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Politique dans le Monde

La Colombie reconnaît officiellement l’Etat de Palestine

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media La Colombie a officiellement reconnu l’Etat de Palestine. La décision a été annoncée au lendemain de l’investiture du nouveau président Ivan Duque. Elle a été prise le 3 août, quatre jours avant que le président Juan Manuel Santos ne quitte ses fonctions. La Colombie était un des trois derniers Etats du continent sud-américain avec le Panama à ne pas avoir reconnu la Palestine.

C’est une gifle à un allié fidèle, dit le communiqué de l’ambassade d’Israël qui s’étonne du timing de la décision. Elle réjouit évidemment la mission diplomatique palestinienne et la communauté des Palestiniens établis ici, souvent depuis deux, trois, voire quatre générations.

Comment expliquer cette décision tardive de Juan Manuel Santos, très ami d’Israël ? Parce que son prix Nobel de la paix l’a exposé à des pressions de plus en plus fortes.

Le gouvernement d’Ivan Duque fait mine d’être agacé par la décision, comme s’il s’agissait d’un coup bas de son prédécesseur. Le nouveau ministre des Relations extérieures Carlos Holmes Trujillo a indiqué qu’il allait étudier la question, laissant entendre que la Colombie pourrait revenir sur sa décision.

Mais toutes les sources confirment qu’Ivan Duque et Carlos Holmes Trujillo ont été associés à la décision et l’ont approuvée. Au cours de sa campagne, Duque avait annoncé qu’il envisageait de déplacer l’ambassade de Colombie en Israël à Jérusalem, provoquant le tollé de cette communauté palestinienne qui est très puissante sur la côte et vote très à droite. Ivan Duque a dû faire marche arrière.

Source : RFI

Sahara occidental : Horst Köhler devant le Conseil de sécurité de l’ONU

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L'envoyé spécial onusien pour le Sahara occidental doit passer ce mercredi devant les membres du Conseil de sécurité à New York. Entre sa dernière tournée et les discussions autour du prolongement du mandat de la Minurso, Horst Köhler doit surtout faire face à la lassitude des diplomates.

C’est le 16 août 2017 que António Guterres, secrétaire général des Nations unies, avait annonçé sa décision de nommer un nouvel envoyé personnel pour le Sahara occidental, en la personne de Horst Köhler. Un an plus tard, presque jour pour jour, ce dernier doit passer devant le Conseil de sécurité de l’ONU. Un briefing à huis clos, prévu à 15 heures à New York, durant lequel l’Allemand devrait notamment revenir sur sa récente tournée.

Fin juin, il avait rencontré des représentants du Maroc, du Front Polisario et de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), mais aussi les parties algériennes et mauritaniennes, en passant par Alger, Tindouf, Nouakchott, Rabat, Laâyoune, Smara…

Droits de l’homme

L’envoyé spécial onusien, déjà passé devant le Conseil de sécurité en mars dernier, pourra ainsi donner son sentiment sur les questions que se posent les membres de l’institution. En avril 2018, ces derniers se disaient par exemple encore « préoccupés par la présence du Front Polisario dans la zone tampon de Guerguerat ». Les membres du Conseil devraient être d’autant plus attentifs aux informations de Horst Köhler, ayant bien besoin d’éléments sur la situation : en avril dernier, ils ont en effet prolongé de six mois le mandat de la Minurso. En octobre prochain, ils devront donc de nouveau discuter de cet épineux sujet, qui ne laisse jamais sans débats.

Au Conseil de sécurité, on compte deux alliés du Maroc sur les cinq membres permanents : les États-Unis et la France. Parmi les dix membres non permanents actuels, la Côte d’Ivoire, un autre traditionnel ami du Maroc, qui n’a pas manqué de « saluer les efforts du royaume » lors des discussions autour du dernier renouvellement du mandat de la Minurso.

En revanche, la Suède est une voix plus critique des positions marocaines. À Stockholm, bien des députés poussent pour que leur gouvernement se prononce en faveur d’une extension du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l’homme, une ligne rouge pour Rabat. En 2013, une proposition américaine dans ce sens avait suscité la colère de Rabat.

En juin dernier, le Jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme sur le départ, avait souligné que son département était disposé à mener une mission technique au Sahara occidental. En avril, le Conseil de sécurité « encourageait à renforcer la coopération avec le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, y compris en facilitant des visites dans la région… »

Une lassitude des diplomates ?

Horst Köhler n’a jamais caché son but : convaincre les différentes parties de reprendre les négociations directes, interrompues depuis six ans. L’envie semble partagée. « La routine n’est plus acceptable », commentait ainsi l’ambassadeur suédois à l’ONU, en avril dernier. Le même mois, Washington, à propos de son vote sur la prolongation du mandat de la Minurso, tranchait : « La Minurso est une mission de maintien de la paix qui aurait dû finir son travail il y a longtemps. (…) Nous, le Conseil de sécurité, nous avons laissé le Sahara occidental devenir un exemple de conflit gelé. » De son côté, António Guterres concluait ainsi, en mars dernier, son rapport sur la région : « Le conflit sur le Sahara occidental n’a que trop duré, il faut y mettre un terme… »

Le Front Polisario a lancé en juin un appel au Conseil de sécurité, au secrétaire général de l’ONU et à Horst Köhler, afin d’organiser dans « les plus brefs délais des négociations directes » avec le Maroc. De son côté, Rabat insiste : en cas de négociations, l’Algérie étant impliquée dans le conflit, elle devra y être associée. « Je voudrais, comme le Conseil de sécurité, exhorter à nouveau les États voisins, l’Algérie et la Mauritanie, à apporter leur concours au processus politique et à s’engager plus avant dans les négociations », écrivait Guterres dans son rapport.

Source : jeuneafrique.com

 

Libye: l'Italie ne reconnaît plus l'accord du 29 mai approuvé à Paris

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Les dernières déclarations de l'ambassadeur italien en Libye ont suscité, depuis samedi dernier, une avalanche de protestations. Lors de sa visite à Zentan, Giuseppe Perrone a considéré que son pays ne reconnaît que le plan de route de l'ONU pour la Libye. L'Italie ne reconnaît donc plus l'accord du 29 mai approuvé à Paris par plusieurs partis libyens et internationaux, en présence d'un représentant italien. L'accord prévoit la tenue des élections avant la fin de l'année.

