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Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie saoudite

Les cours du pétrole s'envolent après les attaques de drones en Arabie saoudite France24 - Les cours du pétrole ont grimpé de 10 %, lundi matin en Asie, deux jours après les attaques contre deux installations pétrolières stratégiques saoudiennes par les rebelles yéménites houthis. La tension monte dans le Golfe.

Les cours du pétrole s'envolent, lundi 16 septembre, deux jours après les attaques de drones contre des infrastructures pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production.

Le Brent de mer du Nord a grimpé de 10,08 % à 66,29 dollars le baril après avoir gagné jusqu'à 19,5 %, un niveau sans précédent depuis la guerre du Golfe en 1991, à 71,95 dollars. Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est en hausse de 8,97 % à 59,77 dollars après avoir pris jusqu'à 15,5 %, sa plus forte hausse journalière depuis le 22 juin 1998.

L'Arabie saoudite est le plus gros exportateur mondial de pétrole et les attaques contre deux installations stratégiques de la compagnie Aramco ont réduit la production de 5,7 millions de barils par jour, soit l'équivalent de 5 % de la consommation quotidienne mondiale.

Aramco n'a pas fourni de calendrier de retour à la normale, se contentant de déclarer dimanche qu'elle ferait dans environ 48 heures un nouvel état des lieux. Une source au fait de la situation a dit à Reuters qu'un retour à la normale de la production de pétrole saoudienne devrait prendre "des semaines plutôt que des jours".

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l'Arabie saoudite, le PDG d'Aramco, Amin Nasser, a déclaré que "des travaux" étaient "en cours" pour rétablir la production.

Le prince saoudien Abdel Aziz ben Salmane, récemment nommé ministre de l'Énergie, a assuré qu'une partie de la baisse de production serait compensée par les stocks.

Les États-Unis prêts à riposter

Sur le plan diplomatique, les États-Unis, alliés stratégiques du royaume wahhabite, se sont déclarés "prêts à riposter" aux attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites houthis, soutenus par l'Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Riyad.

"L'approvisionnement en pétrole de l'Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable, sommes prêts à riposter en fonction des vérifications, mais nous attendons que le Royaume (saoudien) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque, et sous quelle forme nous devrons agir !", a tweeté dimanche Donald Trump, qui faisait ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a quant à lui accusé l'Iran d'avoir "lancé une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial".

De son côté, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, dont le pays est le grand rival régional de l'Iran chiite, a assuré que Riyad était "disposé et capable" de réagir à cette "agression terroriste".

L'envoyé de l'ONU au Yémen, Martin Griffiths s'est déclaré "extrêmement préoccupé" par les attaques, également condamnées par les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Koweït.

La France a de son côté condamné des attaques qui ne peuvent "qu'aggraver les tensions et les risques de conflit dans la région" et assuré l'Arabie saoudite de sa "pleine solidarité", sans pour autant désigner de coupable.

Des ministres de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), réunis à Jeddah, ont aussi condamné l'attaque. Il n'était pas clair si l'Iran était présent à la réunion de l'OCI, convoquée initialement pour examiner le plan du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'annexer des pans de la Cisjordanie occupée.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a condamné les attaques et appelé toutes les parties à "la retenue pour prévenir toute escalade", selon son porte-parole.

L'Iran réfute les accusations américaines

Pointé du doigt, l'Iran a qualifié dimanche d'"insensées" les accusations du secrétaire d'État américain Mike Pompeo tenant la République islamique pour responsable de l’attaque de drones.

"Des accusations et remarques aussi stériles et aveugles sont incompréhensibles et insensées", a déclaré le porte-parole des Affaires étrangères iraniennes, Abbas Moussavi. Selon lui, ces remarques sont destinées à "écorner la réputation d'un pays afin de créer un cadre pour de futures actions contre lui".

Faisant référence à la politique de "pression maximale" menée par les États-Unis contre l'Iran, il a estimé dans un communiqué transmis à la presse que Washington avait "apparemment transformé (celle-ci en politique de) ‘mensonge maximum’ du fait de ses échecs".

"Si nous voulons qu'il y ait une réelle sécurité dans la région, la solution est de faire cesser l'agression américaine", a déclaré le président iranien Hassan Rohani.

Les tensions entre les deux pays sont exacerbées depuis que les États-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018 de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, avant de rétablir des sanctions économiques contre Téhéran.

La situation a menacé de tourner à l'affrontement militaire direct en juin, après que la République islamique eut abattu un drone américain. Selon Téhéran, l'appareil avait violé l'espace aérien iranien, ce que Washington dément.

Amirali Hajizadeh, commandant de la branche aérospatiale des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, a pour sa part estimé dimanche que les tensions actuelles, "avec des forces qui se font face sur le terrain", pouvaient contribuer au déclenchement d'un conflit armé, selon l'agence Tasnim, proche des ultraconservateurs.

Le général de brigade a ajouté que l'Iran était "toujours préparé pour une guerre totale". Mais "ni nous, ni les Américains ne voulons une guerre", a-t-il dit, reprenant le discours officiel iranien.

Avec AFP et Reuters
Source : France24

 

 

Comment le Japon cherche à rivaliser avec la Chine en Afrique

Comment le Japon cherche à rivaliser avec la Chine en AfriqueRFI - Le Japon accueille à partir de ce mercredi 28 août dans le port de Yokohama son sommet triennal avec l’Afrique.

Cette grande messe de la coopération, la 7e du genre, vise ouvertement à renforcer davantage les liens économiques entre l'archipel et le continent où le grand voisin chinois est omniprésent. Des dizaines de chefs d'État africains ont été invités. Mais impossible hier d’avoir la liste exacte des présents. Le ministère japonais des Affaires étrangères a refusé de donner des noms avant l'ouverture, redoutant que certains annulent sous la pression de Pékin.

C'est dire l'intense compétition à laquelle se livrent aujourd'hui les pays qui veulent rivaliser avec la Chine pour séduire l'Afrique. La Chine étant la grande puissance omniprésente sur le continent, que ce soit en termes d'aide au développement, d’investissement, de prêt et de commerce.

Le Japon a-t-il les moyens de rattraper son grand voisin ?

Le Japon a eu une bonne intuition en créant ce forum en 1993, quand les autres se détournent de l'Afrique pour s'intéresser aux pays de l'ex-bloc soviétique. Mais cet avantage temporel a été bref car Pékin a très vite organisé son propre évènement et déployé une stratégie africaine très offensive. Depuis cette première Ticad, Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, l'archipel nippon a distribué 47 milliards de dollars sur le continent alors que la Chine y consacre maintenant 60 milliards par an. En termes financiers impossible donc de lutter à armes égales avec Pékin. Idem en termes d'investissement direct : le Japon a investi en 2017 cinq fois moins que la Chine.

