Mon06182018

Last update09:43:37 PM GMT

Back Divers

Faits Divers

Union africaine. Sommet des chefs d'Etat: une trentaine de dirigeants attendus à Nouakchott

Union africaine. Sommet des chefs d'Etat: une trentaine de dirigeants attendus à NouakchottNouakchott se prépare activement à accueillir le 31e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA). A Nouakchott, on table sur la présence au plus haut niveau de la majorité des dirigeants africains.

Après avoir accueilli le 27e sommet de la Ligue Arabe en juillet 2016, une première dans l’histoire diplomatique de la Mauritanie, Nouakchott se prépare à abriter le 31e sommet des dirigeants de l’Union africaine (UA), prévu du 25 juin au 02 juillet 2018.

Dans cette perspective, les préparatifs vont bon train. S’exprimant jeudi après-midi, à l’occasion du point de presse hebdomadaire consacré aux commentaires des travaux des résultats de la réunion du gouvernement, le ministre de la Culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Lemine ould Cheikh, a donné des assurances quant à la réussite de la grand-messe panafricaine.

Le responsable gouvernemental mauritanien a notamment affirmé que «30 dirigeants africains ont déjà confirmé leur présence au prochain sommet de l’Union africaine (UA) prévue à Nouakchott. Les préparatifs se poursuivent dans de bonnes conditions et les travaux se termineront conformément aux délais initialement fixés. Il s’agit d’une rencontre qui aura un important impact dans la marche du continent et au niveau international».
Un petit coup de rétroviseur sur le déroulement matériel et logistique du sommet arabe de 2016, permet de comprendre le discours du porte-parole du gouvernement, quand il évoque les préparatifs.

En effet, organisée en partie sous une immense tente importée de Russie et implantée au Centre international des conférences de Nouakchott (CICN, Palais des Congrès), la rencontre arabe avait étalé au grand jour le manque criant d’infrastructures hôtelières de la capitale mauritanienne.

Alors, pour accueillir le sommet panafricain et ses 54 délégations, le challenge devient encore plus immense. Raison pour laquelle les autorités mauritaniennes ont décidé de réaliser un énorme complexe à proximité de l’aéroport international «Oum Tounsy». Le président Mohamed ould Abdel Aziz a visité les lieux ces derniers jours et constaté que les travaux avancent conformément au timing voulu par les autorités.

Interrogé sur l’identité des personnalités au plus haut niveau attendues à Nouakchott à l’occasion du sommet de l’UA, Moussa ould Mohamed Amar, analyste, ancien DG de l’agence gouvernementale de presse, livre ses prévisions: «On a à peu près la certitude de compter parmi nos hôtes le président du Sénégal, et les 4 autres partenaires du G5 Sahel, solidarité de proximité et communauté de destin obligent. Mais aussi le président Paul Kagamé, président en exercice de l’UA. Pour le reste, j’attends de voir».

Par ailleurs, l’hebdomadaire panafricain «Jeune Afrique» a révélé ce week-end, l’hypothèse probable de la participation du roi Mohammed VI du Maroc au sommet de Nouakchott, annonçant que «Rabat a transmis aux autorités mauritaniennes l’accord de principe quant à la présence du souverain marocain» aux assises de l’UA dans un contexte «de réchauffement des relations bilatérales depuis plusieurs mois». Pour nombre de Mauritaniens, la présence du roi du Maroc à cette manifestation rendrait un cachet particulier à ce sommet pour Nouakchott et permettrait surtout de renforcer le réchauffement des relations diplomatiques entre les deux voisins.

A ce titre, la nomination d’Ismaël ould Cheikh Ahmed, ancien Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU au Yémen, est interprétée comme un signe supplémentaire de la volonté de rapprochement entre Nouakchott et Rabat, estime une source bien introduite.

