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Politique dans le Monde

Le Maroc et les États-Unis signent un accord de coopération militaire

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Le secrétaire d'État américain à la Défense Mark Esper avec le ministre des Affaires Étrangères marocain Nasser Bourita à Rabat, le 2 octobre 2020.Le secrétaire d'État américain à la Défense a terminé vendredi sa visite en Afrique du Nord. Mark Esper était au Maroc, après être passé par la Tunisie et l'Algérie dans la semaine. Cette tournée de trois jours avait pour objectif de renforcer la coopération militaire, la lutte contre le jihadisme et la sécurité dans la région.

« Notre alliance est forte et faite pour durer » a déclaré le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, après avoir vu le secrétaire d’État américain à la Défense. Ce dernier a également rencontré le chef d’état-major et le ministre délégué à la défense marocains.

Accord de coopération militaire

Comme en Tunisie mercredi 30 septembre, Mark Esper a signé à Rabat un accord de coopération militaire d’une durée de 10 ans avec le ministre délégué chargé de l'Administration et de la Défense nationale, Abdellatif Loudiyi. Il souligne que les États-Unis et le Maroc travaillent étroitement, plus que jamais selon lui, dans le domaine de la sécurité.

Cet accord décennal ouvre la voie à une coopération dans le domaine militaire stratégique, les achats d'armes et d'équipements, la formation militaire, ainsi que le renseignement entre les deux pays, précise notre correspondante à Casablanca, Nina Kozlowski.

Mark Esper insiste notamment sur les questions de terrorisme, de menaces transnationales ou de l’instabilité régionale. Washington souhaite s'appuyer dorénavant sur des partenaires africains fiables pour stabiliser la situation notamment en Libye et au Sahel. C'est le cas du Maroc, considéré comme un acteur majeur sur le continent par les États-Unis.

Chaque année, le royaume chérifien accueille sur son sol un exercice militaire sous la houlette de l’Africom, le commandement militaire américain pour l’Afrique. Les États-Unis sont aussi le premier fournisseur d’armement du pays.

Cette visite américaine intervient alors que doit reprendre ce vendredi à Bouznika, dans la région de Rabat, le dialogue libyen. Ce dialogue se fera en présence de parlementaires des deux camps, celui de Fayez el Sarraj et celui du maréchal Khalifa Haftar.

Source : RFI

Liban: le Premier ministre renonce à nommer lui-même un nouveau gouvernement

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Le Premier ministre libanais Moustapha Abid.Moins d’un mois après sa désignation, le Premier ministre libanais, Moustapha Adib, a baissé les bras face aux blocages politiques qui l’ont empêché de former un gouvernement, dans une période cruciale de l’histoire du Liban, qui s’enfonce dans une grave crise économique et politique.

Après une rencontre avec le président de la République Michel Aoun ce samedi 26, la deuxième en moins de 24 heures, Moustapha Abid a jeté l’éponge. « Que Dieu protège le Liban », a dit sur un ton grave le Premier ministre désigné, qui n’est pas parvenu à former un gouvernement dans un délai de 15 jours comme se sont engagés à le faire les partis politiques auprès d’Emmanuel Macron, le 1er septembre.

Une crise politique...

Moustapha Adib s’est heurté aux exigences des partis chiites, qui insistent pour obtenir le portefeuille des Finances et pour nommer leurs représentants au sein du pouvoir exécutif. Une brève rencontre jeudi, avec les négociateurs du Hezbollah et du Mouvement Amal s’est soldée par un échec.

Mais derrière Moustapha Adib se tiennent les anciens chefs de gouvernement, dont Saad Hariri, qui ont poussé le Premier ministre désigné à ne rien céder face aux partis chiites.

La crise gouvernementale illustre la profonde méfiance entre les partis traditionnels qui contrôlent le gouvernement. Les chiites soupçonnent les sunnites de vouloir les écarter du pouvoir exécutif, alors qu’ils disposent, avec leurs alliés, d’une majorité à la Chambre. Les sunnites, eux, accusent les chiites de vouloir faire échouer l’initiative française, considérée comme la dernière chance pour empêcher le naufrage du Liban.

... Et économique

Sans surprise, dès l'annonce du départ de Moustapha Adib, la livre libanaise a décroché sur le marché noir. Elle est passée de 7 700 livres pour un dollar vendredi à 8 500 samedi en milieu d'après-midi. Les cambistes libanais ne s'y trompent pas, l'échec d'Adib repousse encore toute possibilité de sortie de crise.

Ce gouvernement de « techniciens » était très attendu par les partenaires du pays afin de permettre d'enclencher l'aide internationale. Mais faute de consensus, notamment sur le portefeuille du ministre des Finances, Moustapha Adib n'a pu trouver de solution, et pour le Liban, la perspective d'une sortie de crise économique s'éloigne.

La communauté internationale avait, en effet, conditionné son soutien financier à la formation d'un gouvernement et à l'adoption de réformes en profondeur. Vendredi 25, le porte-parole du Fonds monétaire international se disait encore prêt à agir dès la mise en place de la nouvelle équipe.

Depuis plus d'un an, le Liban est plongé dans la crise économique la plus grave de son histoire. Hyperinflation, monnaie dévaluée, crise de liquidités, dette publique insoutenable et désormais chômage de masse… Le pays paie les conséquence d'une gestion catastrophique de son système bancaire qui a englouti des dizaines de milliards de dollars. Un audit est d'ailleurs en cours à la Banque du Liban pour déterminer les pertes du système financier.


Le renoncement du Premier ministre, un échec diplomatique pour la France ?

Emmanuel Macron s'est impliqué personnellement dans la recherche d'une solution au Liban. Il est allé à Beyrouth très vite, deux jours seulement, après l'explosion meurtrière du 4 août et y est retourné le 1er septembre.

Le président français a rencontré tous les partis politiques libanais et les a poussés à s'entendre pour former un gouvernement « compétent et indépendant », afin de répondre aux attentes de la population exténuée par l'incurie de sa classe politique et par la crise économique sans précédent dans le pays.

Emmanuel Macron avait donné jusqu'à la mi-septembre au Premier ministre Moustapha Adib pour former ce gouvernement, mais ce dernier vient donc de jeter l'éponge, rattrapé par les vieilles querelles partisanes.

Les pressions de la France qui avait conditionné l'aide financière au Liban à la formation d'un cabinet réformiste, n'ont donc pas suffit. Il faut dire aussi que l'initiative française n'a pas reçu beaucoup de soutien à l'extérieur. Les États-Unis notamment n'ont pas vraiment apprécié le fait que le chef de l'État français dialogue avec le Hezbollah, mouvement allié à l'Iran et grand ennemi de Washington.

Source : RFI

Les USA limitent à 2 ans les visas des étudiants de 59 pays dont 38 d’Afrique

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Agence Ecofin - Les étudiants ressortissants de 38 pays africains ne seront désormais plus en mesure de demander des visas aux USA pour des formations de plus de 2 ans. C’est l’objet d’une réforme initiée par Donald Trump et publiée par le département de la Sécurité intérieure. La mesure concerne en tout 59 pays.

