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Mali : 35 morts, dont 24 enfants, le bilan de la tuerie de Sobane revu à la baisse

Un nouveau bilan a été dressé de la tuerie de dimanche dans un village dogon du cercle de Sangha, dans le centre du Mali. Initialement estimé à une centaine de décès, il s'établit cependant à 35 morts, dont 24 enfants, selon le gouvernement. Six personnes ont par ailleurs été interpellées.

Le gouvernement avait annoncé lundi un « bilan provisoire » de 95 morts et 19 disparus, à la suite d’une mission dans le village de Sobane Da, de militaires du poste de Diankabou, à 17 km, accompagnés par le maire de la commune rurale de Sangha, dont dépend ce village majoritairement chrétien. Dès lundi soir, ce bilan initial avait été remis en question par le gouverneur de la région de Mopti, qui s’était rendu sur les lieux avec une équipe de la protection civile, et avait annoncé un bilan de « 11 adultes et 24 enfants » tués, tous inhumés le jour même. Il avait alors attribué l’écart entre les deux bilans à des extrapolations de villageois à partir du nombre de membres de chaque famille, en présumant que tous avaient péri.

35 personnes tuées, dont 24 enfants

À la suite d’une mission des enquêteurs sur les lieux mardi 11 juin, le même jour que le déplacement sur place du Premier ministre Boubou Cissé, « le nombre de personnes tuées a été ramené de 95 à 35 (11 adultes et 24 enfants) », a précisé le gouvernement dans son communiqué. « Ce nombre résulte d’un décompte minutieux effectué par une équipe constituée d’éléments de la protection civile, de médecins légistes, du procureur général de Mopti », selon le texte.

Par ailleurs, six personnes « ont été interpellées suite à des contrôles de routine », dont deux par la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), a indiqué le gouvernement, sans autre précision, affirmant par ailleurs avoir « mis en route une batterie de mesures pour poursuivre, arrêter et traduire devant les juridictions compétentes les auteurs de cet acte ignoble ».

Pour expliquer le bilan précédent de 95 morts, le gouvernement indique que le chef du village de Sobane « a témoigné que cela correspondait aux morts et disparus combinés. Il ressort des premières investigations menées sur le terrain qu’une centaine de femmes se seraient aussi réfugiées dans le village de Koundo ».

Le gouvernement exhorte les habitants « à ne pas tomber dans le piège de l’amalgame et de la vindicte », en allusion à de possibles représailles. Plusieurs habitants du village ont imputé l’attaque, qui n’a pas été revendiquée, à des Peuls venus de localités voisines et soupçonnés d’appartenir à des groupes jihadistes.

Source : jeuneafrique.com

 

Mali: vive émotion et de nombreuses questions après le massacre de Sobane

Mali: vive émotion et de nombreuses questions après le massacre de SobaneRFI Afrique - L'émotion est toujours vive dans le village de Sobane, situé dans la commune rurale de Sangha, dans le centre du Mali, où un massacre a duré plusieurs heures entre dimanche et lundi matin. Des corps ont été inhumés lundi après-midi, alors que de nombreuses autres personnes sont portées disparues. Le point sur la situation.

Dans l’après-midi de ce lundi 10 juin, dans le village de Sobane, les victimes de l’attaque meurtrière ont été inhumées. Du monde sur les lieux, notamment des élus, des parents de personnes décédées, ainsi que le gouverneur de la région de Mopti. Sidy Alassane Touré estime qu’il y a beaucoup moins que 95 morts, alors que de leur côté des élus maintiennent les premiers chiffres avancés.

Après l’enterrement, un détachement de l’armée malienne est resté sur les lieux pour renforcer la sécurité. Outre les victimes, il y a des blessés. L’un d’eux a apporté des précisions. L’attaque aurait commencé dimanche vers 17 heures, pour prendre fin lundi vers 3 heures du matin.

« Personne n'a été épargné »

Les assaillants étaient nombreux, plusieurs dizaines. Certains à pied, d’autres à moto. À leur arrivée sur place, les autochtones ont pris peur et se sont réfugiés dans des cases. Alors, les assaillants ont fait usage d’armes (certaines étaient automatiques), avant de mettre le feu à de nombreuses cases avec à l’intérieur des civils. De nombreux autres habitants du village, qui abrite environ 300 personnes, sont toujours portés disparus.

D'après un rescapé, Amadou Togo, cité par l'AFP, il y avait là « une cinquantaine d'hommes lourdement armés. Ils ont d'abord encerclé le hameau avant de lancer l'assaut », raconte cet habitant qui décrit des scènes d'horreur. Plusieurs personnes ont été « égorgées et éventrées », raconte-t-il, « des greniers et du bétail brûlés », poursuit ce rescapé. « Personne n'a été épargné : femmes, enfants et vieilles personnes », conclut cette source.

"Je condamne avec la plus grande fermeté cet acte lâche et barbare que rien ne saurait justifier. " #IBK pic.twitter.com/Tcz9la9Gg4
Presidence Mali (@PresidenceMali) June 10, 2019

Qui sont les tueurs?

Le massacre n’a pas encore été revendiqué. Plusieurs pistes, peu claires, se dégagent.

En condamnant cette attaque, le gouvernement pointe du doigt des « terroristes », sans indiquer à quel groupe il fait allusion. C'est en tout cas le terme employé dans un communiqué diffusé hier. D'après ce document, les auteurs de ce massacre seraient « des hommes armés, soupçonnés d'être des terroristes, qui ont lancé un assaut meurtrier contre ce paisible village ».

Cette option terroriste, certains observateurs l'envisagent également, vu le contexte socio-culturel et la situation géographique. Sobane est un village majoritairement catholique. « L'attaquer peut inaugurer un cycle », indique l'éditorialiste Adam Thiam. Pour lui, l'hypothèse selon laquelle ce village pourrait être la cible d'islamistes venant notamment du Burkina est tout à fait possible.

Autre piste envisagée par certains observateurs : celle d'une vengeance post-Ogossagou. Du nom de cette localité du centre du pays, où fin mars dernier, une attaque d'une grande ampleur contre des habitants à majorité peule, avait fait près de 160 morts... Tous les regards s'étaient alors portés sur une milice d'autodéfense, celle de l'association de chasseurs dogons Dan Nan Ambassagou. Sur le coup, l'État avait même promis de démanteler cette milice.

Or, Sobane « fournit l'essentiel des troupes de la milice dogon Dan Nan Ambassagou », relève le journaliste Adam Thiam.

