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EPU, la Mauritanie passe un 3ème test devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies

EPU, la Mauritanie passe un 3ème test devant le Comité des droits de l’homme des Nations UniesL'Authentique - C’est mardi 19 janvier 2021, que la Mauritanie a signé son passage devant les 47 membres du Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, à l’occasion du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU).

A l’instar des autres Etats membres des Nations Unies, la Mauritanie est passée hier, mardi 19 janvier 2021, devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies lors du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Il s’agit d’un mécanisme qui revient tous les quatre ans et qui est chargée d’éplucher la situation des droits de l’homme dans chaque Etat membre de l’Organisation des Nations Unies.

Durant cet examen, un certain nombre de recommandations sont formulées à l’intention des Etats qui peuvent les accepter ou les rejeter. L’examen se déroule sur la base de trois groupes de rapports. Le rapport national, celui de l’Etat examiné, présenté par la délégation officielle et qui consigne tous les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme dans le pays.

Le rapport des Nations Unies qui contient un certain nombre d’informations délivrées par l’équipe pays des Nations Unies et celles des rapporteurs. Et enfin, le rapport alternatif fourni par les ONG nationales et internationales et qui donne des informations contradictoires par rapport au document de défense présenté par le gouvernement.

Dans ce jeu de paroles, un groupe de pays est désigné pour servir d’intermédiaires entre les Etats examinateurs et les Etats examinés. C’est la Troïka.

En 2015, lors du deuxième cycle de l’EPU, la Mauritanie avait rejeté un certain nombre de recommandations.

Parmi elles, celles relatives à la peine de mort, à l’invitation permanente aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, c’est-à-dire la permission accordée aux rapporteurs de visiter le pays, la ratification du Statut de Rome portant Cour Pénale Internationale (CPI), les questions liées à l’orientation sexuelle (droits entre époux de même sexe), la suppression du crime d’apostasie, la levée d’un certain nombre de réserves, en particulier sur le Pacte international sur les droits civils, politiques et la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).

La Mauritanie avait aussi rejeté la recommandation relative à la ratification d’un certain nombre de convention des droits de l’homme, notamment certains protocoles liés à la peine de mort, le protocole facultatif sur la CEDEF reconnaissant la compétence du Comité pour accepter et recevoir les plaintes de la part de citoyens mauritaniens. Egalement rejetée, la reconnaissance d’un certain nombre d’organes de traités qui faciliteraient cette même compétence.

Contexte favorable

En 2015, la Mauritanie avait accepté 134 recommandations sur les 140 formulées à son égard, soit un taux de 96%. Aussi, plusieurs observateurs pensent que la Mauritanie passe l’EPU 2020 dans un contexte politique plutôt favorable, avec l’ouverture du régime actuel qui a initié depuis son arrivée au pouvoir une série de rencontres et de dialogue avec les leaders de l’opposition, en plus d’un plus grand engagement dans la promotion des droits de l’homme d’une manière générale.

Des institutions, comme la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) travaille sans aucune entrave, les ONG également sont mises dans des dispositions meilleures dans le déroulé de leurs actions.

Beaucoup de mesures ont été également prises pour prendre en compte les recommandations de 2015, comme l’adoption d’une loi incriminant la torture en Mauritanie depuis 2016, la mise en place d’un Mécanisme national de prévention de la torture (MNPT), la Mauritanie étant le deuxième pays, après la Tunisie, à adopter un tel mécanisme dans la sous-région.

Sont également cités, le renforcement de capacité de la société civile, avec la naissance d’un certain nombre d’ONG spécialisées dans la torture et les sanctions infligées à des agents publics pour des actes de torture, comme la radiation et l’emprisonnement d’agents du Groupement général de la sécurité routière, celui des gardes de la prison de Dar-Naïm après la mort d’un détenu.

La large liberté accordée à la CNDH et au MNPT pour des visites inopinées dans des centres de détention, comme les commissariats de police, les brigades de gendarmerie et les prisons, sont aussi mentionnées à l’actif des progrès dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie.

