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Santé en Mauritanie

Mauritanie : des partis politiques dénoncent la hausse des coûts des prestations médicales

Mauritanie : des partis politiques dénoncent la hausse des coûts des prestations médicalesSahara Médias - Deux formations politiques mauritaniennes ont dénoncé ce mardi la décision des autorités de rehausser les coûts des prestations médicales dans les structures sanitaires publiques et demander sa remise en cause.

Le parti Tewassoul appelle la population à refuser cette mesure qualifiée « d’arbitraire » et de la dénoncer par toutes les formes que permet la loi.

Cette formation d’obédience islamiste, a condamné ce qu’il a appelé la situation déplorable du secteur de la santé en Mauritanie, soulignant la faiblesse de la couverture médicale et l’ignorance absolue des revendications du personnel soignant.

Pour sa part le parti « Hatem » a appelé tous les partis politiques, les organisations de la société civile et toutes les forces vives du pays à rejeter tout ce qui est de nature à affecter la situation sanitaire et les conditions de vie des citoyens.

La formation politique juge la décision « contraignante et injustifiée » considérant qu’elle ignorait la situation difficile que vivent les populations, la hausse des prix des produits alimentaires, la faiblesse de la monnaie nationale mais aussi les salaires, selon le communiqué de la formation politique.

Les autorités mauritaniennes avaient décidé, il y a quelques mois, de réviser à la hausse les coûts des prestations médicales dans les hôpitaux publics, des mesures appliquées depuis le début de ce mois de mars.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Tidjikja : Violente manifestation contre la nouvelle tarification des actes médicaux et chirurgicaux

Tidjikja : Violente manifestation contre la nouvelle tarification des actes médicaux et chirurgicaux [En Images]Nouakchott Info - Les élèves du fondamental, ceux du secondaire et ceux de l’enseignement technique de Tidjikja, sont sortis, en masse, ce mardi 5 mars pour protester, vigoureusement, contre la nouvelle tarification harmonisée des actes médico-chirurgicaux, biologiques et radiologiques qu’ils jugent excessifs.

Les manifestants ont sillonné les différents axes de la ville avant de s’immobiliser devant le portail de l’hôpital régional de Tidjikja pour donner libre court à leur fureur.

Certains patients et leurs accompagnants se sont joints à la masse des manifestants et ont saisi l’occasion pour exprimer, haut et fort, leur rejet de la nouvelle tarification. « C’est inhumain, je suis vraiment outré, comment peut on imaginer une seule fois des populations aussi diminues frappées de plein fouet par la pauvreté, être obligées de débourser des sommes faramineuses pour des actes médicaux aussi simples.

C’est une mesure inappropriée, inapplicable et tout fait en déphasage avec la politique de la lutte contre la pauvreté prônée par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz. L’état doit revoir sa copie et proposer une tarification plus souple et mieux adaptée » Lance ce retraité venu se faire consulter. Cette opinion est largement partagée par les populations locales qui, depuis quelques jours, ne ratent aucune occasion pour exprimer leur désapprobation.

Les patientes qui viennent du Rif sont les plus éprouvés. Diminuées physiquement et présentant des signes évidents de sous alimentation du fait des effets conjugués de la sécheresse, ces populations sans ressources sont confrontées à de nombreux problèmes. « Je suis venue accompagner ma maman qui souffre d’une pneumonie, je n’ai plus de moyens pour payer son lit d’hospitalisation encore moins les médicaments qu’on me demande de payer.
Nous avons vendu tout le bétail qui était en notre possession. Il ne me reste plus que mes yeux pour pleurer. Tout est cher au niveau de l’hôpital de Tidjikja. Désormais, les pauvres ne peuvent plus s’y soigner « fulmine cette accompagnante venue de Salat Eniewi.

Composé en grande majorité de populations pauvres, le Tagant est une zone d’indigence par excellence. Plus des trois quart des populations locales vivent dans une extrême pauvreté accentuée par la rareté des ressources naturelles du fait des déficits pluviométriques répétés ces quinze dernières années.

La nouvelle tarification harmonisée des actes médico-chirurgicaux, biologiques et radiologiques appliquée au niveau national ne peut réussir dans cette région si des mesures d’accompagnement ne sont pas prises en faveur des plus pauvres.

La couverture médicale universelle ne saurait être une panacée. Dans cette région, rares sont les pères de famille capables de débourser les 600 MRU exigés à l’adhésion et les 200 MRU mensuels par membre de famille.

A noter enfin, selon le Directeur général adjoint de l’hôpital de Tidjikja le Chirurgien dentiste Docteur Sarr Moctar, les manifestants n’ont déposé aucune doléance, ils se sont juste contentés de manifester devant le portail de l’hôpital.

Khalil Sow
Source : Nouakchott Info (Mauritanie)

 

Mauritanie : les médecins résidents suspendent leur garde à l’hôpital national

Mauritanie : les médecins résidents suspendent leur garde à l’hôpital nationalSahara Médias - Le bureau exécutif des médecins résidents a annoncé vendredi la suspension de leur permanence à l’hôpital national pour dénoncer ce qu’ils ont appelé « les conditions déplorables qu’ils vivent et l’absence de protection juridique ».

Dans leur communiqué les médecins justifient leur décision par le renvoi arbitraire par le directeur de l’hôpital d’un médecin résident dans le service de réanimation.

Ils ont demandé l’application de la convention médicale de la faculté de médecine qui détermine leurs droits et leurs obligations mais ont réclamé aussi le paiement de leurs indemnités de garde et leurs primes d’encouragement impayées depuis 8 mois.