L’administration Trump a annoncé une nouvelle mesure qui vise à limiter à deux ans les visas des étudiants venant de 59 pays au monde. D’après la note publiée par le département de la Sécurité intérieure des Etats-Unis, les pays ciblés sont divisés en deux catégories.

D’une part ceux qui sont désignés comme Etats soutenant le terrorisme, et d’autre part les citoyens des pays dont le taux de séjour est supérieur à 10%. 38 pays africains sont concernés par la mesure.

Ce sont : le Kenya, le Rwanda, l'Ouganda, la Tanzanie, le Burundi, le Soudan du Sud, la Somalie, l'Ethiopie, le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la République centrafricaine, le Tchad, la RDC, le Congo, la Côte d'Ivoire, Djibouti, la Guinée équatoriale, l'Erythrée, le Gabon, la Gambie, Le Ghana, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Libye, le Malawi, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, Guinée, le Sénégal, la Sierra Leone, le Soudan, le Togo et la Zambie.

Concrètement, les ressortissants de ces pays ne pourront pas poursuivre leurs études dans les universités américaines où les diplômes et autres certifications prennent environ quatre années d'études.

Cependant, après les deux années, les étudiants peuvent demander une prolongation. Cette demande ne sera validée qu’après une enquête menée par le département de la Sécurité intérieure.

Notons qu’au mois de février 2020, les USA ont pris une mesure interdisant aux ressortissants de 6 pays, dont 4 d’Afrique l’arrivée sur son territoire. Même si cette décision ne prenait pas en compte les étudiants, elle annonçait déjà des complications dans les procédures d’obtention de visa.

Vanessa Ngono Atangana

 

Japon: le Premier ministre Shinzo Abe démissionne pour raisons de santé

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Le Premier ministre japonais Shinzo Abe avait déjà démissionné en 2007.Coup de tonnerre politique au Japon. À 65 ans, le Premier ministre a annoncé ce vendredi 28 août lors d'une conférence de presse son intention de démissionner en raison de problèmes de santé. Deux visites récentes à l'hôpital ont soulevé des spéculations sur sa capacité à se maintenir au pouvoir. Rattrapé par son ancienne maladie chronique intestinale qui « risque de s'aggraver », a indiqué Shinzo Abe, il veut ainsi éviter de « perturber la scène politique nationale ».

« Je ne peux pas être Premier ministre si je ne peux pas prendre les meilleures décisions pour le peuple. J'ai décidé de démissionner de mon poste », a déclaré Shinzo Abe, 65 ans, lors d'une conférence de presse, expliquant subir un retour de son ancienne maladie chronique, la rectocolite hémorragique ou colite ulcéreuse.

Visiblement ému et en s'inclinant devant les caméras, Le Premier ministre s'est aussi dit « profondément désolé » envers le peuple japonais de quitter son poste environ un an avant la date initialement prévue et en pleine crise du coronavirus.

« Je vais continuer à remplir fermement mes fonctions jusqu'à ce qu'un nouveau Premier ministre soit nommé », a précisé le chef du gouvernement. Son successeur sera très vraisemblablement le vainqueur d'une nouvelle élection pour la présidence du Parti libéral-démocrate (PLD), la formation dont Shinzo Abe est actuellement le chef.

Pas de successeur évident

Sa décision est un bouleversement dans la vie politique japonaise. Abe occupe en effet son poste depuis 2012, un record de longévité pour un Premier ministre nippon, mais il n'a pas de successeur évident. Il a d'ailleurs a refusé d'exprimer publiquement une préférence, affirmant que « toutes les personnes dont les noms circulent sont des gens très capables ». Parmi les candidats pressentis, le ministre des Finances Taro Aso, mais aussi Fumio Kishida, ancien chef de la diplomatie, Shigeru Ishiba, ex-ministre de la Défense, ou encore son fidèle conseiller Yoshihide Suga, actuel porte-parole du gouvernement.

Ces derniers jours, ce dernier avait pourtant tenté de balayer les spéculations sur un départ précipité. Yoshihide Suga avait encore répété ce vendredi matin s'attendre à ce que Shinzo Abe annonce au contraire son intention de « travailler dur » tout en se soignant, et avait réaffirmé ne pas avoir vu de signes d'altération de sa santé lors de ses entrevues « quotidiennes » avec lui.

Les observateurs s'attendaient aussi à ce que Shinzo Abe veuille rester à son poste jusqu'au terme de son troisième et dernier mandat de président du Parti libéral-démocrate (PLD) prévu en septembre 2021.

Le chef du gouvernement a d'abord annoncé sa démission lors d'une réunion d'urgence de son parti libéral-démocrate (PLD). « J'ai entendu son plan. C'était soudain et imprévu. Je suis sidérée », a déclaré à la presse, Tomomi Inada, députée, cadre du PLD et proche alliée de Shinzo Abe, présente à la réunion.

Déjà démissionnaire en 2007

Shinzo Abe avait déjà dû quitter le pouvoir pour des raisons de santé, rappelle notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. En 2007, son premier passage a la tête du Japon avait été bref : à peine un an. Il souffre, depuis l'âge de 17 ans, de rectocolite hémorragique, une maladie incurable de l'intestin. Depuis son retour au pouvoir en 2012, un médicament lui permet d'atténuer ses désordres intestinaux. Mais la maladie est réapparue.

Même après deux visites à l'hôpital en une semaine, le Premier ministre était décidé à rester au pouvoir jusqu'au terme de son mandat en septembre 2021. Ne serait-ce que pour s'auréoler du succès de la tenue des Jeux olympiques de Tokyo fixés à l'été 2021, s'ils ont lieu.

Popularité au plus bas

La bourse de Tokyo cède 1,4 % à l'annonce de sa démission. Père des « Abenomics », une stratégie de croissance, Shinzo Abe incarnait la stabilité politique. Il était au pouvoir depuis sept ans et demi. Un record historique. Avant lui, le Japon changeait de Premier ministre tous les 17 mois en moyenne. Sous son règne, la bourse de Tokyo a doublé de valeur.

Depuis le début de l'année, pourtant, sa popularité est au plus bas. Les Japonais critiquent sa gestion de la pandémie de coronavirus, quand bien même le Japon est moins touché que d'autres pays.

Source : RFI

Accord Israël-Émirats arabes unis: Pompeo échoue à rallier d'autres pays arabes

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Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, en visite à Jérusalem le 24 août 2020.Mike Pompeo, le chef de la diplomatie américaine, est aux Émirats arabes unis mercredi 26 août, pour la dernière étape de sa tournée au Moyen-Orient. Les Émirats arabes unis se sont mis d’accord récemment avec Israël pour normaliser leurs relations. Un accord historique ficelé par les États-Unis. Mike Pompeo espérait durant sa tournée rallier d’autres pays arabes, mais ses espoirs ont été douchés.

À Bahreïn, le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a reçu Mike Pompeo ce mercredi 26 août et a souligné l’importance « de mettre fin au conflit israélo-palestinien sur la base d’une solution à deux États ». Renouveler son attachement à la création d’un État palestinien est une façon pour le royaume de Bahreïn de rejeter implicitement l’appel de Washington à normaliser rapidement ses relations avec Israël.