L'Italie, ancienne puissance coloniale et premier investisseur en Libye, ce pays qui possède la première réserve pétrolière en Afrique, ne semble plus manquer une occasion pour critiquer ouvertement la France sur le dossier libyen. Rome « voit dans l'intervention de la France une menace pour ses intérêts », selon le parlementaire libyen Youssef al Dersi. Pour lui, son pays s'est transformé en un terrain de lutte d'influence entre Rome et Paris. Une position partagée par plusieurs responsables libyens.

Le politologue Saad al Aril compare même le rôle italien aujourd'hui en Libye à celui joué jadis par la Belgique au Congo.

Quant aux Libyens qui se sont inscrits massivement sur les listes électorales, ils dénoncent le silence du gouvernement d'union nationale, face à ce qu’il nomme « les ingérences étrangères ».

En effet, Rome refuse la date prévue pour les élections de 10 décembre prochain. Courant juillet, la ministre de la Défense italienne indiquait que « l'accélération du processus électoral n'apportera pas la stabilité en Libye si elle n’est pas accompagnée d'une réconciliation globale ».

Ces critiques à peine voilées de la position française sont relayées par le ministre de l'Intérieur et le Premier ministre. Ce dernier considère qu'il revient à l'Italie de diriger le dossier libyen. L'Italie qui organisera en septembre prochain une conférence internationale sur la Libye.

La France s'est contentée de rappeler que l'Italie avait pourtant accepté le principe des élections en 2018 lors de l'accord de Paris.

« Il y a des intérêts des deux pays, surtout sur le pétrole libyen... »

Analyse d'Alfio Mastropaolo, professeur de Sciences politiques à l'université de Turin.

Source : RFI

 

Sanctions US: Erdogan demande le gel des avoirs en Turquie de ministres américains

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Sanctions US: Erdogan demande le gel des avoirs en Turquie de ministres américains Le président turc Recep Tayyip Erdogan a demandé samedi le gel en Turquie des avoirs des ministres américains de la Justice et de l'Intérieur, répliquant à des sanctions similaires prises par Washington en lien avec la détention d'un pasteur américain. "Jusqu'à hier soir nous sommes restés patients. Aujourd'hui j'en donne l'instruction: nous gèlerons les avoirs en Turquie des ministres américains de la Justice et de l'Intérieur, s'ils en ont", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours télévisé à Ankara.
"Nous ne voulons pas être partie de jeux perdant-perdant. Déplacer une dispute politique et judiciaire sur le terrain économique nuit aux deux pays", a-t-il néanmoins tempéré.

Les tensions déjà vives entre les deux pays, alliés au sein de l'Otan, ont atteint un nouveau palier cette semaine, en raison de la détention en Turquie d'un pasteur américain accusé d'activités "terroristes" et d'espionnage.

Washington a imposé dès mercredi soir des sanctions contre les ministres turcs de l'Intérieur et de la Justice, pour leur rôle présumé dans cette affaire.

Assurant que la Turquie ne céderait pas à ces menaces, Ankara avait immédiatement juré de répliquer, mais n'avait rien annoncé jusqu'à samedi, appelant plutôt au dialogue.

C'est également la première fois que M. Erdogan s'exprimait sur les sanctions, qui, selon lui, ne "conviennent pas à une coopération stratégique".
Les sanctions américaines "sont très irrespectueuses de la Turquie", a-t-il poursuivi, s'exprimant devant des membres de son parti à Ankara.

"La Turquie est un Etat de droit", a également martelé le président turc, qui affirme toujours ne pas pouvoir intervenir dans le procès du pasteur américain.

"Ceux qui pensent pouvoir faire reculer la Turquie avec un langage menaçant et des sanctions absurdes ne connaissent pas ce pays"
, a-t-il ajouté.

Washington a fait de la libération du pasteur Andrew Brunson une priorité et haussé le ton la semaine dernière après le placement du pasteur en résidence surveillée après un an et demi de détention.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Affaire Benalla: les deux motions de censure rejetées par l'Assemblée

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media L'exécutif français était la cible de toutes les critiques ce mardi 31 juillet à l'Assemblée nationale lors du débat de deux motions de censure déposées par la droite et la gauche qui exigent des explications sur l'affaire Benalla.

Comme attendu, l'Assemblée nationale a rejeté les deux motions de censure déposées par la droite et les gauches. La première, celle du groupe Les Républicains, n'a été adoptée que par 143 élus : les LR, les 17 Insoumis et 14 communistes, mais aussi 11 non inscrits, dont Marine Le Pen. Il en aurait fallu 289 pour faire chuter le gouvernement. La deuxième n'a rassemblé que 74 votes.

Si elles n'avaient aucune chance d'aboutir, étant donné que le gouvernement dispose de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, ces motions ont offert une tribune aux opposants. Tous se rejoignent sur un point : le scandale Benalla, du nom de cet ancien collaborateur d'Emmanuel Macron qui a molesté des manifestants le 1er-Mai, est celui du président de la République. C'est bien lui qui est visé.

Christian Jacob, le chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée, accuse le chef de l'Etat d'avoir protégé cet ex-adjoint au chef de cabinet de l'Elysée. Il accuse aussi le gouvernement d'avoir failli en laissant Alexandre Benalla accroître son pouvoir. Le communiste André Chassaigne a renchéri à la tribune en brocardant l'ultra-concentration des pouvoirs à l'Elysée, qui affaiblit selon lui « l'Etat de droit ».

Le chef du gouvernement Edouard Philippe a répliqué quelques minutes plus tard. Vous n'arriverez pas à atteindre le président de la République, a-t-il prévenu. Il n'y a pas de milice parallèle, il n'y a pas de dérive monarchique, a-t-il encore lancé sous les applaudissements de la majorité.

Le Premier ministre s'en est ensuite pris à la coalition des opposants qui, selon lui, ne cherchent pas la vérité mais instrumentalisent cette affaire pour ralentir le rythme des réformes. Pour Edouard Philippe, ces motions de censure sont en réalité des motions de blocage. Il s'est ensuite lancé dans un plaidoyer de l'action gouvernementale, avant de déclarer : « Nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu'au bout. »

Source : RFI

 

France: avec l'affaire Benalla, le Sénat tient sa revanche

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mediaAprès le ministre de l'Intérieur, le secrétaire général de l'Elysée ou le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, c'est au tour du patron de La République en Marche d'être auditionné par le Sénat. Proche du chef de l'Etat, Christophe Castaner, par ailleurs secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, sera entendu ce mardi 31 juillet par la commission des Lois du Sénat présidée par Philippe Bas (sénateur LR), une commission qui - contrairement à celle de l'Assemblée - continue d'enquêter sur l'affaire Benalla. Sans coups d'éclat, mais avec persévérance.

