Tue09262017

Last update04:41:52 PM GMT

Back Sport Sport Sport en Afrique

Santé en Afrique

La RDC autorise l’utilisation de vaccins recommandés par l’OMS pour enrayer l’épidémie d’Ebola

Le gouvernement congolais a autorisé des tests de vaccin contre le virus d'Ebola en République démocratique du Congo, le nord-est du pays étant touché par une épidémie depuis le 12 mai dernier.

Le gouvernement congolais a autorisé l’utilisation de vaccins contre Ebola sur son territoire, où une épidémie du virus s’est déclarée depuis le 12 mai. Il répond ainsi à la main tendue par l’OMS le 18 mai, qui avait assuré détenir des stocks du vaccin rVSV-ZEBOV pouvant être acheminés « en quelques jours ». « Nous attendons des partenaires un plan opérationnel qui déterminera ce qu’il faut faire concrètement, dans quelles aires géographiques on pourrait vacciner » a précisé un membre du ministère de la Santé congolais à l’AFP.

La RDC fait face à sa huitième épidémie d’Ebola depuis la découverte de ce virus. La maladie a été détectée dans une zone isolée du Bas-Uélé, à environ 1 300 km au nord-est de Kinshasa. Jusqu’à présent, trois décès sont à déplorer alors que deux cas ont été confirmés en laboratoire et que 18 autres sont jugés suspects.

Il n’existe pas encore de vaccins homologué contre Ebola mais le vaccin rVSV-ZEBOV développé par le laboratoire Merck serait aujourd’hui le plus prometteur selon l’OMS. Dans un communiqué datant de décembre 2016, l’organisation expliquait qu’il avait « été étudié dans le cadre d’un essai portant sur 11 841 personnes en Guinée, pendant l’année 2015 » et que « parmi les 5 837 sujets ayant reçu le vaccin, aucun cas d’Ebola n’avait été enregistré 10 jours ou plus après la vaccination ».

Traiter d’abord les proches des malades

Sept jours après l’annonce de l’épidémie, l’OMS a assuré qu’elle pourrait mettre en place une vague de vaccination « en anneaux » qui consiste à traiter d’abord les proches avant d’élargir le rayon d’action par cercles concentriques.

Le 19 mai, le laboratoire de recherche américain Mapp Biopharmaceutical a annoncé la découverte aux États-Unis d’un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola. En effet, le vaccin rVSV-ZEBOV ne vise pour l’instant qu’une seule souche du virus, à savoir la souche Zaïre. Il est inefficace contre les souches du Soudan et Bundibugyo.

Cette nouvelle alerte en RDC est la première flambée d’Ebola depuis la terrible épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Source : Jeuneafrique.com

 

Maroc : une sangsue de 6 centimètres retirée de la gorge d'une petite fille

La fillette avait des difficultés à respirer et crachait du sang. Il s'est avéré qu'elle avait une sangsue logée dans la gorge.

Les parents étaient inquiets de son état de santé. La fillette, âgée de 6 ans, a finalement été oscultée par des médecins de l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca (Maroc). Pour connaître les raisons de ses difficultés à respirer et ces rejets de sang, les professionnels ont d'abord procédé à une nasofibroscopie. En clair, ils ont introduit une fibre optique dans l'une des narines de la fillette pour voir ce qui se passait dans sa gorge, son larynx ou encore dans sa cavité buccale.

Là, les médecins sont tombés sur une masse noire et luisante au fond de sa gorge. Il s'agit d'une sangsue, rapporte le Journal of Surgery Case Reports, repris par Le Figaro. La fillette a été opérée d'urgence pour ôter l'animal. Une fois l'enfant anesthésié, les médecins ont procédé au retrait de la fameuse gène, surpris par la taille de cette sangsue de plus de 6 centimètres de long !

Source : leparisien.fr (France)

 

Sénégal : la ministre Awa Marie Coll Seck récompensée à Dubaï pour sa lutte contre Ebola

Le World Government summit, rendez-vous annuel de décideurs organisé à Dubaï, a décerné dimanche le titre de "meilleur ministre" à la Sénégalaise Awa Marie Coll Seck pour son rôle dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola.

Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé, a reçu sa récompense des mains de cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, vice-président, Premier ministre des Emirats arabes unis et souverain de Dubaï.

Programmes de prévention et d’information

Choisie parmi huit candidats, la ministre de la Santé du Sénégal a été saluée pour « son rôle dans la lutte contre Ebola, à travers des programmes de prévention et d’information ».

Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie de « maladie à virus Ebola » a fait au moins 11 315 morts pour 28 637 cas recensés, selon l’OMS.

Les victimes se sont concentrées à plus de 99% dans trois pays voisins : Guinée (plus de 2 500 morts), Sierra Leone (plus de 3 900 morts) et Liberia (plus de 4 800 décès), des bilans sous-évalués selon l’OMS.

L’OMS a annoncé officiellement en janvier 2016 la fin de l’épidémie en Afrique de l’Ouest, avec l’arrêt de la transmission au Liberia. De nouveaux cas mortels ont toutefois été identifiés depuis, comme en mars en Guinée.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Les hépatites, des maladies « africaines »

Le Pr Edmond Bertrand est Doyen honoraire de la faculté de médecine d’Abidjan, membre correspondant de l’Académie française de médecine. Il a exercé pendant trente ans en Afrique dans les centres ruraux, les hôpitaux régionaux et les CHU.

Pourquoi africaines ? D’abord par leur prévalence : moins de 2 % de la population en Europe contre 7% à 8% en Afrique du Nord et 10% à 15% au sud du Sahara.

Africaines aussi parce que la faculté de Dakar a collaboré avec celle de Tours pour établir les évolutions possibles des hépatites et créer un vaccin. Ces travaux ont concerné l’hépatite B ; nous allons voir qu’il y en a d’autres. Toutes les hépatites sont des lésions du foie.

Ce gros organe (1,5 kg) est une usine d’intérêt vital qui contrôle les métabolismes des graisses, du sucre, de la coagulation et joue un rôle dans l’immunité. D’autres causes que les virus peuvent créer des hépatites, comme des bactéries, des parasites, des toxiques, surtout l’alcool. Par chance, le diagnostic et le stade évolutif des hépatites à virus peuvent être obtenus avec une simple prise de sang.

Le virus de l’hépatite B (VHB) est particulièrement dangereux. Il est présent dans le sang des malades et dans leurs liquides corporels (salive, sperme, sécrétions vaginales). Il se transmet par les transfusions, par le matériel médical non stérilisé (lors d’injections, de tatouages ou de piercings), mais aussi par voie sexuelle ou de la mère à l’enfant au cours de l’accouchement.

La maladie commence par une phase aiguë avec fièvre, jaunisse (ictère), douleurs diffuses… À ce stade, la guérison est fréquente, mais des formes « fulminantes » (1 % à 2 %) peuvent être mortelles. Parfois, la guérison n’est qu’apparente, le VHB reste présent et est responsable d’une évolution chronique dont la fréquence est inversement proportionnelle à l’âge (de 90 % chez le bébé à 20 % chez l’adulte) ; cette phase peut conduire à la cirrhose, puis au cancer du foie.

Des médicaments sont actifs sur le VHB ; cependant, certaines évolutions nécessitent la greffe d’un foie sain. Incontestablement, la meilleure protection contre cette affection est le vaccin anti-VHB, efficace et sûr dès le plus jeune âge. Prévenir, c’est aussi veiller à la protection des relations sexuelles et à la stérilité des matériels médicaux.

