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Politique dans le Monde

Crise des sous-marins australiens: «Nous avons été francs, ouverts et honnêtes» dit Canberra

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Le ministre australien de la Défense, Peter Dutton (notre photo), a récusé dans une interview à Sky News, les accusations françaises de traîtrise: «Nous avons été francs, ouverts et honnêtes». Dans l’affaire des sous-marins, Jean-Yves le Drian a accusé, samedi 18 septembre au soir,  l’Australie de duplicité et estimé qu’il y avait désormais une crise avec ce pays, mais également les États-Unis. C’est justement dans ce pays que se trouve actuellement le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, qui, pour sa part, assure que son gouvernement a toujours été franc et honnête avec la France.

Le gouvernement australien persiste et signe, dit notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse. Cette fois-ci par la voix de son très droitier ministre de la Défense, Peter Dutton, qui a récusé dans une interview à Sky News, les accusations françaises de traîtrise : « Nous avons été francs, ouverts et honnêtes. Nos préoccupations sont sur la place publique, tout le monde peut les vérifier. D’ailleurs, les Français étaient tellement inquiets qu’ils ont envoyé un amiral pour nous rencontrer il y a deux semaines. »

La technologie française ne répondait pas aux besoins australiens

Il a par ailleurs ajouté que même si la France avait été disposée à partager avec les Australiens sa technologie nucléaire - Paris reprochant entre autres à Canberra de ne même pas avoir posé la question - celle ci n’aurait pas pu répondre aux besoins de l’Australie. « Nous n’avons pas d’industrie nucléaire dans notre pays, indique Dutton. Or, le modèle français, le modèle Barracuda, doit être rechargé tous les 7 à 10 ans. Alors qu'avec la technologie employée par les Britanniques et les Américains, le réacteur reste opérationnel pendant toute la durée de vie du sous marin, soit 35 ans. »

S'exprimant sur la chaîne de télévision France 2, samedi 18 septembre, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait évoqué une « crise grave » et dénoncé une « duplicité » de Canberra et Washington. « Il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris donc ça ne va pas entre nous », a encore déclaré le ministre français.

Avec ses homologues indien et japonais, le Premier ministre Scott Morrison australien, qui signale ne pas regretter « la décision de faire passer l'intérêt national de l'Australie en premier », se rendra à Washington la semaine prochaine pour une réunion du Quad, cette alliance dans l’Indo-Pacifique dont la France ne fait pas partie.

Un contrat qui inquiète

En Asie du sud-est, cependant, le contrat de sous-marins nucléaires passés entre l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni inquiète les pays voisins, souligne notre correspondante dans la région, Gabrielle Maréchaux. Dans cette zone prise en étau entre l'influence du géant américain et du voisin chinois, la Malaisie et l’Indonésie ont ainsi communiqué leurs inquiétudes sur cette nouvelle course à l’armement.

La peur ancienne qui ressurgit cette semaine, c'est celle d’être le terrain de jeu préféré de la rivalité Chine - États-Unis sans n’avoir rien souhaité de tel. Du temps de Donald Trump, le nerf de la guerre était surtout économique ; sous Joe Biden, il pourrait être plus sécuritaire, après le contrat d’armement passé entre les États-Unis et l’Australie.

Le mot « nucléaire » fait peur

Lors d’un échange avec son homologue australien, le Premier ministre malaisien a ainsi assuré craindre que cette nouvelle alliance entre l’Australie et l’Amérique n’incite d’autres puissances à agir de manière plus agressive dans la région, faisant ainsi implicitement référence à Pékin. Si le mot « nucléaire » fait ainsi peur aujourd'hui, il est aussi en opposition avec les positions de l’Asean, qui depuis le traité de Bangkok de 1995 s’est engagée à faire de la région une zone exempte d’arme nucléaire,

Jusqu’alors l’Australie semblait être sur la même ligne, a rappelé de son côté le communiqué de presse des autorités indonésiennes en mentionnant le traité d’amitié et de coopération et son engagement pour la sécurité régionale. Le manque de transparence et de communication de la part de l’Australie semble enfin également avoir particulièrement irrité l’Indonésie. On rappelle dans ce pays des précédents diplomatiques : la création d’une base militaire américaine à Darwin en 2011 avait ainsi déjà mis l’Indonésie devant le fait accompli, et froissé ses dirigeants.

Source : RFI

Washington appelle d'autres pays arabes à reconnaître Israël

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Washington appelle d'autres pays arabes à reconnaître IsraëlLe Figaro - Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a appelé vendredi d'autres pays à reconnaître Israël, en célébrant le premier anniversaire des accords de normalisation conclus par plusieurs États arabes avec l'État hébreu.

«Nous encouragerons davantage de pays à suivre la voie des Émirats, de Bahreïn et du Maroc», a-t-il dit lors d'une réunion virtuelle avec ses homologues de ces trois pays.

«Nous voulons élargir le cercle de la diplomatie pacifique. C'est dans l'intérêt des pays de la région et du monde qu'Israël soit traité comme tous les autres pays», a-t-il insisté.

Les Emirats, premier pays à reconnaître Israël

Le 15 septembre 2020, les Émirats arabes unis et Bahreïn étaient devenus les premiers pays du Golfe à normaliser publiquement leurs relations avec Israël, sous l'égide du président américain de l'époque, Donald Trump. Le Maroc et le Soudan avaient ensuite fait de même.

Après son arrivée au pouvoir, le gouvernement démocrate du président Joe Biden, qui veut pourtant afficher une rupture avec l'ère Trump, a dit approuver ces «accords d'Abraham», considérés comme un des principaux succès diplomatiques de son prédécesseur républicain. «Ce gouvernement va continuer à développer les efforts couronnés de succès du gouvernement précédent, pour continuer de faire avancer la normalisation», a assuré Antony Blinken.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Yaïr Lapid a annoncé qu'il se rendrait à Bahreïn d'ici la fin du mois, pour la première visite à ce niveau d'un chef de la diplomatie israélienne.

«Ce club des accords d'Abraham est ouvert à de nouveaux membres», a-t-il lancé. «L'un de nos objectifs communs est de faire en sorte que d'autres pays suivent notre exemple et nous rejoignent dans ces accords et dans cette nouvelle ère de coopération et d'amitié», a-t-il ajouté.

Par Le Figaro avec AFP

Entre la France et les États-Unis, le torchon diplomatique brûle

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Entre la France et les États-Unis, le torchon diplomatique brûleBFMTV - Après la rupture du contrat entre la France et l’Australie portant sur 12 sous-marins pour s’engager avec les États-Unis, les relations diplomatiques entre Français et Américains ne sont pas au beau fixe.

Ce vendredi 17 septembre devait se tenir une soirée de gala à Washington, pour célébrer les relations franco-américaines. Mais celle-ci a été annulée après la rupture du contrat de fourniture de sous-marins français à l’Australie, annoncée jeudi 16 septembre.

Alors que la France devait fournir aux Australiens 12 sous-marins à propulsion conventionnelle pour 56 milliards d’euros, ces derniers se sont finalement rétractés pour s’engager avec les Américains.

"Nous sommes très énervés par la rupture de ce contrat", a expliqué Philippe Étienne, ambassadeur de France aux États-Unis.

Et ce, pour plusieurs raisons. "Parce que l’Australie a mis fin à ce contrat alors que tous les partenaires étaient investis", mais aussi en raison de l’opacité de cette décision.

"Nous n’avions pas été informés jusque hier matin", déplore l’ambassadeur.

