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Tunisie : l’UGTT annonce deux grèves générales en octobre et novembre

L'Union générale tunisienne du travail (UGTT), baromètre historique des tensions sociales dans le pays, a lancé un appel au débrayage pour les journées du 24 octobre et du 22 novembre.

À couteaux tirés avec le gouvernement depuis plusieurs mois, la puissante centrale syndicale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a fait fi des différentes médiations dont celle, amorcée en fin de semaine dernière, du président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur, en mettant à exécution ses menaces de grève générale.

Malgré un engagement du gouvernement et de l’UGTT à une reprise des négociations salariales dans le secteur public, l’organisation a néanmoins, à l’issue de la réunion de son instance administrative du jeudi 20 septembre, programmé deux journées de mobilisation. L’une concernera le secteur public le 24 octobre, l’autre la fonction publique le 22 novembre.

Ces dates n’ont pas été choisies au hasard : elles coïncident avec les discussions au Parlement de la loi de finances 2019.

Des grèves générales motivées par la détérioration du pouvoir d’achat et la privatisation du secteur public

Ras-le-bol général

La décision de la fédération n’en est pas moins exceptionnelle. Motivée par la dégradation de la situation de la Tunisie, tant au niveau économique que politique, elle dit aussi toute l’ampleur et la complexité de la crise qui affecte le pays.

L’UGTT dénonce régulièrement l’incapacité du gouvernement à lutter contre le florissant marché de l’économie parallèle, une iniquité fiscale et la volonté de l’exécutif à vouloir privatiser des entreprises publiques qui, selon la centrale, ne sont pas les plus déficitaires. Le secrétaire général de l’union, Noureddine Taboubi, précise que « la détérioration du pouvoir d’achat et la privatisation du secteur public » motivent les deux grèves générales programmées.

Depuis le début de l’année, l’instance syndicale, qui a historiquement toujours été le baromètre des tensions sociales en Tunisie, réclame le départ de la primature de Youssef Chahed. Elle estime que le chef du gouvernement a failli et que la crise politique, désormais dans l’impasse, impacte la situation économique.

Sur sa lancée, l’UGTT n’a pas non plus ménagé ses critiques à l’égard du parti Ennahdha, l’accusant de freiner les décisions sur les dossiers sociaux.

Source : jeuneafrique.com

 

Mali : une manifestation dispersée à la veille de l’investiture d’IBK

Une manifestation interdite de l'opposition au Mali a été dispersée à coup de gaz lacrymogène vendredi à Bamako, à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l'indépendance du pays et de l'investiture du président réélu Ibrahim Boubacar Keïta.

Les partisans du chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé, qui ne reconnaît pas sa défaite lors du scrutin du mois d’août, avaient prévu de converger vers le centre-ville, d’y passer la nuit puis de manifester en marge des cérémonies organisées samedi.

Des échauffourées ont éclaté entre ces manifestants, dont certains brandissaient des affiches « IBK dégage », et les forces de l’ordre, à l’un des points de rassemblement, dans la Commune IV de Bamako, a constaté un correspondant de l’AFP.

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène, tandis que les manifestants mettaient le feu à des pneus, selon ce correspondant.

« Au moins une personne » a été interpellée « pour besoin d’enquête », selon une source policière.

Douze personnes l’ont été, a affirmé dans la nuit de vendredi à samedi une source proche de l’ancien candidat à la présidentielle.

Ce sont des membres de la « direction de campagne » de Soumaïla Cissé, « dont Michèle Moncourt, présidente de la commission d’organisation » de ces manifestations « et dirigeante de premier plan de l’URD », le principal parti de l’opposition, d’après cette source. Elle a dénoncé des « violences policières sur des jeunes descendus dans la rue pour préparer les caravanes » de manifestants.

Fête de l’indépendance

« La marche est interdite, rentrez chez vous », avait lancé dans l’après-midi un policiers aux journalistes qui se dirigeaient vers la Bourse du travail, dans le centre de la capitale, où les manifestants avaient prévu de se réunir.

Le gouverneur de Bamako avait retoqué la demande d’autorisation de manifester vendredi « en raison des événements du 22 septembre 2018, fête de l’indépendance de notre pays », selon un courrier adressé au directeur de campagne de Soumaïla Cissé dont l’AFP a obtenu une copie.

Les présidents du Ghana, de Côte d’Ivoire, du Niger, du Congo ou encore du Tchad sont arrivés vendredi à Bamako, où ils doivent assister samedi matin à un défilé militaire et à une cérémonie. Ils marqueront le début du deuxième mandat d’Ibrahim Boubacar Keïta, qui a prêté serment le 4 septembre, après la validation de la réélection par la Cour constitutionnelle.

