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Mauritanie : Vers la production de l’électricité à partir du gaz naturel

Mauritanie : Vers la production de l’électricité à partir du gaz naturelAlakhbar - La Mauritanie va utiliser le gaz naturel pour révolutionner son secteur énergétique suivant un Gaz master plan élaboré par Shell, la société anglo-néerlandaise, en collaboration avec le gouvernement mauritanien.

« À partir du gaz naturel, il y aura de la production de l’électricité à injecter dans le réseau. La production se fera au niveau de centrales spécialisées, comme la station duale 180 MW qui se trouve au nord de Nouakchott », a expliqué Ahmed Vall Mohameden, chargé de la Communication au Ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, dans une déclaration exclusive à Alakhbar.

Shell a également engagé des bureaux d’études et sociétés de consulting internationales dont Keyser qui devront prochainement présenter les résultats préliminaires du Gaz master plan.

« Une fois que Shell et le Gouvernement sont d’accord sur l’utilité du projet à l’économie nationale, il sera remis aux opérateurs concernés pour son exécution », a indiqué Ahmed Vall Mohameden.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Après-pétrole : « Au Maghreb, il y a eu des annonces mais aucune réforme pour diversifier l’économie »

La rente associée à l'exploitation des hydrocarbures reste la principale source de revenu pour de nombreux pays arabo-musulmans. Si cette ressource est précieuse, elle n'est pas illimitée, et préparer l'après-pétrole s'impose comme une nécessité. La chercheuse Nassima Ouhab-Alathamneh décrypte les enjeux de cette urgente diversification.

L’une des grandes questions auxquelles les pays arabo-musulmans seront confrontés à l’avenir est la diversification de leurs économies. Alors que ces pays sont en train de « puiser dans leurs ressources », ils continuent à dépendre essentiellement de la rente des hydrocarbures. L’or noir, cette « manne tombée du ciel », a permis aux gouvernements de se contenter pratiquement d’une seule source de financement.

Mais trouver une alternative au gaz et au pétrole est devenu de plus en plus urgent, selon Nassima Ouhab-Alathamneh. La chercheuse sur les mutations politiques et économiques du monde arabe, auteure de L’après-pétrole dans le monde arabe et musulman. De la dépendance aux stratégies alternatives (L’Harmattan, 2018), évoque cette incontournable transformation.

Jeune Afrique : À quel point les économies des pays de l’Afrique du Nord et du Golfe sont-elles dépendantes des revenus provenant de l’exploitation des hydrocarbures ?

Nassima Ouhab-Alathamneh : Les revenus de ces pays dépendent en moyenne à 97 % de la rente du pétrole et du gaz. Ce sont des économies qui ne sont pas du tout diversifiées et n’ont pas d’autres sources de revenus importantes à part les hydrocarbures. Si c’est le cas bien évidemment des pétromonarchies du Golfe, l’Égypte, la Libye et l’Algérie sont également concernés.

Dans le Golfe, les secteurs des services, du tourisme et de la finance sont en train de se développer, mais au Maghreb ils restent à la traîne

Dans le Golfe, les secteurs des services, du tourisme et de la finance sont en train de se développer, mais au Maghreb ils restent à la traîne. Ils pourraient grandir parallèlement en bénéficiant de l’argent du pétrole, mais ce n’est pas encore le cas. Pourtant, cette diversification ne peut plus attendre : elle est nécessaire pour préparer ces États à l’après-pétrole.

Pourquoi cette diversification n’a-t-elle pas encore eu lieu ?

Pour plusieurs raisons. Le problème, c’est que les revenus du pétrole se trouvent dans des circuits économiques extérieurs aux États même, souvent dans des banques européennes ou américaines. Ainsi, les pays arabes n’en bénéficient pas directement. Il faudrait donc développer une épargne nationale et investir cet argent dans et pour le pays qui produit cette rente pétrolière.

Le manque cruel de transparence dans la gestion de l’argent public et la corruption structurelle ont également un impact non négligeable. Ces facteurs combinés portent atteinte aux intérêts nationaux et aux développements économiques de ces pays.