Enfin, il faut aussi rappeler la présence confirmée du président français, Emmanuel Macron.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

Le Président de la République appelle les citoyens à s’inspirer de l’esprit du Ramadan pour renforcer la cohésion nationale

Le Président de la République appelle les citoyens à s’inspirer de l’esprit du Ramadan pour renforcer la cohésion nationale A l’occasion de la fête d’Aïd El Fitr Al Moubarak, le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a félicité, jeudi soir, dans une adresse à la Nation, les mauritaniens et remercié les oulémas, les médecins et les journalistes, appelant tous les citoyens à s’inspirer dans leurs comportements quotidiens de l’esprit du mois béni du Ramadan pour renforcer la cohésion nationale et pour assurer le développement et le progrès du pays.

Voici la traduction du texte intégral de ce discours :

«Au nom d'Allah, le Tout Clément, le Très Miséricordieux.

Prière et Salut sur le plus Noble des Messagers !

Le Messager d’Allah a dit : « Le jeûneur connaît deux joies: quand il rompt son jeûne, il se réjouit et, quand il rencontre son Seigneur, il se réjouit de son jeûne ».

Chers citoyens, chères citoyennes,

Nous disons ce soir au revoir au mois béni du Ramadan, implorant Allah Le Tout Puissant d’être parmi ceux dont le jeûne et les prières ont été acceptés et les rétributions multipliées.

Nous accueillons demain la fête de l'Aid El Fitr Al Moubarak, heureux de la grâce extérieure et intérieure dont nous comble Allah.

A cette heureuse occasion de l’Aid El Fitr, je vous adresse chers citoyens mes félicitations les plus chaleureuses, souhaitant à notre cher pays davantage de progrès, de prospérité et de développement dans la sécurité et la stabilité dont il jouit, Alhamdoulilah.

J’adresse également mes sincères remerciements à tous ceux qui ont contribué à l’animation de ce mois béni : Oulémas, Fakîhs, médecins et journalistes.

Chers citoyens, chères citoyennes,

Vous avez exprimé durant ce mois béni votre attachement aux valeurs de l’Islam et aux vertus de la solidarité et d’entraide, concrétisant ainsi l’esprit du Ramadan tant dans les comportements que dans les actes de piété.

Nous sommes tous appelés à nous inspirer dans nos agissements quotidiens des valeurs du Ramadan pour renforcer notre cohésion nationale et pour assurer le développement et le progrès de notre pays.

Qu'Allah fasse revivre à la Mauritanie, à l'Oumma arabe et islamique et à l'humanité toute entière ce mois béni du Ramadan dans le bonheur et la bénédiction».


Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 14 Juin 2018

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 14 Juin 2018 Le Conseil des Ministres s'est réuni le Jeudi 14 Juin 2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les projets de décrets suivants ;

- Projet de décret fixant le nombre de Conseillers Régionaux par Région.

Le présent projet de décret a pour objet de fixer le nombre des conseillers régionaux par région conformément aux dispositions des articles 6 et 36 de la loi organique n° 2018- 010 du 12 février 2018 relative à la Région.

- Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret n° 2012-233 du 26 septembre 2012, fixant les émoluments du Président et des Membres du Comité Directeur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le présent projet de décret intervient en application des dispositions de la loi organique n°2018-005 du 12février 2018 modifiant certaines dispositions de la loi organique n°2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Electorale Nationale Indépendante. Il a pour objet de fixer les avantages accordés au Président, Vice- président et des membres de la CENI à titre d’émolument et de couverture sanitaire.

- Projet de décret portant modification de certaines dispositions des articles 7 des décrets créant et organisant les Etablissements Public à caractère administratif dénommés : Centres Hospitaliers, Laboratoire National de Contrôle de la Qualité des Médicaments et les Instituts de Santé.

Le présent projet de décret tend à améliorer les performances des établissements publics concernés à travers la recomposition de leurs organes délibérants.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Economie et des Finances a présenté une communication portant sur une caution de l’Etat des engagements financiers de la Société « Shems Energy-SA » dans le cadre du projet de construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 21 MWc à Zouerate.

