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Santé dans le Monde

Covid-19: le variant Delta multiplie les risques d'hospitalisation, selon une étude britannique

Selon une étude britannique, le variant Delta accroit sérieusement les risques d'hospitalisation (image d'illustration).Les personnes infectées par le variant Delta ont deux fois plus de risque d'être hospitalisées pour Covid-19 que celles contaminées par le variant Alpha, conclut une étude britannique publiée samedi.

On savait déjà que le variant Delta, identifié pour la première fois en Inde, était environ 40% à 60% plus transmissible que le variant Alpha, qui avait émergé au Royaume-Uni fin 2020. Mais on disposait encore de peu d'informations sur sa sévérité, même si des données préliminaires en Écosse et à Singapour suggéraient déjà une augmentation du risque d'hospitalisation et de formes graves du Covid-19 avec ce variant.

Un risque multiplié par 2,26

L'étude publiée samedi 28 août dans la revue The Lancet Infectious Diseases établit que les personnes infectées par le variant Delta ont plus de risque de se retrouver sur un lit d'hôpital que celles contaminées par le variant Delta. Les auteurs de l'étude ont analysé les données de plus de 43 000 cas de Covid comptabilisés en Angleterre entre le 29 mars et le 23 mai, période où le variant Delta a commencé à se diffuser outre-Manche.

La proportion de cas liés au variant Alpha (confirmé par séquençage) était de 80% en moyenne sur l'ensemble de la période (99,8% la première semaine, déclinant à 34,8% la dernière), tandis que 20% étaient dus au variant Delta. Les trois quarts d'entre eux (74%) n'étaient pas vaccinés et un quart (24%) n'avait reçu qu'une seule dose, les personnes complètement vaccinées ne représentant que 1,8% des contaminations.

Parmi cette cohorte, 2,3% des cas positifs au Delta ont été hospitalisés dans les deux semaines après leur test positif, contre 2,2% des cas de variant Alpha. Une différence qui peut sembler infime. Mais en retraitant les données pour tenir compte de facteurs connus pour faire varier le risque de forme grave de Covid (âge, groupe ethnique, statut vaccinal), les chercheurs calculent que le risque d'être admis à l'hôpital est multiplié par 2,26 avec le variant Delta par rapport au variant Alpha.

Les patients atteints par le variant Delta étaient notamment plus jeunes, avec un âge médian de 29 ans, contre 31 ans pour le variant Alpha.

L'importance d'une vaccination complète

Étant donné la faible proportion de personnes vaccinées dans la population étudiée, « les résultats de cette étude nous renseignent avant tout sur le risque d'admission à l'hôpital pour ceux qui ne sont pas vaccinés ou partiellement vaccinés », souligne Anne Presanis, co-auteure de l'étude.

« Notre analyse montre que si on ne disposait pas de la vaccination, une épidémie due au variant Delta ferait peser un poids plus lourd sur le système de santé que si elle était causée par le variant Alpha », a souligné Anne Presanis, statisticienne à l'université de Cambridge.

Plusieurs études ont démontré que les vaccins conservaient une efficacité très élevée contre les formes graves de Covid liées au variant Delta, à condition d'avoir une vaccination complète. Leur effet est limité après une seule dose. « Alors que ce variant représente désormais plus de 98% des cas de Covid-19 au Royaume-Uni, il est vital que ceux qui n'ont pas reçu deux doses le fassent le plus vite possible », souligne Gavin Dabrera, co-auteur de l'étude et épidémiologiste à l'agence Public Health England.

(avec AFP)

 

Vaccins anti-Covid : la protection baisse nettement au bout de six mois, selon une étude britannique

Vaccins anti-Covid : la protection baisse nettement au bout de six mois, selon une étude britanniqueLe Figaro - La protection contre le coronavirus conférée par les vaccins de Pfizer/BioNtech et d'Oxford/AstraZeneca diminue notablement au bout de six mois, indique mercredi 25 août une étude britannique, plaidant selon ses auteurs en faveur de campagnes de rappels.

Un mois après avoir reçu la deuxième dose, le vaccin Pfizer permet d'éviter à 88% d'être contaminé par le Covid-19, mais cette protection tombe à 74% après cinq à six mois, selon la dernière analyse de l'étude Zoe Covid.

Pour le vaccin d'AstraZeneca, l'efficacité passe de 77% un mois après l'administration de la deuxième dose à 67% après quatre à cinq mois, affirme l'étude, réalisée à partir de données collectées auprès d'environ un million d'utilisateurs de l'application Zoe, mise en place par un groupe privé du même nom, et analysées par les chercheurs du King's College de Londres et de l'équipe de Zoe.

Ces derniers ont analysé les contaminations survenues entre le 26 mai et le 31 juillet 2021 chez des personnes ayant chargé l'application entre le 8 décembre 2020 et le 3 juillet 2021 après avoir été vaccinés.

«Urgent de prévoir des rappels de vaccin»

La campagne de vaccination britannique, qui a actuellement administré une deuxième dose à 77% des plus de 16 ans, a visé en priorité les personnes âgées et celles considérées comme fragiles ainsi que les travailleurs de la santé. Ces groupes sont donc, selon les chercheurs du King's College, ceux chez qui la protection a le plus diminué. «Dans un scénario catastrophe raisonnable, on pourrait voir une protection inférieure à 50% pour les personnes âgées et le personnel de santé d'ici l'hiver», a estimé le professeur Tim Spector, scientifique à la tête du projet.

Si ce chiffre concerne les contaminations et non les formes graves, cela pourrait se traduire par «une augmentation des hospitalisations et décès» si le pays est soumis à des niveaux de contamination élevés et un variant hautement transmissible. C'est pourquoi le chercheur estime «urgent de prévoir des rappels de vaccin», ce qui impliquerait aussi de réfléchir à la pertinence de la vaccination des mineurs, «en fonction des ressources en vaccins».

Cette question du rappel est désormais envisagée par plusieurs pays, dont le Royaume-Uni qui compte proposer une nouvelle dose aux plus vulnérables à partir de septembre malgré les réticences de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui voudrait privilégier la vaccination des pays pauvres.

Par Le Figaro avec AFP

Enquête sur les origines du Covid-19 : l'OMS veut un audit des laboratoires, Pékin s'offusque

Enquête sur les origines du Covid-19 : l'OMS veut un audit des laboratoires, Pékin s'offusque Euronews - Les regards se braquent de nouveau sur Wuhan. Pour la deuxième phase de son enquête sur l'origine du Covid-19, l'organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé l'accès aux données brutes sur les premiers jours de contamination et un audit sur les laboratoires opérant dans zone, ce qui fait surtout grincer des dents à Pékin.

"Dans le programme de recherche [de l'OMS], l'hypothèse selon laquelle "la violation par la Chine du protocole de laboratoire aurait provoqué la fuite du virus" est centrale. Cela reflète, selon moi, un manque de respect pour le bon sens et de l’arrogance envers la science", a déclaré Zeng Yixin Vice-ministre de la Commission nationale chinoise de la santé.

Dans une première phase d'enquête en mars, l'OMS s'était plutôt prononcé sur l'hypothèse de la zoonose : la transmission de la maladie par les animaux. Mais la théorie d'une fuite de laboratoire est régulièrement avancée dans le monde occidental.

"Trouver les origines de ce virus est un exercice scientifique qui doit rester à l'écart de la politique. Pour cela, nous attendons de la Chine qu'elle soutienne cette nouvelle phase du processus scientifique en partageant toutes les données pertinentes dans un esprit de transparence", explique Tedros Adhanom Ghebreyesus Chef de l'Organisation mondiale de la santé.

La Chine de son côté pointe du doigt le laboratoire de recherche sur le bioterrorisme de Fort Detrick, près de Washington. Selon le Global Times, quotidien chinois au ton résolument nationaliste, 5 millions d'internautes avaient signé mercredi une pétition pour l'ouverture d'une enquête sur Fort Detrick.

La porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki elle déclaré que : "L'opposition de Pékin à une poursuite de l'enquête de l'OMS sur l'origine de la pandémie est "irresponsable" et "dangereuse".

Margaux Racaniere

 

Origine du Covid-19: la transmission à l'homme par un animal jugée «probable à très probable»

Les experts de l'OMS après la visite de l'exposition sur la réponse chinois au Covid-19, à Wuhan.Après avoir passé quatre semaines en Chine, les experts de l’OMS ont rendu ce lundi 29 mars leur rapport sur leur enquête concernant les origines du Covid-19. L’hypothèse d’une transmission à l’homme par un animal « réservoir » est privilégiée.

Les conclusions de cette étude étaient vivement attendues. Après avoir passé quatre semaines en Chine pour enquêter sur les origines du Covid-19, les experts de l’OMS et chinois ont conclu dans leur rapport que la transmission à l’homme du virus du Covid-19 par un animal intermédiaire est une hypothèse « probable à très probable ».

Selon la version finale du rapport, les spécialistes ont jugé que « compte tenu de la littérature sur le rôle des animaux d'élevage en tant qu'hôtes intermédiaires pour les maladies émergentes, il est nécessaire de réaliser d'autres enquêtes incluant une plus grande étendue géographique » en Chine et ailleurs.

Fuite de laboratoire « extrêmement improbable »

Concernant l’hypothèse de la fuite d’un laboratoire, les experts jugent cela « extrêmement improbable ». Cette hypothèse avait notamment été véhiculée par l'administration de l'ancien président américain Donald Trump. Elle avait accusé l'Institut de virologie de Wuhan, qui mène des recherches sur des pathogènes très dangereux, d'avoir laissé s'échapper le coronavirus, volontairement ou non.

Finalement, les spécialistes qui se sont rendus en Chine privilégient l’hypothèse de la transmission naturelle du virus d’un animal réservoir – probablement la chauve-souris – à l’homme, par l’intermédiaire d’un autre animal, encore non-identifié à ce jour.

Selon certains, les experts de l’OMS n’ont pas eu une liberté assez grande pour travailler librement lors de leur séjour en Chine. La mission a notamment eu du mal à se mettre en place à cause des réticences de la Chine à laisser venir des spécialistes sur son territoire.

(Avec AFP)

Covid-19: des manifestations contre les restrictions dans plusieurs pays européens

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Stockholm samedi 20 mars 2021 pour réclamer la fin des restrictions contre le Covid-19.Plusieurs manifestations contre les restrictions dues au Covid-19 ont eu lieu en Europe ce samedi notamment en Suède, mais aussi en Suisse et en Allemagne, où des heurts ont éclaté avec la police.

Plusieurs centaines de personnes se sont donné rendez-vous au centre de Stockholm. Parmi elles des anti-vaccins, et des militants qui protestent contre l’interdiction de se regrouper à plus de huit personnes. Les manifestants ont donc joué au chat et à la souris avec la police en se déplaçant d’un endroit à un autre, rapporte notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux.

Les restrictions dues au Covid-19 sont plutôt modérées en Suède, mais depuis quelques mois elles sont de plus en plus nombreuses, et Tim ne les comprend pas. Les chiffres officiels montrent que le nombre de morts est en baisse constante ; depuis janvier, il y a même moins de décès en Suède par rapport à un hiver normal. « Des gens tombent malade, le virus existe, mais vous ne pouvez pas paralyser toute la société pour ça. C’est de pire en pire. Les gens doivent pouvoir aller au gymnase, se rencontrer... moi, j’aime aller nager avec mon fils, mais toutes les piscines sont fermées. Les confinements font plus de dégâts que d’autre chose. »

La manifestation de Stockholm a en tout cas étonné Moued, un touriste français étonné par la liberté dont jouit encore la Suède. « Il n’y a pas de couvre-feu, pas de confinement, j’ai redécouvert le fait de me poser en terrasse. Quand je vois qu’ils manifestent contre le peu de restrictions qu’ils ont, qu’est-ce qu’on devrait faire nous ! », questionne-t-il. Des manifestations similaires ont eu lieu dans les villes de Göteborg, et Malmö.

Heurts entre la police et des manifestants en Allemagne

L'Allemagne a elle aussi connu des manifestation contre les restrictions ce samedi. Des heurts ont même éclaté entre la police et des opposants aux mesures restrictives prises contre le Covid-19 à Cassel, une ville du centre de l'Allemagne, au cours d'un des plus grands rassemblements de ce type depuis le début de l'année dans ce pays.

La ville avait tenté devant la justice de restreindre l’ampleur du rassemblement de ce samedi. Les manifestants -plus de 20 000 d’après la police - n’ont pas respecté les limites qui leur étaient imposé, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Les forces de l’ordre ont dû baisser les bras et laisser les opposants défiler au centre-ville sans aucun respect des gestes barrières. Les contestataires se sont retrouvés sur une place du centre de la ville, le principal point de ralliement, serrés les uns contre les autres et ne portant pas de masque de protection. Les forces de l'ordre ont fait usage de gaz au poivre quand un groupe de manifestants a tenté de se frayer un passage à travers un cordon de policiers pour se joindre à d'autres mécontents.

Heurts entre la police et des manifestants dans la ville de Cassel

Cette manifestation s'est déroulée à l'appel du mouvement « Querdenker » ou « Anticonformiste », qui a organisé quelques-uns des plus grands rassemblements « anti-corona » en Allemagne depuis le début le début de la pandémie. Beaucoup d'autres villes allemandes ont connu de tels rassemblements le week-end dernier, mais de moindre ampleur.

En Suisse, plusieurs milliers de personnes ont également manifesté dans la ville de Liestal pour exiger la fin des restrictions destinées à endiguer la pandémie de Covid-19. Entre 3 000 et 5 000 personnes, dont certaines portaient des combinaisons blanches, ont participé à cette « manifestation silencieuse » dans cette ville du canton de Bâle (nord), selon les estimations de journalistes sur place.

(Avec AFP)

France, Italie, Allemagne et Espagne suspendent à leur tour l'utilisation du vaccin AstraZeneca

Trois pays européens, France, Italie et Allemagne, ont annoncé, ce lundi 15 mars 2021, suspendre l'utilisation du vaccin AstraZeneca par précaution.Trois pays européens, France, Italie et Allemagne, ont annoncé, ce lundi 15 mars 2021, suspendre l'utilisation du vaccin AstraZeneca par précaution.Quatre pays européens, France, Italie, Allemagne et Espagne, ont annoncé, ce lundi 15 mars 2021, suspendre à leur tour l'utilisation du vaccin AstraZeneca par précaution. Dans le même temps, le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu'il n'y a « aucune preuve de risque aggravé » de caillot sanguin entraîné par son vaccin.

La France a décidé de « suspendre par précaution » l'utilisation du vaccin AstraZeneca, en attendant un avis de l'autorité européenne du médicament, qui sera rendu mardi après-midi, a annoncé Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à Montauban. Le chef de l'État a dit « espérer reprendre vite » la vaccination avec ce sérum « si l'avis de l'autorité européenne le permet », alors que plusieurs pays européens ont, eux aussi, suspendu ce vaccin, dont l'Allemagne et l'Italie lundi.

« L'Autorité européenne, l'EMA, rendra demain après-midi un avis sur le recours à ce vaccin. [...] La décision qui a été prise en conformité aussi avec notre politique européenne est de suspendre par précaution la vaccination avec AstraZeneca en espérant la reprendre vite si l'avis de l'EMA le permet », a déclaré M. Macron lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, à l'issue d'un sommet franco-espagnol.

Les sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône ont annoncé lundi la suspension de la vaccination de leur personnel contre le Covid-19 avec le vaccin du groupe pharmaceutique anglo-suédois après la survenue d'effets indésirables chez un pompier.

Lors d'un entretien sur la plate-forme pour fans de jeux vidéo Twitch, le Premier ministre Jean Castex avait estimé dimanche soir qu'il fallait avoir « confiance » dans le vaccin AstraZeneca. « Sinon on aura des retards dans la vaccination, les Françaises et Français seront moins protégés et la crise sanitaire durera longtemps », avait argué le chef du gouvernement.

