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Dossiers en Mauritanie

La gendarmerie mauritanienne recrute une nouvelle promotion d'élèves gendarmes

La gendarmerie mauritanienne recrute une nouvelle promotion d'élèves gendarmes L’Etat-major de la gendarmerie nationale recrute une nouvelle promotion d’élèves-gendarmes, au niveau de trois wilayas du pays, en l’occurrence Hodh Charghi, le Gorgol et l’Adrar. Le dossier de candidature doit comporter :

- le diplôme du brevet ou un niveau supérieur,

- une demande manuscrite du candidat

- 4 photos d’identité,

- un extrait de naissance,

- une copie certifiée de la nationalité,

- une copie de la Carte Nationale d’Identité (CIN),

Les autres critères indispensables à la validation de candidature sont :

- être âgé de 18 à 25 ans,

- avoir une taille de 1,70 m au minimum,

Les dossiers de candidature doivent être déposés à la brigade de gendarmerie au niveau des wilayas concernées, le 30 août 2016 au plus tard.

Source : Atlasinfo (Mauritanie)

 

 

Grand coup porté à la mafia de l’habitat en Mauritanie

Grand coup porté à la mafia de l’habitat en MauritanieSelon le site « zahraa.info », la nouvelle ministre de l’habitat et de l’aménagement du territoire Amal Mint Maouloud a refusé de donner suite à une demande de l’Agence de Développement Urbain (ADU) proposant de renouveler l’accord existant avec son ministère pour permettre le lancement de la deuxième phase de la restructuration des bidonvilles de Nouakchott.

La ministre a appelé les responsables de l’agence à soumettre un rapport détaillé sur la tâche qui leur était assignée au cours des cinq dernières années avant de parler de renouvellement de l’accord ou de recevoir de l’argent du ministère.

La décision a constitué un grand choc pour les responsables de l’agence et les petits acteurs du secteur, craignant que cette décision ne soit le début de la fin des manipulations et trafics de parcelles de terrain qu’ils entretenaient au cours de la dernière période.

La ministre estime que le gouvernement a désespérément besoin de savoir ce qui a été réalisé, chiffres à l’appui, ainsi que les problèmes existants, la nature et les mécanismes adoptés pour les surmonter. Mais aussi les raisons qui ont privé des milliers de citoyens à tirer profit de leurs droits dans ce processus, en dépit de la distribution de plus de 150.000 parcelles à Nouakchott Sud et Nord.

Certains milieux qui suivent ce dossier trouvent que la décision du ministre peut ouvrir la voie à une autre résolution qui mettrait fin aux prestations de ceux qui dirigeaient l’agence de développement urbain chargée de la réhabilitation des bidonvilles et l’attribution de celle ci à ‘une nouvelle équipe capable de traiter ce dossier et régler rapidement les griefs, avec la possibilité de confisquer une partie des parcelles qui ont été accordées sans droit par les comités en charge du processus.

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

 

Histoire : quand la CIA faisait les quatre cents coups en Afrique

Lumumba, Neto, Mandela… Jugeant ces trois leaders trop « communistes » et donc éminemment dangereux, les États-Unis les combattirent farouchement. Par des moyens fort peu recommandables. Nouvelles révélations.

«Madiba a été le dernier grand libérateur du XXe siècle. » Ce 10 décembre 2013, dans le FNB Stadium de Soweto, Barack Obama ne tarit pas d’éloges sur Nelson Mandela, décédé cinq jours plus tôt. Tous deux ont un point commun : chacun dans son pays a été le premier homme de couleur à accéder à la magistrature suprême. Une consécration doublement improbable, ainsi que le rappelait le même jour le président américain : « Comme l’Afrique du Sud, les États-Unis ont dû surmonter des siècles d’assujettissement racial. »

Jusqu’en 2008, pourtant, le nom de Nelson Mandela, ennemi abhorré des États-Unis avant de se voir sanctifié post mortem, a figuré sur la liste noire des terroristes établie par le Département d’État.

Cinquante et un ans plus tôt, en août 1962, Barack Obama venait de souffler sa première bougie. Nelson Mandela, lui, militait depuis près de vingt ans à l’ANC, dont l’objectif était d’abolir l’apartheid. En 1960, le mouvement avait été interdit. L’année suivante, constatant l’échec de sa stratégie de la non-violence, Mandela fondait Umkhonto we Sizwe, la branche armée de l’ANC, qui allait mener des actions de sabotage contre diverses infrastructures publiques et militaires.

« Hors d’URSS, Mandela était considéré comme le communiste le plus dangereux ! »

Face au régime afrikaner, Mandela prône alors l’alliance entre nationalistes noirs et militants blancs du Parti communiste sud-africain, tout en se tournant vers les pays socialistes, Union soviétique en tête, pour financer sa lutte contre l’apartheid. Pour les États-Unis, qui entretiennent des relations fructueuses avec Pretoria, leur principal fournisseur d’uranium, il devient l’homme à abattre.

« Hors d’URSS, c’était le communiste le plus dangereux », résumait en mars 2016, deux semaines avant de pousser son dernier soupir, l’Américain Donald « Don » Rickard, 88 ans, par qui le scandale est arrivé. En août 1962, Rickard était officiellement agent consulaire à Durban – une couverture pour cet honorable correspondant de la CIA. Grâce à des informateurs introduits dans l’entourage de Madiba, il apprend que ce dernier s’apprête à effectuer une mission entre Johannesburg et Durban.

Disposant d’un faux passeport éthiopien au nom de David Motsamayi, Mandela compte se faire passer pour le chauffeur d’un Blanc aisé qui lui sert d’alibi, Cecil Williams, un activiste gay engagé dans la lutte antiapartheid.

Comment Mandela a été capturé

« J’ai découvert quand il viendrait [à Durban] et comment il y viendrait… C’est à partir de là que j’ai été impliqué et que Mandela a été capturé », confiait Rickard au réalisateur britannique John Irvin, dans le cadre d’un biopic en préparation, Mandela’s Gun, qui revient sur les années de lutte armée du futur président sud-africain. Un scénario évoqué depuis 1990, fondé sur le témoignage d’une source anonyme proche de Paul Eckel, l’ancien chef de station de la CIA à Pretoria.

En août 1962, ce dernier se serait confié en ces termes : « Nous avons livré Mandela aux services de sécurité sud-africains. Nous leur avons donné tous les détails […]. C’est l’un de nos plus jolis coups ! »

Au crépuscule de sa vie, Don Rickard a fini par reconnaître son rôle personnel dans cette arrestation qui allait aboutir à la condamnation à la réclusion à perpétuité de Mandela, en 1964. « Il aurait pu déclencher une guerre en Afrique du Sud », estimait, sans états d’âme, l’ancien agent, avant de conclure : « J’ai mis un terme à cela. » Ce n’est que vingt-sept ans plus tard que le leader emblématique de la lutte contre l’apartheid allait recouvrer la liberté.

Selon Zizi Kodwa, le porte-parole de l’ANC, les révélations du Sunday Times sur le témoignage de Rickard « confirment ce que nous avons toujours su : qu’ils [les services secrets américains] travaillent contre nous, et c’est encore le cas aujourd’hui ». Les tentatives visant à obtenir la déclassification des archives relatives à la collaboration de la CIA avec le régime de l’apartheid sont jusque-là demeurées vaines.

« La CIA et moi allions sauver le monde du communisme », déclare Don Rickard.

