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Mauritanie : Interpol annule les avis de recherche de deux opposants au régime

Mauritanie : Interpol annule les avis de recherche de deux opposants au régime Interpol a annulé en octobre les "notices rouges" relayant les mandats d'arrêt internationaux délivrés par la Mauritanie contre deux opposants au régime, ont annoncé vendredi leurs avocats à l'AFP.

La commission de contrôle de l'organisation policière internationale a décidé le 19 octobre d'effacer de son fichier les informations concernant l'homme d'affaires franco-mauritanien Mohamed Ould Bouamatou et son proche collaborateur Mohamed Debagh. Saisie d'un recours de ces deux hommes, la commission "considère qu'il y une dimension politique prédominante dans cette affaire", selon la décision consultée par l'AFP.

M. Bouamatou et M. Debagh sont visés depuis le 31 août 2017 par un mandat d'arrêt de la justice mauritanienne pour des soupçons de corruption. Le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz accuse l'homme d'affaires d'avoir financé en 2017 un groupe de sénateurs qui a mené une fronde contre le référendum constitutionnel ayant mené à la suppression du Sénat.

"M. Ould Bouamatou n'a jamais caché qu'il soutenait légalement l'opposition mauritanienne, notamment financièrement, afin de favoriser la démocratie en Mauritanie, ce que la commission d'Interpol a bien pris en compte", ont déclaré les avocats William Bourdon et Elyezid Ould Yezid dans un communiqué, saluant une "décision historique".

"On rappellera que ces mandats d'arrêt ont eu également pour dessein d'empêcher monsieur Mohamed Ould Bouamatou de se présenter le cas échéant à une élection en Mauritanie, de soutenir un autre candidat mais également de soutenir l'opposition", alors que le président Abdel Aziz a annoncé vouloir briguer un troisième mandat.

Mohamed Ould Bouamatou, fondateur du groupe BSA et de la banque GBM, est depuis plusieurs années en rupture avec le dirigeant mauritanien - son cousin - qu'il avait soutenu durant sa campagne présidentielle de 2009.

Il a quitté la Mauritanie en 2011 et vivrait désormais en France. A la demande des pays, Interpol diffuse des "notices rouges", qui ne sont pas des mandats d'arrêt internationaux, mais un moyen par lequel l'organisation informe qu'un mandat d'arrêt a été délivré par une autorité judiciaire d'un de ses membres.

M. Bouamatou est par ailleurs visé par une plainte à Paris pour des soupçons de blanchiment en France, déposée en juin par des associations qui l'accusent d'opérations immobilières douteuses, sur la base d'informations fournies par les autorités mauritaniennes.




Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 15 Novembre 2018

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 15 Novembre 2018Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 15 Novembre 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant application des dispositions de la loi n°2018-040 du 13 novembre 2018, portant Code de l’Aviation Civile.

-Projet de décret portant nomination du président et des membres du conseil d’administration de l’Institut Supérieur Professionnel des Langues, de Traduction et d’Interprétariat (ISPLTI).

Le Conseil a également délibéré sur une communication présentée par le Premier Ministre relative à l'engagement de la responsabilité de son Gouvernement sur son programme dont la présentation devant l'Assemblée Nationale est prévue avant la fin du mois de novembre courant, et ce conformément aux articles 42(nouveau), 73 et 74 de la Constitution.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Secrétariat Général de la Présidence de la République

Zone Franche de Nouadhibou

Port Autonome de Nouadhibou

Directeur Général : Ahmed Salem Ould Tekrour.

Ministère de la Fonction Publique, du Travail de l’Emploi et de la Modernisation de l’Administration

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmed Ould Mohamed Mahmoud Ould Deih, Administrateur Civil.

Ministère du Développement Rural

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Ahmedou Ould Bouh.

Ministère de l’Equipement et des Transports

Etablissement Publics

Port Autonome de Nouakchott Dit Port de l’Amitié

Directeur Général : Djibril Niang.

Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle

Secrétariat Général

Secrétaire Générale : Emaiziza Kerbally.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication

Secrétariat Général

Secrétaire Générale : Aissata Diallo.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Union africaine : dernier espoir pour faire avancer la réforme institutionnelle

Union africaine : dernier espoir pour faire avancer la réforme institutionnelle Les chefs d'État africains se rassemblent ce week-end à Addis Abeba pour un sommet extraordinaire de l'Union africaine (UA), où ils chercheront à s'accorder sur un projet de réforme institutionnelle de l'organisation porté depuis deux ans par le président rwandais Paul Kagame.

Il reste peu de temps à Paul Kagame, qui a insisté pour que ce sommet soit convoqué, pour faire passer ces réformes destinées à rendre l’UA moins bureaucratique et plus efficace, mettent en garde les analystes.

En janvier, il cèdera son poste annuel de président en exercice de l’UA au chef de l’État égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, bien moins enclin que lui à défendre ces réformes.

« L’inquiétude tient à ce que, même si elle ne devait pas chercher pas à revenir dessus, l’Égypte ne ferait très probablement pas la promotion de ces réformes », explique Elissa Jobson, du centre d’analyse International Crisis Group (ICG).

Pour elle, le sommet de samedi et dimanche est le « dernier effort » pour faire adopter autant de modifications que possible avant que Kagame ne passe la main au président égyptien.

Une réforme nécessaire

Longtemps critiquée pour sa lourdeur administrative et son inefficacité, l’UA avait chargé en 2016 le leader rwandais de réfléchir à une réforme visant notamment à garantir l’autonomie financière de l’organisation pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique.

Kagame a cherché à tailler dans les dépenses de l’UA, en limitant le nombre de sommets et de commissions, et à réduire sa dépendance à l’égard des donateurs étrangers. Il a aussi suggéré qu’elle circonscrive ses priorités à la sécurité, la politique et l’intégration économique.

Mais plus de deux ans et cinq sommets après, plusieurs Etats clés sont toujours extrêmement réticents et l’espoir de voir un accord global être conclu cette semaine dépend surtout de qui se rendra à Addis Abeba.

« Il faudra voir combien de chefs d’État viennent, et ça déterminera le succès du sommet, (qui) déterminera d’une manière ou d’une autre le succès des réformes », remarque Liesl Louw-Vaudran, consultante auprès du centre sud-africain d’analyse Institute of Security Studies (ISS).

Pour l’instant, l’Afrique du Sud, le Zimbabwe, le Botswana, les Comores, le Togo et le Ghana ont confirmé qu’ils enverraient leur président. Le Nigeria et le Mozambique délégueront leur ministre des Affaires étrangères. Les autres pays n’ont pas fait savoir qui se déplacerait.

Des réticences

Certaines réformes ont déjà été adoptées. En début d’année, les chefs d’État de l’UA avaient accepté de faire passer de deux à un le nombre de sommets annuels.

Selon Elissa Jobson, analyste à l’ICG, près de la moitié des 55 Etats membres ont accepté de payer une taxe de 0,2% sur les importations, pour réduire la dépendance de l’UA à l’égard des bailleurs étrangers, lesquels contribuent à son budget à hauteur de 50%, et l’autre moitié trouvera un autre moyen de payer.

Aucune décision n’a encore été prise sur les autres propositions du président rwandais, comme celle de charger le président de la Commission de l’UA, actuellement le Tchadien Moussa Faki Mahamat, de nommer le vice-président de la Commission et les autres commissaires.

La plupart des pays africains les plus puissants sont en effet réticents à donner à l’UA la capacité de prendre des décisions à leur place, observe Liesl Louw-Vaudran.

« Ils ne veulent abandonner aucune part de souveraineté à la Commission de l’UA. Ils la voient encore comme une sorte de secrétariat chargé de mettre en oeuvre ce que les chefs d’État décident », explique-t-elle.

Méfiance de l’Égypte

Elissa Jobson souligne que les réserves de l’Égypte tiennent à une sorte de ressentiment, le pays ayant été suspendu de l’UA un an après le coup d’État de 2013 ayant amené Al-Sissi au pouvoir.

« Il y a un sentiment général que cette décision avait été plus impulsée par la Commission que par les États membres. C’est une raison supplémentaire pour l’Égypte de vouloir voir les pouvoirs de la Commission réduits », pense-t-elle.

