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Mauritanie : réduction des prix des principaux produits de consommation

Mauritanie : réduction des prix des principaux produits de consommationSahara Médias - Le gouvernement mauritanien a annoncé mercredi de nouvelles mesures destinées à fixer les prix de certains produits de première nécessité de 10% par rapport aux prix initiaux.

Lors de la conférence de presse des membres du gouvernement le ministre des pêches et de l’économie maritime, ministre du commerce par intérim, Dy O. Zeine, a dit que ces mesures représentent une baisse importante des prix et qu’elles seront applicables dès jeudi, sur l’ensemble du territoire national.

Le ministre a ajouté que la différence des prix à Nouakchott et à l’intérieur du pays va se limiter au prix du transport qui sera extrêmement limité.

Ould Zeine a ajouté que le gouvernement a chargé une commission de suivre les prix, demandant aux citoyens de contribuer à cette opération en informant les autorités chaque fois qu’ils constatent des spéculations sur les prix.

Ci-dessous les anciens et les nouveaux prix des produits concerné :

Sucre : 260 le kg au lieu de 300, soit une réduction de 2000 MRO sur le sac

Blé : baisse de 500 MRO ce qui ramène le prix du KG à 145 MRO au lieu de 155

Riz importé 1ère catégorie : réduction de 2000MRO sur le sac ce qui ramène le kg à 360 MRO au lieu de 400 MRO

Riz importé 2ème catégorie réduction de 1500 MRO sur le sac, soit 320 MRO le kg au lieu de 350.

Riz local 1ère catégorie réduction de 2500 MRO sur le sac soit 300 MRO au lieu de 350 MRO

Riz local 2ème catégorie réduction de 2250 MRO le sac soit 275 MRO le kg au lieu de 320 MRO

Huile le bidon de 10 passe de 800 MRO à 660 MRO

les 3 catégories de lait en poudre :

1100 MRO le kg au lieu de 1600 MRO

800 MRO le kg au lieu de 1400

700 MRO le kg au lieu de 1200 MRO

poulet importé (cuisses) 700 MRO le kg au lieu de 800 MRO

poulet entier importé 900 MRO le kg au lieu de 1100 MRO

La viande rouge : le kg de la viande de caprins 2200 MRO au lieu de 3000 MRO

La viande de bœuf et de chameau : 1700 MRO au lieu de 1900 MRO.

Source : Sahara Médias

Rosso : Après la manif des femmes, une mission de la SNDE débarque pour diagnostiquer le problème de l’eau

Rosso : Après la manif des femmes, une mission de la SNDE débarque pour diagnostiquer le problème de l’eauTawary - Une mission de la société nationale de l’Eau (SNDE) est arrivée, hier, vendredi 17 septembre 2021, à Rosso, la capitale du Trarza, afin de s'informer sur l’état actuel du réseau eau de la ville et les problèmes que rencontrent les populations, a-t-on appris.

Les missionnaires ont rencontré au courant de la journée, le Hakem de Rosso, M. Abdel Kader Teyib, qui leur a fait une présentation des problèmes liés à l’eau soulevés ces derniers jours par les habitants de la ville. Et, il a souligné aux émissaires de la SNDE "la nécessité de résoudre ce problème dans les plus brefs délais" rapporte une source de presse.

"Tout au long de la décennie, le ministère de l’hydraulique et la SNDE envoyaient des missions à Rosso pour étudier le problème de l’eau afin d’y apporter une solution, mais, la situation n’a cessé de s’aggraver, surtout pendant la saison des pluies".

"Mais, cette fois, peut-être elle sera la bonne sinon, chaque jeudi nous organiserons un sit-in devant les locaux de l’administration", souligne l’une des représentante des femmes.

Selon une source bien placée "le réseau qui alimente en eau plusieurs quartiers de Rosso est devenu vétuste depuis quelques années". "Raison pour laquelle, chaque hivernage l’eau devient rougeâtre avec une odeur fétide".

Le jeudi dernier, plusieurs dizaines de femmes ont tenu un sit-in devant l’administration pour dénoncer la mauvaise qualité de l’eau qui a trop duré.

Des bouteilles d’eau rougeâtre remplies à partir des robinets et des pancartes sur lesquelles on peut lire : « Une eau potable, une priorité », « Oui pour le renouvellement total du réseau vétuste », « Une solution urgente et définitive au problème de l’eau », …décoraient la scène.

