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Dossiers en Afrique

Mali: attaque meurtrière contre une base de l’armée malienne dans le cercle de Ténenkou

Au Mali, une importante attaque a eu lieu dans la nuit de samedi à ce dimanche 17 mars, dans le cercle de Ténenkou, dans le centre du pays. Un commando armé s'est brièvement emparé d'une base de l'armée malienne. Huit militaires au moins ont été tués. Aucun bilan officiel n’a été publié pour le moment.

 

Source : RFI

Annoncé mort par la France et le Mali : Amadou Kouffa apparaît dans une nouvelle vidéo du GSIM

Annoncé mort par la France et le Mali : Amadou Kouffa apparaît dans une nouvelle vidéo du GSIMAnnoncé mort par la France et les autorités maliennes, Amadou Kouffa est sur le point de revenir d'entre les morts. En effet, l'organe de propagande du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans s'apprête à diffuser une vidéo de 19 minutes dans laquelle apparaît le chef jihadiste. Dans ladite vidéo, Amadou Kouffa dément sa propre mort. 

L'émir du front de libération du Macina du nom de la branche d'Ansar Dine dans le centre du Mali, ajoute que l'espion qui est à l'origine de la frappe le visant a été arrêté. 

Par ailleurs, révèle le journaliste Wassim Nasr, le chef jihadiste "s'émeut du grand nombre de Peulhs qui ont rejoint le jihad". 

Avant l'annonce de sa mort par la ministre française des armées, confirmée par l'armée malienne, Amadou Kouffa était apparu dans une vidéo du GSIM et appelait les peulhs de 08 pays africains à rallier la cause du jihad. 

Il faut par ailleurs souligner que cette "résurrection" de Kouffa intervient quelques jours après la supposée neutralisation de Yahya Abou El Hamam, jusque-là numero 2 du GSIM.

Source : Dakaractu.com

 

Mali: trois casques bleus de l’ONU tués par des hommes armés (Minusma)

Mali: trois casques bleus de l’ONU tués par des hommes armés (Minusma)Apanews - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a annoncé, samedi, la mort de trois Casques bleus guinéens, se disant être « choquée par leur lâche assassinat» vendredi soir dans un braquage près de Bamako.

« Hier soir vers 22:00, des Casques Bleus de la Minusma qui partaient en permission à bord d’un véhicule de location, ont été attaqués par des hommes armés non identifiés sur la route de Siby à 44 km au sud-ouest de Bamako », écrit la Minusma dans un communiqué reçu à APA.

Selon le texte, trois d’entre eux ont été tués et un autre blessé. « Un civil, qui conduisait le véhicule, a également été blessé », ajoute la Minusma. Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif s’est dit « choqué par ce lâche assassinat » et l’a fermement condamné.

« Attaquer les Casque bleus, c’est attaquer la paix même au Mali », a dit le diplomate, soulignant que « la Minusma reste déterminée à travailler à l’œuvre de paix aux côtés des Maliens ».

Les Casques bleus tués se rendaient dans leur pays, la Guinée.

Source : Apanews

 

La France annonce avoir tué un des principaux chefs djihadistes au Sahel, Yahia Abou El Hamam

La France annonce avoir tué un des principaux chefs djihadistes au Sahel, Yahia Abou El HamamLes militaires français de l’opération « Barkhane » ont tué jeudi 21 février au Mali le chef d’un des principaux groupes djihadistes au Sahel, l’Algérien Djamel Okacha, dit Yahia Abou Al-Hamam, a annoncé vendredi la ministre des armées, Florence Parly.

Il a été intercepté dans un groupe de véhicules qui se dirigeaient au nord de Tombouctou, précise le communiqué. L’homme était le numéro deux de l’alliance djihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag-Ghaly, le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » (GSIM), et « chef de l’émirat de Tombouctou », selon le texte.

« Cette action spectaculaire concrétise des années de recherche », souligne la ministre en saluant « l’action des forces françaises » contre « le chef d’un des principaux groupes armés terroristes sévissant au Sahel, concepteur et financier de nombreuses attaques contre les valeurs et intérêts communs que nous partageons et défendons avec les pays du G5 Sahel [Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad] ».

« C’est un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel », se félicite le ministère des armées français, en soulignant que le GSIM « [a] perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches d’Iyad Ag-Ghaly ».

Visite au Mali d’Edouard Philippe

Djamel Okacha a été membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Il était soupçonné d’implication dans l’assassinat, en juin 2009, à Nouakchott d’un Américain, Christopher Logest, et dans l’attaque contre l’ambassade de France (deux blessés) en août de la même année dans la capitale mauritanienne.

En 2013, il a succédé à Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’AQMI tué par l’armée française lors de combats dans l’Adrar des Ifoghas (nord du Mali). Il était apparu dans une vidéo publiée en novembre 2018 aux côtés d’Iyad Ag-Ghaly, chef du GSIM, et d’Amadou Koufa, un prédicateur radical peul éliminé par l’armée française fin novembre. Dans cette vidéo, les trois chefs islamistes appelaient à « poursuivre le djihad ».

Cette annonce intervient par ailleurs le jour de la visite attendue au Mali du premier ministre, Edouard Philippe, accompagné de Florence Parly et du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Le Monde avec AFP

Source : Le Monde (France)

 

Burkina Faso: cinq morts dont un prêtre espagnol, dans l'attaque d'un poste de douane

Au Burkina Faso, un poste de douane situé entre les villes de Bittou et Cinkanse, région du centre-est a subi une attaque dans la soirée du vendredi 15 février 2019. Le bilan est de quatre douaniers et un prêtre espagnol tués ainsi que des véhicules incendiés.

C’est le poste de contrôle de douane de Nouhao situé à 10 km de Bittou qui a été attaqué. Les douaniers étaient en mission sur l’axe routier Bittou/Cinkansé lorsqu’un groupe d’hommes armés a ouvert le feu sur eux. Des témoins affirment avoir aperçu quatre corps, vêtus de l’uniforme des douanes burkinabè, criblés de balles. Des véhicules ont été incendiés. Le poste de douane de Bittou a également essuyé des tirs des mêmes hommes armés selon nos sources.

