Sun01202019

Last update05:17:59 PM GMT

Back Politique Politique en Afrique

Sport en Afrique

Co-organisation de la CAN 2025 : Nouakchott et Banjul partants

  • PDF

Co-organisation de la CAN 2025 : Nouakchott et Banjul partants L’idée d’une co-organisation de la Coupe d’Afrique des nations par des pays membres de la zone ouest A, évoquée par Augustin Senghor, le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), est partagée par ses homologues de la Gambie et de la Mauritanie.

Ils en avaient en effet admis le principe lors d’un entretien avec l’APS en janvier 2018, en marge de l’assemblée générale extraordinaire de la Confédération africaine de football (CAF), en février dernier à Casablanca (Maroc), dans le cadre du Championnat d’Afrique des nations 2018. Sur cette idée, le Mauritanien Ahmed Yahya estimait que c’est un moyen d’aider les différents pays à se doter d’infrastructures sportives.

C’est aussi une manière d’aider le football à prendre un nouvel envol dans notre zone, sans compter le raffermissement des liens entre nos peuples et nos jeunesses qui ont besoin de se serrer les coudes face aux nombreux défis, avait déclaré le président de la Fédération mauritanienne de football (FFRIM).

« Le sport en général et le football en particulier sont un moyen pour raffermir les liens entre les peuples, et je pense que les autorités politiques et gouvernementales doivent être informées pour qu’elles accompagnent les dirigeants sportifs que nous sommes », avait dit Ahmed Yahya, membre du Comité exécutif de la CAF.

Le président de la Fédération gambienne de football (GFF), Lamine Kaba Bajo, parlait aussi de pragmatisme pour les différents pays.

« Pris individuellement, ce ne serait pas demain qu’un des pays de notre zone pourra organiser une phase finale de CAN au vu des besoins immenses de nos populations mais pris ensemble, il est possible d’y aller et faire profiter à tout le monde », avait-il analysé.

Le président de la FSF a confirmé dimanche au Grand Jury de la Radio Futurs médias (RFM, privée), les ambitions du Sénégal de coorganiser l’édition 2025 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) avec la Guinée, la Gambie et la Mauritanie, réaffirmant ainsi ses propos tenus dans un entretien avec RFI.

Le projet du Sénégal, « maintenant que la CAN se joue à 24, est de faire une coorganisation avec nos voisins de Guinée, de la Gambie et de la Mauritanie », a-t-il annoncé dans un entretien publié vendredi sur le site de Radio France internationale (RFI).

« Du point de vue géographique, nous avons cette proximité. Les distances ne sont pas énormes », a fait valoir le président de la FSF, selon qui « le Sénégal pourrait être la plaque tournante d’un tournoi de grande envergure, organisé par trois ou quatre pays ».

« C’est en tout cas notre ambition. […] Depuis 1992, nous n’avons pas organisé la CAN. Le Sénégal a montré ses capacités à accueillir de grands événements, notamment à travers les CAF Awards. On a des infrastructures qui se développent partout. On est bien loti sur le plan des hébergements, en ce qui concerne les hôtels notamment », a expliqué Me Augustin Senghor.

Il a ajouté toutefois que le Sénégal « sera capable, dans quatre ans, d’organiser une grande CAN, seul ou avec d’autres pays ».

Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Sports: vers des Jeux Paralympiques Africains en 2020 au Maroc

  • PDF

mediaLes tous premiers Jeux Paralympiques Africains (JPA) de l’histoire devraient se dérouler en janvier 2020 à Rabat, a indiqué à rfi.fr le Comité paralympique africain (APC). L’APC et les autorités marocaines doivent signer un protocole d’accord, sans doute en janvier 2019.

Le Maroc va-t-il organier les tous premiers Jeux Paralympiques Africains (JPA) de l’histoire ? C’est en bonne voie, à croire Hamid El Aouni, président de la Fédération royale marocaine des sports pour personnes handicapées (FRMSPH) et 1er vice-président du Comité paralympique africain (APC).

« On a déposé un protocole d’accord (auprès des autorités marocaines, Ndlr) pour étude, indique-t-il à rfi.fr. Probablement, d’ici 15 jours, il va être signé par Monsieur le ministre de la Jeunesse et des sports et par le président du Comité paralympique africain ».

En janvier 2020 à Rabat ?

Les deux parties avaient déjà évoqué cette éventualité, fin octobre 2018 à Alger, durant une réunion des ministres des Sports du continent, organisée par l’Union africaine. Depuis, les contacts ont été maintenus et les contours de l’organisation se sont précisés.

Cet événement historique pour le sport en général et le handisport en particulier devrait ainsi avoir lieu à Rabat en janvier 2020. Sept disciplines figurent pour le moment au programme de ces Jeux Paralympiques Africains 2020 : athlétisme, basket-ball en fauteuil, cécifoot, goalball, haltérophilie, para-taekwondo, volley-ball assis. Reste à savoir si ces épreuves seront qualificatives pour les Jeux paralympiques de Tokyo (25 août au 6 septembre 2020).

Quelques mois après les Jeux Africains 2019

Le Royaume chérifien organisera donc un deuxième grand rassemblement sportif de suite, si le ministre de la Jeunesse et des sport marocain, Rachid Talbi El Alami, et le patron de l’APC, l’Angolais Leonel da Rocha Pinto, signent un accord dans les jours qui viennent. Le Maroc est en effet censé accueillir les Jeux Africains 2019 du 23 août au 3 septembre, à Casablanca, Rabat et Khemisset.

Lors des précédentes éditions des Jeux Africains, des compétitions de handisports avaient eu lieu, notamment à Alger (2007), Maputo (2011) et Brazzaville (2015). Mais la création de Jeux Paralympiques Africains propres était en discussion depuis plusieurs années.

Source : RFi

 

AF Awards 2018 : les Mourabitoune, finalistes

  • PDF

 CAF Awards 2018 : les Mourabitoune, finalistesLes Mourabitoune figurent dans la short list au titre de meilleure équipe nationale masculine de l’année CAF Awards 2018 dévoilé, vendredi 14 décembre 2018,par la Confédération africaine de football (CAF). Et ce, quinze jours après avoir la publication de la pré-sélection.

Pour la finale, les Mourabitoune sont en compétition avec le Madagascar et l’Ouganda. L’annonce sera faite, le 8 janvier prochain lors de la cérémonie des CAF Awards, organisée à Dakar.

Par contre, le sélectionneur national Corentin Martins,nominé au trophée de l’entraîneur de l’année, a été recalé dans la liste finale. On assistera à une finale épique opposant le trio Renard-Cissé-Chaabani.

Source : RIM Sport (Mauritanie)

 

 

Foot: Confusion autour de la réattribution des CAN 2019, 2021, 2023

  • PDF

media

 

La Fédération ivoirienne de football a saisi ce 13 décembre 2018 le Tribunal arbitral du sport (TAS) contre l’attribution au Cameroun de l’organisation d’une Coupe d’Afrique des nations 2021 pourtant promise à la Côte d’Ivoire. Ce bras de fer engagé devant le TAS n’est que le dernier épisode d’un dossier complexe concernant la réattribution des CAN 2019, 2021 et 2023.

Le 30 novembre 2018, en retirant l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun, la Confédération africaine de football (CAF) a-t-elle ouvert la boîte de Pandore ?

Deux semaines après cette décision attendue mais néanmoins lourdes de conséquences, une seule chose est certaine : les Camerounais étaient loin d’être prêts à organiser la phase finale de la CAN 2019, prévue du 15 juin au 13 juillet. Les premiers concernés commencent à l’admettre. Mais, pour le reste, le dossier ne cesse de se complexifier.

Organisation de la CAN 2019 : qui est candidat ?

C’est ce 14 décembre à minuit que l’appel à candidature pour remplacer le Cameroun s’achève. L’Afrique du Sud et l’Egypte ont officiellement déposé leurs dossiers, ou tout du moins une lettre d'intention. C’est une bonne nouvelle pour la CAF car ces deux pays disposent des infrastructures et des moyens nécessaires pour abriter la première CAN à 24 équipes de l’histoire dans des conditions décentes. Ce n’est en revanche pas une surprise : ces derniers mois, Sud-Africains et Égyptiens ont manifesté de manière informelle leur souhait d’organiser la CAN 2019 en cas de défaillance camerounaise. Le président de la CAF lui-même avait cité ces deux pays comme des recours possibles.