Avant de quitter les lieux, les quatre déléguées des manifestantes reçues par le wali dans son bureau, lui ont expliqué le problème dans le but de trouver une eau potable.

Par A.SIDI

 

Mauritanie: le marché reste bien approvisionné en fruits et légumes venus du Maroc

Vidéo. Mauritanie: le marché reste bien approvisionné en fruits et légumes venus du MarocLe360 Afrique - Cinq jours après une attaque perpétrée par des hommes lourdement armés contre des camionneurs marocains au Mali, le trafic routier entre le Maroc et la Mauritanie n'a subi aucune perturbation et le marché de Nouakchott est bien approvisionné en fruits et légumes venus du royaume voisin.

Cinq jours après l'attaque meurtrière perpétrée contre des camionneurs marocains en territoire malien, les camionneurs marocains rencontrés à Nouakchott sont encore sous le choc. Ils sont particulièrement affectés par le décès de Lahoucine Id Bella et Hassan Bassou dont les dépouilles devraient arriver à Agadir ce jeudi 16 septembre 2021 vers minuit.

Cette odieuse attaque laissait craindre une perturbation du trafic routier et l'approvisionnement des pays ouest-africains en légumes, fruits et divers autres produits à partir du Maroc.

Le360 Afrique est allé sonder le moral des routiers marocains au niveau du marché de la Mosquée marocaine de Nouakchott.

Des témoignages des acteurs de la filière, de camionneurs et grossistes marocains de fruits et légumes, recueillis sur place, confirment que tout est normal. Les camions continuent leurs déplacements entre les deux pays et les fruits, légumes et d'autres produits venant du Maroc continuent à arriver en quantités suffisantes et les prix n’ont enregistré aucune hausse.

Les routiers marocains expliquent que le sécurité est parfaitement assurée en territoire mauritanien.

Rappelons que deux camionneurs marocains, Lahoucine Id Bella et Hassan Bassou, ont été tués et un troisième, Mohamed Wakrim, a été blessé, samedi 11 septembre 2021 au Mali, par des hommes armés. Le rescapé, pris en charge dans une clinique à Bamako, se porte mieux.

Si l'objectif de l'attaque était de couper les relations commerciales entre le Maroc et les pays d'Afrique de l'Ouest, c'est un échec.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

Le gouvernement veut mettre fin à la valse des étiquettes : Spéculer jusqu’à quand ?

Le gouvernement veut mettre fin à la valse des étiquettes : Spéculer jusqu’à quand ?Le Calame - Lors du dernier Conseil des ministres, le gouvernement a annoncé une baisse des prix des produits vitaux. De nouveaux prix affichés et des numéros de téléphone mis à la disposition des consommateurs appelés à contribuer à la réussite de l’opération.

Mais au lendemain même de cette décision, le prix du sac de sucre a connu une hausse : 13000 MRO, depuis le 11 Septembre. Qui décide de ces augmentations ?« Mon grossiste », raconte un boutiquier de la banlieue, « m’a dit que le gouvernement ne peut pas leur imposer des prix sans concertation ». Bras de fer ? Mais quels sont les armes, alors, de l’État face à ces provocations des gros bonnets ?

Existe-t-il un pays dans le Monde où les prix des produits de première nécessité augmentent aussi vite que chez nous ? Où le gouvernement laisse agir les hommes d’affaires, les grossistes et les commerçants sans contrôle ni sanction ? De telles questions agitent les citoyens mauritaniens, particulièrement les moins nantis.

Dès leur réveil, s’attendant à entendre, en allant chez leur boutiquier du coin, que le prix de telle ou telle nécessité du quotidien a encore augmenté dans la nuit. Absence totale, en Mauritanie, de structures de contrôle sur le terrain, tandis que les acteurs de la Société civile brillent par leur absence. Ha, spéculation, quand tu nous tiens !

Cosmétique ?

Face à la hausse récurrente des prix des denrées de première nécessité, Ghazwani tente, depuis quelques mois déjà, de stopper l’hémorragie. Un certain nombre de mesures ont été prises. D’abord, pour aider les plus démunis à vivre au mieux le Ramadan, quatrième pilier de l’islam, avec l’ouverture de plusieurs boutiques vendant des produits, notamment du poisson, subventionnés à 70% par l’État.

