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Politique dans le Monde

Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité: "Jérusalem restera la capitale de la Palestine"

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Ahed Tamimi à la Fête de l'Humanité: "Jérusalem restera la capitale de la Palestine": la jeune Ahed Tamimi, devenue icône de la résistance palestinienne à l'occupation israélienne après avoir passé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats, était invitée dimanche à la Fête de l'Humanité à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

Après avoir arpenté pendant trois jours les allées et les stands de ce festival qui fermait ses portes dimanche, la jeune femme de 17 ans a pris la parole devant des milliers de personnes amassées devant la grande scène.

"Je veux dire à Trump que Jérusalem restera la capitale de la Palestine", a lancé dimanche après-midi Ahed Tamimi, en référence à la décision du président américain d'y déménager l'ambassade des États-Unis depuis Tel Aviv.

"Les réfugiés palestiniens, nous n'avons pas besoin de l'argent des Américains mais de retourner sur notre terre" et retrouver "notre dignité", a-t-elle ajouté. "Nous devons être unis face à l'occupation", a-t-elle plaidé.

"Quand tu es un jeune Palestinien qui a 17 ans aujourd'hui, tu subis quotidiennement les pratiques de l'occupation israélienne", a témoigné la jeune militante, expliquant que "même les enfants palestiniens sont arrêtés aux checkpoints israéliens et contrôlés".

Pour autant, "le peuple palestinien, nous ne sommes pas des victimes, nous sommes des combattants pour la liberté", a dit Ahed Tamimi.


Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Robert Moulié nommé ambassadeur en Mauritanie

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Robert Moulié nommé ambassadeur en MauritaniePar décret paru ce jeudi, Robert Moulié est nommé ambassadeur en Mauritanie en remplacement de Joël Meyer.

Cet énarque, conseiller des affaires étrangères hors classe, est un spécialiste des affaires budgétaires. Hormis un poste de premier conseiller à Ottawa, Robert Moulié a surtout servi en administration centrale d’abord au ministère de la Coopération puis au Quai d’Orsay.

Source : Mondafrique

 

Maroc-France : le ministre Jean-Yves Le Drian reporte son déplacement à Rabat

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Le ministre français des Affaires étrangères était attendu à Rabat le lundi 10 septembre. Le voyage a été reporté, et ce alors que des indices pointent vers un refroidissement des relations entre les deux pays.

Sur le site du ministère français des Affaires étrangères, la journée du lundi 10 septembre du ministre Jean-Yves Le Drian n’apparaît plus dans l’agenda. Un déplacement était pourtant prévu au Maroc. « La visite au Maroc du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, prévue le lundi 10 septembre 2018, a été reportée à une date ultérieure pour des raisons d’agenda. Le ministre et son homologue marocain se sont entendus pour se voir dans les meilleurs délais », précise à Jeune Afrique le ministère.

S’il ne s’agit pas encore de tirer des conclusions trop hâtives, deux affaires, d’ordre judiciaire, pourraient être à l’origine d’un coup de froid entre Rabat et Paris. Et ce alors que le président français Emmanuel Macron est attendu en visite d’État d’ici le premier trimestre 2019.

Deux affaires judiciaires

Le premier différend concerne l’affaire Thomas Gallay. Le 11 août, la mère de ce Français condamné en 2017 à quatre ans de prison au Maroc pour financement du terrorisme, a été reçue par le président français Emmanuel Macron. Ce dernier lui a alors promis de s’occuper personnellement du dossier. La défense et les proches de Thomas Gallay assurent qu’il a été condamné sur la base de faux aveux. Les autorités marocaines, elles, démentent formellement.

L’autre affaire concerne la récente demande de la justice française d’entendre des journalistes marocains à la suite d’une plainte pour « injure » déposée par Mustapha Adib. Cet ancien officier des Forces armées royales (FAR), qui réside en France, a été condamné à de la prison ferme à l’orée des années 2000 pour avoir, selon lui,  dénoncé des affaires de corruption au sein de l’armée.

Parmi les personnes que la justice française aimerait entendre, se trouve Habib El Malki, le président de la Chambre des représentants. Ce leader bien connu de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) est le directeur de publication du groupe de presse de son parti, qui édite les quotidiens Libération et Al Ittihad Al Ichtiraki.

Ces événements surviennent alors que du côté marocain, certaines voix évoquent des dysfonctionnements au sein de la coopération sécuritaire. En mars dernier, le chef du Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ), le puissant Abdelhak Khiame, s’étonnait par exemple dans un entretien à l’agence Associated Press que Paris n’ait pas alerté le Maroc du comportement de Radouane Lakdim. Ce Français natif du Maroc est l’auteur de l’attaque terroriste qui a fait quatre morts dans le sud de la France.

Le précédent de 2014

Si les observateurs scrutent l’évolution des deux affaires, c’est qu’en 2014, Rabat et Paris se sont brouillées suite au dépôt d’une plainte contre un haut responsable marocain pour « complicité de torture », déposée par l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), au nom d’un militant favorable à l’indépendance du Sahara occidental.

Des policiers français s’étaient ainsi rendus à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Paris pour notifier au patron de l’antiterrorisme marocain, Abdellatif Hammouchi, une convocation émise par un juge. Une longue et concrète crise diplomatique s’en était suivie.

Source : Jeuneafrique.com

 

Les Etats-Unis vont fermer la mission palestinienne à Washington, selon l'OLP

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Les Etats-Unis ont notifié à la direction palestinienne leur décision de fermer la mission palestinienne à Washington, a annoncé lundi le haut responsable Saëb Erekat, dénonçant une "dangereuse escalade" dans les mesures de rétorsion américaines.

Cette décision est la dernière en date d'une série de mesures prises par l'administration du président Donald Trump contre la direction palestinienne qui a elle gelé les relations avec les officiels américains depuis la reconnaissance unilatérale, en décembre 2017 par les Etats-Unis, de Jérusalem comme capitale d'Israël.

"Un responsable américain nous a notifié la décision de fermer la mission palestinienne aux Etats-Unis", a dit dans un communiqué le numéro deux de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"Il s'agit là d'une nouvelle illustration de la politique de châtiment collectif pratiquée par l'administration Trump contre le peuple palestinien, auquel elle a déjà coupé l'aide financière pour des services humanitaires, y compris dans les secteurs de la santé et de l'éducation", a-t-il dit.

"Cette dangereuse escalade montre bien que les Etats-Unis cherchent à démanteler le système international pour couvrir les crimes israéliens", a-t-il ajouté.

L'OLP du président palestinien Mahmoud Abbas est vue par la communauté internationale comme l'organisation représentant le peuple palestinien, et elle chapeaute l'Autorité palestinienne.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

L’ambassadrice de France au Mali rappelée prématurément

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L’ambassadrice de France au Mali rappelée prématurémentSelon les informations du « Monde Afrique », Evelyne Decorps devrait être remplacée par Joël Meyer, actuellement en poste en Mauritanie. Grand remue-ménage post-électoral à l’ambassade de France au Mali.

Alors que les nominations se font en théorie pour trois ans, l’ambassadrice Evelyne Decorps a été, selon les informations du Monde Afrique, rappelée à Paris après seulement deux années passées à Bamako.