Voilà plus d'une semaine que Philippe Bas jubile. « Heureusement qu’il y a encore le Sénat pour servir de contre-pouvoir », a-t-il fanfaronné ce lundi sur Twitter. Le président de la commission des Lois du Sénat incarne le regain de santé de la Chambre haute du Parlement, dominée par l'opposition de droite. C'est lui qui mène les auditions.

A la fois flegmatique et accrocheur, Philippe Bas prend un malin plaisir à titiller ses interlocuteurs sur des points techniques, à leur administrer des leçons de droit et à leur lancer au passage des piques bien senties. Le tout dans une ambiance feutrée qui tranche avec les coups d'éclat, le brouhaha et les portes qui claquent de la commission de l'Assemblée.

« Nous ne sommes pas dans les " chicailleries " politiques, assure la sénatrice les Républicains Fabienne Keller, mais nous sommes déterminés à identifier les dysfonctionnements qui ont mené à cette affaire. »

Les sénateurs étaient rabaissés en représentants de l' « ancien monde », ils tiennent avec l'affaire Benalla leur revanche : ils ont déjà auditionné 20 personnes contre 8 à l'Assemblée nationale, où le parti macroniste règne en maître.


Deux motions de censure examinées mardi à l’Assemblée

Fait rarissime : ce n'est pas une, mais deux motions de censure que les députés examineront à l'Assemblée mardi après-midi. Elles font suite à l'affaire Benalla : l'une déposée par le parti de droite les Républicains, l'autre par les trois partis de gauche, le PS, les communistes et la France Insoumise. Ces deux motions seront soumises au vote des parlementaires, une initiative symbolique.

La motion de censure est l'outil parlementaire qui peut renverser le gouvernement. Pour être adoptée, elle doit être votée par la majorité absolue, c'est-à-dire au moins 289 députés.

Les deux motions présentées mardi n'ont aucune chance d'être adoptées, puisque les partis d'opposition sont minoritaires, et que les députés En Marche représentent à eux seuls plus de 300 sièges.

Les députés peuvent à tout moment déposer une motion de censure, il faut rassembler au minimum 58 signatures pour qu'elle soit présentée à l'Assemblée.

La droite a pu le faire facilement : les Républicains disposent de 103 députés, la gauche elle a dû rassembler les forces des Insoumis, des communistes et des socialistes pour atteindre le seuil.

Les Insoumis ont déjà annoncé qu'ils voteraient la motion présentée par les Républicains. Les socialistes refusent de leur côté de voter la motion de la droite, déclarant qu'il y a trop de différences entre les deux partis. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, a, elle, affirmé qu'elle voterait les deux textes.

C'est la première fois du quinquennat d'Emmanuel Macron que les députés de l'opposition désavouent le gouvernement en utilisant la motion de censure.

Source : RFI

 

Pakistan: Imran Khan se proclame victorieux des élections législatives

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mediaAu Pakistan, les résultats partiels des élections législatives font émerger un candidat: Imran Khan. Après trois premières tentatives ratées, l'ancien champion de cricket est bel et bien sur le point de remporter les élections Pakistanaises. Même si le décompte des votes n’est pas complètement terminé, sa formation apparait largement en tête, loin devant son principal adversaire, le PML-N du clan Sharif.

Imran Khan a fait un long discours d’une demi-heure à la télévision pakistanaise, un discours qu’il a commencé par ces mots « Grâce à Dieu, après vingt-deux ans de lutte, les Pakistanais m’ont donné un mandat ».

Il a ensuite énuméré les enjeux à venir pour son gouvernement. Et notamment la lutte contre la corruption et les excès des puissants, utilisant cette expression : « Je mettrai fin à cette culture du goût du luxe », un propos paradoxal de la part d’un ancien playboy.

Imran Khan a aussi promis de relancer l’économie pakistanaise et a multiplié les promesses sociales. Avec lui, a-t-il affirmé « les miséreux et les riches seront enfin soumis à la même loi »

Quant à la controverse sur les accusations de fraude qui entachent ce scrutin, il s’est dit prêt à collaborer à toutes les enquêtes qui lui seraient présentées, ajoutant même que d’après lui, ces élections avaient été les plus transparentes de l’histoire du pays.

Imran Khan, un sportif de haut niveau, un flambeur et un homme politique

Imran Khan a d’abord fait rêver l'Angleterre. Lorsqu’il débarque du Pakistan pour finir ses études à Oxford, il est encore un beau gosse d'à peine 20 ans. A Londres, il fait la fête en boîte de nuit. Le play-boy sort beaucoup, se fait des amis riches et haut placés, devient glamour. Et son mariage en 1995 avec une héritière anglaise de 22 ans de moins que lui n'en finit pas de passionner les tabloïds

Imran Khan a aussi fait rêver les fans de cricket. Un sport qui, au Pakistan, est comme le foot au Brésil, une culture à part entière. Le sportif joue pendant 20 ans en équipe nationale, prend sa retraite, puis est rappelé à 39 ans et mène son pays au titre de champion du monde. Sa légende est écrite.

Aujourd'hui, il fait rêver ses partisans, grâce à son discours populiste. Il entend nettoyer la classe politique pakistanaise. Mais à quel prix ? L'armée, qui le soutient sans le dire. Des alliances douteuses avec les partis islamistes. Un caractère illisible, un programme qui change au gré de l'actualité. Ceux qui ne rêvent pas d'Imran Khan, ce sont les cercles libéraux, où il a déjà gagné son surnom : le Donald Trump du Pakistan.

Source : RFI

 

France: Macron fragilisé par l'affaire Benalla, la majorité divisée

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mediaLa réponse tardive de l'Elysée à l'affaire Benalla n'aura pas suffi à éteindre l'incendie. L'annonce du licenciement du collaborateur d'Emmanuel Macron n'a pas fait taire l'opposition, qui réclame désormais une audition rapide de Gérard Collomb. Certaines voix, comme Benoit Hamon, vont même jusqu'à réclamer sa démission. Un vrai coup dur pour Emmanuel Macron dont l'image sortira considérablement affaiblie de cette séquence.

C'est incontestablement une affaire qui éclabousse Emmanuel Macron. Ils sont nombreux comme le député de La France insoumise Eric Coquerel à considérer que l'affaire Benalla fragilise avant tout le président de la République.

Il y a eu l'absence de saisie de la justice révélatrice d'un monde macronien moins exemplaire qu'imaginé. Il y a aussi eu les erreurs de communication. Mais ce qui pourrait être le plus dur à gérer pour le chef de l'Etat, c'est l'effet de cette affaire sur sa propre image. En mettant 36 heures à lâcher Alexandre Benalla, Emmanuel Macron renforce l'idée qu'il gouverne entouré de son petit cercle de fidèles.

