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Economie dans le Monde

Le Qatar investit 15 milliards de dollars en Turquie

mediaL'émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad al-Thani a promis ce mercredi 15 août, à l'issue d'une rencontre à Ankara avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, que son pays fournirait 15 milliards de dollars d'investissements à la Turquie. Cette annonce intervient dans un contexte d'effondrement de la monnaie turque sur fond de crise diplomatique avec les Etats-Unis.

Le Qatar n'a pas oublié l'importante aide que lui avait apportée la Turquie l'an dernier. A l'époque l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte avaient rompu tout lien diplomatique avec Doha qu'ils accusaient de soutenir le terrorisme et d'entretenir des relations trop proche avec l'Iran.

Le richissime émirat gazier s'est retrouvé totalement isolé dans la région. Cette crise diplomatique avait considérablement rapproché la Turquie et le Qatar qui vole désormais au secours de son allié.

La promesse d'investir 15 milliards de dollars, principalement dans le secteur bancaire, vise à empêcher une crise économique d'envergure, mais aussi à apaiser les craintes de nombreux investisseurs qatariens qui disposent en Turquie de pas moins de 20 milliards de dollars d'investissements.

Ankara est aussi l'un des principaux exportateurs vers l'émirat. L'élan de solidarité est aussi venu des Qatariens qui ont converti leurs riyals en livres pour soutenir la monnaie turque.

Après la décision du président américain Donald Trump de doubler les droits de douane sur l'aluminium et l'acier turcs, la livre turque a subi une forte dévaluation, de l'ordre de 40%.

Source : RFI

 

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à Bissau

Amadou Oumar Ba, nouveau représentant résident de la banque mondiale à BissauNotre compatriote Amadou Oumar Ba a été nommé représentant résident de la Banque mondiale en Guinée-Bissau. M. Ba, spécialiste agricole principal, a rejoint la Banque mondiale en 2001 à Nouakchott.

Auparavant, il a occupé divers postes au sein de la GTZ, l'agence de coopération allemande devenue GIZ, le ministère mauritanien du développement rural, où il a géré différents départements et programmes. Il a également été représentant résident de l’ONG internationale OXFAM GB en Mauritanie.

M. Ba a travaillé au bureau de la Banque en Mauritanie, puis dans différents pays d'Afrique de l'Ouest, avant de rejoindre le siège à Washington en 2006. Depuis 2009, Amadou Oumar Ba était basé à Kinshasa et Brazzaville, en charge du portefeuille «Agriculture pour la RDC, la République du Congo et la République centrafricaine ».

Il est titulaire d'une maîtrise en agriculture de l'Université de Kassel en Allemagne. Sa nomination entrera en vigueur ce 1er août 2018.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Le Franco-Egyptien Hafez Ghanem nommé vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique La Banque mondiale vient d’annoncer, à la faveur d’un communiqué de presse, la nomination au poste de vice-président pour l'Afrique de Hafez Ghanem (photo). Expert en développement, le Franco-Egyptien dirigera un portefeuille régional actif de plus de 600 projets totalisant plus de 71 milliards de dollars.

Après avoir travaillé pendant plus de 30 ans en Afrique, en Europe, en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, Hafez Ghanem apporte une riche expérience à son nouveau poste. Il dirigeait auparavant la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA).

Sous la houlette de l’économiste de 61 ans, l’institution financière envisage de demeurer un partenaire engagé sur lequel s'appuyer, pour innover dans le développement et le financement sur le continent, afin d’accélérer la croissance et éradiquer l’extrême pauvreté.

M. Ghanem succède au Sénégalais Makhtar Diop qui a été nommé vice-président de la Banque mondiale pour les infrastructures, en mai dernier. L’Egyptien a pris son nouveau manteau, depuis le 1erjuillet 2018.

