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Politique dans le Monde

Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanien

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Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanienForeign Brief - Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani rencontrera le jeudi 14 janvier courant, à Bruxelles le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.

La région sahélienne est un membre clé du dialogue méditerranéen de l’OTAN. La migration illicite et la sécurité régionale sont également des thèmes qui feront l’objet d’échanges ; la Mauritanie étant un point de départ des migrants qui demandent l'asile en Europe.

L'OTAN est également profondément préoccupée par la forte présence de groupes extrémistes islamiques en Afrique du Nord-Ouest tels que Nusrat al-Islam et Al-Qaïda.

Beaucoup de jihadistes sont des ressortissants mauritaniens et le réseau international des militants et leur rayonnement mondial menacent la sécurité intérieure des membres de l’OTAN.

La Mauritanie, un pays frappé par la pauvreté avec une grande partie de sa population vivant en deçà du seuil de pauvreté, est également un membre éminent du G5 Sahel, dont la vocation première est de lutter contre les organisations terroristes actives.

Au cours de la séance du jeudi, Stoltenberg et Ghazouani insisteront sur la nécessité d’une coopération plus poussée.

Comme il est dans l’intérêt de l’OTAN que Nouakchott élargisse sa lutte contre le radicalisme religieux, l’alliance considère la Mauritanie comme un allié géopolitique important pour lutter contre l’instabilité régionale.

Nouakchott bénéficie de l’aide à la sécurité de l’OTAN tout en s’engageant à poursuivre ses efforts pour combattre les fondamentalistes salafistes.

L’OTAN augmentera à l’avenir, son assistance à l’armée mauritaniens par le biais du programme de renforcement de l’éducation en matière de défense « Defence Education Enhancement Programm » (DEEP) ).

Traduit de l’anglais par Cridem

 

L’empire de Donald et Melania Trump en péril : déjà 14 millions d’euros qui partent en fumée

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L’empire de Donald et Melania Trump en péril : déjà 14 millions d’euros qui partent en fuméeGala - Donald et Melania Trump sont de plus en isolés. Après les insurrections du Capitole le 6 janvier, et la procédure de destitution engagée à l'encontre du président américain, de lourdes conséquences économiques sont également à prévoir.

Donald Trump perd gros. Le président américain déchu fait une nouvelle fois l'objet d'une procédure de destitution après les violences au Capitole qui ont fait 5 morts le 6 janvier dernier. Une humiliation de plus pour Donald Trump, une semaine avant la fin de son mandat. Mais ce n'est pas la seule conséquence fâcheuse. Le maire démocrate de New York, Bill de Blasio a choisi de frapper un grand coup.

"Il a décidé de prendre des mesures et de mettre fin aux contrats qui permettaient à la Trump Organization de gérer certaines attractions de Central Park et un terrain de golf du Bronx," rapportent nos confrères du Point ce 13 janvier.

"La ville de New York ne fait pas affaire avec des éléments insurrectionnels. Nous prenons des mesures pour mettre fin aux accords" a fait savoir Bill de Blasio sur Twitter. Des contrats qui pèsent près de 14 millions d'euros. Une perte d'argent importante pour le milliardaire, qui vient déjà de dire adieu à l'un de ses soutiens financiers, et dont le business a quelque peu ralenti depuis son élection en 2017.

Mais le maire démocrate assure être dans son bon droit. "Si une entreprise ou la direction d'une entreprise participe à des activités criminelles, nous avons le droit d'y mettre fin. Inciter à l'insurrection contre le gouvernement constitue clairement une activité criminelle," a-t-il martelé sur MSNBC.

Fin de règne agitée

La mairie de New York n'est pas le seul à prendre ses distances avec la Trump Organization depuis les insurrections du Capitole. Diverses entreprises et organisations américaines ne souhaitent plus faire affaire avec celui qui rendra les clés de la Maison-Blanche le 20 janvier prochain.

Donald Trump se montre toujours incapable de reconnaître la moindre responsabilité dans les heurts qui se sont déroulés au Capitole. Une triste fin de règne, qui sera marquée par un autre coup d'éclat : son absence historique lors de l'investiture de Joe Biden.

Par Marion Rouyer

Israël: "Nous espérons normaliser nos relations avec 4 nouveaux pays dans les prochains mois" (ministre)

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Israël: i24NEWS - Selon une note, Israël espère normaliser ses relations avec le Qatar pour se rapprocher des Frères musulmans

Le ministre israélien du renseignement Eli Cohen a assuré mercredi que l’Etat hébreu va signer de nouveaux accords de normalisation avec au moins quatre pays musulmans dans les prochains mois.

"Nous comptons signer d'autres accords avec l'Arabie Saoudite, Oman, la Mauritanie et le Niger dans les prochains mois. Le rapprochement entre le Qatar l'Arabie Saoudite augmente également les chances de normalisation (entre Doha et Jérusalem)", a-t-il indiqué au site d'information Ynet.

Selon le radiodiffuseur public Kan, Israël espère normaliser ses relations avec le Qatar, afin de tenter de se rapprocher des Frères musulmans dans la région.

Un document interne du département de recherche du ministère du Renseignement, révélé par la chaîne israélienne, révèle que l'importance du Qatar pour l’État hébreu réside dans sa capacité à bâtir un réseau de contacts qui comprendrait les soutiens aux Frères musulmans dans la région.

"Les relations avec le Qatar peuvent être un facteur de stabilisation dans la bande de Gaza et contribuer à atténuer les tensions existantes avec la Turquie", souligne le document.

La note liste également les domaines dans lesquels une collaboration serait possible entre les deux pays : achats d’armes, énergie, investissement économique, agroalimentaire, agriculture, tourisme, aviation et sports.

La semaine dernière, un accord de réconciliation a été signé entre le Qatar et l'Arabie Saoudite, les Émirats, Bahreïn et l'Égypte.

Selon le document du ministère, la réconciliation de ces pays peut permettre la reprise d’un dialogue politique et économique entre le Qatar et Israël.

Source : i24NEWS


Etats-Unis : la tension monte à Washington quelques jours de l'investiture de Joe Biden

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Critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale lors des violences du 6 janvier à Washington, le Pentagone a autorisé le déploiement de jusqu'à 15 000 soldats dans la capitale américaine pour la cérémonie de prestation de serment.De nouveaux appels à manifester commencent à circuler sur les réseaux sociaux et la maire de Washington a demandé aux Américains de participer de manière virtuelle à la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

C’est un document interne de la police fédérale qui a alerté les médias américains. Selon le FBI, des partisans de Donald Trump projetteraient des manifestations armées dans les 50 capitales des États du pays, ainsi qu’à Washington. Des manifestations qui pourraient débuter dès la fin de cette semaine et durer jusqu’à la cérémonie d’investiture de Joe Biden, prévue le 20 janvier à Washington.

Des effectifs supplémentaires à Washington

Face à cette menace, les autorités ont annoncé le déploiement d’effectifs supplémentaires dans une capitale déjà bouclée. En plus des 6 200 militaires de la Garde nationale déjà présents, un chiffre qui sera porté à 10 000 le week-end prochain, 5 000 soldats devraient venir en renfort pour la cérémonie prévue la semaine prochaine.

Donald Trump, qui n’assistera pas à l’investiture, a accepté la demande de la maire de Washington qui réclamait que l’état d'urgence soit déclaré en amont afin d'obtenir des fonds supplémentaires pour la sécurité.

Le FBI dit lui se concentrer sur les manifestations qui représentent une menace pour la sécurité et qui pourraient engendrer de la violence et des destructions notamment celles qui ciblent les législatures locales. Une inquiétude accentuée suite à l’annonce ce mardi 12 janvier de la démission du chef par intérim de la sécurité intérieure Chad Wolf, très critiqué après les évènements de la semaine dernière au Capitole.