La décision a été prise au début de l’été, mais la diplomate a été maintenue en fonction pour assurer le suivi du processus électoral ayant abouti à la réélection, contestée par l’opposition, du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) en août. Son retour en France devrait intervenir courant septembre. Faut-il voir dans ce rappel une victoire du chef de l’Etat malien, avec qui les relations ont parfois été difficiles ? Pas forcément.

Selon nos informations, la mesure a été prise à Paris dans l’optique, dit-on, « d’incarner un nouveau départ, une nouvelle volonté française au moment où IBK entame un nouveau mandat ». En somme, une « nouvelle narration » – un concept cher à Emmanuel Macron –, quand le président français espère obtenir des résultats rapides au Mali alors que l’accord de paix signé en 2015 peine à être appliqué, que les groupes djihadistes démontrent quasi quotidiennement leur résilience et que l’analyse d’un enlisement des soldats français de l’opération « Barkhane » se renforce.

Siège éjectable

Depuis six mois environ, des rumeurs circulaient à Bamako sur le remplacement de Mme Decorps, bien moins en phase avec la présidence malienne que ne l’était son prédécesseur, Gilles Huberson. Si son travail est salué par ses collègues – certains n’hésitant pas à parler d’un rappel « dégueulasse alors que rien ne pouvait lui être reproché » –, l’ambassadrice aurait aussi eu quelques frictions avec des officiers français. Ont-ils milité pour son départ avant d’entamer « un automne mouvementé », comme cela se murmure au Mali ? La question reste entière.

Personnalité élégante et subtile, tout à la fois franche en privé et mesurée en public, Evelyne Decorps avait occupé entre 2013 et 2016 les fonctions d’ambassadrice au Tchad, un autre poste stratégique au Sahel, où les questions militaires et diplomatiques sont étroitement liées – N’Djamena abritant notamment le poste de commandement pour les 4 500 soldats de l’opération « Barkhane ».

Selon nos informations, Mme Decorps devrait être remplacée par Joël Meyer, l’actuel ambassadeur de France en Mauritanie. Afin que son départ ne soit pas interprété comme une sanction, de hautes fonctions dans l’administration publique lui ont été proposées pour la suite de sa carrière.

Quoi qu’il en soit, le fauteuil d’ambassadeur de France au Mali confirme son statut de siège éjectable. Des trois derniers titulaires, seul M. Huberson a été maintenu pendant trois ans. Son prédécesseur, Christian Rouyer, avait été débarqué en 2013 par Laurent Fabius, le ministre des affaires étrangères de l’époque, alors que le gros de l’offensive contre les groupes djihadistes qui occupaient le nord du pays venait à peine de s’achever. Paris pensait alors réduire très rapidement le nombre de ses soldats déployés dans la zone.

Par Cyril Bensimon

Source : Le Monde (France)

 

Cyber-espionnage : « Les Émirats collaborent avec des sociétés israéliennes depuis au moins dix ans »

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L'affaire de la mise sur écoute de certains dirigeants du Qatar par les Émirats arabes unis, via une société israélienne, n'impactera pas à l'avenir leur usage des cybertechnologies, selon Andreas Krieg, spécialiste des questions de sécurité, qui décrypte la politique émiratie en la matière.

Le New York Times a révélé fin août comment les Émirats arabes unis, via une société de cyber-espionnage israélienne, NSO Group, ont placé sur écoute plusieurs citoyens émiratis, ainsi que de nombreux membres de la famille régnante du Qatar, dont l’émir lui-même, sans oublier Mutaib Bin Abdulaziz Al Saoud, rival potentiel de Mohamed Ben Salmane avant la désignation de ce dernier comme prince héritier en 2015.

Andreas Krieg, spécialiste des questions militaires et de sécurité au Moyen-Orient au King’s College de Londres, décrypte pour JA les dessous de l’affaire.

De quand datent ces liens « contre-nature » entre les Émirats et des entreprises israéliennes ?

Les Émirats ont depuis longtemps investi dans la cyber-sécurité et collaborent avec des sociétés israéliennes depuis au moins dix ans. Des entreprises comme NSO sont des poids lourds du marché du cyber-espionnage, de la subversion et du sabotage. Et depuis les Printemps arabes, les Émirats se sont transformés en un État obsédé par la crainte de la dissidence intérieure et des troubles populaires. En tant qu’État policier, les Émirats ont simplement recruté les meilleurs pour parvenir à pénétrer en profondeur la vie privée de ses citoyens.

Les Émirats ne se montreront pas plus gênés à l’avenir, tant c’est un outil puissant d’infiltration et d’influence cachée

Peut-on imaginer que Mohamed Ben Salmane soit complice de la mise sur écoute de son cousin et rival Mutaib ?

Les Émirats font depuis longtemps un usage agressif des cybertechnologies. Récemment, ils ont hacké l’Agence de presse du Qatar pour légitimer les mesures prises contre leur voisin. Il est plausible que les Émirats offrent de tels services à leurs agents et partenaires. Dans le cas de l’espionnage du prince saoudien, il paraît hautement probable que Mohamed Ibn Zayed ait voulu montrer à son protégé Mohamed Ben Salmane qu’il pouvait l’aider. Les Émirats ne se sont jamais gênés d’avoir recours au cyber-espionnage vis-à-vis de leurs voisins et citoyens. Et ils ne se montreront pas plus gênés à l’avenir, tant c’est un outil puissant d’infiltration et d’influence cachée.

NSO n’aurait jamais pu travailler avec les Émirats sans la permission du gouvernement israélien

Quels sont les liens entre NSO et le gouvernement israélien ?

Le développement du secteur high-tech israélien est très fortement lié à l’industrie de la défense israélienne, en particulier celui des technologies de l’information. NSO recrute d’anciens spécialistes de la sécurité d’Israël et maintient d’étroites relations avec le gouvernement. Il s’agit d’une politique délibérée où secteur privé et public partagent informations et équipes. NSO n’aurait jamais pu travailler avec les Émirats sans la permission du gouvernement israélien. Et je suis convaincu que ce partage d’informations avec Israël, qu’il soit volontaire ou non, rend vulnérable les Émirats.

Ce partage peut-il s’analyser à la lumière du rapprochement politique entre les deux pays ?

Mohamed Ibn Zayed et le gouvernement de Benyamin Netanyahou partagent un agenda commun. Ils partagent la peur et la haine de quelque forme d’activisme civil islamique que ce soit. Ils voient tous deux l’islamisme comme la plus grave menace dans la région. En termes d’intérêts et de valeurs, Israël et les Émirats de Mohamed Ibn Zayed ont beaucoup en commun.

Je présume que le gouvernement saoudien actuel a largement bénéficié de ce cyber-espionnage

Comment ceux qui ont été mis sur écoute, et notamment les officiels qataris, peuvent-ils riposter ?

Je ne crois pas que les cibles puissent faire quoi que ce soit. Le cyber-espionnage et le hacking vont de paire avec le déni des responsables. Et c’est pratiquement impossible à tracer, par conséquent il est compliqué d’imaginer une action en justice contre les Émirats. Et je présume que le gouvernement saoudien actuel a largement bénéficié de ce cyber-espionnage. D’ailleurs il perçoit Mohamed Ibn Zayed comme un grand frère, non comme un ennemi.

