Sat10312020

Last update10:17:52 AM GMT

Back Divers

Faits Divers

L'UE soutient la France après l'appel au boycott des produits français par le président turc

L'UE soutient la France après l'appel au boycott des produits français par le président turc Euronews - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé lundi au boycott des produits français, prenant la tête de la colère grandissante dans le monde musulman contre Emmanuel Macron après que ce dernier eut défendu la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.

Recep Tayyip Erdogan, Président turc : "Je m'adresse d'ici à ma nation : surtout ne prêtez pas attention aux marques françaises, ne les achetez pas"

L'escalade actuelle des tensions entre la Turquie et la France, dont les relations s'étaient déjà dégradées en raison de désaccords liés à la Syrie, la Libye et la Méditerranée orientale, s'est traduite par le rappel de l'ambassadeur français à Ankara samedi pour consultations.

La dernière crise a éclaté après que M. Macron eut promis que son pays continuerait de défendre ce genre de caricatures, lors d'un hommage national à Samuel Paty, un professeur français décapité dans un attentat islamiste le 16 octobre pour avoir montré de telles représentations en classe.

M. Erdogan, qui a mis en cause la "santé mentale" de M. Macron, a accusé lundi le chef d’État français de "diriger une campagne de haine" contre les musulmans, comparant le traitement de ces derniers en Europe à celui des Juifs avant la Deuxième Guerre mondiale.

Accusée par Paris de rester silencieuse sur le meurtre de l'enseignant français, la présidence turque a fini toutefois lundi par dénoncer un "assassinat monstrueux" qui "ne peut aucunement être justifié".

L'UE affiche son soutien à Paris

Face au barrage de critiques turques, le président français a enregistré une série de soutiens en Europe.

Les déclarations de M. Erdogan sont "diffamatoires" et "absolument pas acceptables", a ainsi déclaré le porte-parole de la chancelière allemande Angela Merkel.

"Les Pays-Bas défendent résolument aux côtés de la France les valeurs communes de l'UE. Pour la liberté d'expression et contre l'extrémisme et le radicalisme", a tweeté le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Son homologue italien Giuseppe Conte a également apporté son soutien à M. Macron.

Nicos Anastasiades, Président de Chypre : "Cette attaque contre le président français par le dirigeant d'un pays candidat à l'adhésion à l'UE est un affront vulgaire aux principes et aux valeurs de l'Union"

Ligne rouge

Mais dans le monde musulman, où toute représentation du prophète Mahomet est taboue, les déclarations du président français ont suscité des manifestations de colère.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi à Dacca, appelant au boycott des produits français et brûlant une effigie du président Emmanuel Macron après que ce dernier a défendu la liberté de caricaturer le prophète Mahomet.

Selon la police, plus de 40 000 personnes participaient à cette marche organisée par un parti islamiste et qui a été stoppée avant de parvenir près de l'ambassade française dans la capitale du Bangladesh.

A Gaza, quelques dizaines de manifestants anti-Macron se sont réunis lundi pour le deuxième jour consécutif, collant une photo du chef d’État français barrée d'une croix rouge sur la façade de l'Institut français.

Ce week-end, plusieurs rassemblements ont eu lieu, en Tunisie ou dans certaines régions de Syrie, même s'ils n'ont réuni que quelques dizaines de personnes.

Les appels au boycott se sont aussi multipliés : dès samedi soir, des produits français ont été retirés des rayons de supermarchés à Doha, au Qatar.

En Jordanie, des vidéos sur les réseaux sociaux montraient des rayons de supermarchés vidés de leurs produits français, ou remplacés par ceux d'autres pays. Les vidéos étaient accompagnées de hashtags #France Boycott ou "#Our Prophet is a red line" (Le prophète est notre ligne rouge).

Au Sénégal, pays d'Afrique de l'Ouest majoritairement musulman, le mouvement panafricaniste "Frapp-France Dégage" a lancé un "appel au boycott des produits français pour dénoncer (l')amalgame indécent, insultant, entre islam et terrorisme, cette islamophobie encouragée et couvée par l'Etat impérialiste français".

"Il n'est pas question de céder au chantage", a dénoncé Geoffroy Roux de Bézieux, le chef du Medef, le principal syndicat patronal en France, appelant les entreprises françaises à faire passer leurs "principes" avant les affaires.

Sites piratés

Des dizaines de petits sites internet français ont par ailleurs été touchés par une vague de piratages informatiques consistant à leur faire afficher des messages de propagande islamiste, a constaté lundi l'AFP.