Une source officielle, sous couvert de l’anonymat, a également parlé de la mort d’un homme de race blanche. Il s’agit d’un prêtre expatrié de nationalité espagnole abattu par les mêmes hommes armés. Le Salésien espagnol Antonio César Fernandez et son chauffeur avaient quitté la ville de Cinkansé pour Bittou lorsqu’ils ont rencontré sur leur chemin le groupe d’hommes armés. L’information a été confirmée ce samedi matin par la congrégation des Salésiens de Don Bosco.

C’est la première fois que la région du centre-est est visée par une attaque terroriste selon une source sécuritaire.

Source : RFI

 

Burkina : un médecin militaire tué par l’explosion d’un cadavre piégé

Un médecin militaire burkinabè a été tué et deux policiers blessés ce jeudi 14 février dans l'explosion d'un cadavre piégé à Djibo, dans le nord du Burkina Faso.

« Un officier militaire, médecin du groupement des forces de sécurisation du nord, a été tué jeudi matin lors d’une mission à Djibo », chef-lieu de la province du Soum, a déclaré une source sécuritaire. « Il est décédé dans l’explosion d’un corps (humain) piégé avec un engin explosif artisanal, qui avait été revêtu d’une tenue militaire et abandonné sur une route ».

Alerté de la découverte du corps sans vie d’un homme, présenté comme un militaire, une équipe de policiers et de militaires avait été dépêchée sur les lieux pour un « constat et une identification » de la victime, a-t-il indiqué.

« C’est en voulant retourner le corps que l’explosion s’est produite, tuant sur le coup le médecin militaire et blessant deux autres membres de cette équipe « , a-t-il précisé. « Les deux blessés, dont l’un dans un état grave, ont été reçus au centre médical de Djibo, où ils sont pris en charge », a confié une source médicale à Djibo.

Plus de 300 morts

Le Burkina Faso fait face depuis plusieurs mois à une explosion des violences attribuées à des groupes djihadistes. Les groupes djihadistes utilisent depuis l’an dernier des engins explosifs artisanaux, placés notamment au bord des routes. Cette technique de guérilla est courante en Irak ou au Mali mais c’est vraisemblablement la première fois au Burkina qu’un corps humain est piégé.

Trois attaques ont été perpétrées la semaine dernière, dont une ayant tué cinq gendarmes le jour même où le président burkinabè recevait ses homologues du G5 Sahel pour un sommet consacré à la lutte antiterroriste.

Attribuées principalement aux groupes jihadistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), les attaques ont fait depuis 2015 plus de 300 morts, selon un comptage de l’AFP, voire plus de 500 selon d’autres sources.

Source : jeuneafrique.com

 

Les armées marocaine et algérienne participent côte à côte au Flintlock 2019

Les armées marocaine et algérienne participent côte à côte au Flintlock 2019Des soldats des Forces armées royales marocaines prendront part du 18 février au 1er mars, au Flintlock 2019, des exercices militaires initiés par les forces américaines de lutte contre le terrorisme. Y prendront part également des soldats algériens ainsi que ceux d’une trentaine d’autres pays africains et occidentaux.

Selon AFRICOM (United States Africa Command, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique), les FAR participeront au Flintlock 2019, à des manœuvres militaires destinées à l’amélioration de la lutte contre les groupes terroristes.

Sur le site internet d’AFRICOM on peut lire : « L’exercice vise à renforcer la capacité des principaux pays partenaires de la région à lutter contre les organisations extrémistes violentes, à protéger leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs populations. »

L’exercice militaire qui aura lieu du 18 février au 1er mars en Mauritanie et au Burkina Faso, est dirigé par le chef d’État-Major des armées des États-Unis et sera coordonné par AFRICOM.

En plus du Maroc, de l’Algérie et des USA, cet entraînement militaire, verra également la participation du Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne, la Suisse, la Tunisie, le Nigeria, et la Mauritanie. En tout, plus de 2000 soldats de 30 pays occidentaux et africains y participeront.

Notons que soldats algériens et marocains se sont déjà côtoyés lors d’exercices Flintlock semblables en 2014. Ce genre de manœuvre met d’ailleurs l’accent sur la nécessité de favoriser la coopération régionale dans un but commun de stabilité.

En effet, AFRICOM indique : « L’exercice renforce également les partenariats entre les forces d’opérations spéciales des pays africains et occidentaux et les forces de l’ordre, renforçant leur capacité à travailler ensemble pendant les opérations multinationales en cours. »

Source : Bladi (Maroc)

Mali : deux morts et six blessés dans une attaque armée dans le nord du pays

Mali : deux morts et six blessés dans une attaque armée dans le nord du paysLe ministère malien de la défense a annoncé la mort de deux soldats en plus de 6 blessés lors d’un attentat terroriste mené contre une base de l’armée malienne dans le nord du pays. Le porte-parole du ministère malien précise qu’un kamikaze a actionné sa ceinture d’explosifs mardi à l’entrée de la base de la localité de Targuint dans la région de Gao.

Il y a déjà deux semaines au moins 8 militaires de la force onusienne pour le maintien de la paix au Mali ont été tués lors d’une attaque qui avait visé une base militaire dans le nord-est du pays.

Le président de la mission de l’ONU au Mali avait condamné cette attaque qui « prouve la détermination des terroristes à généraliser l’anarchie » et qui demande selon lui un engagement fort, concerté et immédiat de toutes les forces militaires afin de vaincre le danger du terrorisme dans la région du Sahel.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Burkina: 10 morts dans une "attaque terroriste"

Burkina: 10 morts dans une Dix personnes ont été tuées dimanche à Sikiré, dans le nord du Burkina Faso, dans une "attaque terroriste", selon une source sécuritaire et un élu local. "Une dizaine d'individus armés ont mené dans la matinée de dimanche une attaque terroriste dans le village de Sikiré", qui a fait "dix morts et deux blessés graves", a déclaré à l'AFP une source sécuritaire.


Sikiré est une localité située à une vingtaine de kilomètres d'Arbinda, dans la province du Soum, dans la région du Sahel, en proie à de fréquentes attaques jihadistes.

Selon un élu local de la commune d'Arbinda, joint depuis Ouagadougou, "les assaillants, armés de kalachnikovs, ont fait plusieurs tours dans le village et ouvert le feu sur les habitants".

"Ils ont saccagé et incendié des boutiques et autres commerces et emporté des motocyclettes et un tricycle (triporteur)", a ajouté l'élu sous le couvert de l'anonymat. "Toute la journée, les populations sont restées chez elles", gagnées par la "psychose de ces attaques qui se multiplient dans la zone", a-t-il dit.