Dans le domaine de l’esclavage, l’Etat cite la mise en œuvre des 29 points inscrits sur la Feuille de route de la Rapporteuse des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage, la création de l’agence Taazour chargée de la lutte contre les disparités sociales et la lutte contre les séquelles de l’esclavage, la tenue de quelques procès ayant abouti à une certaine jurisprudence dans le domaine.

Mais aussi, la création par décret d’une Journée nationale de lutte contre l’esclavage, les campagnes de sensibilisation menées par la CNDH et un ensemble d’acteurs de la société civile, et l’augmentation cette année du budget accordé aux tribunaux spéciaux chargés de l’esclavage ainsi que la mise à leur disposition d’un personnel étoffé, juges d’instruction et greffiers.

Les avancées dans les droits de l’homme

Parmi les avancés, les observateurs citent aussi l’adoption d’un certain nombre de textes, ce qui est perçu comme une véritable avancée dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, comma la récente loi sur les associations avec l’introduction d’un régime déclaratif à la place du régime des autorisations institué depuis 1969.

Il y a également la loi contre le trafic illicite des migrants qui remplace celle de 2003, la loi instituant la CNDH qui modifie et remplace l’ancienne loi, permettant ainsi à l’institution de bénéficier du Statut A des institutions nationales des droits de l’homme conformément aux Principes de Paris. La CNDH est ainsi redevenue une institution indépendante, efficace et crédible aux yeux des partenaires.

Sur le plan des droits économiques, sociaux et culturels, des avancées récentes sont mentionnées, comme l’assurance maladie accordée aux indigents, l’élargissement de l’âge de la retraite à 63 ans, l’augmentation de la pension de la retraite, les actions menées dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, le droit à l’éducation, à la santé et au travail qui se serait beaucoup amélioré.

Autres mesures à signaler, les avancées dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, la promotion des droits de la femme, la formation et le renforcement de capacité des acteurs de la société civile et des agents de l’Etat dans divers domaines.

Mais selon plusieurs acteurs et activistes de la société civile, beaucoup reste encore à faire, notamment dans le domaine du règlement du Passif humanitaire relatif aux douloureux événements de 89-91 (déportation massive de population, massacre de civils, exécution extrajudiciaire, épuration à connotation ethnique au sein de l’administration civile et militaire, etc).

Cette question mérite, selon les organisations de défense des droits de l’homme, un règlement consensuel et définitif par le biais d’une justice transitionnelle.

La question de l’esclavage reste entière, les abolitionnistes dénonçant des parodies de justice pour liquider, sans aucun respect des procédures, des dizaines de dossiers pendants depuis plus de dix années devant les tribunaux, comme le prouvent les récents procès à Nouadhibou, Néma et à Kiffa.

L’agence Taazour est aussi vivement critiquée dans ses démarches, avec une OPA sur la question de l’esclavage et de ses séquelles alors qu’elle est censée apporter des réponses aux victimes. Beaucoup souhaitent enfin que la Mauritanie revienne sur un bon nombre de réserves apportées à des recommandations jugées pertinentes, comme ce refus d’accepter la visite des rapporteurs dans ce qui est appelé l’invitation permanente aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

La Mauritanie doit aussi accepter la compétence du comité sur la CEDEF à recevoir les plaintes individuelles émanant de citoyens mauritaniens. L’Etat doit aussi se pencher sur l’élaboration d’une stratégie nationale pour le renforcement de la cohésion sociale et d’harmoniser les actions entreprises dans la promotion de la protection des droits de l’homme en élaborant et en mettant en œuvre un Plan d’action national qui devra fédérer les actions éparpillées initiées par les différents acteurs.

Cheikh Aïdara

Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publique

Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publiqueL'Authentique - Les présidents de quatorze formations politiques de l’opposition se sont retrouvés lundi dernier au domicile du président de l’APP Messaoud Ould Boulkheir, qui les y avait conviés, aux fins d’échanger, le cas échéant, arrêter une position commune en perspective du dialogue social que le président de la République s’apprête à lancer.

