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Santé dans le Monde

Que sait-on des différents variants du Covid-19?

Britannique, sud-africain, brésilien ou japonais… Les différents variants du Sars-CoV-2 inquiètent. Responsables d’une augmentation de la contagiosité, ils pourraient également avoir un impact sur l’efficacité vaccinale, même si cela reste à démontrer.

Le Sars-CoV-2, responsable du Covid-19, possède plusieurs milliers de variants. Il s’agit d’un phénomène fréquent et naturel. En effet, quand le coronavirus utilise nos cellules infectées pour se multiplier, il arrive parfois qu’il y ait des erreurs de copie : les mutations. Dans la très grande majorité des cas, elles sont sans conséquences et peuvent même être parfois délétères pour le virus. Malheureusement, d'autres fois, ces mutations peuvent lui conférer un avantage. C’est le cas pour les variants britannique, sud-africain ou brésilien : les erreurs de copie leur ont permis d'être plus contagieux.

Les mutations ont, en effet, eu lieu sur la clé qu'utilise le virus pour pénétrer dans nos cellules : la protéine S, ou spicule. Cette clé est plus efficace sur ces variants. Ces mutations sont très surveillées, car au-delà de leur impact sur la progression de l'épidémie, la protéine S est également la cible de notre système immunitaire.

N501Y et E484K

Deux mutations en particulier sont actuellement surveillées. La première est celle que les scientifiques appellent N501Y. Elle est effectivement suspectée de rendre le coronavirus plus contagieux. Cette mutation est présente sur les trois variants qui font l’actualité : britannique, sud-africain et brésilien (et non japonais, car s’il fait effectivement parler de lui au Japon, il y a été importé par des voyageurs en provenance du Brésil).

Si la hausse de contagiosité est avérée, ces variants ne sont cependant pas devenus résistants aux vaccins. En tout cas, il n'est pas résistant à celui développé par Pfizer-BioNtech, pour lequel des tests in vitro ont permis de s’en assurer.

La seconde mutation offre cependant une résistance potentielle aux variants qui la portent. Nommée E484K, elle est présente sur les variants sud-africain et brésilien, mais absente du britannique. À cause d'elle, ils sont suspectés d'être moins sensibles à la réponse immunitaire de notre organisme. Deux principaux éléments appuient cette hypothèse et ils ont tous les deux fait l’objet de publications scientifiques qui font réagir, même si elles n’en sont qu’au stade la pré-publication.

La première décrit un cas de réinfection au Brésil. Il s'agit d'une femme de 37 ans, contaminée une première fois en juin, puis une seconde fois en octobre, par le variant portant la mutation E484K. Cette deuxième contamination a provoqué une forme plus grave de Covid-19. Cela pourrait être le signe que ce variant a été moins sensible à la réponse immunitaire de cette femme.

Le deuxième article relate une expérience de laboratoire : le coronavirus a été placé en présence de plasma d'un patient guéri, et donc de ses anticorps. Le but était alors d'observer si, au gré des mutations naturelles du virus, il pouvait devenir résistant à ces anticorps. La réponse est oui : un variant est apparu au bout de trois mois. Il portait cette même mutation E484K.

Résistance encore à prouver

Mis ensemble, ces éléments inquiètent donc la communauté. Mais pour l'instant, ce ne sont encore que des indices, et on ne possède pas encore suffisamment de connaissances pour affirmer que les variants portant cette mutation E484K seraient effectivement plus résistants. Quand bien même ce serait le cas, il reste très probable que les vaccins développés conservent une certaine efficacité. Plusieurs parties de la spicule sont en effet ciblées : si certaines sont modifiées par une mutation, il en restera cependant toujours d’autres entraînant une réponse immunitaire efficace.

Certes, le risque de l'apparition d’un variant résistant inquiète. Cependant, cela reste pour l’instant à confirmer, et il y a déjà de quoi se faire des cheveux blancs avec la hausse de la contagiosité observée sur ces trois variants.

Avec le coronavirus « classique », on estime qu'il faut environ 70% de la population immunisée pour stopper l'épidémie, que cette immunité soit acquise après avoir contracté la maladie ou après vaccination. Avec un variant plus contagieux, cette proportion monte à 80%, voire plus. Enfin, un virus qui circule plus, c'est également un virus qui a plus de chances de voir des variants apparaître, dont certains pourraient être encore plus ennuyants.

Source : RFI

Covid-19 : les experts de l'OMS attendus le 14 janvier en Chine

Covid-19 : les experts de l'OMS attendus le 14 janvier en ChineFrance24 - L'équipe d'experts internationaux de l'Organisation mondiale de la santé chargés d'enquêter sur les origines de la pandémie de coronavirus, et qui devait initialement arriver début janvier, sera finalement en Chine à partir du 14 janvier, ont annoncé, lundi, les autorités chinoises.


Visite sous haute tension en Chine. Après plusieurs jours d'incertitudes, l'équipe d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) chargée d'enquêter sur l'origine du coronavirus, entamera finalement sa mission ce jeudi 14 janvier, a annoncé, lundi 11 janvier, le ministère chinois de la Santé.

Cette visite est ultra-sensible pour Pékin, soucieux d'écarter toute responsabilité dans l'épidémie qui a fait plus de 1,9 million de morts dans le monde. Initialement prévue la semaine dernière, elle avait été annulée à la dernière minute faute de toutes les autorisations nécessaires pour l'équipe.

Critique de la Chine

"Après discussions, l'équipe d'experts de l'OMS [...] se rendra en Chine à partir du 14 janvier pour des inspections. Ils mèneront des recherches conjointes avec des scientifiques chinois sur les origines du Covid-19", a indiqué dans un bref communiqué le ministère de la Santé.

Pékin n'a pas fourni de détails sur le déroulement de la visite, mais les enquêteurs devraient être mis en quarantaine à leur arrivée sur le sol chinois.

Lors d'une rare critique de la Chine, le patron de l'OMS avait regretté la semaine dernière que ses enquêteurs n'aient pas pu se rendre dans le pays.

Le feu vert chinois intervient un an jour pour jour après l'annonce du premier mort en Chine de ce qui n'était encore à l'époque qu'un mystérieux virus.

"Le virus chinois"

Le pays est depuis parvenu à pratiquement éradiquer la maladie sur son sol. Les autorités ne manquent pas une occasion d'émettre des doutes sur l'origine chinoise du virus, alors qu'elles avaient dans un premier temps incriminé un marché de Wuhan, où étaient vendus des animaux vivants.

Mais Pékin n'a pas pu empêcher que le président américain, Donald Trump, l'accuse régulièrement d'avoir répandu "le virus chinois" sur la planète - voire de l'avoir laissé s'échapper d'un laboratoire de virologie de Wuhan, la ville du centre du pays où le virus est apparu fin 2019.

Signe de nervosité, le pouvoir communiste a fait condamner, fin décembre, à quatre ans de prison une journaliste citoyenne, Zhang Zhan, qui avait couvert la mise en quarantaine de Wuhan.

Avec AFP

 

Le patron de l'OMS déçu par Pékin, qui entrave l'arrivée des enquêteurs internationaux

Le patron de l'OMS déçu par Pékin, qui entrave l'arrivée des enquêteurs internationauxEuronews - Le patron de l'Organisation mondiale de la santé se dit "déçu" de l'attitude des responsables chinois : ces derniers n'ont pas encore délivré les visas pour l'arrivée d'une équipe d'experts en Chine chargés d'enquêter sur l'origines de la pandémie.

"Je suis très déçu de cette nouvelle, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, étant donné que deux membres du groupe d'experts avaient déjà entamé leur voyage et que d'autres n'ont pas pu voyager à la dernière minute, mais ont été en contact avec de hauts fonctionnaires chinois.

Et j'ai une fois de plus clairement indiqué que la mission est une priorité pour l'OMS et l'équipe internationale. On m'a assuré que la Chine accélère les procédures internes pour un déploiement le plus rapide possible".

Le virus continue ses ravages : pour la première fois, le Royaume-Uni a enregistré plus de 60 000 nouveaux cas en un jour.

Selon Londres, la hausse des infections n'a laissé au gouvernement "aucun autre choix" que d'imposer un troisième confinement, même si plus de 1,3 million de personnes ont été vaccinées au Royaume-Uni : "Cela inclut plus de 650 000 personnes de plus de 80 ans, a précisé le Premier ministre britannique, soit 23 % des plus de 80 ans en Angleterre. Et cela signifie que près d'une personne sur quatre parmi les plus vulnérables aura dans deux à trois semaines, un degré d'immunité significatif".

L'Allemagne prolonge les restrictions jusqu'à la fin du mois et impose de nouvelles mesures dans les zones les plus touchées. Les réunions sociales dans toute l'Allemagne seront limitées à un visiteur extérieur à chaque foyer, et le personnel et les visiteurs entrant dans les maisons de soins devront à l'avenir effectuer des tests rapides obligatoires au préalable.

Le Danemark a imposé aujourd'hui de nouvelles mesures de confinement visant à freiner la propagation rapide de la nouvelle variante du coronavirus, plus transmissible.

