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Politique dans le Monde

Le Qatar écarte l'éventualité d'une guerre entre Washington et Téhéran

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Le Qatar écarte l'éventualité d'une guerre entre Washington et TéhéranLe Figaro - Le ministre de la Défense du Qatar a écarté mercredi 16 octobre la possibilité d'une guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, face aux tensions qui ne cessent de monter dans le Golfe.

«Honnêtement, je ne vois aucune guerre à l'avenir entre les Etats-Unis et l'Iran», a déclaré Khaled ben Mohammed Al-Attiyah lors d'une conférence se tenant à Doha et intitulée le Global Security Forum. «En fin de compte, une guerre n'est bénéfique pour personne», a-t-il assuré, estimant que la raison prévaudra parmi «les sages dirigeants et les institutions des Etats-Unis».

A la fois allié des Etats-Unis et proche de l'Iran, le Qatar est sous le coup d'un blocus diplomatique et économique de la part de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, de Bahreïn et de l'Egypte qui l'accusent de liens rapprochés avec Téhéran -puissance régionale rivale des Saoudiens- et de soutien à des groupes islamistes radicaux, ce que Doha nie farouchement.

Ces derniers mois, les tensions dans le Golfe ont été exacerbées par des saisies de pétroliers, la destruction d'un drone américain par Téhéran et des attaques sur le sol saoudien.

En septembre, l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, ont accusé l'Iran, leur ennemi juré, d'être responsable de ces frappes contre deux sites pétroliers dans l'est du royaume saoudien, qui ont brièvement fait bondir les prix du brut de 20%. Téhéran a nié toute implication dans ces attaques revendiquées par les rebelles Houthis du Yémen, soutenus par l'Iran et combattus par une coalition militaire dirigée par Ryad.

Lundi, l'Iran a accusé «un gouvernement», sans le nommer, d'être derrière deux explosions survenues le 10 octobre à bord d'un pétrolier iranien en mer Rouge présentées par Téhéran comme une attaque de missiles.

Par Le Figaro avec AFP
Source : Le Figaro (France)

 

 

Syrie: l'offensive se poursuivra jusqu'à ce que ses "objectifs soient atteints" annonce Erdogan

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Syrie: l'offensive se poursuivra jusqu'à ce que ses Actu Orange - Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi que l'offensive turque dans le nord de la Syrie se poursuivrait jusqu'à ce que ses "objectifs soient atteint", en dépit d'appels de Washington à y mettre fin.

"Nous allons poursuivre notre lutte (..) jusqu'à ce que nos objectifs soient atteints", a déclaré M. Erdogan dans un discours télévisé depuis Bakou.

Les déclarations de M. Erdogan surviennent au lendemain d'un ferme avertissement de son homologue américain Donald Trump qui a durci le ton face à la Turquie, l'appelant à mettre fin à son opération militaire en Syrie, lancée le 8 octobre, et annonçant une série de sanctions.

L'offensive turque vise à déloger du nord-est de la Syrie les forces kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), considérées comme "terroristes" par Ankara mais alliées de l'Occident dans la lutte contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI).

Les YPG sont un groupe lié au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation qualifiée de "terroriste" par Ankara, Washington et l'Union européenne.

"Jusqu'à ce matin, nous avons libéré une zone de près de 1.000 km2 des mains de l'organisation séparatiste terroriste", a ajouté M. Erdogan, désignant par cette expression les YPG.

"Nous allons rapidement sécuriser la région allant de Minbej (nord-ouest de la Syrie) jusqu'à notre frontière avec l'Irak", a-t-il encore dit.

Selon lui, cette zone devrait accueillir "dans un premier temps un million, puis deux millions de réfugiés syriens", parmi plus de 3,5 millions qui ont trouvé refuge en Turquie depuis le début du conflit en Syrie en 2011.

AFP
Source : Actu Orange (France)

 

 

Syrie: accord entre les Kurdes et Damas contre l'offensive turque

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mediaLes Kurdes syriens ont annoncé ce dimanche 13 octobre avoir conclu un accord avec Damas sur le déploiement de l'armée syrienne près de la frontière turque. Objectif : soutenir les Forces démocratiques syriennes (FDS). Les contacts avait repris entre les deux parties via la Russie, depuis le lancement de l'offensive d'Ankara mercredi.

Cela ne fait aucun doute : l'annonce de l'administration kurde va marquer un tournant et rebattre les cartes dans le conflit syrien. Damas va envoyer ses troupes sur un territoire contrôlé par les Kurdes - et à leur demande - pour les aider à repousser l'agression d'Ankara.

Les discussions qui ont permis l'accord ont eu lieu sur la base aérienne russe de Hmeimim, dans la province de Lattaquié, entre représentants du gouvernement syrien et des Forces démocratiques syriennes (FDS), mouvement dominé par les Kurdes, et en particulier les Unités de protection du peuple (YPG).

Si les Kurdes se sont tournés vers Damas, c'est qu'ils ont été abandonnés par les Américains. Washington a annoncé ce dimanche le retrait d'un millier de ses soldats du nord de la Syrie, soit la quasi-totalité des forces en présence dans le pays.

L'accord syro-kurde n'avait rien d'évident : jusqu'à récemment, le régime de Bachar el-Assad qualifiait les combattants de cette minorité de « traîtres » pour leur alliance avec Washington. Plusieurs observateurs l'avaient souligné : le départ des Américains laisserait le champ libre à la Russie et au régime syrien.

« Compromis douloureux »

Pour justifier cet accord entre les Kurdes et Damas, le haut-commandant des FDS Mazloum Abdi a déclaré sur Foreign Policy, un magazine américain,que le régime syrien et son allié russe avaient « fait des propositions qui pourraient sauver la vie de millions de personnes ».

« Nous savons que nous devrons faire des compromis douloureux, a-t-il admis. Mais entre les compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons la vie. »

Juste avant l'offensive turque, les Kurdes avaient appelé la Russie à jouer un rôle de « garant » dans le « dialogue » avec le régime qui s'était alors dit disposé à « accueillir dans son giron ses enfants égarés ».

À présent, les FDS espèrent que l'armée syrienne les aidera à libérer toutes les localités occupées par les militaires turques et leurs alliés depuis le début de cette offensive. Ces dernières années, les Kurdes ont instauré une autonomie de facto sur de vastes régions du Nord et du Nord-Est syrien.

Mouvements de troupes syriennes

L'offensive turque, lancée il y a cinq jours à la faveur d'un retrait américain et malgré de vives critiques internationales, vise à instaurer une « zone de sécurité » de 32 km de profondeur pour séparer sa frontière des territoires contrôlés par les YPG, une milice qualifiée de « terroriste » par Ankara.

Cette « zone » serait susceptible d'accueillir une partie des 3,6 millions de Syriens actuellement réfugiés en Turquie, une des nombreuses conséquences du conflit qui ravage la Syrie depuis 2011.

Sur le terrain, un mouvement de troupes syriennes a été signalé vers Manbij et peut-être aussi vers Kobané, deux villes menacées par la Turquie. Reste à savoir si Ankara ira contre la volonté de Moscou, qui demeure le maître du jeu en Syrie.

Les forces turques s'emparent de Tal Abyad

Cet accord arrive à point nommé pour les FDS, alors que les forces turques et leurs alliés syriens ont pris ce dimanche la ville frontalière de Tal Abyad, dans le nord de la Syrie, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. C'est la plus grande ville conquise jusqu'à présent par les troupes d'Ankara debut le début de leur offensive.

Malgré la défection de nombreux éléments arabes des FDS, ces derniers ont opposé une forte résistance face aux soldats turcs. Mais leurs lignes de défense ont finalement cédé sous la puissance de feu et les effectifs importants engagés par les assaillants.

L'armée turque et ses auxiliaires syriens ont également pris le contrôle dimanche d'un important axe routier dans le nord-est de la Syrie reliant des territoires contrôlés par les combattants kurdes dans les provinces de Raqqa et de Hassaké. Les Turcs et leurs alliés ont coupé l'autoroute M-4 en s'enfonçant de 30 km de profondeur.

La perte du contrôle de cet axe affaiblit les capacités de manœuvres de combattants kurdes et compromet leurs voies de ravitaillement. Des journalistes ont aperçu des dizaines de blindés turcs stationnés le long de l’autoroute, qui constitue l’unique accès à la ville de Kobané, à la frontière syro-turque.