Un geste certes louable mais qui obligeait, comme en d’autres opérations, à veiller tard ou se réveiller très tôt le matin pour faire la queue en l’espoir d’obtenir quelque peu de ces produits. « Ça n’en vaut pas la peine », estimaient de nombreuses familles. Dans la foulée, une commission de suivi des prix fut mise sur pied mais « elle ne dispose pas de moyens », nous confiait alors une source très au fait de la mesure.

Et, comme en d’autres opérations analogues, les produits de l’opération Ramadan ont fini par se retrouver dans la rue ; certains petits malins réussissant à en obtenir d’importantes quantités qu’ils revendent encore aujourd’hui au carrefour Foire…

Depuis, les prix des produits vitaux (riz, huile, sucre, blé, lait, poisson, viande…) ne cessent d’augmenter sans qu’on sache pourquoi. La COVID ne peut pas tout expliquer ou justifier.

Une chose est sûre : l’État ne sévit pas contre les spéculateurs, accordant un monopole de fait sur certains produits à un cercle très fermé d’opérateurs économiques, tandis que les structures de contrôle qu’il met en place sont le plus souvent des coquilles vides, dénuées de moyens pour faire face à de gros bonnets protégés au sommet.

Les organes de régulation, comme jadis la SONIMEX, ont été assassinés par de véreux personnages. Et les tentatives EMEL ou « Opération Ramadan » sont restées vaines. Devant ce fiasco, les citoyens ne peuvent que ruminer leur mécontentement comme des chameaux.

Du moins, les moins nantis ; capables de piller les ressources de l’État, les autres peuvent se permettre de payer à prix d’or sans négocier. D’où d’inacceptables écarts de prix entre certains quartiers de la ville…

Que peut donc faire le gouvernement ? Fixer les prix et c’est tout, à ce jour. Au sortir de leur audience au Palais, les hommes d’affaires du Patronat mauritanien se sont déclarés décidés à contribuer à donner une vie décente à leurs concitoyens, en ouvrant trois cents boutiques à Nouakchott proposant des tarifs réduits pour les produits vitaux.

Mais ceux-ci sont stockés dans des boutiques privées : conflit d’intérêts, dénoncent certains, et cette contribution du Patronat n’a visiblement pas convaincu. Et voilà le gouvernement résolu, mercredi dernier, à fixer de nouveaux prix appelés à entrer en vigueur illico.

Explications du délégué de Taazour

Le délégué général de Taazour a donné des détails sur l’opération. Les mesures prises portent sur cinq aspects : administration des prix des denrées de base, augmentation de l’approvisionnement des boutiques Taazour, grille des prix de la viande, augmentation-diversification des variétés de poisson distribuées et mise en place d’un dispositif de suivi.

Le Comité de surveillance de suivi des marchés sera activé et doté de moyens opérationnels lui permettant d’assurer le contrôle effectif des marchés en temps réel.

Une autre commission de suivi sera mise en place au cabinet du Premier ministère, avec, en chaque wilaya, un conseiller chargé d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ces différentes mesures, en coordination avec les autorités régionales et ledit Comité de surveillance des marchés.

Ces mesures laisseront-elles les produits filer la nuit vers « d’autres » destinations ? Ou resteront-ils dans les boutiques au profit aux nécessiteux ? Le dispositif annoncé par le gouvernement paraît certes séduisant mais il faut attendre et voir : réputés bons, nos décisions et textes restent trop souvent dans les tiroirs.

Une chose est cependant établie : les spéculations sont devenues insupportables, le panier de la ménagère ne cesse d’en souffrir. Il est des gens, dans notre pays, qui ne se soucient que de leur gain, toujours prêts à torpiller les opérations de nos gouvernants qui laissent faire, au lieu de sévir contre les contrevenants. Clientélisme, favoritisme, tribalisme, autant de leviers qu’ils activent pour leur sale besogne. Heureusement que nos concitoyens sont pacifiques (ou fatalistes…) !

Tout peut passer : les rares voix qui s’élèvent pour dénoncer ces maux sont traitées de racistes, voire ennemies de la République. Demander aux consommateurs de dénoncer les écarts constatés au marché ou à la boutique du coin paraît ainsi illusoire : le gérant de celle-cine permet-il pas de chauffer la marmite avec les petits crédits qu’il consent ? Tout comme les opérateurs économiques qui octroient, contre marchés, de substantielles commissions et cadeaux aux « responsables »...

