Sun01212018

Last update04:18:43 PM GMT

Back Divers

Faits Divers

Tunisie : le gouvernement prévoit de relancer l’ATCE, dissoute après la révolution

Le conseiller politique à la présidence, Noureddine Ben Ticha, a annoncé à la mi-janvier qu'un projet était actuellement en cours d'étude à l'Assemblée pour réactiver et restructurer l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure (ATCE). Devenue un outil de propagande et de censure sous Ben Ali, elle avait été dissoute après la révolution.

Noureddine Ben Ticha, conseiller politique à la présidence, a annoncé à la mi-janvier l’intention du gouvernement de remettre sur les rails l’Agence Tunisienne de Communication Extérieure (ATCE), dissoute le 18 décembre 2012. La nouvelle agence sera refondée autour de sa mission première : promouvoir l’image de la Tunisie à l’étranger, encourageant ainsi le tourisme et les investissements directs à l’étranger (IDE).

Créée en 1990, l’ATCE a très rapidement été détournée pour servir les intérêts du clan Ben Ali, érigée en symbole de la propagande et utilisée comme outil de répression contre les journalistes.

« Autant faire revenir Ben Ali ! »

La refondation de cette institution fait aujourd’hui débat en Tunisie. « Autant faire revenir Ben Ali ! », s’est ainsi exclamé Néji Bghouri, le président du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), mardi 16 janvier, sur les ondes de Mosaique FM.

[Ben Ali] est parti et il ne reviendra pas

Également invitée sur la radio cette même journée, Saïda Guarrach, la porte-parole de la présidence, lui a répondu en estimant qu’ils ne se « sont pas encore libérés du syndrome de Ben Ali », alors que celui-ci « est parti et qu’il ne reviendra pas ».

Rapporter chaque décision au spectre de Ben Ali est, selon elle, un « discours populiste ». Elle rappelle notamment que « partout ailleurs, il y a des services qui travaillent l’image des pays », en donnant notamment l’exemple du Maroc.

Si le rôle annoncé de cette agence est de promouvoir l’image de la Tunisie à l’étranger, aucune précision n’a cependant encore été donnée sur les structures et ses fonctions précises.

Outil de propagande sous Ben Ali

Véritable pièce maîtresse de la propagande sous le régime de Ben Ali, l’ATCE a pendant longtemps censuré la presse et muselé les personnalités politiques et les journalistes tunisiens. Abdelwahab Abdallah, à l’époque conseiller du président, en avait d’ailleurs fait son principal organe de répression.

L’Agence était notamment chargée de gérer le budget publicitaire des entreprises étatiques, disposant ainsi d’un moyen de pression considérable sur les médias locaux et étrangers.

Des lois de plus en plus répressives envers les journalistes

Elle contrôlait également l’ensemble des activités en ligne des internautes tunisiens. Bénéficiant d’un accès direct aux adresses IP, elle pouvait ainsi surveiller les courriers électroniques échangés entre l’opposition et les journalistes, notamment au sujet du régime.

Pour promouvoir l’image de Ben Ali et de la Tunisie à l’étranger, l’Agence ne délivrait ainsi des autorisations qu’aux journalistes favorables au régime.

Vers un « retour en arrière » ?

Pour le SNJT, cette décision vient renforcer une attitude gouvernementale de plus en plus hostile vis-à-vis des journalistes. Contacté par Jeune Afrique, Néji Bghouri, président du syndicat, dénonce « des lois de plus en plus répressives », en prenant l’exemple de la loi relative à la protection des forces de l’ordre.

L’ATCE, si elle est restructurée, prépare l’ascension dictatoriale de Béji Caïd Essebsi

En effet, ce projet de loi, toujours en discussion à l’Assemblée, risque de compliquer la couverture médiatique lors des manifestations. Pour utiliser un appareil photo, une caméra, un téléphone ou des enregistrements audiovisuels dans des opérations sécuritaires ou militaires, il faudra au préalable bénéficier d’une autorisation de l’autorité compétente. Une peine de deux mois à deux ans de prison est également prévue en cas d’infraction, et la tentative est également punie.

« C’est simple, l’ATCE, si elle est restructurée, prépare l’ascension dictatoriale de Béji Caïd Essebsi pour 2019 », souligne le président du SNJT, qui dénonce également les propos du président tunisien, qui considère « qu’il y a eu beaucoup d’exagération de la part des médias étrangers », concernant la couverture des dernières manifestations.

Où allons-nous avec ce type de discours et de pratiques ? Vers un retour en arrière ?

