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Politique dans le Monde

Arabie saoudite: des attaques venues du «Nord» et «parrainées» par l'Iran

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mediaQuatre jours après la double attaque contre des installations pétrolières, l'Arabie saoudite a dévoilé ce mercredi 18 septembre les conclusions d'une enquête officielle, tandis que Washington a annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran.

La mise en scène a été soignée. Au milieu de débris de « drones » et de « missiles de croisière » présentés comme étant des restes de ceux ayant frappé les deux installations pétrolières d'Aramco, Turki al-Maliki a présenté à la presse les premières conclusions d'une enquête officielle menée au pas de charge. Moins de quatre jours après la double attaque, le porte-parole du ministère saoudien de la Défense a ainsi affirmé que celle-ci a été lancée « depuis le Nord » et qu'elle a été « incontestablement parrainée » par l'Iran.

Selon lui, les sites ont été frappés par 18 drones et sept missiles de croisière, tirés depuis un endroit qui n'est pas le Yémen, situé au sud de l'Arabie saoudite, où les rebelles houthis ont revendiqué les attaques. Turki al-Maliki n'a toutefois pas directement accusé la République islamique d'avoir lancé ses attaques depuis son territoire. Il s'est néanmoins dit certain que l'enquête menée par Riyad permettra de déterminer le lieu de lancement exact.

En visite dans la capitale saoudienne où il devait rencontre le prince héritier Mohammed ben Salman, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo s'est quant à lui montré plus catégorique. « C'était une attaque iranienne », a-t-il déclaré, affirmant qu'elle portait « les empreintes digitales de l'ayatollah » Ali Khamenei, le guide suprême iranien. Le chef de la diplomatie américaine a qualifié ces attaques d'« acte de guerre ».

Washington durcit encore ses sanctions contre l'Iran

Moins affirmatif que ses ministres sur la responsabilité de l'Iran, tout en confirmant qu'il s'agissait du principal suspect, le président Donald Trump a annoncé sur Twitter avoir ordonné le durcissement des sanctions contre la République islamique. Ces mesures punitives, dont la nature doit encore être détaillée, viennent s'ajouter à celle d'une ampleur sans précédent que Washington impose à Téhéran depuis que les États-Unis se sont retirés de l'accord sur le nucléaire iranien.

Réagissant à cette annonce, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a accusé Washington de « viser délibérément » les civils iraniens. Donald Trump « admet que les États-Unis ciblent délibérément des civils ordinaires », a-t-il tweeté, qualifiant les mesures américaines d'« illégales » et « inhumaines ».

Dans un échange téléphonique avec Mohammed ben Salman, le président russe Vladimir Poutine « a appelé à une enquête approfondie et objective », indique le Kremlin. Le président français Emmanuel Macron s'est lui aussi entretenu avec l'homme fort du royaume et va envoyer, selon l'Élysée, des experts pour participer à l'enquête saoudienne. Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a de son côté annoncé que des experts onusiens sont déjà partis pour travailler sur cette affaire.

Source : RFI (Avec AFP)

 

 

Urgent : Donald Trump annonce la démission de son conseiller à la sécurité John Bolton

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John Bolton, Conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, a démissionné ce mardi 10 septembre à la demande du président, qui a fait état de multiples désaccords. «J'ai informé John Bolton hier soir que ses services n'étaient plus nécessaires à la Maison blanche. J'ai fortement désapprouvé beaucoup de ses suggestions, comme l'ont fait d'autres membres de l'administration», écrit Trump sur Twitter, ajoutant qu'il désignera son successeur la semaine prochaine.

Source : RFI

 

États-Unis: un espion de haut niveau de la CIA exfiltré de Russie en 2017

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mediaC'est une affaire digne d'un scénario de John le Carré, auteur de nombreux romans d'espionnage. Les États-Unis ont exfiltré de Moscou en 2017 un haut responsable russe qui travaillait pour eux depuis des décennies. C'était la source la plus importante des services de renseignements américains en Russie, une source qui a notamment confirmé que le président Vladimir Poutine avait personnellement orchestré l'ingérence de Moscou dans l'élection américaine de 2016.

Selon la chaîne CNN, qui a révélé l'opération d'exfiltration, l'espion avait directement accès au président Vladimir Poutine. Il avait pu par exemple photographier en cachette des documents posés sur le bureau du président. Autant dire que c'était une source très précieuse, la plus importante des Américains en Russie. Alors pourquoi l'avoir exfiltrée ?

Des versions divergentes

C'est là où les versions divergent : d'après CNN, la CIA aurait pris la décision en mai 2017, elle craignait que le président Donald Trump ou son administration ne trahisse son meilleur espion à Moscou. Ce que l'agence de renseignement réfute. Le New York Times, pour sa part, croit savoir que la CIA avait proposé à l'informateur de l'exfiltrer fin 2016, donc avant l'entrée en fonction de l'actuel président américain.

Mais la source aurait refusé de quitter Moscou pour des raisons familiales avant d'accepter finalement la proposition quelques mois plus tard. Toujours selon le New York Times, l'informateur, dont le nom n'a pas été dévoilé, a confirmé pendant sa mission que le président russe avait orchestré l'ingérence de son pays dans les élections américaines de 2016.

Et pour la présidentielle 2020 ?

Vladimir Poutine aurait été directement impliqué dans le piratage du serveur de message du Parti démocrate, une affaire très embarrassante pour la candidate Hillary Clinton. D'après la chaine NBC, l'ex-espion vit aujourd'hui sous haute protection à Washington. Sa fuite, en tout cas, a eu des conséquences importantes : les services américains ne savent rien des activités du Kremlin sur la présidentielle de 2020.

Source : RFI

 

Ticad VII : une délégation sahraouie présente, Tokyo réaffirme que cela ne vaut pas reconnaissance

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Ticad VII : une délégation sahraouie présente, Tokyo réaffirme que cela ne vaut pas reconnaissance Jeune Afrique - Alors que la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad 7) s'est clôturé vendredi 30 août, la présence à Yokohama du chef du Front Polisario Brahim Ghali a contraint les organisateurs japonais à réaffirmer que cela ne valait pas reconnaissance de la Rasd.

Tokyo avait annoncé en amont de la conférence que les représentants de la République arabe sahraouie démocratique (Rasd) n’étaient pas invités à Yokohama.

L’ambassadeur du Japon à Rabat, Takuji Hanatani, avait ainsi réaffirmé la non-reconnaissance de la Rasd par le Japon. Mais le président de l’entité sahraouie et chef du Polisario Brahim Ghali se trouvait pourtant bien à Yokohama entre le 28 et le 30 août, aux côtés de plusieurs chefs d’État africains.

Gêné aux entournures par la présence d’une organisation considérée comme terroriste par Tokyo, le ministre japonais des Affaires étrangères, Tarō Kōno, a tenu à préciser lors de son allocution de clôture que « la présence à la septième édition de la Ticad de toute entité que le Japon ne reconnaît pas comme État n’affecte pas la position du Japon sur le statut de cette entité ».

« Le Japon entretient des relations étroites avec le Maroc et cela continuera », souffle à Yokohama un officiel travaillant pour le ministère nippon des Affaires étrangères.

Cette source explique que la présence du responsable de la RASD est le fait de l’Union africaine. L’institution panafricaine, où siège la Rasd, est en effet co-organisatrice de l’événement.

