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La Mauritanie et la CEDEAO examinent à Nouakchott la stratégie de mise en œuvre de leur accord de partenariat

La Mauritanie et la CEDEAO examinent à Nouakchott la stratégie de mise en œuvre de leur accord de partenariatAtlasinfo - La capitale mauritanienne a abrité, mardi, une réunion consacrée à la mise en oeuvre de l'accord de partenariat entre la Mauritanie et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Cette rencontre de deux jours s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord d’association signé en mai 2017 par les Etats respectifs et devra déboucher sur une compréhension partagée des besoins prioritaires liés aux engagements pris par les parties et de proposer une stratégie de mise en œuvre réussie de l’Accord.

Elle regroupe des représentants des départements du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, de l’Economie et des finances, du Développement rural, en plus de certains acteurs du secteur privé.

S’exprimant à cette occasion, le Commissaire au commerce, douane et libre circulation de la CEDEAO, Tei Konzi, a mis en exergue l’importance de la signature de la convention de partenariat entre la Mauritanie et la CEDEAO et l’adoption d’un plan d’action à même d’accélérer la réalisation des objectifs visés.

Les discutions entamées au cours de cette réunion permettrons de rapprocher les points de vue des différentes parties autour des questions relatives au partenariat, a-t-il dit.

Pour sa part, la Secrétaire générale du ministère mauritanien du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme El Alia Mint Menkouss, s’est réjouie de constater que suite à la réunion du Conseil d’association de l’accord, tenue le 27 octobre 2017 à Nouakchott, la Mauritanie est parvenue déjà au démarrage des travaux préparatoires de mise en œuvre effective, en procédant à la ratification de l’Accord d’association en décembre 2017.

"Cette action témoigne de la volonté et de la détermination de notre pays à aller de l’avant pour atteindre les objectifs communs, à savoir la promotion de l’intégration régionale et l’accélération du développement économique de la région", a souligné la responsable mauritanienne.

Une délégation de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a entamé, lundi, une visite de deux jours dans le pays, au cours de laquelle elle a rencontré plusieurs responsables chargés de la mise en œuvre de l'accord de partenariat.

La délégation a eu des entretiens avec la ministre mauritanienne du Commerce, de l'Industrie et du Tourisme, Khadijetou Mbareck Fall, sur les mesures prises par le gouvernement mauritanien pour accélérer la mise en œuvre de l'accord de partenariat.

Le 5 mai 2017, la Mauritanie et la CEDEAO ont signé à Nouakchott un accord de partenariat portant sur des questions économiques, politiques et de sécurité.

Avec MAP
Source : Atlantico (France)

 

 

Le régime en quête de soutiens à l’étranger : A quoi joue le pouvoir ?

Le régime en quête de soutiens à l’étranger : A quoi joue le pouvoir ?El Watan - Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, est en tournée à l’étranger. Il s’est entretenu, lundi, à Rome, avec le président du Conseil des ministres italien, Giuseppe Conte, et hier à Moscou, avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov.

Lamamra, dont le département n’a pas annoncé préalablement ces déplacements, compte également se rendre vers d’autres pays dans les heures ou jours à venir. L’ «activité» diplomatique de celui qui fut nommé à ce poste, il y a seulement quelques jours (le 11 mars), a suscité des appréhensions chez beaucoup d’Algériens.

Au-delà du fait qu’il est dans l’usage diplomatique de «rassurer» les partenaires étrangers, lorsqu’il y a un contexte particulier, certains y voient, par rapport notamment au fait que ce périple intervient au lendemain de l’annonce du report de l’élection présidentielle, une volonté du pouvoir en place de convaincre les partenaires étrangers de la «justesse» de sa démarche, d’autant plus que celle-ci est unanimement rejetée par la population et la classe politique d’opposition.

Ceci sachant qu’au-delà du 28 avril, date de fin de mandat de Bouteflika, le pays sera dans une situation d’illégalité constitutionnelle. Il est dans l’intérêt, donc, des tenants du pouvoir en place, d’arracher le «consentement» de ces «partenaires étrangers» pour ce qui est de la future démarche.

