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L’adhésion de l’ancien président Aziz au parti Ribat officialisée ce vendredi

L’ancien président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé d’adhérer à l’Alliance Nationale pour les Droits et la Construction des Générations (ANDCG) ou Ribat du Dr. Saad Louleid, ancien activiste des droits de l’homme. La cérémonie d’officialisation est prévue ce vendredi 9 avril au siège central dudit parti situé dans le quartier huppé de Tevragh Zeina.

Après des négociations et une visite au siège du parti, Mohamed Ould Abdel Aziz et bon de nombre de ceux qui lui sont restés fidèles vont franchir le Rubicon, ce vendredi.

Contacté par téléphone depuis son campement, situé à 25 km sur la route de Rosso, le président du parti Ribat n’a pas caché sa satisfaction et celle de son parti pour l’honneur que leur a fait l’ancien président en choisissant d’adhérer à leur parti. Il s’agit, a noté Ould Louleid d’une « adhésion importante pour notre parti et pour l’ancien président qui retrouve ici un cadre pour se livrer au jeu politique, comme tous les autres mauritaniens et conformément à notre loi fondamentale, nous ne doutons pas que son expertise et sa popularité au sein des mauritaniens contribueront à élever le niveau du débat politique national». Dr. Saad Louleid qui projette de mettre les petits plats dans les grands pour marquer la cérémonie.

Interrogé sur les risques de voir les services du ministère de l’intérieur empêcher la tenue de la cérémonie, Dr. Saad Louleid avoue n’avoir aucune crainte et avoir pris toutes les dispositions utiles. « Notre parti est officiellement reconnu et par conséquent a le droit de mener ses activités dans son siège social conformément à la réglementation des partis politiques. »

L’ANDCG a reçu son récépissé, le mercredi 12 octobre 2016. Il ambitionne, disait son président à l’occasion, de « se battre pour l’éradication totale de l’esclavage ou de ses séquelles, pour le règlement pacifique du passif humanitaire, pour toutes les victimes d’injustice, pour l’ancrage d’une véritable démocratie, porteuse de justice et d’équité… »

Il faut signaler que cette décision de l’ancien président Aziz d’atterrir à Ribat intervient quelques mois, après une tentative avortée ou étouffée d’adhérer au PUDS, parti unioniste. Pour rappel, après une visite au nouveau siège dudit parti, situé dans un grand immeuble près de l’ancienne maison des jeunes, les forces de l’ordre avaient investi les lieux, arraché les banderoles et photos de l’ancien Rais, expulsé les personnes qui s’y trouvaient avant de procéder à sa fermeture.

Source : Le Calame

Présidentielle à Djibouti : les électeurs appelés aux urnes dans un contexte tendu

Une femme rentre dans l'isoloir d'un bureau de vote de Djibouti, en avril 2016. (image d'illustration)Élection présidentielle à Djibouti ce vendredi 9 avril. Le chef de l’État, Ismaël Omar Guelleh, est candidat à un cinquième mandat. L’opposition qui conteste le processus électoral a boycotté. Face au président, au pouvoir depuis 1999, il n’y a donc qu’un seul candidat : Zakaria Ismail Farah, un entrepreneur quasi inconnu qui se présente en indépendant. Les Djiboutiens sont appelés aux urnes dans un contexte tendu.

Le vote se déroule dans le calme. C’est même très calme, sous-entendu il n’y a pas foule. Plusieurs habitants racontent qu’il n’y a pas de file d’attente, autant dire pas tellement d’engouement. Une source proche du pouvoir explique que c’est parce qu’on est vendredi, et que les électeurs se déplaceront plus tard dans la journée, après la prière.

Depuis plusieurs mois, l’opposition avait appelé les gens à ne pas voter et même à ne pas retirer leurs cartes d’électeurs. Et plusieurs témoins ont constaté ce matin que beaucoup de cartes attendaient encore d’être récupérées dans les bureaux. Pour l’opposant Abdourahman Guelleh, du parti Radde, « les Djiboutiens sont fatigués et ne veulent plus cautionner une mascarade électorale » puisque selon lui, les élections sont toujours entachées de fraude pour permettre la réélection du président.