Précédents

Depuis la réintégration du Maroc à l’Union africaine en 2017, la question du Sahara s’invite régulièrement aux rendez-vous de la conférence consacrée au développement économique du continent.

En octobre 2018, lors de la réunion préparatoire du septième sommet de la Ticad, une délégation sahraouie, dirigée par son diplomate en chef Mohamed Salem Ould Salek, s’était rendue à Tokyo, provoquant le départ de la délégation marocaine et la réaction du ministre japonais des Affaires étrangères.

« Même si un groupe qui se revendique comme un État que le Japon ne reconnaît pas siégeait dans cette salle, cela ne signifie pas que le Japon le reconnaît de quelque manière que ce soit », avait-il alors déjà déclaré – sans nommer directement la Rasd. Selon un observateur de la diplomatie japonaise qui tient à conserver l’anonymat, Tokyo veut éviter de faire de la Ticad un lieu de controverses politiques.

En août 2017 à Maputo (Mozambique), l’ouverture d’une réunion ministérielle de la Ticad avait également donné lieu à une polémique sur l’invitation de responsables de la RASD par le Mozambique, ponctuée par une foire d’empoigne entre les délégations marocaine et sahraouie à l’entrée de la salle où se déroulait la plénière.

Là encore, en amont, Takeshi Osuga, le directeur général du département des affaires africaines du ministère japonais des Affaires étrangères, avait, dans un courrier adressé à Jean Mfasoni, chef du cabinet du président de la Commission de l’Union africaine, indiqué que le Japon refusait la présence de la Rasd à Maputo, et rappelé que « le ‘Sahara occidental’ n’avait jamais été invité aux réunions passées de la Ticad, que ce soit au Japon ou en Afrique ».

Si Tokyo fait valoir que la Ticad n’est pas un forum bilatéral entre le Japon et l’Union africaine – mais un forum multilatéral dirigé par le Japon et co-organisé par des institutions internationales, dont l’Union africaine – les autorités nippones n’ont pu interdire aux responsables de la Rasd de se rendre à Yokohama.

Contrairement à son rival régional chinois qui, lors du sommet sino-africain à Pékin, en septembre 2018, avait tenu à l’écart les représentants du Polisario. Lors du second sommet Chine-Afrique en décembre 2015 en Afrique du Sud, pourtant un soutien historique de la Rasd, cette dernière avait même été exclue des travaux.

Par Jihâd Gillon et Khaldoun al-Azhari - envoyé spécial à Yokohama
Source : Jeune Afrique

 

Le chef de l'ONU craint qu'une «guerre civile» embrase la Libye

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Le chef de l'ONU craint qu'une «guerre civile» embrase la LibyeLe Figaro - Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, craint dans un rapport publié jeudi que la Libye ne sombre dans «une guerre civile» si rien n'est fait «à court terme» pour mettre un terme au conflit entre Fayez al-Sarraj et Khalifa Haftar.

«Si rien n'est fait à court terme, il est hautement probable que le conflit actuel dégénère en guerre civile», souligne Antonio Guterres, en appelant «les factions en guerre à cesser toutes les hostilités et à revenir au dialogue politique».

«J'exhorte toutes les parties à cesser d'employer des armes explosives, y compris au cours des raids et des pilonnages aériens, dans des zones d'habitation, du fait qu'elles risquent de frapper sans discrimination», réclame aussi le secrétaire général.

Selon l'ONU, les combats aux abords de Tripoli depuis le lancement début avril d'une offensive du maréchal Haftar pour s'emparer de la capitale contrôlée par Fayez al-Sarraj ont fait un millier de morts et forcé 120.000 personnes à quitter leur foyer.

«Pour parvenir à une solution politique au conflit en Libye, il faut le soutien entier et unanime de la communauté internationale», relève aussi Antonio Guterres.

«Je suis préoccupé par la présence de combattants étrangers et de mercenaires recrutés par les parties au conflit en Libye et par l'afflux d'armes dans le pays», précise-t-il, en demandant un respect strict de l'embargo sur les armements en vigueur depuis 2011.

Dans un récent entretien au journal français Le Monde, l'émissaire de l'ONU pour la Libye Ghassan Salamé dénonçait à ce sujet les «interférences extérieures».

«Lorsque je me plains de cette situation au Conseil de sécurité, je n'y retrouve pas le minimum d'unité nécessaire pour sanctionner ces comportements, qui contredisent à la fois la souveraineté du pays et les résolutions de l'ONU le concernant». Selon lui, ces «interférences (...) encouragent les parties belligérantes à l'intérieur de la Libye à poursuivre le combat au lieu de l'arrêter».

Fayez al-Sarraj est notamment soutenu par la Turquie et le Qatar. Khalifa Haftar bénéficie du soutien de l'Egypte et des Emirats arabes unis, et d'au moins un appui politique des Etats-Unis, de la Russie, voire de la France.

Dans son rapport, Antonio Guterres réclame aussi la libération des réfugiés et des migrants. Ils doivent «bénéficier d'un abri sûr jusqu'à ce que leur demande d'asile soit traitée ou qu'ils reçoivent une aide pour un rapatriement sûr, afin d'être réunis avec leur famille», souligne-t-il.

Le Figaro avec AFP
Source : Le Figaro (France)

 

 

G7: cinq pays africains présents, la sécurité du Sahel au menu

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G7: cinq pays africains présents, la sécurité du Sahel au menuRFI Afrique - Cinq pays africains sont invités au G7 de Biarritz. L’Égypte, l’Afrique du Sud et le Rwanda, la « troïka » de l’Union africaine, de même que le Sénégal et le Burkina Faso, qui président respectivement le Nepad et le G5 Sahel.

Le thème général du sommet est la lutte contre les inégalités, sujet qui concerne l’Afrique au premier plan. Mais plusieurs autres thèmes abordés concerneront aussi le continent, à commencer par l’insécurité au Sahel. Ce n’est pas parce que le G7 réunit les démocraties libérales les plus avancées que sa présidence française entend faire l’impasse sur l’Afrique.

Au contraire. À Biarritz, Paris souhaite notamment faire débloquer le financement des forces de sécurité des États sahéliens, qui luttent contre les jihadistes.

Il a longtemps été question de transformer le G5 Sahel en mission des Nations unies, mais cela ne fait pas l’unanimité. Washington, surtout, hésite à financer une énième mission onusienne en Afrique, parce que trop chère, trop compliquée à ses yeux. Les États-Unis ont préféré jusqu’à maintenant négocier des accords militaires bilatéraux avec des États considérés comme fiables, à commencer par le Niger et le Burkina.

Sécurité au Sahel


A Biarritz, la France espère rallier tout le monde avec ce qu’on décrit, de source diplomatique, comme un nouveau « partenariat » pour la sécurité au Sahel. Concrètement, il s’agirait d’épauler les forces armées des pays membres du G5 Sahel, mais également leurs policiers et douaniers. Reste à savoir si la formule séduira le président Trump.

Les participants africains au sommet ne manqueront pas, quant à eux, de soulever deux questions qui restent en suspens. Les sommes allouées par les pays du G7 et la zone d’intervention exacte de ce partenariat, qui pourrait s’étendre jusqu’aux rives du lac Tchad.