Source : jeuneafrique.com

 

Chine-Afrique: 60 milliards d’investissements promis par Pékin

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Avec 54 délégations du continent, des dirigeants de l'ONU et de l'Union africaine, le 3e Forum de coopération entre l'Afrique et la Chine s'est ouvert à Pékin. Un rendez-vous pour consacrer la coopération économique entre le géant asiatique et l'Afrique. La Chine est aujourd’hui, en effet, le premier partenaire commercial du continent.

Le président chinois Xi Jinping a ouvert le bal avec de nouvelles promesses. Soixante milliards de dollars d’investissements ont été promis par la Chine, ce qui est considérable.

Mais il faut relativiser, ce ne sont pour l’instant que des annonces qui ne seront pas forcément toutes concrétisées. Néanmoins l’intention est bien là : la Chine veut continuer à investir massivement en Afrique, notamment dans le cadre des nouvelles routes de la soie, son grand projet diplomatico-économique.

Or les critiques montent au sujet du risque de surendettement de certains pays africains vis-à-vis de la Chine. Conscient de ces critiques, le président chinois Xi Jinping a voulu rassurer. Il a déclaré : « Les investissements chinois en Afrique viennent sans aucune condition politique. La Chine ne s’immisce pas dans les affaires intérieures de l’Afrique et ne lui impose pas sa volonté ».

Il a aussi promis que la dette de certains pays, les moins avancés, les plus en difficulté, serait en partie annulée. Il a reconnu en creux certaines erreurs liées aux projets, insistant sur la nécessité de s’assurer de la viabilité commerciale de tous les projets, autrement dit éviter certains projets inutiles, ceux qui servent surtout à faire tourner les entreprises chinoises.

Des dirigeants africains au diapason

Dans ce genre de grande réunion internationale, on ne s’attend pas à des critiques acerbes. Les dirigeants africains qui se sont exprimés sont apparus au diapason de la Chine. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa a par exemple dénoncé l’étiquette de néocolonialisme collée aux projets chinois, notamment par la presse occidentale.

En marge du sommet, Paul Kagame, le dirigeant rwandais qui occupe actuellement la présidence tournante de l’Union africaine, a renvoyé la balle dans le camp des pays occidentaux qui critiquent les investissements chinois. Il a déclaré : « Une autre facette de la question, c’est que ceux qui critiquent la Chine sur la dette donnent trop peu ».

Source : RFI

 

Les émissaires de Trump auraient proposé aux Palestiniens une confédération avec la Jordanie

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Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le 15 août à Ramallah.La solution au conflit israélo-palestinien passe-t-elle la constitution d’une confédération entre la Jordanie et la Palestine ? C’est en tout cas ce qu’ont proposé au président palestinien Mahmoud Abbas de hauts responsables américains travaillant à un plan de paix au Proche-Orient.

La discussion a été rapportée à l’Agence France-presse (AFP) par Hagit Ofran, militante de l’ONG israélienne la Paix Maintenant, qui tient elle-même l’information du récit qu’en a fait Mahmoud Abbas lors d’une réunion récente à Ramallah. Les hauts responsables américains ayant fait cette suggestion seraient le conseiller et gendre de Donald Trump, Jared Kushner, et l’émissaire spécial du président américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt.

Selon Hagit Ofran, Mahmoud Abbas leur aurait répondu qu’il était intéressé par l’idée d’une confédération, mais uniquement si Israël en faisait également partie. Une manière de décliner, car l’Etat hébreu n’acceptera jamais une telle configuration, a-t-elle ajouté.

Un moyen d’éviter la création d’un Etat palestinien

Aucun détail n’a filtré concernant la date de cet entretien entre M. Abbas et les conseillers américains, l’Autorité palestinienne ayant officiellement coupé tout contact avec la Maison blanche depuis l’annonce par Donald Trump, en décembre 2017, de la reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Le bureau de M. Abbas a confirmé la tenue de la réunion dimanche avec les militants israéliens pour la paix, mais pas les propos qui ont été tenus sur la proposition d’une confédération avec la Jordanie.

Une partie de la droite israélienne voit dans l’établissement d’une confédération palestino-jordanienne un moyen d’éviter la création d’un Etat palestinien indépendant et de se décharger de toute responsabilité envers les 3,5 millions de Palestiniens vivant actuellement en Cisjordanie, un territoire occupé militairement par Israël.

Source : Le Monde (France)

 

Brésil: pas de troisième mandat pour Lula

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mediaLe tribunal électoral a invalidé vendredi 31 août la candidature de l'ancien président qui purge depuis avril une peine de douze ans de prison pour corruption. Election présidentielle dont il était pourtant le grand favori.

L’ancien président a perdu la partie. Au terme d’une session marathon qui s’est prolongée dans la nuit, le Tribunal supérieur électoral (TSE) a finalement rejeté sa candidature à la présidentielle d’octobre. Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, emprisonné pour corruption et blanchiment d'argent, ne pourra pas une troisième fois briguer la présidence.

Score serré

Le score fut serré : quatre juges sur sept ont décidé d'invalider la candidature. Ses avocats ont pourtant invoqué une déclaration récente du comité des droits de l’homme de l’ONU, qui a réclamé le rétablissement de ses droits politiques, en dépit de sa condamnation pour corruption et blanchiment d’argent. Mais la majorité a finalement penché en faveur de l’accusation.

Lula est en prison depuis près de cinq mois, mais il demeure en tête des sondages. Il était crédité dans les enquêtes d'opinion de 39% des intentions de vote des Brésiliens, huit ans après son départ avec un taux de popularité record.

« Acte de violence »

Il peut encore faire appel de la décision de la cour, mais le verdict s’applique immédiatement. Son colistier Fernando Haddad va maintenant le remplacer pour devenir le candidat officiel du parti des Travailleurs, mais il est loin d’avoir le charisme de l’ancien président.

Le parti des Travailleurs de Lula a publié un communiqué qui évoque « un acte de violence » contre le chef de file de la gauche brésilienne. Le PT affirme qu’il « continuera à lutter par tous les moyens pour garantir sa candidature ». Le parti va faire appel, mais la condamnation est applicable immédiatement, et les vidéos Lula ne pourront pas apparaître durant la campagne électorale de son remplaçant.

L’ancienne ministre de Lula, Marina Silva, a été la première candidate a réagir à la décision du Tribunal : elle prend acte de cette décision, en affirmant que le processus électoral pourra maintenant suivre son cours.

Source : RFI

 

 

Démission de Nicolas Hulot: une bombe dans la classe politique française

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mediaLe ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé ce mardi 28 août 2018 qu'il quittait le gouvernement, pour ne plus se résigner à une politique des « petits pas » insuffisante face aux enjeux environnementaux. Les réactions n'ont pas tardé ; beaucoup attendaient que l'ancien animateur et producteur de télévision se retire. Le Premier ministre va proposer des pistes de remplacement au président « dans les jours qui viennent ».

« J'espère que cette décision qui est lourde, qui me bouleverse, qui mûrit depuis de longs mois, ne profitera pas à des joutes ou à des récupérations politiciennes », a expliqué Nicolas Hulot ce mardi, au moment d'annoncer sa démission. Un vœu pieux, tant son départ avait été prophétisé depuis un an.

