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Dossiers en Mauritanie

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité Les walis de Nouakchott, MM. Mahi Ould Hamed, Zayed Ledhan Ould Val Oumou et Mrabih Ould Bounena Ould Abidine, ont annoncé, mardi soir à Nouakchott, la création d’une institution de bienfaisance chargée de traiter le phénomène de la mendicité qui envahit quasiment toutes les rues principales de la capitale.

Lors de cette réunion tenue dans les locaux de la wilaya de Nouakchott-Ouest, les wali ont indiqué que cette nouvelle institution vise à lutter contre ce phénomène à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale qui tient compte de façon objective de la situation des mendiants dans le cadre de l’élaboration d’une étude globale en vue de déterminer leur nombre et d’exécuter des programmes appropriés pour en finir avec ce phénomène.

Cette nouvelle institution va tirer profit de l’expérience de toutes les structures passées qui ont eu à intervenir dans ce domaine dans le cadre de la lutte contre la mendicité.

De son côté, le secrétaire général de cette nouvelle institution de lutte contre la mendicité, M. Chighali Ould Mohamed El Moustapha, a passé en revue lors de la réunion les objectifs visés, soulignant la position de la religion qui juge que la mendicité est un comportement inconvenable.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Des migrants sénégalais, recherchés dans le désert, retrouvés en ville en Mauritanie

Mauritanie : 75 migrants illégaux arrêtés, 28 autres recherchés Recherchés dans une zone désertique du nord-ouest de la Mauritanie, la plupart des membres d'un groupe de 26 ou 27 migrants sénégalais qui s'étaient échoués sur une plage ont été retrouvés dans la grande ville de la région, Nouadhibou, selon une source sécuritaire.

"Vingt ont été retrouvés à l'entrée de la ville ou dans certains quartiers où ils avaient trouvé refuge, alors que les autres sont encore recherchés", a déclaré cette source, en estimant que les six ou sept personnes manquantes "doivent se cacher ici, parmi la population".

Partie du Sénégal avec une centaine de personne à bord, leur embarcation, qui tentait de rejoindre les Canaries (Espagne), a été "emportée par la houle vers les eaux mauritaniennes, où elle a fini par s'échouer" le 16 juillet, avait raconté un jeune migrant sénégalais dans une conférence de presse organisée par la police de Nouadhibou.

La majorité des migrants avaient été trouvés sur une plage située au nord de la ville, près de leur embarcation.

Mais certains des naufragés avaient tenté de gagner la ville, avant d'être interceptés par la gendarmerie, tandis que d'autres étaient soupçonnés d'avoir trouvé refuge dans des grottes de cette région désertique.

Plusieurs passagers étaient dans un état de "fatigue extrême" et ont reçu des soins, dans l'attente de leur rapatriement au Sénégal, selon la police.

Dimanche dernier, les garde-côtes mauritaniens avaient déjà remorqué une embarcation, saisie avec 125 migrants à bord, tous de nationalité sénégalaise.

Au Sénégal même, 25 candidats à l'émigration ont été interpellés mardi alors qu'ils attendaient d'embarquer dans une maison d'un quartier populaire de la banlieue de Saint-Louis (nord-ouest), selon la police locale.

Les Canaries, à une centaine de km des côtes marocaines, avaient été au milieu des années 2000 l'une des principales routes de l'immigration clandestine vers l'Union européenne.

Les migrants africains ont ensuite davantage emprunté la route de la Méditerranée pour gagner l'Espagne ou l'Italie à bord d'embarcations de fortune.

Ces derniers temps, alors que les migrants font face à d'énormes difficultés dans la traversée de la Libye, le nord du Sénégal connaît une "recrudescence du nombre de départs", selon la police des frontières sénégalaise.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

Arrestation de 75 migrants clandestins qui partaient pour Las Palmas

Arrestation de 75 migrants clandestins qui partaient pour Las PalmasUn groupe de migrants clandestins a été arrêté mardi soir en bordure de la côte Atlantique à Nouadhibou. Ce groupe venait du Sénégal et se rendait à Las Palmas. Un autre groupe a été aussi arrêté à 17 km de Nouadhibou.

Le premier groupe, au nombre de 58 migrants clandestins, a été arrêté par l'armée nationale en bordure de la côte Atlantique alors que le second groupe qui compte 17 migrants clandestins a été arrêté au point de contrôle relevant de la gendarmerie nationale.

Les autorités administratives, sécuritaires et municipales ont commencé sur le champ à donner les premiers secours à certains éléments du groupe. Ainsi, certains d'entre eux ont été transférés à l'hôpital régional de Nouadhibou pour recevoir les premiers soins, alors que les autres ont été transférés à la direction régionale de la sûreté où ils ont bénéficié d'aliments et de couvertures.

Le wali de Dakhlet Nouadhibou, M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Raré, a effectué, en compagnie du hakem de la moughataa de Nouadhibou, et des autorités militaires et sécuritaires, une visite au groupe pour s'informer sur ses conditions et sur les efforts déployés pour lui assurer aliments, médicaments et couvertures en attendant son évacuation vers son pays d'origine.

Le directeur régional de la sûreté, M. Mohamed Abdallahi Ould Taleb, a déclaré à l'AMI que l'opération d'arrestation du groupe a été menée à l'occasion des patrouilles effectuées par l'Armée nationale.

Il a précisé que le groupe, au nombre de 75 éléments, se trouve actuellement dans les locaux de la direction de la sûreté régionale où tous les moyens nécessaires lui ont été fournis par les autorités administratives, sécuritaires et municipales en attendant la fin des investigations en cours pour l'évacuer vers son pays d'origine.

