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Politique dans le Monde

Crise du Golfe: les liaisons maghrébines des Émirats arabes unis

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Crise du Golfe: les liaisons maghrébines des Émirats arabes unis La crise entre le Qatar et ses voisins arabes du Golfe aura eu pour effet de révéler la position des États du Maghreb à l’égard de leurs frères de la péninsule.

En Libye, l’affrontement indirect entre Abou Dhabi, soutien majeur du maître de l’Est Khalifa Haftar, et Doha, qui parraine les milices de l’Ouest, s’est immédiatement traduit en diplomatie. Le 5 juin, le gouvernement non reconnu de l’Est suivait les quatre États ligués contre le Qatar, annonçant la rupture de relations diplomatiques, par ailleurs inexistantes.

Islamistes assimilés à des terroristes, milices adverses qualifiées d’islamistes, la rhétorique du général Haftar est en totale harmonie avec celle du maître d’Abou Dhabi. Face à lui, le gouvernement de Fayez el-Sarraj est resté coi : Mohamed Ibn Zayed ne lui avait-il pas permis de rencontrer enfin son rival Haftar, le 2 mai à Abou Dhabi, et de parvenir à la signature d’un accord?

Un fort soutien de la part de la Mauritanie

La Mauritanie a également suivi sans hésiter Abou Dhabi dans sa croisade contre Doha, devenant l’un des rares États à rompre officiellement avec le Qatar.

Les relations du président mauritanien sont notoirement exécrables avec Doha

Comme avec l’Arabie saoudite et le Koweït, Nouakchott entretient d’excellentes relations avec les EAU, et celles-ci se sont intensifiées ces quatre dernières années grâce à l’entremise de M. Ould Boya, conseiller diplomatique mauritanien auprès de Khalifa Ibn Zayed, frère de Mohamed et président des EAU.

À l’inverse, les relations du président mauritanien sont notoirement exécrables avec Doha, accusé de soutien clandestin aux islamistes. En janvier 2012, Hamad Al Thani, père de l’actuel émir, avait dû écourter une visite très houleuse à Nouakchott, raccompagné sans ménagement à son jet.

Relation compliquée avec le Maroc et l’Algérie

À Rabat, les EAU sont la monarchie du Golfe qui entretient les meilleures relations avec le Palais, également proche de Salman d’Arabie. Le discours critique sur le Printemps arabe prononcé à Riyad par Mohammed VI en avril 2016 a trahi ses convergences de vues avec Mohamed d’Abou Dhabi. Les F16 marocains qui ont participé à la coalition antihouthiste au Yémen décollaient des EAU.

Et, quand l’un d’entre eux a été abattu en mai 2015, Abou Dhabi a exprimé ses regrets et sa reconnaissance, faisant cadeau au roi d’un Boeing 747. « Mais le roi veut se tenir à l’écart des querelles familiales et lointaines qui troublent le Golfe. Le Qatar est aussi un partenaire important », commente-t-on à Rabat.

L’Algérie juge Abou Dhabi trop pro-Américains et pro-Français et s’en méfie quelque peu

Abdelaziz Bouteflika a lui aussi les meilleurs rapports avec Abou Dhabi, où il a trouvé asile pendant sa traversée du désert des années 1980. En 2016, les investissements émiratis en Algérie atteignaient 10 milliards de dollars.

Mais, si Alger observe une neutralité diplomatique de principe dans la crise du Golfe, une source locale rappelle qu’« elle juge Abou Dhabi trop pro-Américains et pro-Français et s’en méfie quelque peu. La sympathie algérienne penche davantage pour Doha, dont le champion libyen, Sarraj, est aussi soutenu par Alger ».

Discorde avec la Tunisie

À Tunis, enfin, Ibn Zayed, après avoir coupé les fonds quand les islamistes ­d’Ennahdha ont accédé au pouvoir, a misé sur Nidaa Tounes. « Son enthousiasme est vite retombé, la Tunisie refusant de le laisser opérer en Libye depuis son territoire, et il a été très heurté par la mise en cause de l’émir de Dubaï dans des dossiers tunisiens de malversations immobilières en 2015.

En représailles, les Tunisiens ont été interdits de visa aux Émirats jusqu’au début de cette année »,
rappelle une source locale.

Source : Jeune Afrique

Crise du Golfe : les anti-Qatar revoient leurs exigences à la baisse

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Intrigues, tensions, faux pas, crises de nerfs, rebondissements... La dispute qui oppose depuis le 23 mai le Qatar à ses ennemis émiratis, saoudiens, bahreïnis et égyptiens aurait tout d’un vaudeville si elle ne venait pas aggraver des tensions déjà paroxystiques au Moyen-Orient.

Dernier développement ce 19 juillet, quand les 13 exigences exorbitantes rejetées par le Qatar le 24 juin ont été ramenées à l’observation de 6 principes bien plus vagues et facilement acceptables par Doha. Car le camp anti-Qatar se retrouve dans une bien mauvaise passe où il s’est précipité seul, sûr de sa force et d’une victoire rapide.

Le petit émirat résiste − il peut compter sur ses alliés −, trouve des soutiens et parvient à déjouer le blocus. À l’inverse, les révélations s’accumulent sur les menées de ses adversaires dont l’emballement, apparemment soudain, serait en fait un complot prémédité aux Émirats, selon le Washington Post qui citait des sources du renseignement américain le 16 juillet. D’après celles-ci, c’est d’Abou Dhabi qu’aurait été mené le piratage informatique ayant permis aux anti-qataris d’accuser l’émir Tamim Al-Thani de sympathies ouvertes pour l’Iran et les Frères musulmans.

La fourberie exposée discrédite la posture moralisatrice des ennemis de Doha. Pire, alors que Riyad a accusé le Qatar de complicité avec le terrorisme jihadiste, le Journal du dimanche français a publié le 14 juillet une enquête approfondie expliquant comment des milliers d’armes retrouvées dans les stocks abandonnés par Daech en Irak et en Syrie auraient été acquises depuis l’Arabie saoudite, dans les Balkans.

« Mohammed Ibn Nayef était opposé à l’embargo sur le Qatar »

Le 18 juillet, c’est le New York Times qui faisait la narration de la houleuse nomination du jeune prince Mohammed Ibn Salman à la place d’héritier de la couronne saoudienne qu’occupait son puissant oncle Mohammed Ibn Nayef. La passation du 21 juin avait été présentée comme fluide et acceptée avec grâce. Mais l’on apprend dans l’article du journal américain qu’Ibn Nayef, convoqué sans explication au palais royal de La Mecque, s’est absolument opposé à cette décision. Soumis toute une nuit aux pressions royales, le prince à la santé fragile a fini par céder faisant allégeance au nouvel héritier devant les caméra avant d’être envoyé, en palais surveillé, à Jeddah.

Ennemi de l’homme fort d’Abou Dhabi, le prince Mohammed Ibn Zayed qui tient le prince Ibn Salman sous son influence, Ibn Nayef « était opposé à l’embargo sur le Qatar, une position qui a sans doute accéléré son évincement », ont confié deux hauts responsables américain et saoudien au New York Times.

Tel est pris qui croyait prendre

Illustrée depuis 2 ans par la guerre ravageuse menée au Yémen, la brutalité des méthodes déployées par le nouvel exécutif saoudien se confirme dans tous les domaines et Doha, qui a parfois tendu le bâton pour se faire battre, apparaît aujourd’hui en victime.

« Des commentateurs connus pour leur hostilité au Qatar en viennent même à prendre sa défense »

Des commentateurs connus pour leur hostilité au Qatar en viennent même à prendre sa défense. Et si Donald Trump − dont la visite en Arabie saoudite à la veille de l’ouverture des hostilités a enhardi les conjurés − a tweeté quelques formules de soutien, la signature d’un contrat d’armement pour 15 milliards de dollars entre le Pentagone et l’émirat le 14 juin puis celle d’un accord antiterroriste entre le Secrétaire d’Etat Rex Tillerson le 12 juillet et son homologue qatari semblent montrer une administration américaine plus encline à soutenir Doha que ses adversaires.