Ces États se trouvent donc dans une situation paradoxale : ils exportent une énorme richesse, mais leurs économies restent très fragiles. Comment l’expliquez-vous ?

À partir des années 1970, dans la foulée des indépendances, la plupart des pays de la région ont commencé à nationaliser leurs ressources. Ce changement a généré énormément d’argent. Mais plusieurs ont développé un modèle économique qui s’est révélé être le mauvais choix en termes de besoins nationaux. On observe alors une planification étatique déconnectée de la réalité économique et sociale post-indépendance.

L’élite s’est longtemps contentée de cette « manne tombée du ciel », sans chercher d’autres sources de financement de l’économie. C’est ainsi que la Libye, l’Algérie ou encore l’Égypte ont tout misé sur l’industrie du pétrole, en pensant pouvoir assurer le développement parallèle du pays à partir de cette rente. Mais cet effet d’entraînement n’a pas eu lieu. C’est pourquoi, dans les années 1980, ils se sont tous trouvés endettés. Le choc pétrolier a entraîné la sujétion de ces pays aux plans d’ajustement structurels élaborés par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Il existe pourtant de nombreuses différences entre les nations du Maghreb et celles du Golfe…

Bien sûr. Leurs structures étatiques différentes influencent directement leur régime économique. En termes de population aussi, les pays du Maghreb sont plus peuplés que des petits États comme le Qatar et les Émirats arabes unis, qui possèdent plus de ressources.

Il faut considérer aussi que, malheureusement, le changement ou le progrès se déroulent plus rapidement dans un système autoritaire où la gestion du pouvoir est fortement centralisée

Il faut considérer aussi que, malheureusement, le changement ou le progrès se déroulent plus rapidement dans un système autoritaire où la gestion du pouvoir est fortement centralisée. À l’heure actuelle, seuls les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar ont réussi à mettre véritablement en place des mesures préparant l’après-pétrole, grâce à la promotion du tourisme et des IDE [Investissements directs à l’étranger].

Vous observez des changements importants dans le Golfe, mais qu’en est-il au Maghreb ?

Effectivement, cette transition est en train de se mettre en place dans le Golfe, où les différents plans Vision ont tous d’une manière ou d’une autre pour objectif de trouver des sources de revenu alternatives à la rente pétrolière. Par exemple, l’Arabie saoudite et les Émirats ont récemment introduit pour la première fois la TVA à 5 %.

Au Maghreb, il y a eu plusieurs annonces mais aucune réelle réforme. On observe un véritable manque de volonté politique, combiné à un déficit de coopération entre pays. Pour le moment, cette rente politique, c’est de l’argent facile duquel ils ne souhaitent pas s’affranchir. À moins qu’il y ait prochainement un changement radical dans l’élite qui nous gouverne. L’une des possibilités pour l’Afrique du Nord serait de développer un marché commun qui profiterait à tout le monde.

Quelles sont les conséquences de ce manque de volonté politique ?

S’il n’y a pas un changement dans les années à venir, on assistera à une crise économique. Ces pays risquent de se retrouver endettés s’ils ne disposent plus du revenu dérivé de la rente pétrolière, et de devoir de nouveau faire appel aux institutions financières internationales pour ajuster leurs économies.

Ils sont déjà en train de puiser dans leurs réserves et dépendent fortement du prix du baril. Dans le cas de l’Algérie et de la Libye, ils ont besoin d’un prix d’environ 85 dollars, mais aujourd’hui on est en dessous. Leur budget est déjà en déséquilibre.

Source : jeuneafrique.com

 

Maroc: trois «grands» barrages seront construits dans le Nord

Maroc: trois «grands» barrages seront construits dans le NordLe Figaro - Trois «grands» barrages seront édifiés dans le nord du Maroc pour répondre à des besoins en eau de plus en plus importants, a annoncé le Palais royal alors que la question de la gestion de l'eau a été érigée en priorité à Rabat.

La décision a été prise au cours d'une réunion présidée jeudi soir par le roi Mohammed VI, en présence du chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani, de ministres et de conseillers royaux, a annoncé le cabinet royal, cité par l'agence de presse officielle MAP.

