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Dossiers en Mauritanie

Mauritanie : Quelques hauteurs de pluie sur 4 régions

Mauritanie : Quelques hauteurs de pluie sur 4 régionsAu cours des dernières 24 heures quelques hauteurs de pluies ont été enregistrées sur des localités de l’intérieur du pays, dans quatre wilayas, le Hodh El Gharbi, l’Assaba, le Brakna et le Guidimakha.

Ces hauteurs de pluie relevées par le réseau administratif de commandement du ministère de l’intérieur et de la décentralisation sont les suivantes :

Hodh El Gharbi

Lehreïjatt 8 mm
Ain Varba 2 mm
Touil 1 mm
Medbougou 2 mm
Voulaniya 2 mm
Assaba
Blajmil 10 mm
Kankossa 5 mm
Legleybiya 20 mm
Hamoud 3,5 mm
Guerou 4 mm

Gorgol

Kaédi 8 mm
Tifondé Civé 2 mm
Maghama 2 mm
M’Bout 7,5 mm
Tarekna 15 mm
Dolol 8 mm
Sanj 11 mm
Ouadji Boussabé 10 mm
Kob Jafar 15 mm
Niabina Gandéga 8 mm

Brakna

M’Bagne 1,5 mm

Guidimakha

Yabouli 3 mm
Wompou 23 mm
Arr 5 mm
Lemkhaila 5 mm
Sandiri 12 mm

Takoutala 10 mm
J’Reyba 9 mm
Kory 17 mm
Bordji 3 mm
Diaguili 6 mm
Hasi Chagar 10 mm
Dafor 20 mm
Laraj 2 mm
Oulyengé 5 mm

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie: des migrants sénégalais renvoyés dans leur pays

Mauritanie: interception d'une barque de migrants faisant cap vers les CanariesEn Mauritanie, le gouvernement a ordonné l’expulsion de 53 migrants sénégalais arrêtés ces derniers jours à Nouadhibou alors qu’ils tentaient de gagner l’archipel des Canaries, en Espagne en pirogue.

Les migrants avaient quitté la ville sénégalaise de Thiès, lundi 28 mai dernier, à bord d’une embarcation de fortune pour les îles Canaries avant de tomber en panne non loin des côtes mauritaniennes de Nouadhibou. Le capitaine a pris la fuite et les passagers ont été récupérés par la marine mauritanienne avant leur transfert à Nouadhibou d’où ils ont été acheminés vers Nouakchott.

C’est là que la mesure d’expulsion a été exécutée. Un premier contingent vient de quitter le pays selon le président de l’association des ressortissants sénégalais en Mauritanie. « Lundi, un premier groupe de 21 migrants est parti pour le Sénégal, explique à RFI Assane Gueye. Les autres suivront bientôt. J’ai pu leur rendre visite, j’ai vu leurs conditions d’accueil. Elles sont acceptables ».

Assane Gueye est le seul contact direct avec ses compatriotes. Il s’est dit étonné de voir le nombre élevé de Sénégalais à bord d’une seule embarcation. « Avant, vous trouviez à bord d’une pirogue diverses nationalités, gambienne, guinéenne et malienne. Mais cette fois, il y avait 53 Sénégalais, vraiment je suis étonné ».
Les 32 autres Sénégalais du centre de rétention de Nouakchott seront rapatriés dans les prochains jours suivant la signature des arrêts d'expulsion les concernant.

Source : RFI

 

 

Les acteurs publics se penchent sur le processus de révision du contenu de la SNPE …

"La réponse aux violences faites aux enfants nécessite des efforts concertés et l’implication effective de tous. Compte tenu de son impact sur les enfants, leurs familles, les communautés et les Etats, la réponse à la violence contre les enfants est une priorité mondiale», a soutenu le représentant résident de l’UNICEF en Mauritanie. Hervé Péries  s’exprimait à l’ouverture, ce mardi 22 mai, à Nouakchott, d’un atelier  technique de lancement du processus d’actualisation de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfance avec les acteurs publics, organisé conjointement par le MASEF et Save the Children.

En Mauritanie, selon l'Enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS 2015, la violence contre les enfants se manifeste sous plusieurs formes. A titre d’exemple : 8 enfants âgés de 1-14 ans sur 10 ont subi une agression de type psychologique ou un châtiment corporel.
Quatre enfants âgés de 5-17 ans sur 10 sont impliqués dans le travail des enfants. Quatre femmes âgées de 20-49 ans sur 10 ont été mariées avant l’âge de 18 ans. « Les objectifs de Développement Durable incluent des cibles claires pour mettre fin à ce phénomène d’ici 2030», selon le représentant de l’UNICEF qui se dit ravi de « voir que les différentes institutions gouvernementales soient engagées à travailler ensemble en vue d’apporter une réponse durable à ce phénomène. » Pour lui, les actions menées à ce jour, en collaboration avec tous les acteurs clés impliqués dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la protection de l’enfant en cours d’actualisation, ont abouti à des résultats encourageants.

La plupart des régions du pays ont mis en place des systèmes de protection de l’enfant. En 2017, plus de 4.000 enfants vulnérables, à risque ou victimes de violence, abus et exploitation ont été pris en charge. Cependant, les chiffres cités plus haut montrent que beaucoup reste à faire, a prévenu  Hervé Péries. La mise en œuvre de la stratégie actualisée va aussi nécessiter, rappelle-t-il, une allocation de ressources financières suffisantes et le renforcement du nombre de travailleurs sociaux, notamment au niveau du MASEF. « L’UE se veut un donateur soucieux et concerné par la protection de l’enfance », a indiqué Hans-Christian

Beaumond,chef de coopération de la Délégation de l’Union Européenne à Nouakchott.
Ainsi, explique-t-il, l’UE cherche à promouvoir et à protéger de façon identique les droits de tous les enfants(…) C’est la raison pour laquelle l’UE opte pour une approche fondée sur le renforcement des systèmes de protection de l’enfance. L’atelier s’inscrit pour l’UE dans le cadre du projet AFIA, avec un budget de 3 millions d’Euros, financé par le Fonds fiduciaire d’Urgence Sahel (FFU).