Tel est pris qui croyait prendre. Les assiégeants se retrouvent aujourd’hui isolés et le petit Qatar en position de force. Saisira-t-il l’occasion de transformer cet avantage en victoire morale et diplomatique, offrant à ses ennemis la possibilité d’un retrait honorable ?

Source : Jeuneafrique.com

 

Washington Post: les Emirats à l'origine du piratage de l'agence de presse qatarie

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mediaEt si les Emirats Arabes Unis avaient provoqué sciemment la grave crise diplomatique qui oppose depuis fin mai une alliance de pays du Golfe et le Qatar? C'est en tout cas ce qu'affirmait dimanche soir le «Washington Post». S'appuyant sur des sources au sein des services secrets américains, le quotidien américain explique que les Emirats arabes unis sont à l'origine d'un piratage informatique de l'agence de presse officielle qatarie. L'organe avait publié des propos attribués à l'émir du Qatar, et malgré un démenti immédiat, ces propos explosifs avaient entraîné la rupture des liens diplomatiques entre le petit pays et ses voisins arabes puis d'autres pays musulmans. Des sanctions économiques ont aussi été instaurées pour isoler le petit émirat, «mis en quarantaine».

Le cheikh Tamin Binh Hamad al-Thani a-t-il tenu, fin mai, des propos conciliants envers l'Iran, le Hezbollah, les Frères musulmans ou le Hamas ? L'émir du Qatar avait clamé que jamais il n'avait fait ces déclarations, l'agence de presse avait promis qu'elle ne les avait même jamais mis en ligne et début juin un communiqué du service de presse gouvernemental annonçait que « l'agence de presse du Qatar (avait) été piratée par une entité inconnue » et qu'un faux communiqué, attribué à l'émir du Qatar a « été publié ».

Mais le mal était fait pour les pays arabes de la région. Le 5 juin dernier, l'Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, l'Egypte et le Barheïn, puis bientôt d'autres gouvernements musulmans annonçaient donc la rupture de leurs liens diplomatiques avec le Qatar, accusé de tous les maux.

Mais tout cela pourrait-il être une machination ? Le Washington Post révèle que c'est ce que pensent des agents du renseignement américains, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier. Selon eux, des dignitaires des Emirats arabes unis se sont réunis la veille même des déclarations présumées, pour mettre le plan en place le piratage informatique.

En attribuant des déclarations compromettantes à l'émir du Qatar, on créait un prétexte pour rompre les liens avec Doha, dont l'ambition et certaines positions ambiguës dérangent les autres pays arabes. Danger pour l'équilibre de toute la région, cette crise était intervenue juste après la visite de Donald Trump en Arabie saoudite, et le président américain avait d'ailleurs soutenu le boycott de Doha par ses voisins. « La nation du Qatar, malheureusement, a historiquement financé le terrorisme à un très haut niveau », accusait Donald Trump dans une conférence de presse le 9 juin à la Maison blanche.

Une position étonnante puisque les Etats-Unis disposent au Qatar de leur plus grande base militaire au Moyen-Orient, et ont même signé avec le pays un accord inédit contre le financement du terrorisme la semaine dernière.

Source : RFI

 

Qatar: ses adversaires demandent son retrait du mondial 2022

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Qatar: ses adversaires demandent son retrait du mondial 2022Les six pays, qui ont rompu le mois dernier leurs relations avec le Qatar, ont demandé à la Fédération internationale de football de le priver de l'organisation du Mondial 2022, rapporte dimanche un site d'information suisse.

Selon The Local, l'Arabie saoudite, le Yémen, la Mauritanie, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont fait cette demande à la Fifa en se basant sur l'article 85 du code de l'instance mondiale de football qui permet qu'une telle mesure soit prise en cas d'urgence.

Le président de le Fifa, Gianni Infantino, a dit n'avoir reçu aucune lettre de ce type. "Le président de la Fifa n'a pas reçu de telle lettre et n'a par conséquent aucun commentaire à formuler", a dit un pore-parole de l'organisation basée à Zurich.

Une source proche du comité qatari d'organisation de la Coupe du monde a déclaré que les autorités de Doha étaient informées de l'initiative des Saoudiens et de leurs alliés mais croit savoir que le Qatar n'a reçu aucun courrier de ce type.

L'Arabie saoudite et ses alliés ont rompu au début du mois leurs relations diplomatiques puis fermé toutes leurs frontières avec le Qatar, qu'ils accusent de liens avec le terrorisme et de rapprochement avec l'Iran.

Ces pays ont ensuite posé 13 conditions "non négociables" à une sortie de l'isolement, allant de l'arrêt du soutien aux groupes "terroristes" à la fermeture de la chaîne de télévision Al Djazira ou celle d'une base militaire turque.

Source : Le Figaro (France)

 

Berlin et Paris lancent l' "Alliance pour le Sahel"

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Berlin et Paris lancent l' La France et l’Allemagne ont lancé officiellement jeudi « l’Alliance pour le Sahel », une initiative visant à faciliter les échanges entre bailleurs internationaux pour accélérer l’aide au développement dans cette région en proie à l’instabilité politique, économique et sécuritaire.

Cette alliance « vise à améliorer l’appui des partenaires au développement à la région afin de contribuer efficacement et plus largement à la stabilisation et à l’élimination de la pauvreté », peut-on lire dans un texte conjoint diffusé à l’issue d’un conseil des ministres franco-allemand à l’Elysée.

L’objectif de cette entité soutenue par l’Union européenne est de permettre le développement des zones rurales, de créer de l’emploi pour la jeunesse, d’améliorer les infrastructures énergétiques et de renforcer la gouvernance, poursuit le texte.

L’aide se déclinera en quatre grands axes : éducation-formation, agriculture, gouvernance-justice et lutte contre le changement climatique.

Depuis son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron a insisté à plusieurs reprises sur l’importance du développement dans la région où quelque 4.000 soldats militaires français sont engagés dans l’opération antiterroriste Barkhane.

Lors de son déplacement à Bamako le 2 juillet, le chef de l’Etat a notamment annoncé 200 millions d’euros d’aide au développement pour les pays du G5 Sahel ces cinq prochaines années.

Interventions « trop fragmentées »

L’Alliance pour le Sahel vise « à regrouper nos initiatives communes en matière de développement, à les ouvrir à tous nos partenaires européens », explique-t-il dans un entretien publié dans Ouest France jeudi. « Nous étions trop fragmentés dans nos interventions, nos interlocuteurs étaient trop étatiques. »

« Nous allons financer des projets, sur le terrain, ensemble. L’Alliance pour le Sahel, c’est le pilier du développement qui vient compléter notre pilier de défense commune », ajoute-t-il.

L’accent, soulignent Paris et Berlin dans leur texte commun, doit être mis sur le rétablissement de la sécurité, de la justice, de l’Etat de droit, de la cohabitation pacifique des communautés, de la fourniture des services de base, la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse.

Des dialogues réguliers et communs seront organisés avec les pays du Sahel, avec un premier groupe de bailleurs – sans exclusive –, l’Union européenne et ses Etats membres (France, Allemagne, et les autres pays souhaitant participer), le Groupe Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le PNUD.

L’initiative sera pilotée par une instance de dialogue de haut niveau entre les partenaires au développement et les pays du Sahel, qui se réunira annuellement, soit dans la région ou dans un des pays contributeur à tour de rôle.

Après concertation, les bailleurs identifieront avec les pays bénéficiaires « les actions innovantes qui sont déjà significatives sur le terrain » et accepteront de « recourir aussi systématiquement que possible à des mécanismes de délégation réciproque (MRI) ».

Source : Journal du Mali

 

L'accord entre le Qatar et les Etats-Unis "insuffisant", jugent quatre pays arabes

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Les quatre pays arabes qui ont imposé des sanctions au Qatar ont jugé mardi "insuffisant" l'accord de lutte antiterroriste que viennent de signer Doha et Washington, selon un communiqué commun de l'Arabie saoudite, du Bahrein, de l'Egypte et des Emirats arabes unis.

"Ce pas est insuffisant", écrivent ces pays dans le texte cité par l'agence de presse saoudienne SPA. Ils ajoutent qu'ils "surveilleront de près le sérieux des autorités qataries dans leur combat contre toutes formes de financement et de soutien du terrorisme".