Suspendues la semaine dernière en raison du nombre limité de lots disponibles, les commandes de vaccins AstraZeneca avaient été rouvertes lundi pour les médecins libéraux français.

Suspension dans une douzaine de pays

Une douzaine de pays ont suspendu par précaution l'utilisation du vaccin AstraZeneca, malgré des campagnes de vaccination poussives, après le signalement d'effets secondaires « possibles » mais sans lien avéré à ce stade. Le groupe pharmaceutique anglo-suédois affirme qu'il n'y a « aucune preuve de risque aggravé » de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu'il n'y a « pas de raison de ne pas utiliser » ce vaccin.

Ce lundi, l'Italie a donc aussi suspendu à titre de précaution l'administration du vaccin AstraZeneca sur l'ensemble de son territoire. L'agence du médicament italienne, AIFA, « a décidé à titre de précaution et de manière provisoire, dans l'attente d'une décision de l'EMA », l'Agence européenne des médicaments, d' « interdire l'utilisation du vaccin AstraZeneca sur tout le territoire national », explique l'AIFA dans un communiqué. « Cette décision a été prise en ligne avec des mesures similaires adoptées par d'autres pays européens », précise-t-elle.

L'Autriche avait lancé le mouvement le 8 mars en suspendant un lot de vaccins après la mort d'une infirmière qui venait de recevoir une dose d'AstraZeneca. Cette femme de 49 ans est morte à cause d'une mauvaise coagulation sanguine. Ensuite, d'autres pays, y compris l'Italie, avaient dans un premier temps suspendu des lots isolés. Plusieurs pays scandinaves – Danemark, Norvège, Islande – sont allés plus loin en interrompant l'usage de tous les vaccins AstraZeneca, suivis dimanche par les Pays-Bas et donc ce lundi par la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne.

Une décision qui tombe mal pour Berlin

« Une pure mesure de précaution qui n’a pas été facile à prendre ». Le ministre de la Santé a voulu rassurer en annonçant que l’Allemagne suspendait l’utilisation du vaccin Astra Zeneca. Jens Spahn s’appuie sur les recommandations des scientifiques de l’institut Paul Ehrlich qui ces derniers jours n’avaient pas émis de doute sur les risques liés au vaccin anglo-suédois alors que d’autres pays avaient déjà suspendu son utilisation, rapporte notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut. Le gouvernement allemand avait également défendu l’emploi d’AstraZeneca. Jens Spahn a souligné que seulement sept cas de thromboses avaient été recensés en Allemagne où 1,7 million d’injections du vaccin ont été pratiquées.

Pour Berlin, cette décision tombe au plus mal. La confiance dans le vaccin AstraZeneca était déjà ébranlée après la décision initiale de ne pas l’utiliser pour les plus de 65 ans. Une restriction levée par la suite. Au-delà, la nouvelle annonce devrait alimenter un peu plus les frustrations des Allemands contre la campagne vaccinale qui expliquent également le reflux des conservateurs dans les sondages et dans les deux élections régionales de dimanche

AstraZeneca, vaccin maudit ?

Il y a d'abord eu des essais cliniques perturbés en septembre dernier après l'apparition d'une maladie non expliquée chez un volontaire. Puis le produit mis au point par les chercheurs d'Oxford a souffert de la comparaison avec les vaccins de Moderna et Pfizer efficaces à environ 95%. Bien plus que les 70% du vaccin anglo-suédois, ce qui a suscité plus de méfiance parmi les pays de l'Union européenne qui ont suspendu dans un premier temps les injections chez les seniors.

Ce sont ensuite les retards de livraisons qui écornent davantage l'image d'AstraZeneca. Alors qu'elle fournit bien le Royaume-Uni comme prévu, l'entreprise a déclaré en janvier qu'elle ne livrerait qu'un tiers des 120 millions de doses promises à l'UE. Une nouvelle réduction de ses livraisons a été annoncée il y a quelques jours.

Enfin, et ce sont sans doute les réticences les plus importantes : elles concernent les effets secondaires liés à la vaccination. Plusieurs cas d'allergie ont d'abord été signalés au Royaume-Uni avant que l'inquiétude ne se concentre sur l'apparition de thromboses, des caillots sanguins, chez certaines personnes à qui on a administré le sérum.

Pour l'instant, aucun lien avéré n'a été établi mais une douzaine de pays ont suspendu son utilisation. En attendant fébrilement l'avis de l'autorité européenne du médicament prévu ce mardi

Londres continue à défendre le vaccin

Le laboratoire britannique AstraZeneca fait remarquer que sur 17 millions de personnes vaccinées avec son produit, seuls quelque 40 cas de caillots sanguins ont été signalés. Le Royaume-Uni, qui emploie Pfizer et AstraZeneca, continue d’ailleurs à défendre le vaccin et va poursuivre son utilisation.

Pour le gouvernement britannique, le vaccin est « sûr et efficace », pas question donc de ralentir le rythme, rapporte notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix. Pays le plus endeuillé d’Europe avec près de 125 000 morts, le Royaume-Uni a déjà vacciné quelque 25 millions de personnes, dont 11 millions avec le vaccin d’AstraZeneca et le gouvernement entend poursuivre cette course contre la montre jusqu’à la vaccination de la totalité de la population adulte en juillet.

Le vaccin co-développé par AstraZeneca et l’université d’Oxford ne déclenche pas d’inquiétudes particulières chez les Britanniques d’autant que les données montrent qu’il n’y a pas d’augmentation de caillot sanguin au Royaume-Uni, où la plupart des doses ont été jusqu’à présent administrées en Europe. Les agences européenne et britannique des médicaments ainsi que l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé, ont d’ailleurs chacune leur tour déclaré qu’il n’y avait pas de lien établi entre les cas de thrombose signalés et le vaccin, les troubles de la coagulation ne faisant pas partie des effets secondaires reconnus… Le gouvernement britannique invite donc sa population à recevoir le vaccin en toute confiance en insistant sur la réduction extrêmement prometteuse du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès à travers tout le pays.

Source : RFI

Le vaccin AstraZeneca serait très efficace contre les formes graves de Covid-19

Le vaccin AstraZeneca serait très efficace contre les formes graves de Covid-19Libération - Selon les autorités de santé écossaises, le vaccin aurait permis une baisse de 94% des hospitalisations.

Décrié lors de son lancement pour sa moindre efficacité par rapport à ses concurrents de chez Pfizer et Moderna, le vaccin AstraZeneca réduirait en réalité les hospitalisations de 94%. L’organisme de santé publique écossaise a étudié les données d’hospitalisation et les a comparées avec celles de vaccination.

Plus d’un million de doses de vaccin ont été administrées en Ecosse entre le 8 décembre et le 15 février, 8000 personnes ont été hospitalisées au cours de la même période.

Selon les résultats préliminaires, en comparant les patients vaccinés et non vaccinés, le vaccin Astra Zeneca permet, quatre semaines après la première dose, de réduire de 94% le risque d’hospitalisation pour Covid-19. Une étude similaire a été menée pour le vaccin Pfizer, qui provoquerait pour sa part une baisse de 85% des hospitalisations, mais les données sont moins concluantes.

Ces données ne portent que sur les hospitalisations pour Covid-19, donc sur les formes les plus graves, contre lesquelles le vaccin AstraZeneca offrirait une protection importantes. Pour les formes les plus bénignes, selon les études publiées, le vaccin reste un peu moins efficace que ses concurrents.

Les autorités allemandes rétropédalent

En Allemagne, il y a un mois, un article de Handelsblatt, faisant état de sources gouvernementales, indiquait que le vaccin d’AstraZeneca était inefficace chez les personnes âgées. En réalité, rien ne permettait de l’affirmer mais les données étaient insuffisantes.