Reçu par le président de la République en fin de semaine dernière, quelques heures avant son départ pour Paris où se déroulait la conférence internationale sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahel et le Sahara, Messaoud Ould Boulkheïr, président de APP était bien porteur d’un message auprès de ses pairs de l’opposition.

En sa qualité de président du conseil économique et social, l’homme était bien le mieux indiqué pour servir de relais entre les différents acteurs d’autant que le dialogue social souhaité, devrait se pencher particulièrement sur le secteur du travail et du développement.

Lundi dernier, il a convié ces derniers chez lui pour discuter du projet de dialogue social proposé par le chef de l’Etat à la classe politique nationale.

L’événement était de taille puisque constituant la première rencontre des leaders de l’opposition depuis le départ, il y a plus d’un an, de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz. Elle était d’autant plus importante qu’elle scellait à nouveau les rapports entre les différents acteurs de la scène politique connus pour leurs divergences de vues et l’approche qu’ils ont dans la conception des relations entre l’entité de l’opposition et celle du pouvoir.

Les divergences tues, (notamment celles on ne peut plus conflictuelles qui ont de tous temps marqué les relations entre Messaoud Ould Boulkheïr et Ahmed Ould Daddah), les leaders de l’opposition se sont penchés sur la question du dialogue telle que proposée par le président de la République qui, selon Ould Boulkheïr, compte faire du dialogue social, l’instrument du développement économique et social du pays.

Des rapports entre tous les acteurs impliqués dans le fonctionnement du pays fondés sur la participation, la concertation et le consensus, telle est la proposition du président de la République qui considère cette perspective comme un garant de la stabilité politique et un outil susceptible d’assurer une prospérité économique en ces périodes où la Mauritanie et le monde doivent faire face à de nombreux défis, dont celui de la pandémie du covid-19.

Rencontre


Tout porte à croire que les leaders de l’opposition ont été briefés par le président de la République qui leur aurait demandé de répondre à l’invitation du président du Conseil économique et social. Tous ont été en effet reçus en amont en audience au Palais présidentiel après son investiture.

Les derniers en date restent les leaders de Tewassoul. Le parti des Islamistes est depuis quelques semaines au-devant de la scène en portant à l’adresse du monde politique un document sur l’impératif d’une concertation où il appelle à un dialogue inclusif politique qui prenne en compte l’ensemble des problèmes du pays.

Conceptions

Les leaders de l’opposition ont espéré que la main tendue du pouvoir ne soit pas une réponse aux urgences de l’heure que le Pouvoir compte utiliser pour juguler les problèmes actuels du pays. Comme ce fut à maintes reprises le cas avec l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a souvent utilisé l’opposition dans des concertations dont le seul but était d’assouvir ses intérêts personnels.

L’occasion pour les leaders de l’opposition d’informer que le pays a de tous temps disposé d’un cadre réglementaire qui encourage la concertation, mais la volonté politique a toujours fait défaut pour la résolution des problèmes de coexistence pacifique, d’égalité entre citoyens, d’emploi, de réglementation en matière de travail, entre autres.

Pour l’opposition, il est certes nécessaire d’engager des discussions sans tabou ni exclusion et partant, de déchiffrer les conflits de tous ordres qui freinent le développement du pays, mais il faut impérativement aborder les questions politiques si l’on veut prévenir les conflits et trouver des solutions définitives à la coexistence et aux problèmes de développement.

MOM

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 20 Janvier 2021

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 20 Janvier 2021AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi 20 Janvier 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé le Projet de loi portant Statut des Personnels de la Sécurité Civile.

Ce projet de loi met en place un cadre statutaire harmonieux pour la gestion de ces personnels, adapté aux missions qui leur sont confiées en symbiose et par comparaison avec leurs homologues de la sous-région.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Cheikh Zayed.

