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Politique dans le Monde

Nucléaire iranien: Téhéran met en garde les Européens contre toute escalade

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mediaL'Iran qui subit de plein fouet les sanctions américaines qui frappent durement son économie avec une inflation de plus de 50 % a choisi le bras de fer avec les Européens, en exigeant qu'ils prennent des mesures pour permettre à l'Iran d'exporter son pétrole et avoir des relations bancaires et commerciales avec le reste du monde malgré les sanctions américaines.

« Si les Européens ne tiennent pas leurs engagements, notre troisième pas dans 60 jours sera encore plus fort », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Téhéran a décidé de jouer la surenchère au lendemain de sa décision de ne plus respecter le seuil de 3,67 % pour l'enrichissement d'uranium, malgré les condamnations des pays européens – qui ont demandé à la République islamique de faire marche arrière –, des États-Unis et d'Israël.

Si certains participants à l’accord de 2015 « devaient se comporter de manière étrange et inattendue alors nous sauterions toutes les étapes suivantes » du plan de réduction des engagements en cours d’application « et nous mettrions en œuvre la dernière », a également mis en garde Abbas Moussavi, visant l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, signataires européens de l’accord de Vienne. Il n’a pas précisé la nature de cette ultime étape.

Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a été plus précis en affirmant que l'Iran pourrait augmenter son niveau d'enrichissement à 20 %. Le pays enrichit déjà depuis ce 8 juillet de l'uranium à plus de 4,5 %, a par ailleurs rapporté l'agence semi-officielle Isna, qui cite ce même porte-parole.

L'Iran se laisse « toutes les options »

En réponse à la question d'un journaliste, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé que « toutes les options » étaient possibles, y compris une sortie de l'accord de Vienne et du Traité de non-prolifération nucléaire, mais « qu’aucune décision n'a été prise » pour le moment.

Alors que l'économie iranienne est de plus en plus étranglée par les sanctions américaines, la République islamique demande aux Européens d'appliquer leurs promesses et de prendre des mesures concrètes pour permettre à l'Iran d'exporter son pétrole et avoir des relations bancaires avec le reste du monde.

Dans ces conditions, l'Iran a annoncé une nouvelle visite dans les prochains jours du conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, pour tenter de faire baisser les tensions. Maja Kocijancic, porte-parole de la diplomatie européenne, « très préoccupée », a elle appelé l'Iran à « cesser et à revenir sur ses activités qui sont contraires aux engagements pris dans le cadre » de l'accord sur le nucléaire.

La Russie, de son côté,«  s'inquiète » des décisions iraniennes, mais appelle toutefois à « poursuivre le dialogueet les efforts sur le front diplomatique » avec Téhéran. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a rejeté la responsabilité de la situation sur les États-Unis, rappelant avoir « averti des conséquences qui viendraient inévitablement si l'un des Etats faisant partie de l'accord venait à mettre fin à ses obligations en se retirant ».

Source : RFI

 

Entre les États-Unis et l'Iran, la guerre des mots

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mediaAu surlendemain de la destruction par l'Iran d'un drone américain, la tension restait vive entre Washington et Téhéran ce samedi 22 juin.

Comme il le fait depuis plusieurs semaines, Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid à l'égard de Téhéran, alternant déclarations martiales et appel au dialogue. Ce samedi encore, le président américain a annoncé sur Twitter l'instauration de nouvelles sanctions « majeures » contre la République islamique dès lundi. « L'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires », a-t-il ajouté depuis sa résidence de Camp David.

Peu avant, le locataire de la Maison Blanche avait assuré que l'Iran deviendrait son « meilleur ami » s'il renonçait à son programme nucléaire. C'était quelques heures après une nouvelle mise en garde : « Si les dirigeants iraniens se comportent mal, ils vont passer une très mauvaise journée », avertissait-il.

Téhéran n'est pas en reste. « Tirer une balle en direction de l'Iran mettra le feu aux intérêts de l'Amérique et de ses alliés » dans la région, a déclaré le porte-parole de l'état-major conjoint des forces armées iraniennes. « Les Iraniens répondront à la diplomatie par la diplomatie, au respect par le respect et à la guerre par une défense acharnée », a déclaré de son côté le ministère iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, ajoutant que l'attitude de l'administration Trump était jusqu'ici synonyme de terrorisme économique, de violation de la parole donnée et de non-respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Téhéran a par ailleurs annoncé dans la journée l'exécution d'un collaborateur du ministère de la Défense pour espionnage au profit de la CIA.

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ne cessent de monter depuis que Washington a annoncé son retrait de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de lourdes sanctions contre Téhéran. Les deux pays ont beau répéter ne pas chercher la guerre, la fièvre n'a cessé de monter et la multiplication des incidents dans le Golfe fait craindre un embrasement. La destruction d'un drone de l'US Navy par l'Iran a provoqué une nouvelle escalade, une semaine après l'attaque de deux pétroliers en mer d'Oman imputée par Washington à Téhéran qui dément toute implication.

La Grande-Bretagne, qui fait toujours partie de l'accord international sur le nucléaire iranien, a annoncé que son ministre d'État chargé du Moyen-Orient, Andrew Murrison, serait dimanche à Téhéran pour plaider en faveur d'« une désescalade urgente ».

Source : RFI

 

Un Chinois, un Géorgien et une Française candidats à la tête de la FAO

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mediaLa FAO, l'Organisation onusienne pour l'alimentation et l'agriculture, élit ce dimanche 23 juin son nouveau directeur. Trois candidats sont en lice : un Chinois, un Géorgien et une Française.

Ils ne sont plus que trois à briguer la succession de l'Américain José Graziano da Silva à la tête de la FAO. Après le retrait du Camerounais, Médi Moungui en mars, l'Indien Ramesh Chand a à son tour retiré sa candidature le 13 juin. Qu Dongyu fait figure de favori.

Pékin a déployé des efforts considérables pour faire connaître son vice-ministre de l'Agriculture auprès des autres agences onusiennes. Biologiste de formation, Qu Dongyu a travaillé dans le développement des technologiques numériques au service de l'agriculture et en zone rurale, où il a également introduit le micro-crédit.

Mais certains spécialistes tablent plutôt sur le candidat géorgien, la direction de la FAO ayant souvent été confiée par le passé à un représentant d'un pays en développement. Davit Kirvalidze, ancien ministre de l'Agriculture, met en avant le rôle du secteur privé, afin de produire plus, mais mieux. Il estime que la FAO devrait lancer plus de politiques de partenariat public-privé.

La Française Catherine Geslain-Lanéelle, ancienne dirigeante de l'Agence européenne de sécurité alimentaire, est candidate unique de l'Union européenne. Elle souhaite réduire le gaspillage et développer les chaînes de valeurs, comme elle le dit, autour de l'agriculture, de la pêche et de la forêt afin de développer les emplois, notamment de jeunes.

La candidate française Catherine Geslain-Lanéelle, ancienne dirigeante de l'Agence européenne de sécurité alimentaire EFSA a aussi passé toute sa carrière dans les secteurs agricoles et agroalimentaires au plus haut niveau en France.Vincenzo PINTO / AFP

L'élection pour un mandat de quatre ans, à partir du 1er août 2019, se tiendra à Rome, au siège de la FAO. Créée sur les ruines de la guerre en 1945, l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture est chargée de la lutte contre la faim dans le monde via le développement de l'agriculture. Elle compte 194 pays membres. Son budget s'élève à 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros). Depuis sa création, l'organisation a connu huit directeurs généraux.