Les combattants kurdes font face aussi à une situation difficile dans la ville de Ras al-Aïn, pratiquement encerclée par l’armée turque. Celle-ci s'est emparée de 40 villages depuis mercredi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Près de 800 proches de jihadistes en fuite

Ce dimanche, les forces kurdes ont en outre annoncé la fuite de quelque 800 proches de jihadistes du groupe État islamique à la faveur de l'assaut turc. Au moins 26 civils ont été tués.

Depuis mercredi, 104 combattants kurdes et plus de 60 civils ont été tués dans les violences, selon un dernier bilan de l'OSDH. Plus de 130 000 personnes ont été déplacées d'après l'ONU.

Source : RFI

 

De Washington à Moscou, les réactions fusent après l'offensive turque en Syrie

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De Washington à Moscou, les réactions fusent après l'offensive turque en SyrieFrance24 - Les réactions internationales se sont multipliées, mercredi soir, à la suite de l'offensive turque dans le nord de la Syrie. Elles condamnent la décision de Recep Tayyip Erdogan. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir jeudi.

Premières salves de bombardements, et premières victimes. Faisant fi des mises en garde internationales, la Turquie a lancé, mercredi 9 octobre, comme elle s'y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadiste.

L'offensive a provoqué un tollé international. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira en urgence jeudi. Son président en exercice, l'ambassadeur sud-africain Jerry Matthews Matjila, a appelé la Turquie à "épargner les civils" et à "exercer un maximum de retenue". En attendant, les réactions se sont multipliées mercredi.

Le président américain Donald Trump a estimé que l'opération d'Ankara était "une mauvaise idée", tout en espérant que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan agisse de manière "rationnelle" et aussi "humaine" que possible. En début de semaine, c'est pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison Blanche qui ont ouvert la voie à l'offensive.

Mercredi, c'est dans un bref communiqué que Donald Trump a désapprouvé l'opération. "Ce matin, la Turquie, membre de l'Otan, a envahi la Syrie. Les États-Unis ne soutiennent pas cette attaque et ont clairement indiqué à la Turquie que cette opération était une mauvaise idée."

Deux sénateurs démocrate et républicain ont dévoilé mercredi une proposition visant à sanctionner très sévèrement la Turquie si elle ne retire pas son armée. Ce projet imposerait au gouvernement de Donald Trump de geler les biens aux États-Unis des plus hauts dirigeants turcs, imposerait des sanctions à toute entité étrangère qui vendrait des armes à Ankara, et viserait aussi le secteur énergétique turc.

"Priez pour nos alliés kurdes qui ont été honteusement abandonnés par l'administration Trump", a écrit sur Twitter l'influent sénateur républicain Lindsey Graham. "Je vais mener les efforts au Congrès pour qu'Erdogan paie très cher", a ajouté celui qui est d'ordinaire un proche soutien du président Trump.

"Je compte sur la Turquie pour agir avec retenue et veiller à ce que les progrès que nous avons réalisés dans la lutte contre l'[organisation] État islamique ne soient pas compromis. Je discuterai de cette question avec le président Erdogan vendredi", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, dans un message sur son compte Twitter.

Un désaveu régional

L'Arabie saoudite condamne "l'agression de l'armée turque lancée dans le nord-est de la Syrie" contre les forces kurdes, a indiqué mercredi le ministère des Affaires étrangères du royaume. L'offensive turque risque d'avoir des "répercussions négatives sur la sécurité et la stabilité de la région" et de "saper les efforts internationaux de lutte contre le groupe terroriste État islamique", a écrit le ministère sur Twitter.

Le ministère des Affaires étrangères du Bahreïn, qui a également condamné l'offensive turque, souhaite convoquer une réunion d'urgence du Conseil de la Ligue des États arabes afin de répondre de façon unie à la situation.

"Vous avez tué et affamé tant de civils au Yémen. De quel droit vous opposez-vous maintenant à cette opération ?", a répondu Ankara.

De son côté, le président russe Vladimir "Poutine a appelé ses partenaires turcs à bien réfléchir à la situation afin d'éviter de porter atteinte aux efforts communs visant à résoudre la crise syrienne".

"N'attendez pas de financement de l'Union européenne"

"L'UE appelle la Turquie à mettre fin à l'initiative militaire unilatérale", déclarent les 28 États-membres dans un texte commun. "Il est peu probable que la prétendue 'zone de sécurité' envisagée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie réponde aux critères internationaux en matière de retour des réfugiés", soulignent-ils, ajoutant que l'UE ne fournirait pas "d'aide à la stabilisation ou au développement dans les zones où les droits des populations sont ignorés".

"La Turquie doit cesser l'opération militaire en cours. Elle ne donnera pas de résultat. Et si le plan de la Turquie est la création d'une zone de sécurité, n'attendez pas de financement de l'Union européenne", a affirmé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, devant le Parlement européen réuni à Bruxelles.

"Je condamne l'opération unilatérale lancée par la Turquie en Syrie", a écrit sur Twitter le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, soulignant qu'elle risquait de porter atteinte à la sécurité des Européens.

"L’offensive turque dans le Nord-Est syrien est dangereuse. Dangereuse pour la sécurité des Kurdes. Dangereuse car elle est propice à Daech, contre qui nous nous battons depuis cinq ans. Elle doit cesser", écrit la ministre des Armées Florence Parly sur Twitter.

"Le Conseil de sécurité qui se réunit ce jeudi doit décider de sanctions contre la Turquie, si l'offensive se poursuit, et l'Union européenne doit faire immédiatement de même", a déclaré l'ancien président, François Hollande, dans un entretien au Parisien. Pour lui, il faut aussi "suspendre" la participation de la Turquie dans l'Otan. "Les Kurdes sont nos alliés, ils ont mené le combat contre Daech. Or, la Turquie est membre de l'Otan. Comment admettre qu'un pays qui est dans une alliance avec nous puisse attaquer une force qui a été notre principal partenaire contre Daech".

Le chef de la diplomatie britannique Dominic Raab a exprimé sa "sérieuse préoccupation" après l'offensive "unilatérale" de la Turquie contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie. Cette opération "risque de déstabiliser la région, exacerber la crise humanitaire et saper les progrès accomplis dans la lutte contre Daech", a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères dans un communiqué, avertissant que le Royaume-Uni ne "soutiendrait pas de projets de rapatriement [de réfugiés syriens] tant que les conditions ne seraient pas en place pour un retour volontaire et sûr".

"Nous exhortons la Turquie à mettre fin à son offensive et à défendre ses intérêts sécuritaires de manière pacifique" car cela "risque de déstabiliser davantage la région et de provoquer une résurgence" de l'OEI, a indiqué, pour sa part, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

"Des actions unilatérales risquent uniquement de porter préjudice aux résultats obtenus dans la lutte contre la menace terroriste [...] et de déstabiliser la situation sur le terrain", a mis en garde le ministre italien des Affaires étrangères Luigi Di Maio.

Le pouvoir de Damas s'est engagé à "contrecarrer toute agression" de la Turquie, se disant prêt à "accueillir dans son giron" la minorité kurde.

Avec AFP et Reuters

L'analyse de notre correspondant à Washington Matthieu Mabin
Source : France24

 

La contestation s'amplifie en Irak malgré le couvre-feu décidé par les autorités

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mediaEn seulement trois jours, la contestation en Irak a déjà fait 19 morts. Les manifestants protestent contre la corruption et le chômage. Face à la mobilisation, les autorités craignent des débordements et réagissent avec une extrême fermeté. La situation est tout particulièrement explosive à Bagdad.

Le bilan s'alourdit en Irak depuis le début de la vague de contestations, qui a débuté le 1er octobre, et qui vise le gouvernement d'Adel Abdoul Mahdi. Des manifestants tués alors qu'un couvre-feu est entré en vigueur ce jeudi 3 octobre.

Deux fortes explosions ont été entendues au milieu de la nuit, des explosions que la coalition internationale a confirmé dans un communiqué et qui se sont produites vraisemblablement à l’intérieur de la zone verte, ce quartier ultra-sécurisé à Bagdad, où sont basées la plupart des institutions politiques.

Nous n’en savons pas plus pour le moment, mais selon les médias locaux, il s’agirait de tirs de roquettes, des tirs qui ne sont pas sans précédent. Les États-Unis les avaient récemment attribués à des groupes pro-iraniens.

La situation est donc extrêmement confuse. Rien, pour l’heure, ne nous permet de penser que ces tirs viendraient des manifestants, ces manifestants qui ont donc continué à protester hier, tard dans la soirée et au cours de laquelle de nombreux tirs à balle réelle ont été également entendus. Sept manifestants et un policier ont été tués à Nassiria, lors d'affrontements entre protestataires et police anti-émeutes. Quatre autres personnes ont péri à Amara, indiquent des sources médicales et policières.