Dans leur lettre adressée au directeur de l’hôpital, aux chefs de services et au doyen de la faculté, les médecins résidents ont réaffirmé leur détermination à poursuivre leur mouvement jusqu’à ce que leur collègue renvoyé soit réhabilité et que leurs autres doléances relatives à leur protection juridique et leurs arriérés soient satisfaites.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Mauritanie: la lutte contre les faux médicaments bat son plein

Mauritanie: la lutte contre les faux médicaments bat son pleinEn Mauritanie, des dizaines de pharmacies ont été fermées ces derniers jours par le gouvernement. Les autorités les accusent de violer la loi sur l’importation et la vente de médicaments. Toute cette opération s’insère dans le cadre d’une campagne de lutte contre les faux médicaments.

La campagne a été lancée en 2018. Près d’une centaine de pharmacies ont déjà été fermées pour non-respect des règles d’hygiène et pour commercialisation de médicaments contrefaits. En fin de semaine, cinq nouvelles officines ont été fermées dans le Guidimakha, une région de l’Est mauritanien, frontalière du Mali et du Sénégal. Kane Boubacar, ministre mauritanien de la Santé se veut ferme :

« On fait l’inspection (de la pharmacie, NDLR), quand on voit qu’il y a des défauts, on la ferme. Est-ce que la climatisation est correcte ? Est-ce que l’hygiène est correcte ? On la ferme jusqu’à ce que son cahier des charges soit rétabli. »

Le ministre de la Santé se veut plus ferme lorsqu’il s’agira de réprimer les auteurs de commercialisation des médicaments falsifiés, peu importe leur quantité. Pour Kane Boubacar, « là, la fermeture va être plus longue et pénalement on châtie de la même manière celui qui vend un paquet de faux médicaments ou une tonne de faux médicaments. »

Pour mieux contrôler l’approvisionnement des dépôts pharmaceutiques en provenance de l’étranger, le gouvernement mauritanien a ouvert deux points de passage : le port et l’aéroport international Oumtounsy de Nouakchott.

Source : RFI Afrique

 

La CNAM élargit ses services à tous les citoyens contre 4000 MRO

La CNAM élargit ses services à tous les citoyens contre 4000 MROLe Conseil des Ministres s'est réuni hier Jeudi 07 février 2019, sous la présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté plusieurs projets de décrets et une communication relative à l’extension du régime d’assurance maladie géré par la CNAM.

Le ministre de la santé, Pr Kane Boubacar s’est appesanti sur le sujet au cours du son commentaire, en compagnie d’autres du gouvernement des résultats du conseil des ministres tenu quelques instants plus tôt.

« Le département de la santé a, sur instructions du Président de la République, généralisé l’assurance maladie à tous les citoyens », a-t-il affirmé, précisant que tout celui qui veut s’assurer peut le faire moyennant le payement menseul de 400 MRU (4.000 MRO).

La CNAM, qui a commencé en 2007 par assurer les fonctionnaires de la Fonction publique et les députés a étendu en 2012 cette assurance aux autres travailleurs de l’Etat, à ceux des établissements publics et aux avocats, avant d’élargir ses services aux citoyens, rappelle-t-on.


Hôpital National : Le nouveau Dg secoue le mammouth !

Le nouveau directeur de l’hôpital national n’est pas allé du dos de la cuillère. Après avoir pris service, le médecin du président a indiqué au personnel de l’établissement de quel bois il se chauffe. Désormais, les responsables des  services doivent pointer à 07H 30, faute de quoi, ils  seront convoqués  par le boss pour justifier leur retard  ou absence. Le directeur donne l’exemple, il est sur les lieux à 7H. Pour ceux qui fréquentent l’établissement gangrené par le laxisme, les retards,  l’absentéisme, le clientélisme, des présences flash de certains responsables, des médecins qui ne montent qu’une seule journée sur 5, et  pour seulement quelques petites heures, des médecins qui passent le plus clair de leurs temps dans le petit restaurant de l’hôpital où  ils prennent leur petit déjeuner,  pendant que des patients, parfois dans des situations critiques  poireautent devant des salles de consultations  ou attendent des visites matinales, les choses commencent à évoluer. La ponctualité est désormais de rigueur. Des chefs de services qui ne mettent pieds dans leurs  bureaux  que pour quelques petites heures, voire quelques minutes, commencent à revenir.

Qui de mieux pour s’attaquer à ces mauvaises habitudes du personnel de cet établissement que le médecin personnel du Rais  qui aurait reçu carte blanche pour mettre de l’ordre dans cet établissement dont les  urgences sont les plus décriées de la République ? Mais selon nos sources,  le nouveau directeur n’a pas tardé à se heurter aux absentéistes dont certains, rappelés à l’ordre,  n’ont pas hésité à le qualifier d’ « arrogant ».

Espérons tout de même qu’il saura redonner au premier établissement hospitalier de la capitale ses lettres de noblesse, et permettre aux patients de le fréquenter de nouveau. Pour cela, il doit régler le problème des médecins dont la majorité passent le plus clair de leur temps dans leurs cliniques privées, y orientent des patients, souvent sans moyens. En Mauritanie, le privé a fini de tuer le public, hélas !

Soure : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : appel en faveur d’un bon usage des antibiotiques

Mauritanie : appel en faveur d’un bon usage des antibiotiquesLe directeur du centre national de la recherche dans le domaine de la santé en Mauritanie, le professeur Mohamed Abdellahi O. Bellahi a appelé à la prise de mesures à même d’empêcher l’usage anarchique des antibiotiques dans le pays.

