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Dossiers en Mauritanie

La police compte recruter 300 nouveaux agents

La police compte recruter 300 nouveaux agents La police mauritanienne compte renforcer ses effectifs, en préparant un nouveau concours de recrutement, destiné à enrôler 300 agents, rapportent des sources.

Trois (3) centres de dépôt des dossiers des candidats à la future promotion seront ouverts à l’intérieur du pays, indique-t-on.

Le centre de Kaédi réceptionnera ces dossiers du 4 au 8 septembre prochain, alors que celui d’Aïoun du 18 à 22 du même mois, tandis que celui de Nouadhibou, les accueillera du 2 au 6 octobre 2017.

La sureté nationale avait embauché dernièrement, 500 éléments, après avoir suivi leur formation professionnelle à l’Ecole Nationale de la Police à Nouakchott.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroriste

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroristeQuatre fratries originaires du Maroc seraient au cœur des deux attentats qui ont touché la Catalogne.
Deux suspects ainsi qu'un imam sont toujours activement recherchés et pourraient tenter de trouver refuge dans leur pays d'origine. Si les autorités chérifiennes restent muettes sur la coopération supposée de leurs services dans l'enquête en cours, elles ont déjà, par le passé, activement contribué à la traque de terroristes d'origine marocaine en Europe.

En novembre 2015, le Maroc annonçait avoir permis la localisation à Saint-Denis, en France, d'Abdelhamid Abaaoud, belgo-marocain, cerveau des attentats de Paris.

Dans la foulée, les autorités belges avaient demandé le concours du Maroc pour les aider à affiner leurs recherches pour remonter la filière de Molenbeek. Il faut dire que le royaume dispose d'une certaine expertise en la matière. Doté d'un puissant système de renseignement et de contre-espionnage, le Maroc avait démantelé en 2008 le réseau Belliraj - opérant depuis la Belgique - et soupçonné de préparer des attaques d'envergure au Maroc.

Pas d’attaque terroriste majeure au Maroc depuis six ans
La coopération antiterroriste entre la France et le Maroc avait été au cœur du réchauffement des relations diplomatiques entre Paris et Rabat en 2015, alors qu’un an plus tôt le patron du contre-espionnage marocain avait été convoqué à Paris pour des faits de torture contre un opposant politique. La brouille entre Paris et Rabat avait duré un an, mais a semble-t-il été écourtée par l'urgence pour Paris de reprendre langue sur le volet de la lutte antiterroriste, peu après les attaques de Paris.

Avec un arsenal législatif impitoyable à l'encontre des prétendants au jihad, le Maroc assure qu'aucun de ses ressortissants de retour des zones d'Irak ou de Syrie ne circule libre sur son sol. Une politique qui se veut ferme et qui, selon Rabat, a porté ses fruits puisqu'il est le seul pays de la région à ne pas avoir connu d'attaque terroriste majeure depuis six ans.

Source : RFI

 

 

La Mauritanie déclare sa frontière avec l’Algérie zone militaire interdite aux civils

Vidéo. La Mauritanie déclare sa frontière avec l’Algérie zone militaire interdite aux civilsFace aux multiples incidents qui surviennent au nord-est de la Mauritanie, dont tout dernièrement l’arrestation d’orpailleurs mauritaniens par l’armée algérienne et les multiples arrestations de trafiquants de toute sorte à la frontière avec l’Algérie et aux menaces que suscitent des groupes terroristes que essaiment au niveau du triangle constituant la frontière Mauritano-algéro-malienne, le gouvernement mauritanien a pris une décision radicale.

Le ministère de la Défense a ainsi diffusé hier soir un communiqué qui a surpris nombre de Mauritaniens par le ton utilisé, qui ne peut qu’attester certaines craintes.

«Le ministère de la Défense nationale porte à la connaissance de l’ensemble de la population, et en particulier celle résidant ou visitant le nord de la Mauritanie, que la zone définie ci-après est une zone militaire : quadrilatère compris entre Cheggat au nord-est, Ain Ben Tili, au nord-ouest, Dhar Tichitt au sud-ouest et Lemreyya au sud», souligne le communiqué. En clair, c’est quasiment toute la frontière mauritano-algérienne qui est déclarée zone militaire et donc interdite aux civils de façon absolue.

Selon le ministère de la Défense, «tout individu circulant ou transitant dans cette partie du territoire national sera traité comme cible militaire».

Partant, le ministère de la Défense mauritanienne "demande à l’ensemble des Mauritaniens d’éviter de mettre leur vie en péril en accédant à cette zone."

Pour les autorités de la Défense, cette interdiction est justifiée par le fait qu’il est impossible pour l’armée de distinguer les paisibles citoyens des trafiquants de toutes sortes qui pullulent dans cette région.

Cette région est marque par des flux de trafics nombreux de contrebandiers (carburants, cigarettes, marchandises, etc.), de drogues, etc., et la proximité de cette zone avec le Mali où sévissent des groupes terroristes qui constituent une menace pour la région.

Cette interdiction intervient quelques jours après l’annonce du lancement du G5 Sahel, organisation censée lutter contre le terrorisme au niveau de la région et à laquelle s’est associée la Mauritanie, épargnée depuis 2011 par les attaques terroristes et qui avait préféré ne pas intervenir dans la lutte que mène la France et les pays d’Afrique de l’ouest et centrale contre les terroristes au Mali.

Pour rappel, en 2005, une attaque du GSPC algérien contre une unité de l'armée mauritanienne avait fait 15 morts, 2 disparus et 17 blessés des rangs de l'arme mauritanienne dans la localité de Lemgheity, située dans cette zone déclarée désormais militaire. Cette attaque avait précipité la chute du régime de l'ancien président Ould Taya.

Il faut aussi souligner que cette région fait l’objet de recherches d’or de la part d’orpailleurs mauritaniens. Tout dernièrement, une dizaine de Mauritaniens avaient d’ailleurs été capturés par l’armée algérienne qui les accusait de s’être introduits dans le territoire algérien, ce que réfutaient les Mauritaniens.

Autre conséquence de cette déclaration de zone militaire, avec interdiction absolue de circulation et de transit aux civils, aussi bien les Mauritaniens que des non Mauritaniens: elle va porter un coup d'arrêt aux échanges de toutes sortes et déplacements fréquents entre les populations de Tindouf et celles des régions nord-mauritaniennes.

Source : Le360 (Maroc)

 

Mali: un convoi de l’armée disparaît après une attaque près de Ménaka

Au Mali, l’armée reste sans nouvelle d’une partie d’un de ses convois. Il est tombé, ce dimanche, dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Ménaka dans le nord-est du pays. Il y a eu ensuite un accrochage et depuis plusieurs véhiculent manquent toujours à l’appel.

