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Daech confirme la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi et désigne son successeur

Daech confirme la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi et désigne son successeurLe groupe État islamique (Daech) a confirmé dans un communiqué ce jeudi le décès de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, qui est mort dimanche lors d'un raid américain en Syrie. Daech lui a également désigné un successeur, du nom d'Abi Ibrahim Al-Hachimi Al-Qourach.

Donald Trump a annoncé mardi qu'un successeur potentiel d'Abou Bakr al-Baghdadi avait été "éliminé" par les troupes américaines, en faisant vraisemblablement référence à la mort dimanche du porte-parole de l'EI, Abou Hassan al-Mouhajir. La tâche de Baghdadi sera complexe alors que le mouvement djihadiste a dû, après ses défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.

Le corps de Baghdadi immergé en mer

Dimanche, le président Trump avait annoncé la mort du chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi lors d'une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie, menée dans la nuit de samedi à dimanche.Il avait livré un récit détaillé du raid au cours duquel Baghdadi avait été acculé par les forces américaines puis s'était fait sauter avec sa ceinture d'explosifs.

Le corps du chef de l'EI a été immergé en mer, a dit lundi un responsable du Pentagone, une sépulture maritime choisie pour éviter qu'une éventuelle tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

Source : L’Express.fr

 

Mortelles frappes aériennes de la coalition sur la capitale yéménite, Sanaa

mediaAu moins 6 civils ont été tués et des dizaines blessés ce matin, jeudi 16 mai, à Sanaa, la capitale du Yémen tenue par les rebelles houthis. La coalition menée par l'Arabie saoudite a mené une série de raids aériens en représailles à des attaques contre ses installations pétrolières.

Les bombardements ont touché la capitale du Yémen, Sanaa, et ses environs, tôt ce matin. Des images d'immeubles détruits et de victimes circulent sur les réseaux sociaux. La coalition menée par l'Arabie saoudite affirme avoir visé des sites des rebelles houthis. Ces derniers avaient revendiqué des attaques aux drones contre des installations pétrolières saoudiennes, dans la région de Riyad. Il s'agit donc clairement de représailles.

L'Arabie saoudite accuse également l'Iran d'être derrière ces attaques contre le pétrole saoudien, car Téhéran soutient les rebelles houthis, des chiites. Depuis 2015, les Saoudiens ont pris la tête d'une coalition pour venir en aide au gouvernement yéménite dans sa lutte contre ces rebelles chiites, qui ont pris la moitié du pays dont la capitale Sanaa.

L'Arabie saoudite et l'Iran, les deux grands pays rivaux de la région, se livrent ainsi une guerre par procuration au Yémen, un conflit meurtrier qui a fait au moins 10 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire.

Source : RFI

 

Burkina Faso: quatre otages libérés, deux militaires français tués

Deux otages français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérés lors d'une opération des forces françaises au nord du Burkina Faso. Au cours de cette intervention, deux militaires ont été tués, a fait savoir l'Élysée. Les deux Français avaient été enlevés le 1er mai dernier dans le parc national de la Pendjari dans le nord du Bénin où ils effectuaient une excursion.

Dans son communiqué, l'Élysée annonce la libération des deux touristes français enlevés mercredi dernier dans le nord du Bénin, dans le parc de la Pendjari, situé à la frontière avec le Burkina Faso où sont implantés plusieurs groupes jihadistes. L'opération a également permis de libérer une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne, explique Paris.

C'est une opération menée la nuit dernière au Burkina Faso qui a permis ces libérations. Deux militaires français ont été tués dans l'opération, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des forces spéciales, poursuit le communiqué. Quatre ravisseurs sont aussi morts lors de cette libération.

Attendus ce week-end à Paris

Cette opération a été menée avec la coopération des autorités burkinabè et béninoises ainsi que celle de l'armée américaine selon les autorités françaises. Il n'y a pas plus de précisions pour l'instant sur l'identité des assaillants. La ministre française des Armées, Florence Parly, parle de terroristes dans son communiqué sans pour autant les nommer.

Depuis le début de la semaine, les autorités françaises comme les autorités béninoises avaient complètement verrouillé la communication autour de la disparition des deux touristes français. Et pour cause, expliquait le porte-parole de la présidence béninoise Wilfried Houngbédji, « nous savons qu'il y a encore des vies en jeu dans cette affaire ». Les deux touristes français ont donc été retenus en otage un peu plus d'une semaine. Et leur guide a été tué, son corps retrouvé près de la frontière avec le Burkina Faso.

Pour les familles des otages français, la nouvelle de leur libération est « un soulagement ». Les deux hommes sont attendus ce week-end à Paris. Le président français Emmanuel Macron « se félicite de la libération » de ces « quatre otages au Sahel ».

L’Élysée ne donne aucun détail sur les circonstances de la disparition des deux Français. À aucun moment, Paris ne dit s'il s'agit ou non d'un enlèvement lié à la présence de plusieurs groupes jihadistes dans la région. Et du côté de ces organisations terroristes, il n'y a d'ailleurs eu aucune revendication.

Source : RFI

 

Al-Qaïda-mère soutient l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé »

Al-Qaïda-mère soutient l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé »L’organisation Al-Qaïda-mère a fait une déclaration dans laquelle elle soutient ce qu’elle l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé ».

L’opération Al-Qods ne sera pas judaïsé consiste à cibler les pays arabes et islamiques qui entretient ou veulent entretenir des relations avec l’Etat hébreux, selon la déclaration d'Al-Qaïda-mère reçue à Alakhbar.

L’organisation djihadiste rappelle que "l’opération a été lancée par les moudjahidines de la Corne de l’Afrique à Nairobi au Kenya contre les croisés et les Américains" et précise qu'ils ont été suivis par le groupe Cavaliers du désert du Maghreb islamique à Aguelhok au Mali contre le Tchad.

Al-Qaïda-mère indique que «la question d’Al-Qods est primordiale (...) Nous ne tolérerons jamais son judaïsation».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EI

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EIPlus de 600 étrangers, quasiment tous des femmes, ont été jugés en Irak durant l'année écoulée pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué aujourd'hui la justice irakienne, ajoutant qu'une centaine d'autres devaient encore comparaître.

L'Irak a déclaré fin 2017 la "victoire" sur l'EI mais continue de juger quasi-quotidiennement des accusés parmi les quelque 20.000 personnes arrêtées pour suspicion de terrorisme depuis la percée djihadiste de 2014.

En tout, "616 hommes et femmes, accusés d'appartenance à l'EI ont été jugés" cette année et "508 ont été condamnés en vertu de la loi anti-terrorisme" qui prévoit jusqu'à la peine de mort, a détaillé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature.

Parmi eux, a-t-il ajouté sans toutefois détailler leurs peines, figurent "466 femmes et 42 hommes, ainsi que 108 mineurs - 31 garçons et 77 filles". En outre, "99 personnes, dont 73 femmes" subissent encore des interrogatoires du parquet ou ont vu leur procès s'ouvrir récemment, selon le juge Bayraqdar.

Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) - l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI -, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes.

La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, de même qu'un Belge et un Russe. En outre, trois Français - deux femmes et un homme - ont été condamnés à la prison à vie.

Source : Le Figaro (France)

 

 

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty International

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty InternationalSi plusieurs pays d’Afrique sont réputés être dévoreurs des droits de l’homme, il est de ceux qui fournissent des efforts. Ainsi que l’a constaté cette année, Amnesty International.

L’humanité célèbre ce 10 décembre, la 70è édition de la journée internationale des droits de l’homme. L’occasion pour des institutions de l’ONU et des organisations de la société civile du monde entier de faire le point sur l‘évolution de la situation des droits de l’homme à travers la planète.

Si en Afrique, la situation est souvent des plus déplorables, il est des pays dans le continent qui s’efforcent de sortir du lot des prédateurs des droits humains. Et si c'était une émulation, c’est l‘Éthiopie qui occuperait la première marche du podium.

Amnesty international (AI) met en avant la libération des prisonniers politiques, la levée d’interdiction de beaucoup de partis d’opposition considérés auparavant comme des organisations terroristes de multiples gestes d’apaisement faits par le Premier ministre Abiy Ahmed depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier.

Mais, il n’y a pas que l‘Éthiopie. D’autres pays africains ont, selon AI, réalisé des progrès en matière de respect des droits humains. C’est le cas de l’Angola où Rafael Marques et Mariano Brás deux journalistes pourfendeurs du régime de Luanda, ont été acquittés des charges d’injure et de diffamation qui pesaient sur eux au temps de José Eduardo dos Santos.

Cerise sur le gâteau, Rafael Marques a été récemment reçu en tête-à-tête par le chef de l‘État angolais, Joao Lourenço pour débattre des mesures contre la corruption qui mine la société angolaise à tous les niveaux ou presque. Un « noble geste » salué par le journaliste anti-corruption.

Cameroun, RDC, Togo,….mauvais élèves

S’agissant des mauvais élèves, l’ONG de défense des droits humains épingle des pays comme le Togo, le Cameroun, la Mauritanie et la RDC. Et chacun d’eux a sa part d’incriminations. La RDC est citée comme prédatrice des droits de l’homme à cause de multiples répressions sanglantes (près de 7 morts en janvier par exemple) de manifestations pacifiques.

Quant au Togo, AI évoque l’arrestation des militants de l’opposition lors des manifestations. Et comme en RDC ou dans bien de pays africains, les manifestations pacifiques sans mort d’hommes sont quasiment rares comme les beaux jours. Deux personnes ont par exemple péri samedi dernier du fait de la répression « sauvage » des manifestations contre les législatives du 20 décembre.

