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Santé dans le Monde

L'Ethiopien Tedros prend la direction de l'OMS

L'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a pris samedi ses fonctions de directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, l'une des plus importantes agences de l'ONU, a déclaré l'OMS dans un communiqué.

Ce médecin spécialiste du paludisme, âgé de 52 ans, succède à la Chinoise Margaret Chan qui a dirigé l'OMS pendant plus de 10 ans, depuis le 1er janvier 2007.

Le Dr Tedros, élu le 23 mai 2017 par l'Assemblée mondiale de la santé qui réunit les Etats-membres de l'OMS, est le premier Africain à diriger cette agence de l'ONU.

Avant sa désignation à la tête de l'organisation dont le siège est à Genève, il a été ministre des Affaires étrangères d'Ethiopie entre 2012 et 2016. Le Dr Tedros a également été ministre éthiopien de la santé entre 2005 et 2012.

L'OMS, qui emploie quelque 8.000 personnes dans le monde, est chargée de coordonner les réponses aux pandémies, telles qu'Ebola, et de fixer des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

Source : RFI

 

L’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus élu directeur général de l’OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le 24 mai à Genève.L'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a été élu mardi nouveau directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'ancien ministre éthiopien de la santé a remporté cette élection face à deux autres candidats, le Britannique David Nabarro et la Pakistanaise Sania Nishtar. C'est la première fois qu'un Africain va diriger l'une des agences de l'ONU les plus puissantes.

« C’est un jour historique pour l’Éthiopie et pour l’Afrique », s’est exclamé à l’issue du vote l’ambassadeur éthiopien auprès de l’ONU à Genève, Negash Kibret. Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’emportant au 3ème tour devant le Britannique David Nabarro.
L’ex-ministre éthiopien de la Santé et chercheur renommé sur le paludisme, âgé de 52 ans, était arrivé déjà en tête du premier et du 2ème tour, mais n’avait pas obtenu la majorité des deux-tiers des voix requise.

« Mettre la transparence au cœur de l’OMS »
C’est la première fois que trois candidats se sont affrontés pour devenir directeur général de l’OMS, une institution critiquée pour son manque de transparence. Auparavant, seul un unique candidat, proposé par le Conseil exécutif de l’OMS, était soumis au vote de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui procédait à la nomination finale.

Le Dr Tedros prendra la tête d’une agence qui a été notamment critiquée pour son manque de discernement sur la gravité de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, qui a fait plus de 11 300 morts. La Chinoise Margaret Chan a reconnu lundi, dans un discours prononcé devant l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit une fois par an les pays-membres de l’OMS, que l’épidémie avait « pris tout le monde, y compris l’OMS, par surprise ».
Dans son intervention pour présenter sa candidature et son programme, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a raconté avoir perdu, alors qu’il était enfant, un frère qui n’avait pas reçu les médicaments nécessaires. Il avait alors indiqué « refuser d’accepter que les gens meurent parce qu’ils sont pauvres ».

« Je fais les promesses suivantes : travailler sans relâche pour concrétiser la promesse de garantir la couverture sanitaire universelle, veiller à ce qu’il y ait des ripostes solides dans les situations d’urgence », a-t-il déclaré dans son plaidoyer. En outre, le médecin éthiopien a indiqué qu’il renforcera « la santé et l’autonomie des pays » et « mettra la transparence au cœur de l’OMS ».

Candidat de tout un continent


Le Dr Tedros, qui a aussi été chef de la diplomatie de son pays, était soutenu par l’Union africaine.

« Le nouveau directeur général doit continuer à œuvrer pour que l’OMS devienne plus efficace et plus transparente. L’OMS doit être transparente sur la façon dont elle utilise ses ressources et sur ses résultats », a affirmé mardi le ministre américain de la Santé Tom Pricese à Genève.

Première ONG à réagir à cette élection, Gavi, l’Alliance du Vaccin, s’est félicité de l’élection du Dr Tedros, ancien membre de son conseil d’administration. « Je voudrais adresser mes plus vives félicitations au Dr Tedros », a déclaré le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi, l’Alliance du Vaccin.

L’élection s’est faite lors de l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit tous les ans à Genève les États-membres de l’OMS.

Source : Jeune Afrique

 

 

Elle avait un cafard dans le crâne

Elle avait un cafard dans le crâneUn médecin indien découvre un cafard vivant dans le crâne d'une patiente qui se plaignait de maux de tête. Ressentant une sensation désagréable derrière les yeux au réveil, une indienne de 42 ans s'était rendue dans une clinique locale où lui fut pratiqué un lavage nasal.

Mais la douleur persistait. Elle a consulté alors un spécialiste qui a examiné ses canaux nasaux à l'aide d'un endoscope.

«J'ai vu des petites pattes bouger à l'intérieur», se rappelle le médecin à l'hôpital universitaire Stanley de Chennai, dans le sud de l'Inde.

Entré par les narines

En poussant plus loin ses recherches, le praticien a découvert l'existence d'un corps vivant: «J'ai réalisé que j'observais en fait le postérieur d'un cafard», raconte-il à l'AFP. Du jamais-vu en 30 ans de carrière.

Il était entré par les narines de la femme pendant son sommeil et se trouvait presque à la base du crâne. Le blattoptère en goguette fut finalement aspiré hors du nez, bien vivant.

Source : BBC Afrique

 

 

Santé: le cancer menacera 5,5 millions de femmes en 2030

 Santé: le cancer menacera 5,5 millions de femmes en 2030Selon un rapport publié mardi, le cancer tuera 5,5 millions de femmes à l’horizon de 2030, à cause de l’augmentation de la population mondiale et son âge avancé.

Ce rapport de l’association américaine pour le cancer, publié mardi à Paris au congrès mondial sur le cancer, estime que des efforts supplémentaires doivent être déployés, au niveau de la sensibilisation et la prévention de cette maladie, qui a coûté la vie, en 2012, à 3,5 millions de femmes dont la majorité vivait dans les pays développés.

Une responsable de l’association américaine pour la lutte contre le cancer a ajouté que le poids de la maladie du cancer prenait de l’ampleur dans les pays à faibles et moyens revenus à cause l’accroissement de sa population et son âge avancé.

Il y a également d’autres facteurs liés à des transformations économiques rapides, la mauvaise alimentation, l’absence d’efforts physiques, l’obésité et des phénomènes de reproduction, comme par exemple le premier accouchement à un âge avancé, qui est un facteur favorisant le cancer du sein.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Zika : découverte d’anticorps capables de « neutraliser » le virus

Des chercheurs européens ont annoncé jeudi avoir découvert de puissants anticorps capables de neutraliser Zika. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un vaccin contre le virus, à l'origine de graves lésions cérébrales chez le fœtus.