Mercredi, ce sont cinq personnes, dont un enfant, qui ont été tuées et des centaines de personnes blessées, parmi les manifestants et les forces de l'ordre.

Les protestataires dénonçent un pays « corrompu »

Depuis trois jours, les manifestants dénoncent le chômage, la corruption et la dégradation des services publics dans le pays. La mobilisation ne faiblit pas en dépit des tirs à balles réelles des forces de l'ordre.

Dans les rues, les Irakiens pointent du doigt un pays en pénurie d'électricité et d'eau potable depuis des décennies, mais aussi la corruption qui a englouti plus de quatre fois le budget de l'État en plus de quinze ans.

« Durant la nuit les manifestants ont bloqué la route qui mène vers l’aéroport de Bagdad. Ils ont paralysé la capitale. Il y a eu des rassemblements dans presque tous les quartiers. Mais à l’aube, il y a eu un important déploiement des forces de sécurité.
Les autorités ont décrété l’état d’urgence et l’armée a aussi été déployée.
Mais tout cela s’est passé en douceur, il n’y a pas eu de violences comme la veille. Et les manifestants sont rentrés chez eux dans le calme. Les rassemblements sont autorisés dans des endroits bien délimités, cela concerne seulement les principales places de Bagdad et les abords de la zone verte. Mais en même temps un couvre-feu est en vigueur. Les gens ici ont

Des revendications populaires « légitimes »

Selon Mohamed al-Saabari, président du parti politique Assemblée générale de l’unité de la nation, les revendications populaires sont plus que légitimes: « À chaque fois que les Irakiens se révoltent, les autorités disent que les gens sont manipulés et qu’il y a une ingérence étrangère. C’est faux ! La vérité, c’est qu’en Irak depuis 2003, les gouvernements successifs ne font rien pour le citoyen irakien », explique-t-il.

Il y a, selon lui, une accumulation de colère qui éclate aujourd’hui au visage du Premier ministre actuel, Adel Abdel Mahdi, qui a fait plein de promesses mais n’en a tenu aucune. « Aujourd’hui 60% de la population irakienne vit en dessous du seuil de pauvreté. Et voilà ce qui cause la colère. Ce soulèvement populaire, ces manifestations n’ont pas de leaders, c’est un mouvement spontané qui exige ses droits », analyse-t-il dans un entretien accordé à Monte-Carlo Doualiya.

Une grande partie du pays coupé d'internet

Après trois jours de manifestations, pour beaucoup nées d'appels sur les réseaux sociaux, les fournisseurs ont pris la décision d'imposer des restrictions, indique un site spécialisé.

Mercredi, les réseaux sociaux ont peu à peu cessé d'être accessibles, dans la capitale, mais aussi dans le sud du pays. Les Irakiens ne peuvent donc plus communiquer ni poster des images en ligne.

Depuis aujourd'hui, les restrictions ont été étendues à l'ensemble du réseau internet. Une majeure partie du pays n'a donc plus de connexion.

Source : RFI

 

Procédure de destitution de Trump: Pompeo rejette le calendrier démocrate

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mediaLe secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a annoncé, mardi 2 octobre, que les employés de son ministère convoqués pour témoigner dans la procédure de destitution lancée contre le président américain ne se présenteraient pas cette semaine devant la commission de la Chambre chargée de l’enquête.

Ce n’est pas un complet refus d’obtempérer, mais un affront direct : le secrétaire d’État rejette le calendrier imposé par les élus démocrates, dans la procédure de destitution lancée contre le président américain Donald Trump. Dans la lettre qu’il adresse à la Chambre, Mike Pompeo qualifie les assignations envoyées aux diplomates de « tentative d'intimider, de harceler et de maltraiter les éminents professionnels du département d'État ».

Il écrit : « en raison d’importantes préoccupations d'ordre juridique et procédural, il n’est pas faisable que les auditions des diplomates au Congrès commencent dès mercredi ». La commission chargée de l’enquête a envoyé des assignations à cinq employés du département d’État susceptibles de fournir des informations sur les relations entre l’administration Trump et l’Ukraine.

Cesser d’intimider les témoins

La première audition, prévue ce mercredi 2 octobre, concernait l’ancienne ambassadrice américaine à Kiev. Les chefs de trois commissions de la Chambre ont immédiatement riposté au courrier de Mike Pompeo.

Le secrétaire d’État « devrait immédiatement cesser d'intimider les témoins pour se protéger et protéger le président », écrivent-ils dans un communiqué.

« Le chef de la diplomatie américaine est un témoin direct dans l'enquête » précisent-ils. Avant d’ajouter, « tout effort destiné à empêcher des auditions devant le congrès est illégal et constitue une preuve d'entrave à l'enquête de destitution ».

Source : RFI

 

Jacques Chirac : "Nous avons saigné l’Afrique pendant quatre siècles et demi"

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Jacques Chirac : Francetvinfo - Durant sa présidence, qui a duré 12 ans, Jacques Chirac a défendu l'Afrique contre vents et marées.

Même à la retraite, il a dénoncé ceux qui ont saigné ce continent pendant des siècles, y compris son propre pays. Malgré les critiques sur le clientélisme de la Françafrique et son soutien aux régimes corrompus, Jacques Chirac garde une image plutôt positive auprès des Africains.

"J’aime l’Afrique, ses territoires, ses peuples et ses cultures. Je mesure ses besoins, je comprends ses aspirations."

Ainsi s’exprimait Jacques Chirac devant les représentants de 48 Etats africains réunis au sommet franco-africain de Cannes en février 2007. Le président français s’était interrogé sur la place de l’Afrique dans la mondialisation. L'Afrique, disait-t-il, "ce sont des crises, des blessures au flanc du monde dont la communauté internationale ne peut détourner les yeux". Il mettait alors en garde contre l’abandon de ce continent qui pourrait "une nouvelle fois, être mis au pillage, laissé pour compte de la prospérité et isolé dans ses difficultés".

Un discours-testament salué par les nombreux chefs d’Etats africains, venus le remercier pour avoir été leur infatigable avocat sur la scène internationale.

"Qu’on rende aux Africains ce qu’on leur a pris"

Tout le temps de sa présidence, Jacques Chirac s’est fait l’avocat de l’Afrique dont les immenses ressources naturelles attisent bien des convoitises. Même parti à la retraite, l’ancien chef de l’Etat n’a pas rompu le contact avec le continent. Bien au contraire.

Dans une interview accordée à la presse après son départ de l’Elysée, Jacques Chirac a reconnu que les richesses de l’Afrique ont été pillées y compris par son pays. Et il a demandé qu’on rende aux Africains ce qu’on leur a pris : "On oublie seulement une chose. C’est qu’une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation, depuis des siècles, de l’Afrique. Pas uniquement. Mais beaucoup vient de l’exploitation de l'Afrique. Alors, il faut avoir un petit peu de bon sens. Je ne dis pas de générosité. De bon sens, de justice, pour rendre aux Africains, je dirais, ce qu’on leur a pris. D’autant que c’est nécessaire, si on veut éviter les pires convulsions ou difficultés, avec les conséquences politiques que ça comporte dans un proche avenir."

Parmi les initiatives prises par l’ancien président en faveur de l’Afrique, on peut citer la "taxe Chirac", une taxe sur le billet d’avion pour alimenter le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Jacques Chirac fut le porte-parole acharné de l’Afrique à l’ONU, où les pays africains le lui rendaient bien. En 2003, ils ont largement soutenu sa position sur la guerre irakienne.

Des critiques sur son soutien "aux dictateurs africains"

Jacques Chirac entretenait des relations personnelles et chaleureuses avec la plupart des dirigeants du pré carré francophone. On peut citer parmi eux, le Congolais Denis Sassou Nguesso, le Gabonais Omar Bongo, le Sénégalais Abdou Diouf, ou le Camerounais Paul Biya. Ce qui lui a valu des critiques en France, mais aussi en Afrique.

Lors du sommet franco-africain de Yaoundé au Cameroun en janvier 2001, l’épiscopat français avait publié une lettre qui invitait Jacques Chirac à prendre ses distances avec des régimes africains "qui pratiquent la fraude électorale, la confiscation des ressources, l’emprisonnement et parfois même l’élimination physique".

Le journal Le Monde avait rapporté la réponse véhémente de Jacques Chirac, lors d’un entretien improvisé avec quelques journalistes à Yaoundé. Le chef de l’Etat, écrit le journal, se métamorphosa subitement en un avocat de l’Afrique contre l’Eglise donneuse de leçons.