« La voix de Macron sur l’écologie était EDF et Stéphane Travert, le départ de Nicolas Hulot est la conséquence de l’absence de politique écologique de ce gouvernement. Nicolas Hulot essayait de convaincre mais n’était pas entendu, il refuse de servir de caution et il a raison », a réagi ce mardi sur Twitter Yannick Jadot, tête de liste Europe écologie-Les Verts aux européennes.

« Cette démission est le reflet des conséquences des ambiguïtés des politiques de Macron (...) Je pense que cette démission est le reflet d’une rentrée très difficile pour Emmanuel Macron (...) Je peux comprendre qu’il se sente trahi, comme aujourd’hui pas mal de Français, par des promesses fortes qui avaient été faites et le sentiment qu’à l’arrivée elles ne sont pas tenues », estime pour sa part le numéro un du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez.

« Macron cherche à tout concilier sans jamais trancher. Comme à l'arrivée, tout semble être "en même temps", bah le résultat c'est qu'il perd des personnalités comme ça

Laurent Wauquiez, président du parti Les Républicains ».

« La démission de Nicolas Hulot fonctionne comme un vote de censure contre Macron »

« Ne plus mentir, ne plus se mentir. Nicolas Hulot nous parle d’une trahison. Celle d’un pouvoir qui a abandonné toute référence au progressisme et à l’écologie. Les masques sont tombés un à un. A la gauche de relever le drapeau d’un nouveau modèle de développement », plaide, de l'autre côté de l'échiquier, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

« La démission de Nicolas Hulot fonctionne comme un vote de censure contre Macron. Il confirme le diagnostic de mon discours de samedi. La macronie commence sa décomposition », écrit pour sa part la tête de file du mouvement La France insoumise et ancien candidat à la présidentielle face à Emmanuel Macron, le député Jean-Luc Mélenchon.

« Cette démission est un aveu, un coup de tonnerre en cette rentrée politique. Et je crois que la motivation qu'il a déclinée sur France inter ce matin donne du grain à moudre à ce que nous défendons depuis un moment », Clémentine Autain, députée La France i soumise.

Nicolas Hulot aura apporté de l'eau au moulin de ceux qui dénoncent la surreprésentation des lobbyistes dans les cercles de pouvoir en France. En cause : la présence de Thierry Coste, conseiller politique de la Fédération nationale des chasseurs de France (FNC), lors d'une réunion importante lundi à l'Elysée. Elle a « achevé » de le convaincre, explique le ministre démissionnaire. « J'ai dit frontalement qu'il n'avait rien à faire là », relate-t-il.

« Je n'y crois plus. Pas en l'état. Pas dans ce mode de fonctionnement. Pas tant que l'opposition ne sera pas capable de se hisser au-dessus des querelles habituelles pour se retrouver sur un sujet qui est un enjeu supérieur, Nicolas Hulot, ministre démissionnaire de la Transition écologique et solidaire »

Edouard Philippe fera des propositions à Macron « dans les prochains jours »

« Je regrette son départ, je regrette surtout qu'on ne puisse pas mettre en valeur tout ce qu'il a accompli pendant (...) les 14 mois qui se sont écoulés depuis son entrée au gouvernement », a pour sa part déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. « Il n'a pas gagné tous ses arbitrages mais c'est le lot des ministres (...) Il faut parfois savoir faire des accords et se dire que le petit pas qu'on a réalisé aujourd'hui permettra demain de faire un plus grand pas encore. »

« Je respecte la décision de Nicolas Hulot, même si je la regrette, a déclaré le président de l'Assemblée nationale, l'ancien écologiste François de Rugy. Je salue son action depuis 15 mois au sein du gouvernement pour enclencher des transformations écologiques profondes : plus que jamais, celles-ci doivent être accomplies avec engagement, persévérance et détermination. »

Devant la presse, le Premier ministre a assuré que « la détermination du gouvernement est totale à (...) prendre en compte cette transition écologique, cette transformation climatique ». « J'aurai l'occasion au cours des jours qui viennent de faire des propositions au président de la République pour prendre en compte cette démission et lui proposer des suggestions s'agissant de la composition du gouvernement », a ajouté M. Philippe, qui a « aimé travailler avec lui ».

« J'aurais aimé qu'il reste, parce qu'il apportait sa voix, sa conviction particulière (...) Est-ce qu'on fait la révolution environnementale en une année? La réponse est non. Et moi je préfère les petits pas au surplace »

« Le bilan de ce gouvernement en matière d'environnement est le meilleur »

« Je suis impressionné par sa hauteur de vue et la noblesse de sa démarche. J’espère qu’au-delà du buzz politique inévitable, cette décision nous incitera tous à réfléchir et à changer », écrit l'ancien Premier ministre Alain Juppé, qui avait fait de l'environnement l'un de ses chevaux de bataille par le passé.

Ce mardi, l'Elysée a pris « acte » de la démission de Nicolas Hulot auprès de l'Agence France-Presse, estimant que le désormais ex-ministre pouvait être « fier de son bilan ». « La détermination reste totale pour poursuivre dans la même direction et avec le même niveau d'ambition », informe la présidence, qui précise que le remaniement n'aura pas lieu « dans l'immédiat ».

« En 14 mois, le bilan de ce gouvernement en matière d'environnement est le meilleur depuis de nombreuses années », défend un membre de l'entourage du chef de l'Etat sur l'AFP. Et de citer le retrait programmé des centrales à charbon ou de la centrale nucléaire de Fessenheim, l'arrêt du projet controversé d'aéroport de Notre-Dame des Landes, le dossier du glyphosate ou la promotion de l'alimentation bio.

Source : RFI

 

L'ONU et les Etats-Unis se souviennent de Kofi Annan

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mediaL’ancien secrétaire général de l’ONU Kofi Annan s’est éteint samedi 18 août 2018 à l'âge de 80 ans. A la tête de l’organisation entre 1997 et 2006, il était devenu le visage des Nations unies à travers le monde. Le diplomate ghanéen avait vu son action en faveur des droits de l'homme récompensée par le prix Nobel de la paix en 2001. Il laisse le souvenir d'une personnalité charismatique et encore très respectée au siège de l'ONU à New York et aux Etats-Unis.

Au siège des Nations unies, les drapeaux resteront en berne pendant trois jours pour honorer la mémoire de l'ancien secrétaire général. « En ces temps éprouvants, il n'a jamais cessé de donner vie aux valeurs de la Charte des Nations unies », déclare son actuel successeur António Guterres.

Une gerbe de fleurs a été déposée sous le portrait de Kofi Annan, accroché dans le hall d’entrée du siège. Les mains croisées, le regard calme et déterminé, l’ancien chef de l’ONU renvoie l’image qu’il s’est forgé au cours de sa longue carrière diplomatique : celle d’un sage, d’un combattant pour la paix, inlassable défenseur des droits de l’homme et du multilatéralisme.

Il a dirigé l'ONU durant la deuxième guerre d'Irak

« Le personnage avait certes ses zones d’ombre et ses détracteurs : ceux qui l’accusaient notamment d’inaction lors du génocide rwandais ou du massacre de Srebrenica, en ex-Yougoslavie à l’époque où il dirigeait les casques bleus. Mais Annan faisait l’unanimité auprès de ceux qui l’avaient côtoyé pendant ses années à New York », rapporte notre correspondant à New York, Daniel Hoffman.