Une relation de confiance brisée

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian a également eu des propos fermes à l’encontre des États-Unis. "Nous avions établi avec l’Australie une relation de confiance, estimait-il sur Franceinfo. Cette confiance est trahie."

"Je suis vraiment très en colère et ce qui me préoccupe aussi dans tout cela, c’est aussi le comportement américain, a poursuivi le ministre. Cette décision unilatérale, brutale, imprévisible, ça ressemble beaucoup à ce que faisait M. Trump."

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a tenté d’apaiser les relations entre les États-Unis et la France, en affirmant que cette dernière est un partenaire vital. Les Américains affirment même avoir prévenu les autorités françaises de la rupture imminente du contrat avec l’Australie, ce que le quai d’Orsay dément.

Une décision qui touche plus que les principaux acteurs

Pour notre éditorialiste en politique internationale Ulysse Gosset, "c’est d’une certaine manière la fin de la lune de miel entre Joe Biden le démocrate et la France, et les Européens de façon générale."

"La 'realpolitik' s’impose, et quand les intérêts de l’Amérique sont en jeu, l’Amérique n’hésite pas. Elle n’hésite pas à tenir à l’écart l'un de ses principaux alliés, en l’occurrence, la France", a-t-il poursuivi.

Pour le Sénat français, il s’agit d’une décision grave aux conséquences lourdes. La chambre invite également à s’interroger sur la relation exacte entre Paris et Washington. La Chine a également critiqué la fourniture par les États-Unis et la Grande-Bretagne de la technologie des sous-marins nucléaires à l’Australie. Pékin estime que cela met à mal la stabilité régionale et intensifie la course aux armements.

Par Margot Hutton

 

Israël-Palestine: la relance du processus de paix au cœur de la rencontre Bennett-al-Sissi

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Israël-Palestine: la relance du processus de paix au cœur de la rencontre Bennett-al-SissiRFI - Naftali Bennett est en visite en Égypte, lundi 13 septembre. C’est la première fois qu’un chef du gouvernement israélien se rend dans ce pays depuis 2011.

Il a rencontré le président Abdel Fattah al-Sissi à Charm el-Cheikh. Les deux responsables ont évoqué notamment la relance du processus de paix entre les Palestiniens et l’État hébreu, au point mort depuis 2014.

Un Premier ministre israélien reçu en Égypte, cela n’était pas arrivé depuis plus de dix ans, rappelle Sami Boukhelifa à Jérusalem. Depuis janvier 2011, en fait, et la visite de Benyamin Netanyahu, quand l’Égypte était encore dirigée par Hosni Moubarak.

À l'époque, les télévisions égyptiennes avaient réalisé le service minimum, avec des images presque subliminales de deux hommes crispés. Quelques jours plus tard, le raïs était chassé du pouvoir, lors des printemps arabes.

Une décennie s’est écoulée, un laps de temps durant lequel les relations entre les deux pays ont connu des hauts et des bas. Mais finalement, ces dernières années ont surtout été marquées par une étroite coopération sécuritaire, et notamment la lutte contre les groupes terroristes dans le Sinaï. Les deux pays ont aussi coopéré sur un plan énergétique : depuis 2020, l’État hébreu exporte son gaz vers l’Égypte.

La rencontre entre Abdel Fattah al-Sissi et Naftali Bennett a été l'occasion d'échanges francs, sourires aux lèvres sur fond de drapeaux égyptiens et israéliens. Selon un expert égyptien, ce réchauffement des relations est dû à la préoccupation du Caire et de Tel-Aviv à l'égard d'un éventuel lâchage par l'administration du président américain Joe Biden de ses alliés traditionnels au Moyen-Orient. Le Caire cherche donc à redevenir un acteur régional essentiel.

Les Égyptiens, qui discutent également avec les responsables de l’Autorité palestinienne et ceux du Hamas, au pouvoir à Gaza, cherchent à relancer les pourparlers de paix israélo-palestiniens. Ce projet avait déjà été évoqué lors d'un sommet en août avec le chef de l'Autorité palestinienne et le roi de Jordanie.

L’État hébreu, de son côté, vient de présenter un plan de réhabilitation de Gaza, à condition que le Hamas s’engage au « calme ». Et Israël a besoin du soutien de l’Égypte pour atteindre son objectif.

Par RFI

Afghanistan: une partie du nouveau gouvernement taliban dévoilée

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Afghanistan : Haibatullah Akhundzada, l’invisible chef suprême des talibansLes premiers noms tant attendus du nouveau gouvernement taliban ont été annoncés mardi soir. On sait déjà que c'est Mohammad Hassan Akhund qui prend la tête du nouveau gouvernement, trois semaines après la prise de pouvoir du mouvement islamiste en Afghanistan.

Les talibans ont dévoilé mardi une partie de leur futur gouvernement qui sera dirigé par Mohammad Hassan Akhund. Le cofondateur des talibans Abdul Ghani Baradar est, lui, nommé numéro deux du nouvel exécutif, a annoncé le principal porte-parole des talibans lors d'une conférence de presse à Kaboul.

Écouté par les différentes factions talibanes qui le respectent, Abdul Ghani Baradar a notamment conduit les négociations de Doha avec les Américains ayant mené au retrait des forces étrangères du pays.

Parmi les autres nominations annoncées mardi soir, celles du mollah Yaqoub, fils du mollah Omar, au poste de ministre de la Défense, et de Sirajuddin Haqqani, chef du réseau Haqqani à l'Intérieur. L’homme dirige le bras armé du mouvement taliban, un réseau terroriste. Le réseau Haqqani est à l’origine des attaques perpétrées au cours de ces 20 dernières années contre les forces étrangères , contre les forces gouvernementales afghanes et contre les civils.

Amir Khan Muttaqi, négociateur taliban à Doha, a, lui, été nommé à la tête du ministère des Affaires étrangères.

« Le gouvernement n'est pas au complet », a souligné le porte-parole Zabihullah Mujahid, assurant que son mouvement, qui a promis un exécutif « inclusif », allait essayer de « prendre des gens d'autres régions du pays ».

De retour au pouvoir vingt ans après en avoir été chassés par une coalition emmenée par les États-Unis, les talibans sont attendus au tournant par la communauté internationale qui a prévenu qu'elle jugerait le mouvement islamiste sur ses actes.

« C’est un gouvernement de mollahs »

Déjà quelques réactions atterrées se sont élevées, à commencer par celle de Fawzia Koofi, que notre spécilaiste de l'Afghanistan, Sonia Ghezali a pu contacter par téléphone. Fawzia Koofi est l’une des rares femmes qui faisait partie de la délégation qui a été envoyée par le gouvernement de Kaboul à Doha au Qatar pour négocier avec les talibans avant qu’ils ne prennent le pouvoir par la force le 15 août dernier.

Au bout du fil l’ancienne député a pris sa respiration quelques secondes avant de lâcher dans un souffle : « C’est un gouvernement de mollahs, que dire d’autre… »

« Le chapitre de la diplomatie et du respect des droits de l’homme est un chapître clos », nous a dit Shoukria Barakzai il y a quelques minutes également. L'ancienne ambassadrice de l’Afghanistan en Europe, femme politique, journaliste, militante féministe a fui Kaboul il y a deux semaines. Les talibans ont prouvé selon elle qu’ils n'ont pas changé. L'absence des femmes est plus éloquente que tout. La non-inclusion d'autres ethnies et minorités en dit long sur ce qu'ils sont aujourd'hui.