Ces chercheurs ont identifié des anticorps permettant de « neutraliser » à la fois Zika et le virus voisin de la dengue. Une découverte qui pourrait aboutir au développement d’un vaccin universel protégeant contre les deux maladies, ont indiqué les chercheurs dans la prestigieuse revue scientifique Nature.

Aucun vaccin jusqu’à présent

La découverte, jugée inattendue de l’avis du monde médical, est de taille. Car jusqu’à présent et contrairement à la dengue, il n’existe aucun vaccin pour se protéger du Zika, dont la dernière souche, dévastatrice en Amérique, est désormais présente en Afrique. Au Cap-Vert, des cas de microcéphalies ont ainsi été détectés ces dernières semaines.

Zika aggravé par la dengue ?

La récente épidémie provoque des complications neurologiques et surtout de graves anomalies du développement cérébral (microcéphalies) des bébés nés de mères infectées. Cette dernière flambée avait conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale » en février.

La découverte est d’autant plus prise au sérieux qu’elle coïncide avec une autre étude, également publiée jeudi dans Nature Immunology, qui suggère qu’une exposition préalable à la dengue pourrait amplifier l’infection au virus Zika. Une piste déjà étudiée par plusieurs chercheurs.

« Sur le continent américain, les populations n’avaient jamais été exposées au virus Zika, contrairement aux Africains qui ont davantage l’habitude d’être exposé à ce genre de virus comme la dengue ou la fièvre jaune qui appartiennent à la même famille que le Zika, ou encore au Chikungunya », avait ainsi souligné à Jeune Afrique la Dr. Anna-Bella Failloux, expliquant ainsi pourquoi les populations africaines aurait pu développer des anticorps.

Source : RFI

 

Santé : découverte d’un vaccin anticancéreux

Santé : découverte d’un vaccin anticancéreuxDes chercheurs russes ont annoncé la découverte d’un vaccin qui atténuerait les complications des cancers notamment du sein, du poumon et du colon. Ce vaccin serait actuellement expérimenté dans des hôpitaux.

Les chercheurs affirment que leur vaccin renforçait l’immunité du corps du malade et l’aidait à vaincre les tumeurs. Les médecins annoncent avoir enregistré des résultats concluants à l’issue du traitement de neuf patientes atteintes de cancer du sein.

Ce médicament peut être utilisé également comme moyen supplémentaire pour renforcer la faible immunité du corps, empêcher une rechute et renforcer la résistance du corps.

Selon les chercheurs, le vaccin se distingue des autres déjà découverts d’une absence totale d’effets secondaires.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Un premier vaccin efficace « à 100% » contre Ebola, selon un vaste essai clinique

Un premier vaccin expérimental contre le virus Ebola s'est révélé à 100% efficace lors d'un essai clinique. Une avancée prometteuse pour la lutte contre l'épidémie.

Lors de l’essai clinique menée sur le terrain en Guinée sur plus de 4 000 personnes, le premier vaccin expérimental contre le virus Ebola s’est révélé à 100% efficace, ont annoncé vendredi les acteurs du projet.

« Un vaccin efficace contre le virus Ebola est à portée de main à l’échelle mondiale », lit-on sur un communiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui évoque une « avancée très prometteuse ».

Les premiers résultats, publiés dans la revue médicale britannique The Lancet, relèvent que le vaccin VSV-ZEBOV a montré une efficacité de 100% au cours des 10 jours suivant son administration chez une personne non infectée mais en contact avec des malades.

Remède miracle

« Si les résultats sont confirmés, ce nouveau vaccin pourrait être le remède miracle contre Ebola et contribuer à stopper l’épidémie actuelle et à enrayer des épidémies de ce type à l’avenir », a souligné de son côté Borge Brende, le ministre norvégien des Affaires étrangères.

Le vaccin développé par l’agence de la santé publique du Canada (PHAC) a été mis au point grâce à une importante coopération internationale impliquant l’OMS et différents experts venus de Norvège, France, Suisse, Etats-Unis, Royaume-Uni et Guinée. La licence du vaccin a quant à elle été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp.

Épidémie meurtrière

Depuis son déclenchement en Guinée en décembre 2013, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest, la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait 11 279 morts pour 27 748 cas, un bilan sous-évalué reconnaît l’OMS. Aujourd’hui, le nombre de nouveaux cas est au niveau le plus bas depuis le début de l’épidémie en Afrique de l’Ouest.

Le VSV-ZEBOV qui vient de démontrer son efficacité dans cette première phase de tests n’est pas le seul à être développe. Un second vaccin qui actuellement testé au Liberia est également développé par  la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) avec l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

Source : JeuneAfrique.com

 

Ebola: Premiers essais en Afrique de trois traitements possibles

 

L'organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé ce jeudi qu'elle allait commencer les premiers essais de trois traitements cliniques de la fièvre hémorragique Ebola dans trois de ses centres en Guinée et au Liberia. En l'absence de traitement spécifique de cette épidémie qui frappe plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, ces essais visent à essayer de trouver une thérapie efficace, a précisé l'ONG dans un communiqué.

Ebola tue aujourd'hui entre 50 et 80% des patients atteints

«C'est un partenariat international sans précédent qui représente un espoir pour les malades d'obtenir enfin un vrai traitement d'une maladie qui tue aujourd'hui entre 50 et 80% de ceux qui sont infectés», a souligné le Dr Annick Antierens, qui coordonne les essais pour MSF.

Les trois essais seront respectivement placés sous l'autorité de l'université d'Oxford avec le médicament antiviral brincidofovir dans le centre ELWA 3 de Monrovia, au Libéria. Ils seront placés sous l'autorité de l'INSERM (l'Institut français pour la santé et la recherche médicale) avec le médicament antiviral favipiravir à Guéckédou en Guinée. Enfin, c'est l'Institut de médecine tropicale d'Antwerp, avec une thérapie à base de sang et de plasma de convalescents, qui gérera l'essai à Conakry, la capitale guinéenne.

L'Organisation mondiale de la santé est associée à ces essais. Son dernier bilan diffusé mercredi fait état de 5.160 décès sur 14.098 cas. «En tant qu'un des principaux opérateurs de soins engagés en Afrique de l'Ouest, MSF participe à ces tests cliniques accélérés pour donner à ceux qui sont contaminés une plus grande chance de survivre», a souligné le docteur Annick Antierens.

Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015

Les protocoles de ces essais sont en phase finale de développement et ont été conçus avec un objectif simple de survie à 14 jours, et avec de larges critères d'inclusion. Objectif: commencer les premiers essais cliniques courant décembre 2014. Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015.

Alors que les essais cliniques sont en cours, MSF exhorte ceux qui développent ces médicaments à augmenter leur production, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de délai entre la fin des essais et l’introduction des produits dont l’efficacité et l’innocuité auront été prouvés. MSF demande aussi à ce que les fabricants de médicaments produisent des produits finis abordables et disponibles dans des quantités suffisantes pour lutter contre l'épidémie à son épicentre, en Afrique de l'Ouest. La distribution des produits devrait être dictée par les besoins des patients, quel que soit le lieu où ils vivent et la capacité des pays à payer.

 

 

L'homme qui a découvert Ebola prévient dans une interview choc : "je crains maintenant une inimaginable tragédie"

Dr Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, l'actuelle République démocratique du Congo (RDC). Il vient de donner une interview alarmiste à The Guardian : en voici les grandes lignes.

Si, lors de sa découverte, le virus se concentrait essentiellement dans des petits villages, pour la première fois, il a atteint de grandes métropoles telles que Monrovia ou Freetown. Ce qui inquiète particulièrement Peter Piot : "dans les grandes villes - et notamment celles où il y a d'immenses bidonvilles - il est pratiquement impossible de retrouver ceux qui ont été ou pu être en contact avec des personnes malades". Le médecin est d'ailleurs très préoccupé par la situation au Nigeria : "Si la fièvre hémorragique venait à se répandre dans des mégalopoles aussi grandes que Lagos ou Port Harcourt, ce serait une catastrophe inimaginable".

Interrogé par The Guardian afin de savoir si nous avions totalement perdu le contrôle de l'épidémie, la réponse de Peter Piot est sans appel : "J'ai toujours été un éternel optimiste mais je pense que désormais nous n'avons pas d'autres choix que de tout tenter, je dis bien tout. (…) Cela apparaît évident pour tout le monde qu'il ne s'agit plus seulement d'une épidémie mais bien d'une catastrophe humanitaire. Nous n'avons pas seulement besoin de personnel de santé mais aussi d'une excellente logistique, de camions, de jeeps et de denrées alimentaires. Une telle épidémie peut déstabiliser des régions entières. (…) Je n'avais jamais imaginé qu'une situation aussi calamiteuse puisse arriver un jour".

A l'heure actuelle, l'essentiel des cas recensés se trouvent en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone ; des personnes infectées ont aussi été signalées au Nigeria, au Sénégal de même qu'aux Etats-Unis, où un homme en provenance du Liberia a été diagnostiqué mardi et se trouve à présent dans un état critique. De plus, une infirmière française contaminée lors d'une mission de Médecins sans Frontières au Liberia a été rapatriée et soignée avec succès à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé, près de Paris. En Grande-Bretagne, un patient britannique contaminé lors d'une mission humanitaire en Sierra Leone a été soigné après avoir été hospitalisé dix jours dans un hôpital de Londres. Dès lors, des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus de la fièvre Ebola atteindre la France d'ici vingt jours, à 50% pour la Grande-Bretagne. Un risque pandémique que n'élude pas Peter Piot.

"Il y aura certainement des malades atteints d'Ebola en provenance d'Afrique qui se rendront en Europe ou aux Etats-Unis dans l'espoir de recevoir un traitement. Et il se pourrait même que certaines personnes infectées décèdent. Toutefois une épidémie en Europe ou en Amérique du Nord serait rapidement mise sous contrôle" certifie-t-il. En revanche, ce médecin se dit "plus préoccupé par les nombreuses personnes venant d'Inde et travaillant dans le commerce ou l'industrie en Afrique de l'Ouest. Il suffirait qu'un seul d'entre eux soit infecté et se rende en Inde au cours de la période d'incubation du virus puis, une fois qu'il tombe malade, se rende dans un hôpital public" pour que la situation devienne totalement hors de contrôle.

Peter Piot parle même de scénario "apocalyptique" car Ebola change en permanence son patrimoine génétique. Plus il y a de personnes qui contractent le virus, plus il est probable que celui-ci mute et accélère ainsi sa propagation. Un véritable cercle vicieux... C'est pourquoi il préconise la multiplication des essais de médicaments expérimentaux. "Mais, nuance-t-il, nous ne devrions certainement pas compter que sur ces nouveaux traitements. En effet, pour la plupart des malades, ils arriveront trop tard. Ils ne serviront essentiellement qu'en cas de nouvelle épidémie". En attendant, il estime, comme le disait Louis Pasteur en son temps, que "ce sont les microbes qui auront le dernier mot".

Source : seneweb.com

 

Ebola : la première infection aux Etats-Unis confirmée

 

Une soignante, qui s’est occupée d’un malade mort la semaine dernière au Texas, a contracté la fièvre hémorragique. C'est le deuxième cas hors d'Afrique.

 

Les autorités sanitaires américaines ont confirmé dimanche la première infection par Ebola contractée aux Etats-Unis, par une soignante d’un hôpital texan où un Libérien infecté est décédé, l’attribuant à une faille du protocole de protection. L’annonce de cette contamination a ravivé les craintes sur la capacité des Etats à contenir la plus grave épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest depuis l’identification du virus en 1976, et sur les mesures de protection adoptées.

 

 

La fièvre hémorragique a fait 4 033 morts sur 7 399 cas recensés dans 7 pays - surtout en Guinée, Sierra Leone et Liberia, mais aussi Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis -, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 8 octobre. Aucun vaccin ni traitement homologué n’existe pour l’instant contre le virus, qui se transmet par contact direct avec des fluides corporels lorsque le malade a développé les symptômes (fièvre, vomissements, courbatures, douleurs). Les personnels soignants sont équipés de tenues de protection.

 

Au Liberia, le pays le plus touché avec 2 316 morts, les personnels de santé vont durcir lundi leur grève pour obtenir le versement de primes de risque en raison de l’épidémie d’Ebola, a annoncé dimanche le président de leur syndicat, Joseph Tamba.

 

Dimanche les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont confirmé l’exactitude des tests effectués à l’hôpital de Dallas samedi soir. La patiente travaillait au centre hospitalier Texas Health Presbyterian de Dallas, où a été soigné et est mort le Libérien Thomas Eric Duncan le 4 octobre. Elle faisait partie de l’équipe qui l’a traité après son hospitalisation le 28 septembre.