L’investiture pose plusieurs défis sans précédent qui dépassent la portée de nos préparatifs habituels, avec la pandémie de Covid-19 et bien sûr l’attaque terroriste domestique sur le Capitole. Le district de Columbia demande au ministère de la Sécurité intérieure l’extension de la période de sécurité nationale décrétée pour cet événement du lundi 11 janvier au dimanche 24. Je demande aussi au ministère d’établir la sécurité et un plan de déploiement des forces fédérales pour assurer la sécurité de toutes les propriétés fédérales. Je demande aussi au secrétaire à la Sécurité intérieure d’annuler tous les événements publics du district de Columbia et de refuser tout permis pour les demandes de rassemblements entre le 11 et le 24 janvier.

Source : RFI


 

Procédure de destitution: les démocrates présentent l'acte d'accusation contre Trump

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Photo : Nancy Pelosi. Les démocrates ont engagé, ce lundi à la Chambre des représentants, plusieurs procédures visant à obtenir le départ de Donald Trump de la Maison Blanche, cinq jours après l'assaut lancé par les partisans du président sortant contre le Capitole à Washington.

Comme prévu, les démocrates passent à l'offensive après les événements de mercredi dernier au Capitole de Washington, qui ont choqué l'opinion publique américaine et jusque dans le propre camp du président américain.

Ils ont déposé, ce lundi, à la Chambre des représentants dont ils ont le contrôle, un acte d'accusation contre Donald Trump, première étape vers l'ouverture formelle attendue cette semaine d'une deuxième procédure de destitution contre le président américain, qu'ils accusent d'avoir « incité à la violence ».

En parallèle, les démocrates ont présenté une autre résolution demandant au vice-président Mike Pence de démettre Donald Trump de ses fonctions, en invoquant le 25e amendement de la Constitution américaine. Un républicain s'est opposé à son adoption immédiate à l'unanimité. Un vote en séance plénière devrait avoir lieu dès mardi.

Source : RFI

One Planet Summit : Paris va doper les investissements pour la biodiversité

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One Planet Summit : Paris va doper les investissements pour la biodiversitéOuest-France - Le monde investit six fois plus dans des activités néfastes pour l’environnement qu’il ne le fait pour le protéger. Les dirigeants de la planète ont rendez-vous ce lundi 11 janvier à Paris, au One Planet Summit, pour inverser la tendance.

La France organise ce lundi 11 janvier, un nouveau sommet mondial de la finance verte, le One Planet Summit, conjointement avec la Banque Mondiale et les Nations Unies. Ce rendez-vous lancé par Emmanuel Macron, réunit des chefs d’État et des acteurs de la société civile. En ce début d’année 2021, il se penche sur la biodiversité : elle en a assurément besoin…

En 2010 paraissait le Petit livre du financement pour la nature, en marge du sommet de l’Onu sur la diversité biologique, à Nagoya, au Japon. L’ouvrage, basé sur des études universitaires et des chiffres de la Banque mondiale ou de l’OCDE, a servi d’électrochoc : le monde dépensait entre cinq à six fois plus d’argent à détruire la nature qu’à la protéger !

Six fois plus de dépenses néfastes pour les espèces

Dix ans plus tard, le ratio a-t-il changé ? " Non, les ordres de grandeur sont les mêmes " , révèle le biologiste Julien Calas, du pôle recherche de l’Agence française de développement, qui a participé à la deuxième version, qui paraît ce lundi 11 janvier (disponible ici, en français). Julien Calas note " une petite hausse de 52 milliards de dollars " ​dédiée à la protection des écosystèmes, mais déplore toujours les " mille milliards de dollars annuels" ​investis dans la déforestation, la surpêche, l’urbanisation, les industries polluantes…

Il manquerait donc au moins 800 milliards par an pour stopper l’effroyable déclin de la biodiversité. Selon l’ONG WWF, les populations animales ont chuté de 68 % en moyenne entre 1970 et 2016. C’est pire dans certaines régions, comme l’Amérique latine et les Caraïbes, où la baisse atteint 94 %. "Notre capital naturel, les services économiques de la nature, est en train de fondre" , constate l’expert.

Les conséquences sont financières et sanitaires. Un seul exemple : ces trois dernières décennies, le monde a perdu au moins 1,3 million de km² de forêts, presque trois fois la France. Les chauves-souris, hôte préféré des virus, sortent du bois, détruit. Combien coûte une épidémie de coronavirus ultra-contagieux ? Soudain, " on a une parfaite idée du service rendu par la conservation des forêts", analyse Julien Calas.

Le Covid-19 joue les accélérateurs d’une prise de conscience récente. Le secteur public – gros payeur doté de petits moyens – est enfin rejoint par le privé. Il est poussé par 82 % des consommateurs qui jugent que les entreprises "ont l’obligation morale" de respecter la nature, selon le baromètre 2020 de l’Union for Ethical Biotrade.

Réunir la force du public et du privé, c’est l’objectif du One Plan Summit, où selon des sources élyséennes, des sommes colossales doivent être annoncées par les chefs d’État, comme le Britannique Boris Johnson ou le Canadien Justin Trudeau, souvent par caméra interposée. Les dirigeants doivent notamment débloquer un meilleur financement de la Grande muraille verte, l’initiative africaine pour lutter contre la désertification du Sahel…

Christelle GUIBERT

À la Une: la réaction de la presse américaine après les événements de Washington

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Des manifestants pro-Trump font irruption dans le Capitole américain lors d'affrontements avec la police, lors d'un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès américain, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2021.Des manifestants pro-Trump font irruption dans le Capitole américain lors d'affrontements avec la police, lors d'un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès américain, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2021.

Les grands titres de la presse américaine sont tous d’accord sur un point : Trump est responsable de ce qui est arrivé et les faits gravissimes qui se sont produits auront des conséquences espèrent le New York Times et le Washington Post. Pour le quotidien de la capitale, la poursuite du mandat de Donald Trump est une grave menace pour la démocratie. Le quotidien rappelle qu’alors que les événements se déroulaient, Donald Trump a publié deux tweets qui incitaient ses partisans à rester devant le Capitole, alors que la situation dégénérait. Ce n’est qu’à la suite d’appels de hauts responsables du parti républicain qu’il a finalement accepté d’adresser un message à cette foule, leur demandant de quitter les lieux, tout en rappelant que cette élection était un vol. Une vidéo avec un double message puisque Donald Trump termine en disant à ses supporters « Nous vous aimons. Vous êtes très spéciaux » rappelle un Washington Post très en colère.

Il s’agît là du regard d’une presse qui a toujours conspué Donald Trump. Du côté des journaux plus proches de Donald Trump, à l’image du Washington Times, on tente de se distancer, légèrement, des événements. « Les Américains épris de paix sont lents à se mettre en colère et il a fallu quatre ans de provocation pour que cela déborde » détaille le quotidien dans son éditorial. « Des manifestants pacifiques qui se sont transformés en manifestants en colère » et qui ont enfreint la loi. « Leur seule récompense » aujourd’hui est « le déshonneur et le regret ».

Le New York Post, un autre tabloïd, ne prend pas position.Mais les tribunes d’opinion publiées par le quotidien ce jeudi dénoncent presque toutes l’irresponsabilité du Président qui a provoqué « cette journée d’infamie ».

Réaction de la presse du continent américain après les évènements de Washington

« Journée d’infamie » titre le quotidien canadien La Presse ce jeudi. « Bien sûr que ce qui vient de se passer chez nos voisins du Sud est épouvantable » peut-on lire dans une tribune d’opinion du quotidien, « Bien sûr qu’il faut s’en désoler et le déplorer. Comme on le fait, d’ailleurs, lorsque la démocratie est menacée ou bafouée en Turquie, en Hongrie ou ailleurs dans le monde. Mais comment se surprendre de ce qui vient de se passer ? », s’interroge le journaliste. « L’insurrection à laquelle on vient d’assister est la suite logique de ce que Donald Trump et ses nombreux alliés ont dit et fait depuis l’élection du 3 novembre ».

Au Mexique, la revue Milenio publie également des tribunes très critiques à l’égard de cette « insurrection » et du rôle de Donald Trump. Un président sortant qui ne se préoccupe que de son ego, qui refuse de reconnaître sa défaite et la victoire de Joe Biden et qui ne se fiche des conséquences que pourraient avoir de tels événements pour la démocratie américaine.

