Tue11192019

Last update12:58:41 PM GMT

Back Culture Culture Culture en Mauritanie

Dossiers en Mauritanie

La Route de l’Espoir ou du Désespoir !

La Route de l’Espoir ou du Désespoir !Le Calame - Des milliers de mauritaniens et d’étrangers, qui empruntent la route de l’espoir, souffrent, comme les mécaniques qui les transportent, en franchissant surtout les quelques 100 Km qui séparent Boutilimit d’Aleg.

Les dunes du tronçon Nouakchott - Boutilimit sont devenues de loin plus douces que ce tronçon complètement couvert de nids de poules qu'il est pratiquement impossible d'éviter. Les petits pansements réalisés sur ce tronçon n'ont fait qu’accentuer les risques pour les conducteurs.

Seules les grosses cylindrées y passent sans trop de dégâts. Les autres y laissent facilement leurs organes (rotules, maillons, et autre échappement…), en plus du temps qu’on y perd.. Et dans ces conditions, il faut se rabattre sur Boutilimit ou sur Aleg.

Que de désagréments ! On se demande pourquoi le gouvernement d’Ould Abdel Aziz a négligé ce tronçon, pendant longtemps, comme du reste celui de Nouakchott –Rosso, alors même que ces axes sont les plus importants dans le trafic routier mauritanien.

Pendant que les usagers se plaignent et que les accidents se multiplient, avec morts d’hommes, presque chaque jour que Dieu fait, le gouvernement a préféré construire des routes, d’une importance relative, évidement, du point de vue trafic en tout genre. Aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur de certaines régions, en particulier celles du nord du pays.

Pendant ce temps, le tronçon Boutilimit-Aleg sombre dans l’oubli des pouvoirs publics, il est devenu un danger alors que près de 9 régions du pays sont desservies ou servies par la route de l’espoir, en train de se transformer une route du désespoir.

Elle profite également aux pays voisins que sont le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Benin et le Ghana. Diverses compagnies de transports empruntent cette route en transportant des passagers et des milliers de tonnes de marchandises.

On connaît les lenteurs que les travaux de réhabilitation de la route de Rosso, l’une des première du pays, a accusées. Les marchés sont attribués dans des conditions opaques et le contrôle et le suivi également. Les uns et les autres n'ont fait qu'enrichir une catégorie d'hommes d'affaires sans scrupules.

Rappelons qu’il y a quelques mois, le gouvernement a dégagé une enveloppe très importante pour la construction des routes. Espérons qu’elle profitera au tronçon en souffrance, parce que c’est une urgence urgente.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Mali, le château de paille militaire vacille

Mali, le château de paille militaire vacilleLa Croix - Incapables de résister seules aux katibas islamistes, les forces armées maliennes ont été submergées, lundi 30 septembre, par un groupe armé. Elles ont repris leur position avec l’aide déterminante de la force Barkhane, le 1er octobre.

À bien des égards, ce qui vient de se passer rappelle le début de l’année 2012, l’époque des batailles perdues par les Forces armées maliennes (Fama) contre les groupes armés du nord du Mali. Sans l’appui des forces françaises de Barkhane, sans le soutien des casques bleus, elles auraient à nouveau été balayées comme fétu de paille, du fait de la détermination de leurs ennemis.

Les Fama ont été submergés dans leur base

Cette fois, la confrontation a eu lieu dans leur camp de Boulkessi et au poste militaire de Mondoro, dans la région de Mopti, lundi 30 septembre et mardi 1er octobre.

Les Fama ont été incapables de repousser les deux opérations, abandonnant leur position aux assaillants. Il a fallu l’intervention de l’aviation française et des forces internationales pour qu’elles reprennent pied chez elles.

À quel prix ? Officiellement, les Fama ont perdu 25 hommes. Un bilan encore provisoire, daté du 1er octobre, qui ne tient pas compte des dizaines de soldats portés disparus : 60, selon plusieurs sources. Côté djihadistes, le nombre de tués s’élèverait à 15, selon le même communiqué officiel.

La culture du mensonge et de la défiance

Des chiffres à prendre avec précaution tant les autorités du Mali ont pris l’habitude de taire ou de minorer leurs pertes : une règle qui nourrit la défiance et le ressentiment des Fama. À la veille de la présidentielle de 2018, déjà, les observateurs s’inquiétaient du vent de révolte dans l’armée contre le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Une habitude dans ce pays à l’histoire rythmée par les coups d’État : le dernier, du capitaine Sanogo, avait renversé le prédécesseur d’IBK, Amadou Toumani Touré (ATT), en mars 2012.

Une vérité qui dérange

Si le bilan se confirme à la hausse, cette double attaque dans la région de Mopti serait l’une des plus meurtrières depuis la reconquête du nord du pays par l’armée française, en 2013. Elle livrerait une vérité que les autorités maliennes, françaises et européennes tentent de minorer publiquement : leur incapacité à gagner la guerre contre le terrorisme dans le Sahel.

L’identité des assaillants, le groupe burkinabé Ansarou Islam, jette une lumière encore plus crue sur l’échec de l’architecture sécuritaire mise en place par la France sous François Hollande et poursuivi par Emmanuel Macron. En effet, le voilà capable de frapper loin de ses bases et de son terrain favori, au Burkina Faso.

Violence au Mali, la spirale infernale

Plus grave est la nature des éléments défaits à Boulkessi : le bataillon malien du G5 Sahel (la force conjointe formée par le Mali, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Niger et le Tchad). Sa déroute représente aussi un échec pour l’Union européenne et la France, engagées, depuis 2013, dans la rénovation de l’armée malienne, la mission de formation de l’UE au Mali (EUTM Mali).

Présentée depuis 2013 comme la solution à la faillite de 2012, l’EUTM Mali apparaît de plus en plus inadaptée à la réalité sociale, politique et historique du pays. Comme toutes les formations militaires engagées par la France depuis les années 1960, ou par les États-Unis, depuis les années 1990.

Sept soldats maliens tués le 26 septembre

L’échec, répété d’année en année, nourrit le scepticisme international quant à la réussite du G5 Sahel : même la France, qui a présidé à la constitution de cette force sous François Hollande, doute de plus en plus ouvertement sur ses chances de réussite.

Ces attaques du 30 septembre et 1er octobre s’ajoutent à celle du 26 septembre : un convoi de transport d’engrais escorté par les Fama, entre Douentza et Sévaré, a été stoppé par un engin explosif artisanal, puis attaqué par les djihadistes. Sept soldats maliens sont morts.

« Nous sommes en train de perdre du terrain », s’alarme l’ONU

Lors d’une réunion de haut niveau consacrée au Mali et au Sahel, mercredi 25 septembre en marge de l’assemblée générale de l’ONU, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres s’était alarmé de « l’escalade continue de la violence au Sahel et son expansion vers les pays du golfe de Guinée ».

Djihadisme, la peur s’étend dans le nord du Bénin

« Soyons clairs, nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence et au terrorisme », avait-il admis. Dans les pays du G5 Sahel, « le nombre de morts civiles entre 2012 et 2018 a été multiplié par quatre », a-t-il dit. « Plus de cinq millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire, plus de quatre millions ont été déplacés, trois millions d’enfants ne sont pas scolarisés et près de deux millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire ».

Source : La Croix (France)

 

 

Situation pluviométrique: Les déficits persistent

« La première décade de Septembre a été marquée par une baisse de l’intensité des pluies par rapport à la décade passée. Elles ont été majoritairement faibles à moyennes », annonce le Bulletin Agrométéorologique Décadaire (BAD) du Service agrométéorologique de la Direction de l’aménagement agricole du ministère du Développement rural. « Cinq  jours de pluies ont été enregistrés dans la majeure partie des wilayas de la zone agropastorale  mais 40% des stations et postes suivis n’en ont enregistré aucune, sinon très faibles », relate le bulletin. La répartition spatiotemporelle reste toujours mitigée (bonne dans certains endroits et mauvaise dans d’autres).