La France sera représentée par son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Il a jugé dans une interview au journal Le Monde à paraître samedi de « bon augure » les projets du gouvernement malien pour rétablir la stabilité du pays, toujours confronté à la violence jihadiste malgré plus de cinq années d’intervention militaire étrangère.

Source : jeuneafrique.com

 

Yémen: l'ONU déclare «perdre le combat contre la famine»

mediaLe Yémen est face à l’abîme. L’ONU a annoncé vendredi perdre le combat contre la famine qui menace le pays. Cinq millions d’enfants sont très sévèrement malnutris, 3/4 de la population dépend maintenant de l’aide humanitaire d’urgence. Une aide que l’ONU a de plus en plus de mal à distribuer suite à la reprise des combats sur la route reliant le port commercial d’Hodeïda à la ville de Sanaa. A cela s’ajoute une situation économique catastrophique avec une monnaie qui a perdu 30 % de sa valeur en un mois. L’organisation demande à toutes les parties au conflit d’engager un dialogue politique pour une sortie de crise et de permettre un pont aérien pour évacuer les blessés et les malades.

L’effondrement du Yémen n’est plus qu’une question de temps. C’est le constat dressé par Mark Lowcock, le directeur des Affaires humanitaires de l’ONU : « Nous perdons notre combat contre la famine. Nous pourrions approcher un point de non-retour au-delà duquel il sera impossible d'éviter de nombreuses pertes de vies humaines dues à une famine généralisée dans le pays. »

En cause, la montée des prix des denrées liée à la dévaluation du riyal yéménite et la reprise des combats sur l’axe commercial d’Hodeïda à Sanaa qui pourrait plonger 3,5 millions de personnes dans l’insécurité alimentaire. Un chiffre qui viendrait s’ajouter aux 8 millions de yéménites dont 5 millions d’enfants déjà en situation de famine et aux 21 millions de personnes qui ont besoin d’une assistance humanitaire d’urgence. « La question aujourd’hui est de savoir qui peut faire quelque chose pour éviter cette catastrophe en devenir ? Les organisations humanitaires ne peuvent simplement pas répondre aux besoins de 29 millions de Yéménites. C’est intenable. »

Outre des mesures économiques et la reprise des négociations politiques, Marc Lowcock a surtout réclamé la mise en place d’un pont aérien. Celui-ci permettrait de soigner les malades qui ne peuvent plus bénéficier plus de soins au Yémen.

Source : RFI

 

Conférence de presse du président de la République: 3e mandat : Le flou est-il totalement dissipé ?

C’est un président de la République décontracté, souriant qui  a fait face à la presse ce jeudi 20 septembre, quelques   jours  après la publication par la CENI  des résultats provisoires du 2e tour des élections  municipales, régionales et législatives dont le 1er tour s’est tenu le 1er septembre.

A cette occasion, le président a  d’abord remercié  les mauritaniens   pour leur  maturité politique, leur attachement à la démocratie, mais surtout pour  avoir donné une majorité écrasante au principal parti de la majorité  présidentielle. Une occasion pour poursuivre le travail d’ici 2019, et peut-être au-delà.

Mais la question sur laquelle était très attendu  le président Mohamed Ould Abdel Aziz était ce fameux 3e mandat  qu’on suspecte de lorgner, à la fin de  son  2e et dernier mandat, en 2019. En effet, depuis que l’UPR  a obtenu  une  majorité écrasante,  ou disons,  mécanique, de 89 députés sur 157, acquise il faut le dire,  grâce surtout à l’implication personnelle  du président dans la campagne, l’opinion mauritanienne  ne cesse de se demander ce que le président Aziz va en faire.   Ses déclarations maintes fois répétées et selon lesquelles, il ne ferait pas modifier la constitution en son article 26 qui limite à deux, le nombre de mandats présidentiels,  n’ont pas pu dissiper les doutes.  L’opposition démocratique, les observateurs,  même  certains  de la majorité  et  les partenaires  étrangers   continuent de douter  des intentions réelles du  président  sur cette question du 3e mandat. Les  réponses  apportées  par le président Aziz  aux questions des  journalistes  sur cette question qui taraude l’opinion publique  et internationale ne sont pas de nature à clore définitivement  le débat. En effet, le président a déclaré qu’il ne briguera pas un 3e mandat, mais que  le  parlement  est  libre de voter  tout texte  qu’il jugera approprié.  Y compris peut-être celui qui pourrait  autoriser  de faire sauter la limitation du nombre de mandats présidentiels  à  deux, à savoir l’article 26 de la constitution.  Une éventualité  redoutée par l’opposition. Suffisant pour faire sortir certains leaders de l’opposition   de leur silence. Pour  Yahya Ould El  Waghf, il ne fait aucun doute que le président Aziz est dans l’optique d’un 3e mandat.

