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Politique dans le Monde

Après sept ans, les Emirats rouvrent leur ambassade en Syrie

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content_imageLes Emirats arabes unis vont rouvrir jeudi leur ambassade à Damas, a indiqué un responsable gouvernemental syrien, sept ans après avoir rompu leurs relations diplomatiques pour protester contre la répression de manifestations par le pouvoir syrien, à l'origine du conflit meurtrier. "A la demande du ministère des Affaires étrangères (...) le ministère de l'Information syrien a invité les journalistes à couvrir la réouverture de l'ambassade émiratie à Damas aujourd'hui", a indiqué un responsable du ministère de l'Information s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Après des années de mise au ban diplomatique, cette dernière initiative semble être un pas de plus en direction d'une normalisation des relations entre la Syrie, ravagée depuis 2011 par un conflit meurtrier, et les pays arabes. Le 16 décembre, le président soudanais Omar el-Béchir avait effectué une visite surprise à Damas pour rencontrer Bachar al-Assad. Il s'agissait de la première visite d'un chef d'Etat arabe dans la capitale syrienne depuis 2011.Depuis plusieurs semaines, la réouverture de l'ambassade émiratie était évoquée, alors que des travaux de rénovations étaient menés dans le bâtiment.

En février 2012, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont font partie les Emirats arabes unis, avaient annoncé le rappel de leurs ambassadeurs de Damas pour protester contre la répression sanglante du pouvoir de Bachar al-Assad contre les manifestations pro-démocratie. Ce mouvement s'est graduellement transformé en conflit armé opposant le pouvoir de Damas à des groupes rebelles, avant l'intervention de mouvements djihadistes. Le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts.

Source : 7 sur 7.be

 

L'empereur Akihito fait ses adieux au peuple japonais

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mediaL'empereur du Japon Akihito a célébré aujourd'hui son 85e anniversaire en apparaissant sur la véranda du palais pour la dernière fois avant son abdication l'an prochain, une première depuis deux siècles. Le souverain a salué la foule venue lui présenter ses vœux. Et a exprimé son soulagement que son règne s'achève sans que son pays eût à connaitre une guerre. Et qu'il est important d'enseigner aux nouvelles générations le rôle joue par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

C’est un empereur pacifique sans aucun pouvoir politique, gardien d’une Constitution pacifiste que le Premier ministre Shinzo Abe cherche à réviser qui s’est adressé une dernière fois à son peuple. Un empereur qui a beaucoup réfléchi sur la guerre menée au nom de son père Hirohito.

« N’oubliez pas les vies innombrables perdues durant la guerre, que la paix et la prospérité du Japon d'après-guerre ont été édifiées grâce aux nombreux sacrifices et efforts inlassables du peuple japonais, et de transmettre cette histoire avec exactitude aux générations nées après la guerre. »

Durant son règne l’empereur Akihito a visité les lieux des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale. Et a œuvré à la réconciliation avec les pays d’Asie. Son message est en opposition avec l’orientation du Premier ministre Shinzo Abe. Lequel veut purger la Constitution de son pacifisme et tourner la page d’un passe dont les nouvelles générations de Japonais ignorent tout ou presque.

Source : RFI

 

L'ONU ratifie le pacte mondial pour les migrations

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L'ONU ratifie le pacte mondial pour les migrations Seuls cinq pays ont voté contre: États-Unis, Hongrie, République tchèque, Pologne et Israël. L'Assemblée générale de l'ONU a ratifié mercredi à une très forte majorité le Pacte mondial pour les migrations.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre", déchaîne les passions depuis plusieurs semaines.

Cinq pays ont voté contre

Lors d'un scrutin, 152 pays ont voté en faveur du Pacte qui a été entériné à Marrakech le 10 décembre dernier par 165 membres des Nations unies. Douze se sont abstenus et cinq ont voté contre: les États-Unis, Hongrie, République tchèque, Pologne et Israël.

Non contraignant, le Pacte recense une série de principes: défense des droits humains, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale. Il liste également différentes options de coopération: échanges d'informations et d'expertises, intégration des migrants et prône l'interdiction des détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Pression de Washington

Jusqu'à mercredi, selon des diplomates, Washington n'a pas cessé les pressions directes et indirectes sur les pays pour qu'ils n’adhèrent pas au Pacte.

Dénoncé également par les nationalistes flamands, ce document a provoqué la rupture de la coalition gouvernementale en Belgique ponctuée mardi par la démission de son Premier ministre libéral Charles Michel, qui avait approuvé le Pacte au Maroc. La Belgique a néanmoins voté mercredi en faveur du texte à l'ONU.

E. P avec AFP
Source : BFMTV

 

 

Yémen: pour les Houthis, l'accord conclu en Suède est une "réussite"

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Yémen: pour les Houthis, l'accord conclu en Suède est une Les rebelles Houthis ont salué samedi l'accord inter-yéménite conclu lors de récentes consultations en Suède comme une "réussite", même si le processus reste fragile.

Ces premiers pourparlers depuis 2016 sont une "réussite", a déclaré Daif Allah al-Shami, "ministre de l'Information" du gouvernement du "Salut national" non reconnu par la communauté internationale.

Aux termes de cet accord conclu jeudi entre la rébellion et une délégation du gouvernement, un cessez-le-feu "immédiat" devait entrer en vigueur à Hodeida, ville par laquelle transite l'essentiel des importations du pays. Le retrait des combattants devrait lui intervenir dans les "prochains jours".

Un échange de prisonniers impliquant quelque 15.000 combattants est également prévu ainsi que des accords pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à Taëz (sud-ouest), ville aux mains des loyalistes mais assiégée par les rebelles.

Les pourparlers inter-yéménites doivent en outre reprendre fin janvier pour tenter de définir un cadre de négociation en vue d'un règlement global.

Cependant sur le terrain, Hodeida a été le théâtre de combats en soirée, a rapporté un habitant joint au téléphone par l'AFP. Il a fait état d'échanges de tirs dans l'est de la ville.

"Est-ce qu'ils (les belligérants, ndlr) ont conclu un accord pour mettre fin à la guerre ou pour la recommencer", a-t-il dit.

Cité par l'agence Saba, contrôlée par les Houthis, M. Shami a de son côté affirmé que "les résultats" obtenus par la délégation rebelle en Suède illustraient le "souci" de la direction politique des Houthis "d'alléger les souffrances du peuple yéménite".

"C'est un pas positif dans la voie de la réalisation des aspirations du peuple yéménite", a pour sa part estimé Mehdi al Machat, le président du "Conseil politique suprême du Yémen" --aile politique de la rébellion--, lors d'une rencontre avec la délégation des négociateurs rebelles, selon Saba.

Depuis 2014, la guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts et menace jusqu'à des millions de personnes de famine, dans ce pays où sévit "la pire crise humanitaire du monde" selon l'ONU.

Source : Romandie News

 

 

Moyen-Orient : Le Qatar veut une nouvelle alliance régionale dans le Golfe

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Le Qatar a appelé samedi à la création d'une nouvelle alliance régionale pour remplacer le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui a échoué à résoudre la crise opposant depuis un an et demi Doha à ses voisins.

Selon le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le boycottage imposé au Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliés depuis plus de 18 mois a affecté de manière irréparable le CCG, une structure créée en 1981 mais devenue selon lui « sans pouvoir réel ».

Cette union politique et économique comprend l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman. Dominé par Ryad, le CCG est censé constituer un contrepoids régional à Téhéran.

« L’alliance régionale a été minée par la crise », a déclaré le ministre qatari lors d’une conférence de deux jours intitulée Doha Forum.

« Par conséquent, l’alliance existante doit être restructurée pour assurer la stabilité et la sécurité de la région dans le futur », a-t-il ajouté.

