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Politique dans le Monde

Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un

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mediaLa rencontre tant attendue entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est soldé par la signature d’un document commun, dont tous les détails n’ont pas encore été dévoilés.

Une poignée de main historique. Donald Trump et Kim Jong-un ont échangé une poignée de main historique à Singapour. Une image forte longtemps inimaginable, tant les tensions ont été vives pendant des décennies entre les deux pays. Les deux hommes se sont ensuite entretenus en tête-à-tête pendant près de 45 minutes, avant de partager un déjeuner de travail qui a duré une heure.

« C'était vraiment une rencontre fantastique », qui s'est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer », a lancé Donald Trump à l'issue de ce déjeuner avec le leader nord-coréen à Singapour. « On a tourné la page du passé », a affirmé Kim Jong-un. Les deux dirigeants ont également signé un document commun.

Que contient ce document ? Les photographies de ce document signé par le président Trump et le dirigeant nord-coréen indiquent que les deux hommes ont convenu de travailler à la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Les mots « vérifiable » et « irréversible » n’y figurent pas. Donald Trump a pourtant assuré que le processus de dénucléarisation sera vérifié. « Ce n'est pas un retour en arrière », assure-t-il. « On vérifiera. C'est une complète dénucléarisation. La vérification sera à la fois américaine et internationale ».

Les quatre points à retenir de l'accord commun :

  • « Les États-Unis et la Corée du Nord s'engagent à établir de nouvelles relations entre leurs deux pays conformément au souhait de paix et de prospérité des peuples des deux pays. ».
  • Les États-Unis et la Corée du Nord « uniront leurs efforts pour mettre en place un régime de paix durable et stable dans la péninsule coréenne ».
  • « Réaffirmant la Déclaration de Panmunjom du 27 avril 2018, la Corée du Nord s'engage à œuvrer pour la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».
  • Les Etats-Unis et la Corée du Nord « s'engagent à rapatrier les dépouilles des militaires américains » disparus au combat lors de la guerre de Corée.

Invitation à la Maison Blanche. Ce sommet « ouvre une nouvelle ère », a déclaré Kim Jong-un. Le leader nord-coréen a par ailleurs reçu une invitation inattendue à se rendre à la Maison Blanche. « Nous allons nous rencontrer souvent », a déclaré Donald Trump, indiquant avoir noué « une relation très spéciale » avec son interlocuteur.

Pacification et dénucléarisation au menu. Les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions internationales draconiennes imposées au fil des années, étaient au cœur des discussions entre les deux dirigeants. Mais sont-ils tombés d'accord sur ces questions sensibles ? La dénucléarisation « commencera très vite », a annoncé Donald Trump.

Le gros morceau de ce sommet, le fond du dossier s’est joué à huit. Les deux dirigeants étaient accompagnés de leur garde rapprochée. Côté américain, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie John Kelly, le chef de cabinet de la Maison Blanche et John Bolton, le conseiller national à la sécurité, étaient aux côtés de Donald Trump.

Côté nord-coréen, Kim Jong-un était entouré de Kim Yong-chol. Considéré comme le numéro 2 du régime, il connaît très bien les questions nucléaires, il a déjà négocié dans le passé avec les Etats-Unis, c’est lui qui avait fait le voyage à Washington il y a 10 jours en vue de ce sommet. Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho et le diplomate Ri Su-yong, chargé des Affaires internationales au sein du Parti unique de Corée du Nord étaient également autour de la table.

Si des engagements ont été pris, c’est dans cette pièce qu’ils ont été formulés, rapporte notre envoyé spécial à Singapour, Vincent Souriau.

Donald Trump a donné une conférence de presse après sa rencontre avec Kim Jong-un. Interrogé sur la question des garanties de sécurité vis-à-vis de Pyongyang, Donald Trump a assuré : « Nous ne réduisons pas nos capacités militaires dès aujourd'hui [32 000 soldats américains sont actuellement en Corée du Sud]. A un certain point oui, mais pas encore ». En revanche, il déclare qu'il mettra fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. « Nous économiserons beaucoup d'argent et ce sera moins provocant », a-t-il expliqué sans s'engager sur un calendrier. Le président américain a par ailleurs confirmé que les sanctions économiques seraient pour le moment maintenues.

« Nous sommes prêts à écrire un nouveau chapitre entre nos nations », a ajouté Donald Trump. Le président américain a aussi dit espérer la fin prochaine de la guerre de Corée. En effet, ce conflit s’est achevé en 1953 par un simple armistice et non pas par un traité de paix.

Réactions. Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise, a salué la rencontre et dit espérer que la Corée du Nord et les Etats-Unis vont ouvrir un nouveau chapitre… avec le soutien de la Chine, annonce notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt. « Aujourd'hui, le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire », a déclaré Wang Yi.

Le président sud-coréen Moon Jae-in quant à lui arborait un immense sourire de satisfaction, alors qu’il regardait la rencontre à la télévision. Un sourire révélateur puisque c’est grâce à ses efforts de médiation depuis des mois que ce sommet a pu avoir lieu, rappelle notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. « Je crois que chaque Coréen regarde ce qui se passe à Singapour », a déclaré Moon Jae-in, qui a ajouté : « Je n’ai pas pu dormir de la nuit ».

Un « pas significatif », selon Paris. Le document signé par les dirigeants américain et nord-coréen est un « pas significatif », a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau sur la chaîne LCP, tout en doutant « que tout ait été atteint en quelques heures » lors de cette rencontre.

Optimisme mesuré du Japon. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a exprimé l'espoir que le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un mènera à une résolution des programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ainsi qu'à une solution en ce qui concerne le sort des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 70 et 80, relève notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. En attendant, le Japon reste prudent et constate que la déclaration commune signée par le président américain et le dirigeant nord-coréen reste vague.

Denis Rodman en pleurs. En marge du sommet, on a pu assister à une image un peu surréaliste. Interviewé par la chaîne américaine CNN et affublé d'une casquette « Make America Great Again » en soutien à Donald Trump, l'ancien basketteur Dennis Rodman qui dit être un ami de Kim Jong-un a fondu en larmes en évoquant les critiques qu'il avait reçues pour s'être rendu à Pyongyang et avoir cru à un rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Source : RFI

 

Sommet de Singapour: Donald Trump et Kim Jong-un sont arrivés

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Tous deux arrivés ce dimanche dans la cité-Etat, les dirigeants américain et nord-coréen vont tenter de trouver un accord pour parvenir à la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne. Si le sommet officiel n’est programmé que mardi, tout porte à croire que la rencontre a déjà commencé par symboles et réactions interposées.

C'est à bord d'un avion affrété par Air China et non avec son propre appareil que Kim Jong-un a atterri en début d'après-midi à Singapour. Le convoi du dirigeant nord-coréen, composé d'une trentaine de véhicules, a rejoint l'hôtel St Régis sous un imposant dispositif de sécurité.

Kim Jong-un rencontre ce dimanche soir le Premier ministre de Singapour. Il n'a fait aucune déclaration pour le moment mais les Américains assurent qu'il est prêt à s'engager à dénucléariser son pays, bien qu’aucun officiel nord-coréen ne l'a publiquement confirmé.

Donald Trump est également arrivé. Le président américain est logé à l'hôtel Shangri La, situé à moins de dix minutes à pied du lieu de résidence de Kim Jong-un, mais les deux hommes ne devraient pas se rencontrer avant mardi matin 9h, début officiel du sommet, qui se déroulera sur la petite ile de Sentosa dans la baie de Singapour.

On ignore pour l'instant ce que feront les deux dirigeants demain lundi. Seule une rencontre entre Donald Trump et le Premier ministre de Singapour figure à l'agenda. Lee Hsien Loong a annoncé que l'organisation du sommet coûtait 20 millions de dollars à Singapour, dont cinq millions de dollars sont consacrés à la sécurité.

■ Analyse: Une entrée en scène soigneusement pensée

Les deux protagonistes avaient déjà montré leurs bonnes dispositions : Kim Jong-un en acceptant de voyager si loin, Donald Trump en quittant le G7 avant la fin pour décoller en avance pour Singapour, et ne pas manquer, disait-il, une « opportunité unique ».