D’ailleurs ce matin, le candidat Zakaria Ismail Farah s’est plaint que ses représentants n’aient pas pu accéder à plusieurs bureaux de vote. « Les délégués sont là pour s’assurer que le scrutin se déroule normalement. Sans eux, comment le vote peut-il être vérifié ? », s’est interrogé l’entrepreneur.

Contexte sécuritaire tendu

La présidentielle se tient dans un contexte sécuritaire qui s’est dégradé ces derniers mois. Les affrontements entre l’armée et les rebelles du Frud se multiplient depuis une série d’attaques à Tadjourah dans laquelle un gendarme avait été tué mi-janvier. Ces derniers jours, le groupe politico-militaire et les soldats djiboutiens se sont encore fait face. Fin mars à Aslé, lundi dernier à Biladiti Goda et enfin mardi à Daoudawya, où le camp militaire a été attaqué.

Dans le même temps, le pays connaît des manifestations chaque semaine, et ce depuis plusieurs mois. Un mouvement pour s’opposer à un cinquième mandat d’Ismaël Omar Guelleh, lancé par le parti Radde et poursuivi par d’autres mouvements d’opposition.

Les adversaires du chef de l’État qui se sont en partie alliés. Fin mars, trois partis politiques, les rebelles du Frud, quatre ONG et une douzaine d’activistes ont signé la Charte pour une transition démocratique. Ce document vise à organiser un nouveau pouvoir et des réformes démocratiques pour lorsque le régime d’IOG tombera.

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Car ces opposants sont convaincus, plus le chef de l’État s’éternise au pouvoir, plus le risque d’instabilité grandit. Tous répètent ne pas vouloir que Djibouti sombre dans le chaos, mais l’opposition pense qu’un risque de « somalisation » du pays existe bel et bien.

Le président sortant face à un entrepreneur quasi inconnu

Comme en 1999 et 2011, seuls deux candidats sont en lice. Et difficile de trouver des profils aussi diamétralement opposés. D’un côté, Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 22 ans. Même s’il a plusieurs fois annoncé sa volonté de passer la main, le président de 73 ans a décidé de rempiler.

Ce cinquième mandat pourrait être le dernier puisque la réforme constitutionnelle de 2010 a instauré une limite à 75 ans. Malgré le faible enjeu, le chef de l’État a parcouru le pays durant la campagne, vantant la construction de logements, de ports, d’infrastructures logistiques…

Face à lui, Zakaria Ismail Farah, 56 ans. Cet ingénieur de formation est en fait un neveu du président. Chef d’une entreprise spécialisée dans la désinfection, il se présente en indépendant. Inconnu sur la scène politique, l’homme d’affaires a organisé quelques petits rassemblements pour mettre en avant sa « vision lucide et républicaine », dit-il. Zakaria Ismail Farah se veut le porte étendard des laissés pour compte, des Djiboutiens d’en bas.

Mais durant la campagne il s’est plaint notamment de ne pas avoir de service de maintien de l’ordre. Le 28 mars il s’est présent les poings liés et la bouche recouverte d’un ruban adhésif pour dénoncer « l’inégalité de traitement dont il est victime ». Depuis, il n’est pas réapparu en public.

Source : RFI

Royaume-Uni: mort du prince Philip, époux de la reine Elisabeth II

Le prince Philip, en octobre 2018.Philip, époux de la reine d'Angleterre, est mort ce vendredi 9 avril au matin à l'âge de 99 ans, a annoncé le palais de Buckingham. Discret, il avait vécu tout au long de sa vie dans l’ombre de sa femme.

Philip Mountbatten, prince de Grèce et du Danemark, est né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce. Fils du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg, petit-fils du roi George Ier de Grèce, il était le benjamin d’une fratrie de cinq enfants avec ses quatre sœurs : Marguerite, Sophie, Théodora et Cécile. Il était également apparenté à la reine Victoria.