Pour le Cameroun, AI se réfère entre autres au cas de Franklin Mowha, président de l’ONG Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Également membre du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ( REDHAC), Franklin Mowha menait des activités de monitoring des violations des droits de l’homme en lien avec la crise anglophone. Mais, il manque à l’appel depuis août dernier. C’est une « probable disparition forcée », conclut l’institution.

À propos de la Mauritanie, il s’agit de l’arrestation en août dernier de 13 militants de l’ONG anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) pour « usage de la violence ».

Reste à savoir s’il y aura davantage d’améliorations en 2019.

Source : Vonews

 

Le Lifeline a accosté au port de La Valette à Malte

mediaLe navire humanitaire Lifeline et ses 233 migrants sont arrivés ce mercredi soir dans le port de La Valette, sur l'île méditerranéenne de Malte. C'est un accord entre plusieurs pays européens qui a permis de mettre un terme à l'attente des passagers et de l'équipage.

Les passagers du Lifeline peuvent enfin fouler la terre ferme. Après une semaine d'attente en Méditerranée, le bateau de l'ONG allemande du même nom s'est amarré à l'un des quais du port de La Valette, la capitale maltaise, où il sera autorisé à débarquer les migrants qu'il a secourus au large de la Libye.

La nuit dernière, l'équipage du navire humanitaire avait réitéré sa demande d'entrer à Malte, précisant que des personnes à bord souffraient du mal de mer. Etat membre de l'Union européenne, Malte a finalement autorisé le bateau à accoster, en concertation avec d'autres pays de l'UE.

« Un enfant parmi les 233 passagers débarqués du navire humanitaire Lifeline, à La Valette »

Les migrants du Lifeline devraient être accueillis par huit pays européens : Malte, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

Un important dispositif de sécurité entourait le navire à quai ce mercredi soir. Les autorités maltaises vont maintenant pouvoir commencer les examens médicaux et les formalités concernant les migrants.

Ainsi s'achève l'odyssée en mer des passagers du Lifeline, mais peut-être aussi du navire lui-même. Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé que le navire serait placé sous séquestre. Il affirme que le capitaine du bateau a « violé les lois internationales ». Cette critique ressemble à celle formulée par le président français Emmanuel Macron. Selon lui, l'ONG allemande Lifeline est intervenue « en contravention avec toutes les règles » parce qu'elle n'a pas remis les migrants secourus aux gardes-côtes libyens.

Source : RFI

 

Crise des migrants: le silence assourdissant des responsables africains

Crise des migrants: le silence assourdissant des responsables africainsIl n’y a pas eu de réactions de responsables politiques africains à la triste odyssée des quelque 600 migrants, dont de nombreux Africains, pris en charge par l’Aquarius cette semaine et qui ont débarqué ce dimanche matin dans le port de Valence sur la côté méditerranéenne de l'Espagne.

Et ce, alors que cette triste épopée provoquait une tension politique en Europe. Pas un homme politique africain n'a réagi se désole Ali Bensaad, un des meilleurs connaisseurs des migrations dans les régions du Maghreb et du Sahel.

Ce silence d'un continent est assourdissant et n'est pas nouveau, nous explique le chercheur Ali Bensaad, un des meilleurs connaisseurs des migrations dans les régions du Maghreb et du Sahel. Et il illustre le mépris des gouvernants pour les populations, leurs populations...

« Lorsque Kadhafi réprimait très sévèrement les populations africaines, aucun dirigeant n’avait protesté. Ils étaient tous des clients bien rémunérés du dirigeant libyen. Ils avaient tous la langue - si je peux dire -, liée. Et si je peux dire, ce même silence qui se perpétue c’est en fait cette incapacité, finalement, à prendre en charge et à défendre leurs citoyens.

Cette immigration est d’abord la manifestation de l’incurie de ces dirigeants qui n’arrivent pas à retenir leurs jeunes. Et ce n’est pas seulement vrai de l’Afrique noire. C’est aussi vrai de tout le Maghreb. Et les chefs d’Etat africains ne peuvent pas se disculper de la responsabilité de la gestion de leur pays. C’est d’abord la vie des Africains qui n’a aucun prix par rapport à leurs dirigeants.

Regardez comment on en tue dans les affrontements ! C’est quasiment le quotidien !

Et il y en a qui meurent en bateau, mais il y en a qui meurent dans des bateaux pour traverser les fleuves à l’intérieur même de l’Afrique, par centaines. On tire sur les manifestants, etc.

Donc, la vie n’a pas de prix pour les dirigeants africains, effectivement, déjà en Afrique même et donc elle en a encore moins à l’extérieur. Et la façon dont tous ces dirigeants s’accrochent au pouvoir, aussi mourants soient-t-ils – nous avons l’exemple de l’Algérien Bouteflika –, montre le profond mépris.

A cette échelle-là on peut l’élargir dans cette façon de voir tout le reste du peuple. Un pays est vu comme un patrimoine, comme une propriété. Et donc, les gens qui vivent ou meurent, ça [passe] par pertes et profits ».


Source : RFI

 

 

La COP23 pour concrétiser l'accord de Paris sur le climat

La COP23 pour concrétiser l'accord de Paris sur le climatLa 23eme conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP23) s'est ouverte lundi à Bonn en Allemagne.

Organisée par les îles Fidji, la conférence se tient en Allemagne pour des raisons de logistique. L'archipel du Pacifique n'étant pas en mesure d'accueillir l'ensemble des délégués attendus.

Cette « COP23 », prévue jusqu'au 17 novembre au siège de la Convention climat de l'ONU, rassemblera les représentants de près de 200 pays, dont les Etats-Unis, donnés partants par le président Donald Trump.

L'ouverture de cette conférence a été marquée par un vibrant appel lancé pour agir plus fortement contre le dérèglement du climat.

"Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris" avec l'accord adopté fin 2015 contre le réchauffement planétaire, a dit le Premier ministre fidjien, et président de la COP23, Frank Bainimarama lors de la cérémonie d'ouverture.

Source : BBC Afrique

 

Groupe 5 du Sahel : Le Conseil de sécurité pourrait réviser sa position

G5 Sahel: «Le Conseil de sécurité peut peut-être réviser sa position»Au Mali, le représentant spécial de l'ONU a présenté le contenu de la nouvelle résolution de l'ONU qui prolonge le mandat de la mission onusienne dans le pays, la Minusma.

La résolution évoque, notamment, une collaboration renforcée avec la force antiterroriste du G5 Sahel. Lancée il y a quelques semaines, cette armée transnationale a bien du mal à trouver les financements nécessaires.

Un peu plus de 420 millions d'euros par an, c'est ce que va coûter cette force transnationale du G5 Sahel, qui, sur le papier, a tout pour être un outil efficace de lutte contre le terrorisme.

Mais l'ONU, sous la pression des Etats-Unis, ne donnera pas un sous à cette nouvelle armée. La résolution 23 59 ne fait que saluer la création de cette force et ne lui concède, en aucun cas, un mandat onusien.

Pour le représentant de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, tout n'est pas perdu et le Conseil de sécurité pourrait réviser sa position. « En lisant la résolution, le paragraphe 8 demande au secrétaire général des Nations unies de lui faire rapport dans les quatre mois qui suivent pour lui dire quelles sont les difficultés et quels correctifs est-il possible de faire pour que cette force puisse réellement répondre à ses objectifs. C’est vrai que, jusque-là, ce qu’on a dit aux pays du G5 Sahel, c’est de commencer avec ce qu’ils ont. Après les quatre mois, le Conseil de sécurité peut peut-être réviser sa position. Je reste optimiste », a-t-il déclaré.

Le Conseil de sécurité réexaminera donc le cas de la force du G5 Sahel avant la fin de l'année. Avant cela, une conférence des donateurs aura lieu, les dates restent à préciser. Pour l'instant, il reste 90 % du budget du G5 Sahel à financer.

Source : RFI

 

Sur la piste des armes de Daech

De nombreuses armes utilisées par Daech proviennent des Balkans.ENQUETE - Des experts européens inventorient le matériel abandonné par le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie. Ce travail met en lumière le rôle trouble joué par l’Arabie saoudite, qui a acquis une partie de cet arsenal dans les Balkans.

Berlin, quartier de Wedding, refuge de nombreuses familles venues du Moyen-Orient. Au coin d’une rue, dans un immeuble des années 1970, plusieurs dissidents des forces de Damas sont réunis ce lundi 19 juin. Dans l’appartement, une carte de Syrie ainsi que des photos de sites archéologiques ont été scotchées aux murs et la télévision diffuse les chaînes d’information arabes. Autour d’une table, nous retrouvons ces anciens militaires, exfiltrés ici, en Allemagne : Montasser Darwish, ex-général de l’armée de l’air syrienne ; Mohamed Al-Kasim, chef de l’Armée syrienne libre pour la zone sud du pays ; et Mahmoud Saudi, ancien patron des services de sécurité pour la ville de Hama. Tous trois connaissent le régime de Bachar El-Assad de l’intérieur et souhaitent ardemment le départ du président syrien mais aussi la défaite de Daech. Ces jours-ci, les forces démocratiques syriennes arabo-kurdes participent à l’offensive pour libérer Raqqa, fief de l’organisation islamiste dans le pays. Au détour de la conversation, le trio évoque la crise entre l’Arabie saoudite et le Qatar, la première accusant avec solennité son rival d’avoir équipé, et peut- être armé, l’organisation Etat islamique (EI). Des éclats de rire résonnent, renvoyant ces deux États dos à dos, à leurs stratégies, à leur cynisme.