Pour ce dernier, les deux pistes « ne s’excluent pas. La piste de la vengeance Ogossagou est soutenue par le fait que Sobane relève de l’une des communes qui fournissent le plus de troupes à la milice dogon Dan Nan Ambassagou. Il est très exposé parce qu’il est situé dans la plaine, contrairement à l’habitat dogon qui est dans le contrefort des rochers.

Et la piste de l’État islamique s’appuie sur le fait que Sobane est majoritairement catholique. L’attaquer peut inaugurer un cycle. Nous sommes dans le bassin non musulman du plateau Dogon, avec une majorité de chrétiens et d’animistes.

Il serait naïf de croire que cela n’est pas possible au Mali où Daesh a déjà pris pied avec les ex-Mujao Abou Walid Sahraoui et Abdel Hakim, implantés seulement à quelques centaines de kilomètres du plateau Dogon. »

Dans tous les cas, une question se pose : celle de l'efficacité de la réponse sécuritaire. « C'est un échec : qu'est-ce qui a été mis en place pour prévenir de ce genre d'attaque fréquente ? », interroge l'analyste Ibrahim Maïga.

Des corps calcinés, des maisons incendiées, des animaux abattus... Hama Kassogué, l'enseignant du village, n'en revient pas. Il était chez lui, à une quinzaine de kilomètres de Sobane quand l'attaque a eu lieu dimanche soir...

Le déroulé de l'attaque à Sobane.

■ Des élus interpellent l’État


Face à la situation, plusieurs élus du Centre sont inquiets. Ils demandent qu’on évite les amalgames, et à l’État de prendre ses responsabilités.

La situation sécuritaire se dégrade dans le centre du Mali, et quand il s’agit de nommer les auteurs des atrocités commises dans le hameau de Sobane, plusieurs élus sont prudents, comme le député de la localité de Bandiagara, situé dans le centre. « Je ne peux pas exactement affirmer qui a fait cela », dit Bokari Sangara.

Pour lui comme pour d’autres, les problèmes de terres, d’accès à l’eau, aux pâturages entre populations dogons et peules sont connus, mais ces deux communautés ne sont pas des ennemis. « Il n’y a réellement pas de problèmes peuls-dogons. Il faut faire attention à l’amalgame qui est en train de se poser sur le terrain », poursuit Bokari Sangara.

Mais entre les Dogons et les Peuls, il y a les jihadistes, et on retrouve des jihadistes peuls et des jihadistes dogons, des bandes armées qui écument la région, et cela pose problème. C’est pourquoi le député élu de Bandiagara demande à l’État malien de renforcer sur place sa présence. Et pour bien faire savoir qu’ils ne sont pas contents, des députés vont convoquer, avant la fin de cette semaine, des membres du gouvernement malien.

■ Réactions

« Le seuil de l’intolérable est atteint. » Mahamat Saleh Annadif, le chef de la mission ONU au Mali (Minusma), parle d'« un acte de barbarie inqualifiable ». Joint au siège des Nations unies à New York, il dénonce par ailleurs le communiqué de la milice dogon Dan Nan Ambassagou qui déclare considérer « cette attaque comme une déclaration de guerre », « déclare la lutte ouverte » et se dit résolue « à verser son sang ».

« Je viens de faire un communiqué et dans ce communiqué, j’ai mis en garde cette milice. Je lui ai dit que nous ne tolérerons jamais cet appel à la violence. Et nous les mettons en garde. Nous sommes présents sur le terrain, nous avons déjà pris des mesures pour qu’il n’y ait pas de représailles. Mais le risque existe. Il y a des risques réels.

Il y a des risques de représailles, c’est clair. La guerre civile, c’est quoi ? La guerre civile, c’est quand des communautés s’entretuent. Il faut tout faire pour l’éviter. C’est pour cela que j’ai dit que le seuil de l’intolérable est atteint. Il faut l’arrêter. »

« Faire confiance à la résilience des communautés. » Pour l'éditorialiste Adam Thiam, auteur du rapport de 2017 « Centre du Mali : enjeux et dangers d’une crise négligée », le ton est inquiétant. Il appelle les autorités maliennes, la Minusma, la force Barkhane, la société civile et les politiciens à renforcer leur mobilisation militaire et en faveur du dialogue intercommunautaire d'urgence.

« Ce communiqué de Dan Nan Ambassagou utilise des termes très forts, très musclés. Normalement, c'est une milice dissoute par l’État. Sur le terrain, ça n’est pas le cas. Si Dan Nan Ambassagou effectivement applique le contenu de son communiqué qui est une menace, nous pouvons craindre une déflagration, un conflit généralisé et c’est ce qui pourrait amener à une guerre civile. Je pense qu’il faut faire confiance un peu à la résilience des communautés.

Les Dogons et les Peuls vivent ensemble depuis des siècles. Ils ont tissé entre eux beaucoup de compromis. Ils ont des économies qui ne sont pas concurrentielles mais complémentaires. Il y a eu beaucoup de brassages entre les deux ethnies.

Cela peut encore sauver la situation. Mais il faut que l’État également, et les partenaires qui sont sur le terrain, bougent et bougent très vite », alerte le spécialiste.

Source : RFI Afrique

 

 

Mali : selon l’ONU, les chasseurs dozos sont responsables de l’attaque meurtrière de Koulogon

Après plusieurs mois d’investigations, la mission de l’ONU au Mali a rendu public son rapport d’enquête sur l'attaque de Koulogon, qui a fait 39 civils tués, tous peuls, le 1er janvier. Si le rapport pointe du doigt les chasseurs traditionnels dozos, les familles des victimes se disent inquiètes de les voir un jour jugés.

Le rapport définitif sur l’attaque du 1er janvier dernier à Koulogon, très attendu, est sans appel. « Nous avons identifié les auteurs de l’attaque de Koulogon, a précisé Guillaume Ngefa, directeur de la division des droits de l’homme de la Minusma, la mission de l’ONU au Mali, en rendant public ce rapport le 6 juin. Il s’agit des chasseurs traditionnels dozos. Ils étaient accompagnés d’une dizaine d’individus en tenues civiles. Ces individus sont formellement identifiés comme étant des résidents des villages voisins ».

Le rapport de l’ONU va plus loin. Lors de cette attaque, les Dozos n’auraient pas utilisé que des armes de chasse, ce qui expliquerait en partie, selon l’ONU, le nombre élevé de victimes, au total 39 membres de la communauté peule.

Les Peuls étaient visés

« Les assaillants ont utilisé des armes de guerre de type AK-47 et l’attaque a fait 37 morts sur place et deux autres personnes ont succombé à leurs blessures », a affirmé Guillaume Ngefa. Selon ce rapport, les Peuls étaient systématiquement visés, dont certains « étaient tués dans leur maison ». Mais contrairement à l’attaque de Ogossagou, qui a fait au moins 160 morts au mois de mars dernier, les assaillants de Koulogon ont épargné les femmes.