Si la vie de la reine d’Angleterre est bien connue, celle de son époux l’est un peu moins. Pourtant, il est celui à avoir occupé le plus longtemps le rôle de consort du Royaume-Uni, accompagnant pendant près de soixante-dix ans Elisabeth II lors de ses déplacements.

Une enfance tumultueuse

Face à l'instabilité politique qui règne en Grèce, les parents de Philip ont été contraints de quitter le pays en 1922. Pourtant issu d'une famille royale, c'est sans argent que Philip s’exile en France, à Saint-Cloud, auprès de la princesse Marie de Bonaparte, épouse de l’un des frères du père du prince Philip et descendante de Napoléon Ier.

Peu de temps après, la mère de Philip, atteinte de schizophrénie, finit par être internée, tandis que son père fait sa vie dans le sud de la France, obligeant Philip à grandir loin des siens dans plusieurs internats. D’abord en Angleterre, puis en Allemagne et enfin en Écosse. Ses sœurs, elles, ont fait leur vie en Allemagne après avoir épousé des aristocrates allemands, proches d’Adolf Hitler.

En 1939, Philip rejoint la Royal Navy et c’est à cette occasion qu’il rencontre la princesse Elisabeth, alors adolescente, avant de partir servir pour la Seconde Guerre mondiale. Cette date marque la vraie première rencontre entre les deux futurs époux et ce que la reine décrira plus tard comme « un coup de foudre pour le prince Philip ».

Sa vie avec Elisabeth Windsor

En 1945, commence alors l'histoire d'amour entre Philip et Elisabeth, ce qui ne plaît pas forcément à la famille royale et notamment à la « reine mère ». La raison ? Les origines grecques de Philip et le fait qu’il ne soit pas de nationalité anglaise. Un autre point dérange aussi : les positions bien trop à gauche et modernes de Philip alors que la famille royale est attachée aux traditions.

En 1946, Philip a demandé la main d’Elisabeth au roi, tout en renonçant à son allégeance pour la couronne grecque, à son titre de prince. Il demandera également à être naturalisé.

Le mariage est ensuite célébré en l’abbaye de Westminster le 20 novembre 1947. La cérémonie sera d’ailleurs intégralement diffusée sur les ondes du monde entier. Après leur union, Philip devient le duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich.

Quatre enfants naissent de l'union du prince Philip et de la reine Elisabeth : Charles (prince de Galles), Anne (princesse royale), Andrew (duc d'York) et Edward (comte de Wessex).

La vie du couple va changer lorsqu'en 1952, le roi George VI, père d'Elisabeth, décède brutalement et propulse Elisabeth Windsor sur le trône à seulement 26 ans et contraint Philip à quitter la Royal Navy pour soutenir sa femme.

Dès la première apparition du couple après la disparition du roi, Philip restera « deux pas derrière la reine », une position publique qu'il gardera tout au long de sa vie.

Dans l'ombre de la reine d'Angleterre

Depuis le couronnement de la reine en 1952, jusqu'à sa retraite en août 2017, le prince Philip a secondé Elisabeth II dans de nombreuses sorties publiques et engagements officiels : 22 219 très exactement. Il enregistre ainsi le record de longévité des princes consorts britanniques avec plus de six décennies à être dans l'ombre de la reine.

En 1956, le prince Philip a lancé le Prix international du duc d'Édimbourg qui récompense l'accomplissement d'adolescents et de jeunes adultes. D'abord destiné au Royaume-Uni, ce programme s'étend aujourd'hui sur 144 pays. Très engagé, le prince Philip a également soutenu près de 800 associations et a participé à la création en 1961 de la première organisation mondiale de protection de l'environnement, WWF, dont il en sera le président pour le Royaume-Uni pendant vingt ans.

Malgré sa grande discrétion, la reine Elisabeth II dira du prince Philip qu'il était « sa force et son soutien ». Le 20 novembre 2017, le couple royal avait fêté ses 70 ans de mariage.