Des messages tels que "Victoire pour Mohammed, victoire pour l'Islam et Mort à la France" et un montage représentant Emmanuel Macron grimé en cochon étaient affichés à la place de la page d'accueil de sites d'associations de retraités, de commerces ou de petites mairies.

Lundi, la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot a appelé à "l'apaisement", expliquant que la France ne luttait pas "contre les musulmans français", mais contre "l'islamisme et le terrorisme".

Emmanuel Macron a tweeté dimanche : "La liberté, nous la chérissons ; l'égalité, nous la garantissons ; la fraternité, nous la vivons avec intensité. Rien ne nous fera reculer, jamais".

Outre M. Erdogan, plusieurs responsables politiques dans le monde musulman ont également critiqué M. Macron.

Au Pakistan, le Premier ministre Imran Khan l'a accusé d'"attaquer l'islam".

Le ministère des Affaires étrangères marocain a fait savoir que le Royaume condamnait "vigoureusement la poursuite de la publication des caricatures outrageuses à l'islam et au prophète".

Par Euronews avec AFP

 

Algérie : Abdelmadjid Tebboune admis à l’hôpital

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune est rentré dans une unité de soins spécialisés de l'Hôpital central de l'armée à Alger.Abdelmadjid Tebboune a été admis mardi 27 octobre à l’Hôpital militaire d’Aïn Naadja, à Alger. Il avait annoncé samedi 24 octobre son isolement « volontaire » après que plusieurs cadres de la présidence avaient présenté des symptômes du Covid-19. Âgé de 74 ans, le président algérien avait alors affirmé être en « bonne santé » et « continuer [son] travail ».

Ce sont les services du Premier ministre qui ont annoncé l’hospitalisation du président algérien dans un communiqué diffusé par l’agence APS. « Sur recommandation de ses médecins, le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, est rentré dans une unité de soins spécialisés de l’hôpital central de l’armée à Aïn Naadja, à Alger. Son état de santé est stable et n’inspire aucune inquiétude », selon le communiqué. Toujours selon les services du Premier ministre, le chef de l’État serait en mesure de poursuivre ses activités quotidiennes depuis sa chambre.

Source : Jeune Afrique

Maroc : pourquoi le Polisario bloque El Guerguerate

Un soldat marocain surveillant le « mur de défense », à Guerguerat, dans le Sahara occidental, le 29 mars 2017.Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU doit statuer le 28 octobre sur la reconduite de la Minurso, le Front Polisario cherche à fermer le point de passage avec la Mauritanie.

Mercredi 21 octobre. C’est l’alerte rouge à El Guerguarate, ce no man’s land séparant le Maroc et la Mauritanie. Une cinquantaine de membres du Front Polisario débarquent en force, armes en bandoulière, et s’attellent à ériger un barrage de fortune : des pierres et des pneus sont disposés de manière à couper la route reliant les deux pays. Depuis fin septembre, le Polisario appelle ses militants à des manifestations dans la zone. Présentes sur place, les forces de la Minurso cherchent, elles, à convaincre les hommes du Polisario de renoncer à ces actions qui ont pour effet d’obstruer la circulation civile et commerciale sur la frontière. En vain.

Principale cause de ces nouvelles tensions entre le Maroc et le Polisario : la série d’ouvertures de consulats africains dans ce que le royaume considère comme ses provinces du Sud. Le 23 octobre, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau et la Guinée-équatoriale ont inauguré leur consulat à Dakhla. Depuis un an, les Comores (décembre 2019), le Gabon, Sao Tomé-et-Principe, la République centrafricaine (janvier 2020), ainsi que la Côte d’Ivoire (février 2020), Djibouti, le Burundi, la Guinée et le Libéria (mars 2020) ont également ouvert des représentations diplomatiques dans la région.

Cette reconnaissance de fait de la souveraineté marocaine sur le Sahara par ces pays africains inquiète le Polisario, qui brandit à nouveau la menace du retour aux armes via son agence de presse SPS : « Il s’agit d’un acte hostile visant à saper la souveraineté de la RASD [République arabe sahraouie démocratique] (…) et une grave violation du statut juridique international du Sahara occidental. » Le communiqué du Polisario considère même les gouvernements de ces pays comme ayant « vendu leur âme au diable, en échange de quelques promesses vides alors que leurs peuples souffrent de pauvreté et de privation. »

Au siège du Conseil de sécurité de l’ONU, la réaction ne se fait pas attendre. Le jour même, par la voix de son porte-parole adjoint, le Secrétaire général des Nations unies a « rappelé que la circulation civile et commerciale régulière ne doit pas être entravée et qu’aucune mesure ne doit être prise qui pourrait constituer un changement du statu quo dans la zone tampon », a insisté Stéphane Dujarric.