Un diplomate travaillant à l’UA et ayant requis l’anonymat ajoute que l’Égypte a publiquement soutenu les réformes, mais aimerait probablement qu’elles se concentrent sur d’autres aspects que ceux défendus par Kagame, comme la sécurité et la reconstruction post-conflits.

« Personne n’espère vraiment que ce sommet va permettre de résoudre quoi que ce soit, mais vous verrez peut-être quelques décisions prises », laisse-t-il entendre.

Source : Jeune Afrique

 

 

Présidentielle 2019. Où en est l’opposition « radicale »?

Dans bientôt six mois, les Mauritaniens vont retourner aux urnes. Cette fois, pour choisir leur président de la République.  Le second et dernier  mandat de l’actuel locataire du Palais gris s’achève en 2019. Et, jusqu’à preuve du contraire, Mohamed ould Abdel Aziz ne modifierait pas la Constitution pour en briguer un troisième. Il semble même plutôt  occupé  à préparer sa succession. Le puzzle se met en place, petit à petit,  surtout  depuis les  dernières élections municipales, régionales  et législatives d’Août  dernier. Des  élections  que son parti  a largement remportées.  L’UPR et les  autres formations du bloc présidentiel disposent d’une majorité mécanique, pour ne pas dire « soviétique » (122 députés sur 157).

Dans ce confortable matelas, Ould Abdel Aziz peut désigner  tranquillement son dauphin : selon toute vraisemblance, le général Ghazwani. Cet alter ego vient d’être coopté ministre de la Défense au sein du gouvernement post-élections. Un passage obligé, pour l’apprentissage de la vie civile  et politique. En tout cas, le président Aziz ne devrait pas tarder à officialiser le nom de son successeur, une fois achevé le placement de ses hommes de confiance à la tête des institutions stratégiques, comme l’Assemblée nationale, le gouvernement et les armées. Le voilà donc à concrétiser ce qu’il a maintes fois annoncé ; soit, en substance : qu’il ne quittera pas le pays, après la fin de son dernier mandat ; qu’il soutiendra un candidat à la présidentielle et continuera à contrôler ce qui se passe en Mauritanie ; se refusant à laisser ceux qui viendront après lui détruire ce qu’il a construit. Pour les observateurs, le message du Président  aux opposants  est clair : pas d’alternance en 2019. Une proclamation lancée depuis Néma, il y a quelques années déjà. Souvenons-nous qu’il avait ajouté,  peu après,  qu’il n’était pas là pour perdre le moindre combat.

Veillée d’armes ?

Notre opposition dite  « radicale », rassemblée, depuis quelques mois, dans l’Alliance Electorale de l’Opposition Démocratique (AEOD) a-t-elle suffisamment compris et  décrypté cette volonté ? Si oui, que fait-elle pour contrecarrer cet objectif?  A priori, rien de tangible, à ce jour. Réussira-t-elle à s’unir derrière une candidature unique en 2019 ? Après sa restructuration, en Avril 2017, le FNDU avait mis en place une  commission  pour préparer l’alternance démocratique. Présidée, à l’époque, par l’ex-Premier ministre Ould Waghf, actuel président d’ADIL, cette commission avait pour mission de « construire une vision commune qui ouvre la voie à une alliance électorale, pour les échéances à venir ». La fondation de l’AEOD, à la veille des dernières élections locales, en fut une première étape. Mais,  depuis la clôture de celles-ci, elle ne semble guère active. La commission du FNDU avait développé un travail technique au niveau politique, économique et social, chargeant divers experts à l’établissement de « diagnostics et de propositions par secteurs et thématiques », indiquait Ould Waghf dans une interview au Calame, en Août dernier. Et, comme la  présidence de la République est la principale institution du pouvoir exécutif, « l’alternance démocratique ne peut s’opérer qu’avec l’élection d’un président de la République issu de l’opposition. C’est pourquoi », précisait le président d’ADIL,« toute l’opinion publique s’y est focalisée ».

Après la naissance de l’AEOD, la  commission devait, en principe, se concentrer sur la préparation du programme commun. Rien ne semble bouger, de ce côté-là. Excepté le brûlot publié par Moussa Fall, président du Mouvement Convergence Démocratique (MCD). Dans ce document intitulé «2008-2018, une décennie perdue », l’éminent économiste met à nu, avec des statistiques pertinentes, les défaillances et  les disfonctionnements de l’économie mauritanienne. Il charge, lourdement, la barque de l’actuel pouvoir qui avait choisi de faire de la  lutte contre la gabegie son cheval de bataille. Mais charger son adversaire n’est pas construire un programme.