Mohammed VI a notamment «mis l'accent sur la question de l'approvisionnement en eau dans les zones couvrant le nord et nord-est du royaume», régions qui «voient leurs besoins en eau plus que doubler en été», a-t-il ajouté.

Outre cette hausse attribuée au «développement du tourisme», le communiqué cite le «dynamisme généré par d'importants projets industriels», notamment l'usine du groupe automobile français Renault, ouverte en 2012 près de Tanger, et le projet de construction d'une «ville industrielle» dans le Nord, en partenariat avec des opérateurs chinois.

Ces projets «requièrent un renforcement de la capacité d'approvisionnement en eau», selon le communiqué. Leurs besoins seront «satisfaits grâce (...) aux trois nouveaux grands barrages qui seront édifiés dans cette zone», a affirmé cette source, sans donner de date pour le début des travaux.

Le monarque a par ailleurs ordonné au gouvernement de finaliser «le programme prioritaire national concernant l'eau et sa gestion», qui devra répondre aux problèmes d'approvisionnement dans les zones les plus touchées, selon le Palais.

Le Figaro avec AFP
Source :
Le Figaro (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

Réunion annuelle du Conseil scientifique du Banc d’Arguin

Réunion annuelle du Conseil scientifique du banc d’Arguin [PhotoReportage]Le conseil scientifique du banc d’Arguin (CSBA), composé d’une dizaine de scientifiques de renommée internationale issus de différentes nationalités s’est réuni les 16, 17 et 18 Avril au siège du parc national du banc d’Arguin (PNBA) près de Chami.

A l’ouverture de la rencontre, le professeur Abdallahi Hmeyada a été désigné par ses pairs au poste de président du Conseil scientifique du banc d’Arguin qui est, pour rappel, un conseil consultatif. Puis, le directeur général du parc national du Banc d’Arguin a exposé la vision et les objectifs de son institution mais également les espoirs placés en ce conseil scientifique dans la conservation et le développement du PNBA.

"Nous, on fonde, tout notre espoir au niveau du parc national du Banc d’Arguin, sur notre conseil scientifique. Nous pensons que toute la valorisation du parc ne peut passer qu’à travers la recherche scientifique, à travers l’avis scientifique et que la conservation, elle aussi, ne peut être faite dans pareille aire marine, que par l’avis qui va être donné. C’est là notre alerte", indique Me Ali Mohamed Salem.

"Nous sommes en train de nous détacher de la navigation à vue", explique en substance le directeur général du Parc national du Banc d’Arguin (PNBA), Me Ali Mohamed Salem, affirmant avec fierté que le Banc d’Arguin est "une mine qui est là, profitable à l’économie nationale".

Mais, derrière cette euphorie, se dissimulent des inquiétudes. "Nous sommes en train d’avancer mais sur un terrain glissant. Les menaces sont tenaces et nous voulons mobiliser tout le monde pour les contenir. Nous avons beaucoup de défis et pour relever ces défis, il faut des moyens. L’engagement de l’Etat est là mais il ne peut tout faire", souligne Me Ali Mohamed Salem, rappelant que le PNBA compte s’appuyer sur une vision stratégique mettant en valeur l’argile verte et l’écotourisme sans impacter et déséquilibrer le parc national du Banc d’Arguin qui souffre sur le plan local de déficit de communication.

A proximité du parc, la ville de Chami, nouvellement créée, ne cesse de s’agrandir, avec la ruée vers l’or. Ce qui inquiète le conseil scientifique du Banc d’Arguin.

"L’orpaillage devient la problématique majeure au niveau de Chami. Il y’a une aire dédiée à la transformation. Le traitement des extractions au niveau des mines se fait au niveau de Chami. On a déjà un financement pour une étude environnementale stratégique de la ville de Chami du PRCM sur financement de la Fondation MAVA et qui devra être finalisée d’ici septembre de cette année", explique le directeur général adjoint du PNBA et membre du Conseil scientifique du banc d’Arguin, Ebaye Sidina.