Comparés à l’année dernière et à la même période, environ 75% des postes et stations suivis présentent une situation pluviométrique déficitaire. Les déficits les plus importants sont enregistrés dans les localités suivantes :

Hodh El Charghi : NBeikett Lahwach,- 292 mm ; Bousteilla, - 203 mm; Néma, - 149 mm ; Aouinatt Z’Bel, - 132 mm ; Amourj,- 165 mm ;

Hodh El Gharbi: Gogui Zémal, -189 mm ; Touil, - 176 mm ; Voulaniya- 125 mm;

Assaba : Tenaha, -150 mm ; Boumdeid,- 201 mm ; Hamod,- 112 mm;

Guidimakha : Harr,- 301 mm ;Diaguily,- 113 mm ; Wampou,- 112 mm ; Ghabou,- 101mm ; Gouraye,- 99 mm ;

Tagant : Moudjeria,- 105 mm ;

Brakna : Bababé, -231mm ;Niabina,- 112 mm ;

Gorgol : Monguel,- 99 mm ; Lexeiba,- 98 mm;

Trarza: Méderdra,- 146 mm.

Par rapport à la normale 1981-2010, environ 38 % des postes pluviométriques suivis présentent une situation normale à excédentaire. Les plus importants déficits sont enregistrés dans les zones suivantes :

Hodh El Charghi : Bousteilla,- 93mm ;

Hodh El Gharbi : Touil,- 105 mm ;

Guidimakha: Bouly, -263 mm ; Harr,- 197 mm ; Gouraye,- 173 mm ; Ghabou,- 144 mm; Wompou,- 140 mm;

Tagant : Moudjeria,- 95 mm;

Gorgol : Toufounde Civé,- 101 mm ; Monguel,- 107 mm.

Depuis le début de l’hivernage, les plus importants cumuls sont enregistrés dans les localités suivantes :

Hodh El Charghi: Adel Begrou, 367 mn en 18 jours ; Djigueni, 219 mn en 15 jours ; Amourj, 260 mm en 21 jours ; Bassiknou, 295 mm en 18 jours ; Timbedra, 230 mm en17 jours ; Bousteilla, 172 mm en 14 jours ; Aouinat Z’Bell, 192 mm en 11jours ; Fassala Néré, 200 mm en 20 jours ; Néma, 164 mm en 10 jours ;

Hodh El Gharbi: Medbougou, 440 mm en 20 jours ; GoguiZémal, 331 mm en 16jours ; Touil, 200 mm en 11 jours ; Koubenni, 267 mm en 15 jours ; Voulaniya, 212 mm en 18 jours ; Aïn Farba, 174 mm en 13 jours ; Aïoun, 174mm en 12 jours ;

Assaba: Kiffa, 265 mm en 13 jours ; Kankossa, 239 mm en 13 jours ; Hamod, 227 mm en 14 jours ; Barkéol, 210 mm en 8 jours ; Guérou, 194 mm en 9 jours ; Ténaha, 124 mm en 6 jours ;

Guidimakha: Sélibaby, 321 mm en 12 jours ; Ould Yengé, 302 mm en 17 jours ; Ghabou, 267 mm en 15 jours ; Gouraye, 226 mm en 17 jours ; Diaguily, 189 mm en 12 jours ; Wampou, 212 mm en 13 jours ;

Tagant: Achram Sonader, 95 mm en 8 jours ; N’Beika, 77 mm en 3 jours ;

Brakna: M’bagne, 204 mm en 8 jours ; Aleg, 161 mm en 6 jours ;Boghé, 168mm en 7 jours ; Male, 136 mm en 5 jours ;

Gorgol: Maghama, 318 mm en 16 jours ; Djadjibine, 271 mm en 16 jours ; Kaédi, 253 mm en 9 jours ;  M’Bout, 226 mm en 14 jours ;

Trarza : Tékane, 140 mn en 3 jours ; Keur Macène, 111 mm en 4 jours ; R’kiz, 86 mm en 4 jours ;

Inchiri : Benichab, 213 mm en 4 jours ; Akjoujt, 70 mm en 5 jours.

Situation phytosanitaire

« Globalement la situation est calme », note le BAD. « Aucune signalisation ni attaque d’ennemis des cultures n’a été fait cas. Malgré la situation calme observée, une attention particulière doit être apportée à la surveillance du criquet-pèlerin, au vu des pluies enregistrées ces derniers jours dans les zones grégariennes qui peuvent contribuer à l’amélioration des conditions écologiques favorables à sa reproduction et à son développement ».

 

Situation pastorale

« Suite aux bonnes pluies enregistrées, l’amélioration de la situation pastorale amorcée depuis la décade précédente, se poursuit dans la plupart des zones », renseigne le bulletin. « La végétation continue à se développer normalement même dans les zones qui avaient connu des débuts de stress hydrique ».

La situation se présente comme suit:

Hodhs: bon développement du tapis herbacé, aussi bien pour les espèces ligneuses qu’herbacées ; plus homogène dans les zones bien arrosées depuis le début de l’hivernage.

Axe Brakna-Gorgol-Trarza: bon développement de pâturages, malgré quelques poches parfois non homogènes. On note quelques zones non encore pourvues, entre le Brakna et le Trarza.

Axe Tagant-Assaba-Guidimakha: hormis la situation un peu difficile au Guidimakha, suite aux fortes pluies enregistrées la décade passée qui ont ravagé une bonne partie des pâturages, on note un bon développement dans une partie de l’Assaba (Barkéol, Kankossa) et au Tagant. Les conditions d’abreuvement dans l’ensemble se sont nettement améliorées. Le remplissage des points d’eau se poursuit avec l’apport des pluies enregistrées au cours des deux dernières décades.

Trarza: La situation sanitaire du cheptel est marquée par des entérotoxémies chez les petits ruminants et des misères physiologiques chez les bovins.

 

Cultures irriguées

Au Trarza, 508 demandes ont été enregistrées pour environ 30 000 ha déclarés. A cette décade, 187demandes ont été traitées, pour environ 12 000 ha.

Au Brakna, environ 3300ha sont déclarés pour la campagne en cours. Actuellement, 1050 ha sont emblavés. Les activités (semis direct, repiquage et préparation des pépinières) se poursuivent dans toutes les wilayas concernées (Gorgol, Brakna et Trarza) et varient suivant les localités. Le stade phénologique dominant des cultures est le semis-levée-tallage.

 

Cultures pluviales

« Les cultures poursuivent normalement leur développement dans toute la zone agropastorale », informe le bulletin. Le stade phénologique varie suivant les wilayas et se présente dans l’ensemble comme suit:

Sorgho: semis, levée, tallage; Niébé et pastèque: tallage - floraison par endroits ; petit mil: tallage.

L’indice de satisfaction des besoins en eau des cultures reste globalement satisfaisant. Il est à signaler que les différentes wilayas ont reçu une dotation en semences traditionnelles en cours de distribution au profit des agriculteurs.

 

Situation des barrages

Dans la plupart des zones, les barrages, digues et diguettes continuent à se remplir, suite aux différentes pluies enregistrées. Le taux de remplissage varie suivant les wilayas.

50-80% aux Hodhs

10-70% Brakna-Gorgol

10-70% Assaba-Tagant

Synthèse THIAM Mamadou

 

Boubacar Ould Messaoud de retour au pays

Le président de l'organisation des droits de l'homme SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud est rentré au pays, ce Mercredi 18 septembre 2019, aux environs de 23 heures. L'emblématique militant des droits  de l’homme et grand anti-esclavagiste a séjourné depuis plusieurs mois à l'hôpital de Beauvais en France, où il se soignait après avoir été évacué par le Centre national de cardiologie où il a passé plusieurs semaines. Après une visite de l'ancien ministre de la santé Kane Babacar, les autorités mauritaniennes, du temps du président Mohamed Ould Abdel Aziz, ont donné des instructions pour que le traitement du président Boubacar Ould Messaoud soit pris en charge par le gouvernement mauritanien.