La surprise est plutôt venue du Maroc, accusé par la presse camerounaise de faire du lobbying depuis 2017 pour récupérer l’organisation du tournoi. Le ministre de la Jeunesse et des Sports du Royaume a assuré que son pays ne se présenterait pas. Une annonce qui semble avoir surpris au sein de la fédération marocaine de football, assurent des médias locaux. L'hypothèse d'une CAF sollicitant l'aide marocaine pour abriter la CAN 2019 est-elle d'actualité ?

Pas de Maroc pour le moment, en tout cas, et des doutes au sujet d’autres candidatures pour la CAN 2019. La fédération congolaise a certes envoyé une lettre d’intention mais sans l’aval (indispensable) du gouvernement de Brazzaville. Une source bien introduite à la CAF assure par ailleurs que le Kenya, l’Ouganda et la Tanzanie ont sérieusement songé à proposer une coorganisation.

CAN 2021 : la Fédération ivoirienne contre-attaque

Le deuxième versant de l’affaire concerne la CAN 2021 et c’est celui qui semble poser le plus de problèmes. Au vu des immenses investissements consentis par le Cameroun, la CAF a décidé de lui confier une édition promise à la Côte d’Ivoire. Si les Camerounais semblent s’être résolus à organiser le tournoi dans deux ans et demi, la fédération ivoirienne (FIF) refuse, elle, en contrepartie d’accueillir la CAN 2023 et veut conserver la CAN 2021.

La FIF a donc contre-attaqué ce 13 décembre 2018 en saisissant le Tribunal arbitral du sport (TAS), l’instance suprême en matière de litiges sportifs. Ce ne sont pas les autorités politiques mais footballistiques de Côte d’Ivoire qui ont décidé d’entamer un bras-de-fer avec la CAF. Ces dernières n’ont pas apprécié d’avoir été mises devant le fait accompli et d’avoir été sévèrement critiquées. Elles réfutent l’argument selon lequel leur pays ne sera pas prêt pour accueillir la phase finale en juin-juillet 2021.

CAN 2021 et 2023 : cacophonie au sujet des pays-hôtes

La confusion au sujet de ce « glissement » d’un pays-hôte à l’autre est monté d’un cran lorsque Musa Bility, un des membres du « gouvernement » (le Comité exécutif) de la CAF, a assuré que jamais le Comité exécutif (ComEx) n’avait jamais décidé de confier la CAN 2021 au Cameroun et la CAN 2023 à la Côte d’Ivoire, lors de sa réunion à Accra. « On a pris la décision pour le Cameroun à six mois de la compétition, on ne peut pas décider deux ans avant pour la Côte d’Ivoire, a affirmé le Libérien au micro de la Radio télévision ivoirienne (RTI). Notre position aujourd’hui est très claire : le pays-hôte pour 2021, c’est la Côte d’Ivoire et la Guinée pour 2023. Tout autre chose qui a été dite n’implique pas le Comité exécutif. Il n’a jamais décidé d’arracher la CAN à la Côte d’Ivoire ». Des propos que Musa Bility a confirmé à rfi.fr avoir tenu.

Ahmad, le patron de la CAF, et son 2e vice-président, Constant Omari, ont pourtant été très clairs à ce sujet, au micro de RFI. Ils se sont montrés en revanche très évasifs sur le sort de la Guinée. Le Congolais notamment a indiqué que le dossier guinéen pour la CAN 2023 était introuvable et que les Guinéens n'avaient aucune garantie d'avoir la CAN 2025. Cette édition 2023, il est vrai, avait été attribuée à la surprise générale par la précédente direction de la CAF. Elle n’avait fait l’objet d’aucun appel à candidatures, contrairement aux CAN 2019 et 2021, confiées au Cameroun et à la Côte d’Ivoire en septembre 2014. Des décisions qui font aujourd’hui l’objet de remises en cause aux multiples conséquences…

Source : RFI

 

 

L’Égypte officiellement candidate à l’organisation de la CAN 2019

  • PDF

Le 13 décembre, l'Égypte a officialisé sa candidature pour accueillir la Coupe d'Afrique des nations 2019, dont l'organisation a été retirée au Cameroun le 30 novembre et pour laquelle le Maroc a renoncé à postuler.

« La fédération égyptienne de football (EFA) a fait acte de candidature officiel pour accueillir la CAN 2019, qui est prévue en juin et devait être organisée par le Cameroun qui n’était pas prêt à l’accueillir », écrit l’EFA dans un communiqué posté sur Twitter et Facebook.

Le pays des « Pharaons » s’était dit « prêt » à se lancer le 12 décembre, après que le Maroc a créé la surprise en annonçant qu’il ne serait pas candidat.

Le royaume, candidat à l’organisation du Mondial 2026 (finalement attribué au trio USA/Mexique/Canada), était souvent cité comme étant un postulant sérieux. L’Égypte, qui a déjà organisé quatre fois la CAN – la dernière en 2006 – lui avait laissé la priorité.

L’organisation de la CAN 2019 a été retirée au Cameroun le 30 novembre par la Confédération africaine de football (CAF) pour cause de retards dans les travaux d’infrastructures et en raison d’une situation fragile sur le plan sécuritaire.

Les autres potentiels candidats ont jusqu’au 14 décembre pour déposer leur dossier auprès de la CAF. Une short-list doit être révélée le 25 décembre, avant la décision finale, qui sera rendue le 9 janvier. La CAN, prévue du 15 juin au 13 juillet, verra pour la première fois s’affronter 24 équipes.

Source : Jeneafrique.com

 

La CAF veut d’une CAN 2021 au Cameroun et 2023 en Côte d’Ivoire

  • PDF

mediaLa Confédération africaine de football (CAF) a décidé que la Coupe d’Afrique des nations 2021 aurait lieu au Cameroun, dessaisi de l’organisation de la CAN 2019. L'édition 2023, quant à elle, se tiendrait en Côte d’Ivoire, a indiqué le président de la CAF, Ahmad, sur Afrique Média TV, ce 3 décembre 2018. Le Malgache n’a en revanche pas évoqué le sort de la Guinée, censée abriter la CAN 2023.

La Coupe d’Afrique des nations 2021 aura-t-elle lieu en Côte d’Ivoire, comme cela avait été décidé en 2014 ? Quatre jours après avoir retiré la CAN 2019 au Cameroun, la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé son intention de retirer la CAN 2021 aux Ivoiriens pour la donner aux Camerounais, puis de confier la CAN 2023 aux autorités ivoiriennes… sans évoquer le sort de la Guinée. Les Guinéens avaient été en effet choisis comme hôtes de l’édition 2023, à la surprise générale, il y a quatre ans.

Ce 3 décembre 2018, au micro de la chaîne de télévision Afrique Média TV, le président de la CAF, Ahmad, a justifié ce choix. « Nous avons pris cette décision de décaler, car nous avons vu que la Côte d’Ivoire aussi n’est pas prête pour 2021, a assuré le Malgache. Pour faire les choses de manières plus humaines, décalons toutes les CAN et donnons plus de chances et plus de temps au Cameroun pour qu’il réalise les infrastructures. On va les accompagner de près pour éviter que ça n’aille pas. En 2021, les Camerounais seront prêts. Et en 2023, on organisera la CAN en Côte d’Ivoire. C’est la décision prise par le Comité exécutif » de la CAF, le 30 novembre 2018 à Accra.

La CAF espère ainsi calmer la colère des Camerounais, dessaisis de l’organisation de la CAN 2019, suite à des retards rédhibitoires aux yeux des dirigeants de la Confédération. Mais les Ivoiriens l’entendront-ils de cette oreille ? « Nous avons mobilisé 300 millions d’euros, soit 200 milliards de francs CFA, pour réaliser les infrastructures sportives ainsi que les infrastructures d’hébergements de l’ensemble des sportifs qui viendront pour la CAN 2021 en Côte d’Ivoire, a rappelé le ministre ivoirien des Sports, Paulin Danho, au micro de Nadia Sweeny, et ce avant la diffusion de l’interview d’Ahmad. Nous avons été retenus pour 2021. Donc, nous devons être prêts pour 2021. Après, si nous sommes dans une situation où il faut négocier des glissements ou des choses comme ça, ça interviendra à l’issue d’une conférence, de rencontres… Mais ce que je peux dire, c’est que nous avons été désignés en 2014 pour la CAN 2021. Nous avons un chronogramme. Nous avons mobilisé des ressources. Nous travaillons en toute sérénité ».

