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Fraude : Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques

Fraude : Une enquête internationale révèle le blanchiment de sommes énormes par des grandes banques20 Minutes - L’investigation pointe notamment du doigt cinq banques dont JPMorgan Chase, HSBC, Standard Chartered, Deutsche Bank, et Bank of New York.

La fraude aura duré près de vingt ans. Selon une nouvelle enquête internationale du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), des montants astronomiques d’argent sale ont transité par les plus grandes institutions bancaires du monde entre 1999 et 2017.

« Les profits des guerres meurtrières contre la drogue, des fortunes détournées des pays en développement et des économies durement gagnées volées dans le cadre d’une pyramide de Ponzi ont tous pu entrer et sortir de ces institutions financières, malgré les avertissements des propres employés des banques », détaille l’investigation, menée par 108 médias internationaux, de 88 pays.

2.000 milliards de dollars

L’enquête est fondée sur des milliers de « rapports d’activité suspecte » (SAR en anglais) adressés aux services de la police financière du Trésor américain, FinCen, par des banques du monde entier.

« Ces documents, compilés par les banques, partagés avec le gouvernement, mais gardés hors de la vue du public, exposent le gouffre béant des garanties bancaires, et la facilité avec laquelle les criminels les ont exploitées », assure le média américain Buzzfeed News, en préambule de son enquête. Les documents portent sur 2.000 milliards de dollars de transactions, qui ont circulé entre 1999 et 2017.

L’investigation pointe notamment du doigt cinq grandes banques – JPMorgan Chase, HSBC, Standard Chartered, Deutsche Bank, et Bank of New York Mellon - accusées d’avoir continué à faire transiter des capitaux de criminels présumés, et ce même après avoir été poursuivies ou condamnées pour faute financière.

Une enquête critiquée

Au terme de ses recherches, Buzzfeed News affirme que « les réseaux par lesquels l’argent sale transite dans le monde sont devenus des artères vitales à l’économie mondiale ». Dans un communiqué, la Deutsche Bank​ a assuré que les révélations du Consortium étaient en fait des informations « bien connues » de ses régulateurs et a dit avoir « consacré d’importantes ressources au renforcement de ses contrôles » et « être extrêmement attentive au respect de (ses) responsabilités et de (ses) obligations ».

L’investigation pointe aussi l’impuissance des autorités américaines dans la régulation de ces transactions. Dans un communiqué publié avant la diffusion de cette enquête, la police financière du Trésor américain a averti que la diffusion des rapports d’activité suspecte était un « crime » qui « peut avoir un impact sur la sécurité nationale des États-Unis ».

Source : 20 Minutes avec AFP

 

BP subit de plein fouet la crise du marché pétrolier

BP subit de plein fouet la crise du marché pétrolierLe Figaro - Le géant britannique des hydrocarbures a dévoilé une perte nette de 16,8 milliards de dollars au deuxième trimestre.

Le géant britannique des hydrocarbures BP a dévoilé mardi une perte nette de 16,8 milliards de dollars au deuxième trimestre, conséquence de dépréciations d'actifs massives relatives à la crise du marché pétrolier.

L'énorme perte enregistrée sur le deuxième trimestre s'explique par des charges exceptionnelles d'environ 20 milliards de dollars et correspondant à des dépréciations d'actifs, notamment dans l'exploration et la production.

Baisse du dividende

Le groupe doit réviser à la baisse la valeur de ses activités en raison de la chute récente des prix du pétrole, lesquels devraient rester faibles pour longtemps, compte tenu de l'impact de la pandémie sur la demande mondiale. Les cours du pétrole se sont effondrés à partir de mars, passant même brièvement en négatif en avril avant de se reprendre pour tourner désormais autour de 40 dollars, un niveau bien inférieur à celui observé l'an passé. Son concurrent Royal Dutch Shell avait lui annoncé la semaine dernière et pour les mêmes raisons une perte nette abyssale de 18,1 milliards de dollars au deuxième trimestre.

BP, qui avait choisi de maintenir son dividende jusque-là, a annoncé une baisse de 50%, à 5,25 cents pour le trimestre, contre 10,5 cents par action au trimestre précédent. Cette décision devrait lui permettre de faire davantage d'économies afin de traverser la crise, après avoir déjà prévenu de la suppression de 10.000 emplois dans le monde, soit 15% de ses effectifs. Il avait précédemment dit vouloir réduire de 25% de ses dépenses d'investissements et dévoilé un programme d'économies de 2,5 milliards de dollars pour 2021.

Objectif carbone

BP compte également mener une vaste transformation, assurant ne plus vouloir être un «groupe pétrolier» mais un «groupe énergétique», afin de répondre à la nouvelle donne consécutive à la pandémie et respecter ses engagements à devenir neutre en carbone d'ici 2050. Les résultats «s'expliquent par un nouveau trimestre très difficile mais également par les mesures délibérées prises pour réinventer l'énergie et BP», assure son directeur général Bernard Looney.

BP annonce mardi vouloir multiplier par 10 ses investissements dans l'énergie à faible émission carbone d'ici 2030, pour atteindre 5 milliards de dollars par an, notamment dans les renouvelables. Dans le même temps, il prévoit sur la période une baisse de sa production de pétrole et de gaz d'au moins un million de barils équivalents pétrole par jour, soit un repli de 40% par rapport au niveau de 2019.

Source : Le Figaro avec AFP

Pétrole et Gaz : Kosmos "aussi" veut vendre ses parts

Pétrole et Gaz : Kosmos Rewmi - Kosmos Energy, qui détient des participation dans le gisement gazier situé à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, a publiés les résultats de son second trimestre de l’année 2020.

Et dans son document, la compagnie texane, qui avait annoncé la mise sur le marché de ses parts dans le gisement de Grand Tortue Ahmeyim, maintient intacte sa volonté de vendre. « Le processus de vente planifiée de nos intérêts en Mauritanie et au Sénégal se poursuit », indique-t-elle.

Durant le second trimestre de 2020, la compagnie a généré une perte nette de 199 millions de dollars. Ses responsables assurent, cependant, que la phase 1 du projet du Grand Tortue Ahmeyim «continue de progresser malgré les mesures restrictives pour l’atténuation du Covid-19 en Mauritanie et au Sénégal.»

Globalement, le projet est maintenant achevé à environ 40% disent-ils. Mais, l’installation du brise-lames a été perturbée à la suite du Covid-19.