Il a par ailleurs précisé que 28 autres migrants clandestins de ce groupe qui vient du Sénégal et qui se rendait à Las Palmas sont actuellement recherchés.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

G5 Sahel : le Mauritanien Hanena Ould Sidi s’installe dans le fauteuil de Didier Dacko

G5 Sahel : le Mauritanien Hanena Ould Sidi s’installe dans le fauteuil de Didier DackoChangement de tête au commandement de la Force conjointe du G5 Sahel. Didier Dacko, le Général malien qui en assurait le commandement et son adjoint le Burkinabé Yaya Seré ont été remerciés en marge de la rencontre entre Emmanuel Macron et ses cinq homologues africains.

Désormais le fauteuil de Commandant de la Force échoit au Mauritanien Hanena Ould Sidi. La lutte souterraine au sein du G5 Sahel n'a jamais été aussi féroce. Paris avait fini par appuyer la volonté de Mohamed Ould Abdel Aziz et d'Idriss Deby.

Pour les présidents mauritanien et tchadien qui entendent mettre en avant leur expertise armée, l'attaque du QG de la Force conjointe du G5 Sahel a été la goutte de trop après la bavure des Forces armées maliennes (Fama) sur des civils peuls en mai.

Ould Sidi dans le poste de commandement attend son adjoint tchadien

Alors lorsqu'Emmanuel Macron, en visite d'Etat à Nouakchott en marge du 31è Sommet de l'Union africaine (UA), rencontre les présidents du G5 Sahel à l'Ecole de guerre de la force sous-régionale, le sort de Didier Dacko est scellé. Lui et son adjoint burkinabé Yaya Seré sont éjectés de leur fauteuil respectifs de Commandant et de Commandant adjoint de la Force.

Au poste de pilotage du Commandement de la Force du G5 Sahel, c'est désormais le Général Hanena Ould Sidi, Chef de l'état-major général adjoint de l'armée mauritanienne, décrit comme « réservé, prudent mais efficace» par un fin connaisseur, qui prend les rênes. Le Mauritanien sera secondé par le Général de Division Oumar Bikimo Jean, commandant en second de la Force. C'est ce duo qui prend les commandes.

A l'analyse, une rivalité souterraine oppose les chefs d'Etats pour le contrôle du G5 Sahel. De fait ou en usant de moyens légaux, la Mauritanie et le Tchad semblent vouloir prendre le bâton de commandement de cette force sous-régionale antiterroriste. En perspective d'un retrait de la Force française Barkhane très décriée dans le pays, Paris serait favorable aux armées mauritanienne et tchadienne perçues comme plus aguerries pour les combats au sol. Pour les appuyer dans leur contre-offensive face aux hordes de terroristes, l'opération française de forces spéciales Sabre devrait se positionner en renfort.

Changement de tête mais toujours pas d'opérationnalisation du G5 Sahel

Pour l'heure, afin de ne pas mettre Ibrahim Boubacar Keïta en difficulté à la présidentielle dans deux semaines, une sorte d'officialisation officieuse confirme l'éviction du Général Didier Dacko. Dans tous les cas, la Mauritanie et le Tchad s'affirment de plus en plus comme des maillons essentiels de la Force du G5 Sahel. Ce qui nuit à l'équilibre d'une force que l'on présente comme coordonnée et préparée.

Plus que le jeu de chaises musicales et le changement de tête, c'est la problématique du financement qui est la véritable haie à franchir. Au moindre micro tendu ou à la moindre caméra allumée au Sommet de l'UA, le Nigérien Mahamadou Issoufou répétait à satiété que les promesses de financement de la collecte de Bruxelles devraient être concrétisées pour permettre à la Force de se mettre sur pied. Une difficulté que les interminables réunions n'ont pas encore permis de surmonter.

Les attaques sur le terrain n'ont pas cessé comme la mort ce mercredi 11 juillet de deux soldats maliens dans une embuscade à Mopti. L'impératif devrait sans doute être de repousser les forces terroristes... en coordonnant les composantes de la Force du G5 Sahel. Encore faut-il trouver le financement pour une opérationnalisation effective.

Par Ibrahima Bayo Jr.
Source : La Tribune Afrique (France)

 

Fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie : De quoi s’agit-il au juste

Fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie : De quoi s’agit-il au juste ? La Presse du jour a fait état de fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie dans le département de Podor.

Que se passe-t-il au juste. Selon certaines sources, seuls les passages non officiels sont fermés si l’on en croit à un élément de la garde mauritanienne, en service à l’un des postes frontaliers, joint au téléphone par nos confrères de Podorinfos.

En effet, selon le portail régional de la ville de Podor repris par laviesenegalaise.com, les points de passage officiels restent ouverts et les populations vaquent librement à leurs occupations, d’ailleurs, le débarcadère de Podor en est une illustration parfaite.

Les pirogues qui assurent la traversée vont et viennent et c’est le cas à Boghé, Dioudé Diéri, Wouro Aly qui sont officiellement reconnus par les deux États (Sénégal et Mauritanie).

Des points de passage comme Ngaolé, Toufndé Diami, Saldé célèbres et très fréquentés entre autres sont interdits et cette décision entre dans le cadre de la sécurisation de la vallée car dans une frontière, l’on ne peut pas entrer et sortir comme l’on veut”, a laissé entendre M.N, en service à la frontière.

“La porosité des frontières est toujours décriée par les populations car de part et d’autre certains commettent des forfaits et vont se réfugier dans l’autre côté sans être inquiété”, argue Mamadou qui juge cette mesure pertinente. Appelant aux sénégalais de respecter les décisions des voisins mauritaniens qui eux respectent celles prises par la partie sénégalaise.