Sur les armes, une histoire indélébile

Les armes trouvées sur les champs de bataille sont comme des livres ouverts. Elles portent, inscrites dans l’acier, une histoire indélébile. Laquelle contredit les versions simplistes, en révèle parfois une autre, plus complexe, et ici, plus embarrassante pour les Saoudiens. Depuis des mois, les légions de Daech perdent du terrain, évacuent des faubourgs, des villages. Dans leur précipitation, les combattants abandonnent des caisses de munitions, encombrantes, impossibles à transporter dans l’urgence. Alors, en Irak comme en Syrie, les Kurdes de la milice YPG ou les forces antiterroristes du gouvernement de Bagdad les saisissent dans des caches improvisées, des caves, des garages, des cuisines. Le grand public l’ignore : les fusils d’assaut, les lance-missiles portatifs ou les obus possèdent un numéro de série frappé dans le métal, un pedigree, une signature riche de significations.

Pour faire parler cet ADN, des enquêteurs sont dépêchés sur le terrain au gré de l’évolution des combats et des stocks abandonnés par le groupe djihadiste. Ces experts en équipements militaires et en balistique identifient avec minutie les matériels, les évaluent et les inventorient, reconstituent leur parcours, sollicitent les fabricants et les gouvernements des pays dans lesquels ils sont produits. Leur but : mieux connaître Daech et dévoiler les trafics grâce auxquels l’organisation a prospéré sur le plan militaire, au point de longtemps tenir en échec la coalition internationale. Depuis juillet 2014, la société Conflict Armament Research alimente ainsi une base de données spécialisée. Ou comment ficher les armes utilisées par l’EI. Cette plateforme baptisée iTrace a été créée à l’initiative de l’Union européenne. James Bevan, le fondateur de Conflict Armament Research, s’intéresse plus particulièrement aux conditions dans lesquelles ces engins ont pu passer à l’ennemi. Ses onze experts en balistique écument l’Irak, la Syrie ou la Libye. En trois ans, ils ont déjà étudié et indexé 75.000 armes appartenant aux terroristes.

Des armes venues des Balkans

Partout, leur constat est le même. Certes, une partie de cet arsenal date des années 1980 et de la guerre Iran-Irak. Plus surprenant, les soldats de l’organisation terroriste manient aussi du matériel performant produit entre les années 2004 et 2015 par des industriels de la défense installés dans les Balkans. Au moment où l’agglomération de Mossoul est progressivement libérée, le général Yahya Rasool, porte-parole du ministère de la Défense à Bagdad, explique au JDD que les forces spéciales irakiennes n’ont pas achevé de lister les armes prises à Daech depuis le début de la bataille. Cependant, "il y en a une grande quantité, de toutes les origines", confirme-t-il, avant de préciser : "Et parmi elles, certaines sont de fabrication très récente." Dans la cité même, un journaliste de la chaîne libanaise AlMayadeen signale la présence de matériel en bon état, venant d’Europe centrale, dans les immeubles et les pâtés de maisons abandonnés depuis peu. À 3.000 kilomètres de là, en Libye, où les groupes de l’EI reculent, les observations ne varient guère. Les adjoints du général Abdulraziq Nadori, commandant les troupes du gouvernement de Tobrouk, assurent avoir fait de pareilles trouvailles, en particulier lors de la bataille pour la libération de Benghazi. Avec le temps, l’histoire des engins de mort se révèle aux experts.

« Il y a une grande quantité d'armes, de toutes les origines »

Selon des données de la base iTrace, près de la ville de Baqr, en Irak, ce sont des roquettes antichars PG-7VM qu’utilisaient les soldats du califat. De manière certaine, ces projectiles modernes capables de percer le blindage des véhicules de la coalition ont été produits en 2010 en Bulgarie, à 250 kilomètres de Sofia. Leur numéro de série a permis de remonter jusqu’à l’usine du groupe Arsenal JSCo, près de la ville de Kazanlak. Dans les environs de Tikrit, en Irak, les armureries désertées par Daech recèlent des balles confectionnées en Serbie. Un poinçon atteste qu’elles proviennent de l’entreprise serbe Prvi Partizan AD, basée à Uzice, à 200 kilomètres au sud de Belgrade, et ont été fabriquées en 2009. Ces munitions-là, de type 7,62 X 54 mm R, imaginées au temps de l’Union soviétique, sont prisées des snipers en raison de leur longue portée et peuvent également approvisionner des mitrailleuses.

Ailleurs, les forces de la coalition ont confisqué des centaines d’AK-47, l’arme la plus répandue au monde. Depuis des décennies, l’entreprise russe Kalachnikov Group, à l’origine de sa mise au point en 1947, n’en produit plus. Mais nombre de sociétés la copient, en proposent des versions améliorées. Certains de ces fusils d’assaut pris à Daech, en particulier dans le nord de l’Irak, ont été assemblés dans les ateliers d’Arsenal JSCo, la société bulgare, en 2004. Sollicité par le JDD, son responsable, Hristo Ibouchev, un entrepreneur formé à HEC en région parisienne, n’a pas donné suite. L’un de ses cadres nous a cependant confié qu’il avait une grande habitude des commandes de Riyad à acheminer, "officiellement", en Arabie saoudite, même si personne n’était dupe de leur destination finale.

Des contrats saoudiens, des intermédiaires du Qatar

La présence de ces équipements récents entre les mains des terroristes n’étonne pas les spécialistes. La société britannique Armament Research Services emploie des experts en matériel de guerre et effectue régulièrement des missions pour le compte des Nations unies ou d’Amnesty International. Son directeur, Nic Jenzen-Jones, atteste lui aussi l’utilisation par Daech d’armes récentes fabriquées en Europe centrale. La plupart du temps, celles-ci arrivent jusqu’aux frontières des zones de guerre à la faveur de contrats signés entre les entreprises des Balkans et des représentants de l’Arabie saoudite, pour la majorité d’entre eux, mais aussi, dans une moindre mesure, d’intermédiaires venus du Qatar. Dans les pays d’Europe de l’Est, les proportions prises par ce commerce inquiètent. En Bosnie Herzégovine, les journalistes du site Organized Crime and Corruption Reporting Project se sont les premiers penchés sur ces activités générées par Riyad et portant sur des engins aux normes des armées du pacte de Varsovie, tels les AK-47. Jamais auparavant les monarchies du Golfe n’avaient pris l’habitude de faire leurs emplettes dans ces contrées en sélectionnant ce type de produits. Les régiments réguliers d’Arabie saoudite et du Qatar s’entraînent et se battent, en effet, avec des systèmes différents, aux normes de l’Otan.

« Les délais sont trop courts et les quantités trop spécifiques entre le moment où ces stocks quittent des entrepôts d’Europe centrale et celui où ils sont identifiés sur le terrain entre les mains de Daech »

Sur leur site, les investigateurs de Sarajevo ont mis en ligne un reçu signé du ministère saoudien de la Défense, daté du 28 mai 2013, qui valide la réception de plusieurs tonnes de ces armes confectionnées en Serbie – on y voit notamment transiter deux millions de cartouches de type 7,62 X 54 mm R, semblables à celles utilisées par les snipers de Daech près de Tikrit. Pour les organismes chargés de surveiller les transferts d’armes au niveau mondial, la multiplication des contrats entre l’Europe de l’Est et le Golfe relève d’une tendance de fond. Le 6 mars, à Bruxelles, le Conseil de l’Union européenne publiait ses traditionnels tableaux des exportations de matériels de guerre pour chaque pays membre. À cause du délai de certification des chiffres, ce document aride de 505 pages fournit des données validées jusqu’en 2015 seulement. Mais avec un souci d’exhaustivité. À sa lecture, on note, au chapitre de la Bulgarie, une hausse spectaculaire des ventes vers les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête.

Les commandes de Riyad à Sofia, qui plafonnaient en 2013 à 1,2 million d’euros, ont grimpé à 85 millions d’euros en 2014, pour atteindre 92 millions en 2015. Soit une hausse de 7.500 % en trois ans, pour les seuls échanges saoudo-bulgares. Les achats portent sur des armes légères, fusils d’assaut, fusils longue portée, lance-grenades, lance-roquettes personnels. Globalement, entre 2014 et 2015, le ministère de la Défense bulgare a enregistré une croissance de 59 %, en lien avec le conflit en Irak et en Syrie. Sur la même période, la Serbie, qui ne compte pas parmi les membres de l’Union, n’a pas communiqué de données aussi précises. Mais les autorités de Belgrade ont reconnu un essor des ordres d’achats de Riyad, à travers 35 contrats passés en 2015.

Des stocks d'armes qui posent question

Ces transactions épousent la logique de la politique prônée par Washington. En 2009, un ancien militaire et ex-ambassadeur des États-Unis en Bulgarie, James Pardew, coordonnait auprès de l’Otan les programmes d’assistance pour l’Irak. À cette période, il suggérait déjà de se tourner vers les entreprises bulgares pour outiller les milices adoubées par la coalition. Dans un télégramme diplomatique confidentiel dévoilé par WikiLeaks, il invitait à prendre attache avec Arsenal JSCo et transmettait même les coordonnées téléphoniques des bureaux. Parce que "la société est reconnue pour la production des fusils d’assaut de type kalachnikov", écrivait-il. Les monarchies pétrolières du Golfe, en passant massivement des ordres d’achats en Bulgarie et dans les Balkans, ont, semble-t-il, suivi le conseil. Mais la possession par les soldats de Daech d’armes provenant de ces transactions soulève la question de leur distribution sur le terrain, et de leur suivi, à partir des localités proches des postes-frontières turcs, jordaniens et saoudiens, où elles sont transmises. Affrontements, embuscades, braquages sur la frontière turque, saisie d’arsenaux de l’armée irakienne ou des milices chiites… On songe naturellement à du matériel tombé accidentellement entre de mauvaises mains, à la faveur du chaos régnant sur place. Mais pour certains chargements, un autre scénario prévaut.