Le projet AFIA, mis en œuvre par Save the Children avec le MASEF, est  axé particulièrement sur le renforcement des institutions, de la législation et de la protection de l’enfance. L’actualisation de la SNPE doit être, de l’avis de  Beaumond, coordonnée  avec le processus d’actualisation de la Stratégie Nationale de Gestion de la Migration.
Il ressort des indicateurs de la protection  en Mauritanie  que « la violence contre la prévalence des enfants, y compris les pratiques néfastes, reste pratiquement très élevée dans le pays. Sans une stratégie claire, le pays risque de ne pas atteindre les ODD ».

L’objectif de cette rencontre qui entre dans le cadre de la révision de la Stratégie Nationale de la Protection de l’Enfance (SNPE), est,bavance Save the Children/UE de lancer le processus de révision du contenu de la SNPE et de réfléchir sur le fonctionnement du système national de protection de l’enfant ainsi que sur le mandat et le rôle de chaque acteur dans le système.
Cette phase participative de révision de la SNPE fait suite à un premier diagnostic du système national de protection de l’enfant fait par le MASEF avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers de la protection de l’enfant en Mauritanie.

La révision de la SNPE a lieu, poursuit-on, dans le cadre du Projet AFIA, financé par l’Union Européenne (UE) et mise en œuvre par Save the Children en Mauritanie.
Ce processus impliquera, font remarquer Save the Children en Mauritanie, chaque porteur de responsabilités dans la protection de l’enfant et doit aboutir à l’actualisation de la SNPE basée sur les leçons tirées du fonctionnement du système ainsi que les défis actuels de protection de l’enfant en Mauritanie.

Source : lecalame.info

 

Mauritanie : le gouvernement durcit la loi contre l’utilisation des sachets plastiques

Mauritanie : le gouvernement durcit la loi contre l’utilisation des sachets plastiquesLes autorités mauritaniennes sont déterminées à réprimer sévèrement les utilisateurs de sachets plastiques (fabricants, importateurs, distributeurs et commerçants).

En effet, l’assemblée nationale a adopté, mardi 24 avril, le projet de loi pénalisant la fabrication et l’utilisation des sacs et sachets plastiques souples. Ainsi, les peines d’emprisonnements et les sanctions financières varient suivant les catégories d’utilisateurs.

Pour les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants, les sanctions varient entre 2 000 000 et 50 millions d’ouguiyas d’amende et de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.

Quant aux particuliers, leurs sanctions varient entre 5000 à 20 000 ouguiyas d’amende et 7 à 15 jours d’emprisonnement.

A cette occasion, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Amédy Camara a fait savoir que malgré une vaste campagne de sensibilisation de six mois, les citoyens ont continué à utiliser les sachets plastiques et de manière abusive.

Sur ce, le gouvernement a jugé nécessaire de corser davantage la loi, en incluant des sanctions fortement dissuasives, notamment des peines de prison.

Rappelons que c’est en janvier 2013 que la loi interdisant la fabrication, l’importation et l’usage des sacs et sachets plastiques est entrée pour la première fois en vigueur dans le pays.

Source : Les Mauritanies

 

 

Burkina : un combattant d’Al-Mourabitoune suspecté d’être le coordonnateur des attentats de Ouaga

Les services burkinabè ont identifié celui qu'ils considèrent comme le coordonnateur des attentats du vendredi 2 mars : il s'agit d'un combattant d'Al-Mourabitoune, déjà soupçonné d'être impliqué dans l'attaque contre le café Cappuccino, en janvier 2016.

Dans un communiqué de revendications publié le 3 mars, au lendemain des attentats contre l’état-major burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a affirmé avoir agi en représailles à un raid militaire français contre plusieurs de ses chefs, le 14 février, dans l’extrême nord du Mali. Les enquêteurs estiment que cette double attaque simultanée, dont une à la voiture piégée, a en réalité été préparée bien en amont.

Selon nos informations, les services de renseignements burkinabè ont identifié Ayouri al-Battar comme étant le coordonnateur de ces opérations. D’après une source sécuritaire malienne, il s’agit d’un combattant arabe d’Al-Mourabitoune, déjà suspecté d’être impliqué dans l’attentat perpétré contre le café-restaurant Cappuccino à Ouaga, le 15 janvier 2016.

En provenance du Mali

Ayouri al-Battar aurait franchi la frontière le 9 février depuis le Mali, après être probablement passé par la zone montagneuse de Bandiagara. Les huit membres du commando, dont certains parlaient l’arabe et le bambara, l’auraient rejoint au Burkina durant les jours qui ont suivi, également depuis le Mali.

Informés a posteriori de leur arrivée, les services de renseignements burkinabè ont diffusé une note d’alerte aux différentes forces de défense et de sécurité le 22 février pour signaler leur présence sur le territoire national. Cette vigilance renforcée n’a pas empêché les assaillants de frapper le 2 mars.

Pour les responsables sécuritaires du pays, ce double attentat n’a donc malheureusement pas été une surprise. Ayouri al-Battar, lui, serait toujours dans la nature. Après Bamako en 2015, puis Ouagadougou et Grand-Bassam en 2016, Al-Mourabitoune – dont le chef au Mali, Mohamed Ould Nouini, fait partie des victimes du raid français du 14 février – confirme, avec cette nouvelle attaque à Ouaga, sa capacité à frapper loin de ses bases maliennes.

Source : jeuneafrique.com

 

Aliments de bétail et pâturage : cheptel et éleveurs menacés par une longue soudure

Aliments de bétail et pâturage : cheptel et éleveurs menacés par une longue soudureAu Guidimagha, chaque tronc d’arbre compte plus d’excréments d’animaux que de touffes d’herbes sèches. Preuve d’une forte pression sur les maigres et pauvres pâturages.

Des centaines de têtes de chameaux, de vaches et de petits ruminants poussés par des dizaines de familles d’éleveurs, certains provenant des confins de Maghta-Lahjar, d’autres du Gorgol, errent, déboussolés, ne sachant comment terminer une soudure qui s’est déjà installée.

D’habitude, la période de soudure commence au mois de juin, deux mois environ avant l’hivernage. Même dans ce court délai en attendant les premières gouttes de pluie de fin juillet-août, le monde rural souffre. Que dire d’une soudure qui risque de durer cette année, cinq à six mois, au milieu d’une désolation totale consécutive à un hivernage 2017 fortement déficitaire.

Là, c’est un vieil homme et sa petite famille, poussant des chevaux tannés par la faim. «Je viens de Ouad Lebyadh, près de Gleita (diminutif de Foum Gleita : Ndlr) avec ma famille, poussé par la sécheresse. Sincèrement, je ne sais pas où aller, certainement là où on pourra trouver de la nourriture pour nos animaux », déclare-t-il.

