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Economie dans le Monde

Pétrole: Moscou et Ryad veulent réduire l'offre de pétrole jusqu'en mars 2018

Pétrole: Moscou et Ryad veulent réduire l'offre de pétrole jusqu'en mars 2018La Russie et l'Arabie Saoudite, deux des plus grands producteurs de pétrole dans le monde, se sont prononcés lundi dans un communiqué commun en faveur d'une prolongation de l'accord de réduction concertée de la production jusqu'en mars 2018.

Cette annonce, qui a entraîné un bond du prix du baril sur les marchés, intervient après une rencontre à Pékin entre le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak et son homologue saoudien Khaled Al-Faleh, et avant une rencontre le 25 mai des Etats membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"Les deux ministres sont tombés d'accord sur la nécessité, afin de parvenir au but souhaité d'une stabilisation du marché, d'une prolongation des accords (de réduction de la production) pour neuf mois, jusqu'au 31 mars 2018", ont indiqué les deux ministres dans un communiqué commun.

Cette mesure doit permettre de "réduire les stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années et de souligner la détermination des producteurs à assurer la stabilité, la prévisibilité et le développement durable du marché", selon la même source.

Moscou et Ryad consulteront les autres pays producteurs de pétrole avant le 25 mai afin de "parvenir à un consensus complet" sur une prolongation pour neuf mois de l'accord de réduction de la production, poursuit le communiqué.

En novembre, les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont convenus de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour (mbj) jusque fin juin en vue de soutenir les cours.

Cette mesure a été partiellement suivie par des producteurs non membres du cartel, Russie en tête.

Le président russe Vladimir Poutine s'est pour sa part dit, lors d'une conférence de presse à Pékin, "optimiste" concernant une éventuelle prolongation de l'accord, saluant l'intérêt de Ryad à instaurer "des prix du pétrole stables et équitables".

"Je me suis entretenu récemment (...) en privé avec les dirigeants de nos principales sociétés pétrolières et avec le ministre de l'Energie. Nous avons abordé cette question, et nous soutenons cette proposition"
, a-t-il déclaré.

L'accord de novembre a été suivi d'un fort rebond des prix, bienvenu pour les grands pays exportateurs comme la Russie et l'Arabie saoudite dont les économies ont été lourdement affectées par l'effondrement des prix.

La perspective d'une prolongation pour neuf mois de plus portait le baril de brut à plus de 52 barils lundi vers 10H15 GMT à Londres, en hausse de près de 1,50 dollar.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

États-Unis : pour Donald Trump, c’est « America first »… et l’Afrique en dernier

États-Unis : pour Donald Trump, c’est « America first »… et l’Afrique en dernier Le président américain Donald Trump a publié son premier projet de budget, intitulé « America First ». Celui-ci prévoit de réduire drastiquement l’aide extérieure des États-Unis. L’Afrique est en première ligne.

Donald Trump l’a promis à ses électeurs : désormais, ce sera « America First » (« l’Amérique en premier »). C’est d’ailleurs ainsi qu’il titré son premier projet de budget, pour 2018, publié le 16 mars. Le président américain veut notamment réduire la dotation au Département d’Etat (le ministère des Affaires étrangères) et à USAid, l’agence pour l’aide extérieure, de 10 milliards de dollars (soit près d’un tiers).

Certains pays du continent sont en première ligne, comme l’Éthiopie, troisième récipiendaire mondial d’aide américaine avec 513,6 millions de dollars attendus en 2017. L’administration Trump veut aussi couper totalement le financement de certaines agences, comme l’African development foundation, doté de 28 millions de dollars chaque année pour financer des petites entreprises du continent.

Elle envisage par ailleurs de réaliser des économies dans les programmes d’échange, là où Barack Obama avait fait créer un programme d’accueil et de formation de jeunes leaders africains.

Seuls les programmes d’aide médicale (vaccinations et lutte contre le VIH notamment) sont sanctuarisés.

La BAD et l’ONU dans le viseur

Mais le continent pourrait surtout être touché par ricochet. Ainsi, Donald Trump veut arrêter de financer le Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays les plus vulnérables à s’adapter au réchauffement climatique. Les États-Unis s’étaient engagés à lui verser 2 milliards de dollars supplémentaires.

Il compte en outre réduire de 650 millions de dollars sur trois ans ses financements aux banques de développement, comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Et réduire sa contribution à l’ONU, au moment où elle fait face, en Afrique et au Moyen-Orient, à la « pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale ».

Washington est le principal bailleur des missions de maintien de la paix (28%) et les trois quarts de ses budgets sont affectés au continent : 1,2 milliards de dollars pour la RD Congo (la plus chère), 0,9 milliards au Mali et autant en Centrafrique.

« Pour l’instant, ce n’est qu’un projet qui sera discuté au Congrès jusqu’en octobre », assure une source au Département d’État, où l’humeur est néanmoins bien sombre depuis l’élection de Donald Trump.

Le budget de la défense augmente

À noter que certains pays, notamment du Sahel et de l’Afrique du Nord, pourraient « récupérer » une partie de ces budgets, sous une tout autre forme. Trump prévoit en effet d’augmenter le budget de la défense de 52 milliards de dollars (soit cinq fois plus que les économies réalisées au Département d’État). Cela lui permettra de conserver, intacte, son aide militaire à Israël.

Mais il veut aussi consacrer une partie de cette manne à combattre ce qu’il définit comme l’ennemi prioritaire des Etats-Unis : l’organisation État islamique. Tout indique que la nouvelle administration compte le faire avec une stratégie de « présence légère » : utilisation des drones (pour lesquels une base à 50 millions de dollars est en construction à Agadez, au Niger), intervention de forces spéciales et surtout soutien aux « alliés qui se battent sur le terrain », comme le projet de budget l’indique noir sur blanc.

Source : Jeune Afrique

 

 

Investissement : l’Allemagne met sur les rails son New Deal pour l’Afrique

Réunis à Baden-Baden vendredi et samedi, les ministres des Finances du G20, que l'Allemagne préside, à travers son ministre des Finances, Wolfgand Schäuble (photo), pour un an, ont accueilli plusieurs de leurs homologues africains. L'occasion pour l'Allemagne de mettre sur les rails son Compact for Africa, un programme de promotion de l'investissement privé en Afrique.

« Révolutionnaire ». C’est par ces mots, rapportés par l’AFP, qu’Amadou Bâ a qualifié la place de l’Afrique dans la dernière réunion des ministres des Finances du G20. Le ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal faisait partie des cinq pays africains (avec la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Rwanda et la Tunisie) à avoir été conviés par leurs homologues des 19 économies − auxquelles s’ajoutent des représentants de l’Union européenne − qui représentent 80% du PIB mondial.

Et, en effet, la deuxième des 15 conclusions auxquelles les ministres sont parvenus fait la part belle au continent en s’engageant à « approfondir et élargir la coopération économique et financière avec les pays africains ».

L’agenda 2063 de l’Union africaine

C’est la conséquence directe de l’engagement pris par l’Allemagne lors des débuts de sa présidence tournante du G20 le 1er décembre : faire de l’investissement en Afrique une priorité. D’où à Baden-Baden la mise en orbite diplomatique de son Compact for Africa, sorte de New Deal made in Germany « visant à promouvoir l’investissement privé notamment dans les infrastructures », selon le communiqué de clôture de la rencontre.

L’initiative entend participer à la mise en oeuvre des objectifs de l’agenda 2063, plan développé par l’Union Africaine pour la transformation économique, énergétique, agricole, de l’industrie et des services en Afrique.

Mais passé l’effet d’annonce, peu d’engagements financiers concrets sont venus étoffer la nouvelle initiative, mise à part la Banque mondiale qui a sorti la calculette concernant les engagements qu’elle entend prendre pour l’Afrique au cours des trois prochaines années. Résultat de l’addition : 57 milliards de dollars.