Source : La Vie Sénégalaise (Sénégal)

 

 

Mauritanie : collaboration entre orpailleurs et terroristes

L’armée  accuse certains orpailleurs au Nord/Est  du pays (confins des frontières avec l’Algérie et le Mali) de « collaborer avec des groupuscules terroristes », dans une déclaration sous forme de mise en garde lue jeudi par la PANA.

Le document de l’état-major général des armées stigmatise « des manquements graves de la part des orpailleurs, qui se retrouvent dans une zone militaire interdite en compagnie d’étrangers portant des armes ».

Ainsi, conformément à sa mission consistant « à protéger cette zone pour sécuriser les unités militaires qui y sont déployées », l’état-major annonce « de nouvelles mesures militaires et sécuritaires, qui seront appliquées à la lettre et avec fermeté, en vue de faire face à ces groupes terroristes».

Les confins des frontières entre la Mauritanie, l’Algérie et le Mali sont le théâtre d’activités menées par des mouvements  terroristes et des groupes spécialisés dans le crime transfrontalier.

Ainsi, l’armée en a fait une zone militaire interdite depuis plusieurs années.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : Quelques hauteurs de pluie sur 4 régions

Mauritanie : Quelques hauteurs de pluie sur 4 régionsAu cours des dernières 24 heures quelques hauteurs de pluies ont été enregistrées sur des localités de l’intérieur du pays, dans quatre wilayas, le Hodh El Gharbi, l’Assaba, le Brakna et le Guidimakha.

Ces hauteurs de pluie relevées par le réseau administratif de commandement du ministère de l’intérieur et de la décentralisation sont les suivantes :

Hodh El Gharbi

Lehreïjatt 8 mm
Ain Varba 2 mm
Touil 1 mm
Medbougou 2 mm
Voulaniya 2 mm
Assaba
Blajmil 10 mm
Kankossa 5 mm
Legleybiya 20 mm
Hamoud 3,5 mm
Guerou 4 mm

Gorgol

Kaédi 8 mm
Tifondé Civé 2 mm
Maghama 2 mm
M’Bout 7,5 mm
Tarekna 15 mm
Dolol 8 mm
Sanj 11 mm
Ouadji Boussabé 10 mm
Kob Jafar 15 mm
Niabina Gandéga 8 mm

Brakna

M’Bagne 1,5 mm

Guidimakha

Yabouli 3 mm
Wompou 23 mm
Arr 5 mm
Lemkhaila 5 mm
Sandiri 12 mm

Takoutala 10 mm
J’Reyba 9 mm
Kory 17 mm
Bordji 3 mm
Diaguili 6 mm
Hasi Chagar 10 mm
Dafor 20 mm
Laraj 2 mm
Oulyengé 5 mm

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie: des migrants sénégalais renvoyés dans leur pays

Mauritanie: interception d'une barque de migrants faisant cap vers les CanariesEn Mauritanie, le gouvernement a ordonné l’expulsion de 53 migrants sénégalais arrêtés ces derniers jours à Nouadhibou alors qu’ils tentaient de gagner l’archipel des Canaries, en Espagne en pirogue.

Les migrants avaient quitté la ville sénégalaise de Thiès, lundi 28 mai dernier, à bord d’une embarcation de fortune pour les îles Canaries avant de tomber en panne non loin des côtes mauritaniennes de Nouadhibou. Le capitaine a pris la fuite et les passagers ont été récupérés par la marine mauritanienne avant leur transfert à Nouadhibou d’où ils ont été acheminés vers Nouakchott.

C’est là que la mesure d’expulsion a été exécutée. Un premier contingent vient de quitter le pays selon le président de l’association des ressortissants sénégalais en Mauritanie. « Lundi, un premier groupe de 21 migrants est parti pour le Sénégal, explique à RFI Assane Gueye. Les autres suivront bientôt. J’ai pu leur rendre visite, j’ai vu leurs conditions d’accueil. Elles sont acceptables ».

Assane Gueye est le seul contact direct avec ses compatriotes. Il s’est dit étonné de voir le nombre élevé de Sénégalais à bord d’une seule embarcation. « Avant, vous trouviez à bord d’une pirogue diverses nationalités, gambienne, guinéenne et malienne. Mais cette fois, il y avait 53 Sénégalais, vraiment je suis étonné ».
Les 32 autres Sénégalais du centre de rétention de Nouakchott seront rapatriés dans les prochains jours suivant la signature des arrêts d'expulsion les concernant.

Source : RFI

 

 

Les acteurs publics se penchent sur le processus de révision du contenu de la SNPE …

"La réponse aux violences faites aux enfants nécessite des efforts concertés et l’implication effective de tous. Compte tenu de son impact sur les enfants, leurs familles, les communautés et les Etats, la réponse à la violence contre les enfants est une priorité mondiale», a soutenu le représentant résident de l’UNICEF en Mauritanie. Hervé Péries  s’exprimait à l’ouverture, ce mardi 22 mai, à Nouakchott, d’un atelier  technique de lancement du processus d’actualisation de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfance avec les acteurs publics, organisé conjointement par le MASEF et Save the Children.