La CAF cherche actuellement un pays hôte pour la phase finale de la CAN 2019 qui aura lieu du 15 juin au 13 juillet. Les CAN 2013, 2015 et 2017 avaient également changé de pays hôte.

Source : RFI

 

CAN 2019 : Sondée par la CAF, l'Afrique du Sud répond

  • PDF

CAN 2019 : Sondée par la CAF, l'Afrique du Sud répond Sollicitée par la CAF pour une éventuelle organisation de la CAN 2019, la Fédération sud-africaine lui a répondu ce dimanche. Sondée par la CAF sur une éventuelle organisation de la CAN 2019, la Fédération sud-africaine de football (SAFA) a évoqué le sujet ce dimanche.

"Nous ne pouvons prendre aucune forme d'engagement envers qui que ce soit, parce que cela doit passer par le gouvernement. Le gouvernement doit nous donner une certaine orientation, a indiqué le directeur général de l'instance, Russell Paul. Et vous ne pouvez même pas demander au gouvernement (un soutien financier) quand vous devez faire face à des problèmes sociaux au sein de votre pays. Il est donc extrêmement difficile de s'attendre à ce que le gouvernement vienne nous soutenir à chaque fois."

Un discours prudent qui trouve sa source dans la politique de rigueur budgétaire menée actuellement par un gouvernement sud-africain désireux de réduire la pression exercée sur le pays par les agences de notation.

L'organisation d'une phase finale de CAN à 24 équipes, chiffrée à 10 millions de dollars par la Fédération, est-elle compatible avec cette orientation ? Rien n'est moins sûr. A fortiori après que le pays ait déjà récemment accueilli une CAN, en 2013, et un CHAN, l'année suivante.

Source : Orange (France)

 

 

ACNOA: Mustapha Berraf élu président du mouvement olympique africain

  • PDF

mediaMustapha Berraf a été élu président de l’Association des comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA), ce 29 novembre 2018 à Tokyo. Avec 34 voix sur 54, l’Algérien a devancé la Burundaise Lydia Nsekera (20 voix) au 2e tour de l’élection. Le Camerounais Hamad Kalkaba Malboum avait été éliminé au 1er tour. Mustapha Berraf succède à l'Ivoirien Lassana Palenfo.

A 64 ans, Mustapha Berraf est devenu le nouveau patron du mouvement olympique africain, ce 29 novembre 2018 à Tokyo. L’Algérien a été élu président de l’Association des Comités nationaux olympiques d’Afrique (ACNOA) avec une confortable avance. Celui qui était le vice-président de l’ACNOA depuis 2005 a devancé Lydia Nsekera avec 34 voix (sur 54) contre 20 à la Burundaise. Au premier tour, Mustapha Berraf avait frôlé la majorité absolue d’une voix (27).

A noter que le Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, patron de l’athlétisme africain, a été sorti à l’issue du premier vote (11 voix) tandis que le Botswanais Negroes Malealea Kgosietsile a retiré sa candidature juste avant le scrutin.

Le changement dans la continuité

Mustapha Berraf succède donc à celui qui était son mentor depuis près de douze ans, Lassana Palenfo. Son mandat s'achèvera en 2021. Dans un entretien accordé à RFI, le patron du Comité olympique algérien avait indiqué vouloir s’inscrire dans la continuité de l’Ivoirien « mais avec peut-être quelques aménagements qui doivent permettre de rendre l’ACNOA plus performante ».

Depuis novembre 2017, Mustapha Berraf exerçait la fonction de président par intérim. Durant douze mois, cet ancien basketteur peut se targuer d’avoir bouclé plusieurs dossiers complexes au sujet des Jeux Africains, sorte de « Jeux olympiques de l’Afrique ». C’est sous son égide que l’ACNOA a signé un accord avec l’Union Africaine concernant la gestion de cet événement multisports qui a lieu tous les quatre ans. C’est également avec son appui que les Jeux Africains 2019 ont été attribués au Maroc, suite au désistement de la Guinée équatoriale.

« Que toutes les tensions existantes disparaissent »

Fraichement élu, Mustpaha Berraf a déclaré : « Je veillerai à ce que toutes les tensions existantes disparaissent. Nous devons travailler tous ensemble. » L’Algérien a, de fait, du pain sur la planche. Cette nouvelle élection présidentielle  est en effet le fruit d’un imbroglio débuté en mai 2017, lorsque la candidature d’Hamad Kalkaba Malboum avait été invalidée, ouvrant la voie à une réélection de Lassana Palenfo.

Une levée de boucliers de certains CNO, en novembre 2017 à Prague, combinée à une victoire de Kalkaba devant le TAS, ont conduit au retrait de Palenfo, en poste donc de 2005 à novembre 2017. Principal opposant durant plusieurs années, le Camerounais espérait sans doute mieux, ce jeudi au Japon, pour ces nouvelles élections. Mais il s’était lancé tardivement dans la campagne.

Quant à Lydia Nsekera, elle jugeait que l'ACNOA avait besoin de « sang nouveau » (sic). La Burundaise estimait, de par ses expériences à la Fédération internationale de football (FIFA) et au Comité international olympique (CIO), pouvoir incarner la rupture au sein du mouvement olympique africain.

Source : RFI

 

 

 

Didier Drogba, légende vivante du foot africain, officiellement retraité

  • PDF

mediaA 40 ans, Didier Drogba a disputé le 9 novembre 2018 à Louisville aux Etats-Unis, en finale de l’USL Cup, une compétition nord-américaine l’ultime match de sa carrière professionnelle de footballeur. L’attaquant a tiré dans la nuit du 21 au 22 novembre sa révérence sur son compte Twitter après deux décennies marquées notamment par ses glorieuses années à Chelsea (Angleterre) et ses exploits en équipe de Côte d’Ivoire.

C’est l’un des meilleurs footballeurs africains de l’histoire et sans doute l’un des quatre ou cinq meilleurs attaquants qu’ait vu naître le continent. Didier Yves Drogba Tébily a vécu, à 40 ans, 7 mois et 26 jours, le dernier match de son immense carrière de footballeur. Une carrière qui l’a donc mené de petits clubs français, où il a pris son temps pour éclore durant les années 1980 et 1990, aux sommets des foots européen, africain et même mondial.

« C’était pas gagné »

En 2008, il y a dix ans, Didier Drogba publiait déjà une autobiographie avec le journaliste et par ailleurs consultant pour RFI, Hervé Penot, C’était pas gagné. Un titre évocateur du parcours tortueux pour le natif d’Abidjan, envoyé à l’âge de 5 ans chez un oncle footballeur en France.

Un pays où l’ex-gamin de Yopougon parfait lentement mais sûrement ses qualités… Dunkerque (1988-1989), Abbeville (1989-1990), Tourcoing (1990-1991), Vannes (1991-1993), Levallois (1993-1997) puis Le Mans (1997-1998) où il évolue ensuite en tant que pro, de 1998 à 2002. Le club manceau est réputé pour détecter et former des joueurs africains de talent.

Mais c’est à Guingamp, aux côtés du futur international français Florent Malouda, que Didier Drogba se révèle. Une saison 2002-2003 qui attise la convoitise de l’Olympique de Marseille (OM). L’OM, qui est alors encore le club le plus populaire de France, en fait vite sa star, durant l’exercice 2003-2004. A raison. En l’espace de quelques mois, l’avant-centre empile les buts spectaculaires, que ce soit en Championnat de France ou en coupes d’Europe.

Roi d’Angleterre

En Ligue des champions, il a notamment scoré face au FC Porto de José Mourinho. Celui qui est alors un tout jeune entraîneur est ce soir-là impressionné par le Marseillais. L’été qui suit, le Portugais insiste donc pour faire venir Didier Drogba dans son nouveau club, Chelsea. L’OM cède son joyau contre un chèque d’une trentaine de millions d’euros, à la grande colère du joueur et des supporters olympiens.