 

Faille dans le protocole

 

«Nous ignorons ce qu’il s’est passé au cours du traitement du patient de référence, c’est-à-dire le premier cas traité à Dallas, mais à un certain moment, il y a eu une faille dans le protocole qui a causé l’infection», a relevé le docteur Thomas Frieden directeur du CDC. «A coup sûr, le protocole n’a, malheureusement et par inadvertance, pas été suivi», a estimé sur ABC le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

 

La soignante américaine infectée, qui a requis le strict anonymat, a indiqué, selon les responsables sanitaires, avoir respecté le protocole, et l’hôpital de Dallas a insisté sur le fait qu’elle portait l’équipement (masque, gants, tenue de protection) recommandé par les CDC. Le Dr Dan Varga, des services de santé du Texas, a précisé à la presse qu’elle se trouvait dans un «état stable». Selon le Dr Frieden, elle présente de «légers symptômes» et une «faible fièvre».

 

La Maison Blanche a fait savoir que le président Barack Obama avait discuté par téléphone avec la ministre de la Santé Sylvia Burwell, insistant sur le fait que les résultats de l’enquête sur les circonstances de cette infection devraient être partagés «rapidement et largement» et que les hôpitaux devaient être invités à davantage de précaution.

 

De son côté, le juge Clay Jenkins, du comté de Dallas, s’est voulu rassurant : «Vous ne pouvez pas contracter Ebola en marchant à côté de quelqu’un dans la rue ou en étant en contact avec quelqu’un qui ne présente pas de symptômes» ajoutant «ce n’est pas une nouvelle qui devrait faire paniquer».

 

La santé de l'Espagnole s'améliore

 

Par ailleurs, en milieu d’après-midi, le Dr Phil Smith du Nebraska Medical Center à Omaha où est traité Ashoka Mukpo, un cameraman américain de NBC de 33 ans infecté au Liberia, a précisé qu’il avait effectué de «gros progrès». «Il répond bien aux traitements», a-t-il souligné.

 

L’Américaine est le deuxième cas de contamination hors d’Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante espagnole de 44 ans, qui avait contracté à Madrid le virus en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Elle a peut-être touché son visage avec un gant infecté, selon l’hôpital où elle est soignée depuis lundi. Sa santé s’améliore avec une diminution de la charge virale, a annoncé dimanche Fernando Simon, directeur du Centre d’alertes sanitaires et de secours espagnol. Il y a «un certain espoir» car elle n’a plus de fièvre, a-t-il relevé, prônant néanmoins la prudence car son état reste «grave mais stable».

 

Par précaution, de nombreux pays dans le monde multiplient le contrôle aux frontières des voyageurs venant des trois pays les plus touchés. Aux Etats-Unis, le dépistage a commencé samedi à l’aéroport J.F. Kennedy de New York et se déroule «sans incident», selon le Dr Frieden. Il devrait être étendu «jeudi» aux quatre autres aéroports prévus (Newark, Atlanta, Chicago, Washington). Le Canada a conseillé à ses ressortissants de quitter les pays les plus touchés «tant que des vols commerciaux sont encore disponibles». Le Royaume-Uni s’est dit prêt à faire face à une éventuelle arrivée du virus après un exercice de grande ampleur.

 

AFP

Ebola : mort du patient aux Etats-Unis, les contrôles renforcés dans 5 aéroports

Il était arrivé à Dallas le 20 septembre sans syptôme en provenance du Libéria via Bruxelles. Thomas Eric Duncan, le patient libérien atteint d'Ebola, premier à avoir été diagnostiqué hors d'Afrique, est décédé mercredi matin à Dallas, où il était hospitalisé. "Il a lutté courageusement" contre le virus, a indiqué un porte-parole de l'hôpital. Il a commencé à avoir des symptômes le 24 septembre et a été finalement hospitalisé le 28 septembre et placé en quarantaine.

Il avait été aux urgences une première fois et renvoyé chez lui alors qu'il était déjà contagieux. Son état s'était dégradé pendant le week-end. Il avait été branché sur respirateur artificiel et sous dialyse, avait indiqué mardi le centre hospitalier, Texas Health Presbyterian à Dallas. Les médecins avait commencé à le traiter avec un traitement expérimental, l'anti-viral brincidofovir développé par Chimerix, une firme biopharmaceutique américaine. Les autorités sanitaires surveille de près 48 personnes ayant été plus ou moins en contact avec le patient dont particulièrement dix considérés à haut risque d'infection, trois membres de sa famille et sept personnels soignant. La Maison blanche a pris la décision de renforcer ses contrôles dans cinq aéroports du pays où arrivent la plupart des passagers en provenance du Liberia, de Sierre Leone et de Guinée : JFK à New York, Newark dans le New Jersey, Dulles à Washington et les aéroports internationaux d'Atlanta et de Chicago. Selon la Maison blanche, 94% des passagers qui se rendent aux Etats-Unis depuis ces trois pays arrivent dans ces aéroports. Cette mesure concerne environ 150 passagers par jour.

Kerry veut "une réponse mondiale urgente"

 

En Espagne, le spectre d'une diffusion d'Ebola plane sur Madrid. Outre l'aide-soignante contaminée par le virus après avoir été en contact avec un Espagnol qui avait contracté la maladie en Afrique, quatre autres personnes sont en effet désormais soignées à l'hôpital Carlos III. Une infirmière qui a côtoyé l'aide-soignante a en effet admise mardi soir par précaution en raison d'une légère fièvre. Avant elle, trois autres personnes ont été mises en quarantaine lundi et mardi : une autre infirmière, un ingénieur de retour d'Afrique, sur lesquels les premiers tests se sont avérés négatifs et qui pourraient sortir dès mercredi, et surtout le mari de la malade. Vu leur proximité, il est considéré comme à "haut risque".

 

L'aide soignante faisait partie de l'équipe qui a soigné deux missionnaires espagnols, touchés par le virus et décédés respectivement le 12 août et le 25 septembre. Une cinquantaine de personnes qui ont pu être en contact avec elle ou le deuxième patient sont déjà surveillées et une enquête est menée afin d'identifier tous les habitants de la région qui ont pu être exposés, d'autant que la soignante a présenté des symptômes dès le 30 mais n'a été hospitalisée que lundi 6 octobre.

 

John Kerry a "plaidé de manière urgente pour que les nations du monde en fassent plus" dans leur aide contre cette "crise mondiale urgente" qui "exige une réponse mondiale urgente".

lci.tf1.fr

 

Pour MSF, "le monde est en train de perdre la bataille contre Ebola"

Un membre du personnel médical d'un hôpital de Monrovia, Liberia, le 1er septembre 2014.Médecins sans frontières (MSF) a estimé mardi que "six mois après son début, le monde est en train de perdre la bataille contre la pire épidémie d'Ebola de l'histoire".