En Mauritanie, selon l'Enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS 2015, la violence contre les enfants se manifeste sous plusieurs formes. A titre d’exemple : 8 enfants âgés de 1-14 ans sur 10 ont subi une agression de type psychologique ou un châtiment corporel.
Quatre enfants âgés de 5-17 ans sur 10 sont impliqués dans le travail des enfants. Quatre femmes âgées de 20-49 ans sur 10 ont été mariées avant l’âge de 18 ans. « Les objectifs de Développement Durable incluent des cibles claires pour mettre fin à ce phénomène d’ici 2030», selon le représentant de l’UNICEF qui se dit ravi de « voir que les différentes institutions gouvernementales soient engagées à travailler ensemble en vue d’apporter une réponse durable à ce phénomène. » Pour lui, les actions menées à ce jour, en collaboration avec tous les acteurs clés impliqués dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la protection de l’enfant en cours d’actualisation, ont abouti à des résultats encourageants.

La plupart des régions du pays ont mis en place des systèmes de protection de l’enfant. En 2017, plus de 4.000 enfants vulnérables, à risque ou victimes de violence, abus et exploitation ont été pris en charge. Cependant, les chiffres cités plus haut montrent que beaucoup reste à faire, a prévenu  Hervé Péries. La mise en œuvre de la stratégie actualisée va aussi nécessiter, rappelle-t-il, une allocation de ressources financières suffisantes et le renforcement du nombre de travailleurs sociaux, notamment au niveau du MASEF. « L’UE se veut un donateur soucieux et concerné par la protection de l’enfance », a indiqué Hans-Christian

Beaumond,chef de coopération de la Délégation de l’Union Européenne à Nouakchott.
Ainsi, explique-t-il, l’UE cherche à promouvoir et à protéger de façon identique les droits de tous les enfants(…) C’est la raison pour laquelle l’UE opte pour une approche fondée sur le renforcement des systèmes de protection de l’enfance. L’atelier s’inscrit pour l’UE dans le cadre du projet AFIA, avec un budget de 3 millions d’Euros, financé par le Fonds fiduciaire d’Urgence Sahel (FFU).

Le projet AFIA, mis en œuvre par Save the Children avec le MASEF, est  axé particulièrement sur le renforcement des institutions, de la législation et de la protection de l’enfance. L’actualisation de la SNPE doit être, de l’avis de  Beaumond, coordonnée  avec le processus d’actualisation de la Stratégie Nationale de Gestion de la Migration.
Il ressort des indicateurs de la protection  en Mauritanie  que « la violence contre la prévalence des enfants, y compris les pratiques néfastes, reste pratiquement très élevée dans le pays. Sans une stratégie claire, le pays risque de ne pas atteindre les ODD ».

L’objectif de cette rencontre qui entre dans le cadre de la révision de la Stratégie Nationale de la Protection de l’Enfance (SNPE), est,bavance Save the Children/UE de lancer le processus de révision du contenu de la SNPE et de réfléchir sur le fonctionnement du système national de protection de l’enfant ainsi que sur le mandat et le rôle de chaque acteur dans le système.
Cette phase participative de révision de la SNPE fait suite à un premier diagnostic du système national de protection de l’enfant fait par le MASEF avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers de la protection de l’enfant en Mauritanie.

La révision de la SNPE a lieu, poursuit-on, dans le cadre du Projet AFIA, financé par l’Union Européenne (UE) et mise en œuvre par Save the Children en Mauritanie.
Ce processus impliquera, font remarquer Save the Children en Mauritanie, chaque porteur de responsabilités dans la protection de l’enfant et doit aboutir à l’actualisation de la SNPE basée sur les leçons tirées du fonctionnement du système ainsi que les défis actuels de protection de l’enfant en Mauritanie.

Source : lecalame.info

 

Mauritanie : le gouvernement durcit la loi contre l’utilisation des sachets plastiques

Mauritanie : le gouvernement durcit la loi contre l’utilisation des sachets plastiquesLes autorités mauritaniennes sont déterminées à réprimer sévèrement les utilisateurs de sachets plastiques (fabricants, importateurs, distributeurs et commerçants).

En effet, l’assemblée nationale a adopté, mardi 24 avril, le projet de loi pénalisant la fabrication et l’utilisation des sacs et sachets plastiques souples. Ainsi, les peines d’emprisonnements et les sanctions financières varient suivant les catégories d’utilisateurs.

Pour les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants, les sanctions varient entre 2 000 000 et 50 millions d’ouguiyas d’amende et de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.

Quant aux particuliers, leurs sanctions varient entre 5000 à 20 000 ouguiyas d’amende et 7 à 15 jours d’emprisonnement.

A cette occasion, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Amédy Camara a fait savoir que malgré une vaste campagne de sensibilisation de six mois, les citoyens ont continué à utiliser les sachets plastiques et de manière abusive.

Sur ce, le gouvernement a jugé nécessaire de corser davantage la loi, en incluant des sanctions fortement dissuasives, notamment des peines de prison.

Rappelons que c’est en janvier 2013 que la loi interdisant la fabrication, l’importation et l’usage des sacs et sachets plastiques est entrée pour la première fois en vigueur dans le pays.

Source : Les Mauritanies

 

 

Burkina : un combattant d’Al-Mourabitoune suspecté d’être le coordonnateur des attentats de Ouaga

Les services burkinabè ont identifié celui qu'ils considèrent comme le coordonnateur des attentats du vendredi 2 mars : il s'agit d'un combattant d'Al-Mourabitoune, déjà soupçonné d'être impliqué dans l'attaque contre le café Cappuccino, en janvier 2016.

Dans un communiqué de revendications publié le 3 mars, au lendemain des attentats contre l’état-major burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a affirmé avoir agi en représailles à un raid militaire français contre plusieurs de ses chefs, le 14 février, dans l’extrême nord du Mali. Les enquêteurs estiment que cette double attaque simultanée, dont une à la voiture piégée, a en réalité été préparée bien en amont.