Au Venezuela, tout comme à Cuba, des pays qui ont des relations pour le moins tendues avec les États-Unis, les journaux considérés comme officiels reviennent largement sur les événements au Congrès américain. Le quotidien vénézuélien Ultimas Noticias détaille la réaction des autorités du pays qui se disent préoccupées par ce qu’elles qualifient d’événements violents. « Les États-Unis souffrent des mêmes maux que ceux qu’ils ont engendrés dans d’autres pays avec leur politique d’agression » peut-on lire dans un communiqué diffusé par le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Pour le quotidien cubain Granma, les manifestants pro-Trump ont « cassé les vitrines de la démocratie avec lesquels les États-Unis ont voulu donner des leçons au monde entier ». L’événement le plus grave au Congrès depuis 1814 rappelle Granma, lorsque les Britanniques avaient incendié le bâtiment, ainsi que la Maison Blanche et d’autres institutions. Une presse qui ne profite pas de ces événements pour tirer à boulet rouge sur les États-Unis.

Source : RFI

Relations Qatar/Israël: "La levée du boycott par l'Arabie saoudite permettra un réchauffement potentiel des relations" (ministre à i24NEWS)

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Relations Qatar/Israël: i24news - "D'autres pays pourraient nous rejoindre : le Niger, la Mauritanie, Oman, l'Arabie saoudite et l'Indonésie"

Le ministre israélien du Renseignement, Eli Cohen, s'est exprimé mercredi au micro d'i24NEWS dans un entretien exclusif concernant les prochains pays qui pourraient normaliser leurs relations avec l'Etat hébreu, mais également concernant la situation dans le Golfe avec la récente levée du blocus visant le Qatar.

Les accords de normalisation avec les Emirats, Bahreïn, le Soudan et le Maroc "modifient en profondeur notre région et créent une coalition sécuritaire forte face à l'Iran", pays qui finance "le terrorisme dans le monde".

"D'autres pays pourraient nous rejoindre", a-t-il ajouté, citant "le Niger, la Mauritanie, Oman, l'Arabie saoudite" ou encore "l'Indonésie".

"Ces pays comprennent que faire la paix avec l'Etat d'Israël peut améliorer leur stabilité, leur sécurité et avoir un potentiel économique", a expliqué M. Cohen.

Concernant la menace iranienne, le ministre a affirmé qu'"Israël était prêt à tous les scénarios possibles mais je ne suggérerais à personne de mettre Israël à l'épreuve", a-t-il mis en garde.

"La question iranienne ne concerne pas qu'Israël mais le monde tout entier. Je propose à l'Iran de s'occuper de ses propres affaires", a prévenu M. Cohen.

Ce dernier a également évoqué l'actualité régionale, dont le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et quatre pays du Golfe.

"J'espère que par cette démarche, le Qatar prend la direction du monde occidental et des pays du Golfe. Une telle démarche permettra de réchauffer les relations entre le Qatar et Israël".

"Nous avons une stratégie conjointe avec les pays modérés - Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats et Oman -, qui souhaitent la paix. A partir du moment où le Qatar rejoint ces pays et que l'Arabie saoudite lève le boycott, cela permet un réchauffement potentiel des relations entre Israël et le Qatar", a-t-il poursuivi.

Enfin, alors qu'un confinement généralisé doit entrer en vigueur en Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministre a appelé ses concitoyens "à se mobiliser pour surmonter ensemble ce confinement de deux semaines".

Source : i24news

États-Unis: isolé, le président Donald Trump admet la fin de son mandat

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Le président américain, Donald Trump, se trouve de plus en plus isolé après les émeutes de ses partisans au Capitole, mercredi 6 janvier 2021.Les scènes de chaos au Capitole resteront associées à la fin de mandat tumultueux du président américain Trump, qui apparaît désormais extrêmement isolé dans son propre camp. Le président a promis une transition ordonnée mais n’admet toujours pas les résultats du vote.

Privé de ses comptes Facebook et Twitter, suspendus temporairement mercredi 6 janvier, le président Donald Trump a été contraint d’envoyer un communiqué de presse. Son texte a été partagé par l'adjoint au chef de cabinet de la Maison Blanche : « Même si je ne suis pas du tout d'accord avec le résultat de l'élection, il y aura une transition ordonnée. Bien que cela représente la fin du plus grand premier mandat de l'histoire présidentielle, ce n'est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l'Amérique ».

Il ne condamne donc pas les violences perpétrées au sein du Congrès et il ne reconnaît toujours pas sa défaite, précise notre journaliste du service International, Marie Normand. Il reconnaît juste la fin de son mandat de président, alors même qu’il apparaît isolé sur la scène politique après les émeutes à Washington.

Donald Trump, abandonné par ses alliés

À la Maison Blanche, les démissions se sont succédé avec notamment Stephanie Grisham, la cheffe de cabinet de la première dame, ainsi que Rickie Niceta et Sarah Matthews, deux membres de l'équipe de communication de Donald Trump, selon l'agence Reuters. Ce matin, CNN a annoncé la démission de son adjoint à la sécurité nationale, Matthew Pottinger. Selon plusieurs médias, il y a aussi le conseiller à la sécurité nationale, Robert O'Brien, qui envisagerait de démissionner, rapporte notre journaliste du service international, Stefanie Schüler.

Des figures du Parti républicain, qui avaient toujours soutenu Donald Trump, l'ont également abandonné mercredi. Son vice-président, Mike Pence, qui lui a toujours été loyal, a déclaré refuser d'obéir à sa demande de ne pas certifier l'élection. Mitch McConnell, le patron des républicains au Sénat, a martelé de son côté que le Congrès ne se laisserait pas « intimider ». Il y a eu surtout l'allié de toujours, le sénateur Lindsey Graham, qui aurait déclaré : « Ne comptez plus sur moi. Trop, c'est trop ».

L'utilisation du 25e amendement peu probable

Durant la nuit, certains médias américains évoquaient même des ministres prêts à faire jouer le 25e amendement de la Constitution. Ce texte autoriserait le vice-président et une majorité du Parlement à déclarer le président « inapte ». Pour Tamara Boussac, spécialiste des États-Unis, qui intervenait sur RFI ce jeudi matin, cela semble une situation peu plausible :

« La formulation de l’amendement est assez vague, c’est-à-dire que beaucoup l’interprètent comme une incapacité médicale, une incapacité physique à assumer ses fonctions de la part du président. Donc, ce n’est pas le scénario dans lequel on se trouve. Et il semble plus plausible en réalité que la fin de la présidence Trump se déroule sous haute sécurité à Washington, puisque la maire de Washington a annoncé un état d’urgence pour 15 jours, notamment à l’approche de l’investiture de Joe Biden. Mais il est plus probable que la présidence Trump se termine sans impeachment, sans démission, sans remplacement et qu’après, une nouvelle séquence s’ouvre. »

Source : RFI

USA : «Scènes pénibles», «honteuses», «choquantes», le monde regarde les émeutes au Capitole

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Un groupe de partisans pro-Trump prenant d'assaut le Capitole, le 6 janvier 2021.L’intrusion de militants pro-Trump dans le Capitole a provoqué une avalanche de réactions internationales. Pékin, notamment, a ironisé en comparant les scènes d’intrusion au Capitole avec les manifestations pro-démocratie à Hong Kong.

Des scènes « honteuses », « choquantes », « préoccupantes », les condamnations se sont multipliées ces dernières heures pour dénoncer une « attaque contre la démocratie ». Mais toute occasion est bonne aussi pour railler les faiblesses de la démocratie américaine et les images venues de Washington ont fait le tour des écrans chinois, écrit notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde. Si le commentaire reste sobre sur la télévision centrale de Chine, certains n’hésitent pas enfoncer le clou sur les réseaux sociaux stigmatisant « un système américain qui s’aggrave et présente des signes de cancer » selon l’éditorialiste du Global Times (filiale anglophone du Quotidien du Peuple) .