Le Dr. Joanne Liu, la présidente internationale de Médecins sans frontières (MSF), s'exprimait mardi 2 septembre devant les États membres de l'ONU à New York. Elle dénonce aujourd’hui l’inaction de la communauté internationale face à l'épidémie d'Ebola. "Six mois après son début, le monde est en train de perdre la bataille contre la pire épidémie d'Ebola de l'histoire, déclare-t-elle. Les dirigeants mondiaux n’arrivent pas à faire face à cette menace transnationale."

"Le 8 août, l’OMS a déclaré que cette épidémie représente une 'urgence de santé publique de portée mondiale', mais ceci n'a pas donné lieu à une réponse significative, a-t-elle poursuivi. De fait, les États ont rallié une sorte de coalition mondiale de l’inaction."

La présidente internationale de MSF estime que "les promesses de financements et le déploiement de quelques experts ne peuvent pas suffire. Les gouvernements qui ont les moyens de faire face à cette situation ont la responsabilité à la fois politique et humanitaire d’offrir une réponse concrète à cette catastrophe".

Et de conclure : "Au lieu de limiter leur réponse à la gestion de l’éventuelle arrivée d’un malade dans leur pays, ces pays devraient saisir l’occasion d’intervenir là où c’est nécessaire : en Afrique de l'Ouest".

Source : Jeuneafrique.com

 

Journée mondiale du SIDA : Lutte contre le sida en Afrique, des progrès mais un difficile accès aux soins pour tous

Entre 2006 et 2012, les nouveaux cas de sida ont diminué presque de moitié en Europe de l'Ouest, alors qu'en Europe de l'Est et en Asie centrale  ils ont plus que doublé.La lutte contre le sida progresse partout dans le monde et en Afrique en particulier. En cette journée mondiale de la lutte contre ce fléau, l'Onusida se veut optimiste et assure que, pour la première fois, le monde « peut envisager la fin de l'épidémie ». Le nombre de nouvelles infections par le VIH et le nombre de décès sont en baisse par rapport aux années précédentes. Un constat plus optimiste que d'habitude pour une réalité très contrastée selon les pays, et les continents.

L’ONU s’est réjouie des progrès obtenus dans l’éradication du VIH-sida, soulignant qu’il était pour la première fois possible d’envisager la fin d’une épidémie qui a profondément dévasté le monde. Le nombre de nouvelles infections au VIH et le nombre de décès sont en baisse par rapport aux années précédentes.

Les décès liés au sida ont chuté de presque un tiers depuis 2005 en Afrique et les nouvelles infections à VIH ont baissé d'un tiers depuis 2001. Il faut dire que les budgets nationaux consacrés à cette maladie sur le continent ont triplé entre 2007 et 2012. Mamadou Diallo, directeur régional de l'Onusida pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique Centrale, s'en explique.

Mais si l'Afrique enregistre des progrès évidents dans la lutte contre le sida, la réalité est toutefois très contrastée selon les pays.

Recul de la maladie

-Au Gabon, la lutte contre le sida commence à porter les fruits, selon les chiffres officiels. Aujourd'hui, 4,1% de la population souffre du sida contre 8%, dix ans auparavant. Mais il y a encore plus de 40 000 personnes contaminées. Ils ne faut pas baisser la garde, préviennent les associations de lutte contre le sida.

C’est Amissa Briana Bongo Ondimba, directrice générale de la prévention du sida qui a eu le plaisir d’annoncer la nouvelle aux Gabonais : « Nous avons désormais un taux de séro-prévalence de 4,1%, relevé lors de notre dernière enquête de santé, réalisée en 2012 ».

La prévalence du sida a donc connu une chute libre en une décennie. Elle est passée de 8,1% en 2003 à 4,1% en 2012. Séropositif depuis 17 ans, Jean Baptiste Bakoko, conseille cependant de ne pas baisser les bras : « Nous n’allons pas dormir sur nos lauriers parce que nous sommes obligés de continuer le combat, sensibiliser, informer suffisamment pour qu’on atteigne l’objectif zéro, zéro infection, zéro transmission et zéro décès ».

Sur le plan du traitement, le Gabon a réalisé de grands progrès. Les médicaments sont gratuits pour tous les malades. Le plus grand mal à guérir reste la discrimination.

Problème de financement

-Au Burkina Faso, le taux de prévalence est passé de 7% à 1% en quelques années de sensibilisation et de prise en charge des personnes infectées. Mais pour gouvernement, il s’agit d’atteindre « 0% de contagion de sida au Burkina Faso ». Et pour le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le sida, l’une des voies pour atteindre ce résultat est d’assurer le traitement pour les malades et mettre un accent sur la sensibilisation. Mais le retrait de certains partenaires financiers inquiète les associations.

Larba Ouedraogo, coordonnateur d’une association qui intervient depuis 1991 dans la lutte contre le sida : « Malgré les conseils que nous donnons aux personnes vivant avec le VIH , nous voyons qu'ils continuent certaines pratiques très dangereuses ».
Selon le réseau d’accès aux médicaments essentiels, de nombreuses ruptures de stocks de médicaments contre les infections opportunistes sont constatées également dans plusieurs services de santé.

Dr Simon Kaboré, directeur exécutif du Rame : « Que ce soit au niveau des réactifs pour le suivi des personnes vivant avec le VIH, que ce soit au niveau des médicaments génériques pour le traitement des infections opportunistes, aujourd’hui le dispositif qui a été mis pour le dépistage, au niveau des associations, a connu une grande baisse parce qu’il n’y a simplement plus de financement pour continuer».

Pour le réseau d’accès aux médicaments essentiels, il faut craindre une détérioration de la qualité de la prise en charge des personnes vivant avec le VIH au Burkina Faso notamment le développement des résistances et l'accroissement du taux de morbidité et de mortalité liées au VIH-sida.

Manque d'antirétroviraux

-En Afrique du Sud, où six millions de personnes sont atteintes, un rapport inquiétant montre que de nombreux hôpitaux ont déjà manqué d’antirétroviraux pour traiter les malades atteints du sida. L'enquête a été menée en septembre-octobre par un groupe d’ONG, dont MSF, Médecins sans frontières, auprès de 2 139 hôpitaux dans le pays (sur 3 800).