Le 10 janvier, douze personnes avaient été tuées dans le village de Gasseliki, localité située à une trentaine de kilomètres au sud d'Arbinda.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières.

D'abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques se sont ensuite étendues à d'autres régions dont celle de l'Est, frontalière du Togo et du Bénin.

Attribuées aux groupes jihadistes Ansaroul Islam et au Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et à d'autres groupuscules, elles ont fait plus de 280 morts depuis 2015.

Source : Le Figaro (France)

 

Mali-Mauritanie : l’armée a arrêté 21 personnes dont un mauritanien dans la région de Mopti

Mali-Mauritanie : l’armée a arrêté 21 personnes dont un mauritanien dans la région de MoptiSuite à une opération de l’armée malienne dans le Centre du Mali, plusieurs personnes sont arrêtées dans un village entre Tenenkou et Mopti dans le Centre du Mali le 24 janvier dernier. Un commerçant mauritanien a été arrêté alors qu’il était dans sa boutique affirme un membre de sa famille.

Au cours d’une opération dans le centre du Mali, l’armée malienne a arrêté une vingtaine de personnes dans le village de Kawa, situé à 50km de Tenenkou et 60km de Mopti. Selon les témoins, les personnes arrêtées sont toutes de la communauté peulh et un commerçant mauritanien. « Hier [24 janvier Ndlr]dans la journée, une patrouille de l’armée malienne a fait irruption dans le village de Kawa.

Les soldats maliens se sont dirigés vers la boutique de mon frère dans ce village avant de la piller. Ils ont ensuite fermé les yeux de mon frère à l’aide d’un turban puis ont quitté le village avec lui. Depuis nous n’avons plus d’information »
, raconte Mohamed Ould Baba Ahmed, le frère du commerçant arrêté.

Selon les témoins, les soldats maliens ont arrêté vingt autres personnes dans ce village de Kawa. « Les gens étaient dans leurs maisons quand les soldats viennaient les arrêter un à un » , nous confie-t-il. « Il y a des opérations en cours un peu partout dans le Centre du pays, mais pour le moment je ne peux rien vous dire sur ce sujet », dit à Nord sud journal le colonel Diarran Koné, chef du département de l’information de l’armée malienne.

Pour l’heure, les familles sont à la recherche des nouvelles de ces personnes arrêtées. « Nous avons contacté les autorités mauritaniennes et maliennes ainsi que les associations des droits humains », nous confie une autre source qui a des proches arrêtés au cours de cette opération.

L’armée malienne mène régulièrement des opérations contre les groupes extrémistes dans le Centre du Mali qui sont responsables des exactions et des attaques contre des soldats maliens et casques bleus de l’ONU. Cependant, des ONG de défense des droits humains documentent régulièrement des violations graves des droits humains imputées aux soldats maliens dans le centre.

Nordsudjournal
Source : Malijet

 

Libye: Abu Talha al-Liby, chef d’Aqmi, tué dans le sud du pays

Libye: Abu Talha al-Liby, chef d’Aqmi, tué dans le sud du pays En Libye, l’Armée nationale libyenne (ANL) mène, depuis mercredi 16 janvier, une opération anti-terroriste de grande envergure dans le sud du pays. 

Elle a annoncé, vendredi, avoir éliminé Abu Talha al-Liby, dit « Le Libyen », un chef de l’organisation al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Il aurait été tué avec deux autres terroristes, le Libyen el-Mehdi Dengo et l'Egyptien Abdallah Desouki. L'attaque, menée à l'aube, a visé deux maisons mitoyennes – l’une appartenant à Abu Talha et l’autre qu’il avait louée - dans la localité de Karda el-Shati, près de la vile de Sebha. Abu Talha était l'un des terroristes les plus actifs dans le sud libyen.

Abdel Meneem al Hasnaoui Bel Haj, alias Abou Talha al-Liby, est natif de Sebha dans le sud libyen. Ses activités terroristes remontent aux années 1990. Impliqué dans l'attaque qui a visé le colonel Kadhafi en 1996, il est emprisonné jusqu'en 2011 et devient l'un des chefs militaires les plus en vue du soulèvement.

Un des fondateurs du front al-Nosra

Membre du groupe jihadiste al-Moqatila, il est soutenu, en 2012, par le Congrès national transitoire. En 2013, il quitte la Libye pour la Syrie pour être l'un des fondateurs du front al-Nosra, fidèle à al-Qaïda, et devient le juriste de la brigade des Mohajirines (les étrangers).

Si son élimination se confirme, c'est un coup dur pour Aqmi en Libye. Ce n'est pas la première fois, en effet, qu' Abu Talha est donné pour mort. La rumeur de sa mort avait circulé en Irak, en 2013, avant qu'il ne regagne la Libye, un an plus tard, en compagnie de sa femme syrienne. Il y a fondé le conseil de choura de la tribu al Hasawna, une organisation jihadiste financée en Libye par al-Qaïda et l'organisation Etat islamique (EI), à l'instar du conseil de choura de Benghazi, de Derna et d'autres villes.

Déjà donné pour mort en 2016

Il se déplaçait alors dans les villes et oasis du sud pour acheter des véhicules et des armes, tout en essayant d'engager des jeunes gens dans les rangs de sa milice jihadiste mais il a trouvé une forte opposition de la part des habitants. En 2016, suite à une frappe aérienne conjointe entre Français et Américains, on le donne à nouveau pour mort, ainsi que Mokhtar Belmokhtar.

Source : RFI Afrique

 

 

Le Front Polisario aurait détruit la totalité de ses milliers de mines antipersonnel

Le Front Polisario aurait détruit la totalité de ses milliers de mines antipersonnelSelon le directeur de l’ONG Appel de Genève, le Front Polisario a définitivement renoncé à l’utilisation des mines antipersonnel en procédant à la destruction totale de son stock.

Le Front Polisario a détruit la totalité de son stock de mines antipersonnel, a affirmé Alain Délétroz, le directeur général de l'ONG Appel de Genève, cité par le quotidien Tribune de Genève.

«Le Front Polisario a désormais rempli ses engagements» liés à l'Acte qu'il a signé sur ces engins, a affirmé le directeur de l'ONG.