"Nous avons saigné l'Afrique pendant quatre siècles et demi, commença-t-il. Ensuite, nous avons pillé ses matières premières ; après, on a dit : 'Ils (les Africains) ne sont bons à rien.' Au nom de la religion, on a détruit leur culture et maintenant, comme il faut faire les choses avec plus d'élégance, on leur pique leurs cerveaux grâce aux bourses. Puis, on constate que la malheureuse Afrique n'est pas dans un état brillant, qu'elle ne génère pas d'élites. Après s'être enrichi à ses dépens, on lui donne des leçons."

Aujourd'hui, les pays du pré carré français s'émancipent progressivement de la tutelle parisienne. Lors du sommet franco-africain de Cannes en 2007, l’ancien président de la commission de l'Union africaine, le Malien Alpha Oumar Konaré, avait donné le ton. Il avait souhaité que "les 53 pays africains ne se retrouvent plus autour du président français". Un tel schéma, disait-il, ne devrait plus se reproduire qu’au niveau de l’Europe.

Avant de quitter le devant de la scène, Jacques Chirac avait compris que le tête-à-tête entre Paris et ses anciennes colonies africaines était bel et bien terminé. Que le continent attirait de nouveaux partenaires venus du monde entier. "Les regards changent. L’Afrique commence à être entourée, voire courtisée", avait déclaré Jacques Chirac devant ses pairs africains. Promettant aux Africains le soutien sans faille de son pays pour que "l’insertion de l’Afrique dans les échanges internationaux se fasse dans le respect de l’équité".

Martin Mateso
Source : Francetvinfo

 

 

Obsèques de Jacques Chirac : les chefs d’État africains présents au dernier hommage

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Denis Sassou Nguesso, Faure Gnassingbé ou encore Teodoro Obiang Nguema Mbasogo étaient à Paris ce lundi pour assister aux obsèques de l’ancien président français, décédé jeudi 26 septembre à 86 ans.

Étaient-ils venus rendre hommage au « lion politique » français, maire de Paris, deux fois Premier ministre puis deux fois président (1995-2007) ? À l’homme chaleureux et drôle qu’il était réputé être dans l’intimité ? Au soutien qu’il avait pu leur apporter à un moment ou à un autre de ses quarante années de carrière politiques ? Plusieurs chefs d’États africains étaient présents, ce lundi, à l’église Saint-Sulpice, dans le 6ème arrondissement de Paris, où plusieurs milliers de personnes sont venues rendre hommage à Jacques Chirac.

Obiang, Sassou, Azali et Gnassingbé

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo le président de Guinée équatoriale, Denis Sassou N’Guesso, le président du Congo-Brazzaville, le Djiboutien Ismaïl Omar Guelleh, le Comorien Azali Assoumani ou encore Faure Gnassingbé, le président Togolais – dont le père, Eyadéma Gnassingbé était un proche de l’ancien président français -, étaient aux côtés d’Emmanuel Macron et de sa femme, Brigitte, des anciens président français François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valery Giscard d’Estaing,de  l’Américain Bill Clinton, mais aussi de l’actuel président russe Vladimir Poutine.

Mohammed VI s’est fait représenter par le prince héritier Moulay El Hassan

L’ancien président français avait aussi de forts liens avec le roi marocain Hassan II, dont le fils, Mohammed VI s’est fait représenter par le prince héritier, à cause d’une « pneumopathie bilatérale aiguë d’origine virale », indique un communiqué du cabinet royal. À son arrivée, Moulay el Hassan, 16 ans, a été applaudi par les badauds.

Autres ami de Jacques Chirac, Amadou Toumani Touré, l’ancien président malien, qui avait fait le déplacement depuis Dakar, où il vit depuis qu’il a quitté le pouvoir. Ali Bongo Ondimba, le président gabonais, qui se remet d’un accident vasculaire-cérébral était quant à lui absent. À noter également, la présence de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet du nouveau président congolais Félix Tshisekedi.

Foule nostalgique

« Des présidents africains sont là parce que Chirac les a aidés, comme certains d’entre eux ont aidé Chirac ! », s’exclame Henri, Centrafricain vivant à Paris, qui a rejoint la foule massée sur le parvis de l’église Saint-Sulpice pour suivre les hommages.

Proche de plusieurs chefs d’États africains depuis son élection à la mairie de Paris, à la fin des années 1980, Jacques Chirac avait été accusé d’avoir financé ses campagnes électorales grâce à l’aide de certains de ses amis du continent, notamment le Gabonais Omar Bongo. « C’est la face sombre du personnage », estime Jean-Michel, originaire de Dakar et présent lui aussi à l’hommage rendu à Paris.

Sur l’esplanade, quelques milliers de personnes sont venues écouter l’homélie. Parmi eux, quelques membres de la diaspora africaine, comme Fatoumata, une Ivoirienne installée à Paris qui a rencontré Jacques Chirac à la fin des années 1980. C’était à l’hôtel Masserand, la résidence de Felix Houphouët-Boigny. Celui qui est alors Premier ministre vient voir – en toute discrétion – le président ivoirien. « Chirac venait régulièrement le voir, et en arrivant, il a salué tous ceux qui étaient là, chaleureux, agréable. »

« C’était un homme plein d’humour, très simple », renchérit Henriette Konan Bédié, la femme de l’ancien président ivoirien Henri Konan Bédié, présente également.

En matière de politique africaine, Jacques Chirac était bien l’héritier de Charles de Gaulle et de Jacques Foccart. Adepte d’une forme de real politik flirtant avec le cynisme et familier des vieux réseaux de la françafrique.

Mais parmi les curieux, aucun semble ne s’offusquer aujourd’hui de l’interventionnisme de l’ancien président français en Afrique, comme ce fut notamment le cas en Côte d’Ivoire, dès 2003. « Pour moi, c’était une obligation d’être là. Chirac est un homme de dialogue. Il était un soutien et un ami », estime Gouza, une ivoirienne qui faisait partie des anonymes présents à ce dernier adieu. Le reste, tout le monde semblait vouloir l’oublier. Ce lundi, devant l’église Saint-Sulpice, la foule était composée de nostalgiques.

Source : jeuneafrique.com

 

Le prince héritier saoudien craint "l'effondrement" de l'économie mondiale en cas de guerre avec l'Iran

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Le prince héritier saoudien craint France24 - Le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salmane, a prévenu qu'une confrontation entre le royaume wahhabite et l'Iran menacera "les intérêts mondiaux" lors d'un entretien avec une chaîne américaine.

Une guerre entre l'Arabie saoudite et l'Iran provoquerait un "effondrement total de l'économie mondiale", a prévenu dimanche le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans un entretien télévisé aux Etats-Unis. "Si le monde n'agit pas fortement, fermement, pour dissuader l'Iran, nous assisterons à une escalade encore plus grave qui menacera les intérêts mondiaux", a affirmé "MBS" lors de l'émission "60 Minutes" sur la chaîne CBS.

Et d’ajouter : "l'approvisionnement en pétrole sera perturbé et les cours grimperont à des hauteurs inimaginables, que nous n'avons jamais vues de notre vivant".

Selon lui, les conséquences d’un tel conflit toucheraient la planète entière : "la région représente environ 30 % de l'approvisionnement mondial en énergie, à peu près 20 % du trafic mondial de marchandises, environ 4 % du PIB du monde. Imaginez que ces trois choses-là s'arrêtent toutes".

"Cela signifiera un effondrement total de l'économie mondiale, et pas seulement de l'Arabie saoudite ou des pays du Moyen-Orient", a-t-il avancé.

Il a estimé absurde l'attaque menée le 14 septembre contre des installations pétrolières saoudiennes, et que Riyad et Washington attribuent à l'Iran. "Il n'y a pas d'objectif stratégique. Seul un dingue attaquerait 5 % de l'approvisionnement mondial. Le seul but stratégique est de prouver qu'ils sont stupides et c'est ce qu'ils ont fait", a lancé le fils du roi Salmane.

Affaire Khashoggi : "je dois assumer ma responsabilité"

Il a également été Interrogé pour savoir s'il avait ordonné l'assassinat du journaliste critique du régime Jamal Khashoggi à Istanbul en octobre 2018. "Absolument pas, a-t-il répondu. C'était un crime horrible. Mais j'assume mon entière responsabilité en tant que dirigeant de l'Arabie saoudite, en particulier puisque c'est le fait d'individus travaillant pour le gouvernement saoudien".

"Quand un crime est commis contre un ressortissant saoudien par des responsables travaillant pour le gouvernement saoudien, en tant que dirigeant je dois assumer ma responsabilité. C'était une erreur", a-t-il ajouté.