En refusant de s'exprimer, le chef de l'Etat entretient par ailleurs sa réputation de personne autoritaire. Enfin, en s'entourant d'un homme comme Alexandre Benalla, en lui ouvrant les ors de la République, en le protégeant, ou en donnant l'impression de le protéger, Emmanuel Macron écorne une fonction présidentielle qu'il avait pourtant voulu réhabiliter après les quinquennats de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

L'affaire arrive en plus alors que le président dévissait dans les sondages. Même la victoire des Bleus ne lui avait pas permis de regagner des points de popularité.

« C’est bien plus que l’affaire Alexandre Benalla, il y a des questions à se reposer sur le mode de fonctionnement d’une partie de l’entourage du président de la République [François-Michel Lambert] Nous n’avons pas encore tous les éléments qui permettent de se faire une idée précise de ce qui s’est passé », [Gilles Le Gendre].

Source : RFI

 

Sommet à Helsinki: Trump évoque un dialogue «direct et ouvert» avec Poutine

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mediaLe président russe Vladimir Poutine a jugé lundi ses pourparlers à Helsinki avec son homologue américain Donald Trump «très réussis et très utiles».  « Nous avons eu un dialogue direct, ouvert et très productif... Ce n'est qu'un début » a déclaré de son côté Donald Trump. Le président américain Donald Trump a qualifié de « désastre » l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine, assurant en avoir parlé directement avec son homologue russe Vladimir Poutine.

« Les pourparlers se sont tenus dans une atmosphère franche et de travail. Je les considère très réussis et très utiles », a déclaré M. Poutine lors d'une conférence de presse commune à l'issue de la rencontre. « En gros, nous sommes contents de notre première véritable rencontre (...). Nous avons bien parlé (...), et j'espère que nous avons commencé à mieux nous comprendre », a-t-il assuré.

« Nous n'avons pas pu +tout déblayer+, mais nous avons fait un pas important dans cette direction », a souligné le président russe.

Vladimir Poutine a réitéré que la Russie « ne s'est jamais ingérée » dans les élections américaines, en précisant que le président américain avait évoqué ce sujet qui fait l'objet d'une enquête aux Etats-Unis. « Il est évident pour tout le monde que nos relations bilatérales traversent une période difficile, mais il n'y a pas de raison objective » aux difficultés dans ces relations, a-t-il affirmé.

Le président Donald Trump a qualifié de « désastre » l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine. « Cette enquête est un désastre (...). Il n'y a eu aucune collusion. Tout le monde le sait (...). Nous avons mené une campagne remarquable et c'est la raison pour laquelle je suis président », a déclaré le président américain lors de la conférence de presse. Donald Trump a souligné que Vladimir Poutine conteste « avec force ».

Le président Vladimir Poutine a proposé à l'issue de sa rencontre à Helsinki avec Donald Trump, de permettre à Washington d'interroger les agents du renseignement russe.

« Nous avons un accord entre les Etats-Unis et la Russie datant de 1999 sur l'aide dans les affaires criminelles et cet accord fonctionne encore. Dans ce cadre, (le Parquet américain) peut envoyer une demande pour mener l'interrogatoire de ces gens qui sont soupçonnés », a déclaré Vladimir Poutine. .

Vladimir Poutine a dit qu'il voulait voir Trump président, car « il parlait de normalisation des relations russo-américaines ». « Oui, je voulais qu'il gagne parce qu'il parlait de normalisation des relations russo-américaines », a-t-il déclaré lors de la ocnférence de presse conjointe.

Le président russe a suggéré à son homologue américain une coopération dans le domaine du pétrole et du gaz de schiste. Vladimir Poutine « assure » à Trump que le transit de gaz par l'Ukraine continuera.

Source : RFI

 

 

Espagne: Juan Carlos accusé par une ex-maîtresse de corruption et fraude fiscale

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mediaSelon plusieurs journaux espagnols, l’ancien roi Juan Carlos aurait été coupable durant son règne de fraude fiscale et de corruption sur des marchés publics. Le tribunal suprême décidera si ces accusations doivent impliquer une mise en examen.

Le scandale est venu d’une ancienne maîtresse du roi émérite Juan Carlos, une aristocrate allemande dénommée Corinna zu Sayn-Wittgenstein. A l’en croire et à en croire des enregistrements édifiants, l’ancien monarque espagnol avait réalisé durant les années 2000 plusieurs délits financiers.

Il aurait notamment touché 80 millions d’euros de commission sur un marché public concernant la construction d’un train rapide en Arabie saoudite. Toujours selon son ancienne maîtresse, le roi posséderait un patrimoine non déclaré et considérable sur des comptes en Suisse. En 2012, soit deux ans avant son abdication en faveur de son fils, il aurait bénéficié de l’amnistie fiscale du gouvernement Rajoy. Une amnistie qui lui aurait permis de rapatrier une partie de cet argent frauduleux, et donc de le blanchir.

Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez pour qui la monarchie est un pilier indiscutable est très gêné par cette affaire et affirme que ces enregistrements sont de « l’histoire ancienne ». Plus gêné encore, Philippe VI, le fils de Juan Carlos, qui tente comme il le peut de redorer le blason d’une institution éclaboussée depuis des années par des scandales.

Source : RFI

 

Le retour en force des Etats-Unis dans le dossier libyen

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Le retour en force des Etats-Unis dans le dossier libyenWashington reprend le dossier libyen après l'avoir pratiquement abandonnée depuis l'arrivée du président Donald Trump au pouvoir. Le président américain semblait préféré laisser la gérance de ce dossier aux européens, mais il semble avoir changé d’avis.

Donald Trump l'a franchement exprimé en obligeant, ce 10 juillet, les partis libyens à reprendre la production et l’exportation du brut. Alors que les opérations étaient arrêtées depuis juin dernier en raison d’instabilité politique, il a fallu moins de 24 heures après l’intervention de Washington, pour que les choses reviennent à la norme.

La première puissance mondiale a besoin en urgence du brut libyen. Elle encercle l'Iran, le troisième exportateur mondial du brut et elle presse l'organisation des pays exportateurs (l'Opep) à augmenter la production afin de baisser des prix en augmentation.

D’autres interventions américaines ont récemment eu lieu. Le 2 juillet, Stéphanie Williams a été nommée représentante spéciale adjointe à Ghassan Salamé pour les affaires politiques en Libye. Un poste qui n'a jamais existé pour ses 5 prédécesseurs. Pour la presse américaine, cette nomination fait suite à l'intervention directe de Donald Trump auprès du secrétaire général de l'ONU.