Source : Rewmi (Sénégal)

La première centrale nucléaire du monde arabe est entrée en service aux Émirats arabes unis

La première centrale nucléaire du monde arabe est entrée en service aux Émirats arabes unisOuest-France - Les Emirats arabes unis ont annoncé samedi l’entrée en service de leur centrale nucléaire de Barakah, la première du monde arabe.


Nous annonçons aujourd’hui que les Emirats arabes unis ont procédé, avec succès, à la mise en service du premier réacteur de la centrale de Barakah, la première du monde arabe, a tweeté cheikh Mohammed ben Rached al-Maktoum, Premier ministre des Émirats et souverain de Dubaï.

« C’est un moment historique pour les Emirats dans leur objectif de fournir une nouvelle forme d’énergie propre à la nation », a indiqué pour sa part Hamad Alkaabi, le représentant des Emirats auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Les autorités émiratis avaient donné en février leur feu vert à l’exploitation de la centrale nucléaire située dans le nord-ouest du pays, sans pour autant donner de date pour sa mise en service.

25 % des besoins du pays

L’installation a été construite par un consortium mené par Emirates Nuclear Energy Corporation (ENEC) et le coréen Korea Electric Power Corporation (KEPCO), pour un coût estimé à 24,4 milliards de dollars (22,5 milliards d’euros).

Le premier des quatre réacteurs devait être mis en service fin 2017, mais la date de démarrage a été reportée à plusieurs reprises pour satisfaire, d’après les responsables, aux conditions légales de sécurité.

Lorsqu’ils seront pleinement opérationnels, les quatre réacteurs auront la capacité de produire 5 600 mégawatts d’électricité, soit environ 25 % des besoins des Émirats arabes unis, pays riche en pétrole.

L’État fédéral composé de sept émirats compte une population de 9,3 millions d’habitants, dont environ 80 % d’expatriés.

Source : Ouest-France avec AFP

Le chef de l'OMC démissionne en pleine crise du Covid-19

 

Le chef de l'OMC démissionne en pleine crise du Covid-19France24 - Le directeur général de l'Organisation mondiale du commerce, le Brésilien Roberto Azevedo, a annoncé jeudi sa démission fin août pour "raisons familiales" un an avant la fin de son mandat. Un départ qui se produit en plein marasme économique dû à la pandémie de nouveau coronavirus.

C'est "une décision familiale" qui a motivé son départ de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). "Je suis convaincu que cette décision sert au mieux les intérêts de cette organisation", a expliqué jeudi 14 mai Roberto Azevêdo, pour justifier son départ. Il s'exprimait aux chefs de délégation à l'OMC lors d'une visioconférence.

"Je ne nourris aucun projet politique", a-t-il assuré alors que certains lui prêtent des ambitions présidentielles en 2022 face au chef de l'État brésilien sortant Jair Bolsonaro.

"Pilier essentiel de la gouvernance économique mondiale"

Roberto Azevêdo a également assuré qu'il croyait avoir "pu contribuer à maintenir l'OMC comme un pilier essentiel de la gouvernance économique mondiale dans une période difficile pour la coopération multilatérale".

Le départ prématuré du Brésilien intervient au moment où l'économie mondiale enregistre son plus violent coup de frein depuis la Grande Dépression des années 1930. Le commerce international est frappé de plein fouet par la pandémie de nouveau coronavirus.

L'OMC traverse quant à elle depuis des mois une crise profonde, le tribunal réglant les litiges commerciaux entre ses membres ne pouvant plus compter sur son organe d'appel, bête noire de Washington. L'instance d'appel de l'organe de règlement des différends (ORD) de l'OMC, dont la nomination des juges est bloquée par Washington, n'est en effet plus opérationnelle depuis le 11 décembre, faute de magistrats suffisants.

Cette démission "tombe à un bien mauvais moment pour l'institution", estime ainsi Sébastien Jean, directeur du Centre d'études prospectives et d'informations internationales (CEPII).

Un fin négociateur

Diplomate de carrière, Roberto Azevedo avait pris la tête du gendarme du commerce mondial en 2013 en succédant au Français Pascal Lamy. Il a commencé son second mandat de quatre ans en septembre 2017. Son mandat devait en principe s'achever fin août 2021.

Avant d'être le patron de l'OMC, il était depuis 2008 le représentant permanent du Brésil auprès de cette organisation où il s'était forgé une réputation de fin négociateur. Il avait ainsi été chef de délégation dans des litiges clés remportés par le Brésil à l'OMC : dans le cas des subventions pour le coton contre les États-Unis et des subventions à l'exportation de sucre contre l'Union européenne.

Lors de sa première candidature, il avait d'ailleurs mis l'accent sur le fait que son élection débloquerait les négociations commerciales qui étaient au point mort depuis des années.

Mais malgré quelques succès, les négociations piétinent, les pays n'arrivant même pas à trouver une entente pour interdire les subventions favorisant la surpêche. Et la 12e ministérielle, qui devait se tenir début juin au Kazakhstan et sur laquelle l'OMC avait fondé tous ses espoirs, a dû être reportée à 2021 en raison de la pandémie de Covid-19.

Reste à savoir qui pourrait reprendre la tête de l'OMC. À Genève, les regards se tournent vers l'Afrique, selon plusieurs sources diplomatiques.

Source : France24 Avec AFP

Le chinois Huawei se porte bien, en dépit des sanctions

mediaLe géant chinois des télécoms Huawei a annoncé, mercredi 16 octobre, ses résultats financiers sur les neuf premiers mois de l’année. Et les chiffres sont très bons. L’équipementier chinois ne semble pas touché par les sanctions commerciales américaines.

Le géant chinois vient d’annoncer un chiffre d’affaires, pour les neuf premiers mois de l’année 2019, de près de 78 milliards d’euros. Soit une hausse de 24,4%. Entre janvier et septembre, Huawei a vendu plus de 182 millions de smartphones. L’Europe est aujourd’hui son principal marché pour les téléphones multimédias haut de gamme.

La décision de Washington d'inscrire le groupe chinois sur la liste des entreprises étrangères, avec lesquelles les sociétés américaines n'ont pas le droit d'échanger de technologie, n’a donc pas eu de conséquences financières.

Leader dans la course à la 5G

Autre indicateur de la bonne santé financière du groupe : ses résultats commerciaux pour la 5G, la cinquième génération de téléphonie mobile. Il a décroché 61 contrats dans le monde, dont plus de la moitié avec des opérateurs européens.