Appel au calme

Ce dernier fait savoir que la mission onusienne a mobilisé de nouveaux éléments pour tenter de désamorcer cette nouvelle crise. « Nous exhortons toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et à prendre toutes les mesures nécessaires pour apaiser les tensions », a ajouté le porte-parole d’Antonio Guterres.

Quant au personnel diplomatique marocain, il estime que cette action du Polisario constitue « un acte désespéré pour essayer d’influer sur la nouvelle résolution du Conseil de sécurité attendue cette semaine, sachant que le rapport préalable du Secrétaire général [de l’ONU] est largement en faveur du Maroc. » Le rapport du 2 octobre du secrétaire général de l’ONU pointait notamment les « nombreuses violations » du Polisario. Le président de la RASD Brahim Ghali avait réagi en critiquant à son tour la Minurso, selon lui « spectateur passif devant les actions annexionnistes du Maroc ».

Les autorités marocaines ont réagi avec fermeté à cette nouvelle provocation du Front Polisario

De leur côté, les autorités du royaume ont réagi avec fermeté face à ce qu’elles considèrent comme une nouvelle provocation du Front Polisario. « Point de processus politique avec les gangs. Point de processus politique avec les brigands », a martelé le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita à l’évocation des éléments du Front Polisario stationnés à Guerguarate. Et d’ajouter : « Point de processus politique avec la partie qui a perdu toute crédibilité qui travaille en tant que groupe armé et gang. Elle ne peut-être l’interlocutrice du Maroc et ne peut-être une partie dans tout processus politique. » Une manière d’indiquer que les rounds de négociation de Genève, interrompus depuis mars 2019 et la démission de l’ancien envoyé personnel du SG de l’ONU, Horst Köhler, ne sont pas près de reprendre…

Pendant ce temps, le Maroc continue à renforcer ses liens diplomatiques et à consolider sa légitimité au Sahara. L’ouverture d’un nouveau consulat général de la Zambie est ainsi prévue ce 27 octobre, cette fois-ci à Laâyoune, chef-lieu du Sahara.

Source : Jeune Afrique

Guinée: Amnesty International dénonce «des tirs à balles réelles» des forces de sécurité

Des policiers guinéens lors de heurts avec les manifestants le 21 octobre 2020. Amnesty International dénonce des violences policières et des tirs à balles réelles sur les manifestants.Alors que les violences post-électorales en Guinée ont fait au moins 18 morts d'après le gouvernement, une trentaine selon l'opposition, depuis le scrutin du 18 octobre, Amnesty International a déclaré dimanche 25 octobre que les forces de sécurité avaient tiré à balles réelles contre des manifestants.

Selon l'ONG de défense des droits de l'homme, il y a des preuves que des membres des forces de sécurité guinéennes ont tiré « à balles réelles ». L’organisation de défense des droits de l’homme explique avoir travaillé à partir de témoignages, de photos et de vidéos authentifiées pour en venir à ces conclusions. Fabien Offner, chercheur pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty International, explique comment ils travaillent pour vérifier les informations données : « On remonte aux auteurs de la vidéo, et l’on travaille avec des collaborateurs qui sont spécialisés dans les images satellites pour permettre une fois qu’on a eu quelques éléments sur l’adresse précise où a été tournée ces vidéos, pour vérifier cette localisation. »

Analyse de balles et de douilles

Une des vidéos sur lesquelles ils ont travaillé est notamment celle de Kobaya en banlieue de Conakry. « C’est une vidéo qui a été authentifiée. Cela s’est passé à Kobaya le 21 octobre, trois personnes en uniforme, dont une tire à trois reprises en direction de civils présumés », explique le chercheur à notre envoyée spéciale à Conakry, Charlotte Idrac.