De plus, le club des correspondants étrangers en Afrique du Nord a rapporté que plusieurs journalistes étrangers ont été inquiétés par les forces de police. « Où allons-nous avec ce type de discours et de pratiques ? Vers un retour en arrière ? », s’interroge Néji Bghouri.

Mofdi Mseddi, chargé de communication auprès du Premier ministère, assure que les journalistes peuvent travailler en toute quiétude et impute les dysfonctionnements à la non transmission des nouvelles dispositions aux forces de l’ordre par le ministère de l’Intérieur.

Source : jeuneafrique.com

 

 

La France accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle mauritanienne

La France accusée d’ingérence dans l’élection présidentielle mauritanienneLe porte-parole du gouvernement mauritanien a vivement critiqué les termes d’une interview accordée par l’ambassadeur de France à Nouakchott, Joël Meyer, à un hebdomadaire local d’opposition, dans laquelle ce journal a demandé au diplomate français s’il avait reçu des «garanties» du président Mohamed Ould Abdelaziz sur la question du troisième mandat qui fait polémique depuis quelque temps en Mauritanie.


Le porte-parole s’en prend à ceux qui, selon lui, parient sur le soutien de Paris et de Washington à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2019, en les prévenant qu’«ils pleureront du sang».

Pourtant, dans l’interview en question, l’ambassadeur français a répondu en se disant «non habilité» à parler des élections en Mauritanie, mais tout en précisant que le président Ould Abdelaziz s’était déjà prononcé publiquement sur cette question du troisième mandat et que sa position était «suffisamment claire».

En octobre dernier, le Président mauritanien avait, en effet, annoncé qu’il ne rempilerait pas, mais l’opposition continuait à le soupçonner de vouloir modifier la Constitution afin de faire sauter le verrou de la limitation des mandats au poste de premier magistrat du pays.

Redoutant un «scénario à l’algérienne», certains partis d’opposition intensifient leurs pressions à travers, notamment, une campagne médiatique acharnée, et tentent, en parallèle, d’influencer les chancelleries étrangères les plus importantes à Nouakchott.

C’est ainsi que, d’après la presse locale, les ambassadeurs de France et des Etats-Unis ont été plusieurs fois reçus par des chefs de l’opposition préoccupés par la situation politique dans leur pays.

C’est dans ce climat de suspicion généralisée que le porte-parole du gouvernement est monté au créneau pour clamer que le président Ould Abdelaziz s’est engagé envers les Mauritaniens «et seulement envers eux», et que lui-même «ne s’ingère pas dans les affaires d’autrui», allusion notamment à la France et aux Etats-Unis, deux pays dont la présence en Mauritanie et dans la région subsaharienne s’est nettement accrue ces dernières années.

Source : Algérie Patriotique

 

 

« Pays de merde » : 78 anciens ambassadeurs américains en Afrique adressent une lettre à Donald Trump

Les anciens diplomates ont appelé mardi le président américain à revoir ses propos sur l'Afrique, rappelant les "profonds liens" qu'entretient le continent avec les États-Unis.

La polémique autour des propos de Donald Trump n’en finit plus de rebondir. 78 anciens ambassadeurs américains de 48 pays d’Afrique ont adressé, mardi 16 janvier, une lettre au président américain pour faire part de leur « profonde indignation » concernant ses déclarations.

Au cours d’une réunion dans le Bureau ovale de la Maison Blanche jeudi 12 janvier, Donald Trump aurait, selon le New-York Times et le Washington Post, qui citent plusieurs sources anonymes, demandé « pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », faisant référence à plusieurs nations africaines, dont le Salvador et Haïti.

Nous espérons que vous réévaluerez votre vision de l’Afrique

Dans leur lettre, les anciens ambassadeurs rappellent que l’Afrique « a de profonds liens historiques avec les États-Unis ». « Les États-Unis sont plus en sécurité […] et mieux équipés pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité est confrontée lorsque nous travaillons, écoutons et apprenons de nos partenaires africains », poursuit ce courrier.

« Nous espérons que vous réévaluerez votre vision de l’Afrique, de ses citoyens et reconnaîtrez les importantes contributions que les Africains et les Africains-Américains ont fait et continuent à faire pour notre pays, notre histoire et les liens durables qui perdureront toujours entre l’Afrique et les États-Unis », concluent-ils.

« Troublant », « raciste », « offensant »

Cette réaction commune des anciens ambassadeurs est la dernière en date d’une longue liste. L’Union africaine (UA) a condamné le 12 janvier ces remarques « blessantes » et « dérangeantes ». Le président sénégalais Macky Sall s’est dit « choqué » par les propos du chef d’État américain.