Ingénieur architecte de formation, Ould Messaoud a travaillé comme cadre du ministère de l'habitat, où il a été Conseiller avant d'être nommé, du temps d'Ould Taya, Directeur général de la Société de construction et de gestion immobilière (Socogim), d'où il fut relevé. Il décide alors de se consacrer aux droits de l'homme, en général, et à la lutte pour l'éradication de l'esclavage, en particulier. Pour cela, il créera en 1995 SOS Esclaves, dont feu Habib Ould Mahfoudh sera le premier Secrétaire général, et qui ne sera reconnue que dix ans après, en 2005, juste quelques mois avant la chute du président Maouiya Ould Sid'Ahmed Taya.

Boubacar Ould Messaoud n'est pas, comme le croient beaucoup, membre fondateur du mouvement pour l'émancipation des Harratines El Hor, créé le 5 mars 1978, dont il est, néanmoins, l'un des symboles, puisqu'il rejoindra le mouvement six mois après sa création, et en deviendra même le président. Il fait partie de ses cadres avec Boydiel Ould Houmeid et les autres qui seront jugés à Rosso, en 1980, dans la célèbre affaire du dossier" Boubacar Ould Messaoud et consorts" qui a suivi les manifestations contre la vente de l'esclave M'barka au marché d'Atar, en 1980, et dont les rebondissements ont motivé les militaires à prendre l'ordonnance 034/81 abolissant la pratique de l'esclavage en République Islamique de Mauritanie.

Le président Boubacar Ould Messaoud est membre du Mécanisme National de lutte contre la torture et récipiendaire de plusieurs distinctions pour son combat pour la défense et la promotion des droits de l'homme.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: retard des pluies et grande inquiétude des éleveurs

Vidéo. Mauritanie: retard des pluies et grande inquiétude des éleveursLe360 Afrique - La Mauritanie, à l'instar de quelques pays de la sous-région ouest-africaine, connait un retard de pluies qui inquiète les éleveurs.

Traditionnellement, ceux-ci considèrent que des pluies qui arrivent au-delà de la deuxième quinzaine du mois d’août sont synonymes d’un contexte de mauvaise saison, avec des conséquences néfastes sur le bétail mais aussi sur la campagne agricole et donc sur la population qui en vit.

Salem Ahmed El Hadj, secrétaire général du Groupement National des Associations de Coopératives Pastorales en Mauritanie (GNAP), déplore l’arrivée tardive des pluies et explique que «toutes les régions sont déficitaires en ce moment et certaines n’ont reçu aucune goutte de pluie.

Dans les rares zones où il a plu, au moment de la tombée de la deuxième vague de précipitations, le tapis herbacé généré par les premières pluies a déjà disparu.

Ahmed El Hadj rappelle à cet égard une tradition mauritanienne séculaire, selon laquelle, face au manque de pâturage, le bétail mauritanien effectue un mouvement de transhumance vers le Sénégal et le Mali. Mais cette année, l’hivernage est aussi mauvais dans les pays voisins.

A cet égard, il lance un appel au gouvernement pour la mise en place "d’un plan national d’urgence destiné à prendre en charge les difficultés et des éleveurs et agriculteurs en perspective des conséquences graves de la situation de l’hivernage 2019". Il appelle également à la solidarité des partenaires extérieurs.

De son côté, Sidi ould Mohamed Lemine, directeur de l’exploitation des prévisions météorologiques, reconnait «le caractère tardif des pluies de l’hivernage 2019.

Cependant, sur un plan technique, il juge prématurée la conclusion d’un hivernage déficitaire, "dont le constat ne pourrait éventuellement établi qu’au mois d’octobre" 2019.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Etat-civil : Des critères toujours difficiles à remplir pour nombre de citoyens

Etat-civil : Des critères toujours difficiles à remplir pour nombre de citoyensLe Calame - Voici plus d’une année que le gouvernement a mis en place une commission chargée de trouver des solutions au problème du trop grand nombre de citoyens mauritaniens sans papiers d’état-civil.

C’était à la veille de la célébration des festivités de l’indépendance nationale à Kaédi. Une commission dirigée par l’ancien ministre des Finances, Thiam Diombar, chargé de mission à la présidence de la République. Le Président avait pris cette décision après ses tournées, à l’intérieur du pays et dans les centres d’accueil des citoyens (CAC) de Nouakchott, au cours desquelles il avait été interpelé par des citoyens et autres élus sur cette question d’état-civil.

Au cours des différentes réunions avec les autorités des endroits visités, le patron de l’état-civil de l’époque avait laissé entendre que des mesures d’assouplissement allaient être prises, afin de permettre, à tous les citoyens ; de se faire enrôler avant fin 2019. Mais entre ces propos et la réalité des CAC, il y a une mer à boire.

Après les premiers tests sur des cas individuels, des correctifs ont été généralisés dans toutes les communes. La commission dirigée par Thiam Diombar a édicté un guide, à cette fin, pour permettre aux CAC de recenser les postulants mais la tâche reste rude...un vrai parcours du combattant, se plaignent certains qui se sont rendus en leur fief pour se faire enrôler et disposer du précieux sésame. Embouteillages et bousculades, car il s’agit, non seulement, de répondre aux critères du guide de la commission mais, aussi, de rencontrer le Cadi qui doit délivrer les jugements de mariage, décès et naissance…

Or, la journée ne fait toujours et invariablement que vingt-quatre heures et ces responsables peinent à satisfaire toutes les demandes, alors que le temps presse, recensement à vocation électorale oblige. Vingt-quatre heures souvent plus qu’obsolètes, d’ailleurs, tant de Cadis brillant par leur absence sur le terrain, en certains endroits du pays.

Conditions toujours difficiles

La Commission a retenu un certain nombre de critères à satisfaire par le postulant. Si les parents sont vivants et déjà enrôlés, il lui est demandé de fournir leur acte respectif de naissance ou leur numéro national d’identité, un jugement de mariage et, pour ceux qui ont moins de quarante ans, un extrait de naissance issu du recensement de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe.

Hypothèse 2 : un des parents est vivant et dispose d’un acte d’état-civil. En ce cas, le demandeur doit fournir un dossier comprenant : un acte de naissance ou NNI du parent vivant ; un jugement de décès du parent décédé et un jugement de mariage de ses parents, si le demandeur a moins de 45 ans ; et un extrait des registres de naissance issu du recensement de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe.

Hypothèse 3 : les deux parents sont décédés. Le postulant doit alors fournir les jugements de décès des parents et de leur mariage, si le demandeur a moins de 45 ans, et un extrait du registre de naissance issu du RANVEC de 1998. A défaut, un jugement de filiation, si le postulant a plus de 18 ans et moins de quarante-cinq ans, ou un jugement de naissance, s’il a moins de 18 ans, et les numéros nationaux des identités (NNI) des frères et des sœurs, s’il en existe ; ou, à défaut, le NNI d’un proche parent (oncle paternel ou maternel, tante paternel le ou maternelle, cousin).

Hypothèse 4 : l’un des parents est de nationalité étrangère. Le dossier à fournir comprend : un extrait du registre de naissance de 1998 ou un NNI du parent mauritanien, carte de séjour et acte d’identité du parent étranger. A défaut, un jugement de filiation, pour ceux qui ont plus de 18 ans, un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans, les NNI des frères et des sœurs, s’ils existent ou, à défaut, le NNI d’un proche mauritanien (oncle paternel ou maternel, tante paternelle ou maternelle, cousin).