Le Panshir « sécurisé », « pas de guerre »

Les promesses des talibans, notamment en matière de respect des droits des femmes peinent en effet à ce stade à convaincre. Signe de cette défiance, plusieurs manifestations ont été organisées à Kaboul ces derniers jours par des militantes, rejointes par d'autres Afghans venus dénoncer la violente répression du régime dans le Panshir.

Le Panshir, où se trouvait la dernière poche de résistance armée au régime, « est très sécurisé maintenant, il n'y a pas de guerre », a assuré le porte-parole taliban.

Interrogé sur les manifestations de samedi, dispersées parfois par la force par les talibans, Zabihullah Mujahid a souligné que ces derniers « n'étaient pas encore formés » à la gestion des manifestations et a appelé les manifestants à prévenir les autorités de tout rassemblement 24h à l'avance.

Source : RFI

Guinée: le chef de l'ONU condamne un coup de force, veut la libération du président Condé

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Guinée: le chef de l'ONU condamne un coup de force, veut la libération du président CondéLe Figaro - Des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé ce dimanche avoir capturé le chef de l'État Alpha Condé, pris le contrôle de Conakry et «dissoudre» les institutions.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a «fermement» condamné dimanche 5 septembre dans un tweet «toute prise de pouvoir» en Guinée «par la force du fusil», alors que des officiers des forces spéciales guinéennes ont affirmé avoir capturé le président et «dissoudre» les institutions.

Dans son message, le chef de l'ONU appelle également «à la libération immédiate du président Alpha Condé», en précisant suivre la situation dans le pays «de très près».

Par Le Figaro avec AFP

ONU : Le Conseil de sécurité renouvelle le régime de sanctions contre le Mali

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ONU : Le Conseil de sécurité renouvelle le régime de sanctions contre le MaliAgence Anadolu - Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, lundi, à l'unanimité, une résolution renouvelant les sanctions contre le Mali pour une année supplémentaire.

Les sanctions comprennent une interdiction de voyager et un gel des avoirs des individus et entités ciblés, qui se poursuivront jusqu'au 31 août 2022, selon la résolution 2590 adoptée par les 15 membres du Conseil. Le régime de sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU à l'encontre du pays d'Afrique de l'Ouest devait expirer mardi.

Il permet à l'organe de mettre sur une liste noire toute personne impliquée dans la planification, la mise en œuvre ou la perpétration d'actes qui violent le droit humanitaire international au Mali, notamment les attaques contre le personnel médical ou humanitaire.

Les violations des droits de l'homme et les abus ont explosé au Mali, avec une augmentation de 25 % enregistrée au deuxième trimestre de 2021, a déclaré, lundi, la mission de l'ONU dans le pays.

L'ONU continue de maintenir des Casques bleus dans le pays.

*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj

António Guterres nomme Alexander Ivanko son Représentant spécial pour le Sahara occidental

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António Guterres nomme Alexander Ivanko son Représentant spécial pour le Sahara occidental ONU - Le Secrétaire général de l’ONU, M. António Guterres, a annoncé aujourd’hui la nomination de M. Alexander Ivanko, de la Fédération de Russie, en tant que son Représentant spécial pour le Sahara occidental et Chef de la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO). Il remplace M. Colin Stewart, du Canada.

Le Secrétaire général exprime toute sa reconnaissance à ce dernier pour son engagement et son leadership efficace à la Mission. Depuis 2009, M. Ivanko était le Chef de cabinet de la MINURSO.

Il arrive à la tête de la Mission avec plus de 30 années d’expérience en relations internationales, maintien de la paix et journalisme.

Il était auparavant Directeur de l’information a la Mission des Nations Unies au Kosovo, de 2006 à 2009, et Porte-parole de l’ONU en Bosnie-Herzégovine, de 1994 à 1998.

M. Ivanko a commencé sa carrière dans le journalisme en étant correspondant d’un journal russe en Afghanistan et aux États-Unis. Il a aussi été Conseiller principal du Représentant de « Freedom of the Media » auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de 1998 à 2005.

Il a une maîtrise en journalisme de l’Université d’État de Moscou. Il parle couramment l’anglais et le russe.

Crise entre l’Algérie et le Maroc : appels au dialogue et au calme dans le monde arabe

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Crise entre l’Algérie et le Maroc : appels au dialogue et au calme dans le monde arabeLa Presse - L’Organisation de la coopération islamique (OCI), la Ligue arabe, l’Arabie saoudite et la Libye ont appelé mercredi l’Algérie et le Maroc au « dialogue » et à la « retenue » au moment où les deux pays voisins traversent une crise diplomatique.

Après des mois de tensions croissantes, l’Algérie a annoncé mardi la rupture de ses relations diplomatiques avec le Maroc, invoquant des « actes hostiles incessants perpétrés par le Maroc contre l’Algérie ».

Basée à Jeddah, l’OCI a appelé les deux pays au « dialogue pour résoudre les divergences éventuelles », selon un communiqué.

Le secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a, de son côté, exhorté mardi soir Alger et Rabat « à faire preuve de retenue et éviter une nouvelle escalade ».

Commentant la dégradation des relations entre les deux poids lourds du Maghreb, l’Arabie saoudite, puissance régionale, a elle aussi adopté un ton conciliant.

« Le royaume […] appelle les deux pays à prioriser le dialogue et la diplomatie pour ouvrir un nouveau chapitre dans les relations […] afin de garantir la sécurité et la stabilité », a dit mercredi le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un bref communiqué.

Mercredi soir, la Libye a déploré la crise, appelant Alger et Rabat « à la retenue » et « à éviter l’escalade ». Dans un communiqué publié sur Facebook, Tripoli a invité les deux pays à « s’accrocher aux principes et aux objectifs communs qui ont mené à la création de l’Union du Maghreb arabe (UMA) ».

La Libye a par ailleurs appelé les membres de l’UMA, une instance régionale lancée en 1989 et qui regroupe l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, le Maroc et la Tunisie, à se réunir en marge d’une rencontre des ministres des Affaires étrangères des États membres de la Ligue arabe, prévue entre le 7 et 9 septembre.

Les relations entre l’Algérie et le Maroc sont traditionnellement difficiles, en raison principalement de l’épineux dossier du Sahara occidental.

Les tensions se sont accentuées l’année dernière quand l’ancien président américain Donald Trump a décidé de reconnaître la souveraineté de Rabat sur le Sahara occidental, en contrepartie d’une normalisation des relations du Maroc avec Israël.

Mardi, le chef de la diplomatie algérienne Ramtane Lamamra a accusé le Maroc d’avoir « introduit une puissance militaire étrangère dans le champ maghrébin ».

À Rabat, le ministère marocain des Affaires étrangères a regretté la décision « complètement injustifiée » de l’Algérie, condamnant une « logique d’escalade » et rejetant « les prétextes fallacieux, voire absurdes, qui la sous-tendent ».

AFP

 

Afghanistan: la Chine en position de force au Conseil de sécurité de l'ONU

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Le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé à la cessation des hostilités et à l’établissement d’un gouvernement uni et inclusif en Afghanistan. (Image d'illustration)Le Conseil de sécurité de l'ONU s’est réuni à New York, lundi 16 août, à propos de la situation en Afghanistan. Le secrétaire général, Antonio Guterres, a affirmé que les prochains jours seront cruciaux, qu’il ne fallait surtout pas abandonner les Afghans et que la communauté internationale devait rester unie sur ce dossier. Le Conseil a, bon an mal an, réussi à négocier une déclaration commune : il a appelé à la cessation des hostilités et à l’établissement d’un gouvernement uni et inclusif.