Le directeur s’exprimait à l’occasion de la célébration de la journée mondiale pour la lutte contre la résistance des bactéries aux antibiotiques organisée cette année sous le thème « pour une meilleure utilisation des antibiotiques ».

Le professeur O. Bellahi a dit que l’utilisation anarchique des antibiotiques engendre une résistance des bactéries et empêche du coup la guérison de la maladie.

Cette journée a été célébrée pour la première fois par le ministère mauritanien de la santé en collaboration avec l’organisation mondiale de la santé afin de sensibiliser les médecins, les vétérinaires, les pharmaciens et les populations sur les dangers que représente l’utilisation anarchique des antibiotiques qui développe une résistance des bactéries aux traitements.

Intervenant à cette occasion le professeur Lo Baïdi, chargé de mission au ministère de la santé a souligné la nécessité de sauvegarder l’efficacité des antibiotiques, insistant cependant sur les dangers qu’ils constituent en favorisant la multiplication les maladies et les cas de décès.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Rosso : Des décès suite à une épidémie de fièvre (Presse)

Rosso : Des décès suite à une épidémie de fièvre (Presse)Le centre hospitalier de Rosso, dans le sud du pays, a enregistré durant les semaines passées des cas de décès suite à une épidémie de fièvre qui a sévi à Rosso et ses environs, selon le site legwareb.info qui rapporte l’information, tout en citant ses sources.

Selon des observateurs cités par notre source, la fièvre s’est vite transformée en une épidémie sans que les autorités sanitaires ne prennent des mesures pour limiter les conséquences. En fait, d’aucuns parlent de la fièvre de la "Dingue".

Depuis quelques temps, il a été constaté une importante prolifération des moustiques dans la ville, indique la source précitée.

Toujours selon le site Legwareb.info, le centre médical de la ville et les dispensaires des villages avoisinants ont aussi noté d’importants cas de diarrhée tout au long de la semaine dernière.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

Mauritanie : l'UE accorde 704 millions MRU pour appuyer son système de santé

Mauritanie : l'UE accorde 704 millions MRU pour appuyer son système de santéLe ministre de la santé, Pr Kane Boubacar a signé mercredi dans les locaux du ministère de la santé avec l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union Européenne accrédité dans notre pays, M. Giacomo Durazzo, la convention portant lancement du projet d’appui au système de santé en Mauritanie financé par l’Union Européenne pour un montant de 16 millions 750 mille euros soit l'équivalent de 704 millions MRU.

Le ministre de la santé a, dans un mot pour la circonstance, précisé que le projet s’ajoute à une série d’autres lancés par le gouvernement depuis quelques années pour renforcer le système de santé sur l’ensemble du territoire national, ajoutant que le projet qui constitue un exemple de la coopération existant entre la Mauritanie et l’UE va offrir des ressources supplémentaires au département pour mettre en œuvre les politiques gouvernementales dans le domaine de la santé.

Le ministre a remercié à cette occasion l’Union Européenne pour son appui constant et pour son accompagnement des efforts du gouvernement notamment dans le secteur de la santé.

L’ambassadeur chef de la délégation de l’UE a indiqué que cet appui va contribuer à exécuter la stratégie de développement sanitaire du ministère et renforcer ses efforts dans la restructuration du secteur relevant que le projet ne manquera pas également d’améliorer l’accès aux prestations sanitaires de qualité.

Le projet, ajoute –t- il, intervient comme juste conséquence du déroulement de la revue conjointe et de la signature du Compact national conduisant à l’engagement commun des parties pour l’alignement et l’harmonisation des interventions dans le secteur de la santé. Le projet, dit-il, sera le premier pas vers la création d’un Fonds commun inter- partenaires pour appuyer le plan national de développement sanitaire (PNDS).

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de plusieurs responsables du département de la santé et d’autres personnalités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

L’hôpital ophtalmologique Bouamatou va-t-il fermer ?

L’hôpital ophtalmologique Bouamatou va-t-il fermer ? La question est sur toutes les lèvres.

Cet important établissement ophtalmologique de la sous-région ouest africaine devrait reprendre ses activités, ce 24 septembre, à 8h, après des vacances bien méritées d’un mois, mais pour cause de problèmes financiers, il n’en sera rien. Son budget de fonctionnement étant gelé ou confisqué par les pouvoirs publics dans le cadre du dossier dit «Bouamatou et consorts ».

Une décision malencontreuse qui va porter un grave préjudice aux nombreux citoyens qui bénéficiaient, jusqu’ici d’interventions chirurgicales, de soins et autres prestations (lunettes), le tout gratuitement auprès de cet établissement.

Ils étaient des centaines à se ruer, chaque matin que Dieu fait, vers cet établissement de bienfaisance ; les services d’ophtalmologie des établissements publics ne fonctionnaient plus, sinon très au ralenti.

Ce matin un tour à l’hôpital national nous a permis de nous rendre compte de l’état de retard du service d’ophtalmo par rapport à l’hôpital Bouamatou où le service d’accueil et de prise en charge est d’une célérité sans faille. Et l’hôpital Bouamatou ne profitait pas qu’aux démunis. On y rencontre toutes les catégories sociales et professionnelles. Les patients venaient même des pays voisins.

Ces nombreux patients programmés pour des opérations, d’autres venus pour des consultations et éventuellement pour des soins doivent prendre désormais leur mal en patience. Jusqu’à quand ?

