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Santé en Mauritanie

Ebola: contrôles renforcés en Mauritanie

Ebola: contrôles renforcés en Mauritanie

La Mauritanie a renforcé le contrôle sanitaire à ses frontières sud, jouxtant le Sénégal et le Mali, par mesure de prévention face à l’épidémie d’Ebola sévissant dans quatre autres pays ouest-africains.

"Les contrôles sanitaires à la frontière avec le Mali et le Sénégal sont accentués, et les passages de nuit sont très limités pour assurer un dépistage systématique de la maladie (Ebola) sur les voyageurs", a affirmé à l’AFP cette source, responsable au ministère de la Santé, jointe tard samedi soir.

"Aucun cas suspect n’a été détecté pour le moment en Mauritanie qui, comme tous les autres pays, prend ses précautions pour éviter l’entrée de la maladie dans le pays", a-t-elle précisé.

Plusieurs médias privés ont fait état samedi d’une décision, prise la veille, de fermer de nuit la frontière avec le Mali, de 18H00 à 08H00. Cette mesure n’a pas été confirmée.

L’épidémie actuelle d’Ebola s’est déclarée au début de l’année en Guinée avant de se propager au Liberia puis en Sierra Leone et, depuis juillet, au Nigeria. Elle a fait plus de 960 morts sur près de 1.800 cas confirmés, probables et suspects.

Source : Journal Tahalil (Mauritanie)

 

Concorde hospitalisé en France dans un très grave

Concorde hospitalisé en France dans un très graveSamba Gaye dit Concorde, richissime marabout et hommes d’affaires mauritanien des années 90, est malade et hospitalisé à Kremlin Bicêtre (banlieue parisienne) dans un état très grave, rapporte mercredi le forum sénégalais «Seneweb».

Il est arrivé dans cette formation sanitaire « après que plusieurs centres hospitaliers ont refusé de l’accueillir faute de prise en charge sanitaire ».

Ainsi, le ressortissant de Kaédi, que l’ancien président zaïrois avait surnommé « Demi-Dieu » et dont les frasques avaient fait les choux gras de la presse française et africaine à l’époque, qui recevait régulièrement l’opposant Abdoulaye Wade dans une suite de l’hôtel Concorde La Fayette, serait aujourd’hui sans le sou.

Ceux qui ont dégusté les belles chansons à la gloire de M. Gaye, composées par des artistes de renom tels qu’Ami Koita, Abou Djouba, Youssou N’Dour, Baba Mall, Ousmane Hamady Diop…. saisissent tout de suite jusqu’à quel degré le destin peut être cruel pour la créature.


Source : Le Calame (Mauritanie)

Mauritanie: la taille fine, nouveau baromètre de beauté chez les jeunes citadines

Comment le culte de la minceur a fait sauter les verrous d’une société conservatrice dans laquelle la rondeur de la femme fut pendant longtemps un signe de beauté mais aussi d’épanouissement social? Le Courrier du Sahara a mené l’enquête, du 2 au 7 juillet 2014.

Les journalistes du Courrier du Sahara ont questionné 46 personnes au total, en prenant soin de sélectionner des femmes et des hommes représentant toutes les catégories sociales et ethniques du pays: 39 filles et femmes (de 12 à 72 ans) et 16 hommes (de 19 à 40 ans), tous habitants de la capitale Nouakchott.

Cette enquête ne prétend pas être exhaustive. Toutefois, malgré sa relative légèreté apparente, elle révèle une tendance qui lamine les usages en cours jusque-là en Mauritanie, sous la pression des plus jeunes.

En Mauritanie, il y a encore quelques années, la beauté d’une femme se mesurait d’abord à ses rondeurs. Mais cette tendance tend à disparaitre aujourd’hui. La nouvelle génération cherche à ressembler aux modèles occidentaux ou asiatiques montrés en exemple à la télévision ou dans les magazines. La preuve: la majorité des femmes interrogées par Le Courrier du Sahara admet viser un poids idéal allant de 53 kilos à un maximum de 62 kilos. Plus proche des standards en vigueur sur les podiums de la fashion week que des critères communément admis jusque-là dans la société mauritanienne.

Sur l’échantillonnage de 46 personnes consultées par Le Courrier du Sahara, 29 estiment que le premier critère de la beauté est désormais une taille fine. 14 le déterminent encore en fonction de la rondeur ou d’une taille jugée moyenne et les 3 restants refusent de se prononcer, considérant que l’apparence physique «n’est pas le plus important chez la femme, contrairement à ses qualités morales».

Un véritable séisme culturel en Mauritanie. Dans la société mauritanienne traditionnelle, chez lez Beïdanes notamment (Maures blancs), les petites filles prépubères ont longtemps été gavées en vue d’un mariage précoce. Dès leur plus jeune âge, les fillettes, consentantes ou non, devaient avaler de grandes quantités de lait et de produits gras. L’une des femmes interrogées dans le cadre de cette enquête, Zeïnab, 25 ans, confirme avoir été contrainte de suivre ce processus avec un premier mariage à 11 ans.

«J’adore voir une femme grosse qui traine tout son poids…»
Aujourd’hui, le phénomène du gavage recule, mais reste pratiqué dans certaines familles qui considèrent encore les rondeurs de la femme comme un signe d’épanouissement social. Ainsi, 22% des personnes interrogées par Le Courrier du Sahara avouent trouver plus de charme aux femmes rondes.

40% des personnes ayant admis cette préférence sont des filles ou des femmes qui jugent que le surpoids est «une réalité culturelle mauritanienne inévitable». Certaines d’entre elles s’estiment trop minces et rêvent de prendre du poids afin de trouver un mari rapidement. «Je fais tout pour grossir et trouver un mari», nous avoue Zeinabou, une femme de 20 ans. Pour sa voisine, quoi qu’elle décide, de toute façon «le Mauritanien adore la femme rouge (ndlr: teint clair) et ronde». Plusieurs femmes, âgées de 60 à 72 ans, qualifient même la rondeur des femmes de «don de Dieu».

Chez les hommes, on se retrouve face au même pourcentage. 40% des hommes ayant admis une préférence pour les femmes rondes affirment ne trouver «aucun charme chez les autres». Toutefois, il convient de noter que la moitié des hommes inclus dans ce pourcentage déclarent pouvoir envisager une relation avec une femme mince, estimant que la taille d’une personne ne doit pas être un frein à l’ouverture d’une relation.

Les témoignages recueillis auprès des hommes et des femmes cités dans les catégories mentionnées plus haut permettent de mieux comprendre leurs choix. Une majorité d’entre eux font le lien entre le poids de la femme et sa situation sociale. «Si une femme pèse lourd, cela signifie qu’elle est bien entretenue», estime Mohammed, âgé d’une trentaine d’années. C’est également une préférence esthétique. «J’adore voir une femme grosse qui traine tout son poids en marchant», déclare Saleck, âgé d’une quarantaine d’année. Pour sa part, Nourdine, la vingtaine, estime que la rondeur révèle le charme de la femme: «D’ailleurs, je n’arrive pas à distinguer entre une fille à la taille fine et un garçon!», nous déclare-t-il.