Tokyo a pourtant d'autres atouts. Et cherche à mieux faire connaître sa valeur ajoutée : d'abord des compétences reconnues en termes d'infrastructure de qualité, «de qualité» un terme récurrent dans le discours des officiels nippons soucieux de se différencier des Chinois. Leur maîtrise de la haute technologie est un autre atout incontestable des Japonais.

Les pays africains sont-ils sensibles à ces différences?

Le Japon a été pendant longtemps un donateur peu intrusif, une qualité appréciée en Afrique. Par ailleurs, le fait qu'il veuille s'impliquer davantage coïncide avec la montée d'une certaine méfiance à l'égard des projets chinois. La Tanzanie par exemple a finalement refusé l'investissement chinois de 10 milliards de dollars proposé pour rénover le port de Bayamago. Il y a donc une conjonction favorable. Maintenant, les procédures japonaises minutieuses d'examen des projets sont très longues et cela peut rebuter les pays intéressés. Et puis si le gouvernement nippon est de plus en plus pro-africain, les entreprises nippones peinent à suivre. Elles sont d'ailleurs invitées à cette conférence, comme elles l'étaient à la précédente qui s'est tenu au Kenya.

Quelles seront les retombées concrètes de ce sommet?

Un prêt de 400 milliards de yen, soit 3,4 milliards d'euros devrait être confirmé pour la construction d'éoliennes en Egypte et de centrales géothermiques au Kenya et à Djibouti. Le quotidien des affaires Nikkei évoque une seconde enveloppe de 300 milliards de yens pour d'autres projets d'infrastructures, « de qualité » bien sûr. Ces cadeaux ont bien sûr une contre-partie : depuis des années Tokyo recherche le soutien des pays africains pour obtenir un siège au Conseil de sécurité des Nations unies.

En bref...

►À Hong Kong, Cathay Pacific Airways cherche à empêcher la tenue d'une manifestation devant son siège, tout près de l'aéroport international de l'île.

Sous la pression du gouvernement chinois la compagnie aérienne a licencié les employés qui ont participé à des manifestations. Et c'est d'ailleurs pour protester contre ces licenciements que les syndicats appellent à défiler. Le rassemblement a été interdit par la police et donc relocalisé dans un autre quartier de Hong Kong.

►En Inde, la Banque centrale a annoncé le versement de 22 milliards d'euros au gouvernement de Narendra Modi.

Un coup de pouce bienvenu pour alimenter le plan de relance de l'économie indienne en panne depuis plusieurs trimestres. Mais c'est aussi un nouveau coup de canif porté à la Réserve fédérale de l'Inde et à son statut indépendant. Ces derniers mois plusieurs hauts dirigeants de cette institution gardienne de la monnaie ont préféré démissionné plutôt que de céder aux ingérences du Premier ministre.

Par Dominique Baillard
Source : RFI

 

USA-Afrique : une nouvelle agence américaine pour l’investissement

Les statuts de la Development Finance Corporation (DFC) éliminent deux obstacles majeurs à la participation des États-Unis à l’industrie du capital-investissement en Afrique. La nouvelle institution, qui vise aussi à renforcer l'influence américaine sur le continent, démarre officiellement en octobre.

Durant des échanges avec la presse panafricaine, organisés le 13 août depuis Washington, David Bohigian, PDG par intérim de Overseas Private Investment Corporation (Opic), a dévoilé la stratégie de la Development Finance Corporation (DFC), qui prendra la suite, d’ici deux mois, de l’institution américaine et d’une partie des activités de sa consœur l’USAID.

La création de la Development Finance Corporation introduit deux changements majeurs dans les opérations américaines de financement du développement sur le continent africain. Comme l’a rappelé David Bohigian,  l’agence « réalisera des prises de participation, ce qui sera particulièrement utile dans les fonds de capital-investissement à travers le continent ».

Créé en 1971, l’Opic n’accorde que des prêts et des assurances contre les risques. Selon les estimations de Jeune Afrique, les prêts directs représentaient 58 % des 5,8 milliards de dollars investis par l’Opic en Afrique subsaharienne à la fin septembre 2018, contre 30 % d’assurances et seulement 12 % (700 millions de dollars) de prêts accordés à des fonds d’investissements (Emerging Capital Partners, Phatisa Group, African Capital Alliance…) Le portefeuille global de cette agence atteignait 22,8 milliards de dollars à la même date, pour une répartition sensiblement similaire.

Rapprocher les agences de leurs investissements

Le recours exclusif à la dette contraignait les capital-investisseurs à créer des véhicules spécialisés et diverses dispositions spécifiques pour obtenir les financements de l’Opic. Cela empêchait l’institution américaine de participer à des opérations communes avec ses homologues européens tels que le français Proparco, l’allemand DEG et le belge BIO, bailleurs de référence des fonds du private equity en Afrique.

« La participation au capital [des fonds d’investissements] rapproche les agences de leurs investissements, en leur donnant une place à la table pour influencer la stratégie de l’entreprise ou les changements managériaux », soulignait en octobre 2016 la plateforme Devex, dédiée aux institutions de développement. Le français Amethis, à qui l’Opic avait prêté 150 millions de dollars en 2013 pour son premier fonds africain, n’avait pas renouvelé l’expérience pour son nouveau véhicule panafricain clos en juin, préférant une structure plus simple ne comptant que des investisseurs en fonds.

Nos investissements auraient eu plus de succès en fonds propres qu’en titres de dettes

Malgré la méforme récente des devises africaines (Nigeria, Egypte, Angola, Afrique du Sud…), le capital-investissement africain reste avantageux, alors que les taux sur le marché américain de la dette demeurent faibles. « Nous avons analysé nos investissements au cours des 30 dernières années, et en particulier au cours de la dernière décennie, et ils auraient eu plus de succès comme investissements en fonds propres qu’en titres de dette », a reconnu David Bohigian.

Réactiver l’influence américaine en Afrique

Outre l’argument financier, une lecture géopolitique de la création de Development Finance Corporation est également possible. « Cela fait quelques temps que les Américains veulent réactiver leur influence en Afrique et rattraper leur retard, notamment en terme d’influence. C’est à mon sens la motivation première », décrypte Jean-Sébastien Bergasse, associé de Amethis.