James Bevan confirme que ses experts de terrain réussissent à retrouver un grand nombre de documents contractuels, dès lors qu’il s’agit de produits fabriqués à partir des années 2000. "Nous avons commencé à voir des choses étranges il y a environ deux ans, avec des armes récentes provenant de pays d’Europe centrale et commandées par des agences saoudiennes." Le spécialiste exclut, dans plusieurs cas, des transferts accidentels ou des prises de guerre au coup par coup : "Les délais sont trop courts et les quantités trop spécifiques entre le moment où ces stocks quittent des entrepôts d’Europe centrale et celui où ils sont identifiés sur le terrain entre les mains de Daech." À Berlin, dans le quartier de Wedding, les militaires proches de l’Armée syrienne libre ne sont pas surpris. Mohamed Al-Kasim a personnellement assisté à des livraisons sur la route qui relie la frontière jordanienne à la région de la Ghouta, près de Damas. Il balaie l’éventualité d’une responsabilité de la famille royale saoudienne. Mais ses compagnons nuancent : "Au sommet de l’État saoudien, dans le premier cercle de pouvoir, les responsables veulent vraiment écraser Daech, c’est net. En revanche, au-dessous, il y a des soutiens. Certaines tribus ainsi que des hommes d’affaires considèrent ces gens comme des frères. Ils interviennent pour les aider et leur envoient de l’argent."

« Nous avons besoin d’exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et le Qatar qui continuent à apporter un soutien financier et logistique à l’État islamique »

Voici résumé, en quelques mots, le paradoxe des accusations de l’Arabie saoudite envers le Qatar. Ces deux pays sont les seuls à adhérer au wahhabisme, version archaïque d’un islam prétendument pur, adepte d’une application stricte de la charia, diffusé dans la péninsule arabique par un extrémiste religieux du XVIIIe siècle, Abd El-Wahhab. Mais depuis 2013, une autre organisation, aux velléités étatiques, se réclame également du wahhabisme : Daech. Faisant planer le risque d’une sécession à l’intérieur de cette branche de l’islam radical. Dans une interview télévisée en janvier 2016, Adel Al-Kalbani, une personnalité religieuse saoudienne, imam de la mosquée du roi Khaled à Riyad, a reconnu la nécessité d’un examen de conscience : "Ces terroristes ont défini leur idéologie à partir de ce qu’il y a écrit dans nos propres manuels, à partir de nos propres principes." Ses déclarations suivaient de quelques jours la publication du n° 13 de Dabiq, l’organe de propagande de Daech, qui appelait les wahhabites à se détourner de la monarchie saoudienne. De quoi séduire des chefs de tribu et des personnalités du monde des affaires, critiques à l’égard de la famille régnante. Sur les champs de bataille, ces subtilités expliquent comment des groupuscules djihadistes, tel le Front Fatah Al-Cham composé d’anciens d’Al-Qaida, ont pu obtenir quantité d’armes récentes, avant de rejoindre plus tard les rangs de l’État islamique. Au point d’être mieux équipés que les légions de l’Armée syrienne libre ou des milices kurdes YPG, pourtant alliés des Occidentaux au sol.

La légèreté coupable des Américains

Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, à l’automne 2016, le piratage de la messagerie de Hillary Clinton avait dévoilé des e-mails dans lesquels ces dangereuses accointances étaient mises en question. Dans un mémo privé consacré à la situation au Moyen-Orient, John Podesta, ex-chef de cabinet de Bill Clinton et ancien conseiller de Barack Obama à la Maison-Blanche, écrivait à l’ancienne secrétaire d’État : "Nous avons besoin d’utiliser notre diplomatie et aussi les moyens plus classiques des services de renseignement pour exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et le Qatar, qui continuent à apporter un soutien financier et logistique à l’État islamique." À Washington, le 6 juin, au  lendemain des contrats faramineux (400 milliards de dollars) annoncés entre Donald Trump et le roi Salman et quelques jours avant les accusations de Riyad contre le Qatar, le service de recherche du Congrès a rendu un rapport de 42 pages sur l’allié saoudien. Citant des sources diplomatiques américaines, l’auteur note que, en dépit des efforts sérieux de la famille Al Saoud, "l’Arabie saoudite abrite encore des individus et des entités qui servent de soutiens financiers aux groupes extrémistes sunnites". Mais le royaume n’est pas le seul fautif.

Dans son rôle de chef d’orchestre des opérations alliées contre l’EI, le département américain de la Défense fait preuve, lui-même, d’une coupable légèreté. Ainsi, un audit parlementaire du 25 mai attire l’attention des élus sur la gestion peu scrupuleuse de l’aide militaire aux Irakiens et aux Kurdes. Au cours des années budgétaires 2015 et 2016, le Pentagone a dépensé 2,3 milliards de dollars à ce titre, alloués par la Chambre des représentants et le Sénat. Or, si la plupart des acquisitions de matériel militaire sont correctement renseignées, leur livraison et leur répartition sur le terrain, en Irak ou au Kurdistan, demeurent pour l’essentiel inconnues. Un portail Web créé pour la circonstance, dont l’accès est restreint, a pourtant été mis en fonction afin que les élus américains puissent avoir une visibilité sur ces transports. Sans résultat. Au Pentagone, les responsables des opérations en Irak s’en sont excusés, invoquant la complexité d’utilisation de la plateforme Internet. Avec le plus grand sérieux, ils reconnaissent leur difficulté à en comprendre le mode d’emploi.

Par Guillaume Dasquié

Source : JDD (France)

 

L'armée russe affirme avoir probablement tué le chef de l'EI

L'armée russe affirme avoir probablement tué le chef de l'EIL'armée russe a affirmé vendredi avoir probablement tué en Syrie le chef du groupe État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, lors de bombardements fin mai par son aviation visant une réunion de hauts dirigeants de l'organisation jihadiste près de Raqa.

Un porte-parole de la coalition internationale menée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, a indiqué ne pas être en mesure de confirmer pour le moment la mort du chef de l'EI.

Aussi puissant que discret et déjà donné pour mort dans le passé par les Américains, al-Baghdadi a fait de l’État islamique une organisation redoutée et responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde.

L'annonce de Moscou intervient alors que l'organisation jihadiste est en passe d'être chassée de Mossoul, son principal fief en Irak, et que l'étau se resserre autour de sa "capitale", la ville de Raqa en Syrie.

Des bombardiers et des avions d'attaque au sol russes ont visé une réunion à laquelle "se trouvait le dirigeant de l’État islamique Abou Bakr al-Baghdadi", qui aurait été éliminé dans le bombardement, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, en précisant que les Américains avaient été prévenus de l'opération.

Selon le communiqué de Moscou, le commandement du contingent militaire russe en Syrie, basé à Hmeimim, a "reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqa d'une réunion de dirigeants de l'organisation terroriste État islamique".

"La vérification des informations a permis d'établir que le but de cette rencontre était l'organisation de convois de sortie pour les combattants de Raqa via le +corridor sud+", indique l'armée russe.

Après un vol de reconnaissance d'un drone, des avions Su-34 et Su-35 ont effectué des frappes le 28 mai entre 0H35 et 0H45 heure de Moscou (soit le 27 mai entre 21H35 et 21H45 GMT).

Au total, l'armée russe affirme avoir tué une "trentaine de chefs de guerre et jusqu'à 300 combattants" et plusieurs "hauts dirigeants" de l'EI. Elle évoque notamment Souleimane al-Chawakh, le "chef de la sécurité" d'al-Baghdadi, l'"émir" de Raqa Abou al-Hajji al-Masri et l'"émir" Ibrahim Nayef al-Hajj.

- Déjà donné pour mort -

Cette annonce intervient alors que l'étau se resserre sur les combattants de l'EI à Raqa, leur bastion en Syrie, contre lequel ont lancé une offensive les forces démocratiques syriennes, une alliance arabo-kurde antijihadiste soutenue par les États-Unis.

Les combats s'y poursuivent sur les fronts nord, ouest et est de la ville, mais l'avance des forces antijihadistes a été freinée ces derniers jours par des contre-offensives de l'EI. Les affrontements continuaient vendredi dans plusieurs quartiers.

L'armée syrienne est également entrée dans la région de Raqa le 6 juin, gagnant depuis du terrain face aux jihadistes dans l'ouest et le sud-ouest, soutenue par d'intenses bombardements russes.

L'armée russe avait déjà annoncé avoir frappé les 25, 29 et 30 mai des unités de l'EI tentant de fuir la ville par le Sud en direction de la cité antique de Palmyre, sous contrôle des forces du gouvernement syrien. Elle avait également frappé l'organisation par des missiles de croisière Kalibr, une première depuis novembre 2016.

La coalition internationale anti-jihadistes avait promis en mars lors d'une réunion d'éradiquer la "menace planétaire" du groupe État islamique et de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, pour la capture duquel Washington offre 25 millions de dollars.

Le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait alors prédit la "mort" prochaine d'al-Baghdadi, assurant que ce n'était "qu'une question de temps".