L'optimisme de Pompeo mis à mal

Mardi 25 août, le Soudan opposait une fin de non-recevoir au chef de la diplomatie américaine. Le gouvernement a affirmé n'avoir aucun « mandat » pour établir ou non des relations normales avec les Israéliens, et ce jusqu'à la fin de la période de transition dans le pays en 2022.

Mike Pompeo, qui s’était dit « optimiste » lundi quant à la possibilité de voir d'autres pays arabes suivre l'exemple des Emirats arabes unis, a donc vu ses espoirs douchés. Le 19 août, l'Arabie saoudite avait également indiqué qu'il n'y aurait pas de normalisation des relations sans paix avec les Palestiniens.

Sa tournée au Moyen Orient s’achève justement par une escale à Abou Dhabi, ce mercredi 26 août. Les Émirats arabes unis ont annoncé le 13 août la normalisation de leurs relations avec Israël. La tournée de Mike Pompeo a été organisée en pleine convention républicaine aux États-Unis. Elle était censée mettre en valeur les succès diplomatiques de Donald Trump. Le résultat est mitigé.

Source : RFI

Iran: l'AIEA autorisée à visiter deux sites nucléaires

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Le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi (à droite), avec le chef de l'Organisation de l'énergie atomique d'Iran, Ali-Akbar Salehi, le 25 août 2020, à Téhéran.Téhéran a donné son accord, mercredi 26 août, pour que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) puisse pénétrer dans deux sites nucléaires. Cette décision fait suite à une demande des États européens qui souhaitaient que l'Iran prouve qu’aucune activité nucléaire non-déclarée n'a eu lieu sur ces deux sites. Cette annonce intervient également dans un contexte de tensions liées à la tentative américaine de réimposer les sanctions de l'ONU.

C’est un gage de bonne volonté de la part de l’Iran, qui refusait jusqu'à présent d’ouvrir les portes de certains sites nucléaires sensibles aux experts internationaux. Téhéran arguait que les suspicions de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) étaient basées sur des allégations israéliennes. Personne n’avait donc pu vérifier si des activités nucléaires non-déclarées avaient eu lieu ou non au début des années 2000 sur ces deux sites.

Face aux Américains, les Européens veulent sauver l'accord de 2015

Cette fois, la visite à Téhéran du nouveau chef de l’AIEA a débloqué la situation. Rafael Grossi s’est félicité d’une rencontre constructive avec son homologue iranien, qui a salué l’ouverture d’« un nouveau chapitre ». Téhéran fait donc preuve d’ouverture dans un contexte de tension croissante entre les États-Unis et leurs alliés européens concernant l’accord sur le nucléaire signé en 2015, et dont Donald Trump s’était retiré en 2018

Ces dernières semaines, les Américains ont tenté par tous les moyens de maintenir un embargo sur les armes à destination de l'Iran et de réimposer les sanctions de l'ONU. Mais Washington s’est isolé diplomatiquement sur cette question. Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont rejeté cette initiative, affirmant vouloir sauver ce qui peut encore être sauvé de l'accord sur le nucléaire iranien. Les Européens, la Chine, la Russie et l’Iran se réuniront mardi 1er septembre à Vienne.

Source : RFI

Le Mali suspendu de la Francophonie après le coup d'Etat

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Le Mali suspendu de la Francophonie après le coup d'Etat20 Minutes - Après le coup d'Etat perpétré le 19 août à Bamako, l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) a suspendu mardi le Mali de ses instances.

Cette décision a été prise lors d’une session extraordinaire du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), réuni en visioconférence sous la présidence de Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de la Francophonie, a annoncé l’OIF dans un communiqué.

« Les membres du CPF ont décidé de prononcer la suspension de la République du Mali de la Francophonie tout en maintenant les actions de coopération bénéficiant directement aux populations civiles, ainsi que celles concourant au rétablissement de la démocratie », a précisé l’organisation.

« Un retour à l’ordre constitutionnel »

La Francophonie a également « appelé à la libération du président Keïta et des autres personnalités arrêtées depuis le 18 août, ainsi qu’à la mise en place, dans les meilleurs délais, d’un gouvernement de transition conduit par une autorité civile, condition indispensable à une sortie de crise crédible et durable ».

Louise Mushikiwabo a insisté sur la nécessité d’un « retour à l’ordre constitutionnel » afin de « contribuer effectivement au rétablissement de la paix et de la stabilité » au Mali. Une « délégation de haut niveau » de l’OIF se rendra prochainement à Bamako « afin d’évaluer la situation et son évolution sur le terrain », a également indiqué la Secrétaire générale.

Source : 20 Minutes avec AFP

 

Le Soudan écarte devant Mike Pompeo une normalisation prochaine avec Israël

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Le Soudan écarte devant Mike Pompeo une normalisation prochaine avec IsraëlChallenges - Le Soudan a douché mardi les espoirs des Israéliens et des Américains d'une reconnaissance rapide d'Israël, en écartant une éventuelle normalisation avec l'Etat hébreu avant la fin de la transition politique en 2022, lors d'une visite à Khartoum du secrétaire d'Etat Mike Pompeo.

Après le Soudan, M. Pompeo est arrivé à Bahreïn, une monarchie qui entretient des contacts avec Israël depuis les années 1990, et qui a été le premier pays du Golfe à saluer l'accord de normalisation annoncé le 13 août entre les Emirats arabes unis et l'Etat hébreu.

La capitale bahreïnie Manama est la troisième étape d'une tournée au Moyen-Orient du responsable américain, entamée en Israël et qui doit s'achever aux Emirats. Au Soudan, M. Pompeo est arrivé à bord du "premier vol officiel direct Tel-Aviv-Khartoum".

Avec ce périple, M. Pompeo, dont le pays est un grand allié d'Israël, tente de convaincre d'autres pays arabes de suivre l'exemple des Emirats et de normaliser leurs liens avec l'Etat hébreu.

Mais au Soudan où il a effectué la première visite d'un chef de la diplomatie américaine depuis 2005, le Premier ministre Abdallah Hamdok, qui dirige un gouvernement de transition, lui a expliqué qu'une éventuelle normalisation n'était pas de son ressort.

"La phase de transition est dirigée par une large coalition avec un agenda spécifique visant à achever le processus de transition (...) jusqu’aux élections libres (en 2022). Le gouvernement de transition n'a pas de mandat au-delà de ces tâches pour décider de la normalisation avec Israël", a-t-il dit selon un communiqué.

M. Hamdok a aussi tenu à souligner devant M. Pompeo "la nécessité de dissocier la sortie du Soudan de la liste des pays soutenant le terrorisme de la question de la normalisation avec Israël".

- "Enormes opportunités" -

Le Soudan et Israël n'ont jamais entretenu de relations diplomatiques. Ils sont même techniquement en guerre et, durant les 30 ans de pouvoir d'Omar el-Béchir, le Soudan a accueilli des islamistes radicaux, dont le chef d'Al-Qaïda Oussama ben Laden. C'est pour punir le Soudan de ses mauvaises fréquentations que les Etats-Unis lui ont imposé des sanctions et l'ont placé sur leur liste des pays soutenant le terrorisme dans les années 1990.

