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Le candidat Mohamed Ould Maouloud séduit les populations de Sebkha

Le candidat Mohamed Ould Maouloud séduit les populations de SebkhaKassataya - Venus en masse répondre à l’invitation de la section de la Coalition des Forces du Changement Démocratique, les jeunes de la commune de Sebkha ont eu un échange franc et instructif avec le Dr Mohamed Ould Maouloud candidat à l’élection présidentielle du 22 juin 2019, accompagné entre autre par son directeur de campagne M. Limam Ahmed Ould Mohamedou, du vice président de l’UFP le professeur Lo Gourmo ainsi que de la députée Kadiata Malick Diallo.

Très en verve et engagé à mettre fin au régime politique en place, le Dr Mohamed Ould Maouloud a fait un diagnostic sans concession de la gestion calamiteuse et de l’amateurisme dont a fait preuve le régime en place dont le candidat Ould Ghazouani est comptable.

L’Etat n’existe pas, il a abandonné toutes ses prérogatives.. .

“Je suis conscient de la situation difficile que vit Sebkha, c’est le cas partout en Mauritanie, mais ici c’est le symbole.“

C’est en ces termes, que le Dr Mohamed Ould Maouloud a dressé le bilan négatif du régime en place, caractérisé par “le chômage, le délabrement de l’école, de la santé, l’insécurité, la paupérisation… et ce malgré les moyens dont il a bénéficié avec l’augmentation des revenus des secteurs extractives qui sont mal investis”. Cette situation s’est aggravée à cause, dit-il, d’une politique de “spectacle et d’improvisation”.

“Vous êtes les garants de la démocratie” scande Ould Maouloud devant des jeunes conquis…

Évoquant la particularité de ce quartier périphérique riche en ressources humaines et en potentiels aussi bien économique que culturel, Dr Mohamed Ould Maouloud, après avoir dressé la situation alarmante de cette commune a tenu à présenter les différentes solutions qu’il propose.

Répondant à une question sur les garanties de transparence de la présidentielle de 2019, Mohamed Ould Maouloud soutient que la seule garantie qui vaille est celle de la vigilance des jeunes et des femmes qui doivent envahir les bureaux en supervisant pour le compte de l’opposition les opérations électorales.

À l’adresse de la jeunesse, le candidat Ould Maouloud dira : “Vous êtes les seuls garants de la démocratie mieux vous êtes les sentinelles de la démocratie… Il vous revient de refuser toutes formes de confiscation de vos choix.”

“Nous sommes porteur d’un projet de changement avec tous les mauritaniens”

Après avoir dressé un diagnostic sans concession de la situation, le candidat de la coalition “Changeons d’Ère” qui incarne la seule alternative crédible possible, a listé ses différentes propositions qui seront matérialisées dans un programme de redressement national qu’il présentera dans les jours à venir.

Parlant des mesures concrètes qu’il compte prendre une fois élu, Ould Maouloud qui soutient que tout est prioritaire en Mauritanie, fait de la question de l’unité nationale l’axe de base qui permettra de solutionner les autres priorités, “Il faut commencer par solder les dossiers qui empoisonnent l’unité nationale, en particulier le dossier dit du passif humanitaire.”

Pour le Dr Mohamed Ould Maouloud “l’unité nationale ne peut pas se faire alors que des citoyens se sentent exclus dans leur propre pays, elle ne peut se faire que dans la justice, la reconnaissance de droits politiques économiques, sociaux et culturels de chaque communauté, telle que l’officialisation des langues nationales et leur promotion”.

Enfin, le Dr Mohamed Ould Maouloud a profité de cette rencontre pour présenter sa vision du développement local et de sa politique de décentralisation en prenant exemple sur la commune de Sebkha.

Le Dr Mohamed Ould Maouloud, soutient qu’il lancera dès son élection à la magistrature suprême les assises de la décentralisation et du développement local.

Cependant, il s’engage au transfert de nouvelles compétences aux communes avec un transfert effectif des dotations financières qui sera garanti par la constitution.

