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Politique dans le Monde

Sahara occidental : La deuxième table ronde aura lieu la deuxième quinzaine de mars

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Sahara occidental : La deuxième table ronde aura lieu la deuxième quinzaine de marsL’envoyé de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Kohler organisera une deuxième table ronde au cours de la deuxième quinzaine du mois de mars, réunissant le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario à Genève, en Suisse.

L’annonce a été faite par le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric lors d’un point de presse tenu mardi 5 mars. S’adressant aux journalistes, le porte-parole a déclaré que «l’envoyé personnel, M. [Horst] Kohler, envisage de convoquer une deuxième table ronde de réunions au cours de la deuxième quinzaine de mars en Suisse».

Dujarric a expliqué que dans le cadre des préparatifs de la deuxième table ronde en février et début mars, Horst Kohler «a tenu des consultations bilatérales».

Lundi et mardi à Berlin, l’envoyé personnel des Nations unies a rencontré une délégation du Front Polisario dans le cadre de «consultations qui s’inscrivent dans le contexte des efforts déployés par M. Kohler pour activer le processus politique parrainé par les Nations unies au Sahara occidental», a indiqué le mouvement de Brahim Ghali.

La réunion de Kohler avec le Polisario à Berlin a été annoncée il y a une semaine par l’agence de presse du Front.

Entre-temps, des sources diplomatiques marocaines, contactées par Yabiladi, n’ont pas pu confirmer si Horst Kohler avait rencontré ou compte rencontrer la délégation marocaine à Berlin avant cette table ronde.

Pour mémoire, les délégations du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Polisario se sont réunies les 5 et 6 décembre à Genève pour la première fois après les pourparlers de Manhasset en 2012.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

L'ONU suggère à la Belgique de s'excuser pour son passé colonial

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L'ONU suggère à la Belgique de s'excuser pour son passé colonialLe groupe d'experts des Nations unies sur les personnes d'origine africaine, basé à Genève, a recommandé le 11 février à la Belgique de présenter des excuses pour son passé colonial.

Les atrocités commises durant cette « période sombre » de l'histoire ont été pointées du doigt. Depuis, la polémique enfle, sans que l’on s’achemine pour l’instant vers des excuses officielles.

Une semaine durant, un groupe d'experts des Nations unies a parcouru la Belgique – passant par Bruxelles, Anvers, Namur, Charleroi et Liège – pour rencontrer des représentants des autorités, d'ONG et de la société civile.

Voici sa conclusion : « Il semble qu'il y ait un mur du silence sur la colonisation. Afin qu'il y ait une vraie réconciliation et que le processus de décolonisation se poursuive, des excuses de l'Etat belge seraient un premier pas. » Selon l’une des expertes de l'ONU, Dominique Day, le rapport envoie un « Wake up call » (« une alarme de réveil ») à la Belgique, où « les gens ne font pas le lien entre les préjugés, la discrimination et l’histoire coloniale ».

Le monde politique s’est montré très circonspect. Charles Michel, le Premier ministre centriste, s'est d'abord étonné d'un « rapport étrange », un document intermédiaire dont il attend la version finale en septembre. Un autre ténor de la politique, Rudi Vervoort, le ministre-président socialiste de la région de Bruxelles-Capitale, a au contraire estimé que les autorités doivent « être en état de reconnaître notre responsabilité » sur le passé colonial.

« Un pardon historique doit être prononcé, cela me semble vraiment approprié, car un grand nombre de personnes ont été assassinées pour de l’argent », a déclaré Bart de Wever, président des libéraux flamands (NV-A). Bien que son parti ait des positions radicales contre l’immigration, il a estimé que la responsabilité des excuses incombe au roi, la figure de Léopold II étant centrale dans l’histoire coloniale. Interrogé dans la foulée par l’agence de presse Belga, le Palais royal n’a pas souhaité commenter l’appel du comité d’experts de l’ONU, renvoyant au ministère des Affaires étrangères.

L’Africa Museum épinglé

La polémique intervient dans un contexte marqué par un vif débat sur la décolonisation, ravivé par la réouverture en décembre du Musée royal d'Afrique centrale à Tervuren, un vestige de l’époque coloniale. Cette institution, dépoussiérée et rebaptisée Africa Museum, a néanmoins été épinglée par le rapport des experts des Nations unies. Son tort ? Etre encore trop empreinte de l’imagerie coloniale, avec des représentations offensantes et racistes.

Guido Greyssels, le directeur du musée, s’est déclaré « étonné de ces conclusions », qu’il trouve « superficielles ». Les experts ne sont restés qu’une heure dans le musée, affirme-t-il, et guère plus de 5 minutes dans la salle sur le passé colonial. « Je suis d’accord pour dire que la Belgique doit reconnaître qu’il y a eu des fautes dans le passé colonial, ce qui relève de l’enseignement », poursuit Guido Greyssels. « Le musée n’a pas pour rôle de diffuser des messages activistes. »

Les statues dorées qui demeurent dans la rotonde du musée, à la gloire de la mission « civilisatrice » de la Belgique, avec la main posée d’un grand colon sur la tête d’Africains rapetissés à la taille d’enfants, n’ont pas pu être enlevées. Elles sont en effet classées monument historique. « Elles font partie du patrimoine, il faut les voir comme faisant partie du contexte », se défend donc Guido Greyssels.

Un débat lancinant

Le même groupe d'experts avait pointé en 2013 aux Pays-Bas le caractère raciste de la tradition du Zwarte Piet – « Pierre le noir », la figure du serviteur de Saint-Nicolas. Une énorme vague de réactions défensives et de menaces à l’encontre de la délégation des Nations unies avait suivi.

En Belgique, pas de tollé comparable, mais un débat lancinant dont les différents aspects sont « autant de pièces empilées depuis des décennies », note Gia Abrassart, journaliste, auteure et animatrice du Café Congo. Derniers exemples en date : la bande dessinée Tintin au Congo a été rééditée en janvier dernier par la fondation Moulinsart pour les 90 ans de Tintin, comme un motif de fierté alors qu’elle est contestée pour son caractère raciste. Le titre d’un colloque qui s’est déroulé le 15 février à l’Université libre de Bruxelles (ULB) a fait bondir certains pour sa violence : « Pour une politique de gestion des collections coloniales de restes humains dans les universités ».

Encore un signe des réticences à revenir sur un passé avec lequel certains entretiennent une relation ambiguë, cette déclaration : « Léopold II a libéré les Congolais et a pacifié le Congo où il y avait beaucoup de guerres. » La phrase, prononcée sur un plateau de RTL par Aymeric de la Motte, de Mémoires du Congo, une association qui documente la présence belge au Congo, au Rwanda et au Burundi, a fait bondir un maire d’origine congolaise, Pierre Kompany : « Pour vous, 20 millions de morts, c’est peu ? ».