«Je suis une femme ronde malgré moi!»

Cependant, les effets du surpoids sont parfois regrettés par celles-là même qui ont été contraintes de tout entreprendre pour grossir rapidement. Khady, une femme de 40 ans, nous montre son doigt. «Il a été déformé pendant qu’on me forçait à me gaver. Aujourd’hui, je ne peux pas me conformer à la nouvelle mode, à cause de ma corpulence».

Une autre femme se révolte. Lalla a 33 ans et pèse 94 kg. «Je suis une femme ronde malgré moi! Je veux me débarrasser de mon surpoids imposé par la famille». A leurs côtes, Matty, 41 ans, avoue être ronde plus par «paresse» que par réelle volonté.

De son coté, Moussa, un trentenaire, raconte une «mauvaise aventure» lors d’un voyage au Maroc avec sa première femme. «Les fauteuils de l’avion n’étaient pas adaptés à sa corpulence. Nous étions tous les deux très gênés!»

Pour la nouvelle génération, bercée par les programmes TV conçus dans les pays du Golfe, en Europe ou en Asie, la beauté n’est plus perçue selon les mêmes critères. «La rondeur est synonyme de maladies, de paresse et de manque d’hygiène», estime Mamadou, un jeune homme de 23 ans.

La taille fine érigée en premier critère de beauté

En effet, 63% des personnes interrogées par Le Courrier du Sahara avouent leur préférence pour les femmes affichant une taille fine. Et les femmes sont majoritaires dans cette catégorie (62% de femmes et 34% d’hommes).

Les filles concernées expliquent avoir opté pour la taille fine afin «de répondre aux normes de beauté internationales, pour rester en bonne santé et pour plaire à Monsieur». Mariem, une jeune fille d’ 1 mètre 58 pour 78 kilos, nous avoue ne pas avoir le choix même si elle se sent bien dans son corps. «Je dois obéir à mon mari qui me demande de perdre quelques kilos.»

Certains hommes, envoutés par les femmes filiformes, ont des propos très durs pour les autres: «Le surpoids est une catastrophe», estime Khadim. «Le surpoids handicape les femmes qui travaillent», regrette Demba qui estime que «la vivacité, l’intelligence et l’hygiène ne riment pas avec le surpoids.»

Le poids «idéal»: entre 53 et 62 kilos

Pour ces adeptes de la taille fine, hommes et femmes confondus, le poids «idéal» avoisine les 53 kilos pour les femmes de petites tailles, et les 62 kilos pour les élancées. «Je contrôle mon poids en permanence. J’ai ma balance à la maison. Et je regarde à la télé les nouveautés de la mode et les reines de beauté», explique Manthiata, une jeune fille de 18 ans.

La chanteuse libanaise Nancy Ajram est l’une de ces artistes féminines qui fascinent les filles mauritaniennes. Elle ne pèse que 49 kilos pour 1 mètre 68. Salma, une fille de 19 ans qui pèse 51 kilos, se fait une fierté d’être comparée à elle. «On me surnomme Nancy Ajram en raison de mon apparence. C’est mon idole! Elle est fine et élégante!» Comme elle, Khady, 14 ans, veut «rester fine, pour rester belle». Jeinaba, 23 ans, surveille ses courbes «parce que la rondeur n’est plus synonyme de beauté, mais de maladies.»

Le régime et le sport pour rester fine
Pour perdre du poids ou le maintenir, les femmes interrogées déclarent avoir recours à trois différentes méthodes. Il y a d’abord l’astreinte à un régime particulier. Certaines nous confient sauter un repas quotidiennement, d’autres évitent la viande et les produits gras, comme le lait caillé. Presque toutes nous confient avoir une balance à la maison et se peser tous les jours.

L’exercice physique vient en deuxième position. Tous les soirs à Nouakchott, des dizaines de femmes longent les grands axes de la capitale et se dirigent vers le stade olympique pour s’adonner à la course à pied. Enfin, certaines femmes avouent également suivre les conseils d’un médecin pour perdre du poids.

Querelle de générations

«Il ne faut pas obéir aux conseils des veilles dames», s’exclame Aram. Aïssata et Hindou, respectivement 50 et 55 kilos, racontent avoir résisté à la pression des parents qui leur demandaient «d’avaler des médicaments ou de manger plus pour grossir». Le thème est sensible. Sa simple évocation suffit à créer un clivage entre générations. «Ma grand-mère se voyait belle parce qu’elle était grosse. C’est le contraire chez moi», note Lalla, une jeune femme de 18 ans. «Les normes de beauté ont évolué: L’élégance est perçue différemment désormais.»

Les réactions des personnes âgées que nous avons interpelées sont très différentes. «Les filles veulent devenir minces pour être élégantes. Elles renient la grâce divine qu’est la rondeur», regrette Fatou, une femme de 67 ans. «Pour rien au monde je n’accepterai que ma fille perde du poids». A ses cotés, Mariem, une femme de 72 ans, estime que le culte de la minceur vire à «l’obsession». «Elles sont de moins en moins féminines et on peine à les différencier des garçons», s’exclame-t-elle avec impuissance et agacement.

Source : Le Courrier du Sahara (Mauritanie)

Et quelques gouttes de pluie, Nouakchott patauge !

Et quelques gouttes de pluie, Nouakchott patauge !

La petite pluie tombée sur la capitale, vendredi dernier a démontré, une fois de plus, que cette manne céleste n’est pas la bienvenue à Nouakchott. Tous ceux qui sont sortis pour les courses ramadanesques ont constaté les dégâts, aussi bien au niveau de la circulation que dans les marchés de Sebkha et d’El Mina.

Des lacs d’eau ont envahi le bitume et les ruelles des marchés où les visiteurs se bousculaient pour se frayer un passage. Le banco s’amoncelait sur les routes et ruelles et il fallait des acrobaties pour ne pas se salir les chaussures et les habits. Ceux qui ont retenu la leçon de l’été dernier ont sorti leurs bottes. Même les quartiers de la banlieue ont reçu leur part des désagréments.

Le petit Ngatamaaré (1er orage de l’hivernage en Pulaar) que la ville de Nouakchott vient de recevoir vient reposer, une fois encore, la précarité de cette capitale où le mot assainissement n’a presque aucun sens. Pas d’ouvrages de drainage et d’évacuation des eaux usées, des ordures ménagères et de fosses sceptiques.

Il suffit de quelques gouttes de pluies pour que les pouvoirs publics se rappellent de leurs devoirs : avoir le courage et la détermination d’assainir notre capitale, vitrine de notre pays. Si ces pouvoirs ont failli, les citoyens, il faut le reconnaître, ne leur rendent pas la tâche facile. Chacun fait comme si le devoir de participer à l’édification d’une ville où il fait bon vivre ne lui incombe pas.