Aux portes de Sélibaby, Tahar Ould Boya et son frère. Deux petites tentes et une quarantaine de vaches ainsi qu’une bonne trentaine de petits ruminants. A leur compagnie, des femmes et des enfants, tous en provenance de Sangrava, Moughataa de Maghta-Lahjar au Brakna.

«Cette année, nous n’avons pu obtenir que 2 sacs de blé des magasins de l’Etat, payés à 3.000 UM l’un, mais le stock s’est épuisés. Nous ne savons pas si l’Etat va alimenter les boutiques Emel pour la vente d’aliments de bétail ou pas, ni quand. Nous avons payé hier deux sacs, sur le marché, à raison de 5.500 UM l’unité. Nous ne pouvons continuer à débourser une telle somme chaque jour. Nous n’en avons pas les moyens. Pour l’instant, nous faisons tout pour sauver le cheptel d’une mort probable, en l’absence de tout apport des pouvoirs publics. Nous profitons des rares herbes ici, et de l’eau que nous amenons d’un puits pas loin d’ici » affirme Tahar.

«Dans ces conditions, comment exiger des enfants des éleveurs d’aller à l’école, ou des femmes, qu’elles se rapprochent des postes de santé, quand la survie devient la priorité », lance son jeune frère, Mhaimid. Lui et ses sœurs ont été obligés d’interrompre leurs études pour la survie du cheptel.

Cheikh Aidara
Source : Le Courrier du Nord (Mauritanie)

 

Les mobiles des attentats d’Ouagadougou

Les mobiles des attentats de OuagadougouLes premiers éléments de l’enquête confirment que la majorité des assaillants habillés en uniformes militaires étaient des Burkinabè. Et dans l’opinion, on continue de s'interroger sur les mobiles de la double attaque.

Les enquêtes se poursuivent au Burkina Faso pour tenter de faire la lumière sur le double-attentat qui a frappé, vendredi, la capitale Ouagadougou. Ce lundi, la justice a entendu deux hommes, soupçonnés d’être impliqués dans ces attentats revendiqués par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, le GSIM.

Ce groupe lié à Al-Qaïda est dirigé par le chef d'Ansar Dine, le Touareg malien Iyad Ag Ghaly. Pour l’heure, les autorités burkinabè privilégient la piste djihadiste. Surtout depuis que l’attentat a été revendiqué par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le chef d'Ansar Dine.

Cependant, certains n’excluent pas un lien entre les djihadistes et des personnes liées au putsch raté de septembre 2015. Ce putsch a été mené par le général Gilbert Dienderé. L'ex-régime de Blaise Compaoré est-il donc lié à cette double-attaque terroriste ? "Non.

Moi, je ne ferais pas ce lien là, parce que ce sont des gens qui se battaient pour leur propre cause, qui avaient été radiés par le régime Compaoré.

Ils n'ont aucune raison d'en vouloir au nouveau régime, ni de s'allier à l'ancien régime qui les a fait partir de l'armée"
, répond Lona Charles Ouattara, un ancien Colonel de l’armée de l’air du Burkina Faso. Il a aussi été le chef des opérations aériennes des Nations Unies.

Source : Deutsche Welle (Allémagne)

 

Sahel : la Mauritanie nomme le commandement Ouest de la force du G5

Sahel : la Mauritanie nomme le commandement Ouest de la force du G5La Mauritanie a nommé les officiers du commandement Ouest de la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel, qui vient d’achever sa deuxième opération, lancée il y a deux semaines, a t-on appris jeudi de sources militaires.

Le colonel Salem Vall Ould Isselmou a été nommé commandant du “fuseau ouest” de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), dont le poste de commandement sera installé dans la ville mauritanienne de Nbeikit, proche de la frontière malienne, a indiqué une source militaire à Nouakchott.

Par ailleurs, le colonel Mohamed Cheikh Ould Kreive a été nommé commandant du bataillon mauritanien au sein de la force conjointe.

Ces nominations, les premières décisions concrètes annoncées publiquement par la Mauritanie sur la force conjointe du G5 Sahel depuis 2017, interviennent pendant une visite à Nouakchott du chef d'état-major de cette force, le général malien Didier Dacko.

La force du G5 Sahel vient d’achever sa deuxième opération, lancée le 15 janvier, a par ailleurs indiqué jeudi l‘état-major de l’armée française, précisant qu’elle avait été appuyée par 80 militaires de la force française Barkhane, sans autre indiction sur les résultats de cette opération, baptisée “Pagnali”.

Elle avait été lancée le 15 janvier et annoncée le même jour par le ministre malien de la Défense, Tiéna Coulibaly, à Paris, en présence de ses homologues du G5 Sahel et de la ministre française des Armées, Florence Parly, qui avait évoqué une concentration des efforts sur la “zone des trois frontières”, entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, l’organisation régionale G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, un projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Source : Africanews

 

Mali : près de 40 personnes tuées

Près de 40 personnes, dont plus de la moitié de civils, ont péri dans des attaques ou explosions de mines au Mali en l'espace de 24 heures, au moment où l'ONU donnait aux signataires de l'accord de paix de 2015 deux mois pour prouver leur bonne volonté.

La situation semble particulièrement se détériorer dans le centre du Mali, aux confins du Burkina Faso et du Niger. Vingt-six civils, dont six femmes et quatre enfants, ont péri jeudi dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule. Partis de Djibo, au Burkina Faso ils se rendaient à la foire hebdomadaire de Boni, selon la gendarmerie de cette ville du centre du Mali.

Le précédent bilan fourni par un habitant et des proches des victimes s’élevait à 23 morts. Mais le comptage et l’identification pour déterminer les nationalités se sont avérés difficiles, les victimes étant calcinées.

« C’est un carnage. Il n’y a pas de survivant », a déploré Abdoulaye Cheick. Il habite à Boni et est parent d’un des tués. Parmi les victimes de l’explosion figurent « sept personnes d’une même famille ».

Une source de sécurité malienne a incriminé « les terroristes qui utilisent ces mines pour semer la terreur ». L’armée malienne a également annoncé avoir tué sept assaillants et perdu deux militaires en repoussant deux attaques jihadistes présumées aux premières heures jeudi dans le centre du pays.