Par Laurence Alexandrowicz

Covid-19: coup d'envoi de la vaccination dans l'UE, les personnes âgées ouvrent le ban

AP20362527319960La campagne de vaccination contre le Covid-19 commence officiellement ce dimanche 27 décembre dans les 27 pays de l’Union européenne. Les doses du premier vaccin autorisé, celui de Pfizer/BioNTech, ont été acheminées sous bonne garde dans les pays et c’est d’abord aux personnes fragiles et aux soignants qu’elles seront administrées. Un signe d'espoir en cette fin d'année de pandémie mondiale. Tour d’horizon européen.

C’est une centenaire qui a été la première vaccinée en Allemagne, et cela dès samedi soir. Avec quelques heures d’avance sur ses voisins, le pays a commencé sa campagne de vaccination dans une maison de retraite.

Edith Kwoizalla, 101 ans, est la première à avoir bénéficié du nouveau vaccin anti-Covid-19. Une maison de retraites pour personnes âgées à Halberstadt en Saxe-Anhalt a décidé de ne pas attendre le début officiel de la campagne de vaccination ce dimanche. Hormis la centenaire, une quarantaine de résidents du foyer et dix membres du personnel soignant ont reçu le vaccin de Pfizer/BioNTech samedi, indique notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut.

Plusieurs dizaines de milliers de doses ont été livrées aux autorités sanitaires régionales qui les ont réparties localement. Les résidents des maisons de retraite, les seniors de plus de 80 ans et le personnel soignant seront les premiers à être immunisés en Allemagne. Des équipes mobiles vont se rendre dans les foyers. À Berlin, par exemple, le personnel soignant devra lui se rendre dans un des six centres de vaccination mis en place.

Le ministre de la Santé a parlé samedi 26 décembre d’un cadeau de Noël, mais aussi souligné que la campagne de vaccination prendra du temps. Jusqu’à fin mars, Jens Spahn table sur 12 millions de doses permettant de vacciner six millions de personnes, une double injection étant nécessaire. Le ministre promet en revanche un retour à la normale à l’automne prochain.

Une campagne de sensibilisation va être lancée. Les deux tiers des Allemands veulent se faire vacciner mais une partie d’entre eux préfère attendre un peu.

En France, les Ehpad d’abord, puis les autres personnes à risque en mai

En France, les vaccinations commencent aussi ce dimanche dans deux établissements pour personnes âgées. Un lancement quasi symbolique mais qui permet de finir l’année sur une note d’espoir : 2020 ne sera pas seulement l’année où plus de 400 000 personnes sont mortes dû au Covid-19 dans l’Union européenne, mais aussi celle qui a vu arriver un début de solution à la pandémie.

L’Espagne a lancé elle aussi sa campagne dimanche dès 8h30 dans une petite ville du centre du pays. Une pensionnaire d'une maison de retraite à Guadalajara (centre) a été la première personne à y être vaccinée dimanche contre le Covid-19, selon les images retransmises par la télévision nationale. Âgée de 96 ans, Araceli Rosario Hidalgo Sanchez a confié, dans un sourire, ne « rien » sentir lorsque le vaccin lui a été injecté.

Seulement un Italien sur trois prêt à se faire vacciner

En Italie, pays le plus meurtri d’Europe avec 71 000 décès, les cinq premières piqûres ont eu lieu dimanche à l’hôpital Spallanzani de Rome, spécialisé dans les maladies infectieuses.

C’est une infirmière de 29 ans, Claudia Alvernini, qui a reçu la première dose de vaccin sur une estrade installée dans le jardin de l’hôpital Spallanzani et quasiment transformée en plateau de cinéma. Puis une chercheuse, deux médecins et un aide-soignant, qui travaillent aussi dans cet hôpital romain, se sont faits vacciner tour à tour, rapporte notre correspondante à Rome, Anne Le Nir.

Face aux caméras, les premiers vaccinés, visiblement émus, ont fait part de leur espoir de représenter un exemple pour tous les Italiens. Mais, pour le moment, seul un sur trois serait prêt à se faire vacciner. La campagne institutionnelle intitulée « l’Italie renaît avec une fleur » changera peut-être la donne, avec une vaccination gratuite et sur la base du volontariat.

Lundi 28 décembre, les autres régions du pays entameront les vaccinations dans des centres hospitaliers ou des Ephad. L’objectif du gouvernement est de faire vacciner au moins 60 % de la population, avant l’automne 2021. De manière à atteindre l’immunité de groupe. Les lieux de stockage des doses seront contrôlés 24h/24 par des militaires.

Et ailleurs en Europe

La Grèce, la Hongrie, Chypre, l’Autriche, la Roumanie, la Tchécoslovaquie, la Pologne, la Croatie… presque tous les pays sont au rendez-vous ce 27 décembre.

Pour l'instant, seul le vaccin de Pfizer/BioNTech est autorisé par l'Autorité de santé européenne, même s’il pose un défi logistique, puisqu'il doit être stocké à -70°C. Mais plusieurs autres vaccins devraient bientôt suivre, et Bruxelles a déjà passé commande.

Source : AFP

COVID-19 « Ne gaspillons pas les sacrifices de 2020 », prévient le patron de l’OMS

COVID-19 « Ne gaspillons pas les sacrifices de 2020 », prévient le patron de l’OMS La Presse - Les sacrifices qui ont été faits en 2020 pour tenter de limiter la pandémie de coronavirus ne doivent pas être gâchés pendant la période des fêtes de fin d'année, a averti le chef de l’OMS dans un message de Noël.

En cette période de pandémie, des millions de personnes font « des sacrifices qui brisent le cœur » en renonçant à voir leurs proches à Noël, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus dans son message vidéo diffusé jeudi.

« Alors que 2020 se termine, cette pandémie historique empêche beaucoup d’entre nous de célébrer les Fêtes comme nous l’aimerions », a souligné le chef de l’Organisation mondiale de la Santé.

« Au contraire, des centaines de millions de personnes font aujourd’hui des sacrifices qui brisent le cœur en ne rejoignant pas leur famille pour ne pas risquer de se transmettre le virus », tandis que « d’autres s’assiéront à une table où il manquera le visage familier » d’un proche emporté par le virus.

« Dans le monde entier, pendant cette année terrible, nous avons vu les sacrifices faits par tant de gens pour protéger et préserver la vie. Nous ne devons pas gaspiller ces sacrifices », a-t-il lancé.

« En dépit de toutes ces pertes, nous avons tout de même de l’espoir. Les vaccins offrent la solution pour sortir enfin de cette tragédie. Mais il faudra du temps pour que le monde entier soit vacciné », a-t-il encore souligné.

Selon l’OMS, 61 vaccins sont déjà entrés en phase d’essai sur les humains, dont 16 qui ont atteint la phase finale. Et 172 autres vaccins sont en train d’être développés dans des laboratoires du monde entier.

La pandémie a fait au moins 1,73 million de morts dans le monde depuis fin décembre, et plus de 78,6 millions de cas de contamination ont été officiellement diagnostiqués.

AFP

Covid-19 : la hausse des contaminations imputable aux réunions de famille, selon une infectiologue

Covid-19 : la hausse des contaminations imputable aux réunions de famille, selon une infectiologueLe Figaro - La hausse actuelle des contaminations au Covid-19 est principalement liée aux réunions de famille, a déclaré mercredi 13 décembre sur BFMTV l'infectiologue Karine Lacombe, qui anticipe un rebond «inéluctable» des hospitalisations après les fêtes.

«Sur le plan épidémiologique, l'épidémie n'est pas du tout sous contrôle, malgré les efforts qui ont été faits ces deux derniers mois», a constaté la Pr Lacombe, cheffe de service des maladies infectieuses à l'hôpital Saint-Antoine à Paris.

«Ceux qui arrivent actuellement dans les hôpitaux sont des personnes qui se sont infectées à l'intérieur de la famille», a souligné l'infectiologue :

«Ce sont typiquement des parents, grands-parents, qui ont fait des réunions de famille avec des enfants et des petits-enfants (...). On a peu de personnes qui arrivent à l'hôpital après avoir été contaminées à leur travail ; l'origine des contaminations est vraiment intra-familiale».

La médecin a également pointé du doigt les «fêtes clandestines» qui ont eu lieu «dans beaucoup d'endroits en France, et sont à l'origine de la reprise de la transmission du virus» car ce sont des «évènements super-contaminateurs». Il est selon elle «évident qu'à l'issue de cette période de Noël on va avoir une augmentation des contaminations, des arrivées en réanimation. C'est inéluctable, à moins que chacun se responsabilise individuellement et décide de passer Noël en petit comité».

Interrogée sur une réouverture éventuelle des bars et restaurants le 20 janvier, la médecin a répondu qu'il faudra prendre la décision «à l'aune de la situation sanitaire». «Je pense qu'on va vraiment savoir aux alentours du 10 janvier ce qu'il va falloir qu'on fasse», a-t-elle estimé, espérant que l'arrivée du vaccin infléchisse la courbe.

Interrogée sur la pertinence de la fermeture des établissements scolaires, elle a estimé que l'école était «absolument indispensable» et souligné qu'elle n'était plus un lieu où «le virus se transmet entre adultes et enfants», puisqu'ils y sont masqués. Et d'insister : «Il ne faut pas faire ces réunions de famille avec les grands-parents qui sont en situation de fragilité».