Depuis le départ de M. Béchir sous la pression de la rue en 2019, les nouvelles autorités de transition en place cherchent à retirer le Soudan de la liste noire américaine pour relancer leur économie en crise, les sanctions américaines bloquant tout investissement au Soudan.

L'inflation atteint 143% en glissement annuel et la monnaie ne cesse de se déprécier face au dollar, sans oublier les répercussions de la pandémie de nouveau coronavirus.

"Personne ne doit s'attendre à un accord de paix du jour au lendemain", a indiqué un responsable du département d'Etat américain, se disant "très satisfait" des discussions avec les dirigeants soudanais.

Il a néanmoins ajouté qu'"il va de soi qu'une normalisation avec Israël débloquerait d'immenses opportunités économiques et (créerait) des emplois au peuple du Soudan".

- "Echec" -

Pour Marc Lavergne, directeur de recherches au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), la position soudanaise est "un échec pour les Américains qui pensaient pouvoir contraindre un pays pauvre et fragile comme le Soudan à normaliser ses relations avec Israël (...)".

Le Soudan "est déjà assez divisé pour ne pas en rajouter encore avec la normalisation avec Israël qui ne fait pas consensus. Il a d'autres chats à fouetter avec tous les problèmes qu’il a sur le dos", a-t-il ajouté, en allusion à la crise économique et les conflits avec des groupes rebelles.

Après un entretien en février en Ouganda avec le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil souverain au Soudan, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait évoqué "une coopération qui normalisera les relations" bilatérales. Mais le Soudan avait ensuite nié que cette question ait été abordée.

Mardi, la coalition des partis et de la société civile, qui avait dirigé la contestation anti-Béchir, a elle aussi jugé que le gouvernement actuel n'avait "pas de mandat" sur la question de la normalisation, en soulignant "le droit des Palestiniens à leur terre et à une vie libre et digne".

Les Palestiniens ont eux dénoncé l'accord Israël/Emirats et tentent de mobiliser des puissances étrangères pour y faire obstacle.

L'Egypte a été le premier pays arabe à conclure un traité de paix avec Israël, en 1979, suivie par la Jordanie en 1994.

Source : Challenges avec AFP

Arabie saoudite-Israël: pas de normalisation des relations sans paix avec les Palestiniens

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Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Faycal Ben Farhane (à gauche), avec son homologue allemand, Heiko Maas (à droite), à Berlin le 19 août 2020.L'Arabie saoudite ne normalisera pas ses relations avec Israël en l'absence de paix avec les Palestiniens. Le ministre des Affaires étrangères du royaume, Fayçal Ben Farhane, a réaffirmé cette position mercredi 19 août, quelques jours après l'annonce-surprise du rapprochement entre les Émirats arabes unis et l'État hébreu.

L'Arabie saoudite et Israël ont un adversaire commun : l'Iran. Une position partagée qui alimente les spéculations sur un rapprochement entre ces deux pays, qui ont également un puissant allié commun : les États-Unis. Mais pour le royaume saoudien, la normalisation des relations avec Israël n'est envisageable qu'à une condition : l'avènement d'un État palestinien indépendant.

« Il doit y avoir une paix entre Israël et les Palestiniens, s'appuyant sur des bases internationales reconnues. (...) Quand cela sera atteint, alors tout sera de nouveau possible », a déclaré le ministre des Affaires étrangères saoudien, Fayçal Ben Farhane, lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne. C'est aussi la formule du plan de paix arabe de 2002, une proposition saoudienne endossée par les autres pays de la Ligue arabe et qui visait à résoudre le conflit israélo-arabe.

Arabie saoudite versus Émirats arabes unis

En réaffirmant cette position traditionnelle, Ryad se distingue des Émirats arabes unis et de leur spectaculaire annonce de normalisation des relations avec l'État hébreu. S'il existe une coopération israélo-saoudienne, elle restera donc secrète. Cette différence d'approche montre à quel point les Émirats arabes unis développent désormais une politique autonome vis-à-vis du géant saoudien, avec lequel les sujets de convergence restent prédominants.

Bahreïn et Oman sont deux autres monarchies du Golfe que l'on dit tentées par un rapprochement avec Israël. Le Royaume et le Sultanat doivent désormais choisir entre la ligne saoudienne et celle des Émirats arabes unis.

Source : RFI

Trump annonce un «accord de paix historique» entre Israël et les Émirats arabes unis

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Trump annonce un «accord de paix historique» entre Israël et les Émirats arabes unisRFI - Israël et les Émirats arabes unis ont signé sous l'égide des États-Unis un « accord de paix historique », a tweeté jeudi Donald Trump, permettant à ces deux pays de normaliser leurs relations.

Il s'agit d'une « percée spectaculaire », a commenté Donald Trump, qualifiant cette normalisation d'« accord de paix historique entre nos deux grands amis ». Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a également évoqué un « jour historique » et un « pas décisif vers la paix au Moyen-Orient ».

« C'est un succès remarquable pour deux États parmi les plus en pointe et les plus avancés technologiquement dans le monde », a-t-il ajouté dans un communiqué.

« Les États-Unis espèrent que ce pas audacieux sera le premier d'une série d'accords clôturant 72 années d'hostilités dans la région », a poursuivi le ministre américain des Affaires étrangères.

« Bénis soient les faiseurs de paix. Mabrouk et Mazel Tov », a conclu Mike Pompeo, en utilisant la formule traditionnelle servant à présenter ses félicitations en arabe et en hébreu.

Cet accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis (EAU), négocié sous la houlette des États-Unis doit aboutir à une normalisation complète des relations diplomatiques entre les deux pays du Moyen-Orient.

L'accord prévoit qu'Israël suspende l'application de sa souveraineté sur plusieurs zones de Cisjordanie dont il évoquait l'annexion, ont précisé plusieurs responsables de la Maison Blanche.

Après de longues discussions tripartites, qui se sont accélérées récemment, l'accord a été conclu ce jeudi par téléphone entre Donald Trump, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et le cheik Mohammed Bin Zayed, prince héritier d'Abou Dhabi, précise la présidence américaine.

Source  : RFI

Joe Biden choisit la sénatrice Kamala Harris comme colistière

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Joe Biden choisit la sénatrice Kamala Harris comme colistièreRFI - Joe Biden a choisi la sénatrice Kamala Harris comme colistière pour l'élection présidentielle américaine de novembre, a annoncé sa campagne dans un message à ses partisans. Kamala Harris, 55 ans, devient ainsi la première femme noire sur un ticket présidentiel dans l'histoire des Etats-Unis.

Le candidat démocrate à la Maison Blanche Joe Biden a annoncé mardi avoir choisi la sénatrice noire Kamala Harris, 55 ans, pour défier avec lui Donald Trump dans les urnes le 3 novembre et devenir, en cas de victoire, la première femme vice-présidente des Etats-Unis.

« J'ai l'immense honneur d'annoncer que j'ai choisi Kamala Harris, combattante dévouée à la défense courageuse des classes populaires et l'une des plus grands serviteurs de l'Etat, comme ma colistière », a annoncé Joe Biden, 77 ans, ancien vice-président de Barack Obama.