La carte Savimbi

Don Rickard n’est pas le premier vétéran à dévoiler les coulisses des opérations de l’agence de Langley sur le continent durant la guerre froide. Dès 1978, John Stockwell faisait paraître aux États-Unis In Search of Enemies: a CIA Story. Entré à la CIA en 1964, l’auteur a servi en Afrique pendant douze ans, de la Côte d’Ivoire à l’Angola en passant par la RD Congo et le Burundi.

« La CIA et moi allions sauver le monde du communisme », écrit-il pour résumer l’état d’esprit qui l’animait alors. Mais, au fil des opérations clandestines, son enthousiasme s’est émoussé. Dans son livre, John Stockwell revient en particulier sur le soutien que l’Agence apporta, en Angola, à l’Unita de Jonas Savimbi face au MPLA d’Agostinho Neto et José Eduardo dos Santos.

Les seconds se revendiquaient du marxisme-léninisme et bénéficiaient du soutien de l’Union soviétique et de Cuba. Savimbi, lui, se proclamait anticommuniste et fut soutenu par les États-Unis, l’Afrique du Sud de l’apartheid et les puissances occidentales en général.

La guerre civile angolaise durera vingt-sept années, au terme desquelles le MPLA finira par s’imposer. Elle provoquera quelque 500 000 victimes, 1 million de déplacés et laissera un pays exsangue, aux infrastructures détruites, infesté de mines antipersonnel. Selon Stockwell, les États-Unis portent une lourde responsabilité dans l’escalade du conflit. Deux ans après sa démission, qu’il remit en 1976, il préconisait la dissolution pure et simple des services clandestins de l’Agence, selon lui « incompatibles avec notre système de gouvernement ».

Au tour de Lumumba

C’est encore à un ancien agent devenu mémorialiste qu’on doit le récit détaillé de l’un des épisodes les plus marquants des opérations secrètes que mena la CIA au lendemain des indépendances africaines : la neutralisation de Patrice Lumumba, le charismatique Premier ministre congolais, au profit de Joseph-Désiré Mobutu, un officier ambitieux acquis à l’Occident.

Au cœur du dispositif de la CIA au Congo, de 1960 à 1967 : Lawrence « Larry » Devlin. En 2007, dans Chief of Station, Congo: Fighting the Cold War in a Hot Zone, ce dernier levait le voile sur les manœuvres de l’Agence visant à écarter Lumumba du pouvoir.

Soutenu par divers pays socialistes, Lumumba est vu par les États-Unis comme un homme dangereux, voué à basculer dans le camp du mal.

En juillet 1960, lorsqu’il devient le chef d’antenne de la CIA dans un Congo fraîchement indépendant, Devlin dispose d’une couverture classique, celle d’un banal consul. Le pays, qui dispose de ressources minières faisant l’objet de toutes les convoitises, semble au bord de l’implosion. Du Katanga au Kasaï, les mouvements sécessionnistes prolifèrent. Dans un contexte d’extrême tension avec l’ancienne puissance coloniale, Patrice Lumumba – qui partage le pouvoir avec le président Joseph Kasa-Vubu – rompt les relations diplomatiques avec la Belgique et menace d’appeler en renfort l’Union soviétique.

Soutenu par divers pays socialistes, de la Chine au Ghana, le fondateur du Mouvement national congolais est vu par les États-Unis comme un homme dangereux, voué à basculer dans le camp du mal. « Tôt ou tard, Moscou prendra les rênes, écrit Larry Devlin dans un câble adressé à Langley. Lumumba croit pouvoir manipuler les Soviétiques, alors que ce sont eux qui tirent les ficelles ». Allen Dulles, le directeur de la CIA, lui répondra personnellement : « Son départ doit donc être pour vous un objectif prioritaire et urgent. »

L’agent déploie alors tout l’arsenal classique des opérations tordues. Disposant d’un budget (fort important pour l’époque) de 100 000 dollars, il organise des actions de contestation contre Lumumba, cherche à isoler ce dernier politiquement, incite Kasa-Vubu à le démettre. Mais l’indocile Premier ministre s’accroche à son siège. Décision est donc prise d’employer les grands moyens.

En septembre 1960, tandis qu’il patiente dans l’antichambre du président Kasa-Vubu, Devlin voit débouler un colonel d’à peine 30 ans, Joseph-Désiré Mobutu, que Lumumba a nommé chef d’état-major. Brandissant la menace d’une imminente invasion soviétique, l’officier va droit au but : « L’armée est prête à renverser Lumumba […]. Puis-je considérer que les États-Unis nous soutiennent ? » La CIA vient de trouver son supplétif. Au mémo que Devlin adresse à Langley pour rendre compte de son plan, Allen Dulles répondra : « J’ai confiance en vous. »

Dès septembre 1960, Mobutu tente un premier coup d’État. Lumumba est arrêté, mais la légitimité fait défaut au nouveau régime, tandis que le Premier ministre déchu bénéficie de la protection de l’ONU et du soutien d’une partie de l’armée. Un certain Joe de Paris, débarqué de Langley, présente alors à Devlin une pharmacopée empoisonnée destinée à éliminer physiquement Lumumba. Mais « Larry », pas convaincu, estime préférable de laisser les Congolais sceller son sort.

Le 17 janvier 1961, Mobutu livre Patrice Lumumba à son ennemi juré, le leader katangais Moïse Tshombe. Un peloton commandé par un officier belge l’exécute le soir même. Il faudra quatre années supplémentaires au chef d’état-major pour s’emparer du pouvoir, en novembre 1965. Mobutu n’a pas demandé la bénédiction de Washington, mais la CIA, obligée de prendre le train en marche, le soutiendra pendant trente ans, fermant les yeux sur ses dérives. Il faudra attendre 2014 pour que le Département d’État reconnaisse officiellement l’implication des États-Unis dans le renversement et l’assassinat de Lumumba.

À l’heure de quitter le Congo, en juin 1967, le chef de station de la CIA avait reçu la visite de Mobutu. L’homme à la toque léopard lui offrit ce jour-là un portrait le représentant, orné d’une dédicace aussi flatteuse qu’éloquente : « À mon excellent et vieil ami L. Devlin, pour tout ce que le Congo et son chef lui doivent. »

Source : JeuneAfrique.com

 

Inauguration à Nouakchott sud de deux centres d'insertion des jeunes

Inauguration à Nouakchott sud de deux centres d'insertion des jeunesDeux centres d'insertion des jeunes, sis Riyad et El Mina, réalisés par la communauté urbaine de Nouakchott avec le soutien technique du GRET et financier l'UE et la région Ile-de-France, ont été inaugurés mercredi à Nouakchott par le ministre de l'emploi, de la formation professionnelle et des technologies de l'information et de la communication, M. Dia Moctar Malal.

L'évènement a donné lieu à un mot de la présidente de la communauté urbaine de Nouakchott, Mme Maty Mint Hamady, dans lequel elle a précisé que les centres contribueront à mettre les jeunes en relation avec les entreprises et les instituts de formation, à les prendre techniquement en charge pour leur faciliter l'obtention de stage, de formation ou d'emploi pour assurer leur insertion dans le marché de travail de façon satisfaisante.

Lui succédant, le maire de Riayd, M. Cheikh Ould Maata, a souligné que ces centres constituent une satisfaction réelle des besoins des jeunes de sa commune et qu'ils vont en droite ligne avec les orientations du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, portant l'amélioration des conditions des jeunes.