Source : RFI Afrique

 

 

Comment les Émirats arabes unis investissent l'Afrique

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Le Point Afrique - Près de deux milliards de dollars. Tel est le montant du prochain investissement des Émirats arabes unis (EAU) en Angola.

La somme, annoncée par l'agence de presse Macauhub début août, sera engagée dans les domaines de l'agriculture, de l'industrie et de l'énergie. En huit mois, c'est la seconde fois que la puissance du Golfe débloque des fonds en direction de l'Angola.

En janvier déjà, Luanda et Abu Dhabi avaient signé trois accords de coopération dans les secteurs de la production, du transport et de la distribution d'énergie, ainsi que dans le domaine de l'approvisionnement en eau potable.

Des transactions qui permettront par exemple l'installation d'une centrale à Moxico, ainsi que l'implantation d'un système de transmission électrique. Objectif visé : intégrer l'est du pays à l'ensemble du réseau national d'électricité. C'est là l'illustration du fait que, traditionnellement plus portés sur les infrastructures, les investissements émiratis couvrent de plus en plus d'autres secteurs de l'économie africaine.

Derrière l'attrait économique...

Ainsi, de l'autre côté du continent, notamment dans la Corne de l'Afrique, fin juillet, les EAU ont injecté 100 millions de dollars en Éthiopie pour financer l'innovation et la technologie des petites et moyennes entreprises. Une enveloppe qui fait partie des trois milliards de dollars que s'est engagé à injecter Abu Dhabi dans l'économie éthiopienne. Ces chiffres confirment le résultat d'une étude menée en 2015 par la chambre de commerce de Dubaï qui affirme que, après l'Afrique du Sud, l'Afrique de l'Est est le deuxième pôle d'investissement des Émirats sur le continent.

L'intérêt pour l'Afrique, engagé dans les années 1990, se fait grandissant. « La dynamique s'est nettement accélérée en 2008, explique Marc Lavergne, géopolitologue spécialiste du Moyen-Orient et de la Corne de l'Afrique. La crise économique mondiale a épuisé le modèle de Dubaï. Dès lors, le regard des dirigeants émiratis s'est tourné vers le continent voisin. »

Les autorités des EAU, qui tirent la majorité de leurs revenus des hydrocarbures, entament une nouvelle ère économique : celle de l'après-pétrole. Désormais, le cap est mis sur l'industrie, les technologies et les services notamment. « Les Émirats ont bien pris conscience qu'ils ne pèseraient pas grand-chose face à l'autonomie américaine en énergie et au développement des énergies renouvelables. L'Afrique, c'est l'endroit où sont encore stockées les ressources, affirme le chercheur. Pour le royaume, le continent devient alors une terre d'opportunités. »

... l'intérêt politique

Dans la Corne de l'Afrique, la monarchie concentre ses investissements dans les infrastructures. La société DP World, dont Dubaï détient une participation majoritaire, construit un port à Djibouti. Depuis 2015 et le déclenchement de la guerre du Yémen, « les pays du Golfe ont amplifié leur influence dans la région », assure la chercheuse Roukiya Mohamed Osman dans une note d'analyse politique publiée par le think tank « Thinking Africa ». En effet, au-delà des motivations économiques, l'intérêt est politique. « Abu Dhabi veut plus que de la rentabilité. Il veut exister aux yeux du monde », soutient Marc Lavergne.

En 2018, avec l'Arabie saoudite, les Émirats se présentent en médiateur d'un conflit vieux de vingt ans entre l'Éthiopie et son voisin érythréen. Le 9 juillet, les pourparlers se concluent par la signature d'un accord de paix historique entre les deux nations. « Les autorités émiraties usent de ce soft power pour se construire une image à l'international. Et en plus, ils acquièrent des “clients” africains. Des relations de bon augure pour leur conquête économique. »

Ailleurs sur le continent, c'est par le biais de ses entreprises à dominante étatique que l'influence émiratie se joue. Après le rachat de Maroc Telecom en 2014, Etisalat – opérateur historique des Émirats – est ainsi devenu l'un des principaux acteurs du marché des télécommunications en Afrique de l'Ouest. Autre exemple, la présence grandissante des deux banques panislamiques Abu Dhabi Islamic Bank et Union National Bank en Afrique du Nord. L'augmentation du taux de bancarisation de la population pourrait bien, dans un futur proche, accentuer l'influence grandissante d'Abu Dabi dans l'économie de la région.

En effet, depuis 2011, les Émirats ont investi au total près de 15 milliards de dollars dans la région. Pour la seule année 2018, les investissements réalisés par les entreprises émiraties dans le pays ont atteint 6,66 milliards de dollars. Une somme qui fait d'ailleurs de la monarchie le premier pays pourvoyeur d'investissements directs à l'étranger (IDE) vers l'Égypte. Ressource gazière, immobilier et corps militaire… l'argent du Golfe est associé à de multiples secteurs en Égypte. Ouvertement hostiles aux Frères musulmans, les Émirats tenteraient-ils de financer – et donc de soutenir – le régime d'Abdel Fattah al-Sissi ?

« Il n'y a pas de dépenses spécifiques au maintien du président en place, répond Marc Lavergne. Mais investir et financer l'Égypte leur garantit la stabilité de leur environnement. » Une manœuvre que les Émirats ont réitérée cette année au Soudan. Avec l'Arabie saoudite, ils ont promis une aide de trois milliards de dollars. Pour le média américain Bloomberg, la promesse n'est pas une bonne nouvelle pour les Soudanais.

Selon le média, « les Saoudiens et les Émiratis ont intérêt à empêcher une transition démocratique au Soudan, de peur que leur propre peuple apprenne qu'une démocratie arabe est possible ». De quoi réaliser combien l'engagement économique impacte le politique.

Par Marlène Panara
Source : Le Point Afrique (France)

 

 

Arabie saoudite: les femmes autorisées à voyager sans l'accord de leur tuteur

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mediaLes femmes saoudiennes seront désormais autorisées à obtenir un passeport et à voyager à l'étranger sans devoir obtenir l'accord préalable d'un «tuteur» de sexe masculin, a annoncé jeudi le gouvernement à Riyad.

Cette nouvelle règle s’appliquera aux femmes âgées de 21 ans ou plus. Jusqu'à présent, les femmes en Arabie saoudite doivent obtenir la permission d'un de leur « tuteurs » (mari, père ou autre parent de sexe masculin) pour se marier, renouveler leur passeport ou sortir du pays.

Un système qui revient à assimiler les Saoudiennes à des mineures toute leur vie durant et dénoncé par les organisations de défense des droits des femmes. « Un passeport sera délivré à tout ressortissant saoudien qui en fera la demande » indique le quotidien gouvernemental Umm Al Qura qui cite une décision de l'exécutif.

Cette mesure est la dernière en date d'une série de dispositions assouplissant le carcan dans lequel sont confinées les femmes, initiées par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

La plus emblématique de ces réformes a été celle permettant aux femmes de conduire une voiture mise en oeuvre en juin 2018. Les femmes ont également été autorisées récemment à assister à des matches de football, à accéder à des emplois autrefois strictement réservés aux hommes, voire à créer des entreprises.

Des réformes toutefois insuffisantes aux yeux des critiques, qui soulignent que le système de «tutorat» en vertu duquel les hommes ont pratiquement tous les pouvoirs sur leurs parents de sexe féminin est encore loin d'être aboli. Les défenseurs des droits de l'homme, dont la quasi-totalité est en prison en Arabie Saoudite ou en exil, soulignent aussi que ces réformes impulsées par le jeune prince Mohammed ben Salman pourraient n’être qu’une façade.