Autre cas de figure, un des parents est disparu. Le dossier demandé comporte : des actes de naissances ou NNI du parent en charge de l’intéressé ; un jugement de disparition du parent introuvable, un extrait du registre de naissance issu recensement 1998 ou un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans, NNI des frères et des sœurs s’ils existent, et à défaut, NNI d’un proche parent (oncle paternel ou maternel, tante paternelle ou maternelle, cousin).

Si le père est inconnu, le postulant doit fournir un acte de naissance ou NNI de la mère vivante ou son jugement de décès, pour ceux qui ont moins de 45 ans ; un jugement de filiation pour ceux qui ont plus de 18 ans ou un jugement de naissance pour ceux qui ont moins de 18 ans. Le nom de famille de l’intéressé est celui attribué par la mère, tuteur ou les services compétents de l’état-civil, conformément à l’article 38.En cette hypothèse, le guide demande expressément à ce que ce type de dossier soit traité avec délicatesse, pour éviter de frustrer l’intéressé.

Enfin, si l’intéressé dispose d’un NUD en attente de validation, il doit présenter les copies qui ont servi de base à son recensement. Le détenteur du NUD s’est fait recenser mais n’a obtenu ni extrait d’acte de naissance, ni carte d’identité nationale. La commission doit compléter le manquement du dossier, conformément aux procédures ci-haut citées.

En bien des cas, ces critères sont particulièrement difficiles à satisfaire et nombre de citoyens seront laissés sur le carreau. Certains ne pourront toujours pas poursuivre des études et passer des examens, d’autres attendront longtemps, pour faire établir, à temps, leur acte de mariage et permettre ainsi, à leurs enfants, de se procurer des papiers d’état-civil.

DL
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Entrée en service du guidage radar dans l’espace aérien de Mauritanie

Le service du guidage radar est  lancé dans l’espace aérien mauritanien à partir du jeudi 25 avril à 00 heures, annonce le Ministère de l’Equipement et des Transports (MET), citant l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA).

« Le lancement de ce service s’inscrit dans le cadre de la modernisation des infrastructures aéronautiques du pays . Il intervient après la construction de certains aéroports  et la mise en œuvre des stations déportées pour les communications Air/Sol installées à Nema, Tidjikja, Atar, Lemgheity, Birmoghrein, Nouadhibou et Nouakchott.

Cette chaîne de stations constitue une couverture  quasi-globale en VHF,  permettant aux contrôleurs aériens  de communiquer aisément avec les avions se trouvant dans l'espace aérien de Mauritanie.

Par ailleurs, la mise en œuvre du guidage radar  permettra de renforcer  la sécurité des vols  et d’augmenter la capacité des espaces aériens  à recevoir plus de flux de trafic, car les normes d’espacement  des aéronefs seront considérablement réduites.

L’augmentation de la capacité des espaces aériens est stratégiquement importante.

En effet,  les espaces aériens de la Mauritanie se situent sur les chemins entre l’Europe et l’Afrique  d’une part, et l’Europe et l’Amérique latine, d’autre part. Ils  sont sollicités par des flux de trafic important nécessitant une attention particulière », explique le document gouvernemental.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Appel à candidature pour le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’Homme

Appel à candidature pour le renouvellement des membres de la Commission Nationale des Droits de l’HommeCNDH - Conformément aux dispositions de la loi organique No 2017- 016 du 05 Juillet 2017 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement de la Commission nationale des Droits de l’Homme (CNDH)

et à la Résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies du 20 Novembre 1993 dite des Principes de Paris et de l’observation générale 1.8 relative à la sélection et à la désignation de l’organe de décision des Institutions Nationales des Droits de l’Homme interprétant les Principes de Paris,

le Comité de sélection des membres de la Commission nationale des Droits de l’Homme informe qu’il sera procédé au renouvellement des membres de la CNDH le 27 avril 2019 au siège de la CNDH à Nouakchott.

Constitution des dossiers de candidatures :

Candidatures aux postes de membres de la CNDH

Les candidats aux postes de membres de la CNDH doivent présenter un dossier attestant leur haute moralité, leurs compétences avérées et leur intérêt pour la défense des droits humains.

Ce dossier comprend les pièces suivantes :

- Une demande adressée à la Présidente du Comité de sélection indiquant le domaine pour lequel l’intéressé postule;

- Un Curriculum vitae

- Une copie de la pièce nationale d’identité

- les copies légalisées des diplômes et / ou attestations prouvant l’expertise et l’engagement dans le domaine des droits de l’homme choisi parmi les thématiques des postes à pourvoir;

- Un extrait du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois

- Une photo d’identité récente

- Une déclaration sur l’honneur certifiant que le candidat n’appartient à aucun organe dirigeant d’une formation politique

Les candidatures féminines sont vivement encouragées.

Délais de dépôt des candidatures :

Les dossiers de candidature peuvent être déposés au siège de la CNDH à Nouakchott du 24 Janvier 2019 à 8H au 23 Février 2019 à 12h.



Inscription sur les listes des Collèges électoraux

Les organisations de la société civile postulant l’enregistrement sur les listes des collèges électoraux des différents groupes thématiques des droits de l’homme sont invitées à présenter un dossier sous pli fermé comportant les pièces suivantes :

Une demande adressée à la Présidente de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, présidente du Comité de sélection des membres de la CNDH spécifiant le groupe thématique choisi par l’association;

- la copie du récépissé de reconnaissance de l’association

- le dernier rapport d’activité de l’association dans le domaine des droits de l’homme pour l’année 2018.

Délais de dépôt pour les listes électorales :

Les dossiers pour l’inscription aux listes électorales peuvent être déposés au siège de la CNDH à Nouakchott du 24 Janvier 2019 à 8H au 23 Février 2019 à 12h.

Fait à Nouakchott le 23 janvier 2019

N.B. Pour des informations supplémentaires sur le processus de renouvellement des membres de la CNDH, prière contacter le secrétariat du Comité de sélection : Tel : 46456082- 22031204 , Email : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Source : CNDH

 

 

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb

L’Algérie accuse des capitales arabes d’infiltrer des terroristes pour déstabiliser le Maghreb"La décision du gouvernement d’interdire l’accès à l’Algérie aux migrants arabes arrivant par le Niger et le Mali est irrévocable", a déclaré au site algérien en ligne TSA Arabi Hacène Kacimi, le directeur en charge de la migration au ministère de l’Intérieur.


Rappelant que son pays avait accueilli jusqu'à présent plus de 50 000 Syriens pour des raisons humanitaires, le responsable a révélé que l’Algérie faisait face désormais à un nouveau phénomène. L’infiltration de migrants arabes venus de Syrie, du Yémen et de Palestine "par des canaux sous contrôle de groupes armés".

Des terroristes qui menacent la stabilité de l'Algérie

Et "quand certains de ces migrants deviennent un danger pour la stabilité nationale et une menace pour la sécurité, alors l’Algérie doit bouger", a-t-il ajouté.

Selon lui, ces migrants arabes traversent plusieurs pays tels que l’Egypte, la Turquie, le Soudan et la Mauritanie jusqu’au Niger et au Mali sans demander l’asile politique, "alors qu’une personne menacée demande l’asile au premier pays dans lequel il arrive", a-t-il commenté.

Indiquant ne pas vouloir porter d’accusations a priori, Hacène Kacimi a expliqué que son pays était en droit de s’interroger sur le fait de savoir s’il s’agissait véritablement de migrants ou "de terroristes pénétrant en Algérie sous couverture humanitaire". Pour lui, "il y a sûrement des parties occultes qui financent de telles norias terroristes".

Corroborant ces propos, TSA Arabi rapporte également, de source sécuritaire, que "l’armée algérienne est confrontée à un nouveau défi, celui de l’infiltration de terroristes âgés de 20 à 30 ans, la plupart de nationalité syrienne ainsi que quelques éléments yéménites".