La cérémonie d'inauguration s'est déroulée en présence de la ministre des affaires sociales, de l'enfance, du wali Nouakchott et d'un représentant de la délégation de l'UE à Nouakchott.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Passif humanitaire : Début du payement des « indemnisations » aux agents et fonctionnaires de l’Etat, victimes des événements de 1989

Passif humanitaire : Début du payement des « indemnisations » aux agents et fonctionnaires de l’Etat, victimes des événements de 1989Les agents et fonctionnaires de l’État, victimes des événements de 1989 ont commencé à recevoir, depuis quelques jours, leurs « indemnisations ». Selon des sources proches des victimes et du budget, la direction de la fonction publique a enfin envoyé une liste de 140 anciens défalqués sur les 224, ayant pu « régulariser » leur situation administrative, comme l’exigeait ladite fonction publique.

Près de 70 personnes ont déjà perçu leurs dus derrière lesquels ils courent depuis près d’un quart de siècle. Les autres pourraient entrer en possession de leurs droits en ce début mai. Mais en attendant, les bénéficiaires se demandent si le directeur de la fonction publique, accusé par les victimes de tous blocages antérieurs ira jusqu’au bout, c’est dire jusqu’à payer l’intégralité des victimes.

En effet, après la publication de la liste ci-dessus mentionnée, la direction de la fonction publique a enregistré plusieurs réclamations. Il faut rappeler que cette décision du Budget intervient après moult interventions et démarches auprès des structures de l’État concernées mais aussi avec les établissements publics comme Mauritel, Somelec, SONADER.

Bien qu’effectuées avec le chargé de mission à la présidence Ould Ahmed Daamou, nombre de démarches sont restées infructueuses, ce qui amène certaines victimes à se demander si ce dernier rendait compte effectivement au président de la République qui avait ordonné le règlement de ce dossier , ceci au cours d’un conseil des ministres, tenu le 20 septembre 2012.

Quinze mois plus tard, une lettre circulaire N° 00019/13, en date du 3 Décembre 2013 avait été adressée à toutes les entités concernées par le dossier. Elle mentionnait 463 personnes. Que nenni! Les anciens agents et fonctionnaires qui tout donné à leur pays avant les évènements n’arrêtaient de courir, de taper à toutes portes pour se faire entendre.

Désemparées, les victimes qui se demandaient pourquoi certains établissements publics refusaient purement et simplement d’exécuter les ordres du président de la République, avaient fini par se tourner vers la direction des Awghafs et des recours gracieux. Selon nos sources, ils auraient trouvé là une oreille attentive, prête à les accompgner.

Les victimes rappellent que sur les 16 entités ayant reçu la circulaire gouvernementale, certaines continuent à trainer les pieds pour l’appliquer. Parmi les récalcitrants, les victimes citent, entre autres la SONADER, la Mauritel, la SOMELEC. Par ailleurs, le ministre des finances qui refuserait de recevoir les victimes, trimbalées comme un ballon entre plusieurs directions, souvent à pied n’a rien entrepris pour les employés du privé.

Du côté de la Mauritel, l’ancien DG avait décidé, suite à une saisine du ministre des finances, d’octroyer, à titre d’indemnisation un montant de 30 millions d’Ouguiyas. Il avait cependant affirmé qu’il ne pouvait reprendre aucun des fonctions et agents licenciés.

Il faut rappeler qu’avant d’accepter la requête du ministre des finances à payer les indemnisations, la direction de Mauritel a rappelé que le gouvernement mauritanien s’était engagé, lors de la privatisation de Mauritel et au travers de la Convention de prise de participation du 12 avril 2001 à ne faire supporter par l’entreprise « aucune obligation non encore exécuté au titre de la rupture de tout contrat de travail, (…) ou pour ne pas avoir respecté une obligation quelconque de réintégrer un salarié.» Néanmoins, la Mauritel s’était engagée à contribuer aux dédommagements des victimes.

Source : Le Calame (Mauritanie)

Les guerres que mènent les pays européens sont la première cause de l’afflux des réfugiés

Les guerres que mènent les pays européens sont la première cause de l’afflux des réfugiésLes chiffres que vient de publier l’Union européenne sont sans appel : les 1,3 millions de réfugiés qui ont demandé l’asile en Europe l’année dernière, viennent en grande majorité de trois pays en guerre : la Syrie, l’Afghanistan et l’Irak. Des guerres dans lesquelles de nombreux pays européens sont engagés.

La députée européenne irlandaise du Sinn Féin, Martina Anderson ( GUE/GVN ) tenait à nous le rappeler il y a quelques jours:  « des états membres de l’Union européenne, dont la Grande Bretagne, sont des protagonistes dans beaucoup de conflits qui ont provoqué la crise des réfugiés «. Une manière de bien marquer que cet afflux de réfugiés qui se pressent aux portes de l’Europe, et dont le nombre a doublé en 2015, ne tombe pas du ciel, mais qu’ils est la conséquence directe des conflits dans lesquels de nombreux pays européens sont engagés, ou l’ont été pendant de nombreuses années. La crise des réfugiés est l’un des aspects de ces guerres. Beaucoup tentent de le faire oublier, d’autres vont jusqu’à le contester. Les chiffres du nombre de demandeurs d’asile pour l’année 2015 rendus publics par Eurostat, l’organisme officiel de statistiques de l’Union européenne, le confirment pourtant: ce sont bien des trois grands pays en guerre, Syrie, Afghanistan et Irak, que partent majoritairement ces réfugiés, prêts à prendre tous les risques pour échapper à l’enfer quotidien des combats, des bombardements, des attentats, de la misère et de la faim.

L’an dernier, presque 1,3 millions de réfugiés ont pour la première fois introduit une demande de protection internationale dans les états de l’Union européenne, c’est plus du double de l’année précédente. Jamais depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’Europe n’avait été confrontée à un tel afflux de réfugiés. Et sans surprise, ce sont les réfugiés syriens qui sont les plus nombreux. Leur nombre a lui aussi doublé en 2015. Ils sont actuellement presque 400 000 à demander asile en Europe. A eux seuls, ils constituent le tiers de tous les réfugiés. Rappelons que la guerre en Syrie dure depuis bientôt 5 ans, et qu’en même temps que les Etats-Unis et les pays du Golfe, de nombreux pays européens y participent directement, avec des objectifs qui ont varié selon les périodes, mais qui vont dans le sens d’un accroissement des engagements militaires, et de leurs conséquences dramatiques, notamment pour les civils. Parmi les principaux pays européens engagés dans le conflit syrien : la France, le Royaume-Uni, la Belgique, l’Allemagne, l’Espagne, les Pays-Bas, le Portugal, et dans une moindre mesure, l’Italie, l’Estonie, la Pologne et l’Albanie. La guerre en Syrie est donc bien une guerre européenne, et il est aujourd’hui illusoire de renforcer les interventions en Syrie sans penser que ces actions provoqueront automatiquement un nouvel afflux de réfugiés. Rappelons que déjà plus de 4 millions de Syriens ont quitté leur pays ( sur les 10 millions d’habitants qui ont été déplacés ), et que pour l’instant, ce sont très majoritairement les pays limitrophes de la Syrie qui les ont accueillis : 1,2 millions au Liban, 2 millions en Turquie, 650 000 en Jordanie, ainsi que 250 000 en Irak et 130 000 en Egypte.

La seconde nationalité à avoir demandé l’asile politique l’an dernier dans l’un des 28 pays de l’Union européenne, ce sont les Afghans. 178 200 demandes, un nombre qui a quadruplé l’an dernier. Y-a-t-il lieu de s’en étonner ? Rappelons, là aussi, que la guerre en Afghanistan dure depuis 36 ans (deux générations ! ), et qu’en dehors des Etats-Unis, 19 pays européens y ont été engagés ( au premier rang desquels, le Royaume-Uni et la France ), et que cette guerre, malgré l’oubli dans laquelle elle est tenue par la plupart de nos médias, dure toujours. Elle aurait fait en 2015 encore plusieurs milliers de morts, sans perspective de paix à l’horizon, puisque les combats font toujours rage entre les troupes gouvernementales, toujours conseillées par des membres de l’OTAN, dont des Européens, les talibans et d’autres groupes islamistes.