Le corps du journaliste, disparu après être entré dans le consulat saoudien d'Istanbul, n'a jamais été retrouvé, et les circonstances de son assassinat jamais clairement établies.

Mohammed ben Salmane a été mis en cause par un expert indépendant de l'ONU, qui a trouvé des "preuves crédibles" de son implication, tandis que la CIA estime probable que le prince héritier ait ordonné l'assassinat. La justice saoudienne a en revanche blanchi l’homme fort de la monarchie wahhabite, et incarcéré plus d'une vingtaine de personnes dans l'enquête sur cet homicide, dont cinq risquent la peine de mort.

Avec AFP
Source : France24

 

 

Mauritanie : les propos d’un conseiller saoudien sur l’arabité de quelques pays de la Ligue arabe fâchent

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Mauritanie : les propos d’un conseiller saoudien sur l’arabité de quelques pays de la Ligue arabe fâchentLe360 Afrique - Un conseiller saoudien aurait demandé l’expulsion de la Mauritanie et de quelques pays africains de la Ligue arabe, au motif que ces Etats ne peuvent assimilés à des « pays arabes ».

Des propos qui suscitent un certain malaise auprès des pourfendeurs d’une « arabité » exclusive du pays et des autorités. Les récents propos sur « l’arabité » de la Mauritanie et d’autres pays, attribués à un conseiller saoudien, défraient en ce moment même la chronique et animent les débats à Nouakchott.

Selon une déclaration rapportée par la presse, largement commentée sur les réseaux sociaux, un conseiller saoudien dont l’identité exacte n’a pas été révélée, et qui est détaché auprès de la Ligue Arabe, organisation panarabe dont le siège se trouve au Caire, exige « l’expulsion de la Ligue des Etats Arabes (LEA) de certains pays non-arabes, tels que la Mauritanie, le Soudan, Djibouti et la Somalie, qui ne sont pas assimilables aux pays arabes, tant du point de vue de la composition de la population, de la géographie que de l’histoire.

Les échecs de la ligue arabe sont imputables au fait que cette organisation est devenue un sanctuaire protecteur de pays qui n’ont aucune histoire. L’arabité est une passion, une harmonie, une histoire et une langue. Des critères qui ne sont pas applicables à la Mauritanie, à titre d’exemple », a ainsi asséné ce conseiller saoudien.

Ces propos ont été accueillis avec un silence et une réelle gêne dans les milieux panarabes de Nouakchott, alors que les détracteurs d’une Mauritanie exclusivement arabe ont trouvé là un exutoire pour effacer cette idée.

La Mauritanie et l’Arabie Saoudite entretiennent, par ailleurs, d’excellentes relations et sont liées par de multiples accords de coopération.

Si aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée à l’heure actuelle, cependant, l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), organe du gouvernement, a relayé mardi dernier, en soirée, une déclaration de l’ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite accrédité à Nouakchott, Huzaa Ben Zeben, qui a tenu à souligner « l’estime réciproque entre les peuples mauritanien et saoudien ».

Le diplomate saoudien, qui s’exprimait à l’occasion d’une cérémonie marquant la célébration du 89e anniversaire de la réunification du royaume, a également affirmé que « les relations entre les deux pays frères ont connu un développement considérable, débouchant sur la signature de plusieurs accords, des échanges de visites d’hommes d’affaires et le voyage, en Mauritanie, de l’émir Mohamed Ben Salman Ben Abdel Aziz », dit MBS.

Rapporté à son contexte, les déclarations de ce diplomate apparaissent comme une réponse indirecte à une « bourde diplomatique » commise par ce conseiller saoudien.

Toutefois, au-delà de ces propos et des commentaires qu’ils ont pu susciter en Mauritanie, de nombreux observateurs à Nouakchott s’interrogent sur les réelles questions de l’heure, à savoir les défis et les enjeux auxquels doit faire face la Mauritanie en 2019: éducation de qualité, traitement consensuel de la question sociale afin de créer les conditions d’une véritable cohésion nationale, approfondissement de la démocratie, amélioration de la gouvernance.

Sans oublier une gestion rationnelle des nouvelles ressources gazières, et la sécurité du territoire face à la menace terroriste.

Par notre Correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

L'ancien président français Jacques Chirac est décédé

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mediaL'ex-chef d'État français s'est éteint ce jeudi matin à l'âge de 86 ans, a annoncé son gendre Frédéric Salat-Baroux à l'Agence France-Presse. « Au milieu des siens. Paisiblement », a précisé M. Salat-Baroux, époux de la fille du couple, Claude Chirac.

L'Assemblée nationale et le Sénat français ont observé une minute de silence suite au décès de l'ancien président de la République, Jacques Chirac. Victime d'un accident vasculaire cérébral en 2005, l'ex-chef de l'État était très affaibli ces dernières années. « Perte de mémoire, absences, surdités », Jacques Chirac apparaissait de plus en plus rarement en public.

Premier ministre de Valéry Giscard d'Estaing entre 1974 et 1976, puis de François Mitterrand entre 1986 et 1988, Jacques Chirac avait accédé à la présidence en 1995. Affaibli par un arrêt cardio-vasculaire au cours de son second mandat, il avait quitté le pouvoir en 2007 après 12 ans passés à l'Elysée.

Son premier mandat de sept ans restera notamment marqué par la dissolution ratée de 1997 à l'Assemblée nationale et par la troisième cohabitation française, avec le Premier ministre Lionel Jospin. Jacques Chirac avait été réélu en 2002 par 82,21 % des suffrages exprimées au deuxième tour, face au frontiste Jean-Marie Le Pen.

Le fait d'arme politique le plus marquant du second mandat de Jacques Chirac restera son opposition à l'invasion américaine en Irak en 2003 à l'ONU. Le chef de l'Etat français s'était alors très fermement opposé à l'administration Bush, qui avait pris la décision de renverser Saddam Hussein.

Source : RFI

 

Les démocrates annoncent une enquête pour "impeachment" contre Donald Trump

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Les démocrates annoncent une enquête pour France24 - La présidente démocrate de la Chambre des représentants américaine, Nancy Pelosi, a annoncé mardi l'ouverture d'une enquête pour "impeachment" contre le président Donald Trump, première étape d'une procédure de destitution.

L'aile gauche du Parti démocrate en rêvait, Nancy Pelosi l'a fait. La présidente de la Chambre des représentants des États-Unis a officiellement annoncé, mardi 24 septembre, l'ouverture d'une enquête parlementaire pour "impeachment" (mise en accusation) contre Donald Trump.

Il s'agit de la première étape en vue d'une destitution du président américain. Cette dernière, sous la responsabilité du Sénat à majorité républicaine, a toutefois peu de chances d'aboutir.

Après presque trois ans de mandat marqué dans sa grande majorité par l'affaire russe, c'est finalement une autre affaire, mêlant l'Ukraine, qui a décidé l'opposition à agir. Donald Trump est soupçonné d'avoir voulu nuire à un opposant politique en requérant l'aide d'un pays étranger. Plus précisément, le locataire de la Maison Blanche aurait demandé au président ukrainien Volodymyr Zelensky d'enquêter sur le fils de Joe Biden, le favori des primaires démocrates et son principal rival pour la présidentielle 2020.

"Ce sont les centristes qui finalement prennent l'initiative dans l'affaire ukrainienne"

"Les actions du président ont sérieusement violé la Constitution" et "mis en danger la sécurité nationale", a accusé Nancy Pelosi dans un discours donné en fin d'après-midi depuis le Capitole. "Le président doit rendre des comptes. Personne n'est au-dessus de la loi", a-t-elle encore déclaré.

"Chasse aux sorcières"

Un coup de fil entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky daté du 25 juillet intéresse particulièrement les démocrates. Le président américain a promis que sa transcription "complète, totalement déclassifiée et non expurgée" serait publiée mercredi. L'opposition cherche aussi à entendre le lanceur d'alerte qui est à l'origine de l'affaire. Le signalement de ce dernier, qui aurait dû arriver entre les mains du Congrès, avait jusqu'ici été bloqué par l'administration Trump. Selon la presse américaine, la Maison Blanche s'apprêterait finalement à divulguer ce signalement. La lanceur d'alerte serait par ailleurs prêt à témoigner devant le Congrès.

L'affaire ukrainienne et Donald Trump : rappel des faits En attendant, Donald Trump fulmine déjà. "Une journée si importante aux Nations unies, tant de travail, tant de succès, et les démocrates ont décidé de tout gâcher avec une nouvelle (...) chasse aux sorcières de caniveau", a tweeté le président américain juste après le discours de la démocrate.