C’est un de ces Conseils de sécurité qui confirme le nouvel équilibre des forces géopolitiques modifié ces dernières années. On a d’abord entendu des États-Unis inquiets, réclamant l’évacuation sans heurts de ses diplomates et ressortissants. L’ambassadrice américaine a insisté pour la possible sortie du pays à tous les Afghans qui le souhaitaient.

Russie et Chine grands vainqueurs de la déroute américaine

En face, la Russie, si elle a admis avoir aussi été surprise par la rapidité du déploiement des talibans, s’est félicitée que tout se soit passé « sans bain de sang ». Puis, a confirmé conserver sa présence diplomatique en Afghanistan. Ensuite, c’est bien la déclaration de la Chine qui a étonné : « Nous respecterons la volonté et les choix du peuple afghan », a affirmé tout de go l’ambassadeur chinois, pour qui le renversement de Kaboul s’assimile quasiment à un processus démocratique.

On savait que la Chine cherchait à profiter du départ des États-Unis d’Afghanistan, sa position très claire à l’ONU montre qu’elle a gagné la partie. Moscou et Pékin ont aussi réclamé que le nouveau régime garantisse la sécurité, qu’il fasse tout pour endiguer le flot de réfugiés voulant fuir le pays dans les pays voisins. Elles lui ont aussi demandé de montrer une tolérance zéro contre les terroristes, qui pourraient être tentés d’essaimer en Asie centrale et de déstabiliser la région.

Source : RFI

Afghanistan: la conquête éclair des talibans ternit l'image des États-Unis

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Le gouvernement américain a dû évacuer en urgence son ambassade à Kaboul après la chute du gouvernement afghan ce dimanche 15 août 2021. (Image d'illustration)Au terme de vingt ans de présence en Afghanistan, la plus longue guerre menée par les États-Unis s'achève par une victoire spectaculaire des talibans qui ternit l'image de la première puissance mondiale.

Le drapeau américain a été retiré, lundi 16 août, de l'ambassade des États-Unis à Kaboul dont « presque tout » le personnel se trouve à l'aéroport dans l'attente d'être évacué, a annoncé le département d'État, alors que les militaires protègent l'aéroport de Kaboul pour un départ précipité des Américains et des Occidentaux d'Afghanistan.

Trente mille personnes environ sont à évacuer, selon le Pentagone : diplomates ou ressortissants américains et civils afghans. Et pour encadrer les opérations, le patron de la Maison Blanche a encore autorisé l’envoi de 1 000 soldats supplémentaires, rapporte le correspondant de Radio France à New York, Loïg Loury. Ils seront 6 000 sur place d’ici à 48 heures. Mais l’impression demeure d'un immense échec et d’une humiliation pour les Américains, poussés dehors à deux semaines de la date fixée.

L'effondrement, dimanche 15 août, du gouvernement afghan et de son armée financée par Washington, la fuite à l'étranger du président Ashraf Ghani, le ballet des hélicoptères pour évacuer le personnel de l'ambassade américaine : ces faits historiques risquent de peser nettement plus lourd que les assurances du gouvernement Biden sur une mission « réussie ».

Joe Biden et son secrétaire d’État, Antony Blinken, auront beau répéter que le maintien de la présence américaine n’aurait rien changé, ce sont bien vingt années de guerre, résume le New York Times, qui se terminent comme elles avaient commencé : avec les talibans au pouvoir. Et à moins d'un mois de l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, on peut s'attendre à ce que la question du « Pourquoi ? » soit de nouveau posée avec force : pourquoi ces près de 2 500 vies américaines perdues ? Pourquoi cette facture dépassant 2 000 milliards de dollars ?

Perte de crédibilité

Certains s'inquiètent déjà, à l'instar de l'élue républicaine Liz Cheney, que la débâcle ne vienne saper l'action de Washington sur certains théâtres à l'étranger, les États-Unis n'inspirant plus la même crainte à leurs adversaires. La déroute américaine signifie « que les rivaux de l'Amérique savent qu'ils peuvent nous menacer, et nos alliés s'interrogent ce matin sur le fait de savoir s'ils peuvent compter sur nous pour quoi que ce soit », a déploré la parlementaire.

Husain Haqqani, un ancien ambassadeur pakistanais aux États-Unis, le confirme : « La crédibilité de l'Amérique en tant qu'alliée est entamée en raison de la façon dont le gouvernement afghan a été abandonné pendant les pourparlers de Doha », estime-t-il, en référence au cycle de réunions internationales qui s'est tenu au Qatar, avant de s'enliser.

Contrer la Chine

De son côté, le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a tenté de balayer dimanche sur la chaîne CNN les comparaisons avec la chute de Saïgon en 1975 : « Nous sommes allés en Afghanistan il y a 20 ans avec une mission et cette mission était de régler le compte de ceux qui nous ont attaqués le 11-Septembre. Nous avons accompli cette mission. »

Mais rester en Afghanistan indéfiniment « n'est pas dans notre intérêt national », a-t-il ajouté, rappelant que les États-Unis voulaient désormais se donner les moyens de contrer la politique agressive de la Chine dans le Pacifique. « Il n'y a rien que nos concurrents stratégiques aimeraient davantage que de nous voir embourbés en Afghanistan pour cinq, dix ou vingt ans de plus », a souligné M. Blinken.

Quant à la Chine, elle a d'ores et déjà commencé à exploiter la situation par le biais d'une analyse publiée par le quotidien d'État Global Times. Selon ce journal connu pour son ton nationaliste, l'Afghanistan illustre combien les États-Unis seraient « un acteur pas digne de confiance, qui abandonne toujours ses partenaires et alliés dans la quête de ses propres intérêts ».

(et avec AFP)

Pérou: Pedro Castillo a prêté serment comme nouveau président et promet un pays «sans corruption»

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Pérou: Pedro Castillo a prêté serment comme nouveau président et promet un pays «sans corruption»Le Monde - L’ancien instituteur Pedro Castillo, âgé de 51 ans, a prêté serment, mercredi 28 juillet, comme nouveau président du Pérou, disant souhaiter mettre fin à la corruption dans le pays et annonçant un projet de réforme constitutionnelle.

« Je jure devant Dieu, devant ma famille, les paysans, les peuples indigènes (…), les pêcheurs, les médecins, les enfants, les adolescents que j’exercerai ma charge de président de la République », a déclaré le nouveau président de gauche devant le Parlement.

« Je jure devant les peuples du Pérou, pour un pays sans corruption et pour une nouvelle Constitution », a-t-il ajouté, vêtu d’un costume andin noir et arborant son désormais célèbre chapeau blanc.

Il a ensuite reçu l’écharpe bicolore des mains de la nouvelle présidente du Parlement, l’opposante centriste Maria del Carmen Alva.

La prestation de serment a lieu le jour où le pays andin de 33 millions d’habitants célèbre le bicentenaire de son indépendance. Des festivités sont programmées jusqu’à vendredi. Le roi d’Espagne, Felipe VI, six présidents de la région, le secrétaire d’Etat américain à l’éducation, Miguel Cardona, et l’ex-dirigeant bolivien Evo Morales étaient présents à la cérémonie.

L’ancien syndicaliste de 51 ans, qui a fait toute sa carrière dans une école rurale du nord du pays, n’a été proclamé officiellement vainqueur du deuxième tour de la présidentielle du 6 juin qu’il y a dix jours. La multiplication des recours par son adversaire, la candidate de la droite populiste, Keiko Fujimori, dans ce scrutin particulièrement serré, avait retardé de plusieurs semaines la proclamation des résultats.