Troisièmes demandeurs d’asile en Europe, les Irakiens, 121 500 personnes, leur nombre a été multiplié par sept en 2015. Après 13 ans d’une guerre lancée par les Etats-Unis qui a fait plus d’un million de victimes, la guerre en Irak, non seulement n’est pas terminée, mais elle vient de prendre un tournant encore plus aigu depuis que le groupe Etat islamique a lancé en 2014 une grande offensive dans l’Ouest de l’Irak, privant l’état irakien d’un tiers de son territoire. Là encore, nouvelle intervention des Etats-Unis et de certains pays européens, et pas de perspective de paix en vue. Ces trois nationalités constituent plus de la moitié des demandeurs d’asile en Europe, dans aucun de ces trois cas l’Union européenne ne peut faire semblant d’ignorer qu’elle est directement impliquée dans le déroulement de ces guerres. Avant de faire appel aux sentiments généraux de solidarité qu’on doit témoigner aux réfugiés, c’est à la responsabilité des pays européens dans des conflits qu’elle assume qu’il faut en appeler : les réfugiés qui se pressent à nos frontières, sont d’abord des victimes des guerres dans lesquelles l’Europe est impliquée.

Primo-demandeurs d’asile dans les États membres de l'UE par pays de nationalité, 2015 (Source Eurostat)

La France égale à elle-même. Si le nombre de demandeurs d’asile en Europe a plus que doublé en une seule année, les différents pays sont loin de se répartir égalitairement leur prise en charge. Si les demandes ont bondi de 320% en Hongrie, de 230% en Autriche, de180% en Belgique ou de 170% en Espagne, elles restent quasiment identiques entre 2014 et 2015 en France ( + 20% ), dans un contexte encore une fois de très forte augmentation globale en Europe ( + 123% ), ce qui signifie que la part prise par la France en 2015 par rapport aux années précédentes, diminue fortement. 22 pays européens ( sur 28 ) sont classés devant elle.

Le plus grand nombre de demandeurs d’asile a été enregistré en Allemagne (avec 441 800 demandeurs, soit 35% de l'ensemble des demandeurs d'asile dans les États membres de l’UE), suivie de la Hongrie (174 400, soit 14%), de la Suède (156 100, soit 12%), de l'Autriche (85 500, soit 7%), de l'Italie (83 200, soit 7%). Avec 70600 réfugiés (5,6 % du total de l’U-E ), la France n’arrive qu’en 6ème position. Quant au Royaume Uni, qui ne cesse de faire de la question des migrants un casus belli de son appartenance à l’Union,  il n’accueille guère plus de 3% des demandeurs d’asile en Europe, un chiffre pratiquement identique à celui de 2014.

Par rapport à l’ensemble de la population du pays, la France n’arrive qu’en 16ème position pour le nombre de réfugiés: 1063 réfugiés par million d’habitants (un peu plus d’un réfugié pour 1 000 habitants en France ), alors que la Hongrie en compte près de 18 000 ( 17 fois plus ), la Suède 16 000, l’Autriche près de 10 000, et l’Allemagne, plus de 5 400. Remarquons que les réfugiés de Calais viennent majoritairement des mêmes pays que ceux qui se pressent aux frontières de l’Europe, et pour les mêmes raisons, la guerre. La situation de Calais, avec sa concentration – toute relative – de quelques milliers de migrants, tient uniquement au fait qu’un pays européen qui ne fait pas partie de l’espace Schengen ( le Royaume-Uni ) exige, et a obtenu, d’un pays qui en fait partie ( la France ), qu’il assure lui-même le contrôle des frontières britanniques pour le seul bénéfice de la couronne, ce qui n’est absolument pas son rôle.

Les rodomontades du gouvernement français entendues ces jours derniers, promettant, si le Royaume Uni quitte l’Union, de laisser filer les migrants, souffrent donc pour le moins d’un gros retard à l’allumage (sans compter que pour l’instant, ce n’est qu’une menace hypothétique, donc en l’air ).  Tout gouvernement français un tant soit peu digne, aurait dû en effet rappeler depuis longtemps au gouvernement britannique qu’on n’est plus à l’époque où les bourgeois de Calais déposaient la clé de la ville aux pieds du roi d’Angleterre, et qu’il revient aux Britanniques, comme à tous les pays européens, de prendre en charge le problème des réfugiés qu’ils ont, eux-mêmes, par leur engagement militaire dans les pays d’où proviennent ces réfugiés, largement contribué à créer.

Source : AFP

 

Mali : un groupe jihadiste revendique une attaque contre l’ONU

Le groupe jihadiste malien Ansar Eddine a revendiqué dans un communiqué diffusé vendredi par l'agence de presse privée mauritanienne Al-Akhbar l'attaque meurtrière contre l'ONU à Kidal, dans le nord-est du Mali.

Le groupe dirigé par l’ex-chef rebelle touareg devenu jihadiste, Iyad Ag Ghaly, affirme avoir fait « exploser son véhicule chargé d’explosifs au sein de la base appelée Kandi, au coeur de Kidal, siège des Français et de la Minusma », la force de l’ONU au Mali, et fait « des dizaines de morts et de blessés » lors de cette opération.

Ce bilan n’est toutefois pas confirmé par les sources au Mali où un responsable du contingent guinéen de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), touché par cet assaut, a affirmé à l’AFP que six casques bleus guinéens avaient été tués lors d’une attaque vendredi contre un camp de la Minusma à Kidal.

Ce bilan de six tués a également été confirmé à l’AFP par une source militaire guinéenne à Conakry.

L’attaque de vendredi a été menée par « un vaillant jihadiste mauritanien » et l’assaut est « un message aux agresseurs croisés et à tous ceux qui les soutiennent », selon le communiqué du groupe jihadiste.

Ansar Eddine a récemment revendiqué une attaque à la roquette fin novembre contre un camp de la Minusma à Kidal dans laquelle ont péri deux soldats guinéens et un civil contractuel de l’ONU.

Il fait partie des groupes islamistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé pendant près de dix mois – entre mars-avril 2012 et début janvier 2013 – le nord du Mali.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale déclenchée en janvier 2013 à l’initiative de la France et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues depuis le début de l’année vers le centre du Mali, puis à partir de juin vers le sud, aux frontières avec la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Source : Jeuneafrique.com

 

Saisie de drogue : un coin du voile se lève

Saisie de drogue : un coin du voile se lèveLes autorités viennent de lever un coin du voile à propos de l’affaire de la drogue qui ne cesse de défrayer la chronique à travers le pays. Trois ministres sont montés, ce vendredi 5 février, au créneau pour expliquer les contours et les détails de l'opération.

Ahmed Ould Abdallah, le ministre de l'intérieur et de la décentralisation a indiqué que les services de renseignement ont appris l'entrée au pays d'une quantité de drogues via les eaux sous-régionales et ont aussitôt engagé les investigations nécessaires pour la saisie de la quantité et l'arrestation de la bande de trafiquants.

''L'opération exécutée par les forces de sécurité du 29 au 31 janvier 2016 s'est soldée par la saisie de 1300 kg de drogues et l'arrestation des trafiquants. Ces quantités sont entrées par les eaux territoriales aux environs de Nouadhibou avant d'être déchargées dans la zone de M'Heijratt où se trouvaient déjà des membres du groupe équipés en voitures 4X 4'', explique le ministre de l'intérieur.