Selon nos informations, les services de renseignements burkinabè ont identifié Ayouri al-Battar comme étant le coordonnateur de ces opérations. D’après une source sécuritaire malienne, il s’agit d’un combattant arabe d’Al-Mourabitoune, déjà suspecté d’être impliqué dans l’attentat perpétré contre le café-restaurant Cappuccino à Ouaga, le 15 janvier 2016.

En provenance du Mali

Ayouri al-Battar aurait franchi la frontière le 9 février depuis le Mali, après être probablement passé par la zone montagneuse de Bandiagara. Les huit membres du commando, dont certains parlaient l’arabe et le bambara, l’auraient rejoint au Burkina durant les jours qui ont suivi, également depuis le Mali.

Informés a posteriori de leur arrivée, les services de renseignements burkinabè ont diffusé une note d’alerte aux différentes forces de défense et de sécurité le 22 février pour signaler leur présence sur le territoire national. Cette vigilance renforcée n’a pas empêché les assaillants de frapper le 2 mars.

Pour les responsables sécuritaires du pays, ce double attentat n’a donc malheureusement pas été une surprise. Ayouri al-Battar, lui, serait toujours dans la nature. Après Bamako en 2015, puis Ouagadougou et Grand-Bassam en 2016, Al-Mourabitoune – dont le chef au Mali, Mohamed Ould Nouini, fait partie des victimes du raid français du 14 février – confirme, avec cette nouvelle attaque à Ouaga, sa capacité à frapper loin de ses bases maliennes.

Source : jeuneafrique.com

 

Aliments de bétail et pâturage : cheptel et éleveurs menacés par une longue soudure

Aliments de bétail et pâturage : cheptel et éleveurs menacés par une longue soudureAu Guidimagha, chaque tronc d’arbre compte plus d’excréments d’animaux que de touffes d’herbes sèches. Preuve d’une forte pression sur les maigres et pauvres pâturages.

Des centaines de têtes de chameaux, de vaches et de petits ruminants poussés par des dizaines de familles d’éleveurs, certains provenant des confins de Maghta-Lahjar, d’autres du Gorgol, errent, déboussolés, ne sachant comment terminer une soudure qui s’est déjà installée.

D’habitude, la période de soudure commence au mois de juin, deux mois environ avant l’hivernage. Même dans ce court délai en attendant les premières gouttes de pluie de fin juillet-août, le monde rural souffre. Que dire d’une soudure qui risque de durer cette année, cinq à six mois, au milieu d’une désolation totale consécutive à un hivernage 2017 fortement déficitaire.

Là, c’est un vieil homme et sa petite famille, poussant des chevaux tannés par la faim. «Je viens de Ouad Lebyadh, près de Gleita (diminutif de Foum Gleita : Ndlr) avec ma famille, poussé par la sécheresse. Sincèrement, je ne sais pas où aller, certainement là où on pourra trouver de la nourriture pour nos animaux », déclare-t-il.

Aux portes de Sélibaby, Tahar Ould Boya et son frère. Deux petites tentes et une quarantaine de vaches ainsi qu’une bonne trentaine de petits ruminants. A leur compagnie, des femmes et des enfants, tous en provenance de Sangrava, Moughataa de Maghta-Lahjar au Brakna.

«Cette année, nous n’avons pu obtenir que 2 sacs de blé des magasins de l’Etat, payés à 3.000 UM l’un, mais le stock s’est épuisés. Nous ne savons pas si l’Etat va alimenter les boutiques Emel pour la vente d’aliments de bétail ou pas, ni quand. Nous avons payé hier deux sacs, sur le marché, à raison de 5.500 UM l’unité. Nous ne pouvons continuer à débourser une telle somme chaque jour. Nous n’en avons pas les moyens. Pour l’instant, nous faisons tout pour sauver le cheptel d’une mort probable, en l’absence de tout apport des pouvoirs publics. Nous profitons des rares herbes ici, et de l’eau que nous amenons d’un puits pas loin d’ici » affirme Tahar.

«Dans ces conditions, comment exiger des enfants des éleveurs d’aller à l’école, ou des femmes, qu’elles se rapprochent des postes de santé, quand la survie devient la priorité », lance son jeune frère, Mhaimid. Lui et ses sœurs ont été obligés d’interrompre leurs études pour la survie du cheptel.

Cheikh Aidara
Source : Le Courrier du Nord (Mauritanie)

 

Les mobiles des attentats d’Ouagadougou

Les mobiles des attentats de OuagadougouLes premiers éléments de l’enquête confirment que la majorité des assaillants habillés en uniformes militaires étaient des Burkinabè. Et dans l’opinion, on continue de s'interroger sur les mobiles de la double attaque.

Les enquêtes se poursuivent au Burkina Faso pour tenter de faire la lumière sur le double-attentat qui a frappé, vendredi, la capitale Ouagadougou. Ce lundi, la justice a entendu deux hommes, soupçonnés d’être impliqués dans ces attentats revendiqués par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, le GSIM.

Ce groupe lié à Al-Qaïda est dirigé par le chef d'Ansar Dine, le Touareg malien Iyad Ag Ghaly. Pour l’heure, les autorités burkinabè privilégient la piste djihadiste. Surtout depuis que l’attentat a été revendiqué par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le chef d'Ansar Dine.

Cependant, certains n’excluent pas un lien entre les djihadistes et des personnes liées au putsch raté de septembre 2015. Ce putsch a été mené par le général Gilbert Dienderé. L'ex-régime de Blaise Compaoré est-il donc lié à cette double-attaque terroriste ? "Non.