Source : RFI

 

Commission européenne: les défis d’Ursula von der Leyen, élue de justesse

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mediaL'Allemande Ursula von der Leyen a été élue à la tête de la Commission européenne mardi 16 juillet, avec une très courte majorité. Ses débuts s’annoncent difficiles.

Ursula von der Leyen est passé de justesse. L’Allemande a été élue par les eurodéputés à la tête de la Commission européenne, mais avec une courte avance : 383 voix soit légèrement plus que la majorité absolue (374 voix).

Ce score loin des 444 bulletins qu’elle aurait dû avoir, correspondant aux voix du total des conservateurs, des socio-démocrates et des centristes libéraux qui lui avaient apporté expressément leur soutien.

Une légitimité à consolider

Pour les populistes au Parlement, cette candidate mal élue est le signe de l’affaiblissement d’une Europe qu’ils dénoncent, marquant le début de turbulences dont ils espèrent émerger encore plus fort.

La gauche de la gauche y voit une rébellion démocratique, celle d’un Parlement européen en ébullition. Le point d’accord : avec une légitimité aussi fragile, la tâche immédiate d’Ursula von der Leyen de composer la Commission européenne s’annonce ardue.

Il va s'avérer compliqué pour elle de faire acte d’autorité désormais. La question se pose : que faire avec les populistes ? Les Italiens ont prévenu qu'ils voulaient pour la Ligue un portefeuille et des attributions d’envergure par exemple à la concurrence, rapporte notre envoyée spéciale à Strasbourg, Anissa el Jabri.

Travailler « de façon constructive »

Ursula von der Leyen doit maintenant établir ses priorités pour les cinq ans à venir. Elle a déjà donné des pistes le 16 juillet sur l’engagement écologique, la réforme de l’Union européenne et l’accroissement des pouvoirs du Parlement ou une Europe plus sociale.

Avant ces perspectives à long terme, Ursula von der Leyen va d’abord devoir passer l’été à composer son équipe, le collège des commissaires que les vingt-sept autres pays vont devoir lui proposer et qui devront eux aussi passer sous les fourches caudines d’une audition et d’un vote au Parlement européen, explique notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet.

La nouvelle présidente a reconnu en creux, à peine le résultat connu, que ses débuts s'annoncent difficiles en appelant les eurodéputés à travailler ensemble « de façon constructive ».

Source : RFI

 

Nucléaire iranien: Téhéran met en garde les Européens contre toute escalade

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mediaL'Iran qui subit de plein fouet les sanctions américaines qui frappent durement son économie avec une inflation de plus de 50 % a choisi le bras de fer avec les Européens, en exigeant qu'ils prennent des mesures pour permettre à l'Iran d'exporter son pétrole et avoir des relations bancaires et commerciales avec le reste du monde malgré les sanctions américaines.

« Si les Européens ne tiennent pas leurs engagements, notre troisième pas dans 60 jours sera encore plus fort », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, rapporte notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.

Téhéran a décidé de jouer la surenchère au lendemain de sa décision de ne plus respecter le seuil de 3,67 % pour l'enrichissement d'uranium, malgré les condamnations des pays européens – qui ont demandé à la République islamique de faire marche arrière –, des États-Unis et d'Israël.

Si certains participants à l’accord de 2015 « devaient se comporter de manière étrange et inattendue alors nous sauterions toutes les étapes suivantes » du plan de réduction des engagements en cours d’application « et nous mettrions en œuvre la dernière », a également mis en garde Abbas Moussavi, visant l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, signataires européens de l’accord de Vienne. Il n’a pas précisé la nature de cette ultime étape.

Le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a été plus précis en affirmant que l'Iran pourrait augmenter son niveau d'enrichissement à 20 %. Le pays enrichit déjà depuis ce 8 juillet de l'uranium à plus de 4,5 %, a par ailleurs rapporté l'agence semi-officielle Isna, qui cite ce même porte-parole.

L'Iran se laisse « toutes les options »

En réponse à la question d'un journaliste, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a affirmé que « toutes les options » étaient possibles, y compris une sortie de l'accord de Vienne et du Traité de non-prolifération nucléaire, mais « qu’aucune décision n'a été prise » pour le moment.

Alors que l'économie iranienne est de plus en plus étranglée par les sanctions américaines, la République islamique demande aux Européens d'appliquer leurs promesses et de prendre des mesures concrètes pour permettre à l'Iran d'exporter son pétrole et avoir des relations bancaires avec le reste du monde.

Dans ces conditions, l'Iran a annoncé une nouvelle visite dans les prochains jours du conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, pour tenter de faire baisser les tensions. Maja Kocijancic, porte-parole de la diplomatie européenne, « très préoccupée », a elle appelé l'Iran à « cesser et à revenir sur ses activités qui sont contraires aux engagements pris dans le cadre » de l'accord sur le nucléaire.

La Russie, de son côté,«  s'inquiète » des décisions iraniennes, mais appelle toutefois à « poursuivre le dialogueet les efforts sur le front diplomatique » avec Téhéran. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a rejeté la responsabilité de la situation sur les États-Unis, rappelant avoir « averti des conséquences qui viendraient inévitablement si l'un des Etats faisant partie de l'accord venait à mettre fin à ses obligations en se retirant ».

Source : RFI

 

Entre les États-Unis et l'Iran, la guerre des mots

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mediaAu surlendemain de la destruction par l'Iran d'un drone américain, la tension restait vive entre Washington et Téhéran ce samedi 22 juin.

Comme il le fait depuis plusieurs semaines, Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid à l'égard de Téhéran, alternant déclarations martiales et appel au dialogue. Ce samedi encore, le président américain a annoncé sur Twitter l'instauration de nouvelles sanctions « majeures » contre la République islamique dès lundi. « L'Iran ne peut pas avoir d'armes nucléaires », a-t-il ajouté depuis sa résidence de Camp David.

Peu avant, le locataire de la Maison Blanche avait assuré que l'Iran deviendrait son « meilleur ami » s'il renonçait à son programme nucléaire. C'était quelques heures après une nouvelle mise en garde : « Si les dirigeants iraniens se comportent mal, ils vont passer une très mauvaise journée », avertissait-il.

Téhéran n'est pas en reste. « Tirer une balle en direction de l'Iran mettra le feu aux intérêts de l'Amérique et de ses alliés » dans la région, a déclaré le porte-parole de l'état-major conjoint des forces armées iraniennes. « Les Iraniens répondront à la diplomatie par la diplomatie, au respect par le respect et à la guerre par une défense acharnée », a déclaré de son côté le ministère iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, ajoutant que l'attitude de l'administration Trump était jusqu'ici synonyme de terrorisme économique, de violation de la parole donnée et de non-respect des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. Téhéran a par ailleurs annoncé dans la journée l'exécution d'un collaborateur du ministère de la Défense pour espionnage au profit de la CIA.

Les tensions entre les États-Unis et l'Iran ne cessent de monter depuis que Washington a annoncé son retrait de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de lourdes sanctions contre Téhéran. Les deux pays ont beau répéter ne pas chercher la guerre, la fièvre n'a cessé de monter et la multiplication des incidents dans le Golfe fait craindre un embrasement. La destruction d'un drone de l'US Navy par l'Iran a provoqué une nouvelle escalade, une semaine après l'attaque de deux pétroliers en mer d'Oman imputée par Washington à Téhéran qui dément toute implication.