Au sujet des prévenus, Ould Abdallah a précisé qu'ils sont au nombre de 17 personnes dont 3 se trouvent en dehors du pays et contre lesquels un mandat d'arrêt international a été délivré et que 14 sont transférées à la justice.

Le ministre a cité les noms des membres du groupe qui étaient sur le site de déchargement des quantités de drogue de l'embarcation : Sidi Mohamed Ould Mohamed Khouna Ould Haïdalla (coordinateur de l'opération), El Maaloum Ould Ahmed Ould Blal, Ely Cheikh Ould Haidalla, Mohamed Ould Blal, Baba Ould Sidi Ould Ely, Hamdy Ould Aboubacar, Hamady Boubou Sarr, Moustapha Sall, Ethmane Diop et Ahmed Ould Moctar.

Ahmed Ould Abdallah a, enfin, donné des précisions sur le processus du déroulement de l'opération et les mesures prises par la bande pour le transport du produit et son acheminement, bien qu'il soit destiné à l'exportation vers une autre destination, notant que les membres du groupe avaient effectué des contacts et recruté des individus pour superviser l'embarcation qui transportait la cargaison.

De son côté, le ministre de la justice a précisé que les prévenus ont été transférés au juge d'instruction dont dix incarcérés et trois mis en liberté provisoire sous contrôle judiciaire.

Il a rappelé le décret adopté dernièrement par le conseil des ministres qui stipule que tout véhicule appréhendé transportant de la drogue sera confisqué, vendu et son prix versé dans un compte au trésor public, notant que 50 % du prix est une propriété publique, 25% octroyés aux équipes ayant opéré la saisie et le reste au profit des autres services en charge de ces questions.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Dossier de la drogue : Ould Haidalla réclame l’audition d’un conseiller à la Présidence

Dossier de la drogue : Ould Haidalla réclame l’audition d’un conseiller du PrésidentSidi Mohamed Ould Haidalla, arrêté dans la vague des interpellations policières liées au dossier du trafic de la drogue, a demandé l’audition de l’un des conseillers à la Présidence pour avoir intervenu, il y a 3 semaines, en faveur de la mise en liberté de trois touaregs en connexion avec le dossier de la drogue.

Ould Haidalla a insisté au cours de sa comparution devant le Procureur de la wilaya Ouest de Nouakchott et en présence de son avocat, sur l'implication dudit conseiller, le citant nommément dans le dossier narcotique.

Le responsable a usé de son statut protocolaire pour relaxer trois personnes accusées de trafic de la drogue, a-t-il ajouté, affirmant avoir déjà fait l’objet de menaces du conseiller susmentionné et précisant qu’il l’avait même entrainé devant les policiers et les juges.

Ces deux faits suffisent pour convoquer le conseiller et son audition dans la procédure  d’enquête relative au dossier de la drogue voire sa punition si son implication est établie.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 

Envoi d’un avion militaire pour ramener le soldat décédé et certains blessés

Envoi d’un avion militaire pour ramener le soldat décédé et certains blessés L’Etat-major général mauritanien des forces armées a dépêché mercredi 3 février courant, un avion militaire dans la wilaya de Tiris Zemmour, pour ramener la dépouille mortelle d’un soldat et certains blessés, tombés au cours de la traque, lancée mardi passé, par une unité militaire contre un groupe de contrebandiers.


L’avion doit atterrir ce jeudi 4 février 2016 à l aéroport de Nouakchott, indiquent des sources, selon lesquelles, les blessés seront immédiatement admis à l'hôpital militaire, afin de bénéficier des soins nécessaires.

La dépouille du soldat décédé sera remise aux siens dés la fin des formalités requises pour ce cas de situation. Les sources n’indiquent pas toutefois, si les blessés sont des éléments de l’armée nationale ou s’ils sont membres du groupe objet de la poursuite lancée par l’unité militaire.

Source : Al Akhbar (Mauritanie)

 

Juan E Mendez, rapporteur Spécial des nations unies sur la torture : L’impunité des crimes passés favorise l’impunité des abus actuels

Juan E Mendez, rapporteur Spécial des nations unies sur la torture :  L’impunité des crimes passés favorise l’impunité des   abus actuelsJuan E Mendez, rapporteur Spécial des nations unies sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, a demandé aux autorités mauritaniennes « de mettre en œuvre les lois et les garanties existantes, destinées à protéger les suspects et tous les détenus contre la tortures et les mauvais traitements. »

Monsieur Mendez qui a séjourné en Mauritanie du 25 janvier au trois février, s’exprimait ce mercredi 03 Février à Nouakchott au cours d’une conférence de presse.

Le rapporteur, venue en Mauritanie sur invitation du gouvernement mauritanien, a noté, dans le communiqué sanctionnant sa visite, que « les garantie juridiques contre la torture et les mauvais traitements sont en place, mais ne sont pas appliquées »

Il s’est félicité de l’effort législatif entrepris en matière de lutte contre la torture en citant la nouvelle loi portant lutte contre cette pratique et une autre loi instituant le mécanisme national de prévention de la torture. Mais, souligne le rapporteur, « les acteurs judicaires en Mauritanie doivent comprendre qu’il existe un problème dans ce domaine et intensifier leurs efforts pour utiliser et mettre en œuvre ces garanties de protection. »

Pas enquête sur les allégations de torture

Les détenus, les organisations défense des droits humains en Mauritanie…accusent souvent les forces de l’ordre et autres agents des forces publiques de pratique de mauvais traitements. Ces accusations restent souvent lettre morte. « Je suis particulièrement préoccupé par l’absence quasi-totale d’enquêtes sur les allégations de torture et de mauvais traitements à l’heure actuelle » a déclaré Monsieur Mendez.

Il a ajouté « il semble y avoir peu d’intérêt de la part des procureurs et des tribunaux à examiner les allégations de torture. L’absence totale d’expertise médico-légale constitue un facteur concourant à l’incapacité du système judiciaire à enquêter sur ce type d’allégations de manière adéquate. » Conséquence selon le rapporteur : « quasi-impossibilité de l’application de la règle invalidant les déclarations obtenues sous la contraintes. »

Le rapporteur spécial a « exhorté le gouvernement mauritanien a envisager des réparations pour les violations de droits de l’homme et déportations forcées qui se sont déroulées durant la période dite du passif humanitaire entre 89 et 92, y compris en engagent des poursuites pour les crimes internationaux, en particulier la torture. » « L’impunité pour les crimes du passé ne fait que favoriser l’impunité pour les situations d’abus actuelles » a ajouté Monsieur Mendes.

Lieux de détention non-officiels

Le Rapporteur spécial a attiré l’attention sur « l’utilisation de centre de détention non-officiels », centre « dont l’existence a été reconnus par les autorités mauritaniennes. » Pour le rapporteur » le recours a tels lieux, ainsi que l’impossibilité de communiquer avec un avocat pendant une période pouvant aller jusqu’à 45 jours pour les suspects poursuivis pour terrorisme, crée un environnement propice à la torture et aux mauvais traitements. » Monsieur Mendez a « exhorté le gouvernement mauritanien à harmoniser la pratique de la détention avec les standards du droit international. »

Aucune entrave à la mission

Au cours de son séjour en Mauritanie, l’expert des Nations Unie a fait des visites inopinées de lieux de détentions à Nouakchott et à l’intérieur du pays. Il a visité ainsi le centre détention de la base militaire de Salah dine situé a plus de 1000 kilomètres de Nouakchott vers la frontière avec l’Algérie et le Mali.