Le gouvernement doit justement les assumer, ses responsabilités, en sévissant contre les hommes d’affaires véreux et surtout arrêter de dépenser des milliards dans des boutiques sans jamais les auditer. À défaut de rétablir une SONIMEX dont le dossier n’en finit plus, le gouvernement mauritanien doit trouver une alternative conséquente et ne pas se contenter de mesures cosmétiques.

Dalay Lam

 

Marché : les prix toujours au même niveau

Marché : les prix toujours au même niveauLe Calame - Face à la spirale des prix des denrées de base à travers laquelle les importateurs mauritaniens semblent avoir anticipé de 18 mois par rapport au mouvement de hausse du coût du fret maritime mondial dû à la pandémie du coronavirus (COVID-19), le gouvernement a décidé d’introduire une nouvelle réglementation pour limiter la poussée.

Prés d’une semaine après l’annonce de la nouvelle orientation, les choses n’ont guère évolué.

En effet, les prix des denrées de consommation courante, qui ont connu une hausse de plus de 100% dans certains cas au cours des 15 derniers mois, sont restés au même niveau dans plusieurs marchés de Nouakchott, selon les témoignages concordants des ménagères.

Le gouvernement serait-il désarmé (absence de contrôle) dans un pays dont le véritable pouvoir semble désormais entre les mains des grands importateurs qui régulent les circuits de distribution suivant leur intérêt.

Un contexte dans lequel les détaillants dénoncent la cupidité des grossistes.

Source : Le Calame

Mauritanie: en redressement fiscal, le coréen SK B&T se retire en catimini

Mauritanie: en redressement fiscal, le coréen SK B&T se retire en catiminiFinancial Afrik - Nouveaux rebondissements dans le secteur mouvementé du shipping en Mauritanie. Selon des sources bien informées, le coréen SK B&T, présent dans la Zone économique exclusive (ZEE) du pays depuis 2014 dans l’avitaillement et l’installation offshore en produits pétroliers et dérivés, a pris la poudre d’escampette.

Ce retrait qui fait jaser dans les milieux fermé du bunkering intervient après une notification de redressement fiscal datant du 29 décembre 2020 et portant sur des milliards d’ouguiyas (MRU) au titre de l’exercice 2017, et-ce en attente des évaluations de 2018, 2019 et 2020.

Le départ du groupe coréen présent en Afrique de l’Ouest éclabousse la réputation d’un secteur du shipping pétrolier écorné par le rapport «dirty oil » de l’ONG «Public Eye». Le fisc mauritanien attend donc le groupe coréen de pied ferme et, dans ce cadre, entend s’intéresser de près au milieu florissant de l’offshoring.

Décapité en juin dernier par un double limogeage de la directrice générale et de son adjoint (une première en Mauritanie), l’administration fiscale cherche à redorer son blason.

Aux dernières nouvelles, Financial Afrik a appris que la société Addax a reçu une correspondance des impôts l’invitant à communiquer sur les volumes des hydrocarbures traités et les cours moyens des différents produits.

La rédaction

 

Mauritanie : l’Etat sécurise le domaine dévolu au port de N’diago, actuellement en fin de construction

Mauritanie : l’Etat sécurise le domaine dévolu au port de N’diago, actuellement en fin de construction Agence Ecofin - Exécuté par la société chinoise Polytechnology, le nouveau port multifonctionnel de N’diago, à l’embouchure du fleuve Sénégal, devrait accroître les capacités de soutien logistique et de transport maritime de la Mauritanie.

Le gouvernement mauritanien, réuni en Conseil des ministres le mercredi 1er septembre, a examiné et adopté le projet de décret portant délimitation du domaine public terrestre et maritime du port de N’diago.

« Le présent projet de décret intervient pour favoriser l’émergence, au niveau du Port de N’diago, d’un pôle de croissance fondé sur le modèle de zone industrielle, logistique et portuaire en tant qu’espace de production de richesses ayant pour vocation d’exploiter et de tirer profit de nos ressources halieutiques, agricoles et pétrolières et de promouvoir le commerce extérieur », indique le communiqué final des travaux.

En prenant cet acte réglementaire, le gouvernement entend ainsi affecter un espace suffisant pour répondre aux besoins à long terme des activités industrielles et logistiques. Mieux, il est question de « protéger l’infrastructure elle-même et garantir son intégrité afin d’éviter des occupations concurrentes non productives qui constitueront, dans l’avenir, des obstacles au développement de la zone portuaire et un frein à la croissance économique de notre pays ».