Joe Biden et Kamala Harris s'exprimeront ensemble mercredi à Wilmington, dans l'Etat du Delaware, le quartier général du candidat démocrate. « Lorsque Kamala était procureure générale, elle a travaillé en étroite collaboration avec Beau » Biden, son fils décédé d'un cancer en 2015 dont il était très proche, poursuit le vétéran de la politique.

« J'ai observé comment ils ont défié les grandes banques, aidé les travailleurs, et protégé les femmes et enfants face aux mauvais traitements. J'étais fier à l'époque, et je suis fier désormais de l'avoir comme partenaire pour cette campagne ».

Fille d'immigrés jamaïcain et indienne, Kamala Harris accumule les titres de pionnière.

Après deux mandats de procureure à San Francisco (2004-2011), elle avait été élue, deux fois, procureure générale de Californie (2011-2017), devenant alors la première femme, mais aussi la première personne noire, à diriger les services judiciaires de l'Etat le plus peuplé du pays.

Puis en janvier 2017, elle avait prêté serment au Sénat à Washington, s'inscrivant comme la première femme originaire d'Asie du Sud et seulement la seconde sénatrice noire dans l'histoire américaine.

Candidate à la primaire démocrate, elle avait jeté l'éponge avant même le premier scrutin, en décembre.

Les appels pour que Joe Biden choisisse une colistière noire se multipliaient depuis le mouvement de protestation historique contre le racisme et les violences policières provoqué aux Etats-Unis par la mort de George Floyd fin mai.

Si elle connaît en effet bien le candidat, qu'elle appelle « Joe » en public, Kamala Harris avait surpris en l'attaquant avec virulence lors de leur premier débat démocrate, en 2019. Et certains électeurs progressistes lui reprochent son passé de procureure à la réputation dure envers les minorités.

A 78 ans en janvier, Joe Biden serait le plus vieux président américain à prendre ses fonctions s'il remportait l'élection.

Il a laissé entendre qu'il ne ferait qu'un mandat et sa vice-présidente devrait donc apparaître en dauphine désignée pour l'élection de 2024, voire être appelée à le remplacer en cas de grave souci de santé, ou de décès.

Source : RFI

 

Liban : Le Premier ministre Hassan Diab démission de son gouvernement

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France24 - Six jours après la double explosion qui a détruit une partie de Beyrouth, le Premier ministre libanais Hassan Diab a annoncé, lundi, la démission de son gouvernement.

La colère de la rue a été entendue. Du moins, c'est ce que souhaite exprimer le Premier ministre libanais Hassan Diab en annonçant, lundi 10 août, la démission de son gouvernement. Lors de son allocution, il a déclaré que la double explosion dans le port de Beyrouth, survenue le 4 août, était le résultat d'une "corruption endémique".

En moins de vingt-quatre heures, quatre ministres avaient déjà quitté leur poste. Dans l'après-midi, e gouvernement avait tenu une réunion au cours de laquelle "la plupart des ministres étaient en faveur d'une démission" du cabinet, a déclaré Vartiné Ohanian, ministre de la Jeunesse et des Sports.

Cette annonce intervient moins d'une semaine après la double explosion au port de Beyrouth, due à un dépôt de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium, qui a fait au moins 158 morts et 6 000 blessés. Lors de son allocution, Hassan Diab s'est par ailleurs dit aux côtés de ceux qui réclament que les responsables de ce "crime" soient traduits en justice.

"Tous veut dire tous"

La démission du gouvernement ne devrait cependant pas satisfaire le mouvement de protestation populaire, qui réclame le départ de toute la classe politique, dont le président Michel Aoun. Les Libanais sont appelés à manifester, lundi, devant le palais présidentiel de Baabda, à Beyrouth, pour réclamer la démission du chef de l'État.

Le Premier ministre, Hassan Diab, avait annoncé dès samedi, qu'il demanderait la tenue d'élections législatives anticipées. Mais ces élections ne sont pas l'une des principales revendications de la rue, car le Parlement est contrôlé par les forces traditionnelles, qui ont élaboré une loi électorale minutieusement calibrée leur permettant de servir leurs intérêts. "Tous veut dire tous", ont clamé ces deux derniers jours les manifestants, appelant au départ de tous les dirigeants.

Les manifestations du week-end à Beyrouth, qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, sont les plus importantes depuis le début, en octobre, du mouvement de protestation contre la crise économique et la corruption de l'élite politique.

Dimanche, les donateurs internationaux pour le Liban ont promis d'envoyer rapidement et sans condition près de 253 millions d'euros d'aide à Beyrouth. Mais ils ont précisé que la poursuite de leur soutien dépendrait de la mise en œuvre de réformes institutionnelles.

Source : France24 Avec AFP et Reuters

Un ex-espion accuse le prince héritier de vouloir l'assassiner

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Un ex-espion accuse le prince héritier de vouloir l'assassinerL'Orient-Le Jour - Un ancien espion saoudien a accusé jeudi le prince héritier saoudien Mohammad ben Salmane, dit "MBS", d'avoir tenté de l'assassiner en 2018, peu après le meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi en Turquie.

Dans une plainte déposée jeudi devant un tribunal de Washington, Saad Aljabri accuse MBS d'avoir envoyé une équipe de tueurs au Canada, où il vit en exil, pour le tuer et le démembrer de la même façon que M. Khashoggi. "Pour satisfaire ses envies de meurtre, l'accusé ben Salmane a personnellement orchestré une tentative d'exécution extrajudiciaire contre M. Saad, une tentative encore en cours à ce jour", indique la plainte.

Saad Aljabri affirme que le prince héritier saoudien veut sa peau parce qu'il est proche du prince Mohammad ben Nayef, dont MBS a pris la place comme héritier du trône. Il accuse aussi le prince de vouloir le faire disparaître parce qu'il en sait trop sur ses activités.

"M. Saad est dans une position unique pour représenter une menace existentielle pour l'image de ben Salmane auprès du gouvernement américain", note le document légal. "C'est pour ça que l'accusé ben Salmane veut sa mort".

Saad Aljabri était déjà à l'étranger en juin 2017 lorsque Mohammad ben Salmane a pris le pouvoir et assigné le prince Mohammad ben Nayef à résidence. L'ancien espion a refusé de revenir dans le royaume, craignant d'y subir le même sort. Il s'est installé au Canada, où vit un de ses fils et selon lui, une équipe d'assassins saoudiens a été envoyée aux Etats-Unis pour le rechercher.

Selon ses dires, 13 jours après l'assassinat de Khashoggi le 2 octobre 2018, une équipe que Saad Aljabri qualifie de "mercenaires personnels" du prince héritier est arrivée au Canada. Mais les services de sécurité canadiens leur ont refusé l'entrée sur le territoire, trouvant leur comportement suspect.

Il affirme que le groupe comprenait des experts en médecine légale et des équipements similaires à ceux du groupe accusé d'avoir étranglé puis découpé en morceaux le corps de Jamal Khashoggi dans le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul.