« Beau spectacle »

L’occasion aussi de ressortir l’argument du deux poids deux mesures avec des photos côte à côte des pro-Trump entrant par effraction dans le Capitole, et des manifestants pro-démocratie au Conseil législatif (Legco) de Hong Kong en 2019. « Quel beau spectacle » ironisent les jeunesses communistes sur leur compte weibo en reprenant la phrase de Nancy Pelosi à propos des manifestations de Hong Kong. « Dira-t-elle la même chose à propos de la situation au Capitole ? », feint encore de s’interroger le Global Times sachant que le slogan « la loi et l’ordre » de Donald Trump pendant les manifestations du Black Live Matters était le même que celui employé par les dirigeants chinois lors des marches hong-kongaises pour la démocratie.

Du pain béni pour les Chinois

Le quotidien anglophone, filiale du Quotidien du Peuple, s’exprime via son compte Twitter censuré en Chine. Le message est donc d’abord destiné à une audience étrangère. Les images de civils s’introduisant dans un lieu de pouvoir sont en revanche plus rares sur les réseaux chinois. Le post weibo du China Daily a entraîné 155 000 likes et 7 800 commentaires. Ce qui est loin d’être exceptionnel sur le net chinois, mais permet, là aussi, de porter un coup au rêve américain.

L’élection de Donald Trump a été du pain béni pour le soft power chinois, jugent avec recul certains observateurs en Chine. Ce dénigrement d’une Amérique plus que jamais divisée s’est encore accentuée depuis la crise sanitaire. Reste à savoir si ce Make China Great Again qui a fait les choux gras de la presse chinoise sous l’ère Trump, va continuer sous Joe Biden.

Condamnation de l'UE et du Royaume-Uni

L’Union européenne a condamné un « assaut inédit » et appelé « au respect du résultat de l’élection présidentielle », tout comme Londres qui insiste sur une transition de pouvoir « pacifique et ordonnée ». Et Angela Merkel à Berlin s'est dite jeudi « triste » et « en colère » et a regretté « profondément que le président Trump n'ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier ». Emmanuel Macron en France, dans une vidéo, rappelé l'importance de ne pas céder devant « la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause » la démocratie. « Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d'un président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d'une élection, c'est une idée universelle - celle d'un homme, une voix - qui est battue en brèche », a-t-il ajouté.

« Scènes pénibles »

Profonde « inquiétude » et « tristesse » au Canada, « scènes pénibles » déplore l’Australie qui attend aussi un transfert pacifique du pouvoir.

Autre ton en Iran : Téhéran met en garde contre la montée du populisme tout en soulignant la « fragilité et la vulnérabilité de la démocratie occidentale ».

« Le saccage du Capitole hier était un acte scandaleux et doit être vigoureusement condamné », a déclaré en Israël, Benyamin Netanyahu, avant une rencontre à Jérusalem avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. « Je n'ai aucun doute sur le fait que la démocratie américaine triomphera, elle l'a toujours fait ».


Une « joie mauvaise » pour Moscou

En Russie, le Kremlin a attendu le dernier moment pour reconnaître la victoire de Joe Biden. Le chaos représenté par l’élection présidentielle américaine est accueilli comme un don du ciel à Moscou, il renforce son narratif illibéral. Et les violences d'hier ne peuvent que réjouir les dirigeants russes, analyse notre correspondant à Moscou, Léo Vidal-Giraud.

On dit en russe « zloradstvo » : la joie mauvaise que l’on éprouve en regardant se produire les malheurs des autres. Et c’est sans doute ce mot qui définit le mieux les réactions des officiels russes aux événements survenus ce mercredi à Washington. Joie mauvaise de ceux qui voient, dans les États-Unis, l’organisateur en chef des révolutions anti-russes dans l’espace post-soviétique, comme Léonid Sloutski, président du Comité des affaires étrangères du Parlement russe, qui déclare : « Le boomerang des révolutions de couleur est revenu dans la figure des Américains. »

« Joie mauvaise », parce que la Russie a toujours très mal supporté les critiques régulières des États-Unis sur son propre système politique et son manque de démocratie. Et toute la séquence de l’élection présidentielle américaine, jusqu’aux dysfonctionnements de mercredi, renforce le narratif du Kremlin : la démocratie n’existe pas, nulle part, ni en Amérique, ni ailleurs.

« La démocratie américaine est manifestement boiteuse », commente ainsi le sénateur russe Konstantin Kosatchev. « Les États-Unis ont perdu le cap de la démocratie, et ils ont perdu le droit de le définir. Et encore plus, de l’imposer aux autres. »

Pour les dirigeants russes, plus jamais l’Amérique ne pourra donner de leçons de politique à qui que ce soit. C’est sans doute, pour le Kremlin, la meilleure façon de commencer 2021.

Source : RFI

 

La ministre française des armées : « les situations sécuritaires au Sahel restent encore difficile »

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La ministre française des armées : « les situations sécuritaires au Sahel restent encore difficile »Sahara Médias - La ministre française des armées Florence Parly a déclaré que les situations sécuritaires au Sahel demeurent difficiles, ajoutant que le nombre de morts est en augmentation.


La ministre a précisé que son pays a perdu plus de 50 de ses soldats depuis le début de son intervention au Sahel il y a quelques années.

La ministre qui s’exprimait lors d’un point de presse a exclu toute négociation avec les « groupes terroristes comme Al Qaida et l’état islamique qui tuent aveuglement et dont les mains sont souillées de sang ».

La ministre a réaffirmé que les situations sécuritaires demeuraient encore difficiles et que « les terroristes utilisaient les armes des lâches, sans exclusives ».

La France envisage de réduire l’effectif de ses soldats estimés à 5100 dans les prochaines semaines mais la ministre n’a pas exclu une modification de ce redéploiement.

Source : Sahara Médias

Golfe: l'Arabie saoudite et le Qatar affichent leur réconciliation

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane (à dr.) accueille l'émir du Qatar à son arrivée en Arabie saoudite.Réunis à Al-Ula, en Arabie saoudite, les six pays pétroliers du Conseil de coopération du Golfe ont signé un accord de « solidarité et de stabilité ». Riyad annonce ce mardi soir le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et les pays qui le boycottaient depuis trois ans et demi : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahrein et Égypte.

« Nous avons aujourd'hui un besoin urgent d'unir nos efforts », a déclaré le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman qui a accueilli ce mardi les dirigeants des six monarchies pétrolières du Golfe. L'homme fort du royaume saoudien a immédiatement ajouté que l'unité retrouvée doit permettre d'affronter « les menaces posées par le programme nucléaire et de missiles du régime iranien et ses plans de sabotage et de destruction ».

Avant l'ouverture de ce sommet des pays membres du Conseil de coopération du Golfe, le même Mohammed ben Salman avait accueilli l'émir du Qatar Tamim al-Thani à la descente de son avion. Au bas de la passerelle, les deux hommes, masqués en raison du Covid-19, se sont donné l'accolade.

Riyad et Doha affichent donc leur réconciliation, trois ans et demi après une spectaculaire rupture lorsque le Qatar a été isolé par l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahrein et l'Égypte, qui l'accusaient de soutenir les mouvement islamistes et d'être trop conciliant envers l'Iran.

Le Qatar n'a pas plié

On ignore pour l'heure si le Qatar a fait des concessions alors qu'il a toujours rejeté les exigences de ses voisins qui lui demandaient par exemple de fermer Al-Jazeera, la télévision qatarienne qui est un outil d'influence de l'émirat dans le monde arabe.

« Visiblement, le Qatar n'a fait aucune concession dans ce sens là. Le Qatar a réussi pendant ces trois ans et demi à remplacer ce qu'il avait perdu en construisant de nouvelles relations avec des pays qui jusque-là n'étaient pas dans sa sphère d'influence ou en tout cas qui l'étaient beaucoup moins, comme l'Iran et la Turquie. Donc le Qatar a tenu et c'est plutôt une victoire pour lui », analyse le chercheur Stéphane Lacroix, du CERI-Sciences Po.

« Peut-être que le Qatar mettra de l'eau dans son vin, mais je ne crois qu'il ira plus loin. Ce qui veut dire que cette crise ne se réglera pas complètement. Ce qui irritait l'Arabie saoudite va continuer une manière ou d'une autre », poursuit Stéphane Lacroix qui pense que les deux pays se dirigent plutôt vers une paix froide.