Par Le Figaro avec AFP

L'Europe valide le vaccin Pfizer-BioNTech, vers un début des vaccinations la semaine prochaine

L'Europe valide le vaccin Pfizer-BioNTech, vers un début des vaccinations la semaine prochaineEuronews - Les campagnes européennes de vaccination contre le Covid-19 vont pouvoir commencer. l'Agence Européenne des Médicaments (AEM) vient de donner son feu vert pour la distribution du premier vaccin demandé par les Vingt-Sept, celui de Pfizer-BioNTech.

Le régulateur européen avait avancé sa décision de huit jours, cédant à la pression de plusieurs pays de l'Union européenne pour une autorisation rapide, alors que des pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont déjà donné leur approbation d'urgence au vaccin.

De son côté, la présidente de la Commission européenne propose de commencer la vaccination dès la semaine prochaine : "La vaccination peut commencer en même temps que les journées de vaccination de l'Union européenne, les 27, 28 et 29 décembre. C'est une très bonne façon de terminer cette année difficile et de commencer enfin à tourner la page sur le Covid-19".

"Nous nous tenons prêt à commencer la livraison des premières doses de vaccins dès que nous aurons eu le feu vert de l'Union Européenne", a affirmé le président de l'allemand BioN'tech Ugur Sahin, dans un communiqué.

Selon l'Agence Européenne des Médicaments : "Aucune preuve que le vaccin Pfizer ne sera pas efficace contre la nouvelle variante du virus". Concernant cette nouvelle variante du virus qui inquiète tant, l'AEM se veut rassurante et déclare ce lundi qu'elle ne dispose d'"aucune preuve que le vaccin Pfizer ne sera pas efficace contre la nouvelle variante du virus".

L'agence a mené un dit "examen continu" des données issues d'analyses de laboratoires et d'essais cliniques. En temps normal, l'agence n'examine les données qu'une fois qu'elles ont toutes été collectées.

L'AEM doit rendre le 6 janvier une autre décision sur le vaccin concurrent, celui du laboratoire Moderna.

Par Euronews

 

Covid-19: que sait-on de la mutation du virus au Royaume-Uni?

Cette image au microscope montre en jaune le SARS-CoV-2 émergeant à la surface des cellules sur un échantillon isolé d'un patient atteint de Covid-19.Une nouvelle variante du Covid-19 a été identifiée au Royaume-Uni ces derniers jours. Signalée à l’Organisation mondiale de la santé, elle a été identifiée chez plus de 1 000 patients britanniques.

Des chercheurs ont découvert une nouvelle souche de Covid-19, identifiée chez plus de 1 000 patients britanniques. L’Organisation mondiale de la santé a été alertée et le consortium scientifique britannique Covid Genomics UK travaille actuellement sur ce sujet. Il précise que cette variante porte un ensemble de mutations, dont une spécifiquement sur la protéine Spike, à savoir la clef qu’utilise le virus pour pénétrer dans nos cellules.

Rien n’indique pour l’instant que cette mutation rend cette clef plus efficace, et donc le virus plus contagieux. Une mutation de virus est simplement une copie du virus avec une erreur. Quand le virus pénètre dans nos cellules, il les « pirate » pour qu’elles se mettent à se dupliquer. Parfois, il peut y avoir des erreurs dans ce processus. « C'est comme si on le recopiait avec une faute de frappe »,ironise le professeur Patrick Berche, microbiologiste et membre de l’Académie de médecine.

Faut-il s’en inquiéter ?

Pour le moment, il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Les mutations de virus apparaissent naturellement lorsqu'il se réplique et circule dans une population donnée. En langage scientifique, une mutation est donc quelque chose de très banale. Il existe environ 12 000 versions différentes du virus Covid-19.

« Tous les virus, normalement, mutent, à cause des erreurs des enzymes qui les recopient. C’est un phénomène tout à fait naturel ! Nous avons trouvé beaucoup de mutations un peu partout sur la planète, mais elles sont, la plupart du temps, dans des zones silencieuses, donc sans aucune conséquence. Si cette mutation survient dans une zone importante du virus, comme le gêne de la protéine Spike, qui est un facteur de virulence essentiel, on peut se demander si cela peut avoir une conséquence sur les vaccins et sur la virulence ainsi que la contagiosité »,détaille le professeur Patrick Berche.

Les vaccins testés sur de nombreux virus mutants

La protéine Spike est la cible des vaccins développés. On pourrait ainsi craindre que si elle change au gré d’une mutation, cela pourrait affecter l’efficacité des vaccins. Mais il y a des milliers de variations du coronavirus qui affectent toutes les personnes contaminées, notamment celles qui ont participé aux essais cliniques. Par conséquent, les vaccins ont déjà été testés sur un bon nombre de virus mutants.

L’autorité américaine du médicament a rendu publiques les données de l’essai clinique du laboratoire Moderna. Ces données confirment ce qu’avait annoncé le laboratoire par communiqué de presse il y a un mois, puisque l’efficacité de ce vaccin est évaluée à 94,1%. Aucun effet secondaire grave n’a été répertorié. Ceux enregistrés sont classiques pour un vaccin : douleurs à l'endroit de l'injection, fatigue, maux de tête ou douleurs musculaires. Pour les personnes vulnérables, âgées de plus de 65 ans notamment, le vaccin est efficace à 86%, et il empêche les formes graves.

L'autorité américaine se réunit justement ce jeudi pour décider si elle autorise ou non en urgence l’usage de ce vaccin, comme elle l’a fait pour celui de Pfizer la semaine dernière.

Que se passe-t-il après une hospitalisation ?

Plus de 2 000 patients français ont été suivis pendant deux mois après avoir été hospitalisés pour Covid-19. Résultat : 20% d'entre eux ont été de nouveau hospitalisés dix jours après leur sortie initiale de l'hôpital, que ce soit pour cause de Covid-19 ou autre pathologie. Cette statistique apporte un enseignement majeur, notamment pour les autorités sanitaires. En effet, « l'après-Covid » risque d'avoir un impact significatif sur les hôpitaux.

Source : RFI

Emmanuel Macron diagnostiqué positif au Covid-19

Emmanuel Macron diagnostiqué positif au Covid-19RTBF - Emmanuel Macron été diagnostiqué positif au COVID-19 et placé à l'isolement, ce qui l'empêchera notamment de se rendre au Liban la semaine prochaine, a annoncé jeudi l'Elysée.

"Ce diagnostic a été établi suite à un test RTPCR réalisé dès l’apparition de premiers symptômes", précise la présidence dans un communiqué.

"Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le président de la République s’isolera pendant sept jours. Il continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance."

Le Premier ministre à l'isolement

Susceptible d'être "cas contact", le Premier ministre, Jean Castex, s'est lui aussi placé à s'isolement, a annoncé le président du Sénat, Gérard Larcher, à l'ouverture d'une séance durant laquelle le chef du gouvernement devait présenter la stratégie vaccinale de la France.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a prononcé le discours à sa place. Il a dit avoir une "pensée particulière" pour le président de la République.

Déplacements annulés

A l'Elysée, un responsable a indiqué que tous les déplacements du président prévus dans les jours prochains étaient annulés. Emmanuel Macron était notamment attendu en début de semaine prochaine au Liban.

"Le voyage au Liban n'est pas maintenu car le président s'isole pour sept jours", a dit une porte-parole. Selon l'Elysée, le chef de l'Etat continue en revanche de gérer les affaires du pays par visioconférence.

Les circonstances dans lesquelles Emmanuel Macron a contracté le coronavirus sont pour l'heure inconnues. Conformément aux protocoles, les cas contacts du président sont en train d'être tracés.

Source : RTBF

Afrique subsaharienne : le paludisme risque de tuer plus de personnes que le coronavirus, prévient l’OMS

Afrique subsaharienne : le paludisme risque de tuer plus de personnes que le coronavirus, prévient l’OMSONU Info - Les décès dus au paludisme dépasseront de loin ceux causés par la pandémie de Covid-19 en Afrique subsaharienne, a alerté lundi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Selon l’OMS, la perturbation du traitement de la malaria causée par la pandémie de coronavirus pourrait entraîner des dizaines de milliers de décès dus au paludisme.

L’OMS craint que même des perturbations modérées dans l’accès au traitement ne conduisent à des pertes de vies humaines considérables. Dans les scénarios les plus optimistes, une interruption de 10 % de l’accès à un traitement antipaludéen efficace en Afrique subsaharienne pourrait entraîner 19.000 décès supplémentaires.

Si l’accès aux soins diminue de 15%, 28.000 décès supplémentaires devraient être observés. Des interruptions de 25 % et 50 % dans la région pourraient entraîner respectivement 46.000 et 100.000 décès supplémentaires.

Les lacunes en matière d’accès aux outils vitaux sapent les efforts mondiaux visant à enrayer la maladie, et la pandémie devrait faire reculer la lutte encore davantage.

« Selon nos estimations, en fonction du niveau de perturbation des services (due à la Covid-19), il pourrait y avoir un excès de décès dus au paludisme de l’ordre de 20.000 à 100.000 en Afrique subsaharienne, la plupart d’entre eux chez les jeunes enfants », a déclaré lors d’un point de presse, Pedro Alsonso, Directeur du programme de lutte contre le paludisme à l’OMS.