Bien qu'il ait été difficile au début de convaincre le Front Polisario de procéder à cette destruction, le journal indique que Mohamed Lamine Bouhali, l'ex-ministre de la défense sahraoui avait fini par admettre que «les mines ont affecté davantage d'innocents que de militaires», y compris auprès des Sahraouis eux-mêmes.

Au total, le Front Polisario a détruit 17.954 mines antipersonnel, selon l'Appel de Genève.

Des pourparlers consacrés à la résolution du conflit au Sahara occidental ont réuni les 5 et 6 décembre 2018, sous l'égide de l'Onu à Genève, le Maroc et le Front Polisario. À l'issue de cette rencontre, Nasser Bourita, le chef de la diplomatie marocaine, a annoncé devant la presse que son pays approuvait l'invitation de Horst Köhler, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'Onu pour le Sahara occidental, à une seconde table ronde prévue durant le premier trimestre 2019, sous réserve qu'elle soit «bien préparée». Cette première rencontre de Genève a eu lieu avec la participation de l'Algérie et de la Mauritanie en tant qu'observateurs et pays voisins.

Tout en notant qu'aucun engagement n'avait été pris lors de ce premier tour des pourparlers, le diplomate a souligné que «le Maroc espère que la deuxième table ronde connaitra l'engagement de toutes les parties pour une discussion profonde sur la situation politique». Il a aussi mis l'accent sur le fait que ces rencontres avaient pour objectif de parvenir à une solution politique «pragmatique, réaliste, durable et consensuelle».

Source : Sputnik News (France)

 

280 djihadistes tués au Niger

280 djihadistes tués au NigerLe gouvernement du Niger annonce la mort de 280 combattants de Boko Haram tués par l’armée nigérienne durant ces derniers jours. Dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat, le ministère de la Défense a déclaré que la plupart des djihadistes étaient morts dans des frappes aériennes.

Ils ont été tués dans des raids terrestres et aériens menés depuis le 28 décembre dernier près de la frontière avec le Nigeria. L'armée nigérienne déclare que ses troupes ont également saisi des lance-roquettes, des armes d'assaut et des munitions, lors d'une offensive menée sur des îles du lac Tchad et le long du fleuve Komadougou Yobe.

Le Niger a récemment exprimé sa préoccupation face aux revers subis par l’armée du Nigeria, d’où est partie l’insurrection djihadiste menée par Boko Haram depuis dix ans dans la région (Cameroun, Niger, Nigeria et Tchad).

Source : BBC Afrique

 

Mali: les affrontements communautaires se multiplient dans le centre du pays

Mali: les affrontements communautaires se multiplient dans le centre du paysAu Mali, dans le centre du pays, les « affrontements communautaires se sont multipliés », selon un communiqué de l’armée malienne. Les Famas annoncent ce week-end avoir arrêté quatre chasseurs dozos la semaine dernière.

Car, en plus de la menace jihadiste qui pèse sur cette région, les affrontements communautaires opposent surtout les éleveurs peuls aux cultivateurs dogons et aux dozos, les chasseurs traditionnels. Chaque ethnie, regroupée en groupes d’autodéfense ou milices armées, continue de multiplier les exactions.

Ce jeudi 13 décembre, l’armée intervient à Sadia-Peulh, un village du cercle de Bankass au centre du Mali. Des chasseurs dozos y incendient des habitations et s’en prennent au bétail. Quatre d’entre eux sont interpellés par les militaires puis transférés dans la ville de Sévaré, indique un communiqué des forces maliennes.

« Propagande »

Fait nouveau : ce document officiel confirme que les chasseurs dozos ont attaqué un village peul. De son côté, Tabital Pulaku, une association de défense de cette communauté, considère ces arrestations en conférence de presse ce dimanche comme une « propagande », car « l’État soutient les milices dozos ou dogon » affirme Hamadoune Dicko, le président de l’organisation.

Les affrontements s'intensifient

Un récent rapport de Human Rights Watch (HRW) assure que les victimes des affrontements sont souvent des peuls ciblés par les groupes d’autodéfense dogon « au motif qu’ils soutiendraient des islamistes armés en lien avec al-Qaïda ». Ce communiqué reconnaît également que les affrontements entre communautés s’intensifient dans le centre du pays. Le 5 décembre, une attaque du village de Lessagou, toujours dans le cercle de Bankass, a fait quinze morts selon le gouverneur de Mopti. Sur place, il assure qu’une enquête est ouverte.

Source : RFI

Mali : Aqmi dément la mort d’Amadou Koufa, le chef jihadiste malien

Mali : Aqmi dément la mort d’Amadou Koufa, le chef jihadiste malien Un dirigeant d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), Abdelmalek Droukdel, a démenti mardi 11 décembre la mort du chef jihadiste malien Amadou Koufa, selon un communiqué diffusé par l'agence de presse privée mauritanienne Alakhbar.

La mort du chef jihadiste Amadou Koufa avait été annoncée le 23 novembre par les autorités françaises et maliennes à l’issue d’une opération militaire conjointe. « Plusieurs médias internationaux ont rapporté que le cheikh +Amadou Koufa+ avait été tué aux côtés de 34 autres dans une opération aéroportée.

Amadou Koufa « ni tué, ni blessé »

Toutefois, le cheikh n’était pas sur le site de l’opération et il n’a été ni tué, ni blessé »
, indique la retranscription, traduite en anglais et diffusée par Alakhbar, d’un enregistrement audio d’Abdelmalek Droukdel.

« De même, le nombre de frères (morts en) martyrs n’est pas celui du mensonge du ministère (français), mais il est de 16 moudjahidines » (combattants jihadistes), poursuit la même source.

Abdelmalek Droukdel, également connu sous le nom d’Abou Moussab Abdel Wadud, affirme que l’annonce de la disparition du prédicateur peul radical est une « manoeuvre » de Paris pour détourner l’attention de la population française de ce qui se passe « dans la rue », une allusion au mouvement social des « gilets jaunes » auquel ce texte de six pages est largement consacré.

Le 23 novembre, l’armée française avait annoncé avoir mené la nuit précédente une opération dans le centre du Mali, le fief d’Amadou Koufa, qui avait permis la « mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes ».

La ministre française des Armées, Florence Parly, avait salué une action « qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Hamadoun Kouffa, chef de la katiba Macina ».