Ce sera une paix froide tout au mieux, c'est une réconciliation froide à laquelle il faut s'attendre. Je ne crois pas que les deux pays vont devenir les meilleurs amis du monde en quelques mois.

Source : RFI

L'Arabie saoudite rouvre son espace aérien et ses frontières au Qatar

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L'Arabie saoudite rouvre son espace aérien et ses frontières au QatarLe Figaro - L'Arabie saoudite va rouvrir au Qatar son espace aérien et ses frontières terrestres et maritimes après plus de trois ans de rupture des liens entre les deux pays du Golfe, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères du Koweït.

«Sur la base d'une proposition de l'émir du Koweït, cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, il a été convenu d'ouvrir l'espace aérien ainsi que les frontières terrestres et maritimes entre l'Arabie saoudite et le Qatar à compter de ce soir (lundi)», a affirmé cheikh Ahmed Nasser Al-Sabah dans une déclaration télévisée.

Cette annonce intervient à la veille d'un très attendu sommet des pays du Conseil de coopération du Golfe en Arabie saoudite, lors duquel pourrait être scellée une réconciliation entre Ryad, ainsi que d'autres pays, et le Qatar.

En juin 2017, le royaume saoudien, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte, avaient rompu les relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutien aux islamistes, de connivence avec l'Iran ou encore de semer le trouble dans la région.

Le riche et ambitieux émirat gazier a toujours démenti et dénoncé le «blocus» dont il se dit victime. Le chef de la diplomatie koweïtienne a ajouté que l'émir de ce pays qui fait office de médiateur dans la crise du Golfe, s'était entretenu par téléphone avec les dirigeants saoudien et qatari. Ces derniers ont, selon lui, appelé à «l'unité» des pays du Golfe à l'occasion du sommet de mardi.

Les États-Unis, soucieux d'unifier les pays arabes face à l'Iran, ont fait pression pour réconcilier les pays en froid dans le Golfe, tous étant des partenaires stratégiques de Washington. Le conseiller américain à la sécurité nationale Robert O'Brien a déclaré en novembre qu'autoriser les avions du Qatar à survoler l'Arabie saoudite était une priorité pour Washington.

Par Le Figaro avec AFP

 

Mali : « Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire » estime Christian Cambon

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Mali : « Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire » estime Christian Cambon Public Sénat - Après le décès de cinq soldats français en une semaine au Mali, le Sénat s’interroge sur l’issue de l’opération Barkhane lancée depuis 2014 pour combattre le terrorisme dans la région. Bilan, stratégie militaire, solution politique ? La ministre des Armées Florence Parly sera auditionnée au Sénat le 20 janvier, avant un débat en séance publique le 9 février.

« Les OPEX (Les opérations militaires extérieures de la France), c’est comme les autoroutes. A un moment, il faut trouver la bonne sortie ». Par cette formule empruntée à un général, Christian Cambon, le président LR de la commission de la défense et des forces armées et des affaires étrangères du Sénat, résume sa pensée sur la présence militaire Française au Sahel.

Ces derniers jours, la France a payé un lourd tribut dans son combat contre djihadisme. Trois militaires de la force Barkhane lundi dernier et deux autres ce week-end, ont perdu la vie dans des circonstances similaires : deux attaques de leur véhicule blindé léger (VBL) par « un engin explosif improvisé ».

Lancée en 2013, l’opération Serval, en soutien aux autorités maliennes contre des groupes terroristes, a été remplacée l’année suivante par la force Barkhane dont la mission s’étend sur 5 pays du Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Niger). En janvier 2020, à l’issue du sommet de Pau avec les pays du G5 Sahel, Emmanuel Macron avait annoncé le renfort de 600 soldats supplémentaires, faisant passer les troupes françaises de 4 500 à 5 100 militaires. « La France-Afrique, c’est fini »

« On pourrait passer à 100 000 hommes supplémentaires, qu’on n’y arriverait pas. Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire dans ce conflit. Au Mali, les groupes terroristes bénéficient de la tolérance de la population car ils se substituent à l’Etat qui a failli.

Il est temps que la France prenne l’initiative d’exiger des forces politiques maliennes qu’elles organisent la réconciliation nationale et fassent revivre l’État malien dans toutes les provinces où il a disparu. Nous n’avons pas vocation à assurer la sécurité en Afrique, la France-Afrique, c’est fini » lâche Christian Cambon qui se rendra à Gao (Mali) dans quelques semaines pour réaffirmer le soutien du Sénat aux forces armées.

Dans une interview donnée au Parisien, la ministre des Armées, Florence Parly a souhaité rappeler que la France était engagée au Sahel « à la demande des Etats concernés parce que des groupes terroristes, affiliés à Al-Qaïda et Daech, sèment la terreur et le chaos sur place et que ces mêmes groupes ont un agenda international qui concerne directement notre sécurité, nous Français et Européens ».

La ministre s’est également targuée de « succès militaires importants » dans la région, par la « neutralisation » de hauts responsables terroristes, selon la formule consacrée.

Néanmoins Florence Parly n’a pas écarté le rappel de soldats français dans les prochains mois, après la tenue d’un nouveau sommet avec les chefs d’Etat africains du G5 Sahel. « Un renfort par définition, c’est temporaire. Mais la décision en revient au président de la République, chef des Armées » a-t-elle souligné.

Les soldats français sont-ils suffisamment protégés ?

En attendant, au Sénat où, à la demande des élus, un débat se tiendra le 9 février en séance publique sur le « bilan de l’opération, la stratégie militaire et la solution politique », plusieurs questions sont en suspens.

« Quel type de matériels utilisent nos soldats ? Sont-ils suffisamment protégés dans les missions de reconnaissance où cinq d’entre eux ont péri cette semaine ? » s’interroge, par exemple, Hélène Conway-Mouret, sénatrice PS, secrétaire de la commission de la Défense du Sénat.

En octobre dernier, auditionné au Sénat, Joël Barre, délégué général pour l’armement, évoquait la livraison de nouveaux véhicules blindés légers (VBL) Griffons et Jaguar en 2021 après des retards cette année « en raison de la crise ». Ces véhicules demandent « une régénération particulière puisqu’ils ont été largement utilisés et continuent de l’être » expliquait-il.

Hélène Conway-Mouret met également en avant la question « d’un meilleur équilibrage des forces militaires ». « A chaque fois que nous avons neutralisé des chefs terroristes, c’est par des frappes aériennes » met-elle en évidence.

« Un retrait précipité de nos troupes serait dramatique »

Au moment où la ministre des Armées ouvre la porte à des négociations avec des groupes qui ont « déposé les armes et qui ne sont pas motivés par une idéologie radicale et criminelle », le vice-président centriste de la commission de la Défense du Sénat, Olivier Cadic, met en garde contre « toutes décisions prises sous le coup de l’émotion et dans la précipitation ». « Nous avons besoin d’un nouveau sommet avec le G5 Sahel.

Nous devons redéfinir nos objectifs sur place de façon collective. Nous avons en face de nous deux groupes terroristes Al-Qaïda et l’Etat islamique qui sont en concurrence. Un retrait précipité de nos troupes serait dramatique notamment pour les Français qui vivent dans la région ».

Depuis le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un putsch en août, l’instabilité politique au Mali repousse à une perspective lointaine la solution politique qu’appelle de ses vœux Christian Cambon, même si les autorités de transition maliennes n’excluent pas d’engager des négociations avec des groupes armés.

La France trop seule au Sahel ? A cette question, la ministre des Armées a mis en avant le déploiement à l’été 2021 de la force Takuba, constituée de militaires des forces spéciales européennes en soutien des forces armées maliennes. Interrogé par publicsenat.fr la semaine dernière, l’ancien ministre de la Défense et actuel sénateur LR de la Meuse, Gérard Longuet, regrettait le manque d’implication « de grands partenaires », comme l’Algérie.

Autant de questions que les parlementaires poseront à Florence Parly le 20 janvier lors de son audition devant la commission de la Défense, des forces armées et des affaires étrangères du Sénat, et en séance le 9 février.