Destitution peu probable

Peut-il vraiment être destitué ? Techniquement, il y a peu de chances que cela arrive. La procédure - durant laquelle il reste en poste - est la suivante : la Chambre des représentants lance une enquête puis, s'il y a lieu, elle vote à la majorité simple des motifs de mise en accusation ("impeachment") contre le président. Cette étape pourrait aboutir puisque les démocrates sont majoritaires à la Chambre des représentants.

L'étape suivante est plus corsée car c'est le Sénat qui organise un procès. Et pour que le président soit reconnu coupable, et donc destitué, il faut obtenir la majorité des deux tiers des sénateurs. Or le Sénat est à majorité républicaine et les élus ont prévenu qu'ils feraient bloc derrière le chef de l'État.

Historiquement, seuls deux présidents américains ont été mis en accusation par la Chambre des représentants, Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, avant d'être blanchis par le Sénat.

Pari politique

Reste à savoir si, politiquement, la manœuvre ne risque pas d'affaiblir les démocrates à un peu plus d'un an de la présidentielle. Nancy Pelosi affirme défendre les principes de la Constitution, mais les électeurs ne risquent-ils pas d'y voir un acharnement partisan ?

C'est en tout cas l'angle d'attaque des républicains. Le chef de la majorité républicaine au Sénat Mitch McConnell a ainsi estimé que l'annonce de Nancy Pelosi confirmait que "la priorité des démocrates à la Chambre n'est pas d'améliorer la vie du peuple américain mais est son obsession vieille de presque trois ans pour l'impeachment".

Yona HELAOUA
Source : France24

 

Trump aurait gelé 400 millions de dollars d'aide pour faire pression sur Kiev

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mediaD’après plusieurs médias américains, le président américain aurait décidé de geler les 400 millions de dollars d’aide militaire des États-Unis pour l’Ukraine, quelques jours avant un entretien téléphonique controversé avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelenskiy.

Selon le Washington Post et le New York Times, l'ordre est venu directement de Donald Trump. Le président aurait demandé à son chef d'état-major de suspendre environ 400 millions de dollars de l'aide militaire prévue pour l'Ukraine. Des hauts responsables de l'administration auraient confirmé cette information aux deux quotidiens.

Cette décision de suspendre l'aide militaire a été prise quelques jours avant une conversation téléphonique de Donald Trump avec son homologue ukrainien. Le président américain l'a confirmé : lors de cet entretien, il a évoqué avec Volodymyr Zelenskiy une affaire présumée de corruption dans laquelle serait impliqué Hunter Biden, le fils de l'ancien vice-président et candidat aux primaires démocrates Joe Biden.

Hunter Biden au conseil d'administration de Burisma Holdings

En avril 2014, alors que Joe Biden est encore le vice-président de Barack Obama, son fils est nommé au conseil d’administration de la compagnie gazière Burisma Holdings. La société opère notamment en Crimée qui vient tout juste d’être annexée par la Russie. Donald Trump y voit donc une possible affaire de corruption, Burisma Holdings ayant pu chercher à influencer l’administration Obama par l’entremise de Hunter Biden.

Tout en qualifiant ce dernier de « corrompu », le président américain affirme qu'il n'a jamais fait pression sur le gouvernement ukrainien pour nuire à son rival politique. L'opposition démocrate, elle, pense le contraire. Elle soupçonne Donald Trump d'avoir poussé le président Zelensky à enquêter sur Joe Biden, en se servant de l'aide militaire promise comme levier de pression.

Des accusations niées en bloc par le Donald Trump. « Je pense que c'est ridicule, c'est une chasse aux sorcières », a-t-il déclaré ce mardi 24 septembre. Cette nouvelle affaire a provoqué un tollé parmi les élus démocrates, de plus en plus nombreux à vouloir lancer une procédure de destitution contre le président américain.

Source : RFI

 

 

Arabie saoudite: des attaques venues du «Nord» et «parrainées» par l'Iran

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mediaQuatre jours après la double attaque contre des installations pétrolières, l'Arabie saoudite a dévoilé ce mercredi 18 septembre les conclusions d'une enquête officielle, tandis que Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran.

La mise en scène a été soignée. Au milieu de débris de « drones » et de « missiles de croisière » présentés comme étant des restes de ceux ayant frappé les deux installations pétrolières d'Aramco, Turki al-Maliki a présenté à la presse les premières conclusions d'une enquête officielle menée au pas de charge. Moins de quatre jours après la double attaque, le porte-parole du ministère saoudien de la Défense a ainsi affirmé que celle-ci a été lancée « depuis le Nord » et qu'elle a été « incontestablement parrainée » par l'Iran.

Selon lui, les sites ont été frappés par 18 drones et sept missiles de croisière, tirés depuis un endroit qui n'est pas le Yémen, situé au sud de l'Arabie saoudite, où les rebelles houthis ont revendiqué les attaques. Turki al-Maliki n'a toutefois pas directement accusé la République islamique d'avoir lancé ses attaques depuis son territoire. Il s'est néanmoins dit certain que l'enquête menée par Riyad permettra de déterminer le lieu de lancement exact.

En visite dans la capitale saoudienne où il devait rencontre le prince héritier Mohammed ben Salman, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo s'est quant à lui montré plus catégorique. « C'était une attaque iranienne », a-t-il déclaré, affirmant qu'elle portait « les empreintes digitales de l'ayatollah » Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Le chef de la diplomatie américaine a qualifié ces attaques d'« acte de guerre ».

Washington durcit encore ses sanctions contre l'Iran

Moins affirmatif que ses ministres sur la responsabilité de l'Iran, tout en confirmant qu'il s'agissait du principal suspect, le président Donald Trump a annoncé sur Twitter avoir ordonné le durcissement des sanctions contre la République islamique. Ces mesures punitives, dont la nature doit encore être détaillée, viennent s'ajouter à celle d'une ampleur sans précédent que Washington impose à Téhéran depuis que les États-Unis se sont retirés de l'accord sur le nucléaire iranien.

Réagissant à cette annonce, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a accusé Washington de « viser délibérément » les civils iraniens. Donald Trump « admet que les États-Unis ciblent délibérément des civils ordinaires », a-t-il tweeté, qualifiant les mesures américaines d'« illégales » et « inhumaines ».

Dans un échange téléphonique avec Mohammed ben Salman, le président russe Vladimir Poutine « a appelé à une enquête approfondie et objective », indique le Kremlin. Le président français Emmanuel Macron s'est lui aussi entretenu avec l'homme fort du royaume et va envoyer, selon l'Élysée, des experts pour participer à l'enquête saoudienne. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a de son côté annoncé que des experts onusiens sont déjà partis pour travailler sur cette affaire.

Source : RFI (Avec AFP)

 

 

Urgent : Donald Trump annonce la démission de son conseiller à la sécurité John Bolton

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John Bolton, Conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, a démissionné ce mardi 10 septembre à la demande du président, qui a fait état de multiples désaccords. «J'ai informé John Bolton hier soir que ses services n'étaient plus nécessaires à la Maison blanche. J'ai fortement désapprouvé beaucoup de ses suggestions, comme l'ont fait d'autres membres de l'administration», écrit Trump sur Twitter, ajoutant qu'il désignera son successeur la semaine prochaine.

Source : RFI

 

États-Unis: un espion de haut niveau de la CIA exfiltré de Russie en 2017

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mediaC'est une affaire digne d'un scénario de John le Carré, auteur de nombreux romans d'espionnage. Les États-Unis ont exfiltré de Moscou en 2017 un haut responsable russe qui travaillait pour eux depuis des décennies. C'était la source la plus importante des services de renseignements américains en Russie, une source qui a notamment confirmé que le président Vladimir Poutine avait personnellement orchestré l'ingérence de Moscou dans l'élection américaine de 2016.

Selon la chaîne CNN, qui a révélé l'opération d'exfiltration, l'espion avait directement accès au président Vladimir Poutine. Il avait pu par exemple photographier en cachette des documents posés sur le bureau du président. Autant dire que c'était une source très précieuse, la plus importante des Américains en Russie. Alors pourquoi l'avoir exfiltrée ?

Des versions divergentes

C'est là où les versions divergent : d'après CNN, la CIA aurait pris la décision en mai 2017, elle craignait que le président Donald Trump ou son administration ne trahisse son meilleur espion à Moscou. Ce que l'agence de renseignement réfute. Le New York Times, pour sa part, croit savoir que la CIA avait proposé à l'informateur de l'exfiltrer fin 2016, donc avant l'entrée en fonction de l'actuel président américain.