Pour les associations d’afro-descendants, qui ont eu le sentiment d’être enfin entendues, le signal fort envoyé par les Nations unies représente un grand pas en avant. « Le fait qu’un groupe extérieur à la Belgique vienne dire qu’il est temps de faire quelque chose dérange les politiques, certes, explique Gia Abrassart. Mais quelles que soient les positions des uns et des autres sur la restitution des œuvres d’art africaines ou le mouvement décolonial, on ne peut plus échapper à un examen de conscience. »

Source : RFI Afrique

 

Sahara : Horst Köhler pourrait convier séparément le Maroc et le Polisario à Berlin

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Sahara : Horst Köhler pourrait convier séparément le Maroc et le Polisario à BerlinLa préparation du deuxième round des négociations entre le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Polisario devrait connaître du changement. Horst Köhler pourrait inviter le royaume et le Front à des rencontres séparées à Berlin sans les deux autres parties.

Prévue mi-février, la très attendue tournée d’Horst Köhler dans la région en tant qu’envoyé spécial de l’ONU pour le Sahara occidental accuse du retard. Elle se rapproche même de la présentation, fin mars ou début avril, aux membres du Conseil de sécurité d’un rapport d’Antonio Guterres sur le Sahara occidental.

En principe, le secrétaire général de l’ONU doit apporter du nouveau dans son texte et ne pas livrer des informations que l’ancien président allemand a déjà soumises aux Quinze à l’occasion d’une séance à huis-clos le 29 janvier.

«Il y a de fortes chances que la tournée de l’envoyée personnel du secrétaire général des Nations unies n’ait pas lieu. En revanche, il ne pourrait convier que séparément des représentants du Maroc et du Polisario à des rencontres à Berlin vers la fin de ce mois», nous confie une source proche du dossier.

Un changement et des interrogations

Ce changement dans le calendrier annoncé par le médiateur onusien lors de son passage devant les Quinze est de nature à soulever des interrogations. Pour rappel, dans son briefing du 29 janvier, Horst Köhler les a informés de son projet de mener des contacts directs et bilatéraux avec les quatre parties durant le mois de février en vue de préparer un nouveau round des négociations en mars.

«Cette modification pourrait être la conséquence de la situation interne à Tindouf. Une visite de l’Allemand alors que les manifestants réclament presque quotidiennement devant le camp Rabouni, siège administratif du Polisario, de connaître le sort d’El Khalil Ahmed, disparu depuis 2009. Alors que cette affaire embarrasse le mouvement de Brahim Ghali, le front ne souhaite pas donner une occasion à la famille et à sa tribu de présenter directement le dossier à Köhler», explique la même source.

Par ailleurs, Alger est rythmée par des discussions sur le Sahara. En effet, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, a reçu hier le ministre mauritanien de la Culture, de l’artisanat et des relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Ould Maham, en sa qualité d’envoyé spécial du président Ould Abdelaziz.

L’homme a également la casquette de président du parti de l’Union pour la République au pouvoir à Nouakchott. Quelques heures plus tôt, il s’est réuni avec Abdelkader Messahel, chef de la diplomatie algérienne. Cette visite constitue un signal politique plus qu’économique, le Mauritanien était porteur d’un message écrit de son président à Abdelaziz Bouteflika.

Depuis la «Table ronde» de Genève, les 5 et 6 décembre 2018, la question du Sahara occidental a connu des fluctuations. Les Etats-Unis, principaux acteurs sur le dossier, ont modéré leur engagement. D’ailleurs, aucun responsable de l’administration Trump n’a reçu Köhler lors de son passage au Conseil de sécurité du 29 janvier dernier, alors qu’en août et en septembre, il avait eu des entretiens avec John Bolton et David Hale.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

 

L’Allemagne et la France exerceront ensemble la présidence du Conseil de sécurité en mars et avril 2019

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Vidéo. L’Allemagne et la France exerceront ensemble la présidence du Conseil de sécurité en mars et avril 2019Réseau Voltaire - Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de cinq membres permanents (États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, République populaire de Chine, Royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) et de dix membres élus par l’Assemblée générale (actuellement : la Guinée équatoriale, le Koweït, le Pérou, la Pologne et l’Indonésie élus pour 2018 et 2019 et la République dominicaine, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Belgique élus pour 2019 et 2020).

La présidence du Conseil échoit chaque mois, alternativement, à un de ses membres. Le calendrier 2019 prévoit qu’elle sera exercée en mars par la France et en avril par l’Allemagne.

Dans une vidéo commune, l’Allemagne et la France ont annoncé qu’ils exerceraient ensemble cette présidence.

Concrètement, l’un ou l’autre des représentants permanents ou de ses adjoints pourront présider les séances ; les deux ambassadeurs signeront conjointement les « déclarations présidentielles » (c’est-à-dire les déclarations du Conseil n’ayant pas de valeur juridique) ; et prépareront conjointement la séance de réflexion générale que chaque État exerçant la présidence est autorisé à organiser.

Les ambassadeurs peuvent à tout moment être remplacés par leur ministre des Affaires étrangères et, pour l’Allemagne, par sa chancelière, pour la France par son président de la République.

C’est la première fois que deux États décident d’exercer conjointement la présidence du Conseil de sécurité. Ce faisant, ils soutiennent réciproquement leur politique étrangère.

L’Allemagne et la France ont déployé des forces militaires communes au Sahel, dans le cadre d’une opération états-unienne validée par le G5-Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad). Leur mission officielle est exclusivement de lutter contre le terrorisme, cependant les 5 et le 6 février 2019, elles sont intervenues pour anéantir des opposants au président tchadien Idress Deby.

En outre, les deux États ont également déployé illégalement des forces spéciales sur le territoire syrien dans le territoire occupé illégalement par les États-Unis et leurs supplétifs kurdes, prétendument pour y lutter contre Daesh, et d’autres dans le gouvernorat d’Idleb occupé illégalement par Al-Qaïda.

Source : Réseau Voltaire

 

Khashoggi: un «meurtre perpétré» par des représentants saoudiens selon l’ONU

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mediaLe rapporteur spécial de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires a affirmé jeudi 7 février détenir des « preuves » montrant que le « meurtre » du journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été « planifié et perpétré par des représentants de l'Etat d'Arabie saoudite ».

Dans un communiqué, Agnès Callamard, de retour d'une mission en Turquie pour faire la lumière sur la mort le 2 octobre 2018 de l'éditorialiste au consulat saoudien d'Istanbul, a souligné que ce « meurtre » était « prémédité » et constituait « la violation la plus grave du droit le plus fondamental de tous, le droit à la vie ».