En tout cas si la décision de bloquer les activités de cet établissement voire de le fermer, qu’à Dieu ne plaise, intervenait, ce sont aussi des centaines d’employés, pères et mères de familles qui vont se retrouver au chômage, à quelques encablures de la rentrée scolaire. Quel gâchis !

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Allaitement maternel : "Grâce à l’allaitement maternel exclusif, mes enfants n’ont jamais eu des problèmes de santé"

Allaitement maternel : La Semaine internationale de l’allaitement maternel, célébrée cette année sous le thème « Bébé au sein Bébé sain » a été lancée en Mauritanie, le 16 août 2018, au niveau du Centre Hospitalier "Mère et Enfant », sous le haut Patronage de la Première Dame, Mme Marième Mint Ahmed dite Tekber.

La cérémonie de lancement a été présidée par Madame Naha Mint Mouknass, Ministre des affaires sociales de l’Enfance et de la famille au nom de Monsieur le professeur Kane Boubacar, Ministre de la santé ,en présence de Monsieur Hervé Péries, Représentant de l’UNICEF en Mauritanie, du Représentant de l’OMS , du Secrétaire général du Ministère de la santé, du Wali de Nouakchott El Gharbya, de la Présidente de la Communauté Urbaine de Nouakchott ,du Maire de la commune du Ksar, ainsi que plusieurs autres cadres et hauts responsables d’ONG et d’organismes nationaux et internationaux.

Les bienfaits de l’allaitement maternel

La Mauritanie a adopté depuis 2008, une Stratégie nationale pour la survie et le développement de l’enfant qui met l’accent sur l’allaitement exclusif dans les six premiers mois, à travers un changement de comportement de la mère, mais aussi celui de sa famille et sa communauté pour l’adoption de pratiques familiales essentielles pour sa survie.

En effet les taux des mortalités infantile : 29 pour 1.000 et maternelle 582 décès maternels pour 100,000 naissances vivantes (MICS 2015) demeurent encore très élevés en Mauritanie, malgré les progrès enregistrés ces dernières années.

Parmi ces avancées, les taux importants d’allaitement exclusif au sein pendant les six premiers mois qui se situaient entre 2008-2012 à 45,9 % (source UNICEF), mais qui ont enregistré une légère baisse, 41,4 %, suite à l’enquête MICS 2015. L’allaitement continu à 2 ans pour les enfants de 20-23 mois est de 39,6 %, selon la même enquête.

C’est dans le cadre de la célébration de cette semaine internationale de l’allaitement maternel, que l’Association des Sages-femmes de Mauritanie a initié des journées d’éducation-sensibilisation dans trois Moughataas de Nouakchott, à savoir : Sebkha, Dar Naim et Toujounine.

Durant les séances, plusieurs Sages-femmes animatrices ont expliqué à leur auditoire l’intérêt de l’allaitement maternel exclusif au cours des 6 premiers mois de vie du nourrisson, tout en insistant sur le bon positionnement du bébé et la bonne prise du sein. Et que les premières tétées sont plus bénéfiques pour le nouveau-né que tout autre aliment car le colostrum (qui est le premier lait) est excrément riche en vitamines A et protège contre les maladies.

Selon elles, l’absence d’allaitement maternel dès les premiers instants de la vie a des conséquences dramatiques en termes de mortalité néonatale. Elles ont affirmé que le lait maternel réduit le risque de maladies chroniques de l’enfant. De même, ont-elles souligné, "la plupart des épisodes diarrhéiques et des infections respiratoires pourraient être évités grâce à l’allaitement maternel exclusif".
Témoignages de femmes bénéficiaires de séances éducatives

"Grâce à l’allaitement exclusif que j’ai toujours pratiqué, mes enfants n’ont jamais eu des problèmes de santé" affirme Fatimetou Mint Mohamed, mère de trois enfants dont un nourrisson. Même son de cloche de la part de Khadija Mint Moustapha, la trentaine, qui affirme avoir toujours pratiqué elle-aussi l’allaitement au sein exclusif.

Cependant, les animatrices ont dû répondre à plusieurs questions délicates. Une jeune mère affirme avoir eu recours au lait artificiel, car son enfant ne parvenait pas à dormir la nuit.

"Depuis que j’ai commencé à le téter au biberon, il dort tranquillement" a-t-elle avancé. Recours auquel les sages-femmes l’ont dissuadé. Elles lui ont expliqué que cela serait peut-être dû au fait qu’elle ne prend pas la bonne position pour allaiter son bébé ou son impatience à le laisser téter le temps qu’il faut.

"Le sein maternel n’est pas comme un robinet où il suffit juste de tourner un poignet pour voir l’eau se déverser. Il faut de la patience, positionner correctement le bébé et le laisser téter aussi longtemps ; c’est ce qui va stimuler les glandes et provoquer la production du lait" a souligné l’une des Sages-femmes animatrices. Une autre femme affirme avoir mal au sein, à cause de l’allaitement.

Les animatrices lui ont expliquer que cela est dû à une mauvaise pratique de l’allaitement ; il faut que le mamelon et les deux tiers de la partie noire du sein soient saisis par le bébé, sinon, cela peut faire mal". D’autres se sont plaints des effets négatifs ou du manque d’effet de certaines pilules de contraception. Des préoccupations auxquelles les animatrices ont apporté des réponses claires et satisfaisantes.

Les animatrices ont aussi développé les avantages de l’allaitement maternel aussi bien pour le nouveau-né, la mère, l’enfant et la famille. Elles ont cité à titre d’exemple parmi les avantages pour le nouveau-né, le développement harmonieux, la protection contre certaines maladies et la diminution des risques de mortalité infantile.