L'accord annoncé mardi pendant la visite du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson est "le résultat de pressions et d'appels répétés durant ces dernières années des quatre pays arabes et de leurs partenaires à l'encontre du Qatar pour qu'il cesse de soutenir le terrorisme", selon ces pays.

Ils estiment que les engagements des autorités qataries "ne sont pas fiables", affirmant que de précédents engagements n'ont pas été tenus. Ils appellent donc à une "des contrôles stricts pour s'assurer de leur sérieux dans un retour sur le bon chemin".

M. Tillerson a entamé lundi à Koweït une tournée dans le Golfe pour aider à trouver une issue à la crise inédite entre le Qatar et ses voisins, dont la puissante Arabie saoudite, à propos du soutien présumé de Doha aux groupes extrémistes et de ses liens avec l'Iran.

Le Qatar rejette les accusations de "soutien au terrorisme" et refuse que lui soit dictée sa politique étrangère, alors que l'Iran chiite est le grand rival régional du royaume saoudien sunnite.

Le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu avec le Qatar et lui ont imposé des sanctions économiques.

Pour revenir sur leurs sanctions, les quatre pays ont exigé le 22 juin la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la télévision Al-Jazeera et d'une base turque, ainsi qu'une révision des liens avec l'Iran.

Doha a rejeté en bloc ces demandes, estimant qu'elles violaient sa souveraineté.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Le prince Mohamed Ben Salman, faucon d’Arabie saoudite

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Agressif, ambitieux, pressé, populaire… À 31 ans, le nouveau prince héritier saoudien, Mohamed Ben Salman, se rêve en futur maître du Moyen-Orient. Enquête sur l’homme le plus puissant du royaume wahhabite.

Quelques heures après avoir été sacré héritier de la couronne, le jeune prince royal saoudien Mohamed Ibn Salman a été filmé baisant la main et le pan de la robe de son cousin aîné, qu’il venait à l’instant de remplacer à l’occasion du remaniement le plus théâtral de l’histoire récente du royaume. « Votre soutien et votre conseil me seront toujours nécessaires », a déclaré le prince de 31 ans à Mohamed Ibn Nayef dans un palais royal de La Mecque. Ibn Nayef, ainsi déchu de sa position de prince héritier comme privé de son portefeuille de ministre de l’Intérieur, a répondu, flattant l’épaule de son royal cadet, qu’il pourrait maintenant prendre du repos.

La chorégraphie successorale du 21 juin voulait mettre en scène une famille royale soudée au moment où le bouleversement politique qu’elle venait de subir remodelait considérablement la direction de l’Arabie saoudite, premier producteur mondial de pétrole et allié clé des États-Unis.

« Il s’agit de la réorganisation la plus profonde de la famille régnante ces cinquante dernières années » observe Kristian Coates Ulrichsen de l’Université Rice »

Le prince Mohamed est maintenant en position de succéder à Salman, son père octogénaire, et assoit solidement son pouvoir alors qu’il porte d’ambitieux plans pour transformer le royaume et assurer son avenir postpétrolier.

« Tout le laissait présager, mais il s’agit de la réorganisation la plus profonde de la famille régnante ces cinquante dernières années, observe Kristian Coates Ulrichsen, de l’université Rice, au Texas. Si elle aboutit, Mohamed Ibn Salman sera en position de régner pendant des décennies et de refaçonner totalement le royaume. »

Une ascension inédite

Dans la très conservatrice maison des Al Saoud, qui règne depuis la fondation de l’État en 1932, l’ascension du prince Mohamed est exceptionnelle. Peu connu hors des cercles royaux il y a trois ans, il a été catapulté au sommet de la monarchie absolue quand son père l’a fait ministre de la Défense en janvier 2015 et vice-prince héritier trois mois plus tard.

Depuis, ce prince du millénaire s’est imposé comme la personne la plus puissante sous le dais royal. Volet de son plan pour sevrer l’économie de son addiction pétrolière, la vente d’une part de Saudi Aramco devrait être la plus importante introduction en Bourse du monde.

À l’heure où Riyad affirme sa politique étrangère dans la région, il supervise la guerre que le royaume mène au Yémen. « Cette concentration des pouvoirs entre les mains d’un seul membre de la famille est sans précédent dans l’histoire de l’État saoudien moderne », commente Gregory Gause, professeur à l’université A&M du Texas.

Ce remaniement traduit aussi un renouvellement de génération dans les couloirs du pouvoir monarchique. Depuis la destitution du roi Saoud en 1962, la succession s’est faite entre les fils du fondateur du royaume, Abdelaziz. S’il succède à son père, le prince Mohamed sera le premier monarque de la troisième génération.

Les décrets royaux ont aussi confié le ministère de l’Intérieur à Abdelaziz Ibn Saoud Ibn Nayef, 33 ans, qui occupe une position clé dans un pays en lutte contre l’extrémisme depuis longtemps.

Des ambitions réformistes

Pour certains observateurs, cette marche vers le pouvoir absolu du prince Mohamed lui facilitera l’étouffement des résistances internes à son programme de réformes. Chiffré à 72 milliards de dollars, celui-ci prévoit la création de 1,2 million d’emplois dans le privé d’ici à 2020 et la diminution du rôle prédominant de l’État dans l’économie.

Programmée pour 2018, la vente de 5 % d’Aramco est essentielle au financement de sa Vision 2030, mais aussi pour donner le ton d’un plan de privatisations plus vaste, de 200 milliards de dollars.

En outre, son accession au rang de prince héritier a lieu pendant l’une des périodes les plus mouvementées de l’histoire moderne de la région. L’économie saoudienne a été éreintée par l’effondrement des cours du pétrole, et le taux de chômage a franchi les 12 %.

Les deux années de campagne militaire de Riyad contre les rebelles houthistes au Yémen ont coûté des vies et des milliards de dollars à l’Arabie saoudite pour de bien maigres progrès. Les tensions avec l’Iran, grand rival du royaume, n’ont jamais été aussi élevées.

Une politique qui ne fait pas l’unanimité

En juin, l’Arabie saoudite a organisé l’embargo de l’émirat du Qatar voisin pour son soutien prétendu au terrorisme. Une opération politiquement risquée dont on attribue la direction au prince Mohamed, faucon en matière de politique étrangère, et à son plus proche allié régional, Mohamed Ibn Zayed, prince héritier des Émirats arabes unis. Elle a déclenché la pire crise dans le Golfe depuis des années, dressant d’importants partenaires des États-Unis les uns contre les autres.

« Mohamed Ibn Salman pourrait se heurter à des résistances au sein d’une maison royale où des milliers de princes peuvent se constituer en factions ».

Le prince Mohamed devra encore persuader nombre de Saoudiens que des mesures d’austérité difficiles et des réformes sociales manifestes seront indispensables pour assurer la stabilité. « Il prend à bras-le-corps une multitude de problèmes dans le domaine économique et maintenant dans celui de la sécurité intérieure, mais ses réponses n’ont pas convaincu grand monde », confie un ancien diplomate en poste dans le royaume.

Mohamed Ibn Salman pourrait se heurter à des résistances au sein d’une maison royale où des milliers de princes peuvent se constituer en factions. Cette mutation du pouvoir a été approuvée par le conseil familial de succession. Mais elle est susceptible d’alarmer les altesses inquiètes de voir le prince Mohamed doubler le prince Mohamed Ibn Nayef, un gestionnaire bien plus expérimenté qui a gagné le respect à l’intérieur du pays comme à l’étranger pour avoir mené la lutte contre Al-Qaïda.

Un avenir incertain

Des diplomates avancent que des complots pourraient se tramer contre le prince s’il commettait des erreurs trop lourdes. Riyad s’attire déjà les critiques pour son intervention au Yémen, qui a causé beaucoup de morts chez les civils. « Vu le bas niveau des cours du pétrole, l’incertitude des situations politiques au Moyen-Orient et le nombre de membres de la famille régnante qui viennent d’être coupés du pouvoir politique, les temps sont périlleux pour l’Arabie saoudite », soutient le professeur Gause.