Leur travail d’analyse s’est aussi intéressé aux balles et aux douilles à Labe, en Moyenne-Guinée. « Ce qu’on a su assez rapidement d’une part, c’est que l’armée avait été déployée avant l’annonce officielle de la réquisition de l’armée par le ministre de l’Administration territoriale. On nous a transmis des photos et l’on a pu identifier des balles qui sont utilisées pour des armes de type AK-47 P-MAC, donc des modèles Kalachnikov, et ces modèles sont portés par les membres des forces de défense et de sécurité guinéennes, précise Fabien Offner. Il y a des photos et des vidéos qui l’ont prouvé. »

Amnesty condamne également les coupures d'internet pendant les troubles. Selon les chiffres encore provisoires de la Céni, le président Alpha Condé, 82 ans, a remporté un troisième mandat présidentiel avec 59,49% des voix. Mais le principal candidat de l'opposition, Cellou Dalein Diallo, conteste le résultat de la présidentielle.

« Pas de policiers ou de gendarmes identifiés »

Albert Damantang Camara, ministre guinéen de la Sécurité publique et de la Protection civile, assure de son côté qu'il n'y aura pas d'impunité si des crimes ont été commis. Il demande à Amnesty International de transmettre les preuves que l'ONG affirme détenir afin que la justice puisse faire son travail : « Si quelqu’un a des images ou des indications précises sur quiconque en train de tirer sur des citoyens innocents, nous sommes preneurs de ces preuves-là pour faire avancer la justice, déclare le ministre joint par Jeanne Richard. Il n’est pas question de transiger ou de protéger un quelconque assassin, qu’il soit civil, qu’il soit militaire ou policier ou gendarme. Mais simplement, nous agissons sur la base de procédures claires, des textes de loi, et surtout des preuves intangibles, tout le monde le sait. Les affaires sont systématiquement ouvertes. Maintenant, il n’y a pas eu de policiers ou de gendarmes identifiés par nos services en train de tirer. »

Faire avancer la vérité

Quant au chercheur Fabien Offner, il se dit inquiet pour la suite et espère que la communauté internationale se positionnera sur les faits signalés par l’ONG. « Amnesty International ne peut que regretter la faible visibilité de l’Union africaine et de la Cédéao [Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest] sur ce sujet. La reprise des manifestations annoncée par le FNDC est une nouvelle étape qui fait encore craindre potentiellement de nouveaux troubles, rappelle-t-il. Le pire est déjà là. Il faut que quelque chose soit fait. »

Une mission conjointe de la Cédéao, l’Union africaine et l’ONU est arrivée dimanche à Conakry pour tenter d’apaiser les tensions post-électorales. Le Front national de défense de la Constitution (FNDC) a en effet appelé à reprendre les manifestations dès ce lundi pour « protester contre le troisième mandat du président Alpha Condé ».

Pour sa part, le ministre Albert Damantang Camara souhaite que l’on prenne le temps d’examiner les faits : « Le temps des médias et des ONG n’est pas le temps de la justice. Je crois que tout ceci ne se fera que dans la sérénité, et l’instrumentalisation politique de ces pauvres personnes totalement innocentes et inconnues qui meurent dans les manifestations n’aide pas à faire avancer la vérité. »

Source : RFI

Libye : les parties en conflit s’accordent sur un cessez-le-feu permanent

Les parties en conflit en Libye ont signé vendredi 23 octobre un cessez-le-feu national et permanent avec « effet immédiat », après cinq jours de discussions à Genève.Après cinq jours de discussions à Genève, organisées sous l’égide des Nations unies, un accord de « cessez-le-feu permanent » a été signé ce vendredi.

Les parties en conflit en Libye ont signé vendredi 23 octobre un cessez-le-feu national et permanent avec « effet immédiat », après cinq jours de discussions à Genève, organisées sous l’égide de l’Organisation des Nations unies (ONU).

« Les parties libyennes sont parvenues à un accord de cessez-le-feu permanent dans toute la Libye. Cet accomplissement représente un tournant important vers la paix et la stabilité en Libye », a estimé la Mission d’appui de l’ONU en Libye (Manul).

La signature de l’accord, organisée dans la salle du palais des Nations de Genève, qui est utilisée pour les réunions régulières de la Conférence du désarmement, a duré une dizaine de minutes, suivie d’une salve d’applaudissements.

La fin du chaos ?

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos politique où deux autorités se disputent le pouvoir : le gouvernement d’accord national (GAN), installé à Tripoli et reconnu par l’ONU, et un pouvoir incarné par le maréchal Khalifa Haftar, qui règne sur l’Est et une partie du Sud.

En avril 2019, le maréchal Haftar avait lancé une offensive contre la capitale mais au bout de quatorze mois de combats meurtriers, ses troupes, malgré le soutien de l’Égypte, des Émirats arabes unis et de la Russie, ont subi une défaite cinglante face aux forces pro-GAN, aidées militairement par la Turquie.