Vives critiques

L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani n’a pas assisté au dernier sommet annuel du CCG à Ryad, bien qu’il y ait été invité officiellement.

Le ministre qatari a critiqué samedi de manière virulente les raisons invoquées par l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis pour boycotter le Qatar.

« Tout cela est basé sur des mensonges et des crimes. Tout cela est fait pour créer de la propagande et de la peur chez les gens », a-t-il insisté.

Une crise qui s’éternise

Ryad et ses alliés accusent le petit émirat de soutenir des groupes islamistes radicaux –ce qu’il nie– et de leur préférer l’Iran, grand rival de l’Arabie saoudite dans la région. Le Qatar exploite conjointement avec l’Iran un vaste champ gazier offshore.

Depuis juin 2017, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats et l’Egypte ont rompu tout lien avec Doha et ils ne semblent pas prêts à desserrer l’étau autour de l’émirat gazier.

Outre les liens diplomatiques, ils ont mis fin à toute relation économique et commerciale avec le Qatar qui a pour sa part décidé de quitter en janvier l’Opep, dominée par l’Arabie saoudite.

En ouvrant le forum de Doha, l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a insisté pour que les pays du Golfe respectent son indépendance s’ils veulent mettre fin à la crise.

« Lever le blocus se fera sur la base d’une reconnaissance mutuelle et du principe de non interférence », a-t-il déclaré.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Affaire Khashoggi: le Sénat américain accuse le prince héritier saoudien

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mediaLe Sénat américain a adopté jeudi 13 décembre, sans aucune opposition, une résolution tenant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman pour « responsable du meurtre » du journaliste Jamal Khashoggi.

Cette résolution, adoptée par un vote oral, contredit nettement le président américain Donald Trump, en stipulant que le Congrès « estime que le prince héritier Mohammed ben Salman est responsable du meurtre » du Saoudien Jamal Khashoggi.

Un camouflet pour Donald trump

Les sénateurs américains ont ainsi asséné jeudi un double revers à Donald Trump en demandant l'interdiction de tout soutien militaire américain à l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen, et en accusant le prince héritier saoudien d'être « responsable » du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Approuvées grâce aux votes de sénateurs démocrates et républicains, ces deux résolutions distinctes devraient cependant en rester là.

Ces mesures ne devraient en effet pas être débattues à la Chambre des représentants, au moins jusqu'au changement de majorité en janvier, et elles ne semblent pas près de recevoir la signature de Donald Trump, qui entretient de bonnes relations avec l'allié stratégique saoudien.

Mais elles ont une forte portée symbolique et témoignent de l'immense colère des sénateurs face à Riyad, provoquée par ce conflit sanglant et par le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

« Aujourd’hui nous disons au régime despote d’Arabie saoudite que nous ne participerons pas à leur aventure militariste. Tous les sénateurs se sont rassemblés pour dire que les Etats Unis ne participeront plus à l’intervention des Saoudiens au Yémen qui a causé la pire catastrophe humanitaire de la planète. 85 000 enfants sont en train de mourir de faim. » a notamment annoncé Bernie Sanders, sénateur du Vermont et ancien candidat à la primaire démocrate pour l'élection présidentielle de 2016, relate notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Chris Murphy, sénateur démocrate co-auteur du texte adopté par le Sénat, voit dans ce vote le retour en force du Congrès : « Aujourd’hui marque un tournant décisif pour le Congrès. Ce que nous avons montré avec ce vote aujourd’hui c’est que les démocrates et les républicains sont prêts à se remettre à travailler avec le président et parfois contre le président pour élaborer la politique étrangère de ce pays. »

Source : AFP

 

Yémen: ultimes négociations de paix en Suède

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mediaCe jeudi 13 décembre, un round de négociations de paix sur le Yémen s'achève en présence du patron de l'ONU. Antonio Guterres est en effet venu en renfort en Suède pour tenter d'arracher aux belligérants une trêve cruciale pour l'aide humanitaire dans un pays désormais au bord de la famine.

Le round de négociationsde paix sur le Yémen s'achève ce jeudi 13 décembre en Suède, à Sanaa. Toutes les tentatives pour mettre fin à la guerre ont jusqu'ici échoué, et la situation humanitaire ne cesse de se dégrader au Yémen.

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, s'est rendu sur place pour ce dernier jour, pour tenter d'arracher aux belligérants une trêve cruciale. Il doit rencontrer les négociateurs du gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite sunnite, et ceux des rebelles houthis, appuyés par l'Iran chiite.

Peu d'avancées concrètes

Ce jeudi 13 décembre au matin, à quelques heures de la clôture officielle de ces consultations, les premières depuis 2016, tenues depuis une semaine près de Stockholm, les deux délégations rivales n'étaient pas encore parvenues à lever tous leurs différends.

Pour Fabrizio Carboni directeur Moyen-Orient du Comité International de la Croix Rouge, en visite au Yémen, il est cependant indispensable que cette tentative des Nations Unies vers la paix réussisse : « Ici à Hodeïda par exemple, l'hôpital général de la zone se trouve à une centaine de mètres de la ligne de front. Si demain pour une raison ou pour une autre aucun accord n'est trouvé, les combats vont reprendre et nous devrons fermer l'hôpital et évacuer les blessés. Ce sera un désastre », explique-t-il à RFI.

Le résultat pourrait être annoncé ce vendredi

Dans un pays au bord de la famine, l’évolution de ses pourpalers ne constitue cependant pas une priorité pour les Yéménites, selon Fabrizio Carboni : « Ce n'est pas la première chose qui vient dans la conversation, aussi bien lorsqu'on parle à des gens dans la rue qu'avec les autorités locales. Ces dernières luttent pour trouver de l'eau pour nettoyer les rues, nettoyer les détritus. Tout le monde est concentré sur l'immédiat. »

Le résultat des négociations pourrait être présenté au Conseil de sécurité des Nations unies dès vendredi 14 décembre, a annoncé le chef de la diplomatie suédoise. Selon l’ONU, la guerre qui ravage le Yémen depuis quatre ans a fait environ 10 000 morts et menace de famine jusqu'à vingt millions de personnes.

Source : RFI

 

COP24 en Pologne: ambiance électrique à Katowice

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mediaLes États-Unis et l'Arabie saoudite, entre autres, se sont retrouvés lundi 10 décembre sous le feu des critiques à la COP24 en Pologne. Ils sont accusés de soutenir les énergies fossiles responsables du changement climatique et de minimiser les alertes des scientifiques.

Le récent coup de semonce des scientifiques du Giec ne laisse aucune place au doute : si le monde veut limiter le réchauffement à +1,5°C et éviter une planète à +2°C qui subirait plus d'événements météo extrêmes, il faut réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Mais tous les pays n'acceptent pas ces conclusions.

A la 24e Conférence de l'ONU sur le climat (COP24), États-Unis, Arabie saoudite, Russie et Koweït ont plaidé ce week-end pour que les délégations « prennent note » de ce rapport du Giec, tandis que les États insulaires, soutenus notamment par l'UE et les pays les moins avancés, insistaient pour que l'assemblée « accueille favorablement » le texte.

Le différend, qui n'a pas été résolu et risque de perturber les négociations destinées d'ici vendredi à donner vie à l'accord de Paris de 2015, a déchainé les attaques contre ces quatre gros émetteurs de gaz à effet de serre.

« Le déni ne change pas la réalité, le changement climatique existe déjà et est pire que nous le craignions », a insisté lundi le ministre de l'Environnement des Maldives Hussain Rasheed Hassan, dont le pays a lancé la charge samedi. « L'Arabie saoudite, la Russie, le Koweït et surtout les États-Unis sont des États sans scrupules », a déploré Mohamed Adow, de l'ONG Christian Aid.