L'Italie veut des élections en 2019

Stéphanie Williams a inauguré son activité sur le dossier libyen en participant à côté de Ghassan Salamé aux réunions de Rome, en début de semaine. Rome qui pousse à décaler à l'année prochaine la date des élections prévues le 10 décembre en Libye.

Washington avait pris sa distance avec le dossier libyen depuis l'arrivée de Donald Trump au pouvoir en janvier 2016. Cette tendance s'est vraiment installée après la nomination de Ghassan Salamé comme représentant spécial de l'ONU en Libye. Les Américains ayant échoué à imposer leur candidat Richard Wilcoks comme successeur à l'Allemand Martin Kobler en tant qu'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye.

Hormis quelques rares frappes aériennes visant des cibles jihadistes, Washington n'intervenait donc pas en Libye. La tendance semble s’inverser.

Source : RFI

 

 

Trump au Royaume-Uni: une visite en catimini, face aux manifestations

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mediaAprès le sommet de l’Otan à Bruxelles, Donald Trump est arrivé à Londres ce jeudi après-midi, pour une visite de quatre jours. C’est la première visite du président américain au Royaume-Uni depuis son élection, mais ce n’est pas la visite d’Etat que lui avait promise la dirigeante britannique Theresa May. Sur fond de manifestations contre Donald Trump et de crise du Brexit, ce séjour sera court et discret.

Après des mois de tergiversations, Donald Trump s’est enfin décidé à venir au Royaume-Uni, mais ce n’est pas la visite d’État dont il avait rêvé. Pas de trajet en calèche avec la reine Elisabeth II, pas de séjour ni banquet d’honneur à Buckingham Palace ou encore au 10 Downing Street, la résidence officielle de Theresa May. À la place, des déplacements en hélicoptère les plus rapides et discrets possibles au-dessus de Londres pour ne pas s’exposer à l’hostilité de nombreux manifestants.

Quelque 50 000 personnes sont attendues lors d’une grande manifestation à Trafalgar Square vendredi 13 juillet, sans oublier le ballon dirigeable représentant le dirigeant en couche-culotte qui flottera au-dessus de Westminster le même jour. Pour éviter tout cela, Donald Trump va se rendre près d’Oxford pour un dîner avec Theresa May ce jeudi 12 juillet avant une réunion de travail demain à Chequers, dans la résidence de campagne de la Première ministre. Puis il prendra un simple thé avec la reine à Windsor, en espérant que tout se passe sans anicroche. Ce qui n’est pas gagné.

Le président américain a déjà évoqué la « tourmente » au Royaume-Uni après la démission de deux ministres-clés du gouvernement – dont le ministre des Affaires étrangères Boris Johnson – à cause du Brexit. Donald Trump a d’ailleurs rendu hommage à son « ami » Boris Johnson, disant espérer avoir le temps de le rencontrer lors de son passage à Londres. Autant de commentaires peu diplomatiques qui ne contribuent pas à détendre l’atmosphère.

Source : RFI

 

Turquie: Erdogan a dévoilé son nouveau gouvernement

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mediaEn Turquie, Recep Tayyip Erdogan a entamé, lundi 9 juillet, un nouveau mandat avec de vastes pouvoirs, dans le cadre d’un nouveau régime hyper présidentiel marqué par la disparition du poste de Premier ministre. Première mesure du président : la mise en place de son cabinet. Recep Tayyip Erdogan a annoncé dans la soirée les noms de ses ministres. Et il y a quelques surprises.

Première grande nouveauté de ce gouvernement : le titre de vice-président fait son apparition. Recep Tayyip Erdogan aurait pu en choisir plusieurs, mais il n’y en aura qu’un : Fuat Oktay, sous-secrétaire du Premier ministre dans le gouvernement précédent. C’est un proche d’Erdogan passé longuement par le privé et qui ne risque pas de lui faire de l’ombre.

Pour le reste, comme attendu, c’est un cabinet très resserré de 16 ministères – contre 26 précédemment – avec une continuité certaine et quelques surprises. Si les ministres de la Justice, des Affaires étrangères et de l’Intérieur restent inchangés, le gendre du président, Berat Albayrak, reçoit une promotion. Il passe de l’Energie au stratégique ministère des Finances et du Trésor, sorte de super ministère de l’Economie. Recep Tayyip Erdogan a donc confié à un très proche ce poste d’autant plus important que l’économie turque fait face à de nombreux périls.

Quant à la grande surprise de ce gouvernement, elle concerne la Défense. L’actuel chef d’état-major des armées, Hulusi Akar, hérite de ce fauteuil. L’homme est devenu très proche du chef de l’Etat depuis la tentative de putsch de l’été 2016. Sa nomination confirme au passage la mainmise totale acquise ces dernières années par Recep Tayyip Erdogan sur le commandement militaire.

Source : RFI

 

Le risque de fraude plane sur les élections mexicaines

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mediaAu Mexique, plus de 88 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche pour élire leur nouveau président. Face à une défaite probable du Parti révolutionnaire institutionnel (PRI) au pouvoir, et à l’avantage qu’accordent les sondages au favori, le candidat de gauche Andres Manuel Lopez Obrador, les Mexicains n’écartent pas la possibilité d’une nouvelle fraude électorale sous forme d’achats de votes, de pressions sur les électeurs ou de manipulations des résultats.

Après les présidentielles de 2006 et de 2012, entachées de nombreuses irrégularités, l’ombre de la fraude électorale survole à nouveau les élections de ce dimanche.

Nombreux sont les électeurs qui, comme Alfredo Andrade, craignent que le parti au pouvoir intervienne dans ce processus électoral : « Malheureusement, la fraude, c’est quelque chose qui est ancré dans le Parti révolutionnaire institutionnel. Et on n’en est pas exempts, parce que pour eux, la tentation de rester au pouvoir est très grande. Et c’est une pratique qu’ils ont dans leurs gènes. »

Ces derniers jours, Morena, le parti d’Andrés Manuel Lopez Obrador qui fait figure de grand favori, a évoqué la possibilité d’une fraude. Sa présidente, Yeidckol Polevnsky, a mis en garde ses adversaires : « Qu’ils n’essaient pas de commettre une fraude, parce que oui, ils vont se retrouver avec le diable. Parce qu’on ne va pas le leur permettre. A aucun prix »

Partisan de Lopez Obrador, David estime qu’une fraude est toujours possible. Mais que son impact dépendra aussi de la participation des électeurs : « C’est aussi vrai que ça va dépendre de combien de personnes vont voter. Parce que c’est pas la même chose quand vont voter dix personnes ou … 87 millions de personnes ! »

De plus, si l’avantage de Lopez Obrador sur son concurrent direct est de 20 à 25 %, comme le prétendent les sondages d’opinion, une fraude permettra difficilement à ses adversaires de combler leur retard et de l’emporter.