Lors de cette réunion du conseil scientifique du Banc d’Arguin, quelques problématiques majeures ont été examinées par :

● M. Paulo Catry, sur la présentation des résultats des missions de recherche sur les tortues marines,

● M. Lemhaba, sur l’évolution de pêche et de capture des sélaciens

● M. Elhadramy Ahmed Deida, sur l’utilisation de la statistique multidimensionnelle comme outil d’aide à la décision

● M. Abdoullah Ebnou, sur la bathymétrie et l’hydrométrie, une composante importante pour la connaissance du fonctionnement de l’écosystème du Banc d’Arguin

Conformément à une recommandation du congrès de Durban en Afrique du Sud en 2004 sur les aires protégées, le PNBA s’est doté à partir de 2017 d’un outil d’efficacité de gestion, avec l’appui du BACOMAB. Une sorte de tableau de bord qui consolide les efforts du PNBA en vue de "mieux scruter l’avenir avec beaucoup de sérénité", comme l’explique Djibril Ly, Chef Service Suivi du milieu au département Observatoire du Parc national du banc d’Arguin.

D'ailleurs, des détails relatifs à l'état de mise en oeuvre du tableau de bord de l'efficacité de gestion du PNBA ont été présentés lors de la réunion du CSBA.

"Avec ce tableau de bord, nous avons des indicateurs en ce qui concerne le patrimoine naturel du PNBA, les dynamiques socio-économiques, la gouvernance et la gestion. Nous avons des états de référence et à travers le suivi que nous faisons sur le terrain et les analyses que nous déployons pour ces indicateurs, nous sommes en capacité, sur la base des seuils, bien sûr, sur chaque indicateur, il y’a un objectif, de dire qu’on est bon ici, moyennement bon ici, pas du tout bon ici ou rien a été fait sur certains indicateurs. Donc ça nous permet de voir plus clair au regard de nos objectifs de conservation et de développement et surtout de faire des correctifs assez robustes sur nos faiblesses. Pour finir, c’est un outil de redevabibilité par rapport à nos partenaires, aux conventions que l’Etat mauritanien a signées. Ça nous permet réellement de dire comment nous allons", explique Djibril Ly.

La réunion du Conseil scientifique du banc d’Arguin (CSBA) a vu la participation de représentants du RAMPAO, de la Fondation MAVA, de Wetland ou encore de Birdlife, partenaires du PNBA.

Par Babacar Baye NDIAYE, de retour du PNBA

© CRIDEM 2019

 

En Algérie, Sonatrach s’est imposé comme le symbole d’un Etat exsangue

En Algérie, Sonatrach s’est imposé comme le symbole d’un Etat exsangueLa volonté d’hyper-contrôle du pouvoir politique a amoindri l’attractivité de la société nationale d’hydrocarbures pour les entreprises étrangères, analyse notre chroniqueur.

Chronique. PDG de Sonatrach depuis 2017, Abdelmoumen Ould Kaddour est l’une des cibles privilégiées des manifestants algériens et il ne pouvait pas en être autrement. Ould Kaddour, qui s’était prononcé pour un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, est un maillon central du régime. La société qu’il dirige permet en effet de perpétuer un système que dénonce la population.

Quelques jours après le début de la transition politique en Algérie qui devrait conduire le 4 juillet à la première élection présidentielle sans Abdelaziz Bouteflika depuis vingt ans, son institution fait l’objet de toutes les attentions.

La Sonatrach, société pétrolière d’Etat créée au lendemain de l’indépendance en 1963, est devenue la caisse du régime permettant sa survie à coups de financement de programmes sociaux, de subventions de multiples produits et construction d’infrastructures. Cependant, depuis une dizaine d’années, la Sonatrach et le secteur pétrolier algérien vont eux aussi très mal, reflétant les maux qui minent l’économie du pays dans son ensemble.

Tous les maillons du pays

Sonatrach est en effet unique en Afrique, et même au sein des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs pétroles (OPEP), dont l’Algérie est membre depuis 1969. Depuis la nationalisation de février 1971, Sonatrach explore, produit, raffine et transporte le pétrole et le gaz. Bref, elle intervient à tous les stades, comme « le système » lui aussi a longtemps tenté de le faire en contrôlant tous les maillons du pays.