Pour la mère aussi, la mise au sein immédiate permet, selon les sages-femmes, de réduire le risque d’hémorragie de la délivrance qui est l’une des premières causes des décès maternels. L’allaitement exclusif durant les six premiers mois est aussi un moyen d’espacement des naissances, ont-elles ajoutées.

Cheikh Aïdara
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

 

 

Épidémie de choléra : les Algériens entre panique et inquiétude

L'épidémie de choléra qui touche le pays depuis quelques jours a créé une vague de panique en Algérie. Pénuries, aliments boycottés, ruée vers les hôpitaux... Les Algériens semblent déconcertés depuis l'annonce de l'épidémie.

L’épidémie de choléra qui touche six wilayas du pays (Bouira, Blida, Tipaza, Alger, Médéa et Aïn Defla) a engendré un vent de panique en Algérie. Les rumeurs sur l’origine de la maladie et la communication hésitante des autorités n’arrangent pas la situation.

Stupeur et consternation

À Alger, les personnes rencontrées restent stupéfaites du dernier bilan de l’épidémie : deux décès et 56 cas confirmés sur les 161 personnes hospitalisées depuis le 07 août, selon les derniers chiffres du ministère de la Santé publiés le 27 août. Beaucoup ont du mal à croire que l’Algérie puisse toujours faire face à ce type de maladie.

« C’est une honte, une honte », répète un vendeur de légumes, rencontré dans les allées du marché couvert Ferhat-Boussaâd (ex-Meissonnier). « Nous vivons en 1800 ou en 2018 ? Nous en sommes encore là ? », s’interroge-t-il.

Depuis l’annonce officielle de l’épidémie, le 23 août, par le ministère de la Santé et l’Institut Pasteur d’Alger, les spéculations vont bon train sur la source de la maladie. D’après les autorités, la contamination serait d’origine alimentaire et non hydrique. Certains consommateurs boudent donc les fruits et légumes, notamment les pastèques et les melons, soupçonnés d’être irrigués avec de l’eau usée.

Si la pastèque est à l’origine de l’épidémie, pourquoi les autorités n’interdisent-elles pas la vente de ce fruit ? », s’insurge un vendeur

« C’est faux. Vous croyez encore ce qu’il se dit à la télévision ? », répond ainsi un marchand de pastèques agacé. « Moi, j’en mange et mes enfants aussi. Vous croyez que je pourrais vendre un produit dangereux ? Si la pastèque est à l’origine de l’épidémie, pourquoi les autorités n’interdisent-elles pas la vente de ce fruit ? », s’insurge le vendeur.

« La maladie ne vient pas du melon, les gens ont davantage peur de consommer des pastèques. Mais tout cela prouve que l’on est encore un pays du tiers-monde », souligne un jeune homme qui vend des melons dans la rue.

Ruée vers les eaux minérales

Samedi, les autorités sanitaires confirmaient la présence du vibrion cholérique dans une source de Hmar El Aïn, une commune de la wilaya de Tipaza. Des recherches sont toujours en cours pour identifier d’autres foyers potentiels de la maladie. En attendant, le ministère de la Santé a appelé la population « à ne pas s’approvisionner au niveau des points d’eau non traités et non contrôlés », dont les sources et les puits.

L’eau du robinet, elle, est « saine, potable et de bonne qualité », assurait Ismaïl Amirouche, directeur général de l’Algérienne des eaux (ADE). Ces affirmations n’ont pas empêché les habitants des premières wilayas concernées (Blida, Tipaza, Alger et Bouira) de prendre d’assaut les supérettes pour se fournir en eaux minérales. Face à la forte demande et aux ruptures de stocks, certains commerçants en ont profité pour augmenter le prix des bouteilles de cinq dinars.

Il y a une certaine panique car les personnes ne sont pas bien informées », avoue un pharmacien

Une situation dénoncée par Mustapha Zebdi, président de l’Association de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (Apoce). « Cela a coïncidé avec la fête de l’Aïd et le week-end durant lequel les dépositaires n’étaient pas opérationnels », indique-t-il en rapport avec les ruptures de stocks chez certains vendeurs. « Désormais, la situation est dénouée et les prix sont revenus à la normale. L’association des producteurs de boissons a condamné ces hausses observées chez quelques commerçants. Elle est en train de faire la distribution surtout au niveau des villes touchées par les cas de choléra », poursuit le responsable.

Dans certaines pharmacies du centre-ville d’Alger, les gels antibactériens et les sels de réhydratation orale, qui coûtent 100 dinars le sachet, se vendent plus que d’habitude mais il n’y a pas de pénurie, indique le gérant d’une officine. Ce dernier affirme n’avoir reçu aucune consigne de la part des autorités sanitaires. « Il y a une certaine panique car les personnes ne sont pas bien informées », avoue le pharmacien, à demi-mot.

Tous ceux qui ont un petit mal de ventre viennent directement à l’hôpital

La rentrée scolaire menacée ?

Les hospitalisations sont en baisse, affirme-t-on du côté du ministère de la Santé. Elles sont passées « de 33 cas le 23 août à 4 cas le 26 août ». Les malades sont pris en charge à l’hôpital de Boufarik (dans la région de Blida) et au niveau de l’établissement hospitalier El Hadi Flici, à Alger, spécialisé en maladies infectieuses. Samedi, près de 500 personnes prises de panique ont afflué vers cette structure, indiquait Issam-Eddine Bouyoucef, directeur de l’établissement. « Tous ceux qui ont un petit mal de ventre viennent directement à l’hôpital. Il y a eu des suspicions mais beaucoup sont des cas d’intoxication alimentaire », nous dit-on aux urgences.