« Je sens que nous parlons le même langage, affirme Bassem Kurdi, médecin de 31 ans »

L’inexpérience du prince Mohamed a même pu susciter des doutes au sein d’une jeunesse en pleine expansion, même si elle peut davantage se reconnaître dans un tel leader que dans les monarques vieillissants qui ont régné pendant des décennies.

« Je sens que nous parlons le même langage, affirme Bassem Kurdi, médecin de 31 ans. Nous sommes enthousiastes, un peu fébriles, nous tentons de créer notre propre destin. Avons-nous des problèmes ? Beaucoup. Mais qui n’en a pas ? Nous prenons en tout cas les nôtres en main. »

 


Lune de miel avec Donald Trump

Après le grand désamour des années Obama, les Al Saoud ont applaudi à tout rompre l’élection de Donald Trump. Et c’est Mohamed Ibn Salman en personne qui a été chargé de « réinitialiser » les relations avec Washington, vitales pour Riyad.

Si Salman, devenu roi, s’était abstenu de visiter Obama, son fils recevait, quelques semaines après l’investiture de Trump, le plus chaleureux des accueils à Washington. Oubliés, les propos de campagne assassins du candidat républicain sur Riyad !

Premier envoyé saoudien auprès de Trump, Ibn Salman est naturellement devenu son guide pour sa première tournée internationale, en mai, qui l’a vu faire sa première halte chez son grand allié de la péninsule. Posant chacun la première pierre de leur stature internationale, les deux hommes y ont trouvé un bénéfice mutuel.

À tel point que Trump n’a pas hésité à abonder, par le biais de tweets, dans le sens de Mohamed Ibn Salman lorsque celui-ci a accusé, au début de juin, le Qatar de soutien au terrorisme, quand les diplomates et militaires de son administration tentaient au contraire de modérer la crise.

Source : Jeuneafrique.com

Londres exhorte les pays arabes à lever le boycottage du Qatar

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Londres exhorte les pays arabes à lever le boycottage du Qatar Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a exhorté samedi les pays arabes à lever le boycottage imposé sur le Qatar, minimisant les chances d'escalade militaire dans la crise du Golfe.

M. Johnson a rencontré son homologue koweïtien cheikh Sabah Khaled Al-Sabah samedi, avant de se rendre au Qatar dans les prochaines heures.

«Ce que le monde doit voir, c'est une désescalade et des progrès dans la lutte contre le financement du terrorisme dans la région, et des progrès vers la fin de ce blocus», a déclaré le chef de la diplomatie britannique, qui a exprimé ouvertement son soutien au Koweït en tant que médiateur de la crise.

M. Johnson, qui s'est aussi rendu vendredi en Arabie Saoudite, a estimé qu'il était «hautement improbable» que la crise actuelle évolue en un conflit militaire. «Tous ceux avec qui j'ai parlé ont dit le contraire. Aucune possibilité de confrontation militaire», a-t-il insisté.

«Le blocus est indésirable et nous espérons qu'il y aura une désescalade», a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte et le Bahreïn ont rompu le 5 juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutenir des groupes «terroristes» dans la région, ce que dément Doha.

Le 22 juin, ces pays ont envoyé au Qatar une lettre officielle contenant 13 requêtes précises, dont celles de fermer la chaîne de télévision Al-Jazeera ou de réduire ses relations avec Téhéran, comme conditions pour lever une série de sanctions économiques, dont la fermeture de la seule frontière terrestre de l'émirat.

Doha a refusé de se plier à ces demandes.

Le Koweït joue un rôle de médiateur pour tenter de résoudre cette crise qui menace l'existence du Conseil de coopération du Golfe (CCG), fondé il y a 36 ans.

Des responsables koweïtiens se sont entretenus avec les ministres des Affaires étrangères de l'Allemagne et d'Oman, membre du CCG, qui ne s'est pas joint au boycottage imposé sur le Qatar.

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson est attendu lundi au Koweït pour des pourparlers sur la crise du Golfe.

Source : La Presse (Canada) avec AFP

 

 

Le Qatar rejette les exigences de ses voisins

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mediaL'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes ainsi que l'Egypte, ces quatre pays qui accusent Doha de soutenir le terrorisme, ont coupé les liens avec le petit émirat et lui ont posé un ultimatum jusqu'à ce dimanche 2 juillet à minuit. Ils exigent entre autres du Qatar la fermeture de la chaîne Al-Jazeera ainsi que d'une base militaire turque mais aussi qu'il prenne ses distances avec l'Iran. Cependant, le Qatar a fait savoir qu'il ne cèdera pas aux pressions.

La réponse du ministre des Affaires étrangères du Qatar est sans ambiguïté: « La liste des demandes est condamnée à être rejetée ». Quelques heures avant l'expiration de l'ultimatum, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, en visite à Rome, se veut combatif : « Quelles que soient les actions lancées, nous n'en avons pas peur. Le Qatar est prêt à faire face à toutes les conséquences. Mais il existe un droit international qui ne devrait pas être violé. Et il y une ligne qui ne devrait pas être franchie. »

Aucune solution en vue

Le Qatar décide donc de s'engager dans un bras de fer avec ses voisins. Pour l'instant, aucune solution de cette crise n’est en vue. La Turquie et les Etats-Unis ou encore le Koweït ont essayé de jouer les intermédiaires. Pour l'instant sans succès. Il faut dire les adversaires du Qatar ont mis la barre très haut, tout en précisant que leurs exigences ne sont pas négociables.

Faire le dos rond

Doha de son côté rejette les accusations concernant son soutien au terrorisme, les jugeant infondées. Et fait le dos rond en espérant que les pressions internationales feront fléchir l'alliance autour de l'Arabie saoudite. Le Qatar peut déjà compter sur l'aide alimentaire de la Turquie pour contrer les sanctions imposées par ses voisins.

Source : RFI

 

Crise dans le Golfe. Qatar : le blocus peut devenir explosif

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Crise dans le Golfe. Qatar : le blocus peut devenir explosif Depuis le 5 juin, le Qatar est isolé. Entendre Riyad, la capitale saoudienne connue pour son financement massif de l’idéologie salafiste, accuser Doha de soutien au terrorisme peut susciter de faciles ironies.

Mais le sujet est trop grave, sur les plans sécuritaires, financiers et diplomatiques, pour ignorer le climat de dangereuse escalade qui règne dans la Péninsule arabique.

C’est un pays tout petit, grand comme l’Île-de-France ou deux fois le Finistère. Sa population est celle de Paris intra-muros, deux millions d’habitants. Mais sous le sable, on est loin de Paris Plages. Le Qatar possède 13
% des ressources mondiales de gaz naturel. Il en est le premier producteur, et son PIB par habitant, supérieur à 100 000 dollars, est lui aussi un record.

Depuis le 5 juin, le Qatar est isolé. L’Arabie Saoudite (31 millions d’habitants), l’Égypte (90 millions), les Émirats Arabes Unis (9 millions) et Bahreïn (1,3 million) ont décrété un embargo contre Doha. Motif
: son soutien aux groupes terroristes islamistes, actifs en Syrie et en Irak.

Les différends entre la dynastie saoudienne et le petit émirat qatari ne sont pas nouveaux. Soutien indéfectible des frères musulmans, le Qatar a joué un rôle crucial lors du Printemps arabe et des crises en Égypte, en Tunisie et en Libye. Lorsque le maréchal al-Sissi a restauré le pouvoir des militaires en Égypte, l’Arabie Saoudite a immédiatement remplacé le Qatar comme coffre-fort du nouveau régime.

Une poudrière sur un gazomètre


La vraie raison de la colère saoudienne, retenue par tous les observateurs, c’est la nature cordiale des relations du Qatar avec l’Iran. Doha et Téhéran partagent même la gestion d’un immense gisement offshore de gaz, à cheval sur leurs eaux territoriales respectives.

L’obsession des Saoudiens à l’égard de l’Iran n’est pas une pure lubie. Depuis 2011, l’Iran a tissé sa toile dans toute la région, au bénéfice du chaos irako-syrien. Soutien d’Assad, du Hezbollah libanais, des milices chiites combattant en Irak et au Yémen, l’Iran (chiite) connaît la vulnérabilité de l’Arabie Saoudite (sunnite). Y compris le fait que les puits de pétrole saoudiens sont essentiellement à l’est du pays, près du Qatar, où la communauté chiite est en outre la plus importante.