Les sources militaires maliennes pourtant formelles

Des sources militaires maliennes s’étaient montrées formelles sur la mort de Amadou Koufa, qui était apparu dans une vidéo deux semaines plus tôt aux côtés du Touareg Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, et de Djamel Okacha, dit Yahia Aboul Hammam, autre dirigeant d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.

« Le terroriste Amadou Koufa est mort de ses blessures après l’intervention militaire française, suite aux informations fournies par l’armée malienne », avait déclaré le général Abdoulaye Cissé, chef des opérations de l’armée malienne.

Source : Jeune Afrique

 

 

Le G5 Sahel peine à réunir les fonds promis pour sa force militaire

Le G5 Sahel peine à réunir les fonds promis pour sa force militaireDeutsche Welle - Seule une infime partie des 400 millions d’euros promis pour le financement de la force conjointe a été déboursée. Les 100 millions de dollars de l’Arabie saoudite serviront à acheter exclusivement des armes françaises.

Le sommet du G5 Sahel qui se réunit jeudi (6 décembre) à Nouakchott sera consacré au volet développement. Mais avant cela, le financement de la partie militaire a prouvé la complexité de ce type de montage international.

"L’Arabie saoudite souhaite acheter des armes françaises." En confirmant l’information, ce haut fonctionnaire français ne va pas au bout de sa phrase. En vérité, c’est Paris qui insiste pour que les 100 millions de dollars promis par Riyad à la force militaire conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) soient utilisés pour faire tourner l’industrie militaire française.

Particulièrement recherchés : le blindé Aravis du fabricant français Nexter, anciennement Giat Industries, le véhicule des forces spéciales Bastion d’Arquus (l’ancien Renault Trucks Defense) ou les installations militaires du groupe Utilis.

Au centre de ce marchandage : la grande offensive stratégique de l’Arabie saoudite en Afrique à laquelle la France ouvre les portes, en échange de solides contrats militaires.

"On permet à l’Arabie saoudite de s’insérer dans une zone avec l’approbation de la France et en échange, ce pays finance la vente d’armes française", explique Tony Fortin de l’Observatoire des armements. "C’est-à-dire que vous avez un alignement dans la politique par rapport à l’Afrique. La France souhaite se créer de nouveaux marchés d’armements après le Yémen. Aujourd’hui, on essaye de profiter d’une nouvelle opportunité qui est le G5 Sahel."

"L’Arabie saoudite et la France ont un accord spécifique sur la question", confirme le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sidikou. "Le problème ne se pose pas à ce niveau-là. Pour nous c’est un soutien de l’Arabie saoudite à la force conjointe et qui sera exclusivement réservé à l’acquisition de matériel militaire commandé à la France."

Contacté, l’état-major des armées françaises n’a "aucun commentaire à formuler concernant l’utilisation par la force conjointe du G5 Sahel de fonds saoudiens."

Mais celui-ci ajoute que concernant la participation de la France, "depuis le début de l’été 2017, 12,8 millions d’euros ont été versés dont 9,4 millions par les armées et 3,4 millions d’euros par la Direction de la coopération de sécurité et de défense."

12,8 millions d’euros de livraison de matériel contre des contrats de vente d’armements pour 100 millions de dollars : jusqu’ici le G5 Sahel, dont la création a été promue par Paris, semble une bonne affaire commerciale pour la France.

414 millions pour la force militaire du G5

Mais pour mieux comprendre ces montages financiers, il faut retourner neuf mois en arrière.

Le 23 février dernier, la communauté internationale se met en scène dans la lutte contre le djihadisme en Afrique.

Ce jour-là, à Bruxelles, se déroule une Conférence internationale sur le Sahel sous l’égide du président de la République du Niger, également président en exercice du G5 Sahel, Issoufou Mahamadou, du président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, du Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

A l’issue de cette réunion "de haut niveau", l’humeur est excellente. L’Union européenne s’engage en effet à verser 100 millions d’euros pour la force militaire du G5 Sahel, même somme pour l’Arabie saoudite mais en dollars, tandis que les Etats-Unis évoquent 60 millions de dollars – Washington augmentera par la suite cette somme à 110 millions mais sous forme d’aides bilatérales.

"Des annonces cumulées de 414 millions d’euro ont été faites dont 176 millions d’euros de la part de l’Union européenne et de ses Etats membres, y compris 100 millions d’euros de la Facilité africaine de paix", peut-on lire sur le site de de la Commission européenne.

Mais quatre mois plus tard, le 29 juin, le quartier général de la force conjointe, le contingent militaire du G5 Sahel (1), subit une attaque suicide à Sévaré, au Mali. Celle-ci va porter un coup sévère aux efforts visant à rendre cette force opérationnelle – elle devait l’être en mars 2018 – et conduire à suspendre ses opérations.

A ce jour, seules six opérations militaires conjointes ont été conduites et celles-ci sont "principalement financées par les contributions des cinq pays du G5 Sahel, le Mali, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le Burkina Faso", assure une source proche du dossier.

13% des sommes promises

Car le secrétariat permanent du G5 Sahel, basé en Mauritanie, ne cesse de le répéter : l’argent promis par la conférence de Bruxelles n’arrive pas.

Les Nations unies confirment d’ailleurs ce retard dans les décaissements.

"A ce jour, près de 50% des contributions annoncées n’ont pas été réservées et encore moins décaissées. J’exhorte les donateurs à honorer leurs engagements", a déclaré le 16 novembre, lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacré à la force conjointe du G5 Sahel, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix.

Mais dans ce dossier les chiffres se contredisent. Un rapport des Nations-unies du 12 novembre avance la somme de 190,7 millions d’euros décaissés sur les 414 millions promis par les partenaires internationaux.

Une estimation supérieure aux 93 millions d’euros évoqués à Dakar par la ministre française des Armées, Florence Parly, lors du Forum pour la paix et la sécurité en Afrique, début novembre.

Les engagements "pour l’instant se matérialisent très lentement, à hauteur de 10 à 25% des fonds", a déploré Florence Parly.

Maman Sambo Sidikou, le Secrétaire permanent du G5 Sahel, avance pour sa part la somme de "17,9 millions d’euros en équipements et services (…) en plus de l’assistance technique des partenaires tels que l’Union européenne et l’Union africaine."

Maman Sidikou précise que ces chiffres sont "évolutifs mais nous nous en tenons pour l’instant juste à ce qui a été livré comme équipement et services rendus à la force."