Le virus de l’hépatite C (VHC) est lui aussi redoutable. Il est en outre sournois, car les signes de la phase aiguë passent souvent inaperçus, et le diagnostic est fait beaucoup plus tard au stade chronique. Le VHC est présent dans le sang des malades ; sa transmission se fait par les transfusions de produits sanguins ou par des injections faites avec du matériel non stérile. Le VHC se transmet aussi par voie sexuelle et de la mère à l’enfant.

Nous ne disposons pas encore, hélas, d’un vaccin actif sur le VHC. Cependant, on a fait de grands progrès ces dernières années en matière de médicaments, au point qu’on parle maintenant de « guérison » possible. Très bien… Mais un seul traitement actif coûte, en France, environ 50 000 euros (plus de 30 millions de F CFA). Il faudra donc une puissante action internationale pour que les malades africains puissent eux aussi en bénéficier. Récemment, un laboratoire algérien a proposé un traitement dix fois moins cher. Évidemment, il faudra s’assurer que la sécurité et l’efficacité seront garanties.

Le virus de l’hépatite A (VHA) est moins dangereux. Il se trouve dans le tube digestif et les selles. La maladie comporte fièvre, ictère, signes de « grippe » et signes de troubles digestifs (diarrhées, vomissements). Elle guérit spontanément en deux à huit semaines et n’évolue pas vers la chronicité. La forme fulminante est exceptionnelle.

Le VHA se transmet par l’absorption d’aliments contaminés par des selles ou par les mains mal lavées après la toilette. On dispose de traitements utiles mais non décisifs. Mais on peut se protéger grâce à des règles d’hygiène simples et surtout grâce à un vaccin efficace et sûr.

Le virus de l’hépatite E (VHE) est moins connu. Il se transmet par l’absorption d’aliments et surtout de viande contaminés, ou par le contact avec des selles de malades porteuses du virus. En Afrique, on a signalé des formes graves au cours du troisième trimestre de la grossesse et des complications obstétricales. La prévention est obtenue par une hygiène correcte des mains et par une bonne cuisson des viandes. Il existe un vaccin, commercialisé en Chine uniquement.

L’Afrique a contribué à l’étude des hépatites. Actuellement, ce sont des maladies qu’il faut surveiller attentivement. À l’avenir, elles bénéficieront de mesures de prévention plus rigoureuses, de l’extension des vaccinations et aussi de nouveaux traitements.

Pr Edmond Bertrand

Source : Jeuneafrique.com

 

Virus Zika au Cap-Vert : la souche qui affecte l’Amérique du Sud pour la première fois identifiée en Afrique

Alors que le Cap-Vert connaît depuis des mois une épidémie du virus Zika et qu'un premier cas suspect de microcéphalie chez un nouveau-né a été détecté en mars, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé vendredi qu'il s'agissait de la même souche de Zika que le virus qui sévit en Amérique du Sud.

« C’est la première fois que la souche de Zika responsable des épidémies liées aux désordres neurologiques et à la microcéphalie a été détectée en Afrique », a déclaré depuis Genève la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, lors d’une conférence de presse vendredi 20 mai.

Pas de restriction de voyages recommandée

« L’OMS et ses partenaires vont apporter leur soutien aux pays africains pour intensifier la détection précoce de l’épidémie et la gestion des potentielles complications liées à Zika », a également annoncé Matshidiso Moeti, qui a fait part de sa vive préoccupation de voir la souche asiatique du virus à l’origine de l’épidémie brésilienne arriver «aux portes de l’Afrique ».

Selon l’OMS, l’arrivée du virus Zika au Cap-Vert aurait pu avoir lieu par le biais d’un voyageur en provenance d’Amérique du Sud. Pour autant, la directrice régionale, citée par Reuters, n’a pas recommandé de restrictions strictes aux voyageurs.

Plus de 7 500 cas suspects au Cap-Vert

Depuis plusieurs semaines déjà, l’OMS suivait de près l’évolution de Zika sur l’archipel, particulièrement frappé par le virus. Depuis le déclenchement de l’épidémie le 22 octobre 2015 jusqu’au dernier recensement d’avril, plus de 7 550 cas suspects de Zika ont été enregistrés dans le pays. Selon le ministère de la Santé, leur nombre a toutefois diminué par rapport au pic de novembre 2015.

À l’exception de Brava et de Santo Antao, toutes les îles de l’archipel sont désormais touchées par le virus. Quatre connaissent par ailleurs des cas de transmission locale : Fogo, Boavista, Maio et Santiago, précisait en mars le ministre cap-verdien de la Santé.

L’inquiétude était montée d’un cran en mars, quand un premier cas suspect de microcéphalie avait été détecté à Praia. Depuis, deux autres ont été signalés sur l’archipel, souligne l’organisation onusienne.

Source : jeuneAfrique.com

 

Bye Bye Ebola ? Retour en quatre chiffres sur l’épidémie

Alors que l'Organisation mondiale de la santé a annoncé jeudi la fin de la crise d'Ebola en Afrique de l'Ouest, Jeune Afrique a réalisé un bilan chiffré de l'épidémie la plus grave depuis l'identification du virus il y a 40 ans.

11 315 morts

Selon le dernier rapport de L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié en janvier 2016, l’épidémie a tué 11 315 personnes. Un bilan largement sous-évalué de l’aveu même de l’OMS, en particulier dans les trois pays les plus touchés : la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée, où la maladie était apparue fin décembre 2013.

Si 99% des victimes sont mortes dans ces trois pays, les États-unis, l’Espagne, le Mali ou encore le Nigeria ont également été affectés par l’épidémie, la plus grave depuis sont apparition en Afrique centrale en 1976.

22 000 orphelins

Conséquence de ces milliers de décès, le nombre d’orphelin est monté en flèche dans les trois pays les plus affectés. Selon un bilan de l’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, l’épidémie a rendu 22 000 enfants orphelins en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia. En Guinée, « 6 220 enfants ont perdu un de leurs parents, ou les deux, ou la personne qui s’occupaient d’eux », ajoutait fin décembre l’Unicef, mettant un chiffre sur ces destins brisés par l’épidémie.

L’éducation des enfants a également pâti de cette crise. Dans ces trois pays, les systèmes éducatifs ont été paralysés par la maladie. Au Sierra Leone, les écoles ont été fermées presque toute l’année scolaire, tandis qu’en Guinée et au Liberia, les enfants ont été privés d’école pendant de longues semaines.

Au-delà de la seule scolarisation, leur suivi sanitaire a largement été impacté par l’épidémie. Le taux de vaccination des enfants de moins d’un an a ainsi chuté de 30% en Guinée, rappelle l’Unicef.

1,8 milliard d’euros de pertes

L’épidémie a par ailleurs ravagé l’économie des trois pays, dont les prévisions pour l’année 2015 restent encore moroses, selon les chiffres récemment publiés par la Banque mondiale. La croissance devrait ainsi chuter de 20% en Sierra Leone par rapport à 2014, selon la même source.

Des prévisions qui divergent significativement selon les pays. Si la Sierra Leone s’est enfoncée dans une grave récession, le Liberia devrait renouer avec la croissance dans les mois à venir, toujours selon les prospectives de la Banque mondiale, qui table sur une croissance du PIB libérien de 3% pour 2015 et de 5,7% pour 2016.