-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Distribution du Poisson.

-Projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Groupe Polytechnique.

Le présent projet de décret est relatif à la création d’une structure d’enseignement supérieur pluridisciplinaire qui regroupe un ensemble d’établissements de formation relevant de l’Enseignement Supérieur dénommé Groupe Polytechnique (GP) et désigné ci-après « le groupe ».

Le groupe est placé sous la cotutelle du Ministre de la Défense et du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur.

Il est doté de la personnalité morale, de l’autonomie administrative, financière, pédagogique et scientifique dans le cadre de ses missions.

Son Excellence, Monsieur le Président de la République a instruit les départements concernés à l’effet de procéder à l’étude et au suivi du phénomène d’augmentation des prix de produits de première nécessité et de proposer des solutions idoines dans les meilleurs délais.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur par Intérim a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à la redynamisation de l’Ecole Nationale de Formation et de Vulgarisation Agricole (ENFVA) de Kaédi.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé de la Communication : Cheikhh Ahmed Yahya Aleyewa, Consultant.

Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille

Cabinet du Ministre

Chargées de Mission :

- Oumou Dieng Boubou Farba Gestionnaire en Ressources Humaines, Consultante. - Lalle Vatme Mint El Arbi, Enseignante, précédemment Directrice de la Famille.

Conseillers

Conseillère technique protection sociale : Haja Mint Mohamed Mahmoud Boukhari, PhD

Conseiller technique Personnes Handicapées : Ahmed Mohamed Jeilany, titulaire d’une Maitrise en Droit Public, Inspecteur du Travail.

Conseiller technique chargé de la famille et de la promotion féminine : Mohamed Sid'Ahmed Bedde, Ingénieur, précédemment Directeur Enfance.

Conseillère technique enfance : Zahra Issa Koulibaly, titulaire d’une Licence Administrative, précédemment au Conseil Régional du Guidimagha.

Conseiller technique Autonomisation des Groupes Vulnérables :Yacoub Ould Habib, Professeur MEN.

Conseillère technique Communication: Aminetou Billal, titulaire d’une Maîtrise en Géologie, précédemment au même poste.

Inspection Interne

Inspecteur Général : Mohamed Vadel Mohamed Lemine, Administrateur Civil, précédemment au même poste.

Inspectrice Action sociale : Vatimetou Mohamed Zeine, titulaire d’une Maitrise en géologie, précédemment au même poste.

Inspectrice Personnes Handicapées : Zeina mint Mohamed Lemine, Enseignante, précédemment Directrice CPISE.

Inspecteur Enfance : Mohamed Abdallahi TELMOUDI, Pédiatre, précédemment Conseiller Genre.

Inspectrice Famille Promotion Féminine et Genre : Roughiyatou Ly, Enseignante, précédemment au même poste.

Inspectrice Autonomisation des Groupes Vulnérables : Zeinebou Moussa, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment Directrice adjointe DPFG.

Administration centrale

Direction des Études de la Coopération et du Suivi

Directeur : Saleck Jeireb, Statisticien, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Mohamed El Hacen Ould Sejad, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment, Chef Service Coopération.

Direction des Affaires Financières

Directeur : Mohamed Lemine Mounir, Enseignant, précédemment au même poste.

Directrice adjointe : Moulhind MintYamar, Professeur de Collège, précédemment au même poste.

Direction Informatique

Directeur Adjoint : Jiyed ould Mohamed Lemine, titulaire d’une Maîtrise en Économie, précédemment Chef Service Informatique.

Direction des Ressources Humaines

Directrice adjointe : Alia Sidi Yaraf, Enseignante, précédemment chef de service à la DRH.

Direction de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale

Directeur : Abdallahi Vally, Dr Santé Publique, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Mamine Taghiyoullah, titulaire d’un Master en Psychologie, précédemment Directeur Adjoint CPISE.