Le Botswana a également réagi dans un communiqué et convoqué l’ambassadeur des États-Unis pour lui faire part de son « mécontentement » au sujet des propos « racistes » employés par le président américain Donald Trump.

Des citoyens du Botswana résident aux États-Unis

Le gouvernement du Botswana a invité l’ambassadeur à « clarifier si le Botswana est perçu comme un « pays de merde » compte tenu du fait qu’il y a des citoyens du Botswana qui résident aux États-Unis ».

« Que le 1er représentant des État-Unis s’exprime en ces termes est indigne, troublant et offensant », a réagi sur son compte Twitter la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), la Canadienne Michaëlle Jean.

Le lendemain de ce tollé, le président américain avait réagi avec une formule alambiquée sur Twitter : « Le langage que j’ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots utilisés », avait-il affirmé. Plusieurs parlementaires ont de leur côté affirmé avoir bien entendu ces mots, ou avoir eu confirmation de première main de la part de personnes présentes.

Source : jeuneafrique.com

 

 

La Tunisie « retombe dans ses travers autoritaires », selon International Crisis Group

Dans un rapport intitulé « Endiguer la dérive autoritaire en Tunisie », International Crisis Group pointe une « nostalgie du régime de Ben Ali » et un « manque de volonté politique » dans l'application de la Constitution de 2014.

La Tunisie vient de connaître le plus large mouvement de contestation à la politique du gouvernement depuis la révolution du 14 janvier 2011. Des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du pays pour dénoncer la cherté de la vie, débouchant sur des affrontement quotidiens opposant policiers et protestataires. Près d’un millier de personnes ont été arrêtées.

Un climat délétère qui jette une lumière crue sur les faiblesses de la transition démocratique dans une Tunisie qui célèbre le septième anniversaire de la révolution qui a conduit à la chute de Ben Ali, le 14 janvier 2011.

Le rapport publié le 11 janvier par International Crisis Group (ICG) – Endiguer la dérive autoritaire en Tunisie – dissèque la crise politique face à laquelle se trouve une majorité gouvernementale tiraillée par des dissensions internes – l’accord de Carthage signé en 2016 pour permettre la mise en place d’un gouvernement « d’union nationale » ne cesse de se voir larder de coups de canifs – et de plus en plus décriée par des mouvements populaires. Avec une conséquence principale : la tentation de « renvoyer sine die les réformes prévues par la Constitution ».

« Dans un contexte de marasme économique, la nostalgie d’un État fort, à l’image de celui que l’ancien régime prétendait défendre, se répand », écrivent les auteurs du rapport. Cependant, « la dérive autoritaire actuelle a peu de chances d’aboutir à l’établissement d’un régime comparable à celui de Ben Ali ».

Raison principale de cette impossible retour ? La vitalité de la société tunisienne. « Les divisions politiques et socioéconomiques sont nombreuses et la liberté de ton s’est installée dans les médias au cours des sept dernières années. Les tentatives visant à restaurer un climat de peur parmi la population s’opposeraient à de fortes résistances. La gouvernance n’en sera pas plus efficace et les conflits étouffés finiraient par resurgir de manière plus violente », juge ICG.

Retour sur les points saillants de ce rapport :

• L’alliance Nidaa-Ennahda « manque de cohérence »

La relation de défiance historique entre ces deux partis alimente la crainte, en interne, d’un éclatement de l’alliance, ce qui fragilise leur coopération. L’ICG décrit la relation des deux partis politiques comme étant une « coopération concurrentielle ».

Si les deux organisations tentent d’entretenir leur alliance, celle-ci est mise à mal par ce qu’elle provoque comme « manque de cohérence interne » et d’« identité politique ». Le rapport évoque également la mainmise des deux partis sur des postes clés au sein des administrations, des entreprises et des médias.

 

• Retards dans la mise en place de la Constitution de 2014

Les frictions entre les partis coalisés au sein du gouvernement ralentissent la mise en place des réformes – en particulier celles impliquées par la Constitution adoptée en 2014.

L’ONG cite notamment les mesures relatives à la loi électorale, qui a entraîné le report des élections municipales prévues initialement pour fin 2016.  ICG souligne également le retard pris dans la mise en place de la Cour constitutionnelle, qui reste la seule « institution pivot, notamment en cas de crise d’ampleur ».

Concernant les instances administratives indépendantes qui ont été créées depuis la révolution, l’ICG dénonce encore une fois la mainmise des deux forces politiques qui « ont réduit l’autonomie de ces instances, régissant de plus en plus leur composition, leur organisation, ainsi que les modalités de leur contrôle, à rebours de l’élan démocratique suscité par le départ de Ben Ali et que la Constitution est censée porter ».