En faveur de cette lecture plaide une autre réforme majeure instaurée avec la nouvelle institution américaine de développement. L’Opic ne pouvait soutenir que des projets ayant « un lien significatif avec le secteur privé américain ». Cette limite a été supprimée par les statuts de la DFC. « Il y a beaucoup de projets valables dans le monde qui se déroulent là où les investisseurs et les gestionnaires de fonds américains pourraient avoir un intérêt limité », a expliqué David Bohigian.

Pour ce vétéran du capital-investissement – il a exercé dans cette industrie pendant une quinzaine d’années -, la levée de cette restriction « et la faculté d’investir des capitaux propres va aider [la DFC] à étendre notre capacité à créer des sociétés stables en Afrique et dans le monde entier ».

Bataille économique et commerciale contre la Chine

L’action de la nouvelle institution de développement s’inscrit également dans le cadre plus large de la bataille économique et commerciale menée par les États-Unis contre la Chine. Sans nommer à aucun moment le grand rival de Pékin, le patron de l’Opic a cité cinq critères en matière de financement du développement : le respect de la souveraineté, le recours aux travailleurs locaux, la protection de l’environnement, la transparence et la lutte contre la corruption et la durabilité dans le temps des projets réalisés.

Les capitaux du secteur privé devraient représenter des milliards d’investissements en Afrique

« Ce qui sera différent avec la DFC, c’est qu’en premier lieu nous aurons un mandat de 60 milliards de dollars [contre un plafond de 30 milliards de dollars pour l’Opic], ce qui, surtout, aidera à attirer des capitaux du secteur privé qui devraient représenter des centaines de milliards de dollars d’investissement en Afrique », a insisté David Bohigian.

« L’angle consistant à se démarquer des Chinois – jugés prédateurs – en étant des investisseurs responsables peut apporter quelque chose de comparable à Proparco et à la DEG », reconnaît Jean-Sébastien Bergasse. « Il reste maintenant à voir à quel point le projet de la DFC est ambitieux, sachant que in fine les USA connaissent mal le continent africain », prévient l’associé d’Amethis.

Source : jeuneafrique.com

 

Qatar Airways nommée meilleure compagnie aérienne au monde

Qatar Airways nommée meilleure compagnie aérienne au mondeAl HuffPost Maghreb - Air France a été récompensée dans deux catégories mineures de ce palmarès, établi depuis 1999 par Skytrax.Qatar Airways en tête et Air France seulement... 23e. Ce mercredi 19 juin, Skytrax a mis en ligne son traditionnel palmarès des 100 meilleures compagnies aériennes de la planète, comme chaque année depuis 1999.

Tous les ans, cet organisme de consultation sonde les voyageurs du monde entier afin de recueillir leurs impressions sur les différents vols qu’ils empruntent. Au total, en 2019, plus de 21,5 millions de formulaires de satisfaction complets en provenance d’une centaine de pays ont été rendus à Skytrax, portant sur plus de 300 compagnies aériennes.

Et comme souvent depuis dix ans, c’est la compagnie qatarie Qatar Airways qui est arrivée en tête (comme en 2017, 2015, 2012 ou 2011), devançant le leader de l’an passé, Singapore Airlines et les Japonais de Nippon Airways. Skytrax précise que le numéro 1 de l’année a su franchir très rapidement la barre des 140 destinations proposées et qu’elle offre des services d’excellence à ses clients.

Les repas et le lounge d’Air France

Les usagers étaient effectivement questionnés sur toute une variété de critères, tels que le choix des programmes audiovisuels, la qualité du service en cabine, la simplicité de la réservation ou la livraison des bagages une fois arrivé à destination.

Dans la suite du top 10, on trouve: Cathay Pacific Airways (Hong Kong), Emirats (Émirats arabes unis), EVA Air (Taïwan), Hainan Airlines (Chine), Qantas Airways (Australie), Lufthansa (Allemagne) et ma Thai Airways (Thaïlande).

Si Air France ne se classe qu’en 23e position de ce classement de référence, la compagnie française progresse toutefois de 2 places. Surtout, elle est récompensée pour les meilleurs repas ainsi que pour le meilleur salon lounge en première classe.

Parmi ces prix secondaires, British Airways obtient par exemple celui du meilleur personnel de bord en Europe, EVA Air des avions les plus propres dans le monde, EasyJet de la meilleure compagnie low-cost du Vieux continent et Japan Airlines des sièges de classe économie les plus agréables de la planète.

Source : Al HuffPost Maghreb

 

 

Guerre commerciale États-Unis-Chine: les nouvelles représailles chinoises

mediaTrois jours après l’entrée en vigueur des nouvelles barrières douanières américaines, Pékin a annoncé ce lundi 13 mai son intention de taxer 60 milliards de dollars de marchandises américaines à partir du 1er juin, tout en affirmant vouloir laisser la porte ouverte à de nouvelles négociations.

Les autorités chinoises ont attendu que l’Amérique se réveille avant de faire leur annonce. Sur le site du ministère chinois des Finances, le communiqué publié ce lundi à 20h10, heure de Pékin, précise que l’augmentation des tarifs douaniers décidée par le Conseil d’État porte sur 5 140 produits américains, dont 2 493 qui seront taxés à 25% à partir du premier juin prochain.

Pour les médias officiels dans leurs éditions de lundi soir, dont le China Daily, les États-Unis seraient responsable de cette nouvelle escalade. En relevant ses droits de douane sur les produits made in China vendredi, « Washington a aggravé la situation », écrit le quotidien anglophone. « La Chine ne cède pas aux intimidations », poursuit l’éditorialiste du journal, tout en laissant « la porte ouverte à de nouvelles négociations ». Le message est directement adressé à Donald Trump qui vient de lancer un nouvel ultimatum d’un mois à Pékin pour conclure un accord, cela avant le G20 d’Osaka où devraient se retrouver les présidents américains et chinois.

Un accord oui, mais pas question de croquer dans un « fruit amer » nuisible aux intérêts chinois, fait-on savoir à Pékin. Les fruits faisant d’ailleurs partie de la liste des produits taxés à 25% dans le communiqué du ministère des Finances, au même titre que le bœuf américain, les céréales, les légumes congelés, le sucre, les produits chimiques, les produits de beauté, les pneus, le bois et le gaz.