Huawei est aujourd'hui le leader mondial de la technologie 5G, devant son concurrent suédois Ericsson qui a signé 47 accords de partenariat avec des opérateurs pour des équipements 5G. Le troisième équipementier est le Finlandais Nokia avec 42 contrats au total.

Et le géant des télécoms chinois ne compte pas s’arrêter là. Malgré la pression américaine, les opérateurs britanniques envisagent, eux aussi, de faire appel au géant chinois, pour construire leur réseau 5G.

Même la Russie déroule le tapis rouge à Huawei. Le géant chinois a ouvert en octobre, à Moscou, sa première zone test de 5G avec l’opérateur russe MTS. Et ce n’est qu’un début. La Russie a pour objectif de déployer des réseaux 5G grand public dans toutes ses grandes villes d’ici 2024.

Source : RFI

 

Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie saoudite

Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie saoudite France24 - Les cours du pétrole ont grimpé de 10 %, lundi matin en Asie, deux jours après les attaques contre deux installations pétrolières stratégiques saoudiennes par les rebelles yéménites houthis. La tension monte dans le Golfe.

Les cours du pétrole s'envolent, lundi 16 septembre, deux jours après les attaques de drones contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production.

Le Brent de mer du Nord a grimpé de 10,08 % à 66,29 dollars le baril après avoir gagné jusqu'à 19,5 %, un niveau sans précédent depuis la guerre du Golfe en 1991, à 71,95 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est en hausse de 8,97 % à 59,77 dollars après avoir pris jusqu'à 15,5 %, sa plus forte hausse journalière depuis le 22 juin 1998.

L'Arabie saoudite est le plus gros exportateur mondial de pétrole et les attaques contre deux installations stratégiques de la compagnie Aramco ont réduit la production de 5,7 millions de barils par jour, soit l'équivalent de 5 % de la consommation quotidienne mondiale.

Aramco n'a pas fourni de calendrier de retour à la normale, se contentant de déclarer dimanche qu'elle ferait dans environ 48 heures un nouvel état des lieux. Une source au fait de la situation a dit à Reuters qu'un retour à la normale de la production de pétrole saoudienne devrait prendre "des semaines plutôt que des jours".

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l'Arabie saoudite, le PDG d'Aramco, Amin Nasser, a déclaré que "des travaux" étaient "en cours" pour rétablir la production.

Le prince saoudien Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l'Énergie, a assuré qu'une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks.

Les États-Unis prêts à riposter

Sur le plan diplomatique, les États-Unis, alliés stratégiques du royaume wahhabite, se sont déclarés "prêts à riposter" aux attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Riyad.

"L'approvisionnement en pétrole de l'Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir !", a tweeté dimanche Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a quant à lui accusé l'Iran d'avoir "lancé une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial".

De son côté, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l'Iran chiite, a assuré que Riyad était "disposé et capable" de réagir à cette "agression terroriste".

L'envoyé de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths s'est déclaré "extrêmement préoccupé" par les attaques, également condamnées par les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït.

La France a de son côté condamné des attaques qui ne peuvent "qu'aggraver les tensions et les risques de conflit dans la région" et assuré l'Arabie saoudite de sa "pleine solidarité", sans pour autant désigner de coupable.

Des ministres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l'attaque. Il n'était pas clair si l'Iran était présent à la réunion de l'OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à "la retenue pour prévenir toute escalade", selon son porte-parole.

L'Iran réfute les accusations américaines

Pointé du doigt, l'Iran a qualifié dimanche d'"insensées" les accusations du secrétaire d'État américain Mike Pompeo tenant la République islamique pour responsable de l’attaque de drones.

"Des accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi. Selon lui, ces remarques sont destinées à "écorner la réputation d'un pays afin de créer un cadre pour de futures actions contre lui".

Faisant référence à la politique de "pression maximale" menée par les États-Unis contre l'Iran, il a estimé dans un communiqué transmis à la presse que Washington avait "apparemment transformé (celle-ci en politique de) ‘mensonge maximum’ du fait de ses échecs".

"Si nous voulons qu'il y ait une réelle sécurité dans la région, la solution est de faire cesser l'agression américaine", a déclaré le président iranien Hassan Rohani.

Les tensions entre les deux pays sont exacerbées depuis que les États-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, avant de rétablir des sanctions économiques contre Téhéran.

La situation a menacé de tourner à l'affrontement militaire direct en juin, après que la République islamique eut abattu un drone américain. Selon Téhéran, l'appareil avait violé l'espace aérien iranien, ce que Washington dément.

Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, a pour sa part estimé dimanche que les tensions actuelles, "avec des forces qui se font face sur le terrain", pouvaient contribuer au déclenchement d'un conflit armé, selon l'agence Tasnim, proche des ultraconservateurs.

Le général de brigade a ajouté que l'Iran était "toujours préparé pour une guerre totale". Mais "ni nous, ni les Américains ne voulons une guerre", a-t-il dit, reprenant le discours officiel iranien.

Avec AFP et Reuters
Source : France24

 

 

Comment le Japon cherche à rivaliser avec la Chine en Afrique

Comment le Japon cherche à rivaliser avec la Chine en AfriqueRFI - Le Japon accueille à partir de ce mercredi 28 août dans le port de Yokohama son sommet triennal avec l’Afrique.

Cette grande messe de la coopération, la 7e du genre, vise ouvertement à renforcer davantage les liens économiques entre l'archipel et le continent où le grand voisin chinois est omniprésent. Des dizaines de chefs d'État africains ont été invités. Mais impossible hier d’avoir la liste exacte des présents. Le ministère japonais des Affaires étrangères a refusé de donner des noms avant l'ouverture, redoutant que certains annulent sous la pression de Pékin.

C'est dire l'intense compétition à laquelle se livrent aujourd'hui les pays qui veulent rivaliser avec la Chine pour séduire l'Afrique. La Chine étant la grande puissance omniprésente sur le continent, que ce soit en termes d'aide au développement, d’investissement, de prêt et de commerce.

Le Japon a-t-il les moyens de rattraper son grand voisin ?

Le Japon a eu une bonne intuition en créant ce forum en 1993, quand les autres se détournent de l'Afrique pour s'intéresser aux pays de l'ex-bloc soviétique. Mais cet avantage temporel a été bref car Pékin a très vite organisé son propre évènement et déployé une stratégie africaine très offensive. Depuis cette première Ticad, Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, l'archipel nippon a distribué 47 milliards de dollars sur le continent alors que la Chine y consacre maintenant 60 milliards par an. En termes financiers impossible donc de lutter à armes égales avec Pékin. Idem en termes d'investissement direct : le Japon a investi en 2017 cinq fois moins que la Chine.