Source : RFI

 

 

Brésil: la demande de libération de Lula reportée, Sergio Moro dans la tourmente

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mediaLa Cour suprême du Brésil a reporté « sine die » le jugement d'une demande de libération de l'ex-président Lula prévu mardi, deux jours après des révélations sur la partialité de ceux qui l'ont condamné pour corruption. Un autre recours de la défense de Lula pourrait revenir à l'ordre du jour le 25 juin, et aurait, selon certains commentateurs brésiliens, plus de chance d'aboutir.

La demande de libération de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva faisait partie des sujets à l'ordre du jour de cinq des onze juges de la Cour suprême réunis mardi, mais la session s'est achevée sans qu'il ne soit abordé.

Et pour cause : depuis dimanche, le Brésil vit sous le coup des révélations explosives du site internet The Intercept, qui a dévoilé des manoeuvres de responsables de la vaste enquête anticorruption « Lavage express » (ou Lava Jato) pour empêcher l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva de se présenter à la présidentielle de 2018, pour laquelle les sondages lui promettaient la victoire.

Sergio Moro, l'incorruptible touché au coeur

Ainsi, des échanges sur la messagerie Telegram rendus publics par ce site d'investigation (fondé par Glenn Greenwald, qui avait rendu publiques les révélations d'Edward Snowden sur les agissements de la NSA) montrent que l'actuel ministre de la Justice Sergio Moro, qui était alors le juge chargé des dossiers de « Lavage express » et normalement tenu à la plus totale impartialité, a fourni conseils et directives aux procureurs en défaveur de Lula.

Les extraits, publiés dimanche, incluent des échanges au cours desquels Sergio Moro fait des suggestions aux procureurs sur l'objet, le rythme et le déroulement des enquêtes.

À partir de ces informations publiques, les avocats de Luiz Inacio Lula da Silva, icône de gauche qui reste l'une des figures de l'opposition les plus influentes au Brésil, ont demandé à la Cour suprême sa libération et l'annulation de sa condamnation. Selon des analystes, les révélations d'Intercept ont motivé l'inscription à l'ordre du jour de l'examen de la demande de libération de Lula, qui était initialement prévu dans les prochaines semaines.

Mis en cause par ces révélations rendues possibles par une source anonyme, Sergio Moro a réagi samedi à Brasilia en déclarant que les messages diffusés jusqu'à présent ne montraient aucune conduite inappropriée de sa part. « Concernant le contenu des messages qui me citent, il n'y a aucun signe d'anomalie ou de pilotage des actions en tant que magistrat, malgré le fait qu'ils aient été sortis de leur contexte », dit-il dans un communiqué. Il a également reproché à The Intercept de ne pas nommer « la personne responsable de l'intrusion criminelle dans les téléphones portables des procureurs ».

Nouveau jugement le 25 juin

En juillet 2017, Sergio Moro avait condamné en première instance l'ex-président de gauche, pour corruption et blanchiment d'argent. Un an et demi plus tard, il a abandonné la magistrature pour rejoindre le gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, élu fin octobre. Pour sa part, l'ex-président Lula, déclaré inéligible, n'a pu se présenter à la présidentielle d'octobre remportée par Bolsonaro.

Le jugement n'a finalement pas eu lieu, mais les magistrats de la Cour suprême ont fixé au 25 juin le jugement d'un autre recours de la défense de l'ex-président visant à obtenir sa libération. Ce recours, qui remet justement en cause l'impartialité de Sergio Moro en raison de sa présence ultérieure au gouvernement, a été déposé bien avant les révélations d'Intercept. Certains analystes considèrent qu'il aurait plus de chances d'aboutir que celui qui devait être jugé mardi et qui portait sur des critères plus techniques. Il pourrait aussi revenir à l'ordre du jour le 25 juin.

Source : RFI

 

Iran : l'avertissement de Téhéran aux Européens

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Iran : l'avertissement de Téhéran aux EuropéensLe Point - Pour le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les pays de l'Union européenne sont « mal placés pour critiquer l'Iran ».

Un an apres le retrait americain, Teheran a menace de s'affranchir progressivement de l'accord de Vienne a moins que ses partenaires, en particulier europeens, ne l'aident a contourner les sanctions americaines. L'Iran ne veut pas recevoir de leçons de l'Europe.

Dimanche 9 juin, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a estimé que les pays de l'Union européenne étaient « mal placés pour critiquer l'Iran ». Lundi 10 juin, le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, est attendu à Téhéran.

« Assurément, les Européens sont mal placés pour critiquer l'Iran, même sur les questions qui n'ont rien à voir avec » l'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, a déclaré Mohammad Javad Zarif à des journalistes iraniens. « Les politiques de l'Europe dans notre région, les politiques de l'Occident dans notre région n'ont eu d'autre résultat, pour la région, que de produire des dégâts », a-t-il ajouté, selon des images de l'échange diffusées par la télévision d'État iranienne.

Programme nucléaire réduit

« Certains pays comme l'Allemagne ont cessé de vendre des armes à l'Arabie saoudite (que celle-ci utilise) pour bombarder la population au Yémen, mais d'autres continuent », a encore ajouté Mohammad Javad Zarif, visant sans les nommer la France et la Grande-Bretagne, avant d'ajouter : « D'une manière générale, l'Occident a autorisé les régimes autocratiques de la région à commettre des crimes. »

L'Allemagne est, avec la Chine, la France la Grande-Bretagne et la Russie, l'un des États encore partenaires de l'Iran dans le cadre de l'accord de Vienne depuis que les États-Unis ont décidé en mai 2018 de se retirer unilatéralement de ce pacte et de réimposer une batterie de sanctions économiques contre Téhéran.

Aux termes de l'accord, la République islamique s'est engagée à ne jamais chercher à se doter de la bombe atomique et a accepté de réduire drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient son économie.

S'affranchir de l'accord de Vienne

En mai, un an après le retrait américain, Téhéran a menacé de s'affranchir progressivement de l'accord de Vienne à moins que ses partenaires, en particulier européens, ne l'aident à contourner les sanctions américaines. « Le devoir qu'ont les Européens » est de contribuer à ce que « la situation des relations économiques de l'Iran soit normalisée », a redit Mohammad Javad Zarif.

Téhéran a opposé vendredi une nouvelle fin de non-recevoir à l'idée défendue par le président français Emmanuel Macron d'un nouvel accord avec l'Iran qui viendrait élargir l'accord de Vienne en intégrant notamment des éléments qui limiteraient l'activité balistique de Téhéran ou sa politique de voisinage, que les Occidentaux jugent « déstabilisatrice ».

Source AFP

Source : Le Point (France)

 

Un Nigérian président de l’Assemblée de l’ONU à partir de septembre

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Tijjani Muhammad-Bande a été élu mardi 4 juin pour diriger l’institution onusienne. Un poste essentiellement symbolique et une nomination sans surprise puisqu’il était le seul candidat en lice pour l’Afrique, qui accède à cette présidence tournante tous les cinq ans.

Une douzaine de pays africains seulement ont présidé l’Assemblée générale de l’ONU, le premier ayant été le Ghana en 1964. Mais en septembre, le Nigeria accédera pour la deuxième fois à cette fonction, un honneur inédit sur le continent. Après Joseph Nanven Garba, qui avait dirigé la session de 1989-1990, c’est en effet Tijjani Muhammad-Bande qui a été élu mardi, par acclamation.

Même si le poste n’offre pas énormément de latitude politique et ne fait pas de son titulaire une figure essentielle de la diplomatie mondiale, le Nigeria tenait à remporter cette élection. Abuja avait envoyé une délégation de haut niveau à New York pour y soutenir la candidature de son représentant permanent à l’ONU et se dit confiant dans sa capacité à mener les débats de l’Assemblée générale.

Car si les défis politiques et de développement sont nombreux, Tijjani Muhammad-Bande, 61 ans, a une double expérience. Formé aux États-Unis et au Canada, il a d’abord mené un parcours linéaire de professeur de sciences politiques et d’administrateur dans son pays et au Maroc, avant de s’engager dans une carrière diplomatique éclair, assumant le rôle d’ambassadeur du Nigeria à l’ONU depuis 2017.