Reste que les pertes pour ces trois pays sont considérables. Pour la seule année 2015, la Banque mondiale les estime à 1,8 milliard d’euros :

17 322 survivants, la prudence reste de mise

L’épidémie laisse également derrière elle 17 322 survivants, dont l’écrasante majorité est logiquement originaire des trois pays les plus touchés:

Des survivants discriminés, comme l’expliquait à Jeune Afrique dès août 2014 un médecin guinéen rescapé. « Je pensais qu’une fois guéri, le calvaire serait terminé, mais je me suis rendu compte que ce n’était que le début. À ma sortie du centre de traitement, je n’ai reçu aucune visite, ni de mes voisins ni de mes parents. Le propriétaire de mon appartement a menacé plusieurs fois de m’expulser, mais semble heureusement avoir changé d’avis. Un jour, j’espère pouvoir parler de mon expérience à visage découvert. Mais pour le moment, le risque de stigmatisation est beaucoup trop fort. »

Un an et demi plus tard, la discrimination à l’égard des rescapés se poursuit dans les trois pays. Et le discours du président sierra-léonais Ernest Bai Koroma invitant à «ne pas se laisser guider par la peur et l’ignorance », n’y change rien.

Les héros de la lutte contre Ebola ne sont pas non plus épargnés. L’Agence France presse racontait ainsi l’ostracisme vécu par le Sierra-Léonais Joseph Lamin, ambulancier dans le quartier de la morgue, à Freetown. « Je rencontre toujours des difficultés avec des gens qui, lorsqu’ils me reconnaissent, se détournent et font semblant de parler à quelqu’un d’autre. Je trouve ça injuste de continuer à souffrir ainsi, alors que je rendais service au pays ».

Une exclusion qui persiste d’autant que les rescapés peuvent rester vecteur de la maladie, y compris après avoir été guéri. C’est ce qu’ont récemment découvert plusieurs équipes de scientifiques : le virus peut persister dans certains fluides corporels, dont le sperme.

Conséquence, l’OMS se montre prudente. Et prévient que le Liberia, la Guinée et le Sierra Leone pourraient bien connaître « de petites résurgences » de l’épidémie.

Source : Jeuneafrique.com

 

Liberia : sept semaines après son éradication, Ebola réapparaît près de Monrovia

Les autorités libériennes ont annoncé mardi qu'Ebola avait fait sa réapparition dans le pays. Sept semaines plus tôt, celui-ci avait pourtant été déclaré exempt de la transmission du virus...

« Un nouveau cas d’Ebola a été enregistré dans le comté de Margibi, le malade est décédé et a été confirmé positif avant sa mort. Il a depuis été enterré », a affirmé, le 30 juin, Tolbert Nyensuah, le ministre libérien adjoint de la Santé. Une réapparition du virus qui survient sept semaines après l’annonce de son éradication dans le pays.

Le comté de Margibi est situé à l’est de Monrovia, assez loin des frontières de Guinée et de Sierra Leone.

« Les autorités ont identifié et placé en quarantaine toutes les personnes qui ont été en contact avec le patient décédé », a assuré le ministre à une radio locale, sans donner de chiffre, ni de détails sur la victime.

Des « mesures préventives » recommandées

« Nous enquêtons pour déterminer l’origine de ce nouveau cas. Nous demandons aux Libériens et à toutes les personnes vivant au Liberia de continuer de prendre des mesures préventives », a poursuivi Tolbert Nyensuah.

« L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), basée à Genève en Suisse, a été informée de la réapparition du virus », a indiqué son porte-parole à la presse.

Source : Jeuneafrique.com

 

La Côte d'Ivoire déclare la guerre aux produits éclaircissants

Blessures causées par la crème éclaircissanteDepuis le 29 avril, la fabrication, la commercialisation et l'utilisation de certains produits éclaircissants sont interdites en Côte d'Ivoire. La décision du Conseil des ministres est une première en Afrique de l'Ouest.

Naturelle, aidée ou forcé... Jamais les questions de couleur de peau n’ont été autant d’actualité en Côte d’Ivoire. Se dépigmenter la peau, "le tchatcho", comme  l’appellent les Ivoiriens, figure au palmarès des conversations depuis l’interdiction officielle des produits qui permettent cette dangereuse transformation.

La décision est encore récente et le comité national d’évaluation et d’autorisation de commercialisation des produits cosmétiques et  d’hygiène corporelle de Côte d’Ivoire n’a pas démarré ses activités mais le moins que l’on puisse dire c’est que la tâche s’annonce rude. Il s’agit d’être la police de la couleur de la peau des Ivoiriens !

Composé de membres des ministères de la Santé, du Commerce, de l’Industrie et de la Communication ce groupe a pour mission de "rationnaliser la fabrication et l’usage des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle afin de sauvegarder la santé publique", a annoncé la ministre de la Communication, porte-parole adjointe du gouvernement à l’issue du conseil des ministres du 29 avril dernier.

Une première dans la sous-région

Que deviendront les produits déjà en vente ? Dans combien de temps les contrôles vont-ils avoir lieu ? A quoi s’exposeront les contrevenants ? Même si les questions restent encore sans réponse, la Côte d’Ivoire fait office de pionnier dans la sous-région. Aucun pays n’a encore officiellement interdit les produits de dépigmentation. Et pourtant, le fléau est partout présent.

L’Organisation mondiale de la santé mentionnait déjà des chiffres alarmants dans son rapport sur la santé publique et l’environnement daté de 2011. Environ 25% des femmes au Mali utilisent régulièrement des produits éclaircissants, quand au Togo elles sont 59% et que la proportion atteint 77% au Nigéria.

Au Sénégal la société civile multiplie les campagnes de lutte contre le blanchiment de la peau mais elle n’a pas encore été suivie par une action gouvernementale.

Au Burkina Faso, les publicités vantant les mérites des crèmes éclaircissantes sont interdites depuis une dizaine d’années.

En revanche en Afrique centrale, la République démocratique du Congo interdit la fabrication, la commercialisation et l’utilisation des produits décapant depuis 2006. Mais c’est une mesure loin d’être suivie…

En attendant l’effectivité de l’action en Côte d’Ivoire, c’est une prise de conscience personnelle et collective que souhaitent les autorités. Sont frappés d’interdiction les produits cosmétiques contenant plus de 2% d’hydroquinone, du mercure, des cortisones ou de  la vitamine A. Ce sont ceux qui entraînent certains cancers de la peau, des cas de diabète et d’hypertension, une forte sudation, une pilosité prononcée surtout sur le visage ou encore des odeurs corporelles nauséabondes…

Source : Jeuneafrique.com

 

Morts d'Ebola ou d'autres maladies, au Liberia, "on les brûle tous"

Morts d'Ebola ou d'autres maladies, au Liberia, 'on les brûle tous'A 15 kilomètres de Monrovia, la camionnette chargée de cadavres s'arrête devant une enceinte aux hauts murs noirâtres, en pleine campagne. Depuis quelques semaines, à cause d'Ebola, les morts de la capitale libérienne sont amenés ici, au crématorium.

Sous un toit de tôle posé sur des poteaux de béton, un tas de cendres de deux mètres de haut, dont émergent ce qui ressemble à des os, fume encore.

Une double porte métallique est ouverte par un jeune homme qui porte un masque de papier sur le visage et le véhicule entre dans une grande cour, contournant un empilement de bois servant de combustible.

