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Loi relative aux associations : Prémices d’une ère nouvelle pour la sociéte civile mauritanienne

Loi relative aux associations : Prémices d’une ère nouvelle pour la sociéte civile mauritanienneAbdallahi Mohamed Abdallahi - Depuis vendredi dernier, la société civile mauritanienne jubile à l’idée de disposer, désormais, d’un cadre juridique et institutionnel garantissant à la fois : (i) la liberté et le droit d’association et d’organisation ; (ii) la pleine participation à la conception, à la mise en œuvre et au suivi-évaluation des politiques publiques.


En effet, nos honorables députés planchent actuellement sur un projet de loi relatif aux associations, aux réseaux et aux fondations, soumis à leur examen par le gouvernement.

Attendu depuis plus d’une décennie, ce projet de loi, composé d’une dizaine de grands titres et d’environ soixante-dix articles, présente les caractéristiques suivantes :

- Il est le fruit d’un dialogue inclusif issu d’une série de concertations entamées fin 2006-début 2007 et qui se sont poursuivies, par intermittence mais sans relâche ;

- Il rompt carrément avec les textes précédents, notamment avec la loi 64-098 et tous ses amendements et réajustements, en instaurant le régime déclaratif (régime de liberté) en lieu et place du régime d’autorisation (régime répressif) ;

- Il définit, clairement et nettement, les concepts, les droits, devoirs et obligations des associations.

La force du présent texte, il la tire surtout du fait qu’il a été soumis, au préalable sous forme d’avant-projet, au débat avec les représentants des OSC par le Département chargé des Relations avec la société civile.

C’était au cours d’un atelier organisé en début d’année, animé par deux juristes ayant travaillé souvent sur le droit relatif aux associations et qui a regroupé une centaine d’acteurs associatifs impliqués dans le processus il y a belle lurette.

Signe de l’intérêt qu’il accordait à cette loi, le Commissaire aux Relations avec la Société Civile ne s’était pas contenté d’ouvrir l’atelier et partir, comme c’est la tradition chez certains hauts responsables de l’Etat. Il avait tenu à suivre les travaux de l’atelier, assisté de tout son staff et s’était donné la peine de prendre part lui-même à la rédaction de la synthèse en collaboration avec les consultants et les rapporteurs, en présence de quelques experts de la société civile.

Ensemble, ils avaient revu et nettoyé le texte avant sa validation, en tenant compte des différents points de vue exprimés par les participants.

Mieux, le Commissaire a mené un plaidoyer soutenu auprès de ses pairs en vue de l’adoption du système déclaratif tel que nous l’avions, tous, recommandé et souhaité.

Aussi, peut-on dire, sans exagération, que ce projet de loi émane bel et bien de la volonté croisée des autorités compétentes et des associations concernées, comme l’a si bien indiqué Monsieur Mohamed EL Hacen Ould Boukhreiss, dit Hassenna, lors d’une émission télévisée mercredi soir.

Par conséquent, il va sans dire que les deux parties en tire des avantages réciproques considérables. En adoptant le système déclaratif, le gouvernement se sera aligné sur les standards universels des libertés publiques en se conformant aux conventions et pactes internationaux.

Il aura également respecté, à la lettre et dans son esprit, sa propre constitution (article 10), ainsi que les clauses de la Stratégie Nationale de Lutte contre la Corruption adoptée en Conseil des Ministres, le 9 décembre 2010, dont le paragraphe 41 dispose : « la loi sur les associations sera révisée pour faciliter l’action associative dans l’intérêt général. Les associations agrées disposeront d’un accès aux médias audiovisuels pour s’exprimer ».

Les Organisations de la Société Civile (OSC), jouiront, quant à elles, dans le cadre de la nouvelle loi, de plus de liberté et de marge de manœuvre car il est dit explicitement, en son article 5, Titre II : « les associations de personnes se constituent, librement, et sans autorisation préalable ». Or, leurs préoccupations essentielles, exprimées lors de l’atelier de 2015 se résumaient en ces deux points :

1)- l’instauration d’un régime déclaratif ;

2)- l’institutionnalisation de l’implication efficace et effective dans l’action publique.

Une ère nouvelle pour la société civile se pointe alors à l’horizon, surtout que cette loi sera suivie, selon le Commissaire, d’une série de mesures, dont notamment :

- L’élaboration d’une stratégie de promotion de la société civile ;

- La mise en place d’une banque de données relatives au mouvement associatif dans le pays ;

- L’évaluation de la Plateforme des acteurs non étatiques en perspective de l’émergence d’une structure faîtière propre à la société civile ;

- La réflexion autour de la création d’un mécanisme de financement pour la société civile. Autant dire qu’un avenir meilleur se dessine devant les associations nationales qui ont enregistré un développement spectaculaire, ces dernières années, tant sur le plan quantitatif que sur le plan qualitatif.

Abdallahi Mohamed Abdallahi Dit Bellil

 

 

Rétrospective 2020 : L’année Corona !

Rétrospective 2020 : L’année Corona !Eveil Hebdo - Dans quelques jours, l’année 2020 se terminera comme elle avait commencé, en l’occurrence sous le signe de mesures restrictives partout dans le monde, en général et en Mauritanie, en particulier, à cause du Coronavirus, la COVID 19.

Une pandémie qui aura marquée cette année et dont on se souviendra incontestablement dans les annales de l’histoire, comme « l’année Corona ». Vous l’aurez compris, faire une rétrospective de l’année 2020, risque de se résumer aux différentes péripéties liées à la gestion de cette maladie apparue pour la première fois en décembre 2019 en Chine, avant de se répandre à travers le monde avec les conséquences que l’on connait.

Dans notre pays, dès le mois de mars, les autorités ont pris des mesures pour faire face à la propagation du virus : fermeture de toutes les frontières (aériennes et terrestres), imposition de mesures de distanciation sociale et/ou physique, interdiction de tous les rassemblements, instauration d’un couvre-feu sur tout le territoire national de 18 h jusqu’à 6 h du matin, limitation de la circulation entre les wilayas au seul transport de marchandises...

Parallèlement à cela, des mesures sociales ont été prises pour atténuer les effets de cette crise sanitaire mondiale sur les ménages les plus vulnérables. Le gouvernement a ainsi mis en place des mesures exceptionnelles pour faire face à la propagation du Coronas mais aussi d’en minimiser les conséquences sur les populations.

Le budget alloué à cet effet est d’un montant de 5 milliards d’ouguiyas anciennes pour soutenir 30 000 familles les plus pauvres du pays. Malheureusement, la mise en œuvre de cet ambitieux programme n’a pas été à la hauteur des espérances. L’interventionnisme et le favoritisme ont ainsi conduit à l’exclusion sans aucune explication de milliers de familles remplissant pourtant tous les critères et qui avaient été recensées.

Les déboires de Mohamed Ould Abdel Aziz

Malgré tout, l’année 2020 ne s’est pas résumée chez nous à cette pandémie. La vie a continué à suivre son cours « presque normal ». Ainsi, l’Assemblée Nationale a poursuivi ses activités habituelles et a même mis en place une Commission d’Enquête Parlementaire pour passer au peigne fin la gestion des dix années de pouvoir de l’ex-Président.

Là aussi, ce dossier puise son origine en 2019, lorsque Mohamed Ould Abdel Aziz a voulu reprendre les rênes de l’UPR, quelques mois après avoir quitté le pouvoir. Ce qui n’aurait pas été du goût de son successeur et ami de 40 ans, Ould Ghazouani. Très vite la machine s’est mise en marche. Après des semaines d’audition de plusieurs dizaines de responsables de l’ancien régime, l’enquête a été bouclée et le dossier transmis à la justice.

Et pour la première fois dans l’histoire du pays, un ex-Président de la République s’est retrouvé en garde-à-vue pendant plusieurs jours, interrogé par des hommes qui, quelques mois auparavant, tremblaient à la simple évocation de son nom. D’autres, qui l’adulaient et le suppliaient de se présenter à un troisième mandat, le considérant comme le « sauveur », se sont retournés contre lui en le qualifiant de tous les noms d’oiseaux.

Le plus zélé parmi ces « transfuges » a été incontestablement Sidi Mohamed Ould Maham, ancien chef de file des « députés frondeurs », surnommés « bataillon parlementaire », qui avaient contribué à l’arrivée au pouvoir de Ould Abdel Aziz, ancien ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, ancien secrétaire général de l’UPR, il s’est transformé à une vitesse d’éclair, en un opposant farouche contre celui qui l’a littéralement « créé ».

Création d’une Haute Cour de Justice

Sur le même registre, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution la création de la Haute Cour de justice (HCJ). Celle-ci complète l’arsenal juridique du pays au moment où l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz fait l’objet d’une enquête pour corruption et mauvaise gouvernance. Ainsi, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution, la loi organique du 27 juillet 2020, instituant la Haute Cour de justice (HCJ), à travers un arrêt rendu jeudi 5 novembre.