Agence Ecofin
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Togo : Mme Hawa Wagué, la nouvelle Représentante Résidente de la Banque Mondiale

Togo : Mme Hawa Wagué, la nouvelle Représentante Résidente de la Banque Mondiale La nouvelle Représentante Résidente de la Banque Mondiale au Togo, la Mauritanienne Hawa Wagué a pris fonction lundi à Lomé. Elle remplace ainsi Joëlle Dehasse dont le mandat a pris fin le 30 juin dernier.

Renforcer le partenariat entre la Banque mondiale et le Togo à travers un dialogue soutenu avec les autorités nationales, les donateurs et l’ensemble des parties prenantes, jouer un rôle stratégique dans la mise en œuvre du Cadre de Partenariat Pays et assurer une bonne coordination avec l'équipe de pays pour renforcer la performance du portefeuille de la Banque et enfin assurer la gestion quotidienne du bureau de la Banque mondiale à Lomé ; telles sont les trois principales priorités contenues dans la mission de Mme Hawa Wagué.

« Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Togo est très actif et la mise en œuvre des projets se déroule de façon satisfaisante ; nous allons aller de l’avant pour faire plus.

Ma toute première priorité sera de lancer l’évaluation à mi-parcours de notre Cadre de Partenariat Pays afin de nous assurer que notre stratégie reste alignée sur les priorités de développements du Togo.

A cet effet, j’accorderai une attention particulière au renforcement de notre partenariat, non seulement avec le gouvernement, mais aussi avec l’ensemble des parties prenantes au développement du pays pour que nos actions –actuelles et futures— puissent davantage apporter des solutions concrètes et durables aux besoins des populations et communautés que nous sommes appelés à servir »,
a-t-elle fait savoir.

Mme Wagué qui a une grande expérience en risque de crédit et sur les questions macroéconomiques, fiscales et financières, tant dans les pays en développement que dans les pays développés, est titulaire d’un Diplôme d’Etude Supérieures Scientifiques (DESS) en Gestion des Politiques Economiques de l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et d’une Maitrise en Administration des Affaires (MBA) de l’Université de Sherbrooke au Canada.

La nouvelle Représentante Résidente a occupé des postes au sein de la Banque Mondiale qu’elle a rejoint en septembre 2002 en Mauritanie en tant qu’Economiste au sein de l’unité « Réduction de la Pauvreté et Gestion Economique ». Avant son arrivée à Lomé, elle était Economiste Principal au sein du département du Risque de Crédit de la Banque mondiale.

Mme Hawa Wagué est la onzième Représentante Résidente, depuis l’ouverture du Bureau de la Banque mondiale au Togo en 1982.

I.K

Source : Ici Lome (Togo)

 

Des Mauritaniens promus représentants résidents de la Banque Mondiale dans la "région" Afrique

Des Mauritaniens promus représentants résidents de la Banque Mondiale dans la C’est un fait connu, les Mauritaniens brillent dans les organisations internationales et de plus en plus. Cette semaine, Mme Hawa Wagué et M. Amadou Oumar Ba, tous deux originaires de Kaédi (Sud de la Mauritanie) ont été nommés représentants résidents de la Banque Mondiale respectivement au Togo et en Guinée Bissau.

Mme Hawa Wagué rejoint la Banque Mondiale en 2002 comme Economiste au bureau de Nouakchott. Depuis, elle y occupera plusieurs postes dont celui d’Economiste sénior au département du risque de crédit (CROCR). Son entrée en fonction sera effective le 02 juillet prochain.

Pour sa part, M. Amadou Oumar Ba a fait son entrée à la Banque Mondiale en 2001 comme agronome toujours au bureau de Nouakchott. Comme sa consœur, il occupera de nombreuses positions dont celle de sénior spécialiste en agriculture dans le cadre d’un projet de la Banque en République Démocratique du Congo. Il entrera en fonction le 1 août prochain.