60% des fonds de l’association internationale de développement

L’institution financière internationale a ainsi indiqué que des 75 milliards de dollars qui ont été promis en décembre à l’Association internationale de développement (IDA), sa branche dédiée aux pays pauvres, 45 milliards de dollars iront à l’Afrique. Ils seront alloués à un portfolio de 448 projets en cours de développement dans l’assainissement et la distribution de l’eau potable, dans l’augmentation des capacités électriques, l’amélioration des services de santé etc…

Plusieurs autres institutions de la Banque mondiale seront mises à contribution, a également rappelé son patron Jim Yong Kim, qui mettait le cap sur le Rwanda et la Tanzanie au terme de la rencontre allemande. Ainsi huit milliards de dollars proviendront de l’IFC, sa filiale dédiée à l’investissement dans le secteur privé, dont les engagements totaux atteignent environ 20 milliards de dollars chaque année. Et, enfin, quatre milliards de dollars seront apportés par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird).

Des initiatives qui existent déjà.

« Ce que le G20 Finance propose actuellement sont des investissements privés, sur lesquels il n’a pas la main, et des initiatives qui existent déjà », a réagi l’ONG One, co-fondée par le chanteur irlandais Bono et qui vise par le plaidoyer à mettre fin à l’extrême pauvreté, en particulier en Afrique.

Seule nouveauté : une fenêtre pour l’investissement privé en Afrique (Private sector window, PSW) dont la Banque mondiale a fait l’annonce à Baden-Baden sans toutefois en indiquer l’éventuelle dotation ni les modalités de fonctionnement. L’outil doit compléter l’agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), elle aussi membre de la Banque mondiale et qui délivre des garanties aux entreprises investissant en Afrique.

Le prochain G20 doit se tenir à Hambourg, les 7 et 8 juillet.

Source : Jeuneafrique.com

 

Marché de l’armement : les importations bondissent au Moyen-Orient

Marché de l’armement : les importations bondissent au Moyen-Orient En l’espace de cinq ans, les transferts d’armes dans le monde ont atteint un niveau sans précédent depuis la Guerre froide, selon l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri). En cause : la demande croissante en provenance d’Asie et du Moyen-Orient.

Entre 2012 et 2016, les transferts d’armes ont augmenté de 8,4% par rapport à la période précédente. Un commerce dopé par la demande des pays du Moyen-Orient et des monarchies du Golfe, dont la part a bondi de 17% à 29%.

Ces derniers restent néanmoins loin derrière l’Asie et l’Océanie, qui comptent pour 43 % des importations mondiales. L’Europe est pour sa part en net recul (11%, – 7 points), tandis que les Amériques (8,6%, – 2,4 points) et l’Afrique (8,1%, – 1,3 point) demeurent relativement stables.

212% d’augmentation pour l’Arabie saoudite

À la deuxième place du classement, derrière l’Inde, on retrouve l’Arabie saoudite, en guerre au Yémen, qui a augmenté de 212% ses importations d’armes sur la période. « Bien qu’à des niveaux moins importants, la majorité des autres États de la région a également augmenté ses importations d’armes », note le Spiri.

« Au cours des cinq années passées, la plupart des États du Moyen-Orient se sont d’abord tournés vers les États-Unis et l’Europe dans leur quête accélérée de capacités militaires avancées, analyse Pieter Wezeman, chercheur au Sipri. Malgré le bas niveau des cours du pétrole [dont ils sont producteurs et exportateurs, NDLR], les pays de la région ont continué de commander davantage d’armes en 2016, qu’ils perçoivent comme des instruments essentiels face aux conflits et aux tensions dans la région. »

Le Maghreb en première position en Afrique

En Afrique, l’Algérie se hisse à la première place, avec 46 % des importations du continent, suivi par le Maroc (15 %). Tandis qu’en Afrique subsaharienne les plus gros importateurs sont des pays en guerre : le Nigeria, le Soudan et l’Éthiopie.

S’agissant des exportations, cinq pays occupent le haut du pavé : États-Unis (33%, + 3 points), Russie (23%, – 1 point), Chine (6,2%, + 2,4 points), France (6%, – 0,9 point) et Allemagne (5,6%). L’avancée de la France, qui surclasse désormais l’Allemagne, s’explique notamment par d’importants contrats signés avec l’Égypte qui a acquis des bâtiments de guerre de type Mistral et des avions de combat Rafale.

Source : Jeune Afrique

 

 

Vers un bond de 29% du prix du pétrole en 2017

Vers un bond de 29% du prix du pétrole en 2017 Le prix du pétrole en 2017 devrait connaitre une hausse pour s’établir à 55 dollars le baril, soit un bond de 29% par rapport à 2016, prévoit la Banque mondiale dans une récente publication sur les perspectives des marchés de matières premières.


Selon la BM, les prévisions pour les prix de l’énergie reposent sur l’hypothèse selon laquelle les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres pays producteurs de pétrole se conformeront en partie à l’accord de limitation de la production après une longue période de production effrénée.

D’ailleurs, la BM a revu à la hausse ses prévisions de croissance des prix des métaux et anticipe une augmentation de 11% contre les 4% annoncés dans ses prévisions d’octobre. Cette révision est due à un nouveau resserrement de l’offre et de la forte demande de la Chine et des économies avancées.

Les prix des produits agricoles quant à eux devraient augmenter de moins de 1% en 2017. De légères augmentations sont prévues pour les huiles et les produits oléagineux et d’autres matières premières agricoles, mais les prix des céréales devraient diminuer de près de 3% à la faveur des perspectives plus favorables de l’offre.

Source : Financial Afrik

 

Préserver les stocks de poisson pour renforcer la résilience climatique sur les côtes africaines

Préserver les stocks de poisson pour renforcer la résilience climatique sur les côtes africainesLutter contre la surpêche fait partie des objectifs de la COP22 et de plusieurs initiatives. Il est urgent de rendre aux pêcheurs leurs moyens de subsistance. Si les communautés de pêcheurs installées sur les côtes souvent hostiles du continent africain ont surmonté de nombreuses difficultés par le passé, elles sont aujourd’hui confrontées à des défis d’une ampleur sans précédent.

Bon nombre d’entre elles n’ont que la pêche comme moyen de subsistance. Or l’appauvrissement des stocks de poissons est aujourd’hui aggravé par le changement climatique : le réchauffement et l’acidification des océans, de même que la hausse du niveau de la mer, affectent les habitants et la reproduction des poissons.

Stabilité politique et sociale

Il s’agit là d’une question importante sur le plan environnemental, bien évidemment, mais pas seulement. Les communautés côtières n’ont souvent d’autre choix que la pêche. Comme le disait un ancien ministre mauritanien, « arrachez la pêche à notre peuple, et il n’aura plus rien à perdre ». Il en va de la stabilité politique et sociale.

L’une des meilleures façons de renforcer la résilience climatique des communautés côtières est de préserver leur principal moyen de subsistance, les ressources halieutiques. Les délégués qui se réunissent à Marrakech à l’occasion de la COP22 doivent impérativement tenir compte de cet élément.

La protection de ces ressources est loin d’être aisée. De nombreux rapports, y compris le Rapport 2014 sur les Progrès en Afrique, Agriculture, pêche et capitaux : comment financer les révolutions verte et bleue de l’Afrique, mettre en garde contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée qui contribue à l’épuisement des stocks de poissons dans les eaux africaines. La pêche illégale coûte à la seule région d’Afrique de l’Ouest près d’un tiers des prises.

Certains gouvernements, notamment ceux de Mauritanie et des Seychelles, sont particulièrement sensibles à ce problème ; c’est pourquoi ils ont contribué à la création de la Fisheries Transparency Initiative (FiTI) au début de l’année 2015. Cette initiative a pour mission de protéger les stocks de poissons grâce aux principes de transparence et de participation.

Questions cruciales

La FiTI est une initiative multipartite et internationale dans le cadre de laquelle les pays cherchent à mieux comprendre la problématique de l’accès aux ressources halieutiques : qui y a accès ? Et dans quelles conditions (financières) ? Quelle quantité de poisson est-elle prélevée ? La résolution de ces questions cruciales par le biais d’un processus de délibération aidera les pays à améliorer la gouvernance dans ce secteur central dans l’intérêt de leurs citoyens.