« Nous faisons tout pour avoir des nouvelles précises de nos hommes qui sont pour le moment portés disparus », confie un officier de l'armée malienne. Et il évoque l'accrochage survenu ce dimanche, au sud de la localité de Ménaka dans le nord du Mali.

Tout a commencé par une embuscade tendue à un convoi de l'armée malienne par de présumés jihadistes. Une embuscade, suivie d'un accrochage. D’après nos informations, des coups de feu ont été tirés par les deux camps.

Après les faits, une partie du convoi de l'armée malienne est arrivée dans la ville de Ménaka avec quelques blessés visibles parmi les hommes en uniformes. Mais depuis, personne n’a eu de nouvelle des militaires du reste du convoi ainsi que de leurs quatre véhicules.

Se sont-ils repliés vers une autre position ? Pas de précision pour le moment. Sur l'axe qui mène de Ménaka vers la frontière avec le Niger voisin, plusieurs groupes d’hommes armés se réclament d'un certain « Walid ».

Source : RFI

 

Sahel: le changement climatique fait craindre des pluies diluviennes

Sahel: le changement climatique fait craindre des pluies diluviennesLes pluies diluviennes pourraient se multiplier "abruptement" au Sahel avec le dérèglement climatique et la modification du régime de la mousson africaine, selon une étude publiée mercredi.

Le réchauffement pourrait entraîner l'arrivée "soudaine" d'une saison des pluies très intense sur la région, une fois passée la barre des +2°C, voire même +1,5°C, indiquent ces recherches basées sur des simulations et publiées par la revue Earth System Dynamics.

"Bien que franchir ce point de bascule puisse être potentiellement bénéfique, le changement pourrait être si énorme que cela serait un défi d'adaptation majeur pour une région déjà instable", souligne dans un communiqué le Postdam Institute for climate impact research (PIK).

"L'ampleur du changement nécessite une attention urgente", prévient Anders Levermann, chercheur au PIK.

Le centre du Mali, le Niger, le Tchad pourraient recevoir autant d'eau que le nord du Cameroun ou le centre du Nigeria aujourd'hui, qui se caractérisent par un climat tropical.

Ce changement est lié au réchauffement des océans voisins, qui génère une évaporation, tandis que les vents de mousson venus de l'Atlantique se renforcent et se décalent vers le nord. La pluie, en tombant, relâche à son tour de la chaleur, transformant le processus en cercle vicieux.

Selon une autre étude parue en avril, la fréquence des tempêtes extrêmes a déjà plus que triplé ces 35 dernières années au Sahel du fait du réchauffement planétaire.

Les tempêtes sahéliennes sont "parmi les plus explosives de la planète", avaient alors souligné les chercheurs, insistant sur le risque d'inondations et d'impact sanitaire dans des villes souvent dépourvues d'infrastructures, mais aussi sur l'inefficacité pour l'agriculture de pluies qui érodent les sols.

Vaste bande de terre semi-aride collée au sud du Sahara, cette région fragile a déjà été mise à mal par 20 ans de sécheresse historique dans les années 1970-80.

Globalement, la planète se réchauffe à une vitesse inédite sous l'effet des gaz à effet de serre émis par l'Homme, avec parmi les conséquences à prévoir une recrudescence des catastrophes météorologiques dans le monde.

Les États ont adopté fin 2015 un accord visant à limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la révolution industrielle, un objectif qui apparaît chaque année plus difficile à tenir.

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Le désert nigérien, « un cimetière à ciel ouvert » pour les migrants africains

Une trentaine d'élus de la région d'Agadez, au nord du Niger, se sont alarmés lundi de la situation dans le désert du Ténéré nigérien, devenu d'après eux un "véritable cimetière à ciel ouvert" pour les migrants africains.

Les drames se multiplient dans le désert du Ténéré nigérien. Au début du mois de juin, une quarantaine de migrants, parmi lesquels des bébés, y avaient été retrouvés morts, à proximité d’Agadez, dans le nord du Niger, alors qu’ils tentaient de se rendre en Libye voisine, puis probablement vers l’Europe. Face à cette situation, 37 élus du conseil régional d’Agadez ont tiré la sonnette d’alarme lundi 3 juillet dans un communiqué commun relayé par l’AFP. Le désert du Ténéré nigérien est devenu un « véritable cimetière à ciel ouvert pour les bras valides d’Afrique de l’Ouest et du centre, attirés par le mirage européen », pointent les élus. Ils estiment ainsi que « des centaines de migrants ouest-Africains ont été retrouvés morts, portés disparus ou sauvés in extremis dans le Sahara nigérien » depuis le début de l’année.

Des routes de plus en plus dangereuses

Porte du Sahara, Agadez est la plus grande ville du nord nigérien, et représente une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe. Pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté en 2015 une loi rendant leurs crimes passibles de peines allant jusqu’à 30 ans de prison.

Pour éviter les patrouilles de l’armée qui tentent d’intercepter les convois transportant des clandestins, les candidats à l’immigration empruntent des routes de plus en plus dangereuses. Dans leur communiqué, les élus expliquent notamment que « les passeurs contournent » désormais les pistes habituelles menant en Libye où se trouvent les « points d’approvisionnement en eau ».

Un appel à l’aide à la Cedeao

Face à cette situation, les 37 élus « exhortent » la Communauté économique des État d’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 États) « à mettre en place des mécanismes consensuels » qui « empêcheraient » ces migrants « d’arriver jusqu’à Agadez » et de « continuer leur périple périlleux ».

En juin dernier, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Bazoum avait déjà regretté que le désert nigérien soit « plein de corps des migrants », lors d’une tournée de sensibilisation dans le Nord sur la migration irrégulière.

Source : Jeuneafrique.com

 

La force conjointe du G5 Sahel: autant de questions que de réponses

C'est ce dimanche à Bamako que la force conjointe des pays du G5 Sahel devrait prendre forme lors du sommet des chefs d'Etat des 5 pays membres de l'organisation en présence du président français Emmanuel Macron. Reste que plusieurs points d'interrogation demeurent encore sans réponses.

La création d'une force conjointe des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région, impuissants à enrayer l'expansion des groupes jihadistes, selon des experts.

De quelles expériences peut-elle s'inspirer?

Le précédent le plus pertinent est la Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF), lancée en 2015 par les pays riverains du lac Tchad pour lutter contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, explique Rinaldo Depagne, responsable pour l'Afrique de l'Ouest du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG).

"Ce qu'on disait de la MNJTF il y a deux ou trois ans était très négatif", rappelle-t-il. Malgré les critiques, "elle a réussi une partie de sa mission, qui est de réduire le territoire contrôlé par Boko Haram et de limiter ses actions", même si "Boko Haram est loin d'être vaincu"

Quels seront ses principaux défis?