Mauvais élèves

Les États-Unis et l’Arabie saoudite figurent par ailleurs parmi les plus mauvais élèves de l’action climatique. Le Climate change performance index publié lundi en marge de la COP24 « montre que seulement quelques pays ont commencé à mettre en œuvre des stratégies pour limiter le réchauffement bien en deçà de +2°C ou +1,5°C », estiment plusieurs ONG dans un communiqué.

L'Arabie saoudite reste bonne dernière de ce classement, mal notée dans tous les compartiments de l'évaluation (émissions de gaz à effet de serre, utilisation énergétique, énergies renouvelables et politique climatique). Viennent ensuite les États-Unis, qui perdent trois places par rapport à l'an dernier, poursuivant leur pente descendante depuis l'annonce par Donald Trump de la sortie de l'accord de Paris des Etats-Unis.

Le rapport salue en revanche l’engagement de la Suède et pointe les progrès du Maroc ou de l’Inde en raison du développement des énergies renouvelables. La Chine fait un bond dans le classement (de la 41e à la 33e place) et l’UE en tant que bloc gagne cinq places. Mais l’Allemagne et la France, en revanche, reculent.

Les pays africains veulent faire bouger les lignes

Alors que quelque 200 pays sont réunis jusqu'à la fin de la semaine à Katowice pour tenter de donner vie à l'accord de Paris, les mauvaises nouvelles s'accumulent sur le front du réchauffement et de l’engagement des États. Malgré cela, les représentants des pays africains sont venus avec la volonté de faire bouger les lignes, quoiqu’il arrive.

Le docteur Honoré Tabuna, qui représente la Communauté économique des états d’Afrique centrale, attend de cette COP « qu’on avance rapidement, qu’il soit question d’adopter de nouvelles mesures, des règles pour la mise en œuvre de l’accord de Paris, qu’on le fasse et qu’on passe aux actions », insiste t-il au micro de notre envoyée spéciale, Agnès Rougier.

Et que signifie concrètement passer à l’action ? « Si vous prenez l’exemple du lac Tchad, voilà un exemple concret, répond Honoré Tabuna. Il est passé de 25 000 km2 dans les années 60 à 2 500 km2 aujourd’hui. Est-ce qu’on doit faire beaucoup de discours pour faire quelque chose pour le lac Tchad ? Il faut rapidement qu’il y ait cette mobilisation d’argent si on veut vraiment aider les pays qui sont réellement exposés aux questions de changement climatique à s’adapter. »

Mais pour l’instant, il n’y a sur la table que la moitié des 100 milliards promis en 2011 par les pays industrialisés, pour financer l’adaptation des pays vulnérables à partir de 2020,rappelle notre envoyée spéciale à Katowice.

Source : RFI

 

Sommet du CCG à Riyad : le Qatar représenté, impasse sur la crise du Golfe

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Le sommet réunissant les représentants des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisé dimanche 9 décembre à Riyad, a connu la présence du Qatar mais n'a rien réglé de la crise politique en cours dans la zone.

Le sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe – organisme régional qui réunit l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, Oman, le Koweït et le Qatar – qui s’est tenu ce 9 décembre à Riyad, ne s’était pas préparé sous les meilleurs auspices. Quelques jours après la décision du Qatar de quitter l’Opep – une première pour un État moyen-oriental – , rien ne semblait indiquer une résolution de la crise qui oppose depuis juin 2017 le petit émirat à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn. Depuis cette date, le Qatar est accusé pêle-mêle de soutenir le terrorisme, de chercher à déstabiliser ses partenaires arabes et d’entente avec l’Iran, et se trouve marginalisé au sein de l’organisation régionale dominée par l’Arabie saoudite.

Le 5 décembre, le roi Salman d’Arabie saoudite avait adressé une invitation écrite à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani. Un geste présenté par la presse saoudienne comme une main tendue. Mais l’émir qatarien a préféré envoyer pour le représenter le ministre d’État des Affaires étrangères, Sultan Ben Saad Al-Muraikhi, ce qui lui a valu les critiques acerbes de Khalid Ben Ahmed Al-Khalifa, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn. « Le Qatar aurait dû accepter les demandes justes [des États lui imposant un blocus] et [l’émir aurait dû] participer au sommet », a-t-il déclaré.

Vers une sortie du Qatar du CCG ?

Plus tôt dans la semaine, le même ministre bahreïni avait estimé, dans les colonnes du journal Asharq Al-Awsat, que le Qatar avait « brûlé ses vaisseaux de retour » (sous-entendu : la relation avec ses voisins a atteint un point de non-retour). Ce à quoi Ahmed Ben Saeed Al-Rumaihi, responsable de la communication du ministère des Affaires étrangères qatarien, a rétorqué que « le Qatar peut prendre ses propres décisions et a assisté au dernier sommet au Koweït, alors que les leaders des pays du boycott n’étaient pas venus ».

Les membres du Conseil sont déterminés à ce que la crise avec le Qatar n’ait pas d’effets négatifs sur le Conseil et sa structure

Au-delà de la question du blocus contre le Qatar, qui n’a pas été évoqué, selon les officiels qatariens, le sommet a essentiellement débouché sur des déclarations d’intention. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, s’est contenté d’annoncer lors de la conférence de presse de clôture du sommet que « les membres du Conseil sont déterminés à ce que la crise avec le Qatar n’ait pas d’effets négatifs sur le Conseil et sa structure ». Adel Al-Jubeir sous-entendait-il un possible départ du Qatar de l’organisation ? L’émirat gazier avait en effet justifié sa décision de quitter l’Opep par son manque d’influence au sein du groupement, de facto dominé par l’Arabie saoudite, ce qui est également le cas du GCC.

En amont du sommet de dimanche, l’administration Trump avait exprimé sa volonté de voir les États de la région se rassembler pour contrer « l’attitude maligne » de la République islamique d’Iran. Dans les faits, le blocus contre le Qatar a renforcé sa dépendance à Téhéran, le petit émirat subissant un embargo terrestre, aérien et maritime de la part de ses voisins et étant contraint d’exploiter les espaces aérien et maritime iraniens.

Source : jeuneafrique.com

 

Le pacte mondial sur les migrations de l'ONU formellement approuvé à Marrakech

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Le pacte mondial sur les migrations de l'ONU formellement approuvé à MarrakechLe Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé lundi à Marrakech (Maroc), après proclamation orale et avec le traditionnel coup de marteau, devant quelques 150 pays réunis en conférence intergouvernementale.

Soulignant les "efforts" consentis pour parvenir à ce pacte, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a exhorté à ne "pas succomber à la peur ou aux faux narratifs" sur la migration. S'exprimant à l'ouverture des débats, il a dénoncé les "nombreux mensonges" à propos d'un texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre, ordonnée et régulière", doit encore faire l'objet d'un ultime vote de ratification le 19 décembre à l'Assemblée générale des Nations unies.

La conférence de Marrakech devait être une étape purement formelle dans ce processus mais, le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays ont fait part de leur retrait ou du gel de leur décision sur le pacte.

Près de 160 des 193 pays représentés à l'ONU étaient annoncés à Marrakech, avec une centaine d'entre eux représentés au niveau des chefs d'Etat, chefs de gouvernements ou ministres.

Lundi matin, il était encore impossible de connaître dans les détails les présents et les absents, en l'absence de toute liste officielle.

Non contraignant, le Pacte recense des principes -défense des droits de l'Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale- et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations --échanges d'information et d'expertises, intégration des migrants... Il interdit les détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Les défenseurs des droits de l'Homme le trouvent insuffisant, notamment sur l'accès des migrants à l'aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants. Ses détracteurs le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Assassinat de Khashoggi: «Aucun doute» sur l'implication du prince héritier, selon des sénateurs américains

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Assassinat de Khashoggi: «Aucun doute» sur l'implication du prince héritier, selon des sénateurs américainsRare moment d’union entre les démocrates et les républicains. Après avoir été briefés par la CIA, plusieurs sénateurs américains ont affirmé mardi n’avoir « aucun » doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n’avait « rien trouvé d’absolument certain ».