Qu'ils soient morts de cette fièvre hémorragique ou d'une autre maladie, "on les brûle tous, ce sont les instructions du ministère de la Santé", explique Victor Lacken, porte-parole de la Croix-Rouge, qui est chargée du ramassage dans la capitale.

C'est au moment du décès qu'un corps devient le plus contagieux, explique Laurence Sailly, coordinatrice d'urgence pour Médecins sans frontières (MSF), en pointe dans la lutte. "Le corps devient alors un milieu magnifique pour le virus Ebola pour continuer à se répliquer, car le système immunitaire ne fonctionne plus".

"On ne sait pas combien de temps les corps restent contagieux. C'est pour cela qu'il faut les brûler le plus vite possible, ou les enterrer à plus de deux mètres de profondeur. Ici, décision a été prise de les brûler car la nappe phréatique est très haute. En juillet, certains avaient été enterrés dans des zones marécageuses et ils sont remontés. . . ", ajoute-t-elle.

Pourtant, même si l'épidémie flambe, surtout au Liberia, qui concentre plus de la moitié des quelque 3. 000 morts en Afrique de l'Ouest, même si les ONG comme l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) prédisent des milliers, voire des dizaines de milliers de morts supplémentaires dans les prochains mois, "la crémation reste culturellement mal acceptée", remarque Laurence Sailly.

"C'est dur d'expliquer aux gens qu'ils ne doivent pas soigner leurs proches et les enterrer de manière traditionnelle", a reconnu mardi le ministre libérien de l'Industrie et du Commerce Axel Addy, qualifiant ces pratiques d'"autoroute pour la propagation".

Ce qui complique grandement le travail des collecteurs de corps.

- Salaire de la peur -

"Il y a beaucoup de protestations, de résistance des familles", raconte Alex Wiah, chef d'une équipe, en revêtant une combinaison étanche avant d'aller chercher un corps dans le quartier de Mamba Point, au centre de Monrovia.

"Parfois, les gens sont agressifs. Ils ont peur et ne font pas confiance au gouvernement", renchérit Johnson Chea, un travailleur social de l'"unité spéciale Ebola" ("Ebola task force") du quartier.

"Alors on leur parle, pour les calmer. Les gens commencent à comprendre que c'est nécessaire de ramasser les corps", ajoute Alex Wiah.

L'homme de 32 ans ne semble pas traumatisé par son nouveau métier: "Avant l'épidémie, j'étais embaumeur" dans les pompes funèbres, rigole-t-il.

Pour ses collègues moins endurcis, le salaire facilite l'acceptation de l'horreur quotidienne et des risques: 1. 000 dollars américains (788 euros) par mois, une fortune au Liberia.

La saison des pluies entrave considérablement leur tâche. "C'est beaucoup plus dangereux quand il pleut. Le virus (qui se transmet par les liquides mais pas par voie aérienne, NDLR) se répand grâce à l'eau", explique Alex Wiah.

L'équipe attend donc la fin d'une averse torrentielle. Une heure passe, le ciel se dégage. Les ramasseurs, revêtus de leurs combinaisons blanches, peuvent approcher.

Dans une petite maison de parpaings peinte en bleu repose Theresa Jakobs, 24 ans. Elle a rendu l'âme la veille. Les ramasseurs aspergent de désinfectant l'intérieur du bâtiment et le corps, qu'ils emballent dans un sac mortuaire et posent sur une civière, puis ressortent.

Ils déposent le sac à l'arrière d'une petite camionnette, ensuite commence la fastidieuse opération du déshabillage. Le maniement des combinaisons de protection exige une procédure précise pour éviter une contamination accidentelle: un quart d'heure pour les mettre, autant pour les enlever.

Ces précautions semblent ici superflues: "Elle est morte d'un cancer du foie. Elle était malade depuis des années", confie Johnson Chea.

Pour ce seul corps, l'ensemble de l'opération aura duré presque deux heures. Le convoi des ramasseurs s'ébranle vers un nouveau site, pour continuer sa sinistre tâche sans fin.

Source : Jeuneafrique.com

 

Ebola : l'unique patient identifié au Sénégal a été guéri

Une affiche sur les mesures de prévention contre le virus Ebola, Dialadiang, Sénégal.Le jeune Guinéen qui avait introduit au Sénégal l'unique cas confirmé de virus Ebola est guéri, a annoncé mercredi le ministère sénégalais de la Santé. Étudiant à Conakry, le jeune homme était soigné à l'hôpital Fann de Dakar.

"Nous avons effectué des examens de contrôle à deux reprises. Il (le malade) n'a plus le virus. Il est guéri", a déclaré à la presse docteur Pape Amadou Diack, directeur de la santé au ministère éponyme, précisant qu'il s'agissait d'un "cas importé".

Premier cas au Sénégal

Après plusieurs fausses alertes, le Sénégal était devenu fin août, avec la découverte du cas de cet étudiant guinéen, le cinquième pays touché par l'épidémie de fièvre hémorragique en Afrique de l'Ouest. Ce dernier est entré dans le pays juste avant la fermeture des frontières avec la Guinée le 21 août. Il avait échappé à la surveillance des autorités sanitaires guinéennes, qui avaient ensuite alerté le Sénégal, selon Dakar.

Soixante-sept personnes ayant été en contact avec le malade "bénéficient d'un suivi bi-quotidien" à Dakar, selon le ministère, qui précise également que deux cas suspects se sont finalement révélés négatifs.

Ouverture d'un "corridor humanitaire"

Le Sénégal a annoncé lundi l'ouverture prochaine d'un "corridor humanitaire" pour permettre l'accès des organisations internationales aux pays touchés par Ebola depuis son territoire.


Source : Jeuneafrique.com

 

Ebola : l'Union africaine se réunit en urgence à Addis-Abeba

Ebola : l'Union africaine se réunit en urgence à Addis-Abeba

Réuni en urgence lundi à Addis-Abeba, le Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) doit notamment aborder l'utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures de frontières à l'encontre des pays les plus touchés par Ebola.

Le Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) se réunit en urgence ce lundi 8 septembre à Addis Abeba pour discuter d'une stratégie commune face à Ebola. L'UA discutera notamment de l'utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures de frontières à l'encontre des pays les plus touchés.

Cette réunion intervient au lendemain de l'annonce par les États-Unis d'une mobilisation de leurs moyens militaires, dont des unités de mise en quarantaine, pour aider les pays d'Afrique à lutter contre le virus en Afrique.

Ces pays - principalement la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia- "font des progrès significatifs" dans la lutte contre la maladie, a dit le président américain, Barack Obama, dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne NBC. "Mais ils n'avaient pas les infrastructures sanitaires adéquates.

Et maintenant, ce problème, qui aurait pu être résolu, est hors de contrôle parce que les malades ne sont pas mis en quarantaine comme ils devraient l'être. Les gens ne sont pas formés comme ils devraient l'être. Il n'y a pas assez de personnels de santé publique".


"Nous allons devoir envoyer des éléments militaires américains pour, par exemple, installer des unités de mise en quarantaine et des équipements, afin d'assurer la sécurité des équipes médicales qui arrivent du monde entier", a annoncé Barack Obama.

"Mais même en faisant cela, plusieurs mois vont passer avant que le problème ne soit sous contrôle en Afrique (...). Et si rien n'est fait maintenant et si (le virus) se répand en Afrique et dans d'autres régions du monde, le virus pourrait muter", a-t-il prévenu.