« Covid-19 menace de faire encore dérailler nos efforts pour vaincre le paludisme »

Depuis, les effets de la pandémie sur les soins et la prévention ont pu être atténués malgré les perturbations sur l’approvisionnement. « Des dizaines de milliers de personnes ont été sauvées », a ensuite précisé M. Alonso. En 2020, la Covid-19 est finalement apparue comme un défi supplémentaire à la fourniture de services de santé essentiels dans le monde entier.


Pourtant selon le rapport, la plupart des campagnes de prévention du paludisme ont pu progresser cette année sans retard important. Contrairement à d’autres campagnes, celles de prévention contre le paludisme n’ont pas été freinées par la pandémie de Covid-19 pour l’heure.

Mais « la Covid-19 menace de faire encore dérailler nos efforts pour vaincre le paludisme, et en particulier de traiter les malades », a déclaré Dr Matshidiso Moeti, la Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

« En dépit de l’impact dévastateur de la Covid-19 sur les économies africaines, les partenaires internationaux et les pays doivent faire plus pour s’assurer que les ressources nécessaires sont disponibles pour développer les programmes anti-malaria qui font une telle différence dans la vie des gens », a-t-elle ajouté.

Le paludisme a fait près de 409.000 morts en 2019

Plus largement, les progrès dans la lutte contre le paludisme continuent à plafonner, en particulier dans les pays africains où la charge de morbidité est élevée.

« Il est temps que les dirigeants de toute l’Afrique - et du reste du monde - de se mobiliser une fois de plus pour lutter contre le défi du paludisme », a déclaré Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.


« En agissant ensemble et en nous engageant à ne laisser personne en chemin, nous pouvons arriver à notre but commun : éradiquer le paludisme dans le monde », a-t-il ajouté.

En 2019, le nombre d’infections nouvelles tournait autour de 229 millions de personnes, un nombre qui est relativement stable ces quatre dernières années. Au total, le paludisme a fait quelque 409.000 morts en 2019, contre 411.000 en 2018.

En 2019, quatre pays ont concentré près de la moitié de tous les cas dans le monde : le Nigéria (27%), la République démocratique du Congo (12%), Ouganda (5%) et le Mozambique 4%.

De ce fait, la région africaine a supporté, comme les années précédentes, plus de 90 % de la charge de morbidité globale. Mais depuis 2000, la région a réduit de 44 % le nombre de décès dus au paludisme, qui est passé d’environ 680.000 à 384.000 par an.

Le défi du financement

En une vingtaine d’années, l’incidence a reculé de 30%. Au total, 1,5 milliard de cas et 7,6 millions de décès ont pu être évités, soit une baisse de 60%.

Selon le rapport, 21 pays ont éliminé le paludisme au cours des deux dernières décennies ; parmi eux, 10 pays ont été officiellement certifiés comme exempts de paludisme par l’OMS. Dans ce lot, l’Inde a affiché des résultats impressionnants ces deux dernières années, avec une baisse de 18% des infections et de 20% du nombre de morts.

Des avancées ont été également notées dans les six pays arrosés par le « Grand Mékong » (Cambodge, Laos, Myanmar, Thaïlande, Vietnam et Chine). Selon l’agence onusienne, ces Etats d’Asie du sud-est sont sur la bonne voie pour atteindre leur objectif d’éradication de la maladie en 2030. Ils ont réussi à faire baisser le nombre de cas de 90% entre 2000 et 2019.

Mais de nombreux pays où le fardeau du paludisme est élevé ont perdu du terrain. Selon les projections mondiales de l’OMS, l’objectif de réduction de l’incidence des cas de paludisme pour 2020 sera manqué de 37 % et l’objectif de réduction de la mortalité sera manqué de 22%.

Dans ces conditions, l’OMS recommande de mieux cibler les interventions, de nouveau outils et plus de fonds pour « changer la trajectoire globale de la maladie ». Mais le financement insuffisant menace davantage d’avancées. Plus de 3 milliards de dollars au total ont été dépensés l’année dernière, dont 1,2 milliard injectés par le Fonds mondial, mais loin des 5,6 milliards prévus.

Source : ONU Info

Covid-19 : pour l'OMS, octobre et novembre seront "plus durs" en Europe avec une hausse des décès

Covid-19 : pour l'OMS, octobre et novembre seront France24 - Le directeur Europe de l'OMS a affirmé à l'AFP, lundi, que la mortalité liée au Covid-19 serait plus forte sur le Vieux Continent en octobre et en novembre.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'attend à une remontée du nombre de morts du Covid-19 en Europe lors des mois d'octobre et de novembre, qui seront "plus durs" face à l'épidémie, a affirmé, lundi 14 septembre, le directeur de sa branche européenne.

"Cela va devenir plus dur. En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée", a déclaré Hans Kluge lors d'un entretien à l'AFP, au moment où le nombre de cas enregistrés s'envole sur le Vieux continent, mais avec un nombre de morts quotidien pour l'instant quasi stable.

Cette hausse du nombre de morts quotidiens sera due à la remontée des cas due à la reprise de l'épidémie en Europe, selon l'OMS.

"On est à un moment où les pays n'ont pas envie d'entendre ce genre de mauvaises nouvelles, et je comprends", a affirmé le patron de sa branche européenne, qui a toutefois voulu adresser "le message positif" que la pandémie allait "s'arrêter, à un moment ou à un autre".

L'OMS Europe réunit lundi et mardi l'ensemble de sa cinquantaine d'États-membres pour échanger sur la réponse à la pandémie et s'accorder sur sa stratégie quinquennale.

Mise en garde concernant les attentes liées au vaccin

Le haut responsable onusien, basé à Copenhague, a mis en garde ceux qui pensent que la fin de l'épidémie coïncidera avec la mise au point d'un vaccin, toujours en cours.

"J'entends tout le temps : 'le vaccin va être la fin de l’épidémie'. Bien sûr que non !", s’est-il exclamé. "Nous ne savons même pas si le vaccin va être efficace dans toutes les parties de la population. Certains signes que nous recevons est qu'il sera efficace pour certains, mais pas pour d'autres", a souligné le médecin belge. "Et si du coup nous devons commander des vaccins différents, quel cauchemar logistique...", a-t-il également averti.

"La fin de cette pandémie, ce sera au moment où, en tant que communauté, nous aurons appris à vivre avec cette pandémie. Et ça, ça dépend de nous. C'est un message très positif", a-t-il affirmé.

Le nombre de cas en Europe remonte nettement depuis plusieurs semaines, notamment en Espagne et en France. Vendredi, plus de 51 000 nouveaux cas ont été rapportés pour cette seule journée dans les 55 pays de l'OMS Europe, plus que les pics observés en avril, selon les données publiques de l'organisation.

Dans le même temps, le nombre de morts quotidiens reste pour l'instant au niveau observé depuis début juin, autour de 400 à 500 morts liés au Covid-19, selon la même source.

Source : France 24 Avec AFP

Covid-19 : plus de 680 000 morts dans le monde, l'OMS prévoit une pandémie "très longue"

Covid-19 : plus de 680 000 morts dans le monde, l'OMS prévoit une pandémie France24 - L'Organisation mondiale de la Santé a prévenu samedi que la pandémie de Covid-19 allait probablement être "très longue", avec des effets qui seront "ressentis pour les décennies à venir".

Le coronavirus a fait plus de 680 000 morts dans le monde depuis l'apparition de la maladie fin 2019 en Chine. Réunie samedi 1er août à Genève, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a prévenu que la pandémie de Covid-19 allait probablement être "très longue".

Le Comité d'urgence de l'organisation, réuni depuis vendredi pour la quatrième fois pour réévaluer la pandémie, "a souligné que sa durée allait être certainement très longue", a indiqué l'OMS dans un communiqué.

"L'OMS continue d'estimer que le risque posé par le Covid-19 est très élevé", ajoute le texte. "Le comité d'urgence" (composé de 18 membres et 12 conseillers) "a souligné l'importance d'une réponse qui doit être nationale, régionale et globale" face à la pandémie.

Accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus

Au total, le coronavirus a infecté au moins 17,6 millions de personnes dans le monde et fait plus de 680 000 morts, selon un décompte effectué par l'AFP à partir de sources officielles.

Le comité d'urgence a demandé à l'OMS de fournir à tous les pays des consignes pragmatiques sur la façon de répondre à la pandémie, "afin de réduire le risque que les réponses à l'épidémie ne s'affaiblissent, dans un contexte de pressions socio-économiques".

Le comité recommande également à l'OMS d'accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus, notamment son origine animale et ses éventuels moyens de propagation par voie animale.

Il demande également que soient éclaircis des points comme "les modes de transmission (du virus), ses mutations potentielles, l'immunité et les corrélats de protection".

"Une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle"

La réunion du comité, qui a duré six heures, s'est déroulée au siège de l'OMS à Genève, avec certains participants reliés par vidéo. Il est prévu qu'il se réunisse à nouveau dans trois mois.