La Grande-Bretagne, qui fait toujours partie de l'accord international sur le nucléaire iranien, a annoncé que son ministre d'État chargé du Moyen-Orient, Andrew Murrison, serait dimanche à Téhéran pour plaider en faveur d'« une désescalade urgente ».

Source : RFI

 

Un Chinois, un Géorgien et une Française candidats à la tête de la FAO

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mediaLa FAO, l'Organisation onusienne pour l'alimentation et l'agriculture, élit ce dimanche 23 juin son nouveau directeur. Trois candidats sont en lice : un Chinois, un Géorgien et une Française.

Ils ne sont plus que trois à briguer la succession de l'Américain José Graziano da Silva à la tête de la FAO. Après le retrait du Camerounais, Médi Moungui en mars, l'Indien Ramesh Chand a à son tour retiré sa candidature le 13 juin. Qu Dongyu fait figure de favori.

Pékin a déployé des efforts considérables pour faire connaître son vice-ministre de l'Agriculture auprès des autres agences onusiennes. Biologiste de formation, Qu Dongyu a travaillé dans le développement des technologiques numériques au service de l'agriculture et en zone rurale, où il a également introduit le micro-crédit.

Mais certains spécialistes tablent plutôt sur le candidat géorgien, la direction de la FAO ayant souvent été confiée par le passé à un représentant d'un pays en développement. Davit Kirvalidze, ancien ministre de l'Agriculture, met en avant le rôle du secteur privé, afin de produire plus, mais mieux. Il estime que la FAO devrait lancer plus de politiques de partenariat public-privé.

La Française Catherine Geslain-Lanéelle, ancienne dirigeante de l'Agence européenne de sécurité alimentaire, est candidate unique de l'Union européenne. Elle souhaite réduire le gaspillage et développer les chaînes de valeurs, comme elle le dit, autour de l'agriculture, de la pêche et de la forêt afin de développer les emplois, notamment de jeunes.

La candidate française Catherine Geslain-Lanéelle, ancienne dirigeante de l'Agence européenne de sécurité alimentaire EFSA a aussi passé toute sa carrière dans les secteurs agricoles et agroalimentaires au plus haut niveau en France.Vincenzo PINTO / AFP

L'élection pour un mandat de quatre ans, à partir du 1er août 2019, se tiendra à Rome, au siège de la FAO. Créée sur les ruines de la guerre en 1945, l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture est chargée de la lutte contre la faim dans le monde via le développement de l'agriculture. Elle compte 194 pays membres. Son budget s'élève à 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d'euros). Depuis sa création, l'organisation a connu huit directeurs généraux.

Source : RFI

 

 

Brésil: la demande de libération de Lula reportée, Sergio Moro dans la tourmente

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mediaLa Cour suprême du Brésil a reporté « sine die » le jugement d'une demande de libération de l'ex-président Lula prévu mardi, deux jours après des révélations sur la partialité de ceux qui l'ont condamné pour corruption. Un autre recours de la défense de Lula pourrait revenir à l'ordre du jour le 25 juin, et aurait, selon certains commentateurs brésiliens, plus de chance d'aboutir.

La demande de libération de l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva faisait partie des sujets à l'ordre du jour de cinq des onze juges de la Cour suprême réunis mardi, mais la session s'est achevée sans qu'il ne soit abordé.

Et pour cause : depuis dimanche, le Brésil vit sous le coup des révélations explosives du site internet The Intercept, qui a dévoilé des manoeuvres de responsables de la vaste enquête anticorruption « Lavage express » (ou Lava Jato) pour empêcher l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva de se présenter à la présidentielle de 2018, pour laquelle les sondages lui promettaient la victoire.

Sergio Moro, l'incorruptible touché au coeur

Ainsi, des échanges sur la messagerie Telegram rendus publics par ce site d'investigation (fondé par Glenn Greenwald, qui avait rendu publiques les révélations d'Edward Snowden sur les agissements de la NSA) montrent que l'actuel ministre de la Justice Sergio Moro, qui était alors le juge chargé des dossiers de « Lavage express » et normalement tenu à la plus totale impartialité, a fourni conseils et directives aux procureurs en défaveur de Lula.

Les extraits, publiés dimanche, incluent des échanges au cours desquels Sergio Moro fait des suggestions aux procureurs sur l'objet, le rythme et le déroulement des enquêtes.

À partir de ces informations publiques, les avocats de Luiz Inacio Lula da Silva, icône de gauche qui reste l'une des figures de l'opposition les plus influentes au Brésil, ont demandé à la Cour suprême sa libération et l'annulation de sa condamnation. Selon des analystes, les révélations d'Intercept ont motivé l'inscription à l'ordre du jour de l'examen de la demande de libération de Lula, qui était initialement prévu dans les prochaines semaines.

Mis en cause par ces révélations rendues possibles par une source anonyme, Sergio Moro a réagi samedi à Brasilia en déclarant que les messages diffusés jusqu'à présent ne montraient aucune conduite inappropriée de sa part. « Concernant le contenu des messages qui me citent, il n'y a aucun signe d'anomalie ou de pilotage des actions en tant que magistrat, malgré le fait qu'ils aient été sortis de leur contexte », dit-il dans un communiqué. Il a également reproché à The Intercept de ne pas nommer « la personne responsable de l'intrusion criminelle dans les téléphones portables des procureurs ».

Nouveau jugement le 25 juin

En juillet 2017, Sergio Moro avait condamné en première instance l'ex-président de gauche, pour corruption et blanchiment d'argent. Un an et demi plus tard, il a abandonné la magistrature pour rejoindre le gouvernement du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, élu fin octobre. Pour sa part, l'ex-président Lula, déclaré inéligible, n'a pu se présenter à la présidentielle d'octobre remportée par Bolsonaro.

Le jugement n'a finalement pas eu lieu, mais les magistrats de la Cour suprême ont fixé au 25 juin le jugement d'un autre recours de la défense de l'ex-président visant à obtenir sa libération. Ce recours, qui remet justement en cause l'impartialité de Sergio Moro en raison de sa présence ultérieure au gouvernement, a été déposé bien avant les révélations d'Intercept. Certains analystes considèrent qu'il aurait plus de chances d'aboutir que celui qui devait être jugé mardi et qui portait sur des critères plus techniques. Il pourrait aussi revenir à l'ordre du jour le 25 juin.

Source : RFI

 

Iran : l'avertissement de Téhéran aux Européens

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Iran : l'avertissement de Téhéran aux EuropéensLe Point - Pour le ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, les pays de l'Union européenne sont « mal placés pour critiquer l'Iran ».

Un an apres le retrait americain, Teheran a menace de s'affranchir progressivement de l'accord de Vienne a moins que ses partenaires, en particulier europeens, ne l'aident a contourner les sanctions americaines. L'Iran ne veut pas recevoir de leçons de l'Europe.

Dimanche 9 juin, le ministre des Affaires étrangères iranien Mohammad Javad Zarif a estimé que les pays de l'Union européenne étaient « mal placés pour critiquer l'Iran ». Lundi 10 juin, le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, est attendu à Téhéran.