Abou Bakr al-Baghdadi a fait sa seule apparition publique connue en juillet 2014 à Mossoul en Irak. En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait proclamé le "califat" sur les vastes territoires conquis par l'EI.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le discret chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé État islamique, supplante Al-Qaïda, et ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

Déjà donné pour mort par les Américains, il n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, peu après le lancement de l'offensive de l'armée irakienne sur le bastion des jihadistes à Mossoul.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Afghanistan: les talibans sèment la mort dans un camp militaire

mediaLe bilan s'est alourdit dans le nord de l'Afghanistan, près de Mazar-e-Charif, après l'attaque d'une base militaire afghane, revendiquée par un commando taliban. Il y aurait plus de 100 morts - jusqu'à 140 selon Reuters - et de nombreux blessés selon les autorités. Cette attaque est l'une des plus meurtrière qu'a connu le pays et intervient plus d'un mois et demi après celle perpétrée contre l'hôpital militaire de Kaboul, attaque revendiqué par l'organisation Etat islamique.

Des murs de béton criblés de balles, couverts de grandes traces de sang... Ces images de la base militaire de Balkh sont rediffusées depuis ce matin sur les chaines de télévisions afghanes.

Depuis l'attaque perpétrée hier par un commando taliban, les réactions se multiplient ainsi que les condamnations. « Cette attaque contre le 209e corps d'armée montre la nature barbare des talibans », a réagi vendredi le général américain John Nicholson, commandant des forces de la mission Resolute Support de l'Otan en Afghanistan.

Les premiers témoignages cités par les médias donnent quelques détails sur le déroulement de l'attentat. Selon certains, des hommes lourdement armés, en uniforme, dans des humvees, véhicules de transport militaires, arrivent à la base de Balkh en début d'après-midi et lancent l'assaut. A l'intérieur, comme chaque vendredi à cette heure-ci, la plupart des soldats finissent de déjeuner au réfectoire ou sont en train de prier à la mosquée. C'est là que les assaillants ouvrent le feu. Un officier afghan blessé dans l'attaque a raconté que les soldats avaient été saisis par la confusion, ignorant qui les attaquaient. « C'était le chaos et je ne savais pas quoi faire. On entendait partout des coups de feu et des explosions », a-t-il dit.

L'attaque va durer près de cinq heures. Les forces armées afghanes en viendront à bout abattant sept des insurgés, deux autres se font exploser, un homme est arrêté selon les autorités.

Cette attaque est l'une des plus meurtrières perpétrées dans le pays. Le 8 mars dernier, l'hôpital militaire de Kaboul avait été ciblé par les jihadistes de l'OEI et avait fait près de 50 morts. En visant la base de Balkh, et son 209e corps d'armée, l'un des plus importants du pays, les talibans ont une nouvelle fois montré leur capacité à porter des coups majeurs aux emblèmes du gouvernement afghan.

Source : rfi.fr

 

Expulsion des Etats Unis Rapatriement de Mauritaniens des USA

Expulsion des Etats Unis Rapatriement de Mauritaniens des USAIls sont plusieurs dizaines de citoyens mauritaniens résidant jusque-là aux USA, qui devraient se retrouver dans les prochains jours en Mauritanie. Il s’agit de personnes qui tombent subitement sous le durcissement des critères d’expulsion d’étrangers de la nouvelle administration Trump.

Plusieurs dizaines de mauritaniens attendent d’être rapatriés au pays. Les Mauritaniens tombent comme tous les autres immigrés aux USA, sous le durcissement de la nouvelle administration américaine qui a décidé de bouter hors de son pays, non seulement, les sans papiers en situation irrégulière ou ceux ayant commis des crimes mais aussi les auteurs de petits délits.

Si les Mauritaniens sont autant concernés par ces opérations de refoulement, c’est que la nouvelle administration américaine, ne fait plus de différence dans les choix des personnes ciblées.

Sont désormais visés par les expulsions, les étrangers qui sont en détention ou même ceux qui sont en liberté provisoire, ceux qui ont postulé pour avoir des titres de séjour, (comme par exemple dans la catégorie asile, après examen de leur dossier s’il y a des gens qui sont déboutés, ils sont versés dans la catégorie des illégaux).

Et ils seraient très nombreux les Mauritaniens qui tomberaient dans cette dernière grille. Toutefois, de sources dignes de foi, la Mauritanie compterait beaucoup moins de personnes ciblées par cette opération que tous les pays d’Afrique. Il faut dire que le Nigeria devrait accueillir 600 de ses ressortissants, la Côte d’Ivoire, 1475, le Mali 863 et le Sénégal, 530.

Il faut dire que ces dernières années, les Mauritaniens ont été très nombreux à se rendre aux USA, qui pour suivre des études, qu’ils abandonnent finalement pour du travail, qui pour l’aventure, et qui pour la recherche d’un cadre de vie meilleur que celui du pays.

Les Mauritaniens constitueraient la communauté africaine la moins nombreuse aux Etats Unis avec près de 3000 personnes ! Nombreuses sont les familles restées en Mauritanie qui sont ainsi entièrement prises en charge par leur fils parti aux USA. La question qui se pose est de savoir comment elles vivront le retour de ce fils au pays.

Selon ces mêmes sources, parmi les Mauritaniens expulsés des USA, figure une bonne partie qui n’aurait jamais vu la Mauritanie. La question qui se pose alors est de savoir s’il s’agit de Mauritaniens authentiques ou de citoyens qui se seraient procuré la nationalité mauritanienne pour se rendre aux États-Unis.

On sait que pendant les moments de braise, quelques étrangers avaient largement profité de la situation en Mauritanie pour se procurer des papiers qui leur permettaient d’obtenir le statut de réfugié politique ou de droit de l’homme à l’étranger. Il faut dire que les personnes ciblées sont d’abord conviées à prendre l’avion et au cas où elles refuseraient d’obtempérer, l’usage de la force n’est pas exclu.

C’est ce qui s’est produit hier dimanche pour des Sénégalais expulsés des USA et qui ont refusé de s’exécuter. De sources dignes de foi, ces derniers ont été rapatriés dans des conditions particulièrement difficiles, après qu’ils eurent été mis dans des sacs et jetés à l’intérieur de l’avion qui les a reconduits à Dakar.

Dans un tweet de fin de semaine dernière, Donald Trump se réjouit de cette vague d’arrestations, conséquence du traité qu’il a signé il y a trois semaines.

Source : L’Authentique (Mauritanie)

Climat: des chefs d'Etat à la tribune de la COP22, une semaine après l'élection américaine

Climat: des chefs d'Etat à la tribune de la COP22, une semaine après l'élection américainePrès de 180 responsables - chefs d'Etat et ministres - des pays signataires de l'accord de Paris viennent à partir de mardi à la tribune de la conférence de l'ONU sur le climat, une semaine après l'élection de Donald Trump, futur président climato-sceptique.

Nous attendons qu'ils rappellent qu'ils sont prêts à continuer l'action et à l'accélérer, et qu'ils envoient un message fort à Trump et au reste du monde, a déclaré Célia Gautier, du Réseau Action Climat (900 ONG).

Sont attendus le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le roi du Maroc Mohammed VI, puis François Hollande, président de la France où se scella fin 2015 l'accord de Paris contre le réchauffement planétaire.

Se succèderont une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont de nombreux leaders africains comme le Soudanais Omar El-Béchir réclamé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour.

La présidente chilienne Michelle Bachelet ou l'émir du Koweit sont aussi annoncés. Les interventions de tous les pays continueront jusqu'à mercredi.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry fera un discours soulignant l'urgence de l'action climatique, a dit son négociateur climat Jonathan Pershing.

Il est peut-être encore plus important d'être à Marrakech maintenant, avait dit M. Kerry à la presse, après l'élection de Trump à la tête du 2e pollueur mondial.

Le magnat new-yorkais, qui pendant sa campagne avait qualifié le réchauffement de canular et promis de relancer la production américaine de charbon, n'a depuis son élection encore rien dit sur ce thème.

M. Pershing a dit ignorer quand l'équipe chargée d'assurer la transition dans les prochaines semaines, allait arriver.

Ce que je sais en revanche, c'est (...) la puissance du mouvement (pour le climat) et l'élan énorme créé à Paris, a-t-il dit à la presse lundi, convaincu que cet effort mondial va perdurer, quels que soient les gouvernants.

- 'Une question de survie' -

L'élection surprise de Donald Trump, au 2e jour de la COP22, a plongé dans la stupeur les participants, qui depuis attendent de voir ce que le républicain compte faire.

A ce stade 109 Etats, dont les Etats-Unis, l'UE, l'Inde, le Japon, ont ratifié l'accord qui a vu la communauté internationale s'engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre, sources du dérèglement. Une dizaine l'ont fait depuis l'élection de Trump, dont l'Australie.

Parmi les grands émetteurs, la Russie manque encore à l'appel.

Intervenant lundi à la COP22, le négociateur chinois Xie Zhenhua, a de nouveau rappelé l'engagement de son pays: Répondre au défi du changement climatique est notre responsabilité commune et partagée.

Premier émetteur mondial, la Chine a, en lien avec les Etats-Unis de Barack Obama, largement contribué à permettre l'accord de Paris, et est aujourd'hui le premier investisseur dans les énergies renouvelables.

La communauté internationale s'est engagée à limiter sous 2° la hausse du réchauffement, prometteur, au-delà, d'impacts désastreux et irréversibles pour les hommes comme pour les écosystèmes.

Mais à ce stade les engagements pris par chaque Etat pour limiter les émissions sont insuffisants.