Tokyo a pourtant d'autres atouts. Et cherche à mieux faire connaître sa valeur ajoutée : d'abord des compétences reconnues en termes d'infrastructure de qualité, «de qualité» un terme récurrent dans le discours des officiels nippons soucieux de se différencier des Chinois. Leur maîtrise de la haute technologie est un autre atout incontestable des Japonais.

Les pays africains sont-ils sensibles à ces différences?

Le Japon a été pendant longtemps un donateur peu intrusif, une qualité appréciée en Afrique. Par ailleurs, le fait qu'il veuille s'impliquer davantage coïncide avec la montée d'une certaine méfiance à l'égard des projets chinois. La Tanzanie par exemple a finalement refusé l'investissement chinois de 10 milliards de dollars proposé pour rénover le port de Bayamago. Il y a donc une conjonction favorable. Maintenant, les procédures japonaises minutieuses d'examen des projets sont très longues et cela peut rebuter les pays intéressés. Et puis si le gouvernement nippon est de plus en plus pro-africain, les entreprises nippones peinent à suivre. Elles sont d'ailleurs invitées à cette conférence, comme elles l'étaient à la précédente qui s'est tenu au Kenya.

Quelles seront les retombées concrètes de ce sommet?

Un prêt de 400 milliards de yen, soit 3,4 milliards d'euros devrait être confirmé pour la construction d'éoliennes en Egypte et de centrales géothermiques au Kenya et à Djibouti. Le quotidien des affaires Nikkei évoque une seconde enveloppe de 300 milliards de yens pour d'autres projets d'infrastructures, « de qualité » bien sûr. Ces cadeaux ont bien sûr une contre-partie : depuis des années Tokyo recherche le soutien des pays africains pour obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies.

En bref...

►À Hong Kong, Cathay Pacific Airways cherche à empêcher la tenue d'une manifestation devant son siège, tout près de l'aéroport international de l'île.

Sous la pression du gouvernement chinois la compagnie aérienne a licencié les employés qui ont participé à des manifestations. Et c'est d'ailleurs pour protester contre ces licenciements que les syndicats appellent à défiler. Le rassemblement a été interdit par la police et donc relocalisé dans un autre quartier de Hong Kong.

►En Inde, la Banque centrale a annoncé le versement de 22 milliards d'euros au gouvernement de Narendra Modi.

Un coup de pouce bienvenu pour alimenter le plan de relance de l'économie indienne en panne depuis plusieurs trimestres. Mais c'est aussi un nouveau coup de canif porté à la Réserve fédérale de l'Inde et à son statut indépendant. Ces derniers mois plusieurs hauts dirigeants de cette institution gardienne de la monnaie ont préféré démissionné plutôt que de céder aux ingérences du Premier ministre.

Par Dominique Baillard
Source : RFI

 

USA-Afrique : une nouvelle agence américaine pour l’investissement

Les statuts de la Development Finance Corporation (DFC) éliminent deux obstacles majeurs à la participation des États-Unis à l’industrie du capital-investissement en Afrique. La nouvelle institution, qui vise aussi à renforcer l'influence américaine sur le continent, démarre officiellement en octobre.

Durant des échanges avec la presse panafricaine, organisés le 13 août depuis Washington, David Bohigian, PDG par intérim de Overseas Private Investment Corporation (Opic), a dévoilé la stratégie de la Development Finance Corporation (DFC), qui prendra la suite, d’ici deux mois, de l’institution américaine et d’une partie des activités de sa consœur l’USAID.

La création de la Development Finance Corporation introduit deux changements majeurs dans les opérations américaines de financement du développement sur le continent africain. Comme l’a rappelé David Bohigian,  l’agence « réalisera des prises de participation, ce qui sera particulièrement utile dans les fonds de capital-investissement à travers le continent ».

Créé en 1971, l’Opic n’accorde que des prêts et des assurances contre les risques. Selon les estimations de Jeune Afrique, les prêts directs représentaient 58 % des 5,8 milliards de dollars investis par l’Opic en Afrique subsaharienne à la fin septembre 2018, contre 30 % d’assurances et seulement 12 % (700 millions de dollars) de prêts accordés à des fonds d’investissements (Emerging Capital Partners, Phatisa Group, African Capital Alliance…) Le portefeuille global de cette agence atteignait 22,8 milliards de dollars à la même date, pour une répartition sensiblement similaire.

Rapprocher les agences de leurs investissements

Le recours exclusif à la dette contraignait les capital-investisseurs à créer des véhicules spécialisés et diverses dispositions spécifiques pour obtenir les financements de l’Opic. Cela empêchait l’institution américaine de participer à des opérations communes avec ses homologues européens tels que le français Proparco, l’allemand DEG et le belge BIO, bailleurs de référence des fonds du private equity en Afrique.

« La participation au capital [des fonds d’investissements] rapproche les agences de leurs investissements, en leur donnant une place à la table pour influencer la stratégie de l’entreprise ou les changements managériaux », soulignait en octobre 2016 la plateforme Devex, dédiée aux institutions de développement. Le français Amethis, à qui l’Opic avait prêté 150 millions de dollars en 2013 pour son premier fonds africain, n’avait pas renouvelé l’expérience pour son nouveau véhicule panafricain clos en juin, préférant une structure plus simple ne comptant que des investisseurs en fonds.

Nos investissements auraient eu plus de succès en fonds propres qu’en titres de dettes

Malgré la méforme récente des devises africaines (Nigeria, Egypte, Angola, Afrique du Sud…), le capital-investissement africain reste avantageux, alors que les taux sur le marché américain de la dette demeurent faibles. « Nous avons analysé nos investissements au cours des 30 dernières années, et en particulier au cours de la dernière décennie, et ils auraient eu plus de succès comme investissements en fonds propres qu’en titres de dette », a reconnu David Bohigian.

Réactiver l’influence américaine en Afrique

Outre l’argument financier, une lecture géopolitique de la création de Development Finance Corporation est également possible. « Cela fait quelques temps que les Américains veulent réactiver leur influence en Afrique et rattraper leur retard, notamment en terme d’influence. C’est à mon sens la motivation première », décrypte Jean-Sébastien Bergasse, associé de Amethis.