C’est la première fois qu’un rapport paraît sur le sujet. Ses conclusions sont alarmantes. Une clinique sur cinq en Afrique du Sud a déjà manqué d’antirétroviraux, pour traiter les patients atteints du sida. Lorsque les stocks viennent à manquer, 20% des patients sont tout simplement renvoyés chez eux, sans aucun traitement. Une situation dramatique selon Bella Wingh, de Médecins sans frontières :

« Quant on arrête le traitement puis qu’on le reprend, c’est ce qu’on appelle une ‘’interruption de traitement’’. Le problème, c’est que les malades développent parfois une résistance à ce traitement, donc ils doivent ensuite prendre des médicaments plus forts. Cette situation augmente aussi le risque de transmission du sida. Donc, une interruption de traitement affecte non seulement le malade, mais aussi toute la communauté autour de lui ».

Une «hotline» contre les ruptures de stocks

Le manque de traitements disponibles affecterait  420 000 personnes sur les 2,5 millions de malades du sida pris en charge en Afrique du Sud. Les ONG veulent désormais les aider à signaler une défaillance.

« Nous avons lancé un projet contre les ruptures de stocks qui s'appellent stop stock out project. Les patients et les médecins peuvent appeler anonymement une hotline pour signaler une rupture de stocks. Nous essayons alors de débloquer la situation auprès des autorités et si nous n’obtenons pas de résultat, nous faisons un rapport direct au ministère de la Santé », ajoute Bella Wingh de MSF.

La prochaine étape sera d’identifier les raisons de ce manque de stocks.

Toujours selon MSF, une grande disparité existe selon les régions. C'est l'Etat Libre qui fait face à la situation la plus critique avec 54% de ses hôpitaux étant ou ayant été en manque d'antirétroviraux. Les ONG ont tout de même félicité les efforts entrepris par le gouvernement sud- africain pour faire de la prévention et soigner les malades du sida.

Le coût économique de l'épidémie

Voilà trente ans que le continent africain est aux prises avec le virus du sida. Les dix premières années ont provoqué une véritable hécatombe sur le continent. Et la situation économique de toute la région en a été affectée. Aujourd'hui, la situation est bien différente. Fanny Chabrol, chercheuse au Cestim, Centre universitaire de recherches sur l'économie de la santé à Marseille, s'en explique.

De l'espoir

Le 1er décembre de chaque année, la journée mondiale de lutte contre le sida apporte son lot de bonnes et de mauvaises nouvelles mais aussi d’espoir… Quelque 16 millions de malades ont besoin de traitement alors que deux millions de nouvelles contaminations ont été recensées cette année et plus d’un million et demi de personnes sont mortes du sida. Des malades, qui ont besoin de traitement mais aussi d’information et de soutien. Aliou Sylla, président de la première association de lutte contre le sida au Mali, Arcad sida Mali, reconnaît les progrès faits dans ce domaine mais avec des réserves.

Source : AFP

 

Cancer du col utérin: une dose du vaccin anti-papillome humain suffit

 

 

 

 Vacciner les femmes avec une seule dose du vaccin contre le virus du papillome humain (VPH), responsable de 70% des cancers du col de l'utérus, pourrait être suffisant pour produire une immunité durable, selon une étude publiée lundi.

 

"Nous avons constaté que les niveaux d'anticorps pour les deux types du VPH 16 et 18 chez les femmes vaccinées avec une dose restaient stables quatre ans après la vaccination", explique le Dr Mahboobeh Safaeian, chercheuse à l'Institut américain du cancer (NCI) à Bethesda (Maryland, est), principal auteur de cette recherche.

 

"Ces résultats remettent en question les recommandations actuelles selon lesquelles le vaccin anti-VPH nécessite plusieurs doses pour générer une réponse immunitaire durable", souligne l'infectiologue dont la recherche paraît dans la revue américaine Cancer Prevention Research.

 

Selon elle, "cette découverte est prometteuse pour mener des campagnes de vaccination simplifiées et moins coûteuses qui ont plus de chances d'être mises en oeuvre mondialement, particulièrement dans les pays en développement où l'on compte 85% des cancers du col de l'utérus, une des principales causes de mortalité".

 

Cette étude est basée sur les résultats d'un essai clinique financé par le NCI pour tester l'efficacité du vaccin Cervarix du laboratoire britannique GlaxoSmithKline, chez des femmes au Costa Rica.

 

Environ 20% des participantes n'ont reçu, involontairement, qu'une dose du vaccin au lieu des trois recommandées, expliquent les auteurs.

 

Ils ont analysé la réponse immunitaire en mesurant les niveaux d'anticorps au virus dans des échantillons de sang de 78, 192 et 120 femmes qui avaient reçu respectivement une, deux et trois doses du vaccin.

 

Ils ont ensuite comparé les résultats à 113 femmes non vaccinées.

 

Les chercheurs ont constaté que toutes les femmes dans les trois groupes avaient des anticorps au VPH 16 et 18 dans leur sang pendant quatre ans.

 

Les niveaux d'anticorps étaient comparables chez celles qui avaient eu deux doses à six mois d'intervalle, aux femmes ayant reçu les trois doses recommandées.

 

Les auteurs ont également découvert que les niveaux d'anticorps étaient plus bas parmi les femmes avec une dose, par rapport à celles avec deux et trois doses, mais leur réponse immunitaire était durable.

 

Le taux d'anticorps chez les femmes avec une et deux doses du vaccin étaient de cinq à 24 fois plus élevé que chez celles n'ayant jamais été vaccinées mais qui avaient été précédemment infectées par le VPH qui se transmet par voies sexuelles.

 

Le vaccin est donné aux filles et jeune femmes de 9 à 25 ans.

AFP

Ne pas dormir assez favoriserait Alzheimer

 

 

 

Le manque de sommeil empêcherait le cerveau de se "nettoyer", aggravant les risques de maladie.

 

Le manque de sommeil favoriserait l'apparition de maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer, rapporte jeudi matin Le Figaro en citant deux études scientifiques dont celle publiée dans la Jama Neurology. Durant le sommeil, le cerveau effectue un nettoyage qui permet d'évacuer des toxines, or ces dernières pourrait participer à l'apparition de maladies neurodégénératives. Un sommeil insuffisant pourrait donc avoir des conséquences sur la santé du cerveau.

 

"La réalisation de pet-scan (technique d'imagerie sophistiquée, Ndlr) du cerveau de personnes âgées demeurant à domicile montre qu'un sommeil plus court ou un sommeil de mauvaise qualité sont tous les deux associés à un plus grand dépôt de protéines bêta-amyloïdes", explique au Figaro Adam Spira, professeur associé dans le département de santé mentale de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health de Baltimore, aux Etats-Unis. Or ce dépôt de protéine bêta-amyloïde est suspecté de favoriser l'apparition de maladies neurodégénératives.