Selon les calculs réalisés par la DW, et en comptant à la fois l’aide financière et celle qui repose sur la livraison de matériel, la totalité des versements atteindrait 55 millions d’euros, soit 13% des sommes promises en février dernier

"Quasiment rien n’a été versé à ce jour, seulement quelques millions", ajoute la même source proche du dossier.

Le G5 Sahel, combien de divisions ?

Cette confusion autour des chiffres s’explique par le fait que les responsables politiques mêlent souvent de deux choses différentes : la livraison de matériel et le virement de montants financiers.

Pour ce qui concerne la livraison de matériel, cela concerne surtout la délivrance d’équipements non létaux par l’Union européenne, dont 43,7 millions d’euros dont déjà été versés. "Le processus de délivrance des fonds est en cours pour un autre montant de 70,6 millions d’euros", ajoute une source bruxelloise.

Expertise France, une institution publique habilitée à organiser la distribution de ce type d’aide, est notamment chargée de passer les commandes pour l’aide financée par l’Union européenne.

Par ailleurs, un accord technique a été signé le 23 février 2018 entre l’UE et les Nations unies pour délivrer, grâce à la Minusma, la force militaire de l’ONU présente au Mali (10.000 hommes), un "support opérationnel et technique" à la force militaire du G5.

A ce jour, 10 millions d’euros ont été budgétés de la Facilité de paix pour l’Afrique (un partenariat UE-Union africaine) pour assurer aux soldats du G5, grâce à la Minusma, leurs rations alimentaires, l’alimentation en carburant de leurs véhicules ou des évacuations sanitaires aéroportées.

L’ironie de l’histoire est que la Minusma a elle aussi des soucis de budget pour assurer son soutien logistique au G5. Ainsi, l’ONU rappelait début novembre que sa force militaire au Mali a "seulement reçu l’engagement européen de 10 millions d’euros (…) sur les 44 millions de dollars que représente le budget de deux ans nécessaire à son soutien logistique et opérationnel aux forces du FC-G5S déployées sur le territoire malien."

Meilleur contrôle du fonds fiduciaire

Enfin, il y a le second volet et il concerne le virement de montants financiers. Pour les réceptionner, un fonds fiduciaire a été créé à Nouakchott, en Mauritanie, où est basé le secrétariat du G5 Sahel.

Selon le Secrétaire permanent, Maman Sidikou, ce fonds n’a reçu à ce jour "des contributions que de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du Rwanda et récemment des Emirats arabes unis qui ont contribué à hauteur de dix millions de dollars à ce fonds."

En cumulant ces trois contributions, on atteint seulement la somme de onze millions et demi d’euros. Pourquoi les crédits tardent-il donc à arriver ? S’agit-il d’un phénomène assez répandu de "lenteur administrative", comme l’a affirmé le Secrétaire permanent du G5 Sahel, Maman Sidikou ?

L’obstacle principal à l’arrivée des fonds est en réalité lié au fait que les partenaires internationaux hésitent à virer l’argent sur ce fonds. Ils réclament auparavant un meilleur contrôle des sommes allouées.

"La France fait une priorité de la transparence dans la gestion des fonds", explique un diplomate. Les différents bailleurs souhaitent être associés à la gestion du fonds fiduciaire et notamment garder un œil sur le Comité de soutien qui vient d’être mis en place et dont le financement doit être assuré par l’Union européenne

Composé d’une "douzaine de membres, dont deux par pays du G5", ce comité est chargé de recevoir les requêtes du commandement militaire, de les évaluer et de passer les commandes.

"Oui, il s’agit d’une volonté mutuelle du G5 Sahel et des partenaires soucieux de mieux assurer la gestion des fonds", confirme Maman Sidikou, ajoutant que son conseiller principal sur la question est un financier militaire français, le commissaire Pierre-Olivier Quatrepoint, chargé de "veiller à la mise en place des structures du Comité de soutien et aussi du Comité de contrôle."

Plus largement, les blocages concernant le financement de la force conjointe du G5 Sahel sont la conséquence d’un imbroglio diplomatique qui a vu la mise sur pied d’une force internationale sans assurer au préalable son budget.

Paris, qui joué un rôle central dans la création de la force militaire du G5 Sahel destinée à épauler les 4.000 militaires de l’opération Barkhane, souhaite depuis le début un financement pérenne, au titre du chapitre VII de la Charte des Nations unies (Actions en cas de menace contre la paix.)

Elle a reçu en cela le soutien de Maman Sambo Sidikou, le Secrétaire permanent du G5 Sahel, mais cette idée est bloquée par Washington qui préfère une approche bilatérale des soutiens financiers.

"La pérennité du financement de la force conjointe est une nécessité impérieuse", ajoute Maman Sidikou. "L’Union africaine et la France nous soutiennent. Il s’agit d’une responsabilité partagée. Le monde ne peut pas observer cinq pays qui ont les moyens réduits que nous connaissons se charger de la défense du monde, pour ainsi dire, car le terrorisme est l’affaire de tous."

De source diplomatique, Paris et l’Union africaine attendraient que la force conjointe devienne opérationnelle avant de relancer l’offensive diplomatique sur un financement stable et durable de ce contingent militaire.

(1) La force militaire du G5 Sahel compte 5.000 hommes soit sept bataillons fournis par les cinq pays membres et composés de soldats et de gendarmes. Le Burkina Faso fournit un bataillon, de même que le Tchad, le Mali deux bataillons, la Mauritanie un et le Niger deux bataillons. Le budget opérationnel est évalué à 423 millions d’euros la première année et 115 millions d’euros pour les années suivantes.

Jean-Michel Bos
Source : Deutsche Welle (Allemagne)

 

Force G5 Sahel: les ministres française et allemande de la Défense au Mali

Force G5 Sahel: les ministres française et allemande de la Défense au Mali Visite au Mali des ministres française et allemande de la Défense. Elles ont rencontré, lundi 12 novembre à Bamako, les militaires européens qui, dans le cadre de la coopération, participent à la formation des militaires maliens.

Mais Florence Parly est son homologue allemande ont également rencontré à Bamako le commandement de la force conjointe G5 Sahel, qui a transféré ses quartiers généraux dans la capitale malienne après l'attaque jihadiste de fin juin dernier contre ses locaux de Sévaré.