Mais la source aurait refusé de quitter Moscou pour des raisons familiales avant d'accepter finalement la proposition quelques mois plus tard. Toujours selon le New York Times, l'informateur, dont le nom n'a pas été dévoilé, a confirmé pendant sa mission que le président russe avait orchestré l'ingérence de son pays dans les élections américaines de 2016.

Et pour la présidentielle 2020 ?

Vladimir Poutine aurait été directement impliqué dans le piratage du serveur de message du Parti démocrate, une affaire très embarrassante pour la candidate Hillary Clinton. D'après la chaine NBC, l'ex-espion vit aujourd'hui sous haute protection à Washington. Sa fuite, en tout cas, a eu des conséquences importantes : les services américains ne savent rien des activités du Kremlin sur la présidentielle de 2020.

Source : RFI

 

Ticad VII : une délégation sahraouie présente, Tokyo réaffirme que cela ne vaut pas reconnaissance

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Ticad VII : une délégation sahraouie présente, Tokyo réaffirme que cela ne vaut pas reconnaissance Jeune Afrique - Alors que la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 7) s'est clôturé vendredi 30 août, la présence à Yokohama du chef du Front Polisario Brahim Ghali a contraint les organisateurs japonais à réaffirmer que cela ne valait pas reconnaissance de la Rasd.

Tokyo avait annoncé en amont de la conférence que les représentants de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) n’étaient pas invités à Yokohama.

L’ambassadeur du Japon à Rabat, Takuji Hanatani, avait ainsi réaffirmé la non-reconnaissance de la Rasd par le Japon. Mais le président de l’entité sahraouie et chef du Polisario Brahim Ghali se trouvait pourtant bien à Yokohama entre le 28 et le 30 août, aux côtés de plusieurs chefs d’État africains.

Gêné aux entournures par la présence d’une organisation considérée comme terroriste par Tokyo, le ministre japonais des Affaires étrangères, Tarō Kōno, a tenu à préciser lors de son allocution de clôture que « la présence à la septième édition de la Ticad de toute entité que le Japon ne reconnaît pas comme État n’affecte pas la position du Japon sur le statut de cette entité ».

« Le Japon entretient des relations étroites avec le Maroc et cela continuera », souffle à Yokohama un officiel travaillant pour le ministère nippon des Affaires étrangères.

Cette source explique que la présence du responsable de la RASD est le fait de l’Union africaine. L’institution panafricaine, où siège la Rasd, est en effet co-organisatrice de l’événement.

Précédents

Depuis la réintégration du Maroc à l’Union africaine en 2017, la question du Sahara s’invite régulièrement aux rendez-vous de la conférence consacrée au développement économique du continent.

En octobre 2018, lors de la réunion préparatoire du septième sommet de la Ticad, une délégation sahraouie, dirigée par son diplomate en chef Mohamed Salem Ould Salek, s’était rendue à Tokyo, provoquant le départ de la délégation marocaine et la réaction du ministre japonais des Affaires étrangères.

« Même si un groupe qui se revendique comme un État que le Japon ne reconnaît pas siégeait dans cette salle, cela ne signifie pas que le Japon le reconnaît de quelque manière que ce soit », avait-il alors déjà déclaré – sans nommer directement la Rasd. Selon un observateur de la diplomatie japonaise qui tient à conserver l’anonymat, Tokyo veut éviter de faire de la Ticad un lieu de controverses politiques.

En août 2017 à Maputo (Mozambique), l’ouverture d’une réunion ministérielle de la Ticad avait également donné lieu à une polémique sur l’invitation de responsables de la RASD par le Mozambique, ponctuée par une foire d’empoigne entre les délégations marocaine et sahraouie à l’entrée de la salle où se déroulait la plénière.

Là encore, en amont, Takeshi Osuga, le directeur général du département des affaires africaines du ministère japonais des Affaires étrangères, avait, dans un courrier adressé à Jean Mfasoni, chef du cabinet du président de la Commission de l’Union africaine, indiqué que le Japon refusait la présence de la Rasd à Maputo, et rappelé que « le ‘Sahara occidental’ n’avait jamais été invité aux réunions passées de la Ticad, que ce soit au Japon ou en Afrique ».

Si Tokyo fait valoir que la Ticad n’est pas un forum bilatéral entre le Japon et l’Union africaine – mais un forum multilatéral dirigé par le Japon et co-organisé par des institutions internationales, dont l’Union africaine – les autorités nippones n’ont pu interdire aux responsables de la Rasd de se rendre à Yokohama.

Contrairement à son rival régional chinois qui, lors du sommet sino-africain à Pékin, en septembre 2018, avait tenu à l’écart les représentants du Polisario. Lors du second sommet Chine-Afrique en décembre 2015 en Afrique du Sud, pourtant un soutien historique de la Rasd, cette dernière avait même été exclue des travaux.

Par Jihâd Gillon et Khaldoun al-Azhari - envoyé spécial à Yokohama
Source : Jeune Afrique

 

Le chef de l'ONU craint qu'une «guerre civile» embrase la Libye

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Le chef de l'ONU craint qu'une «guerre civile» embrase la LibyeLe Figaro - Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, craint dans un rapport publié jeudi que la Libye ne sombre dans «une guerre civile» si rien n'est fait «à court terme» pour mettre un terme au conflit entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar.

«Si rien n'est fait à court terme, il est hautement probable que le conflit actuel dégénère en guerre civile», souligne Antonio Guterres, en appelant «les factions en guerre à cesser toutes les hostilités et à revenir au dialogue politique».

«J'exhorte toutes les parties à cesser d'employer des armes explosives, y compris au cours des raids et des pilonnages aériens, dans des zones d'habitation, du fait qu'elles risquent de frapper sans discrimination», réclame aussi le secrétaire général.

Selon l'ONU, les combats aux abords de Tripoli depuis le lancement début avril d'une offensive du maréchal Haftar pour s'emparer de la capitale contrôlée par Fayez al-Sarraj ont fait un millier de morts et forcé 120.000 personnes à quitter leur foyer.

«Pour parvenir à une solution politique au conflit en Libye, il faut le soutien entier et unanime de la communauté internationale», relève aussi Antonio Guterres.

«Je suis préoccupé par la présence de combattants étrangers et de mercenaires recrutés par les parties au conflit en Libye et par l'afflux d'armes dans le pays», précise-t-il, en demandant un respect strict de l'embargo sur les armements en vigueur depuis 2011.

Dans un récent entretien au journal français Le Monde, l'émissaire de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé dénonçait à ce sujet les «interférences extérieures».

«Lorsque je me plains de cette situation au Conseil de sécurité, je n'y retrouve pas le minimum d'unité nécessaire pour sanctionner ces comportements, qui contredisent à la fois la souveraineté du pays et les résolutions de l'ONU le concernant». Selon lui, ces «interférences (...) encouragent les parties belligérantes à l'intérieur de la Libye à poursuivre le combat au lieu de l'arrêter».

Fayez al-Sarraj est notamment soutenu par la Turquie et le Qatar. Khalifa Haftar bénéficie du soutien de l'Egypte et des Emirats arabes unis, et d'au moins un appui politique des Etats-Unis, de la Russie, voire de la France.

Dans son rapport, Antonio Guterres réclame aussi la libération des réfugiés et des migrants. Ils doivent «bénéficier d'un abri sûr jusqu'à ce que leur demande d'asile soit traitée ou qu'ils reçoivent une aide pour un rapatriement sûr, afin d'être réunis avec leur famille», souligne-t-il.

Le Figaro avec AFP
Source : Le Figaro (France)

 

 

G7: cinq pays africains présents, la sécurité du Sahel au menu

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G7: cinq pays africains présents, la sécurité du Sahel au menuRFI Afrique - Cinq pays africains sont invités au G7 de Biarritz. L’Égypte, l’Afrique du Sud et le Rwanda, la « troïka » de l’Union africaine, de même que le Sénégal et le Burkina Faso, qui président respectivement le Nepad et le G5 Sahel.

Le thème général du sommet est la lutte contre les inégalités, sujet qui concerne l’Afrique au premier plan. Mais plusieurs autres thèmes abordés concerneront aussi le continent, à commencer par l’insécurité au Sahel. Ce n’est pas parce que le G7 réunit les démocraties libérales les plus avancées que sa présidence française entend faire l’impasse sur l’Afrique.

Au contraire. À Biarritz, Paris souhaite notamment faire débloquer le financement des forces de sécurité des États sahéliens, qui luttent contre les jihadistes.