Europe1.net

Une cause fréquente d’infertilité : l’excès de prolactine

On parle souvent des difficultés des couples à concevoir, ce qui donne parfois l’impression qu’entre l’âge de la femme qui souhaite un premier enfant à 35 ou 40 ans, la baisse de fertilité masculine, les problèmes liés à la PMA (procréation médicale assistée), engager une grossesse est devenu très compliqué...

Quand il existe un problème hormonal, des traitements sont-ils possibles ?

En fait il existe au moins une cause assez fréquente d’infertilité chez la femme : l’excès d’une hormone, la prolactine, qui explique environ 20% des stérilités féminines et qui peut être traitée efficacement et assez simplement.

Cette hormone est fabriquée par la glande hypophyse, située à la base du cerveau, glande petite mais importante car elle commande beaucoup d’autres fonctions.

Normalement la prolactine, comme son nom l’indique, est l‘hormone de la lactation : son taux est élevé en fin de grossesse et après l’accouchement elle permet l’apparition du lait. Ensuite ce sont les têtées elles-mêmes qui entretiennent la stimulation de l’hypophyse, et pendant toute la période d’allaitement il y a sécrétion de lait, et aussi arrêt de l’ovulation et des règles, réalisant en quelque sorte une contraception « naturelle ».. mais attention, cette contraception n’est pas absolue, surtout si le nombre des têtées est de moins de 6 par jour !

Cependant, c’est en dehors d’une période de grossesse ou d’allaitement que cette même prolactine, fabriquée en excès et sans nécessité, peut provoquer l’absence d’ ovulation et de règles et un écoulement de lait, appelé « galactorrhée ».

Quelle est la cause de ce dérèglement de la glande hypophyse ?

Il y en a plusieurs. Il peut exister une petite tumeur, bénigne, appelée adénome hypophysaire. Autrefois on la traitait par chirurgie par voie nasale, en fait en passant derrière les fosses nasales sans ouverture du crâne, sous contrôle visuel grâce à une loupe binoculaire.
Aujourd’hui, beaucoup plus souvent, quand l’adénome est petit et ne menace pas les nerfs de la vision, ce qui est le cas habituel, on prescrit un traitement par comprimés (souvent un seul comprimé par semaine).
Ce traitement fait diminuer et souvent disparaître l’adénome, l’écoulement de lait se tarit, les règles reviennent, témoignant de l’ovulation et du retour de la fertilité.

D’autres causes existent, les plus fréquentes sont médicamenteuses, par exemple les neuroleptiques utilisés dans les psychoses.
Il peut s’agir de médicaments beaucoup plus banals, par exemple certains anti-vomitifs ou antispasmodiques comme le Primpéran ou le Motilium, excellents médicaments par ailleurs, mais dont il faut toujours demander à la femme ayant un problème de galactorrhée si elle en consomme.
L’arrêt du médicament, quand il est possible, permet la normalisation de la prolactine.

Parfois ni l’interrogatoire ni les radios de l’hypophyse (par IRM, imagerie en résonance nucléaire), ne permettent de trouver la cause : le traitement médical par comprimés est ici aussi souvent efficace.

Mais puisque la grossesse et l’allaitement entraînent une augmentation de la prolactine, ne risque-t-on pas une rechute de la tumeur hypophysaire en cas de grossesse ?

Effectivement il y aura lieu de surveiller pendant la grossesse, obtenue grâce à ce traitement,
si surviennent des maux de tête ou des troubles visuels qui conduiraient à reprendre le traitement, et dans de rares cas à opérer.

Je pense qu’il faut retenir surtout que devant une infertilité de couple, l’examen des seins à la recherche d’un écoulement spontané ou à la pression, et un simple dosage hormonal peuvent conduire dans un cas sur cinq à un traitement assez simple, et à une grossesse.

Et chez l’homme de tels troubles peuvent-ils survenir ?

Un adénome hypophysaire à prolactine est possible chez un homme, mais souvent le diagnostic est plus tardif, car le sujet n’est pas alerté par une absence de règles bien entendu, ni par un écoulement de lait, même si peut se produire un gonflement des seins, appelé gynécomastie ( dont nous parlerons dans une autre chronique). Les symptômes peuvent être une impuissance, des maux de tête, parfois des troubles de la vue. Le traitement sera médical ou chirurgical.
La prise de médicaments peut également être en cause ;
Finalement un dosage assez simple, celui de la prolactine, peut donc parfois éclairer sur des troubles génitaux et ceci dans les deux sexes.

Claire Hédon, RFI

 

Les bienfaits du café à dose modérée

L’inégalité des sexes vient se nicher dans nos tasses de café. Plusieurs études ont mis en évidence le bénéfice du « petit noir » sur nos performances cognitives. Mais celle réalisée par des chercheurs de l’université de Buffalo (Etats-Unis) révèle que cette consommation n’a pas les mêmes effets chez les hommes et les femmes.
Dans cette étude que rapporte le Figaro, 96 adolescents, ont consommé soit des doses de caféine, soit un placebo. Tous ceux qui avaient pris du café réussissaient mieux les tests de mémorisation que les autres. Dans ce groupe, les filles ont obtenu de meilleurs résultats.

Si les spécialistes français interrogés par la journaliste, restent « dubitatifs » sur les différences hommes/femmes, tous rappellent que la caféine stimule l’éveil, la concentration et les performances cognitives. Et favorise la relaxation. « La caféine est une drogue mais une bonne drogue », résume le Pr Jean Costentin, co-auteur d’un ouvrage sur cette question (1). Le café n’engendre pas de perturbation du fonctionnement psychique. C’est aussi vrai pour les adolescents. 

A condition d’en faire un bon usage et de manière modéré. Par exemple, une consommation importante de café pour se maintenir éveillé en cas d’ivresse peut masquer les symptômes mais ne dissipera pas les effets délétères. Désinhibée, la personne aura le goût du risque, en prenant le volant, par exemple, ou pourra se comporter de manière agressive. Les femmes enceintes, note le quotidien, ne doivent pas dépasser la dose de 200 mg de caféine par jour, soit l’équivalent d’1 à 2 tasses.

Pour les autres, la quantité de caféine admise est de 200 mg à 300 mg, soit deux à trois tasses ou cinq à six expressos. Certains, comme les fumeurs, le métabolisent plus vite et, donc, en consomment davantage ; d’autres, au contraire, peuvent déclencher des crises d’angoisse avec des petites quantités.