Un peu comme on l’a connu au moment de l’ascension de Daech, la crise qatarie révèle la complexité, et l’aspect paradoxal, des alliances diplomatiques dans la région. Ainsi, Donald Trump, résolument anti-Iran, a apporté le mois dernier un soutien remarqué (et fructueux en termes de contrats d’armement) à l’Arabie Saoudite. Mais le Qatar abrite aussi la plus grande base aérienne américaine au Moyen-Orient.

Silence français

De la même manière, la Turquie vient d’entrer dans la danse de cette nouvelle crise en soutenant le Qatar, moyens militaires à l’appui. Se plaçant ainsi davantage du côté de l’axe Iran-Russie-Syrie-Qatar. Même si la Turquie reste une pièce vitale du dispositif américain au sein de l’Otan.

Jusqu’ici, la crise déclenchée le 5 juin est restée d’ordre diplomatique. Pendant que Washington attise de manière confuse cette nouvelle déstabilisation, la France observe un silence total. Et pour cause. Riyad (Arabie Saoudite) et Doha (Qatar) sont nos premier et deuxième importateurs d’armes.

Mais le blocus du Qatar peut vite devenir explosif et toucher les immenses intérêts qataris dans le monde. Notamment en France. Il pourrait aussi compromettre la tenue de la fameuse Coupe du monde 2022, attribuée au Qatar. Pour des raisons qui, depuis le début, dépassent l’entendement footballistique.

Source : Ouest-France

 

L'ONU valide une baisse de 7% du budget des Casques bleus

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L'ONU valide une baisse de 7% du budget des Casques bleusL'Assemblée générale de l'ONU a entériné vendredi une baisse de 7% du prochain budget des Casques bleus, sous la pression des Etats-Unis qui veulent réduire leur financement des Nations unies.

Les Nations unies dépenseront 7,3 milliards de dollars pour leurs opérations de maintien de la paix l'an prochain (période du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018), au lieu de 7,87 milliards actuellement, soit une baisse de 7,2%.

Les Etats membres ont validé 6,8 milliards de dollars pour 14 missions, auxquels s'ajouteront 500 millions supplémentaires en décembre pour le maintien de la paix en Haïti et dans la région soudanaise du Darfour.

Les Etats-Unis, premier contributeur à ce budget, voulaient une baisse encore plus significative en réduisant la facture d'un milliard de dollars, soit un recul de près de 13%. L'Union européenne soutenait la baisse validée vendredi.

Cet accord est loin des demandes du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qui voulait augmenter à 7,97 milliards de dollars les financements des opérations de maintien de la paix.

Le porte-parole de l'ONU Stephane Dujarric a expliqué qu'il s'agissait d'un financement "significativement plus faible que ce que nous avions l'an dernier" mais que l'ONU ferait "tout son possible pour s'assurer que les mandats des missions soient remplis".

"Nous ne pouvons pas exagérer la valeur des opérations de maintien de la paix", a déclaré M. Dujarric. "Ca reste le moyen le plus efficace en terme de coûts à la disposition de la communauté internationale pour prévenir les conflits et promouvoir les conditions d'une paix durable".

Les responsables de l'ONU font régulièrement valoir que le coût de ces missions représente une toute petite fraction des dépenses militaires dans le monde.

Les missions de l'ONU les plus touchées seront celle en Haïti, ainsi que celles de la région du Darfour, au Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), qui sont les plus coûteuses (plus d'un milliard de dollars chacune).

L'ambassadrice américaine Nikki Haley s'est félicité de ces coupes budgétaires "juste cinq mois après notre arrivée" à l'ONU. "Et nous ne faisons que commencer", a-t-elle ajouté.

Washington finance 28,5% du budget des opérations de maintien de la paix (7,87 milliards) et 22% du budget de fonctionnement de l'ONU (5,4 milliards). Les autres principaux contributeurs sont la Chine, le Japon, l'Allemagne et la France.

Source : Romandie News (Suisse)

 

France : ces nouveaux députés d’origine africaine

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France : ces nouveaux députés d’origine africaine Les visages et les profils des députés français fraîchement élus ont largement changé la physionomie de l'Assemblée nationale française. Parmi les nouveaux venus, de nombreux députés nés en Afrique, binationaux ou ayant des liens familiaux forts avec le continent africain.

Certains sont nés en Afrique et y ont vécu une partie de leur enfance. D’autres n’y ont mis les pieds que de manière très ponctuelle, mais sont issus de familles africaines ayant émigré en France. La plupart sont aussi des nouveaux venus, sinon sur la scène politique française, du moins sur les bancs de l’Assemblée nationale. Tous ont eu droit à des portraits dans les journaux des pays dont ils et elles sont issues.

Sans prétendre à l’exhaustivité, nous vous présentons ici une galerie de portraits de ces députés qui entretiennent des liens avec le continent africain, du fait de leur histoire familiale.

Il convient par ailleurs de rappeler que la déclaration de binationalité d’un député n’est pas obligatoire en France. Dans le même temps, l’interdiction de posséder une double nationalité est rare sur le continent africain. Certains pays y mettent des limites, mais elle est possible quasiment dans tous les pays.

En 2015, en marge du débat lancé par François Hollande sur la déchéance de la nationalité pour les auteurs d’actes terroristes ayant la binationalité, la question de la double appartenance nationale des députés avait fait polémique.

Thierry Mariani, alors député Les Républicains, avait mené l’offensive. « Lorsqu’on est un élu national, la moindre des choses me semble de n’avoir qu’une seule nationalité », expliquait-il alors au journal Le Figaro.

« On dénonce souvent les conflits d’intérêts qu’il peut y avoir sur le plan économique, il y en a aussi lorsqu’un ministre négocie des accords avec un pays voisin. » Depuis, la polémique s’est éteinte et Thierry Mariani a été battu par une candidate En Marche ! dans la 11e circonscription des Français de l’étranger.

De nouveaux visages, gages d’une nouvelle approche ?

Aujourd’hui, au contraire, nombre de nouveaux députés ayant un passé familial ou personnel hors de France, et en l’occurrence en Afrique, présentent cette particularité comme une chance et un atout. « J’ai toujours été portée sur les questions internationales, sur l’altermondialisme. Savoir là d’où je viens, cela se traduit concrètement par un intérêt porté aux rapports des pays d’Afrique avec la France », explique ainsi Danièle Obono, députée de la France insoumise née au Gabon.

Rodrigue Kokouendo, député de La République En Marche (LREM), né à Bangui, en Centrafrique, voit également dans son passé une opportunité de défendre « une nouvelle approche de la politique africaine de la France qui doit inclure aussi l’action de l’Europe ». Une nouvelle approche qui doit, selon lui, prendre en compte les diasporas africaines.

Député franco-sénégalais, Jean-François Mbaye (LREM) entend bien, lui, « incarner le renouvellement des visages et des pratiques et affirmer cette diversité, un atout de notre belle France ». Quant à Sonia Krimi, jeune députée LREM d’origine tunisienne, c’est à son grand-père qu’elle a pensé, la première fois qu’elle a passé les portes de l’Assemblée nationale : « Il était tirailleur tunisien pendant la seconde guerre mondiale. S’il était encore en vie, il serait fier de moi. »

Cliquez sur les portraits pour faire apparaître les informations relatives à chaque député.

Source : jeuneafrique.com

 

Syrie: Washington refuse d'être "entraîné" dans la guerre civile (Mattis)

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Syrie: Washington refuse d'être Les Etats-Unis ne se laisseront pas entraîner contre leur gré dans la guerre civile en Syrie, a affirmé le Secrétaire à la Défense Jim Mattis, alors qu'un chasseur syrien a été récemment abattu par un avion américain.

"Nous refusons simplement de nous laisser entraîner dans les combats de la guerre civile syrienne, nous essayons d'y mettre fin au travers d'efforts diplomatiques", a déclaré Jim Mattis tard lundi soir dans l'avion le menant en Europe pour différentes rencontres.

Il est arrivé mardi matin à Munich en Allemagne, où il doit prononcer un discours mercredi sur les relations transatlantiques, avant de rendre à Bruxelles pour une rencontre de l'Otan.