Leur entrée en scène a été soigneusement pensée : pour le leader nord-coréen, ça a finalement été un trajet réalisé sur Boeing américain d’une compagnie chinoise. La Chine a longtemps été l’alliée de la Corée du Nord et son lien avec le reste du monde.

Si elle n’a pas pu montrer l’avion présidentiel sur le tarmac de Singapour, Pyongyang a tout de même voulu impressionner avec son cortège officiel : 22 véhicules – dont de nombreux acheminés de Corée, avec des cameramen embarqués qui filment par les toits ouvrants. Ce n’est finalement « que » huit voitures de moins que celle de la suite présidentielle américaine.

Et puis le moment le plus symbolique ce dimanche, c’est cette rencontre bilatérale entre Kim Jong-un et le Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong, avec poignée de main et sourire devant les flashes de la presse étrangère : un contexte pas courant pour le leader nord-coréen, mais qui casse un peu plus son image de chef d’Etat isolé et normalise le personnage controversé. D’autant plus que cette même rencontre entre Donald Trump et le chef du gouvernement singapourien n’aura lieu que demain.

Il reste un indice tout de même qui montre que Kim Jong-un reste un peu lui-même : connu pour sa paranoïa, il n’a pas dérogé à la règle pour ce voyage, et a fait ramener dans ses bagages l’intégralité de la nourriture qu’il va consommer pendant le séjour.

Source : RFI

 

 

Gaza : «Il y a une tolérance presqu'infinie» envers Israël, selon l'ex-ambassadeur Michel Raimbaud

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Gaza : «Il y a une tolérance presqu'infinie» envers Israël, selon l'ex-ambassadeur Michel RaimbaudMichel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, estime qu’Israël viole délibérément le droit international car il bénéficie de la protection américaine. Selon lui, tant que cette permissivité subsistera, rien ne changera.

Invité sur le plateau de RT France le 3 juin pour commenter le récent veto des Etats-Unis à une résolution de l'ONU visant à protéger les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, l’ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, Michel Raimbaud, a estimé que l’Etat hébreu était exempté de toute condamnation grâce à l’appui de Washington.

«Je pense qu’on supporte des comportements de la part d’Israël qu’on ne supporterait probablement pas de la part d'autres Etats. Il y a une tolérance presqu'infinie […] envers toutes les violations multiples du droit international, y compris du droit humanitaire, de la part d’Israël […] Il n y a pas beaucoup d’Etats dans le monde qui pourraient se permettre un tel comportement à part [les Etats-Unis d']Amérique», a-t-il déploré.

Interrogé sur la proposition de résolution américaine à l'ONU, visant à condamner les agissements du Hamas comme étant responsable de la récente vague de violences, Michel Raimbaud a estimé que l'attitude des Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien défiait tout «sens commun et toute intelligence diplomatique».

«On dit que la pensée néoconservatrice qui est à l’œuvre en Amérique, en Israël et ailleurs dans le monde […] est le degré zéro de la pensée politique […] La vision qu’a Benjamin Netanyahou de l’avenir de la région et de ses dangers, c’est vraiment un degré zéro de la vision», a-t-il par ailleurs ajouté.

Pour l'ancien ambassadeur, il n’est pas nécessaire de chercher une logique dans le comportement d’Israël, qui selon lui, a décidé que «le droit [international] était fait pour les autres mais qu’il n’était pas fait pour [lui]».

Enfin, il s’est étonné que les appels à la retenue d’une partie de la communauté internationale soient également adressés aux Palestiniens : «C’est comme si l'on demandait, lorsqu'il y a une situation de crime, la même retenue à celui qui tue et à celui qui se fait tuer.»

Source : RT France

 

 

Jordanie: le Premier ministre démissionne sous la pression de la rue

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mediaLe Premier ministre jordanien fait les frais de la grogne populaire. Hani Mulki a démissionné ce lundi 4 juin après avoir été pendant plusieurs jours dans la ligne de mire de milliers de protestataires. La population manifeste contre la politique sociale de son gouvernement et en particulier contre un texte de loi qui prévoit la hausse des prix et des impôts.

Tôt ce lundi matin, le roi Abdallah II de Jordanie a convoqué son Premier ministre. Suite à cet entretien, Hani Mulki, à la tête du gouvernement depuis mai 2016, a finalement posé sa démission.

« Non » au matraquage fiscal

Depuis plusieurs jours, le royaume vit au rythme de la contestation. Chaque soir en ce mois de ramadan, les Jordaniens se mobilisent. Des rassemblements dans la rue pour dire « non » à la hausse des prix et au matraquage fiscal. Ce sont les manifestations les plus importantes depuis 2011.

Il faut dire que la Jordanie est sous pression du Fonds monétaire internationale. Le FMI presse ce pays, sans ressource particulière et dépendant de l’aide américaine, à mener des réformes.

Appel au dialogue

Dans un premier temps et face à la grogne populaire, le roi a d’abord appelé les différentes parties au dialogue. Mais le lien entre le gouvernement, les élus, les syndicats et les principaux acteurs socioéconomiques est comme rompu.

Selon le bâtonnier de Jordanie, Mazen Rashidaate, interrogé par MCD, le roi « aurait d'abord dû exiger le retrait de la loi avant d’entamer la moindre discussion ». « Tenter de négocier alors que le texte de loi est déjà arrivé à l’Assemblée, me parait compliqué voire impossible, poursuit l'avocat. Il aurait mieux valu retirer cette loi. »

« Nous avons des experts qui ont proposé des stratégies économiques et fiscales qui permettraient au Trésor jordanien de boucler le budget de cette année sans avoir recours à des emprunts, estime Mazen Rashidaate. Il y a des alternatives mais le gouvernement ne veut pas en entendre parler. »

Grève nationale

Les syndicats, appuyés par une population en colère, ont lancé une grève nationale réclamant le retrait pur et simple d’un projet de loi fiscale avant d’entamer la moindre discussion.

Parallèlement à la démission du Premier ministre, le souverain jordanien a désigné le ministre de l'Education, Omar al-Razzaz, pour former un nouveau gouvernement, selon une source gouvernementale citée par l’Agence France Presse. La démission de Hani Mulki ne règle pas tout. Hier encore, une manifestante dans la foule criait « Nous voulons un autre système » et pas seulement de nouvelles tête, rapport notre correspondant sur place, Jérôme Boruszewski.

Sur les réseaux sociaux, la nomination du nouveau Premier ministre suscite déjà des témoignages amers. Omar Razzaz, qui fait partie de l’équipe sortante, a travaillé à la Banque mondiale. Or, ces derniers jours, les manifestants s’opposaient aux réformes fiscales négociées avec les institutions financières internationales.

Source : RFI

 

À l'ONU, Washington mettra un "veto certain" au projet de résolution visant à protéger les Palestiniens

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L'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley a indiqué jeudi que les États-Unis mettront un "veto certain" au projet de résolution présenté par le Koweït et réclamant la protection des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée.

Les États-Unis opposeront un "veto certain" au projet de résolution présenté par le Koweït au Conseil de sécurité des Nations unies et réclamant la protection des Palestiniens à Gaza et en Cisjordanie occupée, a affirmé jeudi Nikki Haley, l'ambassadrice américaine à l'ONU.

Selon elle, le texte du Koweït, qui représente les pays arabes au Conseil de sécurité, découle d’une "approche largement unilatérale qui est moralement décadente et ne servirait qu'à saper les efforts de paix en cours entre les Israéliens et les Palestiniens".

Alors que le vote d'abord prévu jeudi est finalement reporté à vendredi (19h GMT), les États-Unis ont fait circuler leur propre projet de résolution dans lequel il reproche au Hamas les violences récentes à Gaza. Washington exige également que le mouvement islamiste, ainsi que son allié, le Jihad islamique, "cessent toutes activités violentes et actions provocatrices, y compris le long de la barrière de sécurité". Mais un vote n'est pas garanti concernant le texte américain, qui pourrait échouer à rassembler suffisamment de soutiens.

"La résolution appelle Israël à cesser immédiatement ses actions d'auto-défense, mais ne mentionne pas les actions agressives du Hamas contre les forces de sécurité israéliennes et des civils", a fait valoir Nikki Haley dans son communiqué.

Elle a indiqué que "les États-Unis mettront un veto certain au projet de résolution du Koweït".