"Il se transmettrait plus facilement et représenterait un réel danger aux États-Unis", a-t-il averti, tout en assurant qu'à court terme, que les Américains n'avaient rien à craindre.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) devaient envoyer 50 experts en août. Et l'agence américaine de développement (USAID) a débloqué le 9 août 12 millions de dollars, ce qui s'est déjà traduit par la livraison de tonnes d'équipements médicaux, comme des abris temporaires, des unités de purification d'eau et des gants ou combinaisons de protection.

L'engagement américain marque une nouvelle étape dans la mobilisation internationale contre la pire épidémie d'Ebola de l'histoire.

La Commission européenne s'est, elle, engagée vendredi à débloquer 140 millions d'euros contre Ebola. L'enveloppe permettra de renforcer l'offre de services publics et de soutenir directement les systèmes de soins dans les pays les plus affectés.

L'argent européen sera aussi utilisé pour améliorer les systèmes d'eau et d'assainissement, et installer sur place des laboratoires mobiles pour mieux détecter le virus et former plus de personnels médicaux.

D'autres institutions, comme la Banque mondiale et l'OMS, ont annoncé cet été des financements d'urgence.

Source : Jeune Afrique

 

Alerte Info - Chaude alerte à l’Ebola à Ziguinchor: un malade en provenance de la Mauritanie sème la psychose

Alerte Info - Chaude alerte à l’Ebola à Ziguinchor: un malade en provenance de la Mauritanie sème la psychose

Un ressortissant Bissau-Guinéen en provenance de la Mauritanie a installé ce mardi matin 2 septembre la psychose à la gare routière de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, a rapporté PressAfrik.

"Le suspectant de porter le virus (Ebola), chauffeurs, clients, vendeurs, tous pris de panique, se sont mis à le fuir. Alertées les autorités médicales se sont rendues sur les lieux", explique le site sénégalais.

Selon PressAfrik qui cite le médecin-chef de la région médicale de Ziguinchor, Dr Maodo Malick Diop, ce Bissau-Guinéen "venait de la République de Mauritanie où il était depuis quatre (4) ans. Il est tombé malade là-bas depuis une semaine. Ses parents lui ont demandé de rentrer à Bissau. C’est comme ça qu’il a transité au niveau de la gare routière".

Contacté par la Radio Futurs Médias (RFM, une radio privée), ce médecin a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un cas d’Ebola. Néanmoins, le malade et son accompagnant ont été mis en quarantaine mais ils devaient rentrer chez eux ce mardi, indique PressAfrik.

(Avec PressAfrik)

Source : Rédaction Cridem

 

Après un premier cas avéré d’Ebola, le Sénégal se veut rassurant

Au Sénégal, les autorités assurent multiplier les mesures de surveillance pour circonscrire le premier cas de fièvre Ebola, qui a été confirmé vendredi. Le service d’hygiène a désinfecté la maison dans laquelle a séjourné ce malade. Ses proches ont été placés en quarantaine et bénéficient d’une surveillance médiale quotidienne.

 

« Le patient placé actuellement en unité d’isolement va très bien », assure Papa Amoudou Diack, le directeur général de la Santé sénégalaise. Même la fièvre, le seul symptôme d’Ebola que cet étudiant guinéen présentait lors de son admission au service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann de Dakar, a aujourd’hui disparu. « Actuellement, il prend juste un traitement par voie orale », précise Papa Amoudou Diack.

 

Si son cas est aujourd’hui rassurant, les autorités sanitaires sénégalaises disent également surveiller de près toutes les personnes avec lesquelles il a pu être en contact. « Il faut dire qu’il a eu à fréquenter un poste de santé, il a pris un véhicule de transport en commun. Nous avons essayé de suivre son itinéraire pour identifier tous les sujets-contacts. Aujourd’hui, ils sont surveillés pour parer à toute éventualité. Nous avons identifié surtout trois personnes dans son entourage immédiat qui peut-être étaient beaucoup plus en contact », indique encore le directeur général de la Santé.

 

« Etre vigilant »

 

Plus généralement, tout le personnel de santé est sensibilisé aux risques de contamination. Car sur les 1 500 victimes du virus en Afrique de l’Ouest, 120 sont des agents sanitaires. Là encore, Papa Amoudou Diack se veut rassurant : « Je pense qu’avec la sensibilisation, les formations, les équipements mis à la disposition du personnel, je crois qu’on peut dire que la sécurité est pratiquement assurée. Il reste maintenant à être vigilant et à avoir de bons comportements ».

 

Cette vigilance, elle est désormais exercée dès l’aéroport international de Dakar où les contrôles ont été renforcés, la fermeture des frontières décidée par Dakar n’ayant pas suffi. « À chaque fois qu’un avion atterrit, des équipes contrôlent la température et mènent un interrogatoire. Une autre équipe est présente lors des formalités de police. Nous avons pu aménager des espaces d’isolement pour le placement en quarantaine de personnes suspectes ou malades. Et le Samu national est également présent à l’aéroport, prêt à intervenir à tout instant pour procéder à des évacuations, effectuer des prélèvements ou pour toute autre question urgente », détaille Papa Amoudou Diack.

 

À Dakar, l'information est passée

 

Assise sur un tabouret, Aïssatou fait griller des beignets sur une voie passante. C’est à la télévision radio que cette femme d’âge mûr a entendu parler d’un cas confirmé de virus Ebola à Dakar. Depuis, elle a sensiblement modifié ses habitudes : « Il y a plein d’habitudes que j’ai abandonnées : serrer la main, faire des accolades, me rendre dans des regroupements… J’évite tout cela », explique-t-elle.

 

Aïssatou affirme avoir appris ces gestes à travers un spot télévisé diffusé régulièrement sur la chaîne d’information publique. Malgré cela, cette mère de famille estime que la sensibilisation sur cette maladie n’est pas suffisante. « Il n’y a pas assez de sensibilisation parce qu’en réalité, affirme-t-elle. Beaucoup de gens ne savent pas ce qu’est cette maladie. Ils entendent parler de cela, mais ils n’y connaissent rien. Donc il faut une sensibilisation dans les quartiers, il faut rencontrer les gens pour leur expliquer les symptômes de cette maladie, ce qu’on doit faire pour éviter d’être contaminé ».

 

À quelques encablures, Sécoura Koné, qui tient un pressing, se montre très averti sur ce phénomène. « Si on voit quelqu’un qui semble être malade, on va de suite en parler et appeler l’État », assure-t-il.

 

 

Ce père de famille raconte être maintenant obligé de passer les mains dans une bassine d’eau de Javel pour rentrer chez lui. Une mesure de sécurité imposée par sa femme.

rfi

Ebola au Sénégal : l’itinéraire du Guinéen porteur du virus révélé

Depuis la confirmation vendredi de la présence à Dakar d'un étudiant guinéen infecté par le virus, les autorités sénégalaises et guinéennes ont tenté de retracer son itinéraire pour stopper une éventuelle propagation de la maladie.

Le Dr Daogo Sosthène Zombre, coordonnateur OMS/Ebola en Guinée a mené des investigations dans la famille de l'étudiant porteur du virus qui a importé la maladie au Sénégal. Le malade est actuellement en quarantaine au centre hospitalier de Fann à Dakar.