Les forces américaines dans la région n'ouvriront le feu "que si elles ont affaire à l'ennemi, à l'Etat islamique", a ajouté M. Mattis devant les journalistes l'accompagnant.

Les propos du ministre ont été tenus avant que le porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer accuse le régime syrien de Bachar al-Assad de préparer une nouvelle attaque chimique, laissant planer la menace d'une riposte militaire.

Les forces de la coalition internationale ont récemment abattu un avion militaire syrien, parlant d'une riposte à des frappes sur les Forces démocratiques syriennes, une alliance de combattants antijihadistes arabes et kurdes soutenue par les Etats-Unis.

Cet incident a provoqué des tensions avec la Russie, principal allié avec l'Iran du régime de Bachar al-Assad.

"Si quelqu'un s'en prend à nous, nous bombarde, nous tire dessus, alors nous ferons ce que nous avons à faire, en application du principe d'auto-défense", a estimé M. Mattis.

La coalition internationale est active en Syrie depuis la fin 2014, bombardant des cibles de l'EI et formant des combattants locaux engagés dans des combats au sol contre l'organisation jihadiste.

Mais les succès sur le terrain des troupes du régime syrien, soutenues par Moscou, leur ont permis de s'approcher des zones où opère la coalition.

Le chef du Pentagone a souligné l'importance de maintenir la communication avec la Russie, qui conduit sa propre campagne militaire dans le pays.

Des lignes téléphoniques spéciales entre le centre de commandement des opérations aériennes de la coalition, situé au Qatar, et son équivalent russe doivent permettre un échange d'informations pour éviter des accidents. Elles ont été récemment suspendues par Moscou.

A mesure que la coalition et les troupes de Damas se rapprochent l'une de l'autre, face au recul de l'EI, les choses deviennent toutefois plus risquées.

"Il faut vraiment faire attention avec cela", a dit le Secrétaire à la Défense, "plus vous vous rapprochez, plus cela devient compliqué".

Par ailleurs, M. Mattis a indiqué que les Etats-Unis s'efforceraient de récupérer au moins une partie des équipements militaires fournis aux combattants kurdes qui tentent de reprendre la ville de Raqa, principal bastion de l'EI en Syrie.

"Nous les récupèrerons durant la bataille, nous les réparerons et lorsqu'ils n'auront plus besoin de certaines choses ils les changeront pour des équipements dont ils ont besoin", a élaboré M. Mattis, sans donner davantage de détails.

Washington livre des armes légères, véhicules blindés et armes anti-chars aux milices kurdes syriennes YPG, principale composante des Forces démocratiques syriennes que les Etats-Unis considèrent comme leur allié le plus efficace face à l'EI en Syrie.

Mais cette décision a provoqué la colère d'Ankara, qui considère les YPG comme une organisation terroriste et une menace pour son territoire national.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

France/"Biens mal acquis": fille et gendre du président congolais inculpés

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France/La fille et le gendre du président congolais Denis Sassou-Nguesso ont été inculpés dans l'enquête ouverte depuis 2010 sur l'origine du patrimoine en France de familles de dirigeants africains, a-t-on appris dimanche de sources proches du dossier.

Après le neveu du président, Wilfrid Nguesso, en mars, les juges d'instruction parisiens ont mis en examen, mardi, Julienne Sassou-Nguesso, 50 ans, et son mari Guy Johnson, 53 ans, pour les mêmes faits de "blanchiment de détournement de fonds publics" dans le cadre de l'enquête sur les "biens mal acquis".

Depuis 2010, des juges d'instruction français tentent de déterminer si les fortunes de trois familles présidentielles, celles de feu Omar Bongo (Gabon), de Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et de Teodoro Obiang Nguema (Guinée équatoriale), ont pu être bâties grâce à des deniers publics détournés de ces pays, avec l'aide d'intermédiaires et de sociétés offshores dans les paradis fiscaux.

Le premier procès dit "des biens mal acquis" s'est ouvert lundi dernier devant le tribunal correctionnel de Paris où le fils du président équato-guinéen, Teodorin Obiang, absent à la barre, doit répondre notamment de blanchiment de détournement de fonds publics.

Dans le chapitre congolais, les juges s'interrogent sur l'origine des fonds qui ont permis à Juliette Sassou Nguesso et son époux d'acquérir en 2006, via une société civile immobilière (SCI), un hôtel particulier de la banlieue huppée de Paris, à Neuilly-sur-Seine, comportant sept pièces et piscine intérieure, pour un montant de plus de 3 millions d'euros, selon une source proche du dossier.

D'importants travaux y avaient ensuite été réalisés, entre 2007 et 2011, pour une facture de 5,34 millions d'euros.

Les enquêteurs, qui s'appuient sur des signalements de la cellule de lutte contre le blanchiment du ministère français des Finances, Tracfin, se sont notamment intéressés à des mouvements financiers entre des banques situées à San Marin et des sociétés offshores aux Seychelles, à l'Ile Maurice ou à Hong Kong.

Depuis 2007, plusieurs dizaines de millions d'euros en provenance d'entités publiques du Congo-Brazzaville auraient été transférés sur les comptes de diverses sociétés soupçonnées d'alimenter en partie le train de vie de membres du clan présidentiel, selon une source proche du dossier.

Le gendre du président congolais est également apparu lors des investigations comme le gestionnaire d'une SCI détenant un hôtel particulier dans un arrondissement cossu de Paris et appartenant à la famille d'Omar Bongo, dont l'épouse Edith était la fille aînée du dirigeant congolais.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Le président égyptien ratifie la rétrocession de deux îlots à Ryad

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Le président égyptien ratifie la rétrocession de deux îlots à RyadLe président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a ratifié le transfert à l'Arabie saoudite de deux îlots de la mer Rouge, dernier rebondissement d'une affaire qui suscite de vives protestations depuis des mois, a annoncé samedi le gouvernement.

Cette décision intervient quelques jours après que le Parlement eut approuvé l'accord de rétrocession, qui a fait l'objet d'une longue saga judiciaire avec des jugements contradictoires.

Le gouvernement avait annoncé en avril 2016 un accord sur la rétrocession à Ryad de ces deux îlots inhabités, soulevant une vive controverse dans le pays et des manifestations réprimées par la police.

De nouveaux appels à manifester au cours de la semaine passée ont conduit à des dizaines d'arrestations.

Les deux camps se sont également affrontés devant les tribunaux et plusieurs jugements contradictoires ont été prononcés dans cette affaire.

Le Parlement avait approuvé le 14 juin l'accord de rétrocession à l'issue de trois jours de débats mouvementés, durant lesquels des députés de l'opposition avaient interrompu les séances en scandant des slogans dénonçant la rétrocession des deux îlots.

Mardi, M. Sissi a insisté sur la nécessité de retourner les îlots à leurs "propriétaires".

"Les nations sont gouvernées par des constitutions et des lois (...), et non par des caprices ou des émotions"
, avait-il affirmé, cité par la présidence.

Mercredi, la Haute cour constitutionnelle a suspendu tous les jugements rendus sur la rétrocession, le temps de choisir la juridiction habilitée à juger ce dossier.

Pour certains Egyptiens, les deux îles ont une importance symbolique, liée aux quatre guerres ayant opposé leur pays à Israël. Situées stratégiquement à l'entrée du golfe d'Aqaba, elles permettent de contrôler l'accès au port israélien d'Eilat grâce au détroit de Tiran.

C'est la fermeture de ce détroit par le héraut du panarabisme Gamal Abdel Nasser qui avait précipité la guerre israélo-arabe de 1967, permettant à Israël d'occuper la péninsule du Sinaï, ainsi que les deux îles stratégiques. L'accord de paix de Camp David signé en 1979 par les deux belligérants autorisa l'Egypte à récupérer ses territoires, mais lui interdit d'y installer des troupes.