Face au déficit de ressources humaines dont fait face toutes les communes mauritaniennes, Mohamed Ould Maouloud affectera des cadres de l’administration publique centrale au service des communes sur des questions techniques. Il mettra en place la police municipale qui sera un appui aux communes aussi bien dans la gestion des marchés, la levée des impôts locaux et le contrôle de la salubrité publique.

Après cette présentation détaillée et complète, le public venu en masse a été conquis et rassuré par le candidat Ould Maouloud qu’il promette d’envoyer au second tour.

Source : Maouloud 2019

(Reçu à Kassataya le 21 mai 2019)
Source : Kassataya (France)

 

 

Biram Dah Abeïd plaide pour l’unité des candidats de l’opposition

Biram Dah Abeïd plaide pour l’unité des candidats de l’oppositionBiram Dah Abeïd a appelé les quatre candidats de l’opposition à resserrer leurs rangs et à prendre conscience des principaux moments important du pays. Profitant de la présentation-dédicace, ce lundi 20 mai, de son livre « Biram Dah Abeïd Ma vie, Ta liberté pour un pacte de la Renaissance »,

Le candidat indépendant a déclaré que «Ma campagne est pour vous et pour moi-même», identifiant Mohamed Ould Maouloud, Sidi Mohamed ould Boubacar et Kane Hamidou Baba « pas pour affaiblir. La vraie position est celle qui nous soude, nous unit», a-t-il poursuivi.

A l’adresse de ceux qui se disent ses aînés à savoir Samba Thiam, Ibrahima Sarr et Kane Hamidou Baba, Biram dira: «Ma victoire est la leur. Mon énergie, mon apport c’est pour moi-même, pour eux.

La seule issue pour le peuple mauritanien c’est que nous nous soudons, nous unissons nos positions à travers des actes et des discours qui peuvent changer, à éviter la dislocation des forces du changement qui peuvent unir toutes les forces aspirant à la justice et au changement», a soutenu Biram sous les ovations de ses militants.

Un virant hommage a été rendu à Ahmed Ould Daddah et Mohamed Ould Maouloud qualifiés par Biram d’être les "pionniers et les grands monuments de l’opposition mauritanien" saluant leur parcours. Appelant à l’unité et à la concertation pour que le changement soit avec et au sein des forces de l’opposition, Biram a estimé qu’il est important de prendre garde face à un pouvoir habitué à négocier les traîtrises et à profiter de la dislocation des forces de l’opposition ».

Biram a révélé qu’il s’interdira tout propos discourtois ou attaque contre Ould Babacar, Kane et Ould Maouloud et que sa force de frappe sera orientée vers Ghazouni: « Je n’ai qu’un seul adversaire c’est le candidat du pouvoir».

Qualifiant de « détail et de non événement » l’incident survenu lors de l’investiture de Kane, Biram se dit prêt à rencontrer sans «conditions » et à répondre à toute invitation de ses aînés Samba Thiam, Sarr Ibrahima, Ba Alassane Hamady « Balas » et Kane Hamidou Baba. « Je leur ai toujours rendu visite sans rien attendre en retour». Des échanges corsés entre les partisans de Biram et ceux de la Coalition Vivre Ensemble sont notés sur les réseaux sociaux depuis l’incident du stade Basra.

Sur la lancée, Biram a incité les «mauritaniens à prendre au sérieux la nécessité du changement pacifique, démocratique par les urnes pour tous et opter pour le changement dans les esprits dans un vote effectif». Il a encouragé chaque mauritanien à « faire voter ses autres compatriotes, d’être vigilant, à protéger son vote ainsi que le verdict ».

Biram a interpelé ceux qui « profitent du pouvoir pour s’engraisser, se sucrer au détriment d’une bonne gouvernance, d’une vraie démocratie et au détriment du peuple, à réviser leurs positions et leur pacte diabolique pour se ranger dans le camp des justes à savoir derrière le peuple mauritanien assoiffé de changement ».