La FiTI prend de l’ampleur. La Guinée, l’Indonésie et le Sénégal ont rejoint les rangs des pays pilotes aux côtés de la Mauritanie et des Seychelles. Une première réunion de financement, organisée à Washington le mois dernier à l’occasion des réunions annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, a porté ses fruits. Par ailleurs, la norme internationale de transparence de la FiTI sera finalisée début 2017 sous la direction d’un groupe consultatif multipartite international.

La FiTI n’est pas le seul programme de protection des stocks halieutiques au monde. A l’instar d’autres initiatives, elle reflète le tournant décisif que connaît actuellement la pêche à l’échelle mondiale : la considération dont elle fait l’objet, aujourd’hui très faible, a entamé une progression de longue haleine.

Un traité mondial, l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port, signé par 35 États et organisations internationales, notamment l’Union européenne, est par exemple entré en vigueur en juin dernier. Le mouvement en faveur de la suppression des subventions colossales de près de 20 milliards de dollars par an, qui encouragent la surpêche, gagne du terrain. Certains pays africains procèdent par ailleurs à des échanges d’informations par satellite afin de mettre un terme à la pêche illégale.

L’amélioration de la gestion des stocks de poissons sera au cœur de toutes les solutions envisagées. Les deux principes clés de la FiTI, la transparence et la participation de grande ampleur, favoriseront la confiance et le vaste débat nécessaires à la gestion efficace d’une ressource nationale aussi stratégique que les pêcheries. Notre initiative multipartite et internationale vient appuyer et étayer les efforts existants pour renforcer leur efficacité.

La transparence permet non seulement d’endiguer la corruption, lors de l’attribution de marchés à des flottes étrangères par exemple, mais aussi d’éclairer l’adoption de politiques de qualité, de renforcer la confiance et d’améliorer la prise de décision des gouvernements. En d’autres termes, la transparence améliore la qualité de la gouvernance.

Pêcheurs africains punis

Les gouvernements sont des partenaires essentiels. Ils sont conscients qu’une meilleure gestion des pêcheries profite à leur pays sur les plans de l’alimentation et de la nutrition, de l’emploi et des recettes publiques consacrées au renforcement de la résilience climatique. Ainsi, l’Indonésie, l’un des principaux pays de pêche du monde, accueillera la conférence de lancement de la FiTI le 27 avril 2017.

Le secteur de l’industrie profite également de la gestion améliorée des pêcheries parce qu’une telle gestion génère des stocks de poissons plus fournis et durables. C’est pourquoi notre initiative bénéficie d’un soutien croissant de la part du secteur privé.

Toutes ces actions devraient également profiter aux communautés côtières du monde entier, et particulièrement celles africaines.

Les délégués à la COP22 savent que les comportements adoptés à un endroit de la planète peuvent se répercuter sur un autre continent. Les communautés africaines de pêcheurs n’ont que très peu contribué au changement climatique. Pourtant, ce sont elles qui aujourd’hui font face à ses conséquences les plus graves. Le moins que l’on puisse faire est de les aider à renforcer leur résilience. Et pour cela, il faut protéger leurs stocks de poissons.

Source : Le Monde (France)

 

 

Coopération : Rémy Rioux, le choix de Hollande pour transformer l’AFD

Le secrétaire général adjoint du ministère français des Affaires étrangères doit prendre les rênes de l'agence. Un pas décisif dans la carrière de cet énarque de gauche fasciné par le continent.

François Hollande a saisi, le 27 avril, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour que ces institutions se prononcent sur sa proposition de nommer Rémy Rioux directeur général de l’Agence française de développement (AFD). Seul un avis négatif des parlementaires pourrait empêcher cette nomination en Conseil des ministres début juin. Mais l’éventualité semble exclue.

Anne Paugam, première femme à diriger (depuis 2013) le maître d’œuvre de l’aide de la France aux pays en développement, n’aura donc effectué qu’un seul mandat de trois ans. Non qu’elle ait démérité — comme le prouve le chiffre record de 8,2 milliards d’euros engagés à cette fin en 2015 —, mais elle pesait politiquement beaucoup moins lourd que Rémy Rioux, actuel secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, et ex-directeur de cabinet de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici.

Attrait pour la coopération et l’Afrique

Né en 1969, Rémi Rioux a été élève de l’École normale supérieure (Ulm) et de l’École nationale d’administration (promotion Marc-Bloch). Sa carrière l’a conduit tour à tour à la Cour des comptes, au cabinet de Daniel Vaillant (alors ministre de l’Intérieur), au Trésor, à l’Agence des participations de l’État, puis au cabinet de Pierre Moscovici et, enfin, aux Affaires étrangères.

Il a failli entrer à la BAD et aussi se porter candidat à la direction de l’AFD, mais, chaque fois, Pierre Moscovici lui a demandé d’y renoncer pour diriger son cabinet, une tâche qui ne fut pas toujours de tout repos en raison des chausse-trapes semées sur le chemin du ministre.

Profondément de gauche, passionné par l’Histoire et l’Afrique, il s’est beaucoup investi dans la préparation et la gestion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), qui s’est tenue à Paris en décembre. François Hollande lui en a été d’autant plus reconnaissant que Rioux lui a fourni le moyen de réaliser son objectif « zéro carbone, zéro pauvreté ».

Cela supposait d’augmenter l’effort financier de la France de 3 à 5 milliards d’euros par an, mais l’AFD n’avait pas les fonds propres nécessaires pour mener à bien cette augmentation de moitié de ses engagements tout en respectant les règles prudentielles bancaires.

Nommé à la tête d’une mission de préfiguration de l’avenir de l’agence, Rémy Rioux a remis le 11 janvier au chef de l’État un rapport proposant d’adosser l’AFD à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui lui assurerait les garanties financières requises, le Trésor augmentant au préalable les fonds propres de l’Agence. Cette forte amélioration de son bilan lui permettrait de faire passer le montant maximal de ses prêts, prises de participation, garanties et dons de 8,5 à 12,5 milliards d’euros.

Adossement de l’AFD à la Caisse des Dépots et Consignations

Intellectuellement séduisante puisqu’elle mariait un opérateur public de grands projets cantonné au territoire national (la CDC) à un acteur voué à intervenir à l’étranger (l’AFD), la manœuvre semblait promise à un franc succès. C’était compter sans l’opposition de la Caisse et du Trésor. Celui-ci ne voulait pas que sa tutelle sur l’Agence soit supprimée, et celle-là n’entendait pas voir arriver un électron libre en son sein.

Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance de la CDC et député socialiste des Landes, était lui aussi hostile à ce que les capitaux des deux entités soient mélangés. En avril, le projet capotait. « Cet échec a pavé la voie d’une autre solution », explique un connaisseur du dossier. En effet, pour garder la main sur l’Agence, le Trésor a accepté de participer à l’augmentation du capital de celle-ci, ce qui aboutira presque au même résultat que l’adossement à la Caisse et ce qui évitera « l’usine à gaz » que redoutait Henri Emmanuelli.

Un travailleur à la tête de l’organisation

Ces difficultés n’ont pas nui à la candidature de Rémy Rioux à la direction de l’Agence, car Anne Paugam avait manifesté tout au long des discussions une forte opposition au mariage avec la Caisse, ce qui avait indisposé l’Élysée et le Quai d’Orsay. De plus, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères à l’époque, avait apprécié la façon dont Rémy Rioux lui avait permis de conduire la diplomatie économique de la France, au Moyen-Orient comme en Afrique.