Source : RFI

Côte d’Ivoire: le gouvernement de Patrick Achi dévoilé

Patrick Achi, le nouveau Premier ministre ivoirien.À Abidjan, les autorités ont annoncé, ce mardi 6 avril, le nouveau gouvernement avec à sa tête le Premier ministre Patrick Achi. La nouvelle équipe gouvernementale compte désormais 37 ministres.

Les Ivoiriens connaissent donc la nouvelle équipe de Patrick Achi. Et elle compte plusieurs nouveautés : Kandia Camara est ainsi nommée aux Affaires étrangères, en remplacement d’Ally Coulibaly. Elle devient donc numéro 2 d’une équipe ou les fidèles de feu Amadou Gon Coulibaly sont encore nombreux. Autre ministre d’État, celui de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le frère du président, qui est confirmé à ce poste, où il assurait l’intérim depuis un mois, peu avant la mort d’Hamed Bakayoko. Troisième ministre d’État, le ministre de l’Agriculture, Kouassi Adjoumani, qui garde son fauteuil. Pas de changement aussi à la Justice ni à l’Intérieur ni encore aux Eaux et forêts.

En revanche, l'universitaire Mariatou Koné remplace Kandia Camara à l’Éducation nationale. Eugène Aka Aouélé, le ministre de la Santé, laisse la place à Pierre Dimba, ancien patron de Agéroute. Eugène Aka Aouélé est pour sa part nommé président du Conseil économique social et environnemental. Thomas Camara, ancien directeur de la société ivoirienne de raffinage est quant à lui, nommé à la tête d’un ministère qui regroupe le pétrole, l’énergie et les mines.

Le magistrat Epiphane Zoro Bi Ballo aura lui en charge le ministère de la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Amadou Coulibaly, ancien patron du service de renseignement extérieur devient ministre de la communication et porte-parole du gouvernement à la place de Sidi Touré qui prend la pêche et les ressources animales. Pas d’ouverture à l’opposition, mais KKB, Bertin Kouadio Konan, reste ministre de la réconciliation.

C’est un gouvernement rajeuni et moins pléthorique que le précédent, puisqu’il compte 37 ministres, contre 41 auparavant. Le nombre de secrétaires d’État est passé de sept à quatre désormais.

Source : RFI

Nucléaire iranien: une première journée «constructive» à Vienne pour sauver l'accord

Ce 6 avril, les États toujours parties à l’accord, Russes, Chinois, Européens et Iraniens se sont réunis pour évoquer la levée des sanctions américaines et le retour de l’Iran au respect de ses engagements.L’ensemble des signataires de l’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 à Vienne, étaient de nouveau réunis dans la capitale autrichienne ce 6 avril, y compris les États-Unis qui ont quitté l’accord en 2018. Un premier pas diplomatique pour tenter de remettre l’accord sur les rails. Si Américains et Iraniens ne discutent pas directement ensemble, cette première journée a été « constructive » selon Enrique Mora, le secrétaire général adjoint du Service d'actions extérieures de l'Union européenne.

Dans la même ville mais pas dans la même salle. À Vienne, les États-Unis et l’Iran ne négocient pas directement, mais par l’intermédiaire des autres signataires de l’accord, Européens en tête. Ce mardi, les États toujours parties à l’accord - Russie, Chine, UE et Iran - se sont réunis pour évoquer d’une part la levée des sanctions américaines, rétablies en 2018 et, d’autre part, le retour de l’Iran au respect de ses engagements, dont il s’est progressivement affranchi depuis 2019.

Une réunion « fructueuse » selon l'ambassadeur russe auprès des organisations internationales à Vienne. Mikhail Ulyanov a expliqué que deux groupes d'experts doivent travailler sur ces deux aspects, ils sont chargés d'identifier les mesures concrètes à prendre par Washington et Téhéran pour rétablir la pleine mise en œuvre de l’accord.