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: Ould Abdel Aziz en visite dans le pays, juste avant la fin de son mandat

Mauritanie: Ould Abdel Aziz en visite dans le pays, juste avant la fin de son mandatLe360 Afrique - Frappé par la limitation constitutionnelle des mandats, le président en exercice Mohamed ould Abdel Aziz ne peut être candidat à sa propre succession.

Ainsi, le timing de son périple dans l'Est mauritanien suscite de nombreuses interrogations, à quelques semaines de son départ du pouvoir, les élections présidentielles étant prévues pour le 22 juin prochain.

Première réponse, Mohamed ould Abdel Aziz a inauguré hier, lundi, une station électrique hybride (thermique - solaire), dans la ville de Kiffa (à 600 kilomètres à l’Est de Nouakchott), selon l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).

«Le coût global de la nouvelle infrastructure est de 5 milliards de nouvelles ouguiyas, soit 13 millions de dollars, sur financement de l’Etat mauritanien, de l’Agence Française de Développement (AFD) et de l’Union Européenne (UE). Les travaux de réalisation ont duré 18 mois», annonce une dépêche de cette agence de presse officielle.

Sur un plan technique, la station comporte plusieurs composantes «les installations nécessaires du génie civile, 4 groupes électriques fonctionnant au fuel, en plus de 4.320 panneaux solaires d’une capacité de 1,3 mégawatt, ainsi qu'un système de contrôle et d’une station de décharge d’une capacité de 33 kilovolts».

Pour sa part, le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed ould Abdel Vettah, a mis l’accent l’importance de la station dont l’énergie produite «va transformer la vie des populations des villes de Kiffa, Guerou et des localités environnantes, en permettant la couverture des besoins dans ce domaine, à court et moyen terme, mettant ainsi fin au déficit structurel».

Mais au-delà de ces considérations liées à son statut, la visite du président mauritanien à Kiffa comporte également une dimension politique en rapport avec le contexte.

Kiffa est la capitale de la région d’origine de Mohamed Cheikh Mohamed Ahmed dit "Ghazouani", candidat de la majorité, ancien chef d’état-major, ex-ministre de la Défense et surtout l'inséparable compagnon du président depuis une quarantaine d’années.

Le candidat Ghazouani a d'ailleurs, en personne, accueilli le président à Kiffa. Après l’étape de Kiffa, le chef de l’Etat a fait cap sur Néma (à 1.100 kilomètres à l’Est de Nouakchott).

Les régions de l’Est de la Mauritanie -Kiffa, Néma et Aioun- sont considérées comme un grand réservoir électoral, même si les derniers recensements ont prouvé que les trois régions du Sud -Trarza, Brakna et Gorgol- les dépassent en nombre de votant.

Ainsi, pour un certain nombre d'analystes politiques, tout se passe comme si Ould Abdel Aziz a décidé de rester dans la politique et donc il voudrait faire monter sa côte de popularité, à quelques semaines de la fin de son mandat.

Il serait donc en campagne pour lui-même, et non au profit de Ghazouani.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Algérie : le général Gaïd Salah menace-t-il la révolution ?

Depuis la chute du clan Bouteflika, c’est le tout-puissant chef d’état-major de l’armée qui détient la réalité du pouvoir. Contre la volonté du peuple.

Il est 17 heures passées ce mardi 2 avril quand s’achève la réunion du commandement de l’armée, en conclave depuis la fin de la matinée au ministère de la Défense. Le sort d’Abdelaziz Bouteflika, qui fait face à une révolution depuis février, vient d’être scellé. La veille, la présidence avait annoncé que la démission du chef de l’État interviendrait avant le 28 avril, date d’expiration de son quatrième mandat. Sauf que le commandement de l’armée n’y croit pas.

Pendant la réunion, les généraux sont finalement convaincus par Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, que Bouteflika, son frère Saïd et son entourage cherchent à gagner du temps en mettant en place un plan B. Ils préparent, selon lui, un coup tordu pour le démettre de ses fonctions et garder leur mainmise sur le pouvoir. Pas de temps à perdre, Bouteflika et sa clique doivent partir sur le champ. La messe est dite.