"Le G5 a des problèmes que la MNJTF n'avait pas", à commencer par les capacités militaires des Etats membres, souligne le responsable d'ICG. "Il y a au moins deux armées sans capacités ou à capacités réduites: le Mali et le Burkina Faso", alors que celles du Niger et du Tchad sont déjà mobilisées sur plusieurs fronts.

"Autre problème: la multiplicité des cibles", ajoute Rinaldo Depagne. La résolution de l'ONU vise les entités liées à Al-Qaïda ou au groupe Etat islamique. "Mais est-ce que ça comprend tous les groupes armés actifs dans le Sahel et est-ce que tous les pays sont d'accord sur des cibles communes, sachant qu'il y en a beaucoup?", s'interroge-t-il.

"Ils vont devoir courir beaucoup de lapins en même temps", relève l'expert, citant l'exemple du groupe de Malam Dicko, dans le nord du Burkina Faso, autonome de la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

De quels moyens disposera-t-elle?

L'Union européenne (UE) a annoncé le 5 juin une aide de 50 millions d'euros, disant vouloir montrer l'exemple "aux autres partenaires du G5 Sahel".
"Les 50 millions d'euros que promet l'UE, c'est se moquer du monde, c'est 500 qu'il faut mettre", soit environ la moitié du coût annuel de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), estime Serge Michailof, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

"Il faut que l'UE plonge ses mains dans ses poches, qui sont très profondes, pour allonger les 300-400 millions au bas mot que va coûter cette force", à raison de 15 à 20 millions de dollars par an pour un bataillon (700 hommes) du G5, alors que "ces pays sont étranglés par les dépenses militaires", indique-t-il.

Où et dans quels délais pourra-t-elle intervenir?

Le "concept d'opération" de cette force, a affirmé en mai le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, en visite au Mali, prévoit dans un premier temps "une concentration des efforts sur certaines zones frontalières", aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Selon Serge Michailof, "il faut bien compter deux à trois ans" pour recruter et entraîner les 5.000 hommes prévus, "d'autant qu'il y a une pénurie de sous-officiers et d'officiers subalternes expérimentés et bien formés dans toutes ces armées".

Pourra-t-elle coordonner efficacement ses contingents et ceux des autres forces existantes, en évitant le risque d'engorgement?

"Une force multinationale encadrée et formée par Barkhane" aurait l'avantage de démultiplier les capacités d'action de cette opération anti-jihadiste française, souligne le chercheur à l'IRIS.

Pour Rinaldo Depagne, le G5 pourrait "commencer par des actions bilatérales ou trilatérales qui permettent à la force de démarrer, au lieu d'essayer de bâtir une architecture parfaite et idéale, une montre suisse dont tous les rouages fonctionneraient ensemble".

Selon lui, le Liptako-Gourma, région à la frontière entre Mali, Burkina Faso et Niger, constituera "un laboratoire où les Français vont essayer d'abord de faire marcher les trois ensemble avant de faire marcher les cinq ensemble".

Source : m.le360.ma

 

Mauritanie : Non enrôlement de 44% des naissances…. des apatrides?

Mauritanie : Non enrôlement de 44% des naissances…. des apatrides? « Ensemble pour accélérer la protection, la responsabilisation et l’égalité des chances des enfants mauritaniens», c’est le thème retenu par la Mauritanie cette année, à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain et de l’orphelin dans le monde musulman, vendredi 16 juin.

Lors de cette célébration, la ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille, Maymouna Mohamed Taghi a noté « le non enrôlement de 44% d’enfants ».

A l’instar d’autres pays du monde, la Mauritanie a commémoré la journée de l’enfant africain. Du côté des autorités mauritaniennes, cette journée prend l’appellation « Journée de l’enfant africain et de l’orphelin dans le monde musulman ».

Pour la circonstance, les autorités ont organisé des activités de loisirs « au profit des enfants et d’activités de sensibilisation sur leurs droits, en plus de la distribution de produits alimentaires et de vêtements, au profit de 120 orphelins », rapporte l’Agence Mauritanienne d’Informations.

44%

S’exprimant à l’occasion, la Ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille, Maymouna Mohamed Taghi, s’est accentuée sur « les obstacles qui entravent la volonté de son département pour développer l’enfance ». Parmi ces obstacles, elle souligne « le non enrôlement de 44% des naissances, qui les empêche de détenir leurs papiers civils… ».

Handicap

L’on se souvient qu’il y a une année de cela, les autorités avaient fait de la pièce d’identité, un préalable pour tout enfant de 10 ans désireux de passer son Certificat d’Études Fondamentales. Dans le même temps, la pression est mise sur les directeurs d’écoles pour n’inscrire que les élèves minus du papier de l’enrôlement. Fin de la complaisance.

Anomalie

La question de l’enrôlement est un réel problème sociétale. Une anomalie de l’administration mauritanienne met des milliers d’enfants au ban de la société. Sans papier, l’enfant n’a droit à rien. Ni à la santé, ni à l’éducation… rien.

Ce qu’on ne soulignera jamais assez est que ce sont ces mêmes enfants qui demain deviendront des parents. Leurs progénitures à leur tour ne seront pas enrôlés puisque la délivrance de leurs papiers est conditionnée par le recensement de papa et maman.

Six ans déjà

L’enrôlement de la population a été lancé en mai 2011. Et depuis, beaucoup de mauritaniens peinent à s’enrôler. Les raisons de cette anomalie sont nombreuses. En effet, d’une part, la logistique dans nos centres d’enrôlement reste peu suffisante et d’autre part l’exigence des papiers d’enrôlement des parents et le coût constituent un blocage pour nombre d’enfants.

Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

 

Les résidents de la Cité police, Out !

Les résidents de la Cité police, Out !Les résidents de la mythique Cité police de Nouakchott ont été sommés de débarrasser les lieux d’ici le 30 juin 2017. A cette date, des bulldozers devaient raser l’espace.

Cette fois, c’est bien la belle ! Maintes fois priés de restituer à l’État leurs logements administratifs, les résidents de la cité police de Nouakchott ont été définitivement mis en demeure de débarrasser le plancher. Cette fois, l’ordre provient de la DGSN qui l’a articulé à travers une note de service qu’elle a destiné directement à la cinquantaine de policiers dont les familles occupent les lieux.

A l’instar des résidents des ilots « H » et « D » situés entre le marché de la Capitale et le marché « de Charbon », les familles déguerpies recevront chacune une enveloppe de 1,5 million d’ouguiyas comme prime d’accompagnement à la réinstallation et un terrain dans un quartier périphérique de Nouakchott.

Il faut dire que la Cité police composée d’une trentaine de logements de deux pièces chacun, sur un espace de 1000 m2 environ, a été construite pendant les années de l’indépendance, et d’emblée destinée aux officiers de police, le cas échéant, aux officiers des différents corps de l’armée nationale.