Le juge constitutionnel avait été saisi pour se prononcer sur la validité de cette loi le 10 août 2020, conformément à l’article 86 de la Constitution. En déclarant conforme la loi organique de juillet 2020, le Conseil constitutionnel a tenu à rappeler dans le dispositif de sa décision, la première du genre dans l’histoire judiciaire, politique et parlementaire du pays, « les règles en la matière fixées par le Code de procédure pénal (CPP), en particulier celles garantissant les droits de la défense ».

La Haute Cour de justice est prévue par l’article 92 de la Constitution mauritanienne adoptée en juillet 1991 et ses différentes retouches. Cette disposition stipule notamment « qu’il est institué une Haute Cour de justice. Celle-ci est composée de membres élus en leur sein par l’Assemblée nationale et des magistrats de l’ordre judiciaire. Une loi organique fixe la composition, les règles de fonctionnement et la procédure applicable devant la Haute Cour de justice ».

Cette juridiction est compétente pour juger le président de la République, en cas de haute trahison, et les membres du gouvernement, pour des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Retour des exilés

Comme souvent le « malheur des uns fait le bonheur des autres », les déboires de Ould Aziz sont concomitants au retour d’exil de ses opposants contre lesquels il avait émis des mandats d’arrêt internationaux. Ainsi Mohamed Ould Bouamatou et Limam Chavi ont pu revenir au pays après plusieurs années d’errance à l’étranger. Rentré le 18 octobre dernier à Nouakchott après douze ans d’exil Moustapha Ould Limam Chaavi a même été reçu en novembre par le Président de la République, Mohamed Ould Cheiklh Ghazouani.

Pénurie de Fruits et légumes

La Mauritanie a connu une pénurie sans précédent de fruits et légumes à cause de la fermeture de la frontière avec le Maroc. En effet, la Mauritanie qui importe ces produits à partir du Maroc a été une victime collatérale du conflit entre ce pays et le Front Polisario, dont des éléments ont fermé l’unique point passage entre les deux pays. Ce point de passage, appelé Guergarate, se trouve en plein Sahara Occidental, à 55 kilomètres de Nouadhibou.

Des dizaines de camions marocains, qui se dirigeaient vers la Mauritanie et d’autres pays de l’ouest africain, ont été ainsi bloqués durant plusieurs jours au grand dam des importateurs des pays destinataires. Il a fallu une opération de l’armée marocaine pour que les choses reviennent à la normale. Jusqu’à quand ? En tout cas cet incident a mis à nu la fragilité de notre système économique et l’échec des politiques agricoles mises en œuvre depuis des décennies qui n’ont même pas permis jusqu’à présent de garantir ne serait-ce que notre consommation domestique en fruits et légumes !

Candidature de Ould Yahya à la présidence de la CAF

Il y a encore quelques années, notre pays était un nain dans le monde du football. Sans devenir un géant, nous avons néanmoins franchi de grands pas dans le développement de ce sport dans notre pays. Ce serait donc l’apothéose et une véritable consécration si le principal artisan de ces progrès est élu à la présidence de la Confédération Africaine de Football pour laquelle il s’est porté candidat.

Ailleurs dans le monde

En Afrique, l’année a été marquée par les 3èmes mandats d’Alpha Condé en Guinée et d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, entrainant des manifestations qui ont causé des centaines de morts dans le deux pays. Mais, l’événement le plus marquant à l’internationale cette année 2020 aura été la défaite de Donald Trump aux élections présidentielles en Amérique, et surtout son refus de reconnaitre la victoire de son adversaire Jo Biden.

En effet, un candidat à l’élection présidentielle – président sortant de surcroit – qui refuse de reconnaitre sa défaite et qui crie à la fraude, ses enfants et sa famille qui attaquent son adversaire à travers les réseaux sociaux, ses partisans qui appellent à la mobilisation et parfois même à l’insurrection, des hommes armés dans les rues, des craintes d’une guerre civile de la part de la communauté internationale et des médias... est un scénario auquel on a fini par s’habituer en Afrique, ou dans une quelconque république bananière en Amérique Latine, mais pas aux Etats Unis d’Amérique où Donald Trump semble s’être trompé de continent.

Disparition d’anciens présidents

Cette année 2020 a été enfin marquée par la disparition de plusieurs anciens chefs d’Etats africains qui ont, chacun à sa manière, marqué l’histoire de leur pays : Moussa Traoré, le tombeur de Modibo Keita qui est resté au pouvoir de 1968 à 1991, et Amadou Toumané Touré, initiateur de la démocratie au Mali, Jerry Rawlings au Ghana, Sidi Ould Cheikh Abdallahi premier Président démocratiquement élu en Mauritanie, Mamadou Tandia inventeur d’une « rallonge de mandat » au Niger, Pierre Bouyoya au Burundi.

Sikhousso

 

Le Global Terrorism Index 2020 classe la Mauritanie parmi les pays les plus sûrs

Le Global Terrorism Index 2020 classe la Mauritanie parmi les pays les plus sûrsLa Mauritanie figure dans la catégorie des pays les moins impactés par le terrorisme, selon l’Indice mondial du terrorisme (GTI) qui est cette année à sa huitième édition.

Cet indice annuel est élaboré par le principal groupe de réflexion de l’Institute of Economics and Peace (IEP) et constitue la source d’information la plus complète sur les tendances mondiales du terrorisme.

La Mauritanie occupe la 135ème place sur 163 pays avec un score de 0, soit dans la catégorie des pays les plus surs. Alors que les pays du Sahel connaissent de très nombreuses attaques terroristes, la Mauritanie n'a pas été touchée depuis 2011, rappelle-t-on.

Selon le même rapport, classé à la 102ème place, le Royaume du Maroc voisin a gagné 10 places dans le classement mondial et figure en conséquence dans la catégorie des pays les moins impactés par le terrorisme.

L’Algérie se classe troisième (65e rang mondial) avec un score de 2,696, suivie de la Tunisie (49e avec un score de 3,858) et de la Libye (16e avec un score de 6,25).

Les pays les plus touchés par le terrorisme sont: l’Afghanistan qui arrive à la première place avec un score de 9,595 sur 10. Viennent ensuite l’Irak avec un score de 8,682, le Nigeria (8,314), la Syrie (7,778), la Somalie (7,645), le Yémen (7,581), le Pakistan (7,541).

À l’échelle mondiale, les décès attribuables au terrorisme ont diminué pour la cinquième année consécutive en 2019, pour s’établir à 13.826, soit une baisse de 15% par rapport à l’année précédente.

63 pays ont enregistré au moins un décès lié au terrorisme, le nombre le plus faible depuis 2013.

La baisse du terrorisme s’est accompagnée d’une réduction de l’impact économique mondial du terrorisme, qui a diminué de 25% pour s’établir à 16,4 milliards de dollars américains en 2019. Comparativement à d’autres formes de violence comme les homicides, les conflits armés et les dépenses militaires, le terrorisme représente un faible pourcentage du coût total de la violence à l’échelle mondiale, qui était de 14,5 billions de dollars américains en 2019.

Cependant, les véritables répercussions économiques du terrorisme sont beaucoup plus importantes car ces chiffres ne tiennent pas compte des répercussions indirectes sur les entreprises, les investissements et les coûts associés aux organismes de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.

Rappelons que les pays sont classés du «pays le plus impacté» (score : 10) au «pays le moins impacté» (score: 0) par le terrorisme.

Les indicateurs comprennent le nombre d’incidents terroristes, de décès, de blessures et de dommages matériels.

Par La rédaction de Cridem, avec Agences

 

Après la réouverture de la frontière, les Mauritaniens appellent à la retenue

Vidéo. Après la réouverture de la frontière, les Mauritaniens appellent à la retenueLe360afrique - Les Mauritaniens appellent à la retenue et la sagesse, pour préserver le principe du libre trafic des marchandises, après la réouverture d'El Guerguerat.

Les réactions continuent en Mauritanie après l’opération de l’armée marocaine, qui a libéré le passage frontalier d'El Guerguerat. Celui-ci était obstrué par les manœuvres provocatrices des séparatistes du front Polisario depuis prés d’un mois.

Kissima Diagana, journaliste, analyse globalement ces derniers événements comme une conséquence des succès diplomatiques du Maroc, avec l’ouverture par les pays d’Afrique subsaharienne, de consulats dans les villes de Dakhla et Laâyoune.

Il s’agit de la Guinée Bissau, de la Guinée équatoriale, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire... Le Polisario entend ainsi perturber la libre circulation des marchandises à la frontière pour gêner l’approvisionnement du marché mauritanien et celui de la Cédéao en fruits et légumes, en guise de représailles.

Il estime que la Mauritanie doit jouer un rôle diplomatique plus actif pour une solution pacifique de nature à préserver la libre circulation des personnes et des marchandises, conformément aux principes du droit international.

Mohamed Eka, journaliste, constate les graves perturbations causées à l’approvisionnement du marché mauritanien en fruits, légumes et la forte hausse des prix suite au blocus d'El Guerguerat.