Sommation

C’est Ahmed Gaïd Salah lui-même qui se charge d’annoncer la nouvelle. Il appelle alors Mohamed Rougab, secrétaire particulier de Bouteflika. Le ton est sec, martial. « Vous allez immédiatement rendre publique la lettre de démission », lui ordonne-t-il. Rougab bafouille et explique à son interlocuteur – lui donnant du « Mon Général » – qu’il lui faut du temps pour joindre le président, reclus dans sa résidence de Zeralda, ainsi que ses proches, son frère Saïd en particulier.

Il lui faut aussi du temps, argue-t-il, pour préparer le texte. Au bout du fil, Gaïd Salah ne veut rien entendre. Nouvelle sommation : l’annonce de la démission doit être immédiate, ou il envoie les troupes à Zeralda pour obtenir la capitulation du chef de l’État. Message reçu cinq sur cinq. Peu avant 20 heures, la télévision nationale diffuse des images de Bouteflika, vêtu d’une gandoura, remettant sa démission au président du Conseil constitutionnel.

Tout est dans cette séquence qui clôt vingt années de règne de Bouteflika : l’obsession de ce dernier et de ses proches de garder le pouvoir, le caractère et la personnalité de Gaïd Salah, le poids qu’il prendra sur l’échiquier politique à partir de là et la brutalité avec laquelle il écarte ceux qu’il désigne sous le vocable d’« Al Issaba » (comprendre : la bande mafieuse).

Un homme de fer

On disait d’Ahmed Gaïd Salah qu’il allait être le grand ordonnateur de l’après-Bouteflika. Il a fait mieux. Depuis le départ forcé du président, il est le seul maître à bord, donnant, au fil des semaines, l’image d’un homme de fer, un peu trop ambitieux aux yeux de ses multiples contempteurs, qui l’accusent ouvertement de vouloir instaurer une dictature militaire. Ou, à tout le moins, de détourner à son profit une révolution populaire qui exige la fin du système, dont il est l’une des reliques.

Gaïd Salah veut-il vraiment accompagner la révolution vers une nouvelle république ou s’emparer du pouvoir d’une manière ou d’une autre ?

Comment cet homme qui jurait loyauté et fidélité au moudjahid Bouteflika « jusqu’à la mort » est-il devenu son pire ennemi ? Pourquoi Gaïd Salah, bouclier de Bouteflika depuis l’AVC qui, en 2013, l’a cloué dans un fauteuil roulant, est-il depuis devenu le fossoyeur du clan présidentiel ?

L’incarcération de Saïd Bouteflika, du général Toufik, ex-patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), et de son successeur, Athmane Tartag, tous poursuivis pour « complot contre l’autorité de l’armée et complot contre l’autorité de l’État », ainsi que celle de Louisa Hanoune, chef du Parti des travailleurs, et les poursuites judiciaires engagées contre les oligarques relèvent-elles d’une vengeance personnelle ou d’une volonté sincère de nettoyer les écuries d’Augias ? Gaïd Salah veut-il vraiment accompagner la révolution vers une nouvelle république ou s’emparer du pouvoir d’une manière ou d’une autre ? Retour au fameux conclave du 2 avril.

Coup de poignard

Devant ses pairs du commandement de l’armée, Ahmed Gaïd Salah dit détenir des preuves – documents, enregistrements, écoutes – qu’un complot se prépare pour l’évincer et déstabiliser l’institution militaire. La conjuration serait fomentée par l’entourage présidentiel, avec la complicité de son pire ennemi, le général Toufik, mis à la retraite en septembre 2015, ainsi que de plusieurs acteurs, dont des officines de puissances étrangères.

Gaïd Salah obtient alors carte blanche pour démanteler le système Bouteflika, confondre les conjurés et poursuivre l’opération mains propres contre ceux qui ont « pillé les richesses du pays ». En échange de ce blanc-seing, il s’engage à passer la main lorsque la révolution du 22 février aura accouché de nouvelles institutions légitimes.