Et si, au fil des ans, le secteur privé s’est fait une petite place dans nombre de secteurs, le Code des hydrocarbures de 2006, lui, a considérablement amoindri l’attractivité de l’Algérie pour les sociétés étrangères. Dans la logique d’hyper-contrôle, il fallait que ce joyau reste national… même si, aujourd’hui, deux conséquences majeures découlent de cette décennie de méfiance de la part du secteur privé.

Premièrement, l’exploration et une partie significative de la production sont désormais dans les seules mains de Sonatrach. De même sur les 101 forages d’exploration effectués en 2017, 100 ont été l’œuvre de Sonatrach et un seul a été réalisé en coopération avec le secteur privé. Deuxième conséquence, la production pétrolière a peu à peu fléchi, passant de près de 2 millions de barils à moins de 1,5 entre 2007 et 2017. La production gazière s’est par contre appréciée, mais l’accroissement massif de la consommation domestique a tout de même largement freiné les exportations. A l’instar de l’économie algérienne, la situation au sein de Sonatrach n’est pas bonne.

Plutôt inquiétant, ce tableau du secteur pétrolier algérien, est encore compliqué par la contribution très importante de Sonatrach au budget de l’Etat. En 2017, 19,4 milliards de dollars (17,2 milliards d’euros) ont été versés au trésor. Des transferts qui empêchent la compagnie de consacrer suffisamment au pétrole et aux gaz plus difficiles d’accès. Or pour assurer ses lendemains, il lui faudrait regarder du côté des gaz et pétrole de schiste dont l’Algérie détient des réserves parmi les plus importantes d’Afrique. Outre que les populations du sud s’opposent à un tel projet, Sonatrach n’a pas les moyens de ses ambitions. Elle s’épuise financièrement en gérant la quasi-totalité du secteur seule, et l’Etat lui retire une grande partie de ses moyens pour tenter de maintenir son niveau de production.

Réformer en profondeur

On est dans la quadrature du cercle puisque l’Etat algérien a besoin d’elle pour survivre, alors qu’elle aurait besoin que l’Etat l’oublie un peu pour qu’elle puisse se développer. Une équation impossible aujourd’hui car, durant les années Bouteflika, aucun autre secteur n’a permis de diversifier les contributions au budget. Au point que la vente du pétrole et du gaz représentent toujours presque l’intégralité des exportations et les premières contributions au budget de l’Etat.

L’actuel PDG de Sonatrach a réussi à aplanir des relations autrefois très difficiles avec les majors. Il est parvenu à éteindre tous les différends juridiques contre Sonatrach. Abdelmoumen Ould Kaddour a également veillé à ce que les majors encore actives dans le pays investissent davantage en octroyant de nouveaux contrats d’exploration ou de développement (Total) ou des extensions sur des gisements en production (ENI) ; il a œuvré à un nouveau Code des hydrocarbures – prêt depuis janvier – dont l’objectif est de récréer les conditions de la confiance avec le secteur privé et de proposer des fiscalités plus adaptées aux différents types d’exploration : onshore, offshore, gaz et pétrole de schiste.

Mais s’il a lancé le chantier Sonatrach 2030 dont l’objectif est d’accroître la production en réformant en profondeur la société, ce qu’a fait l’homme importe moins pour la rue que ce qu’il représente : un des maillons forts d’un système honni.

Benjamin Augé est chercheur associé aux programmes Afrique et énergie de l’Institut français des relations internationales (IFRI).

Benjamin Augé (chroniqueur Le Monde Afrique)
Source : Le Monde Afrique (France)

 

Brexit sans accord : le Maroc principal perdant africain, l’Afrique du Sud gagnante, selon la Cnuced

En cas de Brexit précipité, sans « deal » préalable, le Maroc sera le principal perdant africain de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. L'Afrique du Sud, elle, pourrait en tirer de juteuses recettes, selon un rapport des Nations unies.

Un rapport de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) anticipe l’impact économique que pourrait avoir le Brexit sur les économies des pays en développement, si celui-ci se faisait sans accord commercial préalable avec les pays tiers, notamment pour sauvegarder les tarifs douaniers préférentiels qui facilitent les exportations vers le Royaume-Uni.