« Je n’ai aucun doute sur le fait que le prince héritier » saoudien Mohammed ben Salmane « a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long », a déclaré à des journalistes Bob Corker, après la réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA. « Laisser la situation en l’état permettrait à quelqu’un comme MBS », initiales du prince saoudien, « de continuer en toute impunité », a tonné Bob Corker.

« Une scie fumante »

Alors que le secrétaire d’Etat américain affirme qu’il n’y a pas de « preuve irréfutable » liant le prince héritier au meurtre, le sénateur républicain Lindsay Graham a ironisé : « Il n’y a pas de pistolet encore fumant mais il y a une scie fumante. » Ce jeu de mots sur l’expression idiomatique « smoking gun » fait référence à la scie qui aurait été utilisée pour découper le cadavre du journaliste, selon la Turquie. Selon Graham, il faudrait être « volontairement aveugle » pour ignorer les preuves.

Les élus n’ont pas donné de détails sur les preuves apportées par la CIA. Mais selon le New York Times, l’agence a notamment intercepté onze SMS échangés entre le prince héritier et son conseiller Saud al-Qahtani au moment où se déroulait le meurtre. Qahtani est l’un des hauts responsables saoudiens limogés et accusés par Riyad d’avoir supervisé le raid.

P.B. avec AFP
Source : 20minutes (France)

 

La police israélienne recommande l'inculpation de Netanyahu pour corruption

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La police israélienne recommande l'inculpation de Netanyahu pour corruptionLa police israélienne a recommandé dimanche l'inculpation du Premier ministre Benjamin Netanyahu dans une troisième affaire de corruption qui pourrait faire chanceler le chef du gouvernement à la tête d'une majorité fragilisée ces dernières semaines.

Il revient désormais au procureur général de décider d'inculper ou non le Premier ministre et sa femme pour l'acceptation de "pots-de-vin", "fraude" et "abus de confiance". La police recommande aussi l'inculpation de Mme Netanyahu pour "obstruction" à l'enquête.

Le couple est soupçonné d'avoir tenté de s'assurer une couverture favorable de la part du site d'informations Walla en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Bezeq, principal groupe de télécommunications israélien, propriétaire de Walla.

La police a déjà recommandé l'inculpation de Benjamin Netanyahu dans deux autres affaires de corruption en février. Le chef du gouvernement a immédiatement rejeté dimanche les conclusions de la police.

"Je suis sûr que dans ce cas les autorités compétentes, après avoir examiné la question, parviendront à la même conclusion: qu'il n'y avait rien parce qu'il n'y a rien", a-t-il répondu dans un communiqué.

Entre 2012 et 2017, le Premier ministre et son entourage sont "intervenus sur le contenu publié par le site d'information 'Walla' et ont cherché à influencer la nomination de personnes" afin de "publier des articles et des photos flatteuses, supprimant le contenu critiquant le Premier ministre et sa famille", a précisé la police dans son communiqué résumant les conclusions de l'enquête.

Lors de leur réunion hebdomadaire, les ministres du Likoud (droite), le parti de Benjamin Netanyahu, ont exprimé leur soutien au chef du gouvernement. "Merci beaucoup mais vous devez prendre cela bien plus sérieusement que je ne le fais", a répondu le Premier ministre au sujet de l'affaire.

- Appel à la démission -


Dans l'opposition, le chef des travaillistes Avi Gabbay a appelé Benjamin Netanyahu à démissionner. La dirigeante du parti de gauche Meretz, Tamar Zandberg a estimé sur Twitter qu"Israël doit organiser des élections maintenant", le Premier ministre étant accusé du "plus grave délit selon la loi israélienne".

Fragilisé par la démission du ministre de la Défense, le nationaliste Avigdor Lieberman, le 14 novembre et par le retrait de son parti Beiteinou de la coalition, le gouvernement de Benjamin Netanyahu ne dispose plus que d'une majorité d'une voix au Parlement (61 députés sur 120).

Mais M. Netanyahu, en passe de battre le record de longévité d'un Premier ministre --il est en poste depuis 2009-- jouit d'une solide popularité, et, surtout, fait face à une opposition qui ne semble pas en mesure de le battre si des élections étaient organisées aujourd'hui.

L'échéance est normalement fixée à novembre 2019, mais depuis des mois flotte un parfum d'élections anticipées.

La police a recommandé l'inculpation du chef du gouvernement dans deux autres affaires de corruption, sa femme étant également visée par une affaire de frais de bouche.

La police soupçonne Benjamin Netanyahu et des membres de sa famille, d'avoir reçu pour un million de shekels (285.000 dollars) cigares de luxe, bouteilles de champagne et bijoux de la part de richissimes personnalités, en échange de faveurs financières ou personnelles.

Dans un autre dossier, les enquêteurs suspectent le Premier ministre d'avoir tenté de conclure avec le propriétaire du Yediot Aharonot un accord pour une couverture plus favorable de la part du plus grand quotidien israélien payant.

Source : Romandie News

 

 

Khashoggi: A Ryad, des membres du royaume tournent le dos à "MbS"

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LONDRES (Reuters) - Alors que le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a provoqué un tollé de la communauté internationale, des membres de la famille royale saoudienne s'activent pour empêcher le prince héritier Mohamed ben Salman d'accéder au trône à Ryad, ont dit à Reuters des sources proches de la Cour royale.

Selon la presse américaine, la CIA est parvenue à la conclusion que Mohamed ben Salman, dit "MbS", a ordonné l'assassinat du journaliste et opposant Jamal Khashoggi, tué dans l'enceinte du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul (Turquie) le 2 octobre dernier et dont le corps reste introuvable.

Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis, écrivait régulièrement pour le Washington Post des tribunes très critiques envers le prince héritier saoudien.

Plusieurs dizaines de princes et cousins de la puissante branche Al Saoud de la famille royale veulent un changement dans l'ordre de succession mais n'agiront pas tant que le roi Salman, âgé de 82 ans, est toujours vivant, ont dit les sources.

Il est peu probable, ont-elles précisé, que le roi Salman tourne le dos à son fils préféré "MbS".

Les membres de la famille royale qui ne veulent pas de "MbS" à la tête du royaume envisagent la possibilité que le prince Ahmed ben Abdoulaziz, frère cadet du roi Salman âgé de 76 ans, accède au trône après le décès de l'actuel roi.

D'après l'une des sources, le prince Ahmed, le seul frère du roi Salman encore en vie, aurait le soutien de membres de la famille royale, des services de sécurité et de plusieurs puissances occidentales.

Ahmed, qui a été ministre adjoint de l'Intérieur pendant près de quatre décennies, se serait opposé en 2017 au choix de "Mbs" comme héritier au trône, ont dit à l'époque deux sources saoudiennes.

Ni le prince Ahmed, ni ses représentants n'ont fait de communiqué sur les informations rapportées par Reuters.

Des représentants du royaume n'ont pas répondu aux demandes de commentaire sur la question de la succession du roi Salman.

S'exprimant sur les conclusions de la CIA sur la mort de Jamal Khashoggi, le ministre saoudien des Affaires étrangères a nié toute implication de Mohamed ben Salman dans ce meurtre.

SUCCESSION PAS AUTOMATIQUE

A Ryad, la succession n'est pas automatique entre un père et son ou l'un de ses fils. En plus du roi, les hauts membres de la famille royale - représentant les différentes branches qui la composent - choisissent celui qu'ils estiment le plus apte à hériter du trône.