Les représentants de la communauté internationale sont réunis à Marrakech jusqu'à vendredi, pour tenter d'avancer sur les procédures permettant de suivre et renforcer ces actions nationales.

Pays développés et en développement doivent en outre encore s'accorder à Marrakech sur la feuille de route garantissant que les premiers verseront bien aux seconds l'aide promise pour soutenir leurs politiques climatiques.

Les financements climatiques sont une question de survie pour nous, a redit lundi le président du groupe des pays les moins avancés, Tosi Mpanu-Mpanu, insistant sur l'aide permettant d'affronter les impacts du réchauffement. Sur ce point aussi, les chefs d'Etat et de gouvernement seront attendus pendant ces deux jours.

Source : Romandie News

 

 

Les terroristes d’AQMI ne sont pas tous de ânes

Les terroristes d’AQMI ne sont pas tous de ânesLes spécialistes du terrorisme qui prennent les allumés du djihad pour des débiles mentaux devraient renouveler leurs grilles de lecture.

En surfant sur l’effroi provoqué par les attentats à répétition des deux principales enseignes du terrorisme mondial, Daech et AQMI, les politiques, mal conseillés par les services anti terroristes, servent trop souvent une vision caricaturale du djihadiste.

Les néo conservateurs américains des années Bush avaient déjà popularisé le concept de « guerre au terrorisme », ce néologisme qui permet de ne pas réfléchir. Sans doute François Hollande a compris l’avantage d’user et d’abuser de cette rhétorique guerrière. Histoire de mettre un peu de viagra dans ses courbes de sondages, mais pour si peu de temps….

Buté, analphabète et demain « apatride », le djihadiste se battrait avant tout pour une meilleure part du marché local. Cette vision a pu avoir une part de pertinence, voici quinze ans, quand les leaders du GSPC, pourchassés par l’armée algérienne, avaient migré vers le désert sahélien, épicentre des trafics. Ces islamistes aguerris ne disposaient que de peu de ressources, il leur fallut, sans prendre de gants, se faire une place au sein des filières locales, souvent avec la bénédiction d’Alger qui savait offrir quelques gâteries aux plus conciliants.

Changer de logiciel

Face à la progression foudroyante d’un idéologie djihadiste tous terrains, du Moyen Orient aux banlieues françaises en passant par Bamako, Abidjan, Niamey, il faudrait mieux changer de logiciel. A moins de croire comme le Premier ministre français, Manuel Valls, entre deux effets de manche, que comprendre la violence djihadiste, c’est déjà l’excuser.

La violence djihadiste ne se situe plus seulement, tant s’en faut, au seul croisement de la criminalité et du terrorisme. Après l’attaque dimanche dernier contre les touristes qui se reposaient en toute tranquillité sur les plages ivoiriennes, nos ennemis d’AQMI ont pondu un communiqué. C’est le signe qu’ils savent écrire et qu’ils ont un message à faire passer.

Ce qu’ils dénoncent, avec leurs méthodes barbares, ce sont les "interventions armées" de la France; d’autres qui ont lieu en Palestine, au Yémen, en Somalie; la « colonisation » des terres; la complicité enfin de l’armée tricolore avec « le Mali raciste », leur façon de dénoncer certains exactions commises par une population majoritairement noire contre les touaregs et les arabes.

Le propos, hélas, trouve un certain écho. Hors de question, naturellement, d’y répondre avec un revolver dans les reins. Mais François Hollande et les ministres qu’il envoie à Abidjan ne doivent plus seulement parler sécurité. Ils doivent aussi se placer sur ce terrain proprement politique et trouver les mots pour expliquer à l’opinion publique mondiale les raisons des interventions militaires que la France mène sur cinq théâtres d’opération (1).

Sans être djihadiste, on commence à ne pas en comprendre toute la logique vertueuse.

(1) Ces intervenions militaires supposent que 35000 militaires soient mobilisés, et non 10000 comme on le lit souvent, si l’on compte aussi tous les soldats qui sont en repos, ou qui s’occupent en amont de la logistique ou de la gestion

Source : Mondafrique

 

Les Emirats annoncent la mort de 22 de leurs soldats au Yémen

Les Emirats annoncent la mort de 22 de leurs soldats au YémenLes Emirats arabes unis ont annoncé vendredi la mort de 22 de leurs soldats au Yémen, où ils font partie de la coalition arabe soutenant les forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles chiites Houthis.

Il s'agit du bilan le plus lourd annoncé par le commandement des forces armées émiraties qui ne précise cependant pas les circonstances exactes de la mort des soldats.

Mais selon des sources militaires yéménites, une explosion accidentelle a fait vendredi matin plusieurs victimes, dont des soldats de la coalition arabe, dans un entrepôt de munitions de la province de Marib, à l'est de la capitale Sanaa.

Une source militaire sur place, interrogée par l'AFP, a fait état aussi de plusieurs victimes parmi les Yéménites.

L'explosion est survenue sur une base militaire dans la région pétrolière de Safer, à quelque 250 km à l'est de Sanaa, selon les sources militaires.

Les Emirats sont l'un des piliers de la coalition mise en place en mars par l'Arabie saoudite qui a lancé notamment une campagne aérienne pour empêcher les rebelles chiites de prendre le contrôle de l'ensemble du Yémen voisin.

En août, ils ont révélé leur implication directe dans le théâtre des opérations au Yémen alors qu'ils étaient restés évasifs sur le déploiement de soldats au sol.

Source : Romandie News (Suisse)

 

L’Etat Islamique (DAECH) contre AQMI : Une féroce lutte d’influence en Mauritanie

L’Etat Islamique (DAECH) contre AQMI : Une féroce lutte d’influence en MauritanieUne longue étude réalisée par Mohamed Mahmoud Ould Sidi, chercheur spécialiste des questions du terrorisme islamiste au Sahel, vient de publier une enquête sur la féroce lutte d’influence que se livreraient actuellement l’organisation de l’Etat Islamique (DAECH) et Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) pour imposer leur influence sur le courant djihadiste en Mauritanie.

Il ressort de la longue investigation réalisée par Mohamed Mahmoud Sidi, que l’organisation « Tabligh Wa Daewa » connue pour ses activités de prêche loin de toute violence armée, serait le noyau embryonnaire d’où sortiraient la plupart des recrues mauritaniennes au sein des organisations terroristes, telles que Daech ou Aqmi.

Ainsi, l’information qui avait circulé il y a quelques mois sur le démantèlement par la gendarmerie nationale à Zouerate d’une cellule de Daech constituerait la preuve que l’Etat Islamique s’intéresse à la Mauritanie.

Elle ferait suite à l’apologie lancée il y a quelques temps par l’organisation envers ceux qu’elle nomma les « Jihadiste sunnites de Mauritanie et du Maghreb » diffusée sur les ondes d’une radio contrôlée par l’organisation en Irak.

Ainsi, pour Mohamed Sidi, il existerait en Mauritanie deux courants islamistes qui se distinguent. La première est l’organisation « Tabligh Wa Daewa » proche du courant soufiste à la philosophie spirituelle entièrement tournée vers la conquête de la félicité par l’adoration, l’éducation et la dévotion.

Mais ce discours lénifiant aurait radicalement changé aujourd’hui laissant place à un discours faisant l’apologie du Jihad, n’hésitant plus à en parler publiquement dans les prêches développés par ses leaders. Résultat, la plupart des Mauritaniens membres d’Aqmi seraient issus de cette école pourtant connue dans le passé pour ses actions non violentes.

Le deuxième courant islamiste fort en Mauritanie est celui des Salafistes qui peuplent aujourd’hui les mosquées et contrôlent de plus en plus le discours religieux en Mauritanie. Il s’agit de discours radicaux où le Jihad occupe une place prégnante et prépondérante, au point qu’il serait même devenu sujet d’enseignement dispensé aux jeunes.

Pour Mohamed Mahmoud Sidi, l’incapacité de l’Etat mauritanien à catalyser le courant salafiste, résulterait du fait qu’elle lui a permis d’évoluer presque en clandestinité, ce qui renforce son aura auprès des jeunes toujours assoiffés d’interdits et de sensations à enfreindre le permissible.

Reconnaître à ce courant le droit d’œuvrer au grand jour ou lui accorder une reconnaissance politique, aurait brisé son illusoire discours. Et dans un tel cadre d’évolution au noir, Daech pourrait s’infiltrer et s’implanter avec force en Mauritanie, trouve le chercheur.

Daech évolue vite au Sahel

La menace que constitue l’organisation de l’Etat Islamique pour la Mauritanie serait d’autant plus réelle selon Ould Sidi, que les allégeances à son Emir, Baghdadi se multiplient au Sahel et au Maghreb.

Il en serait ainsi pour certains éléments leaders du mouvement jihadiste, comme le Mauritanien Hamahou Ould Mohamed Khaïry, l’ancien porte-parole d’Ançar Dine au Nord Mali qui aurait recruté des dizaines de jeunes jihadistes mauritaniens et qui a exprimé son allégeance à l’Emir Baghdadi, Chef de Daech.

Parmi les élèves de Hamahou Ould Mohamed Khairy, figure le jeune Mohamed Ould Breihmatt, titulaire d’un Master en communication en 2007 puis d’un diplôme supérieur en réseaux informatiques en 2012 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il aurait écrit à ses parents pour leur annoncer qu’il a rejoint les rangs de l’EI.