(1) Café, thé, chocolat. Les bienfaits pour le cerveau et pour le corps.


lefigaro

 

Lutte contre le Sida : spectaculaire avancée de la prévention

L’ONUSIDA annonce une chute de plus de 50% des nouvelles infections à VIH dans 25 pays alors qu’il reste 1.000 jours pour atteindre les objectifs mondiaux de la riposte au Sida.
Samedi, c’était la Journée mondiale de lutte contre le Sida. ONUSIDA a fait le bilan annuel de ses actions.
Le nouveau rapport de la Journée mondiale de lutte contre le Sida intitulé Résultats du Programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) montre qu’une accélération sans précédent de la riposte au Sida génère des résultats au profit des personnes. Le rapport indique que le nombre de nouvelles infections à VIH a été réduit de plus de 50% dans 25 pays à revenu faible ou intermédiaire — dont plus de la moitié sont en Afrique subsaharienne, région la plus durement touchée par le virus.
Dans certains pays qui affichent les taux de prévalence les plus élevés au monde, le nombre de nouvelles infections à VIH a été réduit de façon spectaculaire depuis 2001, de 73% au Malawi, 71% au Botswana, 68% en Namibie, 58% en Zambie, 50% au Zimbabwe et 41% en Afrique du Sud et au Swaziland.
Outre les bons résultats de la prévention du VIH, l’Afrique subsaharienne a réduit d’un tiers le nombre des décès liés au Sida sur les six dernières années et augmenté de 59% le nombre de personnes sous traitement antirétroviral sur les deux dernières années seulement.
« Le rythme des progrès s’accélère, on peut maintenant réaliser en 24 mois ce qui prenait une décennie auparavant », a déclaré M. Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. « Nous élargissons et intensifions nos efforts plus vite et de façon plus intelligente que jamais auparavant. Cela prouve qu’avec de la volonté politique et en poursuivant notre action, nous pouvons atteindre nos objectifs communs d’ici à 2015 ».
L’Afrique du Sud a, par exemple, renforcé son élargissement de l’accès au traitement de 75% sur les deux dernières années — ce qui a permis à 1,7 million de personnes d’avoir accès à un traitement vital — et réduit les nouvelles infections à VIH de plus de 50.000 en l’espace de seulement deux ans. Pendant cette période, l’Afrique du Sud a aussi augmenté ses investissements nationaux alloués à la riposte au Sida à 1,6 milliard de dollars US, niveau le plus élevé parmi les pays à revenu faible ou intermédiaire.
Le rapport montre également que les pays assument une responsabilité partagée en accroissant leurs investissements nationaux. Plus de 81 pays ont augmenté leurs investissements nationaux de 50% entre 2001 et 2011. Les nouveaux résultats arrivent au moment où la riposte au Sida dispose de 1.000 jours pour s’efforcer d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et les objectifs 2015 de la Déclaration politique sur le VIH et le Sida des Nations unies.

Le vaccin antigrippal protège le cœur

Une étude canadienne portant sur 3227 patients relève une diminution de moitié du risque de faire une crise cardiaque ou un AVC dans l'année qui suit la vaccination.

 

Selon une étude présentée au congrès canadien de santé cardio-vasculaire, se faire vacciner contre la grippe aurait un effet protecteur sur le cœur. «Le vaccin antigrippal permet de réduire le risque de développer un événement cardiaque majeur, comme un infarctus», conclut le Dr Jacob Udell, cardiologue à l'université de Toronto, après avoir compilé quatre recherches cliniques menées sur le sujet entre 1998 et 2004.

Dans cette méta-analyse incluant 3227 patients atteints ou non de pathologies cardiaques, la moitié des participants ont été vaccinés, tandis que l'autre moitié a reçu un placebo. Après un an, les patients protégés contre la grippe avaient un risque de crise cardiaque et d'accident vasculaire cérébral réduit de moitié. Le risque de décès, toutes causes confondues, était diminué de 40 %.

Ces résultats sont cependant à prendre avec précautions, car ils n'ont pas été soumis à une relecture scientifique, comme le souligne le Pr Antoine Flahault, directeur de l'École des hautes études en santé publique: «Sur ce sujet très débattu, il faudrait conduire un vaste essai randomisé qui n'a toujours pas été réalisé à ce jour.» Une étude publiée en juin par une équipe taïwanaise avait déjà mis en évidence une diminution du risque de décès et du nombre d'hospitalisations, chez les personnes âgées de plus de 65 ans avec antécédents cardiaques, en cas de vaccination contre la grippe. Mais d'autres travaux se sont révélés non concluants.

Ces études remettent toutefois en lumière l'intérêt de la vaccination en cas d'insuffisance cardiaque grave ou d'antécédents cardiaques. «En cas d'agression pulmonaire, les sujets fragiles risquent une décompensation qui peut leur être fatale. D'où l'importance de les protéger d'une infection virale», rappelle le Pr Hervé Douard, cardiologue au CHU de Bordeaux. En France, le vaccin contre la grippe est ainsi recommandé chez les plus de 65 ans, les femmes enceintes et les obèses, mais aussi chez les personnes fragilisées par une affection chronique (maladie cardiaque, pulmonaire, métabolique, immunologique, cancéreuse). Le vaccin est également conseillé à leur entourage.

Pourtant, le taux de couverture vaccinale est en forte baisse. Moins de la moitié des personnes à risque se sont fait vacciner l'hiver dernier. «Alors que la grippe saisonnière entraîne une mortalité et une surmortalité induite de plusieurs milliers de cas, le nombre de personnes vaccinées reste nettement inférieur aux objectifs de santé publique», regrette le Pr Bruno Lina, responsable du centre national de référence de la grippe, à Lyon.

Restez moins assis, vous vivrez plus longtemps

Rester assis moins de trois heures par jour pourrait permettre d'augmenter de deux ans l'espérance de vie à la naissance, selon une étude publiée mardi par la revue British Medical Journal (BMJ). Limiter à deux heures par jour le temps passé devant la télévision pourrait également accroître l'espérance de vie de 1,38 an, ajoute l'étude effectuée à partir d'enquêtes réalisées en 2005/2006 puis à nouveau en 2009/2010 auprès d'un large échantillon de la population américaine, âgée de plus de 18 ans.

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Café: Les capsules plus dangereuses que les sachets?

Le café en capsule fait fureur, et pourtant. «Ce n’est pas la même chose de préparer un café dans une cafetière traditionnelle, que dans une cafetière à expresso ou à capsules, car celles-ci conduisent à des niveaux de furane différents», explique Javier Santos, professeur à l'Université de Barcelone, principal auteur de l'étude. Publiés dans le Journal food chemistry, les résultats obtenus par le département de chimie analytique montrent que les capsules contiennent presque deux fois plus de cette substance potentiellement nocive que le café en poudre.

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