Au cours de sa visite, Monsieur Mendez a rencontré les autorités, des représentants de la société civile, des associations de victimes… »Tout au long de ma visite, les autorités m’ont permis un accès complet et sans entraves. Le gouvernement mérite d’être félicité pour avoir honoré son engagement de respectera l’intégrité et l’indépendance de ma mission » a déclaré le Rapporteur.

Avant la fin 2016, le rapporteur spécial présentera un rapport final au conseil des droits de l’Homme ou à l’assemblée générale.

Khalilou Diagana

Source : Cridem.org

 

La gendarmerie compte recruter une nouvelle promotion (conditions de participation)

La gendarmerie compte recruter une nouvelle promotion (conditions de participation) L’État-major de la gendarmerie nationale compte recruter une nouvelle promotion. Les jeunes mauritaniens qui souhaitent s’enrôler dans le corps sont priés de présenter leur dossier au niveau des points indiqués à cette fin.

La participation est ouverte aux jeunes mauritaniens âgés de 18 à 25 ans indique le Bureau des opérations et de la formation à l’Etat-major de la gendarmerie nationale.

Les dossiers de candidature doivent être déposés auprès des brigades de la gendarmerie au niveau des capitales des wilayas de l’Adrar, du Hodh Gharbi et du Gorgol avant le 15 Février 2016, dernier délai de recrutement des candidats en leur qualité d’élèves gendarmes.

Le dossier de candidature est composé de :

- un acte de naissance,
- une copie certifiée conforme (CCC) de la nationalité,
- le brevet ou diplôme supérieur,
- 4 photos d’identité,
- une demande manuscrite
- une photocopie de la carte d’identité nationale (CIN).

La taille exigée du candidat est de 1,70 m au minimum. Les épreuves se dérouleront suivant le calendrier indiqué ci-dessous :

- Centre d’Aioun : le 20 février 2016,
- Centre de Kaédi : le 24 février 2016,
- Centre d’Atar : le 29 février 2016,

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

La gendarmerie annonce le décès d’Ould Yetna, sans indiquer le lieu de sa mort

La gendarmerie annonce le décès d’Ould Yetna, sans indiquer le lieu de sa mort …Vidéo de Mme YetneLe gendarme Sidi Ould Yetne, disparu depuis une période, est déclaré « mort par défaut », selon le Dr Baad Allah Yaghoub Ould Ebou Medyene a annoncé le ministère de la Défense mauritanienne.

Le signataire du document relatif à ce « décès à défaut » témoigne: « le nommé Sidi Mohamed Ould Yetne, matricule 2.687, grade 4 de l’unité EHR, présumé décès en date du 15 janvier 2015, raison du décès, disparu ».

Le document ne précise pas le lieu de disparition du gendarme, perdu de vue, il y a deux ans, à son poste de travail au port de l’Amitié de Nouakchott.

L’épouse de Ould Yetne rend la gendarmerie responsable de la disparition du père de ses enfants, qualifiant tout ce qui a été fait par ce corps pour motiver le sort énigmatique du sous-officier, de pur mensonge, ne tenant à aucun fil.

« La gendarmerie m’a demandé, il y a un mois, de voir un juge pour m’établir un certificat de décès » a-t-elle dit, précisant avoir catégoriquement refusé de se plier à cette consigne.

Source : Essirage (Mauritanie)

 

 

Coopération mauritano-européenne pour faire face aux menaces radioactives

Coopération mauritano-européenne pour faire face aux menaces radioactivesLundi se sont ouverts es travaux d’un atelier pour la formation des personnes de terrain concernées par la réponse aux menaces radioactives, biologiques, nucléaires et chimiques.

Cet atelier est organisé conjointement par l'autorité nationale de protection contre les radiations et de sécurité nucléaire et l'union européenne à travers l'initiative des centres d'excellence.

Les acteurs de terrain concernés sont la gendarmerie, la garde nationale, la police, la protection civile, la douane et le département de l'environnement.

Ils suivront, cinq jours durant, des cours théoriques et pratiques sur la protection contre les menaces que pourraient constituer les radiations biologiques, nucléaires et chimiques.

Pour les autorités la capacité de réponse aux urgences, aux attaques et aux menaces de toute sorte constituent une priorité pour tous les pays, en particulier s'il s'agit de la réponse aux menaces des radiations biologiques, nucléaires et chimiques eu égard à leur gravité pour la vie et la pérennité de notre planète.

L’ambition de la Mauritanie, selon le chargé de mission du premier ministère, à travers cette coopération, à acquérir l'expertise et les compétences nécessaires pour réaliser un ensemble des objectifs dont le plus important est de déterminer ses besoins en matière de formation et de création d'un cadre national de coordination et d'exécution des activités nationales liées à ces domaines dangereux de même que les activités nécessaires pour la mise en place d'un programme efficace de sécurité pour une approche visant à répondre immédiatement en cas d'apparition d'une menace radioactive.

Pour le président de l'autorité nationale de protection contre les radiations et de sécurité nucléaire, Pr. Saleh Ould Moulaye Ahmed cette session s'inscrit dans les cadres des efforts entrepris par la Mauritanie pour améliorer sa performance dans les domaines de lutte et d'alerte, ajoutant que cet atelier vise à déterminer les besoins en matière de formation sur la réponse aux menaces biologiques, nucléaires, chimiques et de radiation, à mettre en place.

Auparavant, l'expert international au niveau des centres d'excellence, Stephane Huiert a dit que l'UE travaille, par le biais de l'initiative des centres d'excellence, à réduire les effets de ce genre d'incidents à travers des programmes et des projets durables pour élargir le cercle de connaissances des concernés par la lutte contre les risques biologiques, nucléaires, chimiques et de radiation.

Pour sa part, Dr. Marian Kolencik directeur de l'institut international de sûreté et d'intervention rapide a souligné l'importance de la diversité des participants, qui représentent les différents départements concernés par la lutte contre ce risque.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : le jihad, c’est de l’histoire ancienne ?

Mauritanie : le jihad, c’est de l’histoire ancienne ? Oubliés, les attentats des années 2007-2011 ? L'État semble être parvenu à bouter le terrorisme hors de ses frontières.

S’il est un domaine qui fait l’unanimité en Mauritanie, c’est la politique sécuritaire. En quatre ans et demi, il n’y a pas eu le moindre attentat sur le sol national. Alors que de 2007 à 2011 les sinistres épisodes s’enchaînaient et faisaient les gros titres des médias locaux et internationaux – assassinat de quatre Français près d’Aleg (250 km à l’est de la capitale), bataille rangée, attentat-suicide et assassinat d’un Américain à Nouakchott, enlèvement de trois membres d’une ONG espagnole sur la route de Nouadhibou, attaque d’une patrouille dans l’Adrar (quinze morts)… -, depuis février 2011, le calme règne au « pays des mille poètes ».
Dans une région où le terrorisme ensanglante presque tous les territoires, cela mérite d’être souligné. Et l’on comprend la fierté que ressentent les Mauritaniens devant cette pacification réussie. Pour l’instant.

Pacification réussie

Plusieurs ingrédients ont contribué à ce succès. Le gouvernement et l’armée ont joué sur l’ensemble du clavier. Sagement, ils ont pratiqué la prévention en mobilisant savants et oulémas pour aller démontrer aux jeunes nomades des zones oubliées, à la frontière avec le Mali, que l’islam malékite prône la tolérance et non la violence. Ces hommes de la Loi ont aussi pris le chemin des prisons pour y convaincre les terroristes capturés qu’ils n’avaient rien compris au Coran. Le repentir de ces fidèles dévoyés leur vaut liberté contre promesse de ne plus recommencer.