On se demande, aujourd’hui, ce qu’attend l’opposition pour se positionner dans la perspective de la présidentielle. Certains de ses leaders semblent plus préoccupés par leur première expérience parlementaire que par la prochaine échéance. Hormis quelques conférences de presse et déclarations des uns et des autres, l’opposition semble se complaire dans le silence, alors que le temps presse. Aurait-elle choisi d’aller en rangs dispersés ? Une option au demeurant fort probable : plusieurs de ses leaders n’avaient-ils pas qualifié d’utopique la seule idée d’une candidature unique ? Avancer en ce sens pourrait faire éclater, comme le FNDU l’a toujours redouté, ce conglomérat de partis politiques, syndicalistes et personnalités indépendantes. C’est peut-être par prudence que nul n’ose s’y aventurer. Quitte à condamner toute chance d’alternance en 2019 ? La récente prise en main de la commission, par Tawassoul – présidence tournante – devrait pourtant faire bouger les lignes. Le simple fait que le pouvoir ait, tout récemment, décidé de placer le parti islamiste dans son collimateur est, en soi, un signe de la validité de cette hypothèse. On attend donc des suites palpables… Avant la fin de cette année ?

DL

Source : lecalame.info

 

Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza

mediaLe ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a annoncé sa démission ce mercredi 14 novembre. Il s’oppose à l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. Et provoque ainsi une crise ministérielle au sein du gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahu.

Avec notre correspondant à JérusalemMichel Paul

L’information circulait depuis ce mercredi matin. C’est maintenant chose faite. Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, le chef d'Israël Beitenou, parti russophone, a présenté sa démission au lendemain de l’accord de cessez-le-feu. Et dans la foulée, il appelle à des élections anticipées le plus tôt possible.

« En ce qui me concerne, ce qui s'est passé hier, le cessez-le-feu et avant, les négociations avec le Hamas, c'est une capitulation face au terrorisme. Il n'y a pas d'autre définition, pas d'autre signification. Une capitulation face au terrorisme », répète M. Lieberman. Sa démission entrera en vigueur dans 48 heures. Reste à voir si son parti restera au sein de la coalition.

Avant même la conférence de presse du ministre de la Défense, l’entourage de Benyamin Netanyahu a réagi et a prévenu qu’à ce stade et jusqu’à nouvel ordre, le portefeuille de la défense restera aux mains du Premier ministre. Il n’est par ailleurs « pas nécessaire non plus d’avancer les élections », indique un proche conseiller de Benyamin Netanyahu.

Avigdor Lieberman a également fait état une série de différends avec Netanyahu, notamment sur le dossier du village bédouin de Khan al-Ahmar. Plusieurs commentateurs font remarquer que le message qui se cache derrière cette démission est problématique : « Les 500 missiles tirés depuis Gaza ces derniers jours ont provoqué le départ de Lieberman et Netanyahu est un chef de gouvernement faible. »

Le Hamas, pour sa part, s’est félicité de cette démission. Le mouvement au pouvoir dans l’enclave estime que c’est « une victoire politique pour Gaza qui a réussi, par sa résistance, à ébranler la scène politique » israélienne.

Lieberman, l'homme qui fait et défait les alliances politiques

Ancien videur de boîte de nuit, Avigdor Lieberman est parfois qualifié de « Vladimir Poutine à l'israélienne ». En Israël depuis 1978, cet immigrant d'Union soviétique est connu pour ne pas mâcher ses mots. Sans que les actions suivent nécessairement. Il s'était notamment engagé à éliminer le dirigeant du Hamas, Ismaël Haniyeh dans les premières 48 heures de son mandat de ministre de la Défense. Dans la même veine, il a également menacé de bombarder Téhéran et le barrage d'Assouan en Egypte. Il propose de décapiter à la hache les Arabes israéliens déloyaux et qualifie une conférence internationale organisée par la France de version moderne du procès Dreyfus.