Même désigné prince héritier, Mohamed ben Salman aura besoin que le Conseil d'allégeance ratifie son accession au trône une fois que le roi Salman ne sera plus en mesure de gouverner ou sera mort, a dit l'une des sources.

De hauts responsables américains ont indiqué ces dernières semaines à des conseillers saoudiens qu'ils soutiendraient le prince Ahmed comme potentiel successeur au roi Salman, a-t-on appris de sources saoudiennes informées des discussions.

Toutefois un haut représentant de l'administration américaine a déclaré que la Maison blanche ne comptait pas dans l'immédiat prendre ses distances avec Mohamed ben Salman malgré la pression de certains parlementaires et les conclusions de la CIA.

Il a ajouté que cela pourrait changer une fois que le président Donald Trump aura été complètement informé des conclusions des services du renseignement américain sur le meurtre de Khashoggi.

Les sources saoudiennes ont déclaré que des représentants américains se détournaient de Mohamed ben Salman pas seulement à cause de son implication présumée dans la mort de Jamal Khashoggi, mais aussi parce que "MbS" a récemment suggéré au ministre saoudien de la Défense d'explorer la conclusion d'un possible contrat d'armement avec la Russie.

Mohamed ben Salman, 33 ans, a connu une ascension fulgurante depuis qu'il est sorti de l'ombre en 2014. Il a évincé en juin 2017 son cousin et aîné, le prince Mohamed ben Nayef, qui était promis au trône et occupait le poste de ministre de l'Intérieur.

En novembre dernier, "MbS" a lancé une spectaculaire purge anti-corruption touchant les plus hauts cercles de la famille royale et des milieux d'affaires. Parmi les personnalités arrêtés figuraient le prince Miteb ben Abdallah, alors relevé de ses fonctions de la ministre de la très puissante Garde nationale.

Malgré le scandale provoqué par le meurtre de Jamal Khashoggi, le prince héritier n'a pas dévié de son cap politique.

Source : Reuters

 

Trump: les USA détermineront dans les prochains jours qui a tué Khashoggi

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Trump: les USA détermineront dans les prochains jours qui a tué KhashoggiLe président américain Donald Trump a déclaré samedi que les Etats-Unis détermineraient dans les prochains jours qui a tué le Saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul.

Parlant à des journalistes à Malibu (Californie), où il a visité samedi des zones ravagées par les incendies, M. Trump a annoncé qu'un "rapport complet" sur le point de savoir "qui l'a fait" serait achevé "dans les deux prochains jours", soit dimanche ou lundi, puis il a mentionné un délai différent, "lundi ou mardi".

Quelques heures plus tôt, Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat américain, a déclaré que les Etats-Unis n'avaient, à ce stade, abouti à aucune "conclusion définitive" sur les responsabilités dans l'assassinat de Jamal Khashoggi.

Elle réagissait à des informations du Washington Post et du New York Times, qui citent des sources anonymes selon lesquelles la CIA a conclu que c'était le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qui avait commandité l'assassinat du journaliste.

Heather Nauert a déclaré qu'au moment où elle parlait il était prématuré de désigner tel ou tel responsable.

"Les récentes informations selon lesquelles le gouvernement américain a abouti à une conclusion définitive sont inexactes", a-t-elle indiqué dans un communiqué. "Nombre de questions sans réponses demeurent".

Source : Romandie News

 

Le prince héritier saoudien a ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi, selon la CIA

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Le prince héritier saoudien a ordonné le meurtre de Jamal Khashoggi, selon la CIACette information contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané Mohammed ben Salmane.

Les conclusions de la CIA sont accablantes. Selon l'agence américaine de renseignements, le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane ("MBS"), a ordonné l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, en octobre, au consulat de son pays à Istanbul (Turquie).

Cette révélation est faite par le Washington Post, dans lequel écrivait régulièrement le journaliste critique de Riyad, et confirmée par une source proche du dossier à Reuters. Cette information contredit les récentes affirmations du royaume saoudien, qui a totalement dédouané "MBS".

Un appel du frère du prince héritier au journaliste

Pour parvenir à ces affirmations, précise le Washington Post, la CIA a notamment examiné un appel entre le frère du puissant prince héritier – également ambassadeur saoudien aux Etats-Unis – et Jamal Khashoggi, qui vivait en exil aux Etats-Unis. Selon le quotidien de Washington, Khaled ben Salmane a conseillé à Jamal Khashoggi de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu'il ne lui arriverait rien. Le quotidien ajoute que Khaled ben Salmane a passé ce coup de fil à la demande de son frère, mais précise qu'il n'est pas clair qu'il était au courant que Jamal Khashoggi serait ensuite assassiné.

Khaled ben Salmane a très rapidement réagi, sur son compte Twitter, à ces accusations, en réfutant fermement les allégations du Washington Post. "C'est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes", dénonce-t-il, accompagnant son tweet d'un communiqué qu'il dit avoir transmis au journal. "A aucun moment, le prince Khaled n'a discuté de quoi que ce soit avec Jamal à propos d'un voyage en Turquie."

Franceinfo avec AFP et Reuters
Source : Francetvinfo

 

 

Israël: le ministre de la Défense démissionne après le cessez-le-feu à Gaza

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mediaLe ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a annoncé sa démission ce mercredi 14 novembre. Il s’oppose à l’accord de cessez-le-feu avec le Hamas. Et provoque ainsi une crise ministérielle au sein du gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahu.

Avec notre correspondant à JérusalemMichel Paul

L’information circulait depuis ce mercredi matin. C’est maintenant chose faite. Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman, le chef d'Israël Beitenou, parti russophone, a présenté sa démission au lendemain de l’accord de cessez-le-feu. Et dans la foulée, il appelle à des élections anticipées le plus tôt possible.

« En ce qui me concerne, ce qui s'est passé hier, le cessez-le-feu et avant, les négociations avec le Hamas, c'est une capitulation face au terrorisme. Il n'y a pas d'autre définition, pas d'autre signification. Une capitulation face au terrorisme », répète M. Lieberman. Sa démission entrera en vigueur dans 48 heures. Reste à voir si son parti restera au sein de la coalition.

Avant même la conférence de presse du ministre de la Défense, l’entourage de Benyamin Netanyahu a réagi et a prévenu qu’à ce stade et jusqu’à nouvel ordre, le portefeuille de la défense restera aux mains du Premier ministre. Il n’est par ailleurs « pas nécessaire non plus d’avancer les élections », indique un proche conseiller de Benyamin Netanyahu.

Avigdor Lieberman a également fait état une série de différends avec Netanyahu, notamment sur le dossier du village bédouin de Khan al-Ahmar. Plusieurs commentateurs font remarquer que le message qui se cache derrière cette démission est problématique : « Les 500 missiles tirés depuis Gaza ces derniers jours ont provoqué le départ de Lieberman et Netanyahu est un chef de gouvernement faible. »

Le Hamas, pour sa part, s’est félicité de cette démission. Le mouvement au pouvoir dans l’enclave estime que c’est « une victoire politique pour Gaza qui a réussi, par sa résistance, à ébranler la scène politique » israélienne.

Lieberman, l'homme qui fait et défait les alliances politiques

Ancien videur de boîte de nuit, Avigdor Lieberman est parfois qualifié de « Vladimir Poutine à l'israélienne ». En Israël depuis 1978, cet immigrant d'Union soviétique est connu pour ne pas mâcher ses mots. Sans que les actions suivent nécessairement. Il s'était notamment engagé à éliminer le dirigeant du Hamas, Ismaël Haniyeh dans les premières 48 heures de son mandat de ministre de la Défense. Dans la même veine, il a également menacé de bombarder Téhéran et le barrage d'Assouan en Egypte. Il propose de décapiter à la hache les Arabes israéliens déloyaux et qualifie une conférence internationale organisée par la France de version moderne du procès Dreyfus.