L’Ivoirien est tout d’abord assez peu épanoui en Angleterre. Ses premiers mois sont perturbés par des pépins physiques mais il trouve néanmoins régulièrement le chemin des filets. Surtout, son entente avec José Mourinho est exceptionnelle et leur collaboration est fructueuse. Didier Drogba se forge un palmarès avec deux championnats d’Angleterre (2005 et 2006) et d’autres titres.

Même lorsque Mourinho quitte Chelsea en pleine saison 2007-2008, l’intéressé ne se démonte pas et reste la valeur sûre des « Blues », que ce soit sous la direction de l’Israélien Avram Grant, du Brésilien Luiz Felipe Scolari, du Néerlandais Guus Hiddink, de l’Italien Carlo Ancelotti, du Portugais André Villas-Boas ou de l’Italien Roberto Di Matteo, durant les cinq années suivantes.

Roi d’Europe

Si Didier Drogba garnit sans cesse son armoire avec des trophées nationaux, en Europe, en revanche, il peine à parvenir au sommet. Exclu en finale de la Ligue des champions 2007-2008, il s’incline face à Manchester United. Lors de l’édition suivante, il pète les plombs après une demi-finale retour houleuse face au FC Barcelone, lâchant au sujet de l’arbitrage, devant une caméra : « Vous avez vu ça ? C’est une honte… C’est une putain de honte ! » Un écart de conduite qui lui vaut quatre matches de suspension.

C’est en 2012, alors que Chelsea et ses trois piliers – Didier Drogba, Frank Lampard et John Terry – semblent sur le déclin, que les « Blues » deviennent enfin champions d’Europe. Après un parcours plein de hargne, ils triomphent en finale du Bayern Munich, aux tirs au but, avec une égalisation de l’Ivoirien durant le temps réglementaire.

Un voyage d’Est en Ouest

Peu après ce sacre, Didier Drogba annonce à la stupeur générale qu’il quitte Chelsea après un peu moins d’une décennie pour aller en Chine, au Shanghaï Shenhua. Une expérience 2012-2013 peu stimulante. La superstar rebondit donc en Turquie et à Galatasaray, un championnat et un club plus compétitifs où les supporters en font une icône absolue.

Pourtant Drogba n’y reste que quelques mois. Il retrouve en effet José Mourinho et Chelsea pour une pige qui lui permet d’ajouter un quatrième Championnat d’Angleterre à son CV, ainsi qu’une troisième Coupe de la Ligue anglaise, auxquels il faut adjoindre les quatre Coupes d’Angleterre et deux Community Shields déjà glanés.

La suite ? Un séjour en Amérique du Nord. D’abord à l’Impact de Montréal, une équipe de la Major League Soccer, en 2015 et 2016. Puis une ultime expérience au Phoenix Rising FC, une plus modeste formation, en 2017 et 2018, dont il devient par ailleurs dirigeant.

Une légende en Afrique…

En club, Didier Drogba a donc brillé sur trois continents. Mais c’est surtout à travers l’Afrique, avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire que « Dai Zoko national » a sans doute vécu ses émotions les plus fortes. Il y a évidemment cette qualification historique pour la Coupe du monde 2006, en octobre 2005. Depuis Khartoum au Soudan, l’attaquant-vedette lance alors un vibrant appel à la paix dans son pays, ravagé par la guerre. « Déposez les armes. Organisez des élections », réclame-t-il.

Sa popularité s’accentue encore en 2006 lorsqu’il mène les « Eléphants » en finale d’une Coupe d’Afrique des nations pourtant remportée par le pays hôte, l’Egypte. Mais c’est aussi le début d’une terrible frustration à la CAN.

Après avoir manqué un tir au but face aux « Pharaons », Drogba va encore perdre la finale de la CAN 2012, face à la Zambie cette fois. Et il ne sera pas de celle remportée par ses ex-partenaires, en 2015 en Guinée équatoriale.

…et une superstar planétaire

Les trois phases finales de Coupe du monde qu’il dispute avec la sélection ivoirienne, en 2006, 2010 et 2014, se soldent par ailleurs par des éliminations rageantes dès le premier tour. Au Brésil, en 2014, Didier Drogba semble déjà nettement moins percutant qu’à ses plus belles heures. Mais son aura auprès du public brésilien, qui a pourtant vu passer des légendes comme Pelé, Garrincha, Socrates ou Ronaldo, est impressionnante. Elle témoigne de la place prise par l’Abidjanais dans la saga du sport-roi.

Source : RFI

 

Foot: les quatre premiers qualifiés à la CAN 2019 sont connus

  • PDF

mediaLes équipes d’Egypte, de Madagascar, du Sénégal et de Tunisie se sont qualifiées pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations 2019 de football (15 juin-13 juillet au Cameroun), ce 16 octobre 2018. A noter que le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Maroc et la RD Congo ont fait match nul, durant cette 4e journée des éliminatoires de la CAN 2019.

On connaît les quatre premiers qualifiés sur le terrain pour la Coupe d’Afrique des nations 2019 (15 juin-13 juillet au Cameroun). L’équipe de Madagascar a ouvert le bal, ce 16 octobre 2018. C’est d’ailleurs un jour historique pour le football malgache. Les « Barea » n’avaient jamais disputé de CAN avant cette édition 2019. Les insulaires ont validé leur billet pour la phase finale en battant la Guinée équatoriale 1-0 à Vontovorona (groupe A).

Pour les Tunisiens, en revanche, c’est tout sauf une nouveauté. Ce sera leur quatorzième Coupe d’Afrique de suite, un record qu’ils partagent désormais avec les Egyptiens. L’équipe de Tunisie a gagné 2-1 au Niger, éliminant au passage les Nigériens et qualifiant aussi indirectement les Egyptiens. Les « Pharaons », vainqueurs un peu plus tôt en eSwatini (0-2), sont en effet assurés de finir premiers ou deuxièmes du groupe J.

En fin de soirée, les Sénégalais ont fait l’essentiel avec un 1-0 au Soudan (groupe A). Un succès qui envoie les « Lions de la Téranga » à la CAN 2019.

Beaucoup d’équipes frustrées

Si les Egyptiens, les Malgaches, les Sénégalais et les Tunisiens sont à la fête, d’autres équipes sont forcément frustrées ce soir. A commencer par celle du Maroc qui évolue dans le groupe B du pays-hôte de la CAN 2019, un Cameroun tenu en échec 0-0 au Malawi. Les Marocains, eux, ont fait match nul 2-2 aux Comores.

Dans le groupe C, les Maliens ont concédé le nul 1-1 au Burundi. Un score qui leur permet de rester premiers au classement. Les Gabonais, qui se sont imposés 1-0 au Soudan du Sud, reviennent par ailleurs dans la course à la qualification.

Dans le groupe G, le futur derby entre la RD Congo et le Congo-Brazzaville, prévu entre le 16 et le 18 novembre (5e journée des éliminatoires) s’annonce bouillant. Les deux voisins ont besoin de prendre des points. Les « Léopards » de RDC ont dû se contenter du nul 1-1 au Zimbabwe, tandis que les « Diables rouges » ont perdu 2-1 au Liberia, ce mardi.

La déception semblait toutefois plus grande à Kigali où les Guinéens ont laissé filer la qualification, au moins temporairement. Le « Sily » se serait assuré un retour en Coupe d’Afrique après avoir loupé la CAN 2017 s’il avait battu le Rwanda. Mais les deux sélections se sont séparées sur un score de 1-1. Et dans l’autre rencontre du H, Centrafricains et Ivoiriens se sont neutralisés 0-0.

Le Bénin et le Togo ne capitulent pas

Mauvaise soirée également pour les « Etalons » du Burkina Faso qui ont été contraints au nul 0-0 au Botswana. Un résultat qui fait en revanche les affaires des Mauritaniens, à nouveau premiers du groupe I après avoir pris le meilleur sur l’Angola (1-0).

Dans le groupe E, ce sont les Nigérians qui avaient le sourire après avoir difficilement écarté les Libyens 3-2. Les voilà en tête suite au match nul 0-0 des Sud-Africains aux Seychelles (0-0).

Rien de comparable toutefois avec la satisfaction des Béninois qui se sont offert les Algériens 1-0 et avec le soulagement des Togolais, repartis de Gambie avec une victoire 1-0 (groupe D). « Ecureuils » et « Eperviers » joueront crânement leur chance lors de la 5e et de la dernière journée (22-24 mars 2019) de ces éliminatoires.