Après le huis clos entre l’état-major du G5 et les ministres française et allemande de la Défense, le commandant de la force conjoint du G5 Sahel confie que « la rencontre s’est bien passée ». Mais pour être vraiment opérationnel, le général mauritanien demande « d’abord un quartier général, et puis on veut que les équipements arrivent beaucoup plus vite qu’ils ne le font actuellement ».

Parmi les équipements militaires, il faut des blindés, mais également des équipements contre les engins explosifs improvisés, qui font de nombreuses victimes. Une demande entendue par Florence Parly, la ministre de la Défense de la France, partenaire de la force conjointe G5 :

« Nous avons fait un point sur l’évolution de l’arrivée de l’aide financière, des équipements, la montée en puissance des différents PC de fuseaux. Parce que cette force conjointe a la capacité de franchir les frontières et les terroristes ne connaissent pas les frontières. Et c’est en cela que la force conjointe doit jouer un rôle complémentaire du rôle que jouent les forces armées de ces cinq pays. »

Les opérations militaires sur le terrain contre les terroristes, officiellement interrompus à cause de la saison des pluies, devraient bientôt reprendre.

Source : RFI

 

 

Libye: retour du groupe EI dans le sud du pays

En Libye, l'attentat commis lundi 29 octobre dans une petite ville du centre du pays située près d'al-Joufra, en plein désert, et revendiqué par l'Etat islamique, indique le retour de l'organisation dans le Sud libyen, un vaste territoire avec des frontières ouvert sur cinq pays sans contrôle des forces sécuritaires véritables. Au moins cinq personnes, dont trois civils, ont été tuées dans l'attaque, et dix autres enlevées. L'EI trouve dans le vide sécuritaire que connaît le Sud libyen un terrain fertile à son action. Et elle se venge.

La division politique et militaire dont souffre la Libye depuis plusieurs années profite aux organisations islamistes extrémistes. C'est ce qu’affirment plusieurs observateurs de la scène libyenne.

Alors que depuis de longs mois les discussions pour réunifier l'armée libyenne piétinent au Caire, la dégradation sécuritaire sur le terrain s’est accélérée et surtout dans le sud du pays.

Les observateurs ont toujours dit que l’organisation EI en Libye est affaiblie, mais pas finie, que sa défaite en Irak et en Syrie peut l’activer à nouveau en Libye. Preuve de la complexité de la situation sécuritaire : il y a quelques jours encore, le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, a annoncé une nouvelle opération pour sécuriser le sud. En vain.

En ce qui concerne l’attaque d'al-Fuqaha, lundi dernier, les habitants sont persuadés qu'il s'agit d'une vengeance. En effet, il y a deux semaines, ce sont ces habitants qui ont livré deux membres libyens du groupe EI à la brigade 128, force suppléante de l'armée nationale libyenne dans le sud. L'un des deux interpellés était un haut responsable de l'EI, permettant d'autres arrestations dans les rangs de l'Etat islamique.

Source : RFI

 

Sahel: Ahmedou Ould Abdallah décrypte l'hydre terroriste et prédit son extension

Sahel: Ahmedou Ould Abdallah décrypte l'hydre terroriste et prédit son extensionAhmedou Ould Abdallah, ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie, haut fonctionnaire à la retraite de l’Organisation des Nations Unies (ONU), qu’il a représentée dans de nombreuses régions et Etats du continent, prédit une extension de la crise du terrorisme du Sahel vers d’autres pays d’Afrique, dans une tribune publiée par Mondafrique.

Le diplomate, très au fait de la situation sécuritaire au Sahel, regrette une situation marquée par «un statu quo très coûteux» depuis 2005. «L’extension des crises et des guerres vers les pays du Golfe du Bénin et de Guinée ne saurait tarder, il faut être aveugle pour l’ignorer.

Les réponses nationales et internationales tardent à apporter des solutions durables à ces conflits. Face à ce statu quo toujours plus coûteux, faudrait-il continuer avec les mêmes méthodes de lutte contre la violence armée ou, au contraire, introduire de nouveaux acteurs et de nouvelles approches?»
, s’interroge l’envoyé spécial de l’ONU au Burundi.

L’ancien haut responsable onusien rappelle que «depuis 2005, les prises d’otages au Sahel, libérés contre le paiement de rançons, y ont ruiné les industries touristiques naissantes. C'est-à-dire les infrastructures (routes, aéroports, hôtels), les activités commerciales (artisanat, cultures maraîchères, etc.), et les emplois locaux dans des régions désertiques».

Il note aussi que «le commerce Nord/Sud et Est/Ouest a été graduellement supplanté par des trafics bien plus juteux: êtres humains, migration irrégulière».

Une dégradation de la situation sécuritaire et économique devenue «un véritable défi pour les gouvernements. Elle est surtout une préoccupation de tous les jours pour des populations exposées à des menaces réelles contre leur vie et des activités déjà fragilisées par les mutations climatiques».
Le marasme sécuritaire et économique ambiant frappe également les prospections géologiques et exploitations minières «gelées, ou n’opérant plus qu’au ralenti. Une évolution qui a naturellement des conséquences sur les recettes des gouvernements, les travailleurs et les communautés locales, offrant ainsi des contingents de mécontents aux groupes radicaux».

L’ancien chef de la diplomatie mauritanienne estime que «l’occupation du Nord Mali en 2012, avec la tentative d’y installer une autorité djihadiste a profondément changé la donne régionale. L’intrusion armée des combattants «islamistes» déterminés, a fait entrer le Mali et la région dans une nouvelle ère. La réponse de la France à certes sauvegardé l’unité du pays pour le moment. Cependant, la crise perdure en se métamorphosant et en développant des métastases dans plusieurs provinces du pays et dans les périphéries du Sahel».

Du coup, Ould Abdallah rappelle alors «la nécessité de la réponse militaire» pendant la période actuelle, même si elle ne saurait suffire toute seule.

Conflits complexes

De nos jours, ces conflits qualifiés «d’idéologiques, sont en réalité plus complexes, car les trafics en sont le plus souvent les principaux lubrifiants. De plus, après un règlement formel, ils ne disparaissent pas, continuant à générer une insécurité structurelle, qui même de faible intensité, décourage les investisseurs.

D’où la nécessité d’un nouveau paradigme dans l’approche de la gestion des crises»,
poursuit-il. Partant, l’objectif recherché est alors «la maximisation du recours à l’expertise et à l’expérience du secteur privé en vue de contribuer davantage à la prévention et la gestion des nouvelles générations de conflit pervers».