Le diplomate succède à l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa. Le dernier pays africain à avoir présidé l’Assemblée générale de l’ONU était l’Ouganda, il y a cinq ans.

Source : RFI

 

Pour l'UNRWA, Gaza sombre dans un chaos social et économique

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mediaPlus d'une semaine après les violences, Israël a rouvert dimanche 12 mai ses points de passage avec Gaza. De quoi alléger un peu le blocus imposé depuis bientôt 12 ans par l'État hébreu à l'enclave palestinienne, l'une des zones les plus densément peuplées au monde. L'une des plus pauvres également.

De notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Cela fait plusieurs jours maintenant que l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) prévient : si elle ne trouve pas rapidement 50 millions de dollars, la moitié des Gazaouis, soit un million de personnes, risquent de manquer de nourriture le mois prochain.

Le directeur des opérations sur place, Matthias Schmale l'affirme : Gaza est en train de plonger dans une sorte de chaos social et économique : « 53% de chômage. 80% de réfugiés sous le seuil de pauvreté et qui dépendent de l'aide alimentaire. Pour la première fois depuis que je suis arrivé il y a un an et demi, on me parle d'une augmentation des suicides, de la consommation de drogue et de la prostitution. Gaza n'est pas une crise humanitaire ; la situation n'est pas due à un tsunami ou à un tremblement de terre. C'est la conséquence d'une faillite politique et de 12 années de blocus. »

Un an après le refus des États-Unis de continuer à financer l'agence pour les réfugiés palestiniens, l'ONU bataille toujours pour combler le trou dans le budget. Plusieurs pays du Golfe pourraient encore mettre la main à la poche. C'est en tout cas ce qu'espèrent les Nations unies qui sollicitent même le secteur privé et les entreprises pour venir en aide à Gaza.

Source : RFI

 

Jamal Khashoggi : la CIA avertit certains de ses collègues d’un danger venant de Ryad

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Jamal Khashoggi : la CIA avertit certains de ses collègues d’un danger venant de RyadLa Nouvelle Tribune - L’affaire Jamal Khashoggi continue d’avoir des répercussions.

En effet, la CIA a récemment mis en garde proches et collègues de l’emblématique journaliste dissident, assurant que Riyad pourraient très vite s’intéresser à eux. Afin d’éviter une nouvelle disparition et l’assassinat d’un nouvel opposant, les services secrets américains ont ainsi tenu à alerter de potentielles cibles.

Trois personnes seraient principalement concernées par ces mises en garde. Le premier, Omar Abdulaziz. Résidant au Québec depuis près de dix ans, cet homme a longtemps collaboré avec Jamal Khashoggi.

Au moment de sa disparition, les deux travaillaient d’ailleurs sur un projet de mouvement, baptisé « L’armée des abeilles ». L’objectif de ce mouvement était alors de combattre sur les réseaux sociaux, les trolls saoudiens, également appelés « les mouches ». Ces derniers profèrent en fait des propos haineux à l’encontre de victimes bien ciblées.

Trois activistes anti-régime, visés

Ce n’est pas la première fois que ce dernier est directement visé et mis en garde. Ainsi, au moment de la disparition de Jamal Khashoggi, ce dernier a découvert que son téléphone portable eut été infiltré par un logiciel espion. Ce logiciel donnait accès à ses contacts, ses messages et ses appels. Selon ses déclarations, ses deux frères ainsi qu’un bon nombre de ses proches et amis encore présents en Arabie Saoudite auraient été emprisonnés.

Il faut dire que ses activités ne plaisent pas du tout à Riyad. Actif sur Twitter et YouTube notamment, ce dernier ne rate jamais une occasion de tacler le régime. Selon le média américain du Time, les autorités canadiennes l’auraient d’ailleurs alerté, lui recommandant même de se cacher pendant plusieurs jours afin d’éviter d’attirer les regards.

“La machine ne s’est jamais vraiment arrêtée”

Le second visé par les propos de la CIA serait Iyad El-Baghdadi. Vivant à Oslo, en Norvège, ce dernier a avoué avoir reçu la visite d’officiels norvégiens, le 25 avril dernier. Selon lui, une réunion de deux heures aurait été tenue, directement à son domicile. S’il n’a pas dévoilé la nature des menaces pesant à son encontre, celui-ci a confirmé être une potentielle cible. Il lui a également été recommandé de prévenir sa famille et surtout, de ne pas quitter la Norvège dans les semaines et mois à venir.

« Ils prennent les menaces au sérieux parce qu’elles proviennent de la CIA », a-t-il ensuite confirmé. La troisième personne a préféré garder l’anonymat afin de ne pas se donner plus de visibilité. De son côté, Omar Abdulaziz l’assure, « la machine » gouvernementale est toujours en marche. Selon lui, le régime saoudien a toujours souhaité faire taire les dissidents ainsi que les activistes pro-démocratie. Résultat, celui-ci a appelé tout le monde à faire très attention.

Source : La Nouvelle Tribune (Bénin)

 

 

Algérie-France : quand le discours complotiste refait surface

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Alors que le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah dénonce depuis plusieurs semaines des « tentatives de déstabilisation étrangères », le gouvernement français reste discret au sujet de la transition algérienne. Mais l’idée d’une ingérence de la part de l’ancienne puissance coloniale revient régulièrement dans le débat.

 

« La face barbare de la France coloniale », « les Français vont contrôler les champs de pétrole algérien », « la responsabilité historique hante l’État français ». À la une des journaux algériens, jeudi 9 mai, la France. Depuis plusieurs semaines, le rôle joué par l’ancienne puissance coloniale dans la période post-Bouteflika s’invite régulièrement dans le débat.

Les accusations d’ingérence comme les rumeurs d’un « complot français » se multiplient. À tel point que l’ambassade de France à Alger s’est vue obligée de diffuser jeudi un communiqué « s’étonnant » d’une dépêche publiée la veille par l’agence de presse officielle APS, selon laquelle Paris souhaiterait la tenue des élections du 4 juillet dans « de bonnes conditions ».

L’objet de la polémique ? Les « nouvelles » déclarations sur les élections en Algérie du ministre français des Affaires étrangères… qui ne sont en réalité que les réponses apportées à un député lors d’une séance de questions au gouvernement, qui a eu lieu le 6 mars à l’Assemblée nationale française.

Deux mois après, le bureau de l’APS les a interprétées comme une réaction à la tenue de l’élection présidentielle le 4 juillet. « Nous souhaitons que le processus électoral se déroule dans de bonnes conditions, avec toute la transparence et la sérénité nécessaires », affirmait alors Jean-Yves Le Drian… en se référant au scrutin initialement prévu le 18 avril. Si la dépêche a été corrigée au plus vite, la controverse ne fait que relancer un débat persistant : la position de la France dans la transition en Algérie.

Une vérité « accessoire »

Plusieurs rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, mais aussi sur des sites en ligne. Sur la chaîne d’information Ennahar, un analyste politique a récemment accusé Paris de participer à un « complot contre le chef d’état-major ».

Que l’information soit vraie, c’est accessoire : cela participe à renforcer ce sentiment anti-français

« Il suffit d’observer les rumeurs qui se diffusent concernant les dernières arrestations. Encore ce 8 mai, un journal proche de l’armée a diffusé une information selon laquelle il y aurait eu une réunion à Paris entre Saïd Bouteflika, l’ancien patron des services de renseignement Toufik et une délégation française. Qu’elle soit vraie, c’est accessoire : cela participe à renforcer ce sentiment anti-français et introduit un élément décisif censé peser dans le débat », décrypte pour Jeune Afrique Naoufel Brahimi El Mili, auteur de France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes.