Les discussions vont donc se poursuivre dans la capitale autrichienne ces prochains jours. Enrique Mora, qui a présidé la réunion de ce mardi au nom de l’Union européenne, intensifiera, de son côté, à Vienne, les contacts séparés avec toutes les parties, y compris les États-Unis.

Une étape « bienvenue », selon Washington

Cette discussion à Vienne, même s’il ne s’agit pas de pourparlers directs avec les Iraniens, est une étape bienvenue, constructive et potentiellement utile. L’utilité de ces discussions à Vienne, c'est qu’elles permettent des interactions en temps réel, entre les États-Unis et les Iraniens, avec des messages qui font l’aller-retour grâce à nos alliés et partenaires, donc oui nous voyons cela comme une étape constructive et très bienvenue. Ce qui est sur la table à Vienne aujourd’hui et pour les jours qui viennent ce sont des discussions indirectes sur cette première phase : que doit faire l’Iran pour se conformer à l’accord sur le nucléaire et que doivent faire les États-Unis pour tenir leurs engagements dans le cadre de cet accord. Cette tâche elle seule ne sera pas facile, cela ne va pas être simple, ces discussions sont compliquées, mais encore une fois, nous sommes encouragés par le fait qu’elles aient lieu. Parce que c’est une première étape nécessaire pour parvenir à notre objectif.

Source : RFI

Nucléaire iranien: les États-Unis rejoignent les pourparlers

Le porte-parole du département d'État américain Ned Price à Washington, le 31 mars 2021.Les États-Unis ont annoncé ce vendredi leur participation la semaine prochaine à Vienne à des pourparlers avec les grandes puissances signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, tout en restant « ouverts » à des discussions « directes » avec l'Iran.

Les États-Unis participeront mardi prochain à Vienne à des pourparlers pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien. Ces négociations, pour le moment indirectes, réuniront tous les signataires de l'accord – Iran, États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne. Washington dit par ailleurs rester « ouvert » à des discussions « directes » avec l'Iran.

« Les principaux sujets qui seront évoqués sont les mesures nucléaires que l'Iran doit prendre pour respecter à nouveau pleinement les termes » de l'accord international de 2015, « et les mesures de levée des sanctions que les États-Unis doivent prendre pour les respecter à nouveau aussi », a précisé le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

Celui-ci a prévenu que les États-Unis ne s'attendaient pas « à une percée immédiate » mais plutôt à des « discussions difficiles ». « Mais nous pensons que c'est une avancée salutaire », a-t-il ajouté.

C'est un pas important parce qu'en effet on voit que les deux acteurs du dossier, donc les États-Unis et l'Iran, acceptent de renégocier les obstacles qui sont pour le moment sur l'accord sur le nucléaire, mais c'est un premier pas qui demande a être concrétisé par la suite. On est en fait au début d'un nouveau processus.

Les grandes puissances encore membres de l'accord censé empêcher l'Iran de se doter d'une bombe atomique ont tenu vendredi une réunion virtuelle organisée par l'Union européenne avec Téhéran. C'était la première depuis l'élection de Joe Biden aux États-Unis, qui n'étaient toutefois pas représentés, les Iraniens refusant à ce stade une rencontre directe avec le pays ennemi.

L'ex-président américain Donald Trump a retiré son pays de cet accord en 2018 et a rétabli toutes les sanctions des États-Unis contre l'Iran, qui en retour a commencé à s'affranchir des restrictions à son programme nucléaire en enrichissant par exemple une quantité d'uranium largement supérieure à la limite autorisée.

Le nouveau président américain, lui, s'est dit prêt à revenir dans l'accord si Téhéran revient aussi dans les clous de ses engagements, mais les deux pays se renvoient la balle quant à celui qui devra faire le premier pas. L'Iran demande la levée des sanctions américaines alors que les signataires de l'accord demandent à Téhéran de cesser de dépasser les lignes rouges prévues par le compromis nucléaire de 2015. Tout l'enjeu est donc de coordonner les gestes de désescalade.