Source : Public Sénat

Kamala Harris, porte-drapeau de la diversité au sein de l’administration Biden

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La vice-présidente élue Kamala Harris, lors d'une conférence de presse le 23 décembre 2020 à Wilmington.Ce mercredi 6 janvier, le Congrès américain doit certifier la victoire de Joe Biden aux élections de novembre dernier. Alors que Donald Trump conteste toujours sa défaite, le président élu prépare sa future administration. Après les premières désignations, les observateurs s’accordent pour dire que Joe Biden sera à la tête du gouvernement le plus divers de l’histoire des États-Unis. Et le visage qui représente ce virage, est celui de Kamala Harris.

À 56 ans, la nouvelle vice-présidente est à elle seule tout un symbole. Jamais avant elle, une femme n’a accédé à ce poste. Avec un père jamaïcain et une mère indienne, elle incarne parfaitement cette Amérique diverse et métissée que Joe Biden a promis de mettre en avant. Son ascension au pouvoir suscite l’espoir mais aussi des attentes. « Qu’elle se batte pour que tout le monde soit traité de manière juste et équitable ! Pas seulement les noirs, tout le monde ! », réclame Sandra rencontrée à Philadelphie par Christophe Paget, du service international de RFI. Cette retraitée afro-américaine estime qu’avec l’arrivée de Kamala Harris en tant que numéro deux des États-Unis, « une lumière s’est allumée. Maintenant, tout devient possible ».  Dans cette nouvelle administration américaine, la première vice-présidente des États-Unis n’est en effet pas la seule à écrire l’histoire. Plusieurs choix de Joe Biden pour constituer sa future équipe sont emblématiques, estime Raymonde La Raja, professeur en sciences politiques à l’Université de Massachussetts.

Une administration qui ressemble à l’Amérique

« Pour la première fois dans l’histoire du pays, [Joe Biden] a choisi un ex-général noir comme secrétaire à la Défense, un ancien immigrant pour diriger le département de la Sécurité intérieure. Nous aurons la première secrétaire au Trésor féminine, une femme noire dirigera le ministère du Logement, un fils d’immigrants mexicains le ministère de la Santé, énumère le politologue. Donc Joe Biden a fait beaucoup d’effort pour que son administration ressemble à l’Amérique sur les aspects ethnique, racial et de genre. »

À cette liste non exhaustive, on pourrait ajouter le choix d’une Amérindienne pour piloter la gestion des ressources naturelles ou encore d’un Afro-Américain pour mener les actions contre le changement climatique. Pour Françoise Coste, professeure à l'université de Toulouse, Kamala Harris a pesé en coulisse sur ces désignations. La future vice-présidente « incarne l’arrivée au premier plan d’une nouvelle génération, estime la professeure. En faisant monter tellement de nouvelles têtes et des têtes différentes, Joe Biden et Kamala Harris sont clairement dans l’optique d’une présidence de transition. On sent chez eux le souci de préparer le futur du parti avec une vraie administration du XXIe siècle. »

Le président élu et sa numéro deux sous pression

Comme après chaque élection, les différents groupes d’électeurs qui ont permis la victoire demandent à être représentés au sein du nouveau gouvernement. C’est particulièrement vrai cette année pour la communauté afro-américaine après la mort de George Floyd et le succès du mouvement Black Lives Matter. Pour garantir de vraies avancées dans la lutte contre le racisme systémique et les violences policières, les Noirs voudraient voir l’un des leurs au poste stratégique d'attorney general, le ministre de la Justice.

« C’est le ministre de la Justice qui chapote le FBI et toutes les questions de police aux États-Unis, rappelle Françoise Costes. Il ou elle aura du pain sur la planche, parce qu’il ou elle va devoir gérer les conséquences de Black Lives Matter. C’est sûr que sur ce poste-là, Joe Biden va être attendu au tournant. »

Le gouvernement Biden doit être opérationnel immédiatement

Autre point important pour le nouveau président : il doit choisir une équipe capable de gérer dès le 20 janvier une crise sanitaire et économique sans précédent. « À la différence de Donald Trump qui avait choisi un certain nombre de gens qui n’avaient aucune expérience gouvernementale, Joe Biden s’appuie sur des gens qui ont déjà travaillé à des positions importantes pour le gouvernement fédéral et qui sont depuis longtemps proche de lui, constate Paul Schor, maître de conférences en civilisation américaine à l’Université Paris VII. Donc le cabinet de Joe Biden ressemblera énormément au cabinet Obama. »

Mais certains estiment que c’est justement là que le bât blesse. Puisque force est de constater que les personnalités déjà choisies par le président élu sont toutes ou presque des centristes modérés, de quoi inquiéter l’aile progressiste de l’électorat démocrate.

Les progressistes inquiets d’une administration qui rappelle l’ère Obama

« Les minorités aux États-Unis, et les Noirs en particuliers, attendent bien plus qu’une vice-présidente et une série de membres de cabinets noirs, explique l’historienne et américaniste Sylvie Laurent. Ils veulent des politiques qui changent la vie des communautés marginalisés des États-Unis. Et ça, ça reste encore à voir. Parce que malheureusement, tous ces nouveaux fonctionnaires et hommes d’État, qui sont certainement très méritants au niveau individuel sont quand même très conservateurs. Donc il ne suffit pas d’être noir, gay ou hispanique pour porter une parole véritablement émancipatrice pour les communautés les plus fragiles aux États-Unis. »

Les électeurs trumpistes confortés dans leurs peurs des minorités

De l’autre côté de l’échiquier politique, il y a les 70 millions d’Américains qui ont voté en novembre dernier pour Donald Trump. La diversité affichée au sein de la nouvelle administration suscitera l’angoisse dans cette « partie de l’électorat blanc conservateur qui sera confortée dans l’idée que les minorités sont en train de prendre toutes les places et qu’eux deviennent étrangers dans leur propre pays, prévient Paul Schor. Il y a des propagandes en ce sens. Quand Joe Biden nomme des membres de minorités à des postes de responsabilité, les républicains les plus conservateurs vont envoyer un message à leurs électeurs blancs, conservateurs et surtout masculins. Et ce message dira : vous voyez, c’est vous les vrais oubliés. »

Curieusement, une séquence importante de la possible composition du futur gouvernement américain se jouera ce mardi 5 janvier en Géorgie. C’est dans cet État du sud du pays que se tiendront des élections pour deux postes de sénateurs à Washington. De ces scrutins dépendra qui détiendra la Chambre haute du Congrès américain pour les deux années à venir. Si le Sénat, qui doit valider bon nombre de ministres et de secrétaires d’États, reste entre les mains des Républicains, Joe Biden doit choisir des candidats susceptibles d’être acceptés par les conservateurs.

Source : RFI

États-Unis: 10 anciens chefs du Pentagone plaident pour une transition pacifique

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L'ancien secrétaire américain à la Défense appelle avec 9 autres anciens patrons du Pentagone à ne pas impliquer l'armée dans la transition du pouvoir à la Maison Blanche. Les dix anciens secrétaires américains à la Défense se sont prononcés contre toute implication des forces armées dans la transition politique en cours, dans un article publié ce dimanche 3 janvier par le « Washington Post ».

Les dix anciens chefs du Pentagone, Ashton Carter, Leon Panetta, William Perry, Dick Cheney, William Cohen, Donald Rumsfeld, Robert Gates, Chuck Hagel, James Mattis et Mark Esper, ont appelé dans cette tribune le Pentagone à s'engager en faveur d'un transfert pacifique du pouvoir.

Leur appel intervient alors que le Congrès doit certifier ce mercredi 6 janvier que le démocrate Joe Biden a remporté l'élection présidentielle de novembre et doit succéder le 20 janvier au républicain Donald Trump. Mais le président sortant continue d'affirmer que c'est lui qui a remporté l'élection et que la victoire de Joe Biden, reconnue par les grands électeurs, a été obtenue par la fraude. Plusieurs dizaines de recours du camp Trump contre les résultats de l'élection ont été pourtant rejetés par les tribunaux américains ces derniers mois.