Le gouvernement a alors réservé ce vaccin aux moins de 65 ans. Le gouvernement français a fait pareil. Une méfiance s’est alors installée outre-Rhin et les autorités allemandes sont aujourd’hui en campagne pour rassurer la population sur ce vaccin «sûr et très efficace» selon le porte-parole d’Angela Merkel.

Par Savinien de Rivet

 

Les États-Unis vont verser 200 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS)

Les États-Unis vont verser 200 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS)RFI - Les Etats-Unis vont remplir leurs obligations de verser d'ici fin février plus de 200 millions de dollars à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) après avoir annulé le plan de retrait de Donald Trump de cette organisation, a déclaré mercredi 17 février le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

«C'est un pas en avant essentiel dans le respect de nos obligations financières» à l'égard de l'OMS «et il reflète notre engagement renouvelé à faire en sorte qu'elle bénéficie du soutien dont elle a besoin pour mener la réponse mondiale à la pandémie, a déclaré le ministre lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité de l'ONU consacrée à la vaccination contre le Covid-19.

Source : RFI

 

Covid-19 : le vaccin d’AstraZeneca homologué par l’OMS

Covid-19 : le vaccin d’AstraZeneca homologué par l’OMSONU Info - Le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé lundi l’homologation d’urgence de deux versions du vaccin contre la Covid-19 développé par l’université Oxford et l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca.

Cette homologation d’urgence par l’OMS donne ainsi le feu vert pour que ces deux versions du vaccin soient déployées dans le monde entier via le mécanisme COVAX qui vise à assurer une distribution équitable des vaccins contre la Covid-19. Le vaccin d’AstraZeneca avait déjà été recommandé mercredi dernier par un groupe d’experts de l’OMS.

L'une des deux versions du vaccin homologué est produite par l’entreprise pharmaceutique sud-coréenne SKBio et l'autre par le Serum Institute of India, en Inde.

« Bien que les deux sociétés produisent le même vaccin, le fait qu’il soit fabriqué dans des usines de production différentes exige des examens et des approbations séparés », a précisé le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d’un point de presse à Genève.

La liste d’homologation d'urgence de l'OMS évalue et garantit la qualité, l'innocuité et l'efficacité des vaccins contre la Covid-19 et constitue une condition préalable à la distribution des vaccins via le mécanisme COVAX.

Cette liste a été achevée en un peu moins de quatre semaines à compter du moment où l'OMS a reçu les dossiers complets des fabricants. En plus du vaccin développé par Pfizer et BioNTech, ces deux versions du vaccin d’AstraZeneca sont maintenant les deuxième et troisième vaccins à recevoir une homologation d'urgence.

« Nous avons maintenant toutes les pièces en place pour la distribution rapide des vaccins », a assuré le Dr Tedros. « Mais nous devons encore intensifier la production, et nous continuons d'appeler les développeurs de vaccins à soumettre leurs dossiers à l'OMS pour examen en même temps qu'ils les soumettent aux régulateurs des pays à revenu élevé ».

Sur l’équité en matière de vaccins, le chef de l’OMS a rappelé qu’assurer le déploiement rapide et équitable des vaccins à l'échelle mondiale est essentiel pour sauver des vies et stabiliser les systèmes de santé. « Mais cela est également essentiel pour sauver les moyens de subsistance et stabiliser les économies », a-t-il dit.

Source : ONU Info

Que sait-on des différents variants du Covid-19?

Britannique, sud-africain, brésilien ou japonais… Les différents variants du Sars-CoV-2 inquiètent. Responsables d’une augmentation de la contagiosité, ils pourraient également avoir un impact sur l’efficacité vaccinale, même si cela reste à démontrer.

Le Sars-CoV-2, responsable du Covid-19, possède plusieurs milliers de variants. Il s’agit d’un phénomène fréquent et naturel. En effet, quand le coronavirus utilise nos cellules infectées pour se multiplier, il arrive parfois qu’il y ait des erreurs de copie : les mutations. Dans la très grande majorité des cas, elles sont sans conséquences et peuvent même être parfois délétères pour le virus. Malheureusement, d'autres fois, ces mutations peuvent lui conférer un avantage. C’est le cas pour les variants britannique, sud-africain ou brésilien : les erreurs de copie leur ont permis d'être plus contagieux.

Les mutations ont, en effet, eu lieu sur la clé qu'utilise le virus pour pénétrer dans nos cellules : la protéine S, ou spicule. Cette clé est plus efficace sur ces variants. Ces mutations sont très surveillées, car au-delà de leur impact sur la progression de l'épidémie, la protéine S est également la cible de notre système immunitaire.

N501Y et E484K

Deux mutations en particulier sont actuellement surveillées. La première est celle que les scientifiques appellent N501Y. Elle est effectivement suspectée de rendre le coronavirus plus contagieux. Cette mutation est présente sur les trois variants qui font l’actualité : britannique, sud-africain et brésilien (et non japonais, car s’il fait effectivement parler de lui au Japon, il y a été importé par des voyageurs en provenance du Brésil).

Si la hausse de contagiosité est avérée, ces variants ne sont cependant pas devenus résistants aux vaccins. En tout cas, il n'est pas résistant à celui développé par Pfizer-BioNtech, pour lequel des tests in vitro ont permis de s’en assurer.

La seconde mutation offre cependant une résistance potentielle aux variants qui la portent. Nommée E484K, elle est présente sur les variants sud-africain et brésilien, mais absente du britannique. À cause d'elle, ils sont suspectés d'être moins sensibles à la réponse immunitaire de notre organisme. Deux principaux éléments appuient cette hypothèse et ils ont tous les deux fait l’objet de publications scientifiques qui font réagir, même si elles n’en sont qu’au stade la pré-publication.

La première décrit un cas de réinfection au Brésil. Il s'agit d'une femme de 37 ans, contaminée une première fois en juin, puis une seconde fois en octobre, par le variant portant la mutation E484K. Cette deuxième contamination a provoqué une forme plus grave de Covid-19. Cela pourrait être le signe que ce variant a été moins sensible à la réponse immunitaire de cette femme.

Le deuxième article relate une expérience de laboratoire : le coronavirus a été placé en présence de plasma d'un patient guéri, et donc de ses anticorps. Le but était alors d'observer si, au gré des mutations naturelles du virus, il pouvait devenir résistant à ces anticorps. La réponse est oui : un variant est apparu au bout de trois mois. Il portait cette même mutation E484K.

Résistance encore à prouver

Mis ensemble, ces éléments inquiètent donc la communauté. Mais pour l'instant, ce ne sont encore que des indices, et on ne possède pas encore suffisamment de connaissances pour affirmer que les variants portant cette mutation E484K seraient effectivement plus résistants. Quand bien même ce serait le cas, il reste très probable que les vaccins développés conservent une certaine efficacité. Plusieurs parties de la spicule sont en effet ciblées : si certaines sont modifiées par une mutation, il en restera cependant toujours d’autres entraînant une réponse immunitaire efficace.

Certes, le risque de l'apparition d’un variant résistant inquiète. Cependant, cela reste pour l’instant à confirmer, et il y a déjà de quoi se faire des cheveux blancs avec la hausse de la contagiosité observée sur ces trois variants.

Avec le coronavirus « classique », on estime qu'il faut environ 70% de la population immunisée pour stopper l'épidémie, que cette immunité soit acquise après avoir contracté la maladie ou après vaccination. Avec un variant plus contagieux, cette proportion monte à 80%, voire plus. Enfin, un virus qui circule plus, c'est également un virus qui a plus de chances de voir des variants apparaître, dont certains pourraient être encore plus ennuyants.

Source : RFI

Covid-19 : les experts de l'OMS attendus le 14 janvier en Chine

Covid-19 : les experts de l'OMS attendus le 14 janvier en ChineFrance24 - L'équipe d'experts internationaux de l'Organisation mondiale de la santé chargés d'enquêter sur les origines de la pandémie de coronavirus, et qui devait initialement arriver début janvier, sera finalement en Chine à partir du 14 janvier, ont annoncé, lundi, les autorités chinoises.