Cette approche religieuse et psychologique ne suffisant pas, l’armée a été rénovée, des postes-frontières ont été créés, des forces spéciales instituées. « Nous en avons fini avec l’armée de minables qui nous faisait honte ! » explique un haut responsable. Les patrouilles, qui avaient à peine assez de carburant pour surveiller les chèvres et les moutons de leurs supérieurs, ont reçu l’essence et les armements nécessaires.

On a misé sur la formation de spécialistes, par exemple pour la maîtrise des matériels et des techniques indispensables à l’appui aérien, avec le concours des militaires français (infanterie de marine et Légion) de la base d’Atar, dans l’Adrar. Les bombardements par les Super Tucano de l’armée de l’air y ont gagné en efficacité.

L’offensive étant la meilleure des défenses, des commandos ont été formés sur le modèle de ceux des salafistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou des Touaregs d’Ansar Eddine, c’est à-dire qu’ils ont été dotés de véhicules tout-terrain modifiés pour gagner en autonomie et pourvus d’un équipage de quatre hommes disposant d’un armement lourd, ce qui leur a permis de poursuivre victorieusement leurs adversaires loin en territoire malien.

Les services de renseignements ont eux aussi gagné en efficacité grâce à un réseau d’informateurs entretenu en Mauritanie comme dans les pays voisins, où leurs agents recueillent des informations précieuses aux portes des mosquées et sur les marchés.

Mieux encore, pendant deux ans, la Sûreté nationale a obtenu beaucoup d’informations de Senda Ould Boumama, l’ancien porte-parole d’Ansar Eddine au Mali. Celui-ci s’était rendu célèbre en justifiant haut et fort les innombrables exactions commises à Tombouctou et à Gao par les fanatiques. Il s’était livré aux autorités mauritaniennes en mai 2013 après la déroute infligée aux jihadistes par l’armée française. Il vient d’être remis en liberté le 3 août sans jugement. En remerciement de sa collaboration ?

Le pays modifie sa stratégie

Fort de cette combativité retrouvée, le pays a modifié peu à peu sa stratégie. D’abord associés à l’armée malienne pour ratisser leur frontière commune, les Mauritaniens ont mal vécu le jeu trouble de leur allié lors d’une opération conjointe contre des bases d’Aqmi dans la forêt de Ouagadou, au Mali, en 2011.

Ils ont pris langue par la suite avec les chefs terroristes, qu’ils connaissent parfaitement, et leur ont fait passer le message : « Si vous nous laissez en paix, nous ne vous attaquerons plus. En revanche, si vous nous agressez sur notre territoire, gare à vous ! » Apparemment, cette proposition très officieuse a été reçue cinq sur cinq. La trêve est respectée de part et d’autre.

Toutefois, après les menaces d’Ansar Eddine proférées début juillet contre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, mais aussi la Mauritanie, tous coupables de faire le jeu des « mécréants », la question se pose de savoir si ce statu quo est toujours d’actualité.

Par Alain Faujas - envoyé spécial
Source : Jeune Afrique

 

 

Conférence de Paris sur les changements climatiques: Macky Sall chargé de porter la voix des maires francophones

L’Association internationale des maires francophones (AIMF) a proposé que le président Macky Sall porte la voix de l’Afrique, notamment celle des pays francophones lors de la COP-21 à Paris. M. Abdoulaye Baldé, membre de l'AIMF l’affirmé à l’ouverture officielle d’un séminaire international sur le climat, ce vendredi 11 septembre à Dakar.

« Qui mieux que Macky Sall, ancien maire devenu chef de l’Etat pour parler des difficultés auxquelles font face les collectivités locales en matière d’assainissement et de changement climatique ? », s’est interrogé M. Baldé président de la Commission décentralisation et démocratie locale de l’AIMF et député-maire de Ziguinchor (sud), Abdoulaye Baldé intervenait devant un parterre d’officiels dont le secrétaire permanant de l’AIMF Pierre Baillet, représentant du maire de Paris et de la présidente de l’AIMF Anne Hidalgo.

La rencontre de trois jours porte sur le thème ‘’Pays du Sud face aux enjeux du changement climatique : l’exemple innovant de l’Etat du Sénégal et ses villes’’. Elle a été présidée par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.

Elle a réuni le maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, secrétaire général de l’AIMF, plusieurs maires de villes francophones d’Afrique, le président de l’Association des maires du Sénégal (AMS) et maire de Guédiawaye Aliou Sall, des membres du gouvernement, des responsables d’organisations spécialisées, la société civile, etc.

Les organisateurs de ce séminaire international ont justifié le choix porté sur Macky Sall par le fait que celui-ci est à la fois président en exercice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest), du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) et du sommet de la francophonie.

Ils vont se pencher, au cours de cette rencontre, sur l’élaboration d’un document-plaidoyer dans la perspective de la tenue de la COP-21. Lequel sera remis au président Macky Sall qui parlera au nom de toutes les collectivités locales des pays francophones d’Afrique.

La Conférence de Paris sur les changements climatiques est une conférence qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris en France. Elle est à la fois la 21e conférence des parties (COP-21) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et la 11e conférence des parties siégeant en tant que Réunion des parties au protocole de Kyoto (CRP-11).

 

Ce sommet international se tiendra au Parc des expositions de Paris-Le Bourget. La COP 21 devrait aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà

Source : Arona Niang (Dakar)

 

 

 

Dar El Barka : l’AAAID renonce aux 3200 hectares

Dar El Barka : l’AAAID renonce aux 3200 hectaresDes représentants des populations de Dar El Barka (Brakna) ont rencontré mardi 08 Septembre le premier ministre Yahya Oulmd Hademine à Nouakchott au sujet des 3200 hectares de terres louées pour usage agricole à l'autorité arabe pour l'investissement et le développement agricole (AAAID).

Le premier ministre a annoncé aux représentants des populations que « l’AAAID lui a notifié par écrit son renoncement au projet d’exploitation de ces terres ». Ce renoncement résulterait de l’hostilité des habitants de la zone.

Les deux habitants de la commune de Dar El Barka qui avaient été arrêtés et détenus à Aleg le 25 août 2015, ont également été libérés ce mardi.

La délégation reçue par le premier ministre était composée de Kane Tidjane, ancien maire de Dar El Barka, Hamahoulah Dia, Ndiaye Ba, sénateur de Boghé et Dai Oumar.

Pour Sarr Mamadou du Fonadh, la libération des habitants de cette commune arrêtés « pour protestation contre l’accaparement de leurs terres » et le renoncement de l’AAAID à exploiter ces terres sont une demie victoire. Le secrétaire général du Fonadh plaide une large concertation sur la question foncière pour prévenir les conflits et favoriser la cohésion sociale.

Rappel : «La Mauritanie et l'autorité arabe pour l'investissement et le développement agricole (AAAID) ont signé, lundi à Nouakchott, une convention au terme de laquelle 3200 hectares de terres agricoles au Brakna seront soumis au bail au profit de l'organisation arabe citée plus haut pour un montant de 500 dollars l'hectare» avait écrit l’AMI (agence mauritanienne d’information) dans une dépêche du 09 avril 2015.