Il est le fondateur et le dirigeant du parti russophone à l'origine Israel Beytenou, un mouvement politique où les décisions ne sont prises que par un seul homme : Lieberman lui-même. Il a occupé plusieurs postes au sein du gouvernement, sous Ariel Sharon et Benyamin Netanyahu notamment. Il est l'auteur d'un plan étonnant qui prône notamment deux Etats avec échanges de territoires et de populations.

Lieberman est qui fait et défait les alliances politiques. Pour ses détracteurs, sa plus grave erreur n'est pas d'avoir démissionné mais plutôt d'avoir accepté le portefeuille de la Défense.

Source : RFI

 

Forum pour la paix: le dialogue, nouvelle arme contre le terrorisme au Sahel

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Forum pour la paix: le dialogue, nouvelle arme contre le terrorisme au Sahel Le Forum sur la paix de Paris s’est achevé ce mardi 13 novembre à la Grande Halle de la Villette au nord de la capitale française. Cet évènement a clos les commémorations du centenaire de l’Armistice qui a mis un terme à la Première Guerre mondiale.

Trois jours de réflexion sur le multilatéralisme au service de la paix avec pour but de remettre le dialogue au cœur de la stratégie contre les conflits et la montée du terrorisme. C’est justement ce que certains acteurs d’Afrique de l’Ouest ont essayé de plaider.

Dan Dano Mahamadou Lawaly est l’ancien gouverneur de Diffa, au sud-est du Niger. Une région en proie aux attaques des jihadistes de Boko Haram. Malgré les opérations anti-terroristes de l’armée, la menace est toujours réelle. L’ancien gouverneur plaide pour un changement de stratégie, car il ne voit pas de solution dans l’approche militaire.

« Nous avons mis en place le processus d’accueil des repentis de Boko Haram. On a parlé avec ces jeunes, nous avons compris quelles étaient leurs motivations et nous avons fait en sorte que plus de 200 jeunes soient revenus au pays et aient déposé les armes, explique-t-il. Il faut les conditions du retour de la paix et ces conditions passent nécessairement par le dialogue, il faut parler ».

La mise en place d'une approche globale

Alors que la force conjointe du G5 Sahel continue de chercher des financements, la menace jihadiste s’est étendue gagnant récemment l’est du Burkina. Une vraie inquiétude pour la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Le général Francis Behanzin, commissaire paix et sécurité de la Cédéao demande qu’une approche globale soit mise en place.

« Il faut pouvoir fidéliser les jeunes et les déradicaliser, détaille le militaire. La solution n’est jamais militaire, il faut prévenir avant d’en arriver là. Des instructions ont été données à la Commission de la Cédéao de s’intéresser davantage au G5 Sahel afin de demander à être ensemble sur certains projets ».

Le G5 Sahel dispose aussi d’un outil de financement de projets de développement : l’Alliance Sahel qui devrait soutenir à hauteur de 6 milliards d’euros 500 projets d’ici 2022. Mais ses débuts sont encore timides.

Des débats aussi marqués par les questions climatiques

Sur le continent africain, le lien entre le réchauffement climatique et l'augmentation des conflits ne fait plus aucun doute chez les chercheurs. Il suffit d'un degré et demi de plus pour que l'existence d'un milliard et demi de personnes en Afrique et en Asie soit menacée. Ces conclusions viennent du rapport du GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat, rendu le mois dernier.

Un degré et demi, et la saison des pluies du Golfe de Guinée à l'Afrique centrale serait plus courte mais plus violente, entraînant de fortes inondations. Un degré et demi, et 7 à 10% du bétail d'Afrique subsaharienne serait menacé. Un degré et demi et 40% des surfaces cultivables de maïs en Afrique de l'Ouest pourraient disparaître.

La diminution des ressources naturelles augmente la pression sur le foncier et les conflits éclatent. En témoigne le centre du Mali, où les affrontements entre agriculteurs et éleveurs sont instrumentalisés par les groupes jihadistes.

Le constat est d'autant plus amer, que l'Afrique produit moins de 4% du total des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Durant la COP 21 de Paris, en 2015, les pays du Nord ont promis 100 milliards de dollars par an au Fonds vert pour le climat, qui doit soutenir les pays du sud. Selon Oxfam, trois ans plus tard, moins de la moitié de ces fonds ont été débloqués.

Source : RFI


 

Donald Trump s'en prend avec virulence à la France et à Emmanuel Macron

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Donald Trump s'en prend avec virulence à la France et à Emmanuel MacronLe président américain Donald Trump a raillé sur Twitter mardi la "très faible cote de popularité" de son homologue français, dans une série de messages assez agressifs contre son allié, deux jours après son retour de Paris pour le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

"Le problème est qu'Emmanuel Macron souffre d'une très faible cote de popularité en France, 26%, et un taux de chômage à près de 10%", a écrit le locataire de la Maison Blanche.

"Il n'y a aucun pays plus nationaliste que la France, des personnes très fières-à juste titre", a-t-il poursuivi avant d'écrire, dans un autre tweet et en lettres capitales, "MAKE FRANCE GREAT AGAIN", en écho à son slogan de campagne, "Rendre à l'Amérique sa grandeur".

La présidence française s'est refusée à commenter cette série de tweets.

Le président américain a tweeté à cinq reprises mardi à propos de la France et d'Emmanuel Macron, ironisant sur l'occupation allemande pendant la Seconde guerre mondiale pour justifier son opposition à la création d'une armée européenne et s'en prenant aux pratiques commerciales de son allié historique.

Une série de tweets acerbes, en contraste avec la proximité affichée autrefois par les deux hommes, notamment au cours de la visite d'Etat de M. Macron à Washington en avril.

"Emmanuel Macron a suggéré la création de leur propre armée pour protéger l'Europe contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie. Mais c'était l'Allemagne dans la Première et la Seconde Guerre mondiale", a écrit le président américain après avoir passé le weekend en France pour commémorer, avec de nombreux chefs d'Etat, le centenaire de l'armistice de la Première Guerre mondiale.

"Comment ça a marché pour la France? Ils commençaient à apprendre l'allemand à Paris avant que les Etats-Unis n'arrivent", a-t-il ironisé, faisant référence, sur un ton moqueur, à l'occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le président Macron a proposé la semaine dernière la création d'une "véritable armée européenne" pour protéger le Vieux Continent. Il a également évoqué la nécessité de se "protéger de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d'Amérique" dans le domaine du cyberespace.

Vendredi, à peine arrivé à Paris pour ces commémorations, il avait déjà dénoncé, avec virulence sur Twitter, cette idée du président français.

Dans sa série de message, M. Trump a également tenu à justifier l'annulation samedi d'un déplacement prévu au cimetière américain de Bois Belleau, dans le nord de la France en raison du mauvais temps, une décision qui avait suscité interrogations et critiques.

"Quand l'hélicoptère ne pouvait pas voler pour le premier cimetière en France à cause d'une visibilité proche de zéro, j'ai suggéré la voiture. Le Secret Service (le service de protection de la Maison Blanche) a répondu NON", a écrit M. Trump.

Le dirigeant américain s'en est aussi pris, sur le terrain commercial, à la France.

"Le problème est que la France rend la tâche très difficile aux Etats-Unis de vendre son vin en France et applique des tarifs élevés alors que les Etats-Unis rendent ça facile pour les vins français et appliquent de très bas tarifs", a-t-il accusé, appelant au changement.

Source : Romandie News

 

 

Conférence de Palerme sur la Libye : incertitude sur la présence d’Haftar et divisions entre les États

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Une conférence internationale sur l'avenir de la Libye, en proie au chaos depuis 2011, s'ouvre lundi à Palerme, mais ses résultats sont d'ores et déjà menacés par l'incertitude entourant la présence en Sicile du maréchal Haftar, homme fort de l'est du pays.