À Koulogon, « le groupe d’assaillants a d’abord fait sortir les femmes se trouvant dans la case de la femme du chef du village, avant d’attaquer les hommes qui se trouvaient dans la case principale du chef du village peul », a expliqué Guillaume Ngefa.

Ce jour-là, près de cent hommes armés ont attaqué le petit village peul de Koulogon, dans le centre du Mali. La mission de l’ONU au Mali, dont une partie de son mandat consiste à protéger les civils, avait dépêché une équipe de dix personnes, huit de la section des Droits de l’homme et deux policiers spécialisés en balistique.

Pour élaborer son rapport, la commission de l’enquête a interviewé 110 personnes, tout en reconnaissant que certains témoins ont eu peur. « Les chasseurs dozos menacent les populations, y compris la communauté dogon qui, par peur, coopère de moins en moins avec les enquêteurs », a regretté Guillaume Ngefa.

Les familles des victimes inquiètes

Si ce rapport de la Minusma était très attendu, il n’a néanmoins pas de valeur juridique et ne peut pas peser directement sur les personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire. Les responsables de la Minusma ont d’ailleurs évité de citer les noms des personnes identifiés comme étant les auteurs de l’attaque de Koulogon. La Minusma affirme que quatre personnes ont été arrêtées par la justice malienne et quatre autres sont sous contrôle judiciaire.

« C’est un travail qui revient à la justice malienne, pas à nous », a précisé Guillaume Ngefa. Le rapport contient néanmoins « des informations qui doivent aider la justice malienne dans son travail et aider l’opinion à être éclairée sur ce qui s’est passé », selon l’auteur du rapport.

Ce qui ne rassure pas les victimes et les parents des victimes. « Ce rapport de la Minusma ne nous servira à rien, car nous sommes sûrs qu’il y a une collusion entre l’administration et ceux qui nous ont attaqué. Donc on ne s’attend pas à de la justice dans cette affaire », a déclaré à Jeune Afrique Aminata Diallo, rescapée de l’attaque de Koulogon, lors de laquelle elle avait perdu son frère Abdoulaye et son oncle Adama.

Les responsables seront-ils jugés ?

Le procureur du tribunal de Mopti, conscient de l’inquiétude des victimes, tente pourtant de rassurer. « Nous avons reçu les ordres de notre hiérarchie d’aller au plus vite dans les enquêtes de l’attaque de Koulogon, mais nous travaillons avec des moyens qui ne sont pas à la hauteur de notre mission et nous sommes confrontés à l’insécurité du terrain », a précisé le procureur Maouloud Ag Najim.

« Des personnes affiliées à des chasseurs dozos sont formellement identifiées comme membres des auteurs de l’attaque de Koulogon, ils sont en prison en attendant leur jugement, a précisé  Maouloud Ag Najim. Mais pour qu’ils passent devant un juge, il faudra d’abord boucler l’enquête, ce qui va prendre du temps car nous continuons les écoutes ».

Depuis le début de l’année, l’ONU a recensé 92 incidents en termes de violation des droits humains, sur fond de tension communautaire, qui ont fait 250 morts dans le centre du Mali.

Source ; jeuneafrique.com

 

 

Libye : les forces de Fayez al-Sarraj reçoivent des dizaines de blindés pour contrer le maréchal Haftar

Les forces du Gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli ont annoncé samedi avoir reçu des dizaines de blindés en renfort pour repousser les troupes du maréchal Khalifa Haftar qui mènent une offensive contre la capitale libyenne.

« Le GNA fournit à ses forces qui défendent Tripoli des blindés, des munitions et des armes qualitatives, en préparation à une vaste opération pour anéantir les rebelles du criminel de guerre, le rebelle Haftar », a indiqué sur sa page Facebook le bureau des médias du « volcan de la colère », nom donné à la contre-offensive du GNA.

Ce bureau a publié des photos de dizaines de véhicules blindés sur le quai du port de Tripoli. Un porte-parole des forces du GNA a confirmé l’arrivée de renforts, sans donner de détails sur leur origine.

D’autres photos circulant sur les réseaux sociaux montrent des véhicules déchargés d’un cargo au nom d’Amazon. Selon le site Vesselfinder, le navire battant pavillon moldave était parti du port de Samsun dans le nord de la Turquie.

Violation de l’embargo

La Libye est sous un embargo sur les armes depuis la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi. Mais selon l’ONU, cet embargo est régulièrement violé par les différentes forces en présence en Libye.

Le maréchal Haftar est accusé par ses détracteurs de recevoir un soutien militaire, notamment des dizaines de blindés, des Émirats arabes unis et de l’Égypte. En retour, Haftar accuse la Turquie et le Qatar de fournir des armes à ses rivaux.

Dans son dernier rapport en septembre, le groupe d’experts de l’ONU sur la Libye a noté une « constante augmentation » du nombre des véhicules blindés chez les forces du maréchal Haftar, « sans qu’aucune demande de dérogation correspondante n’ait été déposée ».

Selon ce groupe, le transfert de véhicules blindés en Libye nécessite une dérogation, conformément à la résolution de l’ONU interdisant le transfert d’armes vers ce pays.

Champ libre pour Daesh

Le maréchal Haftar, maître de l’est libyen, mène depuis le 4 avril une offensive pour conquérir la capitale libyenne. Mais ses forces font face à une opposition farouche de la part de celles du GNA, reconnu par la communauté internationale. Si les positions militaires sont figées, des combats ont toujours lieu aux portes de Tripoli, notamment dans la banlieue sud.

Focalisés sur leur affrontement, ils ont laissé le champ libre à l’État islamique dans le centre et le sud du pays. Même affaiblis, les jihadistes sont toujours actifs.

Samedi, deux gardes ont ainsi été tués dans une attaque revendiquée par le groupe État islamique (EI) contre un barrage de sécurité, dans le centre de la Libye, la troisième du genre en deux semaines visant les forces loyales au maréchal Khalifa Haftar.

Source : jeuneafrique.com

 

L’ONU appelle les Etats membres du G5-Sahel à accélérer la pleine opérationnalisation de leur force conjointe

L’ONU appelle les Etats membres du G5-Sahel à accélérer la pleine opérationnalisation de leur force conjointeAniamey - Lors d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation dans la région du Sahel, en Afrique, une haute responsable des Nations Unies a appelé les Etats membres du G5-Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) à faire en sorte que leur force conjointe atteigne rapidement sa pleine capacité opérationnelle.