En faveur de cette lecture plaide une autre réforme majeure instaurée avec la nouvelle institution américaine de développement. L’Opic ne pouvait soutenir que des projets ayant « un lien significatif avec le secteur privé américain ». Cette limite a été supprimée par les statuts de la DFC. « Il y a beaucoup de projets valables dans le monde qui se déroulent là où les investisseurs et les gestionnaires de fonds américains pourraient avoir un intérêt limité », a expliqué David Bohigian.

Pour ce vétéran du capital-investissement – il a exercé dans cette industrie pendant une quinzaine d’années -, la levée de cette restriction « et la faculté d’investir des capitaux propres va aider [la DFC] à étendre notre capacité à créer des sociétés stables en Afrique et dans le monde entier ».

Bataille économique et commerciale contre la Chine

L’action de la nouvelle institution de développement s’inscrit également dans le cadre plus large de la bataille économique et commerciale menée par les États-Unis contre la Chine. Sans nommer à aucun moment le grand rival de Pékin, le patron de l’Opic a cité cinq critères en matière de financement du développement : le respect de la souveraineté, le recours aux travailleurs locaux, la protection de l’environnement, la transparence et la lutte contre la corruption et la durabilité dans le temps des projets réalisés.

Les capitaux du secteur privé devraient représenter des milliards d’investissements en Afrique

« Ce qui sera différent avec la DFC, c’est qu’en premier lieu nous aurons un mandat de 60 milliards de dollars [contre un plafond de 30 milliards de dollars pour l’Opic], ce qui, surtout, aidera à attirer des capitaux du secteur privé qui devraient représenter des centaines de milliards de dollars d’investissement en Afrique », a insisté David Bohigian.

« L’angle consistant à se démarquer des Chinois – jugés prédateurs – en étant des investisseurs responsables peut apporter quelque chose de comparable à Proparco et à la DEG », reconnaît Jean-Sébastien Bergasse. « Il reste maintenant à voir à quel point le projet de la DFC est ambitieux, sachant que in fine les USA connaissent mal le continent africain », prévient l’associé d’Amethis.

Source : jeuneafrique.com

 

Qatar Airways nommée meilleure compagnie aérienne au monde

Qatar Airways nommée meilleure compagnie aérienne au mondeAl HuffPost Maghreb - Air France a été récompensée dans deux catégories mineures de ce palmarès, établi depuis 1999 par Skytrax.Qatar Airways en tête et Air France seulement... 23e. Ce mercredi 19 juin, Skytrax a mis en ligne son traditionnel palmarès des 100 meilleures compagnies aériennes de la planète, comme chaque année depuis 1999.

Tous les ans, cet organisme de consultation sonde les voyageurs du monde entier afin de recueillir leurs impressions sur les différents vols qu’ils empruntent. Au total, en 2019, plus de 21,5 millions de formulaires de satisfaction complets en provenance d’une centaine de pays ont été rendus à Skytrax, portant sur plus de 300 compagnies aériennes.

Et comme souvent depuis dix ans, c’est la compagnie qatarie Qatar Airways qui est arrivée en tête (comme en 2017, 2015, 2012 ou 2011), devançant le leader de l’an passé, Singapore Airlines et les Japonais de Nippon Airways. Skytrax précise que le numéro 1 de l’année a su franchir très rapidement la barre des 140 destinations proposées et qu’elle offre des services d’excellence à ses clients.

Les repas et le lounge d’Air France

Les usagers étaient effectivement questionnés sur toute une variété de critères, tels que le choix des programmes audiovisuels, la qualité du service en cabine, la simplicité de la réservation ou la livraison des bagages une fois arrivé à destination.

Dans la suite du top 10, on trouve: Cathay Pacific Airways (Hong Kong), Emirats (Émirats arabes unis), EVA Air (Taïwan), Hainan Airlines (Chine), Qantas Airways (Australie), Lufthansa (Allemagne) et ma Thai Airways (Thaïlande).

Si Air France ne se classe qu’en 23e position de ce classement de référence, la compagnie française progresse toutefois de 2 places. Surtout, elle est récompensée pour les meilleurs repas ainsi que pour le meilleur salon lounge en première classe.

Parmi ces prix secondaires, British Airways obtient par exemple celui du meilleur personnel de bord en Europe, EVA Air des avions les plus propres dans le monde, EasyJet de la meilleure compagnie low-cost du Vieux continent et Japan Airlines des sièges de classe économie les plus agréables de la planète.

Source : Al HuffPost Maghreb

 

 

Guerre commerciale États-Unis-Chine: les nouvelles représailles chinoises

mediaTrois jours après l’entrée en vigueur des nouvelles barrières douanières américaines, Pékin a annoncé ce lundi 13 mai son intention de taxer 60 milliards de dollars de marchandises américaines à partir du 1er juin, tout en affirmant vouloir laisser la porte ouverte à de nouvelles négociations.

Les autorités chinoises ont attendu que l’Amérique se réveille avant de faire leur annonce. Sur le site du ministère chinois des Finances, le communiqué publié ce lundi à 20h10, heure de Pékin, précise que l’augmentation des tarifs douaniers décidée par le Conseil d’État porte sur 5 140 produits américains, dont 2 493 qui seront taxés à 25% à partir du premier juin prochain.

Pour les médias officiels dans leurs éditions de lundi soir, dont le China Daily, les États-Unis seraient responsable de cette nouvelle escalade. En relevant ses droits de douane sur les produits made in China vendredi, « Washington a aggravé la situation », écrit le quotidien anglophone. « La Chine ne cède pas aux intimidations », poursuit l’éditorialiste du journal, tout en laissant « la porte ouverte à de nouvelles négociations ». Le message est directement adressé à Donald Trump qui vient de lancer un nouvel ultimatum d’un mois à Pékin pour conclure un accord, cela avant le G20 d’Osaka où devraient se retrouver les présidents américains et chinois.

Un accord oui, mais pas question de croquer dans un « fruit amer » nuisible aux intérêts chinois, fait-on savoir à Pékin. Les fruits faisant d’ailleurs partie de la liste des produits taxés à 25% dans le communiqué du ministère des Finances, au même titre que le bœuf américain, les céréales, les légumes congelés, le sucre, les produits chimiques, les produits de beauté, les pneus, le bois et le gaz.

Source : RFI

 

Brexit sans accord : le Maroc principal perdant africain, l’Afrique du Sud gagnante, selon la Cnuced

En cas de Brexit précipité, sans « deal » préalable, le Maroc sera le principal perdant africain de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. L'Afrique du Sud, elle, pourrait en tirer de juteuses recettes, selon un rapport des Nations unies.