Porteurs de faux papiers soudanais,"ces infiltrés viennent de la ville d’Alep, en Syrie, et ils sont poussés par des capitales arabes qui les encouragent à se déployer en Algérie dans le but de la déstabiliser", a précisé cette source, soulignant que ces terroristes syriens transitaient par le Niger depuis que ce pays est devenu un couloir pour les migrants clandestins.

A l’appui de cette thèse, TSA Arabi rappelle l’arraisonnement il y a quinze jours d’un navire chargé de munitions turques, 45 millions de balles pour être précis, au large de la Libye.

Un chiffre "colossal", selon la source de TSA, au regard d’une population de quatre millions de Libyens. "On peut en conclure que cette énorme quantité d’armes n’était pas destinée à la Libye mais à armer les combattants venus de Syrie et d’autres régions", a-t-elle dit.

La LADDH dément une information et confirme les expulsions

Critiquée par Hacène Kacimi pour avoir mis le feu aux poudres en dénonçant l’expulsion vers le Niger d’une cinquantaine de migrants syriens et palestiniens, la Ligue algérienne des droits de l’Homme (LADDH) a démenti catégoriquement avoir fourni des rapports à des ONG et des instances régionales ou internationales sur la question.

Dans son démenti, la LADDH confirme toutefois que 53 Palestiniens, 47 Syriens et 17 Yéménites ont été refoulés en décembre 2018 à partir du poste-frontière d’In Guezzam, au sud de Tamanrasset.

"Il y a eu une opération de rapatriement à partir de Tamanrasset vers le Niger en étroite coordination avec les autorités nigériennes et en accord avec le bureau d’Alger du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR)", a indiqué la LADDH dans son communiqué.

Alain Chémali
Source :
Francetvinfo

Alger a décidé de refouler tous les migrants arabes, en particulier syriens, se présentant à ses frontières sud. De source sécuritaire, il s’agirait de "terroristes" venus de Syrie et du Yémen envoyés par des Etats arabes pour déstabiliser l’Algérie et tout le Maghreb.

 

 

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés

Mberra : Près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacésArrêt des services de l’Avion Humanitaire de l’ONU, près d’un demi-million de citoyens et plus de 50.000 réfugiés maliens menacés.

Les services de l’avion humanitaire de l’ONU en Mauritanie cesseront ce 31 décembre 2018, mettant en péril la vie de près d’un demi-million de citoyens mauritaniens et celle de plus de 50.000 réfugiés maliens qui ne vivent que de l’aide apportée par plus d’une trentaine d’ONG nationales et internationales travaillant dans l’humanitaire.

En plus des restrictions provenant des autorités mauritaniennes, est mis en cause, le manque de financements pour continuer les opérations de secours.

Après l’alerte lancée par ROSA (voir http://cridem.org/C_Info.php?article=718405) sur l’arrêt des services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies en Mauritanie, voilà que cette déclaration vient compléter les efforts de l’Equipe Humanitaire Pays qui, par la voix du Représentant résident des Nations Unies en Mauritanie, vient de s’adresser aux partenaires dans ce sens. Ces derniers ainsi que la société civile tirent ainsi l’alarme sur les conséquences de cet arrêt sur le travail de plus d’une trentaine d’organisations nationales et internationales travaillant dans le domaine humanitaire au profit d’environ un demi-million de citoyens mauritaniens souffrant de malnutrition et d’insécurité alimentaire, en plus des réfugiés maliens à MBerra.

Zones d’intervention

Les services de l’Avion Humanitaire des Nations Unies assuraient les liaisons entre Nouakchott-Kiffa-Aïoun-Néma pour venir au secours de populations affectées par l’insécurité alimentaire liée à la sous production agropastorale et l’appui aux réfugiés maliens du camp de MBerra. Ils permettent également le déploiement rapide du personnel humanitaire sur le terrain et leur évacuation en cas de besoin médical. Ces services sont jugés comme fournissant le moyen de transport le plus économique, le plus sûr et le plus efficaces pour les opérations humanitaires et les actions de développement.

Selon les données distillées par l’Equipe Humanitaire Pays, constituée d’institutions des Nations-Unies, d’ONG nationales et internationales en plus de l’Etat, 11 Wilayas sur les 13 en Mauritanie sont en phase de sous pression, dont 7 Wilayas en phase de crise et 4 en sous pression alimentaire, soit 226.932 personnes, en période courante (octobre-décembre 2018), avec 574.602 personnes qui risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire sévère d’ici juin 2019. Ce qui nécessite le déplacement fréquent du personnel d’urgence et humanitaire dans les zones concernées. En 2018, ce service aérien a permis le transport de 1.930 passagers humanitaires dans les régions les plus difficiles d’accès.

Absence de fonds et blocages de l’Etat

Parmi les causes à l’arrêt des services de l’avion humanitaire des Nations Unies, les restrictions imposées par l’Etat mauritanien fixant au 24 décembre 2018 l’arrêt définitif de ces services, avec comme début d’entame des procédures le 15 décembre dernier. Avec la fermeture de l’aéroport de Néma pour travaux de maintenance, seul celui de Kiffa reste opérationnel grâce à une autorisation temporaire accordée par les autorités. Ces dernières empêchent en effet l’utilisation des autres aéroports, Aïoun, Kaédi et Sélibabyi, ce qui entrave gravement le déplacement du personnel humanitaire qui risque d’être dans l’impossibilité de secourir les populations menacées et en particulier, les réfugiés maliens de MBerra. Ajouté à ces restrictions imposées par l’Etat mauritanien, l’absence de financements jusqu’au premier semestre de l’année 2019.

L’Equipe Pays vient ainsi de lancer l’alerte sur l’arrêt définitif de ses opérations le31 décembre 2018 si aucun nouveau financement ou engagement n’est reçu, mettant les bailleurs internationaux et la communauté internationale devant leurs responsabilités. Déjà, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a lancé, depuis lundi 17 décembre 2018, les procédures d’arrêt des services aériens, compte-tenu des délais de préavis obligatoire de deux semaines. Ainsi, une trentaine d’organisations humanitaires et de développement n’auront plus accès aux zones les plus reculées du pays. Ce qui va créer une situation critique pour les bénéficiaires immédiats des programmes.

Appels à l’aide d’urgence

En 2018, les contributions des bailleurs se sont élevées à 2,2 millions de dollars U.S sur les 3,3 millions de dollars nécessaires, selon les données disponibles de l’Equipe Humanitaire Pays. Le PAM coûte à lui seul 250.000 dollars U.S par mois pour mener les opérations des Nations Unies à l’aide d’un avion humanitaire. Ainsi, tout engagement de plus d’un quart de million de dollars (0, 250 millions) permettra de demander une avance interne au PAM pour combler le gap jusqu’au premier trimestre 2019, si des fonds supplémentaires sont confirmés.

Cela évitera de renchérir les coûts des opérations humanitaires et de nuire à la capacité des organisations utilisatrices. Un appel a été ainsi lancé à la communauté internationale en Mauritanie pour la mobilisation rapide de fonds supplémentaires pour permettre aux services des Nations Unies de se poursuivre jusqu’en 2019.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité

Annonce de la création d’une nouvelle institution de lutte contre la mendicité Les walis de Nouakchott, MM. Mahi Ould Hamed, Zayed Ledhan Ould Val Oumou et Mrabih Ould Bounena Ould Abidine, ont annoncé, mardi soir à Nouakchott, la création d’une institution de bienfaisance chargée de traiter le phénomène de la mendicité qui envahit quasiment toutes les rues principales de la capitale.

Lors de cette réunion tenue dans les locaux de la wilaya de Nouakchott-Ouest, les wali ont indiqué que cette nouvelle institution vise à lutter contre ce phénomène à travers la mise en œuvre d’une stratégie nationale qui tient compte de façon objective de la situation des mendiants dans le cadre de l’élaboration d’une étude globale en vue de déterminer leur nombre et d’exécuter des programmes appropriés pour en finir avec ce phénomène.