"Cette pandémie est une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir", avait déclaré vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"De nombreuses questions scientifiques ont été résolues, nombreuses sont celles qui attendent encore de l'être", a-t-il ajouté. "La plupart des habitants de la planète peuvent être touchés, même ceux qui n'habitent pas dans des zones durement affectées".

Source : France 24 Avec AFP

Coronavirus: le monde face à la pandémie mardi 12 mai

Un travailleur palestinien dans une école dirigée par l'UNRWA où les parents inscrivent leurs enfants pour la nouvelle année sans les amener en raison de préoccupations dues à la propagation du coronavirus, dans le centre de la bande de Gaza le 12 mai.Reprise partielle de l’école en France, mesures drastiques pour entrer en Espagne et déconfinement régional en Russie. L’Europe, à l’image des autres continents, s’organisent pour relancer l’activité malgré la crainte d’une seconde vague.

En France : reprise des classes pour une petite partie des élèves

Ce mardi 12 mai était très attendu pour beaucoup de parents en France car il marquait un premier retour des élèves en classe. Une journée qui avait valeur de test dans le processus de déconfinement, car la décision de rouvrir les écoles n’était pas préconisée par le Conseil scientifique et crainte par certains élus. Un peu plus d’un million d’élèves sur un total de sept millions ont retrouvé les salles de cours ce mardi.

Une reprise qui ne signifie en aucun cas un retour à la normal pour ces élèves. Les gestes barrières et les mesures de protection destinées à éviter toute contamination sont légion. Et chaque école a dû s’organiser pour tenter de respecter un protocole inapplicable selon beaucoup. La rentrée s’effectue donc de manière différenciée selon les communes. Pour l’heure, trois niveaux sont privilégiés : la grande section de maternelle, les CP et les CM2. Seuls quinze élèves sont acceptés maximum par classe.

Le bilan de l'épidémie de coronavirus en France est de nouveau en hausse mardi soir avec 348 nouveaux décès en 24 heures, mais le nombre de patients lourds en réanimation continue de baisser, selon la direction générale de la Santé. Au total depuis le 1er mars, au moins 26 991 décès ont été enregistrés mais la pression sur les services d'urgence continue de se réduire, avec 2 542 patients, soit 170 de moins que la veille, précise-t-elle.

L’Espagne placera en quarantaine ceux qui entrent sur son territoire

Alors que le nombre de décès et de nouvelles contaminations continue de baisser en Espagne (594 nouveaux cas soit le chiffre le plus bas depuis deux mois), les autorités restreignent l’accès au territoire national en publiant ce mardi une ordonnance au Journal officiel.

Qu’importe s’il s’agit de résidents espagnols, de ressortissants espagnols ou de travailleurs transfrontaliers, qu’importe si les personnes proviennent de Thaïlande, d’Amérique latine ou des pays de l’Union européenne, entrer en Espagne va signifier automatiquement une mise en quarantaine, rapporte notre correspondant à Madrid, François Musseau. Dorénavant, le nouvel arrivant devra rester 14 jours dans une situation d’isolement. Il lui sera seulement permis de se rendre à un centre de soin, d’aller acheter de la nourriture ou des médicaments dans une pharmacie, et de toute façon il aura la stricte obligation de porter un masque chaque fois qu’il sortira de son domicile ou de l’hôtel où il est logé.

Alors que les chiffres des morts et des contagions ont beaucoup baissé depuis une semaine, et alors que le déconfinement est désormais une réalité dans la moitié du pays, les autorités espagnoles craignent ce qu’on appelle ici un repunte, c’est à dire une nouvelle propagation du Covid-19. Ces mesures de protection vis-à-vis de l’étranger s’inscrivent dans le cadre de cette politique de prudence et de précaution, car, selon les mots de Fernando Simon, le grand coordinateur des urgences sanitaires, nous ne voulons pas que s’écroule tout d’un coup tout ce que nous nous sommes efforcé à construire.

Dans le cadre de cette quarantaine : seules les sorties pour faire des courses alimentaires, se rendre dans des centres de soin ou dans des « situations de nécessité » seront autorisées. Quelques dérogations ont tout de même été mises en place : pour les chauffeurs routiers, les membres d'équipage d'avions et de bateaux, les travailleurs transfrontaliers ou encore le personnel médical venant dans le pays pour y travailler.

En Russie : début d’un déconfinement régionalisé

Alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter dans le pays (le porte-parole de Vladimir Poutine vient d’annoncer qu’il avait été testé positif et qu’il était soigné à l’hôpital), ce mardi marque le début d’un léger déconfinement en Russie. Pourtant avec 232 243 cas confirmés depuis le début de l'épidémie, dont 10 899 enregistrés ce mardi, la Russie serait désormais le deuxième pays comptant le plus de malades (selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles), même si la mortalité, officiellement, reste très faible avec 2 116 morts. Depuis ce mardi, chaque région a le pouvoir de lever certaines restrictions.

La capitale russe, principal foyer de l'épidémie, a quant à elle prolongé le confinement jusqu'au 31 mai (à l’exclusion de l’industrie et des chantiers qui ont repris ce mardi). Et dans le cadre de cette prolongation du confinement, le port du masque et de gants de protection est désormais obligatoire à Moscou dans les transports en commun et les lieux publics fermés.

L’appel à l’aide des artistes belges

A l’image de ce qui se passe dans d’autres pays, le secteur de la culture en Belgique subit de plein fouet les conséquences de l’épidémie de coronavirus. Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre Sophie Wilmès et au gouvernement, près de 300 artistes parmi lesquels Angèle, Cécile de France ou encore les frères Dardenne réclament « des mesures extraordinaires ».

Une situation suivit de près par la ministre de la Culture Bénédicte Linnard qui a confié ce mardi qu’il y avait déjà un accord entre Flamands et francophones pour « donner des perspectives de déconfinement au secteur ». « On espère ouvrir un petit peu la porte, pas toute grande encore, malheureusement. La culture est un métier de partage et quand on essaie de limiter la progression du virus, ça rend les choses plus compliquées », a quant à elle expliqué la Première ministre, avant d’ajouter : « On a l’intention de continuer à soutenir ce secteur et même de renforcer le soutien », sans pour autant évoquer « un revenu garanti » comme le réclame le collectif d’artiste signataire de cette lettre ouverte.

Réouverture partielle des mosquées en Iran durant trois nuits

Alors que le pays s’apprête à fêter l’un des moments les plus sacrés de l’année avec les célébrations de Laylat al-Qadr (« Nuit du Destin »), la 27e nuit du ramadan qui marque, selon la tradition musulmane, la nuit où les premiers versets du Coran ont été révélés à Mahomet, les autorités ont annoncé la réouverture des mosquées entre minuit et deux heures du matin pour trois des cinq prochaines nuits à compter de ce mercredi. Des mosquées qui étaient jusque-là fermées depuis le mois de mars afin de freiner la propagation du Covid-19 qui a durement touché le pays. Une annonce réalisée par le ministre de la Santé qui a tenu à rappeler que cela ne signifiait en aucun cas que le danger était écarté. « La plus grande erreur stratégique serait de penser que le coronavirus est terminé », a prévenu Saïd Namaki sur la télévision d'Etat, avant d’ajouter qu’à « tout moment, nous risquons de revenir à une mauvaise situation » à cause d'une « négligence ».

Appel à l’aide pour répondre à l’urgence en Palestine

L’UNRWA (l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a réclamé ce mardi une aide supplémentaire pour répondre aux conséquences socio-économiques liées à l’épidémie du coronavirus dans les territoires palestiniens. Même si jusqu’à présent ces territoires ont été relativement épargnés, l’organisation lance cet appel car elle fait face depuis 2018 à un déficit chronique de financement. Une situation qui fait suite à la décision des Etats-Unis de mettre un terme à leur contribution pour cette agence des Nations Unies, alors que ce pays était jusqu’alors le principal contributeur.

La Syrie fabrique de la chloroquine

Après neuf années de guerre, le système de santé du pays est à bout de souffle, alors les autorités misent tout sur ce traitement. Des laboratoires pharmaceutiques syriens ont relevé le défi et en produisent, même si son efficacité est contestée.

Aux Etats-Unis : Elon Musk, le patron de Tesla, défit les autorités

Même en pleine épidémie de coronavirus, Elon Musk continue de faire les gros titres de la presse outre-Atlantique. Cette fois le sulfureux fondateur et patron de Tesla a annoncé sa décision de rouvrir son usine californienne, ce qui va à l’encontre des règles du comté d'Alamedaet (Etat de Californie). « Je serai dans les rangs avec tout le monde. Si quelqu'un est arrêté, je demande que ce soit moi, et moi seul », a notamment déclaré le milliardaire sur les réseaux sociaux. Cette réouverture représente l’un des exemples les plus criants de la défiance qui règne aux Etats-Unis concernant les mesures prises dans le cadre du Covid-19.

D’ailleurs, Anthony Fauci, le plus haut responsable de la santé publique aux Etats-Unis et figure centrale du conseil scientifique à la Maison Blanche, met en garde solennellement les Américains devant le Sénat qu’une reprise trop rapide impliqueraient des « souffrances et des morts inutiles », rapporte le Washington Post.