L’incivisme est le principal mal qui ronge les mauritaniens. Alors ne faudrait-il pas, après plus de cinquante ans de laxisme, passer à la politique du bâton? Le gouvernement doit s’arrêter et ouvrir les yeux sur ce qui guette et menace la capitale qui croît de façon exponentielle et anarchique : problème d’assainissement, risque de montée des eaux de la mer. N'est-il pas désormais temps de se doter d’une police municipale pour sévir contre les contrevenants?

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

700 millions de frais pour la CUN

 700 millions de frais pour la CUN

La présidente de la CUN, Maty Mint Hamady, aurait déjà sur les bras des factures dont la somme s’élève à 700 millions d’ouguiya représentant le cout de l’enlèvement des ordures pour la période écoulée depuis l’arrêt des activités de Pizzorno.

La plus grande partie de ce montant sera consacré au paiement de la location des camions bennes, des engins de chargement, du salaire des éboueurs mais aussi l’achat du carburant, des outils, des gants, des sacs, des gilets fluorescents etc.

Bien entendu tous ces marchés sont attribués dans l’opacité la plus totale et sous prétexte de l’urgence toutes les procédures sont foulées au pied. Selon nos informations, les principal bénéficiaire de ces marchés n’est autre que le frère du député de la majorité présidentielle El Khalil Ould Tiyib.

Résultats de cette opération, une décharge énorme s’est créée prés du marché du bétail d’El Mina. Soulignons que cette somme représente quatre fois le montant qui était payé à Pizzorno pour une période équivalente.

Source : Mauriweb (Mauritanie

 

Ordures à Nouakchott : même les morts n’y échappent pas

Depuis que le gouvernement a mis fin au contrat de Dragui Transports (Pizzorno), la ville de Nouakchott croupit sous les tas d’immondices, en dépit des efforts que la CUN déploie pour soulager la capitale. Même nos morts n’y échappent pas. Et pour preuve, ces tas d’immondices qui s’entassent au coin nord du grand cimetière de la ville, située au pk7.

Les charretiers et les voitures viennent y jeter, de nuit, comme de jour, des ordures ménagères mais aussi des cadavres d’animaux… Et curieusement, ni les responsables municipaux et encore moins ceux d’une mosquée située tout près du dépôt à ciel ouvert ne pipent mot pour les en empêcher ou demander à la CUN de prêter une attention particulière pour ce dépôt, en le vidant chaque matin.

Le manque d’expérience et très certainement de motivations substantielles des travailleurs, payés, selon nos informations, 2000 Um/j, et de matériel roulant adapté expliqueraient le manque de réussite de l’expérience de la CUN.

En effet, si au centre-ville, les ordures sont peu visibles, dans les quartiers périphériques, elles ont envahi rues, ruelles et places publique. Et les populations en pâtissent lourdement.

Outre les ordures nauséabondes qu’elles dégagent, elles constituent des nids de mouches et autres larves qui infestent les maisons. En effet, depuis quelques jours, on note dans la banlieue, une forte prolifération des mouches dans les maisons.

Prions Dieu pour que les pluies ne tombent pas sur la capitale avant de la soulager des tas d’ordures qui, non seulement nous disputent nos rues, menacent notre santé, mais aussi dérangent le sommeil de nos morts. Une association ou Ong de protection des morts, ça ne rapporte pas ?

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Pourquoi donner naissance vire au drame pour beaucoup de mauritaniennes ?

Pourquoi  donner naissance vire au drame pour beaucoup de mauritaniennes ?

«La sage femme qui était là est mutée et elle n’a pas été remplacée. En ce début d’année 2014, deux femmes sont mortes en donnant la vie, cela en l’espace d’une semaine : l’une est décédée dés suite d’un accouchement où elle a perdu beaucoup de sang, et l’autre est morte lors de son évacuation à Kaédi.» (Source Diallo Amadou, Cridem).

C’est le témoignage d’une femme au cours d’une manifestation contre la dégradation des conditions sanitaires à Maghama, une ville située à un peu plus de 400 kilomètres de Nouakchott. En Mauritanie, le taux de mortalité maternelle est passé de 686 décès pour 100 000 naissances vivantes en 2007 à environ 626 pour 100 000 actuellement. Une baisse significative mais loin de l’objectif fixé par l’OMD 5.

Pourquoi donner naissance (événement heureux) vire au drame pour beaucoup de mauritaniennes ? Qu’est-ce qui est fait pour réduire la mortalité maternelle ? Les causes de ce fléau sont nombreuses et variées, certaines sont imputables à l’état de notre système de santé et donc médicales, obstétricales, d’autres sont plus socio-économiques et culturel.

Selon Dr Mohamed Cheikh, Gynécologue au centre hospitalier mère et enfant, l’on peut dégager les trois principales causes : « les hémorragies, les complications de l’hypertension artériel et les infections. »

Hémorragies

Pour le Dr Kane, gynécologue obstétricien, les hémorragies sont la première cause des décès maternelle en Mauritanie, à hauteur de 40% environ. « L’hémorragie post partum (après accouchement) est la plus dangereuse, dans les 6 heures qui suivent, la femme doit être transfusée dans le cas échéant le décès est inévitable. Le sang ne se fabrique pas, il se donne et c’est un être humain qui donne son sang. Aucun médicament ne peut la sortir d’affaire si on ne la transfuse pas.» Malheureusement, ajoute Dr Kane, « en Mauritanie, le don de sang volontaire est très faible et les besoins en sang trop peu couvert.. »

Hypertension Artérielle

Une autre cause de mortalité maternelle : « La pré-éclampsie, complication de la grossesse provoquée par l’hypertension artérielle qui se manifeste, pendant ou après l’accouchement. Elle peut provoquer infarctus, attaques cérébrales. « Nous voyons que la plupart de nos structures sanitaires surtout de l’intérieur sont dépourvues de services de réanimations et de médecins réanimateurs. Ce qui peut expliquer le taux élevé de mortalité du à cette pathologie » a ajouté Dr Mohamed Cheikh. En d’autres termes, si par malheur une femme est victime d’hypertension artérielle dans un petit centre de santé qui manque de tout, elle est condamnée.

Infections

Médecin sans frontière estime que dans le monde, les infections sont responsables de la plupart des décès qui surviennent vers la fin du post-partum, environ 76.000 femmes meurent suite aux infections soit 15% annuellement. En ce qui concerne la Mauritanie, le fait que certaines femmes accouchent bon gré malgré à domicile, avec des accoucheuses traditionnelles contribue sensiblement à la hausse du taux de mortalité maternelle. « Jusqu’à présent l’on continue de voir en Mauritanie des accoucheuses traditionnels et auxiliaires dans des hôpitaux.... Imaginez alors les conditions dans lesquels se déroulent les accouchements et complications éventuels par infection » affirme Dr Mohamed cheikh.