Un rapport de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) anticipe l’impact économique que pourrait avoir le Brexit sur les économies des pays en développement, si celui-ci se faisait sans accord commercial préalable avec les pays tiers, notamment pour sauvegarder les tarifs douaniers préférentiels qui facilitent les exportations vers le Royaume-Uni.

Selon cette étude, un Brexit sans accord préalable impliquerait un rehaussement des tarifs douaniers, ce qui réduirait la demande et les exportations des pays qui bénéficient actuellement de tarifs préférentiels à l’export. Une hypothèse renforcée par l’intention, exprimée par le gouvernement du Royaume-Uni, de revoir son régime commercial pour éliminer les tarifs préférentiels avec les pays dans lesquels le Royaume-Uni n’a pas d’intérêts commerciaux.

97 millions de manque à gagner pour le Maroc

Parmi les pays africains, le Maroc serait le plus affecté par cet éventuel Brexit sans accord, avec des recettes à l’export qui chuteraient de 97,1 millions de dollars (86 millions d’euros), suivi par la Tunisie (-48,9 millions de dollars), l’Égypte (-41,3 millions) et le Mozambique (-32,7 millions).

Pour prévenir une telle situation, les analystes de l’ONU préconisent aux pays concernés d’entrer rapidement en négociation avec le Royaume-Uni, afin de maintenir ou d’améliorer les termes actuels de leur relations commerciales bilatérales.

3 milliards de recettes supplémentaires pour l’Afrique du Sud

A contrario, ce Brexit sans accord pourrait avoir des conséquences lucratives pour certains pays, affirme le rapport, puisque qu’il impliquerait la standardisation des tarifs douaniers au bénéfice des pays qui n’avaient jusqu’alors pas de tarifs préférentiels pour exporter vers le Royaume-Uni. À ce jeu-là, l’Afrique du Sud arrive en tête, car le pays bénéficierait d’une hausse de près de 3 milliards de dollars pour ses recettes à l’export, loin devant l’île Maurice (220 millions), le Botswana (199 millions), les Seychelles (106 millions) et la Namibie (85,1 millions).

Sur le plan mondial, le marché britannique représente environ 3,5 % des échanges mondiaux, expose le texte, qui précise que le pays a importé en 2018 l’équivalent de 680 milliards de dollars. 360 milliards de ces importations provenaient de l’Union européenne, principal perdant commercial de la sortie prématurée de la Grande-Bretagne de l’espace communautaire, avec une baisse de ses recettes estimée à 35,5 milliards de dollars, devant la Turquie (-2,4 milliards) et la Corée du Sud (-714 millions).

À l’inverse, la Chine sera la grande gagnante en cas de Brexit sans accord, avec une hausse de ses exportations estimée à 10,2 milliards de dollars, devant les États-Unis (5,3 milliards) et le Japon (4,9 milliards).

Source : jeuneafrique.com

 

Etats-Unis : David Malpass officiellement nommé président de la Banque mondiale (BM)

Etats-Unis : David Malpass officiellement nommé président de la Banque mondiale (BM).L'Américain David Malpass a été officiellement nommé président de la Banque mondiale (BM). Il était le candidat officiel de l'administration Trump et il est connu pour être très critique de la Banque mondiale.

Ce sous-secrétaire au Trésor chargé des affaires internationales, âgé de 62 ans, est connu pour avoir blâmé devant le Congrès en 2017 la Banque mondiale de «continuer à prêter d'importantes sommes d'argent à des pays» comme la Chine pourtant deuxième puissance économique mondiale.

Depuis sa création en 1944, un Américain a toujours été nommé à la tête de la Banque mondiale et un Européen à la direction du Fonds monétaire international (FMI) selon un partage des rôles de plus en plus contesté par les pays émergents.

Source : Dakaractu.com

 

Après le crash, la Chine et l'Ethiopie immobilisent leurs Boeing 737 MAX

Après le crash, la Chine et l'Ethiopie immobilisent leurs Boeing 737 MAX  BFMTV - Dimanche, un Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines s'est écrasé peu après le décollage, faisant 157 morts. En octobre 2018, un même appareil de la compagnie indonésienne Lion Air s'est abîmé en mer.

Par précaution, la Chine et l'Ethiopie ont décidé de maintenir au sol sa flotte Boeing 737 MAX 8. La sécurité des Boeing 737 MAX 8 est remise en question après le crash d'un appareil d'Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts dont 9 Français.

Ce lundi, la Chine a demandé aux compagnies aériennes chinoises de suspendre les vols de leurs Boeing 737 MAX 8.

"Leur utilisation pourra reprendre après confirmation par les autorités américaines et par Boeing "des mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols", a indiqué le Bureau chinois de l'aviation civile dans un communiqué.

Deux crash en 5 mois

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a fait de même en annonçant sa décision de maintenir au sol sa flotte de Boeing 737 MAX 8.

"A la suite du tragique accident du (vol) ET 302 (...), Ethiopian Airlines a décidé d'immobiliser toute sa flotte de Boeing 737 MAX à dater d'hier 10 mars, jusqu'à nouvel ordre", a annoncé la compagnie aérienne détenue à 100% par l'Ethiopie dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Pour la deuxième fois en quelques mois, un Boeing 737 MAX 8 s'est écrasé quelques minutes après son décollage, soulevant de nouvelles questions sur les débuts de cet appareil essentiel pour le constructeur américain. Dimanche, les 157 passagers et membres de l'équipage qui ont pris place à bord du Boeing - un appareil récent livré courant 2018 à Ethiopian Airlines et reliant Addis Abeba à Nairobi - sont morts. Fin octobre, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air s'est abîmé en mer de Java tuant 189 personnes.

"Il s'agit du même avion. Comme pour Lion Air, l'accident se passe très peu de temps après le décollage et les pilotes ont émis des messages pour dire qu'ils étaient en difficulté puis il y a eu perte de l'avion. Il est difficile de dire que cela ne ressemble pas au premier accident", concède un expert aéronautique, qui a requis l'anonymat.

Coup dur pour Boeing

Mais "il s'agit seulement de similitudes et la comparaison s'arrête là dans la mesure où nous n'avons pas d'information fiable à ce stade", a mis en garde de son côté Michel Merluzeau, directeur de Aerospace & Defence market Analysis. Seules les données du vol et les conversations dans le cockpit contenues dans les deux boîtes noires de l'appareil pourront donner des éléments tangibles sur les causes exactes de l'accident: problèmes techniques, erreur de pilotage ou la combinaison de plusieurs facteurs.