Un "mécanisme de protection international"

Le Koweït avait présenté son projet de résolution il y a deux semaines, réclamant initialement une mission de protection internationale pour les Palestiniens, après la mort d'une soixantaine d'entre eux, abattus par des tirs israéliens à la frontière entre Israël et la bande de Gaza.

La version finale du texte du Koweït appelle à "considérer des mesures garantissant la sécurité et la protection" des civils palestiniens et réclamant que le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres présente un rapport sur un possible "mécanisme de protection international".

Si elle passe à l'action, il s'agirait du deuxième veto de Nikki Haley sur le conflit israélo-palestinien. En décembre, les États-Unis avaient utilisé leur droit de veto contre une mesure, soutenue par les 14 autres membres du Conseil, qui rejetait la décision de Donald Trump de transférer l'ambassade américaine à Jérusalem.

Selon Nikki Haley, tout pays qui soutiendrait le texte du Koweït "montrera clairement qu'il n'est pas apte à prendre part à des négociations crédibles entre les deux parties".

Mardi, la bande de Gaza et ses environs en territoire israélien ont connu la plus grave confrontation militaire entre les deux camps depuis la guerre de 2014. Le Hamas et le Jihad islamique ont tiré des dizaines d'obus de mortier et de roquettes en direction d'Israël, qui a répliqué en frappant des dizaines de cibles des deux organisations dans la bande de Gaza.

Source : France 24 avec AFP

 

 

 

 

 

Convocation de l’ambassadeur iranien en Mauritanie : L’autre son de cloche de Téhéran

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Convocation de l’ambassadeur iranien en Mauritanie : L’autre son de cloche de TéhéranL’Iran, par la voix de ses canaux médiatiques, apporte un autre son de cloche à propos de la «convocation» de son ambassadeur à Nouakchott.

L’agence de presse Fars News explique notamment que le diplomate a remis un message au ministre mauritanien des Affaires étrangères sur le «retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire» iranien. Face à la large médiatisation de la «convocation» de l’ambassadeur iranien en Mauritanie par le ministre des Affaires étrangères, Téhéran a fini par briser le silence.

L’agence de presse officielle Fars News a démenti que Mohamed El Amrani a été «convoqué» par Isselkou Ould Ahmed Izidbih, affirmant que les relations entre les deux Etats sont «normales». Elle accuse par ailleurs la chaîne saoudienne Al Arabiya d’avoir diffusé une «rumeur». Or, c’est le site mauritanien Saharamedia qui a le premier écrit sur le sujet.

Après le démenti, Fars News explique que l’ambassadeur iranien a été «reçu mardi [29 mai]» à sa demande par le chef de la diplomatie mauritanienne afin de lui remettre une lettre sur «le retrait des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire» iranien et «les développements de la région».

De son côté, l’agence mauritanienne d’information parle d’une réunion et la situe également au 29 mai. En revanche, dans son article, Saharamedia indiquait que cet entretien remontait au vendredi 25 mai.

Silence sur la fermeture du «Majmaâ Imam Ali»

L’agence de presse iranienne précise que les entretiens entre Isselkou Ould Ahmed Izidbih et El Amrani ont également abordé «les voies pour développer les relations bilatérales».

La même source indique que le ministre a demandé à l’ambassadeur de transmettre ses «salutations» à son homologue iranien. Isselkou Ould Ahmed Izidbih a salué l’évolution des relations entre les deux pays et promis de se rendre «prochainement» à Téhéran, qu’il avait déjà visitée en 2017.

La même année, et dans le cadre d’une tournée maghrébine ponctuée d’escales à Alger et Tunis, Mohammad Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, avait effectué un déplacement à Nouakchott.

Force est de constater que l’agence Fars News a totalement fait l’impasse sur la fermeture, par les autorités mauritaniennes, du «Majmaâ Imam Ali», situé au nord de la capitale, et la révocation de son imam pour sa proximité avec l’Iran. Ce centre culturel est en effet pointé du doigt pour son prosélytisme chiite.

Pour rappel, l’Iran et la Mauritanie ont normalisé leurs relations diplomatiques en 2010. Une décision prise par le président Mohamed Ould Abdel Aziz dans un contexte particulier, marqué par la flambée des prix du pétrole et l’amorce d’une proximité avec l’Algérie, seul pays d’Afrique du Nord à entretenir d’excellentes relations avec Téhéran.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

Libye: un accord pour des élections le 10 décembre 2018

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Les quatre principaux protagonistes de la crise libyenne se sont retrouvés, ce mardi, autour de la même table. Les deux grands rivaux de l'Ouest et de l'Est, Fayez al-Sarraj, chef du gouvernement d'union de Tripoli, et le maréchal Haftar, l'homme fort de Benghazi, se sont donc réunis avec le président de la Chambre des représentants et celui du Conseil d'Etat à l'Elysée lors de cette nouvelle initiative de Paris pour tenter de trouver une sortie de crise en Libye. Un accord a été trouvé, les responsables libyens s'engagent à travailler ensemble pour des élections prévues le 10 décembre 2018.

L’accord qui vient d’être annoncé et qui prévoit des élections pour la fin de l’année a été qualifié d’étape clé pour la réconciliation par Emmanuel Macron : « D’ici au 16 septembre, il y a eu un engagement commun pour prendre les dispositions qui permettront d’organiser de manière satisfaisante un processus électoral. Soit avec une nouvelle Constitution, soit sur la base d’une loi électorale qui aura été dûment votée. Les trois présidents et le maréchal Haftar se sont engagés sur cela. Ce qui est essentiel, parce qu’ils sont les acteurs qui rendront possible ce processus, là où depuis des mois nous étions bloqués par les non-reconnaissances mutuelles et la capacité de l’un ou de l’autre à interrompre le processus. Deuxième élément, c’est l’organisation pour le 10 décembre 2018 d’élections présidentielle et législatives. Et donc, l’engagement sur la base de ce processus de redonner pleinement, sûrement, au peuple libyen sa souveraineté et lui permettre de l’exprimer à cette date ».

L’information principale de cette réunion, c’est donc le calendrier, mais ce qu’il faut d’abord préciser, c’est que cet accord n’a pas été signé par les quatre représentants libyens. Tous les acteurs souhaitent d’abord le soumettre à leurs différents représentants en Libye et que les différentes parties ne se reconnaissent pas. Pour l’heure, cette feuille de route a donc été adoptée, ce qui engage tout de même les parties en présence à respecter cet accord. Emmanuel Macron s’en est d’ailleurs félicité. C’est la première fois, a-t-il dit, que sous ce format-là ces dirigeants se sont réunions, ont adopté une déclaration commune.

Journée historique pour Ghassan Salamé

Le point central de ce texte, c’est la tenue d’élections présidentielle et législatives le 10 décembre prochain. La France militait depuis des mois pour qu’un scrutin présidentiel ait lieu d’ici la fin de l’année. Les différents acteurs se sont engagés à respecter les résultats de ces élections et à garantir la bonne tenue du processus électoral. Le référendum sur la nouvelle Constitution pourrait, lui, être adopté avant le 16 septembre. Et si tel n’était pas le cas, s’il n’était pas adopté avant cette date, une loi électorale serait donc votée pour permettre la tenue du scrutin présidentiel.

C’est une journée historique pour Ghassan Salamé, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Libye : « Ce qui rend cette réunion importante c’est que des organisations régionales d’importance, l’Union africaine, l’Union européenne, les Etats arabes, mais également des chefs d’Etat des pays voisins, des responsables de pays fortement intéressés par l’avenir de la Libye, sont venus tenir le même discours et prendre les mêmes engagements. Et surtout - c’est là ce qui est essentiel -, être témoin de l’accord des Libyens entre eux. C’est pourquoi je pense que c’est un moment qui sera marqué dans l’histoire d’une pierre blanche. C’est une journée importante pour la Libye et je suis heureux d’en être témoin ». Le principe d’un point d’étape a également été acté, ainsi, une conférence devrait se tenir dans les prochains mois sous l’égide des Nations unies.

Par ailleurs, en marge de cette réunion, le Premier ministre libyen a appelé la communauté internationale à « un effort colossal » pour aider son pays à faire face à la crise migratoire. Des « centaines de milliers » de migrants sont présents dans le pays, a déclaré Fayez al-Sarraj.