Elle a également dénoncé l'utilisation de l' « immunité » diplomatique pour commettre un meurtre en toute « impunité ».

« Les preuves recueillies au cours de ma mission en Turquie montrent (...) que M. Khashoggi a été victime d'un meurtre brutal et prémédité, planifié et perpétré par des représentants de l'Etat de l'Arabie saoudite », a affirmé Mme Callamard, citée dans le communiqué.

Plus de quatre mois après sa mort, le corps du journaliste, qui écrivait notamment pour le Washington Post, n'a toujours pas été retrouvé. Son assassinat a plongé l'Arabie saoudite dans une grave crise diplomatique et a nettement terni la réputation du prince héritier Mohammed ben Salman qui est accusé par des responsables américains et turcs d'avoir commandité le meurtre.

Riyad a toutefois imputé ce meurtre à des éléments « incontrôlés ». Le procès de 11 suspects s'est ouvert début janvier en Arabie saoudite et le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d'entre eux.

Source : RFI avec AFP

 

Afghanistan: un accord-cadre se dessine entre Américains et talibans

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mediaEn Afghanistan, les tractations en vue d’un processus de paix vont se poursuivre dans les prochains jours entre les Américains et les talibans afin de mettre fin à dix-sept ans de conflit, le plus long de l'histoire des Etats-Unis. Un projet d’accord-cadre a été rédigé au cours du week-end dernier à Doha. Il a ensuite été présenté au président afghan à Kaboul par Zalmay Khalilzad, l’émissaire américain pour la paix en Afghanistan.

De notre correspondante à Kaboul,

Le projet d'accord-cadre entre les Américains et les talibans contient deux points majeurs. Le retrait des troupes américaines d’Afghanistan: 14 000 soldats américains sont actuellement déployés dans le pays. Les États-Unis s’engagent à ce qu’ils quittent tous le territoire. Un calendrier de dix-huit mois aurait été présenté.

Le retrait des troupes étrangères est l’exigence numéro un des talibans qui ont toujours refusé jusque-là de discuter de paix sans la garantie du retrait des troupes étrangères d’Afghanistan. En échange de cet engagement, ils assurent qu’ils couperont tout lien avec les groupes terroristes internationaux et que le pays ne servira pas de base arrière pour la préparation d’attentats contre des pays étrangers comme ce fut le cas en septembre 2001 avec les attaques contre le World Trade Center et le Pentagone aux États-Unis.

Des avancées

L'existence de discussions directes entre les Américains et les talibans qui sont prêts à entamer des négociations de paix sur la base du retrait des troupes étrangères est une avancée en soi. Cela n’était jamais arrivé au cours des huit dernières années, depuis que les tractations ont commencé en vue d’arriver à des négociations de paix. En revanche, le gouvernement afghan a jusque-là été exclu de ces tractations malgré son désir d’y participer. La raison ? Les talibans refusent jusqu’à ce jour de leur parler directement puisqu’ils considèrent les autorités afghanes illégitimes. Ils considèrent le président afghan comme une marionnette aux mains des Américains et c’est pour cela qu’ils ont insisté et obtenu de discuter directement avec les Américains. Les États-Unis ont fini par accepter de le faire.

Ont-ils encore plus discrédité les autorités afghanes en engageant des négociations avec les talibans ? C’est ce que pensent plusieurs politiciens afghans et certains analystes internationaux. Zalmay Khalilzad, l’envoyé spécial américain pour la paix en Afghanistan qui dirige les négociations a répondu qu’un éléphant ne se mangeait pas en une bouchée et qu’il faudrait du temps pour parvenir à trouver un accord pour mettre fin à quarante ans de guerre. Ashraf Ghani, le président afghan a, il y a quelques jours, proposé une nouvelle fois aux talibans un dialogue direct. Pas de réponse de leur part pour l’instant.

Des tractations qui inquiètent la population

Les Afghans souhaitent la fin de la guerre. Ce conflit a coûté la vie à de nombreux civils, 10 000 morts et blessés encore l’année dernière ; chaque jour environ 30 membres des forces de sécurité meurent. Pour la population, ce conflit est un calvaire. Il y a des manifestations de la société civile en faveur de la paix, samedi encore dans l’ouest du pays. Mais beaucoup affichent leurs craintes : les femmes par exemple ont peur de perdre leurs droits acquis depuis 2001, les membres du gouvernement craignent, eux, que les talibans se vengent s’ils reviennent au pouvoir. Ces derniers veulent qu’un gouvernement intérimaire prenne le relais du gouvernement actuel. Ils souhaiteraient y participer en échange d’un cessez-le-feu. Comment être sûr que les talibans qui contrôlent ou ont une influence sur près 50% du territoire vont respecter dans ce cas le cessez-le-feu ? C’est ce que tout le monde se demande. Accepteront-ils le maintien de la Constitution ? Eux qui veulent l’instauration d’une charia. De nombreux points importants sont à discuter et pour l’instant il n’y a pas de discussion entre les autorités afghanes et les talibans.

Source : RFI

 

Ibrahim Thiaw nommé au poste de prochain Secrétaire exécutif de la CNULCD

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Le Secrétaire Général des Nations Unis António Guterres a annoncé hier (31 janvier 2019) la nomination de notre compatriote Ibrahim Thiaw,  au poste de prochain Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification (CNULCD).

« Une mesure qui a été prise après des consultations avec le Bureau de la Conférence des Parties à la Convention», indique un communiqué des Nations Unies.

Thiaw succédera  à ce poste à la Française Monique Barbut, que le Secrétaire général a remerciée pour son engagement exceptionnel et son dévouement au service de l'Organisation.

M. Thiaw jouit d’une expérience longue de 40 ans d dans les domaines du développement durable, de la gouvernance environnementale et de la gestion des ressources naturelles.

Il est actuellement conseiller spécial auprès du Secrétaire général pour le Sahel.

Il a été directeur exécutif adjoint du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) de 2013 à 2018, où il a joué un rôle clé dans la définition de la vision stratégique, de la stratégie et du programme de travail à moyen terme de l'organisation, et a renforcé la collaboration avec les gouvernements et d'autres organisations environnementales.

Entré aux Nations Unies en 2007, M. Thiaw était Directeur de la Division de la mise en œuvre de la politique environnementale du PNUE.