Les restes du collaborateur du Washington Post et critique du régime saoudien n'ont jamais été retrouvés. Saad Aljabri ajoute qu'en mars dernier, deux de ses enfants vivant encore en Arabie Saoudite ont été kidnappés. Il ne les a jamais revus.

L'ancien espion, qui dit avoir développé au cours des années des relations étroites avec la CIA, invoque la loi américaine sur la protection des victimes de torture pour demander des comptes au régime saoudien.

L'ambassade d'Arabie saoudite à Washington, contactée par l'AFP, n'a pas fait de commentaire.

Source : AFP

 

Beyrouth : les images apocalyptiques du jour d’après

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Vue de Beyrouth le 5 août 2020, au lendemain des explosions survenues dans le port de la capitale.Immeubles éventrés, hôpitaux débordés, familles endeuillées et sans domicile… les deux explosions survenues mardi 4 août ont plongé la capitale libanaise dans un chaos total.

Deux puissantes explosions ont secoué Beyrouth mardi en fin d’après-midi. Parties d’un entrepôt du port de la capitale où étaient stockées plus de 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, produit qui entre dans la composition de certains engrais mais aussi d’explosifs, ces déflagrations ont fait plus de 100 morts, 4000 blessés et 300 000 sans abris, selon le bilan provisoire délivré par la Croix Rouge libanaise.

Ressenties à des centaines de kilomètres, les explosions ont plongé la capitale dans un état post-apocalyptique. Immeubles détruits, familles endeuillées et sans logement, hôpitaux Champignon de fumée orange

Les explosions, dont le souffle a été ressenti jusque sur l’île Chypre, à plus de 200 kilomètres de Beyrouth, ont formé un nuage géant semblable à un champignon atomique. Les stocks de nitrate d’ammonium dans l’un des entrepôts du port sont suspectés d’être la cause du désastre.

  • Beyrouth sous les décombres

Bas du formulaire

Éclats de verre, véhicules en feu, bâtiments détruits … les images de Beyrouth au lendemain des explosions sont dignes d’une scène de guerre.

  • Hôpitaux saturés

Les secours s’affairent à transférer les victimes dans les différents hôpitaux de la capitale, débordés après les explosions.

  • Sauvetage improvisé

Des civils tentent d’évacuer un marin blessé alors qu’il se trouvait sur un navire qui accostait non loin du lieu de l’explosion qui a frappé le port de Beyrouth.

  • Solidarité citoyenne

Anonymes et soldats œuvrent main dans la main pour évacuer les habitants touchés par les violentes déflagrations.

  • L’hôpital Saint Georges à Achrafieh, très endommagé

Les hôpitaux de la capitale libanaise sont arrivés à pleine capacité mardi soir, certains d’entre eux ayant subi d’importants dégâts après les explosions. De nombreux patients sont renvoyés vers des établissements situés aux quatre coins du pays.

  • Course contre la montre

Les secouristes, épaulés par des agents de sécurité, ont cherché toute la nuit des survivants ou des blessés coincés sous les décombres des immeubles.

  • Drames humains

Des familles entières se retrouvent à la rue après la destruction de nombreux immeubles d’habitations. Ici, un père portant sa fille dans les rues de Beyrouth.

  • Tensions entre civils et autorités

Dans un contexte politique déjà tendu, les explosions survenues ce mardi 4 août ont engendré d’énièmes affrontements avec les forces de l’ordre. Ici des manifestants anti-gouvernementaux venus protester devant le ministère de l’Énergie et de l’Eau après le drame.

Source : jeuneafrique.com

L’enquête sur les finances de Trump pourrait s'étendre à des faits de fraude fiscale

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Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 3 août 2020.C'est un nouvel épisode dans les soucis juridiques de Donald Trump. L’enquête du procureur de New York sur les finances du président pourrait bien être plus large et s’étendre à des faits de fraude.

Dans des documents déposés lundi 3 août au tribunal, le procureur du district de Manhattan détaille un peu plus les investigations qu’il mène depuis un peu plus de deux ans sur les finances du président. Les 28 pages révèlent qu’il pourrait y avoir des faits de fraude bancaire et de fraude fiscale liées à l’entreprise Trump.
Des accusations sans fondement, dit Donald Trump.

« C’est la suite de la pire chasse aux sorcières de l’Histoire américaine. Des trucs de démocrates. Ils ont échoué avec Mueller. Ils ont échoué avec tout, avec le Congrès. Ils ont échoué à tous les jeux. Cela fait trois, quatre ans que ça dure, même depuis que je ne suis élu ! », a lancé le président américain.

Le procureur de Manhattan enquête sur des paiements effectués lors de la campagne de 2016 à deux maîtresses présumées de Donald Trump. Des faits pour lesquels l’avocat personnel du président a été condamné. Michael Cohen avait reconnu avoir acheté le silence des deux femmes.

Dans le cadre de son enquête, le procureur réclame l’accès aux documents financiers de Donald Trump, dont ses déclarations d’impôts. Chose que le président refuse.

Je m'abonne Et même si la Cour suprême lui a récemment ordonné de transmettre ces archives comptables, elle l’autorise à questionner la pertinence de certains documents réclamés. Ce que les avocats de Donald Trump continuent de faire. Certains accusent le président de vouloir gagner du temps jusqu’à l’élection, ou pour des raisons de prescription.

Source : RFI

Exil de Juan Carlos: l'Espagne divisée entre applaudissements et indignation

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L'ancien roi espagnol Juan Carlos, lors d'un sommet avec des responsables ibéro-américains, à Cadiz le 17 novembre 2012.Après avoir annoncé lundi 3 août qu’il quitterait l’Espagne, le roi émérite Juan Carlos a suscité des réactions très controversées, bien que son avocat assure qu’il ne cherche pas à échapper à la justice. Accusé de corruption, l’ancien chef d’État a pris cette décision pour « faciliter l'exercice des fonctions » de son fils, l’actuel monarque Philippe VI. Alors que beaucoup saluent sa décision, jugeant que sa présence en Espagne « salit » la monarchie, d’autres crient « honte ! ».

En février 1981, le roi Juan Carlos avait réussir à avorter une tentative de Coup d’État militaire et à préserver la démocratie. 39 ans plus tard, en fuyant son pays, il rend à « un autre grand service à l’Espagne »et« protège par ce biais l’institution monarchique », défend l’éditorialiste Luis Maria Anson, dont l’opinion résume parfaitement le sentiment majoritaire à Madrid.

Juan Carlos est accusé d’avoir des comptes bancaires frauduleux dans des paradis fiscaux, et cette situation est intenable pour son fils Philippe VI, l’actuel monarque. Il lui fallait donc partir impérativement, souligne le quotidien El Mundo. Même le journal monarchiste ABC, qui l’a toujours défendu, estime que son départ vers une destination inconnue, possiblement le Portugal, est « la seule solution » pour préserver le règne de Philippe VI, car sa présence le « salit ».

Applaudissements pour ce départ, donc, notamment auprès des principaux partis politiques. Mais, pour certains, notamment nationalistes et la gauche radicale, il s’agit d’« une honte ». « C’est une véritable fuite », souligne le quotidien eldiario.es, se faisant l’écho du chef de file de Podemos Pablo Iglesias, qui parle d’« une attitude indigne d’un ex-chef d’État ».