Source : RFI

 

Les leaders des Corées du Nord et du Sud se rencontrent en urgence

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mediaNouveau coup de théâtre sur la péninsule coréenne : les deux dirigeants des deux Corées, Kim Jong-un et Moon Jae-in, ont organisé en urgence et dans le plus grand secret un sommet ce samedi 26 mai. Il s'agit du deuxième tête-à-tête en moins d’un mois entre MM. Kim et Moon. Il intervient alors que le président américain Donald Trump a annulé jeudi 24 mai son sommet prévu en juin avec Kim Jong-un.

La rencontre a été organisée dans le plus grand secret, mais elle n’en est pas moins chaleureuse : sur les images diffusées quelques heures plus tard par les télévisions sud-coréennes, Kim Jong-un et Moon Jae-in s’embrassent à trois reprises et multiplient effusions et sourires.

Ce sommet complètement inattendu a eu lieu du côté Nord de la ligne de démarcation à Panmunjeom, le seul point de contact sur la frontière entre les deux Corées. À part le tapis rouge et les photos d’usages, le cérémonial semble avoir été réduit au strict minimum : il se dégage de la rencontre un sentiment d’urgence.

Selon la présidence sud-coréenne, les dirigeants sudiste et nordiste ont discuté de la mise en place de leur accord de coopération signé il y a un mois. Mais surtout, ils ont parlé du sommet entre Kim Jong-un et Donald Trump.

Alors que cette semaine le président américain envoie des signaux contradictoires, annule d’abord ce sommet le jeudi 24 mai, puis dit qu’il aura peut-être lieu, Moon Jae-in et Kim Jong-un envoient eux un message limpide : ils montrent qu’ils veulent poursuivre le dialogue. Quitte à isoler Donald Trump.

Source : RFI

 

Ambassade des États-Unis à Jérusalem : quand António Guterres défie Donald Trump

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Face à Donald Trump et à ses foucades, le secrétaire général de l’ONU António Guterres a longtemps fait le dos rond. Après le drame de Gaza, il s’est résolu à l’affronter. À ses risques et périls.

La partie est de plus en plus serrée. Dix-sept mois après son arrivée à la tête de l’ONU, le 1er janvier 2017, António Guterres n’a pas (encore) été broyé par le bulldozer Donald Trump. Il a même habilement procédé à quelques esquives. Face aux menaces américaines de coupes budgétaires drastiques, il a promis de faire le ménage dans la lourde administration onusienne. Face aux saillies verbales sur les « pays [africains] de merde », il a laissé au Haut-Commissaire aux droits de l’homme, le Jordanien Zeid Ra’ad Al Hussein, le soin de dénoncer les propos « racistes » du président américain. Mais la stratégie du dos rond a ses limites.

Après le carnage du 14 mai à la frontière entre Gaza et Israël (près de 60 manifestants palestiniens tués par Tsahal), le secrétaire général de l’ONU sait qu’il ne peut plus rester sans réaction.

Épreuve de force

C’est en décembre 2017 que commence l’épreuve de force. Le 6, Trump annonce que l’ambassade américaine en Israël va être transférée de Tel-Aviv à Jérusalem, au mépris de toutes les résolutions votées à l’ONU depuis 1967. Le 10, sur CNN, Guterres répond timidement : « La décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël risque de compromettre les efforts de paix entre Israéliens et Palestiniens. » Le 21, lors d’un vote à l’Assemblée générale de l’ONU, l’initiative de la Maison-Blanche est condamnée par une large majorité de 128 États, mais Trump, qui ne recule pas devant le chantage au portefeuille, réussit à convaincre 65 membres de ne pas voter contre sa décision. Parmi eux : le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la RD Congo, la Centrafrique, le Cameroun, le Bénin et le Togo. Quelques jours plus tard, les 65 ambassadeurs qui n’ont pas déplu à Trump sont invités à un cocktail de remerciement par sa représentante à l’ONU, la sémillante Nikki Haley.

Arrive la première journée sanglante à Gaza. Le 30 mars, 17 Palestiniens tombent sous les balles israéliennes. Dès le lendemain, Guterres sonne le tocsin et réclame « une enquête indépendante et transparente »… que les Américains bloquent aussitôt devant le Conseil de sécurité. À partir de la journée meurtrière du 14 mai, la demande de Guterres est reprise par tout le monde, même par les Britanniques, pourtant très proches de Washington.

Ce 18 mai, le Conseil des droits de l’homme, réuni en session extraordinaire à Genève, vote l’envoi d’une mission d’enquête internationale à Gaza. « C’est tout à l’honneur d’António Guterres d’avoir presque immédiatement demandé une enquête, commente Philippe Bolopion, directeur adjoint du plaidoyer à Human Rights Watch (HRW), mais c’est le minimum que la communauté internationale pouvait faire. »

L’un est un « catho de gauche », l’autre un milliardaire hostile aux migrants. C’est l’eau et le feu

Jusqu’où peut aller l’épreuve de force ? À priori, Guterres et Trump, c’est l’eau et le feu. Le premier est un « catho de gauche » qui, à la tête du HCR, a consacré dix ans de sa vie aux réfugiés. Le second est un milliardaire qui veut ériger des murs antimigrants. Mais en janvier 2017, lorsque Trump a cherché à interdire l’entrée des États-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans, Guterres a réagi de manière fort prudente, contrairement au Haut-Commissaire aux droits de l’homme.

« Guterres, c’est la vitrine de l’ONU, mais ce n’est pas le champion des droits de l’homme, regrette Philippe Bolopion, de HRW. Après Ban Ki-moon, on espérait beaucoup de sa part et, pour l’instant, on est déçus. En Syrie, en Birmanie, en Chine, on voudrait qu’il prenne plus de risques. »

Premier contributeur

Le problème de Guterres, c’est que les États-Unis sont le premier contributeur de l’ONU : ils financent 20 % de son budget général et 30 % de ses opérations de maintien de la paix. Or Trump ne cesse de réduire les subsides américains. Depuis quelques mois, le secrétaire général multiplie donc les visites aux Casques bleus pour bien montrer l’importance de leurs missions. En octobre, il était en Centrafrique. À la fin de ce mois, il doit se rendre au Mali. Puis, en juillet, en RD Congo.

Aujourd’hui à la tête de l’ONU, Guterres fait face à une crise de crédibilité sans précédent

En novembre dernier, Guterres soupirait : « [Avec Trump], j’ai évité une rupture. » Aujourd’hui, il continue de se démener en cajolant Nikki Haley et en espérant que le nouveau conseiller à la sécurité nationale, l’ultraconservateur John Bolton – un fin connaisseur de l’ONU –, ne va pas tenter d’assujettir l’organisation aux intérêts américains.

En arrivant à New York, Guterres savait qu’il prenait le job le plus difficile du monde. Aujourd’hui à la tête de l’ONU, il fait face à une crise de crédibilité sans précédent.

Source : jeuneafrique.com

 

Francophonie : Michaëlle Jean se rebiffe

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L'actuelle secrétaire générale de la Francophonie craint qu'un rapprochement entre Kigali et Paris ne compromette sa réélection à la tête de l'OIF.

Agacée d’apprendre que Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, envisageait de lui disputer son poste de secrétaire générale de la Francophonie avec le soutien de Paris, la Canadienne Michaëlle Jean contre-attaque.

Le 12 mai, deux de ses émissaires étaient à Ouagadougou : le Burkinabè Malik Sarr, représentant de l’OIF à Madagascar, et le Malien Adama Ouane, l’administrateur de l’organisation, ont été discrètement chargés de plaider sa cause.

Ils ont rencontré le président Kaboré, officiellement pour l’inviter au sommet d’Erevan (Arménie), en octobre. Michaëlle Jean craint qu’un rapprochement entre Kigali et Paris (qui souhaite voir une Africaine à la tête de la Francophonie) ne compromette sa réélection.

Source : jeuneafrique.com

 

France: visite du président rwandais Paul Kagame sous le signe de l'apaisement

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Trois ans qu'il n'est pas revenu en France. Paul Kagame à Paris ce mercredi 23 mai pour une visite de deux jours. Le président rwandais participera jeudi au salon Viva technologies, un rendez-vous international consacré au numérique. Avant cela, il sera reçu ce mercredi à l'Elysée, d'abord pour un déjeuner avec des acteurs du numérique, puis pour un entretien avec son homologue français. Emmanuel Macron et Paul Kagame tiendront ensuite une conférence de presse commune. Signe que le réchauffement s'accélère entre Paris et Kigali, alors que les relations sont tendues entre les deux capitales depuis 1994 et le génocide rwandais.