Mercredi, Mme Fujimori a promis « une opposition démocratique responsable » tout en assurant que son parti, Fuerza Popular, serait « un rempart contre la menace latente d’une nouvelle constitution communiste ».

Un paysan au pouvoir

« C’est la première fois que ce pays va être gouverné par un paysan », a déclaré M. Castillo lors de son premier discours comme chef de l’Etat. « Pendant la campagne électorale, on a dit que nous allions exproprier. C’est totalement faux. Nous voulons que l’économie soit en ordre », a-t-il poursuivi, dans une nouvelle tentative de rassurer les milieux d’affaires qui redoutent un éventuel virage radical à gauche dans ce pays marqué par plusieurs décennies de politiques économiques ultralibérales.

Vendredi, M. Castillo avait déjà exclu toute velléité de copier des « modèles » étrangers, insistant sur le fait qu’il n’était ni « chaviste » ni « communiste », en référence aux pouvoirs en place à Caracas et à La Havane.

Il a toutefois annoncé qu’il déposerait rapidement devant le Parlement un projet de réforme de la Constitution pour remplacer le texte actuel promulgué en 1993 par l’ex-président Alberto Fujimori (1990-2000) et qu’il accuse de favoriser à outrance l’économie de marché. Le Pérou ne peut être « condamné à rester prisonnier de cette Constitution de 1993 », a estimé le nouveau chef de l’Etat. « Nous présenterons au Parlement un projet de loi visant à la réformer, qui, après avoir été débattu par le Parlement, sera, nous l’espérons, approuvé puis soumis à référendum », a-t-il ajouté.

Campagne polarisée aux extrêmes

« Nous devrons toutefois concilier nos positions avec le Parlement », a-t-il admis, alors que son parti, Peru Libre, détient le plus de sièges (37 sur 130), mais sans majorité absolue, dans un Parlement très fragmenté où pas moins de dix partis sont représentés.

Dans un pays marqué par une forte instabilité institutionnelle qui a vu trois présidents se succéder en une semaine fin 2020 et après une campagne polarisée entre deux extrêmes, la question de sa marge de manœuvre reste ouverte.

Le nouveau président va devoir également gérer l’épidémie de Covid-19, qui a dramatiquement touché le pays, et relancer l’économie, qui a chuté de 11,12 % en 2020. Le Pérou déplore plus de 195 000 morts dus à la maladie, soit le plus haut taux de mortalité au monde par rapport à la population.

« Le défi le plus grand de Pedro Castillo va être de ne pas décevoir les gens qui ont besoin de réponses rapides car ils n’ont plus d’emploi, ont faim ou risquent leur vie en raison du Covid-19 », a souligné auprès de l’Agence France-Presse l’analyste Hugo Otero.

Il y a une semaine, ce novice en politique, qui annoncera prochainement la composition de son gouvernement, avait lancé un appel à « tous les spécialistes, les personnes les plus qualifiées et les plus engagées pour le pays » afin qu’ils rejoignent son équipe.

Le Monde avec AFP

 

Gaza: Human Rights Watch dénonce des «crimes de guerre présumés»

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ImageC'est la conclusion du nouveau rapport de l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch après avoir analysé les derniers affrontements meurtriers, du 10 au 21 mai derniers, entre le Hamas et l'armée israélienne. Onze jours durant lesquels au moins 260 Palestiniens, dont 66 enfants, ont été tués, et 13 Israéliens, dont 2 enfants sont morts. L'ONG précise que l’armée israélienne et les groupes armés palestiniens ont violé les lois de la guerre, s’attaquant délibérément à des civils.

Trois frappes spécifiques de l’armée israélienne à Gaza ont été analysées par Human Rights Watch : celle du 10 mai à Beit Hanoun au nord de l’enclave, celle du 15 mai dans le camp de réfugiés al-Shati, et celle du 16 sur la rue al-Wehda dans le centre de Gaza-ville. À elles trois, elles ont tué 62 civils palestiniens.

Après avoir mené une trentaine d'entretiens, des recherches sur place avec les habitants et dans les endroits visés, l’organisation de défense des droits de l’homme le précise : « Les forces israéliennes ont décimé des familles entières, alors qu’aucune cible militaire évidente ne se trouvait à proximité. »

Le rapport parle également d’un refus persistant des autorités israéliennes d'enquêter sur des crimes de guerre présumés, soit en interdisant l'entrée des chercheurs à Gaza, soit en arguant avoir visé des tunnels sans apporter de détails à l'appui.

Enquête à venir sur les tirs palestiniens

Human Rights Watch insiste donc sur la nécessité d’une enquête de la Cour pénale internationale sur ce sujet. L'ONG publiera une autre enquête sur les tirs de roquettes des groupes armés palestiniens, qui ont aussi visé illégalement des civils israéliens.

Selon le droit international humanitaire, ou encore selon les lois de la guerre, les parties en conflit ne doivent viser que des objectifs militaires.

Source : RFI

Le président Macron sur la liste des cibles potentielles du logiciel espion Pegasus

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Des numéros du président français Emmanuel Macron et de membres du gouvernement figurent sur une liste de cibles potentielles du logiciel Pegasus.Des numéros du président français Emmanuel Macron et de membres du gouvernement figurent sur une liste de cibles potentielles du logiciel Pegasus, utilisé par certains États pour espionner des personnalités, a déclaré mardi Laurent Richard, directeur de l'organisation Forbidden Stories, confirmant une information du journal Le Monde.

Selon le journal Le Monde, l'un des numéros de téléphone du président Emmanuel Macron, ainsi que celui de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, figurent « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'État marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage ».

Le numéro du président Macron aurait été saisi en mars 2019 par un opérateur au sein des services du royaume chérifien.

« On a trouvé ces numéros de téléphone, mais on n'a pas pu faire d'enquête technique évidemment sur le téléphone d'Emmanuel Macron » pour vérifier s'il a été infecté par ce logiciel et donc « cela ne nous dit pas si le président a été réellement espionné », a expliqué le directeur de Forbidden Stories, sur la chaîne d'info LCI. Mais selon lui, que le président ait été ou pas espionné, cela « montre en tout cas qu'il y a eu un intérêt de le faire ».

« Si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations de presse », a réagi la présidence, interrogée par l'AFP pour savoir si le chef de l'État avait été « potentiellement espionné » via Pegasus.

De son côté l'entreprise israélienne NSO - qui commercialise Pegasus - assure que jamais le président français n'aurait pu être pris pour cible, mais là encore impossible de vérifier les dires, car la firme n'a pas accès aux données de ses clients.

Dans un communiqué transmis au « Projet Pegasus », NSO affirme que : « Emmanuel Macron n’a pas, et n’a jamais été, une cible ou sélectionné comme telle par des clients ». Mais NSO ne précise pas sur quoi se base cette affirmation.

Une affaire qui suscite l'embarras...

Embarras d'abord parce que le Maroc est un allié indéfectible de la France. C'est à Rabat qu'Emmanuel Macron a effectué son premier déplacement hors d'Europe après son élection, dans la continuité de ses prédécesseurs, et le chef de l'Etat français garde d'étroites relations avec le royaume. Selon nos informations, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a reçu lundi soir son homologue marocain.

Embarras aussi parce qu'Emmanuel Macron pourrait avoir fait preuve d'imprudence en continuant à utiliser le téléphone qu'il avait avant son arrivée au pouvoir en plus des téléphones cryptés mis à sa disposition.

Des vérifications sont menées pour détecter si le logiciel Pegasus a bien été utilisé sur le téléphone du président.

D'autres politiques français ont été ciblés...