Les étapes en fait elles sont assez claires du côté iranien. On a vu récemment qu'il y avait un enrichissement de l'uranium qui avait été porté à des niveaux qui avaient été portés au-delà de l'accord sur le nucléaire, donc c'est revenir à un niveau tel qu'il est permis par l'accord [...] Pour les États-Unis, les mesures sont un peu plus nombreuses parce qu'il y a eu énormément de sanctions qui ont été mises en place par l'ancienne administration Trump.

Source : RFI

Niger: le nouveau président élu Mohamed Bazoum prend la tête du pays

Le nouveau président du Niger, Mohamed Bazoum.Dans son tout premier discours, le nouveau président a rendu un hommage appuyé à Mahamadou Issoufou qui passe la main après dix ans de pouvoir. Mohamed Bazoum a parlé longuement de son ami de 30 ans, avec qui il a fondé le PNDS, le parti au pouvoir, en 1990. « L’acte de naissance d’un projet dont la présente cérémonie n’est pas le moindre aboutissement », a-t-il déclaré.

Mohamed Bazoum place clairement son futur mandat dans la continuité de ce qu’a accompli Mahamadou Issoufou. Il reprend donc des thèmes de son prédécesseur : l’amélioration de l’éducation, et notamment la scolarité des jeunes filles. La démographie également. Mohamed Bazoum a évoqué le « cercle vicieux » dans lequel le Niger se trouve enfermé. Le nouveau président a aussi promis de prendre à bras le corps la question de la corruption. Plusieurs scandales ont émaillé le mandat de son prédécesseur, comme celui des détournements au ministère de la Défense. « Quiconque a une responsabilité dans l’administration répondra de ses actes », a-t-il prévenu.

Fait notable de ce discours, cette main tendue à la société civile. Mohamed Bazoum a déclaré qu’il fallait « mettre un terme au malentendu » qui les opposait, le nouveau président assurant qu’il consacrerait son mandat à la lutte pour la justice sociale.

Un parterre de chefs d’État

Cette cérémonie d'investiture se déroule en présence d'une dizaine de chefs d’État africains au centre Mahatma Gandhi de Niamey. Parmi eux, certains voisins sahéliens, comme le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, le tchadien Idriss Déby ou encore le mauritanien Mohamed Ould Ghazouani. La France quant à elle, est représentée par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Ses partenaires dans la lutte contre le terrorisme sont donc là, car la sécurité sera l’un des plus grands défis de Mohamed Bazoum.

Cette sécurité est loin d’être acquise, y compris à Niamey où, selon les autorités, une tentative de coup d’État a échoué il y a deux jours. Pour sécuriser cette investiture un dispositif sécuritaire colossal a donc été mis en place. La garde présidentielle, la police, la garde nationale ont été mobilisées.

Dans son discours Mohamed Bazoum a remis les points sur les i, la justice fera son travail et quiconque tentera de remettre en cause l’ordre républicain, devra y répondre. Enfin, le président élu a évoqué la lutte contre le terrorisme, temps fort de son discours d'investiture.

Le terrorisme est un vrai malheur pour notre pays, cela d’autant plus que ses bases ont hors de notre territoire. Ceux qui en sont les chefs relèvent d’autres pays. Jamais aucun chef terroriste n’a fait cas de griefs contre notre État, encore moins formulé de revendication à sa direction. Dans la région de Diffa, Boko Haram a déstabilisé l’économie depuis janvier 2015. Mon ambition est d’engager immédiatement des discussions avec les autorités du Nigeria pour particulièrement créer les conditions du retour dans les meilleurs délais de tous les réfugiés dans leur pays. Mon ambition est de permettre le retour tout aussi rapide des déplacés dans leur village respectif en leur assurant la sécurité à laquelle ils ont droit. Cela est une nécessité impérieuse car les enfants déscolarisés et désœuvrés, vivant dans les camps de réfugiés et de déplacés, constituent à mes yeux qu’ils grandissent une véritable pépinière pour le banditisme et le terrorisme.

Source : RFI