Source : RFI

 

Brexit sans accord : le Maroc principal perdant africain, l’Afrique du Sud gagnante, selon la Cnuced

En cas de Brexit précipité, sans « deal » préalable, le Maroc sera le principal perdant africain de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. L'Afrique du Sud, elle, pourrait en tirer de juteuses recettes, selon un rapport des Nations unies.

Un rapport de la Conférence des nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) anticipe l’impact économique que pourrait avoir le Brexit sur les économies des pays en développement, si celui-ci se faisait sans accord commercial préalable avec les pays tiers, notamment pour sauvegarder les tarifs douaniers préférentiels qui facilitent les exportations vers le Royaume-Uni.

Selon cette étude, un Brexit sans accord préalable impliquerait un rehaussement des tarifs douaniers, ce qui réduirait la demande et les exportations des pays qui bénéficient actuellement de tarifs préférentiels à l’export. Une hypothèse renforcée par l’intention, exprimée par le gouvernement du Royaume-Uni, de revoir son régime commercial pour éliminer les tarifs préférentiels avec les pays dans lesquels le Royaume-Uni n’a pas d’intérêts commerciaux.

97 millions de manque à gagner pour le Maroc

Parmi les pays africains, le Maroc serait le plus affecté par cet éventuel Brexit sans accord, avec des recettes à l’export qui chuteraient de 97,1 millions de dollars (86 millions d’euros), suivi par la Tunisie (-48,9 millions de dollars), l’Égypte (-41,3 millions) et le Mozambique (-32,7 millions).

Pour prévenir une telle situation, les analystes de l’ONU préconisent aux pays concernés d’entrer rapidement en négociation avec le Royaume-Uni, afin de maintenir ou d’améliorer les termes actuels de leur relations commerciales bilatérales.

3 milliards de recettes supplémentaires pour l’Afrique du Sud

A contrario, ce Brexit sans accord pourrait avoir des conséquences lucratives pour certains pays, affirme le rapport, puisque qu’il impliquerait la standardisation des tarifs douaniers au bénéfice des pays qui n’avaient jusqu’alors pas de tarifs préférentiels pour exporter vers le Royaume-Uni. À ce jeu-là, l’Afrique du Sud arrive en tête, car le pays bénéficierait d’une hausse de près de 3 milliards de dollars pour ses recettes à l’export, loin devant l’île Maurice (220 millions), le Botswana (199 millions), les Seychelles (106 millions) et la Namibie (85,1 millions).

Sur le plan mondial, le marché britannique représente environ 3,5 % des échanges mondiaux, expose le texte, qui précise que le pays a importé en 2018 l’équivalent de 680 milliards de dollars. 360 milliards de ces importations provenaient de l’Union européenne, principal perdant commercial de la sortie prématurée de la Grande-Bretagne de l’espace communautaire, avec une baisse de ses recettes estimée à 35,5 milliards de dollars, devant la Turquie (-2,4 milliards) et la Corée du Sud (-714 millions).

À l’inverse, la Chine sera la grande gagnante en cas de Brexit sans accord, avec une hausse de ses exportations estimée à 10,2 milliards de dollars, devant les États-Unis (5,3 milliards) et le Japon (4,9 milliards).

Source : jeuneafrique.com

 

Etats-Unis : David Malpass officiellement nommé président de la Banque mondiale (BM)

Etats-Unis : David Malpass officiellement nommé président de la Banque mondiale (BM).L'Américain David Malpass a été officiellement nommé président de la Banque mondiale (BM). Il était le candidat officiel de l'administration Trump et il est connu pour être très critique de la Banque mondiale.

Ce sous-secrétaire au Trésor chargé des affaires internationales, âgé de 62 ans, est connu pour avoir blâmé devant le Congrès en 2017 la Banque mondiale de «continuer à prêter d'importantes sommes d'argent à des pays» comme la Chine pourtant deuxième puissance économique mondiale.

Depuis sa création en 1944, un Américain a toujours été nommé à la tête de la Banque mondiale et un Européen à la direction du Fonds monétaire international (FMI) selon un partage des rôles de plus en plus contesté par les pays émergents.

Source : Dakaractu.com

 

Après le crash, la Chine et l'Ethiopie immobilisent leurs Boeing 737 MAX

Après le crash, la Chine et l'Ethiopie immobilisent leurs Boeing 737 MAX  BFMTV - Dimanche, un Boeing 737 MAX 8 d'Ethiopian Airlines s'est écrasé peu après le décollage, faisant 157 morts. En octobre 2018, un même appareil de la compagnie indonésienne Lion Air s'est abîmé en mer.

Par précaution, la Chine et l'Ethiopie ont décidé de maintenir au sol sa flotte Boeing 737 MAX 8. La sécurité des Boeing 737 MAX 8 est remise en question après le crash d'un appareil d'Ethiopian Airlines qui a fait 157 morts dont 9 Français.

Ce lundi, la Chine a demandé aux compagnies aériennes chinoises de suspendre les vols de leurs Boeing 737 MAX 8.

"Leur utilisation pourra reprendre après confirmation par les autorités américaines et par Boeing "des mesures prises pour garantir avec efficacité la sécurité des vols", a indiqué le Bureau chinois de l'aviation civile dans un communiqué.

Deux crash en 5 mois

La compagnie aérienne Ethiopian Airlines a fait de même en annonçant sa décision de maintenir au sol sa flotte de Boeing 737 MAX 8.

"A la suite du tragique accident du (vol) ET 302 (...), Ethiopian Airlines a décidé d'immobiliser toute sa flotte de Boeing 737 MAX à dater d'hier 10 mars, jusqu'à nouvel ordre", a annoncé la compagnie aérienne détenue à 100% par l'Ethiopie dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Pour la deuxième fois en quelques mois, un Boeing 737 MAX 8 s'est écrasé quelques minutes après son décollage, soulevant de nouvelles questions sur les débuts de cet appareil essentiel pour le constructeur américain. Dimanche, les 157 passagers et membres de l'équipage qui ont pris place à bord du Boeing - un appareil récent livré courant 2018 à Ethiopian Airlines et reliant Addis Abeba à Nairobi - sont morts. Fin octobre, un Boeing 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air s'est abîmé en mer de Java tuant 189 personnes.

"Il s'agit du même avion. Comme pour Lion Air, l'accident se passe très peu de temps après le décollage et les pilotes ont émis des messages pour dire qu'ils étaient en difficulté puis il y a eu perte de l'avion. Il est difficile de dire que cela ne ressemble pas au premier accident", concède un expert aéronautique, qui a requis l'anonymat.