Les combats ont fait des centaines de morts et poussé à la fuite des dizaines de milliers de personnes

Les combats ont fait des centaines de morts et poussé à la fuite des dizaines de milliers de personnes. Depuis, les rivaux libyens ont retrouvé le chemin du dialogue et plusieurs rencontres ont eu lieu depuis septembre. Pour la population, épuisée par les combats et les divisions, ce cessez-le-feu permanent est une lueur d’espoir.

« La route a été longue et difficile par moments. Votre patriotisme vous a permis d’avancer et de parvenir à un accord de cessez-le-feu, a relevé Stephanie Williams, chef par intérim de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul). J’espère que cet accord contribuera à mettre un terme aux souffrances du peuple libyen et nous espérons qu’il permettra aux personnes déplacées et aux réfugiés, à l’intérieur et à l’extérieur du pays, de retourner chez elles et de vivre en paix et en sécurité. »

« Dispositifs de sécurité conjoints »

Mercredi, elle avait annoncé devant la presse des accords sur plusieurs mesures concrètes décidées par les belligérants, comme « l’ouverture des voies terrestres reliant toutes les régions et villes de Libye », avec des « dispositifs de sécurité conjoints ».

La haute responsable onusienne a en outre annoncé que les deux parties avaient aussi convenu d’accroître la production de pétrole, en demandant à leurs commandants « de travailler avec le représentant de la National Oil Corporation, pour proposer une restructuration des gardes des installations pétrolières ».

Source : Jeune Afrique

Côte d'Ivoire: Sidiki Diakité, le ministre de l'Administration territoriale, est mort

Sidiki Diakité est entré au gouvernement en 2017 en tant que ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avant de passer à l’Administration du territoire et de la Décentralisation.Sidiki Diakité, ministre de l'Administration territoriale, est décédé ce vendredi 23 octobre suite à un arrêt cardiaque. Ces derniers jours, c’est lui qui coordonnait les tentatives de dialogue entre le gouvernement et les partis d’opposition.

Tout aussi soudaine qu'inattendue, la disparition de Sidiki Diakité fait tristement écho à celle du Premier ministre et premier candidat désigné du RHDP à la présidentielle, Amadou Gon Coulibaly, décédé lui aussi suite à des complications cardiaques il y a trois mois.

C’est le Premier ministre Hamed Bakayoko lui-même, en pleine campagne électorale, qui a publiquement annoncé la nouvelle lors d’une réunion politique au palais de la culture de Treichville à Abidjan.

Auparavant préfet d’Abidjan, Sidiki Diakité est entré au gouvernement en 2017 en tant que ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avant de passer à l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Sa fonction faisait de ce fidèle du président Alassane Ouattara le patron des préfets, qui chapeautait le déploiement des Commissions électorales indépendants locales à travers le pays. Un rôle non négligeable puisque son ministère compte un représentant à la CEI.

Ces derniers jours, c’est aussi Sidiki Diakité qui préparait les réunions techniques liées aux tentatives de médiation et de dialogue entre le gouvernement et l’opposition. Des rencontres qui n’ont finalement pas eu lieu car boycottées par les partis des candidats Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan, alors que le premier tour de la présidentielle se tient dans une semaine.

Dans un communiqué, la présidence ivoirienne a salué « la mémoire d’un grand serviteur de l’Etat, un collaborateur compétent et loyal » et a décrété trois jours de deuil national.

Source : RFI

"L’ancien Président Aziz n’a pas demandé de médiation" (Ex-ministre)

Tawary - L’ancien président mauritanien, M. Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas demandé aucune médiation soit elle, selon le site tiguend.mr qui cite l’ex-ministre de la jeunesse et des sports, Mohamed Ould Djibril.

Dans sa déclaration, il a fait allusion à la rencontre entre le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et Isselkou Ahmed Izidbih mardi dernier à Nouakchott.

Et Ould Djibril de préciser que « cela fait plus d’une année que l’ancien Chef d’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz est victime d’une campagne hostile à sa personne par les services de l’Etat ». Il a été privé de ses droits les plus élémentaires que lui attribue la constitution, a-t-il souligné.

L’ancien ministre a précisé sur page sa facebook, "suite à toutes les accusations et machinations dont il a été l’objet, il n’a souhaité aucune médiation avec personne", rapporte une source de presse locale.

Source : Tawary