L’Etat canadien pense enfin aux séniors

Critiqué depuis plusieurs semaines pour son manque d’investissement en faveur des personnes âgées, l’Etat fédéral canadien a finalement réagi et annoncé une aide pouvant évoluer entre deux cents et trois cents dollars canadiens (entre cent trente et deux cents euros). Une aide qui sera destinée à plus de six millions de personnes selon la ministre des Aînés, Deb Schulte. Si jusqu’à présent les travailleurs, les étudiants, les petites, moyennes et grandes entreprises avaient pu bénéficier d’une aide financière, les seniors étaient laissés de côté comme le dénonçaient certains partis d’opposition, à l’image du Bloc québécois.

L’Inde sacrifie son droit du travail pour relancer l'économie

En vue du déconfinement du pays prévu pour lundi prochain (bien que certains Etats ont déjà commencé, comme l’Uttar Pradesh), certains gouvernements régionaux ont pris les devants et annoncé de grandes réformes pour tenter de relancer au plus vite l’économie. Cinq États fédérés ont ainsi suspendu une grande partie du droit du travail en vigueur dans l’espoir que cela attirera davantage d’investissements, notamment en provenance de Chine. Des mesures qui représentent une régression dangereuse selon les syndicats.

Dans l’Etat du Gujarat, la journée de travail passera ainsi de huit à douze heures. Les entreprises de moins de 40 salariés dans l’Etat du Madhya Pradesh ne seront plus tenues de respecter les normes de sécurité industrielle, les nouvelles usines seront exemptées des règles basiques d’accès aux toilettes ou de congés payés, et enfin, elles n’auront plus besoin d’informer le ministère du Travail en cas d’accident du travail. Des réformes qui doivent encore être approuvées par le gouvernement fédéral.

Des projections économiques catastrophiques au Japon

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L’industrie japonaise annonce des jours sombres, à commencer par le secteur automobile. C’est le cas du géant Toyota qui anticipe un effondrement de 79,5% de son bénéfice opérationnel sur son nouvel exercice 2020/21 démarré le 1er avril. Le groupe explique que cette chute sévère est directement liée au Covid-19. Selon ses calculs les ventes au niveau mondiale devraient baisser de 19,8%, pour un total de 24 000 milliards de yens (soit 206,8 milliards d'euros). Par ailleurs, Toyota n'a pas souhaité annoncer de prévision de bénéfice net annuel, en raison des incertitudes encore trop élevées à l'heure actuelle.

Honda, l’autre géant du secteur, est tout aussi pessimiste. Selon un communiqué, la marque devrait voir son bénéfice net annuel (clos au 31 mars) chuter de 25,3% à 455,7 milliards de yens (3,92 milliards d'euros). Désormais le constructeur se dit « incapable de fournir des objectifs basés sur des calculs raisonnables » pour le moment.

Il n’y a pas que le secteur automobile qui est touché. Le groupe Nikon revoit également tous ses objectifs à la baisse et table désormais sur un bénéfice net annuel de 7 milliards de yens (60,14 millions d'euros), contre 17 milliards yens (146 millions d'euros) espérés avant le début de la crise du Covid-19.

Dépistage massif en vue pour les habitants de Wuhan

Face à la crainte d’une résurgence de l’épidémie, les autorités chinoises prévoient un dépistage de l’ensemble de la population de Wuhan, considéré comme le berceau du Covid-19. Selon une circulaire de la mairie, les treize districts de cette ville de onze millions d’habitants disposent de dix jours pour se préparer afin de mener à bien ces tests. Une décision prise suite à l’annonce de nouveaux cas non-importés à Wuhan, six nouveaux cas détectés entre dimanche et lundi, alors qu’aucun nouveau cas n’avait été recensé depuis plus d’un mois.

Source : RFI

 

Coronavirus : "tester chaque cas pour contrôler l'épidémie" (OMS)

Coronavirus : BBC Afrique - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) demande aux pays de tester les cas suspects de coronavirus pour pouvoir contrôler la pandémie.

Certains pays africains n'ont pas les moyens de tester les cas suspects, ce qui constitue une inquiétude par rapport à de probables cas non détectés. Au moins 30 pays sur le continent ont maintenant confirmé des cas de personnes atteintes du coronavirus.

La majorité d'entre eux font face à des cas uniques mais prennent des mesures drastiques pour limiter les voyages. Plusieurs États africains n'ont pas de laboratoires capables de tester le coronavirus.

La Libye est l'un de ses pays mais elle n'a signalé aucun cas positifs. Les autorités ont interdit l'accès au pays pour prévenir des cas provenant de l'extérieur.

La Somalie a aussi interdit les vols internationaux peu après avoir annoncé un cas confirmé. Le système sanitaire du pays est fragile. Il pourrait rapidement être dépassé par la pandémie.

L'agence continentale en charge des épidémies (Africa CDC) conseille de diagnostiquer rapidement les cas afin de les contenir.

L'agence travaille avec l'OMS pour distribuer des kits de diagnostic et former les agents de santé à travers le continent. Un hub logistique a été installé à Accra, la capitale du Ghana.

Source : BBC Afrique

 

 

Les Emirats arabes unis annoncent 4 cas du nouveau coronavirus chinois

Les Emirats arabes unis annoncent 4 cas du nouveau coronavirus chinoisHuffington Post - Les Émirats arabes unis ont détecté quatre personnes de nationalité chinoise contaminées par le nouveau coronavirus, tous membres d’une famille venant de Wuhan, ce qui constitue vraisemblablement le premier cas avéré au Moyen-Orient, a annoncé ce mercredi 29 janvier le ministère de la Santé.

“Le ministère de la Santé et de la Prévention a annoncé des cas de nouveau coronavirus affectant une famille provenant de la ville de Wuhan en Chine”, a rapporté l’agence officielle WAM. “L’état de santé de ceux qui sont affectés est stable”, a-t-elle ajouté.

Le ministère de la Santé a précisé, dans un communiqué publié plus tard, que “quatre membres d’une famille chinoise” étaient contaminés.

Les aéroports du Golfe, y compris celui de Dubaï qui abrite l’un des “hubs” aériens les plus importants du monde, ont décidé de soumettre à des caméras thermiques les passagers en provenance de Chine.

Vingt-six décès supplémentaires dus au nouveau coronavirus ont été enregistrés en Chine, portant à 132 morts le bilan total de la maladie. Le nombre de personnes infectées s’établit mercredi à 5974 dans tout le pays, selon les derniers chiffres des autorités sanitaires nationales.

Le gouvernement de Dubaï a indiqué jeudi que quelque 989.000 touristes chinois avaient visité l’Émirat l’an dernier, un nombre qui devait franchir le million cette année.

Quelque 3,6 millions de Chinois ont transité par l’aéroport de Dubaï en 2019.

Le HuffPost avec AFP
Source : Huffington Post (France)

 

 

Chine: Un scientifique annonce avoir fait naître les deux premiers bébés aux gènes modifiés

Chine: Un scientifique annonce avoir fait naître les deux premiers bébés aux gènes modifiésPour certains chercheurs, la ligne rouge éthique a été franchie. Si cette annonce n’a pas encore été vérifiée ou certifiée, un scientifique chinois a affirmé, ce lundi, avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés.

He Jiankui, un professeur d’université à Shenzhen, dans le sud de la Chine, a diffusé sur YouTube une vidéo annonçant la naissance il y a quelques semaines de jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Il y précise que le père est séropositif.

Une première médicale qui n’a pas encore été vérifiée de façon indépendante

Le chercheur, qui dirige un laboratoire spécialisé dans le génome à Shenzhen, explique avoir employé la technique Crispr-Cas9, dite des «ciseaux génétiques», qui permet d’enlever et de remplacer des parties indésirables du génome. Les bébés, surnommés « Lulu » et « Nana », sont nés après une fécondation in vitro, à partir d’un embryon modifié avant d’être implanté dans l’utérus de la mère.

« Juste après avoir injecté le sperme du mari dans l’ovule, un embryologiste a également injecté une protéine Crispr-Cas9 chargée de modifier un gène afin de protéger les petites filles d’une future infection par le VIH », explique He Jiankui. Cette première médicale autoproclamée n’a pas encore été vérifiée de façon indépendante, les résultats de l’équipe chinoise n’ayant pas fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique.

Un acte qui suscite de « graves préoccupations éthiques »

« Annoncer ces résultats par une vidéo sur YouTube est une pratique scientifique très problématique », a ainsi déploré Nicholas Evans, professeur assistant de philosophie à l’université du Massachusetts Lowell, aux Etats-Unis, qui travaille notamment sur les questions bioéthiques. « Cela écarte les processus de contrôle sur lesquels reposent de nombreuses avancées scientifiques, telles que l’évaluation par les pairs », a-t-il ajouté.

Que l’expérience soit avérée ou non, elle suscite de « graves préoccupations éthiques », souligne aussi Dr Sarah Chan, de l’université d’Edimbourg, citée par le Science Media Centre. « Faire de telles affirmations, de façon à, semble-t-il, délibérément chercher à provoquer un maximum de controverses (…) est irresponsable », ajoute-t-elle. Son annonce intervient à la veille d’une conférence d’experts mondiaux du génome à Hong Kong, au cours de laquelle le chercheur doit présenter ses résultats plus en détail.