En octobre dernier, Kofi Annan s’était rendu une dernière fois dans la ville pour présenter un rapport sur la crise des Rohingyas en Birmanie. Il était apparu affaibli, mais résolu à poursuivre jusqu’au bout l’engagement d’une vie en faveur du dialogue et de la diplomatie.

Barack Obama salue son intégrité

Aux Etats-Unis justement, les hommages se multiplient. « Kofi Anan a contribué à motiver et inspirer la prochaine génération de leader », dit Barack Obama, qui salue « son intégrité, sa détermination, son optimisme et son sens de notre humanité partagée ».

«  Avec ses deux mandats de 1997 à 2007, Kofi Annan a dirigé l'ONU pendant la guerre en Irak. A Washington, le prix Nobel de la paix avait particulièrement irrité l'administration néo conservatrice en déclarant illégale l'invasion américaine de 2003 et en pointant l'échec américain à résoudre le problème collectivement », rappelle notre correspondant aux Etats-Unis, Eric de Salve.

« Sa voix et son expérience vont manquer partout dans le monde », déclare aujourd'hui l'ancien président George W. Bush. Pas de réaction en revanche de la Maison Blanche. Au nom de l'actuelle administration américaine, seule Nikki Haley salue « une vie à faire du monde un endroit plus pacifique. Kofi Anan a œuvré inlassablement pour nous unir », dit l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU.


■  Les diplomates auprès de l’ONU réagissent

Ancien ministre algérien des Affaires étrangères, le diplomate Lakhdar Brahimi a travaillé pendant de longues années avec Kofi Annan. Il fut un proche conseillé et à plusieurs reprises envoyé spécial de l'ONU sur des conflits internationaux épineux, comme en Afghanistan. « Quand il a critiqué les Etats-Unis, c’est à la fin de son deuxième mandat. Je crois que c’était la BBC qui lui avait demandé si l’invasion de l’Irak était légale du point de vue du droit international et il a dit non. Il faisait très attention, il avait de bonnes relations mais il savait être ferme. Vous savez, à un certain moment, nous sommes allés en Irak. C’était en 1998 et les Américains ne voulaient pas qu’il y aille. Il leur a dit très gentiment que c’était quand même son devoir d’y aller. Donc, oui, il a résisté aux pays membres permanents du Conseil de sécurité, tour à tour, aux uns et aux autres. Mais il le fait toujours avec une très grande élégance, un respect énorme pour tout le monde. »

Ancienne ministre française de la Culture, Audrey Azoulay est aujourd'hui directrice générale de l'Unesco, l'organisation des Nations unies pour la culture, l'éducation et les sciences. « J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec lui très récemment. On a parlé de la situation politique. Il s’était exprimé en fin d’année dernière en regrettant le départ annoncé d’Israël et des Etats-Unis de l’Unesco en enjoignant ces pays à réviser leur position. Je crois que c’est un homme qui a incarné, symbolisé l’engagement multilatéral, un multilatéralisme moderne. Et il a fait tout au long de sa carrière qu’il a passée dans ses différentes fonctions au service de la communauté internationale avec une grande rigueur, un grand engagement, de la lucidité parce qu’il a aussi connu des difficultés. Et malgré ces difficultés, il avait toujours un espoir dans cette intelligence collective que sont les Nations unies. »

Ancien diplomate français, l'ambassadeur Jean-Marc de la Sablière a représenté la France au Conseil de sécurité de l'ONU de 2002 à 2007, à l'époque du second mandat de Kofi Annan. « Je pense qu’il était très marqué bien sûr par ses origines africaines, mais aussi par son passage au HCR (Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés), par le fait qu’il a été très longtemps aux Nations unies. Je pense et je l’ai écrit que le fait qu’il ait fait des études aux Etats-Unis l’avait aussi influencé. J’ai toujours vu chez cet homme quelqu’un qui est un grand démocrate. Il était à la fois africain, c’est l’ensemble du monde qu’il incarnait très bien, mais certainement ses origines africaines. C’est un ami, c’est un homme pour lequel j’avais beaucoup, beaucoup de respect. »

Source : RFI

 

La Colombie reconnaît officiellement l’Etat de Palestine

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media La Colombie a officiellement reconnu l’Etat de Palestine. La décision a été annoncée au lendemain de l’investiture du nouveau président Ivan Duque. Elle a été prise le 3 août, quatre jours avant que le président Juan Manuel Santos ne quitte ses fonctions. La Colombie était un des trois derniers Etats du continent sud-américain avec le Panama à ne pas avoir reconnu la Palestine.

C’est une gifle à un allié fidèle, dit le communiqué de l’ambassade d’Israël qui s’étonne du timing de la décision. Elle réjouit évidemment la mission diplomatique palestinienne et la communauté des Palestiniens établis ici, souvent depuis deux, trois, voire quatre générations.

Comment expliquer cette décision tardive de Juan Manuel Santos, très ami d’Israël ? Parce que son prix Nobel de la paix l’a exposé à des pressions de plus en plus fortes.

Le gouvernement d’Ivan Duque fait mine d’être agacé par la décision, comme s’il s’agissait d’un coup bas de son prédécesseur. Le nouveau ministre des Relations extérieures Carlos Holmes Trujillo a indiqué qu’il allait étudier la question, laissant entendre que la Colombie pourrait revenir sur sa décision.

Mais toutes les sources confirment qu’Ivan Duque et Carlos Holmes Trujillo ont été associés à la décision et l’ont approuvée. Au cours de sa campagne, Duque avait annoncé qu’il envisageait de déplacer l’ambassade de Colombie en Israël à Jérusalem, provoquant le tollé de cette communauté palestinienne qui est très puissante sur la côte et vote très à droite. Ivan Duque a dû faire marche arrière.

Source : RFI

Sahara occidental : Horst Köhler devant le Conseil de sécurité de l’ONU

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L'envoyé spécial onusien pour le Sahara occidental doit passer ce mercredi devant les membres du Conseil de sécurité à New York. Entre sa dernière tournée et les discussions autour du prolongement du mandat de la Minurso, Horst Köhler doit surtout faire face à la lassitude des diplomates.

C’est le 16 août 2017 que António Guterres, secrétaire général des Nations unies, avait annonçé sa décision de nommer un nouvel envoyé personnel pour le Sahara occidental, en la personne de Horst Köhler. Un an plus tard, presque jour pour jour, ce dernier doit passer devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Un briefing à huis clos, prévu à 15 heures à New York, durant lequel l’Allemand devrait notamment revenir sur sa récente tournée.

Fin juin, il avait rencontré des représentants du Maroc, du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), mais aussi les parties algériennes et mauritaniennes, en passant par Alger, Tindouf, Nouakchott, Rabat, Laâyoune, Smara…

Droits de l’homme

L’envoyé spécial onusien, déjà passé devant le Conseil de sécurité en mars dernier, pourra ainsi donner son sentiment sur les questions que se posent les membres de l’institution. En avril 2018, ces derniers se disaient par exemple encore « préoccupés par la présence du Front Polisario dans la zone tampon de Guerguerat ». Les membres du Conseil devraient être d’autant plus attentifs aux informations de Horst Köhler, ayant bien besoin d’éléments sur la situation : en avril dernier, ils ont en effet prolongé de six mois le mandat de la Minurso. En octobre prochain, ils devront donc de nouveau discuter de cet épineux sujet, qui ne laisse jamais sans débats.