Quant à la gynécologue et directrice du Centre Hospitalier Mère et Enfant de Nouakchott, Dr Ba Aissata Yaya, elle résume les 3 principales causes de la mortalité maternelle avec les trois retards. Le 1er trouve sa source dans la famille (communauté, société) il s’agit du retard de la prise de décision de consulter les services de santé. Le 2ème se situe au niveau de l’Etat, il s’agit du retard pour arriver à une structure de santé, du fait du manque d’infrastructures et le 3ème et dernier se situe au niveau du personnel médical, il s’agit du retard pour recevoir un traitement adéquat.

Insuffisance et Répartition inégale du personnel qualifié

D’autre part, le manque criant de personnel médical qualifié (médecin, sages-femmes, gynécologues...) et leur répartition assez inéquitable sont en cause. Il est évident aux yeux de tous que le peu de spécialistes qualifiés est concentré dans quelques une des grandes villes du pays (Nouakchott, Nouadhibou…) au détriment des structures de santé régionales et communales.

Difficulté d’accès aux structures sanitaires

Au-delà des causes obstétricales, il y’a celles socio-économiques et culturelles qui entravent l’accès aux structures sanitaires en mesure de prendre en charge la femme enceinte, ainsi que les conditions qui lui permettent d’accéder aux soins à temps. L’on peut les subdiviser en deux.

Il est à rappeler que la Mauritanie est un vaste pays de 1.030.700 km², que la majorité de sa population vit en milieu rurale et que les femmes représentent plus de la moitié de cette population. Ces zones rurales ou les petites villes manquent le plus souvent d’infrastructures (routes, moyens de transport et hôpitaux dignes de ce nom), on peut dire sans exagération que les femmes enceintes issues de ces zones sont les plus exposées à la mortalité maternelle. A titre d’exemple, il est quasiment impossible pour une femme enceinte d’une localité enclavée de faire les 4 visites prénatales conseillées, surtout en période de pluie.

Contraintes économiques

Plus de 40% de mauritanien vit sous un seuil minium de pauvreté. Cette pauvreté est encore plus marquée en milieu rural. Les coûts du transport, des soins et médicaments prescrits sont souvent hors de portée des femmes enceintes. Déperdition Scolaire et Mariage précoce

Parmi les causes de la mortalité maternelle, il y a aussi le non scolarisation ou le déficit de scolarisation des filles. L’on ne cesse dire que tout pays qui aspire au développement doit miser sur l’éducation, notamment sur la scolarisation des jeunes filles.

De nets progrès ont été certes observés ces dernières décennies en Mauritanie, mais la déperdition scolaire persiste. Selon beaucoup de spécialistes, le niveau d’éducation est un facteur essentiel de la santé d’une femme.

Ce que nous confirme le Dr Kane Amadou racine gynécologue obstétricien, « L’un des facteurs de risques de femmes qui décèdent, c’est l’ignorance, la femmes qui a un niveau socio-économique bas, qui a quitté l’école pour cause de mariage précoce, à 15, 16 ou 17 ans, c’est une grossesse à risque. Elle est très peu réceptives aux messages de sensibilisation, plus le niveau d’étude est élevé plus elle est sensible. C’est pourquoi quand on regarde le profil des femmes qui décèdent suite à une grossesse ou accouchement, l’on voit qu’elles ont généralement un niveau d’alphabétisation assez bas. Donc c’est une cause indirecte de mortalité maternelle, car c’est synonyme de mariage précoce ».

La cellule d’accélération des OMD santé Et le forfait obstétrical

Avec l’appui du système des Nations Unies, notamment du FNUAP, les autorités mauritaniennes agissent pour réduire la mortalité maternelle.

Selon Dr Mohamed Cheikh : «Pour réellement réduire cette mortalité maternelle très élevée en Mauritanie, il y’a quatre axes qui sont : Fournir les soins obstétricaux d’urgence dans toutes les structures, là où il y’a des accouchements, que ça soit dans un département, commune, moughataa ou wilaya.

Assurer des accouchements dans de bonnes conditions, par une sage-femme ou par un infirmier formé en soins obstétricaux d’urgence. Assurer des CPN (Consultations Prénatales) centrées et faire la promotion de la planification familiale.

A l’instar d’autres pays du monde, la Mauritanie a entrepris des démarches et a pris des mesures pour lutter contre la mortalité maternelle. C’est dans ce cadre qu’a été crée La CESCA (cellule Sectorielle de coordination pour l’Accélération des OMD/santé) pour atteindre les 3 objectifs (OMD 4, OMD 5, OMD 6) d’ici 2015 et parmi lesquels la mortalité maternelle.

‘La Cellule est basée au ministère de la santé et est dirigée par une coordinatrice Pr Aissata Ball. La cellule, selon sa coordinatrice « a pour objectif de coordonner la mise en œuvre du plan pour l’accélération de l’atteinte des OMD-santé. » Pour la mortalité maternelle, L’objectif est d’arriver à 232 décès pour 100 000 naissances vivantes.

Renforcement des capacités du personnel de santé et distribution de matériels sont, entre autres, les actions concrètes de la CESCA. Une cellule qui a pour partenaires technique le FNUAP, L’OMS, PNUD, UNICEF. Cinq régions ont été identifiées par la CESCA. Il s’agit du Hodh El Gharbi, du Gogol, du Guidimagha, de l’Adrar et du Tagant

Autres mesures prises pour réduire la mortalité maternelle en Mauritanie : le forfait obstétrical. C’est un projet mis en place à Nouakchott pour lutter contre la mortalité maternelle. Le forfait vise à faciliter aux économiquement vulnérables l’accès financier aux soins et suivis liés a la grossesse à moindre coût.

Avec 5500 Um, elles peuvent avoir droit à quatre consultations prénatales (En début de grossesse, autour du 5eme mois, autour du 7eme mois et vers la fin de la grossesse), droit à l’accouchement (césarienne ou normale), les visites post natales avec leurs nouveaux nés et les échographies.

Le forfait a commencé au centre de Santé de Sebkha de Nouakchott avec d’abord une modernisation des infrastructures et la formation du personnel de santé. Il est en cour d’extension dans toutes les régions de la Mauritanie.

« Le forfait a effectivement permis de prendre en charge un très grand nombre. Donc il a participé à la réduction de la mortalité maternelle, c’est une évidence » constate le Dr Raymond Najar, médecin gynécologue, conseiller à l’hôpital Mère et Enfant de Nouakchott.

Mais il faut, selon lui, « développer les moyens de contraception, développer la prévention, multiplier l’apport des différents départements ministériels, l’apport des cellules comme la CESCA,… » Pour le Dr Raymond Najar, « les causes sont toutes imbriquées ainsi que les solutions, ce n’est pas parce qu’on décrète qu’il faut lutter contre la mortalité maternelle qu’elle va disparaître. Il faut donc une attaque multilatérale, attaquer toutes les causes en même temps…. Il n’en reste pas aussi que c’est un problème de mentalité. »

Mariem Sy et Amadou Sy (stagiaires)

Source : Le Qutodien de Nouakchott

 

La sédentarité augmente le risque d’insuffisance cardiaque

 

 

La sédentarité est le mal du siècle. Rester quotidiennement assis devant un écran augmenterait de 34% le risque d’être victime d’insuffisance cardiaque confirme une étude américaine publiée ce mois-ci.