Ainsi, selon le spécialiste, le parallèle entre « les complotistes anti-armée » et la France est vite établi. Un discours qu’on retrouve sans ambages dans l’éditorial d’El-Djeich, la revue du ministère de la Défense nationale, intitulé « Clairvoyance et sagesse pour faire avorter tous les complots ». La publication met l’accent sur « le danger représenté par les tentatives de certaines entités étrangères de déstabiliser le pays », en soulignant que « le Commandement de l’ANP [Armée nationale populaire] ne s’adresse pas au peuple depuis les salons, les canaux où les capitales étrangères, mais de l’Algérie profonde et authentique ».

La France, bouc émissaire

Ainsi, huit ans après 2011, le discours conspirationniste refait surface dans une Algérie en ébullition. « Le chef d’état-major sait qu’une bonne partie de la population algérienne reste sensible au discours sur le « complot français », continue Naoufel Brahimi El Mili. Et cette rhétorique participe à renforcer son image de justicier et de libérateur qui, en continuité avec l’histoire, prend à nouveau les armes contre la France. »

Lors de son déplacement à Oran en avril, Ahmed Gaïd Salah dénonçait déjà « l’apparition de tentatives de la part de certaines parties étrangères, partant de leurs antécédents historiques avec notre pays, […] afin de mettre en exécution leurs desseins visant à déstabiliser l’Algérie et semer la discorde entre les enfants du peuple ». « Cela ne peut être que la France », assurait à Jeune Afrique Adlene Mohammedi, docteur en géographie politique et très engagé depuis le début du mouvement.

Un discours « nourri par les maladresses » de Paris

Si tout ce qui est anti-français est mobilisateur en Algérie, d’après Naoufel Brahimi El Mili, « ce sentiment est également nourri par des maladresses françaises ». En effet, le 11 mars dernier, Emmanuel Macron avait salué « la décision » du président algérien de ne pas briguer un cinquième mandat, appelant à une « transition d’une durée raisonnable ».

Peu après, le président français s’était de nouveau exprimé dans un tweet, estimant que « la décision du Président Bouteflika ouvre une nouvelle page pour la démocratie algérienne ». À la suite de cette réaction, plusieurs Algériens étaient descendus dans la rue en brandissant des gilets jaunes et des pancartes contre Emmanuel Macron, entendant dénoncer un présumé « soutien » de la France au président Abdelaziz Bouteflika.

Le soutien de Paris à Ben Ali ou à Abdel Fattah al-Sissi et d’autres dirigeants autoritaires africains rend vraisemblable une ingérence française

Le gouvernement français est depuis resté discret au sujet de la transition algérienne. Mais l’idée d’une ingérence de la part de l’ancienne puissance coloniale reste crédible, surtout à cause d’une constante de la diplomatie française en Afrique : « le soutien au statu quo et à la stabilité, au détriment du changement, donc de la mobilisation. Le soutien de Paris à Ben Ali ou à Abdel Fattah al-Sissi et d’autres dirigeants autoritaires africains rend vraisemblable une ingérence française », explique Naoufel Brahimi El Mili.

Pourtant, comme le rappelle l’analyste, loin de la scène politique, la coopération militaire entre France et Algérie continue sans entrave, dans le cadre par exemple de l’opération Barkhane.

Source : jeuneafrique.com

 

Nucléaire iranien: Téhéran suspend certains engagements, les réactions affluent

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mediaUn an jour pour jour après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, la République Islamique annonce à son tour suspendre certains de ses engagements. Cet accord conclu par Téhéran et les grandes puissances en 2015 avait permis la levée des sanctions économiques internationales imposées à l’Iran, et en contrepartie ce pays avait accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire. Sans surprise, la décision iranienne a entraîné une vague de réactions internationales.

Il y a ceux qui avertissent l’Iran, comme la France qui brandit la menace de sanctions européennes,  l'Allemagne qui a appelé le pays au respect de la totalité de l'accord sur le nucléaire, ou le Royaume-Uni qui estime «inopportune» la décision de l'Iran et ceux qui au contraire tentent de calmer le jeu. La Chine, notamment prône l’apaisement. « Il faut rester dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien », explique Pékin. Ce message s’adresse aussi bien aux Iraniens qu’aux autres pays membres de cet accord.

Il ne faut pas oublier que l’Iran a été un bon élève jusqu’à présent. Son programme nucléaire a été scruté à la loupe par les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie atomique et les rapports de l’AIEA sont sans appel : la République Islamique respecte ses engagements à la lettre.

C’est le retrait américain de l’accord en mai 2018 et le rétablissement de sanctions économiques par le président Donald Trump qui chamboulent la situation.

Face à ces sanctions américaines, les autres signataires ont été incapables de garantir à l’Iran les retombées économiques qu'il escomptait.

La République Islamique perd patience. Plus question de limiter l’enrichissement d’uranium. Cela ouvre la porte à un programme nucléaire militaire. Réaction immédiate du Premier ministre Benyamin Netanyahu : Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter de l’arme atomique.

Le chef de la diplomatie russe s’est rangé du côté de Téhéran, en affirmant « comprendre » ses raisons, à l’issue de pourparlers à Moscou avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. La Russie a accusé mercredi 8 mai les États-Unis d’être les seuls responsables de la crise actuelle. Le Kremlin avait dénoncé un peu plus tôt la « pression déraisonnable » subie par l'Iran et avancé les « mesures irréfléchies » prises par Washington.

La Russie s’en prend également aux Européens, jugés trop timorés face à Washington, nous rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. « Nous allons avant tout chercher à convaincre nos partenaires européens de respecter leurs promesses », a déclaré Sergueï Lavrov, citant le mécanisme européen qui permettrait à Téhéran d’exporter son pétrole sans « dépendre du système américain ».

De son côté, Mohammad Javad Zarif a lui aussi accusé les Européens de « n’avoir rempli aucune de leurs obligations » : « Ils ont publié de beaux communiqués, mais dans la pratique, il ne s’est rien passé », a-t-il notamment déclaré.

Téhéran leur lance donc un ultimatum : « Vous avez 60 jours pour respecter votre parole, dans le cas contraire la République Islamique renoncera à appliquer d’autres de ses engagements ».

 

Le Qatar débloque une grosse enveloppe d'aide pour les Territoires palestiniens

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Les violences du week-end dernier ont coûté la vie à au moins 25 personnes côté palestiniens, combattants et civils mélangés, et à 4 civils israéliens. Le cessez-le-feu annoncé hier, lundi 6 mai, par les Palestiniens tient encore même si les autorités israéliennes ne le reconnaissent toujours pas. L'accord de cessez-le-feu semble avoir été négocié avec les groupes armés de Gaza. Et au coeur de cet accord se trouve une aide du Qatar.

Le Qatar est un allié de longue date du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza et sa générosité à l'égard de l'enclave palestinienne a déjà été maintes fois prouvée: des routes, des lotissements entiers, des hôpitaux ont été financés par l'argent de l'émirat. Et ces derniers mois, une aide en liquide avait été injectée dans l'enclave palestinienne. Mais cette générosité valait au Qatar les foudres du gouvernement de Ramallah pour qui l'émirat, en venant en aide au Hamas, ancrait la division palestinienne.

Ce mardi matin, 24 heures après la conclusion d'un cessez-le-feu entre les groupes armés de Gaza et Israël, le ministère qatarien des Affaires étrangères a annoncé le déblocage d'une très grosse enveloppe: près de 430 millions d'euros. Mais cette fois-ci, l'aide ira aussi bien à la Cisjordanie qu'à la bande de Gaza.