Il appelle à la mesure, à la retenue et à une solution diplomatique, de nature à préserver le principe de la libre circulation des personnes et des biens.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

 

Une militante mauritanienne distinguée par un prix pour les droits humains

Une militante mauritanienne distinguée par un prix pour les droits humains VOA Afrique - Une militante mauritanienne des droits des femmes et des minorités, Mekfoula Mint Brahim, a reçu jeudi le prix pour l'Afrique décerné par l'ONG internationale Front Line Defenders pour les défenseurs des droits humains en danger.

Dans un communiqué, l'organisation salue "son travail de promotion des droits des femmes, de soutien au développement communautaire et de protection des droits des minorités".

"Mekfoula est une défenseuse des droits humains courageuse qui s'attaque à certains des problèmes les plus épineux de la société mauritanienne et le fait avec dignité et grâce", affirme le directeur exécutif de l'ONG, Andrew Anderson, cité dans le texte. "Elle est un modèle pour toute une génération de jeunes Mauritaniens", selon lui.

Dans une interview à l'AFP à Nouakchott jeudi, Mekfoula Mint Brahim a dit se sentir en danger et s'inquiéter de "l'évolution islamiste de la société". Elle a appelé à la séparation de la religion et de l'Etat et "un Etat laïc".

Mekfoula Mint Brahim est "la présidente de +Pour une Mauritanie verte et démocratique+, une organisation de défense des droits humains fondée en 2009, qui mène des projets pour l'autonomisation des femmes dans les zones rurales", rappelle l'ONG.

Elle fait également partie de l'Alliance pour la refondation de l'État mauritanien (Arem), créée en début d'année, qui prône la bonne gouvernance et la lutte contre l'impunité.

Elle a été arrêtée et détenue deux fois en février, avec d'autres militants des droits humains, "pour avoir organisé chez elle une réunion de +Pour une Mauritanie verte et démocratique+ et d'Arem", souligne Front Line Defenders.

Après avoir travaillé pendant 10 ans pour la Société nationale industrielle et minière (Snim), elle a démissionné, au moment où elle éprouvait le besoin d'affronter les forces qui restreignent les libertés des femmes, a-t-elle expliqué à l'AFP.

"J'étais révoltée contre la société, ses dogmes, les rôles qu'elle donne à la femme, son mode de vie étouffant", a-t-elle dit, citant "la privation du choix de son mari ou la limitation de ses déplacements, suivant une lecture erronée de la charia", la loi islamique, sur laquelle est fondée le droit mauritanien.

Sur ce plan, elle a croisé le fer avec les oulémas locaux, leur reprochant "leur lecture de la charia, appliquant de vieux concepts".

Source : AFP

Menace imminente de débordement de Manantali : une note de l'OMVS adressée à la Mauritanie sonne l'alerte

Menace imminente de débordement de Manantali : une note de l'OMVS adressée à la Mauritanie sonne l'alerteLe Haut Commissaire Adjoint de l’OMVS Brahim Lebatt H’Meyada a adressé le jeudi 24 septembre courant, un courrier au ministère mauritanien du pétrole, de l’énergie et des mines Abdessalam Ould Mohamed Saleh, relative au « déversement des eaux de la retenue de Manantali».

« Le niveau de la retenue a atteint ce matin la cote de 208,3 m KiN ; qui est inférieure de seulement 2 cm de la cote normale de gestion, qui est de de 204,03 », indique la lettre.

« Compte de l’importance des débits entrants dans la retenue (environ 1162m3/s), provenant de l’amont, l’opérateur du barrage de Manantali sera dans l’obligation de procéder à des lâchers dés l’atteinte de la cote normale, conformément aux consignes de gestion », ajoute le courrier.

Le message appelle plus loin le gouvernement mauritanien au maintien des mesures de sauvegarde, pour éviter tout désagrément lié à d’éventuels débordements du fleuve.

Par La rédaction de Cridem

Mauritanie : à Rosso, les inondations interrompent la circulation

Mauritanie : à Rosso, les inondations interrompent la circulationRFI Afrique - Les inondations consécutives aux pluies diluviennes enregistrées les 6 et 9 septembre dans la ville de Rosso au sud de la Mauritanie, sur la rive du fleuve Sénégal, continuent de bloquer la circulation automobile en centre-ville, et rend difficile la desserte de la périphérie. Une situation qui affecte à la fois les populations et les automobilistes.

Les habitants de Rosso n’en ont pas encore fini avec les désagréments. Les maisons construites dans des zones inondables sont toujours submergées. Des quartiers entiers sont isolés. De larges et profondes marres empêchent la circulation automobiliste. Les chauffeurs, malgré leur connaissance de la ville, ne peuvent les esquiver pour récupérer des clients.

« Les voies d’accès menant aux différents quartiers sont inondées, se désole Med Abdall, transporteur. Les eaux ont même endommagé le goudron dans plusieurs endroits de la ville.

Avant le déluge, j’avais l’habitude de sillonner les quartiers en faisant de nombreuses navettes chaque jour avec cette vieille Renault que vous voyez. Mes clients m’appellent souvent pour venir les chercher mais là, tout est bloqué. »

Des ministres envoyés sur place pour rassurer

Un blocage qui cause aussi d’énormes désagréments pour les usagers des transports en commun. C’est le cas de Toutou, qui réside au PK 7 : « Je suis là depuis 10 heures du matin avec mes trois filles à la recherche d’un taxi brousse pour nous amener au PK 7. Nous sommes fatiguées mais nous n’avons pas le choix. Rares sont les véhicules qui circulent avec ces flaques d’eau partout. »

Le président mauritanien a envoyé ce vendredi 11 septembre à Rosso plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Défense, pour s’informer de l’ampleur des dégâts et rassurer les populations affectées par les inondations.

Avec notre envoyé spécial à Rosso,
Salem Mejbour Salem

 

Destruction par le ministère de l’habitat de bâtiments et d’infrastructures construits sur des places publiques à Nouakchott

Destruction par le ministère de l’habitat de bâtiments et d’infrastructures construits sur des places publiques à NouakchottSaharamédias - Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a entrepris lundi la destruction d’infrastructures et de bâtiments à Tevragh Zeina, édifiés sur des places publiques.

Des engins appartenant au ministère ont procédé à la destruction de ces édifices, une dizaine de jours après l’ultimatum qui a été lancé par le ministère à leurs propriétaires.

Il y a près de deux semaines le ministère avait annoncé que ses services techniques avaient recensé des constructions à Tevragh Zeina, édifiées sur des places publiques, des réserves foncières ou des zones ne figurant pas sur le plan de l’urbanisme.

Le ministère ajoute avoir découvert que des citoyens sont souvent victimes d’intermédiaires qui leur vendent des terrains suivant des attributions falsifiées.

Des sources de Sahara Medias lui ont affirmé que cette opération va se poursuivre dans différents quartiers de la capitale et que cette opération du lundi n’est que le début de cette campagne.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Environnement : La Mauritanie victime de l’exploitation abusive de ses forêts

Les autorités mauritaniennes constatent, dans une récente lettre circulaire, la « dégradation accélérée des forêts, engendrée par des coupes abusives d’arbres et une carbonisation illicites ». Ce qui sape, à leurs yeux, «  les efforts de reboisement et de restauration de milliers d’hectares de terres ». Et le ministère de l’Environnement et du Développement Durable (MEDD) de donner des chiffres : navrant résultat du déboisement de quelque 11.600 hectares de forêts, sans aucun effort de repeuplement compensatoire, environ 91 000 tonnes de charbon ont été transportées par  456 camions vers Nouakchott entre 2010 et 2019.

De surcroît, d’énormes quantités de charbon sont utilisées par la population en milieu rural – énergie de cuisson alimentaire… – au titre du droit d’usage mais ordinairement sans autorisation ni même concertation des services forestiers. Toujours selon les chiffres effarants du MEDD, plus de 2000 procès-verbaux ont été dressés au niveau national, entre 2010 et 2018, par les Délégations régionales du MEDD pour des infractions d’exploitation forestière frauduleuse. 19 758 tonnes de charbon ont été saisies et vendues aux enchères, surtout au Trarza, au Hodh El Gharbi et en Assaba.

La désertification et la dégradation de terres touchent environ 83 % du territoire mauritanien. Les zones forestières, terres boisées comprises, ne représentent guère plus, estime-t-on, de 9 % de la superficie du pays. Selon l’évaluation des ressources forestières (FAO 2019), les forêts mauritaniennes ne couvrent qu’environ 0,2% du territoire national. « Les défrichements non réglementés et l’exploitation forestière anarchique et illicite constituent les principales causes de la dégradation de ces zones. Cette situation nous exige de promouvoir, tous ensemble, une gestion intégrée et durable des ressources naturelles. Si « l’État a mis en place, depuis 1970, beaucoup de mesures politiques, réglementaires et institutionnelles pour lutter contre la désertification, la déforestation et le changement climatique », il reste beaucoup à faire pour éduquer la conscience citoyenne des impératifs environnementaux.