Visite sous haute tension en Chine. Après plusieurs jours d'incertitudes, l'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d'enquêter sur l'origine du coronavirus, entamera finalement sa mission ce jeudi 14 janvier, a annoncé, lundi 11 janvier, le ministère chinois de la Santé.

Cette visite est ultra-sensible pour Pékin, soucieux d'écarter toute responsabilité dans l'épidémie qui a fait plus de 1,9 million de morts dans le monde. Initialement prévue la semaine dernière, elle avait été annulée à la dernière minute faute de toutes les autorisations nécessaires pour l'équipe.

Critique de la Chine

"Après discussions, l'équipe d'experts de l'OMS [...] se rendra en Chine à partir du 14 janvier pour des inspections. Ils mèneront des recherches conjointes avec des scientifiques chinois sur les origines du Covid-19", a indiqué dans un bref communiqué le ministère de la Santé.

Pékin n'a pas fourni de détails sur le déroulement de la visite, mais les enquêteurs devraient être mis en quarantaine à leur arrivée sur le sol chinois.

Lors d'une rare critique de la Chine, le patron de l'OMS avait regretté la semaine dernière que ses enquêteurs n'aient pas pu se rendre dans le pays.

Le feu vert chinois intervient un an jour pour jour après l'annonce du premier mort en Chine de ce qui n'était encore à l'époque qu'un mystérieux virus.

"Le virus chinois"

Le pays est depuis parvenu à pratiquement éradiquer la maladie sur son sol. Les autorités ne manquent pas une occasion d'émettre des doutes sur l'origine chinoise du virus, alors qu'elles avaient dans un premier temps incriminé un marché de Wuhan, où étaient vendus des animaux vivants.

Mais Pékin n'a pas pu empêcher que le président américain, Donald Trump, l'accuse régulièrement d'avoir répandu "le virus chinois" sur la planète - voire de l'avoir laissé s'échapper d'un laboratoire de virologie de Wuhan, la ville du centre du pays où le virus est apparu fin 2019.

Signe de nervosité, le pouvoir communiste a fait condamner, fin décembre, à quatre ans de prison une journaliste citoyenne, Zhang Zhan, qui avait couvert la mise en quarantaine de Wuhan.

Avec AFP

 

Le patron de l'OMS déçu par Pékin, qui entrave l'arrivée des enquêteurs internationaux

Le patron de l'OMS déçu par Pékin, qui entrave l'arrivée des enquêteurs internationauxEuronews - Le patron de l'Organisation mondiale de la santé se dit "déçu" de l'attitude des responsables chinois : ces derniers n'ont pas encore délivré les visas pour l'arrivée d'une équipe d'experts en Chine chargés d'enquêter sur l'origines de la pandémie.

"Je suis très déçu de cette nouvelle, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, étant donné que deux membres du groupe d'experts avaient déjà entamé leur voyage et que d'autres n'ont pas pu voyager à la dernière minute, mais ont été en contact avec de hauts fonctionnaires chinois.

Et j'ai une fois de plus clairement indiqué que la mission est une priorité pour l'OMS et l'équipe internationale. On m'a assuré que la Chine accélère les procédures internes pour un déploiement le plus rapide possible".

Le virus continue ses ravages : pour la première fois, le Royaume-Uni a enregistré plus de 60 000 nouveaux cas en un jour.

Selon Londres, la hausse des infections n'a laissé au gouvernement "aucun autre choix" que d'imposer un troisième confinement, même si plus de 1,3 million de personnes ont été vaccinées au Royaume-Uni : "Cela inclut plus de 650 000 personnes de plus de 80 ans, a précisé le Premier ministre britannique, soit 23 % des plus de 80 ans en Angleterre. Et cela signifie que près d'une personne sur quatre parmi les plus vulnérables aura dans deux à trois semaines, un degré d'immunité significatif".

L'Allemagne prolonge les restrictions jusqu'à la fin du mois et impose de nouvelles mesures dans les zones les plus touchées. Les réunions sociales dans toute l'Allemagne seront limitées à un visiteur extérieur à chaque foyer, et le personnel et les visiteurs entrant dans les maisons de soins devront à l'avenir effectuer des tests rapides obligatoires au préalable.

Le Danemark a imposé aujourd'hui de nouvelles mesures de confinement visant à freiner la propagation rapide de la nouvelle variante du coronavirus, plus transmissible.

Par Laurence Alexandrowicz

Covid-19: coup d'envoi de la vaccination dans l'UE, les personnes âgées ouvrent le ban

AP20362527319960La campagne de vaccination contre le Covid-19 commence officiellement ce dimanche 27 décembre dans les 27 pays de l’Union européenne. Les doses du premier vaccin autorisé, celui de Pfizer/BioNTech, ont été acheminées sous bonne garde dans les pays et c’est d’abord aux personnes fragiles et aux soignants qu’elles seront administrées. Un signe d'espoir en cette fin d'année de pandémie mondiale. Tour d’horizon européen.

C’est une centenaire qui a été la première vaccinée en Allemagne, et cela dès samedi soir. Avec quelques heures d’avance sur ses voisins, le pays a commencé sa campagne de vaccination dans une maison de retraite.

Edith Kwoizalla, 101 ans, est la première à avoir bénéficié du nouveau vaccin anti-Covid-19. Une maison de retraites pour personnes âgées à Halberstadt en Saxe-Anhalt a décidé de ne pas attendre le début officiel de la campagne de vaccination ce dimanche. Hormis la centenaire, une quarantaine de résidents du foyer et dix membres du personnel soignant ont reçu le vaccin de Pfizer/BioNTech samedi, indique notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

Plusieurs dizaines de milliers de doses ont été livrées aux autorités sanitaires régionales qui les ont réparties localement. Les résidents des maisons de retraite, les seniors de plus de 80 ans et le personnel soignant seront les premiers à être immunisés en Allemagne. Des équipes mobiles vont se rendre dans les foyers. À Berlin, par exemple, le personnel soignant devra lui se rendre dans un des six centres de vaccination mis en place.

Le ministre de la Santé a parlé samedi 26 décembre d’un cadeau de Noël, mais aussi souligné que la campagne de vaccination prendra du temps. Jusqu’à fin mars, Jens Spahn table sur 12 millions de doses permettant de vacciner six millions de personnes, une double injection étant nécessaire. Le ministre promet en revanche un retour à la normale à l’automne prochain.

Une campagne de sensibilisation va être lancée. Les deux tiers des Allemands veulent se faire vacciner mais une partie d’entre eux préfère attendre un peu.

En France, les Ehpad d’abord, puis les autres personnes à risque en mai

En France, les vaccinations commencent aussi ce dimanche dans deux établissements pour personnes âgées. Un lancement quasi symbolique mais qui permet de finir l’année sur une note d’espoir : 2020 ne sera pas seulement l’année où plus de 400 000 personnes sont mortes dû au Covid-19 dans l’Union européenne, mais aussi celle qui a vu arriver un début de solution à la pandémie.

L’Espagne a lancé elle aussi sa campagne dimanche dès 8h30 dans une petite ville du centre du pays. Une pensionnaire d'une maison de retraite à Guadalajara (centre) a été la première personne à y être vaccinée dimanche contre le Covid-19, selon les images retransmises par la télévision nationale. Âgée de 96 ans, Araceli Rosario Hidalgo Sanchez a confié, dans un sourire, ne « rien » sentir lorsque le vaccin lui a été injecté.

Seulement un Italien sur trois prêt à se faire vacciner

En Italie, pays le plus meurtri d’Europe avec 71 000 décès, les cinq premières piqûres ont eu lieu dimanche à l’hôpital Spallanzani de Rome, spécialisé dans les maladies infectieuses.