L’inquiétude reste palpable, alors que la rentrée scolaire approche à grands pas. La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghabrit, déclare qu’il n’y aura pas de report et que les élèves sont attendus dès le 5 septembre. Des mesures ont été prises contre le choléra, notamment en matière d’hygiène et de prévention, a-t-elle fait savoir le 27 août.

Critiquée pour sa gestion de la crise, le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, se voulait tout aussi rassurant. Dimanche, lors de sa première apparition publique depuis l’annonce de la maladie, il affirmait que « l’épidémie sera éradiquée dans les trois prochains jours ». Preuves de la confusion qui règne actuellement, son département a aussitôt démenti, indiquant qu’il s’agissait de « propos attribués » au ministre par certains médias.

Des faits qui viennent s’ajouter à l’annonce tardive de l’épidémie par les autorités. Selon certains médias, celles-ci auraient été au courant de la nature de la maladie au moins depuis le 20 août.

Source : jeuneafrique.com

 

Mission humanitaire Emiratie au CNC : Pour le dépistage des maladies cardio-vasculaires et le diabète

Mission humanitaire Emiratie au CNC : Pour le dépistage des maladies cardio-vasculaires et le diabèteDans le cadre de son partenariat avec le centre national de cardiologie de Mauritanie, l’ONG émiratie, Zayed El'Ataa a effectué, du 12 au 15 juillet 2018 un séjour de travail à Nouakchott.

L’objectif de ce déplacement en Mauritanie était de procéder, en collaboration avec, le CNC, maître d’œuvre et une Ong locale, «Kouloub Mouhcina», aux dépistages des maladies cardiovasculaires et le diabète au sein des populations mauritaniennes. L’ambition est d’atteindre un millier de mauritaniens et d’en prendre en charge les nécessiteux.

Pour ce faire, un important dispositif a mis en place : un dispensaire de campagne, avec une équipe de volontaires émiratis et mauritaniens, un cabinet médical dans un camion médicalisé.

L’information ayant vite circulé, les populations des différentes Moughataa de la capitale ont pris d’assaut ce dispensaire de campagne pour profiter de geste humanitaire en se faisant dépister. Comme on le sait, les maladies cardiovasculaires et le diabète se développent à un rythme inquiétant et pour y faire face, il faut un dépistage précoce et une prise en charge adaptée, une mission dévolue au centre national de cardiologie.

Dans un échange de mots, prononcés à cette occasion, le président de l’ONG, après s’être réjoui de sa présence a Nouakchott, a loué la coopération entre ZAAYED EL ATAA et le CNC. Il a exprimé la disponibilité de son organisation à poursuivre et renforcer cette coopération, par l’apport de son expertise pour le renforcement des capacités du personnel de son partenaire.

De son côté, le directeur du CNC, le Pr. Ahmed Eba El Welaty a remercié les responsables de ZAYED EL ATAA pour la première contribution qu’il vienne, d’apporter aux populations mauritaniennes ; il s’est engagé ensuite à développer ce partenariat entre les deux institutions qui intervient au moment où le CNC s’apprête à ouvrir son nouvel établissement de 100 lits.

Source : lecalame.info

 

 

Aéroport de Tunis-Carthage : deux mauritaniens arrêtés avec une grande quantité de médicaments destinés à la contrebande

Aéroport de Tunis-Carthage : deux mauritaniens arrêtés avec une grande quantité de médicaments destinés à la contrebandeLa direction générale de la Douane a annoncé la saisie d’une grande quantité de médicaments, en possession d’un passager de nationalité mauritanienne, au niveau de l’aéroport Tunis Carthage.

1253 boites de médicaments ont donc été saisies chez ce voyageur, qui s’apprêtait à s’envoler vers Nouakchott. Un second voyageur, de la même nationalité et voyageant sur le même vol a également été interpellé en possession de 595 boites de différents médicaments qu’il comptait faire passer illégalement en Mauritanie.

Une troisième opération de saisie de médicaments a été organisée par les agents du bureau frontalier de Hazoua, sur la frontière tuniso-algérienne, où un véhicule portant une plaque d’immatriculation algérienne a été saisi après la découverte de 300 comprimés anesthésiants à bord.

Jusqu’à 300 types de médicaments manquent quotidiennement des pharmacies

Selon Naoufel Amira, vice-président du Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées, entre 200 et 300 types de médicaments manquent, quotidiennement, des pharmacies tunisiennes privées.

Amira qui regrette cette situation, affirme que « les pharmacies présentent quotidiennement leurs demandes en médicaments à la pharmacie centrale sans recevoir de réponses ».

« Cette situation est due à l’incapacité de la pharmacie centrale à importer des médicaments et, par conséquent, à satisfaire les besoins des pharmacies en médicaments » a-t-il souligné, cité par l’agence TAP.

L’augmentation des dettes de la pharmacie centrale auprès des laboratoires étrangers estimées actuellement à 450 millions de dinars figure en tant que principal facteur de ce manque aigu de médicaments, a-t-il estimé.

Par IB
Source : Webdo (Tunisie)

 

Les médecins abdiquent (document)…

Les medecins abdiquent (document)…Un document fuité, sous forme de lettre, a été envoyée par les médecins au président Mohamed Ould Abdel Aziz, dans lequel, ils lui annoncent la fin de la « grève de la dignité », après deux mois d’escalade médiatique, de démonstrations de force, manifestations et refus de soigner les citoyens qui avaient besoin de traitement dans tous les centres de santé.