Troisième directeur général de l’AFD en quatre ans, Rémy Rioux hérite d’une institution tiraillée entre trois ministères (Affaires étrangères, Économie et Intérieur), qu’il devra aider à y voir plus clair. « C’est un très gros travailleur, qui voit à long terme et se passionne pour ce qu’il fait », précise Bruno Cabrillac, directeur des études et des relations internationales et européennes à la Banque de France, qui a travaillé avec lui. « Il possède une rigueur intellectuelle au-dessus du commun. »

On peut supposer que Rémy Rioux sera soucieux de la dimension sociale du développement, et notamment de l’éducation et de la santé, qui en sont des composantes essentielles. Comme d’autres spécialistes de l’Afrique, il a pu constater l’échec des projets d’infrastructures pharaoniques du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Favorable à l’aide budgétaire aux pays en développement afin que les gouvernements s’approprient la responsabilité de leurs projets, il pourrait infléchir la culture d’ingénieurs de l’AFD, qui incline souvent à privilégier les programmes « en dur », dont le budget est plus facile à chiffrer et dont les résultats – forcément plus rapides à apparaître – sont aussi plus aisés à apprécier. Ce qui ne garantit pas pour autant une efficacité optimale…

Source : JeuneAfrique.com

 

Etats-Unis : l'abolitionniste Harriet Tubman, première femme noire sur un billet vert

Etats-Unis : l'abolitionniste Harriet Tubman, première femme noire sur un billet vert Pour la première fois, une femme noire, l'abolitionniste Harriet Tubman, va figurer sur un billet américain, a tranché le Trésor américain mercredi. Le secrétaire au Trésor Jack Lew «va annoncer (mercredi) que le nouveau billet de 20 dollars portera le portrait d'Harriet Tubman» (1822-1913), a indiqué un porte-parole du Trésor.

Jusqu'ici, c'est l'ancien président Andrew Jackson qui figurait sur les coupures de 20 dollars. Née de parents esclaves, Harriet Tubman fut militante pour l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis.

Ses actions ont permis à de nombreux esclaves de s'évader, valant à cette dernière le surnom de Moïse du peuple noir. Après 1865, une fois l'esclavage aboli aux Etats-Unis, elle poursuit sa lutte, contre la discrimination, le racisme et en faveur du droit de vote des femmes.

Source : Le Parisien (France)

 

Macky Sall à Nouakchott, mercredi, pour une conférence sur la transparence des pêches

Macky Sall à  Nouakchott, mercredi, pour une conférence sur la transparence des pêchesLe président Macky Sall va participer, mercredi, à Nouakchott (Mauritanie), à la première conférence internationale de l'Initiative pour la transparence des pêches (FITI, sigle en anglais), a-t-on appris de bonne source.

La conférence se tiendra Centre international de conférences de Nouakchott.

A cette rencontre organisée par le gouvernement mauritanien et le Humboldt-Viadrina Governance Platform prendront part environ 250 représentants d'Etats, d'entreprises, de la société civile, d'organisations internationales et des médias, indique un communiqué des organisateurs reçu à l'APS. .

La FITI, "une initiative mondiale multipartite", tient cette rencontre pour "discuter de l'importance de la transparence dans la pêche", "adopter ses principes fondateurs" et "lancer le processus de formation d'un groupe national multipartite en Mauritanie".

L'Initiative pour la transparence des pêches "vise à augmenter la responsabilité et la durabilité des pêches, par la transparence et la participation", selon le communiqué. "Cela passera par la production d'informations fiables, publiquement accessibles et généralement acceptées sous la forme de rapports nationaux, à l'issue d'un processus consultatif."

"La FITI, qui ne se limite pas à un seul pays, une région ou continent, est une initiative volontaire, avec des conditions obligatoires", ajoute la même source.

Cette initiative déclare vouloir "instaurer des conditions de concurrence équitables entre les pays engagés dans le secteur des pêches".
Elle "est basée sur une structure de gouvernance multipartite, dans laquelle les gouvernements, les entreprises et la société civile sont représentés de façon égale", selon le texte.

L'initiative "fournira des directives de procédures claires pour la collecte, la vérification et la

Source : Sen360 (Sénégal)

 

Pétrole : l’économie mondiale sur un baril de poudre

L'effondrement du prix du pétrole a ravi les consommateurs européens et américains, donnant un sérieux coup de pouce à une reprise encore fragile après la crise de 2008, mais les cours du brut menacent désormais l'économie mondiale, même en cas de rebond.

« Nous sommes aujourd’hui dans une situation telle que ça ne peut être que des mauvaises nouvelles à court terme », a prévenu Jean-Michel Six, le chef économiste de l’agence de notation Standard & Poor’s pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

Ce pessimisme tranche avec la satisfaction des consommateurs. Avec la baisse des prix à la pompe et du chauffage, le citoyen européen ou américain a gagné du pouvoir d’achat au fur et à mesure que le cours du baril dégringolait, dégageant ainsi des revenus pour sa propre consommation, avec un impact non négligeable sur la croissance.

En Allemagne, par exemple, sur une croissance qui tourne autour de 1,5 % en 2015, il y a, à peu près, quatre dixièmes qui sont dus au prix du pétrole. « C’est vraiment un rebond de la consommation », a constaté Ludovic Subran, chef économiste chez Euler Hermes.

Jusqu’à ces derniers mois, l’effondrement du cours du pétrole ne constituait une mauvaise nouvelle que pour les pays producteurs et pour les émergents, victimes de la chute de l’ensemble des matières premières en raison de l’essoufflement de la croissance chinoise, la locomotive de la croissance mondiale ces dernières années.

Mais à mesure que la chute du cours se prolonge, les pays développés sont aussi pris dans la tourmente, comme a a alerté le FMI récemment.

Selon l’institution financière, cette évolution des prix a certes l’avantage d’abaisser les coûts de production de nombreux secteurs et d’entraîner des conséquences positives pour les consommateurs, mais ces effets favorables s’atténuent, à mesure qu’augmentent les pertes des pays producteurs, soumis à rude épreuve.

– Commerce mondial frappé de plein fouet

Les baisses (du pétrole et des matières premières) frappent le commerce mondial de plein fouet, explique M. Six, les pays émergents ne disposant plus des ressources nécessaires pour maintenir leurs importations au même niveau. Cette situation se répercute sur les performances des groupes mondialisés qui avaient compensé leurs pertes en Europe et aux Etats-Unis après la crise de 2008 en misant sur la croissance de pays comme la Chine, l’Inde ou le Brésil.

Plus le contre-choc pétrolier dure longtemps, plus les gagnants et les perdants vont se cliver davantage, que ce soit en termes de pays ou en termes de secteur, a souligné M. Subran, en allusion aux énormes difficultés qu’éprouvent les entreprises pétrolières ou parapétrolières, au contraire des bénéficiaires comme la chimie ou les transports.

Sur le secteur de l’énergie, « cela peut avoir des conséquences y compris financières », a prévenu Olivier Garnier, chef économiste groupe à la Société générale, qui craint des problèmes de dettes dans ce secteur.

L’agence de notation Moody’s a d’ailleurs menacé vendredi d’abaisser la note de 120 entreprises du secteur pétrolier.

Plus grave : M. Garnier pointe les dangers de déstabilisation d’un certain nombre de pays producteurs, qui avaient l’habitude d’acheter la paix sociale grâce aux abondants revenus du pétrole.

Pour M. Subran, des pays comme l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Angola ou encore l’Equateur, risquent très vite d’arriver au bout des outils de politique économique pouvant les ramener à un petit peu de croissance.

Pour faire face à la chute de leurs revenus, les pays producteurs n’ont pas le choix: davantage de dette, davantage de privatisations ou d’austérité, explique le chef économiste d’Euler Hermes.

En d’autres termes, des mesures impopulaires qui se traduisent tout de suite par de grosses pressions sociales. Plusieurs pays du Golfe, à l’image de l’Arabie saoudite, ont d’ailleurs ont pris des mesures sans précédent pour réduire les subventions sur les produits énergétiques, comme l’essence, provoquant une situation paradoxale: les prix à la pompe augmentent chez les producteurs et baissent chez les consommateurs.