Direction des Personnes en situation d’Handicap

Directeur : Alioun Haidara Ishagh, Assistant Social, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Chrif Mohamed Mahmoud, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment Chef de Service Carte Handicapés MASEF.

Direction de la Famille, de la Promotion Féminine et du Genre

Directrice : Lebneike Mint Soule, Enseignante, précédemment, Directrice Adjointe de la Famille MASEF.

Directrice Adjointe : Aichetou Mint Sidi, Travailleuse Sociale, précédemment Chef Service Autonomisation Femmes MASEF.

Direction de l’Enfance

Directeur: Mohamed Ould Souleimane, Travailleur Social, précédemment Directeur Adjoint de l’Enfance.

Directrice Adjointe : Fatimetou Kaber, Enseignante, précédemment Directrice Adjointe DECS.

Établissements Publics

Centre de Protection et d’Intégration Sociales des Enfants (CPISE)

Directrice : Mariem Mint Baba, Professeur de Collège, précédemment Coordinatrice Trarza MASEF.

Directeur Adjoint :El Hacen Bayo, titulaire d’une Licence en travail social, précédemment Directeur Centre CPISE Dar Naïm.

Centre de Formation et de Promotion Sociale des Enfants en situation d’Handicap (CFPSESH)

Directeur : Abdallahi Diakité, titulaire d’une Maitrise en Droit, précédemment Conseiller Juridique MASEF.

Directrice Adjointe : Toutou Mint Mahfoudh, Enseignante, précédemment au même poste.

Centre de Formation pour la Promotion Féminine (CFPF)

Directrice : Siyda Jeireb, Enseignante, précédemment au même poste.

École Nationale de l'Action Sociale (ENAS)

Directeur : Mohamed Lemine Hacen,Professeur de Géographie, précédemment au même poste.

Directrice Adjointe : Mbarka Mint Abdel Jelil, Enseignante. Précédemment Directrice Adjointe Direction de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale (DPSSN).

Source : AMI

Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords entre Israël, la Mauritanie et l'Indonésie (responsables)

Trump a i24NEWS - Un accord aurait pu être signé avec Jakarta si "D. Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

L'administration Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords avec la Mauritanie et l'Indonésie visant à normaliser leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, ont affirmé cette semaine deux responsables américains sous couvert d'anonymat dans un entretien accordé au Times of Israel.

Ces responsables ont estimé que l'administration Trump n'était "qu'à quelques semaines" de finaliser un accord avec Nouakchott, qui aurait permis de rétablir les liens entre la Mauritanie et Israël depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 2009.

Toujours selon ces mêmes responsables, un accord aurait pu être également signé avec Jakarta si le président sortant "Donald Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

Avec près de 270 millions d'habitants, l'Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Une normalisation entre Jérusalem et Jakarta aurait été d'"une importance symbolique" pour M. Trump, pour qui "le conflit israélo-palestinien n'est pas nécessairement un obstacle à la paix entre Israël et le monde arabe", a expliqué un des responsables.

Ce développement intervient alors qu'Adam Boehler, Directeur général de l'U.S. International Development Finance Corporation, avait expliqué le mois dernier que l'Indonésie pourrait recevoir plus d'un milliard de dollars de la part de l'administration Trump si Jakarta venait à normaliser ses relations diplomatiques avec Jérusalem.

Source : i24NEWS

États-Unis: une investiture hors norme

L'aile ouest du Capitole accueille la prestation de serment des présidents américains tous les 4 ans.Joe Biden et Kamala Harris sont investis ce mercredi à la présidence et la vice-présidence des États-Unis. Une cérémonie d’investiture qui se déroulera dans des conditions exceptionnelles, du fait de la pandémie et des craintes de manifestations de violences de la part des plus virulents partisans du président sortant.

C’est dans une capitale déserte que le 46e président des États-Unis va prêter serment. Les rues du centre de Washington sont barricadées, hérissées de blocs de béton et de barrières métalliques. L’immense pelouse sur laquelle se pressent habituellement les Américains pour saluer leur nouveau chef d’État est interdite au public : des milliers de petits drapeaux y ont été plantés pour figurer la présence du peuple américain.