Le salon Viva technologies étant cette année tourné vers l'Afrique, la venue du président rwandais était totalement justifiée, explique-t-on dans l'entourage d'Emmanuel Macron. Car Paul Kagame est un des leaders de l'innovation sur le continent, juge une source élyséenne.

Dans ce cadre, ce dernier déjeunera ce mercredi midi avec plusieurs acteurs de premier plan du numérique, dont Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, avant de déambuler demain avec Emmanuel Macron dans les travées de ce salon consacré au numérique.

Mais ce ne sont pas seulement les questions d'innovation qui ont motivé la venue de Paul Kagame. Ce dernier a surtout fait le voyage pour rencontrer son homologue français cet après-midi en tête à tête. Le symbole est fort, l'entretien aura lieu à l'Elysée où le président rwandais n'a plus remis les pieds depuis septembre 2011.

L'Union africaine au menu

Plus que d'innovation, les deux hommes devraient parler de l'Union africaine dont Paul Kagame est le président en exercice depuis janvier. A ce titre, il porte deux réformes sur le financement des opérations de maintien de la paix et sur l'Union africaine qui intéressent l'Elysée.

« Pour un pays comme la France, il est erroné de rencontrer l’un des plus grands dictateurs et criminels de tous les temps. Et même son ministre des Affaires étrangères, on sait bien que c’est son numéro deux. Pourquoi la France ne devrait pas l’accepter ? Cet homme-là a supprimé le français comme langue officielle au Rwanda. Deuxièmement, on sait bien que l’ambassade de France à Kigali a été fermée et elle reste toujours fermée jusqu’à aujourd’hui. On sait bien que le mot francophonie n’existe plus, n’a plus de sens au régime de Kigali. » Paul Rusesabagina, opposant rwandais

Autre sujet qui devrait être abordé cet après-midi : l'éventuelle candidature de Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Une candidature visiblement bien perçue par l'Elysée et dont l'objectif est de faire revenir le Rwanda dans la sphère d'influence française.

Pour le responsable Afrique de la FIDH, la Fédération internationale des ligues des droits humains, Florent Geel, il faut que cette visite soit l'occasion pour Emmanuel Macron de réaffirmer les valeurs de la France, comme de la francophonie. « Cette rencontre avec le président Kagame demeure pour Emmanuel Macron très clairement un test, affirme-t-il. Il est important de pouvoir défendre les valeurs de démocratie, de respect des droits humains sans donner des leçons à tout le monde mais en essayant de les respecter soit même, la France en premier lieu. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que le Rwanda remplisse les garanties de démocratie qui doit être portée par l’Organisation internationale de la francophonie ».

« De la part des deux présidents et surtout de la part du président de la République français Emmanuel Macron, il y a une volonté affichée que je trouve totalement louable, c'est de se projeter sur les enjeux de demain, de travailler entre les diverses jeunesses, de structurer une relation sur un certain nombre de sujets qui sont importants pour les économies et pour les sociétés de ces deux pays-là. » Hervé Berville, député LREM

Source : RFI

 

Territoires palestiniens: les pays musulmans pour une "force de protection internationale"

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Territoires palestiniens: les pays musulmans pour une Les pays musulmans ont appelé à l'envoi d'"une force de protection internationale" dans les Territoires palestiniens et condamné Israël pour le bain de sang de Gaza, lors d'un sommet à Istanbul vendredi.

Les représentants des 57 pays de l'Organisation de la coopération islamique (OCI) ont appelé à "une protection internationale pour le peuple palestinien, y compris par l'envoi d'une force de protection internationale", selon le communiqué final.

L'OCI a en outre condamné "les actions criminelles dans forces israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Gaza", où près de 60 Palestiniens sont morts lundi sous les balles israéliennes.

Le texte accuse l'administration américaine "de soutenir les crimes d'Israël, y compris en le protégeant au Conseil de sécurité de l'ONU".

Il épingle aussi Washington pour le transfert de son ambassade à Jérusalem, y voyant un "acte de provocation et d'hostilité contre la nation islamique".

Il appelle en outre l'ONU à mettre sur pied "une commission d'enquête internationale" pour faire la lumière sur le bain de sang de Gaza.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Le prince Harry épouse Meghan Markle sous l’oeil du monde entier

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mediaLe prince Harry épouse samedi l'Américaine Meghan Markle à Windsor sous l'oeil du monde entier et sous un grand soleil, lors d'une fastueuse cérémonie aux touches de modernité.

Le couple s’est vu conférer par la reine le titre de duc et duchesse de Sussex, a annoncé le palais de Buckingham, quelques heures avant la cérémonie.

Dès l’aube, les fans britanniques ont pris d’assaut les trains pour Windsor, où sont attendues quelque 100.000 personnes, depuis Londres, distante d’une trentaine de kilomètres.

T-shirt noirs frappés de l’Union Jack et d’une photo des futurs mariés, deux soeurs de Newcastle et Edimbourg, Audrey Wilde et Irene Lennon, sont excitées comme des enfants, agitent des petits drapeaux ou montrent leur réplique de la bague de fiançailles de Meghan.

« Nous voulons être le plus près possible pour les voir alors on a dû se lever tôt », raconte Irene, 72 ans, à 05H00 (04H00 GMT) à bord d’un train. « L’atmosphère sera électrique ». « Ils vont changer des choses, ils ne sont pas égoïstes », s’extasie-t-elle à propos du prince et de sa future épouse, ex-actrice américaine, métisse et divorcée.

Le mariage offre un moment de répit et de réjouissances bienvenu pour les Britanniques, divisés par le Brexit mais unis autour de la famille royale : des fêtes sont organisées un peu partout dans le pays pour suivre la cérémonie, à partir de midi (11H00 GMT). D’autant qu’il s’agit du dernier mariage pour toute une génération dans la branche aînée de la famille royale.

Féministe

Entorse à la tradition, Meghan Markle arrivera seule dans la chapelle St George, son père ayant fait défection au dernier moment. Une façon pour elle d’afficher ses convictions féministes. Elle sera ensuite rejointe par son futur beau-père, le prince Charles, qui la mènera à l’autel.

Et enfin, le secret sera levé sur sa robe : Blanche ? En dentelle ou satin ? Couturier britannique ou étranger ? Elle a été dessinée par Stella McCartney, fille de sir Paul, l’iconique Beatle, croit savoir le site Pagesix.com. « Une robe très ajustée, avec une grande traîne de presque trois mètres, et de la dentelle retombant sur le dessus », y détaille même la créatrice Caroline Castigliano.

La cérémonie en présence de la reine Elizabeth II, des membres de la famille royale et amis, comportera d’autres touches de modernité: le couple a choisi de faire résonner la version de Ben E. King de la chanson « Stand By Me », ou encore l’hymne de l’équipe de rugby du Pays de Galles, « Guide Me, O Thou Great Redeemer » (Guide moi, ô toi Grand Rédempteur).

Le prince William sera le témoin de son frère Harry, Meghan ayant de son côté refusé de choisir entre ses meilleures amies pour n’en fâcher aucune.

La mère de Meghan, Doria Ragland, venue de Los Angeles, sera aux côtés de sa fille. Elle a fait la connaissance des membres de la famille royale et pris le thé vendredi avec la reine au château de Windsor.

Après la cérémonie, les mariés effectueront un tour en calèche à travers la ville pour saluer la foule et iront au repas donné par la reine au château de Windsor pour les 600 invités du couple. Dans la soirée, une réception organisée par le prince Charles réunira 200 personnes au manoir de Frogmore House, à un kilomètre de là.

Frasques familiales

La ville de Windsor, pavoisée, a été investie par les fans dès vendredi: certains n’ont pas hésité à dormir dehors pendant plusieurs nuits pour apercevoir les jeunes mariés le long de leur parcours.

« Nous sommes ici depuis six jours et nous avons passé quatre nuits dehors sur ce petit coin », raconte John Loughrey, Britannique de 63 ans, sur un bout de trottoir.

Des barrières ont été érigées dans les rues et les médias du monde entier ont installé leurs équipements, sous forte présence policière, avec même des snipers sur les toits.