« Le G5-Sahel a pris des mesures additionnelles pour opérationnaliser la force conjointe après l’attaque terroriste dévastatrice contre son quartier général en juin dernier », s’est félicitée la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies pour l’Afrique, Bintou Keïta, devant les membres du Conseil de sécurité.

Elle s’est dit particulièrement encouragée par la reprise des opérations de la force conjointe en janvier de cette année, notant que la force a ainsi effectué quatre opérations depuis le début de l’année.

Mme Keïta a jugé essentiel de poursuivre sur cette lancée. « J’appelle les Etats membres du G5-Sahel à accélérer de toute urgence la pleine opérationnalisation de la force conjointe, afin qu’elle puisse enfin atteindre sa pleine capacité opérationnelle », a-t-elle déclaré à cette réunion du Conseil, à laquelle participaient également le Ministre des affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry, le Haut-Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, Pierre Buyoya, le Représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, Angel Losada Fernandez, et le Directeur exécutif de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Yury Fedotov.

Bintou Keïta a rappelé que la situation au Mali et dans le Sahel au sens large restait extrêmement préoccupante. « La région est confrontée à de graves problèmes, allant du changement climatique et de la sécheresse à l’insécurité croissante, à l’extrémisme violent, au trafic illicite de personnes, d’armes et de drogues », a-t-elle souligné. « Les groupes terroristes continuent d’évoluer et de se propager au-delà des frontières, notamment au Burkina Faso, au Niger, au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Togo ».

« La région est confrontée à de graves problèmes, allant du changement climatique et de la sécheresse à l’insécurité croissante, à l’extrémisme violent, au trafic illicite de personnes, d’armes et de drogues »
, a déclaré Bintou Keita, Sous-Secrétaire générale de l'ONU pour l'Afrique au Département des affaires politiques et de consolidation de la paix et au Département des opérations de paix.

Dans ce contexte, des opérations efficaces du G5-Sahel « enverront un signal fort aux groupes terroristes : leur empiètement sur la vie de la population ne sera plus toléré et sera rejeté par la détermination collective des Etats membres de la région », a déclaré la Sous-Secrétaire générale.

Elle a estimé qu’il serait important de clarifier le cadre dans lequel sont menées les diverses opérations des Etats membres du G5-Sahel alors qu’il y a de nombreuses opérations en cours qui sont menées par les forces armées de ces Etats, soit seules, soit en bilatéral, soit conjointement avec les forces internationales ou dans le cadre de la force conjointe du G5-Sahel.

S’agissant des allégations de violations des droits humains par cette force conjointe, Mme Keita a noté qu’au cours des douze derniers mois, la force a considérablement renforcé ses efforts pour lutter contre ce type de comportement. Selon elle, cela contribuera « à renforcer la confiance et les relations avec les communautés locales » et constitue également « un élément essentiel de l’instauration de l’Etat de droit dans la région ».

Quant à l’appui apporté par la Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) à la force conjointe du G5-Sahel, Mme Keïta a réitéré l’appel du Secrétaire général de l’ONU à lever les restrictions géographiques concernant cet appui.

Source : Aniamey (Niger)

 

 

Terrorisme : Le Burkina veut «une coalition internationale»

Terrorisme : Le Burkina veut «une coalition internationale» La Tribune de Genève - Le Burkina Faso estime que la lutte contre le terrorisme ne peut pas se faire seulement grâce à la force G5-Sahel.

La lutte contre le terrorisme et la criminalité au Sahel «est une responsabilité collective», a affirmé jeudi au Conseil de sécurité de l'ONU le chef de la diplomatie du Burkina Faso. «Il est temps que la communauté internationale envisage la création d'une coalition internationale».

Ces fléaux doivent «être traités avec la même détermination que celle qui a prévalu en Irak et en Afghanistan», a estimé Alpha Barry, qui s'exprimait au nom des cinq pays membres de la force G5-Sahel (Burkina Faso, Niger, Tchad, Mauritanie et Mali).

«Les Etats membres du G5-Sahel n'y arriveront pas tout seuls», a insisté le ministre burkinabais, en évoquant «une lutte pour la survie» et en rappelant les événements de ces dernières semaines: prise en otages de Français, assassinats dans des églises, décès mardi de 28 soldats nigériens... Au Sahel, «les groupes terroristes (...) restent toujours forts et (...) partout la menace gagne du terrain», a estimé le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso.

«Profonde préoccupation»

Sans répondre à la demande de créer une coalition internationale, le Conseil de sécurité a exprimé dans une déclaration rendue publique jeudi soir «sa profonde préoccupation devant la détérioration continue de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région du Sahel».

Il affirme sa «volonté de contribuer à prévenir toute nouvelle déstabilisation» au Burkina Faso, en particulier dans ses zones frontalières, ajoute la déclaration adoptée à l'unanimité de ses quinze membres.

Lors de la réunion du conseil, Alpha Barry a aussi réclamé à la communauté internationale d'afficher «une position claire quant à la résolution de la crise libyenne», alors que le pays «reste un sanctuaire d'incubation» pour des «terroristes et criminels de tous ordres».

Source : La Tribune de Genève (Suisse)

 

 

Le groupe État islamique revendique la mort de 28 soldats nigériens

Le groupe État islamique revendique la mort de 28 soldats nigériensBBC Afrique - Dans un communiqué, le groupe État islamiste a revendiqué l'attaque qui a coûté la vie à 28 soldats nigériens au moins, mardi, près de la frontière du Niger avec le Mali.

Il affirme que ses combattants ont pris pour cible un convoi de l'armée nigérienne, dans le village de Tongo Tongo, "tuant ou blessant 40 soldats".

L'embuscade a eu lieu dans la zone où quatre soldats américains ont été tués en octobre 2017, lors d'une patrouille conjointe des troupes nigériennes et des forces spéciales américaines. Ils étaient victimes d'une embuscade revendiquée par l'État islamique.

Le mouvement islamiste armé a considérablement intensifié ses attaques en Afrique de l'Ouest cette année, notamment au Nigeria et au Niger.

Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a décrété trois jours de deuil national après la mort des soldats.

Selon le ministre de la Défense, Kalla Moutari, les soldats poursuivaient des combattants islamistes, qui avaient tué un soldat dans l'attaque d'une prison au Niger.

Source : BBC Afrique

Niger: une embuscade meurtrière contre l'armée, plusieurs soldats disparus

C’est une attaque d'envergure qui a visé l'armée nigérienne mardi 14 mai au soir à Baley Beri, près de la frontière avec le Mali. Le bilan reste incertain mais au moins 17 militaires ont été tués et 11 autres sont portés disparus.