Cette communication propose la garantie par l’Etat des obligations financières de la société Shems Energy-SA dans le cadre du projet de construction d’une centrale solaire à Zouerate et ce conformément à une formule prévue par l’article 9 de la loi n°78-011 du 19 janvier 1978 portant loi organique relative aux lois de finances. Ce montage a le double avantage de permettre la réalisation de cet important projet sans aucun impact sur la dette extérieure du pays.

Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :

Ministère de la Justice

Administration Centrale

Direction des Etudes, de la Législation et de la Coopération

Directeur : Mohamed Salem Mah, Magistrat, précédemment Substitut du Procureur Général prés la Cours Suprême.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Tunisie : héritage, droits des femmes, liberté de culte… Le rapport réformateur de la présidence

Après la Constitution de 2014, les recommandations du rapport de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité (Colibe), dévoilées le 12 juin, constituent un tournant de la révolution tunisienne.

Publié le 12 juin, le document final des travaux de la Commission des libertés individuelles et de l’égalité (Colibe) met en conformité le corpus juridique tunisien avec les principes d’égalité et de liberté inscrits dans la Constitution et les conventions internationales signées par la Tunisie. Un travail de fond conduit depuis août 2017 par des juristes à l’initiative du président de la République, Béji Caïd Essebsi.

Un document majeur

La mise en perspective des lois actuellement en vigueur avec les principes de la loi fondamentale met en exergue les textes obsolètes, notamment ceux hérités de la période coloniale qui distinguent les musulmans des non-musulmans en matière de droits. La présentation du rapport assorti cet état des lieux à des suggestions d’abrogations, d’amendements et de nouveaux textes de loi avec différentes options.

Il reviendra à la présidence de la République de soumettre les propositions à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour adoption. Cela ne se fera pas sans débats. Le rapport de la Colibe est un document majeur, le plus progressiste produit par la Tunisie après le Code du statut personnel (CSP) de 1957 qui octroie de larges droits aux Tunisiennes. Il n’en est pas moins respectueux de toutes les sensibilités et à même de réunir les plus larges suffrages.

Un contenu réformateur

Pas de démocratie sans prise en compte des droits humains, tel est le principe qui sous-tend l’esprit du rapport. Dans un contexte social conservateur, le projet de la Colibe fait tomber les tabous en puisant également dans les références religieuses et en rendant compatibles les réformes recommandées avec une lecture éclairée du Coran.

« Les dispositions mettent l’humain et ses droits au cœur du processus social alors que, jusqu’à présent, la communauté prenait le pas sur l’individu »

Abolition de la peine de mort, pénalisation des incitations au suicide, décriminalisation de l’homosexualité, non-interférence de la protection du sacré et de la religion dominante quant au respect de la liberté de conscience, de culte et des minorités, interdiction du prosélytisme, abrogation du crime de blasphème, redéfinition de l’ordre public et moral, droit de disposer de son corps.

Des dispositions qui mettent l’humain et ses droits au cœur du processus social alors que, jusqu’à présent, la communauté prenait le pas sur l’individu. Du jamais vu dans la sphère arabo-musulmane, qui privilégie l’Oumma.

« L’homme n’est plus l’unique chef de famille »

Les droits des femmes et les fondements de la famille

Très attendu sur la question de la succession, qu’il aborde en proposant des options quant aux legs entre ascendants et descendants au premier degré, le rapport positionne la femme comme citoyenne à part entière. À ce titre, l’homme n’est plus l’unique chef de famille, les enfants peuvent porter le nom des deux parents et être Tunisiens par la mère, le père ou la mère peuvent avoir la tutelle et la garde des enfants.

L’institution du mariage est également revue avec l’annulation de la dot, tandis que la pension alimentaire ne sera servie à la femme que si elle manque de ressources financières.