Auréolé  de la victoire de son UPR, le président  a écarté  tout dialogue avec l’opposition  avant la prochaine présidentielle, ce qui devrait, pourtant,  être  l’occasion de  recomposer la CENI qui  a prouvé  ses limites et  lacunes que son président a  d’ailleurs  ouvertement reconnues  lors de proclamation des résultats. Une occasion également  de décrisper la tension  politique entre le pouvoir et l’opposition, quelques mois avant la  présidentielle de 2019. Pour le Rais, le débat doit se dérouler au Parlement.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Tawassoul est une réalité dont il faut tenir compte. L’accuser de terrorisme est une erreur, dixit Ould Seyidi

Tawassoul est une réalité dont il faut tenir compte. L’accuser de terrorisme est une erreur, dixit Ould Seyidi Le chef du parti d’opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement (Tawassoul ), Mohamed Mahmoud Ould Seyidi, a déclaré que la classification de son parti dans le cercle des ennemis de la nation est une grosse erreur.

Ceux qui disent ces propos doivent les retirer , présenter des excuses, et s’abstenir de la logique de sous-estimer et de manipuler les esprits des citoyens.

Ould Seyidi a ajouté que «Tawassoul » est une réalité avec laquelle il faut compter et l’avenir du processus politique, dans le pays, ne pourra se faire sans ce parti.

Ould Seyidi a averti les dirigeants quant à pousser les choses vers les tensions car l’importation des batailles étrangères, chez nous, est un acte très dangereux, soulignant que son parti tient à une approche, et une stratégie de dialogue comme la seule option pour surmonter toute crise.

Traduit par Adrar.Info
Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

Mauritanie: échange tendu entre Mohamed Abdel Aziz et Sy Mamoudou, le doyen des journalistes

Mauritanie: échange tendu entre Mohamed Abdel Aziz et Sy Mamoudou, le doyen des journalistesA la question du doyen Sy Mamoudou sur la présence du président et des ministres dans la campagne électorale, le Rais a dit que c’est tout à fait normal. “C’est ce qu’on voit partout dans le monde. “Le président défend son parti. Dire que le gouvernement est resté deux mois sans activité, là je vous dit que je ne suis pas d’accord. Le gouvernement était en vacance.

C’est tout à fait normal à ses membres de sacrifier leurs vacances pour faire campagne”.
Mais c’était mal connaître la perspicacité de Sy Mamoudou, président des éditeurs de presse et 27 ans de services au compteur.

Le directeur de publication d’Eveil Hebdo revient à la charge: “Mais, monsieur le président, cela pose un autre problème: l’utilisation des moyens de l’Etat pour faire campagne. Si le président s’engage avec les moyens de l’Etat, la partie est disproportionnée? “. Dans la même lancée, le doyen Sy contextualise le débat (en bon journaliste) et place la Mauritanie dans son environnement africain où les gouvernements disposent en général des trois A: argent, administration et armée.

Usant de l’ironie, l’éditorialiste s’adresse au premier des mauritaniens: “vous comprendrez bien, monsieur le président qu’il y a une disproportion sur les moyens entre le parti au pouvoir et l’opposition?”

C’est en ce moment et seulement en ce moment que le président Aziz a semblé un peu irrité, usant d’une formule lapidaire pour sortir de l’impasse: “Mais ça c’est une assertion, c’est une formule que tout le monde peut répéter”. Puis se reprenant: “dire qu’on a utilisé des moyens de l’Etat n’est pas un fait avéré, ce sont des idées. En aucun moment, nous n’avons eu à utiliser les moyens de l’Etat.

Nos ressources viennent des donateurs qui sont libres”. Et de préciser encore: “Nos ministres ont certainement fait campagne, mais pas l’administration. Certains fonctionnaires ont fait campagne pour l’opposition”.

Toujours sur les 3A, le président appelle à respecter le troisième “A”, c’est à dire l’armée, “qui vous sécurise et qui nous sécurise”. Sy Mamoudou tente la république mais se voit refusé le micro. Le président invoquant l’ordre rappelle la règle des deux questions par journaliste et passe la parole à la seule femme journaliste, interrogeant le président sur sa victoire et la déclaration faite quelques semaines de tout faire pour que les partis extrémistes et racistes n’accèdent au parlement.