Parmi les invités à la noce figureront 1.200 membres du public qui auront accès à l’enceinte du château, mais aussi des célébrités.

Plusieurs acteurs de la série télévisée américaine « Suits », qui a révélé Meghan Markle au grand public, ont été aperçus ces derniers jours dans les environs de Windsor, dont Patrick Adams, le « mari » de Meghan dans la série, Sarah Rafferty, ou encore Gabriel Macht.

Si aucune liste officielle des invités n’a été communiquée, Victoria et David Beckham, le chanteur Elton John et son mari David Furnish, ou encore la joueuse de tennis Serena Williams, amie proche de Meghan Markle, pourraient être présents.

Seule ombre au tableau dans cette organisation au cordeau: les frasques des membres de la famille Markle. Son père, Thomas Markle, a annulé sa venue au dernier moment, afin de poursuivre sa convalescence suite à une opération du cœur. Il avait provoqué un scandale plus tôt dans la semaine pour avoir posé pour des photos rémunérées.

Ses demi-frère et sœur ont également attiré l’attention en se rendant à Windsor alors qu’ils n’y sont pas invités, après avoir multiplié les propos désagréables sur leur demi-soeur.

Source : jeuneafrique.com

 

La Ligue arabe demande une enquête

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mediaLes ministres arabes des Affaires étrangères ont rejeté et condamné jeudi la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem ainsi que les violences israéliennes contre les Palestiniens. Les chefs de diplomatie étaient réunis au Caire dans le cadre d'une conférence extraordinaire de la Ligue arabe convoquée par l'Arabie saoudite. A l'ouverture de la réunion, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a appelé jeudi à «une enquête internationale» sur les «crimes» des forces israéliennes dans la bande de Gaza.

Les termes de la condamnation sont forts, mais les mesures de rétorsion inexistantes. Les ministres arabes des Affaires étrangères ont estimé que la décision américaine de transférer son ambassade à Jérusalem était irresponsable et de nature à provoquer une escalade de la tension et de la violence dans la région.

Ils ont aussi qualifié les tirs israéliens contre les manifestants palestiniens de « boucherie criminelle ». Ils ont, par contre, confié au secrétariat de la Ligue arabe le soin d'élaborer un « plan stratégique » pour empêcher d'autres Etats de succomber à la tentation de transférer leur ambassade ainsi que d'oeuvrer pour constituer une commission d'enquête indépendante sur les violences israéliennes.

Un délai de deux semaines a été accordé à la Ligue pour élaborer ce qui, pour le moment, ressemble à des voeux pieux puisque la rupture des relations diplomatiques n'est pas évoquée et que les Arabes ont renouvelé leur attachement au processus de paix.

Source : RFI

 

ONU : pour Antonio Guterres, la mise en place du G5 Sahel « ne progresse pas à la vitesse requise »

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ONU : pour Antonio Guterres, la mise en place du G5 Sahel « ne progresse pas à la vitesse requise » Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres estime dans un récent rapport que le soutien logistique de l'ONU à la force G5 Sahel n'est pas à la hauteur du défi alors que « la situation sécuritaire au Sahel continue de se détériorer ».

Le soutien de l’ONU à la force G5 Sahel, formée par cinq pays (Tchad, Mauritanie, Mali, Niger et Burkina Faso), « doit se matérialiser de façon plus concrète et tangible », juge Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, dans un rapport obtenu le 8 mars par l’AFP.

« J’exhorte les membres du Conseil de sécurité à être ambitieux et à donner à la Force conjointe un mandat fort qui lui confère la légitimité politique qu’elle mérite », souligne-t-il.

L’apport logistique de l’ONU est prévu par une résolution du Conseil de sécurité et un accord technique conclu début 2018 entre la force des Casques bleus Minusma au Mali et le G5 Sahel.

Renverser la tendance

Dans son rapport, Antonio Guterres estime également que la Minusma manque de financement pour apporter toute son aide logistique à la force G5 Sahel, par exemple pour fortifier ses installations.

Le secrétaire général de l’organisation onusienne considère ainsi que la montée en puissance de la force conjointe « ne progresse pas à la vitesse requise. J’exhorte les pays du G5 Sahel à déployer le reste de leurs troupes aussi vite que possible et de résoudre les problèmes de commandement et de contrôle » qui subsistent, affirme-t-il.

Antonio Guterres relève enfin que « la présence étatique dans le nord et le centre du Mali, ainsi que dans le nord du Burkina Faso, diminue. La communauté internationale doit prendre des mesures rapides pour renverser cette tendance », souligne-t-il, à défaut de quoi ces régions seront de plus en plus contrôlées par des groupes armés.

Pérennité des financements

La force anti-jihadiste G5 Sahel, dont la création a été poussée par la France, doit comprendre à terme 5 000 soldats issus du Niger, du Mali, du Tchad, de Mauritanie et du Burkina Faso. L’Union européenne avait annoncé mi-février, à l’occasion d’une réunion à Bruxelles, le doublement de sa participation au financement du G5 Sahel. Le total des fonds rassemblés s’élève actuellement à 414 millions d’euros.

« 480 millions » d’euros sont nécessaires pour la première année, avait alors déclaré Mahamadou Issoufou, le président du Niger et actuel président de la force conjointe, qui s’inquiètait de la pérennité des financements. « 75 millions d’euros devront ensuite être mobilisés chaque année, en sachant que nous ne savons pas combien de temps va durer ce combat », avait-il alors ajouté.

Pour accroître ce budget, la France devrait accueillir fin 2018 une rencontre entre les parlementaires des pays membres du G5 Sahel et les bailleurs de fonds de l’Alliance Sahel. Cette rencontre se tiendra sous l’égide de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

Source : Jeuneafrique.com avec AFP

 

Rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran: que peut faire l'UE ?

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mediaPour les signataires de l'accord avec l'Iran, c'est la consternation. Téhéran dénonce la décision américaine, accusant Donald Trump de pratiquer la guerre psychologique mais le président Hassan Rohani se dit prêt à maintenir le dialogue avec les Européens, les Russes et les Chinois en vue de maintenir l'accord. Quelle est désormais la marge de manœuvre des Européens ?

Les vingt-huit pays de l’Union européenne vont maintenant tenter de sauver les meubles de l’accord nucléaire avec l’Iran. Leur espoir, c’est que Téhéran accepte de maintenir les engagements pris, faire en quelque sorte comme si Donald Trump n’existait pas, explique notre correspondant à Bruxelles,Quentin Dickinson.

Réécoutez nos éditions spéciales du 9 mai sur les conséquences du retrait américain de l'accord de Vienne

La crainte des Européens est double : il y a d’abord le risque, bien réel, d’un embrasement de l’ensemble du monde arabo-musulman, d'autant que ce mercredi matin les camps rivaux sont bien identifiés et, pour partie au moins, pressés d’en découdre. Et le chaos de l’autre côté de la Méditerranée provoquerait inévitablement un accroissement du flux de réfugiés, cherchant à rejoindre l’Europe. Une Europe toujours dépourvue d’une politique d’asile et de répartition commune.

La crainte de sanctions américaines pour les entreprises européennes

Mais, pour les Européens, le souci immédiat, ce sont les conséquences, pour leurs économies, de sanctions américaines à large spectre, qui donneraient aux entreprises européennes à choisir entre commercer avec l’Iran ou commercer avec les États-Unis.

« La marge de manœuvre de l’Union européenne est assez réduite, confirme Vincent Eiffling, chercheur à l'Université de Louvain en Belgique, outre le fait que l’Union européenne pourrait mettre en place des contre-mesures qui viendraient contrebalancer la décision d’établir des sanctions extraterritoriales américaines, ce qui conduirait finalement l’Europe à s’engager dans une espèce de guerre politico-commerciale avec les Etats-Unis ».

Les entreprises françaises présentes en Iran ont beaucoup à perdre

Premier concerné, Total qui, l'an dernier, profitant de l'accalmie diplomatique, signait un accord avec Téhéran pour le développement de South Pars, le plus important gisement de gaz naturel au monde. Un investissement d'un milliard de dollars. Mais le groupe pétrolier a prévenu, le désengagement est possible. Certaines parts du projet pourraient être revendues à un concurrent chinois.