Contaminé par son frère

« Un étudiant guinéen de l’université du général Lansana Conté de Sonfonia de la faculté de sociologie ayant séjourné à Forecariah (à la frontière avec la Sierra Leone) dans sa famille a eu un contact le 8 août avec son frère malade venant de la Sierra Leone, rapporte le médecin. Ce dernier est décédé le 10 août à Laya, la préfecture de Forecariah. Son enterrement a eu lieu le 11 août. »

L’étudiant guinéen a quitté le 15 août la Guinée après avoir participé à l’enterrement de son frère pour se rendre en vacances au Sénégal.

« Le 15 août, poursuit le Dr Daogo Sosthène Zombre, l’étudiant guinéen a commencé à présenter des signes de la maladie. Quatre membres de sa famille ont été transférés au centre de traitement de Donka, à Conakry, le 26 août. La mère de l’étudiant et une de ses filles y sont décédées. Deux de ses frères ayant eu des échantillons positifs sont actuellement isolés au centre de traitement d’Ebola de l’hôpital Donka. »

En mars dernier, le Sénégal avait décidé de fermer sa frontière dès l’annonce de l’existence d’une épidémie de fièvre Ebola en Guinée voisine. Début mai, après plusieurs semaines de surveillance, Dakar avait décidé de rouvrir sa frontière.

 

La maison de l'étudiant désinfectée

Conséquence de ce premier cas avéré au Sénégal, les autorités affirment être passées d’un stade de prévention à un dispositif de surveillance pour contenir l’épidémie. Tout l’enjeu pour les agents présents sur le terrain, c’est d’abord de circonscrire les risques de propagation de la maladie. Selon plusieurs sources, la maison dans laquelle logeait l’étudiant a été désinfectée et évacuée par le service d’hygiène. Son entourage a été placé en quarantaine et bénéficie d’une surveillance médicale.

D’après le ministère de la Santé, une équipe restreinte s’est lancée dans un travail de recherche épidémiologique. Le but est de répertorier toutes les personnes qui ont été en contact avec le patient, au moment où il pouvait transmettre la maladie.

Vigilance également, dans les centres de santé, où médecins et infirmiers ont été sommés de porter des gants à l’accueil des patients. « Nous avons commandé des moyens de protection, ainsi que des kits de prélèvement », affirme un responsable du ministère de la Santé.

Malgré ces assurances, les syndicalistes demandent toujours plus de moyens logistiques pour éviter tout risque de contamination des personnels de santé. « Il faut distribuer des masques de protection et continuer les formations des agents sur le port et le déshabillage des tenues de protection », avertit Mballo Dia Thiam, le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé. Depuis

 

le mois de mars, ce syndicaliste plaide pour un recrutement plus important des agents de santé dans les structures médicales.

Urgent - le Sénégal enregistre son premier cas Ebola

C'est confirmé le Sénégal a enregistré son premier cas de malade du virus Ebola. Il s'agit d'un ressortissant Guinéen qui est en vacances sur notre sol. Il est actuellement interné au service des maladies infectieuses de Fann. Le ministre de la Santé, Awa Marie Coll Seck va bientôt donner les détails de cette malheureuse nouvelle.

 

L’importante déclaration que le Ministre de la Santé, Awa Marie Coll Seck doit faire dans quelques minutes est pour annoncer le premier cas de malade du virus Ebola au Sénégal.

La fièvre hémorragique a pu transpercer nos frontières malgré la décision de fermeture. La personne atteinte est d'origine guinéenne. Elle est venue en vacances au Sénégal en emportant dans ces bagages le virus. Elle est actuellement internée au service des maladies infectieuses de l'hôpital de Fann.

Le gouvernement avait fait cette assurance à savoir qu’il jouerait à fond la carte de la transparence. Ceci, après les cas suspects de l’hôpital Fann et celui de Ourossogui qui s’étaient avérés finalement négatifs.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale fera face dans quelques minutes à la presse Nationale et Internationale. La salle de conférence du Ministère où ces lignes sont écrites, est présentement envahie par des journalistes des médias nationaux et internationaux.

PressAfrik détenait l'information depuis hier. Sa source à l'hôpital Fann est formelle. Toutefois avec le caractère très sensible de la question, nous ne pouvions donner l'information. Et pourtant, nous avions tenté de joindre les autorités du Ministère de la Santé comme le Directeur de la Prévention, Dr El Hadji Mamadou Ndiaye qui est hors du pays et la cellule de communication. Mais, nos tentatives ont été vaines, certainement, la nouvelle devrait être annoncée par la plus haute autorité comme le disait le docteur Dayi Ka du service des maladies infectieuses de l'hôpital Fann.

Ibrahima Lissa FAYE

 

Pressafrik

Un membre de MSF dans un centre de traitement à Kailahun (Sierra Leone)

Un membre de MSF dans un centre de traitement à Kailahun (Sierra Leone).Un expert de l'Organisation mondiale de la santé, opérant en Sierra Leone pour lutter contre l'épidémie d'Ebola, a contracté le virus à l'origine de la fièvre hémorragique, selon un communiqué publié dimanche par l'OMS.

Selon un porte-parole de l'OMS à Genève, il s'agit d'un expert en épidémiologie. C'est la première fois, ajoute l'OMS, qu'un membre de ses équipes sur le terrain est infecté par le virus. Aucune indication n'a été fournie par l'organisation concernant son âge ou sa nationalité.

La personne "reçoit le meilleur traitement possible", et une évacuation vers un autre centre de soins est envisageable. Depuis le début de l'épidémie d'Ebola, l'OMS a déployé environ 400 personnes dans les régions d'Afrique occidentale touchées, soit la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone.

Au cours des six derniers mois, plus de 225 personnes travaillant dans le secteur de la santé ont contracté le virus Ebola, et près de 130 en sont morts.


Source : Jeuneafrique.com

 

A Kailahun, les chants bercent l'agonie des malades d'Ebola

A Kailahun, les chants bercent l'agonie des malades d'EbolaRien ne distingue Kailahun d'autres bourgades commerçantes de Sierra Leone. Rien, sinon la dizaine de barrages à franchir pour y accéder, depuis la mise en quarantaine du cœur de la "zone contaminée" par l'épidémie d'Ebola, l'équivalent biologique d'une zone irradiée.

Depuis le placement en isolement, annoncé le 7 août, de Kailahun et de la localité voisine de Kenema, dans l'est où se concentrent la majorité des plus de 800 cas recensés dans le pays, dont 348 mortels, nul n'y entre ni n'en sort sans dérogation expresse.

Après le départ de la capitale, Freetown, à quelque 300 kilomètres, Kailahun surgit au bout de sept à dix heures, en fonction des intempéries, mais aussi de l'humeur des policiers et soldats en faction aux neuf barrages désormais dressés sur le trajet.

L'autoroute bordée de palmiers et de savane se transforme en piste boueuse traversant des marécages infestés de crocodiles, des forêts de teck et d'acajous du Sénégal où nichent des oiseaux.

Aux barrages, l'accueil est moins pittoresque. Les policiers bombardent les passagers de questions, exigeant les documents d'accréditation avant de les laisser continuer. Une fois sur trois, il faut se plier à un lavage des mains au chlore et à une prise de température.

"Nous sommes tristes de voir tant de nos frères et sœurs mourir", confie Ahamadou, un policier posté à la limite entre les districts de Kenema et Kailahun.

"Nous avons besoin d'un vaccin. C'est la seule chose qui arrêtera cela", veut-il croire.