Coup dur pour Boeing

Mais "il s'agit seulement de similitudes et la comparaison s'arrête là dans la mesure où nous n'avons pas d'information fiable à ce stade", a mis en garde de son côté Michel Merluzeau, directeur de Aerospace & Defence market Analysis. Seules les données du vol et les conversations dans le cockpit contenues dans les deux boîtes noires de l'appareil pourront donner des éléments tangibles sur les causes exactes de l'accident: problèmes techniques, erreur de pilotage ou la combinaison de plusieurs facteurs.

Reste que ce nouvel accident est un coup dur pour Boeing dont la famille des moyen-courriers MAX est la version remotorisée du 737, best-seller de tous les temps avec plus de 10.000 exemplaires produits.

Ambre Lepoivre avec AFP
Source : BFMTV (France)

 

Maroc-UE : le Parlement européen valide le nouvel accord de pêche incluant le Sahara occidental

Le Parlement européen a validé mardi 12 février le nouvel accord de pêche entre l'Union européenne (UE) et le Maroc, renégocié après le rejet du précédent par la justice européenne, au motif qu'il ne prenait pas en compte le Sahara occidental.

Cet accord de partenariat, qui inclura le Sahara occidental, a été voté à une large majorité (415 voix pour, 189 contre) après le rejet d’une résolution qui demandait, à l’appel d’eurodéputés Verts et sociaux-démocrates, de soumettre ce nouveau texte à l’évaluation de la Cour de justice de l’Union européenne (189 voix pour, 410 contre).

En février 2018, cette Cour avait considéré que l’UE et le Maroc devaient renégocier certaines dispositions du nouvel accord, jugées contraires à plusieurs règles du droit international car violant le principe de l’autodétermination du Sahara occidental.

Consentement de la population du Sahara occidental

Le rapport voté par le Parlement réuni en session plénière à Strasbourg rappelle les deux conditions évoquées par la justice européenne pour aboutir à un accord valide, « à savoir la mention explicite du Sahara occidental ainsi que l’obtention du consentement de la population », de même que le critère ajouté par les États membres, « à savoir que l’accord doit profiter à la population locale ».

Le Front Polisario n’a pas souhaité participer à la consultation et a fait part de son opposition de principe au cours de discussions techniques

Il est expliqué dans ce rapport de l’eurodéputé français Alain Cadec que la Commission a suivi un « processus de consultation des populations locales (…) et des parties intéressées », recueillant l’aval d’une « majorité d’interlocuteurs » en faveur du nouvel accord. Toutefois, il y est souligné que le Front Polisario notamment, « considéré comme le représentant du peuple du Sahara occidental par les Nations unies et partie au processus de paix, n’a pas souhaité participer à la consultation » et a fait part de son « opposition de principe » au cours de discussions techniques.

Pas de « préjugé » sur le statut du territoire

L’accord de pêche Maroc-UE permet aux navires de 11 États membres de l’Union pêchant des espèces pélagiques et démersales d’accéder à la « zone de pêche marocaine » en échange d’une contribution économique. Plus de 90 % des captures de la flotte européenne dans le cadre de l’accord de pêche se font dans les eaux adjacentes du Sahara occidental.

Le texte approuvé, est-il souligné dans un communiqué du Parlement, « ne préjuge pas du résultat du processus politique sur le statut final du Sahara occidental et soutient pleinement les efforts de l’ONU pour aboutir à une solution politique permettant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».

Cette adoption « confirme » que le Maroc est « le seul habilité juridiquement, dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté, à négocier et signer des accords incluant le Sahara Marocain », a réagi dans un communiqué le ministère marocain des Affaires étrangères. Ce vote « vient confirmer l’attachement du Maroc et de l’Union européenne au renforcement de leur partenariat stratégique, ainsi qu’à sa préservation des manoeuvres politiques et juridiques désespérées menées par l’Algérie et le ‘polisario’ « , a-t-il ajouté.

Source : jeuneadrque.com

 

La Mauritanie présente en force à la 39ème édition du Fitur de Madrid

La Mauritanie a pris part à la 39ème édition de la Foire internationale du tourisme (Fitur-2019) qui s’est ouverte mercredi 23 janvier courant au parc des expositions de Madrid (Ifema), avec une forte délégation composée de dizaines de professionnels et acteurs nationaux représentant tous les opérateurs intervenant dans le secteur touristique.

Le stand mauritanien alliant authenticité et modernité, aménagé à cette exposition internationale par l’Office National du Tourisme (ONT), a enregistré une grande affluence, eu égard à l’importance des échantillons présentées au public, reflétant la diversité culturelle de la République Islamique Mauritanienne et le riche et ancestral patrimoine de ses habitants, en plus du potentiel touristique existant, visant à permettre à insuffler de nouveau au secteur touristique sa dynamique d’antan, eu égard à la reprise des charters touristiques dans le pays.

Le Directeur Général de l’ONT M. Mohamed Mahmoud Ould Abba Ould Enne, a inscrit l’organisation cette année du stand mauritanien à cette exposition internationale dans le cadre des efforts déployés par le gouvernement mauritanien pour relancer le secteur, qui constitue une ressource économique importante aussi bien pour les populations que pour le Trésor Public.

Il a mis également en exergue le considérable apport du secteur dans la création des opportunités d’emploi, précisant que l’Office œuvre à faire connaitre les potentialités du pays afin d’attirer les touristes et les investisseurs à travers le monde entier d’une part ainsi que pour susciter un bon qualitatif du secteur dans les wilaya touristiques de la Mauritanie.

La participation de la Mauritanie au Fitur 2019 a aussi pour objectif de mettre en avant la diversité de son offre touristique, identifier de nouvelles pistes de partenariats et renforcer le rayonnement de sa destination à l’échelle internationale.

Le Fitur se veut une occasion pour braquer les projecteurs sur la richesse de l’offre touristique mauritanienne sur tous les segments, allant du tourisme culturel à celui des affaires.

La 39e édition du Festival international du tourisme se poursuivra jusqu’au 27 janvier.

Source : Kassataya

 

Afrique: la Turquie place ses pions, ses exportations explosent

Afrique: la Turquie place ses pions, ses exportations explosentLa Turquie fait le pari de l'Afrique et récolte le fruit de cette orientation stratégique. A titre d'exemple, les exportations turques vers le continent africain ont fortement progressé, pour passer de 2,9 milliards de dollars en 2002 à 18,8 milliards de dollars en 2017, soit une évolution de 548,3%.