 

Après avoir suivi 84 000 hommes depuis une dizaine d’années, une étude évoquée dans latribune.fr confirme les risques liés à la sédentarité, chez des personnes passant plus de 5 heures par jour assis devant un écran. Cette inactivité physique augmenterait de 34% leur risque de souffrir d’insuffisance cardiaque, selon une étude réalisée par l’équipe du Pr Deborah Rohm Young qui vient d’être publiée dans la revue internationale Circulation Heart Failure.

 

Moins l’on fait d’effort, plus le muscle cardiaque s’affaiblit et plus l’insuffisance cardiaque s’aggrave confirme les spécialistes.

enviro2b.com

Mission humanitaire au secours des enfants cardiaques

Mission humanitaire au secours des enfants cardiaquesLa Fondation Mauritanienne du Cœur et l'Association Franco-Mauritanienne du Cœur organisent, en Mauritanie, avec le soutien de la Fondation américaine Heart Fund, une mission humanitaire sous le thème «le Coeur de l'enfant».

Devant se dérouler entre le 02 et le 08 décembre courant, notre compatriote le Professeur Ly Mohamed, accompagné de trois autres médecins et d'une équipe de 6 infirmières, procéderont á des opérations de cardiologie pédiatrique aussi bien à Nouakchott qu'à Boutilimitt.

Plus d'une dizaine d'enfants issus de milieux défavorisés et traînant diverses maladies cardiaques seront traités, gratuitement, selon les techniques les plus modernes suivies en Europe et aux États-Unis où ce genre d'interventions chirurgicales complexes coûteraient plus de 25.000, Euro.

Professeur émérite servant depuis de longues années dans l'un des plus grands hôpitaux spécialisés dans les maladies du cœur, l'Hôpital Marie Lalonge à Evry, en France, le Professeur Ly Mohamed n'en est pas á sa première mission humanitaire en Mauritanie.

Depuis plus d'une décennie, sa fondation, la Fondation Mauritanienne du Cœur s'investit grandement dans la prise en charge des patients du cœur et des maladies cardio-vasculaires en Mauritanie. La Fondation organise, chaque année, à cette fin et en moyenne, deux missions humanitaires en Mauritanie. Officiant le plus souvent à l'Hôpital Cheikh Zayed à Nouakchott, la Fondation entame, avec Boutilimitt, sa première mission à l'intérieur du pays.

A moyen terme, le Professeur et ses amis volontaires envisagent d'organiser des missions pareilles dans divers endroits à l'intérieur du pays, notamment á Nouadhibou, Rosso, Aleg, Kaédi, Sélibaby, Kiffa, Aioun et Néma.

Ce genre de missions est une importante contribution de la diaspora mauritanienne à l'amélioration des conditions de santé des populations locales, surtout dans des domaines complexes et pointus comme les maladies cardio-vasculaires, véritable défi de santé de notre temps.

Source : Rédaction Cridem

 

 

Les biscuits Oreo seraient aussi addictifs que la cocaïne

 

Les Oreo, ces petits biscuits noirs et blanc riches en graisse et en sucre, produisent des effets similaires aux drogues, selon une étude américaine réalisée sur des rats. Voici pourquoi.

 

Difficile de résister aux Oreo, ces biscuits noirs fourrés à la crème. Et pour cause. Une expérience sur des  rats  démontre que ces petits gâteaux provoquent sur le cerveau des effets proches de ceux produits par les drogues dures. Les résultats de cette étude menée par des étudiants en neurosciences du Connecticut College, aux  Etats-Unis ,  ont été publiés mardi sur le site de leur université.

 

Un groupe de rats a été placé devant deux piles, d'un côté des galettes de riz, de l'autre des Oreo. Les rongeurs se sont précipités sur la deuxième pile. Les chercheurs ont ensuite comparé ces résultats avec une autre série de tests. Un groupe de rats a reçu une injection de cocaïne ou de morphine, un autre une solution saline. Les scientifiques ont constaté des réactions provoquées dans le cerveau des rongeurs sont similaires quand ils consomment des Oreo et quand ils reçoivent des injections de drogue.

 

"Nos recherches renforcent la théorie selon laquelle la nourriture riche en graisse et en sucre stimule le cerveau de la même manière que les drogues", assure Joseph Schroeder, l'un des professeurs qui encadre ces recherches. "Cela explique pourquoi certaines personnes ne peuvent pas résister à ces aliments alors qu'ils savent que c'est mauvais pour eux", explique-t-il.

TF1

               

 

 

               

 

 

Visite du gouverneur du District 403 du Lions Club International

 

Un appel aux clubs de Mauritanie pour aider les populations touchées par les inondations des dernières pluies à Nouakchott a été lancé.

Le gouverneur du District 403A1 du Lions Clubs International, le Guinéen Georges- Gandhi  Faraguet Tounkara a quitté Nouakchott ce mercredi 25 septembre 2013, après une visite de trois jours en Mauritanie. plusieurs

Pendant son séjour en Mauritanie, Le Gouverneur du District 403A1 du Lions a rencontré hauts responsables mauritaniens, dont notamment le Ministre de l’environnement et du Développement durable,   le Secrétaire Général du Ministère de la santé et le Président de la Communauté Urbaine de Nouakchott. Au cours de ces rencontres, il a été question de la coopération qui existe entre son organisation et la Mauritanie. Dans ce cadre, l’extension du centre « Priorité à la vue » de Teyarett a été évoquée, ainsi que l’intervention des clubs lions de Mauritanie pour aider les populations sinistrées, suite aux dernières pluies tombées dans la capitale. La protection de la ville de Nouakchott contre l’avancée du désert, par la plantation d’arbres, n’a également pas été omise.

Il faut rappeler que la fondation du Lions finance en Mauritanie, depuis quelques années, un projet « Sight First » (lutte contre les maladies la cécité, le trachome etc.…). Ce projet, qui a été une réussite, a été renouvelé par deux fois, après son achèvement.

Georges Gandhi a visité le siège du projet qui se situe à Teyarett. Il s’est rendu dans plusieurs quartiers inondés par les eaux de pluie et a présidé une cérémonie de remise de dons offerts par les clubs Lions de Nouakchott au C.R.E.N de Teyarett.

Une rencontre avec les clubs lions et léo à T’Feila Hôtel a marquée la fin de sa visite en Mauritanie. C’était pour lui l’occasion de s’enquérir du bon fonctionnement des clubs et de prodiguer conseils et recommandations pour ses soldats du service, afin qu’ils viennent en aide aux populations, tout en tenant compte de leurs besoins et des orientations fixées par les autorités publiques.