Le déroulé des événements est encore assez flou. Ce que l’on sait, c’est que les militaires impliqués font partie de l’opération Dongo, qui a été lancée il y a plusieurs mois déjà. Après l’attaque de la prison de haute sécurité de Koutoukalé, lundi 13 mai, ils ont reçu l’ordre de prendre en chasse les présumés assaillants. Lors de cette poursuite, un véhicule militaire saute sur un engin explosif, peu avant la tombée de la nuit mardi soir. Et lorsque le reste de la compagnie arrive en renfort, il tombe dans une embuscade minutieusement préparée. L'appel d'urgence est ralenti car, au moins une semaine auparavant, plusieurs antennes relais téléphoniques ont été saccagées, on peut penser que cela était prévu.

Le bilan est encore très incertain, mais il est déjà très lourd : au moins 17 morts, des blessés et des disparus. Certains ont pu rejoindre la base militaire d’Ouallam, un peu plus au sud. Mais du côté du Niger, rien ne filtre. Personne ne souhaite pour l'instant commenter. On a pu apprendre que des renforts nigériens avaient été déployés sur place et que les Français de la force Barkhane pourraient appuyer les opérations dans les heures à venir.

Aucune revendication de l’attaque

Pour l'instant, il n'y a aucune revendication. Mais on sait qu'il s'agit de la zone d’influence du groupe État islamique au grand Sahara. C’est une région où les combattants d’Abou Walid al-Sahraoui sont extrêmement présents, très mobiles et surtout capables d’organiser des embuscades complexes. On se souvient, en octobre 2017, des militaires américains et des soldats nigériens avaient dû affronter près d’une centaine d’assaillants dans de violents combats à Tongo Tongo, à quelques kilomètres du lieu de cette attaque. Quatre militaires américains et cinq nigériens avaient perdu la vie. Il avait alors fallu l’intervention d’avions de chasse et d’hélicoptères d’attaque des Français de Barkhane pour mettre fin à plusieurs heures d’affrontements.

Depuis, la répartition des forces a quelque peu évolué. La force Barkhane s’est en partie redéployée vers Gossi, du côté malien. Mais les soladats américains sont toujours présents avec une base à Ouallam, du côté nigérien.

Source : RFI

 

Mali/ Camp de M’Berra en Mauritanie : Près de 400 déplacés maliens accueillis

Mali/ Camp de M’Berra en Mauritanie : Près de 400 déplacés maliens accueillis Ce Jeudi 09 Mai 2019, vers 06h35 minutes, selon des sources sécuritaires proches du HCR ( Haut Commissariat aux Réfugiés) seraient arrivées 378 personnes appartenant à l’ethnie peulh dans le camp des déplacés de M’berra, en Mauritanie.

Selon nos recoupements opérés auprès de certains de ces déplacés, ils auraient passé six (06) jours de marche à pieds en vue de rejoindre le camp de M’berra. Ces déplacés disent avoir déclaré aux ONG du camp et aux autorités mauritaniennes qu’ils ont enterré 06 déplacés, tous des personnes âgées.

Aussi, ils auraient abandonné une quarantaine de déplacés dans la brousse durant leur parcours.

Une source nous confie que ces déplacés seraient des résidents des localités suivantes : Guire, Nara, Sokolo, Nampala, Dioura et du cercle de Tenenkou.

Source: Figaro du Mali

La coalition jihadiste Nusrat al-Islam Wal Muslimin revendique deux attaques contre des camps militaires au Mali

La coalition jihadiste Nusrat al-Islam Wal Muslimin revendique deux attaques contre des camps militaires au Mali La coalition jihadiste Nusrat al-Islam Wal Muslimin (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), dirigée par Iyad Ag Ghali, a revendiqué dimanche deux attaques perpétrées le même jour dans des localités maliennes de Douenza et Guiré contre des camps militaires, a rapporté l’agence mauritanienne en ligne Al Akhbar, citant deux communiqués de cette organisation.

Selon l’agence mauritanienne généralement bien informée sur les activités des organisations djihadistes au Mali, ces attaques ont fait plus d’une dizaine de morts parmi les militaires maliens, dont le commandant de base de Guiré, près de la frontière mauritanienne.

La coalition jihadiste Nusrat al-Islam Wal Muslimin a vu le jour en 2017 après la fusion d’organisations et katibas terroristes actives dans le nord du Mali.

Elle regroupe principalement « l’émirat du Sahara » d’Abou El Hammam, « Al-Mourabitoune » de Moctar Belmoctar alias « Belawar », « Ansar Dine » d’Iyad Ag Ghali et la katiba Macina d’Amadou Koufa.

Source : Xinhua



 

Sénégal-Mauritanie: des patrouilles militaires mixtes pour sécuriser la frontière commune

Sénégal-Mauritanie: des patrouilles militaires mixtes pour sécuriser la frontière communeLe360 Afrique - La Mauritanie et la Sénégal sécurisent leur frontière commune longue de 700 km par le biais de patrouilles conjointes des deux côtés du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre les deux pays. Cette coordination vise à lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

Les responsables des unités décentralisées des forces armées et de sécurité du Sénégal et de Mauritanie ont tenu un conclave de 72 heures à Saint-Louis (nord du Sénégal), dans le cadre de la coordination des actions communes de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière.

Une rencontre à laquelle ont participé les chefs des unités des forces armées et de sécurité déployées au niveau des régions de Saint-Louis, Matam (côté Sénégal) et des wilayas de la vallée du fleuve allant du Trarza au Gorgol (côté mauritanien).

A l’issue de cette concertation «d’importantes mesures conjointes de sécurité aux frontières ont été prises. Celles-ci ont notamment permis de peaufiner des stratégies visant à assurer la sécurité des personnes et des biens,et de passer en revue tous les défis militaires que les deux pays ont en commun», selon le colonel M’Baye Cissé, commandant de la zone militaire du nord du Sénégal.

Le haut responsable militaire a rappelé que «le Sénégal et la Mauritanie partagent une frontière poreuse longue de plusieurs centaines de kilomètres dans un contexte sécuritaire sous-régional délicat. Ainsi, des rencontres sur le format de celle que vient d’abriter la ville de Saint-Louis permettent aux autorités militaires, aux services de police, des douanes et des eaux et forêts, de se mettre ensemble pour harmoniser les positions sur les défis communs».

Les échanges entre services de défense et de renseignements sur les 2 rives du fleuve Sénégal vont également se multiplier.

Le Sénégal et la Mauritanie sont séparés par une frontière longue de 700 kilomètres constituée par un fleuve.