Au fil des ans, les sous officiers de police et les agents, qui y avaient été admis par la suite, ont fini par le monopoliser. En 2010, l’État mauritanien décide de ne plus prendre en charge le logement de ses fonctionnaires.

Et depuis, des indemnités de logement sont versées aux agents du public variant entre 15.000 à 25.000 ouguiyas par mois. Depuis, les résidents de la cité police profitent doublement de leur situation, en percevant des indemnités de logement tout en occupant des logements administratifs. Lesquels en forte détérioration, car n’ayant jamais été réhabilités, menaceraient de s’effondrer d’un jour à l’autre.

En les sommant de restituer lesdits logements, le gouvernement voudrait ainsi mettre fin à cette situation. A l’occasion, trouver des fonds au Trésor public, par le vente de l’espace cible.

Il faut remarquer que le site qui avait été choisi à l’époque pour sa proximité avec les ministères publics, s’avérera plus tard stratégique, puisque se retrouvant en plein centre-ville, à quelques encablures de la Présidence de la République, à moins d’une trentaine de mètres de la BMCI et de la tour de 18 étages de la SNIM, la plus grande tour du pays et à quelques mètres des ilots « A » dont l’espace est destiné à accueillir le plus grand centre des affaires de la capitale.

Tout compte fait, le pouvoir de Ould Abdel Aziz est en train de récupérer le centre ville de Nouakchott.

D’abord ce fut l’espace des Blocs rouges de la capitale, puis, le gigantesque terrain appartenant à la famille Sidi El Moctar N’Diaye sis au grand marché de la capitale, ensuite les ilots « B » et « H » puis l’école Marché et ensuite l’escadron d’escorte et de sécurité de la Gendarmerie, et enfin la cité police. A très court terme sont visés les ilots « A ». Ce sera peu avant la cité de la BMD.

A.B

Source : L'Authentique (Mauritanie)

Action humanitaire : Le Japon alloue plus de deux milliards d’ouguiyas à la Mauritanie

Action humanitaire : Le Japon alloue plus de deux milliards d’ouguiyas à la Mauritanie Le gouvernement japonais a procédé un don de 6 millions de dollars américains (USD) soit 2 milliards 100 millions d’ouguiyas, pour soutenir le travail de trois organisations onusiennes en Mauritanie.

L’annonce a été faite ce mardi 23 mai à Nouakchott, en présence du secrétaire générale du ministère de l’économie et des finances et les représentants du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Au cours de son allocution prononcé pour la circonstance, SEM Hisatsugu Shimizu ambassadeur du Japon en Mauritanie, a justifié ce financement par le contexte difficile de la région du Sahel qui pousse le Japon à soutenir en partenariat avec des organisations du Système des Nations Unies, les actions du gouvernement mauritanien dans plusieurs domaines. Selon l’ambassadeur, « le Japon a durant ces cinq dernières années, octroyé une aide d’environ soixante (60) millions USD, au profit des populations mauritaniennes ».

Trois agences onusiennes

Concrètement, ce nouveau financement servira à appuyer des projets des trois agences onusiennes citées plus haut. Il s’agira de continuer « à renforcer les capacités des autorités mauritaniennes dans la gestion des frontières, la lutte contre le terrorisme et la radicalisation et fournir une assistance humanitaire aux réfugiés de Mberra et les populations mauritaniennes vulnérables », indique en substance le bailleur.

Le HCR aux côtés des réfugiés

Le japon qui a pu « constater les conditions de vie difficiles des réfugiés maliens », permettra au HCR de pérenniser son action. Pour Mohamed Alwash, Représentant du HCR en Mauritanie, « le financement japonais contribuera à la protection des réfugiés, la gestion du camp et à la prestation des services essentiels ». Alwash qui insiste sur le processus d’autonomisation des réfugiés en cours, insiste sur le fait que les « contributions des donateurs demeurent essentielles pour maintenir les progrès réalisés ».

Hausse du nombre de réfugiés

Toujours concernant le HCR, Mohamed Alwash annonce « une hausse du nombre de réfugiés maliens au camp de Mberra, qui dépasse les 50 000 personnes ». Cette situation est la conséquence directe de l’activité des groupes terroristes au Mali. Il est à noter que cette hausse, met un coup de frein aux retours volontaires qui ont fait suite à l’accord tripartite signé entre la Mauritanie, le Mali et le HCR. Les ingrédients pour un retour volontaire et sûr ne sont pas réunis.

2 932 000 USD pour le PAM

Prenant la parole à son tour, Jean-Noël Gentille, Représentant du PAM en Mauritanie a estimé que ce financement est remarquable à plusieurs titres, « de par sa régularité (depuis 2012), sa multisectorialité (3 agences ONU) et s’adressant à la fois aux populations réfugiées et les populations hôtes ». Selon Gentille, 57% des 2 932 000 USD qui reviennent au PAM serviront à couvrir « la composante vivre de la ratio gratuite composée de vivres et cash, pour environ 50 000 réfugiés. Les 43% restant soit 1 400 000 USD reviendront aux populations hôtes en ciblant au total 20 500 personnes issus de 134 villages ».
Déficit budgétaire

En outre, le PAM a « profité de cette tribune » pour saisir le gouvernement mauritanien et la communauté internationale concernant les « besoins importants restants à couvrir en 2017 au niveau national ». Jean-Noël Gentille a en effet souligné que « sur un besoin total de 38, 5 millions USD en 2017, le PAM n’a reçu que 14,5 millions USD soit un déficit de 62% ».

Mberra sera touché si…

Dressant un tableau encore plus alarmant, le représentant du PAM en Mauritanie précise « ce déficit passe à 71% pour la période juin-décembre 2017, pour laquelle il manque 18,5 millions USD ». Notons qu’en ce qui concerne le camp de Mberra pour la période juin-décembre 2017, le « déficit est de 7 millions USD » ce qui engendrera une diminution drastique de l’assistance humanitaire, surtout en période de soudure.

Unité spéciale

De son côté, l’OIM profitera du financement japonais pour continuer son projet Renforcement des capacités pour la lutte contre la migration irrégulière, le crime organisé et le terrorisme en Mauritanie. Dans le cadre de ce projet, Anke Strauss chef de Mission de l’OIM entend « œuvrer aux côtés du gouvernement mauritanien dans le processus de mise en place d’une unité spéciale de la police chargée de détecter et combattre les mécanismes de financement du terrorisme », d’où la lutte contre le trafic illicite.

L’OIM sur sa lancée

Par ailleurs, l’OIM avec le concours des autorités mauritaniennes, a inauguré en novembre 2016, le poste frontière Fassala Niéré (Mauritanie/Mali) dont la construction a été financée par le gouvernement japonais. Parallèlement à cela, des ateliers de formations et campagnes de sensibilisation sur la migration sont fréquemment organisés à destination de la société civile et des autorités.