C’est une infirmière de 29 ans, Claudia Alvernini, qui a reçu la première dose de vaccin sur une estrade installée dans le jardin de l’hôpital Spallanzani et quasiment transformée en plateau de cinéma. Puis une chercheuse, deux médecins et un aide-soignant, qui travaillent aussi dans cet hôpital romain, se sont faits vacciner tour à tour, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

Face aux caméras, les premiers vaccinés, visiblement émus, ont fait part de leur espoir de représenter un exemple pour tous les Italiens. Mais, pour le moment, seul un sur trois serait prêt à se faire vacciner. La campagne institutionnelle intitulée « l’Italie renaît avec une fleur » changera peut-être la donne, avec une vaccination gratuite et sur la base du volontariat.

Lundi 28 décembre, les autres régions du pays entameront les vaccinations dans des centres hospitaliers ou des Ephad. L’objectif du gouvernement est de faire vacciner au moins 60 % de la population, avant l’automne 2021. De manière à atteindre l’immunité de groupe. Les lieux de stockage des doses seront contrôlés 24h/24 par des militaires.

Et ailleurs en Europe

La Grèce, la Hongrie, Chypre, l’Autriche, la Roumanie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Croatie… presque tous les pays sont au rendez-vous ce 27 décembre.

Pour l'instant, seul le vaccin de Pfizer/BioNTech est autorisé par l'Autorité de santé européenne, même s’il pose un défi logistique, puisqu'il doit être stocké à -70°C. Mais plusieurs autres vaccins devraient bientôt suivre, et Bruxelles a déjà passé commande.

Source : AFP

COVID-19 « Ne gaspillons pas les sacrifices de 2020 », prévient le patron de l’OMS

COVID-19 « Ne gaspillons pas les sacrifices de 2020 », prévient le patron de l’OMS La Presse - Les sacrifices qui ont été faits en 2020 pour tenter de limiter la pandémie de coronavirus ne doivent pas être gâchés pendant la période des fêtes de fin d'année, a averti le chef de l’OMS dans un message de Noël.

En cette période de pandémie, des millions de personnes font « des sacrifices qui brisent le cœur » en renonçant à voir leurs proches à Noël, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus dans son message vidéo diffusé jeudi.

« Alors que 2020 se termine, cette pandémie historique empêche beaucoup d’entre nous de célébrer les Fêtes comme nous l’aimerions », a souligné le chef de l’Organisation mondiale de la Santé.

« Au contraire, des centaines de millions de personnes font aujourd’hui des sacrifices qui brisent le cœur en ne rejoignant pas leur famille pour ne pas risquer de se transmettre le virus », tandis que « d’autres s’assiéront à une table où il manquera le visage familier » d’un proche emporté par le virus.

« Dans le monde entier, pendant cette année terrible, nous avons vu les sacrifices faits par tant de gens pour protéger et préserver la vie. Nous ne devons pas gaspiller ces sacrifices », a-t-il lancé.

« En dépit de toutes ces pertes, nous avons tout de même de l’espoir. Les vaccins offrent la solution pour sortir enfin de cette tragédie. Mais il faudra du temps pour que le monde entier soit vacciné », a-t-il encore souligné.

Selon l’OMS, 61 vaccins sont déjà entrés en phase d’essai sur les humains, dont 16 qui ont atteint la phase finale. Et 172 autres vaccins sont en train d’être développés dans des laboratoires du monde entier.

La pandémie a fait au moins 1,73 million de morts dans le monde depuis fin décembre, et plus de 78,6 millions de cas de contamination ont été officiellement diagnostiqués.

AFP

Covid-19 : la hausse des contaminations imputable aux réunions de famille, selon une infectiologue

Covid-19 : la hausse des contaminations imputable aux réunions de famille, selon une infectiologueLe Figaro - La hausse actuelle des contaminations au Covid-19 est principalement liée aux réunions de famille, a déclaré mercredi 13 décembre sur BFMTV l'infectiologue Karine Lacombe, qui anticipe un rebond «inéluctable» des hospitalisations après les fêtes.

«Sur le plan épidémiologique, l'épidémie n'est pas du tout sous contrôle, malgré les efforts qui ont été faits ces deux derniers mois», a constaté la Pr Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris.

«Ceux qui arrivent actuellement dans les hôpitaux sont des personnes qui se sont infectées à l'intérieur de la famille», a souligné l'infectiologue :

«Ce sont typiquement des parents, grands-parents, qui ont fait des réunions de famille avec des enfants et des petits-enfants (...). On a peu de personnes qui arrivent à l'hôpital après avoir été contaminées à leur travail ; l'origine des contaminations est vraiment intra-familiale».

La médecin a également pointé du doigt les «fêtes clandestines» qui ont eu lieu «dans beaucoup d'endroits en France, et sont à l'origine de la reprise de la transmission du virus» car ce sont des «évènements super-contaminateurs». Il est selon elle «évident qu'à l'issue de cette période de Noël on va avoir une augmentation des contaminations, des arrivées en réanimation. C'est inéluctable, à moins que chacun se responsabilise individuellement et décide de passer Noël en petit comité».

Interrogée sur une réouverture éventuelle des bars et restaurants le 20 janvier, la médecin a répondu qu'il faudra prendre la décision «à l'aune de la situation sanitaire». «Je pense qu'on va vraiment savoir aux alentours du 10 janvier ce qu'il va falloir qu'on fasse», a-t-elle estimé, espérant que l'arrivée du vaccin infléchisse la courbe.

Interrogée sur la pertinence de la fermeture des établissements scolaires, elle a estimé que l'école était «absolument indispensable» et souligné qu'elle n'était plus un lieu où «le virus se transmet entre adultes et enfants», puisqu'ils y sont masqués. Et d'insister : «Il ne faut pas faire ces réunions de famille avec les grands-parents qui sont en situation de fragilité».

Par Le Figaro avec AFP

L'Europe valide le vaccin Pfizer-BioNTech, vers un début des vaccinations la semaine prochaine

L'Europe valide le vaccin Pfizer-BioNTech, vers un début des vaccinations la semaine prochaineEuronews - Les campagnes européennes de vaccination contre le Covid-19 vont pouvoir commencer. l'Agence Européenne des Médicaments (AEM) vient de donner son feu vert pour la distribution du premier vaccin demandé par les Vingt-Sept, celui de Pfizer-BioNTech.

Le régulateur européen avait avancé sa décision de huit jours, cédant à la pression de plusieurs pays de l'Union européenne pour une autorisation rapide, alors que des pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont déjà donné leur approbation d'urgence au vaccin.

De son côté, la présidente de la Commission européenne propose de commencer la vaccination dès la semaine prochaine : "La vaccination peut commencer en même temps que les journées de vaccination de l'Union européenne, les 27, 28 et 29 décembre. C'est une très bonne façon de terminer cette année difficile et de commencer enfin à tourner la page sur le Covid-19".

"Nous nous tenons prêt à commencer la livraison des premières doses de vaccins dès que nous aurons eu le feu vert de l'Union Européenne", a affirmé le président de l'allemand BioN'tech Ugur Sahin, dans un communiqué.

Selon l'Agence Européenne des Médicaments : "Aucune preuve que le vaccin Pfizer ne sera pas efficace contre la nouvelle variante du virus". Concernant cette nouvelle variante du virus qui inquiète tant, l'AEM se veut rassurante et déclare ce lundi qu'elle ne dispose d'"aucune preuve que le vaccin Pfizer ne sera pas efficace contre la nouvelle variante du virus".

L'agence a mené un dit "examen continu" des données issues d'analyses de laboratoires et d'essais cliniques. En temps normal, l'agence n'examine les données qu'une fois qu'elles ont toutes été collectées.

L'AEM doit rendre le 6 janvier une autre décision sur le vaccin concurrent, celui du laboratoire Moderna.

Par Euronews

 

Covid-19: que sait-on de la mutation du virus au Royaume-Uni?

Cette image au microscope montre en jaune le SARS-CoV-2 émergeant à la surface des cellules sur un échantillon isolé d'un patient atteint de Covid-19.Une nouvelle variante du Covid-19 a été identifiée au Royaume-Uni ces derniers jours. Signalée à l’Organisation mondiale de la santé, elle a été identifiée chez plus de 1 000 patients britanniques.