Moi, je ne ferais pas ce lien là, parce que ce sont des gens qui se battaient pour leur propre cause, qui avaient été radiés par le régime Compaoré.

Ils n'ont aucune raison d'en vouloir au nouveau régime, ni de s'allier à l'ancien régime qui les a fait partir de l'armée"
, répond Lona Charles Ouattara, un ancien Colonel de l’armée de l’air du Burkina Faso. Il a aussi été le chef des opérations aériennes des Nations Unies.

Source : Deutsche Welle (Allémagne)

 

Sahel : la Mauritanie nomme le commandement Ouest de la force du G5

Sahel : la Mauritanie nomme le commandement Ouest de la force du G5La Mauritanie a nommé les officiers du commandement Ouest de la force conjointe antijihadiste du G5 Sahel, qui vient d’achever sa deuxième opération, lancée il y a deux semaines, a t-on appris jeudi de sources militaires.

Le colonel Salem Vall Ould Isselmou a été nommé commandant du “fuseau ouest” de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), dont le poste de commandement sera installé dans la ville mauritanienne de Nbeikit, proche de la frontière malienne, a indiqué une source militaire à Nouakchott.

Par ailleurs, le colonel Mohamed Cheikh Ould Kreive a été nommé commandant du bataillon mauritanien au sein de la force conjointe.

Ces nominations, les premières décisions concrètes annoncées publiquement par la Mauritanie sur la force conjointe du G5 Sahel depuis 2017, interviennent pendant une visite à Nouakchott du chef d'état-major de cette force, le général malien Didier Dacko.

La force du G5 Sahel vient d’achever sa deuxième opération, lancée le 15 janvier, a par ailleurs indiqué jeudi l‘état-major de l’armée française, précisant qu’elle avait été appuyée par 80 militaires de la force française Barkhane, sans autre indiction sur les résultats de cette opération, baptisée “Pagnali”.

Elle avait été lancée le 15 janvier et annoncée le même jour par le ministre malien de la Défense, Tiéna Coulibaly, à Paris, en présence de ses homologues du G5 Sahel et de la ministre française des Armées, Florence Parly, qui avait évoqué une concentration des efforts sur la “zone des trois frontières”, entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, l’organisation régionale G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, un projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Source : Africanews

 

Mali : près de 40 personnes tuées

Près de 40 personnes, dont plus de la moitié de civils, ont péri dans des attaques ou explosions de mines au Mali en l'espace de 24 heures, au moment où l'ONU donnait aux signataires de l'accord de paix de 2015 deux mois pour prouver leur bonne volonté.

La situation semble particulièrement se détériorer dans le centre du Mali, aux confins du Burkina Faso et du Niger. Vingt-six civils, dont six femmes et quatre enfants, ont péri jeudi dans l’explosion d’une mine au passage de leur véhicule. Partis de Djibo, au Burkina Faso ils se rendaient à la foire hebdomadaire de Boni, selon la gendarmerie de cette ville du centre du Mali.

Le précédent bilan fourni par un habitant et des proches des victimes s’élevait à 23 morts. Mais le comptage et l’identification pour déterminer les nationalités se sont avérés difficiles, les victimes étant calcinées.

« C’est un carnage. Il n’y a pas de survivant », a déploré Abdoulaye Cheick. Il habite à Boni et est parent d’un des tués. Parmi les victimes de l’explosion figurent « sept personnes d’une même famille ».

Une source de sécurité malienne a incriminé « les terroristes qui utilisent ces mines pour semer la terreur ». L’armée malienne a également annoncé avoir tué sept assaillants et perdu deux militaires en repoussant deux attaques jihadistes présumées aux premières heures jeudi dans le centre du pays.

Les soldats maliens ont perdu deux hommes dans l’attaque du poste de sécurité de Youwarou, près de Mopti, et tués cinq assaillants. Ils ont ensuite « découvert deux autres corps sans vie de terroristes », portant le bilan à sept morts parmi les auteurs de l’attaque, selon un communiqué de l’armée.

Désertions et grogne dans l’armée

L’autre attaque, qui n’a pas fait de victime, selon l’armée, s’est produite dans le secteur où 36 gendarmes maliens avaient déserté la semaine dernière pour se diriger vers Bamako. Ces derniers ont été mis aux arrêts dans l’attente de leur comparution en conseil de discipline.

Autre signe du malaise au sein de l’armée, un sergent a été arrêté dans le centre du Mali cette semaine et transféré à Bamako pour avoir publié une vidéo dans laquelle il critiquait la hiérarchie militaire et la gouvernance du pays.
« Malgré un premier rappel à l’ordre, un sous-officier s’épanche toujours et encore sur les réseaux sociaux, il est puni donc pour indiscipline militaire », a commenté l’armée malienne sur sa page officielle Facebook.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a sommé mercredi les signataires de l’accord de paix de 2015, gouvernement malien et groupes armés, d’en relancer l’application, sous peine de sanctions.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature de l’accord, censé isoler définitivement les jihadistes, mais dont l’application accumule les retards.
Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Face à la dégradation de la situation aux confins de ces trois pays, le G5 Sahel a réactivé en 2017, avec le soutien de la France, son projet de force conjointe antijihadiste, initialement lancé en novembre 2015.

Source : jeuneafrique.com

 

Nettoyage de Nouakchott : Deux entreprises privées désistent

Nettoyage de Nouakchott :Deux entreprises privées désistentDes sources bien informées rapportent que les sociétés : LTP et Al-Nour ont déposé ce lundi des demandes auprès de la communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) dans lesquelles elles prononcent leur incompétence à s’acquitter de la mission de nettoyage qui leur était confiée demandant transfert de cette mission à la CUN.