«Les exportations turques sur le marché africain sont constituées par du matériel électroménager, des matériaux de construction, du textile, des meubles, des produits agroalimentaires, etc.», explique l'ambassadeur turc en Mauritanie, Mehemet Bilir.

La Turquie procède également à la rénovation des centrales électriques pour qu’elles puissent fonctionner au gaz liquide. Cette expertise, qui permet la reconversion des centrales électriques qui fonctionnaient au diesel, en centrale fonctionnant désormais au gaz, intéresse au plus haut point la Mauritanie et le Sénégal, suite à la découverte d'un important gisement de gaz naturel à la frontière maritime des deux pays.

L'exploitation du site gazier transfrontalier offshore «Grand Tortue/Ahmeyim (GTA)» doit en effet démarrer à partir de 2021.

Au sujet du renforcement de la présence turque en Afrique, l’ambassadeur cite également le cas du groupe Tosyali, sidérurgiste turc qui est en train d’étendre ses tentacules en douceur au niveau du continent. Cette société a déjà investi 3 milliards de dollars en Algérie et vient de signer un contrat pour un autre projet, en Mauritanie cette fois-ci, dans la cité minière de Nouadhibou (dans le nord du pays).

Il faut également signaler que Tosyali est actuellement en négociations avancées avec le gouvernement du Sénégal, en vue de l’acquisition d’un permis d’exploitation des mines de fer de la Falémé (sud/est du pays).

Par ailleurs, l'ambassadeur turc signale que «la compagnie Turkish Airlines est actuellement numéro 1 dans le ciel africain».

Tous ces éléments montrent clairement l’importance du continent africain pour la Turquie. Partenaire stratégique du continent, la Turquie bénéficie d’un statut d’observateur auprès de l’Union Africaine (UA) depuis 2005. Le nombre de ses représentations diplomatiques sur le continent est passé de 12 en 2002, à 41 actuellement. Ce pays est également membre non-régional de la Banque africaine de développement (BAD) depuis 2013.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Indice du capital humain 2018 : La Mauritanie classée 150ème sur 157 pays

Indice du capital humain 2018 : La Mauritanie classée 150ème sur 157 paysAprès les conclusions du Fmi sur le surendettement du pays, près de 100% du PIB, voilà qu’un autre rapport d’une autre institution de Bretton Woods, la Banque Mondiale, met en garde contre la détérioration de l’indice du capital humain dans notre pays.

En effet, ce rapport annuel de la Banque Mondiale sur l’indice du capital humain, calculé en fonction des services de base, et rendu public jeudi dernier, classe notre pays à la 150ème place sur 157 dans le monde et à la 36ème sur 44 pays africains concernés par ledit rapport.

Le rapport de la BM sur l’indice du développement humain, à l’antipode des prétentions des autorités politiques, est établi, entre autres, sur la base des avancées en termes de santé, de revenu potentiel, d’éducation et de croissance économique des pays. Or, il est bien évident qu’à la lumière de ce dernier rapport la Mauritanie se trouve une lanterne rouge dans ce classement au niveau du Maghreb Arabe.

Notons que ce rapport publié le 11 octobre à Bali (Indonésie) en marge de son Assemblée annuelle ainsi celle du FMI, le projet du "Capital humain" pointe un énorme retard grand des pays africains qui n’accordent pas beaucoup d’intérêt à l’investissement humain.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Le Qatar investit 15 milliards de dollars en Turquie

mediaL'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a promis ce mercredi 15 août, à l'issue d'une rencontre à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, que son pays fournirait 15 milliards de dollars d'investissements à la Turquie. Cette annonce intervient dans un contexte d'effondrement de la monnaie turque sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis.

Le Qatar n'a pas oublié l'importante aide que lui avait apportée la Turquie l'an dernier. A l'époque l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu tout lien diplomatique avec Doha qu'ils accusaient de soutenir le terrorisme et d'entretenir des relations trop proche avec l'Iran.

Le richissime émirat gazier s'est retrouvé totalement isolé dans la région. Cette crise diplomatique avait considérablement rapproché la Turquie et le Qatar qui vole désormais au secours de son allié.

La promesse d'investir 15 milliards de dollars, principalement dans le secteur bancaire, vise à empêcher une crise économique d'envergure, mais aussi à apaiser les craintes de nombreux investisseurs qatariens qui disposent en Turquie de pas moins de 20 milliards de dollars d'investissements.

Ankara est aussi l'un des principaux exportateurs vers l'émirat. L'élan de solidarité est aussi venu des Qatariens qui ont converti leurs riyals en livres pour soutenir la monnaie turque.

Après la décision du président américain Donald Trump de doubler les droits de douane sur l'aluminium et l'acier turcs, la livre turque a subi une forte dévaluation, de l'ordre de 40%.

Source : RFI

 

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à Bissau

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à BissauNotre compatriote Amadou Oumar Ba a été nommé représentant résident de la Banque mondiale en Guinée-Bissau. M. Ba, spécialiste agricole principal, a rejoint la Banque mondiale en 2001 à Nouakchott.

Auparavant, il a occupé divers postes au sein de la GTZ, l'agence de coopération allemande devenue GIZ, le ministère mauritanien du développement rural, où il a géré différents départements et programmes. Il a également été représentant résident de l’ONG internationale OXFAM GB en Mauritanie.

M. Ba a travaillé au bureau de la Banque en Mauritanie, puis dans différents pays d'Afrique de l'Ouest, avant de rejoindre le siège à Washington en 2006. Depuis 2009, Amadou Oumar Ba était basé à Kinshasa et Brazzaville, en charge du portefeuille «Agriculture pour la RDC, la République du Congo et la République centrafricaine ».

Il est titulaire d'une maîtrise en agriculture de l'Université de Kassel en Allemagne. Sa nomination entrera en vigueur ce 1er août 2018.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique La Banque mondiale vient d’annoncer, à la faveur d’un communiqué de presse, la nomination au poste de vice-président pour l'Afrique de Hafez Ghanem (photo). Expert en développement, le Franco-Egyptien dirigera un portefeuille régional actif de plus de 600 projets totalisant plus de 71 milliards de dollars.

Après avoir travaillé pendant plus de 30 ans en Afrique, en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, Hafez Ghanem apporte une riche expérience à son nouveau poste. Il dirigeait auparavant la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA).

Sous la houlette de l’économiste de 61 ans, l’institution financière envisage de demeurer un partenaire engagé sur lequel s'appuyer, pour innover dans le développement et le financement sur le continent, afin d’accélérer la croissance et éradiquer l’extrême pauvreté.