Partout le long des bâtiments fédéraux, des soldats de la garde nationale patrouillent. Vingt-cinq mille réservistes participent aux opérations. Selon la chaine de télévision CNN, douze d’entre eux ont été retirés du dispositif ce mercredi : le FBI, qui a passé au crible le profil des hommes venus de tout le pays pour assurer la sécurité de la cérémonie, a jugé leur profil suffisamment inquiétant pour les écarter. La police fédérale craint en effet des menaces venues « de l’intérieur », c’est-à-dire provenant des membres des forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité de la cérémonie.

Un nombre restreint d'invités

Le président élu est catholique, et  entamera cette journée historique par une messe à la cathédrale Saint-Mathieu, en compagnie des plus hauts responsables du Congrès. C’est une tradition. Joe Biden, son épouse, Kamala Harris et son mari, rejoindront ensuite le flanc ouest du Capitole, où une estrade a été dressée, protégée par de hautes parois en plexiglas. Pris d’assaut par les partisans de Donald Trump le 6 janvier dernier, elle a été promptement restaurée. La cérémonie d’investiture s’y déroulera en présence d’un nombre restreint d’invités triés sur le volet. Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment à midi heures locales. La chanteuse Lady Gaga entonnera ensuite l’hymne national américain. Joe Biden délivrera son premier discours présidentiel : il devrait – comme il le fait depuis le début de sa campagne - évoquer la nécessité d’unir la nation, mais aussi affirmer sa volonté de « battre la pandémie de coronavirus, mieux reconstruire, et guérir la nation », selon le comité d’organisation.

Pas de festivités

À l’issue de la cérémonie, Joe Biden et Kamala Harris, accompagnés des anciens présidents Barack Obama, Georges Bush et Bill Clinton (et de leurs épouses), se rendront au cimetière d’Arlington, de l’autre côté du Potomac, déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu. Le président accédera enfin à la Maison Blanche, désertée dans la matinée par Donald Trump. Joe Biden sera à pied sur les derniers mètres. Il n’y aura pas de festivités dans la soirée, le traditionnel bal a été annulé en raison de la pandémie, mais Joe Biden et Kamala Harris s’adresseront à la nation lors d’une soirée télévisée spéciale, animée par le comédien Tom Hanks, et avec de nombreuses stars américaines. Intitulée « Pour fêter l’Amérique », elle conclura une journée où la liesse populaire aura été singulièrement absente. Elle sera rediffusée par toutes les grandes chaînes américaines.

Source : RFI

Un vent contestataire en Tunisie

Un vent contestataire en TunisieRFI Afrique - Dix ans après le « printemps arabe », un vent contestataire balaye de nouveau la Tunisie.

« Les troubles n’ont pas arrêté ce lundi », relate le site Réalités. Des troubles encore hier soir dans plusieurs villes, comme à Sousse où « les forces de l’ordre étaient sur le qui-vive », peut-on lire.

Des échauffourées à Sfax également. « Le pays est à feu et à sang, déplore le site Tunisie Numérique. Les jeunes sont dans les rues. Les forces de l’ordre sont exténuées, les militaires qui devraient garder le pays et ses frontières sont harcelés dans les rues, et entrainés dans une guérilla urbaine. Des centaines de jeunes sont arrêtés », constate encore Tunisie Numérique.

Des scènes de pillage

Et sur place, des scènes de pillage également. Ce qui interpelle le site internet, « ce sont les pillages des magasins et grandes surfaces, et, surtout, ce qui interpelle, encore plus, ce sont les produits volés ». En effet, explique l’auteur de l’article, « on a été interloqué de voir que les pilleurs ont volé… du lait, des pâtes, du poulet… Bref ! Ces pillards se sont avérés être, plutôt, des affamés. Ça fait honte… »

Constat amer de Tunisie Numérique. « Et pourquoi donc ? », se demande le site de façon rhétorique. « Parce que les politiciens semblent complètement déconnectés de la réalité de la rue tunisienne », conclut-il. Une rue dans laquelle s’est pourtant rendu, hier, le président Kais Saied. On le lit dans le journal La Presse : « À M’nihla, dans le gouvernorat de l’Ariana, le président a mis en garde contre toute instrumentalisation des jeunes ».