Dans leurs fonctions, les deux auront pour mission d’entretenir de bons rapports entre la Banque et le Gouvernement tout en menant un dialogue quotidien avec toutes les parties prenantes (autorités, donateurs et société civile).

La Banque leur a aussi confié la mission de superviser la mise en œuvre du cadre de partenariat national et la performance du portefeuille du pays où ils la représentent.

Selon le communiqué de la Banque parvenue à KASSATAYA.COM, Mme Hawa Wagué et M. Amadou Oumar Ba ont été choisis au terme d’un processus de sélection managériale compétitif à l’échelle de la Banque.

Pour rappel, le top management de la Banque Mondiale compte un autre Mauritanien, également originaire de Kaédi, le vice-président M. Ousmane Salatou Diagana.

Source : Kassataya (France)

 

 

Le Qatar interdit les produits d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis

Le Qatar interdit les produits d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unisLe Qatar a ordonné samedi à tous les magasins du pays de retirer des rayons les marchandises en provenance du groupe de pays dirigés par l'Arabie saoudite qui, l'an dernier, ont mis en œuvre un boycott contre Doha.

Cette directive du ministère de l'économie concerne les produits d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Bahreïn et de l'Egypte. Des inspecteurs se rendront dans les commerces afin de de s'assurer que cette directive est bien appliquée, selon le ministère.

Le gouvernement qatari souhaite également mettre fin à l'importation de produits laitiers saoudiens via un pays tiers. Il s'agit de "protéger la sécurité des consommateurs", ont fait valoir les services de communication du gouvernement.

"Le Qatar mène sa politique commerciale conformément à tous ses accords multilatéraux et bilatéraux", a ajouté la même source. Cet ordre intervient à quelques jours de l'anniversaire de la grave crise diplomatique opposant le Qatar à l'Arabie saoudite et ses alliés.

Le 5 juin 2017, l'Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte avaient rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar. Ils lui reprochaient de soutenir des groupes islamistes radicaux et de ne pas prendre suffisamment de distance avec l'Iran, puissance régionale chiite rivale de l'Arabie sunnite.

Ces pays avaient ensuite imposé un boycott commercial au Qatar, qui rejette toutes ces accusations et affirme que ces pays cherchent à obtenir un changement de régime à Doha.

Ce conflit a alors conduit le Qatar, qui dépendait jusque là de ses voisins du Golfe, à chercher ailleurs ses produits alimentaires importés, notamment en Turquie, au Maroc et en Iran. Un grand nombre de ces marchandises arrivent au Qatar via des ports tels que le Koweït et Oman.

C'est également par ces ports, et par l'intermédiaire de particuliers, que les produits en provenance des pays boycottés arrivent à entrer au Qatar, selon une source qui connaît le dossier.

"Les hommes d'affaires des pays boycottés essaient de contourner ce blocus... en passant par des tiers", selon cette source.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Iran: le plan de l’UE pour protéger ses entreprises des sanctions américaines

mediaLes conditions demandées par les Etats-Unis à l'Iran pour la signature d'un nouvel accord sur le nucléaire ont d’ores et déjà été jugées inacceptables par les Iraniens et plusieurs grandes entreprises européennes ont déjà annoncé l'annulation de projets d'investissement dans la République islamique par crainte des sanctions américaines. Mais rien de tout cela n'inquiète Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, qui veut activer un mécanisme financier européen pour immuniser les entreprises de l'Union européenne.

Les premières sanctions américaines à l’encontre de l’Iran prendront effet le 6 août et l’objectif de l’Union européenne est de mettre en place, avant cette date, des lois dites de blocage.

Ces règlements, adoptés une première fois en 1996, doivent être revisités pour être adoptés à nouveau. Leur but est d’annihiler les effets de ce que les Etats-Unis appellent les sanctions secondaires, appelées aussi « effet extraterritorial ». Cela consiste à appliquer les sanctions au-delà du territoire et des compagnies des Etats-Unis.