Toujours dans la dépêche de l’AMI, il était : « la convention a été signée, du côté mauritanien par le ministre des finances, M. Moctar Ould Diay et du côté de l'organisation arabe pour l'investissement et le développement agricole par son président, M. Mohamed Ben Abeid El Mezroui. »

Source : Redaction Cridem

 

 

L'arrêté de la discorde

Le fameux arrêté portant cession définitive à sept permissionnaires des terrains dans la zone de Nouakchott, signé le 22 juillet 2015 par le ministre des finances sème de la discorde au niveau de la direction générale du domaine et du patrimoine de l’Etat. Ainsi, le patron de cet établissement public aurait convoqué mercredi 2 septembre 2015 une réunion au cours de laquelle le directeur général cherchait, dit-il, à connaître quel est l’indélicat qui a fait sortir l'arrêté de ses tiroirs. Et comme la mission était quasiment impossible, le directeur décide de faire dégager deux fonctionnaires de sa direction et de les mettre à la disposition d’autres services.

Or, normalement, la mesure contenue dans le fameux arrêté ne devrait pas être secrète du point de vue même de la loi pour deux raisons au moins : La première parce que l’article trois de l'arrêté stipule que la direction du domaine et du patrimoine de l’Etat doit le publier dans le journal officiel. La seconde parce que chaque permissionnaire a droit à une copie de l’arrêté et des procès verbaux y afférents. Peut-être que la direction générale du domaine voulait cacher cette énorme contradiction entre elle et son ministre de tutelle qui déclarait il ya quelques semaines devant le parlement qu’il ne procédera à aucune immatriculation foncière de lots qui ne sont pas encore sortis sur le plan. Il s’avère que les zones attribuées en vertu du fameux arrêté ne sont pas encore dans le système que gèrent deux bureaux privés Arcgis et un autre qui a installé le logiciel Tehlil.

Une autre histoire tordue  au sein de la direction générale du domaine et du patrimoine de l’Etat puisque les travaux que font ces deux bureaux à coup de substantiels contrats peuvent bien être faits dans les normes par des fonctionnaires très compétents du ministère des finances qui ne font depuis plus d’un an que « craquer » leurs doigts.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Réception de 800 mille manuels scolaires

Réception de 800 mille manuels scolairesQuelque 800 mille manuels scolaires destinés aux enfants inscrits dans les écoles fondamentales ou suivant le premier cycle du secondaire ont été réceptionnés par le ministère de l'Education nationale.

La cérémonie de réception de ce don a été organisée jeudi à Nouakchott. Ces nouveaux manuels, qui concernent 19 disciplines distinctes, seront mis gratuitement à la disposition des élèves et de leurs enseignants.

Dans le mot qu'il a prononcé, à cette occasion, le secrétaire général du ministère de l'éducation nationale, M. Imam Cheikh Ould Ely, s'est félicité de ce don qui va améliorer le rendement éducatif des élèves avant d'ajouter qu'il constitue un appui significatif à une année proclamée par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, année de l'enseignement.

Le secrétaire général a précisé que le département de l'éducation nationale a connu plusieurs réalisations dont notamment l'amélioration de la gestion des ressources humaines, l'évaluation des programmes et la correction des manuels scolaires.

M. Imam Cheikh Ould Ely a enfin noté que la réception de ce don montre l'importance croissante accordée à la fourniture aux élèves des manuels scolaires afin de rehausser le niveau de l'enseignement et d'améliorer sa qualité.

M. Patrick Abbés, directeur de l'Agence Française de Développement (AFD) a précisé, de son côté, que son institution a accompagné ces dernières années, avec l'ensemble des bailleurs de fonds, le secteur de l'éducation, notamment à travers le programme national de développement du secteur éducatif (PNDSE).

Il a souligné que l'AFD, qui a financé ces manuels, continuera à l'avenir à appuyer le secteur de l'éducation avec un nouveau financement de 6 millions d'Euros pour renforcer les acquis actuels et élargir les activités au cycle secondaire, notamment pour favoriser l'enseignement des sciences.

Source : Agence Mauritanienne d'Informartion

 

 

Des pluies tombées sur certaines villes et localités du pays

Des pluies sont tombées, ces dernières 24 heures, sur certaines villes et localités du pays.

Le Réseau Administratif de Commandement (RAC) indique, dans un message, que les hauteurs suivantes ont été enregistrées sur les villes et localités suivantes:


-Adel Bagrou ......................................... 24 mm

-Amourg .............................................. 35 mm

-Bassiknou ........................................... 9,6 mm

-Bousteila ........................................... 5 mm

-Fassala Néré ........................................ 12 mm

-Néma ................................................ 3,3 mm

-N'saveni .............................................. 35 mm

-Achram .............................................. 7 mm

-Ghoudia ............................................. 25 mm

-Lekhcheb ............................................ 5,8 mm

-Moudjéria ........................................... 16,7 mm

-N'beika ............................................. 30 mm

-Rachid .............................................. 25 mm

-Tichitt ............................................. 8 mm

-Tidjikja ............................................ 2 mm

-Khoums Teidoum .......................................
46 mm

-Elmechrae ........................................... 28 mm

-Siyassa ............................................. 27 mm

-Lehseira ............................................ 45

Source : AMI

 

La nouvelle force régionale contre Boko Haram sera déployée « d’un moment à l’autre »

La Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF) devrait entrer en action « d'un moment à l'autre », a assuré mardi Chris Olukolade, porte-parole de l'armée nigériane. Le président Muhammadu Buhari pourrait annoncer les détails de son déploiement ce mercredi lors de sa visite officielle au Cameroun.

Cette nouvelle force militaire, à laquelle doivent participer le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, devait être déployée le 30 juillet au plus tard, selon les annonces faites à l’issue d’un sommet militaire régional organisé à Abuja en juin. Mais cette date butoir sera-t-elle respectée ? Le porte-parole des forces nigérianes a refusé d’en dire davantage, répétant que cette information pourrait être utile pour les terroristes.

« Vous voulez qu’on vous dise que le déploiement aura lieu à telle date, vous voulez qu’on vous dise que les troupes se déplaceront depuis Maiduguri dans telle ou telle direction… Mais cela permettrait (aux islamistes) de leur tendre des embuscades », a-t-il expliqué mardi 28 juillet. « D’un moment à l’autre, les opérations de la force d’intervention vont être déclenchées », a-t-il ajouté.

La MNJTF doit remplacer la coalition régionale, qui a remporté une série de succès contre Boko Haram depuis février, sans toutefois parvenir à neutraliser les islamistes de Boko Haram.

De nouveaux retards ?

Cette nouvelle force, dont le siège se trouvera à N’Djamena et qui aurait dû être lancée en novembre dernier, doit compter 8 700 militaires, policiers et civils. Au cours des dernières semaines, très peu d’informations ont filtré sur son déploiement laissant croire à de nouveaux retards.

Le général nigérian Tukur Yusuf Buratai, choisi pour diriger cette force, a entretemps été nommé chef d’état-major de l’armée du Nigeria, sans qu’aucun nouveau commandant ne soit annoncé pour le remplacer. L’identité du nouveau commandant de la MNJTF sera rendue publique dans les jours à venir, a précisé Chris Olukolade.

Les locaux de l’état-major de la MNJTF sont déjà installés dans un camp militaire à N’Djamena et des villas sont prêtes à accueillir les officiers, selon une source militaire tchadienne.

Buhari au Cameroun

Le déploiement de cette force militaire se trouvera à l’agenda des discussions mercredi 29 juillet lors du déplacement officiel de Muhammadu Buhari au Cameroun, a indiqué la présidence nigériane dans un communiqué. C’est la première visite du président nigérian dans ce pays, lourdement touché depuis quelques semaines par des attentats attribués à Boko Haram.

Dans sa tournée pour renforcer la coopération régionale contre le terrorisme, Muhammadu Buhari est ensuite attendu samedi au Bénin pour une visite d’un jour.

Source : JeuneAfrique.com