Mais dès l'entrée à Kailahun, où chacun connaît quelqu'un qui est mort d'Ebola, impossible d'échapper à la terrible réalité de l'épidémie.

"On ne peut pas faire mumuse ici: sinon le virus vous tue. Une erreur, un faux mouvement, et vous êtes mort", prévient un responsable humanitaire.

Pourtant, les enfants jouent bruyamment au milieu des chants des oiseaux, faisant rouler des pneus usés sur la boue rougeâtre. A côté, des adultes changent de l'argent ou négocient de l'essence au marché noir, au milieu des rires.

Bien que la maladie se transmette par les liquides corporels, les habitants se pressent sur les places de marché et la ville résonne des chants de prières nocturnes pour conjurer Ebola.

- "Parfois ils meurent tous" -

Mais dans le centre de traitement de Médecins sans frontières (MSF), où l'insouciance s'efface devant la mort et la souffrance, règnent une discipline et une rigueur dignes d'un camp militaire.

Chacun suit les instructions à la lettre, chaque patient ou soignant étant classé par lieu et par habillement en fonction de son niveau de risque.

Quelque 15. 000 litres d'eau et 2. 000 litres de chlore sont consommés chaque jour pour le lavage des mains et des vêtements. Une énorme fosse sert à l'incinération de tous les effets présentant un danger de contamination.

Les cas confirmés d'Ebola sont nourris par un complexe circuit garantissant que les non contaminés ne soient jamais exposés.

L'épidémie laisse peu de place au sentiment entre personnel soignant et patients: les malades quittent le centre avec un certificat de guérison, ou dans des sacs mortuaires désinfectés.

"Parfois, ils meurent tous. Parfois, seuls les parents guérissent. Et le plus souvent, tous les parents décèdent et seul un enfant survit", raconte Géraldine Bégué, 31 ans, une infirmière anesthésiste luxembourgeoise.

La plupart de ses patients souffrent de diarrhées aiguës, de vomissements et de douleurs atroces, atténués par la morphine et le tramadol.

"Ebola est vraiment un sale virus", soupire cette jeune femme, qui a quitté son travail en Suisse pour venir dans ce centre.

Toute l'équipe, composée de volontaires expatriés, de spécialistes de la prophylaxie, de personnel de soutien et d'infirmières locales, travaille d'arrache-pied, le plus souvent pour alléger les souffrances des malades sans parvenir à les sauver.

Sur près de 200 cas confirmés, 52 ont néanmoins survécu.

Placée dans la zone à haut risque, Sia Lavalley, 30 ans, a peu de chance de faire partie de ceux-là. Son mari et son fils de sept ans sont déjà morts dans le centre.

"J'ai mal aux articulations, qu'ils sont en train de soigner", confie-t-elle à l'AFP de derrière deux barrières de plastique qui constituent une zone protectrice d'environ un mètre.

"Mais ce qui fait le plus mal", assure-t-elle, "c'est de voir les autres enfants gambader, malades d'Ebola".

Source : Jeuneafrique.com

 

Le virus Ebola pourrait se propager "comme un feu de forêt"

Le virus Ebola totalise 1.201 cas dont 672 mortels. © CELLOU BINANI / AFPL'évolution de l'épidémie, qui a fait plus de 670 morts dans trois pays et qui continue de s'étendre, inquiète les autorités de santé américaines.

Le virus mortel Ebola pourrait se propager "comme un feu de forêt", ont prévenu lundi 28 juillet les autorités de santé américaines, demandant aux personnes voyageant en Afrique de l'ouest de prendre un maximum de précautions alors que sévit la pire épidémie de l'histoire.

"La probabilité de voir cette épidémie se propager au-delà de l'Afrique de l'ouest est très basse", a estimé Stephan Monroe, des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Mais la situation "évolue rapidement" et les CDC doivent être prêts à faire face à la possibilité qu'un voyageur malade propage la maladie aux Etats-Unis.

"Interrompre chaque source de transmission"

"Notre inquiétude est que l'épidémie soit 'réensemencée' ailleurs, comme un feu de forêt peut se répandre en partant d'un seul arbre, avec des étincelles", a ajouté Stephan Monroe.

"C'est clairement ce qui s'est produit au Liberia", a-t-il ajouté en constatant que ce pays n'avait pas constaté de cas d'Ebola durant 21 jours, la durée maximale d'incubation, mais que de nouveaux cas étaient malgré tout apparus.

"Il y a eu des cas 'réensemencés' par des personnes qui ont traversé la frontière, donc jusqu'à ce que nous puissions identifier et interrompre chaque source de transmission, nous ne serons pas en mesure de contrôler l'épidémie", a-t-il encore insisté.

La réponse à cette épidémie sera plus un marathon qu'un sprint", a conclu Stephan Monroe.

Lundi, le Liberia a annoncé la fermeture d'une partie de ses frontières pour tenter d'enrayer la propagation de cette épidémie de fièvre Ebola qui a fait plus de 670 morts dans trois pays et qui continue de s'étendre, avec le premier cas confirmé au Nigeria la semaine dernière.

Cette épidémie, en cours depuis le début de l'année, s'est déclarée en Guinée avant d'affecter le Liberia puis la Sierra Leone, trois pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1.201 cas dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Deux Américains, dont un médecin, engagés dans la lutte contre l'épidémie au Liberia ont été contaminés. Ils ont été placés en quarantaine.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. La fièvre hémorragique qu'il provoque se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme et il n'y a pas de vaccin homologué contre elle.

Source : Le Nouvel Observateur (France)

 

Ebola. Le virus est "hors de contrôle" en Afrique de l'Ouest

 

 

 

L'épidémie de fièvre Ebola qui sévit en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, est "hors de contrôle" , selon Médecins sans frontières.

Le dernier bilan de cette vague, la plus meurtrière depuis la première apparition de la maladie en Afrique centrale en 1976, s'élève à 350 morts depuis le mois de février, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Risque d'une propagation à d'autres zones

Le virus n'avait jamais été décelé dans cette région d'Afrique, ce qui complique les opérations sanitaires, selon MSF.

« L'épidémie est hors de contrôle », selon le directeur des opérations de MSF, Bart Janssens. « Avec l'apparition de nouveaux foyers en Guinée, en Sierra Léone et au Libéria, le risque d'une propagation à d'autres zones est aujourd'hui réel. »

Le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah, a rejeté les déclarations de MSF, déclarant qu'elles ne reflétaient pas la réalité de la situation : « Aujourd'hui, nous avons tous nos contacts sous contrôle et nous les surveillons régulièrement ».

MSF apelle à la mobilisation

Mais pour Médecins sans frontières, « l'OMS, les autorités des pays touchés et des pays limitrophes doivent déployer des efforts à la hauteur de l'ampleur de cette épidémie. Il faut notamment mettre à disposition du personnel médical qualifié, organiser des formations à la prise en charge de l'Ebola et intensifier le suivi des contacts et la sensibilisation auprès des populations ».

'Ebola': Mise en garde de l'organisation 'Médecins Sans Frontières'

L’Algérie menacée par la pandémie virale 'Ebola': Mise en garde de l'organisation 'Médecins Sans Frontières'

L’organisation des médecins sans frontières (MSF), a averti contre toute propagation de l’épidémie du virus tueur, ‘’Ebola’’, dans les pays du Sahel, et l’Afrique du Nord ; une épidémie qui avance progressivement vers la frontière Sud de l’Algérie, après l’enregistrement d’un bon nombre de cas au Mali, distant que de 17 Km de la frontière nationale.