Derissa

Mauritanie: des cas de diarrhée accompagnée de vomissements, recensés au Brkana

Mauritanie: des cas de diarrhée accompagnée de vomissements, recensés au Brkana

Des cas de diarrhée, accompagnée de vomissements, sont constatés en particulier chez les enfants et les personnes âgées, dans plusieurs communes de la wilaya Brakna (Sud Mauritanie).

La plupart des cas sont recensés, ces deniers jours, à Aleg, capitale de la wilaya, et à Magta Lahjar, a rapporté le correspondant de Alakhbar de sources hospitalières.

Après des premiers soins, certains patients sont transférés à Nouakchott et d’autres à l’hôpital Cheikh Hamdi à Boutilimit.

Des maladies comme la diarrhée et le paludisme sont causées, à chaque saison des pluies, par la multiplication de marécages et par l’apparition de moustiques.

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Nouakchott se noie et le gouvernement croise les bras

Nouakchott se noie et le gouvernement croise les bras

Les principaux quartiers de Nouakchott ont les pieds dans l’eau, dans les zones périphériques et pauvres comme Dar Naim, Riad, Baasra, et même Sebkha, des milliers de familles sont sans abris. La raison : quelques gouttes de pluie.

Jusqu’ici les sinistrés n’ont pas encore vu une intervention des autorités, sous quelque forme que ça soit. Et de toute les façons il ya peu de chose à faire à part venir en aide matériellement pour compenser partiellement les pertes considérables.

Les maigres moyens des services d’assainissement se focalisent sur les mares qui se sont formées en plein centre ville, pour le pompage des eaux stagnantes et dégager ainsi le périmètre de la présidence et des ambassades. Il faut dire que chaque année, on est face au même problème.

Contrairement à toutes les villes du monde, Nouakchott ne dispose pas de réseau fiable pour l’évacuation des eaux usées et de ruissellement. L’ancien réseau, aujourd’hui vétuste et saturé, a été construit dans les années 1960 et était destiné à la cité naissante dont les habitants faisaient à peine 5000 personnes.

Aujourd’hui, la ville compte prés d’un million d’habitants. Et toute sa consommation d’eau finit dans son sous sol à telle enseigne, que la ville est maintenant comme posée sur un chiffon imbibé d’eau. Les anciens quartiers comme le Ksar qui ont subi l’épreuve du temps en s’enfonçant dans le sol, quasiment toutes les maisons anciennes connaissent le phénomène de suintement de l’eau.

Les habitants ne savent plus à quel saint se vouer. Les écoles et les dispensaires sont envahis et tous ceux qui ont les moyens de déménager l’ont fait.

Pour le moment, les autorités publiques ne semblent mener aucune réflexion pour la mise en place d’un assainissement digne de ce nom, le seul à même d’assurer une solution pérenne. Pourtant en février 2010, l’actuel ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Mohamed Lemine Ould Aboye et la directrice adjointe de la société chinoise, China Gezhouba Group International Corporation, CGGC, Mme Ma Ying Ying avait signé un mémorandum d’entente confiant à la société chinoise la réalisation de la première étape du plan d’assainissement de la ville Nouakchott.

En vertu de cet accord, l’entreprise chinoise devait se charger de la réalisation de travaux d’assainissement à Nouakchott. En principe, CGGC devait donner son premier coup de pioche avant la fin de l’année 2010, pour une durée des travaux estimée à trois ans et demi. Ce marché comprenait le plan d’assainissement de quatre moughataas; Tevragh Zeina, El-Mina, Sebkha et le Ksar.

Le projet de 42 mois comportait la conception, la fourniture de matériel, la construction ou l’installation et la mise en service des installations, telles que les réseaux de canalisations des eaux usées, un réseau de canalisations d’eau de pluie, une station de pompage des eaux usées, une station de pompage d’eau de pluie (étang / infiltration), une usine de traitement des eaux usées, et des locaux administratifs devant abriter la Direction de l’Assainissement.

A l’époque des observateurs s’étaient étonnés que ce fût le ministre des Affaires économiques Sidi Ould Tah qui effectuât le déplacement de Pékin pour signer en catimini la convention avec les chinois. Toujours est il qu’au retour de cette mission, Sidi Ould Tah avait affirmé qu’il avait obtenu le financement des travaux par l’Eximbank of China pour la somme de 199 millions de dollars pour les quatre moughataa concernées.

A l’époque ce montant avait été jugé exorbitant par plusieurs observateurs qui mettent en avant une étude réalisée par un bureau d’étude marocain à la demande de la Banque Mondiale et qui avait chiffré les travaux d’assainissement des neufs Moughataa de Nouakchott à la somme de 28 666 000 000 ouguiya soit un peu moins de 100 millions de dollars.

Ce prix comprend un réseau des eaux usées, des stations de pompage et de relevage, des dispositifs d’assainissement individuel pour les quartiers les plus pauvres (7500 unités), l’étude et réalisation de la digue de protection de la ville contre l’immersion des eaux de la mer, une station d’épuration par boues activées à faible charge (Pole A), l’aménagement des lits de séchage pour la vidange des fosses septiques au niveau des sites d’épuration…

Cette disparité importante entre les deux évaluations avait grandement interpellé ces observateurs qui y voyaient une preuve supplémentaire de gabegie dont ce département semble être le centre. Il faut rappeler que la ville de Nouakchott n’est actuellement dotée que d’un réseau d’assainissement en majorité de type pseudo-séparatif qui couvre une partie de Tevragh Zeina.

La longueur linéaire totale de ce réseau est de 69 km dont 31 km non fonctionnels. Les eaux usées collectées débouchent dans la station d’épuration existante, de type chenal d’oxydation, réalisée depuis 1960 et qui est implantée actuellement en plein centre ville. Ce réseau ne couvre que partiellement la Moughataa de Tevragh Zeina avec un taux de raccordement global de 4% seulement.

Un deuxième réseau réalisé dans les années 80 (non fonctionnel) d’un linéaire de 31km avec trois stations de refoulement, n’a pas été réceptionné; néanmoins des branchements clandestins y ont été réalisés. Ces ouvrages se trouvent actuellement dans un état dégradé et il est pratiquement impossible de localiser les regards.

Compte tenu de l’âge des conduites, de l’agressivité du milieu de pose (attaque extérieure) et de la prolifération du gaz (H2S) à l’intérieur des conduites (attaque intérieure) ces ouvrages sont désormais irrécupérables.

La capacité de la station d’épuration existante couvre les zones assainies par un réseau collectif, mais l’état vétuste de ses équipements ne lui permet pas d’assurer un traitement des effluents dans les normes requises, alors que les eaux épurées étaient réutilisées en aval pour l’arrosage des zones maraîchères.

Certains carrefours de la ville sont néanmoins raccordés par des avaloirs au réseau des eaux usées pour drainer les eaux de ruissellement mais, freiné par la capacité hydraulique limitée du réseau et des stations de pompage, le ruissellement des eaux pluviales demeure critique puisqu’il bloque la circulation, pendant les heures de pluie, au niveau du centre ville et dans certains quartiers résidentiels.