Sévir contre les coupeurs

Face à l’ampleur des dégâts, le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation ainsi que celui de l’Environnement alarment leurs délégations et autorités régionales. Dans leur lettre circulaire conjointe en date du 4 Décembre 2019, ils leur enjoignent « d’entamer des actions de sensibilisation des populations sur l’importance de la préservation et la gestion durable des forêts ; […]  de prendre, sous le sceau de l’urgence, toutes les mesures nécessaires pour dissuader et réprimer sévèrement l’exploitation frauduleuse des ressources forestières du pays […] tous les produits forestiers délictueux ou les moyens d’exploitation ou le transport de produits délictueux seront saisis et confisqués au profit de l’État […] ».

Des mesures dissuasives à l’effet de décourager les promoteurs de ce business d’un autre genre ont été prises. Des amendes de 50.000 MRU sont infligées au transporteur coupable d’avoir transporté du charbon sans avoir exigé un permis de circulation de son propriétaire ; 50 000 MRU au propriétaire du charbon, si celui-ci a été exploité sans autorisation. […] En outre, le produit saisi et confisqué ne sera vendu qu’aux enchères », prévient la lettre circulaire, « par une commission composée de l’autorité administrative (préfet), du service chargé des forêts (DREDD), de la perception du Trésor et des services de sécurité territorialement compétents. Il est interdit de vendre, de par gré à gré à une tierce personne, le charbon saisi et confisqué à son propriétaire. Le prix minimum de vente du quintal métrique (100 kg) aux enchères ne sera pas inférieur à 300 MRU. Après la vente, « il est strictement interdit de faire circuler ce charbon par le même moyen de transport dans lequel il a été saisi ». Cet arsenal freinera-t-il le trafic et la coupe abusive des forêts ?

Source : lecalame.info (Mauritanie)

Synthèse THIAM Mamadou

 

 

Prisonniers de la guerre du Sahara : 44 ans d’oubli et de galère

« Nous n’avons bénéficié d’aucune attention, d’aucun geste de reconnaissance de l’Etat mauritanien pour les épreuves et sacrifices que nous avons endurés et consentis pour notre pays », écrivent les ex prisonniers.

Cela fait 44 ans que la guerre du Sahara occidental est dernière nous. Avec ses morts, ses larmes, ses veuves et orphelins. Mais aussi ses rescapés, prisonniers de guerre, qui se plaignent d’avoir été oubliés de l’armée et donc  de la  République. Ils ont combattu pour défendre l’intégrité du territoire lors de cette guerre  des sables. ‘’Mon mari est rentré d’Alger malade, après avoir subi une opération suite à des tortures dans une prison d’Alger. Il subira une deuxième opération à son retour au pays avant de succomber, me laissant, entre les bras, 11 enfants dont 4 handicapés, et une pension de 6000 UM’’, raconte au bord des larmes, N. Komé, épouse d’un ancien gendarme, prisonnier de guerre. Elle faisait partie d’un groupe  d’ex prisonniers de guerre, compagnons d’infortune de son défunt mari, venus, ce lundi matin, 25 novembre 2019, au Calame pour plaider leur cause. ‘’Voila 44 ans que nous courrons derrière l’état-major de l’armée et le ministère de la Défense pour réclamer, d’abord une reconnaissance de notre statut de prisonniers de guerre, ensuite pour obtenir les droits qu’il confère’’, raconte N’Dongo Amadou Ibra, président de cette association qui tente de se faire reconnaître par les autorités compétentes ; ‘’nous avons adressé une correspondance à ces autorités (N° 1215 en date du 22/8/2017) mais elle reste bloquée au niveau de la Défense’’, regrette M. N’Dongo.

Ces compagnons d’infortune se plaignent d’avoir été oubliés par l’Etat. « A notre retour, nous n’avons pas eu la récompense que nous méritons, pas de médailles d’honneur, pas de motivations ou de gratifications, pas d’augmentations de salaires, pas de prêts bancaires, pas de terrains à usage d’habitation,  même pas de réconfort moral…’’, tonnent les ex bagnards de Tindouf et d’Alger  qui racontent avoir  subi des travaux forcés et des tortures à Alger, à Tindouf et au Sahara. « Si ce n’étaient ces hommes, les combattants du Polisario auraient pris leur quartier à Rosso », affirme N. Kone.

Durant leur captivité, ces prisonniers de guerre, environ 700 personnes dont trois ont laissé leur vie en Algérie, sans que leur dépouille soient rapatriées, les familles percevaient une partie de leur traitement mensuel, très dérisoire, à l’époque. L’autre partie est gardée par l’armée en cas de retour  du prisonnier. Le soldat Diallo Abou, revenu sur un fauteuil roulant mendie aujourd’hui pour faire vivre sa famille ;  il a une pension de retraite de 3000 UM. ‘’Parce que nous n’avons pas bénéficié de revalorisation de nos salaires, nos enfants n’ont pas pu aller à l’école ; plus grave, certains comme le président de l’Association, M. Dongo  a été déporté au Sénégal pendant les évènements de 1989’’, déclare-t-il.

Aujourd’hui, les ex prisonniers de guerre s’interrogent sur ce qui ressemble à une politique de deux poids, deux mesures. ‘’Les pouvoirs publics ont remonté l’histoire pour rendre hommage aux combattants tombés lors de bataille d’Oum Tounsy contre les colons et qui date de près d’un siècle, alors que nous qui avons combattu en 75 -78, nous ne méritons pas la reconnaissance de l’Etat. Ce n’est pas juste’’, protestent nos visiteurs. Contrairement à d’autres militaires, les prisonniers de la guerre du Sahara tirent aujourd’hui le diable par la queue. Quelques uns ont pu décrocher des postes auprès de ce qu’on appelle des sociétés de gardiennage ou de sécurité, avec des traitements de misère, explique l’un des rescapés.

Les ex prisonniers de la guerre du Sahara ne réclament donc que justice dans leur correspondance adressée au gouvernement. Ils ont passé 5 ans dans les prisons  algériennes (Béchar, Blida, Boughar…) pour avoir défendu l’intégrité de leur territoire. Ils rêvent d’un Etat de droit, garant de la justice et de l’égalité depuis 1981. Certains trainent des handicaps pour le restant de  leur vie. Et au moment où ils quittaient le drapeau, presque tous leurs traitements oscillaient entre 3000 et 6000 Um. Une misère, même à l’époque!

Signalons que de nombreux soldats mauritaniens ont été faits prisonniers, lors des attaques  très meurtrières  d’Ain-Bintili (102) et  de la Guera. Les rescapés ont regagné leur pays à partir de 1981.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

La Route de l’Espoir ou du Désespoir !

La Route de l’Espoir ou du Désespoir !Le Calame - Des milliers de mauritaniens et d’étrangers, qui empruntent la route de l’espoir, souffrent, comme les mécaniques qui les transportent, en franchissant surtout les quelques 100 Km qui séparent Boutilimit d’Aleg.

Les dunes du tronçon Nouakchott - Boutilimit sont devenues de loin plus douces que ce tronçon complètement couvert de nids de poules qu'il est pratiquement impossible d'éviter. Les petits pansements réalisés sur ce tronçon n'ont fait qu’accentuer les risques pour les conducteurs.

Seules les grosses cylindrées y passent sans trop de dégâts. Les autres y laissent facilement leurs organes (rotules, maillons, et autre échappement…), en plus du temps qu’on y perd.. Et dans ces conditions, il faut se rabattre sur Boutilimit ou sur Aleg.

Que de désagréments ! On se demande pourquoi le gouvernement d’Ould Abdel Aziz a négligé ce tronçon, pendant longtemps, comme du reste celui de Nouakchott –Rosso, alors même que ces axes sont les plus importants dans le trafic routier mauritanien.

Pendant que les usagers se plaignent et que les accidents se multiplient, avec morts d’hommes, presque chaque jour que Dieu fait, le gouvernement a préféré construire des routes, d’une importance relative, évidement, du point de vue trafic en tout genre. Aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur de certaines régions, en particulier celles du nord du pays.

Pendant ce temps, le tronçon Boutilimit-Aleg sombre dans l’oubli des pouvoirs publics, il est devenu un danger alors que près de 9 régions du pays sont desservies ou servies par la route de l’espoir, en train de se transformer une route du désespoir.

Elle profite également aux pays voisins que sont le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Benin et le Ghana. Diverses compagnies de transports empruntent cette route en transportant des passagers et des milliers de tonnes de marchandises.

On connaît les lenteurs que les travaux de réhabilitation de la route de Rosso, l’une des première du pays, a accusées. Les marchés sont attribués dans des conditions opaques et le contrôle et le suivi également. Les uns et les autres n'ont fait qu'enrichir une catégorie d'hommes d'affaires sans scrupules.