Potentiellement exposé également, Airbus, à qui Iran Air, la compagnie nationale, a commandé une centaine d'appareils. Comme son rival américain Boeing, le constructeur aéronautique basé à Toulouse, joue ici plusieurs milliards de dollars.

Dans le domaine de l'automobile, les partenaires historiques de l'Iran sont Renault, depuis 15 ans, et PSA. Lorsque les sanctions ont été levées, ils ont signé de nouveaux accords avec des constructeurs locaux. Un marché très prometteur.

D'autres entreprises françaises étaient déjà dans l'attente. Bouygues et Aéroports de Paris ont renoncé l'an dernier à construire et exploiter l'aéroport Khomeyni de Téhéran. Trop faible soutien des banques.

Prudence enfin chez Vinci, candidat à la gestion des aéroports de Mashhad et Ispahan. Les discussions ne sont pas finalisées, prévient le groupe de BTP qui précise qu'elles se sont toujours inscrites dans le respect des règles du droit international.

Pour Clément Therme, chercheur à l’Institut international d’études stratégiques de Londres, le problème qui se pose aux Européens est un problème de souveraineté, « c’est l’indépendance des entreprises privées européennes et le fait qu’elles n’écoutent pas le président Macron ou la chancelière allemande. Les entreprises européennes écoutent le président américain !». Par exemple, lors du Forum de Davos, le patron de Total est allé demander au président américain la permission de travailler en Iran, rappelle Clément Therme (à réécouter dans l'édition spéciale). « Les Européens sont dans une position très faible » et « vont être les victimes politiques de cette décision du président Trump, parce qu’il va démontrer, finalement, que les Européens, au-delà des discours qui sont très fermes, n’ont pas vraiment de prise sur les événements et ne sont pas en capacité de peser sur le cours de l’histoire ».

L’action diplomatique future de l’Union européenne ne se présente donc pas sous les meilleurs auspices. « On voit mal ce que l’Union européenne pourrait faire. Elle pourrait proposer un nouveau chapitre sur le programme balistique ou des négociations sur la politique régionale de l’Iran. Mais ce sont des dossiers qui constituent des lignes rouges pour Téhéran et je vois très, très mal la République islamique accepter de négocier sur ces questions-là », conclut également Vincent Eiffling.

Source : RFI

 

Nucléaire iranien: Donald Trump annonce le retrait des Etats-Unis de l'accord

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mediaLe président américain Donald Trump a annoncé ce mardi 8 mai le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien, qu'il a qualifié de « désastreux », et le rétablissement des sanctions contre Téhéran.

Quinze mois après son arrivée au pouvoir, le 45e président des Etats-Unis a décidé, comme il l'avait promis pendant la campagne, de sortir de cet accord emblématique conclu en 2015 par son prédécesseur démocrate Barack Obama après 21 mois de négociations acharnées.

« J'annonce aujourd'hui que les Etats-Unis vont se retirer de l'accord nucléaire iranien », a-t-il déclaré dans une allocution télévisée depuis la Maison Blanche, annonçant le rétablissement des sanctions contre la République islamique qui avaient été levées en contrepartie de l'engagement pris par l'Iran de ne pas se doter de l'arme nucléaire.

Le locataire de la Maison Blanche n'a donné aucune précision sur la nature des sanctions qui seraient rétablies et à quelle échéance mais il a mis en garde : « tout pays qui aidera l'Iran dans sa quête d'armes nucléaires pourrait aussi être fortement sanctionné par les Etats-Unis ». Dénonçant avec force cet accord « désastreux », il a assuré avoir la « preuve » que le régime iranien avait menti sur ses activités nucléaires.

Les sanctions américaines seront effectives immédiatement pour les nouveaux contrats a affirmé le conseiller à la sécurité nationale John Bolton qui a toutefois précisé que les entreprises étrangères auraient quelques mois pour sortir d'Iran. Il a également jugé possible que de nouvelles sanctions soient imposées.

Dans un communiqué et un document publiés sur son site Internet, le Trésor précise que les Etats-Unis vont rétablir une large palette de sanctions concernant l'Iran à l'issue de périodes transitoires de 90 et 180 jours, qui viseront notamment
le secteur pétrolier iranien ainsi que les transactions en dollar avec la Banque centrale du pays.

Un nouvel accord en préparation ?

L'annonce du président américain a été saluée par l'Arabie saoudite mais aussi et surtout par le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui a affirmé « soutenir totalement » la décision « courageuse » de Trump.

La France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ont en revanche regretté la décision américaine et planchent déjà sur la possibilité d'élaborer un nouvel accord. « Nous travaillerons collectivement à un cadre plus large, couvrant l'activité nucléaire, la période après 2025, les missiles balistiques et la stabilité au Moyen-Orient, en particulier en Syrie, au Yémen et en Irak », a affirmé sur Twitter Emmanuel Macron. « Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu », a-t-il ajouté.

La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni regrettent la décision américaine de sortir de l’accord nucléaire iranien. Le régime international de lutte contre la prolifération nucléaire est en jeu.

Londres, Paris et Berlin ont par ailleurs appelé toutes les parties signataires de l'accord sur le nucléaire iranien à « continuer à souscrire à sa pleine mise en œuvre » et à agir dans « un esprit de responsabilité ». La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini a, par ailleurs, affirmé que l'Union européenne était déterminée à préserver l'accord nucléaire iranien.

Pour Rohani, les Etats-Unis ont «montré qu'ils ne respectaient jamais leurs engagements»

Le président iranien Hassan Rohani s'est lui aussi exprimé après l'annonce de Donald Trump. Il a déclaré vouloir discuter rapidement avec les Européens, les Chinois et les Russes pour voir si ces derniers peuvent garantir les intérêts de l'Iran après le retrait des États-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Accusant le président américain de pratiquer « une guerre psychologique », Rohani a affirmé dans une allocution à la télévision d'État iranienne : « Les États-Unis ont toujours montré qu'ils ne respectaient jamais leurs engagements ». Il a également prévenu que Téhéran pourrait recommencer à enrichir davantage l'uranium.

« J'ai ordonné à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique de prendre les mesures nécessaires [...] pour qu'en cas de nécessité nous reprenions l'enrichissement industriel sans limite », a déclaré le président Rohani à la télévision iranienne. «Nous attendrons quelques semaines avant d'appliquer cette décision», en fonction du résultat des discussions entre Téhéran et les autres partenaires de l'accord, a-t-il ajouté.

Source : RFI

 

Liban: une «grande victoire» pour le Hezbollah, un revers pour Saad Hariri

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mediaLe Hezbollah chiite et ses alliés auraient remporté un peu plus de la moitié des sièges au Parlement libanais lors des élections législatives de dimanche 6 mai, selon les résultats préliminaires annoncés par la presse. Dans une allocution télévisée, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a salué « une victoire politique et morale de la résistance ». Quant au Premier ministre Saad Hariri, il annonce selon ses propres termes « de lourdes pertes » pour son parti.

« Il y a une grande victoire morale et politique pour le choix de la résistance », a lancé Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, lors d'un discours retransmis à la télévision, sans toutefois donner le nombre de sièges remportés par son parti et ses alliés. Les résultats de l'élection doivent en principe être officialisés dans la soirée.

Les estimations du parti chiite, plusieurs heures après le début du dépouillement, indiquent qu'il a raflé la mise quasiment partout où il était présent.

Dans un contexte de fortes tensions régionales autour du rôle de l'Iran, principal parrain du mouvement chiite, « le Hezbollah est bien parti pour avoir une grande influence dans le processus décisionnel » au Liban, a affirmé à l'AFP le politologue Karim el-Mufti.

Créé au début des années 1980 dans la foulée de la Révolution islamique iranienne pour lutter contre Israël, le Hezbollah combat actuellement en Syrie aux côtés du régime de Bachar el-Assad. Il est considéré comme une organisation « terroriste » par les Etats-Unis, et cinq de ses membres ont été accusés dans l'assassinat en 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri.

« De lourdes pertes » pour le parti de Saad Hariri

Dans le camp sunnite, le Premier ministre, Saad Hariri, a dû reconnaître le net recul de son parti au Parlement, avec la perte d'un tiers des sièges. Mais, en conférence de presse, il a tout de même énuméré les victoires décrochées.