ANALYSE

« Ce qui me frappe beaucoup, c’est la violence déployée à l’occasion de la campagne électorale. Cette violence a affecté des gens qui étaient candidats à des postes locaux de maires, de députés. Et c’est tout à fait nouveau. »

Gilles BataillonDirecteur d’étude à l’EHESS

Source : RFI

 

Le Portugais Antonio Vitorino à la tête de l'OIM, un désaveu pour Washington

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mediaCoup de tonnerre à l'agence de l'ONU pour les migrations qui se choisissait aujourd'hui son nouveau directeur. Pour la première fois depuis les années 60, l'agence ne sera pas dirigée par un Américain mais par un Portugais. Le candidat de l'administration Trump, Ken Isaacs n'a pas recueilli le nombre de voix nécessaire. Il paye des propos islamophobes et homophobes exhumés de son compte Twitter ainsi que la politique migratoire de tolérance 0 de Washington.

C'est un Européen, l'ex-commissaire portugais à la Justice Antonio Vitorino, qui aura pour tâche de défendre le rôle positif que représentent les migrations dans le monde.

Un rôle que l'Américain Ken Isaacs, proche des milieux évangélistes et qui avait tenu des propos islamophobes, homophobes et climato-sceptiques, n'a pas été jugé apte à tenir par les 172 États membres de l'agence internationale des migrations.

Choisi par Donald Trump lui-même pour représenter les États-Unis à ce poste que les Américains occupaient depuis plus de six décennies, son échec est symbolique.

C'est un désaveu d'abord pour l'administration Trump qui s'est illustrée ces dernières semaines par une politique migratoire qualifiée par certains États membres d'inhumaine en séparant les enfants migrants de leurs parents.

C'est aussi un signal d'indépendance fort alors que Washington fait toujours planer la menace de son retrait- financier ou physique de toute institution refusant de se plier à ses desiderata...

C'est enfin la prise de conscience que la direction de l'OIM représente un enjeu stratégique alors que l'Europe est emportée elle aussi sous la pression des gouvernements populistes, dans une tempête politique pour mieux gérer la question migratoire.

Source : RFI

 

Pékin organise le premier forum sino-africain sur la défense et la sécurité

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Pékin organise le premier forum sino-africain sur la défense et la sécuritéLe Forum sino-africain sur la défense et la sécurité a commencé à Pékin ce mardi 26 juin. Premier forum du genre, il illustre l’influence grandissante de la Chine en Afrique, y compris désormais sur le plan militaire.

Vendre des armes, former des militaires, financer les armées : la Chine ne s’en cache pas, le Forum sino-africain sur la défense et la sécurité, organisé par le ministère de la Défense chinois, a pour but de renforcer les liens militaires avec l’Afrique.

Pendant 15 jours, les responsables chinois et africains de la Défense vont échanger à Pékin autour de thèmes comme la sécurité régionale ou la coopération sino-africaine en matière de sécurité.

Les responsables africains seront aussi invités à des démonstrations des armées chinoises. Un bon moyen de tisser des liens solides avec des militaires africains qui sont déjà régulièrement invités par la Chine à des formations techniques, entièrement financées par Pékin.

Un élément de plus dans une stratégie d’influence chinoise en Afrique, qui passe à la fois par des investissements dans les infrastructures, et de plus en plus, par des liens militaires. En 2017, la Chine a inauguré sa première base militaire sur le continent africain, à Djibouti.

La Chine s’impose aussi comme un acteur important des ventes d’armes en Afrique, n’hésitant pas à offrir des armements en cadeau à des pays amis, démocratiques ou dictatoriaux.

Avec notre correspondant à Shanghai, Simon Leplâtre
Source : RFI

 

L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara reçu à Rabat

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L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara reçu à RabatAprès avoir été reçu en Algérie et en Mauritanie, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler, a été reçu ce mercredi 27 juin à Rabat par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), Nasser Bourita.

Cette visite intervient dans le cadre de la deuxième tournée régionale du représentant onusien, après celle effectuée en octobre dernier. Après Rabat, Horst Köhler poursuivra sa visite au Maroc dans les provinces du sud, indique le MAECI dans un communiqué, "pour constater de visu les efforts réalisés en matière de développement socio-économique dans la région".

Cette nouvelle tournée suit l’adoption, le 27 avril, de la résolution 2414 par le conseil de sécurité de l’ONU, prorogeant de six mois la mission de l’ONU dans le Sahara (Minurso). Le conseil s’était notamment dit "préoccupé par la présence du Front Polisario dans la zone tampon de Guerguerat", et avait demandé "son retrait immédiat".

Le conseil onusien avait également demandé aux différentes parties "de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire général" et prié ce dernier "de lui faire régulièrement, à chaque fois qu’il le jugera utile au cours de la période du mandat, des exposés sur l’état d’avancement de ces négociations", dans le but de "parvenir à une solution politique réaliste, réalisable et durable basée sur le compromis".

Il avait enfin demandé aux pays voisins "d’apporter une contribution importante au processus et de s’engager plus fortement pour progresser vers la solution politique".

Horst Köhler, nommé envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU en août 2017, a rencontré en janvier dernier différents représentants du Polisario. Au mois de mars, le responsable s’est entretenu à Lisbonne avec le ministre marocain des Affaires étrangères. Ce dernier avait réaffirmé la position marocaine sur ce dossier, à savoir la proposition d’autonomie du Sahara.

Source : Huffpostmaghreb avec MAP

 

 

Köhler à Nouakchott : L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara reçu par le président Aziz

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Köhler à Nouakchott : L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara reçu par le président AzizAprès l'Algérie, l’envoyé spécial du Secrétaire Général de l’Organisation des nations unies (ONU) sur le Sahara Occidental a entamé une visite en Mauritanie pour relancer le processus de négociations dans la région du Maghreb.

Ce lundi matin, le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu, en audience, au palais présidentiel à Nouakchott, l’envoyé Spécial du secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental, M. Horst Köhler.