Les prochains qualifiés connus en novembre

A noter enfin que la Namibie a battu le Mozambique 1-0 (groupe K), que la Tanzanie a bousculé le Cap-Vert 2-0 et que les Ougandais se sont rapprochés de la CAN 2019 en disposant 2-0 du Lesotho (groupe L).

Rendez-vous désormais en novembre où l’on connaîtra davantage de qualifiés que durant ce 16 octobre. Pour rappel, les deux premiers de chacun des douze groupes disputeront la 32e Coupe d’Afrique des nations. Sauf dans la poule B où, le Cameroun étant qualifié d'office, un seul autre pays aura le privilège de prendre part à la plus grande manifestation sportive du continent.

Source : RFI

 

Eliminatoires CAN 2019: bonne opération de la Mauritanie, faux-pas du Burkina

  • PDF

En s’imposant 1-0 à Nouakchott, l’équipe de Mauritanie a remporté une précieuse victoire face à l’Angola lors de la quatrième journée des éliminatoires de la CAN 2019. Les Mourabitounes profitent du match nul du Burkina face au Botswana (0-0) pour prendre la tête du groupe I et rêver d’une qualification historique.

A deux journées de la fin des éliminatoires, la Mauritanie peut commencer à nourrir véritablement l’espoir d’une première qualification à la CAN. L’équipe entraînée par le Français Corentin Martins a remporté une courte mais précieuse victoire face à l’Angola (1-0) qui l’avait pourtant corrigée il y a quatre jours (4-1) à Luanda.

L’unique but de la partie a été l’œuvre du défenseur Abdul Ba qui a été plus prompt que la défense angolaise pour reprendre le ballon à la suite d’un coup franc et donner l’avantage aux siens. Les Mourabitounes ont souffert pour conserver ce petit avantage, mais ils ont su défendre en bloc face à une formation lusophone qui a eu les occasions pour revenir au score.

Ce sont trois points très précieux pour la Mauritanie qui pourrait valider sa qualification lors de la prochaine journée en recevant le Botswana, dernier de la poule.

Dans l’autre match du groupe justement, le Burkina Faso a été tenu en échec par le Botswana (0-0). Un partage des points qui s’apparente à un revers face à la plus faible équipe du groupe qui avait affiché zéro victoire en trois journées. Dans une poule très serrée, les Etalons n’ont plus de joker et vont se déplacer lors de la prochaine journée en Angola dans une rencontre qui est déjà décisive pour la qualification.

Source : RFI

Eliminatoires de la CAN 2019 : Angola 4-1 Mauritanie

  • PDF

Eliminatoires de la CAN 2019 : Angola 4-1 MauritanieAu sein du groupe I des éliminatoires de la CAN 2019, la Mauritanie a été surprise en Angola.

Jusqu’à présent, les coéquipiers d’Abdoul Ba avaient remporté leurs 2 premiers matchs. Mais cette fois, ils ont dû s’incliner. Le défenseur d’Auxerre était titulaire au cœur d’une défense qui a pris l’eau. Les Mauritaniens avaient ouvert la marque dès la 3e minute de jeu.

Mais Galiano s’est offert un doublé en 3 minutes (13e, 16e) et Campos a marqué le but du break à la 52e. A la 80e, Gelson Dala scellait la victoire des locaux.

Source : MaLigue2 (France)

 

Elim CAN 2019 – La Mauritanie domine le Burkina Faso par 2-0

  • PDF

Elim CAN 2019 – La Mauritanie domine le Burkina Faso par 2-0 Les qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations, qui se déroulera au Cameroun du 7 au 30 juin 2019, se poursuivent ce samedi. La Mauritanie a effectué son deuxième match ce samedi face au Burkina Faso.

Les Mauritaniens ont remporté la rencontre par 2 à 0. Les deux buts ont été inscrits à la première mi-temps par Ismael Diakité (35mn) et Khassa Camara (37mn). Pour rappel, les Mauritaniens avaient remporté leur premier match contre le Botwana sur un score de 1-0.

Avec 6 pts, les Mauritaniens occupent le fauteuil du Groupe I, qu’ils partagent avec le Burkina Faso, le Botswana et l’Angola.

Source : Senego (Sénégal)

 

 

JO: le Sénégal en pole pour accueillir les Jeux de la Jeunesse en 2022

  • PDF

mediaÀ PyeongChang en février dernier, la Session du Comité International Olympique (CIO) avait décidé à l'unanimité que l'édition 2022 des Jeux Olympiques de la Jeunesse serait attribuée au continent africain. Le Sénégal a ainsi de grandes chances d’accueillir ces Jeux après que le pays a été recommandé à la Session du CIO comme hôte. Ce serait la première fois de l’histoire de l’olympisme qu’un tel événement se déroule sur le sol africain.

Dakar capitale de l’olympisme en 2022 ? C’est un rêve qui commence à prendre forme depuis ce vendredi 7 septembre avec la commission exécutive du CIO qui a pris la décision de proposer le Sénégal comme hôte des 4es Jeux Olympiques de la Jeunesse d'été (JOJ) en 2022. Le Sénégal est en course avec trois autres pays africains, le Botswana, le Nigeria et la Tunisie. L’hôte sera élu par la Session du CIO à Buenos Aires les 8 et 9 octobre prochain.

En attendant, cette proposition en faveur de Dakar s'appuie sur le rapport de la commission d'évaluation du Comité International Olympique (CIO) dirigée par le vice-président du CIO Uğur Erdener. Le rapport souligne que « le Sénégal offre un projet solide et, à ce moment précis, les meilleures perspectives ».

Thomas Bach: « un projet reposant sur une forte ambition pour la jeunesse et le sport »

La candidature du Sénégal est centrée sur trois lieux : la capitale, Dakar, la nouvelle ville de Diamniadio et la station balnéaire de Saly. Le projet du Sénégal s'inscrit dans la stratégie de développement globale du pays, notamment le "Plan Sénégal Émergent" mis en place par le gouvernement en vue d'entreprendre de grands changements sur le plan économique et d'améliorer les infrastructures, lit-on sur le communiqué du CIO.

« C'est au tour de l'Afrique, a estimé le président du CIO Thomas Bach dans le communiqué. L'Afrique est la terre natale de tant et tant de grands athlètes olympiques. L'Afrique est un continent peuplé de jeunes. C'est pourquoi nous voulons amener les Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2022 en Afrique et au Sénégal. Ce pays d'Afrique de l'ouest propose un projet reposant sur une forte ambition pour la jeunesse et le sport. Les opportunités y sont nombreuses et nous nous efforcerons de livrer ensemble, dans le cadre d'un étroit partenariat, des Jeux de la Jeunesse visionnaires, responsables et exaltants ».

« L’Afrique est capable d’organiser de grands événements »

Pour le président du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS), Mamadou Diagna Ndiaye cette recommandation du CIO est « bien pour le Sénégal et bien pour la jeunesse du monde. C’est aussi une satisfaction pour l’Afrique et c’est une façon de valoriser nos infrastructures et de monter que l’Afrique est capable d’organiser de grands événements », a confié le dirigeant à RFI.

Les Jeux Olympiques de la Jeunesse 2022 en Afrique entreront dans l'histoire comme étant le premier événement olympique sur le continent.

« Grâce au pouvoir rassembleur des Jeux, le CIO est heureux de pouvoir compter sur les quatre parties qui toutes ont accepté de se ranger à la décision du CIO et promis leur total soutien à l'hôte choisi », a indiqué le communiqué.

Après ratification par la Session du CIO et signature du contrat d'hôte à Buenos Aires, le Sénégal entrera dans une phase de co-construction avec le CIO afin d'établir le plan détaillé pour l'édition Sénégal 2022.

Source : RFI

 

Paulo Duarte prévient: « La Mauritanie est une équipe très forte »

  • PDF

Paulo Duarte prévient: « La Mauritanie est une équipe très forte »Les Mourabitounes de la Mauritanie ne se sont jamais qualifiés pour une phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

A environ deux semaines du match aller de la 2e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019, Paulo Duarte s’est exprimé sur la qualité de cette équipe. Quelle que soit la formation en face, le sélectionneur des Étalons Paulo Duarte, a toujours tendance a plus parler de la qualité de ses adversaires que de leurs faiblesses. Interrogé sur le cas de la Mauritanie en conférence de presse le vendredi 24 août 2018, il a encore vanté les forces des Mouritabounes.