Et si les cours repartaient à la hausse, les perspectives « ne semblent pas encourageantes non plus », comme le souligne M. Six qui redoute un choc pétrolier, avec une hausse marquée des cours. Il s’agirait alors aussi d’une mauvaise nouvelle pour l’économie mondiale.

Un rebond trop brutal affaiblirait le pouvoir d’achat en Europe et donc la consommation, alors que la reprise reste fragile, insiste-t-il.

Source : AFP

 

Le FMI va désigner un nouveau directeur général

Le FMI va désigner un nouveau directeur généralLes candidatures devront être déposées entre ce jeudi et le 10 février et le conseil d'administration du Fonds, qui représente ses 188 Etats-membres, espère faire son choix final "d'ici au 3 mars" sur la base du "consensus", indique l'institution dans un communiqué. 

Lagarde "prête à servir"


Nommée en juillet 2011 à la tête du Fonds pour un mandat de 5 ans, Mme Lagarde s'est à plusieurs reprises dite "ouverte" à l'idée de briguer sa reconduction. "Je suis prête à servir", avait ainsi dit en octobre la dirigeante qui avait succédé à Dominique Strauss-Kahn, emporté par un scandale sexuel. 

Affaire Tapie-Crédit Lyonnais


Depuis, l'ancienne ministre de l'Economie française a été renvoyée devant la justice hexagonale pour sa supposée "négligence" dans l'affaire Tapie-Crédit Lyonnais, même si le FMI lui a aussitôt apporté sa "confiance". Dans son communiqué publié mercredi, le FMI a dit espérer un processus de désignation "ouvert, fondé sur le mérite et transparent" même si personne ne s'est pour l'heure officiellement porté candidat.

Règle tacite
Aux termes d'une règle tacite, les Européens désignent un des leurs à la tête du FMI tandis que les Américains se réservent la présidence de la Banque mondiale. En 2011, Mme Lagarde avait toutefois dû affronter la candidature du gouverneur de la Banque centrale du Mexique Agustin Carstens. 

Tidjane Thiam?


Selon le Canard Enchaîné paru mercredi, la France songerait par ailleurs à pousser la candidature du Franco-Ivoirien Tidjane Thiam, le patron de Credit Suisse, pour parer aux ennuis judiciaires de Mme Lagarde. Interrogé par la chaîne américaine CNBC à Davos, l'intéressé a toutefois démenti, assurant être "très concentré" sur sa mission à Credit Suisse. "Je n'ai toujours eu qu'une seule stratégie dans ma carrière, celle de faire bien le travail qui est le mien", a-t-il ajouté.

Autres articles

Source : Dakaractu.com

 

Les femmes ne peuvent pas travailler sans la permission de leur mari dans 18 pays

Les femmes ne peuvent pas travailler sans la permission de leur mari dans 18 paysLa Banque Mondiale vient de publier son rapport sur l'intégration économique des femmes dans le monde baptisé "Les femmes, l'entreprise et le droit".

Si la situation économique des femmes progresse dans la plupart des pays étudiés, cette étude recense de nombreuses barrières juridiques à l'égalité entre les hommes et les femmes.

Dans une centaine de pays dans le monde, les femmes ne peuvent pas accéder à un emploi en raison de leur sexe. C'est l'un des nombreux constats alarmants établis par la Banque Mondiale dans son rapport sur les droits des femmes dans le domaine professionnel qui vient de paraître mercredi 9 septembre.
On y apprend également que dans 18 pays, les femmes ne peuvent travailler si leur époux estime que cela peut nuire aux intérêts de la famille, et que dans 32 pays, elles ne peuvent faire une demande de passeport sans l'autorisation de leur conjoint.

"Dans de nombreuses économies du globe, de multiples obstacles juridiques empêchent les femmes d'améliorer leur situation économique, les excluent de certains emplois, limitent leur accès au crédit et les privent de toute protection face aux violences"
, assène le rapport, qui s'est penché sur 173 pays, contre 143 lors de l'enquête précédente datant d'il y a deux ans.

Depuis, des progrès ont été faits : en effet la Banque mondiale a comptabilisé 94 réformes législatives dans 65 pays en deux ans. Mais ces quelques avancées ne changent rien au fait que dans 100 pays sur les 173 qui ont été étudiés, les femmes sont confrontées à des restrictions leur empêchant d'accéder à certains emplois.

Des progrès contre les violences faites aux femmes

Parmi les 15 pays où les femmes sont le plus empêchées de travailler ou de créer une entreprise, 11 se trouvent au Moyen-Orient : l'Arabie saoudite, la Jordanie, l'Iran, le Yémen, l'Irak, Bahreïn, les Émirats arabes unis, Oman, la Syrie, le Qatar et le Koweït. S'y ajoutent l'Afghanistan, le Soudan, la Mauritanie et le Brunei.

Le rapport ne s'attache pas uniquement aux barrières empêchant les femmes d'accéder à l'emploi, mais également à l'absence de législation encadrant les congés paternité ; dans la moitié seulement des pays qui figurent dans le rapport un congé paternité a été mis en place.

Les principaux progrès observés concernent les lois protégeant les femmes de la violence. 127 pays disposent aujourd'hui de législations contre les violences faites aux femmes "alors qu'il n'y en avait quasiment pas il y a 25 ans", note le rapport. Parmi les pays analysés, il en reste cependant 46 qui n'ont toujours pas mis en place de protections juridiques contre les violences.

Dans Les Echos, Sri Mulyani Indrawat, directrice générale de la Banque mondiale, écrit : "Il existe un lien étroit entre la lutte contre la pauvreté et l'égalité des sexes. C'est la raison pour laquelle nous travaillons avec de nombreux pays afin d'éliminer les obstacles sexistes. Les décideurs ont le choix. Ils peuvent se fonder sur la masse de données factuelles qui attestent les avantages économiques de l'égalité pour purger leurs systèmes des lois discriminatoires qui freinent les femmes. Ou alors ils peuvent maintenir le statu quo et condamner des sociétés entières à plus de pauvreté".

Source : Terrafemina




 

La baisse des matières premières secoue certains mais profitera à beaucoup

La baisse des matières premières secoue certains mais profitera à beaucoupSi la baisse des prix des matières premières, pétrole ou minerais, a secoué les marchés et plusieurs pays producteurs, c'est plutôt une bonne nouvelle pour la plupart des pays du monde.

Le ralentissement chinois a été le détonateur de cette baisse des prix généralisée. L'empire du Milieu, qui tracte la croissance mondiale, dévore dans ses usines de 40 à 50% des matières premières utilisées dans le monde, selon une étude de Standard and Poor's.

Alors forcément, quand la Chine change de braquet, les prix mondiaux toussent. L'inquiétude pour la croissance chinoise a provoqué des répliques qui ont secoué les prix des matières premières, selon S&P.

Ainsi, le prix du baril a été divisé par presque deux sur un an. Le minerai de fer a suivi le même chemin. Du cuivre au soja en passant par le sucre, les prix ont baissé de 20 à 40%.

Brésil, Algérie, Canada, Norvège, Russie, Nigéria, Venezuela... La liste des producteurs qui souffrent est longue, affectant les budgets, les projets d'infrastructures, le PIB, les taux de change.

La chute des prix a été particulièrement impressionnante parce qu'elle a touché aussi le pétrole, estime Julian Jessop, chef économiste pour Capital Economics, basé à Londres.

Car si les prix de la plupart des matières premières ont commencé à refluer en 2011 dans la foulée du ralentissement chinois, les prix du pétrole s'étaient eux maintenus en raison des craintes de perturbations d'approvisionnement consécutives aux Printemps arabes, explique M. Jessop à l'AFP.

Une fois qu'il est apparu que les Printemps arabes n'allaient menacer l'offre, que ces craintes ont laissé place à la réalité de la surabondance de l'offre en raison de la révolution du schiste aux Etats-Unis, et que l'Opep a décidé de maintenir sa production élevée alors que tout le monde pensait qu'elle allait la baisser, le pétrole a sombré, relève-t-il.