Sérieuses conséquences

« Des efforts en vue d'impliquer les forces armées américaines dans la résolution de différends électoraux nous conduiraient dans un territoire dangereux, illégal et non constitutionnel », estiment les signataires, dont deux, James Mattis et Mark Esper, ont été nommés au Pentagone par Donald Trump. Ils déclarent que des responsables qui chercheraient à impliquer les militaires dans le processus de transition pourraient subir de sérieuses conséquences professionnelles et judiciaires.

Les signataires de l'appel, qui viennent des deux grands partis politiques américains, appellent le secrétaire à la Défense par intérim, Christopher Miller, et tous les responsables du Pentagone à faciliter la transition vers l'administration du président élu Biden. « Ils doivent aussi s'abstenir de toute action politique qui saperait les résultats de l'élection ou compromettrait la réussite de la nouvelle équipe », ajoutent-ils.

Le précédent de la guerre de sécession

À l'exception de l'élection en 1860 de l'élection d'Abraham Lincoln, suivie de la sécession des Etats esclavagistes du Sud et de la guerre civile, les Etats-Unis détiennent un nombre record de transitions pacifiques, relèvent les anciens secrétaires à la Défense. « Cette année ne devrait pas être une exception », insistent-ils.

Les signataires ne citent pas précisément la raison qui les a poussés à intervenir publiquement. Mais, à Washington, la classe politique a été dernièrement troublée par des informations de médias américains selon lesquelles la possibilité d'instaurer la loi martiale aurait été évoquée lors d'une réunion à la Maison Blanche. Ces informations ont été démenties par Donald Trump.

Source : RFI

Nucléaire: l'Iran veut de nouveau enrichir de l'uranium à 20 %

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L'Iran a fait part aux inspecteurs de l'AIEA de son intention d'enrichir à plus de 20 % de l'uranium dans son site nucléaire souterrain de Fordo.La décision a été annoncée par le chef du programme nucléaire de Téhéran. Selon Ali Akbar Salehi, des experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) doivent se rendre en Iran pour lever les scellés de certains équipements.

De plus, cet enrichissement à 20 % aura lieu dans le site souterrain de Fordo, protégé contre les attaques militaires, alors que l'Iran s'était engagé à enrichir l'uranium seulement dans le site de Natanz et à un taux inférieur à 4 %.

Cartes en main

Il s'agit pour Téhéran d'avoir plus de cartes en main dans la perspective d'éventuelles négociations pour le retour des États-Unis dans l'accord nucléaire et la levée des sanctions imposées depuis deux ans et demi par Donald Trump.

En effet, le président élu Joe Biden a clairement affiché son intention de revenir dans l'accord de 2015.

Les autorités iraniennes ont ainsi affirmé que si Washington revenait dans l'accord et levait les sanctions économiques, Téhéran suspendra également toutes les décisions prises depuis deux ans pour relancer son programme nucléaire.

Source : RFI

Que restera-t-il d’Angela Merkel en 2021, après 16 ans à la tête de l’Allemagne?

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La chancelière allemande Angela Merkel, lors d'une cérémonie marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 8 mai 2020 à Berlin.En Allemagne, 2021 marquera une rupture. Pour la première fois depuis seize ans, le visage d’Angela Merkel ne figurera pas sur les affiches des élections prévues en septembre 2021, la chancelière n’étant pas candidate à sa réélection. Avec son départ s’annonce la fin d’un certain style et d’une pratique du pouvoir.

Discrétion, proximité, collégialité : ce sont les ingrédients du succès d’Angela Merkel en Allemagne. La collégialité est une règle dans ce pays très décentralisé, mais la chancelière a toujours mis un point d’honneur tout particulier à consulter et rassembler, quitte à perdre du temps dans la prise de décision.

La discrétion et la proximité sont, elles, des clés essentielles de sa popularité exceptionnelle. Personnalité politique préférée des Allemands, avec plus de 70 % d’opinions positives en moyenne dans les différentes enquêtes d’opinion, Angela Merkel fait ses courses elle-même, part en vacances dans des chambres d’hôtel à 50 euros la nuit, et répond à toutes les questions mêmes les plus quotidiennes, presque triviales.

Dans une émission, il y a quelques semaines, une animatrice lui a ainsi demandé : « Qu’utilisez-vous comme technologie intelligente à la maison ? Votre machine à laver ? » Un léger sourire effleure alors le visage de la chancelière qui lui répond : « La lessive, c’est mon mari qui s’en occupe ». La dirigeante la plus expérimentée d’Europe excelle également lorsqu’il s’agit de balayer d’un revers de main des situations au parfum sexiste.

En août 2020, lors de sa traditionnelle conférence de presse de rentrée, une journaliste demande s’il est vrai que « l’ambassadeur des États-Unis en Allemagne a dit que Donald Trump vous avait littéralement charmée ». À nouveau, un début de sourire apparaît au coin des lèvres de la chancelière, qui prend un malin plaisir à feindre l’ignorance et demande en plissant les yeux : « Il m’aurait quoi ? » « Charmée », doit insister la journaliste, sous les rires qui commencent à fuser dans la salle de presse. « Ach so (« allons bon »), répond la chancelière qui cette fois rit de bon cœur. « Vous savez bien que je ne commente jamais les échanges diplomatiques », ajoute-t-elle, très sérieusement.

Succession échouée ?

Le style Merkel et son mode de gouvernance n’ont pourtant pas imprimé la vie politique allemande : aucun des prétendants à sa succession ne s’en inspire.

Angela Merkel, qui s’est imposée face à un Helmut Kohl la surnommant d’un paternaliste « das Mädchen » (« la jeune fille »), a pourtant bien tenté de pousser des figures féminines sur le devant de la scène. Tout d’abord l’actuelle présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, il y a quelques années.

Puis, plus récemment, Annegret Kramp Karrenbauer. Mais sa ministre de la Défense et seconde dauphine a vite jeté l’éponge après des élections européennes catastrophiques, et rendu les clés de leur parti, la CDU.

Trois candidats s’affrontent désormais à fleurets mouchetés pour diriger le parti : trois hommes de l’Ouest, de plus de 50 ans et pères de famille, comme si Angela Merkel n’avait été qu’une parenthèse.

Le plus populaire chez les sympathisants reste Friedrich Merz, un vieil ennemi de la chancelière (elle l’a écarté au début des années 2000). Sa désignation serait une forme d’échec politique pour Angela Merkel et marquerait le paysage politique.

Comme le rappelle Hans Stark, chercheur et conseiller pour les relations franco-allemandes à l’Institut français des relations internationales (IFRI), Angela Merkel « a toujours mené des campagnes résolument centristes, cherchant le soutien des populations urbaines, diplômées, féminines. Et ce n’est pas le cas avec ce candidat, Friedrich Merz, qui est quelqu’un de très conservateur et qui me rappelle franchement les années Helmut Kohl. Il n’est pas populiste, mais il n’a pas cette ouverture, cette conception sociétale moderne qu’avait Angela Merkel. C’est quand même elle qui avait ouvert la voie au mariage pour tous, en disant qu’elle-même allait voter contre, mais qu’elle estimait qu’il fallait l’approuver. »

Peu de grandes réformes

Son « je ne vote pas pour ce texte, mais vous devriez le faire » est un classique de la méthode Merkel : une recherche de l’équilibre et du compromis, mais qui signerait aussi un manque d’audace, selon ses critiques.

Elle peut en réalité compter assez peu de grandes réformes sur la scène intérieure allemande à son actif. Cela même si l’annonce de la fin du nucléaire en 2011 après la catastrophe de Fukushima reste dans toutes les têtes. Ou encore le plan de relance européen lancé ce printemps avec Emmanuel Macron - ce dernier implique le principe d’une européanisation des dettes publiques, un tabou jusqu’ici en Allemagne et surtout dans son propre parti.

La chancelière a toutefois bousculé un principe : la fidélité aux États-Unis, jusqu’ici intangible dans son pays. Loin d’être une initiative ou une conversion à l’idée française de souveraineté européenne, il s’agit plus simplement d’une réaction au mandat de Donald Trump.