Une mainmise que l’ONG estime s’étendre jusque dans le domaine judiciaire, notamment par le biais de la croisade anti corruption lancée par le Premier ministre Youssef Chahed. Celui-ci a « tiré profit de l’arrestation de l’homme d’affaires controversé, Chafik Jarraya, que plusieurs analystes politiques tunisiens présentent comme l’un des principaux mécènes du bloc parlementaire de Nida Tounes. Il a ainsi lancé une « guerre contre la corruption » que des militants d’Ennahda et de Nida Tounes accusent de servir ses intérêts politiques », lit-on dans le rapport.

• Un régime qui se présidentialise

L’ICG dénonce la personnalisation du pouvoir par Béji Caïd Essebsi qui tente de s’imposer comme le principal médiateur entre les entités politiques du pays. Le président multiplie par exemple les rencontres à huis clos avec les dirigeants des principales forces politiques et syndicales.

Selon un sociologue cité de manière anonyme dans le rapport, le but poursuivi par la multiplication de ces rencontres serait de « rendre plus opaque le contenu des discussions, pour éviter de prêter le flanc à la critique et avoir à justifier sans cesse l’utilité de l’alliance ou les choix stratégiques convenus de manière consensuelle et discrète. »

• Une Assemblée « gérée comme un ministère »

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur, également membre de Nidaa Tounes « gère son Parlement comme un ministère », accuse le rapport de ICG.

« Malgré l’ambiance démocratique que l’opposition tente de préserver en y ouvrant des polémiques, l’Assemblée risque de devenir une chambre d’enregistre­ment de décisions politiques prises en amont, comme sous le régime de Ben Ali. Beaucoup de députés « changent leur position après avoir reçu un coup de fil », observe un ancien assistant parlementaire sous la troïka (2011-2014) » que l’ONG cite de manière anonyme.

International Crisis Group livre par ailleurs une série de recommandations à l’adresse des « décideurs » tunisiens, enjoints d’organiser au plus vite les élections municipales maintes fois reportées, d’accélérer la mise en place effective de la Cour constitutionnelle et d’« accroître l’autonomie du Parlement».

Source : jeuneafrique.com

 

Guterres inquiet du gel de l'aide à la Palestine

Guterres inquiet du gel de l'aide à la PalestineLes Etats-Unis vont geler plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, soit environ 65 millions de dollars.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres redoute une importante crise humanitaire.

Sur les 125 millions de dollars de contribution volontaire attendue en 2018, Washington confirme l'envoi d'une première tranche de 60 millions pour payer notamment les salaires dans les écoles et le système de santé en Jordanie, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Le gel des 65 millions restants inquiète le secrétaire général des Nations Unies.

Je suis très préoccupé et j'espère vivement qu'à la fin, les États-Unis pourront maintenir ce financement. Cette agence n'est pas une institution palestinienne, elle a été créée par l'ONU et elle fournit des services essentiels aux réfugiés palestiniens dans les territoires occupés, en Jordanie, en Syrie et au Liban.

Et il y a aussi une préoccupation humanitaire sérieuse, et à mon avis c'est une opinion partagée par la plupart des observateurs internationaux, y compris les israéliens. Si l'agence n'est pas en mesure de continuer à opérer, il y' aura un très, très grave problème et nous ferons tout notre possible pour éviter que cela arrive

Antonio Guterres., SG ONU

Le département d'Etat précise que la contribution américaine n'a pas été annulée, elle est gelée jusqu'à nouvel ordre. Une décision que condamne Wasel Abou Youssef membre de l'organisation de libération de la Palestine.

« Voici le vrai problème, la soi-disant affaire du siècle qui vise à supprimer les droits des Palestiniens. Le président Trump a annoncé que Jérusalem était la capitale de l'occupation israélienne, mais c'est une violation de la loi et des accords internationaux, dans le but d'écarter l'idée que Jérusalem sera la capitale définitive de la Palestine.

Jérusalem sera toujours la capitale de la Palestine. L'autre problème est qu'il cherche à couper l'aide à l'agence et à mettre plus de pression pour supprimer le droit des refugiés de retourner chez eux. »


La diplomatie américaine ne cesse de critiquer l'ONU depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, elle appelle à revoir en profondeur la manière dont l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens fonctionne et son financement.

Washington demande à d'autres pays de contribuer davantage, car les Etats-Unis ne veulent plus fournir à eux seuls 30% des fonds de cette agence.