Constance

Comme dit plus haut, ce financement du japon n’est pas le premier à destinations de ces trois organisations onusiennes. Dans un communiqué conjoint, elles indiquent que « de 2012 à 2016, le gouvernement japonais a octroyé aux trois organismes, plus de 38 millions USD pour » pour des interventions humanitaires et le renforcement de la paix et la sécurité.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

 

 

Mali : l’attaque contre un poste de sécurité à Bolikessi revendiquée par l’organisation jihadiste d’Iyad Ag Ghali

Le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", organisation jihadiste née de la récente fusion de plusieurs groupes du Sahel, a revendiqué ce samedi 1er avril une attaque menée le 29 mars contre l'armée malienne, selon le centre américain de surveillance des sites jihadistes SITE.

Des hommes armés avaient attaqué le 29 mars un poste de sécurité dans la localité de Boulikessi, frontalière du Burkina, tuant deux gendarmes et un civil maliens, selon des sources maliennes de sécurité.

« Mercredi dernier, une brigade de moudjahidine a réussi à attaquer un poste de gendarmerie à Boulikessi », indique le groupe jihadiste, lié à Al-Qaïda, dans un communiqué cité par SITE. « L’attaque a permis de tuer trois gendarmes et d’emporter un butin d’armes et de munitions », selon ce communiqué.

Onze militaires maliens avaient déjà été tués le 5 mars dans cette même localité, lors d’une attaque déjà revendiquée par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ».

Fusion

Ce nouveau groupe – « Nusrat al-Islam wal-Muslimeen », de son nom original en arabe – est né de la fusion, annoncée le 2 mars, des groupes Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar et « l’Emirat du Sahara », une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le groupe est dirigé par Iyad Ag Ghali, dont le mouvement Ansar Dine a fait partie des organisations jihadistes ayant contrôlé le Mali durant près de dix mois, à la faveur d’une rébellion touareg.

Source : Jeuneafrique.com

 

Le Quai d'Orsay retire Chinguetti et Ouadane de la Zone Rouge

Le Ministère des affaires étrangères français a annoncé dans la section "conseils aux voyageurs" sur son site électronique une modification de la coloration de la carte de la Mauritanie.

Selon la nouvelle coloration, les villes historiques de Chinguetti et Ouadane sont désormais en zone orange, ce qui permet aux citoyens français d'y accéder et aux compagnies d'assurance d'y couvrir les voyageurs et les entreprises qui y opèrent.
Cette même modification a annoncé le passage de l'orange au jaune, pour toutes les villes côtières y compris la capitale Nouakchott, ainsi que la région d'Inchiri.

Ce changement de couleurs intervient environ deux ans après une mesure similaire entreprise par le Royaume d'Espagne qui considère désormais la Mauritanie comme zone sûre.

Source : le calame.info (Mauritanie)

 

Niger : 16 soldats tués mercredi, la France apporte son soutien

La France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (ouest) près du Mali.

Un précédent bilan jeudi faisait état de 15 soldats tués. Un des 18 soldats qui avaient été blessés dans cette attaque a « succombé à ses blessures », a affirmé samedi soir la télévision d’État.

« Le ministre de la Défense, Kalla Moutari et plusieurs chefs de l’Armée ont assisté à l’enterrement des seize soldats », a précisé la télévision, qui a diffusé des images de la cérémonie. « A la mémoire » des 16 morts, le gouvernement nigérien a décrété « un deuil national de trois jours à compter du dimanche 26 février », souligne un communiqué officiel lu à la télévision.

Les 16 soldats, membres d’une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN), ont été tués après une attaque lancée mercredi en fin d’après-midi par des « éléments terroristes » dans la région de Ouallam, selon l’armée.

La zone de Ouallam, proche du nord du Mali et située à une centaine de kilomètres de la capitale nigérienne Niamey, est devenue instable en raison de nombreuses attaques meurtrières attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Ce mouvement est l’une des formations jihadistes visées depuis plusieurs années par l’armée française au Sahel.

Chasseurs et drones

A la demande du Niger, Paris a décidé de prêter main forte aux Nigériens dans cette région, a annoncé samedi soir le gouvernement français.

« A la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO (détachement de liaison et d’assistance opérationnelle) est en train de se constituer à Tillabéri (ouest) au profit de nos camarades nigériens », a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à l’issue d’un entretien avec le chef de l’État nigérien.

Entre 50 et 80 hommes, des forces spéciales françaises notamment, seront à pied d’oeuvre « dans trois jours » dans la zone, selon une source militaire française. Ils seront dotés de capacités de guidage aérien pour appuyer les soldats nigériens au sol.

La force française Barkhane – constituée de 4.000 soldats – mène des opérations antiterroristes, notamment transfrontalières, sur cinq pays du Sahel: Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina Faso.

Au Niger, elle dispose de quatre avions de chasse Mirage 2000 et cinq drones Reaper, chargés de collecter du renseignement. Des soldats français sont aussi postés à Madama, dans le nord du Niger, à la frontière avec la Libye, et à Diffa dans l’extrême sud-est du pays, ciblée par le groupe islamiste nigérian Boko Haram.

Début novembre 2016, cinq soldats nigériens avaient déjà été tués et quatre portés disparus après une « attaque terroriste » contre Banibangou, une autre localité de Ouallam.

En octobre, un peu plus au nord-est dans la région voisine de Tahoua, 22 soldats nigériens avaient été tués lors de l’attaque d’un camp de réfugiés à Tézalit.

Malgré des frontières considérées comme poreuses, le Niger apparaît comme l’un des pays les plus stables dans une zone en proie aux troubles. Autour du Niger, Mali, Libye et Nigeria notamment sont tous confrontés à des groupes armés jihadistes.

Source : Jeuneafrique.com

 

Niger : Une attaque contre une patrouille mobile fait 11 morts

Niger : 11 soldats tués dans une attaque près de la frontière avec le Mali Une attaque contre une patrouille mobile de l’armée nigérienne a fait onze morts mercredi dans la région de Tillabéri. Si l’assaut n’a pas été revendiqué, la piste terroriste est privilégiée.

Selon une source sécuritaire nigérienne, onze membres des forces de défense et de sécurité (FDS) ont été tués mercredi 22 février dans l’attaque d’hommes armés contre leur patrouille mobile à Tilwa, dans la région de Tillabéri, proche de la frontière avec le Mali.

Selon cette même source, les assaillants ont réussi à emporter sept véhicules et en ont également brûlé quatre. Aucune revendication n’a pour le moment été faite mais une source locale évoque des hommes d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, ancien lieutenant de Mokhtar Belmokhtar, qui a prêté allégeance à l’État islamique.