20 Minutes avec AFP
Source : 20minutes (France)

 

Malgré quelques bonnes nouvelles, la lutte contre le paludisme stagne

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié ce lundi 19 novembre son dernier rapport sur le paludisme. Le constat est en demi-teinte. L’épidémie est contenue, le nombre de nouveaux cas stagne, mais beaucoup plus pourrait être fait.

219 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2017. C’est sensiblement le même chiffre que l’année précédente ; il y en avait eu 217 millions en 2016. L’OMS le note sans ambages, la lutte contre l’épidémie « est au point mort », une situation qui laisse présager des jours plus sombres.

« Avec la stagnation des progrès, nous risquons de dilapider des années de travail », craint Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’organisation.

Dix pays africains particulièrement atteints

Dans ce contexte, l’OMS recense onze pays concentrant plus de 70 % des cas. Dix d’entre eux sont des pays africains. Le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la Tanzanie concentrent à eux seuls 150 millions de cas et 275 000 décès. Joint par RFI, le docteur Pascal Ringwald, coordinateur de l'unité de la résistance au département du paludisme à l'OMS, explique le pourquoi de ces chiffres.

Dans son cabinet de soins, situé à Nioko 1, à la périphérie est de Ouagadougou, Germain Zongo et ses collaborateurs reçoivent par mois des dizaines de personnes souffrant du paludisme...

« On l’explique car dans ces pays, tout le monde n’a pas totalement accès aux soins. Il n’y a que la moitié de la population qui dort sous moustiquaire, il n’y a qu’une femme sur cinq qui reçoit les trois doses de médicaments qui peuvent prévenir le paludisme au cours de sa grossesse et il n’y que la moitié des enfants fiévreux qui sont conduits dans des consultations auprès de personnel médical qualifié », souligne-t-il.

Des zones de progrès

Au-delà de ce constat noir, il y a cependant des zones de progrès. A l’échelle mondiale, le nombre de pays s’approchant de l’élimination du paludisme augmente. Ils sont désormais quarante-six. En Amérique, le Paraguay devient ainsi le premier Etat, depuis 45 ans, à être considéré comme exempt par l’OMS.

En Afrique également, quelques pays s’en tirent mieux, comme le Rwanda et l’Ethiopie.

« Quand les pays donnent la priorité à l’action contre le paludisme, ils obtiennent des résultats », note ainsi la docteure Matshidiso Moeti, directrice régionale pour l’Afrique de l’organisation.

Nouvelle stratégie d’action de l’OMS

L’OMS entend ainsi s’appuyer sur ces succès pour mettre en place une nouvelle stratégie d’action.

« Nous allons travailler avec ces dix pays africains les plus touchés pour améliorer la situation », explique Pascal Ringwald.

Intitulé « Un impact fort, pour un fardeau majeur », ce nouveau plan entend mieux coordonner la réponse contre la maladie. Concrètement, cela signifie donner la primeur au travail de terrain.

« Il faudra être plus stratégiques, être à même de connaître la situation du paludisme, savoir où se trouvent les foyers d’infection, faire remonter des informations beaucoup plus précises, pour mieux circonscrire et utiliser les meilleurs outils possibles dans ces pays », détaille Pascal Ringwald.

Pour cela, l’OMS entend avoir un rôle de facilitateur, en coordonnant le travail de tous les acteurs concernés, à savoir des gouvernements aux populations civiles, en passant par les ONG et les acteurs de Santé.

Toutefois, pour cela, il faudra évidemment mettre les moyens. Or, c’est là que le bât blesse. Dans un drôle de parallèle, la stagnation du nombre de cas correspond à celle des financements. 2,5 milliards d’euros annuels y sont aujourd’hui consacrés. Il en faudrait plus du double, d’ici 2020, pour obtenir les objectifs. L’OMS compte, pour cela, sur les bailleurs internationaux mais également sur les Etats concernés eux-mêmes.

On va travailler avec ces dix pays qui ont le plus gros fardeau afin d’améliorer la situation, ce qui ne veut pas dire que l’on oublie les autres pays d’Afrique parce qu’il y a plus d’une quarantaine de pays qui sont touchés, mais on va mettre davantage l’accent sur ces pays où il y a une forte stagnation de cas de paludisme. Dr Pascal Ringwald.

Source : RFI

 

 

Des gynécologues s'alarment de l'explosion du nombre de césariennes dans le monde

Des gynécologues s'alarment de l'explosion du nombre de césariennes dans le mondeDes gynécologues s'inquiètent du recours abusif aux césariennes dans le monde. Ces actes ont doublé en 15 ans, passant de 12 % à 21 %. Selon l'étude publiée vendredi dans une revue scientifique, les femmes aisées y auraient plus facilement recours.

Le nombre de naissance par césarienne explose dans le monde. En quinze ans, cette intervention chirurgicale a doublé passant de 12 % à 21 % entre 2000 et 2015, dépassant même 40 % dans 15 pays, conduisant les gynécologues à s'interroger sur cette "épidémie", dans un dossier publié dans le Lancet vendredi 12 octobre.

Or, on estime entre 10 et 15 % la proportion de césariennes absolument nécessaires pour des raisons médicales. Mais 60 % des 169 pays passés en revue se situent au-dessus de cette fourchette tandis qu'un quart des pays sont en dessous, mettant en danger la mère et l'enfant, relève l'étude basée sur les chiffres de l'OMS et de l'Unicef.

Disparités sociales

Dans 15 pays, ce sont plus de 40 % des naissances qui ont lieu par césarienne (République dominicaine, Brésil, Égypte, Turquie, Venezuela, Chili, Colombie, Iran etc.). "La forte augmentation des césariennes – pour l'essentiel dans des environnements aisés et sans raison médicale – pose problème à cause des risques associés pour la mère et l'enfant", souligne la coordinatrice de l'étude Marleen Temmermann (Aga Khan University du Kenya et Université de Gand en Belgique).

"Dans les cas où des complications surviennent, les césariennes sauvent des vies et nous devons favoriser l'accès des femmes (à cette opération) dans les régions pauvres, mais nous ne devrions pas en abuser". Les disparités sont écrasantes entre l'Afrique sub-saharienne (4,1 % de césariennes) et l'Amérique latine et les Caraïbes où le taux atteint 44,3 % en 2015.

En Asie, le recours aux césariennes a augmenté en moyenne de 6 % par an, grimpant de 7,2 % à 18,1 % des naissances entre 2000 et 2015. En Amérique du Nord (32 % de césariennes en 2015) et en Europe occidentale (26,9 %), la hausse est d'environ 2 % par an.

L'étude du Lancet, basée sur des données collectées par l'OMS et l'Unicef, ne permet pas d'expliquer cette hausse vertigineuse de césariennes dans certains pays. Elle constate toutefois un lien avec le niveau de revenu et d'éducation des femmes: par exemple au Brésil, les césariennes concernent 54,4 % des naissances pour les femmes à haut niveau d'éducation contre 19,4 % pour les femmes moins éduquées.

La France reste stable

Dans les pays à bas et moyen revenu, les femmes les plus aisées ont six fois plus de probabilité de donner naissance par césarienne que les plus défavorisées, et les opérations sont 1,6 fois plus nombreuses dans les cliniques privées.

Le Congrès mondial de gynécologie et d'obstétrique réuni au Brésil avance plusieurs pistes dans le Lancet sur les raisons de cette "épidémie" : une baisse de compétence du corps médical pour accompagner un accouchement potentiellement difficile par voie naturelle, le confort de la programmation des naissances de jour, des tarifs plus attractifs pour les médecins et cliniques en cas de césarienne...

En France, le taux de césarienne (20,4 % en 2016) reste stable depuis 2010, "ce qui suggère une attitude générale tendant à limiter la réalisation de cette intervention", relève la dernière enquête périnatale publiée par le ministère de la Santé.

Des pistes pour réduire les abus

Cédric Grouchka, membre du Collège de la Haute Autorité de santé française parle de "stabilisation à la baisse" et fait une distinction entre "les césariennes réalisées dans l'urgence, soit après un accouchement qui se passe mal soit au cours du travail, qui correspondent à 60 % du total en France, les césariennes programmées pour raison médicale (40 %) et celles programmées pour une raison non médicale, à la demande des femmes", qu'il estime à "moins de 1 %".

Pour Jane Sandall, de King's College London, si certaines femmes font le choix d'une césarienne, c'est généralement par "peur de l'accouchement, parfois après une première expérience traumatisante". La qualité des soins et des locaux, qui doivent préserver l'intimité des femmes et permettre la présence d'un proche, sont essentiels face à ces craintes, juge-t-elle.

Le Congrès mondial de gynécologie préconise plusieurs pistes pour limiter l'abus de césariennes : pratiquer un tarif unique pour les naissances, césarienne ou non, obliger les hôpitaux à publier leurs statistiques, mieux informer les femmes des risques, améliorer la formation à l'accouchement naturel.

Avec AFP
Source : France24

 

Œufs contaminés: l'UE convoque les pays touchés

Oeufs contaminés: l'UE convoque les pays touchésL'UE veut convoquer une réunion sur la crise des œufs contaminés à l'insecticide fipronil, invitant ses Etats membres à "travailler ensemble" plutôt que de désigner "des coupables".