Les autorités justifient la rétrocession en expliquant que les deux îles, situées près de la pointe sud de la péninsule du Sinaï, appartenaient à l'Arabie saoudite mais que Ryad avait demandé en 1950 au Caire d'en assurer la protection.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Golfe: Riyad et ses alliés adressent leurs revendications au Qatar

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mediaL'Arabie saoudite et ses alliés (Emirats arabes unis, Bahreïn, Egypte et Yémen), qui accusent le Qatar de soutenir le terrorisme, ont transmis à Doha leurs treize conditions pour une sortie de crise. Le Qatar dispose de dix jours pour obtempérer.

La liste de doléances comporte treize requêtes présentées comme indispensables au rétablissement des relations diplomatiques. Il est demandé au Qatar de limiter ses relations diplomatiques avec l'Iran, de fermer sa base militaire turque en cours de construction sur son sol ou encore de rompre ses liens avec plusieurs organisations terroristes comme les Frères musulmans, le groupe Etat islamique, al-Qaïda, le Hezbollah ou encore Fatah al-Cham, l’ex-Front al-Nosra en Syrie.

Les médias sont également visés. Le Qatar est sommé de fermer plusieurs chaines qu'il finance, en particulier la puissante al-Jazeera.

Doha n'a pas encore réagi, mais avait souligné en début de semaine ne pas vouloir négocier avant la levée des sanctions. Le 5 juin, l'Arabie saoudite et ses alliés ont décidé non seulement de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, mais aussi de fermer leurs frontières avec l'émirat, l'accusant de soutenir le terrorisme, ce que nient les autorités qatariennes. Il est aussi reproché à Doha d'être proche de l'Iran, le grand rival de l'Arabie saoudite.

Source : RFI

 

La crise entre le Qatar et ses voisins continue

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[Reportage] La crise entre le Qatar et ses voisins continueÉtudiants, chefs d’entreprises ou citoyens mariés et installés, tous les Qataris installés dans les trois pays du Golfe qui ont coupé tout lien avec le Qatar ont dû quitter Bahreïn, l’Arabie saoudite ou les Emirats.

Ils avaient 14 jours pour rentrer dans leur pays : l’échéance est tombée ce lundi 19 juin. En retour, tous les ressortissants du Bahreïn, de l’Arabie saoudite ou des Emirats avaient aussi 14 jours pour rentrer dans leurs pays.

Cette décision administrative plonge de nombreuses familles dans le désarroi. Le Comité national des droits de l’homme au Qatar a enregistré autant de plaintes en deux semaines que normalement en un an de travail.

Avec notre envoyée spéciale à Doha, Angélique Férat

Ambiance d’effervescence en pleine nuit. Des familles, des individus, sont reçus chaque soir jusque tard dans tous les bureaux du bâtiment. L’un vient parce qu’il ne peut plus atteindre sa ferme d’élevage de chameaux en Arabie saoudite, un autre se plaint que le mariage de sa sœur avec un Saoudien va devoir être annulé. Elle pourrait avoir un visa spécial mais la famille ne pourra pas assister aux célébrations.

Naif, lui, est en 2e année de droit à l’université d’Ajman dans les Emirats. Ou plutôt il l’était jusqu’à la mi-juin. « On a appris par les réseaux sociaux que le gouvernement des Emirats demandait à tous les Qataris de quitter le pays dans un délai de 14 jours, raconte-t-il. C’est un choc, c’était aussi un peu la peur. J’étais dans mon année de diplôme. Aujourd’hui j’ai perdu presque 3 années d’études. Et ça m’a couté beaucoup d’argent pour rien à l’arrivée. »

En parallèle, 13 000 familles vivant au Qatar ont été appelées à rentrer dans leurs pays par les autorités de leur pays. Bahreïn menace d’enlever la nationalité à ceux qui sont restés au Qatar après le 20 juin. L’Arabie saoudite promet la prison. Alors certains ont peur, et tous d’admettre que jamais au grand jamais ils n’auraient pensé que ça irait aussi loin.


Source : RFI

 

 

Arabie saoudite : le roi Salmane nomme son fils Mohammed nouveau prince héritier

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Sur fond de crise du Golfe, le prince Mohammed Ben Salmane est devenu le numéro deux de la monarchie saoudienne. Le trône est désormais accessible à la deuxième génération de la dynastie des Al Saoud.

C’est un changement majeur dans le régime saoudien qui était néanmoins attendu. Le roi Salmane a nommé ce mercredi 22 juin, par décret, son fils, le prince Mohammed, nouveau prince héritier, en remplacement de son cousin, Mohamed Ibn Nayef, qui a été limogé.

Devenu l’homme fort du royaume saoudien après l’accession de son père au trône en janvier 2015, le jeune Mohammed Ben Salmane, âgé de 31 ans, confirme ainsi son ascension fulgurante depuis qu’il a été nommé ministre de la Défense.

En nommant son jeune fils Mohammed prince héritier, le roi ouvre la voie à la deuxième génération de la dynastie des Al-Saoud pour accéder au trône.

Selon le décret royal publié par l’agence officielle Spa, Mohammed Ben Salmane est nommé également vice-Premier ministre tout en gardant ses fonctions de ministre de la Défense.

Le prince Mohammed Ben Nayef, apprécié en Occident pour son action contre l’extrémisme religieux, a été également évincé de ses fonctions de vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, selon la décision du roi.

Cérémonie d’allégeance ce mercredi

Le souverain a nommé par décret le prince Abdel Aziz Ben Saoud Ben Nayef Ben Abdel Aziz Al-Saoud, ministre de l’Intérieur. L’ancien prince héritier a cautionné la nomination de son successeur dans une lettre écrite au roi Salmane, selon un haut responsable saoudien.

Le souverain saoudien a invité les membres de la famille royale et les hauts responsables à se rassembler ce mercredi dans son palais de la Mecque pour faire allégeance au nouveau prince héritier.

Une ascension fulgurante

Mohammed Ben Salmane, qui a une réputation de réformateur, cumulait jusqu’ici plusieurs portefeuilles : ministre de la Défense, deuxième vice-Premier ministre, conseiller spécial du souverain et, surtout, il préside le Conseil des affaires économiques et de développement, organe qui supervise Saudi Aramco, la première compagnie productrice de pétrole au monde.

Sa nomination comme héritier du trône a été cautionnée par 31 des 34 membres du « Conseil d’allégeance », selon la télévision d’État El-Ikhbariya. Ce Conseil a notamment pour rôle de désigner le prince héritier à la majorité de ses membres. Il avait été créé à la suite d’une réforme des modalités de succession introduite en 2006 pour assurer une transition pacifique du pouvoir dans cette monarchie ultraconservatrice du Golfe, première puissance pétrolière mondiale.

Un développement historique

En nommant son fils prince héritier, le roi Salmane a modifié par décret l’ordre de succession, qui était exclusivement réservé aux fils directs du fondateur du royaume, Abdel Aziz, pour l’élargir aux petits fils de ce dernier.

Cela ouvre la voie vers le trône au prince Mohammed ben Salmane – il succédera à son père en cas de vacation du pouvoir – mais aussi à la deuxième génération des Al-Saoud.

Ce développement majeur intervient sur fond de crise profonde entre le Qatar d’une part et l’Arabie saoudite et ses alliés de l’autre, après la rupture le 5 juin des relations avec les autorités de Doha, accusées de soutenir « le terrorisme » et de se rapprocher de l’Iran, rival régional du royaume saoudien.

Source : jeuneafrique.com

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU va voter le soutien à la force africaine anti-jihadiste du G5 Sahel

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Le Conseil de sécurité de l’ONU va voter le soutien à la force africaine anti-jihadiste du G5 Sahel Le Conseil de sécurité des Nations unies doit se prononcer ce mercredi 21 juin sur un projet de résolution qui facilitera la mise en place d’une force militaire africaine dans le Sahel.

Le texte ne prévoit cependant pas de mandat de l’ONU. Les pays formant le G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso) comptent déployer une force anti-jihadiste de 5 000 hommes.

Après plusieurs jours de négociations, la France et les États-Unis sont finalement parvenus à trouver un accord sur la formulation de la résolution qui doit être présentée ce mercredi 21 juin devant le Conseil de sécurité des nations unies.

Le texte, porté par la France, salue le déploiement de la force africaine anti-jihadiste des pays du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso), mais ne prévoit pas que lui soit délivré un mandat de l’ONU.