Celui-ci opère effectivement dans la zone frontalière entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, profitant des faiblesses des dispositifs sécuritaires : « Les troupes sont bien équipés mais il y a des failles dans le commandement militaire », déplore une source proche sécuritaire nigérienne. Les trois pays voisins ont annoncé récemment la création d’une force conjointe afin de sécuriser leurs frontières communes.

Mathieu Olivier
Source : Jeune Afrique

 

472.000 enfants mauritaniens en situation de pauvreté absolue

472.000 enfants mauritaniens en situation de pauvreté absolueEn Mauritanie, le nombre total d’enfants de moins de 18 ans (hors milieux nomades) est de 1 753 151. 41 618 de ces enfants, soit 02% sont touchés par la privation sévère en eau potable. Autrement dit, ils utilisent des eaux de surface.

C’est le résultat d’une « étude cartographique des privations et vulnérabilités chez les enfants, réalisé par l’UNICEF en novembre 2015. » L’analyse cartographique « a été retenue comme outil le mieux adapté pour la prise de décision, l’action et le renforcement des capacités locales. »

Selon le RGPH 2013 (recensement général de la population et de l’Habitat), dont certaines statistiques ont été utilisées par la cartographie, 42% des enfants mauritaniens n’ont pas accès à des toilettes. La situation, note la cartographie « est particulièrement critique dans la wilaya du Hodh El Chargui où 71% des ménages n’ont pas de toilettes et au Hodh El Gharbi avec un taux de 60%.

Pour l’éducation, toujours selon le RGPH 2013, plus de 200 000 enfants mauritaniens ne fréquentent aucun établissement scolaire traditionnel ou moderne. En Mauritanie, « plus de la moitié des enfants subissent au moins une privation sévère (voir encadré sur les privations) dans les domaines de l’éducation, eau potable, assainissement ou accès à l’information. Régions les plus touchées : les deux Hodh, l’Assaba et le Gorgol.

Dans la cartographie, il est expliqué que « la notion de pauvreté absolue se définit par une exposition des enfants à deux privations sévères ou plus. » Et cette « pauvreté absolue touche 472 000 enfants en Mauritanie, soit prés de 27% des enfants.

Dans la cartographie, il est noté que « les privations subies par les enfants en Mauritanie relèvent d’un ensemble de facteurs, qui se superposent et jouent un rôle important dans leur développement physique, mental et émotionnel. Ces privation augmentent également la vulnérabilité aux risques…d’où la nécessité de disposer d’une analyse multidimensionnelle de la pauvreté et de l’exposition aux risques. »

Khalilou Diagana

Définition de la privation sévère :
-logement : enfants vivant dans une habitation avec cinq personnes ou plus par pièce et ayant un revêtement de sol précaire.

-Education : enfants de plus de six ans ne fréquentant aucune école moderne ou traditionnelle

-Eau potable : enfants utilisant des eaux de surface (rivière, ruisseau, barrage, lac, marres…)

-Assainissement : enfants n’ayant pas accès a des toilettes

-Accès a l’information : enfants de plus de deux ans n’ayant pas accès à une radio, une télévision, un téléphone, un journal ou un ordinateur.

Grades de privation :

-sans privation

-Privation légère : une seule privation sévère

-privation modérés : deux privations sévères

-privation forte : trois privations sévères

-Privation extrême : quatre privation sévère ou plus.

-Pauvreté absolue : une exposition des enfants a deux privations sévères ou plus.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

 

Nouakchott- Dar Naim : protestation contre la pénurie d’eau

Nouakchott- Dar Naim : protestation contre la pénurie d’eauDes habitants de la commune de Dar-Naim à Nouakchott- Nord ont protesté mercredi contre la pénurie d’eau qui frappe leurs quartiers depuis plusieurs jours.

L’eau a été totalement coupée depuis deux semaines dans certains quartiers de Dar-Naim.

« Les autorités compétentes ont été informées. Mais elles n’ont jamais respecté leur promesse de régler le problème », ont dénoncé des habitants

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

Enquête MICS5 sur la situation des enfants en Mauritanie : Le rêve de Khoudja est encore un…rêve

Enquête MICS5 sur la situation des enfants en Mauritanie :  Le rêve de Khoudja est encore un…rêveKhoudja Pape Ahmed M’barreck, jeune chanteuse mauritanienne, est ambassadrice de l’UNICEF pour les droits de l’enfant.

Face aux participants à la journée de diffusion des résultats de l’enquête MICS5 sur la situation des enfants en Mauritanie, elle a fait un rêve : « je n’ai que 14 ans. j’ai vu en rêve des enfants à l’école au lieu de quémander dans les rues, des enfants en bonne santé, des enfants qui ne sont plus exploités ou brutalisés, des enfants qui rient jouent et chantent.»

Après lecture des résultats de l’enquête, constat : ils y a des avancées mais le rêve de Khoudja est encore un…rêve.

Un taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans de 54 pour 1000 naissances, seul 27% en âge d’aller au secondaire sont scolarisées, 28% des enfants accusent un retard de croissance…ce sont quelques chiffres de la cinquième enquête par grappes à indicateurs multiples (MICS) sur la situation des enfants en Mauritanie. La présentation officielle des résultats de cette enquête a eu lieu a la chambre de commercer, d’industrie et d’agriculture à Nouakchott, jeudi 26 janvier.

L’enquête MICS5 « a été réalisée par l’office national des statistiques avec l’accompagnement technique de l’UNICEF. Elle a été financée par le gouvernement mauritanien en collaboration avec l’UNICEF, l’AFD et le FNUAP. »
Mics est « un outil de collecte de données pour le suivi des progrès vers les objectifs nationaux de développement et les engagements internationaux visant à promouvoir le bien-être des enfants, y compris les ODD, objectifs de développement durable. »

Santé

Pour la santé infantile, il ressort de l’enquête MICS 2015 qu’en Mauritanie "la mortalité des enfants de moins de 5 ans est de 54 pour 1000 naissances vivantes. 43 pour 1000 enfants mauritaniens décèdent entre la naissance et le premier anniversaire".

Autres résultats : « 57% des enfants de 12-13 ans ont reçu le vaccin PENTA3 avant leur premier anniversaire. 62% des enfants de ce même groupe d’âge ont reçu le vaccin contre la rougeole avant leur premier anniversaire. » Pour l’éducation, « 58% des enfants en âge d’aller à l’école primaire fréquentent cette école primaire et 28 % pour le secondaire. » « 52% des jeunes filles de 15 à 24 ans savent lire et écrire. »

58% d’enfants enrôlés…
Pour la protection, il ressort de l’enquête que « 26% des enfants travaillent dans des condition dangereuses et 69% ont subi des châtiments corporels. ». Autres données sous le chapitre protection : « En Mauritanie, 66% des enfants de moins de cinq ans sont enregistrés à la naissance, mais seulement 58% sont enrôlés dans le nouveau système d’enregistrement qui donne accès a un certificats de naissance valable et a un numéro national d’identification. » Ce pourcentage d’enfants enrôlés cache aussi d’importantes disparités. Ainsi, chez les plus pauvres seuls 39, 9 % des enfants de moins de cinq ans sont enregistrés à l’état civil biométrique. Pour les riches, il est de 85, 2%, en milieu urbain, 73,9%, en milieu rural, il chute à 46, 3% Au Guidimagha, le taux d’enfants de moins 5 ans enrôlés est très en deçà de la moyenne national, il est de 40%.