Une attitude qui a irrité au plus haut point beaucoup d’Algériens qui ont déjà exprimé, vendredi dernier, leur rejet de toute ingérence étrangère, notamment après que le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, ait exprimé son «soutien» à la feuille de route de Bouteflika. C’est dans ce sens que le président du partip Talaie El Hourriyet, Ali Benflis, a tenu, avant-hier, a «mettre en garde contre l’internationalisation de la crise algérienne».

Pour lui, l’initiative prise par le pouvoir en place de se lancer dans une campagne auprès des partenaires étrangers pourrait être source de «dangers». «Depuis deux jours, j’ai exprimé longuement ma position sur les dangers d’une internationalisation des affaires internes de notre pays.

J’ai ainsi souligné les périls que fait courir à notre pays l’initiative prise par le pouvoir en place face à la crise actuelle», nous a-t-il déclaré, hier, avant d’ajouter : «Je répète que cette internationalisation offre inévitablement un appel d’air aux interférences extérieures.

De leur côté, ces interférences extérieures conduisent à leur tour à des luttes d’influences.» Réagissant, pour l’occasion, à la déclaration du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, au sujet de «tentatives de déstabilisation de l’Algérie», Benflis a tenu à rappeler que ce n’est nullement les manifestations qui déstabilisent le pays mais c’est le régime en place.

«Le communiqué russe auquel vous faites allusion parle d’une opération de déstabilisation de l’Algérie. Je voudrais insister sur le fait que les manifestations du peuple algérien sont légitimes et ne déstabilisent pas le pays.

J’ajoute que le peuple algérien lui-même est farouchement opposé aux ingérences étrangères. Au total, il ne reste que le régime politique en place qui pousse au pourrissement et c’est lui et lui seul qui déstabilise le pays», a-t-il déclaré.

En d’autres termes, c’est l’initiative prise par le pouvoir d’aller chercher à l’étranger des soutiens à sa feuille de route qui aurait permis de telles «incursions» dans les affaires algériennes. D’autres personnalités ont également exprimé leur mécontentement par rapport à la démarche elle-même, mais aussi à la déclaration de Lavrov.

L’ancien ministre Abdelaziz Rahabi a estimé que «la déclaration du ministre Lavrov est aussi inamicale qu’inacceptable». «Elle engage davantage l’Algérie dans l’internationalisation de sa crise interne.

La Russie, pays ami et allié, ne doit pas s’ingérer dans nos affaires nationales en soutenant le plan Bouteflika qui représente aujourd’hui la principale source d’instabilité», a-t-il encore ajouté.

Pour sa part, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH), a déclaré que «c’est bien le gouvernement qui cherche à internationaliser la crise, en cherchant des soutiens en Russie et en Chine pour imposer son agenda contre la volonté populaire».

En somme, pour bon nombre de personnalités politiques, à défaut de pouvoir convaincre les Algériens de sa bonne foi, pour ce qui est de la démarche qu’il propose, le pouvoir en place tente de le faire avec les partenaires étrangers.

Les slogans dénonçant l’«ingérence étrangère» ont été fortement présents dans les manifestations du 15 mars. Ils le seront, probablement, davantage ce vendredi…

Source : El Watan (Algérie)

 

 

La Mauritanie en campagne pour le poste de directeur général de l’ALESCO

La Mauritanie en campagne pour le poste de directeur général de l’ALESCOSahara Médias - Le ministre mauritanien de la culture, de l’artisanat, chargé des relations avec le parlement, porte-parole officiel du gouvernement, Sidi Mohamed O. Maham, envoyé spécial du président Mohamed O. Abdel Aziz, poursuit sa tournée dans les pays arabes, dont la dernière étape a été le Liban.

Ce voyage dans les pays arabes est destiné à obtenir des soutiens pour le candidat mauritanien au poste de directeur général de l’organisation arabe pour l’éducation et la culture (l’ALESCO) lors de l’élection du titulaire à ce poste lors du congrès général extraordinaire prévu à Nouakchott à la fin du mois d’avril prochain.

Le ministre mauritanien était ce lundi à Beyrouth où il a remis un message au président Michel Aoun.

Selon la presse libanaise, le ministre mauritanien a informé le président libanais de la décision de la Mauritanie de présenter le docteur Mohamed O. Amar au poste de directeur général de l’ALESCO lors de l’élection à ce poste lors de la réunion de Nouakchott en avril prochain et que son pays sollicitait l’appui libanais en ce sens.