Les soldats maliens ont perdu deux hommes dans l’attaque du poste de sécurité de Youwarou, près de Mopti, et tués cinq assaillants. Ils ont ensuite « découvert deux autres corps sans vie de terroristes », portant le bilan à sept morts parmi les auteurs de l’attaque, selon un communiqué de l’armée.

Désertions et grogne dans l’armée

L’autre attaque, qui n’a pas fait de victime, selon l’armée, s’est produite dans le secteur où 36 gendarmes maliens avaient déserté la semaine dernière pour se diriger vers Bamako. Ces derniers ont été mis aux arrêts dans l’attente de leur comparution en conseil de discipline.

Autre signe du malaise au sein de l’armée, un sergent a été arrêté dans le centre du Mali cette semaine et transféré à Bamako pour avoir publié une vidéo dans laquelle il critiquait la hiérarchie militaire et la gouvernance du pays.
« Malgré un premier rappel à l’ordre, un sous-officier s’épanche toujours et encore sur les réseaux sociaux, il est puni donc pour indiscipline militaire », a commenté l’armée malienne sur sa page officielle Facebook.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a sommé mercredi les signataires de l’accord de paix de 2015, gouvernement malien et groupes armés, d’en relancer l’application, sous peine de sanctions.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de l’accord, censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.
Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, son projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Source : jeuneafrique.com

 

Nettoyage de Nouakchott : Deux entreprises privées désistent

Nettoyage de Nouakchott :Deux entreprises privées désistentDes sources bien informées rapportent que les sociétés : LTP et Al-Nour ont déposé ce lundi des demandes auprès de la communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) dans lesquelles elles prononcent leur incompétence à s’acquitter de la mission de nettoyage qui leur était confiée demandant transfert de cette mission à la CUN.

Les demandes surprises des deux entreprises résultent de leur incapacité à nettoyer les deux provinces Toujounine et Dar al-Naim, car elles ne disposent pas de moyens et équipements nécessaires.

La plupart de leurs employés de ces deux entreprises se sont précipités d’ores et déjà à rejoindre les services de la CUN.

Les sources ont également indiqué que la CUN est sur le point de prendre en charge le nettoyage des deux Moughataa et qu’elle enverrait des équipes de nettoyage, de jour et de nuit, pour tenter de surmonter l’accumulation des ordures, d’autant plus que les deux départements concernés connaissent une expansion constante dans les magasins et les marchés.

Source : rimtoday.net
Traduit par Adrar.Info



 

 

La police compte recruter 300 nouveaux agents

La police compte recruter 300 nouveaux agents La police mauritanienne compte renforcer ses effectifs, en préparant un nouveau concours de recrutement, destiné à enrôler 300 agents, rapportent des sources.

Trois (3) centres de dépôt des dossiers des candidats à la future promotion seront ouverts à l’intérieur du pays, indique-t-on.

Le centre de Kaédi réceptionnera ces dossiers du 4 au 8 septembre prochain, alors que celui d’Aïoun du 18 à 22 du même mois, tandis que celui de Nouadhibou, les accueillera du 2 au 6 octobre 2017.

La sureté nationale avait embauché dernièrement, 500 éléments, après avoir suivi leur formation professionnelle à l’Ecole Nationale de la Police à Nouakchott.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroriste

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroristeQuatre fratries originaires du Maroc seraient au cœur des deux attentats qui ont touché la Catalogne.
Deux suspects ainsi qu'un imam sont toujours activement recherchés et pourraient tenter de trouver refuge dans leur pays d'origine. Si les autorités chérifiennes restent muettes sur la coopération supposée de leurs services dans l'enquête en cours, elles ont déjà, par le passé, activement contribué à la traque de terroristes d'origine marocaine en Europe.

En novembre 2015, le Maroc annonçait avoir permis la localisation à Saint-Denis, en France, d'Abdelhamid Abaaoud, belgo-marocain, cerveau des attentats de Paris.

Dans la foulée, les autorités belges avaient demandé le concours du Maroc pour les aider à affiner leurs recherches pour remonter la filière de Molenbeek. Il faut dire que le royaume dispose d'une certaine expertise en la matière. Doté d'un puissant système de renseignement et de contre-espionnage, le Maroc avait démantelé en 2008 le réseau Belliraj - opérant depuis la Belgique - et soupçonné de préparer des attaques d'envergure au Maroc.

Pas d’attaque terroriste majeure au Maroc depuis six ans
La coopération antiterroriste entre la France et le Maroc avait été au cœur du réchauffement des relations diplomatiques entre Paris et Rabat en 2015, alors qu’un an plus tôt le patron du contre-espionnage marocain avait été convoqué à Paris pour des faits de torture contre un opposant politique. La brouille entre Paris et Rabat avait duré un an, mais a semble-t-il été écourtée par l'urgence pour Paris de reprendre langue sur le volet de la lutte antiterroriste, peu après les attaques de Paris.

Avec un arsenal législatif impitoyable à l'encontre des prétendants au jihad, le Maroc assure qu'aucun de ses ressortissants de retour des zones d'Irak ou de Syrie ne circule libre sur son sol. Une politique qui se veut ferme et qui, selon Rabat, a porté ses fruits puisqu'il est le seul pays de la région à ne pas avoir connu d'attaque terroriste majeure depuis six ans.

Source : RFI

 

 

La Mauritanie déclare sa frontière avec l’Algérie zone militaire interdite aux civils

Vidéo. La Mauritanie déclare sa frontière avec l’Algérie zone militaire interdite aux civilsFace aux multiples incidents qui surviennent au nord-est de la Mauritanie, dont tout dernièrement l’arrestation d’orpailleurs mauritaniens par l’armée algérienne et les multiples arrestations de trafiquants de toute sorte à la frontière avec l’Algérie et aux menaces que suscitent des groupes terroristes que essaiment au niveau du triangle constituant la frontière Mauritano-algéro-malienne, le gouvernement mauritanien a pris une décision radicale.

Le ministère de la Défense a ainsi diffusé hier soir un communiqué qui a surpris nombre de Mauritaniens par le ton utilisé, qui ne peut qu’attester certaines craintes.

«Le ministère de la Défense nationale porte à la connaissance de l’ensemble de la population, et en particulier celle résidant ou visitant le nord de la Mauritanie, que la zone définie ci-après est une zone militaire : quadrilatère compris entre Cheggat au nord-est, Ain Ben Tili, au nord-ouest, Dhar Tichitt au sud-ouest et Lemreyya au sud», souligne le communiqué. En clair, c’est quasiment toute la frontière mauritano-algérienne qui est déclarée zone militaire et donc interdite aux civils de façon absolue.