Au Conseil de sécurité, on compte deux alliés du Maroc sur les cinq membres permanents : les États-Unis et la France. Parmi les dix membres non permanents actuels, la Côte d’Ivoire, un autre traditionnel ami du Maroc, qui n’a pas manqué de « saluer les efforts du royaume » lors des discussions autour du dernier renouvellement du mandat de la Minurso.

En revanche, la Suède est une voix plus critique des positions marocaines. À Stockholm, bien des députés poussent pour que leur gouvernement se prononce en faveur d’une extension du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme, une ligne rouge pour Rabat. En 2013, une proposition américaine dans ce sens avait suscité la colère de Rabat.

En juin dernier, le Jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme sur le départ, avait souligné que son département était disposé à mener une mission technique au Sahara occidental. En avril, le Conseil de sécurité « encourageait à renforcer la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, y compris en facilitant des visites dans la région… »

Une lassitude des diplomates ?

Horst Köhler n’a jamais caché son but : convaincre les différentes parties de reprendre les négociations directes, interrompues depuis six ans. L’envie semble partagée. « La routine n’est plus acceptable », commentait ainsi l’ambassadeur suédois à l’ONU, en avril dernier. Le même mois, Washington, à propos de son vote sur la prolongation du mandat de la Minurso, tranchait : « La Minurso est une mission de maintien de la paix qui aurait dû finir son travail il y a longtemps. (…) Nous, le Conseil de sécurité, nous avons laissé le Sahara occidental devenir un exemple de conflit gelé. » De son côté, António Guterres concluait ainsi, en mars dernier, son rapport sur la région : « Le conflit sur le Sahara occidental n’a que trop duré, il faut y mettre un terme… »

Le Front Polisario a lancé en juin un appel au Conseil de sécurité, au secrétaire général de l’ONU et à Horst Köhler, afin d’organiser dans « les plus brefs délais des négociations directes » avec le Maroc. De son côté, Rabat insiste : en cas de négociations, l’Algérie étant impliquée dans le conflit, elle devra y être associée. « Je voudrais, comme le Conseil de sécurité, exhorter à nouveau les États voisins, l’Algérie et la Mauritanie, à apporter leur concours au processus politique et à s’engager plus avant dans les négociations », écrivait Guterres dans son rapport.

Source : jeuneafrique.com

 

Libye: l'Italie ne reconnaît plus l'accord du 29 mai approuvé à Paris

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Les dernières déclarations de l'ambassadeur italien en Libye ont suscité, depuis samedi dernier, une avalanche de protestations. Lors de sa visite à Zentan, Giuseppe Perrone a considéré que son pays ne reconnaît que le plan de route de l'ONU pour la Libye. L'Italie ne reconnaît donc plus l'accord du 29 mai approuvé à Paris par plusieurs partis libyens et internationaux, en présence d'un représentant italien. L'accord prévoit la tenue des élections avant la fin de l'année.

L'Italie, ancienne puissance coloniale et premier investisseur en Libye, ce pays qui possède la première réserve pétrolière en Afrique, ne semble plus manquer une occasion pour critiquer ouvertement la France sur le dossier libyen. Rome « voit dans l'intervention de la France une menace pour ses intérêts », selon le parlementaire libyen Youssef al Dersi. Pour lui, son pays s'est transformé en un terrain de lutte d'influence entre Rome et Paris. Une position partagée par plusieurs responsables libyens.

Le politologue Saad al Aril compare même le rôle italien aujourd'hui en Libye à celui joué jadis par la Belgique au Congo.

Quant aux Libyens qui se sont inscrits massivement sur les listes électorales, ils dénoncent le silence du gouvernement d'union nationale, face à ce qu’il nomme « les ingérences étrangères ».

En effet, Rome refuse la date prévue pour les élections de 10 décembre prochain. Courant juillet, la ministre de la Défense italienne indiquait que « l'accélération du processus électoral n'apportera pas la stabilité en Libye si elle n’est pas accompagnée d'une réconciliation globale ».

Ces critiques à peine voilées de la position française sont relayées par le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre. Ce dernier considère qu'il revient à l'Italie de diriger le dossier libyen. L'Italie qui organisera en septembre prochain une conférence internationale sur la Libye.

La France s'est contentée de rappeler que l'Italie avait pourtant accepté le principe des élections en 2018 lors de l'accord de Paris.

« Il y a des intérêts des deux pays, surtout sur le pétrole libyen... »

Analyse d'Alfio Mastropaolo, professeur de Sciences politiques à l'université de Turin.

Source : RFI

 

Sanctions US: Erdogan demande le gel des avoirs en Turquie de ministres américains

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Sanctions US: Erdogan demande le gel des avoirs en Turquie de ministres américains Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé samedi le gel en Turquie des avoirs des ministres américains de la Justice et de l'Intérieur, répliquant à des sanctions similaires prises par Washington en lien avec la détention d'un pasteur américain. "Jusqu'à hier soir nous sommes restés patients. Aujourd'hui j'en donne l'instruction: nous gèlerons les avoirs en Turquie des ministres américains de la Justice et de l'Intérieur, s'ils en ont", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours télévisé à Ankara.
"Nous ne voulons pas être partie de jeux perdant-perdant. Déplacer une dispute politique et judiciaire sur le terrain économique nuit aux deux pays", a-t-il néanmoins tempéré.

Les tensions déjà vives entre les deux pays, alliés au sein de l'Otan, ont atteint un nouveau palier cette semaine, en raison de la détention en Turquie d'un pasteur américain accusé d'activités "terroristes" et d'espionnage.

Washington a imposé dès mercredi soir des sanctions contre les ministres turcs de l'Intérieur et de la Justice, pour leur rôle présumé dans cette affaire.

Assurant que la Turquie ne céderait pas à ces menaces, Ankara avait immédiatement juré de répliquer, mais n'avait rien annoncé jusqu'à samedi, appelant plutôt au dialogue.

C'est également la première fois que M. Erdogan s'exprimait sur les sanctions, qui, selon lui, ne "conviennent pas à une coopération stratégique".
Les sanctions américaines "sont très irrespectueuses de la Turquie", a-t-il poursuivi, s'exprimant devant des membres de son parti à Ankara.

"La Turquie est un Etat de droit", a également martelé le président turc, qui affirme toujours ne pas pouvoir intervenir dans le procès du pasteur américain.

"Ceux qui pensent pouvoir faire reculer la Turquie avec un langage menaçant et des sanctions absurdes ne connaissent pas ce pays"
, a-t-il ajouté.

Washington a fait de la libération du pasteur Andrew Brunson une priorité et haussé le ton la semaine dernière après le placement du pasteur en résidence surveillée après un an et demi de détention.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Affaire Benalla: les deux motions de censure rejetées par l'Assemblée

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media L'exécutif français était la cible de toutes les critiques ce mardi 31 juillet à l'Assemblée nationale lors du débat de deux motions de censure déposées par la droite et la gauche qui exigent des explications sur l'affaire Benalla.