Cette nouvelle institution va tirer profit de l’expérience de toutes les structures passées qui ont eu à intervenir dans ce domaine dans le cadre de la lutte contre la mendicité.

De son côté, le secrétaire général de cette nouvelle institution de lutte contre la mendicité, M. Chighali Ould Mohamed El Moustapha, a passé en revue lors de la réunion les objectifs visés, soulignant la position de la religion qui juge que la mendicité est un comportement inconvenable.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Des migrants sénégalais, recherchés dans le désert, retrouvés en ville en Mauritanie

Mauritanie : 75 migrants illégaux arrêtés, 28 autres recherchés Recherchés dans une zone désertique du nord-ouest de la Mauritanie, la plupart des membres d'un groupe de 26 ou 27 migrants sénégalais qui s'étaient échoués sur une plage ont été retrouvés dans la grande ville de la région, Nouadhibou, selon une source sécuritaire.

"Vingt ont été retrouvés à l'entrée de la ville ou dans certains quartiers où ils avaient trouvé refuge, alors que les autres sont encore recherchés", a déclaré cette source, en estimant que les six ou sept personnes manquantes "doivent se cacher ici, parmi la population".

Partie du Sénégal avec une centaine de personne à bord, leur embarcation, qui tentait de rejoindre les Canaries (Espagne), a été "emportée par la houle vers les eaux mauritaniennes, où elle a fini par s'échouer" le 16 juillet, avait raconté un jeune migrant sénégalais dans une conférence de presse organisée par la police de Nouadhibou.

La majorité des migrants avaient été trouvés sur une plage située au nord de la ville, près de leur embarcation.

Mais certains des naufragés avaient tenté de gagner la ville, avant d'être interceptés par la gendarmerie, tandis que d'autres étaient soupçonnés d'avoir trouvé refuge dans des grottes de cette région désertique.

Plusieurs passagers étaient dans un état de "fatigue extrême" et ont reçu des soins, dans l'attente de leur rapatriement au Sénégal, selon la police.

Dimanche dernier, les garde-côtes mauritaniens avaient déjà remorqué une embarcation, saisie avec 125 migrants à bord, tous de nationalité sénégalaise.

Au Sénégal même, 25 candidats à l'émigration ont été interpellés mardi alors qu'ils attendaient d'embarquer dans une maison d'un quartier populaire de la banlieue de Saint-Louis (nord-ouest), selon la police locale.

Les Canaries, à une centaine de km des côtes marocaines, avaient été au milieu des années 2000 l'une des principales routes de l'immigration clandestine vers l'Union européenne.

Les migrants africains ont ensuite davantage emprunté la route de la Méditerranée pour gagner l'Espagne ou l'Italie à bord d'embarcations de fortune.

Ces derniers temps, alors que les migrants font face à d'énormes difficultés dans la traversée de la Libye, le nord du Sénégal connaît une "recrudescence du nombre de départs", selon la police des frontières sénégalaise.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

Arrestation de 75 migrants clandestins qui partaient pour Las Palmas

Arrestation de 75 migrants clandestins qui partaient pour Las PalmasUn groupe de migrants clandestins a été arrêté mardi soir en bordure de la côte Atlantique à Nouadhibou. Ce groupe venait du Sénégal et se rendait à Las Palmas. Un autre groupe a été aussi arrêté à 17 km de Nouadhibou.

Le premier groupe, au nombre de 58 migrants clandestins, a été arrêté par l'armée nationale en bordure de la côte Atlantique alors que le second groupe qui compte 17 migrants clandestins a été arrêté au point de contrôle relevant de la gendarmerie nationale.

Les autorités administratives, sécuritaires et municipales ont commencé sur le champ à donner les premiers secours à certains éléments du groupe. Ainsi, certains d'entre eux ont été transférés à l'hôpital régional de Nouadhibou pour recevoir les premiers soins, alors que les autres ont été transférés à la direction régionale de la sûreté où ils ont bénéficié d'aliments et de couvertures.

Le wali de Dakhlet Nouadhibou, M. Mohamed Ould Ahmed Salem Ould Mohamed Raré, a effectué, en compagnie du hakem de la moughataa de Nouadhibou, et des autorités militaires et sécuritaires, une visite au groupe pour s'informer sur ses conditions et sur les efforts déployés pour lui assurer aliments, médicaments et couvertures en attendant son évacuation vers son pays d'origine.

Le directeur régional de la sûreté, M. Mohamed Abdallahi Ould Taleb, a déclaré à l'AMI que l'opération d'arrestation du groupe a été menée à l'occasion des patrouilles effectuées par l'Armée nationale.

Il a précisé que le groupe, au nombre de 75 éléments, se trouve actuellement dans les locaux de la direction de la sûreté régionale où tous les moyens nécessaires lui ont été fournis par les autorités administratives, sécuritaires et municipales en attendant la fin des investigations en cours pour l'évacuer vers son pays d'origine.

Il a par ailleurs précisé que 28 autres migrants clandestins de ce groupe qui vient du Sénégal et qui se rendait à Las Palmas sont actuellement recherchés.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

G5 Sahel : le Mauritanien Hanena Ould Sidi s’installe dans le fauteuil de Didier Dacko

G5 Sahel : le Mauritanien Hanena Ould Sidi s’installe dans le fauteuil de Didier DackoChangement de tête au commandement de la Force conjointe du G5 Sahel. Didier Dacko, le Général malien qui en assurait le commandement et son adjoint le Burkinabé Yaya Seré ont été remerciés en marge de la rencontre entre Emmanuel Macron et ses cinq homologues africains.

Désormais le fauteuil de Commandant de la Force échoit au Mauritanien Hanena Ould Sidi. La lutte souterraine au sein du G5 Sahel n'a jamais été aussi féroce. Paris avait fini par appuyer la volonté de Mohamed Ould Abdel Aziz et d'Idriss Deby.

Pour les présidents mauritanien et tchadien qui entendent mettre en avant leur expertise armée, l'attaque du QG de la Force conjointe du G5 Sahel a été la goutte de trop après la bavure des Forces armées maliennes (Fama) sur des civils peuls en mai.

Ould Sidi dans le poste de commandement attend son adjoint tchadien

Alors lorsqu'Emmanuel Macron, en visite d'Etat à Nouakchott en marge du 31è Sommet de l'Union africaine (UA), rencontre les présidents du G5 Sahel à l'Ecole de guerre de la force sous-régionale, le sort de Didier Dacko est scellé. Lui et son adjoint burkinabé Yaya Seré sont éjectés de leur fauteuil respectifs de Commandant et de Commandant adjoint de la Force.

Au poste de pilotage du Commandement de la Force du G5 Sahel, c'est désormais le Général Hanena Ould Sidi, Chef de l'état-major général adjoint de l'armée mauritanienne, décrit comme « réservé, prudent mais efficace» par un fin connaisseur, qui prend les rênes. Le Mauritanien sera secondé par le Général de Division Oumar Bikimo Jean, commandant en second de la Force. C'est ce duo qui prend les commandes.

A l'analyse, une rivalité souterraine oppose les chefs d'Etats pour le contrôle du G5 Sahel. De fait ou en usant de moyens légaux, la Mauritanie et le Tchad semblent vouloir prendre le bâton de commandement de cette force sous-régionale antiterroriste. En perspective d'un retrait de la Force française Barkhane très décriée dans le pays, Paris serait favorable aux armées mauritanienne et tchadienne perçues comme plus aguerries pour les combats au sol. Pour les appuyer dans leur contre-offensive face aux hordes de terroristes, l'opération française de forces spéciales Sabre devrait se positionner en renfort.