Rappelons qu’il y a quelques mois, le gouvernement a dégagé une enveloppe très importante pour la construction des routes. Espérons qu’elle profitera au tronçon en souffrance, parce que c’est une urgence urgente.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Mali, le château de paille militaire vacille

Mali, le château de paille militaire vacilleLa Croix - Incapables de résister seules aux katibas islamistes, les forces armées maliennes ont été submergées, lundi 30 septembre, par un groupe armé. Elles ont repris leur position avec l’aide déterminante de la force Barkhane, le 1er octobre.

À bien des égards, ce qui vient de se passer rappelle le début de l’année 2012, l’époque des batailles perdues par les Forces armées maliennes (Fama) contre les groupes armés du nord du Mali. Sans l’appui des forces françaises de Barkhane, sans le soutien des casques bleus, elles auraient à nouveau été balayées comme fétu de paille, du fait de la détermination de leurs ennemis.

Les Fama ont été submergés dans leur base

Cette fois, la confrontation a eu lieu dans leur camp de Boulkessi et au poste militaire de Mondoro, dans la région de Mopti, lundi 30 septembre et mardi 1er octobre.

Les Fama ont été incapables de repousser les deux opérations, abandonnant leur position aux assaillants. Il a fallu l’intervention de l’aviation française et des forces internationales pour qu’elles reprennent pied chez elles.

À quel prix ? Officiellement, les Fama ont perdu 25 hommes. Un bilan encore provisoire, daté du 1er octobre, qui ne tient pas compte des dizaines de soldats portés disparus : 60, selon plusieurs sources. Côté djihadistes, le nombre de tués s’élèverait à 15, selon le même communiqué officiel.

La culture du mensonge et de la défiance

Des chiffres à prendre avec précaution tant les autorités du Mali ont pris l’habitude de taire ou de minorer leurs pertes : une règle qui nourrit la défiance et le ressentiment des Fama. À la veille de la présidentielle de 2018, déjà, les observateurs s’inquiétaient du vent de révolte dans l’armée contre le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Une habitude dans ce pays à l’histoire rythmée par les coups d’État : le dernier, du capitaine Sanogo, avait renversé le prédécesseur d’IBK, Amadou Toumani Touré (ATT), en mars 2012.

Une vérité qui dérange

Si le bilan se confirme à la hausse, cette double attaque dans la région de Mopti serait l’une des plus meurtrières depuis la reconquête du nord du pays par l’armée française, en 2013. Elle livrerait une vérité que les autorités maliennes, françaises et européennes tentent de minorer publiquement : leur incapacité à gagner la guerre contre le terrorisme dans le Sahel.

L’identité des assaillants, le groupe burkinabé Ansarou Islam, jette une lumière encore plus crue sur l’échec de l’architecture sécuritaire mise en place par la France sous François Hollande et poursuivi par Emmanuel Macron. En effet, le voilà capable de frapper loin de ses bases et de son terrain favori, au Burkina Faso.

Violence au Mali, la spirale infernale

Plus grave est la nature des éléments défaits à Boulkessi : le bataillon malien du G5 Sahel (la force conjointe formée par le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad). Sa déroute représente aussi un échec pour l’Union européenne et la France, engagées, depuis 2013, dans la rénovation de l’armée malienne, la mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali).

Présentée depuis 2013 comme la solution à la faillite de 2012, l’EUTM Mali apparaît de plus en plus inadaptée à la réalité sociale, politique et historique du pays. Comme toutes les formations militaires engagées par la France depuis les années 1960, ou par les États-Unis, depuis les années 1990.

Sept soldats maliens tués le 26 septembre

L’échec, répété d’année en année, nourrit le scepticisme international quant à la réussite du G5 Sahel : même la France, qui a présidé à la constitution de cette force sous François Hollande, doute de plus en plus ouvertement sur ses chances de réussite.

Ces attaques du 30 septembre et 1er octobre s’ajoutent à celle du 26 septembre : un convoi de transport d’engrais escorté par les Fama, entre Douentza et Sévaré, a été stoppé par un engin explosif artisanal, puis attaqué par les djihadistes. Sept soldats maliens sont morts.

« Nous sommes en train de perdre du terrain », s’alarme l’ONU

Lors d’une réunion de haut niveau consacrée au Mali et au Sahel, mercredi 25 septembre en marge de l’assemblée générale de l’ONU, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’était alarmé de « l’escalade continue de la violence au Sahel et son expansion vers les pays du golfe de Guinée ».

Djihadisme, la peur s’étend dans le nord du Bénin

« Soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence et au terrorisme », avait-il admis. Dans les pays du G5 Sahel, « le nombre de morts civiles entre 2012 et 2018 a été multiplié par quatre », a-t-il dit. « Plus de cinq millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de quatre millions ont été déplacés, trois millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de deux millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire ».

Source : La Croix (France)

 

 

Situation pluviométrique: Les déficits persistent

« La première décade de Septembre a été marquée par une baisse de l’intensité des pluies par rapport à la décade passée. Elles ont été majoritairement faibles à moyennes », annonce le Bulletin Agrométéorologique Décadaire (BAD) du Service agrométéorologique de la Direction de l’aménagement agricole du ministère du Développement rural. « Cinq  jours de pluies ont été enregistrés dans la majeure partie des wilayas de la zone agropastorale  mais 40% des stations et postes suivis n’en ont enregistré aucune, sinon très faibles », relate le bulletin. La répartition spatiotemporelle reste toujours mitigée (bonne dans certains endroits et mauvaise dans d’autres).

Comparés à l’année dernière et à la même période, environ 75% des postes et stations suivis présentent une situation pluviométrique déficitaire. Les déficits les plus importants sont enregistrés dans les localités suivantes :

Hodh El Charghi : NBeikett Lahwach,- 292 mm ; Bousteilla, - 203 mm; Néma, - 149 mm ; Aouinatt Z’Bel, - 132 mm ; Amourj,- 165 mm ;

Hodh El Gharbi: Gogui Zémal, -189 mm ; Touil, - 176 mm ; Voulaniya- 125 mm;

Assaba : Tenaha, -150 mm ; Boumdeid,- 201 mm ; Hamod,- 112 mm;

Guidimakha : Harr,- 301 mm ;Diaguily,- 113 mm ; Wampou,- 112 mm ; Ghabou,- 101mm ; Gouraye,- 99 mm ;

Tagant : Moudjeria,- 105 mm ;

Brakna : Bababé, -231mm ;Niabina,- 112 mm ;

Gorgol : Monguel,- 99 mm ; Lexeiba,- 98 mm;

Trarza: Méderdra,- 146 mm.

Par rapport à la normale 1981-2010, environ 38 % des postes pluviométriques suivis présentent une situation normale à excédentaire. Les plus importants déficits sont enregistrés dans les zones suivantes :

Hodh El Charghi : Bousteilla,- 93mm ;

Hodh El Gharbi : Touil,- 105 mm ;

Guidimakha: Bouly, -263 mm ; Harr,- 197 mm ; Gouraye,- 173 mm ; Ghabou,- 144 mm; Wompou,- 140 mm;

Tagant : Moudjeria,- 95 mm;

Gorgol : Toufounde Civé,- 101 mm ; Monguel,- 107 mm.

Depuis le début de l’hivernage, les plus importants cumuls sont enregistrés dans les localités suivantes :

Hodh El Charghi: Adel Begrou, 367 mn en 18 jours ; Djigueni, 219 mn en 15 jours ; Amourj, 260 mm en 21 jours ; Bassiknou, 295 mm en 18 jours ; Timbedra, 230 mm en17 jours ; Bousteilla, 172 mm en 14 jours ; Aouinat Z’Bell, 192 mm en 11jours ; Fassala Néré, 200 mm en 20 jours ; Néma, 164 mm en 10 jours ;

Hodh El Gharbi: Medbougou, 440 mm en 20 jours ; GoguiZémal, 331 mm en 16jours ; Touil, 200 mm en 11 jours ; Koubenni, 267 mm en 15 jours ; Voulaniya, 212 mm en 18 jours ; Aïn Farba, 174 mm en 13 jours ; Aïoun, 174mm en 12 jours ;

Assaba: Kiffa, 265 mm en 13 jours ; Kankossa, 239 mm en 13 jours ; Hamod, 227 mm en 14 jours ; Barkéol, 210 mm en 8 jours ; Guérou, 194 mm en 9 jours ; Ténaha, 124 mm en 6 jours ;

Guidimakha: Sélibaby, 321 mm en 12 jours ; Ould Yengé, 302 mm en 17 jours ; Ghabou, 267 mm en 15 jours ; Gouraye, 226 mm en 17 jours ; Diaguily, 189 mm en 12 jours ; Wampou, 212 mm en 13 jours ;

Tagant: Achram Sonader, 95 mm en 8 jours ; N’Beika, 77 mm en 3 jours ;

Brakna: M’bagne, 204 mm en 8 jours ; Aleg, 161 mm en 6 jours ;Boghé, 168mm en 7 jours ; Male, 136 mm en 5 jours ;

Gorgol: Maghama, 318 mm en 16 jours ; Djadjibine, 271 mm en 16 jours ; Kaédi, 253 mm en 9 jours ;  M’Bout, 226 mm en 14 jours ;

Trarza : Tékane, 140 mn en 3 jours ; Keur Macène, 111 mm en 4 jours ; R’kiz, 86 mm en 4 jours ;

Inchiri : Benichab, 213 mm en 4 jours ; Akjoujt, 70 mm en 5 jours.