Comme attendu, l'Assemblée nationale a rejeté les deux motions de censure déposées par la droite et les gauches. La première, celle du groupe Les Républicains, n'a été adoptée que par 143 élus : les LR, les 17 Insoumis et 14 communistes, mais aussi 11 non inscrits, dont Marine Le Pen. Il en aurait fallu 289 pour faire chuter le gouvernement. La deuxième n'a rassemblé que 74 votes.

Si elles n'avaient aucune chance d'aboutir, étant donné que le gouvernement dispose de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, ces motions ont offert une tribune aux opposants. Tous se rejoignent sur un point : le scandale Benalla, du nom de cet ancien collaborateur d'Emmanuel Macron qui a molesté des manifestants le 1er-Mai, est celui du président de la République. C'est bien lui qui est visé.

Christian Jacob, le chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée, accuse le chef de l'Etat d'avoir protégé cet ex-adjoint au chef de cabinet de l'Elysée. Il accuse aussi le gouvernement d'avoir failli en laissant Alexandre Benalla accroître son pouvoir. Le communiste André Chassaigne a renchéri à la tribune en brocardant l'ultra-concentration des pouvoirs à l'Elysée, qui affaiblit selon lui « l'Etat de droit ».

Le chef du gouvernement Edouard Philippe a répliqué quelques minutes plus tard. Vous n'arriverez pas à atteindre le président de la République, a-t-il prévenu. Il n'y a pas de milice parallèle, il n'y a pas de dérive monarchique, a-t-il encore lancé sous les applaudissements de la majorité.

Le Premier ministre s'en est ensuite pris à la coalition des opposants qui, selon lui, ne cherchent pas la vérité mais instrumentalisent cette affaire pour ralentir le rythme des réformes. Pour Edouard Philippe, ces motions de censure sont en réalité des motions de blocage. Il s'est ensuite lancé dans un plaidoyer de l'action gouvernementale, avant de déclarer : « Nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu'au bout. »

Source : RFI

 

France: avec l'affaire Benalla, le Sénat tient sa revanche

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mediaAprès le ministre de l'Intérieur, le secrétaire général de l'Elysée ou le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, c'est au tour du patron de La République en Marche d'être auditionné par le Sénat. Proche du chef de l'Etat, Christophe Castaner, par ailleurs secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, sera entendu ce mardi 31 juillet par la commission des Lois du Sénat présidée par Philippe Bas (sénateur LR), une commission qui - contrairement à celle de l'Assemblée - continue d'enquêter sur l'affaire Benalla. Sans coups d'éclat, mais avec persévérance.

Voilà plus d'une semaine que Philippe Bas jubile. « Heureusement qu’il y a encore le Sénat pour servir de contre-pouvoir », a-t-il fanfaronné ce lundi sur Twitter. Le président de la commission des Lois du Sénat incarne le regain de santé de la Chambre haute du Parlement, dominée par l'opposition de droite. C'est lui qui mène les auditions.

A la fois flegmatique et accrocheur, Philippe Bas prend un malin plaisir à titiller ses interlocuteurs sur des points techniques, à leur administrer des leçons de droit et à leur lancer au passage des piques bien senties. Le tout dans une ambiance feutrée qui tranche avec les coups d'éclat, le brouhaha et les portes qui claquent de la commission de l'Assemblée.

« Nous ne sommes pas dans les " chicailleries " politiques, assure la sénatrice les Républicains Fabienne Keller, mais nous sommes déterminés à identifier les dysfonctionnements qui ont mené à cette affaire. »

Les sénateurs étaient rabaissés en représentants de l' « ancien monde », ils tiennent avec l'affaire Benalla leur revanche : ils ont déjà auditionné 20 personnes contre 8 à l'Assemblée nationale, où le parti macroniste règne en maître.


Deux motions de censure examinées mardi à l’Assemblée

Fait rarissime : ce n'est pas une, mais deux motions de censure que les députés examineront à l'Assemblée mardi après-midi. Elles font suite à l'affaire Benalla : l'une déposée par le parti de droite les Républicains, l'autre par les trois partis de gauche, le PS, les communistes et la France Insoumise. Ces deux motions seront soumises au vote des parlementaires, une initiative symbolique.

La motion de censure est l'outil parlementaire qui peut renverser le gouvernement. Pour être adoptée, elle doit être votée par la majorité absolue, c'est-à-dire au moins 289 députés.

Les deux motions présentées mardi n'ont aucune chance d'être adoptées, puisque les partis d'opposition sont minoritaires, et que les députés En Marche représentent à eux seuls plus de 300 sièges.

Les députés peuvent à tout moment déposer une motion de censure, il faut rassembler au minimum 58 signatures pour qu'elle soit présentée à l'Assemblée.

La droite a pu le faire facilement : les Républicains disposent de 103 députés, la gauche elle a dû rassembler les forces des Insoumis, des communistes et des socialistes pour atteindre le seuil.

Les Insoumis ont déjà annoncé qu'ils voteraient la motion présentée par les Républicains. Les socialistes refusent de leur côté de voter la motion de la droite, déclarant qu'il y a trop de différences entre les deux partis. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a, elle, affirmé qu'elle voterait les deux textes.

C'est la première fois du quinquennat d'Emmanuel Macron que les députés de l'opposition désavouent le gouvernement en utilisant la motion de censure.

Source : RFI

 

Pakistan: Imran Khan se proclame victorieux des élections législatives

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mediaAu Pakistan, les résultats partiels des élections législatives font émerger un candidat: Imran Khan. Après trois premières tentatives ratées, l'ancien champion de cricket est bel et bien sur le point de remporter les élections Pakistanaises. Même si le décompte des votes n’est pas complètement terminé, sa formation apparait largement en tête, loin devant son principal adversaire, le PML-N du clan Sharif.

Imran Khan a fait un long discours d’une demi-heure à la télévision pakistanaise, un discours qu’il a commencé par ces mots « Grâce à Dieu, après vingt-deux ans de lutte, les Pakistanais m’ont donné un mandat ».

Il a ensuite énuméré les enjeux à venir pour son gouvernement. Et notamment la lutte contre la corruption et les excès des puissants, utilisant cette expression : « Je mettrai fin à cette culture du goût du luxe », un propos paradoxal de la part d’un ancien playboy.

Imran Khan a aussi promis de relancer l’économie pakistanaise et a multiplié les promesses sociales. Avec lui, a-t-il affirmé « les miséreux et les riches seront enfin soumis à la même loi »

Quant à la controverse sur les accusations de fraude qui entachent ce scrutin, il s’est dit prêt à collaborer à toutes les enquêtes qui lui seraient présentées, ajoutant même que d’après lui, ces élections avaient été les plus transparentes de l’histoire du pays.

Imran Khan, un sportif de haut niveau, un flambeur et un homme politique

Imran Khan a d’abord fait rêver l'Angleterre. Lorsqu’il débarque du Pakistan pour finir ses études à Oxford, il est encore un beau gosse d'à peine 20 ans. A Londres, il fait la fête en boîte de nuit. Le play-boy sort beaucoup, se fait des amis riches et haut placés, devient glamour. Et son mariage en 1995 avec une héritière anglaise de 22 ans de moins que lui n'en finit pas de passionner les tabloïds

Imran Khan a aussi fait rêver les fans de cricket. Un sport qui, au Pakistan, est comme le foot au Brésil, une culture à part entière. Le sportif joue pendant 20 ans en équipe nationale, prend sa retraite, puis est rappelé à 39 ans et mène son pays au titre de champion du monde. Sa légende est écrite.