Des troubles suivis hors des frontières tunisiennes

Chez le voisin algérien, par exemple, El Watan voit une « Tunisie dans la tourmente ». Une Tunisie qui « vit mal cette période, marquée par le 10e anniversaire de sa révolution. La crise liée au coronavirus n’a fait qu’approfondir les difficultés socioéconomiques et financières rencontrées par le pays, au bord de la faillite », analyse le journal algérien.

Mais il a du mal voir clair sur le profil des manifestants. « Observateurs et politiciens s’interrogent si ce sont vraiment des affamés qui s’attaquent aux symboles de la richesse, comme les banques et les grandes surfaces », explique El Watan. Ou bien s’il s’agit de « groupes de jeunes, manipulés par des personnes malintentionnées, qui ne veulent pas de la stabilité de la Tunisie ».

Par : Sébastien Duhamel

 

Tunisie : qui sont les nouveaux ministres du gouvernement Mechichi ?

Le nouveau Premier ministre tunisien Hichem Mechichi s’exprime lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à Tunis, le 3 septembre 2020.Entre confinement et tensions sociales, le chef du gouvernement tunisien a effectué un remaniement ministériel attendu depuis sa prise de fonction en septembre.

Aux commandes de la Kasbah depuis début septembre, Hichem Mechichi a subi, dès sa nomination, la pression exercée par les partis et la présidence, qui lui ont imposé plusieurs de ses ministres.

La polémique autour de Walid Zidi, éphémère ministre des Affaires culturelles (du 2 septembre au 5 octobre 2020) voulu par Carthage, avait rendu public le désaccord entre les deux têtes de l’exécutif Kaïs Saïed et Hichem Mechichi, ce dernier ayant pourtant été adoubé par le président de la République. Un premier bras de fer qui indique que Mechichi n’entend pas être le porte-voix de Carthage, mais souhaite jouer pleinement son rôle de chef de gouvernement avec l’appui de l’assemblée.

Sept mois plus tard, son émancipation est actée. L’énarque vient d’opérer une refonte de son équipe, une mesure devenue urgente après le limogeage du ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, début janvier. Un poste-clé sur lequel Carthage avait des visées, bien que le département de l’Intérieur ne relève pas de ses prérogatives. Le remaniement, qui a porté sur onze portefeuilles, écarte tous ceux qui avaient supposément été désignés par Kaïs Saïed en septembre.

Soutien d’Ennahdha

Le onze qui fait son entrée sur le terrain gouvernemental est hétéroclite. L’ancien ministre de Ben Ali, Ridha Ben Mosbah, est rappelé aux affaires, aux manettes de l’Industrie et des PME, secteur qu’il connaît bien. Le gouvernement fait aussi appel à deux jeunes pointures : le polytechnicien Zakaria Belkhodja à la Jeunesse et aux Sports, et Youssef Fenira, un ancien du groupe Lagardère, à l’Emploi. L’exécutif répond aussi aux urgences actuelles avec le spécialiste de la santé publique, le docteur Hédi Khairi, à la Santé.

La configuration du gouvernement prend en compte les équilibres partisans et fait la part belle aux proches d’Ennahdha. « C’est ainsi qu’il faut interpréter le retour à l’Agriculture de l’ingénieur Oussema Kheriji ou celui de Chiheb Ben Ahmed, ancien ministre des Transports, nommé aux Affaires locales et à l’Environnement », commente un observateur.