« La Mauritanie a une équipe très compétitive, très athlétique et ses joueurs travaillent beaucoup sur le terrain », explique le sélectionneur national. Paulo Duarte ajoute que c’est une équipe dont les joueurs évoluent ensemble depuis presque quatre ans et qui a su créer une certaine cohésion.

Cette dynamique fait d’elle une équipe forte. « Cela donne une forte dynamique à cette équipe. C’est une équipe qui joue mieux à l’extérieur qu’à la maison parce qu’ils ont une pelouse synthétique », souligne Duarte.

Le Portugais prévient : « C’est une équipe engagée. Ce match sera difficile pour nous ». Il estime qu’il s’agit du match le plus difficile pour les Étalons. Malgré tout, l’objectif est de prendre les trois points.

Source : Burkina24

 

 

Mondial 2018 – Matches amicaux : le Maroc prospère, le Sénégal progresse, la Tunisie promet…

  • PDF

Après les premières rencontres de mars, les cinq sélections africaines qualifiées pour le Mondial 2018 en Russie ont disputé chacune trois matches amicaux en mai et juin. État des lieux.

Le Maroc invaincu

Déjà plutôt convaincant en mars face à la Serbie (2-1, buts de Ziyech et Boutaïb) et l’Ouzbékistan (2-0, buts d’El Kaabi et Da Costa), le Maroc a confirmé lors des trois derniers matches qu’il a disputés en Europe. Après une prestation très quelconque contre l’Ukraine (0-0, le 31 mai à Genève), lors d’une rencontre ternie par l’envahissement de la pelouse par des supporteurs des Lions de l’Atlas, les deux dernières sorties ont été nettement plus abouties.

Toujours à Genève, et grâce à des buts d’El Kaabi et Belhanda, le Maroc a d’abord battu la Slovaquie 2-1 (le 4 juin), cinq jours avant un ultime succès en Estonie (3-1, Belhanda, Ziyech sur penalty, En-Nesry). Les Marocains ont cependant été privés de leur défenseur latéral droit Nabil Dirar (Fenerbahce Istanbul), touché à un mollet et dont la présence face à l’Iran le 15 juin semble très compromise. Quant à El Kaabi, meilleur buteur du CHAN, il a marqué des points auprès d’Hervé Renard.

Prometteuse Tunisie

La Fédération Tunisienne de Football (FTF) avait choisi des adversaires plutôt huppés pour aborder la dernière ligne droite de la préparation, après les deux succès de mars contre l’Iran (1-0, Mohammadi csc) et le Costa Rica (1-0, Khazri). Cela a commencé le 28 mai à Braga, où les Aigles de Carthage, menés (0-2) par le Portugal champion d’Europe en titre, est revenu à égalité grâce à Badri et F. Ben Youssef. Puis le 1er juin à Genève contre la Turquie (2-2, Badri et Sassi)), la Tunisie a laissé échapper une troisième victoire en 2018 en concédant un but dans les dernières secondes. Et le 9 juin à Krasnodar, elle a craqué à cinq minutes de la fin de son match contre l’Espagne (0-1), un des favoris de la Coupe du monde, après une prestation convaincante. Durant ces trois derniers matches, Nabil Maâloul a été privé de Wahbi Khazri, blessé, mais il a pu compter de nouveau sur Ali Maâloul et d’Amine Ben Amor, enfin rétablis.

Inégal Sénégal

Contrairement à d’autres sélections africaines, confrontées aux soucis physiques de certains de ses cadres, le Sénégal a été épargné par ce genre de problème, puisque Kara Mbodj (Anderlecht), blessé depuis le début de l’année, est opérationnel. Le défenseur avait manqué les matches de mars (Ouzbékistan 1-1, but de Konaté et Bosnie-Herzégovine 0-0). Le 31 mars, sans Sadio Mané, mis au repos par Aliou Cissé après la finale de la Ligue des Champions perdue par Liverpool face au Real Madrid (1-3), les Lions de la Teranga, malgré une grosse domination, n’avaient pas réussi à s’imposer au Luxembourg (0-0). Le 8 juin, avec leur star, ils concédaient même leur première défaite de l’ère Cissé en Croatie (1-2, but de Sarr), malgré une prestation intéressante. Le succès obtenu le 11 juin à Grödig (Autriche) face à la Corée du Sud (2-0, buts de Shin-wok contre son camp et de Konaté sur penalty) a confirmé la montée en puissance des Sénégalais.

L’Égypte orpheline de Salah

La blessure à l’épaule de Mohamed Salah en finale de la Ligue des Champions le 26 mai dernier contre le Real Madrid (1-3) après une faute pleine de vice de Sergio Ramos avait plongé l’Égypte dans l’inquiétude. L’attaquant de Liverpool et des Pharaons ne jouera pas face à l’Uruguay le 15 juin. Sans lui, les vice-champions d’Afrique, déjà battus en mars par le Portugal (1-2, but de… Salah) et la Grèce (0-1) n’ont pas franchement brillé. Après un nul au Koweït de 25 mai (1-1, but d’Ashraf), ils ont obtenu un bon résultat contre la Colombie à Bergame (0-0), avant de sombrer le 6 juin à Bruxelles face à l’armada offensive des Diables Rouges belges (0-3). On savait l’Égypte peu portée sur l’offensive. On l’a vue également en difficulté sur le plan défensif, un de ses points forts. Hector Cuper, son sélectionneur, a encore des choses à résoudre.

Le Nigeria ne gagne plus

On avait quitté les Super Eagles en mars dernier avec une impression plutôt positive, après le succès en Pologne (1-0, but de Victor Moses sur penalty) et un échec contre la Serbie à Londres (0-2). Avant l’entrée en lice des champions d’Afrique 2013 le 16 juin face à la Croatie, celle laissée lors des matches amicaux de cette fin de printemps est moins prometteuse. On passera volontiers sur la défaite concédée le 22 mai à Uyo contre l’Atlético Madrid (2-3), avec une équipe C. Avec un effectif (presque) au complet, les Nigérians ont été d’abord tenus en échec par une RD Congo très diminuée le 28 mai à Port-Harcourt (1-1, but de Troost-Ekong), avant d’être battu en Angleterre (1-2, but d’Iwobi) et à Schwechat (Autriche) par la République Tchèque (0-1), les 2 et 6 juin. Gernot Rohr, leur sélectionneur, et qui n’a pas eu à déplorer de gros problèmes physiques dans son effectif, a admis qu’il y avait encore du travail.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Le TAS annule l’élection à la tête du mouvement olympique africain

  • PDF

mediaLe Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à Hamad Kalkaba dans le litige qui l'oppose à l'Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA), ce 25 mai 2018. Le TAS a jugé que le Camerounais, exclu de l’élection à la présidence de l’ACNOA en mai 2017, n’avait commis aucune infraction. L’instance basée à Lausanne a de facto l’invalidé de la victoire du président sortant, Lassana Palenfo, ainsi que la tenue d’un nouveau scrutin.

Le roman-feuilleton sur la présidence du mouvement olympique africain se poursuit. Dernier rebondissement en date, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a donné raison à Hamad Kalkaba, écarté avant l’élection, le 6 mai 2017.

Le TAS a en effet estimé que le Camerounais « n’avait pas commis de méfait », contrairement à ce qu’avait jugé l’Association des comités nationaux olympiques d'Afrique (ACNOA). Les sanctions prises contre l’actuel président de la Confédération africaine d’athlétisme sont donc « effacées ». Et, en conséquence, l’ACNOA va devoir tenir une nouvelle élection prochainement.

C’est évidemment une victoire personnelle pour Hamad Kalkaba, accusé d’avoir touché des aides de la part des autorités camerounaises pour le scrutin (ce qui est contraire aux statuts de l’ACNOA). C’est en revanche un revers cinglant pour le patron sortant, Lassana Palenfo, dont la réélection est de facto annulée.

« L’ACNOA devra donc se conformer à la résolution formulée par son Assemblée générale extraordinaire du 3 novembre 2017 sur le fait qu’une nouvelle élection pour la présidence (ouverte à tous les candidats) ait lieu en accords avec les statut de l’ACNOA », conclut le TAS dans sa décision du 25 mai 2018.