Un méga-projet aux retombées multiples
Démarrée en 2016, la plateforme d’un coût de 352 millions de dollars, est composée d’un port militaire ; d'un quai où un navire peut accoster des deux côtés ; d'un port de pêche ; d'un atelier de réparation de navires et embarcations d'une capacité de 70 unités par an ; d'un quai d'accostage des navires commerciaux long de 80 mètres et d'un autre point d'accostage pour la pêche artisanale à l'extérieur du port.

Situé à 220 km au sud de Nouakchott et à 40 km de Keur Macène, département frontalier de Saint-Louis au Sénégal, ce port participera aussi au renforcement des capacités opérationnelles des forces armées face aux défis sécuritaires, tout en raffermissant la souveraineté de l’Etat sur la zone économique exclusive (ZEE). Il vient en complément au port de Nouadhibou à l’extrême nord et aux plateformes portuaires de Tanit et Nouakchott au centre.

A son ouverture, le port de N'Diago constituera par ailleurs une infrastructure essentielle dans l’exploitation, d’ici 2022, du méga gisement gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), découvert en 2015, par Kosmos Energy, sur la frontière maritime mauritano-sénégalaise. L’infrastructure favorisera, en outre, la possibilité d'ouvrir une ligne pour le transport fluvial sur le fleuve Sénégal, sur une distance de près de 15 km du port, pour approvisionner les villes mauritaniennes situées le long du fleuve, et ce jusqu'au Mali.

Par Romuald Ngueyap

 

Accord sur la restructuration de la dette koweïtienne et l’annulation de 95% des intérêts accumulés

Accord sur la restructuration de la dette koweïtienne et l’annulation de 95% des intérêts accumulésAMI - « Un accord définitif a été trouvé avec l’Etat du Koweït frère pour le règlement du dossier de sa dette accumulée sur la Mauritanie, à travers la restructuration de la dette.

Cet accord est le fruit d'efforts diplomatiques intenses parrainés par Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ».


C’est ce qu’a déclaré, jeudi soir, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur, M. Ismaël Ould Cheikh Ahmed, lors d’une conférence de presse avec ses collègues des finances et de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement.

M. Cheikh Ahmed a, par la suite, passé en revue le processus aboutissant à l’accord, les efforts du gouvernement, à travers ses visites au Koweït, en compagnie du ministre des Finances, au mois de juillet, dernier, le message du Président de la République qu’il avait transmis à l’Emir du Koweït et la visite effectuée récemment en Mauritanie par le ministre koweïtien des Affaires étrangères, et le message qu’il a transmis au Président de la République, et tout ce que cela a engendré en termes d’approfondissement des relations entre les deux peuples frères.

Le ministre a, enfin, rappelé que les gouvernements précédents ont entrepris, au cours des dernières décennies, de nombreuses démarches qui ne sont pas parvenues à trouver une solution satisfaisante pour les deux parties.

Pour sa part, le ministre des Finances, M. Mohamed Lemine Ould Dhehbi, a précisé que l’accord signé entre la Mauritanie et l’Etat du Koweït porte sur la restructuration de la dette koweïtienne et l’annulation de 95% des intérêts accumulés sur plus de trois décennies et l’investissement du reste dans des actifs présentant des opportunités d’investissement profitables aux deux pays.

Il a ajouté que le principal de la dette soit 82 707 600 $ sera remboursé sur une période de 20 ans, y compris un délai de grâce de deux ans, et à un taux d'intérêt annuel de 0,5 %.

M. Dhehbi a, également, cité les avantages de l’accord, en comparaison avec d’autres initiatives ; avantages qui résultent dans le fait que la valeur réside d’abord dans le taux d'annulation de 95 % ; taux qui dépasse celui des deux initiatives de restructuration de la dette les plus connues :

a - Initiative d'allègement de la dette des pays les plus pauvres (PPTE) survenue au début du millénaire dont le taux d’annulation était de 67%.

b- L'Initiative d'annulation de la dette multilatérale lancée en 2006, dont le taux d’annulation était de 90 %.

Le ministre des Finances a, également, évoqué les effets engendrés par ce dossier, resté en veilleuse pendant les trois décennies passées, malgré le niveau excellent des relations entre les deux pays.

« Cette dette passive a aussi affecté la confiance dans la capacité du pays à faire face à ses obligations et a affaibli les indicateurs de capacité d'endettement de notre pays », a-t-il fait remarquer.