Des chercheurs ont découvert une nouvelle souche de Covid-19, identifiée chez plus de 1 000 patients britanniques. L’Organisation mondiale de la santé a été alertée et le consortium scientifique britannique Covid Genomics UK travaille actuellement sur ce sujet. Il précise que cette variante porte un ensemble de mutations, dont une spécifiquement sur la protéine Spike, à savoir la clef qu’utilise le virus pour pénétrer dans nos cellules.

Rien n’indique pour l’instant que cette mutation rend cette clef plus efficace, et donc le virus plus contagieux. Une mutation de virus est simplement une copie du virus avec une erreur. Quand le virus pénètre dans nos cellules, il les « pirate » pour qu’elles se mettent à se dupliquer. Parfois, il peut y avoir des erreurs dans ce processus. « C'est comme si on le recopiait avec une faute de frappe »,ironise le professeur Patrick Berche, microbiologiste et membre de l’Académie de médecine.

Faut-il s’en inquiéter ?

Pour le moment, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Les mutations de virus apparaissent naturellement lorsqu'il se réplique et circule dans une population donnée. En langage scientifique, une mutation est donc quelque chose de très banale. Il existe environ 12 000 versions différentes du virus Covid-19.

« Tous les virus, normalement, mutent, à cause des erreurs des enzymes qui les recopient. C’est un phénomène tout à fait naturel ! Nous avons trouvé beaucoup de mutations un peu partout sur la planète, mais elles sont, la plupart du temps, dans des zones silencieuses, donc sans aucune conséquence. Si cette mutation survient dans une zone importante du virus, comme le gêne de la protéine Spike, qui est un facteur de virulence essentiel, on peut se demander si cela peut avoir une conséquence sur les vaccins et sur la virulence ainsi que la contagiosité »,détaille le professeur Patrick Berche.

Les vaccins testés sur de nombreux virus mutants

La protéine Spike est la cible des vaccins développés. On pourrait ainsi craindre que si elle change au gré d’une mutation, cela pourrait affecter l’efficacité des vaccins. Mais il y a des milliers de variations du coronavirus qui affectent toutes les personnes contaminées, notamment celles qui ont participé aux essais cliniques. Par conséquent, les vaccins ont déjà été testés sur un bon nombre de virus mutants.

L’autorité américaine du médicament a rendu publiques les données de l’essai clinique du laboratoire Moderna. Ces données confirment ce qu’avait annoncé le laboratoire par communiqué de presse il y a un mois, puisque l’efficacité de ce vaccin est évaluée à 94,1%. Aucun effet secondaire grave n’a été répertorié. Ceux enregistrés sont classiques pour un vaccin : douleurs à l'endroit de l'injection, fatigue, maux de tête ou douleurs musculaires. Pour les personnes vulnérables, âgées de plus de 65 ans notamment, le vaccin est efficace à 86%, et il empêche les formes graves.

L'autorité américaine se réunit justement ce jeudi pour décider si elle autorise ou non en urgence l’usage de ce vaccin, comme elle l’a fait pour celui de Pfizer la semaine dernière.

Que se passe-t-il après une hospitalisation ?

Plus de 2 000 patients français ont été suivis pendant deux mois après avoir été hospitalisés pour Covid-19. Résultat : 20% d'entre eux ont été de nouveau hospitalisés dix jours après leur sortie initiale de l'hôpital, que ce soit pour cause de Covid-19 ou autre pathologie. Cette statistique apporte un enseignement majeur, notamment pour les autorités sanitaires. En effet, « l'après-Covid » risque d'avoir un impact significatif sur les hôpitaux.

Source : RFI

Emmanuel Macron diagnostiqué positif au Covid-19

Emmanuel Macron diagnostiqué positif au Covid-19RTBF - Emmanuel Macron été diagnostiqué positif au COVID-19 et placé à l'isolement, ce qui l'empêchera notamment de se rendre au Liban la semaine prochaine, a annoncé jeudi l'Elysée.

"Ce diagnostic a été établi suite à un test RTPCR réalisé dès l’apparition de premiers symptômes", précise la présidence dans un communiqué.

"Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le président de la République s’isolera pendant sept jours. Il continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance."

Le Premier ministre à l'isolement

Susceptible d'être "cas contact", le Premier ministre, Jean Castex, s'est lui aussi placé à s'isolement, a annoncé le président du Sénat, Gérard Larcher, à l'ouverture d'une séance durant laquelle le chef du gouvernement devait présenter la stratégie vaccinale de la France.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a prononcé le discours à sa place. Il a dit avoir une "pensée particulière" pour le président de la République.

Déplacements annulés

A l'Elysée, un responsable a indiqué que tous les déplacements du président prévus dans les jours prochains étaient annulés. Emmanuel Macron était notamment attendu en début de semaine prochaine au Liban.

"Le voyage au Liban n'est pas maintenu car le président s'isole pour sept jours", a dit une porte-parole. Selon l'Elysée, le chef de l'Etat continue en revanche de gérer les affaires du pays par visioconférence.

Les circonstances dans lesquelles Emmanuel Macron a contracté le coronavirus sont pour l'heure inconnues. Conformément aux protocoles, les cas contacts du président sont en train d'être tracés.

Source : RTBF

Afrique subsaharienne : le paludisme risque de tuer plus de personnes que le coronavirus, prévient l’OMS

Afrique subsaharienne : le paludisme risque de tuer plus de personnes que le coronavirus, prévient l’OMSONU Info - Les décès dus au paludisme dépasseront de loin ceux causés par la pandémie de Covid-19 en Afrique subsaharienne, a alerté lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon l’OMS, la perturbation du traitement de la malaria causée par la pandémie de coronavirus pourrait entraîner des dizaines de milliers de décès dus au paludisme.

L’OMS craint que même des perturbations modérées dans l’accès au traitement ne conduisent à des pertes de vies humaines considérables. Dans les scénarios les plus optimistes, une interruption de 10 % de l’accès à un traitement antipaludéen efficace en Afrique subsaharienne pourrait entraîner 19.000 décès supplémentaires.

Si l’accès aux soins diminue de 15%, 28.000 décès supplémentaires devraient être observés. Des interruptions de 25 % et 50 % dans la région pourraient entraîner respectivement 46.000 et 100.000 décès supplémentaires.

Les lacunes en matière d’accès aux outils vitaux sapent les efforts mondiaux visant à enrayer la maladie, et la pandémie devrait faire reculer la lutte encore davantage.

« Selon nos estimations, en fonction du niveau de perturbation des services (due à la Covid-19), il pourrait y avoir un excès de décès dus au paludisme de l’ordre de 20.000 à 100.000 en Afrique subsaharienne, la plupart d’entre eux chez les jeunes enfants », a déclaré lors d’un point de presse, Pedro Alsonso, Directeur du programme de lutte contre le paludisme à l’OMS.

« Covid-19 menace de faire encore dérailler nos efforts pour vaincre le paludisme »

Depuis, les effets de la pandémie sur les soins et la prévention ont pu être atténués malgré les perturbations sur l’approvisionnement. « Des dizaines de milliers de personnes ont été sauvées », a ensuite précisé M. Alonso. En 2020, la Covid-19 est finalement apparue comme un défi supplémentaire à la fourniture de services de santé essentiels dans le monde entier.


Pourtant selon le rapport, la plupart des campagnes de prévention du paludisme ont pu progresser cette année sans retard important. Contrairement à d’autres campagnes, celles de prévention contre le paludisme n’ont pas été freinées par la pandémie de Covid-19 pour l’heure.

Mais « la Covid-19 menace de faire encore dérailler nos efforts pour vaincre le paludisme, et en particulier de traiter les malades », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

« En dépit de l’impact dévastateur de la Covid-19 sur les économies africaines, les partenaires internationaux et les pays doivent faire plus pour s’assurer que les ressources nécessaires sont disponibles pour développer les programmes anti-malaria qui font une telle différence dans la vie des gens », a-t-elle ajouté.

Le paludisme a fait près de 409.000 morts en 2019

Plus largement, les progrès dans la lutte contre le paludisme continuent à plafonner, en particulier dans les pays africains où la charge de morbidité est élevée.