Un choc civilisationnel

Audacieuses, les suggestions de la Colibe vont alimenter un débat public et provoquer la levée de boucliers des fondamentalistes, notamment sur la peine de mort et l’égalité dans l’héritage, mais elles donnent tout leur sens aux revendications de liberté et d’égalité de la révolution. Le rapport illustre et met en pratique également l’article 2 de la Constitution qui proclame la Tunisie comme État civil, fondé par conséquent sur des valeurs d’égalité, détachées du religieux.

« Ce rapport est un acte de civilisation, une révolution », affirme Monia Ben Jemia

Au-delà des réactions immédiates, l’esprit de ce texte contribuera à apaiser une société prise en porte-à-faux entre les principes religieux et un désir de liberté, de cohérence et de bien-être. « Ce pays est étonnant, il peut aller très mal et tout à coup surprendre parce qu’il peut produire de novateur. Ce rapport est un acte de civilisation, une révolution », affirme émue Monia Ben Jemia, ancienne présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD).

Source : jeuneafrique.com

 

Mali : un mort, des blessés et des milliers de cartes d’électeurs brûlées après des heurts à Kéniéba

Un jeune homme a été tué et des dizaines de milliers de cartes d'électeurs ont été brûlées lundi 11 juin lors d'affrontements dans une région aurifère du Mali, à moins de sept semaines de l'élection présidentielle, a appris l'AFP de sources concordantes.

Les événements se sont produits lundi 11 juin à Kéniéba (ouest), chef-lieu du cercle du même nom, une région aurifère frontalière du Sénégal. « Mardi [12 juin], les marchés et écoles sont restés fermés et les forces de l’ordre sont partout », a indiqué à l’AFP un responsable de la préfecture. Selon lui, la tension restait vive dans la ville, survolée par un hélicoptère de l’armée, d’après des témoins.

Les heurts ont éclaté à la suite d’un différend entre travailleurs et responsables de la mine d’or de Gounkoto, exploitée par la compagnie sud-africaine Randgold Resources, selon les autorités et un communiqué de l’entreprise, qui dit employer « plus de 300 personnes de la localité ».

Des cartes biométriques brûlées

« Des manifestants se sont attaqués aux édifices publics en saccageant les bureaux de la préfecture [et] les résidences du premier adjoint et du deuxième adjoint au préfet », a affirmé dans un communiqué le ministère de l’Administration territoriale. « Lors de ces attaques, les cartes d’électeurs biométriques récemment reçues ont été également brûlées », a précisé le ministère.

Selon un communiqué du parti au pouvoir lu à la télévision publique, c’est l’ensemble des cartes d’électeurs du cercle de Kéniéba, comptant quelque 200 000 habitants, qui ont été détruites.

« Les manifestants ont marché vers la préfecture avec des armes blanches, avec le soutien des chasseurs traditionnels dozo, qui avaient des armes », a précisé un employé de la préfecture. « Ils ont brûlé tous les bureaux de la préfecture, brûlé les cartes d’électeurs », a également déclaré le député local Boubacar Sissoko.

« Les mines sont dans notre village et le village est pauvre »

« Les forces de l’ordre sont intervenues et c’est à ce moment qu’il y a eu un mort et sept blessés », a-t-il précisé. Ce bilan a été confirmé à l’AFP de source hospitalière locale.

Plusieurs manifestants réclament une meilleure répartition des richesses. « Les mines sont dans notre village et le village est pauvre. Ce n’est pas normal ! Et quand nous voulons réclamer des droits, nos élus ou autorité soutiennent les employeurs miniers, qui font pourtant beaucoup de bénéfices », a déploré Yessouf Diarra, un habitant âgé de 30 ans, sans emploi.

Un premier lot de près de quatre millions de cartes d’électeurs biométriques sont arrivées la semaine dernière à Bamako et ont commencé à être acheminées vers les centres régionaux en prévision de l’élection présidentielle du 29 juillet.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un

mediaLa rencontre tant attendue entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est soldé par la signature d’un document commun, dont tous les détails n’ont pas encore été dévoilés.