D'autant que l'Irak a accru sa production et que le brut iranien va aussi se déverser sur les marchés après l'accord international sur le nucléaire.

- Transfert de pouvoir d'achat -

Ces baisses font le malheur des uns et le bonheur des autres.

Si elles profitent aux consommateurs à plus ou moins long terme, l'effet pour les producteurs est plus direct et concentré, explique M. Jessop.

La baisse des prix du pétrole va continuer à peser sur les perspectives des exportateurs de pétrole, notait la semaine derrière le Fonds monétaire international (FMI).

Côté entreprises, les pétroliers ont subi la baisse des cours, de même que les groupes miniers.

Le groupe minier Glencore a annoncé lundi des mesures drastiques (réduction de la dette, suspension de certaines production de cuivre) pour faire face aux conséquences de la baisse.

Mais au final l'impact pour l'économie mondiale devrait être positif, selon les analystes vu que les producteurs ont tendance à plus épargner que les consommateurs, et donc à moins alimenter la croissance.

Schématiquement, cela représente un glissement vers plus de pouvoir d'achat vers les consommateurs de matières premières, explique Jan Randolph, directeur du risque souverain au cabinet IHS.

Les grands bénéficiaires sont les pays occidentaux et les marchés émergents qui s'industrialisent grâce au pétrole bon marché, aux matières premières et aux avantages croissants pour les ménages, selon M. Randolph, qui estime que rien que pour le pétrole, la baisse a signifié un transfert de pouvoir d'achat des producteurs vers les consommateurs compris entre 900 et 1.400 milliards de dollars.

L'Inde, grand pays émergents importateur de pétrole, bénéficie aussi à plein de la baisse.

Quant à savoir où vont aller les prix, il faut savoir où va la Chine, résume M. Randolph, qui estime que la situation mettra des années à se normaliser.

Mais sur le fond il y a quelque chose qui cloche. Soit le monde va tout droit vers une récession mondiale, soit, plus probablement, les gens sont beaucoup trop pessimistes au sujet de la demande de matières premières, selon M. Jessop.


GLENCORE PLC IHS INC.
Source : Romandie News (Suisse)

 

Climat: 18 pays vont mobiliser 100 milliards pour les pays pauvres

Climat: 18 pays vont mobiliser 100 milliards pour les pays pauvresDix-huit pays donateurs, dont la Suisse, ont réaffirmé dimanche leur engagement à mobiliser 100 milliards de dollars par an, à partir de 2020, pour financer la politique climatique des pays en développement. Ces ressources doivent provenir de fonds publics et privés.


Cette enveloppe doit permettre de "soutenir la réduction des émissions (de gaz à effet de serre) et les mesures d'adaptation dans les pays en voie de développement", indique le Département fédéral de l'environnement (DETEC) dans un communiqué.

Les ministres de ces dix-huit pays se sont réunis samedi et dimanche à Paris. La rencontre était co-présidée par la conseillère fédérale Doris Leuthard et Caroline Atkinson, collaboratrice directe du président américain Barack Obama pour les questions climatiques.

Les ministres ont également annoncé vouloir poursuivre leurs efforts pour "améliorer la mise à disposition des données et la méthode d'évaluation du financement climatique". Selon le DETEC, les données actuellement disponibles "ne représentent pas un tableau complet des contributions".

Source : Romandie News (Suisse)

 

Vers une rechute de l'économie mondiale?

Vers une rechute de l'économie mondiale?Les principales Bourses européennes essuyaient de lourdes pertes lundi matin, plombées par la dégringolade des marchés asiatiques, les investisseurs s'inquiétant des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

Vers 10H40 (08H40 GMT), la Bourse de Paris perdait 2,82%, Francfort 2,67%, Londres 2,49%, Madrid 2,56% et Milan 2,82%. A Bruxelles, l'indice BEL 20 perdait plus de 3% à l'ouverture. L'indice Eurostoxx 50, qui regroupe les grandes entreprises de la zone euro, lâchait 2,63%.

Marché de la dette

Dans la foulée, sur le marché de la dette, les taux d'emprunt des pays du sud de la zone euro se tendaient assez nettement, tandis que celui de l'Allemagne, dont les obligations font office de valeur refuge, se stabilisait. Les marchés européens plongeaient à nouveau, après avoir déjà été chahutés depuis une dizaine de jours par la mauvaise passe de la place boursière chinoise. La Bourse de Shanghai a d'ailleurs terminé lundi sur un plongeon de presque 8,5%, sa plus forte baisse journalière depuis huit ans.

Débâcle du marché chinois

Cette débâcle du marché chinois se double d'une chute du prix du pétrole, le brut américain repassant sous la barre des 40 dollars. Les investisseurs s'inquiètent de la fragilité de l'économie chinoise et de son impact sur la croissance mondiale, alors que les mesures prises par les autorités du pays ne rassurent pas. Pékin a notamment annoncé dimanche que le gigantesque fonds de pension chinois allait être autorisé à investir une partie de ses colossaux actifs dans les Bourses locales.

"Feu aux poudres"

"L'absence d'annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l'économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l'Europe ce matin", résument les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC. Les doutes sur l'économie mondiale interviennent au moment où la croissance reste poussive en zone euro, comme en témoignent les chiffres pour le deuxième trimestre publiés récemment.

Réserve fédérale

Les investisseurs sont également dans le flou concernant la politique monétaire de la banque centrale américaine, qui a jusqu'à présent été un facteur de soutien très important au marché. La Réserve fédérale américaine (Fed) entend remonter ses taux d'ici la fin de l'année mais cette initiative devrait être contrariée par la Chine et la faiblesse de l'inflation.

Rechute de l'économie mondiale?

"En d'autres termes, après tant d'argent mis sur la table par les banques centrales, tant d'argent public dépensé par les Etats, et après avoir endetté les ménages des pays émergents, doit-on craindre une rechute non maîtrisée de l'économie mondiale? ", s'interroge Crédit Mutuel-CIC. Les stratégistes ne privilégient toutefois pas ce scénario "grâce à l'autonomie de la croissance aux Etats-Unis et aux marges de manœuvre qui subsistent en Chine pour stabiliser l'économie".

Source : Reuters

 

Quand Pékin mène la charge contre Bretton Woods

Pour concurrencer le FMI et la Banque mondiale, deux institutions multilatérales de développement ont été lancées coup sur coup. Leur principal promoteur ? Pékin, qui compte bien financer à travers elles ses ambitions commerciales à l'échelle mondiale.

Ça bouge dans l’univers feutré des grandes institutions financières. Le FMI et la Banque mondiale, qui ont longtemps dominé le financement des échanges internationaux depuis Washington, vont désormais devoir composer avec deux grandes banques placées de facto sous l’égide de Pékin.

Première d’entre elles : la Nouvelle Banque de développement (NBD). Créée en juillet 2014 par les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et inaugurée le 21 juillet dernier à Shanghai, elle doit permettre aux pays émergents un financement alternatif aux institutions de Bretton Woods. La NBD est dotée d’un capital estimé à 100 milliards de dollars (environ 90 milliards d’euros) et sera présidée par un banquier indien, Kundapur Vaman Kamath, nommé en mai pour un mandat de cinq ans. La vocation de cette nouvelle institution : financer des grands travaux d’infrastructures d’intérêt général dans les pays qui en font la demande.

Bousculer les grands de la planète

Cette nouvelle banque multilatérale enchante autant Pékin que Moscou. « La NBD financera des projets énergétiques, de transport ou de développement industriel, a expliqué Vladimir Poutine, le président russe. Nous avons déjà sélectionné 50 projets et initiatives sur notre feuille de route. » Pour Sergueï Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, les Brics « illustrent un nouveau système de relations internationales multipolaires » et démontrent l’influence croissante de « nouveaux centres de pouvoir ». On n’aurait pas dit mieux à Pékin, où l’on se régale de bousculer les grands argentiers de la planète, et notamment l’ennemi américain.