« Assurément, les Européens sont mal placés pour critiquer l'Iran, même sur les questions qui n'ont rien à voir avec » l'accord sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, a déclaré Mohammad Javad Zarif à des journalistes iraniens. « Les politiques de l'Europe dans notre région, les politiques de l'Occident dans notre région n'ont eu d'autre résultat, pour la région, que de produire des dégâts », a-t-il ajouté, selon des images de l'échange diffusées par la télévision d'État iranienne.

Programme nucléaire réduit

« Certains pays comme l'Allemagne ont cessé de vendre des armes à l'Arabie saoudite (que celle-ci utilise) pour bombarder la population au Yémen, mais d'autres continuent », a encore ajouté Mohammad Javad Zarif, visant sans les nommer la France et la Grande-Bretagne, avant d'ajouter : « D'une manière générale, l'Occident a autorisé les régimes autocratiques de la région à commettre des crimes. »

L'Allemagne est, avec la Chine, la France la Grande-Bretagne et la Russie, l'un des États encore partenaires de l'Iran dans le cadre de l'accord de Vienne depuis que les États-Unis ont décidé en mai 2018 de se retirer unilatéralement de ce pacte et de réimposer une batterie de sanctions économiques contre Téhéran.

Aux termes de l'accord, la République islamique s'est engagée à ne jamais chercher à se doter de la bombe atomique et a accepté de réduire drastiquement son programme nucléaire en échange de la levée d'une partie des sanctions économiques internationales qui asphyxiaient son économie.

S'affranchir de l'accord de Vienne

En mai, un an après le retrait américain, Téhéran a menacé de s'affranchir progressivement de l'accord de Vienne à moins que ses partenaires, en particulier européens, ne l'aident à contourner les sanctions américaines. « Le devoir qu'ont les Européens » est de contribuer à ce que « la situation des relations économiques de l'Iran soit normalisée », a redit Mohammad Javad Zarif.

Téhéran a opposé vendredi une nouvelle fin de non-recevoir à l'idée défendue par le président français Emmanuel Macron d'un nouvel accord avec l'Iran qui viendrait élargir l'accord de Vienne en intégrant notamment des éléments qui limiteraient l'activité balistique de Téhéran ou sa politique de voisinage, que les Occidentaux jugent « déstabilisatrice ».

Source AFP

Source : Le Point (France)

 

Un Nigérian président de l’Assemblée de l’ONU à partir de septembre

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Tijjani Muhammad-Bande a été élu mardi 4 juin pour diriger l’institution onusienne. Un poste essentiellement symbolique et une nomination sans surprise puisqu’il était le seul candidat en lice pour l’Afrique, qui accède à cette présidence tournante tous les cinq ans.

Une douzaine de pays africains seulement ont présidé l’Assemblée générale de l’ONU, le premier ayant été le Ghana en 1964. Mais en septembre, le Nigeria accédera pour la deuxième fois à cette fonction, un honneur inédit sur le continent. Après Joseph Nanven Garba, qui avait dirigé la session de 1989-1990, c’est en effet Tijjani Muhammad-Bande qui a été élu mardi, par acclamation.

Même si le poste n’offre pas énormément de latitude politique et ne fait pas de son titulaire une figure essentielle de la diplomatie mondiale, le Nigeria tenait à remporter cette élection. Abuja avait envoyé une délégation de haut niveau à New York pour y soutenir la candidature de son représentant permanent à l’ONU et se dit confiant dans sa capacité à mener les débats de l’Assemblée générale.

Car si les défis politiques et de développement sont nombreux, Tijjani Muhammad-Bande, 61 ans, a une double expérience. Formé aux États-Unis et au Canada, il a d’abord mené un parcours linéaire de professeur de sciences politiques et d’administrateur dans son pays et au Maroc, avant de s’engager dans une carrière diplomatique éclair, assumant le rôle d’ambassadeur du Nigeria à l’ONU depuis 2017.

Le diplomate succède à l’Équatorienne Maria Fernanda Espinosa. Le dernier pays africain à avoir présidé l’Assemblée générale de l’ONU était l’Ouganda, il y a cinq ans.

Source : RFI

 

Pour l'UNRWA, Gaza sombre dans un chaos social et économique

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mediaPlus d'une semaine après les violences, Israël a rouvert dimanche 12 mai ses points de passage avec Gaza. De quoi alléger un peu le blocus imposé depuis bientôt 12 ans par l'État hébreu à l'enclave palestinienne, l'une des zones les plus densément peuplées au monde. L'une des plus pauvres également.

De notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Cela fait plusieurs jours maintenant que l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) prévient : si elle ne trouve pas rapidement 50 millions de dollars, la moitié des Gazaouis, soit un million de personnes, risquent de manquer de nourriture le mois prochain.

Le directeur des opérations sur place, Matthias Schmale l'affirme : Gaza est en train de plonger dans une sorte de chaos social et économique : « 53% de chômage. 80% de réfugiés sous le seuil de pauvreté et qui dépendent de l'aide alimentaire. Pour la première fois depuis que je suis arrivé il y a un an et demi, on me parle d'une augmentation des suicides, de la consommation de drogue et de la prostitution. Gaza n'est pas une crise humanitaire ; la situation n'est pas due à un tsunami ou à un tremblement de terre. C'est la conséquence d'une faillite politique et de 12 années de blocus. »

Un an après le refus des États-Unis de continuer à financer l'agence pour les réfugiés palestiniens, l'ONU bataille toujours pour combler le trou dans le budget. Plusieurs pays du Golfe pourraient encore mettre la main à la poche. C'est en tout cas ce qu'espèrent les Nations unies qui sollicitent même le secteur privé et les entreprises pour venir en aide à Gaza.

Source : RFI

 

Jamal Khashoggi : la CIA avertit certains de ses collègues d’un danger venant de Ryad

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Jamal Khashoggi : la CIA avertit certains de ses collègues d’un danger venant de RyadLa Nouvelle Tribune - L’affaire Jamal Khashoggi continue d’avoir des répercussions.

En effet, la CIA a récemment mis en garde proches et collègues de l’emblématique journaliste dissident, assurant que Riyad pourraient très vite s’intéresser à eux. Afin d’éviter une nouvelle disparition et l’assassinat d’un nouvel opposant, les services secrets américains ont ainsi tenu à alerter de potentielles cibles.

Trois personnes seraient principalement concernées par ces mises en garde. Le premier, Omar Abdulaziz. Résidant au Québec depuis près de dix ans, cet homme a longtemps collaboré avec Jamal Khashoggi.

Au moment de sa disparition, les deux travaillaient d’ailleurs sur un projet de mouvement, baptisé « L’armée des abeilles ». L’objectif de ce mouvement était alors de combattre sur les réseaux sociaux, les trolls saoudiens, également appelés « les mouches ». Ces derniers profèrent en fait des propos haineux à l’encontre de victimes bien ciblées.

Trois activistes anti-régime, visés

Ce n’est pas la première fois que ce dernier est directement visé et mis en garde. Ainsi, au moment de la disparition de Jamal Khashoggi, ce dernier a découvert que son téléphone portable eut été infiltré par un logiciel espion. Ce logiciel donnait accès à ses contacts, ses messages et ses appels. Selon ses déclarations, ses deux frères ainsi qu’un bon nombre de ses proches et amis encore présents en Arabie Saoudite auraient été emprisonnés.