Avant de rejoindre l'Organisation, il était directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest puis directeur général par intérim de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

M. Thiaw a débuté sa carrière en Mauritanie, son pays d'origine, où il a exercé pendant 10 ans au ministère du Développement rural. Il est titulaire d'un diplôme supérieur en techniques forestières. Sur twitter, Thiaw s’est dit "honoré d'être nommé par Antonio Guterres Secrétaire général de l'ONU comme Secrétaire exécutif de la Convention de lutte contre la désertification". " Je me réjouis de travailler avec les Parties, le personnel et les partenaires de la Convention", écrit-il.

Source : lecalame.info

 

Sahara: Horst Köhler prépare une nouvelle table ronde à quatre

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Le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le polisario devraient se retrouver, en mars prochain, pour une nouvelle table ronde similaire à celle de Genève de décembre dernier, c’est ce qu’a défendu, mardi devant le Conseil de Sécurité, l’Envoyé personnel du Secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler.

Auparavant, Horst Köhler devra se réunir individuellement avec les quatre parties au cours du mois de février afin de développer un « agenda » pour la table ronde de mars, selon des déclarations à la presse de plusieurs ambassadeurs de pays membres du Conseil de sécurité, à l’issue de cette réunion.

L’ancien président allemand a confirmé la rencontre et la date: « Nous préparons le prochain round et nous nous attendons à une bonne réunion en mars ». De son côté, l’ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, a indiqué que Köhler « ressent un élan réel. Il a une vision et la confiance de toutes les délégations autour de la table ».
Pour sa part, l’Ambassadeur d’Allemagne à l’ONU, Christoph Heusgen, a indiqué que l’Envoyé personnel du Secrétaire général restait « très engagé » dans ce dossier et qu’il a réitéré sa volonté d’aboutir à « une solution réaliste, pratique et durable » à la question du Sahara.

La résolution de ce conflit sera positive « pour les habitants de la région, car le potentiel économique du Maghreb est immense, mais malheureusement il n’est pas exploité aujourd’hui à cause de ce conflit », a ajouté l’ambassadeur allemand.

Il a regretté que le potentiel de l’intégration économique du Maghreb soit bridé par ce conflit qui n’a que trop duré. « Aujourd’hui, il existe à peine un quelconque échange commercial entre le Maroc et l’Algérie (…) pourtant deux grands pays de la région dont les populations bénéficieraient toutes d’une telle intégration », a-t-il dit.

La résolution de ce conflit, qui est à même d’ouvrir la voie à l’intégration maghrébine, marquera « une avancée énorme » pour la région, et « l’Allemagne reste très favorable » à une telle issue, a assuré Christoph Heusgen.

Source : Labass.net (Maroc)

 

L'Onu désigne l'équipe chargée d'enquêter sur la mort de Khashoggi

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Agnès Callamard (photo), chargée par l'Onu de conduire l'enquête indépendante internationale sur la mort de Jamal Khashoggi, sera assistée d'une juriste britannique et d'un scientifique portugais, a-t-on appris vendredi auprès des Nations unies. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Marshall

GENEVE (Reuters) - Agnès Callamard, chargée par l'Onu de conduire l'enquête indépendante internationale sur la mort de Jamal Khashoggi, sera assistée d'une juriste britannique et d'un scientifique portugais, a-t-on appris vendredi auprès des Nations unies.

La désignation de la Française Agnès Callamard, la rapporteure spéciale de l'Onu sur les exécutions sommaires ou arbitraires, a été révélée jeudi par Reuters.

Elle sera assistée dans sa tâche par Helen Kennedy, une avocate britannique, et Duarte Nuno Vieira, un scientifique portugais spécialiste de la médecine légale.

Tous se rendront en Turquie du 28 janvier au 3 février, a annoncé l'Onu, confirmant les propos tenus la veille par Agnès Callamard.

Après avoir multiplié les déclarations contradictoires sur le sort de Jamal Khashoggi, disparu le 2 octobre au sein du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, les autorités de Ryad ont reconnu qu'il avait été tué et que son corps avait été démembré.

L'Arabie saoudite a traduit en justice 21 Saoudiens, dont cinq risquent la peine capitale, mais dément toute implication du prince héritier Mohamed ben Salman. La Turquie affirme pour sa part que le meurtre a été ordonné au plus haut niveau des dirigeants, sans incriminer pour autant le roi Salman lui-même.

Source :Reuters

 

Venezuela: réunion du Conseil de sécurité de l'ONU dans une ambiance très tendue

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mediaLe Conseil de sécurité de l’ONU est réuni depuis samedi matin sur la situation au Venezuela. Réclamée par les Etats-Unis, cette réunion n’a pas encore permis d’adopter de déclaration commune pour reconnaître le président de l’Assemblée nationale  Juan Guaido comme président du Venezuela. Washington, qui fait pression sur ses alliés pour soutenir la transition démocratique à Caracas, s’est heurté a une très forte opposition de plusieurs membres du Conseil de sécurité. La réunion se déroule dans une atmosphère extrêmement tendue.

Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

La réunion du Conseil de sécurité a d’ailleurs démarré par un vote de procédure réclamé par Moscou pour tenter d’empêcher la tenue de cette réunion au prétexte que la situation au Venezuela ne présente pas un risque à la paix et la sécurité dans le monde.

Faute de votes suffisants, elle a pu tout de même se tenir, mais dans une ambiance extrêmement tendue avec un affrontement très direct entre les Etats-Unis et la Russie.

Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain a mis en avant la situation humanitaire dramatique du pays. Trois millions de Vénézuéliens ont deja fui le pays. L’ancien président Maduro, a-t-il appuyé, a réduit sa population à fouiller dans les poubelles avant de lancer à ses alliés : « Soit vous êtes du côté des forces de la liberté, soit du côté de Maduro ».

La Russie et la Chine ont dénoncé l’ingérence des Etats-Unis dans ce qu’ils considèrent être une affaire interne au Venezuela. L’ambassadeur russe Vassily Nebienza a même évoqué « les jeux sales des Etats-Unis ». C’est une « tentative de coup d’Etat », at-il dit, et de changement de régime.

Le Venezuela rejette l'ultimatum des Européens à convoquer des élections

Les Etats européens ont donné 8 jours au gouvernement vénézuélien pour organiser de nouvelles élections. Le chef de la diplomatie vénézuélienne a fait le déplacement à New York. Il était sur la défensive. D’où l’Europe tire-t-elle l’idée qu’elle peut imposer des élections au Venezuela, a-t-il réagi.

« Personne ne va nous donner des délais ni nous dire si des élections doivent être convoquées ou non », a lancé le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Jorge Arreaza. « Qui êtes-vous pour donner un ultimatum à un gouvernement souverain? ». « C'est de l'ingérence, infantile », a-t-il ajouté. « Emmanuel Macron ferait mieux de s’occuper de la crise des "gilets jaunes" au lieu de s’occuper de nos affaires », a-t-il encore dit.