Reste que ce nouvel accident est un coup dur pour Boeing dont la famille des moyen-courriers MAX est la version remotorisée du 737, best-seller de tous les temps avec plus de 10.000 exemplaires produits.

Ambre Lepoivre avec AFP
Source : BFMTV (France)

 

Maroc-UE : le Parlement européen valide le nouvel accord de pêche incluant le Sahara occidental

Le Parlement européen a validé mardi 12 février le nouvel accord de pêche entre l'Union européenne (UE) et le Maroc, renégocié après le rejet du précédent par la justice européenne, au motif qu'il ne prenait pas en compte le Sahara occidental.

Cet accord de partenariat, qui inclura le Sahara occidental, a été voté à une large majorité (415 voix pour, 189 contre) après le rejet d’une résolution qui demandait, à l’appel d’eurodéputés Verts et sociaux-démocrates, de soumettre ce nouveau texte à l’évaluation de la Cour de justice de l’Union européenne (189 voix pour, 410 contre).

En février 2018, cette Cour avait considéré que l’UE et le Maroc devaient renégocier certaines dispositions du nouvel accord, jugées contraires à plusieurs règles du droit international car violant le principe de l’autodétermination du Sahara occidental.

Consentement de la population du Sahara occidental

Le rapport voté par le Parlement réuni en session plénière à Strasbourg rappelle les deux conditions évoquées par la justice européenne pour aboutir à un accord valide, « à savoir la mention explicite du Sahara occidental ainsi que l’obtention du consentement de la population », de même que le critère ajouté par les États membres, « à savoir que l’accord doit profiter à la population locale ».

Le Front Polisario n’a pas souhaité participer à la consultation et a fait part de son opposition de principe au cours de discussions techniques

Il est expliqué dans ce rapport de l’eurodéputé français Alain Cadec que la Commission a suivi un « processus de consultation des populations locales (…) et des parties intéressées », recueillant l’aval d’une « majorité d’interlocuteurs » en faveur du nouvel accord. Toutefois, il y est souligné que le Front Polisario notamment, « considéré comme le représentant du peuple du Sahara occidental par les Nations unies et partie au processus de paix, n’a pas souhaité participer à la consultation » et a fait part de son « opposition de principe » au cours de discussions techniques.

Pas de « préjugé » sur le statut du territoire

L’accord de pêche Maroc-UE permet aux navires de 11 États membres de l’Union pêchant des espèces pélagiques et démersales d’accéder à la « zone de pêche marocaine » en échange d’une contribution économique. Plus de 90 % des captures de la flotte européenne dans le cadre de l’accord de pêche se font dans les eaux adjacentes du Sahara occidental.

Le texte approuvé, est-il souligné dans un communiqué du Parlement, « ne préjuge pas du résultat du processus politique sur le statut final du Sahara occidental et soutient pleinement les efforts de l’ONU pour aboutir à une solution politique permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Cette adoption « confirme » que le Maroc est « le seul habilité juridiquement, dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté, à négocier et signer des accords incluant le Sahara Marocain », a réagi dans un communiqué le ministère marocain des Affaires étrangères. Ce vote « vient confirmer l’attachement du Maroc et de l’Union européenne au renforcement de leur partenariat stratégique, ainsi qu’à sa préservation des manoeuvres politiques et juridiques désespérées menées par l’Algérie et le ‘polisario’ « , a-t-il ajouté.

Source : jeuneadrque.com

 

La Mauritanie présente en force à la 39ème édition du Fitur de Madrid

La Mauritanie a pris part à la 39ème édition de la Foire internationale du tourisme (Fitur-2019) qui s’est ouverte mercredi 23 janvier courant au parc des expositions de Madrid (Ifema), avec une forte délégation composée de dizaines de professionnels et acteurs nationaux représentant tous les opérateurs intervenant dans le secteur touristique.

Le stand mauritanien alliant authenticité et modernité, aménagé à cette exposition internationale par l’Office National du Tourisme (ONT), a enregistré une grande affluence, eu égard à l’importance des échantillons présentées au public, reflétant la diversité culturelle de la République Islamique Mauritanienne et le riche et ancestral patrimoine de ses habitants, en plus du potentiel touristique existant, visant à permettre à insuffler de nouveau au secteur touristique sa dynamique d’antan, eu égard à la reprise des charters touristiques dans le pays.

Le Directeur Général de l’ONT M. Mohamed Mahmoud Ould Abba Ould Enne, a inscrit l’organisation cette année du stand mauritanien à cette exposition internationale dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement mauritanien pour relancer le secteur, qui constitue une ressource économique importante aussi bien pour les populations que pour le Trésor Public.

Il a mis également en exergue le considérable apport du secteur dans la création des opportunités d’emploi, précisant que l’Office œuvre à faire connaitre les potentialités du pays afin d’attirer les touristes et les investisseurs à travers le monde entier d’une part ainsi que pour susciter un bon qualitatif du secteur dans les wilaya touristiques de la Mauritanie.

La participation de la Mauritanie au Fitur 2019 a aussi pour objectif de mettre en avant la diversité de son offre touristique, identifier de nouvelles pistes de partenariats et renforcer le rayonnement de sa destination à l’échelle internationale.

Le Fitur se veut une occasion pour braquer les projecteurs sur la richesse de l’offre touristique mauritanienne sur tous les segments, allant du tourisme culturel à celui des affaires.

La 39e édition du Festival international du tourisme se poursuivra jusqu’au 27 janvier.

Source : Kassataya

 

Afrique: la Turquie place ses pions, ses exportations explosent

Afrique: la Turquie place ses pions, ses exportations explosentLa Turquie fait le pari de l'Afrique et récolte le fruit de cette orientation stratégique. A titre d'exemple, les exportations turques vers le continent africain ont fortement progressé, pour passer de 2,9 milliards de dollars en 2002 à 18,8 milliards de dollars en 2017, soit une évolution de 548,3%.

«Les exportations turques sur le marché africain sont constituées par du matériel électroménager, des matériaux de construction, du textile, des meubles, des produits agroalimentaires, etc.», explique l'ambassadeur turc en Mauritanie, Mehemet Bilir.