Selon le ministère de la Défense, «tout individu circulant ou transitant dans cette partie du territoire national sera traité comme cible militaire».

Partant, le ministère de la Défense mauritanienne "demande à l’ensemble des Mauritaniens d’éviter de mettre leur vie en péril en accédant à cette zone."

Pour les autorités de la Défense, cette interdiction est justifiée par le fait qu’il est impossible pour l’armée de distinguer les paisibles citoyens des trafiquants de toutes sortes qui pullulent dans cette région.

Cette région est marque par des flux de trafics nombreux de contrebandiers (carburants, cigarettes, marchandises, etc.), de drogues, etc., et la proximité de cette zone avec le Mali où sévissent des groupes terroristes qui constituent une menace pour la région.

Cette interdiction intervient quelques jours après l’annonce du lancement du G5 Sahel, organisation censée lutter contre le terrorisme au niveau de la région et à laquelle s’est associée la Mauritanie, épargnée depuis 2011 par les attaques terroristes et qui avait préféré ne pas intervenir dans la lutte que mène la France et les pays d’Afrique de l’ouest et centrale contre les terroristes au Mali.

Pour rappel, en 2005, une attaque du GSPC algérien contre une unité de l'armée mauritanienne avait fait 15 morts, 2 disparus et 17 blessés des rangs de l'arme mauritanienne dans la localité de Lemgheity, située dans cette zone déclarée désormais militaire. Cette attaque avait précipité la chute du régime de l'ancien président Ould Taya.

Il faut aussi souligner que cette région fait l’objet de recherches d’or de la part d’orpailleurs mauritaniens. Tout dernièrement, une dizaine de Mauritaniens avaient d’ailleurs été capturés par l’armée algérienne qui les accusait de s’être introduits dans le territoire algérien, ce que réfutaient les Mauritaniens.

Autre conséquence de cette déclaration de zone militaire, avec interdiction absolue de circulation et de transit aux civils, aussi bien les Mauritaniens que des non Mauritaniens: elle va porter un coup d'arrêt aux échanges de toutes sortes et déplacements fréquents entre les populations de Tindouf et celles des régions nord-mauritaniennes.

Source : Le360 (Maroc)

 

Mali: un convoi de l’armée disparaît après une attaque près de Ménaka

Au Mali, l’armée reste sans nouvelle d’une partie d’un de ses convois. Il est tombé, ce dimanche, dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Ménaka dans le nord-est du pays. Il y a eu ensuite un accrochage et depuis plusieurs véhiculent manquent toujours à l’appel.

« Nous faisons tout pour avoir des nouvelles précises de nos hommes qui sont pour le moment portés disparus », confie un officier de l'armée malienne. Et il évoque l'accrochage survenu ce dimanche, au sud de la localité de Ménaka dans le nord du Mali.

Tout a commencé par une embuscade tendue à un convoi de l'armée malienne par de présumés jihadistes. Une embuscade, suivie d'un accrochage. D’après nos informations, des coups de feu ont été tirés par les deux camps.

Après les faits, une partie du convoi de l'armée malienne est arrivée dans la ville de Ménaka avec quelques blessés visibles parmi les hommes en uniformes. Mais depuis, personne n’a eu de nouvelle des militaires du reste du convoi ainsi que de leurs quatre véhicules.

Se sont-ils repliés vers une autre position ? Pas de précision pour le moment. Sur l'axe qui mène de Ménaka vers la frontière avec le Niger voisin, plusieurs groupes d’hommes armés se réclament d'un certain « Walid ».

Source : RFI

 

Sahel: le changement climatique fait craindre des pluies diluviennes

Sahel: le changement climatique fait craindre des pluies diluviennesLes pluies diluviennes pourraient se multiplier "abruptement" au Sahel avec le dérèglement climatique et la modification du régime de la mousson africaine, selon une étude publiée mercredi.

Le réchauffement pourrait entraîner l'arrivée "soudaine" d'une saison des pluies très intense sur la région, une fois passée la barre des +2°C, voire même +1,5°C, indiquent ces recherches basées sur des simulations et publiées par la revue Earth System Dynamics.

"Bien que franchir ce point de bascule puisse être potentiellement bénéfique, le changement pourrait être si énorme que cela serait un défi d'adaptation majeur pour une région déjà instable", souligne dans un communiqué le Postdam Institute for climate impact research (PIK).

"L'ampleur du changement nécessite une attention urgente", prévient Anders Levermann, chercheur au PIK.

Le centre du Mali, le Niger, le Tchad pourraient recevoir autant d'eau que le nord du Cameroun ou le centre du Nigeria aujourd'hui, qui se caractérisent par un climat tropical.

Ce changement est lié au réchauffement des océans voisins, qui génère une évaporation, tandis que les vents de mousson venus de l'Atlantique se renforcent et se décalent vers le nord. La pluie, en tombant, relâche à son tour de la chaleur, transformant le processus en cercle vicieux.

Selon une autre étude parue en avril, la fréquence des tempêtes extrêmes a déjà plus que triplé ces 35 dernières années au Sahel du fait du réchauffement planétaire.

Les tempêtes sahéliennes sont "parmi les plus explosives de la planète", avaient alors souligné les chercheurs, insistant sur le risque d'inondations et d'impact sanitaire dans des villes souvent dépourvues d'infrastructures, mais aussi sur l'inefficacité pour l'agriculture de pluies qui érodent les sols.

Vaste bande de terre semi-aride collée au sud du Sahara, cette région fragile a déjà été mise à mal par 20 ans de sécheresse historique dans les années 1970-80.

Globalement, la planète se réchauffe à une vitesse inédite sous l'effet des gaz à effet de serre émis par l'Homme, avec parmi les conséquences à prévoir une recrudescence des catastrophes météorologiques dans le monde.

Les États ont adopté fin 2015 un accord visant à limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la révolution industrielle, un objectif qui apparaît chaque année plus difficile à tenir.

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Le désert nigérien, « un cimetière à ciel ouvert » pour les migrants africains

Une trentaine d'élus de la région d'Agadez, au nord du Niger, se sont alarmés lundi de la situation dans le désert du Ténéré nigérien, devenu d'après eux un "véritable cimetière à ciel ouvert" pour les migrants africains.