Des positions très arrêtées et très clivées qui ne permettent pas, pour l’instant, d’espérer une résolution de la crise sous l’égide du Conseil de sécurité. Caracas semble prête au bras de fer. Son chef de la diplomatie a évoqué une armée prête à défendre de sa vie la Constitution du Venezuela.

Source : RFI

 

Après sept ans, les Emirats rouvrent leur ambassade en Syrie

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content_imageLes Emirats arabes unis vont rouvrir jeudi leur ambassade à Damas, a indiqué un responsable gouvernemental syrien, sept ans après avoir rompu leurs relations diplomatiques pour protester contre la répression de manifestations par le pouvoir syrien, à l'origine du conflit meurtrier. "A la demande du ministère des Affaires étrangères (...) le ministère de l'Information syrien a invité les journalistes à couvrir la réouverture de l'ambassade émiratie à Damas aujourd'hui", a indiqué un responsable du ministère de l'Information s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Après des années de mise au ban diplomatique, cette dernière initiative semble être un pas de plus en direction d'une normalisation des relations entre la Syrie, ravagée depuis 2011 par un conflit meurtrier, et les pays arabes. Le 16 décembre, le président soudanais Omar el-Béchir avait effectué une visite surprise à Damas pour rencontrer Bachar al-Assad. Il s'agissait de la première visite d'un chef d'Etat arabe dans la capitale syrienne depuis 2011.Depuis plusieurs semaines, la réouverture de l'ambassade émiratie était évoquée, alors que des travaux de rénovations étaient menés dans le bâtiment.

En février 2012, les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont font partie les Emirats arabes unis, avaient annoncé le rappel de leurs ambassadeurs de Damas pour protester contre la répression sanglante du pouvoir de Bachar al-Assad contre les manifestations pro-démocratie. Ce mouvement s'est graduellement transformé en conflit armé opposant le pouvoir de Damas à des groupes rebelles, avant l'intervention de mouvements djihadistes. Le conflit en Syrie a fait plus de 360.000 morts.

Source : 7 sur 7.be

 

L'empereur Akihito fait ses adieux au peuple japonais

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mediaL'empereur du Japon Akihito a célébré aujourd'hui son 85e anniversaire en apparaissant sur la véranda du palais pour la dernière fois avant son abdication l'an prochain, une première depuis deux siècles. Le souverain a salué la foule venue lui présenter ses vœux. Et a exprimé son soulagement que son règne s'achève sans que son pays eût à connaitre une guerre. Et qu'il est important d'enseigner aux nouvelles générations le rôle joue par le Japon durant la Seconde Guerre mondiale.

Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

C’est un empereur pacifique sans aucun pouvoir politique, gardien d’une Constitution pacifiste que le Premier ministre Shinzo Abe cherche à réviser qui s’est adressé une dernière fois à son peuple. Un empereur qui a beaucoup réfléchi sur la guerre menée au nom de son père Hirohito.

« N’oubliez pas les vies innombrables perdues durant la guerre, que la paix et la prospérité du Japon d'après-guerre ont été édifiées grâce aux nombreux sacrifices et efforts inlassables du peuple japonais, et de transmettre cette histoire avec exactitude aux générations nées après la guerre. »

Durant son règne l’empereur Akihito a visité les lieux des grandes batailles de la Seconde Guerre mondiale. Et a œuvré à la réconciliation avec les pays d’Asie. Son message est en opposition avec l’orientation du Premier ministre Shinzo Abe. Lequel veut purger la Constitution de son pacifisme et tourner la page d’un passe dont les nouvelles générations de Japonais ignorent tout ou presque.

Source : RFI

 

L'ONU ratifie le pacte mondial pour les migrations

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L'ONU ratifie le pacte mondial pour les migrations Seuls cinq pays ont voté contre: États-Unis, Hongrie, République tchèque, Pologne et Israël. L'Assemblée générale de l'ONU a ratifié mercredi à une très forte majorité le Pacte mondial pour les migrations.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre", déchaîne les passions depuis plusieurs semaines.

Cinq pays ont voté contre

Lors d'un scrutin, 152 pays ont voté en faveur du Pacte qui a été entériné à Marrakech le 10 décembre dernier par 165 membres des Nations unies. Douze se sont abstenus et cinq ont voté contre: les États-Unis, Hongrie, République tchèque, Pologne et Israël.

Non contraignant, le Pacte recense une série de principes: défense des droits humains, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale. Il liste également différentes options de coopération: échanges d'informations et d'expertises, intégration des migrants et prône l'interdiction des détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Pression de Washington

Jusqu'à mercredi, selon des diplomates, Washington n'a pas cessé les pressions directes et indirectes sur les pays pour qu'ils n’adhèrent pas au Pacte.

Dénoncé également par les nationalistes flamands, ce document a provoqué la rupture de la coalition gouvernementale en Belgique ponctuée mardi par la démission de son Premier ministre libéral Charles Michel, qui avait approuvé le Pacte au Maroc. La Belgique a néanmoins voté mercredi en faveur du texte à l'ONU.

E. P avec AFP
Source : BFMTV

 

 

Yémen: pour les Houthis, l'accord conclu en Suède est une "réussite"

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Yémen: pour les Houthis, l'accord conclu en Suède est une Les rebelles Houthis ont salué samedi l'accord inter-yéménite conclu lors de récentes consultations en Suède comme une "réussite", même si le processus reste fragile.

Ces premiers pourparlers depuis 2016 sont une "réussite", a déclaré Daif Allah al-Shami, "ministre de l'Information" du gouvernement du "Salut national" non reconnu par la communauté internationale.

Aux termes de cet accord conclu jeudi entre la rébellion et une délégation du gouvernement, un cessez-le-feu "immédiat" devait entrer en vigueur à Hodeida, ville par laquelle transite l'essentiel des importations du pays. Le retrait des combattants devrait lui intervenir dans les "prochains jours".

Un échange de prisonniers impliquant quelque 15.000 combattants est également prévu ainsi que des accords pour faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire à Taëz (sud-ouest), ville aux mains des loyalistes mais assiégée par les rebelles.

Les pourparlers inter-yéménites doivent en outre reprendre fin janvier pour tenter de définir un cadre de négociation en vue d'un règlement global.

Cependant sur le terrain, Hodeida a été le théâtre de combats en soirée, a rapporté un habitant joint au téléphone par l'AFP. Il a fait état d'échanges de tirs dans l'est de la ville.

"Est-ce qu'ils (les belligérants, ndlr) ont conclu un accord pour mettre fin à la guerre ou pour la recommencer", a-t-il dit.