M. Ghanem succède au Sénégalais Makhtar Diop qui a été nommé vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, en mai dernier. L’Egyptien a pris son nouveau manteau, depuis le 1erjuillet 2018.

Agence Ecofin
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Togo : Mme Hawa Wagué, la nouvelle Représentante Résidente de la Banque Mondiale

Togo : Mme Hawa Wagué, la nouvelle Représentante Résidente de la Banque Mondiale La nouvelle Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo, la Mauritanienne Hawa Wagué a pris fonction lundi à Lomé. Elle remplace ainsi Joëlle Dehasse dont le mandat a pris fin le 30 juin dernier.

Renforcer le partenariat entre la Banque mondiale et le Togo à travers un dialogue soutenu avec les autorités nationales, les donateurs et l’ensemble des parties prenantes, jouer un rôle stratégique dans la mise en œuvre du Cadre de Partenariat Pays et assurer une bonne coordination avec l'équipe de pays pour renforcer la performance du portefeuille de la Banque et enfin assurer la gestion quotidienne du bureau de la Banque mondiale à Lomé ; telles sont les trois principales priorités contenues dans la mission de Mme Hawa Wagué.

« Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Togo est très actif et la mise en œuvre des projets se déroule de façon satisfaisante ; nous allons aller de l’avant pour faire plus.

Ma toute première priorité sera de lancer l’évaluation à mi-parcours de notre Cadre de Partenariat Pays afin de nous assurer que notre stratégie reste alignée sur les priorités de développements du Togo.

A cet effet, j’accorderai une attention particulière au renforcement de notre partenariat, non seulement avec le gouvernement, mais aussi avec l’ensemble des parties prenantes au développement du pays pour que nos actions –actuelles et futures— puissent davantage apporter des solutions concrètes et durables aux besoins des populations et communautés que nous sommes appelés à servir »,
a-t-elle fait savoir.

Mme Wagué qui a une grande expérience en risque de crédit et sur les questions macroéconomiques, fiscales et financières, tant dans les pays en développement que dans les pays développés, est titulaire d’un Diplôme d’Etude Supérieures Scientifiques (DESS) en Gestion des Politiques Economiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et d’une Maitrise en Administration des Affaires (MBA) de l’Université de Sherbrooke au Canada.

La nouvelle Représentante Résidente a occupé des postes au sein de la Banque Mondiale qu’elle a rejoint en septembre 2002 en Mauritanie en tant qu’Economiste au sein de l’unité « Réduction de la Pauvreté et Gestion Economique ». Avant son arrivée à Lomé, elle était Economiste Principal au sein du département du Risque de Crédit de la Banque mondiale.

Mme Hawa Wagué est la onzième Représentante Résidente, depuis l’ouverture du Bureau de la Banque mondiale au Togo en 1982.

I.K

Source : Ici Lome (Togo)

 

Des Mauritaniens promus représentants résidents de la Banque Mondiale dans la "région" Afrique

Des Mauritaniens promus représentants résidents de la Banque Mondiale dans la C’est un fait connu, les Mauritaniens brillent dans les organisations internationales et de plus en plus. Cette semaine, Mme Hawa Wagué et M. Amadou Oumar Ba, tous deux originaires de Kaédi (Sud de la Mauritanie) ont été nommés représentants résidents de la Banque Mondiale respectivement au Togo et en Guinée Bissau.

Mme Hawa Wagué rejoint la Banque Mondiale en 2002 comme Economiste au bureau de Nouakchott. Depuis, elle y occupera plusieurs postes dont celui d’Economiste sénior au département du risque de crédit (CROCR). Son entrée en fonction sera effective le 02 juillet prochain.

Pour sa part, M. Amadou Oumar Ba a fait son entrée à la Banque Mondiale en 2001 comme agronome toujours au bureau de Nouakchott. Comme sa consœur, il occupera de nombreuses positions dont celle de sénior spécialiste en agriculture dans le cadre d’un projet de la Banque en République Démocratique du Congo. Il entrera en fonction le 1 août prochain.

Dans leurs fonctions, les deux auront pour mission d’entretenir de bons rapports entre la Banque et le Gouvernement tout en menant un dialogue quotidien avec toutes les parties prenantes (autorités, donateurs et société civile).

La Banque leur a aussi confié la mission de superviser la mise en œuvre du cadre de partenariat national et la performance du portefeuille du pays où ils la représentent.

Selon le communiqué de la Banque parvenue à KASSATAYA.COM, Mme Hawa Wagué et M. Amadou Oumar Ba ont été choisis au terme d’un processus de sélection managériale compétitif à l’échelle de la Banque.

Pour rappel, le top management de la Banque Mondiale compte un autre Mauritanien, également originaire de Kaédi, le vice-président M. Ousmane Salatou Diagana.

Source : Kassataya (France)

 

 

Le Qatar interdit les produits d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis

Le Qatar interdit les produits d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unisLe Qatar a ordonné samedi à tous les magasins du pays de retirer des rayons les marchandises en provenance du groupe de pays dirigés par l'Arabie saoudite qui, l'an dernier, ont mis en œuvre un boycott contre Doha.

Cette directive du ministère de l'économie concerne les produits d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Bahreïn et de l'Egypte. Des inspecteurs se rendront dans les commerces afin de de s'assurer que cette directive est bien appliquée, selon le ministère.

Le gouvernement qatari souhaite également mettre fin à l'importation de produits laitiers saoudiens via un pays tiers. Il s'agit de "protéger la sécurité des consommateurs", ont fait valoir les services de communication du gouvernement.

"Le Qatar mène sa politique commerciale conformément à tous ses accords multilatéraux et bilatéraux", a ajouté la même source. Cet ordre intervient à quelques jours de l'anniversaire de la grave crise diplomatique opposant le Qatar à l'Arabie saoudite et ses alliés.

Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte avaient rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils lui reprochaient de soutenir des groupes islamistes radicaux et de ne pas prendre suffisamment de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de l'Arabie sunnite.

Ces pays avaient ensuite imposé un boycott commercial au Qatar, qui rejette toutes ces accusations et affirme que ces pays cherchent à obtenir un changement de régime à Doha.

Ce conflit a alors conduit le Qatar, qui dépendait jusque là de ses voisins du Golfe, à chercher ailleurs ses produits alimentaires importés, notamment en Turquie, au Maroc et en Iran. Un grand nombre de ces marchandises arrivent au Qatar via des ports tels que le Koweït et Oman.