Près des deux tiers de cette aide financeront des programmes de santé et d'éducation menés par l'Autorité palestinienne, le gouvernement internationalement reconnu. Le reste sera versé à des programmes humanitaires de l'ONU dans les Territoires palestiniens. La part spécifiquement dédiée à Gaza n'est pas précisée. Mais l'annonce de cette aide a été rapidement saluée par le chef du Hamas qui y voit « une continuation des positions inébranlables du Qatar qui soutient, écrit-il dans un communiqué, le peuple palestinien politiquement et financièrement ».

Source : RFI

 

Conseil de Sécurité de l’ONU: Le mandat de la MINURSO prorogé de six mois

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Conseil de Sécurité de l’ONU: Le mandat de la MINURSO prorogé de six moisHespress - Le mandat de la MINURSO a été renouvelé de 6 mois, ce mardi 30 avril, par le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Le texte de résolution 2468 indique dans ce sens que le Conseil de sécurité "décide de proroger le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2019".

La résolution appelle également à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue dans le but de faire avancer les pourparlers, assurant ainsi la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007 et le succès des négociations.

Le Conseil de sécurité reconnait, à cet égard, que "a concrétisation d’une solution politique à ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité, induisant à son tour la création d’emplois, de croissance et d’opportunités pour l’ensemble des peuples de la région du Sahel".

La nécessité de "faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations", est de même soulignée.

Cette décision vient consacrer, encore une fois, la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Pour rappel, le Conseil de sécurité avait entamé lundi l’examen du projet de résolution présenté par les Etats Unis concernant le confit du Sahara.

Des sources proches du dossier avaient indiqué à Hespress que ce projet ne devrait pas apporter de nouveau, et proposerait les mêmes dispositions que la résolution 2414, adoptée en avril 2018.

Ce projet, avaient souligné ces sources, porte sur la prorogation pour 6 mois supplémentaires du mandat de la MINURSO, mais également sur l’obligation pour les parties concernées (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario) d’assumer leurs responsabilités dans la recherche d’un règlement politique juste et accepté par tous.

Source : Hespress (Maroc)

 

 

Espagne: les élus catalans font irruption aux Cortès

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mediaLes élections législatives anticipées, dimanche en Espagne, ont donné une courte majorité au parti socialiste de Pedro Sanchez, allié à Podemos. Les partis indépendantistes catalans ont gagné du terrain, obtenant 22 des 350 sièges de la chambre des députés et, c'est une première, le nouveau Congrès comptera 5 élus catalans qui ne pourront pas siéger immédiatement car ils sont en prison, quatre députés et un sénateur.

Ces cinq élus ne siègeront donc pas, en tout cas pas avant la fin de leur procès pour la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Il y a eu une autre première dimanche en Catalogne: un parti indépendantiste arrive en tête à des élections nationales, l'ERC (Esquerra Republicana de Catalunya) le parti d'Oriol Junqueras. Rappelons que celui-ci, ancien président de la région, est le principal accusé du procès intenté aux indépendantistes et que le parquet a requis une peine de 25 ans de prison contre lui.

Une victoire d'autant plus nette que les Catalans se sont rendus massivement aux urnes dimanche. La participation a gagné 11 points par rapport aux dernières législatives de 2016. Avec 15 députés, soit 6 de plus qu'aux dernières élections, ERC devance le parti socialiste catalan, le PSC, qui aura lui 12 élus. Mais les socialistes sont en hausse malgré tout, comme au niveau national, puisqu'ils passent de 7 à 12 élus catalans. Carles Puigdemont, le leader séparatiste qui s'est exilé en Belgique pour fuir la justice, et son parti Junts per Cat, obtiennent eux 7 députés.

Les indépendantistes restent minoritaires mais progressent

Et un rapport de force très clair se dessine au sein mouvement indépendantiste: les électeurs ont choisi la gauche républicaine de Catalogne d'Oriol Junqueras, plus modérée dans ses revendications que Carles Puigdemont et son parti.

Oriol Junqueras avait annoncé dès le début de la campagne qu'il se poserait en rempart contre la droite, et qu'il ne bloquerait pas l'investiture d'un Premier ministre socialiste, même si ce dernier ne reconnait pas le droit à l'autodétermination.

Pour le futur chef du gouvernement, Pedro Sanchez, la marge d'action pour régler la crise catalane sera peut être un plus large.

Source : RFI

 

Armes françaises au Yémen: à la DGSI, les journalistes «garderont le silence»

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mediaTrois journalistes français sont convoqués le 14 mai par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Ils doivent être entendus dans le cadre d’une enquête pour « atteinte au secret de la défense nationale ». Entretien avec l'un d'entre eux.

Le 15 avril, Disclose.ngo, média d’information à but non lucratif, et d’autres médias partenaires, publiaient une enquête sur l’utilisation d’armes de fabrication française dans la guerre au Yémen, qui a fait plus de 10 000 morts depuis 2014.

Leur investigation s’est appuyée sur une note classée « confidentiel-défense » et révélait que des chars Leclerc et des Mirage 2000 avaient été utilisés par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis dans les combats au Yémen.

Geoffrey Livolsi, cofondateur de Disclose, est l'un des trois journalistes convoqués par la DGSI. Jeudi 25 avril, il a répondu aux questions de l’Atelier des médias de RFI.

RFI : Vous attendiez-vous à une telle convocation ?

Geoffrey Livolsi : On a découvert mercredi qu’une enquête avait été ouverte, selon les informations de l’AFP, en décembre 2018 par le ministère de la Défense. On est assez étonnés, en tant que journalistes, d’être aujourd’hui pénalement responsables d’avoir fait notre métier. Nos révélations, elles ne font qu’appuyer ce que dit le document de la Direction du renseignement militaire français (DRM) : nos armes sont utilisées massivement dans le conflit au Yémen. Et en date du 25 septembre 2018, ces armes étaient sur le territoire yéménite, que ce soient des chars Leclerc ou des Mirage, des avions français vendus aux Émirats arabes unis, qui participent aux bombardements. Malgré cela, le gouvernement dit qu’il n’a pas connaissance de l’utilisation directe des armes françaises dans le conflit au Yémen. Le document qu’on a dévoilé vient contredire leur version, c’est pourtant ses propres services qui l'ont fait.

Cette convocation est-elle, selon vous, une intimidation ?

De base, la volonté de nous auditionner sous le statut de suspects libres fait que nous pouvons être mis en garde à vue par la suite, mais surtout c’est une méthode qui a pour objectif de connaître nos sources. Et c’est là tout l’intérêt de leur enquête, c’est qu’ils cherchent à contourner la protection des sources des journalistes.

Quelle va être votre ligne de défense ?

Elle va être très claire : nous allons évoquer le secret des sources des journalistes. Nous allons exercer notre droit à garder le silence et à ne pas donner d’informations sur nos sources.

Pouvez-vous justement nous dire si votre source ou vos sources, le ou les lanceurs d’alerte qui vous ont permis de sortir cette enquête, sont menacés ?

Elles ne sont aujourd’hui, à notre connaissance, pas menacées parce que nous avons, comme nous l’avions expliqué dans notre enquête, maintenu un anonymat total sur nos sources. Parce que malheureusement, aujourd’hui en France, la loi de protection des lanceurs d’alerte ne couvre pas le secret défense, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, des personnes, qui lancent une alerte à partir de documents ou d’informations couvertes par le secret défense, ne peuvent revendiquer le statut de lanceurs d’alerte. Et donc, ils nécessitent aujourd’hui une protection de la part des journalistes.

Est-ce que cela vous rassure de voir que la profession fait bloc derrière vous, à l'image du communiqué du Syndicat national des journalistes ?