A Prague, il y a sept mois, Lassana Palenfo avait été suspendu de ses fonctions en attendant le verdict du TAS. Le patron de l’olympisme africain va donc remettre son titre en jeu face à son éternel rival, Hamad Kalkaba, alors que l’ACNOA tente actuellement de conclure un accord avec Casablanca pour l’organisation des Jeux Africains 2019.

Source : RFI

 

Mondial-2018 : Salah blessé, l’Égypte en colère retient son souffle

  • PDF

Mondial-2018 : Salah blessé, l’Égypte en colère retient son souffle Les Égyptiens retiennent leur souffle quant à un possible forfait de leur attaquant vedette Mohamed Salah pour le Mondial-2018, après avoir laissé éclater leur colère à la suite de sa blessure sous le maillot de Liverpool en finale de Ligue des champions.

Dans les cafés du Caire où les fans s’étaient amassés samedi soir, comme sur les réseaux sociaux, la fureur a éclaté et les insultes ont fusé contre Sergio Ramos à l’origine de la blessure de la star égyptienne.

Coup dur

Après un accrochage avec le défenseur espagnol du Real Madrid, Salah, blessé à l’épaule, a quitté le terrain après une demi-heure de jeu.

Or, tous les espoirs des Égyptiens reposent sur lui pour la première Coupe du monde à laquelle les Pharaons participent depuis 28 ans. La blessure de l’attaquant, au début du match remporté par le Real Madrid (3-1), est donc un véritable coup dur, voire un drame national.

Sans lui, les chances de l’Égypte au Mondial sont « presque inexistantes » estime Karim Said, rédacteur en chef du site Yalla Kora, spécialisé dans le football. « L’attaque (de l’équipe) est basée essentiellement sur Salah », explique-t-il.

« On a perdu un joueur important et l’Égypte a peut-être perdu un joueur important pour la Coupe du Monde », a aussi regretté l’entraîneur de Liverpool Jürgen Klopp, à l’issue de la finale.

Pétition contre Ramos

« Sale type », a crié sans s’arrêter un supporter déchaîné, au milieu d’autres insultes et noyé dans une foule de spectateurs sous le choc. Certains ont fondu en larmes en voyant leur héros national quitter la pelouse en pleurs.

Meilleur joueur d’Afrique et de Premier League, Mohamed Salah, dont l’image est omniprésente en Égypte, est devenu cette année une source de fierté en Egypte et dans le monde arabe.

Dimanche matin, le journal égyptien El-Watan s’en remet à Dieu pour s’occuper du sort de Ramos, reprenant une formule qui s’est répandue sur les réseaux sociaux dans la nuit de samedi à dimanche.

« Ramos le Chien », « Animal », « On se vengera », « Saleté » et autres insultes plus violentes encore ont été relayées par des anonymes mais aussi des analystes sportifs ou encore le célèbre homme d’affaires Naguib Sawiris, qui manque rarement une occasion de tweeter.

Les comptes Facebook et Tweeter de Ramos ont été remplis d’invectives de supporters Egyptiens et du monde entier, en arabe, en anglais ou en espagnol.

Une pétition a même été lancée sur la plateforme change.org, demandant à la Fifa et l’UEFA de sanctionner Ramos pour avoir « intentionnellement blessé Mohamed Salah ». Elle avait recueilli plus de 80.000 signatures dimanche à la mi-journée.

Sissi espère son retour

« Avant tout, nous sommes des camarades », a relativisé Ramos sur son compte Twitter, regrettant que le football montre « parfois ses mauvais côtés ».

Malgré les larmes et les insultes de certains, le cœur des Égyptiens était néanmoins à l’optimisme, prenant cet incident avec philosophie en plein mois sacré du ramadan.

« Il participera à la Coupe du monde et tout se passera bien si Dieu le veut », s’est consolé Mahmoud Saad, un des nombreux fans de Salah – comme du Real de Madrid – qui ont assisté au match à travers les écrans des cafés cairotes.

Le président Abdel Fattah al-Sissi lui-même, a aussi espéré que Salah « retourne bientôt sur le terrain », dans un tweet dimanche matin.

La Fédération égyptienne de football a fait part, dès samedi soir, de l’"optimisme" du médecin de la sélection nationale. La fédération, en contact avec Liverpool selon elle, évoque une « blessure aux ligaments de l’articulation de l’épaule ».
Les autorités égyptiennes se veulent ainsi rassurantes, dans un pays où l’on craint que toute source de colère puisse déclencher des manifestations populaires.

« Mohamed Salah, si Dieu le veut, (sera) sur la liste finale de la sélection nationale pour la Coupe du monde qui sera annoncée le 4 juin », a pourtant rassuré sur Facebook Khaled Abdelaziz, le ministre égyptien de la Jeunesse et du Sport.

« Satisfaction dans la rue égyptienne après le diagnostic médical », tempère également le quotidien gouvernemental Al-Ahram. « Salah participe au Mondial », assure Al-Akhbar Al-Youm, un autre journal d’Etat.

L’Égypte débute la Coupe du monde le 15 juin face à l’Uruguay. Elle figure dans le groupe A du pays-hôte, la Russie, qui compte aussi l’Arabie saoudite.

Source : Jeune Afrique

 

 

Football : en Égypte, tout le monde s’arrache l’image de Mohamed Salah

  • PDF

Communiqués patriotiques, publicités tapageuses mais aussi campagne antidrogue : à mesure qu'il épate la planète football, l'attaquant de Liverpool, Mohamed Salah, est l'objet de multiples récupérations dans son pays, l'Égypte.

Au Caire, les plus hautes autorités elles-mêmes ne s’en cachent pas. Mohamed Salah, qui se tient pourtant soigneusement éloigné de la politique, est « un symbole du « soft power » de l’Égypte », a clamé Ahmed Abou Zeid, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Cette déclaration sur Twitter faisait suite à un nouveau récital de l’attaquant, auteur d’un doublé et de deux passes décisives, lors de la victoire 5-2 des « Reds » sur l’AS Rome, mardi en demi-finale aller de la Ligue des champions. Le match retour a lieu ce mercredi en Italie.

Ce nouvel exploit a poussé le président Abdel Fattah al-Sissi, également sur les réseaux sociaux, à se dire « fier » de Mohamed Salah « et de tout Égyptien qui porte haut le nom de l’Égypte ».

Dans un pays dont l’image s’est détériorée depuis la révolte de 2011 et les désordres politiques et économiques ayant suivi, les exploits du « Pharaon » représentent une opportunité en or.

« Visage mondial »

Le fait qu’ »un sportif de ce niveau perce le mur médiatique et devienne un visage mondial rejaillit forcément (…) sur son pays d’origine », dit à l’AFP Pascal Boniface, directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris), auteur d’ouvrages sur la géopolitique du sport.

Originaire d’un village modeste du delta du Nil (nord), Mohamed Salah a franchi un incontestable palier en terme de notoriété depuis son arrivée l’été dernier en Angleterre, en provenance de l’AS Rome, après une transaction de 42 millions d’euros, plus huit millions de bonus éventuels.

Et les récompenses commencent à s’empiler, au point de faire du joueur de 25 ans une alternative crédible aux deux méga stars Cristiano Ronaldo et Lionel Messi pour le prochain Ballon d’or.

Le 22 avril, Salah a été désigné meilleur joueur de la saison en Premier League. En janvier, il avait reçu le prix de meilleur joueur africain.

Au-delà de ses performances en club, et après avoir grandement contribué à la première qualification de l’Égypte en coupe du monde depuis 28 ans, son nom pourrait de nouveau faire se lever les foules lors du Mondial-2018 en Russie, qui débute le 14 juin.

« L’estime de soi nationale »

Pascal Boniface reste toutefois sceptique sur la portée des tentatives de récupération politique à l’international, « trop visibles » et comparées « aux anciens moyens de la propagande ».

En revanche, la réussite du prodige égyptien peut avoir un effet important sur « l’estime de soi nationale », poursuit-il.

Dans l’Égypte de 2018, difficile de rivaliser avec le président Sissi en termes d’image. Pourtant, sur les écrans de télévision, en Une de la presse, sur les vitrines des commerces ou sur d’immenses panneaux publicitaires, le visage de Mohamed Salah est omniprésent.