Dans cette lettre, visiblement, d’abdication et soumission, les médecins gratifient l’homme, de termes élogieux et de reconnaissance de ce qu’il a accompli comme réalisations, au moment où l’ annonce de cette lettre a provoqué un état de choc, parmi le public qui soutenait cette grève des médecins qui a échoué récemment.

Les médecins ont conclu leur message conjoint au président, en écrivant :

« Nous étions et nous continuerons à rester avec la même foi en votre méthode consistant à faire triompher la vérité et soutenir les opprimés. Nous sommes prêts à lever la grève aujourd’hui avant demain, parce que vous, Monsieur le Président, êtes la véritable garantie de satisfaction de nos revendications ».

Cette lettre met fin à une série d’escalade programmée, à laquelle avaient participé tous les acteurs des différents secteurs de la santé, appuyés par un puissant plaidoyer des pionniers des réseaux sociaux mais provoquant le ressentiment des victimes de la grève, surtout celles venant des régions de l’intérieur du pays.

Source : Zahraa.mr
Traduit par Adrar.info


En attendant de mieux voir, les médecins mettent un terme à leur grève

En attendant de mieux voir, les médecins mettent un terme à leur grève En grève depuis 45 jours, les médecins ont décidé, samedi 16 juin, de suspendre pendant deux semaines leur mouvement afin, justifient-ils, de « donner une chance à une médiation jugée sérieuse ». « Cette médiation est conduite par des personnalités publiques fiables en dehors du gouvernement et munies de garanties précises », explique-t-on.

Les médecins ont pris cette décision au cours d’une assemblée générale à huis-clos de l’Union Générale des Médecins et des spécialistes mauritaniens destinée à discuter les développements de la grève et des chances d’aboutir de la médiation engagée. S’adressant à ses collègues, lors de l’AG, le Docteur Mohamed Ould Mohamed Lemine « Dahya », président du syndicat des médecins spécialistes, avait rassuré :

« La présente médiation garantit l’engagement de satisfaire les revendications des médecins et d’arrêter la grève », soulignant que par le passé le syndicat a rejeté un certain nombre d’offres de médiations.

En effet, les grévistes ont décidé de saisir la perche tendue par la ministre de la fonction publique et de la modernisation de l’Administration, mandatée par le Chef de l’Etat. Il a salué la démarche du médiateur entre les médecins et le ministère de la Santé, affirmant qu’il était un intermédiaire de confiance.

Dahya a appelé les médecins présents à l’Assemblée générale à renouveler la confiance dans les dirigeants de la grève pour achever le processus de négociation en cours.

Concernant les craintes de mettre fin à la grève sans satisfaction des exigences des médecins, Ould Dahya a signalé qu’il était possible de revenir à la grève, après une semaine ou deux, si les engagements du médiateur n’étaient pas respectés.

Le secrétaire général de l’Association des médecins spécialistes a ajouté que le gouvernement aimerait que la grève continue, parce que cela a un impact sur la réputation des médecins, en soulignant que les médecins sont régis par l’éthique d’une profession et qu’ils doivent y prêter attention Le gouvernement utilise la manière forte pour briser la grève des médecins. Ces derniers entendaient passer à une vitesse supérieure, en réaction aux mesures de représailles.

Organisée par les deux syndicats des médecins généralistes et spécialistes, cette grève, observée à 95% sur l’étendue du territoire national, est motivée par des revendications salariales et l’amélioration des conditions de travail.

Dans une mesure de sanction, le ministère de la Santé, qui qualifie le mouvement d’illégal, a annoncé la suspension des salaires des grévistes et procédé au limogeage de plusieurs de leurs responsables qui occupaient des postes de responsabilités au sein de plusieurs établissements hospitaliers.

Réagissant à cela, les grévistes ont résilié collectivement leurs contrats avec l’hôpital militaire de Nouakchott. En dépit de cet arrêt de travail, un service minimal est assuré dans toutes les structures d’urgence du pays. Les grévistes avaient décidé de passer à la vitesse supérieure en instituant au cours de cette quinzaine, la rotation des urgences au sein des établissements hospitaliers de Nouakchott.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Suspension de la grève des médecins mauritaniens

Suspension de la grève des médecins mauritaniens Les médecins mauritaniens ont décidé de suspendre pendant deux semaines leur grève qui dure depuis 45 jours pour donner une chance à la médiation jugée sérieuse, a-t-on appris de source sûre samedi à Nouakchott.

« Cette médiation est conduite par des personnalités publiques fiables en dehors du gouvernement et munies de garanties précises », a expliqué à APA une source proche du dossier qui, selon elle, est désormais sur le bureau du président de la République.

Les médecins ont pris cette décision au cours d’une assemblée générale à huis-clos destinée à discuter les développements de la grève et des chances d’aboutir de la médiation engagée.

Organisée par les deux syndicats des médecins généralistes et spécialistes, cette grève, observée à 95% dans l’ensemble des villes mauritaniennes, est motivée par des revendications salariales et l’amélioration des conditions de travail.

Dans une mesure de sanction, le ministère de la Santé mauritanien qui qualifie le mouvement d’illégal a annoncé la suspension des salaires des grévistes et procédé au limogeage de plusieurs de leurs responsables.

Réagissant à cela, les grévistes ont résilié collectivement leurs contrats avec l’hôpital militaire de Nouakchott. En dépit de cet arrêt de travail, un service minimal est assuré dans toutes les structures d’urgence du pays.