Des journaux libanais ont révélé que le président Aoun a dit que la demande mauritanienne sera examinée par les autorités libanaises d’autant, ajoutent les journaux, qu’il y a cinq candidats de pays arabes.

Dimanche O. Maham avait remis un message du président mauritanien au souverain jordanien, Abdallah II. Avant la Jordanie le ministre s’était rendu au Soudan, en Libye, au Maroc, en Tunisie et en Algérie.

L’émissaire mauritanien avait été reçu par les chefs d’état soudanais, tunisien, par le chef du conseil présidentiel du gouvernement d’entente libyen par l’Emir Moulaye R’chid au Maroc et par l’ancien premier ministre algérien Ahmed Ouyahya.

Pour sa part le ministre mauritanien des affaires étrangères et de la coopération, Ismael O. Cheikh Ahmed avait effectué des voyages dans certains pays du Golfe, Oman, Koweït, Arabie Saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis afin d’obtenir leur soutien pour le candidat mauritanien à L’ALESCO.

C’est la deuxième fois que la Mauritanie présente le Dr O. Amar à ce poste, après avoir perdu aux élections face au candidat koweïtien.




Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

L’UDP soutient le candidat Ould Ghazouani

L’UDP soutient le candidat Ould GhazouaniAlakhbar - Le parti, Union pour la Démocratie et le Progrès (UDP) a décidé de soutenir Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed Ghazouani, candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2019.

La décision a été prise à l’unanimité lors d’une réunion extraordinaire du Bureau Politique National du parti le Mardi 05 Mars 2019 en son siège à Nouakchott. Le bureau politique de l’UDP a profité de l’occasion pour appeler ses militants à s’investir activement pour le succès de son candidat.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie: un ex-Premier ministre candidat "indépendant" mais soutenu par le parti islamiste

Mauritanie: un ex-Premier ministre candidat Atlasinfo - Un ancien Premier ministre mauritanien pendant la transition démocratique de 2005-2007, Sidi Mohamed Ould Boubacar, a annoncé samedi sa candidature à la présidentielle de juin "en tant que candidat indépendant", tout en bénéficiant du parti islamiste Tewassoul, première formation de l'opposition.

M. Ould Boubacar, 61 ans, affrontera lors de ce scrutin, dont la date précise n'a pas encore été fixée, le "dauphin" de l'actuel président Mohamed Ould Abdel Aziz, l'ancien général Ould Ghazouani, qui a quitté vendredi son poste de ministre de la Défense après avoir officialisé début mars sa candidature.

Ancien général arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 2008 puis élu en 2009 et réélu en 2014, le président Ould Abdel Aziz ne peut se représenter au terme de son second mandat qui s'achève en août.

M. Ould Boubacar affirme dans un communiqué avoir pris sa décision de se présenter aux suffrages des Mauritaniens "en tant que candidat indépendant" après "un examen approfondi de la situation du pays" et des "contacts et discussions élargies avec les divers acteurs politiques et les forces vives du pays", qu'il juge "fructueux".

Premier ministre (1992-1996) sous le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, puis chef du gouvernement lors de la transition démocratique ayant suivi le putsch de 2005, M. Ould Boubacar avait reçu dès jeudi le soutien officiel du parti islamiste Tewassoul (14 députés), bête noire du régime. D'autres plus petite formation de l'opposition dite "radicale" devrait également se ranger derrière cette candidature "indépendante".

Deux formations de l'opposition, le Rassemblement pour la démocratie et l'unité (RDU) et le parti Adil, ont en revanche décidé de soutenir le candidat du pouvoir.

Le militant anti-esclavagiste Biram Ould Dah Ould Abeid, déjà candidat au scrutin présidentiel de 2014 et élu député en septembre grâce à une alliance entre son mouvement non reconnu et le parti d'orientation baassiste (nationaliste arabe) Assawab, a déjà exprimé sa volonté de se présenter, tout en estimant "impossible de rivaliser avec l'Etat et son candidat". D'autres personnalités pourraient encore présenter leur candidature dans les prochaines semaines.