Source : BBC Afrique

 

 

Mauritanie : l’opposition met en garde contre l’organisation d’élections non consensuelles

Mauritanie : l’opposition met en garde contre l’organisation d’élections non consensuellesLe Forum national pour la démocratie et l’unité, le plus grand rassemblement politique et syndical d’opposition en Mauritanie a mis en garde contre l’organisation d’élections communales et législatives non consensuelles dans le pays.

Dans un communiqué distribué dans la nuit de dimanche à lundi, le FNDU a déclaré que l’organisation d’élections dans un climat politique tendu, pourrait engendrer des crises dont les conséquences sont incalculables.

Le forum accuse le gouvernement de poursuivre sa politique unilatérale à la veille d’échéances électorales pour les municipales et les législatives, mais aussi des élections présidentielles qui consacrent la fin du dernier mandat de l’actuel chef de l’état.

Il a accusé le régime de faire passer des lois relatives à la mise en place d’institutions qui seront chargées de l’organisation des élections, des structures issues d’un dialogue utopique qui n’a pris en compte que les décisions annoncées au préalable ou celles présentées par son parti.

Le communiqué ajoute que l’adoption des lois électorales ne fera qu’accroître les tensions et renforcera davantage l’absence de confiance entre les différents acteurs politiques.

Le FNDU a demandé à toutes les forces vives du pays à persévérer dans le combat pour imposer le changement démocratique et l’alternance pacifique du pouvoir, invitant tous les citoyens à faire face aux politiques du régime et sa détermination à prendre le pays en otage et à l’entraîner vers l’inconnu.

Il a accusé le régime d’étrangler les libertés, d’étouffer toute voie qui s’élève pour dénoncer la corruption du régime, la violation de la constitution et les lois, la répression des manifestations pacifiques et la subordination de la justice pour régler des comptes politiques.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Congo : a-t-on voulu abattre l’avion présidentiel ?

Un coup d'État contre Denis Sassou Nguesso a-t-il été fomenté ? Deux généraux sont sur la sellette dans cette affaire.

Norbert Dabira et Ngatsé Nianga Mbouala sont soupçonnés d’avoir évoqué un projet de coup d’État contre Denis Sassou Nguesso. Le premier a été placé en détention, le second limogé de son poste de chef de la Garde républicaine. Auditionné le 5 décembre 2017 par la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), que dirige le général Philippe Obara, puis soumis à l’interdiction de quitter le Congo le temps qu’aboutisse l’enquête le concernant, le général de division à la retraite Norbert Dabira a été placé en détention le 11 janvier à Brazzaville.

Le même jour, un autre général, formé comme Dabira en ex-URSS, Ngatsé Nianga Mbouala, était limogé de son poste de commandant en chef de la Garde républicaine. Les deux affaires sont liées.

Projet d’attentat

Selon nos informations, il est reproché aux deux hommes d’avoir évoqué de concert un projet de renversement du président Denis Sassou Nguesso, dont l’avion devait être abattu au retour d’un séjour dans son fief d’Oyo. Rien de moins.

Une conversation téléphonique entre eux, interceptée par la DGST, serait à l’origine de leurs ennuis. Sans préjuger de la réalité de ces graves accusations, niées par les intéressés, ni du degré d’implication de l’un et de l’autre (Ngatsé Nianga Mbouala se serait vu attribuer le statut de témoin assisté), force est de reconnaître qu’ils étaient déjà en disgrâce.

Dabira déjà en difficulté

Longtemps proche de Denis Sassou Nguesso et ex-inspecteur général des forces armées, Dabira – qui possède par ailleurs une chaîne de télévision, DRTV – ne jouissait plus d’aucune fonction officielle depuis que son poste de haut-commissaire à la réinsertion des anciens combattants lui avait été retiré en août 2017.

On le savait par ailleurs amer de ne pas avoir été suffisamment soutenu à ses yeux par son mentor dans l’affaire dite des disparus du Beach, pour laquelle il a été mis en examen en France.

La Garde républicaine passe sous autorité présidentielle

Quant à Nianga Mbouala, il était en conflit ouvert avec Philippe Obara et le patron du Conseil national de sécurité, l’amiral Jean-Dominique Okemba, depuis l’arrestation musclée, fin mai 2017, de son directeur de cabinet, Elie Okandzé, pour ses liens supposés avec le chef rebelle Frédéric Bitsamou, alias pasteur Ntumi.

C’est dans ce contexte tendu qu’il convient de placer la décision, prise le 3 janvier par Denis Sassou Nguesso, de dissoudre la Maison militaire de la présidence et de placer sa sécurité (Garde républicaine et Direction de la sécurité présidentielle) sous son unique autorité.

Source : jeuneafrique.com