Nous ne sommes restés que sur les faits. Et ce que nous avons fait, ce que notre enquête montre n’est que factuel. Nous décryptons ce qui se trouve dans la note de la DRM et nous avons sur le terrain constaté la présence des armes françaises, leur utilisation dans des batailles qui impliquent la coalition, leur participation aux bombardements. Donc, on est resté sur des faits et uniquement des faits. Et je pense que c’est ça aussi qui, aujourd’hui, fait qu’on obtient un soutien de la profession, mais aussi surtout parce que c’est une atteinte sans précédent à la liberté d’informer et à la liberté des citoyens d’être informés. Et aujourd’hui, ce qui se joue actuellement, c’est cette question-là de pouvoir exercer notre métier et de pouvoir informer nos concitoyens sur des informations dites « d’intérêt public ».

Donc, on comprend bien avec cette affaire, Disclose a mis le doigt sur un sujet plus que sensible, c’était exactement la promesse fondatrice de Disclose, d’agir pour la transparence et pour la liberté d’informer ?

En publiant ce document, nous faisons œuvre de transparence parce que ces informations-là, nous l’avons précisé au moment de la publication, ne mettent pas en danger des opérations militaires françaises ; ne mettent pas en danger des agents sur le terrain. Ces documents ne concernent que des armes vendues par la France à des pays tiers. Donc, on utilise aujourd’hui le secret défense pour couvrir des transactions commerciales. Clairement, nous voulions, en mettant sur la place publique ce document, permettre aux ONG, à la représentation nationale, de se saisir de ces informations parce que, aujourd’hui, le contrôle des armes doit être fait dans le cadre des institutions démocratiques et dans le cadre de l’Assemblée nationale. Et jusqu’à présent, les députés, les commissions de la défense qui avaient à plusieurs reprises auditionné la ministre de la Défense Florence Parly ou le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian n’avaient jamais obtenu de réponse ou des réponses expliquant que ces armes n’étaient pas impliquées. On montre que le pouvoir exécutif a volontairement dissimulé depuis au minimum le 3 octobre 2018 sa connaissance sur ce dossier.

Source : RFI

 

Présidentielle en Ukraine: victoire du comédien Volodymyr Zelenskiy

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mediaLe comédien novice en politique Volodymyr Zelenskiy a remporté dimanche 21 avril une victoire écrasante à la présidentielle en Ukraine face au président sortant Petro Porochenko.

Au quartier général de campagne du futur président, l'ambiance est festive, rapporte notre envoyée spéciale à Kiev, Anastasia Becchio. Lorsque les premiers résultats sont apparus sur l’écran géant, à 20h pile, le public a explosé de joie. La victoire du comédien était attendue, mais un doute subsistait sur son ampleur.

Avec 73% des suffrages, selon les premières estimations, cette victoire est un raz-de-marée pour ce novice en politique, qui met KO le président sortant Petro Porochenko. Cinq ans après la révolution pro-européenne de Maïdan, qui avait porté le roi du chocolat au pouvoir, les Ukrainiens ont à nouveau soif de changement. Un changement qu’incarne Volodymyr Zelenskiy.

Il inaugure une nouvelle façon de faire de la politique. Il a mené sa campagne essentiellement sur les réseaux sociaux, en restant vague sur son programme. Il n’a participé qu’à un seul débat, dans le grand stade de Kiev vendredi. Un débat qui n’avait, en réalité, de débat que le nom.

Zelenskiy est arrivé dans son QG sur la musique de la série Le serviteur du peuple où il incarne un professeur d’histoire devenu président par hasard. La réalité rattrape aujourd’hui la fiction. Après ce clin d’œil humoristique, Volodymyr Zelenskiy a remercié son équipe, sa famille, les membres de son groupe de stand-up, mais aussi les forces de l’ordre, les services de sécurité, les soldats et les volontaires qui protègent le pays.

« Je promets de ne pas vous décevoir », a-t-il dit. Avant d’adresser ce message : « je ne suis pas encore président, je vais donc vous parler en tant que citoyen et en tant que citoyen, je m’adresse à tous les pays de l’ex-URSS et je leur dis : tout est possible ! »

Porochenko battu, mais combatif

Son adversaire a rapidement reconnu sa défaite. Les sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote, qui lui donnent seulement 25% des voix, « sont évidents et me donnent toutes les raisons pour appeler mon adversaire et le féliciter », a déclaré Petro Porochenko devant ses partisans. « J'accepte cette décision. Je quitte mes fonctions, mais je veux souligner avec fermeté : je ne quitte pas la politique », a-t-il ajouté alors que des législatives sont prévues fin octobre.

Le président sortant n'avait pas pour autant l'air d'un perdant dans son QG de campagne, souligne notre correspondant à Kiev, Sébastien Gobert. Au contraire, il a électrisé ses troupes en vantant son bilan comme une série d’accomplissements. « Nous avons fait plus en cinq ans pour l’Ukraine que n’importe qui au siècle dernier », a-t-il asséné. C’est ce bilan qu’il veut continuer à défendre : « pour la liberté des Ukrainiens, contre l’agression de la Russie et contre les manipulations des oligarques ».

Il a reconnu des erreurs qui lui « coûtent son deuxième mandat », mais il attribue sa défaite avant tout à une « campagne de manipulation et de diffamation » venue de ses opposants. La victoire de Volodymyr Zelenskiy est une victoire « pour le Kremlin », selon lui. Une rhétorique de campagne qui divise en Ukraine.

Le pays tourne en tout cas une nouvelle page de son histoire, avec des élections hors du commun, mais surtout libres, transparentes et compétitives. Une exception parmi les républiques post-soviétiques.

Source : RFI

 

Sommet en Irak: Bagdad joue le médiateur dans une région profondément divisée

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mediaBagdad continue de jouer le médiateur entre ses voisins rivaux. Ce samedi 20 avril, un sommet entre les différents chefs des Parlements du Moyen-Orient avait lieu dans la capitale irakienne. Une opération diplomatique compliquée, tant la région reste divisée.

À l’ordre du jour de ce sommet : le développement politique et économique de la région, et la lutte contre le terrorisme. Les chefs des Parlements saoudien, koweïtien, syrien, jordanien et turc étaient autour de la table ainsi qu'un haut responsable iranien. Des pays aux intérêts divergents.

L’occasion pour l’Irak, de se poser à nouveau en garant de la stabilité régionale. Une équation diplomatique compliquée pour Bagdad, qui tente d’un côté de renforcer ses relations avec l’Arabie saoudite, alliée des États-Unis, et de l’autre, de préserver ses liens avec le régime iranien.

Depuis 2016, le dialogue est rompu entre Riyad et Téhéran. Les deux grandes puissances régionales soutiennent des groupes rivaux dans la guerre en Syrie, comme dans le conflit au Yémen.

Seconde difficulté, la question du soutien au régime syrien. Bagdad souhaite un retour de Bachar el-Assad au sein de la Ligue arabe. La Turquie et l’Arabie saoudite s’y opposent.

Seul point d’accord entre les sept pays à l’issue du sommet : la volonté de reconstruire un Irak prospère, et de relancer son économie, en berne depuis la guerre contre l’organisation État islamique.

Bagdad conforte ainsi son rôle de médiateur, dans un Moyen-Orient profondément divisé.

Source : RFI

 

Libye - G. Salamé: le plus inquiétant «c’est la division du Conseil de sécurité»

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En Libye, les forces loyales au gouvernement de Fayez el-Sarraj basé à Tripoli ont lancé une contre-offensive pour répondre à l'avancée des troupes du maréchal Haftar. Au moment où la Maison Blanche révèle l'existence d'un entretien téléphonique entre Donald Trump et le maréchal Haftar, le représentant spécial de l'ONU pour la Libye, Ghassan Salamé, se dit inquiet par les divisions extrêmes qui se sont encore illustrées, jeudi dernier, au Conseil de sécurité.