Une occasion pour le président d’attaquer ces partis qui prennent leurs idées d’ailleurs et qui sont soutenus par l’étranger. “Le peuple mauritanien s’est prononcé de manière claire”. Interpellé sur la montée des islamistes en Mauritanie, le président rappelle que c’est une tendance générale dans le monde arabe où l’islamisme progresse au détriment des autres courants politique comme le socialisme, le baathisme et le trotskisme.

Les échanges se perdent dans le ton monocorde jusqu’à ce que le doyen Sy reprenne la parole, interpellant le président sur les déclarations du président de la Commission électorale indépendante (CENI) sur le non respect de la loi relative à la non incomptabilité des fonctions civiles et militaires et au plafonnement financier? “.

Réponse du président: “d’abord expliquez-moi ce que vous appelez incompatibilité”? Réponse de Sy: “c’est le président de la CENI qui parle, ce n’est pas moi”… -Alors posez-lui la question! Je suis curieux de savoir que signifie incompatibilité entre la fonction militaire et la fonction civile “, rétorque Aziz, qui assure n’avoir pas vu le président de la CENI depuis qu’il est nommé et même avant sa nomination.

-C’est simple, cela veut dire que l’administration doit être neutre, repart Sy. “Dans l’entendement du président de la CENI, l’administration s’est impliquée dans les élections”

-Je ne pense pas qu’il ait dit cela, répond le président Aziz. Ce n’est pas l’administration qui a fait le recensement électoral, qui a imprimé les bulletins et qui les a acheminés et qui a fait le comptage”, répond le président de nouveau désarçonné.

-D’accord, monsieur le président, ça c’est le président de la CENI, qui le dit, ce n’est pas moi. Autre question, on a remarqué que la CENI est composée majoritairement de gens du parti au pouvoir….et

Là le président interrompt le doyen des journalistes, histoire sans doute de le déstabiliser: -Avez-vous bien fait vos comptes?

Réponse du tic au tac: “je ne parle pas sans faire mes comptes monsieur le président, puisqu’aujourd’hui la majorité de la CENI est composée …

Nouvelle interpellation :” ne confondez pas proches du gouvernement et proches de l’opposition avec le gouvernement ou l’opposition. C’est vrai que certains partis ne sont pas représentés mais c’est leur faute. Ils ont boycotté. Il n’était pas question qu’on retarde d’une seule seconde les élections. On s’est adressé aux partis qui étaient là pour constituer la CENI. Et je vous dis que la majorité de la CENI ne sont pas du pouvoir. ”

Nouvelle salve de Sy: “monsieur le président, pouvez-vous vous prendre des initiatives pour que les partis qui avaient boycotté puissent prendre part à la CENI et aux élections futures pour plus de consensus?”

-Je ne peux pas prédire l’avenir pour eux. Je note qu’ils ont participé aux dernières élections et c’est une bonne chose pour eux, rétorque le président avec une pointe d’humeur qui a fait de l’effet sur le ministre des Finances, juste en arrière plan. .

Jusque-là, le doyen Sy est largement vainqueur aux points face au président .

Par la suite, le président est interpellé sur un éventuel changement de constitution. L’occasion pour lui de réaffirmer son intention ferme de ne pas vouloir changer la constitution pour un troisième mandat. Sur ce sujet aussi, le doyen Sy Mamoudou enfonce le clou: “comment allez vous vous y prendre pour d’une part respecter la constitution et d’autre part faire en sorte de barrer la route à ceux que vous accusez d’avoir pillé les ressources du pays ….?

Nouvelle tension dans l’air. Le président rétorque: “Le but de cette conférence n’est pas de vous dire ce que je vais faire dans cinq ans (rires”).

Puis le président de manière plus sérieuse: “ce que j’ai dit est clair. Je n’abandonnerai pas la Mauritanie. Personnellement, je ne toucherais pas à la constitution. Je ne vais pas bricoler la constitution pour un troisième mandat”, poursuit-il. “Mais, ajoute Mohamed Abdel Aziz, si je quitte le pouvoir, je ne vais pas baliser l’autoroute pour les gens qui étaient là, qui ont détruit la Mauritanie, qui l’ont déstabilisé. Je resterai en Mauritanie et je ferais tout en sorte avec le soutien du peuple mauritanien pour que tout soit préservé”.