Il faut dire que ses activités ne plaisent pas du tout à Riyad. Actif sur Twitter et YouTube notamment, ce dernier ne rate jamais une occasion de tacler le régime. Selon le média américain du Time, les autorités canadiennes l’auraient d’ailleurs alerté, lui recommandant même de se cacher pendant plusieurs jours afin d’éviter d’attirer les regards.

“La machine ne s’est jamais vraiment arrêtée”

Le second visé par les propos de la CIA serait Iyad El-Baghdadi. Vivant à Oslo, en Norvège, ce dernier a avoué avoir reçu la visite d’officiels norvégiens, le 25 avril dernier. Selon lui, une réunion de deux heures aurait été tenue, directement à son domicile. S’il n’a pas dévoilé la nature des menaces pesant à son encontre, celui-ci a confirmé être une potentielle cible. Il lui a également été recommandé de prévenir sa famille et surtout, de ne pas quitter la Norvège dans les semaines et mois à venir.

« Ils prennent les menaces au sérieux parce qu’elles proviennent de la CIA », a-t-il ensuite confirmé. La troisième personne a préféré garder l’anonymat afin de ne pas se donner plus de visibilité. De son côté, Omar Abdulaziz l’assure, « la machine » gouvernementale est toujours en marche. Selon lui, le régime saoudien a toujours souhaité faire taire les dissidents ainsi que les activistes pro-démocratie. Résultat, celui-ci a appelé tout le monde à faire très attention.

Source : La Nouvelle Tribune (Bénin)

 

 

Algérie-France : quand le discours complotiste refait surface

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Alors que le chef d'état-major Ahmed Gaïd Salah dénonce depuis plusieurs semaines des « tentatives de déstabilisation étrangères », le gouvernement français reste discret au sujet de la transition algérienne. Mais l’idée d’une ingérence de la part de l’ancienne puissance coloniale revient régulièrement dans le débat.

 

« La face barbare de la France coloniale », « les Français vont contrôler les champs de pétrole algérien », « la responsabilité historique hante l’État français ». À la une des journaux algériens, jeudi 9 mai, la France. Depuis plusieurs semaines, le rôle joué par l’ancienne puissance coloniale dans la période post-Bouteflika s’invite régulièrement dans le débat.

Les accusations d’ingérence comme les rumeurs d’un « complot français » se multiplient. À tel point que l’ambassade de France à Alger s’est vue obligée de diffuser jeudi un communiqué « s’étonnant » d’une dépêche publiée la veille par l’agence de presse officielle APS, selon laquelle Paris souhaiterait la tenue des élections du 4 juillet dans « de bonnes conditions ».

L’objet de la polémique ? Les « nouvelles » déclarations sur les élections en Algérie du ministre français des Affaires étrangères… qui ne sont en réalité que les réponses apportées à un député lors d’une séance de questions au gouvernement, qui a eu lieu le 6 mars à l’Assemblée nationale française.

Deux mois après, le bureau de l’APS les a interprétées comme une réaction à la tenue de l’élection présidentielle le 4 juillet. « Nous souhaitons que le processus électoral se déroule dans de bonnes conditions, avec toute la transparence et la sérénité nécessaires », affirmait alors Jean-Yves Le Drian… en se référant au scrutin initialement prévu le 18 avril. Si la dépêche a été corrigée au plus vite, la controverse ne fait que relancer un débat persistant : la position de la France dans la transition en Algérie.

Une vérité « accessoire »

Plusieurs rumeurs circulent sur les réseaux sociaux, mais aussi sur des sites en ligne. Sur la chaîne d’information Ennahar, un analyste politique a récemment accusé Paris de participer à un « complot contre le chef d’état-major ».

Que l’information soit vraie, c’est accessoire : cela participe à renforcer ce sentiment anti-français

« Il suffit d’observer les rumeurs qui se diffusent concernant les dernières arrestations. Encore ce 8 mai, un journal proche de l’armée a diffusé une information selon laquelle il y aurait eu une réunion à Paris entre Saïd Bouteflika, l’ancien patron des services de renseignement Toufik et une délégation française. Qu’elle soit vraie, c’est accessoire : cela participe à renforcer ce sentiment anti-français et introduit un élément décisif censé peser dans le débat », décrypte pour Jeune Afrique Naoufel Brahimi El Mili, auteur de France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes.

Ainsi, selon le spécialiste, le parallèle entre « les complotistes anti-armée » et la France est vite établi. Un discours qu’on retrouve sans ambages dans l’éditorial d’El-Djeich, la revue du ministère de la Défense nationale, intitulé « Clairvoyance et sagesse pour faire avorter tous les complots ». La publication met l’accent sur « le danger représenté par les tentatives de certaines entités étrangères de déstabiliser le pays », en soulignant que « le Commandement de l’ANP [Armée nationale populaire] ne s’adresse pas au peuple depuis les salons, les canaux où les capitales étrangères, mais de l’Algérie profonde et authentique ».

La France, bouc émissaire

Ainsi, huit ans après 2011, le discours conspirationniste refait surface dans une Algérie en ébullition. « Le chef d’état-major sait qu’une bonne partie de la population algérienne reste sensible au discours sur le « complot français », continue Naoufel Brahimi El Mili. Et cette rhétorique participe à renforcer son image de justicier et de libérateur qui, en continuité avec l’histoire, prend à nouveau les armes contre la France. »

Lors de son déplacement à Oran en avril, Ahmed Gaïd Salah dénonçait déjà « l’apparition de tentatives de la part de certaines parties étrangères, partant de leurs antécédents historiques avec notre pays, […] afin de mettre en exécution leurs desseins visant à déstabiliser l’Algérie et semer la discorde entre les enfants du peuple ». « Cela ne peut être que la France », assurait à Jeune Afrique Adlene Mohammedi, docteur en géographie politique et très engagé depuis le début du mouvement.

Un discours « nourri par les maladresses » de Paris

Si tout ce qui est anti-français est mobilisateur en Algérie, d’après Naoufel Brahimi El Mili, « ce sentiment est également nourri par des maladresses françaises ». En effet, le 11 mars dernier, Emmanuel Macron avait salué « la décision » du président algérien de ne pas briguer un cinquième mandat, appelant à une « transition d’une durée raisonnable ».

Peu après, le président français s’était de nouveau exprimé dans un tweet, estimant que « la décision du Président Bouteflika ouvre une nouvelle page pour la démocratie algérienne ». À la suite de cette réaction, plusieurs Algériens étaient descendus dans la rue en brandissant des gilets jaunes et des pancartes contre Emmanuel Macron, entendant dénoncer un présumé « soutien » de la France au président Abdelaziz Bouteflika.

Le soutien de Paris à Ben Ali ou à Abdel Fattah al-Sissi et d’autres dirigeants autoritaires africains rend vraisemblable une ingérence française

Le gouvernement français est depuis resté discret au sujet de la transition algérienne. Mais l’idée d’une ingérence de la part de l’ancienne puissance coloniale reste crédible, surtout à cause d’une constante de la diplomatie française en Afrique : « le soutien au statu quo et à la stabilité, au détriment du changement, donc de la mobilisation. Le soutien de Paris à Ben Ali ou à Abdel Fattah al-Sissi et d’autres dirigeants autoritaires africains rend vraisemblable une ingérence française », explique Naoufel Brahimi El Mili.