Marie-Pierre Olphand : Quelle a été votre réaction quand vous avez appris qu’il y avait des contacts directs entre le président américain et le maréchal Haftar ?

Ghassan Salamé : Je n’étais pas tout à fait surpris parce ce que nous étions au courant qu’il y avait eu auparavant des contacts avec son conseiller de sécurité nationale et que d’autres contacts avaient eu lieu au niveau du contre-terrorisme entre les organes qui s’occupent de cela aux États-Unis et monsieur Haftar.

Donald Trump dit partager avec le maréchal Haftar une vision commune pour un avenir démocratique pour la Libye, est-ce difficile à entendre pour vous ?

Je ne veux pas porter de jugement en tant que représentant des Nations unies en Libye.

Cet appui des États-Unis au maréchal Haftar va-t-il compliquer le travail de l’ONU ?

Ce qui complique le travail de l’ONU, c’est la division extrême au sein du Conseil de sécurité. J’étais dans une séance fermée il y a deux jours (jeudi soir exactement) j’ai poussé tant que j’ai pu, et c’est mon rôle, pour un cessez-le-feu ou au moins une trêve humanitaire, pour une résolution en ce sens et j’ai découvert un Conseil de sécurité très divisé qui limitait grandement les possibilités du secrétaire général de l’ONU et de son représentant sur place d’avancer vers un cessez-le-feu ou un retour à la table des négociations. Les États-Unis ne voulaient pas du projet anglais, la Russie non plus et peut-être pas pour les mêmes raisons, il y avait les trois pays africains présents qui voulaient que l’Union africaine soit citée. En somme, un Conseil de sécurité qui allait dans tous les sens et cela m’inquiète au plus haut point. La division de la communauté internationale, à supposer qu’elle existe, m’inquiète autant que les combats sur le terrain. Il faut quand même dire que la présidence allemande a fait tout ce qu’elle a pu pour m’aider, elle a poussé dans le sens d’une trêve humanitaire, mais la plupart des pays présents n’en voulaient pas.

Quelle est la position de la France, on sait que le gouvernement Sarraj l’accuse de soutenir le maréchal Haftar, quel jeu joue-t-elle à l’ONU ?

À l’ONU, la France dit soutenir le secrétaire général et son représentant. J’ai vu quelques éléments dans ce sens-là, mais je dois avouer que sur le terrain, il peut y avoir autre chose. Moi, je ne peux que me contenter de ce que l’on me dit, je n’ai pas les moyens de voir ce qui se passe sur le terrain. Il est vrai que le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Tripoli est en colère contre la France, il doit avoir ses raisons. Vous savez, les Nations unies n’ont pas de service de renseignement pour surveiller les uns et les autres et, en ce qui me concerne, je retiens que la France soutient l’activité des Nations unies en Libye. Je crois que la plupart des pays sur l’affaire libyenne ne sont pas entièrement transparents.

Au vu de ces soutiens ouverts au maréchal Haftar à l’international, Fayez el-Sarraj paraît de plus en plus isolé. Est-il encore l’homme sur lequel l’ONU peut s’appuyer ?

Jusqu’à ce qu’il y ait une autre résolution des Nations unies, je ne peux que travailler avec lui. Il y a une résolution des Nations unies qui m’invite à le considérer comme le gouvernement légitime du pays. Cette résolution, je dois l’appliquer. Cela ne nous a pas empêchés en tant que mission en Libye d’ouvrir un bureau à Benghazi, de tenter d’ouvrir un bureau à Sebha dans le Sud et d’entrer en contact avec toutes les forces politiques du pays.

Faudrait-il une résolution pour que le maréchal Haftar soit inclus, joue officiellement un rôle ?

Pour le moment, le Conseil de sécurité est incapable de se résoudre à décider d’un cessez-le-feu, même pas d’une trêve humanitaire. Il est improbable à l’heure actuelle qu’il chamboule entièrement l’ordonnancement politique.

Est-ce à cause de ces divisions que la communauté internationale ne se met pas d’accord pour protéger Tripoli, alors qu’elle l’avait fait en 2011 pour sauver Benghazi ?

C’est ce que les gens nous demandent, c’est ce que j’ai plaidé auprès du Conseil de sécurité avant-hier avec beaucoup de force et d’arguments, mais il faut savoir que l’ordre mondial qui existait en 2011 n’existe plus en 2019. Le système international a changé radicalement.

La sortie de l’impasse va-t-elle dépendre, plus qu’hier, des soutiens à l’international du maréchal Haftar ?

Ce sont d’abord les Libyens qui vont dicter la suite et les Libyens sont divisés aussi, il n’y a pas que le Conseil de sécurité. Il y a des Libyens qui soutiennent le maréchal Haftar, il y a des Libyens qui sont sortis par milliers hier soir pour manifester contre lui dans les rues de Tripoli. Ce que nous avons tenté de faire pendant les dix-huit mois que j’ai passés dans ce pays, c’est de rapprocher les positions des uns et des autres, c’est d’organiser des rencontres que ce soit au niveau local ou à un niveau beaucoup plus supérieur, notamment entre messieurs Haftar et Sarraj, mais également au niveau des municipalités, au niveau des villes… et d’organiser cette fameuse conférence nationale qui devait se tenir le 14 avril, c’est-à-dire dix jours après le début de l’attaque de monsieur Haftar sur Tripoli. Nous avons tenté précisément d’éviter ce qui est arrivé. Aujourd’hui, je dois constater que les Libyens sont très polarisés et bien plus que ce que l’on dit à l’extérieur et que le Conseil de sécurité lui-même est divisé, ce qui fait que deux négations ne font pas une nation.

Une conférence nationale peut-elle encore avoir lieu ?

Elle devra avoir lieu un jour, même si les combats durent indéfiniment, il faudra à la fin une solution politique. Il peut y avoir des changements dans le rapport de force militaire, mais à la fin, il y a toujours une solution politique. Et la conférence nationale était une solution politique. Pour le moment, elle est mise entre parenthèses, je l’avoue, mais cela ne veut pas dire que c’était une mauvaise idée.

Êtes-vous découragé ?

La situation m’attriste parce que cela est très difficile aux yeux des Libyens que je représente, cette communauté internationale, donc, c’est un défi de plus pour moi que de leur expliquer comment je peux représenter une communauté internationale aussi divisée.

Pensez-vous parfois à jeter l'éponge ?

Pas pour le moment.

Source : RFI

 

Libye : soutien américain à Haftar, le jeu international se clarifie

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L'annonce tardive d'un contact direct entre Donald Trump et le maréchal Khalifa Haftar pendant son offensive sur Tripoli clarifie un jeu international dans lequel Washington et Moscou apparaissent sur un même bord, au risque de marginaliser l'ONU en Libye.

Alors que Londres soumettait lundi au Conseil de sécurité une résolution pour un cessez-le-feu critiquant l’attaque sur la capitale, le président américain parlait le même jour au téléphone avec le maréchal « d’une vision commune » pour un avenir démocratique en Libye, a révélé vendredi la Maison Blanche.

Ce clair soutien américain à l’homme fort de l’est libyen, aux dépens de Fayez al-Sarraj pourtant reconnu comme la seule autorité légitime en Libye par la communauté internationale, s’est accompagné de l’éloge du « rôle significatif du maréchal Haftar dans la lutte contre le terrorisme et la sécurisation des ressources pétrolières de Libye », selon un communiqué de la présidence américaine.

L’appui clair et net des États-Unis permet de mieux comprendre pourquoi « Haftar est dans une logique où il veut aller jusqu’au bout », selon les termes d’un diplomate s’exprimant sous couvert d’anonymat. Malgré ses difficultés militaires et un front qui s’est enlisé, il continue d’estimer qu’il « peut l’emporter » 15 jours après le début de son offensive, selon plusieurs diplomates.