Enième tentative pour lancer un processus électoral et politique censé sortir le pays de l’ornière, cette conférence suit celle de Paris en mai dernier qui avait abouti à un accord sur une date, le 10 décembre, en vue de tenir des élections nationales.

Les Nations unies, chargés de trouver une solution en vue de stabiliser la Libye, minée par les divisions et les luttes de pouvoir depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, ont toutefois annoncé jeudi que le processus électoral a été retardé et devrait finalement démarrer au printemps 2019.

Et cette nouvelle conférence est déjà fragilisée, avant même son coup d’envoi, par le refus du maréchal Khalifa Haftar d’y participer, selon des médias libyens proches de ce militaire dont les forces contrôlent la plus grande partie de l’est du pays.

Un haut responsable de l’Armée nationale libyenne (ANL) autoproclamée par le maréchal, a affirmé à l’AFP que le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte s’était rendu dimanche 11 novembre à Bengahzi dans l’est de la Libye pour y rencontrer Haftar.

A Rome, une source proche du gouvernement italien a toutefois catégoriquement démenti un tel voyage. Cette source n’a pas été en mesure de confirmer si Conte s’était en revanche entretenu par téléphone avec le maréchal Haftar, ou s’il avait pu avoir confirmation ou non de sa présence en Sicile. Comme lors du sommet de Paris en mai dernier, Haftar a été invité autour de la même table avec le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) internationalement reconnu, Fayez al-Serraj, le président du Parlement, Aguila Salah, et celui du Conseil d’Etat, équivalent d’une chambre haute à Tripoli, Khaled al-Mechri. Rome a aussi invité des dignitaires et représentants tribaux et de la société civile.

La conférence de Palerme, minée par les tensions entre factions libyennes, l’est aussi par les divisions entre les différents pays qui s’intéressent de près à la Libye.

« Unifier les positions de Paris et Rome »

Dans une interview à l’AFP jeudi, Serraj a ainsi souhaité que la conférence débouche sur « une vision commune vis-à-vis du dossier libyen », soulignant « la nécessité d’unifier les positions » de Paris et Rome.

L’Italie est surtout très préoccupée par le problème des migrants dont des dizaines de milliers cherchent chaque année à joindre ses côtes à partir de la Libye où les passeurs, profitant du chaos, sont très actifs.

« La conférence de Palerme est un pas fondamental dans l’objectif de la stabilisation de la Libye et pour la sécurité de toute la Méditerranée », a affirmé cette semaine Giuseppe Conte. Après la rencontre de Paris, Rome avait reproché à Paris de vouloir faire cavalier seul sur la Libye, dirigée aujourd’hui par deux entités rivales : le GNA, issu d’un processus onusien basé à Tripoli et une autorité installée dans l’Est soutenue par un Parlement élu en 2014 et une force armée dirigée par Haftar.

En mai dernier, Paris avait fortement plaidé pour la tenue d’élections en décembre, rencontrant très vite le scepticisme côté italien, mais aussi côté américain.

Salame enterre la perspective d’élections avant 2019

« Nous soutenons les élections le plus tôt possible, mais des délais artificiels et un processus précipité seraient contre-productifs », a déclaré jeudi David Hale, numéro trois de la diplomatie américaine, au Middle East Institute de Washington.

Un avis partagé par l’envoyé spécial des Nations unies Ghassan Salame qui a indiqué jeudi devant le Conseil de sécurité de l’ONU qu’une conférence nationale devrait se tenir début 2019, enterrant de facto la perspective d’élections avant la fin de l’année. Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est attendu à Palerme, tout comme la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Ce nouveau rendez-vous en Sicile intervient après un regain de combats dans la capitale libyenne où au moins 117 personnes ont été tuées entre fin août et fin septembre.

Le retour au calme et la remise en marche de l’économie sont d’ailleurs deux des thèmes qui seront abordés lors de cette conférence, a-t-on indiqué de source diplomatique italienne.

Source : jeuneafrique.com

 

Yémen: combats meurtriers à Hodeida, Washington et Londres haussent le ton

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Yémen: combats meurtriers à Hodeida, Washington et Londres haussent le tonDes combats particulièrement meurtriers font rage lundi dans la ville portuaire de Hodeida, dans l'ouest du Yémen, au moment où Washington, Londres et l'ONU font pression sur l'Arabie saoudite pour que la coalition qu'elle commande dans ce pays cesse les hostilités.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a, lui, mis en garde contre les conséquences "catastrophiques" d'une éventuelle destruction du port de Hodeida, point d'entrée de plus des trois-quarts des importations et de l'aide humanitaire internationale dans le pays en guerre.

Au moins 111 rebelles, 32 loyalistes et sept civils ont été tués au cours des dernières 24 heures dans ces affrontements dans la région, dont certains se déroulent dans des quartiers résidentiels de Hodeida, ont indiqué lundi à l'AFP des sources militaires et hospitalières.

Ce bilan a été donné alors que les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, opposent une farouche résistance à la progression des forces progouvernementales appuyées par l'Arabie saoudite et réussissent à la ralentir, a admis une source militaire loyaliste.

Le chiffre de 32 combattants loyalistes tués en moins de 24 heures est le plus élevé depuis le début de cette phase de l'offensive sur Hodeida, il y a 12 jours.

Une source de la coalition antirebelles a indiqué que les Houthis avaient repoussé une tentative majeure d'avancée loyaliste en direction du port.

La coalition a de son côté visé les rebelles avec de multiples frappes aériennes, selon des sources militaires loyalistes.

Dans la nuit, des corps carbonisés ont été amenés à l'hôpital militaire Al-Alfi, contrôlé par les rebelles depuis 2014, ont indiqué des sources de cet établissement.

Au pouvoir à Hodeida, grande ville stratégique sur la mer Rouge, les Houthis ont commencé à évacuer leurs blessés vers la capitale Sanaa dont ils sont maîtres également depuis quatre ans.

"Si à Hodeida, il y a une destruction du port, ça peut engendrer une situation absolument catastrophique", a mis en garde M. Guterres, rappelant que le Yémen se trouve déjà dans une situation humanitaire "désastreuse". Il a réitéré un appel pressant à "l'arrêt des combats".

- Pompeo et Hunt montent au créneau -

L'offensive des forces progouvernementales sur Hodeida avait été lancée en juin, mais elle s'est nettement intensifiée depuis le 1er novembre avec un bilan d'au moins 593 morts jusqu'ici dans la région (461 rebelles, 125 loyalistes et 7 civils), selon des sources militaires et hospitalières.

L'Arabie saoudite a été considérablement affaiblie par l'affaire Jamal Khashoggi, du nom de ce journaliste tué le 2 octobre au consulat saoudien à Istanbul. Elle était déjà vivement critiquée pour des "bavures" à répétition ayant fait des centaines de victimes civiles lors de frappes aériennes depuis 2015 au Yémen.

Tour à tour, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo et son homologue britannique Jeremy Hunt ont estimé que le temps de la négociation était venu pour le Yémen.

Lors d'un entretien dimanche avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, également ministre de la Défense, M. Pompeo a explicitement appelé à "la fin des hostilités" au Yémen, demandant que "toutes les parties viennent à la table pour négocier une solution pacifique au conflit".

L'administration américaine de Donald Trump, visiblement sous la pression du Congrès, a confirmé l'annonce samedi par Ryad que la coalition sous commandement saoudien au Yémen allait désormais effectuer elle-même le ravitaillement en vol de ses avions, assuré jusqu'ici par les Etats-Unis.