Malgré des semaines de pourparlers, l'opposition n'est pas parvenue à s'unir. "Nous avons décidé de laisser à chaque parti la liberté de choisir son candidat, tout en continuant à coordonner nos positions, surtout en cas de second tour", a expliqué Mohamed Ould Moloud, président de la coalition électorale de l'opposition démocratique (CEOD) qui regroupe la plupart des partis de l'opposition dite radicale.

La Mauritanie a par ailleurs décrété samedi un deuil national de trois jours après le décès d'un ancien président, le lieutenant-colonel Mahmoud Ould Ahmed Louly, qui avait dirigé le pays de juin 1979 à janvier 1980 en tant que chef d'un Comité Militaire de Salut National ayant pris le pouvoir quelques semaines plus tôt à la faveur d'un coup d'Etat entre militaires.

afp
Source : Atlasinfo (France)

 

 

Présidentielle 2019: Vers l’inévitable candidature de Ould Maouloud

Présidentielle 2019: Vers l’inévitable candidature de Ould MaouloudKassataya - Après des semaines de conciliabules infructueuses avec l’opposition, l’Union des Forces de Progrès (UFP) à travers son comité permanent, vient de soumettre la candidature de son président Mohamed Ould Maouloud comme le candidat à l’élection présidentielle de 2019.

Cette proposition qui doit être soumise au bureau exécutif ne devrait être qu’une simple formalité. L’alliance de l’opposition démocratique, à laquelle l’UFP était partie prenante, n’a pas pu fédérer une candidature unique.

Et cette alliance qui voulait constituer un bloc d’opposition contre le régime en place a implosé car le parti d’obédience islamiste Tawassoul soutient l’ancien premier ministre du dictateur Ould Taya à savoir Sidi Mohamed Ould Boubacar, tandis que le parti Adil a rejoint Mohamed Ould Ghazouani, candidat de la majorité présidentielle et dauphin du président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz.

Mohamed Ould Maouloud actuellement député à l’assemblée nationale, est considéré comme membre de l’opposition dite radicale.

Selon nos informations, l’UFP sera soutenue par le RFD d’Ahmed Ould Daddah et du CND de maître Mahfoud Ould Bettah entre autres partis.

Cette candidature du Dr Ould Maouloud attendue par beaucoup d’observateurs aurait été accélérée par une demande pressante de blogueurs et influenceurs issus de la société civile, qui voient en lui un challenger sérieux, tant il capitalise un capital sympathie considérable.



Ainsi, le blogueur Abdel Nasser Ould Beibe qui depuis des mois souhaitait la candidature de Ould Maouloud a remis le couvert durant cette journée.

Il a posté un message qui a été repris par beaucoup de blogueurs aussi bien arabophone que francophone dont voici le contenue : « sur la base de l’histoire de son militantisme; à la lumière de sa longue expérience politique, de la constance de ses positions de principe sur la question nationale ou sur les inégalités; de par son souci d’unifier l’opposition, nous souhaitons la désignation du président Mohamed Ould Mouloud comme candidat unifié de l’opposition Mauritanienne.

Résolument engagé à faire évoluer le pays dans la voie de la modernité, du progrés et de la démocratie véritable, Ould Maoloud est notre candidat.

Si vous soutenez l’idée, copiez la publication sur votre page.»




Le jeune Dahaba Djibril Diagana, militant du parti UFP lui a emboité le pas sur les réseaux sociaux. Ce dernier qui a rendu un hommage à son président Mohamed Ould Maouloud. Il dira, parlant de Ould Maouloud avant l’officialisation de sa candidature, qu’ « il y a des hommes qui forcent notre respect et considération de par leurs qualités humaines, intellectuelles et politiques.

Je rends un vibrant hommage à un compatriote mauritanien, rare de son genre, Mohamed Ould Maouloud, dont la #constance de l’engagement au service du peuple n’est plus à démontrer. »


Ce message a été très apprécié par la plupart des internautes qui ont commenté ce posting.



Un ancien étudiant de Dr Ould Maouloud à l’université de Nouakchott, Cheikhna Mohamed WAGUÉ quant à lui soutiendra dans un commentaire : "que Le Dr. Mohamed Ould Maouloud est un grand Homme. Il est très dense intellectuellement et très honnête moralement. Je l’ai eu comme professeur à l’Université de Nouakchott. Il a une profonde connaissance de la société mauritanienne dans sa complexité, et ce de la période médiévale à nos jours. C’est pourquoi, il ne tombe jamais dans certains pièges tribalo-ethnicistes. Il a un profond respect pour toutes les franges de la population mauritanienne. C’est un très bon historien. Je parle sans complaisance et en toute connaissance de cause pour l’avoir connu durant quatre années universitaires."