Seul, aux côtés de ses coéquipiers égyptiens ou de ceux de Liverpool, il fait la promotion d’une marque de soda ou d’une banque locale.

Pour le gouvernement, il soutient publiquement une campagne du Conseil national pour les femmes et s’affiche dans un clip du ministère de la Solidarité sociale contre le fléau de la drogue chez les jeunes.

Selon ce ministère, la campagne « Tu es plus fort que la drogue », diffusée en boucle à la télévision, a permis d’augmenter le nombre d’appels vers le service d’assistance.

Le symbole Oum Kalthoum

En Égypte, vouloir faire d’une immense vedette un symbole de puissance n’est pas nouveau, note pour sa part Gamal Abdelgawad, consultant au Centre Al-Ahram pour les études politiques et stratégiques.

A ce titre, « le plus grand symbole du « soft power » de l’Egypte » reste Oum Kalthoum, reine incontestable et toujours indétrônable de la chanson arabe plus de quatre décennies après sa mort, souligne-t-il.

Avant le football, « l’art a été le domaine le plus important » de ce « soft power » égyptien, poursuit M. Abdelgawad.

Reste qu’en raison des enjeux toujours plus grands qui l’entourent, la surexposition du joueur peut aussi désormais être source de conflits.

Une controverse a ainsi enflé sur Twitter ces derniers jours entre l’attaquant des Reds et la Fédération nationale autour d’un portrait de l’international sur l’avion officiel des Pharaons, l’équipe nationale.

Problème : ce portrait figure au côté du logo de l’opérateur mobile « We », parrain de l’Égypte pour le Mondial… et concurrent de Vodafone, sponsor personnel du joueur.

Sur Twitter, Salah est sorti dimanche de son silence en qualifiant l’attitude de la Fédération de « très grande insulte », avant d’annoncer, plus consensuel, quelques heures plus tard, que la situation était « en passe de se résoudre ».

Source : jeuneafrique.com

 

 

Mondial 2026: Où en est la candidature du Maroc?

  • PDF

mediaLe Maroc qui présente sa candidature pour l’organisation du Mondial 2026 est dans la dernière ligne droite. A moins de deux mois du vote qui aura lieu en Russie, le comité de candidature s’active et de nouveaux soutiens apparaissent. Le Maroc a reçu une délégation de la Fifa en avril pour une visite d’inspection.

« La candidature du Maroc, c’est la candidature de l’Afrique. Le football est ici un facteur de développement », a lancé récemment El-Hadji Diouf, ancien international sénégalais et ambassadeur de la candidature marocaine.

Depuis la première Coupe du monde en 1930 en Uruguay, l’évènement planétaire a posé ses valises une seule fois sur le continent africain, en 2010 en Afrique du Sud. Maroc qui candidate pour l’édition 2026 ne serait donc que le deuxième pays africain à recevoir la plus grande compétition internationale au monde.

Le soutien de la France

Et le Royaume du Maroc a pas mal d’arguments. A commencer par sa situation géographique, très proche des côtes européennes. De quoi satisfaire un bon nombre de  fans du ballon rond qui pourraient se déplacer très facilement pour assister aux rencontres. « Je ne me vois pas ne pas soutenir un pays proche de nous », a expliqué Noël Le Graët. Le président de la Fédération française de football avance qu’une seule Coupe du monde sur le sol africain n’est pas beaucoup. « La France n’a qu’une voix, mais elle donnera peut-être un élan à l’Europe pour choisir le Maroc », ajoute-t-il dans les colonnes de L’Equipe.

Et Noël Le Graët n’est pas sans savoir que la France et le premier partenaire économique du Maroc et qu’en cas de victoire, ce sont de nombreux marchés qui s’ouvriraient. D’autres pays européens ont aussi intérêt à ce que le royaume chérifien remporte l’attribution de ce Mondial, comme l’Espagne, deuxième partenaire économique européen. L’Allemagne, les Pays-Bas, l’Italie et la Belgique ont aussi de quoi espérer de cette éventuelle Coupe du monde.

« Nous, nous disons à l’Europe : votez pour nous, on votera pour vous la prochaine fois », a lancé Ahmad, le président de la Confédération africaine de football. « Fuseaux horaire, distance, fans, c’est une question d’intérêt pour l’Europe (de voter pour le Maroc). Visa aussi : les Européens n’ont pas besoin de visa pour aller au Maroc. Pour tout ça, on estime que l’Europe doit voter pour le Maroc », ajoute Ahmad.

L'Algérie et l'Afrique du Sud en faveur du Maroc

En dehors de l’Europe, le 29e sommet arabe qui s’est tenu en avril a appelé tous les Etats à « apporter un soutien total et un appui sans faille à cette candidature ». Sur son propre continent, le Maroc pourra compter sur son voisin l’Algérie, alors que les relations diplomatiques entre ces deux pays du Maghreb restent tendues. C'est pourtant du plus haut sommet de l'État algérien qu'est venue la décision de soutenir la candidature marocaine par la voix du président de la République Abdelaziz Bouteflika. L’ancien international algérien, Lakhdar Belloumi (59 ans, 100 sélections entre 1978 et 1989), est désormais ambassadeur de la candidature marocaine.

En ce qui concerne le reste de l’Afrique, le Maroc pourrait compter sur la majeure partie des pays. L’Afrique du Sud a officiellement annoncé son soutien  « L’Afrique du Sud a montré la voie et je suis confiant que le Maroc suivra. Le pays a des normes internationales, des stades et des infrastructures de qualité. Le Maroc peut rivaliser avec les meilleurs au monde », a dit Danny Jordaan, président de la Fédération sud-africaine de football.

Premières inspections de la Fifa

Le royaume chérifien a été inspecté il y a quelques jours par la Fifa qui s’est rendue dans les villes de Marrakech, Agadir, Tétouan, Tanger et Casablanca. L’instante dirigeante du ballon rond a émis des interrogations sur la capacité hôtelière et les infrastructures sportives du Royaume. En conférence de presse, Moulay Hafid Elalamy, le président du comité de candidature du Maroc, a indiqué que la « Task Force avait émis des remarques sur la non-conformité d’une partie des stades ». « La Fifa va envoyer des experts plus pointus pour échanger avec nous sur les solutions proposées en matière de stades », déclare-t-il. Le groupe de travail a posé des questions sur « les plans de reconversion des stades modulaires », a précisé M. Elalamy, par ailleurs ministre de l'Industrie. La Fifa a aussi pointé du doigts la question de la capacité hôtelière du pays, pourtant très touristique.

Ces visites de la Fifa interviennent trois semaines après des critiques de la Fédération marocaine de football (FRMF) sur le système de notation et les critères techniques retenus par la Fifa pour la sélection du pays hôte. Depuis, des observateurs et médias marocains se disent « inquiets » des larges pouvoirs de la « Task Force », la structure créée par la Fifa pour évaluer les pays-hôtes. Elle peut, en théorie, écarter une candidature avant le vote prévu en juin.

Candidat malheureux à quatre reprises à l'organisation du Mondial (1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc a présélectionné 12 villes-hôtes pour sa cinquième campagne et prévu 12 stades, dont cinq modulables. Les 207 fédérations membres de la Fifa éliront l'organisateur du Mondial 2026 le 13 juin à Moscou, à la veille de l'ouverture de la Coupe du monde en Russie.

Source : RFI

 

La CAF opposée à l’organisation du match juniors Mauritanie-Maroc à Kenitra

  • PDF

La Confédération Africaine de Football (CAF) a rejeté la demande de la fédération royale marocaine de football de faire jouer le match retour entre les juniors marocains et mauritaniens sur le stade de Kenitra.

Le match a été transféré au stade Moulaye Hacen à Rabat, sa date et son horaire ont été maintenus, c’est-à-dire samedi prochain. Cette rencontre sera officiée par un trio arbitral gambien dirigé par Bakary Kamara, assisté de Souleymane Cissé et Oumar Diallo avec comme quatrième arbitre Oumar Sally.

Le match aller s’était joué il y a deux semaines à Nouakchott et avait vu la victoire des mauritaniens par le score de deux buts à zéro.

Source : Rim Sport (Mauritanie)