Le divorce entre Gaïd Salah et Bouteflika relève davantage d’une trahison, du moins d’une parole non tenue, que d’une conjuration. Après avoir soutenu mordicus l’option du cinquième mandat, le chef de l’armée a rétropédalé à mesure que le mouvement de révolte prenait de l’ampleur. Poussé par le commandement militaire à se dédire, Gaïd Salah fait comprendre au président et à son cercle immédiat qu’il est temps de partir.

Il comprend que l’entourage présidentiel joue la montre et concocte un plan alternatif dont il sera fatalement exclu. Ce sera lui ou Bouteflika

Au terme d’une réunion avec la famille présidentielle, le 22 mars, à Zeralda, le vice-ministre de la Défense obtient l’engagement de la démission du président en échange de garanties pour sa sécurité et celle des siens. « La lettre sera rendue publique au plus tard dans trois jours », assure Saïd Bouteflika. Gaïd attend. La démission ne viendra pas. Il comprend alors que l’entourage présidentiel joue la montre et concocte un plan alternatif dont il sera fatalement exclu. Ce sera lui ou Bouteflika.

Sentant venir le coup de poignard dans le dos, Gaïd Salah ordonne, le 26 mars, l’application dans les plus brefs délais de l’article 102 de la Constitution, qui prévoit la destitution du président ou sa démission en cas d’incapacité. Le divorce entre la fratrie et le fidèle général est définitivement consommé.

Crainte de son limogeage

Deux événements viennent conforter le vice-ministre dans la certitude que les Bouteflika ont décidé de lui couper la tête. Le 30 mars, l’ancien président Liamine Zéroual rencontre le général Toufik à la demande de celui-ci dans sa résidence, à Moretti. À l’initiative de Saïd Bouteflika, Toufik propose à Zéroual de présider une instance de transition. Comprenant la manœuvre, ce dernier refuse et conseille à son interlocuteur, ainsi qu’à ses sponsors, de satisfaire plutôt les revendications de la rue.

Le jour même, alors qu’une partie du commandement de l’armée est en réunion à Alger, Saïd Bouteflika appelle Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense et autre ennemi de Gaïd Salah. Les deux hommes s’étaient déjà rencontrés le 7 mars au domicile de Nezzar. Au cours de l’entretien organisé à la demande de Saïd, celui-ci avait confié sa détermination à décréter l’état d’urgence ou l’état de siège si la contestation devait perdurer. Ce samedi 30 mars, Saïd veut aller plus loin. Devant Nezzar, qui a été entendu mardi 14 mai comme témoin par le tribunal militaire dans le cadre des poursuites engagées contre Saïd, Toufik et Tartag, il évoque la possibilité de destituer Gaïd Salah.

Vous doutiez qu’il allait agir ainsi ? s’étonne une de ses connaissances. Il ne connaît pas la marche arrière

Le décret de limogeage est déjà prêt. Saïd Bouteflika en donnera la teneur lors d’un échange téléphonique qu’il aura en fin de journée avec Liamine Zéroual, dans une ultime tentative de le convaincre d’accepter l’offre de conduire la transition. Gaïd Salah ne rate rien de ces manœuvres. Sur ses gardes, il surveille, écoute, s’informe et ferme toutes les écoutilles pour empêcher la diffusion du communiqué. La suite est connue. Le match se termine par un KO technique en sa faveur. Ahmed Gaïd Salah poursuivra de sa vindicte ceux qui ont pris part à cette conjuration. « Vous doutiez qu’il allait agir ainsi ? s’étonne une de ses connaissances. Il ne connaît pas la marche arrière. »

« Fonceur et bourru »

La personnalité d’Ahmed Gaïd Salah, 79 ans, éclaire sous un autre jour l’ascendant qu’il a pris sur la scène politique. Elle explique la manière implacable avec laquelle il élimine ses détracteurs. Ses amis, ceux qui le connaissent ou ont travaillé à ses côtés, dressent de lui un portrait peu nuancé. « Fonceur, bourru, kamikaze, il est capable de colères homériques », dit l’un d’eux. « Il écoute, mais n’aime pas la contradiction », ajoute un autre.