Soulagement d’un roi émérite trublion d’un côté, indignation pour sa lâcheté et son exil de l’autre. Et ce même si les avocats de Juan Carlos ont précisé qu’il resterait disponible pour la justice.

Source : RFI

Trump évoque, pour la première fois, un possible report de l'élection présidentielle

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Donald Trump à la Maison Blanche le 15 juin 2020.Sur Twitter, le président américain a évoqué ce jeudi, pour la première fois, l'hypothèse d'un report de l'élection présidentielle, mettant en avant des risques de fraude liés, selon lui, à l'épidémie de Covid-19.

« 2020 sera l'élection la plus inexacte et la plus frauduleuse de l'histoire », a tweeté ce jeudi le président américain, évoquant le recours élargi au vote par correspondance pour le scrutin du 3 novembre. « Ce sera une véritable honte pour les Etats-Unis. Reporter l'élection jusqu'à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité??? », a-t-il ajouté.

Une décision présidentielle ne peut suffire

Seul le Congrès a le pouvoir de décider du report d'une élection présidentielle. Plusieurs États américains veulent rendre le vote par courrier plus accessible afin de limiter autant que possible la propagation du Covid-19. Nombreux d'entre eux autorisent ce système de vote depuis des années et n'ont pas signalé de problèmes majeurs, à part des incidents isolés.

Depuis plusieurs semaines, Donald Trump, confronté à des sondages très défavorables, brandit pourtant le spectre de fraudes massives. Ses propos sur ce thème ont poussé fin mai Twitter à signaler pour la première fois l'un de ses tweets comme étant trompeur.

Fin avril, son adversaire démocrate Joe Biden avait prédit que le milliardaire ferait son possible pour reporter l'élection.

« Souvenez-vous de ce que je vous dis, je pense qu'il va essayer de faire reporter les élections d'une manière ou d'une autre, trouver des raisons pour lesquelles elles ne peuvent pas avoir lieu », avait-il lancé.

Quelques jours plus tard, M. Trump, interrogé lors d'un point de presse à la Maison Blanche, avait catégoriquement écarté cette hypothèse.

Source : RFI (Avec AFP)

Ben Zayed et Ben Salmane racolent Israël ouvertement et bradent El-Qods

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Ben Zayed et Ben Salmane racolent Israël ouvertement et bradent El-QodsDes sources égyptiennes ont indiqué que l’homme fort du régime d’Abu Dhabi s’active avec une perceptible détermination à la préparation d’une réunion au sommet entre les dirigeants de certains pays arabes et le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu.

Selon le journal arabophone édité à Londres, Al-Araby, des Etats du Golfe seraient sur le point de déclarer la tenue de cette réunion, qui ne sera plus secrète donc, et qui verra la participation du prince héritier saoudien, fils du gardien des Lieux saints de l’islam, Mohamed Ben Salmane, selon le média panarabe.

Le sommet devrait se tenir avant les élections en Israël. Les pays arabes qui se sont dit prêts à prendre part à ce rendez-vous interféreraient ainsi indirectement dans la politique intérieure d’Israël où Benyamin Netanyahu a peu de chance de rempiler.

Une défaite de l’ami des monarques du Golfe semble inquiéter ces derniers qui ont définitivement lâché la cause palestinienne en contrepartie de dividendes qu’ils comptent tirer du deal du siècle que le président américain, Donald Trump, vient de révéler, provoquant un vent de colère en Palestine et dans certains pays du Golfe, du Moyen-Orient et du Maghreb qui s’y opposent farouchement.

Toujours selon Al-Araby, qui cite des sources fiables, Mohamed Ben Salmane a rencontré le Premier ministre israélien, dans l’est de l’Egypte, durant la deuxième quinzaine du mois de novembre dernier. Une rencontre secrète suivie d’une autre à Washington, entre l’Emirati Mohamed Ben Zayed et Benyamin Netanyahu. Les deux rencontres ont eu lieu avant l’annonce du plan américain qui entre dans le cadre du Grand Moyen-Orient (GMO), élaboré par Washington depuis de longues années et dont le «printemps arabe» destructeur fait partie.

Tel-Aviv joue la carte iranienne pour attirer les monarchies du Golfe dans ses filets. Le Premier ministre israélien a, ainsi, fait savoir à ses interlocuteurs du Golfe que le Mossad détiendrait des informations selon lesquelles Téhéran préparerait un plan de déstabilisation de la Péninsule arabique, notamment l’Arabie Saoudite qui constituerait la première cible des mollahs. Le ministre israélien des Affaires étrangères avait admis, sans entrer dans les détails, que son pays et l’Arabie Saoudite étaient liés par des intérêts communs.

La normalisation entre le régime wahhabite des Al-Saoud et l’entité sioniste est en voie d’être annoncée publiquement. Ce qui risque de provoquer un soulèvement généralisé des peuples musulmans qui verraient dans ce rapprochement du serviteur des Lieux saints avec la puissance coloniale israélienne qui occupe El-Qods, une grave offense à l’islam.

H. A.

Source : Algérie Patriotique

Procès en destitution : le Sénat américain acquitte Donald Trump

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Procès en destitution : le Sénat américain acquitte Donald TrumpFrance24 - Le Sénat américain a prononcé mercredi l'acquittement de Donald Trump au terme de son procès en destitution. Les parlementaires ont voté "non coupable" concernant les deux chefs d'accusation retenus contre le président des États-Unis.

Le Sénat américain a acquitté Donald Trump, mercredi 5 février. Sans surprise, les parlementaires ont jugé le président des États-Unis non coupable concernant deux chefs d'accusation : abus de pouvoir et entrave à la bonne marche du Congrès.

La Chambre haute a jugé le président non coupable d'abus de pouvoir par 52 voix contre 48, reflet quasi fidèle du rapport de forces entre la majorité républicaine et la minorité démocrate, Mitt Romney étant le seul républicain à se ranger du côté des démocrates.

Elle a ensuite jugé le président non coupable d'entrave aux travaux du Congrès par 53 voix contre 47.

Donald Trump était le troisième président des États-Unis à faire l'objet d'un procès en destitution après Andrew Johnson en 1868 et Bill Clinton en 1998, tous deux ayant eux aussi été acquittés.

Ce vote met fin à une procédure initiée cet automne par les démocrates, majoritaires à la Chambre des représentants, et concrétisée par la mise en accusation formelle du président américain le 18 décembre dernier en séance plénière.

Il était accusé d'avoir fait pression sur son homologue ukrainien Volodimir Zelenski et conditionné le déblocage d'une aide militaire à l'ouverture par les autorités ukrainiennes d'enquêtes contre Joe Biden, son possible adversaire démocrate à l'élection présidentielle de novembre prochain.

Avec Reuters
Source : France24

 

 

Proche-Orient: Réunion, jeudi, au conseil de sécurité de l'ONU, sur le plan de paix américain

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Proche-Orient: Réunion, jeudi, au conseil de sécurité de l'ONU, sur le plan de paix américain20 Minutes - Les Etats-Unis ont demandé une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU jeudi pour une présentation par le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, du plan de paix américain pour le Proche-Orient rejeté par les Palestiniens, a appris lundi l'AFP de sources diplomatiques.