Pourtant, comme le rappelle l’analyste, loin de la scène politique, la coopération militaire entre France et Algérie continue sans entrave, dans le cadre par exemple de l’opération Barkhane.

Source : jeuneafrique.com

 

Nucléaire iranien: Téhéran suspend certains engagements, les réactions affluent

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mediaUn an jour pour jour après le retrait américain de l’accord sur le nucléaire iranien, la République Islamique annonce à son tour suspendre certains de ses engagements. Cet accord conclu par Téhéran et les grandes puissances en 2015 avait permis la levée des sanctions économiques internationales imposées à l’Iran, et en contrepartie ce pays avait accepté de limiter drastiquement son programme nucléaire. Sans surprise, la décision iranienne a entraîné une vague de réactions internationales.

Il y a ceux qui avertissent l’Iran, comme la France qui brandit la menace de sanctions européennes,  l'Allemagne qui a appelé le pays au respect de la totalité de l'accord sur le nucléaire, ou le Royaume-Uni qui estime «inopportune» la décision de l'Iran et ceux qui au contraire tentent de calmer le jeu. La Chine, notamment prône l’apaisement. « Il faut rester dans le cadre de l’accord sur le nucléaire iranien », explique Pékin. Ce message s’adresse aussi bien aux Iraniens qu’aux autres pays membres de cet accord.

Il ne faut pas oublier que l’Iran a été un bon élève jusqu’à présent. Son programme nucléaire a été scruté à la loupe par les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie atomique et les rapports de l’AIEA sont sans appel : la République Islamique respecte ses engagements à la lettre.

C’est le retrait américain de l’accord en mai 2018 et le rétablissement de sanctions économiques par le président Donald Trump qui chamboulent la situation.

Face à ces sanctions américaines, les autres signataires ont été incapables de garantir à l’Iran les retombées économiques qu'il escomptait.

La République Islamique perd patience. Plus question de limiter l’enrichissement d’uranium. Cela ouvre la porte à un programme nucléaire militaire. Réaction immédiate du Premier ministre Benyamin Netanyahu : Israël ne permettra pas à l’Iran de se doter de l’arme atomique.

Le chef de la diplomatie russe s’est rangé du côté de Téhéran, en affirmant « comprendre » ses raisons, à l’issue de pourparlers à Moscou avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif. La Russie a accusé mercredi 8 mai les États-Unis d’être les seuls responsables de la crise actuelle. Le Kremlin avait dénoncé un peu plus tôt la « pression déraisonnable » subie par l'Iran et avancé les « mesures irréfléchies » prises par Washington.

La Russie s’en prend également aux Européens, jugés trop timorés face à Washington, nous rapporte notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot. « Nous allons avant tout chercher à convaincre nos partenaires européens de respecter leurs promesses », a déclaré Sergueï Lavrov, citant le mécanisme européen qui permettrait à Téhéran d’exporter son pétrole sans « dépendre du système américain ».

De son côté, Mohammad Javad Zarif a lui aussi accusé les Européens de « n’avoir rempli aucune de leurs obligations » : « Ils ont publié de beaux communiqués, mais dans la pratique, il ne s’est rien passé », a-t-il notamment déclaré.

Téhéran leur lance donc un ultimatum : « Vous avez 60 jours pour respecter votre parole, dans le cas contraire la République Islamique renoncera à appliquer d’autres de ses engagements ».

 

Le Qatar débloque une grosse enveloppe d'aide pour les Territoires palestiniens

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Les violences du week-end dernier ont coûté la vie à au moins 25 personnes côté palestiniens, combattants et civils mélangés, et à 4 civils israéliens. Le cessez-le-feu annoncé hier, lundi 6 mai, par les Palestiniens tient encore même si les autorités israéliennes ne le reconnaissent toujours pas. L'accord de cessez-le-feu semble avoir été négocié avec les groupes armés de Gaza. Et au coeur de cet accord se trouve une aide du Qatar.

Le Qatar est un allié de longue date du Hamas, le mouvement islamiste au pouvoir à Gaza et sa générosité à l'égard de l'enclave palestinienne a déjà été maintes fois prouvée: des routes, des lotissements entiers, des hôpitaux ont été financés par l'argent de l'émirat. Et ces derniers mois, une aide en liquide avait été injectée dans l'enclave palestinienne. Mais cette générosité valait au Qatar les foudres du gouvernement de Ramallah pour qui l'émirat, en venant en aide au Hamas, ancrait la division palestinienne.

Ce mardi matin, 24 heures après la conclusion d'un cessez-le-feu entre les groupes armés de Gaza et Israël, le ministère qatarien des Affaires étrangères a annoncé le déblocage d'une très grosse enveloppe: près de 430 millions d'euros. Mais cette fois-ci, l'aide ira aussi bien à la Cisjordanie qu'à la bande de Gaza.

Près des deux tiers de cette aide financeront des programmes de santé et d'éducation menés par l'Autorité palestinienne, le gouvernement internationalement reconnu. Le reste sera versé à des programmes humanitaires de l'ONU dans les Territoires palestiniens. La part spécifiquement dédiée à Gaza n'est pas précisée. Mais l'annonce de cette aide a été rapidement saluée par le chef du Hamas qui y voit « une continuation des positions inébranlables du Qatar qui soutient, écrit-il dans un communiqué, le peuple palestinien politiquement et financièrement ».

Source : RFI

 

Conseil de Sécurité de l’ONU: Le mandat de la MINURSO prorogé de six mois

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Conseil de Sécurité de l’ONU: Le mandat de la MINURSO prorogé de six moisHespress - Le mandat de la MINURSO a été renouvelé de 6 mois, ce mardi 30 avril, par le Conseil de sécurité des Nations-Unies. Le texte de résolution 2468 indique dans ce sens que le Conseil de sécurité "décide de proroger le mandat de la Minurso jusqu’au 31 octobre 2019".

La résolution appelle également à faire montre de volonté politique et à travailler dans une atmosphère propice au dialogue dans le but de faire avancer les pourparlers, assurant ainsi la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité depuis 2007 et le succès des négociations.

Le Conseil de sécurité reconnait, à cet égard, que "a concrétisation d’une solution politique à ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe contribueraient à la stabilité et à la sécurité, induisant à son tour la création d’emplois, de croissance et d’opportunités pour l’ensemble des peuples de la région du Sahel".

La nécessité de "faire preuve de réalisme et d’esprit de compromis pour aller de l’avant dans les négociations", est de même soulignée.

Cette décision vient consacrer, encore une fois, la prééminence de l’initiative marocaine d’autonomie pour résoudre le conflit artificiel autour du Sahara marocain.

Pour rappel, le Conseil de sécurité avait entamé lundi l’examen du projet de résolution présenté par les Etats Unis concernant le confit du Sahara.

Des sources proches du dossier avaient indiqué à Hespress que ce projet ne devrait pas apporter de nouveau, et proposerait les mêmes dispositions que la résolution 2414, adoptée en avril 2018.

Ce projet, avaient souligné ces sources, porte sur la prorogation pour 6 mois supplémentaires du mandat de la MINURSO, mais également sur l’obligation pour les parties concernées (Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario) d’assumer leurs responsabilités dans la recherche d’un règlement politique juste et accepté par tous.

Source : Hespress (Maroc)