Le soutien américain exprimé vendredi, note l’une de ces sources, « clarifie les choses » aussi à l’ONU, où le Royaume-Uni s’escrime en vain depuis cinq jours, avec le soutien de l’Allemagne et la France, à essayer de faire approuver une résolution réclamant un cessez-le-feu et un accès humanitaire inconditionnel aux zones de combat.

Dans les négociations, curieusement, États-Unis et Russie s’étaient retrouvés sur une même ligne pour réclamer « du temps » ou dire qu’ils n’étaient « pas prêts » pour une résolution, sans vraiment expliquer à leurs partenaires pourquoi. Alors que sur le terrain l’émissaire de l’ONU, Ghassan Salamé, multipliait les mises en garde alarmistes sur un « embrasement généralisé » et réclamait une réaction urgente.

Source : jeuneafrique.com

 

A Paris, premières tensions dans l'acte 23 des «gilets jaunes»

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mediaLes « gilets jaunes » se sont donné rendez-vous ce samedi 20 avril à Paris et dans d'autres villes de France pour l'acte 23 de leur mobilisation, qu'ils ont annoncés comme étant un nouvel « ultimatum » à Emmanuel Macron.

De premiers heurts ont éclaté ce samedi à Paris, en marge de la nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes ». La police a chargé à plusieurs reprises les manifestants, utilisant des grenades de désencerclement et des lacrymos, le long du boulevard Richard-Lenoir, entre Bastille et République, dans le XIe arrondissement parisien. Des images tournées à proximité de la place de la République montraient des barricades enflammées et plusieurs véhicules incendiés. A la mi-journée, la police avait procédé à 126 interpellations et plus de 11 000 contrôles préventifs, selon la préfecture.

Jusque là, la manifestation s'était déroulée dans le calme. Au moins 2 000 « gilets jaunes » s'étaient donné rendez-vous devant le ministère de l'Economie et des Finances à Bercy. Sur les pancartes et dans leurs propos, certains faisaient allusion à Notre-Dame de Paris, ravagée par un incendie lundi et pour laquelle les dons ont afflué. « Macron notre drame de France », pouvait-on lire sur un carton. Après deux heures d'attente sous un ciel radieux, le cortège s'était élancé en direction de la place de la Bastille.

Trois autres défilés étaient prévus. L'un devait partir de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour rejoindre l'université de Jussieu, dans le centre de la capitale. Mais d'après une journaliste de l'Agence France-Presse présente sur place, il n'a pas fait recette.

Cette nouvelle journée de mobilisation vient conclure une semaine lors de laquelle le président de la République devait présenter une série de mesures censées répondre aux attentes exprimées lors du grand débat national. Son discours a été repoussé en raison de l'incendie de la cathédrale de Paris, mais quelques annonces ont fuité. Notamment la mise en place de référendums d'initiative citoyenne au niveau local.

Mais pour Jean-Baptiste Redde, rencontré devant Bercy, c'est loin d'être suffisant. Le RIC local, c'est pour les gamins. Nous, on veut un RIC national. Mais il nous prend vraiment pour des imbéciles et ça, on n'en peut plus.

Quelque 60 000 policiers ont été mobilisés dans toute la France, dont plus de 5 000 à Paris. Le ministre français de l'Intérieur Christophe Castaner disait la veille redouter la venue d'éléments violents, surtout dans la capitale. « D’après les informations dont nous disposons à l’heure actuelle, a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse. Les casseurs seront à nouveau au rendez-vous demain, dans certaines villes de France, mais tout particulièrement à Paris. »

Les « gilets jaunes » annonçaient depuis trois semaines une mobilisation exceptionnelle et un deuxième « ultimatum » à Emmanuel Macron. Le précédent avait organisé le 16 mars, dans la foulée de la clôture du grand débat. Sur les réseaux sociaux, le ton adopté était cette fois vindicatif, voire menaçant. Sur Facebook, l'événement le plus populaire qui fédérait près de 6 000 participants appelait à se rendre à Paris de manière « non pacifique ».

Source : RFI

 

L'Irak organise un sommet avec ses voisins pour plus de stabilité dans la région

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mediaL'Irak continue de jouer les médiateurs entre ces grands voisins rivaux, notamment l'Arabie saoudite et l'Iran. Bagdad accueille ce samedi 20 avril un sommet des chefs de Parlement des pays de la région pour prôner l'entente et la stabilité dans la région.

Ce samedi à Bagdad, il sera question de lutte contre le terrorisme, de coopération régionale et de développement politique et économique. Les chefs de Parlement saoudien, koweïtien, syrien, jordanien et turc seront autour de la table ainsi qu'un haut responsable iranien.

Ces discussions devraient aboutir sur une déclaration commune. Il faudra pour cela que les rivaux de longue date arrivent à mettre de côté les tensions : l'Arabie saoudite et l'Iran notamment, mais aussi l'Arabie saoudite et la Syrie.

Cela fait plusieurs mois que les autorités irakiennes opèrent des rapprochements avec leurs voisins, pour montrer clairement qu'ils ne choisiront pas leur camp et faire ainsi valoir leur souveraineté.

Depuis l'annonce de la victoire des forces irakiennes contre l'organisation État islamique il y a bientôt deux ans, l'Irak est entré dans une période de transition. Le pays morcelé et déchiré ne peut se permettre de subir les querelles de ses voisins sur son territoire.

Il en va aussi bien de sa stabilité économique que sociétale puisque la Turquie, comme l'Arabie saoudite et l'Iran tentent tous trois d'influencer la politique, mais aussi les communautés qui forment la population irakienne.

Source : RFI

 

Présidentielle en Indonésie: Joko Widodo donné gagnant par les sondages

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mediaEn Indonésie, les premiers sondages à la sortie des urnes donnent le président sortant Joko Widodo largement en tête de la présidentielle avec au moins 55% des voix face à son rival Prabowo Subianto. Les résultats officiels définitifs seront connus la semaine prochaine mais les sondages réalisés juste après le vote ont prouvé leur fiabilité aux dernières élections. Quels seront les enjeux, les défis du nouveau mandat ?

Si les résultats officiels ne sont pas attendus avant le mois de mai, les estimations réalisées par trois instituts de sondage après dépouillement de plus de 80% des bulletins, accordaient une avance d'une dizaine de points au président sortant.

Le premier défi de celui que les Indonésiens surnomment « Jokowi » sera la lutte contre les inégalités. Le président a promis de continuer de développer les infrastructures, à la fois pour améliorer la croissance économique et pour désenclaver les îles et les populations défavorisées.

Ses réformes économiques ont parfois négligé les droits des peuples indigènes souvent brutalement expropriés de leurs terres. Par ailleurs, l'Indonésie aura besoin d'investissements étrangers, et la Chine est inévitable. Le TGV chinois, qui reliera Jakarta à Bandung, en est le symbole, et « Jokowi » devra éviter le piège de la dette.

Faire barrage aux menaces islamistes

Par ailleurs, il y a ce défi majeur : apaiser la société indonésienne, faire barrage aux menaces islamistes sur le pluralisme, qui est le maître mot de la Constitution. L'islam n'est pas la religion d'État, même si plus de 87% des Indonésiens sont musulmans. Or, récemment, des groupes islamistes minoritaires, mais très bruyants, ont utilisé une loi anti-blasphème floue et rarement appliquée pour faire tomber leurs adversaires politiques, en particulier le gouverneur de Jakarta, condamné à 20 mois de prison pour blasphème en 2017.

Sous pression,«  Jokowi » a dû cette fois choisir comme colistier un religieux conservateur. Réélu, il devra empêcher que la montée de l'intolérance ne vienne fissurer un pays fondé sur une fragile unité dans la diversité.

Source : RFI