Elle vise pour Washington à exposer ce plan américain dévoilé la semaine dernière et à entendre les positions des 14 autres Etats membres du Conseil, ont précisé les mêmes sources.

Cette réunion interviendra quelques jours avant la venue à New York du président palestinien Mahmoud Abbas, attendue le 11 février selon des diplomates, pour manifester à l'ONU son opposition au projet américain et réclamer l'application du droit international.

A l'occasion de cette visite du président Abbas, les Palestiniens ont indiqué avoir l'intention de soumettre un projet de résolution au Conseil de sécurité, via l'entremise de la Tunisie, membre non permanent du Conseil.

Une résolution en pourparlers

Aucune indication n'a filtré jusqu'à présent sur le contenu de cette future résolution à laquelle les Etats-Unis devraient s'opposer, au besoin en utilisant leur droit de veto si le texte recevait lors du scrutin le minimum requis de neuf voix favorables pour son adoption.

Fin 2017, une résolution d'inspiration palestinienne pour condamner la reconnaissance unilatérale par Washington de Jérusalem comme capitale d'Israël avait recueilli 14 voix favorables, mais les Etats-Unis avaient mis leur veto à son adoption.

Une résolution similaire proposée dans la foulée à l'Assemblée générale de l'ONU, composée de 193 membres et où le droit de veto n'existe pas, avait recueilli 128 voix pour, 9 contre et 35 abstentions tandis que 21 pays avaient choisi de ne pas être présents.

Jared Kushner est l'artisan du plan de paix révélé il y a près d'une semaine par le président Donald Trump et qui a été rejeté samedi par la Ligue arabe, puis lundi par l'Organisation de la coopération islamique (OCI).

Un plan très favorable à Israël

Il accorde de nombreuses concessions à Israël, en proposant notamment de créer une capitale d'un éventuel Etat palestinien à Abou Dis, un faubourg de Jérusalem. Les Palestiniens, eux, veulent faire de l'ensemble de Jérusalem-Est la capitale de leur Etat.

Dans son projet, Donald Trump prévoit aussi l'annexion de l'ensemble des colonies israéliennes, ainsi que de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967.

Aucune précision n'a pu être obtenue dans l'immédiat auprès de la mission américaine sur la demande des Etats-Unis d'une réunion du Conseil de sécurité.

Dans un communiqué samedi, l'ambassadeur israélien auprès de l'ONU, Danny Danon, avait annoncé être engagé dans une campagne à l'ONU pour persuader ses membres de ne pas soutenir une action palestinienne hostile au plan.

"Mahmoud Abbas doit comprendre que les discours à New York ne mèneront pas à la résolution du conflit entre Jérusalem et Ramallah. La communauté internationale doit admettre qu'Abbas est le seul à s'opposer à la paix", a-t-il dit.

Fabrice Pouliquen
Source : 20 Minutes (France)

 

 

Le « plan de paix » de Donald Trump unanimement rejeté par les Palestiniens et leurs alliés

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Le président palestinien Mahmoud Abbas.Les Palestiniens et leurs alliés ont immédiatement désavoué le plan de paix pour le Proche-Orient du président Trump, présenté mardi 28 janvier, et favorable à Israël. Tour d’horizon des réactions.

Sans surprise, les propositions du président américain ont immédiatement été rejetées par les Palestiniens. Ce plan, favorable à Israël auquel il accorde de nombreuses garanties et notamment un feu vert pour annexer les colonies, « ne passera pas » a rapidement réagi le président palestinien Mahmoud Abbas.

« Il est impossible pour n’importe quel enfant, arabe ou palestinien, d’accepter de ne pas avoir Jérusalem » comme capitale d’un État palestinien, a déclaré le président Abbas pour signifier l’étendue, selon lui, du refus palestinien de voir Jérusalem devenir la capitale « indivisible » d’Israël, comme l’a proposé le président américain.

Affichant son optimisme sur le devenir de ce projet « très détaillé », le locataire de la Maison Blanche a estimé qu’il pouvait permettre de faire « un grand pas vers la paix ». Parmi les nombreux points sensibles de ce plan, figure la reconnaissance de l’annexion par Israël à son territoire des colonies qu’il a implantées en Cisjordanie occupée, en particulier dans la vallée du Jourdain.

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Le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a formellement rejeté ce plan. Avant même l’annonce du président Trump, le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, avait averti que ce plan pourrait conduire les Palestiniens vers une « nouvelle phase » de leur lutte. Pour le mouvement chiite libanais Hezbollah, cette proposition n’est qu’une « tentative d’éliminer les droits du peuple palestinien, historiques et légitimes ».

« Voué à l’échec »

De fait, le plan du président Trump accorde nombre de garanties territoriales à Israël, bien au-delà des frontières existantes au moment de la guerre des Six Jours de 1967.

L’Iran a jugé que « le plan de paix de la honte imposé par l’Amérique aux Palestiniens est la trahison du siècle et est voué à l’échec ». Pour le ministère turc des Affaires étrangères, ce projet « mort-né » est un « plan d’occupation visant à tuer une solution à deux États et à extorquer des territoires palestiniens ».

La Jordanie a pour sa part estimé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, que l’établissement d’un État palestinien indépendant sur les frontières de 1967 restait « la seule voie pour une paix globale et durable ».

L’Égypte a adopté une position neutre, se contentant d’appeler Israéliens et Palestiniens à un examen « attentif » et « approfondi » du plan. « L’Égypte appelle les deux parties concernées à un examen attentif et approfondi de la vision américaine (…) et à ouvrir des voies de dialogue, sous les auspices des États-Unis, pour une reprise des négociations », afin de parvenir à « une paix juste et globale » et « à l’établissement d’un État palestinien indépendant », a indiqué Le Caire dans un communiqué.

L’ONU s’en tient « aux frontières définies en 1967 »

Du côté des alliés des États-Unis, Londres était mardi soir le plus positif, qualifiant le plan de « proposition sérieuse » qui « pourrait constituer une avancée positive ». Le chef de la diplomatie de l’Union européenne Josep Borrell s’est pour sa part contenté d’indiquer que l’UE allait « étudier et évaluer les propositions avancées », tout en réaffirmant son engagement « ferme » en faveur d’« une solution négociée et viable à deux États ».

La Russie a de son côté prôné des « négociations directes » entre Israélien et Palestiniens, afin de parvenir à un « compromis mutuellement acceptable ». « Nous ne savons pas si la proposition américaine est mutuellement acceptable ou non. Nous devons attendre la réaction des parties », a déclaré aux agences russes le vice-ministre des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

À New York, le porte-parole des Nations unies a rappelé que l’organisation internationale s’en tenait aux frontières définies en 1967. « La position des Nations unies sur la solution à deux États a été définie à travers les ans par des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale auxquelles est tenu le secrétariat » de l’ONU, a précisé Stéphane Dujarric.

Source : jeuneafrique.com