Parmi eux, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, l'ex-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ou encore le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Des parlementaires ou personnalités politiques françaises sont également ciblés.Oui l'ancien Premier ministre Edouard Philippe ainsi que 14 membres de son gouvernement

Egalement ciblés, des proches du chef de l'Etat comme Alexandre Benalla ou son conseiller Afrique Franck Paris. Chez la plupart, c'est pour le moment silence radio, seul l'ancien ministre François de Rugy a réagi en demandant des « explications » au Maroc. Pour sa part l'ancien patron des députés En Marche Gilles Le Gendre, lui aussi ciblé, « dénonce l'extrême gravité de cet espionnage à grande échelle ».

10 000 numéros mis sur écoute par le Maroc

Selon les enquêteurs des différents médias qui ont travaillé sur cette affaire Pegasus, on le rappelle, l'Etat marocain est un utilisateur de ce logiciel espion. Ce que Rabat a démenti lundi. Le Maroc aurait mis sur écoute environ 10 000 numéros dont 10% en France.

Autre information concernant le Maroc, venant cette fois de la cellule d'investigation de Radio France, partenaire du consortium de médias internationaux, le roi Mohammed VI lui-même et son entourage serait sur la liste

Forbidden Stories et l'association Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour une surveillance potentielle et l'ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence dimanche.

L’espionnage entre États, une pratique qui n’est pas nouvelle

Après la chancelière allemande Angela Merkel et l'ancienne présidente du Brésil Dilma Rousseff, des documents de la NSA mis en ligne en 2015 par WikiLeaks révèlent l'étendue de la surveillance du renseignement américain en France. Paris, le plus vieil allié des États-Unis comme aime le souligner à l'époque l'ancien président Barack Obama.

Pendant au moins six ans, trois présidents, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été écoutés. Mais aussi toutes les strates de l'administration française : des ministres aux conseillers, en passant par les diplomates.

Après ces révélations, la Maison Blanche est contrainte de préciser à la présidence française qu'elle n'est plus écoutée. Barack Obama promet même d'en finir avec ces pratiques. L'affaire fait grand bruit, elle suscite un embarras diplomatique, des discussions qualifiées de « franches » entre les deux dirigeants, mais pas de véritable brouille.

À Berlin aussi, l'enquête est classée rapidement. « L'espionnage entre amis ça ne se fait pas », avait déclaré à l'époque la chancelière. Pourtant, ce renseignement a toujours existé et l'ensemble des pays espionnés a choisi de faire profil bas.

Source : RFI

Argentine: l'ex-président Macri visé par une enquête pour livraison d’armes aux militaires boliviens

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En Argentine, une procédure judiciaire a été ouverte contre l’ex-président de centre droit Mauricio Macri et deux de ses anciens ministres. En Argentine, une procédure judiciaire a été ouverte contre l’ex-président de centre droit Mauricio Macri et deux de ses anciens ministres. Ils sont accusés d’avoir livré clandestinement à la Bolivie des armes destinées à réprimer des manifestations en novembre 2019, alors que l’armée s’était emparée du pouvoir et que le président Evo Morales avait dû quitter le pays.

Le scandale de la livraison clandestine d'armes par l'Argentine aux militaires boliviens qui avaient déposé Evo Morales après les élections contestées de 2019 prend de l'ampleur. L'affaire a été révélée le 9 juillet, suite à la découverte à l'ambassade d'Argentine à La Paz d'une lettre de remerciements du commandant en chef de l'armée de l'air bolivienne de l’époque pour le matériel livré, des cartouches, du gaz lacrymogène et des grenades anti-émeutes, manifestement destiné à réprimer les manifestations favorables à Morales.

Macri dément

Le chargement en question a quitté l'Argentine et est arrivé en Bolivie sans avoir été déclaré, le 12 novembre 2019, sur la fin de la présidence de Mauricio Macri. Une partie de ces armes a été retrouvée dans un dépôt de la police à La Paz cette semaine. Suite à une plainte déposée par le gouvernement d'Alberto Fernández, l’actuel chef de l’État argentin, un procureur a décidé vendredi 16 juillet d'ouvrir une procédure judiciaire à l'encontre de l’ex-président et de ses ministres de la Sécurité et de la Défense de l’époque.

D'autres inculpations pourraient suivre. Il n'est pas exclu que Macri soit également poursuivi en Bolivie, où une enquête a aussi été ouverte. Pour l'heure, Macri, qui se trouve en Europe, et ses anciens ministres nient tout en bloc.

Source : RFI

Troubles à Cuba : le régime cubain et Washington s’accusent mutuellement

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Troubles à Cuba : le régime cubain et Washington s’accusent mutuellementLe Monde - C’est une mobilisation inédite à Cuba, où les seuls rassemblements autorisés sont d’ordinaire ceux du Parti communiste (PCC, unique).

Excédés par la crise économique, qui a aggravé les pénuries d’aliments et de médicaments et poussé le gouvernement à couper l’électricité plusieurs heures par jour, des milliers de Cubains sont sortis spontanément dimanche 11 juillet dans les rues de dizaines de villes et villages du pays, aux cris de « Nous avons faim », « Liberté » et « A bas la dictature ».

Au lendemain de ces manifestations, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a accusé le gouvernement américain de mener « une politique d’asphyxie économique pour provoquer des troubles sociaux » dans l’île.

Dans une allocution retransmise à la télévision et à la radio, le dirigeant communiste, entouré de plusieurs de ses ministres, a assuré que son gouvernement essaie d’« affronter et de vaincre » les difficultés face aux sanctions américaines, renforcées depuis le mandat du président américain Donald Trump (2017-2021).

« Que cherchent-ils ? Provoquer des troubles sociaux, provoquer des incompréhensions » chez les Cubains, mais aussi « le fameux changement de régime », a dénoncé le président cubain. Ceux derrière ces manifestations « ont obtenu la réponse qu’ils méritaient et ils vont continuer à l’avoir, comme au Venezuela », grand allié de Cuba, a-t-il ajouté.

La Russie met en garde contre toute « ingérence étrangère »

Dans un communiqué, le président américain, Joe Biden, a appelé « le régime cubain à entendre son peuple et à répondre à ses besoins ». « Nous nous tenons aux côtés du peuple cubain et de son appel vibrant à la liberté », a-t-il ajouté.

« Nous soutenons le droit des peuples à s’exprimer de manière pacifique et nous demandons aux autorités d’autoriser ces manifestations et d’écouter le mécontentement des manifestants », a, quant à lui, déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à l’issue d’une réunion des ministres des affaires étrangères européens à Bruxelles.

L’Internet mobile arrivé fin 2018 à Cuba, qui a permis dimanche la diffusion en direct d’une quarantaine de manifestations antigouvernementales à travers l’île, restait coupé lundi matin. Les rues de La Havane étaient toujours sillonnées par la police et l’armée, ont constaté des journalistes, mais le calme est revenu après les échauffourées de la veille qui ont conduit à plusieurs dizaines d’arrestations. S’il a reconnu « l’insatisfaction » que peuvent ressentir certains Cubains, Miguel Diaz-Canel a aussi donné aux révolutionnaires « l’ordre de combattre » ces rassemblements dans la rue.

Grand soutien des autorités cubaines depuis l’époque soviétique, la Russie a mis en garde lundi contre toute « ingérence étrangère » dans cette crise. « Nous considérons comme inacceptable toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et toute autre action destructrice qui favoriserait la déstabilisation de la situation sur l’île », a déclaré dans un communiqué le ministère des affaires étrangères russe. « Nous sommes convaincus que les autorités cubaines prennent toutes les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre public dans l’intérêt des citoyens du pays », a ajouté Moscou, disant « suivre de près l’évolution de la situation à Cuba et aux alentours ».