Ahmed Gaïd Salah agit seul et ne fait confiance à personne. Il s’est enfermé dans une tour d’ivoire au risque de se mettre en danger

« C’est un solitaire qui a fini par s’entourer d’une poignée de conseillers et de collaborateurs en mesure de lui faire entendre raison », jure un de ses anciens subalternes. « Il agit seul et ne fait confiance à personne, tranche de son côté un militaire à la retraite. Il s’est enfermé dans une tour d’ivoire au risque de se mettre en danger. » Ambitieux ? À ceux qui sondent ses intentions à ce propos, il répond que Chadli Bendjedid et Liamine Zéroual, deux hauts gradés de l’armée, ont bien été présidents. Pourquoi pas lui ?

En se plaçant au centre du jeu depuis la démission de Bouteflika, Ahmed Gaïd Salah donne du grain à moudre à ses adversaires, qui lui reprochent de vouloir prendre la place du chef qu’il a contribué à évincer. En s’impliquant directement dans la succession de Bouteflika, en assumant personnellement le suivi des affaires de corruption et en définissant semaine après semaine la feuille de route, le vice-ministre de la Défense est devenu l’une des cibles des manifestants, qui continuent de défiler par milliers chaque vendredi. Hier, les têtes de turc étaient Bouteflika, Saïd, l’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia ou encore l’homme d’affaires Ali Haddad, en prison depuis le 3 avril pour une histoire de passeport. Aujourd’hui, c’est Gaïd Salah lui-même.

Et les messages, brouillés et contradictoires, qu’il délivre au fil de ses sorties médiatiques entretiennent la méfiance de la rue. D’un côté, il répète à l’envi la volonté de l’armée de satisfaire toutes les revendications du peuple. De l’autre, il soutient le chef de l’État par intérim, Abdelkader Bensalah, et le gouvernement de Noureddine Bedoui, tenus pour des symboles du système Bouteflika et dont les départs sont réclamés chaque vendredi. Un jour, il appelle au dialogue avec les institutions de l’État pour sortir de l’impasse. Le lendemain, il rejette l’idée d’une transition négociée. Plus l’échéance de l’élection présidentielle, le 4 juillet, approche, plus la position de Gaïd Salah et de l’institution militaire deviendra inconfortable. Voire intenable.

Maintenir ce scrutin, boycotté par l’opposition et rejeté par les millions de marcheurs, c’est prendre le risque d’aller au clash. C’est aussi prendre le risque de s’aliéner l’armée et le peuple. Mais donner satisfaction aux manifestants en lâchant Bensalah et Bedoui comme il a lâché Bouteflika reviendrait à renier la feuille de route qu’il a lui-même tracée depuis la démission du vieux raïs. Dilemme cornélien.

Comparutions en cascade

Les anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal ainsi que le président du parti MPA et ancien ministre Amara Benyounes ont été auditionnés jeudi 16 avril par un juge du tribunal d’Alger. Détenu depuis le 3 avril dans le cadre d’une affaire de passeport qu’il aurait indûment acquis, Ali Haddad, PDG du groupe ETRH, a été également extrait de sa prison pour être auditionné. Ces responsables qui comptaient parmi les grandes figures du cercle présidentiel comparaissent dans le cadre d’enquêtes sur l’attribution de marchés publics. Le même jour, Tayeb Belaiz, ex-président du Conseil constitutionnel, comparaissait comme témoin devant le tribunal militaire dans l’affaire de la conjuration.

Source ; jeuneafrique.com

 

Soudan : la contestation veut un civil à la tête de la transition

Les leaders de la contestation au Soudan se sont dits déterminés à ce qu'un civil dirige le futur Conseil souverain, institution-clé de la transition dont la composition sera au coeur de la reprise prévue des négociations avec l'armée dimanche soir.

Selon un communiqué de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, les négociations reprendront à 19h GMT et se focaliseront sur la répartition, entre armée et contestation, des sièges du Conseil souverain ainsi que sur son futur chef.