Une poignée de main historique. Donald Trump et Kim Jong-un ont échangé une poignée de main historique à Singapour. Une image forte longtemps inimaginable, tant les tensions ont été vives pendant des décennies entre les deux pays. Les deux hommes se sont ensuite entretenus en tête-à-tête pendant près de 45 minutes, avant de partager un déjeuner de travail qui a duré une heure.

« C'était vraiment une rencontre fantastique », qui s'est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer », a lancé Donald Trump à l'issue de ce déjeuner avec le leader nord-coréen à Singapour. « On a tourné la page du passé », a affirmé Kim Jong-un. Les deux dirigeants ont également signé un document commun.

Que contient ce document ? Les photographies de ce document signé par le président Trump et le dirigeant nord-coréen indiquent que les deux hommes ont convenu de travailler à la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Les mots « vérifiable » et « irréversible » n’y figurent pas. Donald Trump a pourtant assuré que le processus de dénucléarisation sera vérifié. « Ce n'est pas un retour en arrière », assure-t-il. « On vérifiera. C'est une complète dénucléarisation. La vérification sera à la fois américaine et internationale ».

Les quatre points à retenir de l'accord commun :

  • « Les États-Unis et la Corée du Nord s'engagent à établir de nouvelles relations entre leurs deux pays conformément au souhait de paix et de prospérité des peuples des deux pays. ».
  • Les États-Unis et la Corée du Nord « uniront leurs efforts pour mettre en place un régime de paix durable et stable dans la péninsule coréenne ».
  • « Réaffirmant la Déclaration de Panmunjom du 27 avril 2018, la Corée du Nord s'engage à œuvrer pour la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».
  • Les Etats-Unis et la Corée du Nord « s'engagent à rapatrier les dépouilles des militaires américains » disparus au combat lors de la guerre de Corée.

Invitation à la Maison Blanche. Ce sommet « ouvre une nouvelle ère », a déclaré Kim Jong-un. Le leader nord-coréen a par ailleurs reçu une invitation inattendue à se rendre à la Maison Blanche. « Nous allons nous rencontrer souvent », a déclaré Donald Trump, indiquant avoir noué « une relation très spéciale » avec son interlocuteur.

Pacification et dénucléarisation au menu. Les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions internationales draconiennes imposées au fil des années, étaient au cœur des discussions entre les deux dirigeants. Mais sont-ils tombés d'accord sur ces questions sensibles ? La dénucléarisation « commencera très vite », a annoncé Donald Trump.

Le gros morceau de ce sommet, le fond du dossier s’est joué à huit. Les deux dirigeants étaient accompagnés de leur garde rapprochée. Côté américain, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie John Kelly, le chef de cabinet de la Maison Blanche et John Bolton, le conseiller national à la sécurité, étaient aux côtés de Donald Trump.

Côté nord-coréen, Kim Jong-un était entouré de Kim Yong-chol. Considéré comme le numéro 2 du régime, il connaît très bien les questions nucléaires, il a déjà négocié dans le passé avec les Etats-Unis, c’est lui qui avait fait le voyage à Washington il y a 10 jours en vue de ce sommet. Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho et le diplomate Ri Su-yong, chargé des Affaires internationales au sein du Parti unique de Corée du Nord étaient également autour de la table.

Si des engagements ont été pris, c’est dans cette pièce qu’ils ont été formulés, rapporte notre envoyé spécial à Singapour, Vincent Souriau.

Donald Trump a donné une conférence de presse après sa rencontre avec Kim Jong-un. Interrogé sur la question des garanties de sécurité vis-à-vis de Pyongyang, Donald Trump a assuré : « Nous ne réduisons pas nos capacités militaires dès aujourd'hui [32 000 soldats américains sont actuellement en Corée du Sud]. A un certain point oui, mais pas encore ». En revanche, il déclare qu'il mettra fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. « Nous économiserons beaucoup d'argent et ce sera moins provocant », a-t-il expliqué sans s'engager sur un calendrier. Le président américain a par ailleurs confirmé que les sanctions économiques seraient pour le moment maintenues.