Au cours de cette étude sur le mouvement jihadiste mauritanien, le chercheur Mohamed Sidi a recueilli l’avis de certains spécialistes mauritaniens de la question. L’un d’eux lui scindera l’histoire du mouvement jihadiste en Mauritanie entre deux périodes. La première vague de jeunes mauritaniens ayant rejoint les mouvements jihadistes serait intervenue en 2003 avec l’invasion de l’Irak par l’armée américaine.

Puis, le mouvement jihadiste prendra de l’ampleur dans les années 2006 avec la naissance d’AQMI des cendres du GSPC algérien (Groupe salafiste pour la prédication et le combat). Ces spécialistes mauritaniens, dont certains ont approché les chefs d’Aqmi au cours de missions de presse dans l’Azawad, fixent la deuxième période du mouvement jihadiste en Mauritanie en 2012, avec l’occupation du Nord Mali par les forces jihadistes.

Plusieurs dizaines de jeunes Mauritaniens avaient rejoint à cette période ces mouvements, certains d’entre eux parvenant même à se hisser à des postes de sous-commandement.

Mais avec la réoccupation du Nord Mali par les armées françaises et africaines, les mouvements jihadistes tels qu’Ançar Dine et Aqmi seront dispersés et leurs actions sévèrement entravées.

C’est alors qu’apparut l’Etat Islamique en Irak et au Cham (DAECH) avec à sa tête l’Emir Abou Bakar Al Baghdadi, autoproclamé Khalifa des Musulmans. Cette question de Khalifa des Musulmans aurait entraîné un vif débat au sein des mouvements islamistes armés dans le monde et semé de profondes dissensions au sein du mouvement Al Qaïda qui se considérait jusque-là comme la plus grande et la plus forte organisation jihadiste, donc la plus menacée par la naissance de Daech.

En effet, les spécialistes trouvent que l’influence de Daech sur la popularité d’Al Qaïda était bien réelle notamment sur sa branche au Sahel et au Maghreb, AQMI.

La raison serait que Daech venait de réaliser l’objectif ultime que beaucoup d’organisations islamistes armées rêvaient d’atteindre, à savoir la restauration du Khalifat musulman.

L’idée d’un Khalif des Musulmans en la personne d’Abou Bakar Al Baghdadi fut ainsi le catalyseur qui allait attirer des centaines de jeunes jihadistes éblouis par ce rêve, même si selon les spécialistes, une telle perspective est loin de la réalité.

Dès lors qu’il existe un Khalif des musulmans, la légitimité des autres organisations islamiques s’en trouvait poser avec acuité. D’où les scissions que connaîtra Aqmi. Plusieurs régions contrôlées par l’organisation firent ainsi défection pour prêter allégeance à Baghdadi.

Il en fut ainsi de la région centrale qui se renomma « Jundoul Khalifa » ou les « soldats du Khalifat », bientôt rejoint par unepartie de la Katiba des Mourabitounes qui se scinda en deux, une partie rejoignit Daech sous le commandement de Abou Waled Sahraoui et l’autre resta fidèle à Ayman Zawahari, successeur de Ben Laden, sous le leadership de Mokhtar Belmokhtar dit Belawar ».

La naissance de Daech aura une autre influence sur Aqmi. Il s’agit de sa présence sur les plus grands terrains d’opération et principaux centres d’accueil des jihadistes du monde, notamment en Irak, en Syrie, en Egypte, en Libye

La présence de Daech dans la région de Cham, entre la Syrie, le Liban et la Jordanie, entrait surtout dans le bréviaire des jihadistes qui voient dans cette vaste région le centre névralgique d’où partira « la fin du monde ». En même temps, Al Qaïda avait faibli et perdu du terrain depuis la mort de son chef, Oussama Ben Laden.

La Mauritanie dans le planisphère de Daech

Mohamed Mahmoud Sidi rappelle qu’il y a quelques mois, l’Etat Islamique avait publié dans son magazine « DABEGH » une carte de son futur empire et cette carte englobe la Mauritanie. Ainsi, Daech a divisé son Etat en treize grandes régions. Il s’agit de l’Irak, Cham, Hijaz, Yémen, Khorassan, Kurdistan, Caucasie, Anadole, Europe, Andalousie, le Pays des Cananéens, l’Ethiopie et le Maghreb.

L’EI utilise ainsi des dénominations géographiques usuelles dans les siècles précédents. Ainsi, le Khorassan est une vaste région située dans le Nord est de l’Iran, alors que le Caucase comprend le Caucase du Sud encore appelé Transcaucasie qui englobe la Georgie, l’Arménie, Azerbaïdjan et la région de Kars en Turquie, et le Caucase du Nord dénommé Ciscaucasie, situé en Russie et incluant les républiques de Karachaïévo-Tcherkessie, Kabardino-Balkanie, Ossétie du Nord, Ingouchie, Tchétchénie et Daguestan. Quant au Bilad el-Cham, c’est une région qui englobe la Syrie, la Jordanie, le Liban et la Palestine. Le Hidjaz est la région ouest de l’Arabie Saoudite.

Cette carte fixe ainsi définitivement les visées de Daech en Mauritanie, selon les spécialistes, qui estiment que le débat sur cette question est donc réglé. En attesterait également le démantèlement annoncé d’une cellule de Daech à Zouerate et l’arrestation de trois jeunes accusés par la justice mauritanienne d’appartenance à une organisation terroriste.

Il s’agit de Sidi Mohamed Ould Ely Lesvar, Yacoub Ould Moya et Boukhari Ould Dahane. Malgré le démenti des prévenus qui ont rejeté toutes les accusations, le parquet aurait projeté un film qui montre les trois jeunes faisant allégeance à Daech et à son Emir, Abou Bakara Al Baghdadi. Ils ont été condamnés à des peines allant de 5, 7 et 10 ans.

La question qui se pose aujourd’hui selon les spécialistes est de savoir si Daech va commettre des actes terroristes en Mauritanie ou dans les zones proches de ses frontières pour affirmer réellement son implantation dans la zone du Sahel.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Les témoignages glaçants de soldats israéliens sur la guerre à Gaza

mediaL’ONG israélienne Breaking The Silence (Brisons le silence) publie les témoignages de plus de 60 officiers et soldats engagés dans la guerre à Gaza durant l’été 2014. Ils racontent comment l’armée israélienne a mené des attaques de manière indiscriminée sur le territoire palestinien, tuant des centaines d’innocents. Une réalité encore peu rapportée au public israélien.

Avec notre correspondante à Jérusalem,

« Si vous voyez quelqu’un, tirez ! ». C’est l’ordre qu’ont reçu des soldats israéliens envoyés dans la bande de Gaza, durant la guerre de l’été 2014, selon plusieurs témoignages recueillis par l’ONG Breaking The Silence. « Les ordres étaient de tirer pour tuer, même si la personne n’était pas identifiée », rapporte un sergent. Autrement dit, même s’il s’agissait d’un civil innocent.

Avant d’entrer à Gaza, les soldats israéliens ont été briefés par leurs supérieurs. « Vous ne trouverez pas de civils dans les zones d’intervention. Si c’est le cas, ils sont forcément suspects », leur ont-ils affirmé. Un militaire raconte que deux Palestiniennes marchaient et discutaient dans un jardin lorsqu’elles ont été repérées par un drone. Elles ont été tuées, aucune arme n’a pourtant été retrouvée sur elles. « Si elles ont été tuées, c’est forcément qu’elles étaient terroristes… »

D’autres témoignages font état d’attaques délibérées contre des civils, comme ce vieil homme palestinien abattu par un soldat israélien alors qu’il ne représentait apparemment aucun danger. Des troupes avaient été prises pour cibles quelques heures avant, et les soldats étaient apparemment sur les nerfs.

« On bombardait tout »

Les destructions durant la guerre à Gaza ont aussi marqué les soldats israéliens. « Il y avait un sentiment de folie par rapport au nombre de bombardements », raconte un militaire. « 900 obus ont été tirés en une nuit à Chajaya », affirme un autre. Le but n’étant pas seulement de détruire des infrastructures du Hamas, mais de porter un coup au moral de la population, suggèrent plusieurs témoignages.

Les militaires qui témoignent remettent aussi en cause la fameuse politique du « knocking at the roof », les tirs d’avertissement de l’armée israélienne avant de bombarder un bâtiment. « Les militants du Hamas avaient le temps de sortir, déclare un soldat, les civils pas forcément. Lorsqu’il s’agit de bouger toute une famille avec une grand-mère, c’est difficile ».

L’armée avait aussi fait la liste des bâtiments sensibles, comme des écoles de l’ONU par exemple, à ne pas viser, sauf accord préalable du haut commandement. Mais la provenance des tirs des combattants palestiniens n’était pas toujours claire et « au final, on bombardait tout », raconte un commandant d’infanterie. Tant pis pour les dommages collatéraux.

« Si vous tuez quelqu’un à Gaza, c’est cool, ce n’est pas grave »

Certains officiers parlent aussi d’une atmosphère délétère durant cette guerre, incomparable aux guerres précédentes. « Le discours était vraiment d’extrème droite, un discours raciste et nationaliste », selon un lieutenant. « Il y avait beaucoup de gens qui haïssaient les Arabes, vous pouviez le voir dans leurs yeux », témoigne un autre. Un discours qui encourage la violence: « [nos supérieurs] nous ont dit : si vous tuez quelqu’un à Gaza, c’est cool, ce n’est pas grave », rapporte un sergent.

En publiant ces témoignages de militaires, tous anonymes, l’ONG Breaking The Silence, espère faire bouger les consciences des Israéliens qui, pendant la guerre, ont été surtout informés des pertes israéliennes, 73 morts dont six civils, et pratiquement pas du drame qui se déroulait côté palestinien, à Gaza, où 2 200 personnes ont été tuées, dont 1 500 civils.