Changement de tête mais toujours pas d'opérationnalisation du G5 Sahel

Pour l'heure, afin de ne pas mettre Ibrahim Boubacar Keïta en difficulté à la présidentielle dans deux semaines, une sorte d'officialisation officieuse confirme l'éviction du Général Didier Dacko. Dans tous les cas, la Mauritanie et le Tchad s'affirment de plus en plus comme des maillons essentiels de la Force du G5 Sahel. Ce qui nuit à l'équilibre d'une force que l'on présente comme coordonnée et préparée.

Plus que le jeu de chaises musicales et le changement de tête, c'est la problématique du financement qui est la véritable haie à franchir. Au moindre micro tendu ou à la moindre caméra allumée au Sommet de l'UA, le Nigérien Mahamadou Issoufou répétait à satiété que les promesses de financement de la collecte de Bruxelles devraient être concrétisées pour permettre à la Force de se mettre sur pied. Une difficulté que les interminables réunions n'ont pas encore permis de surmonter.

Les attaques sur le terrain n'ont pas cessé comme la mort ce mercredi 11 juillet de deux soldats maliens dans une embuscade à Mopti. L'impératif devrait sans doute être de repousser les forces terroristes... en coordonnant les composantes de la Force du G5 Sahel. Encore faut-il trouver le financement pour une opérationnalisation effective.

Par Ibrahima Bayo Jr.
Source : La Tribune Afrique (France)

 

Fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie : De quoi s’agit-il au juste

Fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie : De quoi s’agit-il au juste ? La Presse du jour a fait état de fermeture de la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie dans le département de Podor.

Que se passe-t-il au juste. Selon certaines sources, seuls les passages non officiels sont fermés si l’on en croit à un élément de la garde mauritanienne, en service à l’un des postes frontaliers, joint au téléphone par nos confrères de Podorinfos.

En effet, selon le portail régional de la ville de Podor repris par laviesenegalaise.com, les points de passage officiels restent ouverts et les populations vaquent librement à leurs occupations, d’ailleurs, le débarcadère de Podor en est une illustration parfaite.

Les pirogues qui assurent la traversée vont et viennent et c’est le cas à Boghé, Dioudé Diéri, Wouro Aly qui sont officiellement reconnus par les deux États (Sénégal et Mauritanie).

Des points de passage comme Ngaolé, Toufndé Diami, Saldé célèbres et très fréquentés entre autres sont interdits et cette décision entre dans le cadre de la sécurisation de la vallée car dans une frontière, l’on ne peut pas entrer et sortir comme l’on veut”, a laissé entendre M.N, en service à la frontière.

“La porosité des frontières est toujours décriée par les populations car de part et d’autre certains commettent des forfaits et vont se réfugier dans l’autre côté sans être inquiété”, argue Mamadou qui juge cette mesure pertinente. Appelant aux sénégalais de respecter les décisions des voisins mauritaniens qui eux respectent celles prises par la partie sénégalaise.

Source : La Vie Sénégalaise (Sénégal)

 

 

Mauritanie : collaboration entre orpailleurs et terroristes

L’armée  accuse certains orpailleurs au Nord/Est  du pays (confins des frontières avec l’Algérie et le Mali) de « collaborer avec des groupuscules terroristes », dans une déclaration sous forme de mise en garde lue jeudi par la PANA.

Le document de l’état-major général des armées stigmatise « des manquements graves de la part des orpailleurs, qui se retrouvent dans une zone militaire interdite en compagnie d’étrangers portant des armes ».

Ainsi, conformément à sa mission consistant « à protéger cette zone pour sécuriser les unités militaires qui y sont déployées », l’état-major annonce « de nouvelles mesures militaires et sécuritaires, qui seront appliquées à la lettre et avec fermeté, en vue de faire face à ces groupes terroristes».

Les confins des frontières entre la Mauritanie, l’Algérie et le Mali sont le théâtre d’activités menées par des mouvements  terroristes et des groupes spécialisés dans le crime transfrontalier.

Ainsi, l’armée en a fait une zone militaire interdite depuis plusieurs années.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : Quelques hauteurs de pluie sur 4 régions

Mauritanie : Quelques hauteurs de pluie sur 4 régionsAu cours des dernières 24 heures quelques hauteurs de pluies ont été enregistrées sur des localités de l’intérieur du pays, dans quatre wilayas, le Hodh El Gharbi, l’Assaba, le Brakna et le Guidimakha.

Ces hauteurs de pluie relevées par le réseau administratif de commandement du ministère de l’intérieur et de la décentralisation sont les suivantes :

Hodh El Gharbi

Lehreïjatt 8 mm
Ain Varba 2 mm
Touil 1 mm
Medbougou 2 mm
Voulaniya 2 mm
Assaba
Blajmil 10 mm
Kankossa 5 mm
Legleybiya 20 mm
Hamoud 3,5 mm
Guerou 4 mm

Gorgol

Kaédi 8 mm
Tifondé Civé 2 mm
Maghama 2 mm
M’Bout 7,5 mm
Tarekna 15 mm
Dolol 8 mm
Sanj 11 mm
Ouadji Boussabé 10 mm
Kob Jafar 15 mm
Niabina Gandéga 8 mm

Brakna

M’Bagne 1,5 mm

Guidimakha

Yabouli 3 mm
Wompou 23 mm
Arr 5 mm
Lemkhaila 5 mm
Sandiri 12 mm

Takoutala 10 mm
J’Reyba 9 mm
Kory 17 mm
Bordji 3 mm
Diaguili 6 mm
Hasi Chagar 10 mm
Dafor 20 mm
Laraj 2 mm
Oulyengé 5 mm

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie: des migrants sénégalais renvoyés dans leur pays

Mauritanie: interception d'une barque de migrants faisant cap vers les CanariesEn Mauritanie, le gouvernement a ordonné l’expulsion de 53 migrants sénégalais arrêtés ces derniers jours à Nouadhibou alors qu’ils tentaient de gagner l’archipel des Canaries, en Espagne en pirogue.

Les migrants avaient quitté la ville sénégalaise de Thiès, lundi 28 mai dernier, à bord d’une embarcation de fortune pour les îles Canaries avant de tomber en panne non loin des côtes mauritaniennes de Nouadhibou. Le capitaine a pris la fuite et les passagers ont été récupérés par la marine mauritanienne avant leur transfert à Nouadhibou d’où ils ont été acheminés vers Nouakchott.

C’est là que la mesure d’expulsion a été exécutée. Un premier contingent vient de quitter le pays selon le président de l’association des ressortissants sénégalais en Mauritanie. « Lundi, un premier groupe de 21 migrants est parti pour le Sénégal, explique à RFI Assane Gueye. Les autres suivront bientôt. J’ai pu leur rendre visite, j’ai vu leurs conditions d’accueil. Elles sont acceptables ».

Assane Gueye est le seul contact direct avec ses compatriotes. Il s’est dit étonné de voir le nombre élevé de Sénégalais à bord d’une seule embarcation. « Avant, vous trouviez à bord d’une pirogue diverses nationalités, gambienne, guinéenne et malienne. Mais cette fois, il y avait 53 Sénégalais, vraiment je suis étonné ».
Les 32 autres Sénégalais du centre de rétention de Nouakchott seront rapatriés dans les prochains jours suivant la signature des arrêts d'expulsion les concernant.

Source : RFI

 

 

Les acteurs publics se penchent sur le processus de révision du contenu de la SNPE …

"La réponse aux violences faites aux enfants nécessite des efforts concertés et l’implication effective de tous. Compte tenu de son impact sur les enfants, leurs familles, les communautés et les Etats, la réponse à la violence contre les enfants est une priorité mondiale», a soutenu le représentant résident de l’UNICEF en Mauritanie. Hervé Péries  s’exprimait à l’ouverture, ce mardi 22 mai, à Nouakchott, d’un atelier  technique de lancement du processus d’actualisation de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfance avec les acteurs publics, organisé conjointement par le MASEF et Save the Children.