Les négociations avaient été suspendues mercredi soir par les généraux, au pouvoir depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir, qui réclamaient la levée des barricades installées par des manifestants à Khartoum.

Depuis le 6 avril, des milliers de Soudanais campent devant le QG de l’armée. Leur revendication principale, appuyée par la communauté internationale qui fait aussi pression sur les militaires, est le transfert du pouvoir à une administration civile.

Vendredi, des manifestants ont déconstruit des barricades mais menacé de les installer à nouveau si les généraux ne reprenaient pas les négociations. Samedi soir, le Conseil militaire de transition a annoncé la reprise des discussions dimanche avec l’ALC au palais présidentiel.

Depuis plusieurs semaines, les négociations butent sur la composition du Conseil. Les généraux insistent pour y obtenir une majorité de sièges tandis que les leaders de la contestation ont réaffirmé dimanche leur volonté de limiter la présence des militaires et de placer un des leurs à la tête du Conseil.

Débat sur la charia

Le Conseil militaire de transition actuellement au pouvoir est dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhane. Les généraux qui négocient avec l’ALC ont annoncé que le général Burhane, nouvel homme fort du pays, dirigerait la future instance de gouvernement pour la transition.

Militaires et protestataires s’étaient entendus sur plusieurs points avant la suspension des négociations : la durée de la période de transition – trois ans – et la création d’un Parlement composé de 300 personnes, dont les deux tiers seraient issus de l’ALC.

La reprise des négociations dimanche soir se fera toutefois dans un contexte tendu, au lendemain d’une manifestation d’islamistes qui a rassemblé devant le palais présidentiel des centaines de personnes. Ceux-ci ont rejeté toute future administration civile qui n’utiliserait pas la charia (loi islamique) comme source de la législation.

La charia est appliquée au Soudan depuis le coup d’État de Omar el-Béchir, soutenu par les islamistes, en 1989.

L’ALC n’a pour le moment pas exprimé sa position sur la charia, affirmant que la priorité était d’instaurer une administration civile.

Source : jeuneafrique.com

 

Ghazwani reçoit les chefs de partis politiques qui soutiennent sa candidature

Ghazwani reçoit les chefs de partis politiques qui soutiennent sa candidatureLe candidat du pouvoir et de la majorité, Monsieur Mohamed Ould Ghazwani a reçu, ce samedi 18 mai, dans son QG à Nouakchott, l’ensemble des chefs de partis politiques qui le soutiennent.

Et au cours de cette rencontre première du genre depuis qu’il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de juin prochain, il a été question d'une stratégie pour mener une campagne présidentielle réussie sur l'ensemble du territoire national.

Ensuite, un plan d'action politique et le travail de proximité sur le terrain tout au long la campagne ont été au menu des discussions.

Le candidat a par la suite vivement remercié l'ensemble des présidents des formations politiques, des organisations non gouvernementales, les leaders politiques, les notables et les initiatives de soutien qui militent en sa faveur.

Source : Tawary (Mauritanie)

Présidentielle 2019 : Le candidat Ould Maouloud ira, ce dimanche, à la rencontre des habitants de Sebkha

TPrésidentielle 2019 : Le candidat Ould Maouloud ira, ce dimanche, à la rencontre des habitants de Sebkhaawary - Le candidat à la présidentielle du 22 juin prochain, Dr Mohamed Ould Maouloud ira ce dimanche 19 mai, en début de journée, à la rencontre des populations de la moughataa de Sebkha.

Cette visite, dit-on, entre dans le cadre de la précampagne présidentielle. Elle vise à conscientiser les électeurs sur le projet du candidat. Par la suite, le candidat écoutera les doléances des populations et il verra des solutions à y apporter s’il est élu le 22 juin, rapporte une source.

Ensuite, une rencontre avec les jeunes du département suivie d’une conférence de presse seront tenues à l’hôtel Kumbi Saleh dans la même circonscription.

On note que le Dr Mohamed Ould Maouloud est à sa deuxième candidature après celle de novembre 2007, pour la magistrature suprême.

Source : Tawary (Mauritanie)