L’ancien chef du gouvernement et dirigeant d’Ennahdha Ali Larayedh a d’ailleurs salué la nouvelle équipe : « Certains des nouveaux ministres ont été nommés auparavant. La majorité d’entre eux ont eu un bon rendement et sont des compétences respectables, voire très respectables. »  Hichem Mechichi a pourvu aux postes vacants mais aussi confirmé certains ministres, comme Ali Kooli, ministre de l’Économie, des Finances et du soutien de l’investissement.

À peine le chef du gouvernement a-t-il énoncé les noms qui rejoignent son équipe qu’il a été taxé de machiste pour n’avoir pas nommé de femme à l’un de ces postes, même si quatre femmes sont en fonction depuis septembre. Certains crient aussi au conflit d’intérêts en suggérant notamment que Sofiane Ben Tounes, membre de Qalb Tounes, à la tête du ministère de l’Énergie et des Mines, serait actionnaire d’une entreprise concernée par des marchés publics. La déclaration de biens dont devront s’acquitter les nouveaux ministres permettra de tirer au clair ces accusations lancées par l’ONG I Watch.

Décrédibilisation des prises de décision

Mechichi a ainsi fait le choix de privilégier et de consolider ses appuis politiques au parlement, mais entérine également une rupture, ou du moins une prise de distance, avec Carthage. Dans son annonce de remaniement, il a simplement signifié qu’il avait informé le président de la République, une démarche courtoise qui n’appelle pas de réponse ou d’aval de Kaïs Saïed.

Plus question, donc, de consulter Carthage hors des questions de défense nationale et de diplomatie, prérogatives du président. « L’ingérence dans les affaires de l’État, sans consulter le chef du gouvernement, de la directrice du cabinet présidentiel, Nadia Akacha, a conduit à cette situation. Sans compter les intromissions récentes de Kaïs Saïed lui-même, qui finissent par décrédibiliser les prises de décisions au sein de l’exécutif », affirme un conseiller de Mechichi.

Les nominations ministérielles portent l’empreinte d’Ennahdha et de Qalb Tounes, et rappellent que ces partis ont appuyé Mechichi en septembre pour empêcher Kaïs Saïed de dissoudre éventuellement l’assemblée.

 

Entre temps, des liens se sont tissés et Mechichi est devenu le champion des deux principales formations politiques au parlement. Elles devraient d’ailleurs approuver sans rechigner les nouveaux venus de l’équipe Mechichi quand ce dernier les présentera à l’hémicycle. Une démarche qui n’est pas obligatoire. « La Constitution prévoit le passage devant l’assemblée lors de la création d’un gouvernement et non à faveur d’un remaniement », précise Salsabil Klibi, professeur de droit constitutionnel. Mais c’est devenu une tradition depuis que l’ancien chef du gouvernement Habib Essid a souhaité, lors d’un remaniement partiel en 2015, demander la confirmation de nouveaux ministres aux députés.

Le gouvernement de Mechichi aurait tort de s’embarrasser de contraintes superflues tant les urgences se multiplient. Malgré l’expansion de la pandémie, la grogne sociale est si exacerbée qu’elle défie, depuis une semaine, le confinement et le couvre-feu de rigueur. Des heurts et affrontements nocturnes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, un peu partout sur le territoire, comme en 2011, avant la révolution.

Les nominations :

  • Ministre de l’Intérieur : Walid Dhahbi
  • Ministre de la Justice : Youssef Zouaghi
  • Ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières : Abdellatif Missaoui
  • Ministre de l’Industrie et des PME : Ridha Ben Mosbah
  • Ministre de l’Énergie et des Mines : Sofiene Ben Tounes
  • Ministre des Affaires locales et de l’Environnement : Chiheb Ben Ahmed
  • Ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi : Youssef Fennira
  • Ministre de la Jeunesse et des Sports : Zakaria Belkhodja
  • Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydriques : Oussama Kheriji
  • Ministre de la Culture : Youssef Ben Brahim
  • Ministre de la Santé : Hédi Khairi

Source : Jeune Afrique