« Nous sommes prêts à écrire un nouveau chapitre entre nos nations », a ajouté Donald Trump. Le président américain a aussi dit espérer la fin prochaine de la guerre de Corée. En effet, ce conflit s’est achevé en 1953 par un simple armistice et non pas par un traité de paix.

Réactions. Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise, a salué la rencontre et dit espérer que la Corée du Nord et les Etats-Unis vont ouvrir un nouveau chapitre… avec le soutien de la Chine, annonce notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt. « Aujourd'hui, le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire », a déclaré Wang Yi.

Le président sud-coréen Moon Jae-in quant à lui arborait un immense sourire de satisfaction, alors qu’il regardait la rencontre à la télévision. Un sourire révélateur puisque c’est grâce à ses efforts de médiation depuis des mois que ce sommet a pu avoir lieu, rappelle notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. « Je crois que chaque Coréen regarde ce qui se passe à Singapour », a déclaré Moon Jae-in, qui a ajouté : « Je n’ai pas pu dormir de la nuit ».

Un « pas significatif », selon Paris. Le document signé par les dirigeants américain et nord-coréen est un « pas significatif », a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau sur la chaîne LCP, tout en doutant « que tout ait été atteint en quelques heures » lors de cette rencontre.

Optimisme mesuré du Japon. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a exprimé l'espoir que le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un mènera à une résolution des programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ainsi qu'à une solution en ce qui concerne le sort des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 70 et 80, relève notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. En attendant, le Japon reste prudent et constate que la déclaration commune signée par le président américain et le dirigeant nord-coréen reste vague.

Denis Rodman en pleurs. En marge du sommet, on a pu assister à une image un peu surréaliste. Interviewé par la chaîne américaine CNN et affublé d'une casquette « Make America Great Again » en soutien à Donald Trump, l'ancien basketteur Dennis Rodman qui dit être un ami de Kim Jong-un a fondu en larmes en évoquant les critiques qu'il avait reçues pour s'être rendu à Pyongyang et avoir cru à un rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Source : RFI

 

L’Assemblée nationale adopte un projet de loi organique portant élection de députés à l’Assemblée

L’Assemblée nationale adopte un projet de loi organique portant élection de députés à l’AssembléeL’Assemblée nationale a adopté lundi au cours d’une plénière présidée par M. Mohamed Ould Boilil, son président, un projet de loi organique portant modification de certaines dispositions de la loi organique N° 006 – 2018 en date du 12 février 2018 modifiant la loi organique N° 029 – 2012 en date du 12 avril 2012 modifiant l’ordonnance N° 91 – 028 en date du 7 octobre 1991 modifiée portant loi organique sur l’élection des députés à l’Assemblée Nationale.

Le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdallah a, dans son intervention devant les députés indiqué que l’objectif de ce projet de loi organique est de réactualiser le nombre de députés de l’Assemblée nationale suite au dernier découpage administratif créant les Moughataa de Ghabou et de Bénichab respectivement dans les wilayas du Guidimagha et de l’Inchiri.

Le ministre a indiqué que ces nouveaux amendements auront pour effet de faire représenter la circonscription de Sélibaby par (3) députés au lieu de (4) précédemment; de représenter la Moughataa de Ghabou par deux (2) députés et de représenter la Moughataa de Bénichab par un (1) député.

Le ministre a conclu son exposé pour dire que le nombre des députés de l’Assemblée nationale sera porté, à l’issue de ces amendements, à 157 au lieu de 155.

Les interventions des députés ont porté sur les points suivants :

•La nécessité d’actualiser régulièrement les données statistiques relatives au recensement des habitants des Moughataas.

•L’intérêt de rendre cohérent le nombre des députés et des conseillers municipaux par rapport aux chiffres issus du recensement des populations de leurs circonscriptions.

Source : Agence Mauritanienne d'Information