« Ce qu’il ressort de ces témoignages, c’est un échec éthique énorme de la part de l’armée israélienne », déclare Yuli Novak, le directeur de Breaking The Silence, qui réclame une enquête indépendante. Dans un communiqué, l’armée se dite prête à « examiner toute plainte crédible », mais affirme ne pas avoir eu accès aux témoignages de l’ONG, avant publication.

Plusieurs enquêtes internationales ont par ailleurs été lancées sur la guerre à Gaza, toutes dénoncées par le gouvernement israélien qui prétend avoir « l’armée la plus morale au monde ».

Source : Reuters

 

Un mauritanien prisonnier de Guantanamo témoigne

Le prisonnier Mohamedou Ould Slahi.Détenu depuis treize ans, Mohamedou Ould Slahi raconte dans un livre les tortures qu'il a subies.

«Mes pieds étaient engourdis à cause des chaînes qui coupaient la circulation du sang vers mes mains et mes pieds. J'étais content à chaque coup que je recevais parce que cela me permettait de changer de position. “Bouge pas fils de p.!” dit… [nom censuré]. Mais parfois, je ne pouvais m'empêcher de bouger. Cela valait bien le coup de pied reçu.» Humiliations, mauvais traitements, tortures, menaces de mort… La vie quotidienne à Guantanamo est racontée pour la première fois à la première personne par un prisonnier qui y croupit toujours depuis treize ans. Mohamedou Ould Slahi, arrêté après le 11 septembre 2001 en Mauritanie pour son affiliation à al-Qaida, a été emprisonné en Jordanie, puis en Afghanistan avant d'être transféré en août 2002 dans le camp américain basé à Cuba, sous le matricule 760.

Publiés simultanément dans vingt pays,Les Carnets de Guantanamo, dont le Guardian a reproduit de larges extraits ce week-end, paraîtront jeudi chez Michel Lafon en France. L'histoire de ce récit elle-même est extraordinaire. Le prisonnier entreprend d'écrire ce journal dans sa cellule à l'été et l'automne 2005, alors qu'il vient de se faire assigner des avocats. Chaque page est saisie par les autorités américaines. Le manuscrit est classifié «secret» et mis sous clé dans un bâtiment sécurisé près de Washington. Au bout de six ans de recours judiciaires de ses avocats, le texte de Slahi est enfin autorisé à la publication au prix de 2500 amendements et oblitérations. Jamais inculpé, le prisonnier a fait l'objet d'une décision de remise en liberté en 2010 mais il figure toujours parmi les 122 prisonniers encore détenus à Guantanamo en raison d'un appel du gouvernement américain.

Faux aveux

Amnesty International l'a adopté comme prisonnier de conscience. Il a reconnu ses liens avec al-Qaida pour lutter contre le régime soutenu par l'Union soviétique en Afghanistan mais dit avoir renoncé à son combat en 1992. Il a été arrêté à Nouakchott en 2001, soupçonné d'être impliqué dans un projet d'attentat contre l'aéroport de Los Angeles. Dans son livre, il dit avoir livré de faux aveux de complot contre une tour à Toronto pour faire cesser ses tortures. Lorsque l'un de ses interrogateurs lui demande si c'est la vérité, il répond: «Ça m'est égal, du moment que vous êtes satisfaits.»

Il raconte l'enfer de son transfert en avion d'Afghanistan à Guantanamo, convoyé comme un «mort vivant» par ses gardes. Entravé, bâillonné, la tête dans un sac. Lorsqu'il arrive à alerter un militaire de sa difficulté à respirer à cause de ses entraves, celui-ci resserre encore la ceinture qui lui compresse l'abdomen.

À partir de 2003, il dit avoir été soumis à des «techniques d'interrogatoire additionnelles» approuvées par le secrétaire à la Défense américain de l'époque, Donald Rumsfeld. Il est forcé à boire de l'eau salée, emmené en mer où il est roué de coups pendant trois heures puis recouvert de glaçons. Ses traitements entraînent chez lui des hallucinations dont ses geôliers auraient profité pour lui suggérer de s'attaquer à eux ou de tenter de s'évader.

Dès 2008, ses avocats avaient dénoncé les «tortures sévères» subies par leur client, qui avaient conduit à l'abandon de poursuites contre lui. «Je n'ai raconté que ce que j'ai vécu, ce que j'ai vu et appris directement, assure Mohamedou Ould Slahi. J'ai essayé de ne pas exagérer ni d'édulcorer, et d'être aussi juste que possible envers le gouvernement américain, envers mes frères et envers moi-même.»

Source : Le Figaro (France)

 

Qui sont les groupes djihadistes à travers le monde?

Qui sont les groupes djihadistes à travers le monde?Aqmi, Boko Haram, Al-Nosra, Front islamique ou Ansar Dine, différents groupes djihadistes demeurent actifs dans le monde, alors que l'Etat islamique autoproclamé a gagné une influence prépondérante.

L'Etat islamique (EI) est un groupe terroriste créé en 2006 en Irak, devenu depuis lors une véritable armée qui pille, massacre, viole et s'empare de territoires de plus en plus importants - en Irak comme en Syrie.

Qu'est-ce que l'Etat islamique (EI)?

Ce groupe de djihadistes n'est toutefois pas unique au Proche-Orient, ainsi que sur le continent africain. Certains de ces groupes sont en compétition avec l'EI, d'autres s'y rallient, d'autres encore refusent de le reconnaître et le combattent.

Aqmi, le ralliement de la dernière heure

Al-Qaïda au Maghreb islamique est un groupe djihadiste algérien qui s'est déclaré en 2007, anciennement connu sous le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat. Aqmi opère au Sahel, le plus souvent en Mauritanie, au Mali et au Niger.

Une scission s'est opérée au sein d'Aqmi en 2011 pour constituer un deuxième groupe : le Mujao (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest).

Discours évolutif

Depuis l'apparition de l'Etat islamique autoproclamé, deux tendances s'affrontent au sein d'Aqmi. Certains groupes, dont le chef d'Aqmi Abdelmalek Droukdel, considèrent qu'il vaut mieux combattre localement contre le gouvernement algérien et les intérêts français, alors que d'autres veulent rallier l'Etat islamique.

C'est notamment le cas du groupe Jund Al-Khilafa (les soldats du califat), dirigé par Khaled Abou Slimane, qui a déclaré son allégeance à l'organisation Etat islamique le 16 septembre. Quelques jours plus tard, ces djihadistes ont capturé un Français dans les montagnes de Kabylie.

Depuis ce ralliement, le discours évolue au sein d'Aqmi qui commence à défendre l'idée d'une alliance entre djihadistes pour contrer l'intervention américaine en Syrie.

Ansar Dine: instaurer la charia au Mali

Ce groupe islamiste, soutenu par Aqmi s'est déclaré en 2012 au Mali. Les exactions des membres d'Ansar Dine ont déclenché l'opération militaire française Serval. L'objectif annoncé d'Ansar Dine est d'imposer la Charia, son nom signifiant "défenseurs de la religion".

Le groupe de djihadiste d'Ansar Dine s'est déclaré allié d'Aqmi depuis le début de ses actions armées pour établir une "république islamiste" au Mali.

Boko Haram
: récent soutien

Boko Haram, ou "groupe pour la prédication et le djihad", est une organisation religieuse terroriste du Nigeria qui a pour objectif de faire appliquer la charia dans tout le pays. Fondée en 2002, l'organisation Boko Haram se revendique des Talibans d'Afghanistan. Les exactions de la secte djihadiste sont multiples, dont la dernière en date étant l'enlèvement de 276 lycéennes.

Une branche dissidente de l'organisation s'est constituée dans le nord du Nigeria, appelée Ansaru, soit l'Avant-garde pour la protection des musulmans en Afrique noire.

En juillet 2014, Aboubakar Shekau, le chef de Boko Haram a déclaré son soutien à l'Etat islamique, à Al-Qaida et aux talibans afghans.

Le Front Al-Nosra : rivalité avec l'EI

Le Front Al-Nosra est un groupe djihadiste issu d'Al-Qaïda en Irak bien que constitué en Syrie depuis 2012 pour s'opposer à Bachar el-Assad. Ce groupe de rebelles djihadistes a pour objectif la constitution d'un "émirat au Levant", un Etat islamique appliquant la charia.

Le Front Al-Nosra ne reconnaît toutefois pas l'EI et s'impose comme la branche unique d'Al-Qaïda en Syrie. C'est ce mouvement qu'a rallié le groupuscule islamiste Khorassan, composé de combattants auparavant postés en Afghanistan, au Pakistan ou en Iran.

Ces combattants sont considérés comme une menace par Washington selon qui ils préparaient des attaques "majeures" contre des cibles occidentales et sur le sol américain.

Le Front islamique

Sous cette appellation sont réunis sept groupes armés rebelles syriens depuis la fin 2013. Le Front islamique est la principale force d'opposition armée à Bachar el-Assad, et son objectif est identique à celui du groupe de l'Etat islamique: créer un Etat islamique dicté par la charia. S'il prétend vouloir protéger les minorités, le Front islamique n'en est pas moins hostile au principe de démocratie, qu'il rejette.

Le Front islamique, qui serait financé par l'Arabie saoudite, dispose du contingent le plus important de tous les groupes islamistes avec 50 à 80'000 combattants et il combat tant l'Etat islamique que le pouvoir syrien.

Source : RTS (Suisse)