Cité par l'agence Saba, contrôlée par les Houthis, M. Shami a de son côté affirmé que "les résultats" obtenus par la délégation rebelle en Suède illustraient le "souci" de la direction politique des Houthis "d'alléger les souffrances du peuple yéménite".

"C'est un pas positif dans la voie de la réalisation des aspirations du peuple yéménite", a pour sa part estimé Mehdi al Machat, le président du "Conseil politique suprême du Yémen" --aile politique de la rébellion--, lors d'une rencontre avec la délégation des négociateurs rebelles, selon Saba.

Depuis 2014, la guerre au Yémen a fait au moins 10.000 morts et menace jusqu'à des millions de personnes de famine, dans ce pays où sévit "la pire crise humanitaire du monde" selon l'ONU.

Source : Romandie News

 

 

Moyen-Orient : Le Qatar veut une nouvelle alliance régionale dans le Golfe

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Le Qatar a appelé samedi à la création d'une nouvelle alliance régionale pour remplacer le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui a échoué à résoudre la crise opposant depuis un an et demi Doha à ses voisins.

Selon le ministre qatari des Affaires étrangères, cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, le boycottage imposé au Qatar par l’Arabie saoudite et ses alliés depuis plus de 18 mois a affecté de manière irréparable le CCG, une structure créée en 1981 mais devenue selon lui « sans pouvoir réel ».

Cette union politique et économique comprend l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar et Oman. Dominé par Ryad, le CCG est censé constituer un contrepoids régional à Téhéran.

« L’alliance régionale a été minée par la crise », a déclaré le ministre qatari lors d’une conférence de deux jours intitulée Doha Forum.

« Par conséquent, l’alliance existante doit être restructurée pour assurer la stabilité et la sécurité de la région dans le futur », a-t-il ajouté.

Vives critiques

L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani n’a pas assisté au dernier sommet annuel du CCG à Ryad, bien qu’il y ait été invité officiellement.

Le ministre qatari a critiqué samedi de manière virulente les raisons invoquées par l’Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis pour boycotter le Qatar.

« Tout cela est basé sur des mensonges et des crimes. Tout cela est fait pour créer de la propagande et de la peur chez les gens », a-t-il insisté.

Une crise qui s’éternise

Ryad et ses alliés accusent le petit émirat de soutenir des groupes islamistes radicaux –ce qu’il nie– et de leur préférer l’Iran, grand rival de l’Arabie saoudite dans la région. Le Qatar exploite conjointement avec l’Iran un vaste champ gazier offshore.

Depuis juin 2017, l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats et l’Egypte ont rompu tout lien avec Doha et ils ne semblent pas prêts à desserrer l’étau autour de l’émirat gazier.

Outre les liens diplomatiques, ils ont mis fin à toute relation économique et commerciale avec le Qatar qui a pour sa part décidé de quitter en janvier l’Opep, dominée par l’Arabie saoudite.

En ouvrant le forum de Doha, l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a insisté pour que les pays du Golfe respectent son indépendance s’ils veulent mettre fin à la crise.

« Lever le blocus se fera sur la base d’une reconnaissance mutuelle et du principe de non interférence », a-t-il déclaré.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Affaire Khashoggi: le Sénat américain accuse le prince héritier saoudien

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mediaLe Sénat américain a adopté jeudi 13 décembre, sans aucune opposition, une résolution tenant le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman pour « responsable du meurtre » du journaliste Jamal Khashoggi.

Cette résolution, adoptée par un vote oral, contredit nettement le président américain Donald Trump, en stipulant que le Congrès « estime que le prince héritier Mohammed ben Salman est responsable du meurtre » du Saoudien Jamal Khashoggi.

Un camouflet pour Donald trump

Les sénateurs américains ont ainsi asséné jeudi un double revers à Donald Trump en demandant l'interdiction de tout soutien militaire américain à l'Arabie saoudite dans la guerre au Yémen, et en accusant le prince héritier saoudien d'être « responsable » du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Approuvées grâce aux votes de sénateurs démocrates et républicains, ces deux résolutions distinctes devraient cependant en rester là.

Ces mesures ne devraient en effet pas être débattues à la Chambre des représentants, au moins jusqu'au changement de majorité en janvier, et elles ne semblent pas près de recevoir la signature de Donald Trump, qui entretient de bonnes relations avec l'allié stratégique saoudien.

Mais elles ont une forte portée symbolique et témoignent de l'immense colère des sénateurs face à Riyad, provoquée par ce conflit sanglant et par le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

« Aujourd’hui nous disons au régime despote d’Arabie saoudite que nous ne participerons pas à leur aventure militariste. Tous les sénateurs se sont rassemblés pour dire que les Etats Unis ne participeront plus à l’intervention des Saoudiens au Yémen qui a causé la pire catastrophe humanitaire de la planète. 85 000 enfants sont en train de mourir de faim. » a notamment annoncé Bernie Sanders, sénateur du Vermont et ancien candidat à la primaire démocrate pour l'élection présidentielle de 2016, relate notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Chris Murphy, sénateur démocrate co-auteur du texte adopté par le Sénat, voit dans ce vote le retour en force du Congrès : « Aujourd’hui marque un tournant décisif pour le Congrès. Ce que nous avons montré avec ce vote aujourd’hui c’est que les démocrates et les républicains sont prêts à se remettre à travailler avec le président et parfois contre le président pour élaborer la politique étrangère de ce pays. »

Source : AFP

 

Yémen: ultimes négociations de paix en Suède

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mediaCe jeudi 13 décembre, un round de négociations de paix sur le Yémen s'achève en présence du patron de l'ONU. Antonio Guterres est en effet venu en renfort en Suède pour tenter d'arracher aux belligérants une trêve cruciale pour l'aide humanitaire dans un pays désormais au bord de la famine.

Le round de négociationsde paix sur le Yémen s'achève ce jeudi 13 décembre en Suède, à Sanaa. Toutes les tentatives pour mettre fin à la guerre ont jusqu'ici échoué, et la situation humanitaire ne cesse de se dégrader au Yémen.

Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU, s'est rendu sur place pour ce dernier jour, pour tenter d'arracher aux belligérants une trêve cruciale. Il doit rencontrer les négociateurs du gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite sunnite, et ceux des rebelles houthis, appuyés par l'Iran chiite.

Peu d'avancées concrètes

Ce jeudi 13 décembre au matin, à quelques heures de la clôture officielle de ces consultations, les premières depuis 2016, tenues depuis une semaine près de Stockholm, les deux délégations rivales n'étaient pas encore parvenues à lever tous leurs différends.