Hodh El Gharbi : 86,7% de MGF

Concernant les MGF (mutilations génitales féminines), en Mauritanie « quelque soit le groupe d’âge, la majorité des femmes, jeunes ou moins jeunes, ont subi l’une ou l’autre forme de ces MGF avec un taux de 67% au niveau national. » Encore des disparités à ce niveau avec un taux de MGF de 86,7% au Hodh El Gharbi et 05, 1% en Inchiri. Disparité aussi en fonction du niveau de vie. Chez les plus riches, le taux de MGF est de 14, 1%, chez les plus pauvres, 83, 3%.

Mariages précoces en masse au Guidimagha
Toujours sous la rubrique protection. Un constant : les mauritaniennes se marient encore précocement. 1 femme sur 6, y est mariée avant 15 ans. 35, 2% des femmes de la tranche d’âge 20 à 49 ans ont été mariées avant 18 ans. Le Guidimakha détient la palme des mariages précoces avec un taux de 54, 08%. Au niveau national, les filles des plus pauvres (46, 3%) se marient plus précocement que celles des riches avec un taux de 24,3%.

La présentation MICS 2015 a été suivie de débats au cours desquels a été soulevés, entre autres question, celle des enfants des enfants talibés mendiants.

Au leur sujet, le représentant de l’UNICEF en Mauritanie, Souleymane Diabaté, a fait état d’une enquête portant « mahadra et droits de l’enfant en Mauritanie » réalisée en collaboration avec les autorités mauritaniennes. « Nous ne pouvons travailler au niveau de l’UNICEF sans prendre en compte la situation de tous les enfants, la ou ils se trouvent. Nous ferons tout pour travailler avec les autorités, les religieux, la société civile pour faire en sorte que la situation des enfants soit améliorée. L’étude sur les mahadras (école coranique) a permis de recueillir des données, des informations et, comme nous sommes dans une phase d’élaboration d’un nouveau programme avec le gouvernement, cette question sera prise n compte dans ce nouveau programme » a dit le représentant.

Nous reviendrons sur « l’étude 2015 portant cartographie des privation et vulnérabilité chez les enfants en Mauritanie» dont les résultats ont été présentés après ceux du MICS.

Khalilou Diagana

Source : Le Quotidien de Nouakchott

 

 

La BRB sans Didi

Faits divers… Faits divers… Faits divers…Le fameux brigadier-chef de la police nationale, Didi ould Moubarak, a été démis de ses fonctions de chef de la Brigade des Recherches du Banditisme (BRB), par sanction de la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN).

Après un arrêt de rigueur de plus de deux semaines que Didi a passé à la compagnie numéro 1, il a été mis à la disposition de cette compagnie, en « complément d’effectif ». Son antagoniste, Mohamed ould Amar, a été, lui, mis à la disposition de la deuxième compagnie, après un même arrêt de rigueur. Selon Didi, Mohamed n’aurait jamais cessé de le provoquer ; en vain.

Jalousie ? La confiance totale de la hiérarchie envers Didi y serait pour quelque chose. L’affaire prend même de vilaines tournures : en 2006, Ould Amar accuse son collègue d’entretenir des relations douteuses avec son ex- femme. Une allégation réfutée par les enquêteurs mais l’homme n’en a pas moins continué à chercher les problèmes au flic modèle que représente Didi, l’accusant de tout et de rien.

Il y a trois semaines, le voilà à organiser une expédition contre son collègue qu’il croyait seul, persuadé que ses hommes l’avaient déjà quitté, comme prévu, dans la traque de la bande « Isback».

Ould Amar et deux récidivistes à sa solde agresse le policier, avec l’intention de le menotter et de l’embarquer, en lui collant une quelconque accusation. Mais Didi n’est pas né de la dernière pluie et… ses hommes n’étaient pas loin. Ould Amar n’oubliera pas de sitôt la leçon infligée cette nuit-là. L’intervention d’Ould Negib, chef de l’anti-drogue et patron d’Ould Amar, pour prêter main forte à son acolyte, valut, à celui-ci, une gifle, en plus de son poste.

La nouvelle du départ de Didi réjouit les malfaiteurs et inquiète les citoyens. C’est un de des rares limiers de notre police doué contre le crime et la délinquance. Il en connaît très bien les milieux et la nature. Son départ sera un grand handicap pour la BRB dont il a hérité, en 2002, de feu 700.

Fouille générale à la prison de Dar Naïm

La fameuse prison de Dar Naïm est un milieu mouvementé en proie à nombre de problèmes, malgré son jeune âge. Plusieurs évasions, individuelles et collectives, s’y sont déroulées.

En Février dernier, une cinquantaine de détenus prirent le large alors que les gardes suivaient un feuilleton télévisé. Mutineries, bagarres, épidémies et graves maladies s’y succèdent, ravageant les prisonniers. Il y a quelques mois, tous les condamnés à mort et autres lourdes peines ont été transférés au nouveau bagne de Bir Mogreïn. Récemment, de grands bandits l’ont été vers celui d’Aleg.

Les autorités carcérales mènent, à brûle-pourpoint, de fréquentes fouilles, en quête de drogues et armes blanches. Chaque semaine, le groupement de la Garde chargé de la sécurité des lieux s’y emploie, n’épargnant aucune cour ni cellule. Les responsables des cours que les prisonniers appellent « généraux » facilitent l’opération, pour continuer à bénéficier des faveurs des autorités carcérales. Celle de ces derniers jours a permis de saisir plusieurs sachets de drogue, ainsi que divers objets tranchants.

Il s’appelait « Elloulou »


Un certain jour d’Octobre 1991, vers 10 heures, une 404 camionnette aux couleurs de la police, avec quatre agents à bord, s’arrête non loin d’une baraque de la kebba située à flanc de dune, à l’ouest du Ksar. Les policiers en descendent et se dirigent vers la porte de la masure où dort un jeune homme musclé et élancé. « Que voulez-vous ? », demande la mère du suspect.

« Nous venons arrêter ton fils », répondent-ils, « il est accusé de plusieurs délits et il fait l’objet de diverses plaintes ». La dame réveille le jeune homme qui sursaute. « Allez-vous en », menace-t-il, « vous ne pouvez pas m’arrêter ».
Ils lui sautent aussitôt dessus pour le maîtriser et une violente bagarre s’engage. Bing ! Bang ! Déjà deux policiers blessés : les autres battent en retraite. Une heure plus tard, ce sont deux voitures bourrées de pandores armés jusqu’aux dents qui cernent la baraque.