Mexico offre son aide

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a lui rejeté toute approche « interventionniste » pour la situation à Cuba et offert d’envoyer de l’aide humanitaire. Le Mexique peut « aider en fournissant des médicaments, des vaccins, tout ce qui est nécessaire, ainsi que de la nourriture, car la santé et la nourriture sont des droits humains fondamentaux » qui ne nécessitent pas « une gestion politique interventionniste », a déclaré le dirigeant de gauche.

Dimanche soir, le gouvernement américain avait prévenu qu’il « condamnerait fermement tout acte de violence ou qui viserait à prendre pour cible les manifestants pacifiques qui exercent leurs droits universels », selon un tweet du conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan.

« Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche n’a pas l’autorité politique ni morale pour parler de Cuba », a réagi lundi le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, sur Twitter. « Son gouvernement a consacré des centaines de millions de dollars pour la subversion dans notre pays et il impose un blocus génocidaire, principal responsable des carences économiques », a-t-il ajouté.

Relations diplomatiques au plus bas

Les relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, après une brève réconciliation entre 2014 et 2016, sont au plus bas depuis le mandat de Donald Trump, qui a renforcé l’embargo en vigueur depuis 1962, dénonçant des violations des droits de l’homme et le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela. Ces sanctions, ainsi que l’absence de touristes due à la pandémie, ont plongé Cuba dans une profonde crise économique et généré un fort malaise social, suivi de près à Washington et sur le continent américain.

Les manifestations sont par ailleurs survenues dans un contexte de forte hausse des cas de coronavirus sur l’île, avec chaque jour de nouveaux records de contaminations. Au total, Cuba a recensé officiellement 238 491 cas dont 1 537 décès, pour 11,2 millions d’habitants.

Une situation qui a poussé de nombreux Cubains à utiliser le mot-clé #SOSCuba sur les réseaux sociaux, pour demander qu’une aide humanitaire extérieure soit autorisée par le gouvernement.

Le Monde avec AFP

Haïti: Claude Joseph prend en main le gouvernement après l'assassinat de Jovenel Moïse

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Claude Joseph (d.) aux côtés du président Jovenel Moïse (c.) à Port-au-Prince en mai 2021.L'onde de choc se ressent toujours en Haïti plus de 24 h après l'assassinat du président Jovenel Moïse. Le Premier ministre par intérim Claude Joseph semble pour l'instant aux commandes du pays.

Claude Joseph est le sixième Premier ministre à Haïti en quatre ans. Il avait normalement quitté la primature et félicité son successeur nommé ce lundi 5 juillet par le président. Mais ce dernier n'a finalement pas pu prendre ses fonctions avant la mort de Jovenel Moïse. Claude Joseph prend donc les rênes avec peu de légitimité, souligne Marie Normand, du service International de RFI.

Sa première décision a été de déclarer l'état de siège sur l'ensemble du territoire, ce qui donne concrètement à l'exécutif des pouvoirs renforcés en matière de perquisition et également d'interdiction de réunion. Il a aussi décrété quinze jours de deuil national en hommage à Jovenel Moïse jusqu'au 22 juillet.

Crise de légitimité et guerre des gangs

Claude Joseph n'a pas été confirmé par le Parlement, puisque celui-ci est caduc depuis janvier 2020, faute d'élections législatives tenues en temps et en heure. « Il est un Premier ministre de facto, il n'est pas question de se rabattre sur un quelconque article de la Constitution pour parler de sa légitimité, insiste Laënnec Hurbon, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sur l'antenne de RFI. Il y a une crise de légitimité. »

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Cette crise politique avait déjà court à l'issue des deux premières années de son mandat. Le président Jovenel Moïse était contesté. Le pays faisait alors face à une très forte inflation. Il y a aussi un rapport de la Cour des comptes qui le met en cause dans une affaire de possibles détournements de fonds. Dès lors, les appels à sa démission se multiplient ainsi que des mouvements sociaux comme « pays lock » (pays bloqué, en créole) qui paralyser le pays fin 2019. Sa légitimité même au pouvoir était contestée cette année. Une partie de l'opposition estimait qu'il aurait dû quitter le pouvoir dès le mois de février 2021.

L'assassinat est aussi intervenu, alors que depuis plus d’un mois les gangs contrôlent totalement plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince. Cette mainmise et les affrontements entre bandes armées empêchent d’accéder par la route à toute la moitié sud du pays. Donc cette crise politique sécuritaire est complexe et surtout elle est lourde de conséquences pour la population haïtienne. Elle aspire à vivre une vie décente sans la mainmise des gangs et sans la corruption et l’impunité qui la privent du strict minimum.

Appel au calme du Conseil de sécurité

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir d'urgence sur la situation haïtienne. Dès mercredi soir, ses 15 membres ont adopté une déclaration à l'unanimité. Ils réclament que les auteurs de l'assassinat du président haïtien soient rapidement traduits en justice pour ce « crime odieux ». Le Conseil de sécurité a aussi « lancé un appel véhément à tous les acteurs politiques en Haïti afin qu'ils s'abstiennent de tout acte violent, ou de toute incitation à la violence ».

De son côté, Washington, très influent en Haïti, appelle à maintenir les élections présidentielle et législatives, prévues le 26 septembre. Interrogé sur RFI, Frédéric Thomas, chercheur au sein du Centre tricontinental (Cetri) de Louvain-la-Neuve, estime que ce délai n'est pas réaliste : « Il y a eu plus de 10 000 personnes déplacées à cause des affrontements entre bande armées et plus de 150 personnes tuées. On est avec un Conseil électoral, provisoire, illégal et illégitime, une défiance de la population, une impasse politique, des élections à moins de 100 jours et les États-Unis continuent d'appeler à ces élections. Ce sont véritablement leurs élections et pas celles de la population haïtienne qui appelle à une transition qui ne permette pas que le statu quo demeure. »

Ils n’ont pas tué le président, ils ont tué le pays ! Parce que tout le monde, qu’on aime le président ou pas, tout le monde va souffrir de ce qui vient de se passer en Haïti.

Source : RFI

Territoires palestiniens : manifestation à Ramallah pour demander le départ de Mahmoud Abbas

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Territoires palestiniens : manifestation à Ramallah pour demander le départ de Mahmoud AbbasRFI - Samedi 3 juillet, des centaines de Palestiniens ont appelé à nouveau au départ de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, lors d'une nouvelle manifestation à Ramallah.

Une manifestation pour protester contre la mort du célèbre militant Nizar Banat, qui parlait haut et fort de la corruption du gouvernement, battu à mort après avoir été arrêté par l’Autorité palestinienne. A Hebron, au contraire, des manifestants pro-Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, se sont rassemblés « en soutien au président » des images que le gouvernement a massivement partagé sur les réseaux sociaux.

Sur la place al Manara, une grande pancarte blanche, et en lettres capitales rouge : « Abbas dégage », et des centaines de manifestants palestiniens scandant « à bas le régime militaire », « Non aux assassinats politiques ».

Contrairement à la semaine dernière, sur la place, les forces de sécurité ne sont pas là en civil parmi la foule, mais à proximité de la Muqata, le palais présidentiel, se dresse une importante présence policière qui bloque la route des manifestants. La colère est là, explique un palestinien d’une quarantaine d’année, préférant garder l’anonymat.