« Elle s’est montrée aux antipodes de Donald Trump et cela dès le départ de sa présidence, dès 2016, lorsqu’elle disait qu’aujourd’hui l’Europe ne peut plus autant faire confiance à son allié américain, comme jadis, souligne Hans Stark. Elle n’a pas clairement dit que la confiance était rompue, mais elle l’a mise un peu entre parenthèses. Elle est restée dans les années 2016-2020 comme l’opposée de Trump en termes de fidélité au multilatéralisme et d’une approche consensuelle des relations internationales. »

Pour les réfugiés, « l’Allemagne sans Merkel, c’est comme une tartine sans beurre »

On peut également la considérer consensuelle, mais capable de faire cavalier seul. C’est sans prévenir ni ses partenaires européens ni consulter dans son pays, qu’Angela Merkel décide en 2015 l’accueil inédit des réfugiés. Cela lui a été beaucoup reproché et a signifié une campagne difficile pour sa réélection en 2017 : selon des experts, cela aurait également permis à l’AfD de s’envoler et de faire son entrée au Bundestag comme troisième force politique du pays.

Pour les centaines de milliers de personnes accueillies, l’Allemagne se confond encore aujourd’hui avec sa chancelière. À l’annonce de sa retraite à la fin de son mandat, en 2018, un blogueur syrien réfugié avait résumé son sentiment : « L’Allemagne sans Merkel, c’est comme une tartine sans beurre. »

Source : RFI

Le Maroc signe avec Israël une déclaration pour établir « sans délai » des relations diplomatiques « complètes »

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Le Maroc signe avec Israël une déclaration pour établir « sans délai » des relations diplomatiques « complètes » Agence Ecofin - Mardi, Tel Aviv et Rabat ont inauguré leur premier vol commercial direct. Après une rencontre au sommet entre représentants israéliens, américains et marocains, une déclaration tripartite a été signée pour confirmer le rapprochement diplomatique entre l’Etat hébreu et le royaume chérifien.

Israël et le Maroc continuent le processus de réchauffement de leurs relations, officiellement entamé il y a quelques jours. Mardi 22 décembre, ils ont signé un accord pour établir rapidement des relations diplomatiques « complètes ».

Selon la déclaration, les deux pays ont convenu de « reprendre sans délai les contacts officiels pleins et entiers entre homologues marocains et israéliens et d’établir des relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales ».

Le document pose les fondements d’une redynamisation de la coopération entre les deux pays. Il englobe plusieurs secteurs tels que le commerce, les finances et les investissements, l'innovation et la technologie, l'aviation civile, les visas et les services consulaires, le tourisme, l'eau, l'agriculture et la sécurité alimentaire entre autres.

Cette déclaration intervient alors que les deux pays ont inauguré leur premier vol commercial direct le 22 décembre, avec à son bord Jared Kushner, conseiller du président américain Donald Trump.

Son arrivée à Rabat en compagnie du conseiller israélien pour la sécurité nationale, Meir Ben-Shabbat, souligne le rôle important qu’ont joué les USA dans ce rapprochement diplomatique qui a également eu pour implication, la reconnaissance par Washington, de la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental.

« Les Etats-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, y compris sur le territoire du Sahara occidental », souligne à cet effet la nouvelle déclaration tripartite.

Et d’ajouter : « A cette fin, [les Etats-Unis] ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales en faveur de la région ».

Moutiou Adjibi Nourou

 

Poutine signe une loi donnant une immunité à vie aux anciens présidents

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Poutine signe une loi donnant une immunité à vie aux anciens présidentsLe Figaro - Avec ce nouveau texte, un ex-président russe ne pourra plus être poursuivi pour des actes commis pendant et hors de son mandat. Il ne pourra pas non plus être arrêté par la police, subir un interrogatoire ou être perquisitionné.

Vladimir Poutine a signé mardi 22 décembre une loi qui offrira aux anciens présidents russes une immunité à vie, et non plus uniquement concernant les actes effectués dans l'exercice de leur fonction.

Ce nouveau texte dispose qu'un ex-président russe «ne peut être poursuivi pénalement ou administrativement». Il ne peut pas, par ailleurs, être arrêté par la police, subir un interrogatoire ou être perquisitionné.

La précédente version du texte offrait déjà une immunité aux anciens présidents russes, mais précisait que cette dernière ne s'appliquait qu'aux actions effectuées pendant leur passage au pouvoir.

Cette nouvelle loi fait partie des amendements constitutionnels validés cet été lors d'un vote national qui a également donné au président Poutine la possibilité de rester au pouvoir jusqu'en 2036.

Un ancien président russe peut toujours être privé de son immunité dans le cas d'accusations «de haute trahison ou d'autres crimes graves», confirmées par les Cours suprêmes et constitutionnelles, puis validées par les deux tiers des membres des Chambres basse et haute du Parlement. Le nouveau texte indique aussi que les anciens présidents bénéficieront d'un siège à la Chambre haute du Parlement, ce qui leur offre également une immunité.

Ces amendements, qui portent «sur les garanties d'un président de la Fédération russe n'exerçant plus ses fonctions, et les membres de sa famille», ne précisent néanmoins pas clairement que les proches d'ex-chefs d'État bénéficieront également d'une protection identique.

Le mois dernier, ces modifications avaient alimenté des rumeurs supposant un possible départ de Vladimir Poutine pour raisons de santé, des informations démenties par le Kremlin.

Par Le Figaro avec AFP

 

Mali : l'armée accusée de crimes de guerre, des groupes armés de crimes contre l'humanité

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Mali : l'armée accusée de crimes de guerre, des groupes armés de crimes contre l'humanitéFrance24 - Un rapport des Nations unies transmis mi-décembre au Conseil de sécurité accuse l'armée du Mali de "crimes de guerre" et des groupes armés de "crimes contre l'humanité".

L'armée malienne a commis des "crimes de guerre" et plusieurs groupes armés des "crimes contre l'humanité", indique la Commission internationale sur le Mali établie par l'ONU dans un rapport transmis aux membres du Conseil de sécurité et obtenu en exclusivité par l'AFP.

Sans être la seule, l'armée malienne figure au premier rang des accusés de cette commission, qui estime avoir recueilli "des motifs raisonnables de croire" qu'elle a "commis des crimes de guerre", selon ce rapport de près de 350 pages, qui prône la création d'une Cour spécialisée dans les crimes internationaux.

Établie en janvier 2018, cette commission, composée de la Suédoise Lena Sundh, du Camerounais Simon Munzu et du Mauricien Vinod Boolell, a enquêté sur la période 2012-2018. Elle a remis mi-2020 son rapport au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui l'a transmis la semaine dernière aux 15 membres du Conseil de sécurité.

Interrogé par l'AFP, le service de communication de l'ONU n'a pas fait de commentaire sur le texte, qui n'a pas encore été rendu public.

En 2012, les militaires maliens s'étaient emparés du pouvoir par un coup d'État censé enrayer la déroute de l'armée face aux rebelles indépendantistes et jihadistes dans le Nord, mais qui l'a en fait précipitée, plongeant le pays dans une crise qui se poursuit.

Plusieurs signataires de l’accord de paix accusés de "crimes de guerre"

En 2012-2013, les forces de sécurité et de défense se sont rendus coupables d'"assassinats" visant "particulièrement les membres des communautés touareg et arabe", les associant aux rebelles indépendantistes et aux groupes jihadistes.

Après l'apparition en 2015 d'un groupe jihadiste emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, les peuls du centre du Mali ont été victimes d’amalgames : "les assassinats commis par les forces armées maliennes ont de plus en plus visé les membres de (cette) communauté", dit le texte.

Plusieurs signataires de l'accord de paix, dont les ex-rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le groupe pro-gouvernemental "Gatia", sont également responsables de "crimes de guerre", selon la Commission.

Elle a en outre accusé de "crimes contre l'humanité" d'autres acteurs du conflit, notamment des groupes armés jihadistes dont l'influence et la violence ne cessent de s'étendre dans la sous-région, mais aussi de la milice Dan Nan Ambassagou, qui s'est érigée en défenseure des dogons dans le centre du Mali et est accusée de massacres de villageois peuls.

À la différence d'autres rapports, les conclusions de cette commission peuvent constituer une base légale pour de futurs procès.

Avec AFP