S’agissant des origines de la créance, le ministre des finances a précisé qu’elle a été contractée dans les années soixante-dix du siècle dernier, et se compose de deux prêts et d'un dépôt auprès de la Banque centrale de Mauritanie :

1- Un prêt de 46 millions de dollars pour l'indemnisation des actionnaires lors de la nationalisation de la Miferma ;

2- Un prêt de 4,5 millions de dollars pour financer la participation de la SNIM dans le capital de la Samia ;

3- Un dépôt auprès de la Banque Centrale de Mauritanie d'un montant de 36 millions de dollars.

« Le montant principal de cette dette s’élève actuellement à 82 707 600 USD. Ce montant dont le paiement a été suspendu il y a environ 30 ans n'a fait l’objet d’aucune restructuration dans le cadre des initiatives d’allègement ou d'annulation passées », a-t-il conclu.

De son côté, le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement, M. Moctar Ould Dahi, a précisé, en réponse à une question relative à la date du commencement du dialogue, et au rôle que le gouvernement compte jouer, qu’il revient à l’opposition et à la majorité présidentielle de déterminer la date du commencement du processus de consultations. Il s’agit d’une affaire qui concerne les partis politiques. « Certains parlent de quatre semaines. Le président de la République est prêt à recevoir toutes les parties ».

Il a expliqué que le terme "dialogue" convient à la situation politique dans laquelle la tension est vive. Dans des situations d’apaisement comme celle qui règne actuellement, le terme « consultations » est le plus approprié, dans la mesure où les différents acteurs politiques sont devenus des partenaires au lieu des adversaires.

Huile et sucre : Pourquoi tant de spéculations sur les prix ?

 

Huile et sucre : Pourquoi tant de spéculations sur les prix ?Le Calame - Depuis ce samedi 21 août 21, les prix de l’huile et du sucre ont enregistré une nouvelle poussée. Ainsi, en moins d’une semaine, le bidon de 20 litres d’huile est passé de 11000 Um à 14800 UM et le sac de sucre de 50 kg est monté à 12500 alors qu’on l’achetait chez les grossistes à 11000 Um.


Selon un commerçant de la banlieue rencontré après son passage chez les grossistes pour s’approvisionner, cette situation est tout simplement inexplicable, inacceptable et même révoltante, les commerçants font ce qu’ils veulent et le gouvernement, comme les partis politiques et les acteurs de la société civile se murent tous dans un silence complice et coupable et des familles démunies trinquent.

Si les cris viennent de la montagne, vers où va-t-on fuir, se demande un adage. Les boutiques EMEL devraient servir de bouée de sauvetage aux maigres bourses mais hélas, elles ne se sont que rarement approvisionnées et parfois leurs produits se retrouvent chez d’autres gros commerçants voire dans la rue.
Allez voir au carrefour foire de la Foire (EL Mina) où les produits issus des boutiques de l’opération du dernier Ramadan sont exposés et revendus aux citoyens avec une marge bénéficiaire injustifiable. Et ce qui est très choquant dans tout cela, s’offusque un citoyen, c’est que les populations n’élèvent pas la voix pour protester et pousser les autorités à agir. Ils s‘en foutent du calvaire des citoyens, surtout les plus démunis.

Cette question du commerçant de la banlieue est plus que légitime. Dans ce pays, les hommes d’affaires décident de la vie et la mort des citoyens, les autorités censés les protéger et les défendre face au rouleau compresseur des grossistes laissent faire ; eux, spéculent à tout vent et ne subissent aucune répression ; en Mauritanie, le service de contrôle des prix n’existe presque que sur le papier ; il ne saisit et ne brûle que des produits dits « périmés », mais ne réprime pas les contrevenants.

Comme tous les autres bons mauritaniens, il ne travaille que pour ses propres intérêts. Ses agents ont peur pour leur poste car, les hommes d’affaires auxquels, ils pourraient s’attaquer sont protégés au sommet de l’état. Ces hommes d’affaires qui bénéficient des facilités auprès de la BCM et dont certains n’arrêtent de tricher avec la douane et des impôts.

Dans une récente émission sur la TVM, le Pr. Lô Gourmo Abdoul, vice-président de l’UFP se demandait pourquoi le gouvernement ne met pas fin à la spéculation récurrente des commerçants sur certains produits vitaux dont l’exclusivité est accordée à quelques-uns depuis des années. Une pratique qui s’est installée depuis des lustres.

Source : Le Calame