Situation phytosanitaire

« Globalement la situation est calme », note le BAD. « Aucune signalisation ni attaque d’ennemis des cultures n’a été fait cas. Malgré la situation calme observée, une attention particulière doit être apportée à la surveillance du criquet-pèlerin, au vu des pluies enregistrées ces derniers jours dans les zones grégariennes qui peuvent contribuer à l’amélioration des conditions écologiques favorables à sa reproduction et à son développement ».

 

Situation pastorale

« Suite aux bonnes pluies enregistrées, l’amélioration de la situation pastorale amorcée depuis la décade précédente, se poursuit dans la plupart des zones », renseigne le bulletin. « La végétation continue à se développer normalement même dans les zones qui avaient connu des débuts de stress hydrique ».

La situation se présente comme suit:

Hodhs: bon développement du tapis herbacé, aussi bien pour les espèces ligneuses qu’herbacées ; plus homogène dans les zones bien arrosées depuis le début de l’hivernage.

Axe Brakna-Gorgol-Trarza: bon développement de pâturages, malgré quelques poches parfois non homogènes. On note quelques zones non encore pourvues, entre le Brakna et le Trarza.

Axe Tagant-Assaba-Guidimakha: hormis la situation un peu difficile au Guidimakha, suite aux fortes pluies enregistrées la décade passée qui ont ravagé une bonne partie des pâturages, on note un bon développement dans une partie de l’Assaba (Barkéol, Kankossa) et au Tagant. Les conditions d’abreuvement dans l’ensemble se sont nettement améliorées. Le remplissage des points d’eau se poursuit avec l’apport des pluies enregistrées au cours des deux dernières décades.

Trarza: La situation sanitaire du cheptel est marquée par des entérotoxémies chez les petits ruminants et des misères physiologiques chez les bovins.

 

Cultures irriguées

Au Trarza, 508 demandes ont été enregistrées pour environ 30 000 ha déclarés. A cette décade, 187demandes ont été traitées, pour environ 12 000 ha.

Au Brakna, environ 3300ha sont déclarés pour la campagne en cours. Actuellement, 1050 ha sont emblavés. Les activités (semis direct, repiquage et préparation des pépinières) se poursuivent dans toutes les wilayas concernées (Gorgol, Brakna et Trarza) et varient suivant les localités. Le stade phénologique dominant des cultures est le semis-levée-tallage.

 

Cultures pluviales

« Les cultures poursuivent normalement leur développement dans toute la zone agropastorale », informe le bulletin. Le stade phénologique varie suivant les wilayas et se présente dans l’ensemble comme suit:

Sorgho: semis, levée, tallage; Niébé et pastèque: tallage - floraison par endroits ; petit mil: tallage.

L’indice de satisfaction des besoins en eau des cultures reste globalement satisfaisant. Il est à signaler que les différentes wilayas ont reçu une dotation en semences traditionnelles en cours de distribution au profit des agriculteurs.

 

Situation des barrages

Dans la plupart des zones, les barrages, digues et diguettes continuent à se remplir, suite aux différentes pluies enregistrées. Le taux de remplissage varie suivant les wilayas.

50-80% aux Hodhs

10-70% Brakna-Gorgol

10-70% Assaba-Tagant

Synthèse THIAM Mamadou

 

Boubacar Ould Messaoud de retour au pays

Le président de l'organisation des droits de l'homme SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud est rentré au pays, ce Mercredi 18 septembre 2019, aux environs de 23 heures. L'emblématique militant des droits  de l’homme et grand anti-esclavagiste a séjourné depuis plusieurs mois à l'hôpital de Beauvais en France, où il se soignait après avoir été évacué par le Centre national de cardiologie où il a passé plusieurs semaines. Après une visite de l'ancien ministre de la santé Kane Babacar, les autorités mauritaniennes, du temps du président Mohamed Ould Abdel Aziz, ont donné des instructions pour que le traitement du président Boubacar Ould Messaoud soit pris en charge par le gouvernement mauritanien.

Ingénieur architecte de formation, Ould Messaoud a travaillé comme cadre du ministère de l'habitat, où il a été Conseiller avant d'être nommé, du temps d'Ould Taya, Directeur général de la Société de construction et de gestion immobilière (Socogim), d'où il fut relevé. Il décide alors de se consacrer aux droits de l'homme, en général, et à la lutte pour l'éradication de l'esclavage, en particulier. Pour cela, il créera en 1995 SOS Esclaves, dont feu Habib Ould Mahfoudh sera le premier Secrétaire général, et qui ne sera reconnue que dix ans après, en 2005, juste quelques mois avant la chute du président Maouiya Ould Sid'Ahmed Taya.

Boubacar Ould Messaoud n'est pas, comme le croient beaucoup, membre fondateur du mouvement pour l'émancipation des Harratines El Hor, créé le 5 mars 1978, dont il est, néanmoins, l'un des symboles, puisqu'il rejoindra le mouvement six mois après sa création, et en deviendra même le président. Il fait partie de ses cadres avec Boydiel Ould Houmeid et les autres qui seront jugés à Rosso, en 1980, dans la célèbre affaire du dossier" Boubacar Ould Messaoud et consorts" qui a suivi les manifestations contre la vente de l'esclave M'barka au marché d'Atar, en 1980, et dont les rebondissements ont motivé les militaires à prendre l'ordonnance 034/81 abolissant la pratique de l'esclavage en République Islamique de Mauritanie.

Le président Boubacar Ould Messaoud est membre du Mécanisme National de lutte contre la torture et récipiendaire de plusieurs distinctions pour son combat pour la défense et la promotion des droits de l'homme.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: retard des pluies et grande inquiétude des éleveurs

Vidéo. Mauritanie: retard des pluies et grande inquiétude des éleveursLe360 Afrique - La Mauritanie, à l'instar de quelques pays de la sous-région ouest-africaine, connait un retard de pluies qui inquiète les éleveurs.

Traditionnellement, ceux-ci considèrent que des pluies qui arrivent au-delà de la deuxième quinzaine du mois d’août sont synonymes d’un contexte de mauvaise saison, avec des conséquences néfastes sur le bétail mais aussi sur la campagne agricole et donc sur la population qui en vit.

Salem Ahmed El Hadj, secrétaire général du Groupement National des Associations de Coopératives Pastorales en Mauritanie (GNAP), déplore l’arrivée tardive des pluies et explique que «toutes les régions sont déficitaires en ce moment et certaines n’ont reçu aucune goutte de pluie.

Dans les rares zones où il a plu, au moment de la tombée de la deuxième vague de précipitations, le tapis herbacé généré par les premières pluies a déjà disparu.

Ahmed El Hadj rappelle à cet égard une tradition mauritanienne séculaire, selon laquelle, face au manque de pâturage, le bétail mauritanien effectue un mouvement de transhumance vers le Sénégal et le Mali. Mais cette année, l’hivernage est aussi mauvais dans les pays voisins.

A cet égard, il lance un appel au gouvernement pour la mise en place "d’un plan national d’urgence destiné à prendre en charge les difficultés et des éleveurs et agriculteurs en perspective des conséquences graves de la situation de l’hivernage 2019". Il appelle également à la solidarité des partenaires extérieurs.

De son côté, Sidi ould Mohamed Lemine, directeur de l’exploitation des prévisions météorologiques, reconnait «le caractère tardif des pluies de l’hivernage 2019.

Cependant, sur un plan technique, il juge prématurée la conclusion d’un hivernage déficitaire, "dont le constat ne pourrait éventuellement établi qu’au mois d’octobre" 2019.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Etat-civil : Des critères toujours difficiles à remplir pour nombre de citoyens

Etat-civil : Des critères toujours difficiles à remplir pour nombre de citoyensLe Calame - Voici plus d’une année que le gouvernement a mis en place une commission chargée de trouver des solutions au problème du trop grand nombre de citoyens mauritaniens sans papiers d’état-civil.

C’était à la veille de la célébration des festivités de l’indépendance nationale à Kaédi. Une commission dirigée par l’ancien ministre des Finances, Thiam Diombar, chargé de mission à la présidence de la République. Le Président avait pris cette décision après ses tournées, à l’intérieur du pays et dans les centres d’accueil des citoyens (CAC) de Nouakchott, au cours desquelles il avait été interpelé par des citoyens et autres élus sur cette question d’état-civil.

Au cours des différentes réunions avec les autorités des endroits visités, le patron de l’état-civil de l’époque avait laissé entendre que des mesures d’assouplissement allaient être prises, afin de permettre, à tous les citoyens ; de se faire enrôler avant fin 2019. Mais entre ces propos et la réalité des CAC, il y a une mer à boire.