Comme si cela ne suffisait pas, la Chine a donné naissance à « sa » banque internationale : la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures (BAII). Dotée elle aussi d’un capital de 100 milliards de dollars, elle a été officiellement lancée le 29 juin avec 57 États membres, dont une vingtaine de pays occidentaux tels que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni – les États-Unis et le Japon ayant refusé d’y participer. La BAII, dont la Chine sera le plus important actionnaire avec 30 % des parts, 26 % des droits de vote et un droit de veto, doit être opérationnelle d’ici au mois de décembre et contribuera à financer des projets d’infrastructures en Asie.

Pour marquer le poids de Pékin dans cette nouvelle banque, c’est un ancien ministre chinois, Jin Liqun, qui devrait en prendre la présidence. Selon sa biographie officielle, l’homme est passé par la Banque mondiale et la Banque asiatique de développement avant de devenir vice-ministre des Finances de 1998 à 2003, sous la présidence de Jiang Zemin. Jin Liqun a aussi dirigé par le passé la China Investment Corporation, le fonds souverain de la République populaire. Il a étudié l’économie à l’université américaine de Boston en 1987-1988 et est également titulaire d’un master de littérature anglaise. Ce parfait anglophone disposerait aussi d’une bonne maîtrise de la langue française. Bref, le candidat idéal.

« La Chine a pris beaucoup trop de risques en s’engageant seule dans le financement des infrastructures, la BAII lui permettra de diluer les risques sans renoncer à sa politique africaine. »

Un vent d’air frais pour l’économie mondiale

« La BAII va mettre tout le monde sur un pied d’égalité et fera souffler un vent d’air frais sur l’ordre économique mondial », claironne un éditorial du très nationaliste quotidien chinois Global Times. De fait, en créant leurs propres institutions financières, les puissances émergentes – les Brics représentent tout de même 40 % de la population mondiale et un cinquième du PIB de la planète – chamboulent la gouvernance économique mondiale, dominée par les Occidentaux depuis les accords de Bretton Woods.

Le FMI comme la Banque mondiale n’ont ainsi été présidés que par des Européens ou des Américains depuis leur création, en 1944. En outre, Washington s’est toujours opposé à un rééquilibrage du FMI qui donnerait plus de poids aux économies émergentes. En 2010, le Fonds a adopté une vaste réforme doublant son capital et donnant plus de voix à la Chine et à l’Inde. Mais son entrée en vigueur est toujours suspendue à une ratification parlementaire aux États-Unis, qui disposent d’un droit de veto au sein de l’institution. Le « rééquilibrage » n’aura donc certainement jamais lieu…

Défendant jalousement sa mainmise sur la finance mondiale, l’administration Obama a, bien entendu, mené un intense lobbying contre les projets de son rival chinois. Mais « les États-Unis ont été totalement pris au dépourvu », assure l’Indien Eswar Prasad, ancien directeur du département Chine au FMI. Pour lui, c’est le signe d’un déclin de l’influence américaine sur l’économie mondiale, tandis que celle de la République populaire ne cesse de croître. Elle est le premier partenaire commercial de l’Afrique, de l’Europe et du Japon… et le deuxième des États-Unis. En dix ans, la Chine a multiplié par 30 ses investissements hors de ses frontières et, depuis l’an dernier, ceux-ci ont dépassé les flux entrants.

Un mouvement mené par de puissantes sociétés chinoises

Prenez cette « nouvelle route de la soie », annoncée à grand renfort de publicité par le gouvernement chinois. En allusion au faisceau de pistes qui connectaient la Chine à l’Europe avant le XVe siècle, Pékin est en train de redessiner la carte des échanges internationaux grâce à une enveloppe exceptionnelle de 40 milliards de dollars. Hier, ces routes commerciales reliaient la ville de Chang’an, en Chine, à celle d’Antioche, en Syrie médiévale ; aujourd’hui, l’empire du Milieu n’est qu’à une encablure du port grec du Pirée (dont le groupe chinois Cosco a remporté la privatisation partielle, en 2008), mais aussi de l’Amérique centrale, avec le projet de construction d’un second « canal de Panama » au Nicaragua.

L’Afrique, bien sûr, n’est pas oubliée. Les entreprises chinoises construisent un « collier de perles » autour du continent, c’est-à-dire une série de ports en eau profonde pour alimenter l’Afrique en produits chinois et la Chine en matières premières africaines. Pour les relier entre eux, Pékin finance et construit plusieurs milliers de kilomètres de voies ferrées qui quadrillent le continent d’est en ouest et bientôt du nord au sud. En 2014, elle a par exemple signé un contrat record de 12 milliards de dollars avec le Nigeria pour la construction d’une ligne ferroviaire de 1 400 km longeant les côtes du pays.

Ce mouvement de fond, mené principalement par les puissantes sociétés d’État chinoises, bénéficie de l’appui politique direct de Pékin ainsi que des facilités de financement offertes par les grandes banques publiques du pays et notamment leur bras armé à l’étranger, la puissante China Exim Bank. Mais alors que la croissance chinoise plafonne (en 2015, elle devrait passer sous la barre des 7 % pour la première fois depuis vingt-cinq ans, selon le FMI), le risque commençait à devenir trop important.

La BAII et les BRICS au coeur de la nouvelle stratégie chinoise

« Comme sa stratégie d’investissement mondiale arrive à maturité, la Chine a commencé à modifier son approche des investissements dans les pays en développement, nous explique Ravi Bhatia, chef économiste de l’agence de notation Standard & Poor’s. Le pays est en train de s’engager sur une voie plus multilatérale et nuancée, tout en étudiant de près les nouvelles offres. La BAII et la banque des Brics seront certainement les pierres angulaires de cette stratégie. »

Certains investissements en Afrique se feront désormais par l’intermédiaire de ces deux institutions. « Sur le continent, Pékin se retrouve exposé à des investissements qui ne sont pas complètement viables, soit en raison de la chute des cours, soit en raison de risques politiques et macroéconomiques sous-estimés, poursuit Ravi Bhatia. Les considérations stratégiques ont parfois faussé les considérations financières. » Résultat : des défauts de paiement en perspective, comme c’est déjà le cas au Zimbabwe et au Ghana. « La Chine a pris beaucoup trop de risques en s’engageant seule dans le financement des infrastructures, confirme une responsable d’ONG à Pékin. La BAII lui permettra de diluer les risques sans renoncer à sa politique africaine. » N’en déplaise aux États-Unis.

Source : JeuneAfrique.com

 

La banque mondiale fixe de nouvelles conditions pour l’octroi de ses prêts

La banque mondiale fixe de nouvelles conditions pour l’octroi de ses prêts Les nouvelles dispositions que vient d’approuver la banque mondiale étaient déjà à l’étude depuis plusieurs années. L’institution financière vient d’approuver de nouvelles règles qui devront conditionner désormais l’octroi de prêts aux 188 pays membres.

Selon le communiqué de la banque mondiale publié hier mardi, les nouvelles dispositions sont destinées à sauvegarder l’environnement et l’intérêt des populations.

Parmi les nouvelles règles édictées l’obligation pour le pays demandeur de justifier l’accord des populations devant bénéficier du projet en question dès l’instant où celui-ci devrait influer sur leurs conditions de vie.

Les nouvelles règles exigent pour la première fois des pays sollicitant des emprunts de respecter le droit des travailleurs particulièrement celui de se syndiquer où à intégrer d’autres groupements pour la défense de leurs droits surtout lors de négociations collectives.

Début mars dernier la banque mondiale avait reconnu que certains des projets financés avaient provoqué l’exode de populations.

D’ores et déjà 19 associations non gouvernementales dont OXFAM ont dénoncé les nouvelles conditions décidées par l’institution financière internationale.

Dans un communiqué publié hier mardi celles-ci estiment que les nouvelles modifications affaiblissent les critères qui déterminent les mécanismes d’octroi de prêts de la banque.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Les Brics lancent leur propre banque à Shanghai

mediaLes pays membres des Brics - Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud - ont désormais leur propre banque multilatérale. Dans un bref communiqué, Pékin a annoncé son ouverture deux semaines après un sommet organisé à Oufa, en Russie. Une pierre lancée dans le jardin des Etats-Unis, mais aussi un succès pour la deuxième puissance économique du monde, la Chine.