« Dans [les résultats] que nous avons vus, nous sommes en tête au Akkar, à Tripoli, à Beyrouth, à Eklim et Saïda, et même à l'est et au nord de la Bekaa, ce qui donne au Mouvement du futur un gros bloc de 21 députés au Parlement. »

21 députés sur 128 contre 33  dans le précédent Parlement. Saad Hariri a admis que son parti « avait parié sur un meilleur résultat et un bloc plus large ».

Concernant le faible taux de participation - 49,2% - le Premier ministre estime que beaucoup n'ont pas compris la nouvelle loi électorale. Restant la force la plus importante au sein du camp sunnite, Saad Hariri devrait être reconduit au poste de Premier ministre, mais la forte poussée du Hezbollah le met en difficulté.

Le parti chrétien du président Michel Aoun arrivé deuxième, et jusque-là allié du Hezbollah, devrait, quant à lui, jouer un rôle d'arbitre, avec environ 28 sièges.

Source : RFI

 

A Jérusalem, les 1ers panneaux indiquant l'ambassade américaine sont montés

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A Jérusalem, les 1ers panneaux indiquant l'ambassade américaine sont montésDes ouvriers ont installé lundi à Jérusalem les premiers panneaux indiquant la direction de l'ambassade des Etats-Unis qui ouvrira le 14 mai à la suite d'une décision saluée comme historique par Israël et largement condamnée par la communauté internationale.

Des ouvriers en chasuble orange ont accroché en hauteur dans les rues autour du site les panneaux indiquant "Ambassade des Etats-Unis" en hébreu, en arabe et en anglais, a constaté un photographe de l'AFP.

Rompant avec des décennies de diplomatie américaine et de consensus international, le président américain Donald Trump a annoncé le 6 décembre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade actuellement située à Tel-Aviv.

L'ambassade doit être inaugurée en grande pompe la semaine prochaine, pour coïncider avec le 70ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël. De dimensions restreintes, elle sera hébergée dans un premier temps dans le complexe de l'actuel consulat américain à Jérusalem, le temps de planifier et construire une ambassade permanente, entreprise qui s'annonce de longue haleine selon le département d'Etat.

La décision unilatérale de M. Trump a ravi les Israéliens et ulcéré les Palestiniens, qui veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent et qui voient dans la décision de M. Trump la négation de leurs revendications. La question de Jérusalem est l'une des plus épineuses du conflit israélo-palestinien.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Le Maroc rompt ses relations diplomatiques avec l’Iran

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Rabat accuse Téhéran de soutenir militairement le Polisario. Une rupture de plus dans le feuilleton des relations diplomatiques avec le régime des mollahs.

Le Maroc a rompu ses relations avec l’Iran, selon le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita. Dans un communiqué publié ce mardi 1er mai, ce dernier a motivé cette décision par le soutien militaire apporté par l’Iran, via son allié le Hezbollah, au Front Polisario, mouvement indépendantiste du Sahara occidental.

» Le Maroc a des preuves irréfutables sur ce soutien militaire », a déclaré le ministre à l’agence officielle MAP. Rabat soutient que l’Iran et son allié le Hezbollah auraient entraîné des combattants sahraouis et leur auraient fourni des armes.

Des accusations démenties par Téhéran ce mercredi 2 mai. « Nous rejetons la mise en cause de la diplomatie marocaine, qui sont fausses », a réagi les Affaires étrangères iraniennes. Le Hezbollah libanais a lui aussi dénoncé « ces allégations » dans un communiqué publié hier, quelques heures après l’annonce marocaine. « Il est regrettable que le Maroc nous adresse ces accusations sans fondement sous la pression des USA, d’Israël et de l’Arabie saoudite », a-t-il indiqué à l’AFP. Il trouve que la diplomatie marocaine « aurait dû trouver un argument plus convaincant pour rompre ses relations avec l’Iran ».

Mardi, le chargé d’affaires iranien à Rabat a été invité à quitter le royaume le jour même. Quant à l’ambassadeur du Maroc à Téhéran, il a déjà quitté Téhéran ce matin.

Des relations compliquées

Nasser Bourita revenait ce mardi d’un voyage à Téhéran où il a informé son homologue, Javad Zarif, de la décision unilatérale du Maroc de rompre ses relations.

Ce n’est pas la première fois que Rabat prend une telle décision. En 2009, le royaume avait rompu ses relations avec Téhéran suite à  des « expressions inopportunes » d’un responsable iranien qualifiant le Bahrein, solide allié du Maroc dans le Golfe, de « la quatorzième province iranienne ». À l’époque, des observateurs avaient fait valoir un autre argument qui inquiétait Rabat : celui du soutien prodigué par l’Iran à « des chiites marocains ». Même si le Maroc demeure un royaume largement sunnite, Rabat ne tolère aucune incursion dans ses affaires religieuses, un domaine sous souveraineté royale.

Hassan II et les mollahs

Les relations ont par la suite repris timidement à partir de 2014 à travers un échange de visites de responsables ministériels puis officiellement en 2016, lorsque le Maroc a nommé, Hassan Hami, ambassadeur du Maroc à Téhéran.

Même si le royaume affirme mener une diplomatie équilibrée dans le Golfe, il n’a jamais fait secret de sa relation compliquée avec l’Iran. Un héritage de l’ère Hassan II qui, au moment de la révolution islamique iranienne de 1979, n’avait pas mâché ses mots à l’endroit de l’imam Khomeiny, cet « hérétique qui entend mettre les diablotins dans les burnous ».

Offensive sur le Sahara

Rabat est de plus en plus agressive sur le dossier du Sahara et n’hésite plus à hausser le ton envers ceux qui soutiennent la République arabe sahraouie démocratique (RASD). Le mois dernier, elle avait dénoncé des incursions du Polisario dans des zones administrées par l’ONU et accusé ouvertement l’Algérie de « soutenir et de financer » son ennemi.

Source : jeuneafrique.com

 

Sahara occidental : le mandat de la Minurso ramené à six mois

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Après de multiples retouches, une nouvelle résolution concernant le conflit du Sahara devrait être soumise au vote du Conseil de sécurité d’ici lundi 30 avril, au plus tard. Le texte remanié prévoit un prolongement du mandat de la mission onusienne de six mois seulement et appelle à une reprise de négociation d’ici la fin de l’année.

Nouvelle version pour le projet de résolution onusienne concernant le Sahara, un texte qui devra être approuvé par le Conseil de sécurité, au plus tard, avant le 30 avril, date de la fin de mandat du Minurso. Cette mission de maintien de la paix – présente sur le terrain depuis l’accord de cessez-le-feu entre le Maroc et le Polisario en 1991, avec 400 personnes et 52 millions de dollars de budget annuel -, bénéficiait depuis 2007 d’un mandat renouvelé chaque année au mois d’avril.

Pousser à la négociation

Mais dans cette troisième mouture du texte soumis au Conseil de sécurité, le mandat de la Minurso n’est étendu que de six mois seulement. Un changement notable qui a sans doute pour objectif de pousser vers une reprise des négociations, interrompue depuis plusieurs années, avant la fin de l’année 2018.

Une échéance que s’est fixée d’ailleurs l’émissaire de l’ONU pour le Sahara, l’ex-président allemand Horst Koehler. Le texte révisé souligne d’ailleurs « l’importance d’un engagement renouvelé des parties à faire avancer le processus politique pour préparer un cinquième round de négociations. »

Pour rappel, la semaine dernière, déjà, une première mouture de ce projet de résolution avait été soumise au « groupe des amis du Sahara » par les diplomates américains, qui se sont chargés de le rédiger.

Les efforts diplomatiques du Maroc, soutenu par la France, avait incité à la reformulation de certains passages du texte initiale, afin d’y introduire une condamnation ferme du Polisario, dont les incursions à répétition dans la zone tampon avait poussé Rabat à hausser le ton vis-à-vis de la communauté internationale.

C’est ainsi qu’une deuxième version du projet de résolution, qui conforte la position marocaine, avait été présentée au Conseil de sécurité le 25 avril. Celle-ci n’a pu être adoptée suite au blocage de deux membres du Conseil, la Russie et l’Éthiopie. La représentante des États-Unis à l’ONU a repris son stylo pour apporter les retouches proposées, et aboutir finalement à cette dernière version qui devrait passer au vote ce vendredi.

Source : jeuneafrique.com