C’est la deuxième visite de Köhler dans la région du Maghreb, après celle de l’année 2017. Une visite qui intervient dans le cadre de l’application de la résolution onusienne adoptée le 17 avril dernier par le Conseil de sécurité de l’organisation des nations unies.

Cette résolution demande aux parties au conflit, en l’occurrence le Maroc et le Front Polisario, la reprise des négociations directes et sans conditions préalables, mais aussi des négociations sincères et de bonne foi.

Il faut signaler en outre que la visite de l’émissaire onusien en Mauritanie intervient en application des recommandations de la même résolution onusienne (14-24) qui invite les pays voisins qui sont aussi observateurs dans la région. On citera entre autres la Mauritanie et l’Algérie qui devraient contribuer à la relance du processus politique.

Par La rédaction de Cridem, avec Agences

©CRIDEM / 25 juin 2018

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Source : Rédaction Cridem

 

Ce qu’il faut retenir de la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un

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mediaLa rencontre tant attendue entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un s’est soldé par la signature d’un document commun, dont tous les détails n’ont pas encore été dévoilés.

Une poignée de main historique. Donald Trump et Kim Jong-un ont échangé une poignée de main historique à Singapour. Une image forte longtemps inimaginable, tant les tensions ont été vives pendant des décennies entre les deux pays. Les deux hommes se sont ensuite entretenus en tête-à-tête pendant près de 45 minutes, avant de partager un déjeuner de travail qui a duré une heure.

« C'était vraiment une rencontre fantastique », qui s'est déroulée « mieux que quiconque aurait pu imaginer », a lancé Donald Trump à l'issue de ce déjeuner avec le leader nord-coréen à Singapour. « On a tourné la page du passé », a affirmé Kim Jong-un. Les deux dirigeants ont également signé un document commun.

Que contient ce document ? Les photographies de ce document signé par le président Trump et le dirigeant nord-coréen indiquent que les deux hommes ont convenu de travailler à la « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Les mots « vérifiable » et « irréversible » n’y figurent pas. Donald Trump a pourtant assuré que le processus de dénucléarisation sera vérifié. « Ce n'est pas un retour en arrière », assure-t-il. « On vérifiera. C'est une complète dénucléarisation. La vérification sera à la fois américaine et internationale ».

Les quatre points à retenir de l'accord commun :

  • « Les États-Unis et la Corée du Nord s'engagent à établir de nouvelles relations entre leurs deux pays conformément au souhait de paix et de prospérité des peuples des deux pays. ».
  • Les États-Unis et la Corée du Nord « uniront leurs efforts pour mettre en place un régime de paix durable et stable dans la péninsule coréenne ».
  • « Réaffirmant la Déclaration de Panmunjom du 27 avril 2018, la Corée du Nord s'engage à œuvrer pour la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ».
  • Les Etats-Unis et la Corée du Nord « s'engagent à rapatrier les dépouilles des militaires américains » disparus au combat lors de la guerre de Corée.

Invitation à la Maison Blanche. Ce sommet « ouvre une nouvelle ère », a déclaré Kim Jong-un. Le leader nord-coréen a par ailleurs reçu une invitation inattendue à se rendre à la Maison Blanche. « Nous allons nous rencontrer souvent », a déclaré Donald Trump, indiquant avoir noué « une relation très spéciale » avec son interlocuteur.

Pacification et dénucléarisation au menu. Les ambitions atomiques de Pyongyang, sous le coup de sanctions internationales draconiennes imposées au fil des années, étaient au cœur des discussions entre les deux dirigeants. Mais sont-ils tombés d'accord sur ces questions sensibles ? La dénucléarisation « commencera très vite », a annoncé Donald Trump.

Le gros morceau de ce sommet, le fond du dossier s’est joué à huit. Les deux dirigeants étaient accompagnés de leur garde rapprochée. Côté américain, Mike Pompeo, le chef de la diplomatie John Kelly, le chef de cabinet de la Maison Blanche et John Bolton, le conseiller national à la sécurité, étaient aux côtés de Donald Trump.

Côté nord-coréen, Kim Jong-un était entouré de Kim Yong-chol. Considéré comme le numéro 2 du régime, il connaît très bien les questions nucléaires, il a déjà négocié dans le passé avec les Etats-Unis, c’est lui qui avait fait le voyage à Washington il y a 10 jours en vue de ce sommet. Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong-ho et le diplomate Ri Su-yong, chargé des Affaires internationales au sein du Parti unique de Corée du Nord étaient également autour de la table.

Si des engagements ont été pris, c’est dans cette pièce qu’ils ont été formulés, rapporte notre envoyé spécial à Singapour, Vincent Souriau.

Donald Trump a donné une conférence de presse après sa rencontre avec Kim Jong-un. Interrogé sur la question des garanties de sécurité vis-à-vis de Pyongyang, Donald Trump a assuré : « Nous ne réduisons pas nos capacités militaires dès aujourd'hui [32 000 soldats américains sont actuellement en Corée du Sud]. A un certain point oui, mais pas encore ». En revanche, il déclare qu'il mettra fin aux exercices militaires conjoints avec la Corée du Sud. « Nous économiserons beaucoup d'argent et ce sera moins provocant », a-t-il expliqué sans s'engager sur un calendrier. Le président américain a par ailleurs confirmé que les sanctions économiques seraient pour le moment maintenues.

« Nous sommes prêts à écrire un nouveau chapitre entre nos nations », a ajouté Donald Trump. Le président américain a aussi dit espérer la fin prochaine de la guerre de Corée. En effet, ce conflit s’est achevé en 1953 par un simple armistice et non pas par un traité de paix.

Réactions. Wang Yi, le chef de la diplomatie chinoise, a salué la rencontre et dit espérer que la Corée du Nord et les Etats-Unis vont ouvrir un nouveau chapitre… avec le soutien de la Chine, annonce notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt. « Aujourd'hui, le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire », a déclaré Wang Yi.

Le président sud-coréen Moon Jae-in quant à lui arborait un immense sourire de satisfaction, alors qu’il regardait la rencontre à la télévision. Un sourire révélateur puisque c’est grâce à ses efforts de médiation depuis des mois que ce sommet a pu avoir lieu, rappelle notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. « Je crois que chaque Coréen regarde ce qui se passe à Singapour », a déclaré Moon Jae-in, qui a ajouté : « Je n’ai pas pu dormir de la nuit ».

Un « pas significatif », selon Paris. Le document signé par les dirigeants américain et nord-coréen est un « pas significatif », a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau sur la chaîne LCP, tout en doutant « que tout ait été atteint en quelques heures » lors de cette rencontre.