Après les premiers tests sur des cas individuels, des correctifs ont été généralisés dans toutes les communes. La commission dirigée par Thiam Diombar a édicté un guide, à cette fin, pour permettre aux CAC de recenser les postulants mais la tâche reste rude...un vrai parcours du combattant, se plaignent certains qui se sont rendus en leur fief pour se faire enrôler et disposer du précieux sésame. Embouteillages et bousculades, car il s’agit, non seulement, de répondre aux critères du guide de la commission mais, aussi, de rencontrer le Cadi qui doit délivrer les jugements de mariage, décès et naissance…

Or, la journée ne fait toujours et invariablement que vingt-quatre heures et ces responsables peinent à satisfaire toutes les demandes, alors que le temps presse, recensement à vocation électorale oblige. Vingt-quatre heures souvent plus qu’obsolètes, d’ailleurs, tant de Cadis brillant par leur absence sur le terrain, en certains endroits du pays.

Conditions toujours difficiles

La Commission a retenu un certain nombre de critères à satisfaire par le postulant. Si les parents sont vivants et déjà enrôlés, il lui est demandé de fournir leur acte respectif de naissance ou leur numéro national d’identité, un jugement de mariage et, pour ceux qui ont moins de quarante ans, un extrait de naissance issu du recensement de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe.

Hypothèse 2 : un des parents est vivant et dispose d’un acte d’état-civil. En ce cas, le demandeur doit fournir un dossier comprenant : un acte de naissance ou NNI du parent vivant ; un jugement de décès du parent décédé et un jugement de mariage de ses parents, si le demandeur a moins de 45 ans ; et un extrait des registres de naissance issu du recensement de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe.

Hypothèse 3 : les deux parents sont décédés. Le postulant doit alors fournir les jugements de décès des parents et de leur mariage, si le demandeur a moins de 45 ans, et un extrait du registre de naissance issu du RANVEC de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans et moins de quarante-cinq ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe ; ou, à défaut, le NNI d’un proche parent (oncle paternel ou maternel, tante paternel le ou maternelle, cousin).

Hypothèse 4 : l’un des parents est de nationalité étrangère. Le dossier à fournir comprend : un extrait du registre de naissance de 1998 ou un NNI du parent mauritanien, carte de séjour et acte d’identité du parent étranger. A défaut, un jugement de filiation, pour ceux qui ont plus de 18 ans, un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans, les NNI des frères et des sœurs, s’ils existent ou, à défaut, le NNI d’un proche mauritanien (oncle paternel ou maternel, tante paternelle ou maternelle, cousin).

Autre cas de figure, un des parents est disparu. Le dossier demandé comporte : des actes de naissances ou NNI du parent en charge de l’intéressé ; un jugement de disparition du parent introuvable, un extrait du registre de naissance issu recensement 1998 ou un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans, NNI des frères et des sœurs s’ils existent, et à défaut, NNI d’un proche parent (oncle paternel ou maternel, tante paternelle ou maternelle, cousin).

Si le père est inconnu, le postulant doit fournir un acte de naissance ou NNI de la mère vivante ou son jugement de décès, pour ceux qui ont moins de 45 ans ; un jugement de filiation pour ceux qui ont plus de 18 ans ou un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans. Le nom de famille de l’intéressé est celui attribué par la mère, tuteur ou les services compétents de l’état-civil, conformément à l’article 38.En cette hypothèse, le guide demande expressément à ce que ce type de dossier soit traité avec délicatesse, pour éviter de frustrer l’intéressé.

Enfin, si l’intéressé dispose d’un NUD en attente de validation, il doit présenter les copies qui ont servi de base à son recensement. Le détenteur du NUD s’est fait recenser mais n’a obtenu ni extrait d’acte de naissance, ni carte d’identité nationale. La commission doit compléter le manquement du dossier, conformément aux procédures ci-haut citées.

En bien des cas, ces critères sont particulièrement difficiles à satisfaire et nombre de citoyens seront laissés sur le carreau. Certains ne pourront toujours pas poursuivre des études et passer des examens, d’autres attendront longtemps, pour faire établir, à temps, leur acte de mariage et permettre ainsi, à leurs enfants, de se procurer des papiers d’état-civil.

DL
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Entrée en service du guidage radar dans l’espace aérien de Mauritanie

Le service du guidage radar est  lancé dans l’espace aérien mauritanien à partir du jeudi 25 avril à 00 heures, annonce le Ministère de l’Equipement et des Transports (MET), citant l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).

« Le lancement de ce service s’inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures aéronautiques du pays . Il intervient après la construction de certains aéroports  et la mise en œuvre des stations déportées pour les communications Air/Sol installées à Nema, Tidjikja, Atar, Lemgheity, Birmoghrein, Nouadhibou et Nouakchott.

Cette chaîne de stations constitue une couverture  quasi-globale en VHF,  permettant aux contrôleurs aériens  de communiquer aisément avec les avions se trouvant dans l'espace aérien de Mauritanie.

Par ailleurs, la mise en œuvre du guidage radar  permettra de renforcer  la sécurité des vols  et d’augmenter la capacité des espaces aériens  à recevoir plus de flux de trafic, car les normes d’espacement  des aéronefs seront considérablement réduites.

L’augmentation de la capacité des espaces aériens est stratégiquement importante.

En effet,  les espaces aériens de la Mauritanie se situent sur les chemins entre l’Europe et l’Afrique  d’une part, et l’Europe et l’Amérique latine, d’autre part. Ils  sont sollicités par des flux de trafic important nécessitant une attention particulière », explique le document gouvernemental.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Appel à candidature pour le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

Appel à candidature pour le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’HommeCNDH - Conformément aux dispositions de la loi organique No 2017- 016 du 05 Juillet 2017 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

et à la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 20 Novembre 1993 dite des Principes de Paris et de l’observation générale 1.8 relative à la sélection et à la désignation de l’organe de décision des Institutions Nationales des Droits de l’Homme interprétant les Principes de Paris,

le Comité de sélection des membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme informe qu’il sera procédé au renouvellement des membres de la CNDH le 27 avril 2019 au siège de la CNDH à Nouakchott.

Constitution des dossiers de candidatures :

Candidatures aux postes de membres de la CNDH

Les candidats aux postes de membres de la CNDH doivent présenter un dossier attestant leur haute moralité, leurs compétences avérées et leur intérêt pour la défense des droits humains.

Ce dossier comprend les pièces suivantes :

- Une demande adressée à la Présidente du Comité de sélection indiquant le domaine pour lequel l’intéressé postule;

- Un Curriculum vitae

- Une copie de la pièce nationale d’identité

- les copies légalisées des diplômes et / ou attestations prouvant l’expertise et l’engagement dans le domaine des droits de l’homme choisi parmi les thématiques des postes à pourvoir;

- Un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois

- Une photo d’identité récente

- Une déclaration sur l’honneur certifiant que le candidat n’appartient à aucun organe dirigeant d’une formation politique

Les candidatures féminines sont vivement encouragées.

Délais de dépôt des candidatures :

Les dossiers de candidature peuvent être déposés au siège de la CNDH à Nouakchott du 24 Janvier 2019 à 8H au 23 Février 2019 à 12h.



Inscription sur les listes des Collèges électoraux

Les organisations de la société civile postulant l’enregistrement sur les listes des collèges électoraux des différents groupes thématiques des droits de l’homme sont invitées à présenter un dossier sous pli fermé comportant les pièces suivantes :

Une demande adressée à la Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, présidente du Comité de sélection des membres de la CNDH spécifiant le groupe thématique choisi par l’association;

- la copie du récépissé de reconnaissance de l’association

- le dernier rapport d’activité de l’association dans le domaine des droits de l’homme pour l’année 2018.

Délais de dépôt pour les listes électorales :

Les dossiers pour l’inscription aux listes électorales peuvent être déposés au siège de la CNDH à Nouakchott du 24 Janvier 2019 à 8H au 23 Février 2019 à 12h.

Fait à Nouakchott le 23 janvier 2019

N.B. Pour des informations supplémentaires sur le processus de renouvellement des membres de la CNDH, prière contacter le secrétariat du Comité de sélection : Tel : 46456082- 22031204 , Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Source : CNDH

 

 

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb"La décision du gouvernement d’interdire l’accès à l’Algérie aux migrants arabes arrivant par le Niger et le Mali est irrévocable", a déclaré au site algérien en ligne TSA Arabi Hacène Kacimi, le directeur en charge de la migration au ministère de l’Intérieur.


Rappelant que son pays avait accueilli jusqu'à présent plus de 50 000 Syriens pour des raisons humanitaires, le responsable a révélé que l’Algérie faisait face désormais à un nouveau phénomène. L’infiltration de migrants arabes venus de Syrie, du Yémen et de Palestine "par des canaux sous contrôle de groupes armés".