La Mauritanie est membre du G5 Sahel aux côtés du Burkina Faso, du Mali, du Niger et du Tchad. Cette organisation sous-régionale est dédiée à la lutte contre le terrorisme.

Le territoire du Sénégal n’a jamais été le théâtre d’un attentat terroriste, mais plusieurs individus ont été jugés et condamnés pour activités terroristes à Dakar au cours des dernières années.

Le Sénégal est frontalier du Mali et de la Mauritanie. Une réalité géographique qui favorise la menace des groupuscules terroristes.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source :
Le360 Afrique

 

Mali : au moins 12 militaires maliens tués dans une attaque de présumés jihadistes

Au moins 12 soldats maliens, dont le chef du camp, ont été tués par des jihadistes présumés qui ont attaqué dimanche un poste de l'armée malienne situé près de la frontière mauritanienne, a-t-on appris de source sécuritaire.

Le bilan est « d’au moins 12 morts, dont le commandant du poste, un capitaine », a affirmé cette source. Un précédent bilan faisait était de 10 soldats tués.

Sans annoncer l’ampleur de leurs pertes, les Forces armées maliennes (FAMa) avaient auparavant confirmé l’attaque sur Twitter: « Les #FAMa ont été attaquées, le dimanche 21 avril 2019 aux environs de 5 heures à #Guiré, dans le secteur de #Nara. Des renforts y ont été dépêchés. Les évaluations sont en cours ».

Le 17 mars, une attaque jihadiste contre un camp de l’armée à Dioura (centre), près de la frontière avec le Burkina-Faso, avait coûté la vie à près de 30 soldats maliens. Elle avait entraîné une série de manifestations de familles de militaires.

Samedi, un Casque bleu égyptien a été tué et quatre membres de son unité blessés par l’explosion d’une mine au passage de leur convoi sur l’axe Douentza-Boni, proche de la frontière avec le Burkina-Faso.

Dimanche, « les terroristes sont venus de la forêt du Wagadou », refuge depuis des années des islamistes maliens, a précisé la source sécuritaire, selon qui les assaillants sont arivés « à moto et à bord de véhicules pick-up ».

« Ils ont attaqué le camp, des véhicules ont été brûlés, d’autres emportés », a ajouté cette source. « Il y a des morts et des dégâts », a confirmé un militaire malien, sans plus de détails.

Des habitants de la localité joints par l’AFP ont raconté la violence de l’assaut. « Les tirs étaient comme la pluie. Les militaires ont été surpris », a confié l’un d’eux. « J’ai vu deux terroristes mettre leurs motos dans le véhicule de l’armée pour repartir avec », a-t-il ajouté.

« Il y a une dizaine de morts parmi les militaires, ainsi que des blessés », a assuré un autre habitant, parent d’un soldat.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

Source : jeuneafrique.com

 

Burkina : le bilan des affrontements intercommunautaires à Arbinda porté à 62 morts

Soixante-deux personnes ont été tuées entre dimanche et mardi lors d'affrontements intercommunautaires dans la commune d'Arbinda, frontalière du Mali, selon un nouveau bilan annoncé mercredi soir par le ministre de l'Administration territoriale qui affirme qu'une attaque « jihadiste » serait à l'origine de « représailles ».

« Il y a eu 62 décès. Nous avons 32 morts du fait des terroristes (…) Nous en avons 30 qui sont décédés du fait des conflits communautaires, des représailles entre Kouroumba, Peuls, Mossis, … », a affirmé le ministre Siméon Sawadogo à la télévision.

Les jihadistes « ont pourchassé les gens et ont commis des tueries. Les terroristes ont également enlevé neuf personnes qu’ils détiennent », a-t-il indiqué. Un précédent bilan établi par le gouverneur de la région du Sahel, Hyacinthe Péguy Yoda, faisait état de 7 morts.

« Personne n’est à l’abri »

Dans la nuit de dimanche, des individus armés ont pénétré dans le village de Hamkan, situé à 7 km de Arbinda, où ils ont assassiné le cheikh du village, son fils aîné et son neveu. « Suite à l’assassinat du cheikh Werem, il y a eu des échauffourées entre les communautés à Arbinda, qui ont entraîné des représailles de part et d’autre », a indiqué le ministre Sawadogo, regrettant une « situation déplorable ».

« Dans cette situation, il y a eu une migration interne qui s’est opérée » avec « des populations déplacées des villages environnants qui se sont retrouvées à Arbinda », a affirmé le ministre de l’Administration territoriale.

« La situation sécuritaire est telle que personne n’est à l’abri (…). Un dispositif (de sécurité) supplémentaire a été envoyé à Arbinda », a-t-il poursuivi.

« Le piège » des violences intercommunautaires

Ces incidents se sont produits quelques jours à peine après le massacre de quelque 160 habitants peuls au Mali voisin le 23 mars. Depuis l’apparition, il y a quatre ans dans le centre du Mali, du groupe jihadiste du prédicateur peul Amadou Koufa, il n’est pas rare que des populations fassent l’amalgame entre Peuls et jihadistes et opèrent des représailles sanglantes sur fond de conflits intercommunautaires.

« L’intention des terroristes, c’est justement de mettre en conflit les différentes communautés qui vivent en symbiose », a souligné Siméon Sawadogo, appelant les populations « à ne pas tomber dans le piège en indexant une communauté comme étant la cause de notre malheur ».

Confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, le Burkina Faso enregistre également des affrontements intercommunautaires. Début janvier, 48 personnes selon le gouvernement et plus de 200 selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre la communauté peule, après l’attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes.

Source : jeuneafrique.com

 

Boko Haram tue 23 soldats au Tchad et huit civils au Niger

Boko Haram tue 23 soldats au Tchad et huit civils au NigerLe groupe djihadiste nigérian Boko Haram a mené de nouvelles attaques meurtrières dans la nuit de jeudi à vendredi faisant 23 morts dans les rangs de l'armée tchadienne au Tchad et huit parmi des civils au Niger, ont indiqué vendredi des sources tchadienne et nigérienne.

L'armée tchadienne qui essuie dans cette attaque une de ses plus lourdes pertes en vies humaines dans la lutte contre les islamistes a été attaquée sur une de ses positions à Dangdala, dans le sud-ouest du Tchad, selon une source militaire.

«Aux environs d'une heure du matin, des éléments de Boko Haram ont attaqué la position de l'armée tchadienne, tuant 23 militaires», a indiqué cette source. Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer cette position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad.

Le commando djihadiste a réussir à s'enfuir en «emportant du matériel militaire», selon la même source.

L'armée tchadienne, au sein d'une force multinationale mixte (FMM) qui rassemble des soldats de la sous-région et des comités de vigilance, tente de repousser les djihadistes de Boko Haram qui ont débuté leurs attaques au Tchad en 2015.