Source : Apanews

 

 

Mauritanie : mise en garde aux cliniques privées employant des médecins du public

Mauritanie : mise en garde aux cliniques privées employant des médecins du publicLe ministère de la Santé mauritanien a adressé, jeudi, une mise en garde aux cliniques privées qui emploient des médecins travaillant dans le secteur public en dehors des horaires et lieux de travail officiels, a-t-on appris de source sûre à Nouakchott.

Suite à des missions d’inspection dans les cliniques privées, il a été constaté que des fonctionnaires publics y travaillent sans autorisation, a indiqué le ministère dans une lettre adressée aux responsables desdites cliniques, rappelant que tout manquement constaté expose les contrevenants aux sanctions prévues dans ce domaine.

Cette mesure est perçue comme étant un cran supplémentaire monté sur l’échelle des pressions exercées par le ministère sur les médecins qui observent une grève illimitée depuis plus d’un mois.

La quasi-totalité des médecins du secteur public mauritanien exercent dans des cliniques privées en dehors de leurs horaires de travail dans les hôpitaux de l’État.

Dans la même logique, le ministère a procédé au relèvement d’un bon nombre de médecins généralistes et spécialistes de leurs fonctions dans les structures sanitaires publiques.

De leur côté, les grévistes ont décidé de résilier de manière collective leurs contrats avec l’hôpital militaire de Nouakchott.


Le ministère de la Santé limoge de nouveaux spécialistes de leurs fonctions dans les hôpitaux

Le ministère de la Santé limoge de nouveaux spécialistes de leurs fonctions dans les hôpitaux (Noms)Le Ministère de la santé poursuit ses mesures punitives contre les spécialistes en service dans les hôpitaux de l’intérieur du pays, pour avoir participé à la grève ouverte observée par les médecins, qui entre dans son second mois.

Ont été ainsi limogés :

- le Chef de service de cardiologie et maladies cardio-vasculaires à l'hôpital de Kiffa Dr. Yahya Ould Sidi Moctar,

- le chef de service de chirurgie à l'hôpital de Kiffa Dr. Mohamed Ould Bakar,

- le chef de service de cardiologie à l'hôpital de Nouadhibou Dr. Zeine Ould Ahmed Cherif,

- le chef de service de radiologie de l'hôpital de Nouadhibou Dr. Ahmed Qhassem,

- le chef de chirurgie orthopédique et articulaire à l'hôpital de Nouadhibou Dr Baba Sidatt,

- le chef de Service d'anesthésie et de réanimation à l’hôpital de Nouadhibou Dr. Moulay Cherif

Le département de la santé avait licencié récemment le syndicaliste Dr Mohamed Ould Mohamed Lemine dit Dahiye de son poste de chef du département des maladies internes à l’hôpital national.

Dénonçant ces sanctions, les médecins ont prôné l’escalade dont la possibilité de démissionner de leurs fonctions de chefs de services des départements, si le ministère de tutelle ne fait marche arrière dans 15 jours dans sa politique arbitraire

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

 

 

Les médecins grévistes protestent à l'intérieur de l’hôpital national

Le syndicat des médecins grévistes a organisé ce mardi matin, 05 juin courant, un sit-in à l’intérieur du Centre hospitalier National à Nouakchott, dit l’Hôpital national.

Des dizaines de médecins affiliés au dit syndicat, dont des généralistes et des spécialistes, ainsi que des infirmiers et des agents de santé ont pris part à cet élan de contestation.

Les protestataires ont renouvelé leurs doléances et réaffirmé leur détermination à poursuivre leur débrayage jusqu’à leur satisfaction.

« Les prochaines semaines verront des mesures d’escalade dont la limitation des services aux urgences en plus de la centralisation des opérations chirurgicales », ont indiqué les grévistes, qui ont dénoncé le désintérêt témoigné par les pouvoirs publics à leurs revendications.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : les médecins grévistes font monter les enchères

Mauritanie : les médecins grévistes font monter les enchères Les médecins mauritaniens, en grève illimitée depuis un mois, ont décidé de faire monter les enchères au cours d’une réunion d’évaluation tenue à Nouakchott, a-t-on appris de source médicale dimanche dans la capitale mauritanienne.

Au premier plan des mesures d’escalade décidées figure la résiliation collective des contrats liant les grévistes avec l’hôpital militaire de Nouakchott à partir de ce lundi.

Ladite grève est organisée conjointement par les deux syndicats des médecins généralistes et spécialistes qui réclament l’amélioration des conditions de travail et la revalorisation des salaires.

Réagissant au mouvement d’humeur, le ministère de la Santé mauritanien a pris des mesures punitives dont le limogeage du président du Syndicat des médecins spécialistes de sa fonction au Centre hospitalier national de Nouakchott (CHN) et la menace de suspendre les salaires de tous les grévistes.

Si le limogeage de leur collègue n’est pas annulé au bout de 15 jours, les médecins menacent d’aller vers des démissions collectives de tous les chefs de division au CHN.

Les grévistes ont aussi prévu de limiter la permanence dans les urgences à tour de rôle à un seul hôpital par semaine à compter du 1er juillet, faute de satisfaction de leurs revendications.

Jusque-là, les services des urgences dans tous les hôpitaux étaient exemptés des arrêts de travail.

Les grévistes soulignent en outre que « les décisions arbitraires et illégales » ne feront que renforcer leur détermination et leur attachement à leur « cause juste ».

Source : Apanews