Et Sy de revenir à la charge:

-Mais la question, monsieur le président, est de savoir comment vous allez faire pour barrer la route à ces gens là?

Là le président est pris d’un fou rire. “Nous sommes à la télévision, je ne vais pas tout vous dévoiler et je crois savoir que vous n’êtes pas loin de l’opposition”.

Puis, arrive la question la plus difficile, celle que monsieur Sy pose en tant que président de l’association des éditeurs mauritaniens. “Monsieur le président, la presse en Mauritanie traverse une situation extrêmement difficile du fait entre autres de la suspension des abonnements de l’Etat et, entre autres, des arrestations de journalistes”.

En réponse, le président dit qu’il est très touché, étouffant un nouveau fou rire. “Quand vous dites, que vous souffrez des arrestations, je ne suis pas d’accord. Il faut reconnaître certaines réalités dans le pays. Qui a été arrêté et pourquoi il a été arrêté? Aucun journaliste n’est en prison en Mauritanie. Ce qui est sûr, c’est que ce gouvernement est le premier à avoir dépénalisé les délits de presse dans un environnement régional et sous régional particulier. Vous devez le reconnaître. Les journalistes qui ont été interpellés ne l’ont pas été pour des délits de presse. “.

Et Aziz de prêter son talent de prospective à la presse: “vous devez savoir que les gens ne lisent plus la presse écrite. ils regardent internet, la télévision”.

Et Sy de revenir à la charge en président de l’association qu’il représente: “monsieur le président, il n’y a pas un seul journal qui n’a pas de site internet. ”

-“Que voulez-vous, qu’on impose aux gens de s’abonnez chez vous…?

-Non, monsieur le président. Nous voulons que vous levez l’interdiction aux administrations de s’abonner”.

-ça c’est de l’argent public. Certains établissements géraient leurs budgets de communication de manière irrationnelle, se permettant de surfacturer les abonnements, de payer les journaux pour dire du bien d’eux. J’ai mis fin à cela. Continuez à me critiquer, je vous encourage mais je ne paye pas mon argent pour ça.

Le président finit par dire qu’il y a un montant conséquent destiné à la presse. Certains internautes ont préféré s’en arrêter à ces échanges vifs pour critiquer le doyen Sy lequel a été et de loin le journaliste le plus incisif de la soirée, compensant la sous-représentation négro-africaine à ces échanges par des questions documentées et précises.

Source : Les Mauritanies

 

 

Séisme politique à Bagodine

Séisme politique à BagodineLe second tour des élections municipales dans la commune de Bagodine opposait l’UPR à sa petite sœur l’UDP, qui présentait pour la deuxième fois de l’histoire, M. Dia Oumar Hamidou, résident à Fondou qui compte une grande communauté d’immigrés en Europe et aux USA.

Le parti de Mohamed O Abdel Aziz alignait, à son tour, M. N’Gam Adama Amadou, ancien diplomate qui a longtemps résidé à l’extérieur. Activement soutenu par une aile dissidente de l’UPR (parrainée selon plusieurs sources par l’ancien maire, N’Gam Hamadi Debe, également chef traditionnel de la communauté de Harlaw et farouche adversaire du lion), l’aile communément dénommée Bokou Haram, en référence à la secte islamique du Nigéria devenue tristement célèbre dans le monde, le candidat de l’UDP a créé la surprise.

Cette victoire de l’UDP a été, également, facilitée par les militants UDP du village de Bagodine qui présentait à la députation la candidature de M. Bocoum Oumar Hamadi, colistier de M. DIOP Amadou El Hadj, ancien maire de M’Bagne.

Une victoire qui sonne comme une défaite du lion de Bagodine qui fait face à une rude rivalité entretenue par de nombreux mécontents de l’UPR mais aussi par la persévérance de la communauté de Fondou qui a bataillé dure pour imposer cette alternance.

Car, il faut le noter, jamais la commune de Bagodine depuis sa création n’a été dirigée par un autre fils de la commune qui n’est pas du village du chef lieu communal. Bizarrement, le lion avait été balloté en 2013 par le même Dia Oumar Hamidou mais il a réussi à renverser la situation. Mais selon cet observateur, l’alternance en démocratie est une bonne chose.

Mais pour le tout nouvel édile de Bagogine, ancien militaire, respectueux et combattif, les choses sérieuses viennent à peine de commencer, ce, d’autant plus que le lion peut se prévaloir de la victoire de ses deux poulains à la députation.

Source : Terroir Journal (Mauritanie)