« Il est temps que les dirigeants de toute l’Afrique - et du reste du monde - de se mobiliser une fois de plus pour lutter contre le défi du paludisme », a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.


« En agissant ensemble et en nous engageant à ne laisser personne en chemin, nous pouvons arriver à notre but commun : éradiquer le paludisme dans le monde », a-t-il ajouté.

En 2019, le nombre d’infections nouvelles tournait autour de 229 millions de personnes, un nombre qui est relativement stable ces quatre dernières années. Au total, le paludisme a fait quelque 409.000 morts en 2019, contre 411.000 en 2018.

En 2019, quatre pays ont concentré près de la moitié de tous les cas dans le monde : le Nigéria (27%), la République démocratique du Congo (12%), Ouganda (5%) et le Mozambique 4%.

De ce fait, la région africaine a supporté, comme les années précédentes, plus de 90 % de la charge de morbidité globale. Mais depuis 2000, la région a réduit de 44 % le nombre de décès dus au paludisme, qui est passé d’environ 680.000 à 384.000 par an.

Le défi du financement

En une vingtaine d’années, l’incidence a reculé de 30%. Au total, 1,5 milliard de cas et 7,6 millions de décès ont pu être évités, soit une baisse de 60%.

Selon le rapport, 21 pays ont éliminé le paludisme au cours des deux dernières décennies ; parmi eux, 10 pays ont été officiellement certifiés comme exempts de paludisme par l’OMS. Dans ce lot, l’Inde a affiché des résultats impressionnants ces deux dernières années, avec une baisse de 18% des infections et de 20% du nombre de morts.

Des avancées ont été également notées dans les six pays arrosés par le « Grand Mékong » (Cambodge, Laos, Myanmar, Thaïlande, Vietnam et Chine). Selon l’agence onusienne, ces Etats d’Asie du sud-est sont sur la bonne voie pour atteindre leur objectif d’éradication de la maladie en 2030. Ils ont réussi à faire baisser le nombre de cas de 90% entre 2000 et 2019.

Mais de nombreux pays où le fardeau du paludisme est élevé ont perdu du terrain. Selon les projections mondiales de l’OMS, l’objectif de réduction de l’incidence des cas de paludisme pour 2020 sera manqué de 37 % et l’objectif de réduction de la mortalité sera manqué de 22%.

Dans ces conditions, l’OMS recommande de mieux cibler les interventions, de nouveau outils et plus de fonds pour « changer la trajectoire globale de la maladie ». Mais le financement insuffisant menace davantage d’avancées. Plus de 3 milliards de dollars au total ont été dépensés l’année dernière, dont 1,2 milliard injectés par le Fonds mondial, mais loin des 5,6 milliards prévus.

Source : ONU Info

Covid-19 : pour l'OMS, octobre et novembre seront "plus durs" en Europe avec une hausse des décès

Covid-19 : pour l'OMS, octobre et novembre seront France24 - Le directeur Europe de l'OMS a affirmé à l'AFP, lundi, que la mortalité liée au Covid-19 serait plus forte sur le Vieux Continent en octobre et en novembre.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'attend à une remontée du nombre de morts du Covid-19 en Europe lors des mois d'octobre et de novembre, qui seront "plus durs" face à l'épidémie, a affirmé, lundi 14 septembre, le directeur de sa branche européenne.

"Cela va devenir plus dur. En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée", a déclaré Hans Kluge lors d'un entretien à l'AFP, au moment où le nombre de cas enregistrés s'envole sur le Vieux continent, mais avec un nombre de morts quotidien pour l'instant quasi stable.

Cette hausse du nombre de morts quotidiens sera due à la remontée des cas due à la reprise de l'épidémie en Europe, selon l'OMS.

"On est à un moment où les pays n'ont pas envie d'entendre ce genre de mauvaises nouvelles, et je comprends", a affirmé le patron de sa branche européenne, qui a toutefois voulu adresser "le message positif" que la pandémie allait "s'arrêter, à un moment ou à un autre".

L'OMS Europe réunit lundi et mardi l'ensemble de sa cinquantaine d'États-membres pour échanger sur la réponse à la pandémie et s'accorder sur sa stratégie quinquennale.

Mise en garde concernant les attentes liées au vaccin

Le haut responsable onusien, basé à Copenhague, a mis en garde ceux qui pensent que la fin de l'épidémie coïncidera avec la mise au point d'un vaccin, toujours en cours.

"J'entends tout le temps : 'le vaccin va être la fin de l’épidémie'. Bien sûr que non !", s’est-il exclamé. "Nous ne savons même pas si le vaccin va être efficace dans toutes les parties de la population. Certains signes que nous recevons est qu'il sera efficace pour certains, mais pas pour d'autres", a souligné le médecin belge. "Et si du coup nous devons commander des vaccins différents, quel cauchemar logistique...", a-t-il également averti.

"La fin de cette pandémie, ce sera au moment où, en tant que communauté, nous aurons appris à vivre avec cette pandémie. Et ça, ça dépend de nous. C'est un message très positif", a-t-il affirmé.

Le nombre de cas en Europe remonte nettement depuis plusieurs semaines, notamment en Espagne et en France. Vendredi, plus de 51 000 nouveaux cas ont été rapportés pour cette seule journée dans les 55 pays de l'OMS Europe, plus que les pics observés en avril, selon les données publiques de l'organisation.

Dans le même temps, le nombre de morts quotidiens reste pour l'instant au niveau observé depuis début juin, autour de 400 à 500 morts liés au Covid-19, selon la même source.

Source : France 24 Avec AFP

Covid-19 : plus de 680 000 morts dans le monde, l'OMS prévoit une pandémie "très longue"

Covid-19 : plus de 680 000 morts dans le monde, l'OMS prévoit une pandémie France24 - L'Organisation mondiale de la Santé a prévenu samedi que la pandémie de Covid-19 allait probablement être "très longue", avec des effets qui seront "ressentis pour les décennies à venir".

Le coronavirus a fait plus de 680 000 morts dans le monde depuis l'apparition de la maladie fin 2019 en Chine. Réunie samedi 1er août à Genève, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a prévenu que la pandémie de Covid-19 allait probablement être "très longue".

Le Comité d'urgence de l'organisation, réuni depuis vendredi pour la quatrième fois pour réévaluer la pandémie, "a souligné que sa durée allait être certainement très longue", a indiqué l'OMS dans un communiqué.

"L'OMS continue d'estimer que le risque posé par le Covid-19 est très élevé", ajoute le texte. "Le comité d'urgence" (composé de 18 membres et 12 conseillers) "a souligné l'importance d'une réponse qui doit être nationale, régionale et globale" face à la pandémie.

Accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus

Au total, le coronavirus a infecté au moins 17,6 millions de personnes dans le monde et fait plus de 680 000 morts, selon un décompte effectué par l'AFP à partir de sources officielles.

Le comité d'urgence a demandé à l'OMS de fournir à tous les pays des consignes pragmatiques sur la façon de répondre à la pandémie, "afin de réduire le risque que les réponses à l'épidémie ne s'affaiblissent, dans un contexte de pressions socio-économiques".

Le comité recommande également à l'OMS d'accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus, notamment son origine animale et ses éventuels moyens de propagation par voie animale.

Il demande également que soient éclaircis des points comme "les modes de transmission (du virus), ses mutations potentielles, l'immunité et les corrélats de protection".

"Une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle"

La réunion du comité, qui a duré six heures, s'est déroulée au siège de l'OMS à Genève, avec certains participants reliés par vidéo. Il est prévu qu'il se réunisse à nouveau dans trois mois.

"Cette pandémie est une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir", avait déclaré vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"De nombreuses questions scientifiques ont été résolues, nombreuses sont celles qui attendent encore de l'être", a-t-il ajouté. "La plupart des habitants de la planète peuvent être touchés, même ceux qui n'habitent pas dans des zones durement affectées".

Source : France 24 Avec AFP