Le groupe djihadiste nigérian a également frappé le Niger voisin, où huit civils ont été tués jeudi soir dans une attaque menée dans la commune de Gueskérou, dans le sud-est nigérien, près du Nigeria, a indiqué un élu local.

«Huit personnes, dont une femme, ont été tuées par Boko Haram dans la nuit de jeudi à vendredi à Karidi, dans la commune de Gueskérou», a confirmé un élu de Diffa, la région nigérienne voisine du berceau de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria.

Cet élu n'a pas précisé les circonstances de l'attaque qu'il a attribuée aux «terroristes de Boko Haram».

L'attaque a été menée «aux environs de 21h30» et a également fait «plusieurs blessés», selon une ONG locale.

Elle coïncide avec l'arrivée jeudi à Diffa de Mohamed Mouddour, le nouveau gouverneur de la région nommé le 8 mars, en remplacement de Mahamadou Bakabé en poste depuis avril 2018.

Multiplication des attaques

Les raids de Boko Haram deviennent de plus en plus fréquents dans la région de Diffa - riveraine du bassin du Lac Tchad - un repère des islamistes nigérians, à cheval entre le Niger, le Nigeria et le Tchad.

Le 9 mars, sept membres des forces armées nigériennes ont péri dans une attaque du groupe djihadiste près de Gueskérou.

Le 16 février, sept soldats avaient déjà été tués après l'attaque de leur position par Boko Haram à Chétima Wangou, un village très proche de la frontière nigériane.

L'armée du Niger qui multiplie ses offensives assure avoir tué «33 terroristes» de Boko Haram le 12 mars lors d'une «vaste opération de ratissage» où elle a récupéré un «véhicule blindé» et un important stock d'armes et de munitions auprès des «terroristes».

Fin 2018, elle avait affirmé avoir tué «plus de 200 terroristes» dans une première offensive d'envergure terrestre et aérienne. Mais Niamey qui juge «la situation sécuritaire toujours fragile» dans cette zone a prorogé, en début de semaine, de trois mois l'État d'urgence instauré depuis 2015.

Originaire du Nigeria, le groupe Boko Haram opère dans tous les pays de la zone du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l'ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27 000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d'autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

AFP
Source : La Presse (Canada)

 

 

Mali: attaque meurtrière contre une base de l’armée malienne dans le cercle de Ténenkou

Au Mali, une importante attaque a eu lieu dans la nuit de samedi à ce dimanche 17 mars, dans le cercle de Ténenkou, dans le centre du pays. Un commando armé s'est brièvement emparé d'une base de l'armée malienne. Huit militaires au moins ont été tués. Aucun bilan officiel n’a été publié pour le moment.

 

Source : RFI

Annoncé mort par la France et le Mali : Amadou Kouffa apparaît dans une nouvelle vidéo du GSIM

Annoncé mort par la France et le Mali : Amadou Kouffa apparaît dans une nouvelle vidéo du GSIMAnnoncé mort par la France et les autorités maliennes, Amadou Kouffa est sur le point de revenir d'entre les morts. En effet, l'organe de propagande du Groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans s'apprête à diffuser une vidéo de 19 minutes dans laquelle apparaît le chef jihadiste. Dans ladite vidéo, Amadou Kouffa dément sa propre mort. 

L'émir du front de libération du Macina du nom de la branche d'Ansar Dine dans le centre du Mali, ajoute que l'espion qui est à l'origine de la frappe le visant a été arrêté. 

Par ailleurs, révèle le journaliste Wassim Nasr, le chef jihadiste "s'émeut du grand nombre de Peulhs qui ont rejoint le jihad". 

Avant l'annonce de sa mort par la ministre française des armées, confirmée par l'armée malienne, Amadou Kouffa était apparu dans une vidéo du GSIM et appelait les peulhs de 08 pays africains à rallier la cause du jihad. 

Il faut par ailleurs souligner que cette "résurrection" de Kouffa intervient quelques jours après la supposée neutralisation de Yahya Abou El Hamam, jusque-là numero 2 du GSIM.

Source : Dakaractu.com

 

Mali: trois casques bleus de l’ONU tués par des hommes armés (Minusma)

Mali: trois casques bleus de l’ONU tués par des hommes armés (Minusma)Apanews - La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a annoncé, samedi, la mort de trois Casques bleus guinéens, se disant être « choquée par leur lâche assassinat» vendredi soir dans un braquage près de Bamako.

« Hier soir vers 22:00, des Casques Bleus de la Minusma qui partaient en permission à bord d’un véhicule de location, ont été attaqués par des hommes armés non identifiés sur la route de Siby à 44 km au sud-ouest de Bamako », écrit la Minusma dans un communiqué reçu à APA.

Selon le texte, trois d’entre eux ont été tués et un autre blessé. « Un civil, qui conduisait le véhicule, a également été blessé », ajoute la Minusma. Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif s’est dit « choqué par ce lâche assassinat » et l’a fermement condamné.

« Attaquer les Casque bleus, c’est attaquer la paix même au Mali », a dit le diplomate, soulignant que « la Minusma reste déterminée à travailler à l’œuvre de paix aux côtés des Maliens ».

Les Casques bleus tués se rendaient dans leur pays, la Guinée.

Source : Apanews

 

La France annonce avoir tué un des principaux chefs djihadistes au Sahel, Yahia Abou El Hamam

La France annonce avoir tué un des principaux chefs djihadistes au Sahel, Yahia Abou El HamamLes militaires français de l’opération « Barkhane » ont tué jeudi 21 février au Mali le chef d’un des principaux groupes djihadistes au Sahel, l’Algérien Djamel Okacha, dit Yahia Abou Al-Hamam, a annoncé vendredi la ministre des armées, Florence Parly.

Il a été intercepté dans un groupe de véhicules qui se dirigeaient au nord de Tombouctou, précise le communiqué. L’homme était le numéro deux de l’alliance djihadiste dirigée par le Touareg malien Iyad Ag-Ghaly, le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans » (GSIM), et « chef de l’émirat de Tombouctou », selon le texte.

« Cette action spectaculaire concrétise des années de recherche », souligne la ministre en saluant « l’action des forces françaises » contre « le chef d’un des principaux groupes armés terroristes sévissant au Sahel, concepteur et financier de nombreuses attaques contre les valeurs et intérêts communs que nous partageons et défendons avec les pays du G5 Sahel [Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad] ».

« C’est un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au Sahel », se félicite le ministère des armées français, en soulignant que le GSIM « [a] perdu trois de ses principaux chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches d’Iyad Ag-Ghaly ».