Après une nouvelle et violente bagarre où le brigadier Aziz se voit molesté, Mohamed Jules N’diaye, dit « Elloulou », finit par être maitrisé, battu, menotté et embarqué au commissariat du Ksar. Le brigadier Aziz le met en cellule avant de le mettre en « Jaguar », une torture inventée par la police mauritanienne digne de la gestapo.

Le prisonnier est pendu par les pieds liés et sa tête se balance dans le vide. Deux heures plus tard, on le remet en cellule, à plat ventre, avec, sur son dos, un sac de sable de cent kilos.

Il passera toute la nuit à hurler de douleur, avant de mourir au matin. On l’enterre et établit un certificat de décès, avec la mention « mort naturelle ». Sa vaillante mère tapa, longtemps en vain, à toutes les portes, et finit par obtenir gain de cause : le fameux Aziz connaîtra à son tour la prison. L’histoire ne dit pas combien de temps et dans quelles conditions.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Inauguration d'un centre de vigilance, d'alerte et de gestion des crises

Inauguration d'un centre de vigilance, d'alerte et de gestion des crises Un centre de vigilance, d'alerte et de gestion des crises relevant de la protection civile a été inauguré mardi à Nouakchott.

La cérémonie d'inauguration a été supervisée par le ministre de l'intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdella. Le coût de ce centre, qui a été créé dans le cadre de la coopération entre la Mauritanie et l'Otan et avec l'appui du Canada et de la France, s'élève à 2 millions 700 mille euros soit l'équivalent d'un milliard d'ouguiya.

Le centre des opérations vise la protection des citoyens et de leurs biens ainsi que la vigilance et l'alerte précoce en plus de l'appui à la coordination gouvernementale commune en matière de gestion des crises et pour faire face aux risques majeurs.

Le ministre de l'intérieur et de la décentralisation, M. Ahmedou Ould Abdella a dans un mot pour la circonstance, souligné que la mise en fonction de ce centre va avoir pour effet de présenter des solutions fiables pour la protection civile contre les divers risques.

Il va, en outre, favoriser l'information et la sensibilisation des citoyens menacés par des dangers ainsi que l'appui de l'action gouvernementale commune pour faire face aux crises qui requièrent coordination et coopération entre les différents départements tout en mettant en place un mécanisme de vigilance et d'alerte précoce.

Il a ajouté que ce projet a permis d'équiper un centre d'opérations et d'alerte précoce et de gérer les crises au siège du ministère de l'intérieur et de la décentralisation en plus de la dotation des centres de coordination des opérations régionales dans les directions régionales de la protection civile au niveau de Nouakchott, Nouadhibou, Rosso et Néma d'équipements modernes pour mener à bien leur mission.

L'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique accrédité en Mauritanie, M. André Larry, a mis en exergue l'importance de ce centre qui est le fruit de la coopération entre la Mauritanie et l'Otan.

M. Julien Mario, directeur général adjoint de la protection civile et de gestion des crises en France a dit que ce centre constitue un apport de qualité au regard des moyens mis à sa disposition actuellement ainsi que ses développements à venir surtout dans les wilaya de l'intérieur.

La cérémonie d'inauguration a été marquée par une visite des différents pavillons du centre qui a permis à la délégation ministérielle de s'enquérir de l'état du centre et de sa capacité à réagir en cas de besoin.

L'inauguration s'est déroulée en présence des ministres de la défense nationale, de la santé, de l'environnement et du développement durable et du directeur général de la protection civile et de plusieurs invités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie: l’armée en alerte dans la zone frontalière avec le Sénégal

Mauritanie: l’armée en alerte dans la zone frontalière avec le Sénégal La frontière étant relativement poreuse entre la Mauritanie et le Sénégal, en dépit de l’obstacle que constitue le fleuve Sénégal, qui marque la frontière entre les deux pays, et les efforts des deux pays pour contrôler le flux avec la mise en place des points de passage contrôlés, toute menace d’un côté se fait sentir de l’autre.

En effet, les échanges transfrontaliers quotidiens sont très importants entre ces régions, avec un flux incessant des populations de part et d’autre du fleuve.

Ainsi, l’annonce de la présence de 4 présumés terroristes armés au nord du Sénégal a poussé les autorités mauritaniennes à mettre l’armée en état d’alerte le long du fleuve séparant les deux pays. Ces 4 présumés terroristes armés de kalachnikovs et se déplaçant à motos rappellent étrangement ceux des groupes Boko Haram ou Mujao qui sont implantés dans le Sahel.

Parallèlement à la gendarmerie sénégalaise qui accentue ses recherches dans les environs de Matam, ville sénégalaise située à environ 60 km de Kaédi, l’une des grandes villes de la vallée du fleuve Sénégal du côté mauritanien, l'armée mauritanienne multiplie les patrouille le long du fleuve.

«Les forces armées et de sécurité mauritaniennes sont entrées dans une dynamique similaire à celle du Sénégal en bouclant toutes les issues afin d’empêcher un éventuel repli des présumés djihadistes vers notre territoire», a expliqué à «le360 Afrique» une source sécuritaire, qui ajoute que «la Mauritanie et le Sénégal sont liés par un accord en matière de sécurité transfrontalière et de lutte conter le terrorisme».

Il faut rappeler que les forces de sécurité mauritaniennes sont fortement présentes dans la vallée du fleuve depuis les «évènements» de 1989 entre les deux pays.

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Arrivée à Nouakchott d’une délégation onusienne pour la prévention de la torture

 Arrivée à Nouakchott d’une délégation onusienne pour la prévention de la torture La mission du sous comité des nations unies pour la prévention de la torture, conduite par Mme Catherine Paulet, a rencontré ce lundi diverses personnalités officielles et des militants des droits de l’homme.

Selon l’agence mauritanienne d’information, la délégation a rencontré les ministres de la justice et de l’intérieur et de la décentralisation, respectivement Brahim O Daddah et Ahmedou O. Abdalla.

Elle a également rencontré le commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire Cheikh Tourad O. Abdel Malek. L’agence mauritanienne d’information ajoute que les entretiens entre cette délégation et les responsables rencontrés ont été consacrés à l’examen des questions d’intérêt commun.

Pour rappel, le mécanisme national pour la prévention de la torture avait été crée en 2015 et son président Mohamed O. Haless et ses membres ont prêté serment le 15 juin de cette année.

Ce mécanisme est chargé du suivi des prisonniers dans le lieu de leur détention et de donner son avis sur les lois relatives à la prévention de la torture et de mobiliser les acteurs sur les conséquences négatives de la torture.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)