Pékin a réussi un coup de maître : montrer au monde sa puissance financière et politique. Deux banques internationales opèrent désormais depuis la Chine. L'une, la banque des Brics, la « Nouvelle banque de développement » a ouvert ses portes à Shanghai. L'autre, la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures ou « BAII », aura son siège à Pékin.

Banque mondiale et FMI ciblés

La Chine jouera un rôle clé dans ces nouvelles institutions financières, car elle financera un tiers des 90 milliards d'euros de capital de la nouvelle banque internationale. Ces fonds sont destinés à financer des projets d'infrastructure dans des pays en développement et ses réserves en devises devraient protéger les pays membres en cas de nouvelle crise financière.

Même si la Chine nie vouloir concurrencer les Etats-Unis, les pays membres - cinq pour la banque des Brics et cinquante pays pour la banque d'investissement - voient dans ces nouvelles institutions une alternative à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, tous deux basés à Washington et tous deux dominés par les Etats-Unis et l'Europe.

Source : RFI

 

La banque des Brics ouvre à Shanghai

Fondée par le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine, et l'Afrique du Sud, comme une alternative à la Banque mondiale, la New Development Bank a lancé officiellement ses opérations le 21 juillet.

 

Trois ans après que l’idée de sa création ait été évoquée, un an après qu’elle ait été actée, et treize jours après son lancement officiel lors du septième sommet des grands émergents à Oufa (Russie), sous l’égide du président Vladimir Poutine, la New Development Bank a débuté ses opérations le 21 juillet à son siège à Shanghai, selon l’agence Chine nouvelle.

Connue sous le nom de « banque des Brics », en référence à l’acronyme anglais regroupant les principales puissances économiques émergentes du monde, cette nouvelle banque de développement se veut une alternative à la Banque mondiale, et entend financer des projets d’infrastructures et de développement dans les Brics. L’idée avait été évoquée en premier lieu en 2012 mais il avait fallu deux ans de négociation, notamment sur la question du financement, de la gestion et du siège, avant qu’un accord ne soit trouvé en juillet 2014 à l’occasion du sixième sommet des Brics, à Fortaleza, au Brésil.

La banque débute ses activités avec un capital de 50 milliards de dollars (qui sera porté ensuite à 100 milliards), apporté à parts égales par les cinq pays fondateurs. En plus de la banque, un fonds de réserves de 100 milliards de dollars a été mis en place – avec la Chine comme principal contributeur (41 milliards) -, concurrent direct du Fonds monétaire international (FMI).

Améliorer le système

En mai dernier, le banquier indien Kundapur Vaman Kamath, qui a longtemps dirigé la principale institution financière privée indienne (Icici Bank), a été nommé président de la New Development Bank. « Notre objectif n’est pas de contester le système actuel tel qu’il est, mais de l’améliorer et le compléter avec notre propre méthode », a-t-il déclaré.

Même si la Banque mondiale dispose d’un capital bien plus important (233 milliards de dollars), la création de la NDB s’explique en partie par la faible place accordée aux puissances émergentes dans la gouvernance et le capital de l’institution basée à Washington ainsi qu’au sein du FMI, où l’influence des Etats-Unis reste grande.

Beau joueur, Jim Yong Kim, président du Groupe de la Banque mondiale, a salué le lancement de la New Development Bank, dans un communiqué daté du 20 juillet : « La New Development Bank rejoint un nombre croissant d’institutions multilatérales qui travaillent à la satisfaction des immenses besoins mondiaux en infrastructures. Les pays émergents et ceux à faibles revenus font face à un manque de 1 à 1,5 trillion de dollars en termes de dépenses en infrastructures. »

Source : JeuneAfrique.com

 

Diagana Ousmane, taille patron à Washington

Diagana Ousmane, taille patron à WashingtonLe mauritanien Diagana Ousmane a été nommé au poste de vice président de la Banque Mondiale (BM) le 30 juin dernier. Le natif de Kaédi (430 kilomètres au Sud/Est de Nouakchott- dans la vallée du fleuve Sénégal), qui était jusque là Directeur des Opérations de l’institution pour la Côte d’Ivoire et quelques autres pays de la sous région ouest africaine, prend du galon et chausse le costume du patron.

Après 18 mois de résidence sur les bords de la lagune des pêcheurs ébriés, il va prendre ses quartiers à Washington, tout prés du Potomac. Mr Diagana viendra renforcer une équipe de cadres chargée de mener à bien l’objectif d’une croissance inclusive de nature à mettre fin à l’extrême pauvreté dans le monde, avec un accent particulier sur l’Afrique, conformément aux orientations du président Jim Young Kim.

Il sera responsable «de l’éthique et de la conduite professionnelle» au sein du groupe. Le communiqué annonçant la promotion de Mr Diagana au poste de vice-président de la BM insiste sur « sa rigueur intellectuelle, sa probité morale, son intégrité, son leadership, sa capacité managériale et sa connaissance approfondie des préoccupations du personnel sur le terrain ».

Ce cadre de haut niveau est armé d’une connaissance pointue des problématiques de développement et des solutions adaptées. Des qualités qui lui ont valu le titre de « Meilleur Ménager » du Groupe de la BM en 2009.

Au cours de sa riche carrière, Diagana Ousmane a mis son expertise et ses compétences au service de plusieurs pays africains en difficultés (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Tchad…..).

Ce grand défenseur d’une approche inclusive basée sur le partage des fruits de la croissance, est titulaire d’un diplôme de 3é cycle option finances et fiscalité de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) de Dakar.

Source : Financial Afrik

 

 

Un prince saoudien s’engage à verser 32 milliards de dollars à des projets humanitaires

Le prince saoudien Al-Walid Ben Talal) (photo) s’est engagé dans un communiqué, mercredi, à allouer toute sa fortune, soit 32 milliards de dollars, à des projets sociaux et humanitaires au cours des prochaines années et après sa mort.

Nouvel élan de générosité pour le neveu du roi Salman. Le prince avait déjà fait parler de lui en avril dernier par un tweet, aujourd’hui supprimé, dans lequel il assurait aux pilotes saoudiens engagés dans l’opération « Tempête décisive » au Yémen, de leur offrir à chacun une Bentley. Ce mercredi 1er juillet, il a déclaré dans un communiqué vouloir allouer l’ensemble de sa fortune à des projets humanitaires.

« Cet engagement philanthropique de 32 milliards de dollars va aider à jeter des ponts pour la compréhension culturelle, le développement des communautés, l’accroissement de l’autonomie des femmes, la promotion des jeunes, la fourniture de secours en cas de catastrophes naturelles et la création d’un monde plus tolérant », a affirmé le prince Al-Walid Ben Talal.

Le prince, neveu du roi Salman ne participe pas au gouvernement. Il avait déjà créé une association à son nom, Al Waleed philan qui se consacre à des actions humanitaires diverses. Sur son site, l’association recense notamment des actions destinées à soutenir les droits des femmes dans le monde, en leur permettant l’accès à l’emploi et à l’éducation.

Businessman

Au-delà de ses activités humanitaires, le prince Al-Walid Talal est surtout connu pour son sens des affaires. Il dirige une compagnie, Kingdom Holding Co, qui détient des parts dans des activités aussi diverses que le parc d’attractions Euro Disney, la chaîne hôtelière Four Seasons, la banque américaine Citigroup et le géant des médias News Corporation.

Il est également l’un des constructeurs d’une tour qui doit devenir la plus haute du monde, plus de 1 000 mètres au-dessus de la ville de Jeddah, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite.

En début d’année, il a ouvert une chaîne panarabe d’informations à Bahreïn que les autorités ont fait fermer après moins de 24 heures d’antenne, dans ce que des observateurs ont décrit comme une atteinte à la liberté de la presse.

Source : Jeuneafrique.com et AFP