Le Gouvernement mauritanien avait initié une première étude en 1999/2000 portant sur l’établissement d’un plan Directeur d’Assainissement de la ville de Nouakchott sur financement du FADES.

Avec l’entrée en service de l’alimentation en eau à partir d’Aftout essahli et des inondations répétitives et suite à une recommandation des bailleurs de fonds à l’occasion d’une réunion tenue en Juin 2006 à Nouakchott, le Gouvernement a procédé à la réactualisation de l’étude du plan Directeur de l’Assainissement en 2007/2008 et c’est le résultat de cette actualisation qui nous permet aujourd’hui de penser que le marché signé par Sidi Ould Tah est très largement surestimé.

Il est indéniable que la mise en service d’Aftout Essahili a doublé la quantité des eaux usées et de ce fait requiert une solution d’urgence pour l’évacuation et le traitement de ces eaux.

Pour le moment cette solution ne semble pas à l’ordre du jour, ce dossier étant renvoyé aux calendes grecques, à moins qu’Ould Abdel Aziz ne le réserve pour être son cheval bataille à la prochaine échéance électorale.

Source : Le Quotidien de Nouakchott (BC)

 

Pr Outouma Soumaré : nouveau DG de l’Hôpital Neuro- Psychiatrique

Outouma Soumaré : nouveau DG de l’Hôpital Neuro Psychiatrique

Outouma Soumaré, professeur en Neurochirurgie a été nommé Jeudi 13 Juin 2013, lors du conseil des Ministres, Directeur General de l’hôpital Neuro Psychiatrique à Nouakchott.

Chirurgien dans les Hôpitaux et ancien membre de la Commission Electorale Nationale et Indépendante 'CENI", Outouma Soumaré fut membre actif de IRA et président du comité préparatoire de Inal.

Rappelons, que l’hôpital militaire avait rompu son contrat avec ordre de cesser sur-le-champ toute activité dans cet hôpital. C’était lors de son activisme au sein de la COD, où il occupait le poste de Président d’un Parti Politique dénommé «l’Avant-garde des Forces du Changement démocratique ».

Source : Essirage

 

Visite officielle en Mauritanie de Radeteru KONOE, président de la FICR

Le Président de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), Monsieur Tadeteru KONOE, effectuera une visite de travail de quatre jours en Mauritanie, dans le cadre du renforcement de la coopération humanitaire entre son institution, les Sociétés nationales de Croix-Rouge Croissant-Rouge de la région du Sahel et les gouvernements.

Durant cette visite, Monsieur Tadeteru KONOE rencontrera les autorités mauritaniennes, les dirigeants du Croissant-Rouge mauritanien et ceux de neuf autres Sociétés nationales de la Croix-Rouge de la région du Sahel (Burkina Faso, Cap-Vert, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Niger, Senegal et Tchad) afin de passer en revue la mise en œuvre et le développement de projets/programmes en faveur des communautés les plus vulnérables de cette région. Parmi les questions prioritaires qui seront abordées, figurent la crise alimentaire qui a affecté plus de 18 millions de personnes au Sahel en 2012, ainsi que les opérations menées par la Croix-Rouge/ Croissant-Rouge pour y faire face.

Le mercredi 24 avril à 10heures Monsieur Konoé fera une allocution à l’intention des Présidents et Secrétaires Généraux des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du groupe Sahel, qui se réuniront à Nouakchott du 24 au 26 avril, dans le cadre de leur Assemblée Générale. Ensuite  à midi, Monsieur Konoé aura un entretien avec son Excellence le Premier Ministre, Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, avec qui, il s’entretiendra des questions humanitaires et de développement en Mauritanie et dans la région Sahel ainsi que les programmes mis en œuvre par les Sociétés de Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.

Le Président Konoé aura également des entretiens avec quelques ministres dans la journée du 24 avril : le Ministre des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille, Mme Aicha Vall Mint Michel ; le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Monsieur Mohamed Ould Boilil ; le Ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Hamadi Ould Baba Ould Hamadi.

Le jeudi 26 avril, Monsieur Konoé visitera quelques projets de sécurité alimentaire mis en œuvre par le Croissant-Rouge mauritanien à Maghta Lahjar, avec le soutien de la FICR, en réponse à l’insécurité alimentaire qui a frappé le pays l’année dernière.

Les journalistes sont invités à assurer la couverture des évenements suivants :

  • Ouverture officielle de la réunion du Groupe Sahel à 9heures à l’Hôtel MauriCenter de Nouakchott, le mercredi 24 avril (convocation à 9heures)
  • Rencontre avec le Premier ministre le mercredi 24 avril à midi à la primature

Pour plus d’informations, contactez :

  • Mohamed Chighali,  Responsable Communication Croissant-Rouge mauritanien, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Cel: 43 42 41 02
  • Dicko Soudani, Point focal médias pour l’Assemblée Générale du groupe Sahel, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Cel : 46 489 783,

Moustapha Diallo, Chargé de communication FICR, +221 04 05 40 90, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

Décès à Paris du frère du président Mohamed Ould Abdel Aziz

Selon une source bien informée, Ahmedou Ould Abdel Aziz, jeune frère du président Mohamed Ould Abdel Aziz est décédé, lundi, à Paris des suites d’une longue maladie.

Le défunt était fréquemment à Paris, où il suivait un traitement.

Inna lilahi wa inna ileyhi rajioun.


Initiative des Organisations de la Société Civile (Syndicats et ONG’s) FONADH, CYBERFORUM, CLTM, CGTM :

La Mauritanie a bénéficié en 2001 d’un hôpital ophtalmologique construit et équipé par la Fondation Bouamatou qui est dédié entièrement aux populations nécessiteuses. Cette structure, de niveau élevé fonctionne en tant que centre de référence et reçoit les patients qui sont envoyés par toutes les structures sanitaires du pays.

Depuis quelques semaines, ce qu’il est convenu d’appeler « L’affaire Bouamatou » semble déraper dangereusement, sortant du terrain banal de l’impôt pour emprunter une voie s’apparentant, hélas, à un acharnement contre un opérateur économique.

En effet, les pouvoirs publics, n’ont pas hésité à bloquer un virement de l’Hôpital ophtalmologique (Fondation Bouamatou), au risque d’asphyxier cet outil sanitaire indispensable pour la santé des personnes souffrant des yeux, nécessiteuses et sans autre possibilité de se soigner gratuitement que dans cet hôpital.

Cet hôpital, fonctionnel à souhait, doté d’équipements modernes et d’un personnel qualifié, fait le bonheur, aussi bien des malades mauritaniens que d’autres venus d’ailleurs, tant sa réputation a traversé les frontières et rehaussé l’image, non pas seulement de son fondateur, mais aussi de la Mauritanie toute entière.