Pour Fabrizio Carboni directeur Moyen-Orient du Comité International de la Croix Rouge, en visite au Yémen, il est cependant indispensable que cette tentative des Nations Unies vers la paix réussisse : « Ici à Hodeïda par exemple, l'hôpital général de la zone se trouve à une centaine de mètres de la ligne de front. Si demain pour une raison ou pour une autre aucun accord n'est trouvé, les combats vont reprendre et nous devrons fermer l'hôpital et évacuer les blessés. Ce sera un désastre », explique-t-il à RFI.

Le résultat pourrait être annoncé ce vendredi

Dans un pays au bord de la famine, l’évolution de ses pourpalers ne constitue cependant pas une priorité pour les Yéménites, selon Fabrizio Carboni : « Ce n'est pas la première chose qui vient dans la conversation, aussi bien lorsqu'on parle à des gens dans la rue qu'avec les autorités locales. Ces dernières luttent pour trouver de l'eau pour nettoyer les rues, nettoyer les détritus. Tout le monde est concentré sur l'immédiat. »

Le résultat des négociations pourrait être présenté au Conseil de sécurité des Nations unies dès vendredi 14 décembre, a annoncé le chef de la diplomatie suédoise. Selon l’ONU, la guerre qui ravage le Yémen depuis quatre ans a fait environ 10 000 morts et menace de famine jusqu'à vingt millions de personnes.

Source : RFI

 

COP24 en Pologne: ambiance électrique à Katowice

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mediaLes États-Unis et l'Arabie saoudite, entre autres, se sont retrouvés lundi 10 décembre sous le feu des critiques à la COP24 en Pologne. Ils sont accusés de soutenir les énergies fossiles responsables du changement climatique et de minimiser les alertes des scientifiques.

Le récent coup de semonce des scientifiques du Giec ne laisse aucune place au doute : si le monde veut limiter le réchauffement à +1,5°C et éviter une planète à +2°C qui subirait plus d'événements météo extrêmes, il faut réduire de près de 50% les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Mais tous les pays n'acceptent pas ces conclusions.

A la 24e Conférence de l'ONU sur le climat (COP24), États-Unis, Arabie saoudite, Russie et Koweït ont plaidé ce week-end pour que les délégations « prennent note » de ce rapport du Giec, tandis que les États insulaires, soutenus notamment par l'UE et les pays les moins avancés, insistaient pour que l'assemblée « accueille favorablement » le texte.

Le différend, qui n'a pas été résolu et risque de perturber les négociations destinées d'ici vendredi à donner vie à l'accord de Paris de 2015, a déchainé les attaques contre ces quatre gros émetteurs de gaz à effet de serre.

« Le déni ne change pas la réalité, le changement climatique existe déjà et est pire que nous le craignions », a insisté lundi le ministre de l'Environnement des Maldives Hussain Rasheed Hassan, dont le pays a lancé la charge samedi. « L'Arabie saoudite, la Russie, le Koweït et surtout les États-Unis sont des États sans scrupules », a déploré Mohamed Adow, de l'ONG Christian Aid.

Mauvais élèves

Les États-Unis et l’Arabie saoudite figurent par ailleurs parmi les plus mauvais élèves de l’action climatique. Le Climate change performance index publié lundi en marge de la COP24 « montre que seulement quelques pays ont commencé à mettre en œuvre des stratégies pour limiter le réchauffement bien en deçà de +2°C ou +1,5°C », estiment plusieurs ONG dans un communiqué.

L'Arabie saoudite reste bonne dernière de ce classement, mal notée dans tous les compartiments de l'évaluation (émissions de gaz à effet de serre, utilisation énergétique, énergies renouvelables et politique climatique). Viennent ensuite les États-Unis, qui perdent trois places par rapport à l'an dernier, poursuivant leur pente descendante depuis l'annonce par Donald Trump de la sortie de l'accord de Paris des Etats-Unis.

Le rapport salue en revanche l’engagement de la Suède et pointe les progrès du Maroc ou de l’Inde en raison du développement des énergies renouvelables. La Chine fait un bond dans le classement (de la 41e à la 33e place) et l’UE en tant que bloc gagne cinq places. Mais l’Allemagne et la France, en revanche, reculent.

Les pays africains veulent faire bouger les lignes

Alors que quelque 200 pays sont réunis jusqu'à la fin de la semaine à Katowice pour tenter de donner vie à l'accord de Paris, les mauvaises nouvelles s'accumulent sur le front du réchauffement et de l’engagement des États. Malgré cela, les représentants des pays africains sont venus avec la volonté de faire bouger les lignes, quoiqu’il arrive.

Le docteur Honoré Tabuna, qui représente la Communauté économique des états d’Afrique centrale, attend de cette COP « qu’on avance rapidement, qu’il soit question d’adopter de nouvelles mesures, des règles pour la mise en œuvre de l’accord de Paris, qu’on le fasse et qu’on passe aux actions », insiste t-il au micro de notre envoyée spéciale, Agnès Rougier.

Et que signifie concrètement passer à l’action ? « Si vous prenez l’exemple du lac Tchad, voilà un exemple concret, répond Honoré Tabuna. Il est passé de 25 000 km2 dans les années 60 à 2 500 km2 aujourd’hui. Est-ce qu’on doit faire beaucoup de discours pour faire quelque chose pour le lac Tchad ? Il faut rapidement qu’il y ait cette mobilisation d’argent si on veut vraiment aider les pays qui sont réellement exposés aux questions de changement climatique à s’adapter. »

Mais pour l’instant, il n’y a sur la table que la moitié des 100 milliards promis en 2011 par les pays industrialisés, pour financer l’adaptation des pays vulnérables à partir de 2020,rappelle notre envoyée spéciale à Katowice.

Source : RFI

 

Sommet du CCG à Riyad : le Qatar représenté, impasse sur la crise du Golfe

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Le sommet réunissant les représentants des États du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisé dimanche 9 décembre à Riyad, a connu la présence du Qatar mais n'a rien réglé de la crise politique en cours dans la zone.

Le sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe – organisme régional qui réunit l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, Oman, le Koweït et le Qatar – qui s’est tenu ce 9 décembre à Riyad, ne s’était pas préparé sous les meilleurs auspices. Quelques jours après la décision du Qatar de quitter l’Opep – une première pour un État moyen-oriental – , rien ne semblait indiquer une résolution de la crise qui oppose depuis juin 2017 le petit émirat à l’Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn. Depuis cette date, le Qatar est accusé pêle-mêle de soutenir le terrorisme, de chercher à déstabiliser ses partenaires arabes et d’entente avec l’Iran, et se trouve marginalisé au sein de l’organisation régionale dominée par l’Arabie saoudite.