Le Dr Ould Maouloud aura la lourde tâche de fédérer le reste de l’opposition tout en levant des fonds pour mener à bien sa campagne.

Issue de la mouvance de gauche progressiste, l’UFP s’est illustrée dans sa lutte acharnée contre les différents pouvoirs militaires qui se sont succédé en Mauritanie.

Dr Mohamed Ould Maouloud qui avait participé à l’élection présidentielle de 2007, avait obtenu 4% des suffrages exprimés a préféré soutenir Messaoud Ould Boulkheir à l’élection présidentielle de 2009 (suite au coup d’état mené par Mohamed Ould Abdel Aziz), il a par ailleurs boycotté l’élection présidentielle de 2014.

Les candidats déclarés à cette élection présidentielle de juin 2019 sont Mohamed Ould Ghazouani, Biram Dah Abeid qui seront suivis par le Dr Mohamed Ould Maouloud et probablement par Sidi Mohamed Ould Boubacar.

Source : Kassataya (France)

 

 

Hommage à Ould Ahmed Louly, "un parfait inconnu" dans son propre pays”

Hommage à Ould Ahmed Louly, Initiatives News - Apprendre le décès de quelqu’un est toujours triste. Quand ce quelqu’un a fait partie des gens qu’on a connus à une certaine période, la tristesse en devient plus accentuée.

Ce monsieur est parti tout aussi discrètement qu’il a vécu et ce qui rend cette perte encore plus douloureuse, c’est que personne ne se souvient de lui en tant qu’homme.

Tout au plus, on se rappelle qu’il fut président de la Mauritanie pendant six mois. En dehors de ce fait, il n'y a rien dans les archives qui lui soit consacré.

Comme on dit dans le jargon de la rue, un "parfait inconnu" dans son propre pays. Et pourtant! Et pourtant, ce fut l’un des grands cadres de notre armée qui a eu à gérer des départements très importants qui ont conditionné l’existence même de celle-ci. Toujours discret, il entrait et sortait de l’état-major sans presque attirer l’attention, répondant à peine aux saluts que lui adressaient les sentinelles ou plantons.

…il avait toujours la tête baissée comme pour ne pas déranger ceux qui rectifiaient leurs positions à son approche

De son bureau, il ne sortait que très rarement et on le voyait très peu circuler dans l’enceinte. De temps en temps peut être aller visiter le service de la gestion ou aller à l’infirmerie de garnison. S’il arrivait qu’on le croisait sur cet axe là, on remarquera qu’il a toujours la tête baissée comme pour ne pas déranger ceux qui rectifiaient leurs positions à son approche.

Homme des grands espaces, il préférait passer ses jours de repos à la “Badiya”, au milieu de ses animaux, à respirer le grand air. Musulman pieux, il ne semblait pas s’intéresser à ces choses de la vie qui préoccupaient les cadres de sa génération.

…la république a dû être un véritable cachot pour Louly qui n’a jamais tenu à déranger qui que ce soit

En dépit de son statut d’officier, je ne l’ai jamais entendu crier sur un soldat ou un subordonné, chauffeur ou ordonnance. Je n’ai jamais entendu quiconque se plaindre de lui. Quand Khouna fut affecté à l’état-major, il disait qu’il se sentait en prison, tellement les grands espaces lui faisaient défaut. Cela m’amène à penser que la présidence de la république a dû être un véritable cachot pour Louly, lui qui n’a jamais tenu à déranger qui que ce soit.

Je comprends dès lors, son court séjour à la tête du pays. Ce comportement de discrétion peut expliquer une quasi absence de document relatant sa vie dans les archives. La preuve qui étaye cet état de fait est ce portrait qui semble être le seul qu’il nous a laissé.

Il nous quitte aujourd’hui sans crier gare, comme il a vécu.
A Dieu nous appartenons et à LUI nous retournerons.
Puisse le Tout Puissant l’accueillir en Son Saint Paradis.

Bakry Waiga
Cincinnati (USA)

Source : Initiatives News (Mauritanie)