Selon cette étude, un Brexit sans accord préalable impliquerait un rehaussement des tarifs douaniers, ce qui réduirait la demande et les exportations des pays qui bénéficient actuellement de tarifs préférentiels à l’export. Une hypothèse renforcée par l’intention, exprimée par le gouvernement du Royaume-Uni, de revoir son régime commercial pour éliminer les tarifs préférentiels avec les pays dans lesquels le Royaume-Uni n’a pas d’intérêts commerciaux.

97 millions de manque à gagner pour le Maroc

Parmi les pays africains, le Maroc serait le plus affecté par cet éventuel Brexit sans accord, avec des recettes à l’export qui chuteraient de 97,1 millions de dollars (86 millions d’euros), suivi par la Tunisie (-48,9 millions de dollars), l’Égypte (-41,3 millions) et le Mozambique (-32,7 millions).

Pour prévenir une telle situation, les analystes de l’ONU préconisent aux pays concernés d’entrer rapidement en négociation avec le Royaume-Uni, afin de maintenir ou d’améliorer les termes actuels de leur relations commerciales bilatérales.

3 milliards de recettes supplémentaires pour l’Afrique du Sud

A contrario, ce Brexit sans accord pourrait avoir des conséquences lucratives pour certains pays, affirme le rapport, puisque qu’il impliquerait la standardisation des tarifs douaniers au bénéfice des pays qui n’avaient jusqu’alors pas de tarifs préférentiels pour exporter vers le Royaume-Uni. À ce jeu-là, l’Afrique du Sud arrive en tête, car le pays bénéficierait d’une hausse de près de 3 milliards de dollars pour ses recettes à l’export, loin devant l’île Maurice (220 millions), le Botswana (199 millions), les Seychelles (106 millions) et la Namibie (85,1 millions).

Sur le plan mondial, le marché britannique représente environ 3,5 % des échanges mondiaux, expose le texte, qui précise que le pays a importé en 2018 l’équivalent de 680 milliards de dollars. 360 milliards de ces importations provenaient de l’Union européenne, principal perdant commercial de la sortie prématurée de la Grande-Bretagne de l’espace communautaire, avec une baisse de ses recettes estimée à 35,5 milliards de dollars, devant la Turquie (-2,4 milliards) et la Corée du Sud (-714 millions).

À l’inverse, la Chine sera la grande gagnante en cas de Brexit sans accord, avec une hausse de ses exportations estimée à 10,2 milliards de dollars, devant les États-Unis (5,3 milliards) et le Japon (4,9 milliards).

Source : jeuneafrique.com

 

Mauritanie : les autorités entament l’élargissement de la zone de prospection aurifère

Mauritanie : les autorités entament l’élargissement de la zone de prospection aurifèreLes autorités mauritaniennes ont entamé les nouvelles mesures destinées à élargir les zones de prospection aurifère dans la région de Gleib N’Dour à l’intérieur de la zone militaire bouclée dans la wilaya de Tiris Zemour, dans le nord du pays.

Une caravane de près de 100 véhicules tout terrain a quitté Zouerate, lundi, à destination de la zone de Gleib Nour, avec, à bord, des dizaines d’orpailleurs, en plus d’une délégation du ministère des mines qui doit déterminer le nouvel espace désormais autorisé pour la prospection.

Les autorités ont autorisé le transfert vers la zone de deux bulldozers et un chargeur afin d’améliorer le niveau de la sécurité grâce à une intervention rapide dès qu’intervienne un accident.

Un éboulement est intervenu dimanche dans les zones de prospection entraînant la mort de deux orpailleurs et blessant deux autres.

Les zones de prospection se trouvent à 600 kilomètres au nord-est de la ville de Zouérate, et l’armée interdit dans cette région l’utilisation de véhicules tout terrain afin de pouvoir faire la différence entre les orpailleurs et les trafiquants actifs dans cette région, mais elle a autorisé des ambulances afin de secourir les orpailleurs en cas d’accidents.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

L'Afrique monte en puissance sur la scène pétrolière mondiale

L'Afrique monte en puissance sur la scène pétrolière mondialeRFI - L'Afrique pèse encore peu dans les échanges pétroliers et gaziers mondiaux, mais comme le souligne le rapport Arcadia, consacré aux matières premières africaines, le continent monte en puissance avec plus d'une demi-douzaine de nouveaux pays producteurs d'hydrocarbures d'ici quatre ans.