Aujourd'hui, il fait rêver ses partisans, grâce à son discours populiste. Il entend nettoyer la classe politique pakistanaise. Mais à quel prix ? L'armée, qui le soutient sans le dire. Des alliances douteuses avec les partis islamistes. Un caractère illisible, un programme qui change au gré de l'actualité. Ceux qui ne rêvent pas d'Imran Khan, ce sont les cercles libéraux, où il a déjà gagné son surnom : le Donald Trump du Pakistan.

Source : RFI

 

France: Macron fragilisé par l'affaire Benalla, la majorité divisée

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mediaLa réponse tardive de l'Elysée à l'affaire Benalla n'aura pas suffi à éteindre l'incendie. L'annonce du licenciement du collaborateur d'Emmanuel Macron n'a pas fait taire l'opposition, qui réclame désormais une audition rapide de Gérard Collomb. Certaines voix, comme Benoit Hamon, vont même jusqu'à réclamer sa démission. Un vrai coup dur pour Emmanuel Macron dont l'image sortira considérablement affaiblie de cette séquence.

C'est incontestablement une affaire qui éclabousse Emmanuel Macron. Ils sont nombreux comme le député de La France insoumise Eric Coquerel à considérer que l'affaire Benalla fragilise avant tout le président de la République.

Il y a eu l'absence de saisie de la justice révélatrice d'un monde macronien moins exemplaire qu'imaginé. Il y a aussi eu les erreurs de communication. Mais ce qui pourrait être le plus dur à gérer pour le chef de l'Etat, c'est l'effet de cette affaire sur sa propre image. En mettant 36 heures à lâcher Alexandre Benalla, Emmanuel Macron renforce l'idée qu'il gouverne entouré de son petit cercle de fidèles.

En refusant de s'exprimer, le chef de l'Etat entretient par ailleurs sa réputation de personne autoritaire. Enfin, en s'entourant d'un homme comme Alexandre Benalla, en lui ouvrant les ors de la République, en le protégeant, ou en donnant l'impression de le protéger, Emmanuel Macron écorne une fonction présidentielle qu'il avait pourtant voulu réhabiliter après les quinquennats de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

L'affaire arrive en plus alors que le président dévissait dans les sondages. Même la victoire des Bleus ne lui avait pas permis de regagner des points de popularité.

« C’est bien plus que l’affaire Alexandre Benalla, il y a des questions à se reposer sur le mode de fonctionnement d’une partie de l’entourage du président de la République [François-Michel Lambert] Nous n’avons pas encore tous les éléments qui permettent de se faire une idée précise de ce qui s’est passé », [Gilles Le Gendre].

Source : RFI

 

Sommet à Helsinki: Trump évoque un dialogue «direct et ouvert» avec Poutine

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mediaLe président russe Vladimir Poutine a jugé lundi ses pourparlers à Helsinki avec son homologue américain Donald Trump «très réussis et très utiles».  « Nous avons eu un dialogue direct, ouvert et très productif... Ce n'est qu'un début » a déclaré de son côté Donald Trump. Le président américain Donald Trump a qualifié de « désastre » l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine, assurant en avoir parlé directement avec son homologue russe Vladimir Poutine.

« Les pourparlers se sont tenus dans une atmosphère franche et de travail. Je les considère très réussis et très utiles », a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse commune à l'issue de la rencontre. « En gros, nous sommes contents de notre première véritable rencontre (...). Nous avons bien parlé (...), et j'espère que nous avons commencé à mieux nous comprendre », a-t-il assuré.

« Nous n'avons pas pu +tout déblayer+, mais nous avons fait un pas important dans cette direction », a souligné le président russe.

Vladimir Poutine a réitéré que la Russie « ne s'est jamais ingérée » dans les élections américaines, en précisant que le président américain avait évoqué ce sujet qui fait l'objet d'une enquête aux Etats-Unis. « Il est évident pour tout le monde que nos relations bilatérales traversent une période difficile, mais il n'y a pas de raison objective » aux difficultés dans ces relations, a-t-il affirmé.

Le président Donald Trump a qualifié de « désastre » l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine. « Cette enquête est un désastre (...). Il n'y a eu aucune collusion. Tout le monde le sait (...). Nous avons mené une campagne remarquable et c'est la raison pour laquelle je suis président », a déclaré le président américain lors de la conférence de presse. Donald Trump a souligné que Vladimir Poutine conteste « avec force ».

Le président Vladimir Poutine a proposé à l'issue de sa rencontre à Helsinki avec Donald Trump, de permettre à Washington d'interroger les agents du renseignement russe.

« Nous avons un accord entre les Etats-Unis et la Russie datant de 1999 sur l'aide dans les affaires criminelles et cet accord fonctionne encore. Dans ce cadre, (le Parquet américain) peut envoyer une demande pour mener l'interrogatoire de ces gens qui sont soupçonnés », a déclaré Vladimir Poutine. .

Vladimir Poutine a dit qu'il voulait voir Trump président, car « il parlait de normalisation des relations russo-américaines ». « Oui, je voulais qu'il gagne parce qu'il parlait de normalisation des relations russo-américaines », a-t-il déclaré lors de la ocnférence de presse conjointe.

Le président russe a suggéré à son homologue américain une coopération dans le domaine du pétrole et du gaz de schiste. Vladimir Poutine « assure » à Trump que le transit de gaz par l'Ukraine continuera.

Source : RFI

 

 

Espagne: Juan Carlos accusé par une ex-maîtresse de corruption et fraude fiscale

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mediaSelon plusieurs journaux espagnols, l’ancien roi Juan Carlos aurait été coupable durant son règne de fraude fiscale et de corruption sur des marchés publics. Le tribunal suprême décidera si ces accusations doivent impliquer une mise en examen.

Le scandale est venu d’une ancienne maîtresse du roi émérite Juan Carlos, une aristocrate allemande dénommée Corinna zu Sayn-Wittgenstein. A l’en croire et à en croire des enregistrements édifiants, l’ancien monarque espagnol avait réalisé durant les années 2000 plusieurs délits financiers.

Il aurait notamment touché 80 millions d’euros de commission sur un marché public concernant la construction d’un train rapide en Arabie saoudite. Toujours selon son ancienne maîtresse, le roi posséderait un patrimoine non déclaré et considérable sur des comptes en Suisse. En 2012, soit deux ans avant son abdication en faveur de son fils, il aurait bénéficié de l’amnistie fiscale du gouvernement Rajoy. Une amnistie qui lui aurait permis de rapatrier une partie de cet argent frauduleux, et donc de le blanchir.

Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez pour qui la monarchie est un pilier indiscutable est très gêné par cette affaire et affirme que ces enregistrements sont de « l’histoire ancienne ». Plus gêné encore, Philippe VI, le fils de Juan Carlos, qui tente comme il le peut de redorer le blason d’une institution éclaboussée depuis des années par des scandales.

Source : RFI