Depuis sa création, « l’Hôpital Bouamatou » engrange des résultats probants des divers programmes qu’il a développés : lutte contre le trachome, création de centres de soins oculaires à vocation chirurgicale, campagnes de dépistage et de prévention des maladies oculaires, distribution de lunettes correctrices, réinsertion des aveugles et des malvoyants, formation de spécialistes…

Malgré ce palmarès social louable dont se glorifient toutes les populations nécessiteuses de notre pays, nous assistons à une volonté des pouvoirs publics de détruire complètement cette structure en la privant de ressources affectées à son fonctionnement.

Voir aujourd’hui un tel outil voué à l’anéantissement pour des motifs inavoués interpelle la conscience de chacun.

Les Organisations de la Société Civile (Syndicats et ONG’s) signataires du présent communiqué

• appellent les pouvoirs publics à se ressaisir pour mettre fin à ces agissements anachroniques,

• appellent à une restauration urgente de l’Etat de droit et au respect des biens tant publics que privés des citoyens.

• apportent leur solidarité pleine et entière à la Fondation Bouamatou qui doit être mise à l’abri de tout règlement de compte.

Nouakchott, le 05 Mars 2013

Pour les Organisations signataires :

1. Mr Sarr Mamadou Moctar
,
Secrétaire Général du Forum des Organisations Nationales des Droits de l’Homme (FONADH)
2. Mme Khattou Mint Baham,
Présidente du Cyber Forum de la Société Civile (CYBERORUM)
3. Mr Samory O. Beye,
Secrétaire Général de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM)
4. Mr Abdallahi O. Mohamed Dit Nahah,
Secrétaire Général de la Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM)

Source : Cridem

Réception d'un don turc d'équipements destinés aux handicapés moteurs

Des équipements techniques de soutien aux personnes handicapées moteurs, don de la République de Turquie, ont été réceptionnés jeudi au centre de promotion féminine de Nouakchott par le secrétaire général du ministère des affaires sociales, de la famille et de l'enfance des mains de l'ambassadeur turc en Mauritanie.

Dans son mot pour l'occasion, le secrétaire général a souligné la nécessité de la prise en charge des personnes handicapées et de leur insertion dans l'entreprise du développement, conformément aux directives du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

Il a rappelé que des étapes importantes ont été franchies ces dernières années en matière de renforcement de capacités et d'autonomie financière des handicapés mauritaniens par des activités génératrices de revenus.

Pour sa part, SEM. Musa Kulklikaya, ambassadeur de la Turquie à Nouakchott a salué le rôle d'appui et de soutien que jouent les organisations et associations caritatives en faveur des personnes handicapées.

Il a également souligné l'exemplarité des relations de coopération liant la Mauritanie et la Turquie.

Source AMI

Tasiast Mauritanie annonce une deuxième livraison de fournitures médicales au profit des hôpitaux en Mauritanie

 

Tasiast Mauritanie a procédé aujourd'hui à la deuxième livraison de fournitures médicales essentielles destinées aux hôpitaux mauritaniens. Cette livraison est le fruit d'une collaboration continue entre Tasiast Mauritanie, le Ministère de la Santé et du projet CURE - une ONG américaine œuvrant dans le domaine de la santé. La livraison des premiers conteneurs avait eu lieu le 7 Octobre 2012 à Nouadhibou.

Le programme global porte sur la livraison de cinq conteneurs de fournitures médicales d’une valeur de 2,5 millions de dollars répartis entre trois principaux hôpitaux et dix centres de santé à Nouadhibou, à Nouakchott et dans l'Inchiri. Les fournitures médicales comportent: des défibrillateurs, centrifugeuses, autoclaves, lits d'hôpitaux, bandages, fauteuils roulants, tubes et pansements.

Cette deuxième livraison sera au profit des hôpitaux de Nouakchott avec deux conteneurs destinés à l'hôpital national (Centre Hospitalier de Nouakchott), au poste de santé Ewva, et au poste de santé Al Hanane appartenant par une ONG.


Melainine Ould Tomy, vice-président des Affaires extérieures a déclaré lors de la cérémonie: «Nous sommes ravis de recevoir la deuxième livraison de ces engins de sauvetage et l'amélioration de la vie des fournitures médicales. Santé et bien-être sont importants pour nous, et en tant qu'entreprise responsable, nous nous engageons à aider partout où nous le pouvons. Nous sommes impatients d'annoncer la livraison finale des deux autres conteneurs dans l'avenir. "

Le gouvernement mauritanien interdit les sacs en plastique

Le gouvernement mauritanien a décidé d'interdire à partir de mardi la fabrication, la commercialisation et l'usage des sacs en plastique pour préserver l'environnement, a annoncé l'agence officielle d'information.

L'interdiction prévoit des peines de prison ferme pouvant aller jusqu'à un an et des amendes atteignant un million d'ouguiyas (2.500 euros) pour les fabricants, importateurs et utilisateurs de sachets plastique, affirme l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI), citant le ministre mauritanien de l'Environnement, Ahmedi Camara.

Le ministre a indiqué que la quasi-totalité (des) déchets d'emballages en plastique ne sont pas collectés et se retrouvent dans le milieu naturel, terrestre et marin, où ils sont parfois ingérés par quelques espèces marines et le bétail, entraînant leur mort.

Il a précisé que 80% des bovins tués aux abattoirs de Nouakchott sont porteurs de sacs en plastique dans leur panse.

La matière plastique représente 25% des 56.000 tonnes de déchets produits annuellement par la ville de Nouakchott, selon des statistiques officielles.

Le gouvernement et ses partenaires dont le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et des ONG locales font depuis jeudi la promotion de nouveaux sacs solubles dans la nature à base de papier notamment, pour remplacer le plastique.

Source AMI

Le gouverneur du district 403 A1 du Lions Club International, en visite en Mauritanie

Le nouveau gouverneur du District 403A1 du Lions Clubs International, le malien Mama Tapo effectuera pour compter du Mardi 20 novembre 2012 une visite en Mauritanie.
Au cours de son séjour à Nouakchott, qui entre dans le cadre d'une tournée de prise de contact, le gouverneur rencontrera les clubs Lions et Leo de la cité et les différents partenaires de l'Association en Mauritanie, notamment les responsables du ministère de la santé et ceux de l'environnement.
Il visitera également plusieurs sites ayant reçus des dons de la part des clubs de Mauritanie (écoles, CREN etc...).
Le gouverneur actuel est élu pour un mandat d'une année (2012-2013). Il remplace à ce poste le mauritanien Khattar Alioune.


Il faut préciser que le Lions Clubs International est une association caritative qui a pour but de "servir". Elle a mené dans notre pays plusieurs actions en direction des malvoyants, des établissements scolaires, des orphelinats, des centres de nutrition. Elle a également contribué dans la sensibilisation et la mobilisation pour la lutte contre le SIDA, la tuberculose et le malaria. Elle a organise par ailleurs des opérations de don de sang et s'est investie dans plusieurs actions menées dans le cadre des catastrophes naturelles.


 DSB