Des terroristes qui menacent la stabilité de l'Algérie

Et "quand certains de ces migrants deviennent un danger pour la stabilité nationale et une menace pour la sécurité, alors l’Algérie doit bouger", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces migrants arabes traversent plusieurs pays tels que l’Egypte, la Turquie, le Soudan et la Mauritanie jusqu’au Niger et au Mali sans demander l’asile politique, "alors qu’une personne menacée demande l’asile au premier pays dans lequel il arrive", a-t-il commenté.

Indiquant ne pas vouloir porter d’accusations a priori, Hacène Kacimi a expliqué que son pays était en droit de s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agissait véritablement de migrants ou "de terroristes pénétrant en Algérie sous couverture humanitaire". Pour lui, "il y a sûrement des parties occultes qui financent de telles norias terroristes".

Corroborant ces propos, TSA Arabi rapporte également, de source sécuritaire, que "l’armée algérienne est confrontée à un nouveau défi, celui de l’infiltration de terroristes âgés de 20 à 30 ans, la plupart de nationalité syrienne ainsi que quelques éléments yéménites".

Porteurs de faux papiers soudanais,"ces infiltrés viennent de la ville d’Alep, en Syrie, et ils sont poussés par des capitales arabes qui les encouragent à se déployer en Algérie dans le but de la déstabiliser", a précisé cette source, soulignant que ces terroristes syriens transitaient par le Niger depuis que ce pays est devenu un couloir pour les migrants clandestins.

A l’appui de cette thèse, TSA Arabi rappelle l’arraisonnement il y a quinze jours d’un navire chargé de munitions turques, 45 millions de balles pour être précis, au large de la Libye.

Un chiffre "colossal", selon la source de TSA, au regard d’une population de quatre millions de Libyens. "On peut en conclure que cette énorme quantité d’armes n’était pas destinée à la Libye mais à armer les combattants venus de Syrie et d’autres régions", a-t-elle dit.

La LADDH dément une information et confirme les expulsions

Critiquée par Hacène Kacimi pour avoir mis le feu aux poudres en dénonçant l’expulsion vers le Niger d’une cinquantaine de migrants syriens et palestiniens, la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) a démenti catégoriquement avoir fourni des rapports à des ONG et des instances régionales ou internationales sur la question.

Dans son démenti, la LADDH confirme toutefois que 53 Palestiniens, 47 Syriens et 17 Yéménites ont été refoulés en décembre 2018 à partir du poste-frontière d’In Guezzam, au sud de Tamanrasset.

"Il y a eu une opération de rapatriement à partir de Tamanrasset vers le Niger en étroite coordination avec les autorités nigériennes et en accord avec le bureau d’Alger du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR)", a indiqué la LADDH dans son communiqué.

Alain Chémali
Source :
Francetvinfo

Alger a décidé de refouler tous les migrants arabes, en particulier syriens, se présentant à ses frontières sud. De source sécuritaire, il s’agirait de "terroristes" venus de Syrie et du Yémen envoyés par des Etats arabes pour déstabiliser l’Algérie et tout le Maghreb.

 

 

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacésArrêt des services de l’Avion Humanitaire de l’ONU, près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés.

Les services de l’avion humanitaire de l’ONU en Mauritanie cesseront ce 31 décembre 2018, mettant en péril la vie de près d’un demi-million de citoyens mauritaniens et celle de plus de 50.000 réfugiés maliens qui ne vivent que de l’aide apportée par plus d’une trentaine d’ONG nationales et internationales travaillant dans l’humanitaire.

En plus des restrictions provenant des autorités mauritaniennes, est mis en cause, le manque de financements pour continuer les opérations de secours.

Après l’alerte lancée par ROSA (voir http://cridem.org/C_Info.php?article=718405) sur l’arrêt des services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies en Mauritanie, voilà que cette déclaration vient compléter les efforts de l’Equipe Humanitaire Pays qui, par la voix du Représentant résident des Nations Unies en Mauritanie, vient de s’adresser aux partenaires dans ce sens. Ces derniers ainsi que la société civile tirent ainsi l’alarme sur les conséquences de cet arrêt sur le travail de plus d’une trentaine d’organisations nationales et internationales travaillant dans le domaine humanitaire au profit d’environ un demi-million de citoyens mauritaniens souffrant de malnutrition et d’insécurité alimentaire, en plus des réfugiés maliens à MBerra.

Zones d’intervention

Les services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies assuraient les liaisons entre Nouakchott-Kiffa-Aïoun-Néma pour venir au secours de populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la sous production agropastorale et l’appui aux réfugiés maliens du camp de MBerra. Ils permettent également le déploiement rapide du personnel humanitaire sur le terrain et leur évacuation en cas de besoin médical. Ces services sont jugés comme fournissant le moyen de transport le plus économique, le plus sûr et le plus efficaces pour les opérations humanitaires et les actions de développement.

Selon les données distillées par l’Equipe Humanitaire Pays, constituée d’institutions des Nations-Unies, d’ONG nationales et internationales en plus de l’Etat, 11 Wilayas sur les 13 en Mauritanie sont en phase de sous pression, dont 7 Wilayas en phase de crise et 4 en sous pression alimentaire, soit 226.932 personnes, en période courante (octobre-décembre 2018), avec 574.602 personnes qui risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire sévère d’ici juin 2019. Ce qui nécessite le déplacement fréquent du personnel d’urgence et humanitaire dans les zones concernées. En 2018, ce service aérien a permis le transport de 1.930 passagers humanitaires dans les régions les plus difficiles d’accès.

Absence de fonds et blocages de l’Etat

Parmi les causes à l’arrêt des services de l’avion humanitaire des Nations Unies, les restrictions imposées par l’Etat mauritanien fixant au 24 décembre 2018 l’arrêt définitif de ces services, avec comme début d’entame des procédures le 15 décembre dernier. Avec la fermeture de l’aéroport de Néma pour travaux de maintenance, seul celui de Kiffa reste opérationnel grâce à une autorisation temporaire accordée par les autorités. Ces dernières empêchent en effet l’utilisation des autres aéroports, Aïoun, Kaédi et Sélibabyi, ce qui entrave gravement le déplacement du personnel humanitaire qui risque d’être dans l’impossibilité de secourir les populations menacées et en particulier, les réfugiés maliens de MBerra. Ajouté à ces restrictions imposées par l’Etat mauritanien, l’absence de financements jusqu’au premier semestre de l’année 2019.

L’Equipe Pays vient ainsi de lancer l’alerte sur l’arrêt définitif de ses opérations le31 décembre 2018 si aucun nouveau financement ou engagement n’est reçu, mettant les bailleurs internationaux et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Déjà, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé, depuis lundi 17 décembre 2018, les procédures d’arrêt des services aériens, compte-tenu des délais de préavis obligatoire de deux semaines. Ainsi, une trentaine d’organisations humanitaires et de développement n’auront plus accès aux zones les plus reculées du pays. Ce qui va créer une situation critique pour les bénéficiaires immédiats des programmes.

Appels à l’aide d’urgence

En 2018, les contributions des bailleurs se sont élevées à 2,2 millions de dollars U.S sur les 3,3 millions de dollars nécessaires, selon les données disponibles de l’Equipe Humanitaire Pays. Le PAM coûte à lui seul 250.000 dollars U.S par mois pour mener les opérations des Nations Unies à l’aide d’un avion humanitaire. Ainsi, tout engagement de plus d’un quart de million de dollars (0, 250 millions) permettra de demander une avance interne au PAM pour combler le gap jusqu’au premier trimestre 2019, si des fonds supplémentaires sont confirmés.

Cela évitera de renchérir les coûts des opérations humanitaires et de nuire à la capacité des organisations utilisatrices. Un appel a été ainsi lancé à la communauté internationale en Mauritanie pour la mobilisation rapide de fonds supplémentaires pour permettre aux services des Nations Unies de se poursuivre jusqu’en 2019.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité Les walis de Nouakchott, MM. Mahi Ould Hamed, Zayed Ledhan Ould Val Oumou et Mrabih Ould Bounena Ould Abidine, ont annoncé, mardi soir à Nouakchott, la création d’une institution de bienfaisance chargée de traiter le phénomène de la mendicité qui envahit quasiment toutes les rues principales de la capitale.

Lors de cette réunion tenue dans les locaux de la wilaya de Nouakchott-Ouest, les wali ont indiqué que cette nouvelle institution vise à lutter contre ce phénomène à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale qui tient compte de façon objective de la situation des mendiants dans le cadre de l’élaboration d’une étude globale en vue de déterminer leur nombre et d’exécuter des programmes appropriés pour en finir avec ce phénomène.

Cette nouvelle institution va tirer profit de l’expérience de toutes les structures passées qui ont eu à intervenir dans ce domaine dans le cadre de la lutte contre la mendicité.

De son côté, le secrétaire général de cette nouvelle institution de lutte contre la mendicité, M. Chighali Ould Mohamed El Moustapha, a passé en revue lors de la réunion les objectifs visés, soulignant la position de la religion qui juge que la mendicité est un comportement inconvenable.

Source : Agence Mauritanienne d'Information