Les demandes surprises des deux entreprises résultent de leur incapacité à nettoyer les deux provinces Toujounine et Dar al-Naim, car elles ne disposent pas de moyens et équipements nécessaires.

La plupart de leurs employés de ces deux entreprises se sont précipités d’ores et déjà à rejoindre les services de la CUN.

Les sources ont également indiqué que la CUN est sur le point de prendre en charge le nettoyage des deux Moughataa et qu’elle enverrait des équipes de nettoyage, de jour et de nuit, pour tenter de surmonter l’accumulation des ordures, d’autant plus que les deux départements concernés connaissent une expansion constante dans les magasins et les marchés.

Source : rimtoday.net
Traduit par Adrar.Info



 

 

La police compte recruter 300 nouveaux agents

La police compte recruter 300 nouveaux agents La police mauritanienne compte renforcer ses effectifs, en préparant un nouveau concours de recrutement, destiné à enrôler 300 agents, rapportent des sources.

Trois (3) centres de dépôt des dossiers des candidats à la future promotion seront ouverts à l’intérieur du pays, indique-t-on.

Le centre de Kaédi réceptionnera ces dossiers du 4 au 8 septembre prochain, alors que celui d’Aïoun du 18 à 22 du même mois, tandis que celui de Nouadhibou, les accueillera du 2 au 6 octobre 2017.

La sureté nationale avait embauché dernièrement, 500 éléments, après avoir suivi leur formation professionnelle à l’Ecole Nationale de la Police à Nouakchott.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Essahraa (Mauritanie)

 

 

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroriste

Maroc-Europe: une coopération policière efficace dans la lutte antiterroristeQuatre fratries originaires du Maroc seraient au cœur des deux attentats qui ont touché la Catalogne.
Deux suspects ainsi qu'un imam sont toujours activement recherchés et pourraient tenter de trouver refuge dans leur pays d'origine. Si les autorités chérifiennes restent muettes sur la coopération supposée de leurs services dans l'enquête en cours, elles ont déjà, par le passé, activement contribué à la traque de terroristes d'origine marocaine en Europe.

En novembre 2015, le Maroc annonçait avoir permis la localisation à Saint-Denis, en France, d'Abdelhamid Abaaoud, belgo-marocain, cerveau des attentats de Paris.

Dans la foulée, les autorités belges avaient demandé le concours du Maroc pour les aider à affiner leurs recherches pour remonter la filière de Molenbeek. Il faut dire que le royaume dispose d'une certaine expertise en la matière. Doté d'un puissant système de renseignement et de contre-espionnage, le Maroc avait démantelé en 2008 le réseau Belliraj - opérant depuis la Belgique - et soupçonné de préparer des attaques d'envergure au Maroc.

Pas d’attaque terroriste majeure au Maroc depuis six ans
La coopération antiterroriste entre la France et le Maroc avait été au cœur du réchauffement des relations diplomatiques entre Paris et Rabat en 2015, alors qu’un an plus tôt le patron du contre-espionnage marocain avait été convoqué à Paris pour des faits de torture contre un opposant politique. La brouille entre Paris et Rabat avait duré un an, mais a semble-t-il été écourtée par l'urgence pour Paris de reprendre langue sur le volet de la lutte antiterroriste, peu après les attaques de Paris.

Avec un arsenal législatif impitoyable à l'encontre des prétendants au jihad, le Maroc assure qu'aucun de ses ressortissants de retour des zones d'Irak ou de Syrie ne circule libre sur son sol. Une politique qui se veut ferme et qui, selon Rabat, a porté ses fruits puisqu'il est le seul pays de la région à ne pas avoir connu d'attaque terroriste majeure depuis six ans.

Source : RFI

 

 

La Mauritanie déclare sa frontière avec l’Algérie zone militaire interdite aux civils

Vidéo. La Mauritanie déclare sa frontière avec l’Algérie zone militaire interdite aux civilsFace aux multiples incidents qui surviennent au nord-est de la Mauritanie, dont tout dernièrement l’arrestation d’orpailleurs mauritaniens par l’armée algérienne et les multiples arrestations de trafiquants de toute sorte à la frontière avec l’Algérie et aux menaces que suscitent des groupes terroristes que essaiment au niveau du triangle constituant la frontière Mauritano-algéro-malienne, le gouvernement mauritanien a pris une décision radicale.

Le ministère de la Défense a ainsi diffusé hier soir un communiqué qui a surpris nombre de Mauritaniens par le ton utilisé, qui ne peut qu’attester certaines craintes.

«Le ministère de la Défense nationale porte à la connaissance de l’ensemble de la population, et en particulier celle résidant ou visitant le nord de la Mauritanie, que la zone définie ci-après est une zone militaire : quadrilatère compris entre Cheggat au nord-est, Ain Ben Tili, au nord-ouest, Dhar Tichitt au sud-ouest et Lemreyya au sud», souligne le communiqué. En clair, c’est quasiment toute la frontière mauritano-algérienne qui est déclarée zone militaire et donc interdite aux civils de façon absolue.

Selon le ministère de la Défense, «tout individu circulant ou transitant dans cette partie du territoire national sera traité comme cible militaire».

Partant, le ministère de la Défense mauritanienne "demande à l’ensemble des Mauritaniens d’éviter de mettre leur vie en péril en accédant à cette zone."

Pour les autorités de la Défense, cette interdiction est justifiée par le fait qu’il est impossible pour l’armée de distinguer les paisibles citoyens des trafiquants de toutes sortes qui pullulent dans cette région.