Interrogé par l'AFP, le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis a proposé vendredi "de tenir une réunion de haut niveau rassemblant les ministres concernés ainsi que les représentants des agences de sécurité alimentaires dans tous les Etats membres impliqués, dès que l'ensemble des faits sera à notre disposition".

"Nous devons travailler ensemble pour tirer les leçons nécessaires et avancer plutôt que perdre de l'énergie à désigner des coupables", a-t-il ajouté. Le ministre français de l'Agriculture Stéphane Travert avait exigé une meilleure coopération "à l'avenir", emboitant le pas à son homologue belge Denis Ducarme.

Ce dernier a accusé les Pays-Bas d'avoir traité avec légèreté une information anonyme reçue en novembre 2016 sur la présence de fipronil dans les élevages néerlandais.

La Haye a réfuté toute accusation de négligence, affirmant qu'il n'y avait alors aucune indication que le fipronil s'était retrouvé dans les œufs. Mais, a reconnu jeudi le gouvernement, "rétrospectivement" et "avec la connaissance d'aujourd'hui sur l'ampleur de l'utilisation et de la présence de fipronil dans les œufs", l'agence de sécurité alimentaire NVWA "aurait dû conseiller des mesures pour faire respecter la loi".

A l'origine de l'affaire, l'utilisation du fipronil -- un antiparasite pourtant strictement banni dans les élevages de poules par l'Union européenne -- par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Le Danemark, la Slovaquie et la Roumanie ont annoncé jeudi être à leur tour affectés, ce qui porte à 12 le nombre de pays européens où des œufs contaminés ont été distribués, frais et en coquille, ou sous forme liquide.

En France, le ministre de l'Agriculture a précisé vendredi que près de 250.000 œufs contaminés au fipronil, importés de Belgique et des Pays-Bas, avaient été "mis sur le marché" depuis avril.

Le scandale avait démarré de façon retentissante la semaine dernière par le retrait de millions d'œufs des supermarchés allemands et néerlandais. L'enseigne allemande Aldi, où les rayons d'œufs sont restés vides pendant une semaine, a annoncé vendredi qu'elle avait repris la vente d'œufs.

- Arrestations -

Dans le volet judiciaire du scandale, deux dirigeants "de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles" ont été arrêtés jeudi aux Pays-Bas, selon le parquet, qui n'a pas révélé le nom de la société. Mais selon les médias néerlandais, il s'agit de ChickFriend, largement mise en cause par les éleveurs touchés.

Huit adresses ont été perquisitionnées aux Pays-Bas, où la justice a aussi dans son collimateur "le commerçant" qui a distribué du fipronil dans le pays.

En Belgique, 11 perquisitions ont été menées dans le cadre de l'enquête qui cible désormais 26 personnes et entreprises suspectes, selon le parquet d'Anvers (nord).

Il a précisé que "près de 6.000 litres de produits interdits" -- du fipronil selon les médias -- avaient été saisis en juillet dans une société belge. Là encore, la justice n'a pas désigné nommément l'entreprise, mais elle est identifiée comme le distributeur de produits sanitaires pour l'élevage Poultry-Vision, à l'origine du scandale avec ChickFriend, selon les médias.

Le dirigeant de Poultry-Vision a été "entendu" en juillet puis "relâché sous strictes conditions", précise le parquet.

Le fipronil est couramment utilisé contre les poux et tiques sur les animaux domestiques, mais interdit dans la chaîne alimentaire. A haute dose, il peut provoquer des troubles neurologiques et des vomissements.

Les œufs contaminés présentent a priori des risques limités pour la santé du consommateur.

En France, l'Agence de sécurité de l'alimentation (Anses) a qualifié vendredi de "très faible" le risque pour la santé en cas de consommation d'œufs contaminés, "compte tenu des concentrations observées à ce jour".

"La quantité maximale d’œufs pouvant être consommés varie de un (pour un enfant de 1 à 3 ans) à dix par jour (pour un adulte)", "sans s'exposer à un risque aigu", estime-t-elle.

Dès que la Belgique a donné l'alerte à ses partenaires européens, le 20 juillet, des dizaines de poulaillers ont été bloqués et des millions d'œufs ont été retirés des supermarchés à titre préventif ou parce que leurs taux dépassaient les seuils fixés par la réglementation.

Les pertes pour le secteur se chiffrent déjà en dizaines de millions d'euros, alors que 160 exploitations sont encore bloquées aux Pays-Bas et 50 en Belgique.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Œufs contaminés: des tests sur la viande de poulet, le scandale s'étend

Oeufs contaminés: des tests sur la viande de poulet, le scandale s'étendLes Pays-Bas procèdent à des tests sur la viande de poulets provenant d'élevages touchés par l'affaire des oeufs contaminés pour déterminer une éventuelle présence de fipronil, molécule toxique à l'origine d'un vaste scandale sanitaire qui s'étend désormais dans toute l'Europe.

Alors que des dizaines de millions d'oeufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens et après l'extension de la crise en France et au Royaume-Uni annoncée lundi, l'attention se porte désormais sur la viande de poulet aux Pays-Bas, où l'affaire du fipronil est née.

"Nous testons actuellement la viande de poulet dans les élevages dont les oeufs ont été infectés pour déterminer si la viande est également contaminée", a rapporté à l'AFP mardi Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

Grandement touchée par le scandale, l'Allemagne avait appelé vendredi les autorités belges et néerlandaises à faire "rapidement" la lumière sur le frelatage "criminel" à l'insecticide d'oeufs.

"Quand on voit une énergie criminelle quasiment organisée en réseau, c’est inacceptable", a commenté mardi "avec fermeté" le ministre de l'Agriculture Christian Schmidt dans les médias allemands, critiquant une nouvelle fois la lenteur des autorités belges et néerlandaises à communiquer.

L'enquête pénale conduite par le NVWA sous l'autorité du parquet néerlandais, en collaboration avec la justice belge, sur le rôle d'entreprises et de fournisseurs dans l'introduction du fipronil au sein des élevages des Pays-Bas est encore en cours, a fait savoir Tjitte Mastenbroek.

En France, "treize lots d'oeufs contaminés en provenance des Pays-Bas" ont été livrés en juillet à des entreprises de transformation alimentaire situées dans l'ouest" de l'Hexagone, avait précisé le ministère français de l'Agriculture lundi.

- Après les oeufs, la viande -


"La détection des oeufs contaminés était la plus haute priorité. Nous avons maintenant le temps et la place" pour se pencher "sur la viande", a poursuivi le porte-parole de la NVWA, soulignant qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution".

En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulet est petite selon le LTO: "les poulets de chair n'ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer", a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais.

Les analyses sont menées sur la viande de poulets issus d'élevages qui produisent aussi bien des oeufs que de la viande, ce qui correspond à "quelques dizaines" dans le pays, selon la NVWA et l'organisation agricole néerlandaise LTO.

"La plupart des exploitations font un choix entre l'un ou l'autre", a fait savoir Eric Hubers, représentant des aviculteurs au sein de la LTO.

Si les tests s'avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d'oeufs est bloquée, auront le droit de rouvrir leur branche viande", a précisé Tjitte Mastenbroek.

Mais en cas de détection de fipronil dans la viande, "l'élevage restera entièrement bloqué", a-t-il ajouté, alors que les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par l'insecticide dans les jours à venir.

L'ampleur de la crise est apparue au grand jour la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu'à 180 élevages ont été bloqués et des rappels massifs ordonnés alors que les taux de fipronil --une molécule utilisée pour éradiquer le pou rouge sur les poules-- dépassaient parfois largement les seuils autorisés par la réglementation européenne.

D'autres pays européens tels que l'Autriche, Pologne, Portugal, Bulgarie et Roumanie ont indiqué procéder à des analyses, bien qu'aucun oeuf directement importé dans ces pays ne soit contaminé, selon les agences de sécurité alimentaire. En Suisse, les grands distributeurs ont retiré de la vente les œufs importés en provenance des pays touchés, à titre préventif.

Source : Romandie News (Suisse)

 

L'Ethiopien Tedros prend la direction de l'OMS

L'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a pris samedi ses fonctions de directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, l'une des plus importantes agences de l'ONU, a déclaré l'OMS dans un communiqué.

Ce médecin spécialiste du paludisme, âgé de 52 ans, succède à la Chinoise Margaret Chan qui a dirigé l'OMS pendant plus de 10 ans, depuis le 1er janvier 2007.

Le Dr Tedros, élu le 23 mai 2017 par l'Assemblée mondiale de la santé qui réunit les Etats-membres de l'OMS, est le premier Africain à diriger cette agence de l'ONU.

Avant sa désignation à la tête de l'organisation dont le siège est à Genève, il a été ministre des Affaires étrangères d'Ethiopie entre 2012 et 2016. Le Dr Tedros a également été ministre éthiopien de la santé entre 2005 et 2012.

L'OMS, qui emploie quelque 8.000 personnes dans le monde, est chargée de coordonner les réponses aux pandémies, telles qu'Ebola, et de fixer des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

Source : RFI