La Turquie procède également à la rénovation des centrales électriques pour qu’elles puissent fonctionner au gaz liquide. Cette expertise, qui permet la reconversion des centrales électriques qui fonctionnaient au diesel, en centrale fonctionnant désormais au gaz, intéresse au plus haut point la Mauritanie et le Sénégal, suite à la découverte d'un important gisement de gaz naturel à la frontière maritime des deux pays.

L'exploitation du site gazier transfrontalier offshore «Grand Tortue/Ahmeyim (GTA)» doit en effet démarrer à partir de 2021.

Au sujet du renforcement de la présence turque en Afrique, l’ambassadeur cite également le cas du groupe Tosyali, sidérurgiste turc qui est en train d’étendre ses tentacules en douceur au niveau du continent. Cette société a déjà investi 3 milliards de dollars en Algérie et vient de signer un contrat pour un autre projet, en Mauritanie cette fois-ci, dans la cité minière de Nouadhibou (dans le nord du pays).

Il faut également signaler que Tosyali est actuellement en négociations avancées avec le gouvernement du Sénégal, en vue de l’acquisition d’un permis d’exploitation des mines de fer de la Falémé (sud/est du pays).

Par ailleurs, l'ambassadeur turc signale que «la compagnie Turkish Airlines est actuellement numéro 1 dans le ciel africain».

Tous ces éléments montrent clairement l’importance du continent africain pour la Turquie. Partenaire stratégique du continent, la Turquie bénéficie d’un statut d’observateur auprès de l’Union Africaine (UA) depuis 2005. Le nombre de ses représentations diplomatiques sur le continent est passé de 12 en 2002, à 41 actuellement. Ce pays est également membre non-régional de la Banque africaine de développement (BAD) depuis 2013.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Indice du capital humain 2018 : La Mauritanie classée 150ème sur 157 pays

Indice du capital humain 2018 : La Mauritanie classée 150ème sur 157 paysAprès les conclusions du Fmi sur le surendettement du pays, près de 100% du PIB, voilà qu’un autre rapport d’une autre institution de Bretton Woods, la Banque Mondiale, met en garde contre la détérioration de l’indice du capital humain dans notre pays.

En effet, ce rapport annuel de la Banque Mondiale sur l’indice du capital humain, calculé en fonction des services de base, et rendu public jeudi dernier, classe notre pays à la 150ème place sur 157 dans le monde et à la 36ème sur 44 pays africains concernés par ledit rapport.

Le rapport de la BM sur l’indice du développement humain, à l’antipode des prétentions des autorités politiques, est établi, entre autres, sur la base des avancées en termes de santé, de revenu potentiel, d’éducation et de croissance économique des pays. Or, il est bien évident qu’à la lumière de ce dernier rapport la Mauritanie se trouve une lanterne rouge dans ce classement au niveau du Maghreb Arabe.

Notons que ce rapport publié le 11 octobre à Bali (Indonésie) en marge de son Assemblée annuelle ainsi celle du FMI, le projet du "Capital humain" pointe un énorme retard grand des pays africains qui n’accordent pas beaucoup d’intérêt à l’investissement humain.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Le Qatar investit 15 milliards de dollars en Turquie

mediaL'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a promis ce mercredi 15 août, à l'issue d'une rencontre à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, que son pays fournirait 15 milliards de dollars d'investissements à la Turquie. Cette annonce intervient dans un contexte d'effondrement de la monnaie turque sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis.

Le Qatar n'a pas oublié l'importante aide que lui avait apportée la Turquie l'an dernier. A l'époque l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu tout lien diplomatique avec Doha qu'ils accusaient de soutenir le terrorisme et d'entretenir des relations trop proche avec l'Iran.

Le richissime émirat gazier s'est retrouvé totalement isolé dans la région. Cette crise diplomatique avait considérablement rapproché la Turquie et le Qatar qui vole désormais au secours de son allié.

La promesse d'investir 15 milliards de dollars, principalement dans le secteur bancaire, vise à empêcher une crise économique d'envergure, mais aussi à apaiser les craintes de nombreux investisseurs qatariens qui disposent en Turquie de pas moins de 20 milliards de dollars d'investissements.

Ankara est aussi l'un des principaux exportateurs vers l'émirat. L'élan de solidarité est aussi venu des Qatariens qui ont converti leurs riyals en livres pour soutenir la monnaie turque.

Après la décision du président américain Donald Trump de doubler les droits de douane sur l'aluminium et l'acier turcs, la livre turque a subi une forte dévaluation, de l'ordre de 40%.

Source : RFI

 

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à Bissau

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à BissauNotre compatriote Amadou Oumar Ba a été nommé représentant résident de la Banque mondiale en Guinée-Bissau. M. Ba, spécialiste agricole principal, a rejoint la Banque mondiale en 2001 à Nouakchott.

Auparavant, il a occupé divers postes au sein de la GTZ, l'agence de coopération allemande devenue GIZ, le ministère mauritanien du développement rural, où il a géré différents départements et programmes. Il a également été représentant résident de l’ONG internationale OXFAM GB en Mauritanie.

M. Ba a travaillé au bureau de la Banque en Mauritanie, puis dans différents pays d'Afrique de l'Ouest, avant de rejoindre le siège à Washington en 2006. Depuis 2009, Amadou Oumar Ba était basé à Kinshasa et Brazzaville, en charge du portefeuille «Agriculture pour la RDC, la République du Congo et la République centrafricaine ».

Il est titulaire d'une maîtrise en agriculture de l'Université de Kassel en Allemagne. Sa nomination entrera en vigueur ce 1er août 2018.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique La Banque mondiale vient d’annoncer, à la faveur d’un communiqué de presse, la nomination au poste de vice-président pour l'Afrique de Hafez Ghanem (photo). Expert en développement, le Franco-Egyptien dirigera un portefeuille régional actif de plus de 600 projets totalisant plus de 71 milliards de dollars.

Après avoir travaillé pendant plus de 30 ans en Afrique, en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, Hafez Ghanem apporte une riche expérience à son nouveau poste. Il dirigeait auparavant la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA).

Sous la houlette de l’économiste de 61 ans, l’institution financière envisage de demeurer un partenaire engagé sur lequel s'appuyer, pour innover dans le développement et le financement sur le continent, afin d’accélérer la croissance et éradiquer l’extrême pauvreté.

M. Ghanem succède au Sénégalais Makhtar Diop qui a été nommé vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, en mai dernier. L’Egyptien a pris son nouveau manteau, depuis le 1erjuillet 2018.

Agence Ecofin
Source : Mauriweb (Mauritanie)