« L'assassinat de Nizar Banat, c’est la face émergée de l'iceberg. Il y a une corruption énorme dans le gouvernement, ils sont exclus, ils ignorent ce qu’est la légitimité ? Nous, on veut dissoudre le gouvernement et on veut des élections. Pour que le peuple puisse choisir à nouveau ses dirigeants qui les représentent, car autrement, cela n’a aucune valeur ».

La famille de Nizar Banat, mort la semaine dernière, est en tête du cortège elle réclame une enquête internationale, accuse les forces de sécurité palestiniennes de l'avoir assassiné. Une chose est sûre, tous les manifestants s’accordent sur une chose : que l’Autorité Palestinienne rende des comptes après ce qui est arrivé au célèbre militant.

Avec notre correspondante dans les Territoires Palestiniens,
Alice Froussard

 

Le chef du gouvernement d'Israël Yaïr Lapid en visite aux Émirats, une première

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Le chef du gouvernement d'Israël Yaïr Lapid en visite aux Émirats, une premièreRFI - L’ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en a rêvé, son successeur, le chef du gouvernement par alternance et également ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, l’a fait.

Il devient ce mardi 29 juin le premier haut responsable israélien à effectuer une visite officielle aux Émirats arabes unis. Les deux pays ont normalisé leurs relations il y a près d’une année, en août 2020. Le ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid, s’envole donc pour une visite de deux jours à l’invitation de son homologue émirien, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane.

Au programme de cette visite « qualifiée d’historique », l’inauguration de l’ambassade d’Israël à Abu Dhabi, et l’ouverture d’un consulat à Dubaï. Avant lui, à maintes reprises, l’ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a tenté de décrocher son billet pour le Golfe, sans succès.

Ses plans ont d’abord été contrecarrés par le Covid-19, en fin d’année dernière. Mais par la suite, alors que l’État hébreu était engagé en pleine campagne électorale, ce sont les Émiriens qui n’ont pas souhaité le recevoir.

Face à son insistance, Abu Dhabi a fait comprendre, de manière diplomatique, qu’elle refusait d’interférer dans les élections législatives israéliennes.

Car Benyamin Netanyahu avait un objectif caché. Il souhaitait à travers un déplacement aux Émirats cueillir les fruits de la normalisation en passant pour le « faiseur de paix », aux yeux des Israéliens, à la veille du vote.

Finalement, c’est son opposant Yaïr Lapid, arrivé il y a quelques jours à peine au pouvoir, qui décroche sa photo aux côtés des cheikhs du Golfe.

Avec notre correspondant à Jérusalem,
Sami Boukhelifah

Les États «doivent cesser de nier» le racisme et commencer «à le démanteler», selon l'ONU

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Les États «doivent cesser de nier» le racisme et commencer «à le démanteler», selon l'ONULe Figaro - Les États doivent prendre des «mesures immédiates» contre le «racisme systémique» dont sont victimes les Noirs, a réclamé Michelle Bachelet, Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme lundi, quelques jours après la condamnation aux États-Unis du policier qui a tué George Floyd.

«Seules les approches qui s'attaquent à la fois aux lacunes endémiques des forces de l'ordre et au racisme systémique - et à ses origines - rendront justice à la mémoire de George Floyd et de tant d'autres dont la vie a été perdue ou irrémédiablement affectée», a déclaré Michelle Bachelet, lors de la publication d'un rapport du Haut-commissariat demandé par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, en référence à l'Afro-Américain devenu le symbole des victimes des violences policières et raciales aux États-Unis après son meurtre le 25 mai 2020.

«Il existe aujourd'hui une possibilité d'importance capitale de marquer un tournant pour l'égalité et la justice raciales », relève encore ce rapport.

Vendredi 25 juin, Derek Chauvin, le policier blanc qui a écrasé le cou de George Floyd sous son genou pendant de longues minutes, a été condamné à 22 ans et demi de prison, une peine lourde et rare aux États-Unis qui reflète l'impact planétaire du drame.

Le meurtre de George Floyd et «les manifestations de masse» qui l'ont suivi partout dans le monde constituent en effet un moment «décisif dans la lutte contre le racisme» dont il faut se saisir, souligne d'ailleurs le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

Cette mobilisation a permis «une prise de conscience longtemps retardée du racisme et a placé au centre des débats le caractère systémique du racisme», souligne Michelle Bachelet dans le communiqué accompagnant le rapport.

Ce racisme systémique induit que les populations africaines ou d'ascendance africaine se retrouvent marginalisées économiquement et politiquement, n'ont pas le même accès que les autres à l'éducation ou à des soins de santé de qualité, ou se retrouvent sous-représentées dans la société.

À cet égard, le rapport appelle les États à «adopter des mesures mobilisant l'ensemble des pouvoirs publics» dans des plans dotés de «ressources suffisantes».

Par Le Figaro avec AFP

Colonialisme : l'Allemagne reconnaît avoir commis «un génocide» en Namibie

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Colonialisme : l'Allemagne reconnaît avoir commis «un génocide» en NamibieLe Figaro - Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a salué la conclusion d'un «accord» avec la Namibie après plus de cinq ans d'âpres négociations sur les événements survenus dans ce territoire africain colonisé par l'Allemagne entre 1884 et 1915.

L'Allemagne a pour la première fois reconnu vendredi 28 mai avoir commis «un génocide» contre les populations des Hereros et Namas en Namibie pendant l'ère coloniale et va verser au pays plus d'1 milliard d'euros d'aides au développement.

«Nous qualifierons maintenant officiellement ces événements pour ce qu'ils sont du point de vue d'aujourd'hui: un génocide», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas dans un communiqué. Cette reconnaissance par Berlin constitue un «premier pas dans la bonne direction», a estimé le gouvernement namibien.

Heiko Maas salue dans sa déclaration la conclusion d'un «accord» avec la Namibie après plus de cinq ans d'âpres négociations sur les événements survenus dans ce territoire africain colonisé par l'Allemagne entre 1884 et 1915. Les colons allemands avaient tué des dizaines de milliers d'Hereros et de Namas lors de massacres commis entre 1904 et 1908, considérés par de nombreux historiens comme le premier génocide du XXe siècle.

«À la lumière de la responsabilité historique et morale de l'Allemagne, nous allons demander pardon à la Namibie et aux descendants des victimes» pour les «atrocités» commises, a poursuivi le ministre.

Dans un «geste de reconnaissance des immenses souffrances infligées aux victimes», le pays européen va soutenir la «reconstruction et le développement» en Namibie via un programme financier de 1,1 milliard d'euros, a-t-il ajouté, précisant qu'il ne s'agissait pas de dédommagements sur une base juridique. Cette somme sera versée sur une période de 30 ans, selon des sources proches des négociations, et doit profiter en priorité aux descendants de ces deux populations.

Les crimes commis pendant la colonisation empoisonnent depuis de nombreuses années les relations entre les deux pays. Privés de leurs terres et de leur bétail, les Hereros s'étaient révoltés en 1904 contre les colons allemands, faisant une centaine de morts parmi ces derniers. Envoyé pour mater la rébellion, le général allemand Lothar von Trotha avait ordonné leur extermination. Les Namas s'étaient soulevés un an plus tard et subirent le même sort.

Au total, au moins 60.000 Hereros et environ 10.000 Namas perdirent la vie entre 1904 et 1908. Les forces coloniales allemandes avaient employé des techniques génocidaires: massacres de masse, exil dans le désert où des milliers d'hommes, femmes et enfants sont morts de soif, et camps de concentration comme celui tristement célèbre de Shark Island.

Par Le Figaro avec AFP