Il a longtemps été question de transformer le G5 Sahel en mission des Nations unies, mais cela ne fait pas l’unanimité. Washington, surtout, hésite à financer une énième mission onusienne en Afrique, parce que trop chère, trop compliquée à ses yeux. Les États-Unis ont préféré jusqu’à maintenant négocier des accords militaires bilatéraux avec des États considérés comme fiables, à commencer par le Niger et le Burkina.

Sécurité au Sahel


A Biarritz, la France espère rallier tout le monde avec ce qu’on décrit, de source diplomatique, comme un nouveau « partenariat » pour la sécurité au Sahel. Concrètement, il s’agirait d’épauler les forces armées des pays membres du G5 Sahel, mais également leurs policiers et douaniers. Reste à savoir si la formule séduira le président Trump.

Les participants africains au sommet ne manqueront pas, quant à eux, de soulever deux questions qui restent en suspens. Les sommes allouées par les pays du G7 et la zone d’intervention exacte de ce partenariat, qui pourrait s’étendre jusqu’aux rives du lac Tchad.

Source : RFI Afrique

 

 

Comment les Émirats arabes unis investissent l'Afrique

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Le Point Afrique - Près de deux milliards de dollars. Tel est le montant du prochain investissement des Émirats arabes unis (EAU) en Angola.

La somme, annoncée par l'agence de presse Macauhub début août, sera engagée dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et de l'énergie. En huit mois, c'est la seconde fois que la puissance du Golfe débloque des fonds en direction de l'Angola.

En janvier déjà, Luanda et Abu Dhabi avaient signé trois accords de coopération dans les secteurs de la production, du transport et de la distribution d'énergie, ainsi que dans le domaine de l'approvisionnement en eau potable.

Des transactions qui permettront par exemple l'installation d'une centrale à Moxico, ainsi que l'implantation d'un système de transmission électrique. Objectif visé : intégrer l'est du pays à l'ensemble du réseau national d'électricité. C'est là l'illustration du fait que, traditionnellement plus portés sur les infrastructures, les investissements émiratis couvrent de plus en plus d'autres secteurs de l'économie africaine.

Derrière l'attrait économique...

Ainsi, de l'autre côté du continent, notamment dans la Corne de l'Afrique, fin juillet, les EAU ont injecté 100 millions de dollars en Éthiopie pour financer l'innovation et la technologie des petites et moyennes entreprises. Une enveloppe qui fait partie des trois milliards de dollars que s'est engagé à injecter Abu Dhabi dans l'économie éthiopienne. Ces chiffres confirment le résultat d'une étude menée en 2015 par la chambre de commerce de Dubaï qui affirme que, après l'Afrique du Sud, l'Afrique de l'Est est le deuxième pôle d'investissement des Émirats sur le continent.

L'intérêt pour l'Afrique, engagé dans les années 1990, se fait grandissant. « La dynamique s'est nettement accélérée en 2008, explique Marc Lavergne, géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique. La crise économique mondiale a épuisé le modèle de Dubaï. Dès lors, le regard des dirigeants émiratis s'est tourné vers le continent voisin. »

Les autorités des EAU, qui tirent la majorité de leurs revenus des hydrocarbures, entament une nouvelle ère économique : celle de l'après-pétrole. Désormais, le cap est mis sur l'industrie, les technologies et les services notamment. « Les Émirats ont bien pris conscience qu'ils ne pèseraient pas grand-chose face à l'autonomie américaine en énergie et au développement des énergies renouvelables. L'Afrique, c'est l'endroit où sont encore stockées les ressources, affirme le chercheur. Pour le royaume, le continent devient alors une terre d'opportunités. »

... l'intérêt politique

Dans la Corne de l'Afrique, la monarchie concentre ses investissements dans les infrastructures. La société DP World, dont Dubaï détient une participation majoritaire, construit un port à Djibouti. Depuis 2015 et le déclenchement de la guerre du Yémen, « les pays du Golfe ont amplifié leur influence dans la région », assure la chercheuse Roukiya Mohamed Osman dans une note d'analyse politique publiée par le think tank « Thinking Africa ». En effet, au-delà des motivations économiques, l'intérêt est politique. « Abu Dhabi veut plus que de la rentabilité. Il veut exister aux yeux du monde », soutient Marc Lavergne.

En 2018, avec l'Arabie saoudite, les Émirats se présentent en médiateur d'un conflit vieux de vingt ans entre l'Éthiopie et son voisin érythréen. Le 9 juillet, les pourparlers se concluent par la signature d'un accord de paix historique entre les deux nations. « Les autorités émiraties usent de ce soft power pour se construire une image à l'international. Et en plus, ils acquièrent des “clients” africains. Des relations de bon augure pour leur conquête économique. »

Ailleurs sur le continent, c'est par le biais de ses entreprises à dominante étatique que l'influence émiratie se joue. Après le rachat de Maroc Telecom en 2014, Etisalat – opérateur historique des Émirats – est ainsi devenu l'un des principaux acteurs du marché des télécommunications en Afrique de l'Ouest. Autre exemple, la présence grandissante des deux banques panislamiques Abu Dhabi Islamic Bank et Union National Bank en Afrique du Nord. L'augmentation du taux de bancarisation de la population pourrait bien, dans un futur proche, accentuer l'influence grandissante d'Abu Dabi dans l'économie de la région.

En effet, depuis 2011, les Émirats ont investi au total près de 15 milliards de dollars dans la région. Pour la seule année 2018, les investissements réalisés par les entreprises émiraties dans le pays ont atteint 6,66 milliards de dollars. Une somme qui fait d'ailleurs de la monarchie le premier pays pourvoyeur d'investissements directs à l'étranger (IDE) vers l'Égypte. Ressource gazière, immobilier et corps militaire… l'argent du Golfe est associé à de multiples secteurs en Égypte. Ouvertement hostiles aux Frères musulmans, les Émirats tenteraient-ils de financer – et donc de soutenir – le régime d'Abdel Fattah al-Sissi ?

« Il n'y a pas de dépenses spécifiques au maintien du président en place, répond Marc Lavergne. Mais investir et financer l'Égypte leur garantit la stabilité de leur environnement. » Une manœuvre que les Émirats ont réitérée cette année au Soudan. Avec l'Arabie saoudite, ils ont promis une aide de trois milliards de dollars. Pour le média américain Bloomberg, la promesse n'est pas une bonne nouvelle pour les Soudanais.

Selon le média, « les Saoudiens et les Émiratis ont intérêt à empêcher une transition démocratique au Soudan, de peur que leur propre peuple apprenne qu'une démocratie arabe est possible ». De quoi réaliser combien l'engagement économique impacte le politique.

Par Marlène Panara
Source : Le Point Afrique (France)

 

 

Arabie saoudite: les femmes autorisées à voyager sans l'accord de leur tuteur

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mediaLes femmes saoudiennes seront désormais autorisées à obtenir un passeport et à voyager à l'étranger sans devoir obtenir l'accord préalable d'un «tuteur» de sexe masculin, a annoncé jeudi le gouvernement à Riyad.

Cette nouvelle règle s’appliquera aux femmes âgées de 21 ans ou plus. Jusqu'à présent, les femmes en Arabie saoudite doivent obtenir la permission d'un de leur « tuteurs » (mari, père ou autre parent de sexe masculin) pour se marier, renouveler leur passeport ou sortir du pays.

Un système qui revient à assimiler les Saoudiennes à des mineures toute leur vie durant et dénoncé par les organisations de défense des droits des femmes. « Un passeport sera délivré à tout ressortissant saoudien qui en fera la demande » indique le quotidien gouvernemental Umm Al Qura qui cite une décision de l'exécutif.

Cette mesure est la dernière en date d'une série de dispositions assouplissant le carcan dans lequel sont confinées les femmes, initiées par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

La plus emblématique de ces réformes a été celle permettant aux femmes de conduire une voiture mise en oeuvre en juin 2018. Les femmes ont également été autorisées récemment à assister à des matches de football, à accéder à des emplois autrefois strictement réservés aux hommes, voire à créer des entreprises.

Des réformes toutefois insuffisantes aux yeux des critiques, qui soulignent que le système de «tutorat» en vertu duquel les hommes ont pratiquement tous les pouvoirs sur leurs parents de sexe féminin est encore loin d'être aboli. Les défenseurs des droits de l'homme, dont la quasi-totalité est en prison en Arabie Saoudite ou en exil, soulignent aussi que ces réformes impulsées par le jeune prince Mohammed ben Salman pourraient n’être qu’une façade.

Source : RFI