Visite au Mali d’Edouard Philippe

Djamel Okacha a été membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), devenu Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI). Il était soupçonné d’implication dans l’assassinat, en juin 2009, à Nouakchott d’un Américain, Christopher Logest, et dans l’attaque contre l’ambassade de France (deux blessés) en août de la même année dans la capitale mauritanienne.

En 2013, il a succédé à Abdelhamid Abou Zeid, l’un des principaux chefs d’AQMI tué par l’armée française lors de combats dans l’Adrar des Ifoghas (nord du Mali). Il était apparu dans une vidéo publiée en novembre 2018 aux côtés d’Iyad Ag-Ghaly, chef du GSIM, et d’Amadou Koufa, un prédicateur radical peul éliminé par l’armée française fin novembre. Dans cette vidéo, les trois chefs islamistes appelaient à « poursuivre le djihad ».

Cette annonce intervient par ailleurs le jour de la visite attendue au Mali du premier ministre, Edouard Philippe, accompagné de Florence Parly et du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

Le Monde avec AFP

Source : Le Monde (France)

 

Burkina Faso: cinq morts dont un prêtre espagnol, dans l'attaque d'un poste de douane

Au Burkina Faso, un poste de douane situé entre les villes de Bittou et Cinkanse, région du centre-est a subi une attaque dans la soirée du vendredi 15 février 2019. Le bilan est de quatre douaniers et un prêtre espagnol tués ainsi que des véhicules incendiés.

C’est le poste de contrôle de douane de Nouhao situé à 10 km de Bittou qui a été attaqué. Les douaniers étaient en mission sur l’axe routier Bittou/Cinkansé lorsqu’un groupe d’hommes armés a ouvert le feu sur eux. Des témoins affirment avoir aperçu quatre corps, vêtus de l’uniforme des douanes burkinabè, criblés de balles. Des véhicules ont été incendiés. Le poste de douane de Bittou a également essuyé des tirs des mêmes hommes armés selon nos sources.

Une source officielle, sous couvert de l’anonymat, a également parlé de la mort d’un homme de race blanche. Il s’agit d’un prêtre expatrié de nationalité espagnole abattu par les mêmes hommes armés. Le Salésien espagnol Antonio César Fernandez et son chauffeur avaient quitté la ville de Cinkansé pour Bittou lorsqu’ils ont rencontré sur leur chemin le groupe d’hommes armés. L’information a été confirmée ce samedi matin par la congrégation des Salésiens de Don Bosco.

C’est la première fois que la région du centre-est est visée par une attaque terroriste selon une source sécuritaire.

Source : RFI

 

Burkina : un médecin militaire tué par l’explosion d’un cadavre piégé

Un médecin militaire burkinabè a été tué et deux policiers blessés ce jeudi 14 février dans l'explosion d'un cadavre piégé à Djibo, dans le nord du Burkina Faso.

« Un officier militaire, médecin du groupement des forces de sécurisation du nord, a été tué jeudi matin lors d’une mission à Djibo », chef-lieu de la province du Soum, a déclaré une source sécuritaire. « Il est décédé dans l’explosion d’un corps (humain) piégé avec un engin explosif artisanal, qui avait été revêtu d’une tenue militaire et abandonné sur une route ».

Alerté de la découverte du corps sans vie d’un homme, présenté comme un militaire, une équipe de policiers et de militaires avait été dépêchée sur les lieux pour un « constat et une identification » de la victime, a-t-il indiqué.

« C’est en voulant retourner le corps que l’explosion s’est produite, tuant sur le coup le médecin militaire et blessant deux autres membres de cette équipe « , a-t-il précisé. « Les deux blessés, dont l’un dans un état grave, ont été reçus au centre médical de Djibo, où ils sont pris en charge », a confié une source médicale à Djibo.

Plus de 300 morts

Le Burkina Faso fait face depuis plusieurs mois à une explosion des violences attribuées à des groupes djihadistes. Les groupes djihadistes utilisent depuis l’an dernier des engins explosifs artisanaux, placés notamment au bord des routes. Cette technique de guérilla est courante en Irak ou au Mali mais c’est vraisemblablement la première fois au Burkina qu’un corps humain est piégé.

Trois attaques ont été perpétrées la semaine dernière, dont une ayant tué cinq gendarmes le jour même où le président burkinabè recevait ses homologues du G5 Sahel pour un sommet consacré à la lutte antiterroriste.

Attribuées principalement aux groupes jihadistes Ansaroul Islam et Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), les attaques ont fait depuis 2015 plus de 300 morts, selon un comptage de l’AFP, voire plus de 500 selon d’autres sources.

Source : jeuneafrique.com

 

Les armées marocaine et algérienne participent côte à côte au Flintlock 2019

Les armées marocaine et algérienne participent côte à côte au Flintlock 2019Des soldats des Forces armées royales marocaines prendront part du 18 février au 1er mars, au Flintlock 2019, des exercices militaires initiés par les forces américaines de lutte contre le terrorisme. Y prendront part également des soldats algériens ainsi que ceux d’une trentaine d’autres pays africains et occidentaux.

Selon AFRICOM (United States Africa Command, le Commandement des États-Unis pour l’Afrique), les FAR participeront au Flintlock 2019, à des manœuvres militaires destinées à l’amélioration de la lutte contre les groupes terroristes.

Sur le site internet d’AFRICOM on peut lire : « L’exercice vise à renforcer la capacité des principaux pays partenaires de la région à lutter contre les organisations extrémistes violentes, à protéger leurs frontières et à assurer la sécurité de leurs populations. »

L’exercice militaire qui aura lieu du 18 février au 1er mars en Mauritanie et au Burkina Faso, est dirigé par le chef d’État-Major des armées des États-Unis et sera coordonné par AFRICOM.

En plus du Maroc, de l’Algérie et des USA, cet entraînement militaire, verra également la participation du Royaume-Uni, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, l’Espagne, la Suisse, la Tunisie, le Nigeria, et la Mauritanie. En tout, plus de 2000 soldats de 30 pays occidentaux et africains y participeront.

Notons que soldats algériens et marocains se sont déjà côtoyés lors d’exercices Flintlock semblables en 2014. Ce genre de manœuvre met d’ailleurs l’accent sur la nécessité de favoriser la coopération régionale dans un but commun de stabilité.

En effet, AFRICOM indique : « L’exercice renforce également les partenariats entre les forces d’opérations spéciales des pays africains et occidentaux et les forces de l’ordre, renforçant leur capacité à travailler ensemble pendant les opérations multinationales en cours. »

Source : Bladi (Maroc)