Ouganda, Kenya, Sénégal, Mauritanie, Mozambique, Tanzanie et Afrique du Sud. Sept nouveaux pays africains vont d'ici 2023 devenir producteurs, voire exportateurs de pétrole et de gaz, souligne Francis Perrin, auteur du chapitre pétrolier du rapport Arcadia 2019 sur l'Afrique et les marchés mondiaux de matières premières (sous la direction de Philippe Chalmin et Yves Jégourel).

Du Sénégal et de la Mauritanie...

De très gros projets gaziers sont en phase de développement, c'est le cas du projet du Britannique BP au Sénégal et en Mauritanie, ou sont sur le point d'obtenir leur décision finale d'investissement cette année, comme les projets de l'Américain Anadarko et de l'Italien Eni au Mozambique.

En Angola, les champs pétroliers en mer opérés par le Français Total à Koambo et l'Italien Eni à Vandumbu viennent de démarrer, tout comme le gisement géant Egina développé par Total au Nigeria, champion africain du pétrole, où la compagnie française vient de faire une nouvelle découverte, Preowei.

... à l'Afrique du Sud

La carte pétrolière de l'Afrique se modifie. L'industrie pétrolière s'est longtemps concentrée sur l'Afrique centrale, elle a depuis ouvert de nouveaux fronts en Afrique du Nord et dans le golfe de Guinée. Désormais, c'est le tour de l'Afrique orientale et australe. Ce que confirme la découverte, encore à évaluer, de pétrole et de gaz à la fin de l'année dernière au large de l'Afrique du Sud. Un pays que Total qualifie de « nouvelle province » gazière et pétrolière « de dimension internationale ». Enfin, après l'exploitation des hydrocarbures à terre en Algérie, place à l'exploration en mer, un projet de la compagnie nationale Sonatrach, de l'Italien Eni et du Français Total.

Qatar Petroleum très présent

Les compagnies étrangères privées s'associent de plus en plus aux compagnies nationales africaines sur les nouveaux projets. Mais aussi aux compagnies nationales non africaines. Qatar Petroleum s'illustre particulièrement dans ces coopérations tripartites en Afrique. La compagnie nationale qatarienne est présente au Mozambique, en Afrique du Sud, au Congo et au Maroc aux côtés de l'Italien Eni, de l'Américain ExxonMobil, ou du Français Total.

6 à 7% du marché mondial

De quoi, à l'arrivée, augmenter un peu le poids de l'Afrique sur le marché pétrolier et gazier mondial. Elle ne pèse encore que 6 ou 7 %, même si la moitié des 14 pays membres de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, sont aujourd'hui africains.

Claire Fages
Source : RFI

 

Mauritanie : les autorités promettent d’élargir la zone de prospection aurifère

Mauritanie : les autorités promettent d’élargir la zone de prospection aurifèreLes autorités mauritaniennes ont promis d’élargir la zone de prospection aurifère dans la zone de Gleib N’Dour en augmentant les points autorisés mais en tenant compte des contraintes sécuritaires.

La nouvelle a été révélée par le directeur général des mines au ministère du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed Lemine O. Moustapha lors d’une réunion samedi à Zouérate avec les autorités administratives, sécuritaires et les représentants des orpailleurs.

Il a ajouté, à l’adresse de ces derniers que la poursuite de la prospection est tributaire de leurs comportements et le respect de leurs engagements. Tout manquement a-t-il ajouté entraînera inéluctablement l’arrêt immédiat de la prospection dans la zone militaire.

Le directeur général des mines a déclaré que les autorités concernées rejettent le principe de la construction sur place de huttes ou autres tentes pour constituer des abris mais il s’était engagé à discuter d’éventuelles autres solutions de substitution avec la commission que préside le Hakem.

Il a appelé à la lutte contre le marché noir et à céder leur produit à la seule banque centrale de Mauritanie ce qui est un devoir national.

Le directeur général des mines a révélé l’organisation la semaine prochaine d’une caravane vers Gleib N’Dour afin d’évaluer la situation.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)