Au rang des remèdes pour la prévention de ces nouveaux conflits, Ahmedou ould Abdallah cite également «la recherche de l’information structurée, la veille sur Internet, les sites, la presse en ligne et les réseaux sociaux» qui peuvent servir de relais aux ministères des Affaires Etrangères, de la défense et de l’Intérieur.

Il faut une nouvelle forme de coopération «débarrassée de tous les stéréotypes» entre les gouvernements, le secteur privé national et les grandes multinationales pour mener ce combat.

Les préoccupations des pays du Golfe du Bénin et de Guinée, semblent parfaitement recouper les prévisions d’Ahmedou Ould Abdallah. Ainsi, Ouagadougou abritait hier, mardi, une réunion des ministres des Affaires étrangères, de la défense et de la sécurité du Burkina Faso, du Bénin, du Togo et du Niger, avec l’objectif de trouver une parade face à la menace terroriste.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

Maroc : des centaines de migrants subsahariens interpellés et déplacés

Le Maroc a lancé une opération de déplacements de migrants subsahariens destinée à « lutter contre les réseaux mafieux » qui développent leurs activités dans le nord du pays.

Des centaines de migrants subsahariens qui se trouvaient dans le nord du Maroc dans l’espoir de rallier l’Europe ont été interpellés et déplacés vers plusieurs destinations dans le cadre de cette opération déclenchée le 22 août, selon une source gouvernementale.

« L’objectif est de les soustraire aux réseaux mafieux qui se sont développés dans le pays depuis la fermeture de la route via la Libye », a ajouté la même source qui n’a pas voulu donner de chiffres précis, l’opération étant « toujours en cours ». Celle-ci a commencé après l’assaut du 22 août contre la clôture séparant l’enclave de Ceuta (Espagne) du Maroc, qui a montré l’attitude « agressive » des passeurs.

Ce jour-là, 116 migrants subsahariens sont passés en force en escaladant la double barrière, tandis que certains jetaient des plastiques remplis d’excréments, de sang, de chaux vive et d’acides. Ils avaient été renvoyés au Maroc le lendemain, suscitant de vives critiques des ONG.

Le 26 juillet, plus de 600 migrants avaient déjà franchi la clôture de Ceuta en employant la même méthode. Deux Subsahariens accusés d’avoir organisé l’assaut ont depuis été arrêtés par la police espagnole.

Retour

Début août, l’AMDH, une association marocaine de défense des droits de l’Homme, avait dénoncé des opérations de déplacements forcés dans le nord du Maroc et critiqué leur caractère « illégal ». Entre 1 600 et 1 800 personnes avaient été à l’époque « déplacées vers des villes où les conditions de vie sont meilleures », d’après les autorités locales.

Le Maroc ne jouera pas le rôle de gendarme, mais respecte ses engagements

Selon la source gouvernementale citée par l’AFP, les personnes déplacées depuis le 22 août font l’objet de procédures de retour dans leur pays d’origine, en lien avec les ambassades concernées et avec l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM). Le Comité national des droits de l’Homme (CNDH), juge que ces déplacements respectent le « cadre légal », selon son président Driss El Yazami, qui précise que le CNDH s’assurait de la protection des personnes vulnérables.

Les autorités marocaines ont organisé jeudi deux réunions d’information à Rabat avec des ambassadeurs africains et européens pour leur faire savoir que « le Maroc ne jouera pas le rôle de gendarme, mais respecte ses engagements vis-à-vis de la politique migratoire », selon la source gouvernementale. Cette politique migratoire a notamment conduit le Maroc à régulariser environ 50 000 migrants en situation illégale, soit 82% des 60 000 dossiers déposées, selon le CNDH.

L’Espagne est devenue la première porte d’entrée pour l’immigration clandestine en Europe, avec plus de 32 000 arrivées par terre et par mer depuis le début de l’année, dont plus de 4 000 via les enclaves de Ceuta et Melilla, selon l’OIM. Ces deux enclaves espagnoles en Afrique du Nord sont les seules frontières terrestres de l’Union européenne avec l’Afrique.

Un récent rapport du département d’État américain notait que le Maroc menait « régulièrement des déplacements forcés de migrants en situation irrégulière à l’intérieur de son territoire » et évoquait ses « efforts limités » pour « poursuivre les trafics criminels » et identifier activement les « victimes ».

Source : jeuneafrique.com

 

Burkina Faso: une attaque contre une brigade de gendarmerie fait 8 morts

Au Burkina Faso, huit membres des forces de sécurité intérieure ont trouvé la mort lors de l'attaque de la brigade de gendarmerie de Pama dans l'est du pays, la nuit dernière. Les renforts composés de gendarmes et militaires qui venaient en soutien sont tombés dans une embuscade. Le bilan fait état de huit morts dans les rangs des forces burkinabè. Il s'agit de la deuxième attaque dans cette région en quelques semaines.

Durant la nuit du 27 au 28 août, des hommes armés ont attaqué la brigade de gendarmerie de Pama, à une centaine de kilomètres de la ville de Fada N'Gourma, dans l'est du Burkina Faso. Le bâtiment a été incendié et tout le matériel est parti en fumée.

Les forces de sécurité intérieure de Fada N'Gourma ont été appelées en renfort. Face à l'ampleur de l'attaque, plusieurs véhicules avec des hommes à leur bord ont pris la route. Quelques minutes après leur départ, à une trentaine de kilomètres de Fada N'Gourma, le véhicule de tête a sauté sur un engin explosif improvisé. La mine artisanale était placée sur la voie bitumée.

Plus lourd bilan depuis avril 2015

« L'engin explosif était placé dans un nid-de-poule de sorte qu'il ne soit pas visible par les renforts », confie une source sécuritaire. Sur place, deux morts ont été enregistrées suite à l'explosion du véhicule. Plusieurs blessés succomberont plus tard, portant à huit le nombre de décès. L'équipe d'intervention était uniquement composée de gendarmes et militaires.

Il s'agit du plus lourd bilan enregistré dans cette partie du pays depuis la recrudescence des attaques en avril 2015. Il y a quelques semaines, une escorte de la gendarmerie sautait sur une mine artisanale, faisant cinq morts. Les autorités avaient alors entrepris de mener une opération de ratissage dans toute la région.

Source : RFI