Les drames se multiplient dans le désert du Ténéré nigérien. Au début du mois de juin, une quarantaine de migrants, parmi lesquels des bébés, y avaient été retrouvés morts, à proximité d’Agadez, dans le nord du Niger, alors qu’ils tentaient de se rendre en Libye voisine, puis probablement vers l’Europe. Face à cette situation, 37 élus du conseil régional d’Agadez ont tiré la sonnette d’alarme lundi 3 juillet dans un communiqué commun relayé par l’AFP. Le désert du Ténéré nigérien est devenu un « véritable cimetière à ciel ouvert pour les bras valides d’Afrique de l’Ouest et du centre, attirés par le mirage européen », pointent les élus. Ils estiment ainsi que « des centaines de migrants ouest-Africains ont été retrouvés morts, portés disparus ou sauvés in extremis dans le Sahara nigérien » depuis le début de l’année.

Des routes de plus en plus dangereuses

Porte du Sahara, Agadez est la plus grande ville du nord nigérien, et représente une plaque tournante du trafic d’êtres humains voulant gagner l’Europe. Pour lutter contre les trafiquants, Niamey a voté en 2015 une loi rendant leurs crimes passibles de peines allant jusqu’à 30 ans de prison.

Pour éviter les patrouilles de l’armée qui tentent d’intercepter les convois transportant des clandestins, les candidats à l’immigration empruntent des routes de plus en plus dangereuses. Dans leur communiqué, les élus expliquent notamment que « les passeurs contournent » désormais les pistes habituelles menant en Libye où se trouvent les « points d’approvisionnement en eau ».

Un appel à l’aide à la Cedeao

Face à cette situation, les 37 élus « exhortent » la Communauté économique des État d’Afrique de l’Ouest (Cedeao, 15 États) « à mettre en place des mécanismes consensuels » qui « empêcheraient » ces migrants « d’arriver jusqu’à Agadez » et de « continuer leur périple périlleux ».

En juin dernier, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Bazoum avait déjà regretté que le désert nigérien soit « plein de corps des migrants », lors d’une tournée de sensibilisation dans le Nord sur la migration irrégulière.

Source : Jeuneafrique.com

 

La force conjointe du G5 Sahel: autant de questions que de réponses

C'est ce dimanche à Bamako que la force conjointe des pays du G5 Sahel devrait prendre forme lors du sommet des chefs d'Etat des 5 pays membres de l'organisation en présence du président français Emmanuel Macron. Reste que plusieurs points d'interrogation demeurent encore sans réponses.

La création d'une force conjointe des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région, impuissants à enrayer l'expansion des groupes jihadistes, selon des experts.

De quelles expériences peut-elle s'inspirer?

Le précédent le plus pertinent est la Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF), lancée en 2015 par les pays riverains du lac Tchad pour lutter contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, explique Rinaldo Depagne, responsable pour l'Afrique de l'Ouest du groupe de réflexion International Crisis Group (ICG).

"Ce qu'on disait de la MNJTF il y a deux ou trois ans était très négatif", rappelle-t-il. Malgré les critiques, "elle a réussi une partie de sa mission, qui est de réduire le territoire contrôlé par Boko Haram et de limiter ses actions", même si "Boko Haram est loin d'être vaincu"

Quels seront ses principaux défis?

"Le G5 a des problèmes que la MNJTF n'avait pas", à commencer par les capacités militaires des Etats membres, souligne le responsable d'ICG. "Il y a au moins deux armées sans capacités ou à capacités réduites: le Mali et le Burkina Faso", alors que celles du Niger et du Tchad sont déjà mobilisées sur plusieurs fronts.

"Autre problème: la multiplicité des cibles", ajoute Rinaldo Depagne. La résolution de l'ONU vise les entités liées à Al-Qaïda ou au groupe Etat islamique. "Mais est-ce que ça comprend tous les groupes armés actifs dans le Sahel et est-ce que tous les pays sont d'accord sur des cibles communes, sachant qu'il y en a beaucoup?", s'interroge-t-il.

"Ils vont devoir courir beaucoup de lapins en même temps", relève l'expert, citant l'exemple du groupe de Malam Dicko, dans le nord du Burkina Faso, autonome de la principale alliance jihadiste du Sahel, liée à Al-Qaïda.

De quels moyens disposera-t-elle?

L'Union européenne (UE) a annoncé le 5 juin une aide de 50 millions d'euros, disant vouloir montrer l'exemple "aux autres partenaires du G5 Sahel".
"Les 50 millions d'euros que promet l'UE, c'est se moquer du monde, c'est 500 qu'il faut mettre", soit environ la moitié du coût annuel de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), estime Serge Michailof, chercheur à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

"Il faut que l'UE plonge ses mains dans ses poches, qui sont très profondes, pour allonger les 300-400 millions au bas mot que va coûter cette force", à raison de 15 à 20 millions de dollars par an pour un bataillon (700 hommes) du G5, alors que "ces pays sont étranglés par les dépenses militaires", indique-t-il.

Où et dans quels délais pourra-t-elle intervenir?

Le "concept d'opération" de cette force, a affirmé en mai le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Jean-Pierre Lacroix, en visite au Mali, prévoit dans un premier temps "une concentration des efforts sur certaines zones frontalières", aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger.

Selon Serge Michailof, "il faut bien compter deux à trois ans" pour recruter et entraîner les 5.000 hommes prévus, "d'autant qu'il y a une pénurie de sous-officiers et d'officiers subalternes expérimentés et bien formés dans toutes ces armées".

Pourra-t-elle coordonner efficacement ses contingents et ceux des autres forces existantes, en évitant le risque d'engorgement?

"Une force multinationale encadrée et formée par Barkhane" aurait l'avantage de démultiplier les capacités d'action de cette opération anti-jihadiste française, souligne le chercheur à l'IRIS.

Pour Rinaldo Depagne, le G5 pourrait "commencer par des actions bilatérales ou trilatérales qui permettent à la force de démarrer, au lieu d'essayer de bâtir une architecture parfaite et idéale, une montre suisse dont tous les rouages fonctionneraient ensemble".

Selon lui, le Liptako-Gourma, région à la frontière entre Mali, Burkina Faso et Niger, constituera "un laboratoire où les Français vont essayer d'abord de faire marcher les trois ensemble avant de faire marcher les cinq ensemble".

Source : m.le360.ma

 

Mauritanie : Non enrôlement de 44% des naissances…. des apatrides?