Il a été également recensé d’autres cas en Mauritanie, ainsi que dans d’autres pays qui ont connu la propagation du virus tels que, la Guinée qui a déclaré l’état d’alerte pour éradiquer l’épidémie qui menace la vie de millions de personnes.

Selon cette organisation, au moins 90 personnes ont péri suite à l’épidémie, dans les pays frontaliers avec l'Algérie, et elle prévoit d’ailleurs sa propagation rapidement dans les prochains jours, en insistant sur la nécessité pour les pays de la région à prendre les mesures nécessaires pour prévenir sa propagation.

Les régions du sud du pays, sont les plus vulnérables à l'épidémie, du fait qu’elle recensent le plus de réfugiés en provenance de pays africains pour fuir la guerre et la pauvreté, ainsi que les immigrants illégaux qui se glissent sur le territoire national sans restrictions ou conditions, et ne sont pas soumis à une surveillance médicale, et qui ont été estimées en 2013 , à 10 mille personnes, ce qui confronte le pays à beaucoup de risques ».

« Le virus Ebola », qui s'est répandue dans les régions tropicales du continent africain, se manifeste par une fièvre «infectieuse», et d'autres symptômes semblables à la grippe, avec des maux de tête, des nausées, et le virus peut causer l'inflammation du foie de la personne malade, et peut entrainer la mort de 90% des personnes infectées, où les spécialistes ont avertis sa transmission par le sang ou d'autres sécrétions.

La Mauritanie et le Mali, ont immédiatement réagi, pour prendre les mesures nécessaires pour la prévention contre tout imprévu, après l'annonce d’un nombre de décès dans la région du Sahel, il a été également attribué des numéros de téléphone pour signaler des cas suspectées d’infection, et en raison de l'absence de moyens adéquats, ces pays, ont envoyé des échantillons de prises de sang aux Etats unis, prises sur des personnes soupçonnées d'avoir été contaminées, et même les pays occidentaux ont commencé à prendre des précautions, alors que la France a mis les avions en provenance de Guinée en quarantaine après que des personnes ont été soupçonnées d’être contaminées par l’épidémie, ce qui a conduit également le Sénégal à la fermeture de sa frontière avec la Guinée, et a également annulé toutes les activités qui ont été programmées avec ce pays frontalier .

Il a également annoncé par le Ministère de la santé de l'Arabie Ministère, le refus d’octroi de visa pour le Hadj et Omra, pour tous ceux qui viennent de la Guinée, en raison de la propagation de la maladie du virus Ebola, d'autant plus qu'il n'a pas de remède jusqu'à présent.

Pour rappel, l'Algérie a connu l'émergence de cas d’épidémie du paludisme, en octobre dernier, après le déplacement de l'équipe nationale de Football et ses fans au Burkina Faso, suscitant la panique au milieu de la société.

Source : Reflexion (Algerie)

 

Guinée : l'aéroport de Conakry mobilisé contre la propagation d'Ebola

Des ouvriers charge du matériel pour l'ONG Médecins Sans Frontières à l'aéroport de Conakry.La mobilisation sanitaire s'est renforcée samedi à Conakry pour empêcher la propagation du virus Ebola hors de Guinée avec le déploiement d'équipes médicales à l'aéroport alors que les autorités appelaient au calme après l'attaque d'une ONG dans le sud du pays par des familles inquiètes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'ONG Médecins d'Afrique ont déployé une équipe médicale à l'aéroport de Conakry pour "contrôler" les passagers et s"'assurer" qu'ils ne sont pas porteurs du virus Ebola en sortant le pays, a constaté l'AFP. Cette équipe, déployée depuis jeudi, se relaie par groupe de quatre 24 heures sur 24. Elle doit être rejointe par un renfort sanitaire français.

Interrogé par l'AFP, Patrice Loua, membre de l'ONG africaine, a expliqué que l'équipe avait pour mission de "contrôler tous les passagers qui veulent sortir du pays (...) nous les soumettons à une série de questionnaires, à un interrogatoire" médical précis sur d'éventuels symptômes. "Si nous décelons un cas suspect, nous faisons appel à l’un des deux grands hôpitaux de Conakry" pour des examens médicaux supplémentaires, a-t-il affirmé.

Selon lui, "s’il est avéré que le suspect présente des signes, il est immédiatement retenu et soumis à un traitement pour éviter la propagation de l’épidémie hors de nos frontières".

Equipe de l'institut Pasteur

Ce dispositif doit être secondé par des médecins français notamment dans les prochaines 24 heures. La ministre française des Affaires sociales, également en charge de la santé, Marisol Touraine, a indiqué samedi que des équipes médicales françaises vont être déployées à l'aéroport de Conakry "pour limiter au maximum" le risque d'une arrivée sur le sol français du virus Ebola apparu en janvier en Afrique de l'Ouest.

"Des équipes de l'Institut Pasteur, des médecins d'organisations non gouvernementales qui sont sur place pour surveiller la manière dont se déroulent les embarquements, ce sont des procédures jugées les plus efficaces face au risque lié à un virus", a-t-elle déclaré lors d'une visite au centre médical d'urgence de l'aéroport parisien Roissy-Charles-De-Gaulle. "La meilleure façon de lutter contre ce virus, c'est d'éviter sa propagation", a-t-elle insisté, en affirmant toutefois qu'il n'y avait "pas de malade atteint du virus Ebola sur le territoire français aujourd'hui". "Nous ne devons pas être inquiets au-delà de la précaution nécessaire qui s'impose", a-t-elle insisté.

Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest sont mobilisés contre cette épidémie de fièvre hémorragique partiellement due au virus Ebola, qui a fait 86 morts en Guinée, après l'annonce jeudi de premiers cas suspects au Mali, après le Liberia et la Sierra Leone. Les 86 décès en Guinée font partie d'un bilan global de 137 cas enregistrés depuis janvier, essentiellement dans des préfectures de la Guinée forestière (sud et sud-est), selon le dernier bilan des autorités guinéennes.

Incident dans un centre de MSF

Selon les spécialistes, l'isolement des malades confirmés et des cas suspects est l'unique moyen de casser la chaîne de transmission du virus. Cette mise à l'écart est souvent mal comprise dans certaines communautés où obligations sociales et rites traditionnels sont importants.

A Macenta, dans le sud-est de la Guinée, des habitants s'opposant à la mise en isolement d'un des leurs s'en sont pris à un site de Médecins sans frontières (MSF), une ONG très active sur le terrain l'épidémie "Vendredi, il y a eu un incident au centre de traitement d'Ebola à Macenta dirigé par MSF. Les activités (y) sont actuellement suspendues", a déclaré à l'AFP le porte-parole de MSF en Guinée, Sam Taylor.

L'incident a éclaté après que quelques habitants "sont devenus inquiets, puis agressifs" à l'encontre de l'ONG, "nous tentons actuellement d'en découvrir les raisons", a ajouté M. Taylor. L'épidémie est jugée "sans précédent" par MSF et préoccupante par plusieurs spécialistes.

C'est la première fois que l'Afrique de l'Ouest est confrontée à une flambée d'Ebola de cette ampleur, contrairement à l'Afrique centrale, qui a connu des épidémies meurtrières depuis la découverte de ce virus en 1976 en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). Officiellement, 14 cas de fièvre hémorragique, dont sept mortels, ont été signalés au Liberia.


Source : Jeuneafrique.com