Le 5 décembre, le roi Salman d’Arabie saoudite avait adressé une invitation écrite à l’émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani. Un geste présenté par la presse saoudienne comme une main tendue. Mais l’émir qatarien a préféré envoyer pour le représenter le ministre d’État des Affaires étrangères, Sultan Ben Saad Al-Muraikhi, ce qui lui a valu les critiques acerbes de Khalid Ben Ahmed Al-Khalifa, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn. « Le Qatar aurait dû accepter les demandes justes [des États lui imposant un blocus] et [l’émir aurait dû] participer au sommet », a-t-il déclaré.

Vers une sortie du Qatar du CCG ?

Plus tôt dans la semaine, le même ministre bahreïni avait estimé, dans les colonnes du journal Asharq Al-Awsat, que le Qatar avait « brûlé ses vaisseaux de retour » (sous-entendu : la relation avec ses voisins a atteint un point de non-retour). Ce à quoi Ahmed Ben Saeed Al-Rumaihi, responsable de la communication du ministère des Affaires étrangères qatarien, a rétorqué que « le Qatar peut prendre ses propres décisions et a assisté au dernier sommet au Koweït, alors que les leaders des pays du boycott n’étaient pas venus ».

Les membres du Conseil sont déterminés à ce que la crise avec le Qatar n’ait pas d’effets négatifs sur le Conseil et sa structure

Au-delà de la question du blocus contre le Qatar, qui n’a pas été évoqué, selon les officiels qatariens, le sommet a essentiellement débouché sur des déclarations d’intention. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al-Jubeir, s’est contenté d’annoncer lors de la conférence de presse de clôture du sommet que « les membres du Conseil sont déterminés à ce que la crise avec le Qatar n’ait pas d’effets négatifs sur le Conseil et sa structure ». Adel Al-Jubeir sous-entendait-il un possible départ du Qatar de l’organisation ? L’émirat gazier avait en effet justifié sa décision de quitter l’Opep par son manque d’influence au sein du groupement, de facto dominé par l’Arabie saoudite, ce qui est également le cas du GCC.

En amont du sommet de dimanche, l’administration Trump avait exprimé sa volonté de voir les États de la région se rassembler pour contrer « l’attitude maligne » de la République islamique d’Iran. Dans les faits, le blocus contre le Qatar a renforcé sa dépendance à Téhéran, le petit émirat subissant un embargo terrestre, aérien et maritime de la part de ses voisins et étant contraint d’exploiter les espaces aérien et maritime iraniens.

Source : jeuneafrique.com

 

Le pacte mondial sur les migrations de l'ONU formellement approuvé à Marrakech

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Le pacte mondial sur les migrations de l'ONU formellement approuvé à MarrakechLe Pacte mondial sur les migrations des Nations unies a été formellement approuvé lundi à Marrakech (Maroc), après proclamation orale et avec le traditionnel coup de marteau, devant quelques 150 pays réunis en conférence intergouvernementale.

Soulignant les "efforts" consentis pour parvenir à ce pacte, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres a exhorté à ne "pas succomber à la peur ou aux faux narratifs" sur la migration. S'exprimant à l'ouverture des débats, il a dénoncé les "nombreux mensonges" à propos d'un texte qui a soulevé les critiques des nationalistes et des partisans de la fermeture des frontières.

Ce texte, destiné à renforcer la coopération internationale pour une "migration sûre, ordonnée et régulière", doit encore faire l'objet d'un ultime vote de ratification le 19 décembre à l'Assemblée générale des Nations unies.

La conférence de Marrakech devait être une étape purement formelle dans ce processus mais, le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays ont fait part de leur retrait ou du gel de leur décision sur le pacte.

Près de 160 des 193 pays représentés à l'ONU étaient annoncés à Marrakech, avec une centaine d'entre eux représentés au niveau des chefs d'Etat, chefs de gouvernements ou ministres.

Lundi matin, il était encore impossible de connaître dans les détails les présents et les absents, en l'absence de toute liste officielle.

Non contraignant, le Pacte recense des principes -défense des droits de l'Homme, des enfants, reconnaissance de la souveraineté nationale- et liste des propositions pour aider les pays à faire face aux migrations --échanges d'information et d'expertises, intégration des migrants... Il interdit les détentions arbitraires, n'autorisant les arrestations qu'en dernier recours.

Les défenseurs des droits de l'Homme le trouvent insuffisant, notamment sur l'accès des migrants à l'aide humanitaire et aux services de base ou sur les droits des travailleurs migrants. Ses détracteurs le voient comme un encouragement à un flux migratoire incontrôlé.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Assassinat de Khashoggi: «Aucun doute» sur l'implication du prince héritier, selon des sénateurs américains

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Assassinat de Khashoggi: «Aucun doute» sur l'implication du prince héritier, selon des sénateurs américainsRare moment d’union entre les démocrates et les républicains. Après avoir été briefés par la CIA, plusieurs sénateurs américains ont affirmé mardi n’avoir « aucun » doute sur le fait que le prince héritier saoudien avait « ordonné » le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi.

Cette position contredit directement le président américain Donald Trump, qui a déclaré publiquement que le service de renseignement n’avait « rien trouvé d’absolument certain ».

« Je n’ai aucun doute sur le fait que le prince héritier » saoudien Mohammed ben Salmane « a ordonné le meurtre et a été maintenu au courant de la situation tout le long », a déclaré à des journalistes Bob Corker, après la réunion avec Gina Haspel, directrice de la CIA. « Laisser la situation en l’état permettrait à quelqu’un comme MBS », initiales du prince saoudien, « de continuer en toute impunité », a tonné Bob Corker.

« Une scie fumante »

Alors que le secrétaire d’Etat américain affirme qu’il n’y a pas de « preuve irréfutable » liant le prince héritier au meurtre, le sénateur républicain Lindsay Graham a ironisé : « Il n’y a pas de pistolet encore fumant mais il y a une scie fumante. » Ce jeu de mots sur l’expression idiomatique « smoking gun » fait référence à la scie qui aurait été utilisée pour découper le cadavre du journaliste, selon la Turquie. Selon Graham, il faudrait être « volontairement aveugle » pour ignorer les preuves.

Les élus n’ont pas donné de détails sur les preuves apportées par la CIA. Mais selon le New York Times, l’agence a notamment intercepté onze SMS échangés entre le prince héritier et son conseiller Saud al-Qahtani au moment où se déroulait le meurtre. Qahtani est l’un des hauts responsables saoudiens limogés et accusés par Riyad d’avoir supervisé le raid.

P.B. avec AFP
Source : 20minutes (France)