans un communiqué.

Jim Acosta, journaliste chevronné, avait auparavant posé des questions au président sur l’immigration et la fameuse caravane des migrants qui représente une menace pour l’Amérique selon Donald Trump. Ce qui a engendré une réaction sans précédent du président.

« Une violence verbale » dénoncée ce jeudi par la Fédération internationale des journalistes qui représente 600 000 journalistes de 134 pays. Une situation inacceptable qui représente un nouvel échelon dans la guerre contre les médias à laquelle se livre Donald Trump depuis le début de son mandat.

Source : RFI