Optimisme mesuré du Japon. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a exprimé l'espoir que le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un mènera à une résolution des programmes nucléaires et balistiques nord-coréens ainsi qu'à une solution en ce qui concerne le sort des ressortissants japonais enlevés par des agents nord-coréens dans les années 70 et 80, relève notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles. En attendant, le Japon reste prudent et constate que la déclaration commune signée par le président américain et le dirigeant nord-coréen reste vague.

Denis Rodman en pleurs. En marge du sommet, on a pu assister à une image un peu surréaliste. Interviewé par la chaîne américaine CNN et affublé d'une casquette « Make America Great Again » en soutien à Donald Trump, l'ancien basketteur Dennis Rodman qui dit être un ami de Kim Jong-un a fondu en larmes en évoquant les critiques qu'il avait reçues pour s'être rendu à Pyongyang et avoir cru à un rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Source : RFI

 

Sommet de Singapour: Donald Trump et Kim Jong-un sont arrivés

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Tous deux arrivés ce dimanche dans la cité-Etat, les dirigeants américain et nord-coréen vont tenter de trouver un accord pour parvenir à la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne. Si le sommet officiel n’est programmé que mardi, tout porte à croire que la rencontre a déjà commencé par symboles et réactions interposées.

C'est à bord d'un avion affrété par Air China et non avec son propre appareil que Kim Jong-un a atterri en début d'après-midi à Singapour. Le convoi du dirigeant nord-coréen, composé d'une trentaine de véhicules, a rejoint l'hôtel St Régis sous un imposant dispositif de sécurité.

Kim Jong-un rencontre ce dimanche soir le Premier ministre de Singapour. Il n'a fait aucune déclaration pour le moment mais les Américains assurent qu'il est prêt à s'engager à dénucléariser son pays, bien qu’aucun officiel nord-coréen ne l'a publiquement confirmé.

Donald Trump est également arrivé. Le président américain est logé à l'hôtel Shangri La, situé à moins de dix minutes à pied du lieu de résidence de Kim Jong-un, mais les deux hommes ne devraient pas se rencontrer avant mardi matin 9h, début officiel du sommet, qui se déroulera sur la petite ile de Sentosa dans la baie de Singapour.

On ignore pour l'instant ce que feront les deux dirigeants demain lundi. Seule une rencontre entre Donald Trump et le Premier ministre de Singapour figure à l'agenda. Lee Hsien Loong a annoncé que l'organisation du sommet coûtait 20 millions de dollars à Singapour, dont cinq millions de dollars sont consacrés à la sécurité.

■ Analyse: Une entrée en scène soigneusement pensée

Les deux protagonistes avaient déjà montré leurs bonnes dispositions : Kim Jong-un en acceptant de voyager si loin, Donald Trump en quittant le G7 avant la fin pour décoller en avance pour Singapour, et ne pas manquer, disait-il, une « opportunité unique ».

Leur entrée en scène a été soigneusement pensée : pour le leader nord-coréen, ça a finalement été un trajet réalisé sur Boeing américain d’une compagnie chinoise. La Chine a longtemps été l’alliée de la Corée du Nord et son lien avec le reste du monde.

Si elle n’a pas pu montrer l’avion présidentiel sur le tarmac de Singapour, Pyongyang a tout de même voulu impressionner avec son cortège officiel : 22 véhicules – dont de nombreux acheminés de Corée, avec des cameramen embarqués qui filment par les toits ouvrants. Ce n’est finalement « que » huit voitures de moins que celle de la suite présidentielle américaine.

Et puis le moment le plus symbolique ce dimanche, c’est cette rencontre bilatérale entre Kim Jong-un et le Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong, avec poignée de main et sourire devant les flashes de la presse étrangère : un contexte pas courant pour le leader nord-coréen, mais qui casse un peu plus son image de chef d’Etat isolé et normalise le personnage controversé. D’autant plus que cette même rencontre entre Donald Trump et le chef du gouvernement singapourien n’aura lieu que demain.

Il reste un indice tout de même qui montre que Kim Jong-un reste un peu lui-même : connu pour sa paranoïa, il n’a pas dérogé à la règle pour ce voyage, et a fait ramener dans ses bagages l’intégralité de la nourriture qu’il va consommer pendant le séjour.

Source : RFI

 

 

Gaza : «Il y a une tolérance presqu'infinie» envers Israël, selon l'ex-ambassadeur Michel Raimbaud

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Gaza : «Il y a une tolérance presqu'infinie» envers Israël, selon l'ex-ambassadeur Michel RaimbaudMichel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, estime qu’Israël viole délibérément le droit international car il bénéficie de la protection américaine. Selon lui, tant que cette permissivité subsistera, rien ne changera.

Invité sur le plateau de RT France le 3 juin pour commenter le récent veto des Etats-Unis à une résolution de l'ONU visant à protéger les Palestiniens dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée, l’ancien ambassadeur de France au Soudan et en Mauritanie, Michel Raimbaud, a estimé que l’Etat hébreu était exempté de toute condamnation grâce à l’appui de Washington.

«Je pense qu’on supporte des comportements de la part d’Israël qu’on ne supporterait probablement pas de la part d'autres Etats. Il y a une tolérance presqu'infinie […] envers toutes les violations multiples du droit international, y compris du droit humanitaire, de la part d’Israël […] Il n y a pas beaucoup d’Etats dans le monde qui pourraient se permettre un tel comportement à part [les Etats-Unis d']Amérique», a-t-il déploré.

Interrogé sur la proposition de résolution américaine à l'ONU, visant à condamner les agissements du Hamas comme étant responsable de la récente vague de violences, Michel Raimbaud a estimé que l'attitude des Etats-Unis dans le conflit israélo-palestinien défiait tout «sens commun et toute intelligence diplomatique».

«On dit que la pensée néoconservatrice qui est à l’œuvre en Amérique, en Israël et ailleurs dans le monde […] est le degré zéro de la pensée politique […] La vision qu’a Benjamin Netanyahou de l’avenir de la région et de ses dangers, c’est vraiment un degré zéro de la vision», a-t-il par ailleurs ajouté.

Pour l'ancien ambassadeur, il n’est pas nécessaire de chercher une logique dans le comportement d’Israël, qui selon lui, a décidé que «le droit [international] était fait pour les autres mais qu’il n’était pas fait pour [lui]».

Enfin, il s’est étonné que les appels à la retenue d’une partie de la communauté internationale soient également adressés aux Palestiniens : «C’est comme si l'on demandait, lorsqu'il y a une situation de crime, la même retenue à celui qui tue et à celui qui se fait tuer.»

Source : RT France