Mauritanie : Non enrôlement de 44% des naissances…. des apatrides? « Ensemble pour accélérer la protection, la responsabilisation et l’égalité des chances des enfants mauritaniens», c’est le thème retenu par la Mauritanie cette année, à l’occasion de la célébration de la journée de l’enfant africain et de l’orphelin dans le monde musulman, vendredi 16 juin.

Lors de cette célébration, la ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille, Maymouna Mohamed Taghi a noté « le non enrôlement de 44% d’enfants ».

A l’instar d’autres pays du monde, la Mauritanie a commémoré la journée de l’enfant africain. Du côté des autorités mauritaniennes, cette journée prend l’appellation « Journée de l’enfant africain et de l’orphelin dans le monde musulman ».

Pour la circonstance, les autorités ont organisé des activités de loisirs « au profit des enfants et d’activités de sensibilisation sur leurs droits, en plus de la distribution de produits alimentaires et de vêtements, au profit de 120 orphelins », rapporte l’Agence Mauritanienne d’Informations.

44%

S’exprimant à l’occasion, la Ministre des Affaires Sociales de l’Enfance et de la Famille, Maymouna Mohamed Taghi, s’est accentuée sur « les obstacles qui entravent la volonté de son département pour développer l’enfance ». Parmi ces obstacles, elle souligne « le non enrôlement de 44% des naissances, qui les empêche de détenir leurs papiers civils… ».

Handicap

L’on se souvient qu’il y a une année de cela, les autorités avaient fait de la pièce d’identité, un préalable pour tout enfant de 10 ans désireux de passer son Certificat d’Études Fondamentales. Dans le même temps, la pression est mise sur les directeurs d’écoles pour n’inscrire que les élèves minus du papier de l’enrôlement. Fin de la complaisance.

Anomalie

La question de l’enrôlement est un réel problème sociétale. Une anomalie de l’administration mauritanienne met des milliers d’enfants au ban de la société. Sans papier, l’enfant n’a droit à rien. Ni à la santé, ni à l’éducation… rien.

Ce qu’on ne soulignera jamais assez est que ce sont ces mêmes enfants qui demain deviendront des parents. Leurs progénitures à leur tour ne seront pas enrôlés puisque la délivrance de leurs papiers est conditionnée par le recensement de papa et maman.

Six ans déjà

L’enrôlement de la population a été lancé en mai 2011. Et depuis, beaucoup de mauritaniens peinent à s’enrôler. Les raisons de cette anomalie sont nombreuses. En effet, d’une part, la logistique dans nos centres d’enrôlement reste peu suffisante et d’autre part l’exigence des papiers d’enrôlement des parents et le coût constituent un blocage pour nombre d’enfants.

Source : Le Reflet (Mauritanie)

 

 

Les résidents de la Cité police, Out !

Les résidents de la Cité police, Out !Les résidents de la mythique Cité police de Nouakchott ont été sommés de débarrasser les lieux d’ici le 30 juin 2017. A cette date, des bulldozers devaient raser l’espace.

Cette fois, c’est bien la belle ! Maintes fois priés de restituer à l’État leurs logements administratifs, les résidents de la cité police de Nouakchott ont été définitivement mis en demeure de débarrasser le plancher. Cette fois, l’ordre provient de la DGSN qui l’a articulé à travers une note de service qu’elle a destiné directement à la cinquantaine de policiers dont les familles occupent les lieux.

A l’instar des résidents des ilots « H » et « D » situés entre le marché de la Capitale et le marché « de Charbon », les familles déguerpies recevront chacune une enveloppe de 1,5 million d’ouguiyas comme prime d’accompagnement à la réinstallation et un terrain dans un quartier périphérique de Nouakchott.

Il faut dire que la Cité police composée d’une trentaine de logements de deux pièces chacun, sur un espace de 1000 m2 environ, a été construite pendant les années de l’indépendance, et d’emblée destinée aux officiers de police, le cas échéant, aux officiers des différents corps de l’armée nationale.

Au fil des ans, les sous officiers de police et les agents, qui y avaient été admis par la suite, ont fini par le monopoliser. En 2010, l’État mauritanien décide de ne plus prendre en charge le logement de ses fonctionnaires.

Et depuis, des indemnités de logement sont versées aux agents du public variant entre 15.000 à 25.000 ouguiyas par mois. Depuis, les résidents de la cité police profitent doublement de leur situation, en percevant des indemnités de logement tout en occupant des logements administratifs. Lesquels en forte détérioration, car n’ayant jamais été réhabilités, menaceraient de s’effondrer d’un jour à l’autre.

En les sommant de restituer lesdits logements, le gouvernement voudrait ainsi mettre fin à cette situation. A l’occasion, trouver des fonds au Trésor public, par le vente de l’espace cible.

Il faut remarquer que le site qui avait été choisi à l’époque pour sa proximité avec les ministères publics, s’avérera plus tard stratégique, puisque se retrouvant en plein centre-ville, à quelques encablures de la Présidence de la République, à moins d’une trentaine de mètres de la BMCI et de la tour de 18 étages de la SNIM, la plus grande tour du pays et à quelques mètres des ilots « A » dont l’espace est destiné à accueillir le plus grand centre des affaires de la capitale.

Tout compte fait, le pouvoir de Ould Abdel Aziz est en train de récupérer le centre ville de Nouakchott.

D’abord ce fut l’espace des Blocs rouges de la capitale, puis, le gigantesque terrain appartenant à la famille Sidi El Moctar N’Diaye sis au grand marché de la capitale, ensuite les ilots « B » et « H » puis l’école Marché et ensuite l’escadron d’escorte et de sécurité de la Gendarmerie, et enfin la cité police. A très court terme sont visés les ilots « A ». Ce sera peu avant la cité de la BMD.

A.B

Source : L'Authentique (Mauritanie)

Action humanitaire : Le Japon alloue plus de deux milliards d’ouguiyas à la Mauritanie

Action humanitaire : Le Japon alloue plus de deux milliards d’ouguiyas à la Mauritanie Le gouvernement japonais a procédé un don de 6 millions de dollars américains (USD) soit 2 milliards 100 millions d’ouguiyas, pour soutenir le travail de trois organisations onusiennes en Mauritanie.

L’annonce a été faite ce mardi 23 mai à Nouakchott, en présence du secrétaire générale du ministère de l’économie et des finances et les représentants du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR), l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM).