Cette région est marque par des flux de trafics nombreux de contrebandiers (carburants, cigarettes, marchandises, etc.), de drogues, etc., et la proximité de cette zone avec le Mali où sévissent des groupes terroristes qui constituent une menace pour la région.

Cette interdiction intervient quelques jours après l’annonce du lancement du G5 Sahel, organisation censée lutter contre le terrorisme au niveau de la région et à laquelle s’est associée la Mauritanie, épargnée depuis 2011 par les attaques terroristes et qui avait préféré ne pas intervenir dans la lutte que mène la France et les pays d’Afrique de l’ouest et centrale contre les terroristes au Mali.

Pour rappel, en 2005, une attaque du GSPC algérien contre une unité de l'armée mauritanienne avait fait 15 morts, 2 disparus et 17 blessés des rangs de l'arme mauritanienne dans la localité de Lemgheity, située dans cette zone déclarée désormais militaire. Cette attaque avait précipité la chute du régime de l'ancien président Ould Taya.

Il faut aussi souligner que cette région fait l’objet de recherches d’or de la part d’orpailleurs mauritaniens. Tout dernièrement, une dizaine de Mauritaniens avaient d’ailleurs été capturés par l’armée algérienne qui les accusait de s’être introduits dans le territoire algérien, ce que réfutaient les Mauritaniens.

Autre conséquence de cette déclaration de zone militaire, avec interdiction absolue de circulation et de transit aux civils, aussi bien les Mauritaniens que des non Mauritaniens: elle va porter un coup d'arrêt aux échanges de toutes sortes et déplacements fréquents entre les populations de Tindouf et celles des régions nord-mauritaniennes.

Source : Le360 (Maroc)

 

Mali: un convoi de l’armée disparaît après une attaque près de Ménaka

Au Mali, l’armée reste sans nouvelle d’une partie d’un de ses convois. Il est tombé, ce dimanche, dans une embuscade à une soixantaine de kilomètres de Ménaka dans le nord-est du pays. Il y a eu ensuite un accrochage et depuis plusieurs véhiculent manquent toujours à l’appel.

« Nous faisons tout pour avoir des nouvelles précises de nos hommes qui sont pour le moment portés disparus », confie un officier de l'armée malienne. Et il évoque l'accrochage survenu ce dimanche, au sud de la localité de Ménaka dans le nord du Mali.

Tout a commencé par une embuscade tendue à un convoi de l'armée malienne par de présumés jihadistes. Une embuscade, suivie d'un accrochage. D’après nos informations, des coups de feu ont été tirés par les deux camps.

Après les faits, une partie du convoi de l'armée malienne est arrivée dans la ville de Ménaka avec quelques blessés visibles parmi les hommes en uniformes. Mais depuis, personne n’a eu de nouvelle des militaires du reste du convoi ainsi que de leurs quatre véhicules.

Se sont-ils repliés vers une autre position ? Pas de précision pour le moment. Sur l'axe qui mène de Ménaka vers la frontière avec le Niger voisin, plusieurs groupes d’hommes armés se réclament d'un certain « Walid ».

Source : RFI

 

Sahel: le changement climatique fait craindre des pluies diluviennes

Sahel: le changement climatique fait craindre des pluies diluviennesLes pluies diluviennes pourraient se multiplier "abruptement" au Sahel avec le dérèglement climatique et la modification du régime de la mousson africaine, selon une étude publiée mercredi.

Le réchauffement pourrait entraîner l'arrivée "soudaine" d'une saison des pluies très intense sur la région, une fois passée la barre des +2°C, voire même +1,5°C, indiquent ces recherches basées sur des simulations et publiées par la revue Earth System Dynamics.

"Bien que franchir ce point de bascule puisse être potentiellement bénéfique, le changement pourrait être si énorme que cela serait un défi d'adaptation majeur pour une région déjà instable", souligne dans un communiqué le Postdam Institute for climate impact research (PIK).

"L'ampleur du changement nécessite une attention urgente", prévient Anders Levermann, chercheur au PIK.

Le centre du Mali, le Niger, le Tchad pourraient recevoir autant d'eau que le nord du Cameroun ou le centre du Nigeria aujourd'hui, qui se caractérisent par un climat tropical.

Ce changement est lié au réchauffement des océans voisins, qui génère une évaporation, tandis que les vents de mousson venus de l'Atlantique se renforcent et se décalent vers le nord. La pluie, en tombant, relâche à son tour de la chaleur, transformant le processus en cercle vicieux.

Selon une autre étude parue en avril, la fréquence des tempêtes extrêmes a déjà plus que triplé ces 35 dernières années au Sahel du fait du réchauffement planétaire.

Les tempêtes sahéliennes sont "parmi les plus explosives de la planète", avaient alors souligné les chercheurs, insistant sur le risque d'inondations et d'impact sanitaire dans des villes souvent dépourvues d'infrastructures, mais aussi sur l'inefficacité pour l'agriculture de pluies qui érodent les sols.

Vaste bande de terre semi-aride collée au sud du Sahara, cette région fragile a déjà été mise à mal par 20 ans de sécheresse historique dans les années 1970-80.

Globalement, la planète se réchauffe à une vitesse inédite sous l'effet des gaz à effet de serre émis par l'Homme, avec parmi les conséquences à prévoir une recrudescence des catastrophes météorologiques dans le monde.

Les États ont adopté fin 2015 un accord visant à limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C par rapport à la révolution industrielle, un objectif qui apparaît chaque année plus difficile à tenir.

Source : Le360 (Maroc)