En Mauritanie, selon l'Enquête par grappes à indicateurs multiples, MICS 2015, la violence contre les enfants se manifeste sous plusieurs formes. A titre d’exemple : 8 enfants âgés de 1-14 ans sur 10 ont subi une agression de type psychologique ou un châtiment corporel.
Quatre enfants âgés de 5-17 ans sur 10 sont impliqués dans le travail des enfants. Quatre femmes âgées de 20-49 ans sur 10 ont été mariées avant l’âge de 18 ans. « Les objectifs de Développement Durable incluent des cibles claires pour mettre fin à ce phénomène d’ici 2030», selon le représentant de l’UNICEF qui se dit ravi de « voir que les différentes institutions gouvernementales soient engagées à travailler ensemble en vue d’apporter une réponse durable à ce phénomène. » Pour lui, les actions menées à ce jour, en collaboration avec tous les acteurs clés impliqués dans la mise en œuvre de la Stratégie Nationale pour la protection de l’enfant en cours d’actualisation, ont abouti à des résultats encourageants.

La plupart des régions du pays ont mis en place des systèmes de protection de l’enfant. En 2017, plus de 4.000 enfants vulnérables, à risque ou victimes de violence, abus et exploitation ont été pris en charge. Cependant, les chiffres cités plus haut montrent que beaucoup reste à faire, a prévenu  Hervé Péries. La mise en œuvre de la stratégie actualisée va aussi nécessiter, rappelle-t-il, une allocation de ressources financières suffisantes et le renforcement du nombre de travailleurs sociaux, notamment au niveau du MASEF. « L’UE se veut un donateur soucieux et concerné par la protection de l’enfance », a indiqué Hans-Christian

Beaumond,chef de coopération de la Délégation de l’Union Européenne à Nouakchott.
Ainsi, explique-t-il, l’UE cherche à promouvoir et à protéger de façon identique les droits de tous les enfants(…) C’est la raison pour laquelle l’UE opte pour une approche fondée sur le renforcement des systèmes de protection de l’enfance. L’atelier s’inscrit pour l’UE dans le cadre du projet AFIA, avec un budget de 3 millions d’Euros, financé par le Fonds fiduciaire d’Urgence Sahel (FFU).

Le projet AFIA, mis en œuvre par Save the Children avec le MASEF, est  axé particulièrement sur le renforcement des institutions, de la législation et de la protection de l’enfance. L’actualisation de la SNPE doit être, de l’avis de  Beaumond, coordonnée  avec le processus d’actualisation de la Stratégie Nationale de Gestion de la Migration.
Il ressort des indicateurs de la protection  en Mauritanie  que « la violence contre la prévalence des enfants, y compris les pratiques néfastes, reste pratiquement très élevée dans le pays. Sans une stratégie claire, le pays risque de ne pas atteindre les ODD ».

L’objectif de cette rencontre qui entre dans le cadre de la révision de la Stratégie Nationale de la Protection de l’Enfance (SNPE), est,bavance Save the Children/UE de lancer le processus de révision du contenu de la SNPE et de réfléchir sur le fonctionnement du système national de protection de l’enfant ainsi que sur le mandat et le rôle de chaque acteur dans le système.
Cette phase participative de révision de la SNPE fait suite à un premier diagnostic du système national de protection de l’enfant fait par le MASEF avec l’appui des Partenaires Techniques et Financiers de la protection de l’enfant en Mauritanie.

La révision de la SNPE a lieu, poursuit-on, dans le cadre du Projet AFIA, financé par l’Union Européenne (UE) et mise en œuvre par Save the Children en Mauritanie.
Ce processus impliquera, font remarquer Save the Children en Mauritanie, chaque porteur de responsabilités dans la protection de l’enfant et doit aboutir à l’actualisation de la SNPE basée sur les leçons tirées du fonctionnement du système ainsi que les défis actuels de protection de l’enfant en Mauritanie.

Source : lecalame.info

 

Mauritanie : le gouvernement durcit la loi contre l’utilisation des sachets plastiques

Mauritanie : le gouvernement durcit la loi contre l’utilisation des sachets plastiquesLes autorités mauritaniennes sont déterminées à réprimer sévèrement les utilisateurs de sachets plastiques (fabricants, importateurs, distributeurs et commerçants).

En effet, l’assemblée nationale a adopté, mardi 24 avril, le projet de loi pénalisant la fabrication et l’utilisation des sacs et sachets plastiques souples. Ainsi, les peines d’emprisonnements et les sanctions financières varient suivant les catégories d’utilisateurs.

Pour les producteurs, importateurs, distributeurs et commerçants, les sanctions varient entre 2 000 000 et 50 millions d’ouguiyas d’amende et de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.

Quant aux particuliers, leurs sanctions varient entre 5000 à 20 000 ouguiyas d’amende et 7 à 15 jours d’emprisonnement.

A cette occasion, le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, M. Amédy Camara a fait savoir que malgré une vaste campagne de sensibilisation de six mois, les citoyens ont continué à utiliser les sachets plastiques et de manière abusive.

Sur ce, le gouvernement a jugé nécessaire de corser davantage la loi, en incluant des sanctions fortement dissuasives, notamment des peines de prison.

Rappelons que c’est en janvier 2013 que la loi interdisant la fabrication, l’importation et l’usage des sacs et sachets plastiques est entrée pour la première fois en vigueur dans le pays.

Source : Les Mauritanies

 

 

Burkina : un combattant d’Al-Mourabitoune suspecté d’être le coordonnateur des attentats de Ouaga

Les services burkinabè ont identifié celui qu'ils considèrent comme le coordonnateur des attentats du vendredi 2 mars : il s'agit d'un combattant d'Al-Mourabitoune, déjà soupçonné d'être impliqué dans l'attaque contre le café Cappuccino, en janvier 2016.

Dans un communiqué de revendications publié le 3 mars, au lendemain des attentats contre l’état-major burkinabè et l’ambassade de France à Ouagadougou, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) a affirmé avoir agi en représailles à un raid militaire français contre plusieurs de ses chefs, le 14 février, dans l’extrême nord du Mali. Les enquêteurs estiment que cette double attaque simultanée, dont une à la voiture piégée, a en réalité été préparée bien en amont.

Selon nos informations, les services de renseignements burkinabè ont identifié Ayouri al-Battar comme étant le coordonnateur de ces opérations. D’après une source sécuritaire malienne, il s’agit d’un combattant arabe d’Al-Mourabitoune, déjà suspecté d’être impliqué dans l’attentat perpétré contre le café-restaurant Cappuccino à Ouaga, le 15 janvier 2016.

En provenance du Mali

Ayouri al-Battar aurait franchi la frontière le 9 février depuis le Mali, après être probablement passé par la zone montagneuse de Bandiagara. Les huit membres du commando, dont certains parlaient l’arabe et le bambara, l’auraient rejoint au Burkina durant les jours qui ont suivi, également depuis le Mali.

Informés a posteriori de leur arrivée, les services de renseignements burkinabè ont diffusé une note d’alerte aux différentes forces de défense et de sécurité le 22 février pour signaler leur présence sur le territoire national. Cette vigilance renforcée n’a pas empêché les assaillants de frapper le 2 mars.

Pour les responsables sécuritaires du pays, ce double attentat n’a donc malheureusement pas été une surprise. Ayouri al-Battar, lui, serait toujours dans la nature. Après Bamako en 2015, puis Ouagadougou et Grand-Bassam en 2016, Al-Mourabitoune – dont le chef au Mali, Mohamed Ould Nouini, fait partie des victimes du raid français du 14 février – confirme, avec cette nouvelle attaque à Ouaga, sa capacité à frapper loin de ses bases maliennes.

Source : jeuneafrique.com