De son côté, M. Hunt a évoqué le coût humain "incalculable" du conflit yéménite, estimant que sa résolution passe par une solution "politique".

Le ministre britannique, qui doit être reçu au plus haut niveau lundi en Arabie saoudite, est favorable à une "nouvelle action" au Conseil de sécurité pour soutenir les efforts du médiateur de l'ONU au Yémen Martin Griffiths qui cherche à organiser un nouveau round de négociations "d'ici la fin de l'année".

- Inquiétudes pour les civils -

Dimanche, des premiers combats de rue ont éclaté dans un quartier résidentiel de l'est de Hodeida. Un responsable militaire progouvernemental a affirmé que l'objectif était de "purger" ces rues de toute présence rebelle.

Les Houthis ont positionné des snipers sur les toits des bâtiments et ont posé de nombreuses mines pour freiner l'avancée de leurs adversaires, tandis que des avions de combat et des hélicoptères d'attaque de la coalition sous commandement saoudien pilonnent régulièrement les positions rebelles.

Paradoxe de la situation, le port de Hodeida, situé dans le nord de la ville, est "jusqu'à présent ouvert" et opère "normalement", selon son directeur adjoint Yahya Sharafeddine.

De son côté, Hervé Verhoosel, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), a indiqué que les combats n'avaient pas affecté jusqu'ici ses opérations.

Le Yémen est le théâtre de la pire crise humanitaire au monde, rappelle régulièrement l'ONU, qui précise que 14 millions de civils sont en situation de pré-famine.

"La situation est vraiment mauvaise", a déclaré à l'AFP Mariam Aldogani, coordinatrice des opérations de terrain de l'organisation humanitaire Save the Children à Hodeida.

Selon elle, "il y a beaucoup de peur parmi les habitants" et les installations médicales "reçoivent un nombre croissant de civils blessés".

Source : Romandie News

 

 

Les leaders mondiaux célèbrent l'armistice à Paris, Macron dénonce une paix en danger

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Les leaders mondiaux célèbrent l'armistice à Paris, Macron dénonce une paix en dangerPlus de 70 chefs d'Etat et de gouvernement, dont les présidents américain et russe, ont commémoré en grande solennité le centenaire de l'armistice dimanche à Paris, l'occasion pour Emmanuel Macron de dénoncer le nationalisme cher à Donald Trump.

Plusieurs chefs d'Etat ont profité de cette journée symbolique pour mettre en garde contre les risques de guerre, ravivés selon eux par la remise en cause croissante du modèle multilatéral, socle des relations internationales depuis l'après-guerre.

Sur la tombe du soldat inconnu de la Grande guerre, Emmanuel Macron, grand ordonnateur de cette commémoration hors-norme, a mis en avant le patriotisme et dénoncé le "nationalisme", dont se réclame Donald Trump, principal contempteur de l'ordre mondial multilatéral.

"Le patriotisme est l'exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est sa trahison", a affirmé le président français pendant la cérémonie solennelle dimanche matin, point d'orgue pour Emmanuel Macron, après une semaine de commémorations en France.

Sous une pluie fine, Donald Trump, Angela Merkel, Vladimir Poutine, Benjamin Netanyahu, Recep Tayyip Erdogan, Justin Trudeau, Mohammed VI se sont réunis sous l'Arc de Triomphe, en haut de la célèbre avenue des Champs-Elysées, sous lequel gît le soldat inconnu et brûle perpétuellement la flamme du souvenir, rappelant l'ampleur d'un conflit aux 18 millions de morts.

Après les honneurs militaires, le célèbre violoncelliste Yo-Yo Ma a joué du Bach, des lycéens ont lu des témoignages de 1918, et la chanteuse béninoise Angélique Kidjo a chanté en hommage aux troupes coloniales, avant qu'Emmanuel Macron ne conclue en ravivant la flamme.

- "Je suis là pour lui" -


"C'est une très belle cérémonie, très émouvante", a commenté au côté de son fils de 3 ans Jessie Rumbaugh, 25 ans, originaire de l'Idaho aux États-Unis, venue spécialement pour le centenaire, célébré aussi en d'autres points du globe, en Australie, en Inde, ou à Londres.

"Mon grand-père a fait la Première Guerre mondiale", expliquait non loin Nevan Lancaster, Néo-zélandais de 47 ans. "Il est mort quand j'avais 8 ans. Je suis là pour lui".

Après un déjeuner au palais de l'Elysée (au cours duquel Donald Trump et Vladimir Poutine ont eu un échange informel assez long sur les dossiers diplomatiques mondiaux, les dirigeants se sont rendus dans l'Est parisien pour participer au Forum sur la paix, deuxième temps fort de cette journée et nouvelle occasion pour le camp du multilatéralisme de dire le mal qu'il pense des vents nationalistes qui soufflent un peu partout sur le monde.

Mais sans Donald Trump, qui lui est allé au cimetière américain de Suresnes, en banlieue parisienne, pour rendre hommage à ses concitoyens tombés au champ de bataille, au lendemain d'un rendez-vous manqué à Bois Belleau, haut lieu de la mémoire militaire américaine pendant la Première Guerre mondiale.

Le déplacement du président à ce mémorial avait été annulé à cause de la météo empêchant l'hélicoptère présidentiel de voler, suscitant de vives critiques aux Etats-Unis. Sous la pluie, le locataire de la Maison Blanche a "rendu hommage" dimanche aux "courageux Américains qui ont donné leur dernier souffle", avant de regagner l'aéroport dans l'après-midi.

Auparavant, environ 1.500 personnes s'étaient réunies dans le calme à Paris pour dénoncer sa présence. En revanche, incident notable et rarissime, trois militantes Femen ont réussi dimanche matin à forcer la sécurité sur les Champs-Elysées pour s'approcher du convoi de Donald Trump, avant d'être interpellées.

"La sécurité du cortège et du président des Etats-Unis n'a été en rien menacée", a assuré le ministre français de l'Intérieur, Christophe Castaner alors que le dispositif de sécurité était massif, avec quelque 10.000 membres des forces de l'ordre déployés. La dernière fois que Paris a accueilli autant de dignitaires remonte au 11 janvier 2015, après les attentats islamistes contre Charlie Hebdo et le magasin juif Hyper Cacher.

- "Années 30" -

Au Forum pour la paix, dans une ambiance à la mi-chemin entre un Forum de Davos et un sommet de la COP, plusieurs des plus fervents défenseurs de l'ordre multilatéral ont plaidé pro domo devant une assistance globalement acquise, regroupant chefs d'Etat, d'organisations internationales et membres de la société civile.

Ils ont multiplié les mises en garde. Car si multilatéralisme et coopération offrent selon eux paix et progrès, nationalisme et unilatéralisme n'apporteraient que guerre et malheur.

"Bien des éléments aujourd'hui me semblent emprunter et au début du XXe siècle, et aux années 30, laissant craindre un engrenage invisible", a jugé Antonio Guterres, le secrétaire général de l'Onu.

"Nous voyons bien que la coopération internationale, un équilibre pacifique entre les intérêts des uns et des autres, et même le projet européen de paix sont de nouveau remis en question", a affirmé Mme Merkel.

Le président kenyan Uhuru Kenyatta a déploré "cette tendance d'un nombre croissant de pays au repli au lieu de chercher ensemble des solutions aux problèmes".

"Nous sommes fragilisés par les retours des passions tristes, le nationalisme, le racisme, l'antisémitisme, l’extrémisme, qui remettent en cause cet horizon que nos peuples attendent", a prévenu M. Macron.

Dans la foule des Champs-Elysées, le Néo-Zélandais Nevan Lancaster ne dit pas autre chose: "Nous entrons dans un futur plus incertain. Je ne pense pas qu'après 70 ans de paix, nous en aurons 70 de plus".

Source : Romandie News