Au cours de son allocution prononcé pour la circonstance, SEM Hisatsugu Shimizu ambassadeur du Japon en Mauritanie, a justifié ce financement par le contexte difficile de la région du Sahel qui pousse le Japon à soutenir en partenariat avec des organisations du Système des Nations Unies, les actions du gouvernement mauritanien dans plusieurs domaines. Selon l’ambassadeur, « le Japon a durant ces cinq dernières années, octroyé une aide d’environ soixante (60) millions USD, au profit des populations mauritaniennes ».

Trois agences onusiennes

Concrètement, ce nouveau financement servira à appuyer des projets des trois agences onusiennes citées plus haut. Il s’agira de continuer « à renforcer les capacités des autorités mauritaniennes dans la gestion des frontières, la lutte contre le terrorisme et la radicalisation et fournir une assistance humanitaire aux réfugiés de Mberra et les populations mauritaniennes vulnérables », indique en substance le bailleur.

Le HCR aux côtés des réfugiés

Le japon qui a pu « constater les conditions de vie difficiles des réfugiés maliens », permettra au HCR de pérenniser son action. Pour Mohamed Alwash, Représentant du HCR en Mauritanie, « le financement japonais contribuera à la protection des réfugiés, la gestion du camp et à la prestation des services essentiels ». Alwash qui insiste sur le processus d’autonomisation des réfugiés en cours, insiste sur le fait que les « contributions des donateurs demeurent essentielles pour maintenir les progrès réalisés ».

Hausse du nombre de réfugiés

Toujours concernant le HCR, Mohamed Alwash annonce « une hausse du nombre de réfugiés maliens au camp de Mberra, qui dépasse les 50 000 personnes ». Cette situation est la conséquence directe de l’activité des groupes terroristes au Mali. Il est à noter que cette hausse, met un coup de frein aux retours volontaires qui ont fait suite à l’accord tripartite signé entre la Mauritanie, le Mali et le HCR. Les ingrédients pour un retour volontaire et sûr ne sont pas réunis.

2 932 000 USD pour le PAM

Prenant la parole à son tour, Jean-Noël Gentille, Représentant du PAM en Mauritanie a estimé que ce financement est remarquable à plusieurs titres, « de par sa régularité (depuis 2012), sa multisectorialité (3 agences ONU) et s’adressant à la fois aux populations réfugiées et les populations hôtes ». Selon Gentille, 57% des 2 932 000 USD qui reviennent au PAM serviront à couvrir « la composante vivre de la ratio gratuite composée de vivres et cash, pour environ 50 000 réfugiés. Les 43% restant soit 1 400 000 USD reviendront aux populations hôtes en ciblant au total 20 500 personnes issus de 134 villages ».
Déficit budgétaire

En outre, le PAM a « profité de cette tribune » pour saisir le gouvernement mauritanien et la communauté internationale concernant les « besoins importants restants à couvrir en 2017 au niveau national ». Jean-Noël Gentille a en effet souligné que « sur un besoin total de 38, 5 millions USD en 2017, le PAM n’a reçu que 14,5 millions USD soit un déficit de 62% ».

Mberra sera touché si…

Dressant un tableau encore plus alarmant, le représentant du PAM en Mauritanie précise « ce déficit passe à 71% pour la période juin-décembre 2017, pour laquelle il manque 18,5 millions USD ». Notons qu’en ce qui concerne le camp de Mberra pour la période juin-décembre 2017, le « déficit est de 7 millions USD » ce qui engendrera une diminution drastique de l’assistance humanitaire, surtout en période de soudure.

Unité spéciale

De son côté, l’OIM profitera du financement japonais pour continuer son projet Renforcement des capacités pour la lutte contre la migration irrégulière, le crime organisé et le terrorisme en Mauritanie. Dans le cadre de ce projet, Anke Strauss chef de Mission de l’OIM entend « œuvrer aux côtés du gouvernement mauritanien dans le processus de mise en place d’une unité spéciale de la police chargée de détecter et combattre les mécanismes de financement du terrorisme », d’où la lutte contre le trafic illicite.

L’OIM sur sa lancée

Par ailleurs, l’OIM avec le concours des autorités mauritaniennes, a inauguré en novembre 2016, le poste frontière Fassala Niéré (Mauritanie/Mali) dont la construction a été financée par le gouvernement japonais. Parallèlement à cela, des ateliers de formations et campagnes de sensibilisation sur la migration sont fréquemment organisés à destination de la société civile et des autorités.

Constance

Comme dit plus haut, ce financement du japon n’est pas le premier à destinations de ces trois organisations onusiennes. Dans un communiqué conjoint, elles indiquent que « de 2012 à 2016, le gouvernement japonais a octroyé aux trois organismes, plus de 38 millions USD pour » pour des interventions humanitaires et le renforcement de la paix et la sécurité.

Source : Le Quotidien de Nouakchott

 

 

Mali : l’attaque contre un poste de sécurité à Bolikessi revendiquée par l’organisation jihadiste d’Iyad Ag Ghali

Le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", organisation jihadiste née de la récente fusion de plusieurs groupes du Sahel, a revendiqué ce samedi 1er avril une attaque menée le 29 mars contre l'armée malienne, selon le centre américain de surveillance des sites jihadistes SITE.

Des hommes armés avaient attaqué le 29 mars un poste de sécurité dans la localité de Boulikessi, frontalière du Burkina, tuant deux gendarmes et un civil maliens, selon des sources maliennes de sécurité.

« Mercredi dernier, une brigade de moudjahidine a réussi à attaquer un poste de gendarmerie à Boulikessi », indique le groupe jihadiste, lié à Al-Qaïda, dans un communiqué cité par SITE. « L’attaque a permis de tuer trois gendarmes et d’emporter un butin d’armes et de munitions », selon ce communiqué.

Onze militaires maliens avaient déjà été tués le 5 mars dans cette même localité, lors d’une attaque déjà revendiquée par le « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans ».

Fusion

Ce nouveau groupe – « Nusrat al-Islam wal-Muslimeen », de son nom original en arabe – est né de la fusion, annoncée le 2 mars, des groupes Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali, Al-Mourabitoune de Mokhtar Belmokhtar et « l’Emirat du Sahara », une branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le groupe est dirigé par Iyad Ag Ghali, dont le mouvement Ansar Dine a fait partie des organisations jihadistes ayant contrôlé le Mali durant près de dix mois, à la faveur d’une rébellion touareg.

Source : Jeuneafrique.com