Il est le fondateur et le dirigeant du parti russophone à l'origine Israel Beytenou, un mouvement politique où les décisions ne sont prises que par un seul homme : Lieberman lui-même. Il a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement, sous Ariel Sharon et Benyamin Netanyahu notamment. Il est l'auteur d'un plan étonnant qui prône notamment deux Etats avec échanges de territoires et de populations.

Lieberman est qui fait et défait les alliances politiques. Pour ses détracteurs, sa plus grave erreur n'est pas d'avoir démissionné mais plutôt d'avoir accepté le portefeuille de la Défense.

Source : RFI

 

Algérie : Djamel Ould Abbès démissionne de la direction du FLN

Djamel Ould Abbès, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), a démissionné mercredi 14 novembre de la direction du parti, sans en donner les raisons. Moad Bouchareb, le nouveau président de l’Assemblée nationale, devrait assurer l'intérim.

Le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès, a déposé le mercredi 14 novembre sa démission de la direction du parti qu’il assure depuis octobre 2016. Réputé proche du cercle présidentiel, Djamel Ould Abbès n’a pas expliqué les raisons de son départ du FLN.

L’agence officielle APS a de son côté confirmé la démission de Djamel Ould Abbès en raison de « soucis de santé qui lui imposent un congé de longue durée », citant une source officielle non identifiée.

Dans une déclaration faite à la presse quelques instants plus tard devant le siège du parti, Ahmed Boumehdi, membre du bureau politique du FLN, a démenti que Ould Abbès avait présenté sa démission. Ce dernier aurait pris un congé en raison de son état de santé, a-t-il précisé, en ajoutant que le bureau politique se réunira pour prendre une décision.

L’intérim assuré par Moab Bouchareb

Selon des sources à Alger proches du FLN et contactées par Jeune Afrique, Djamel Ould Abbès aurait été remplacé par Moad Bouchareb, qui assure depuis le 24 octobre dernier la présidence de l’Assemblée nationale. L’agence APS précise que l’intérim sera assuré par Moab Bouchareb en attendant que les organes habilités du parti du FLN se prononcent sur son remplacement. Chef du groupe parlementaire du FLN, député de Sétif depuis trois législatures, le nouveau président de l’Assemblée nationale, âgée de 47 ans et détenteur d’une licence en langue arabe, avait déjà occupé les fonctions de vice-président de l’APN.

Controverses

Ces dernières semaines, Djamel Ould Abbès avait provoqué différentes controverses, notamment en annonçant le 28 octobre que le président algérien Abdelaziz Bouteflika sera bien le candidat du FLN à la présidentielle prévue en avril 2019. Nombreux sont ceux qui avaient interprété son annonce comme une candidature officielle du chef de l’État pour un cinquième mandat.

En début de semaine, Djamel Ould Abbès est également entré en conflit direct avec Tayeb Louh, ministre de la Justice et membre du FLN, en le désavouant au profit du Premier ministre Ahmed Ouyahia. Dans une déclaration publique tenue le 5 novembre dernier, Tayeb Louh a vivement critiqué son Premier ministre en l’accusant d’avoir été à l’origine de l’incarcération de milliers de cadres dans les années 1990. Plutôt que de manifester de la solidarité à l’égard de son confère du FLN, Djamel Ould Abbès a pris la défense du Premier ministre, également secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), le parti rival.

Lundi 12 novembre, Djamel Ould Abbès a affirmé que les déclarations de Tayeb Louh contre Ahmed Ouyahia « n’engagent en rien » le FLN. Selon lui, Louh a « agi en tant que ministre et non comme militant du FLN » en assurant que son parti « ne l’a pas délégué » pour « s’attaquer à Ouyahia ». Rien n’indique actuellement que le départ surprise de Ould Abbès est lié à sa prise de position en faveur du Premier ministre.

Légitimité contestée

Depuis sa désignation au secrétariat général de l’ex-parti unique, Djamel Ould Abbès n’a jamais fait l’unanimité parmi ses pairs. Certains contestent sa légitimité, d’autres sa gestion solitaire des affaires du FLN. La personnalité de cet ancien ministre ainsi que ses déclarations loufoques et à l’emporte-pièce suscitent souvent moqueries et atterrement.