Imaginée d’abord en 2015, la « force conjointe du G5 Sahel » a réellement été lancée le 6 février dernier, lors du sommet de Bamako. « Nous avons décidé de rendre effective la création d’une force G5 pour lutter contre le terrorisme », avait alors annoncé le président du Niger, Mahamadou Issoufou, qui avait immédiatement insisté sur la volonté du G5 Sahel de « demander une résolution des Nations unies et du Conseil de sécurité pour appuyer la création de cette force. » Une force « dont le mandat régional est de lutter contre le terrorisme, la criminalité transnationale organisée et l’immigration irrégulière ».

Pas de mandat de l’ONU pour le G5 Sahel


La résolution qui doit être présentée ce mercredi 21 juin devant le Conseil de sécurité (à 14h GMT) est donc particulièrement attendue. Il y a deux semaines, un premier projet de résolution, déjà porté par la France, avait été présenté au Conseil de sécurité. Le texte prévoyait alors que le Conseil de sécurité autorise le déploiement de la force africaine sous mandat des Nations unies, lui permettant « d’utiliser tous les moyens nécessaires » pour « combattre le terrorisme, le trafic de drogue et le trafic de personnes ».

Les États-Unis avaient à l’époque posé leur veto. Pour Washington, le projet de résolution était trop imprécis. Surtout, les États-Unis estimaient qu’une simple déclaration du Conseil de sécurité était suffisante. Paris, de son côté, estimait au contraire nécessaire que le soutien du Conseil de sécurité passe par l’adoption d’une résolution, se faisant l’écho de la demande du G5 Sahel et de l’Union africaine.

Le projet de résolution présenté ce mercredi « salue le déploiement » de la force africaine « en vue de ramener la paix et la sécurité dans la région du Sahel ». Mais cette fois, le texte n’évoque pas le Chapitre 7 de la charte des Nations unies, qui autorise l’utilisation de la force.

La voie ouverte à un éventuel financement

Dans la première version du texte retoquée par le Conseil de sécurité, la France demandait également à ce qu’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, soit chargé d’un rapport sur le soutien logistique et financier à apporter. Une demande qui a finalement été abandonnée. Dans le nouveau texte, le Conseil de sécurité demande au secrétaire général de l’ONU de rendre compte des « défis rencontrés et de possibles mesures à prendre en considération ». Une formulation qui ouvre la voie à un éventuel financement de la force conjointe africaine.

« Nous sommes satisfaits d’être parvenus à un accord avec nos amis français », a déclaré à l’Agence France-Presse un porte-parole de la mission américaine à l’ONU. « Le résultat est une résolution saluant le déploiement de troupes venant de cinq pays pour combattre le terrorisme qui a causé tant de souffrances dans la région », a-t-il précisé.

Du côté de la diplomatie française, également, on se félicite d’un texte présenté comme « plus fort en matière de soutien politique », essentiellement du fait de l’adhésion des États-Unis. « Cette résolution enverra le message fort, très fort, que le Conseil de sécurité est uni et ferme face au terrorisme dans le Sahel. Je pense que tout le monde est conscient qu’une telle mission est plus que jamais nécessaire dans cette région », a insisté François Delattre, ambassadeur français aux Nations unies.

Le vote – a priori acquis – du projet de résolution intervient à quelques jours du prochain sommet du G5 Sahel, qui doit se tenir le 2 juillet à Bamako. Il coïncide également avec l’annonce, lundi, d’une participation de l’Union européenne au financement de la force africaine anti-jihadiste au Sahel.

Source : Jeune Afrique

 

 

9 jours après avoir accusé le Qatar de financer le terrorisme, Trump lui vend pour 12 milliards de dollars d’armement

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US AirForce F15 fightersExactement neuf jours après que le président Trump a accusé l’Etat pétrolier du Qatar d’être un financier du terrorisme, les États-Unis ont signé un accord de 12 milliards de dollars pour vendre des dizaines d’avions de chasse F-15 (photo) à ce pays du Golfe.

L’accord avec le Pentagone ajoute à la confusion croissante au sujet de la position de la diplomatie américaine dans la crise que traverse le Golfe actuellement.

Depuis la semaine dernière, le Qatar fait l’objet d’un boycott à la fois diplomatique et économique de la part de l’Arabie Saoudite et de ses alliés régionaux (les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et le Yémen), au motif que Doha serait le financier de groupes terroristes divers, y compris Al-Qaïda, l’Etat islamique et le Hamas. Les Qataris résidant dans ces cinq pays ont été priés d’en partir dans les deux semaines, et les ressortissants de ces pays se trouvant au Qatar ont été priés de le quitter.

C’est surtout le président Trump qui a accusé le Qatar d’avoir des liens avec des groupes terroristes. James Mattis, son ministre de la Défense, et Rex Tillerson, son ministre des Affaires étrangères, ont adopté une position plus nuancée.

La plus grande base aérienne des États-Unis au Moyen-Orient se trouve au Qatar. Le Qatar est aussi le centre de commandement pour les opérations militaires américaines dans la région.

D’après un porte-parole de l’émirat, ce contrat est « la preuve que les Etats-Unis sont en effet de notre côté, ce dont nous n’avions jamais douté. »

Source : L’Express (France)

 

Pour éviter la pénurie, le Qatar se tourne vers les produits turcs et iraniens

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mediaL’Iran a envoyé plusieurs centaines de tonnes de nourriture au Qatar par voie maritime et aérienne. Le Qatar importait 80 à 90% de ses denrées alimentaires de l’Arabie saoudite et des Emirats Arabes Unis. Seulement, depuis le blocus décidé par les voisins, le pays se tourne maintenant vers de nouveaux partenaires pour éviter la pénurie. Les produits turcs et iraniens font leur entrée sur le marché national.

En attendant les produits iraniens, comme si de rien n’était, les produits saoudiens disparaissent peu à peu des rayons des supermarchés pour laisser place à des produits turcs. Mais dans certaines localités, ce nouvel arrivage a été largement mis en valeur.

D’après les grandes surfaces, l’approvisionnement sera ininterrompu et suffisant pour répondre à la demande des consommateurs. Il y aurait même excédent.

Pour les accompagner justement, le ministère qatarien de l’Economie et du Commerce a mis en ligne un lexique avec les terminologies des principales denrées alimentaires et leur traduction en plusieurs langues. On y trouve par exemple les mots lait, œuf, yaourt ou encore les abréviations pour la date de péremption et la date de production.

Des employés de centres commerciaux indiquent que le lait turc est même moins cher que le lait du prédécesseur si ce n’est le moins cher en comparaison avec les autres marques que l’on peut trouver au Qatar.

Enfin, c’est une bonne occasion pour le pays de promouvoir ses produits locaux sous le label « National Products ». La municipalité de Doha encourage à acheter qatarien pour soutenir les producteurs.


Le défi de la sécurité alimentaire

Fortement dépendant des importations pour répondre aux besoins alimentaires de ses habitants, la sécurité alimentaire fait partie depuis des années des priorités nationales du pays.

Le Qatar a beau être un des pays les plus riches grâce au gaz et au pétrole, il a toujours la hantise de manquer de vivres. C'est que privé par la nature d'eau, y produire de la nourriture est une gageure.

Conséquences : le pays dépend à 90% des importations. Une faiblesse structurelle qu'il tente de surmonter depuis de longues années avec un plan audacieux lancé par le Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, le père de l'actuel émir Tamim.

Le plan vise l'autosuffisance : répondre d'ici 2030 à 60 % des besoins alimentaires de la population, en développant une agriculture durable qui s'appuie sur les systèmes de dessalement de l'eau, l'énergie solaire et des techniques agricoles de pointe.

Mais cela ne va pas assez vite. Doha a mis en place un fonds souverain doté d'un milliard de dollars. Il achète des terres arables et investit dans des fermes en Australie, au Brésil et en Afrique de l'Est notamment. C'est le cas aussi en Turquie, un pays qui avec l'Iran vole aujourd'hui au secours du Qatar.

L'émirat parvient bon an mal an à diversifier ses sources d'approvisionnement, mais est encore loin de répondre par lui-même aux besoins alimentaires de ses 2,5 millions d'habita

Source : RFI