C'est également par ces ports, et par l'intermédiaire de particuliers, que les produits en provenance des pays boycottés arrivent à entrer au Qatar, selon une source qui connaît le dossier.

"Les hommes d'affaires des pays boycottés essaient de contourner ce blocus... en passant par des tiers", selon cette source.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Iran: le plan de l’UE pour protéger ses entreprises des sanctions américaines

mediaLes conditions demandées par les Etats-Unis à l'Iran pour la signature d'un nouvel accord sur le nucléaire ont d’ores et déjà été jugées inacceptables par les Iraniens et plusieurs grandes entreprises européennes ont déjà annoncé l'annulation de projets d'investissement dans la République islamique par crainte des sanctions américaines. Mais rien de tout cela n'inquiète Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, qui veut activer un mécanisme financier européen pour immuniser les entreprises de l'Union européenne.

Les premières sanctions américaines à l’encontre de l’Iran prendront effet le 6 août et l’objectif de l’Union européenne est de mettre en place, avant cette date, des lois dites de blocage.

Ces règlements, adoptés une première fois en 1996, doivent être revisités pour être adoptés à nouveau. Leur but est d’annihiler les effets de ce que les Etats-Unis appellent les sanctions secondaires, appelées aussi « effet extraterritorial ». Cela consiste à appliquer les sanctions au-delà du territoire et des compagnies des Etats-Unis.

Les lois de blocage européennes autoriseront les entreprises à avoir des relations économiques avec l’Iran, rendront juridiquement invalides les décisions américaines devant les tribunaux de l’UE et permettront à ces entreprises de demander des dommages et intérêts si elles subissent les effets des sanctions.

Quelle efficacité ?

Les lois de blocage sont critiquées pour leur manque d’efficacité théorique face à la toute-puissance économique des Etats-Unis, puisque l’essentiel des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Mais en réalité personne ne peut présager de leurs effets car elles n’ont jamais été mises à l’épreuve.

En 1996, elles avaient été activées pour contrer des sanctions américaines contre l’Iran, la Libye et Cuba mais elles n’avaient pas dû être utilisées, car leur mise en place avait amené les Etats-Unis à trouver un compromis avec l’UE.

Source : RFI

 

 

La Corée du Sud promet 5 milliards de dollars d’investissements en Afrique

Durant la 6e conférence de la Conférence sur la Coopération économique entre la Corée et l’Afrique (KOAFEC), le gouvernement coréen s’est engagé à renforcer son appui à l’industrialisation du continent, en particulier dans l’électricité et les TIC.

La Corée du Sud s’est engagée mardi 22 mai à mobiliser 5 milliards de dollars (4,25 milliards d’euros) en faveur de projets en Afrique pour les années 2019 et 2020, par la voix de Kim Dong-yeon (photo), Premier ministre adjoint, ministre de la Stratégie et des Finances. L’annonce a été faite en présence d’Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement, à la suite de la 6e réunion interministérielle de la Koafec.

L’institution créée en 2006 vise à promouvoir la coopération économique et les échanges entre la Corée du Sud et le continent africain. La sixième conférence de la Koafec a été organisée à Busan, dans le sud de la Corée, en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

L’annonce de Dong Yeon Kim a été suivie de l’échange de deux lettres d’entente sur la coopération pour le commerce et sur le régime général de coopération, et la signature de deux protocoles d’entente portant sur la Korea-Africa Energy Facility, un mécanisme qui vise à faciliter la promotion de l’import-export et de l’investissement dans le domaine de l’électricité (une des cinq priorités fixées par Akinwumi Adesina lors de son élection à la tête de la BAD), et pour la création du Korea-Africa Tech Corps Program.

Un milliard pour les infrastructures électiques

Ce programme, similaire au programme de volontariat américain « Peace Corps » (Corps de paix) instauré par le président Kennedy, vise à faciliter les échanges de jeunes professionnels et entrepreneurs du numérique et des TIC entre la Corée du Sud et les pays africains.

La répartition exacte et les modalités de l’aide promise par Séoul (prêts, financement du commerce, prises de participation…) ne sont pas entièrement connus. Toutefois, au moins un cinquième de cet effort, soit un milliard de dollars, ira au financement des infrastructures de transmission électrique. La Corée du Sud entend apporter ce soutien aux pays africains dans le cadre de Power Africa, l’une des rares initiatives de Barack Obama dans le domaine de l’aide internationale maintenue et prolongée par l’administration de Donald Trump.

Présent également à Busan, Mark Green, l’administrateur de l’agence de développement USAid, en première ligne dans la promotion de Power Africa, a dévoilé que l’appui de Séoul permettrait d’installer environ 1 000 kilomètres de lignes de transmission électrique entre les infrastructures de production soutenues et financées en Afrique par l’initiative américaine.

Source : jeuneafrique.com

 

En 2017, la demande mondiale de gaz naturel a atteint un nouveau pic (Rapport

En 2017, la demande mondiale de gaz naturel a atteint un nouveau pic (Rapport) Selon le centre parisien d'information international sur le gaz naturel, Cedigaz, en 2017, la demande mondiale du combustible a augmenté de 3,3% à 3 640 milliards de m3 (128 500 milliards de pieds cubes). Un nouveau sommet, porté par la forte demande de la Chine.

Le document publié par le Centre indique, qu’au terme de l’année écoulée, le taux de croissance était plus de deux fois supérieur à la croissance moyenne de 1,5%, enregistrée par an, sur les cinq dernières années.

La Chine, le principal moteur de la croissance globale, a enregistré une hausse de 15% de sa demande, l’Afrique (6,7%), le Moyen-Orient (4,8%) et l’Europe - Turquie y compris - (4,8%). L’un des facteurs majeurs de cette amélioration est le fait que le gaz soit devenu concurrentiel par rapport au charbon, dans ces zones géographiques.

Pour ce qui est de l’offre globale, la production a augmenté de 3,7%, bien au-dessus de la moyenne de 1,3% par année en 2012-2016, explique Natural Gas World.

La Russie, l’Iran, l’Australie, la Chine, l’Egypte et la Norvège ont été les producteurs les plus performants sur la période étudiée. A noter qu’il s’agit ici de gaz conventionnel. Autrement, les Etats-Unis qui ont signalé un nouveau boom de leur production de gaz de schiste, figureraient dans ce classement.

Pour finir, le Cedigaz a déclaré que 2017 était une année relativement équilibrée pour le marché du GNL. Les prix internationaux du gaz ont été soutenus par la hausse des prix du pétrole.

Source : Agence Ecofin