C’est à la faveur d’un concours de circonstances que cet homme au passé révolutionnaire controversé s’est retrouvé, à l’automne 2016, propulsé sur le devant de la scène. Lassée des saillies intempestives d’Amar Saadani, SG du FLN depuis août 2013, la présidence de la République avait décidé de le congédier. Qui pour remplacer le secrétaire général dont le mandat à la tête du FLN avait causé tant de dégâts et de tumultes ? À la surprise générale, Abdelaziz Bouteflika avait choisi Djamel Ould Abbès.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Forum pour la paix: le dialogue, nouvelle arme contre le terrorisme au Sahel

Forum pour la paix: le dialogue, nouvelle arme contre le terrorisme au Sahel Le Forum sur la paix de Paris s’est achevé ce mardi 13 novembre à la Grande Halle de la Villette au nord de la capitale française. Cet évènement a clos les commémorations du centenaire de l’Armistice qui a mis un terme à la Première Guerre mondiale.

Trois jours de réflexion sur le multilatéralisme au service de la paix avec pour but de remettre le dialogue au cœur de la stratégie contre les conflits et la montée du terrorisme. C’est justement ce que certains acteurs d’Afrique de l’Ouest ont essayé de plaider.

Dan Dano Mahamadou Lawaly est l’ancien gouverneur de Diffa, au sud-est du Niger. Une région en proie aux attaques des jihadistes de Boko Haram. Malgré les opérations anti-terroristes de l’armée, la menace est toujours réelle. L’ancien gouverneur plaide pour un changement de stratégie, car il ne voit pas de solution dans l’approche militaire.

« Nous avons mis en place le processus d’accueil des repentis de Boko Haram. On a parlé avec ces jeunes, nous avons compris quelles étaient leurs motivations et nous avons fait en sorte que plus de 200 jeunes soient revenus au pays et aient déposé les armes, explique-t-il. Il faut les conditions du retour de la paix et ces conditions passent nécessairement par le dialogue, il faut parler ».

La mise en place d'une approche globale

Alors que la force conjointe du G5 Sahel continue de chercher des financements, la menace jihadiste s’est étendue gagnant récemment l’est du Burkina. Une vraie inquiétude pour la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le général Francis Behanzin, commissaire paix et sécurité de la Cédéao demande qu’une approche globale soit mise en place.

« Il faut pouvoir fidéliser les jeunes et les déradicaliser, détaille le militaire. La solution n’est jamais militaire, il faut prévenir avant d’en arriver là. Des instructions ont été données à la Commission de la Cédéao de s’intéresser davantage au G5 Sahel afin de demander à être ensemble sur certains projets ».

Le G5 Sahel dispose aussi d’un outil de financement de projets de développement : l’Alliance Sahel qui devrait soutenir à hauteur de 6 milliards d’euros 500 projets d’ici 2022. Mais ses débuts sont encore timides.

Des débats aussi marqués par les questions climatiques

Sur le continent africain, le lien entre le réchauffement climatique et l'augmentation des conflits ne fait plus aucun doute chez les chercheurs. Il suffit d'un degré et demi de plus pour que l'existence d'un milliard et demi de personnes en Afrique et en Asie soit menacée. Ces conclusions viennent du rapport du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat, rendu le mois dernier.

Un degré et demi, et la saison des pluies du Golfe de Guinée à l'Afrique centrale serait plus courte mais plus violente, entraînant de fortes inondations. Un degré et demi, et 7 à 10% du bétail d'Afrique subsaharienne serait menacé. Un degré et demi et 40% des surfaces cultivables de maïs en Afrique de l'Ouest pourraient disparaître.

La diminution des ressources naturelles augmente la pression sur le foncier et les conflits éclatent. En témoigne le centre du Mali, où les affrontements entre agriculteurs et éleveurs sont instrumentalisés par les groupes jihadistes.

Le constat est d'autant plus amer, que l'Afrique produit moins de 4% du total des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Durant la COP 21 de Paris, en 2015, les pays du Nord ont promis 100 milliards de dollars par an au Fonds vert pour le climat, qui doit soutenir les pays du sud. Selon Oxfam, trois ans plus tard, moins de la moitié de ces fonds ont été débloqués.

Source : RFI