Les lois de blocage européennes autoriseront les entreprises à avoir des relations économiques avec l’Iran, rendront juridiquement invalides les décisions américaines devant les tribunaux de l’UE et permettront à ces entreprises de demander des dommages et intérêts si elles subissent les effets des sanctions.

Quelle efficacité ?

Les lois de blocage sont critiquées pour leur manque d’efficacité théorique face à la toute-puissance économique des Etats-Unis, puisque l’essentiel des échanges mondiaux sont libellés en dollars. Mais en réalité personne ne peut présager de leurs effets car elles n’ont jamais été mises à l’épreuve.

En 1996, elles avaient été activées pour contrer des sanctions américaines contre l’Iran, la Libye et Cuba mais elles n’avaient pas dû être utilisées, car leur mise en place avait amené les Etats-Unis à trouver un compromis avec l’UE.

Source : RFI

 

 

La Corée du Sud promet 5 milliards de dollars d’investissements en Afrique

Durant la 6e conférence de la Conférence sur la Coopération économique entre la Corée et l’Afrique (KOAFEC), le gouvernement coréen s’est engagé à renforcer son appui à l’industrialisation du continent, en particulier dans l’électricité et les TIC.

La Corée du Sud s’est engagée mardi 22 mai à mobiliser 5 milliards de dollars (4,25 milliards d’euros) en faveur de projets en Afrique pour les années 2019 et 2020, par la voix de Kim Dong-yeon (photo), Premier ministre adjoint, ministre de la Stratégie et des Finances. L’annonce a été faite en présence d’Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement, à la suite de la 6e réunion interministérielle de la Koafec.

L’institution créée en 2006 vise à promouvoir la coopération économique et les échanges entre la Corée du Sud et le continent africain. La sixième conférence de la Koafec a été organisée à Busan, dans le sud de la Corée, en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD).

L’annonce de Dong Yeon Kim a été suivie de l’échange de deux lettres d’entente sur la coopération pour le commerce et sur le régime général de coopération, et la signature de deux protocoles d’entente portant sur la Korea-Africa Energy Facility, un mécanisme qui vise à faciliter la promotion de l’import-export et de l’investissement dans le domaine de l’électricité (une des cinq priorités fixées par Akinwumi Adesina lors de son élection à la tête de la BAD), et pour la création du Korea-Africa Tech Corps Program.

Un milliard pour les infrastructures électiques

Ce programme, similaire au programme de volontariat américain « Peace Corps » (Corps de paix) instauré par le président Kennedy, vise à faciliter les échanges de jeunes professionnels et entrepreneurs du numérique et des TIC entre la Corée du Sud et les pays africains.

La répartition exacte et les modalités de l’aide promise par Séoul (prêts, financement du commerce, prises de participation…) ne sont pas entièrement connus. Toutefois, au moins un cinquième de cet effort, soit un milliard de dollars, ira au financement des infrastructures de transmission électrique. La Corée du Sud entend apporter ce soutien aux pays africains dans le cadre de Power Africa, l’une des rares initiatives de Barack Obama dans le domaine de l’aide internationale maintenue et prolongée par l’administration de Donald Trump.

Présent également à Busan, Mark Green, l’administrateur de l’agence de développement USAid, en première ligne dans la promotion de Power Africa, a dévoilé que l’appui de Séoul permettrait d’installer environ 1 000 kilomètres de lignes de transmission électrique entre les infrastructures de production soutenues et financées en Afrique par l’initiative américaine.

Source : jeuneafrique.com

 

En 2017, la demande mondiale de gaz naturel a atteint un nouveau pic (Rapport

En 2017, la demande mondiale de gaz naturel a atteint un nouveau pic (Rapport) Selon le centre parisien d'information international sur le gaz naturel, Cedigaz, en 2017, la demande mondiale du combustible a augmenté de 3,3% à 3 640 milliards de m3 (128 500 milliards de pieds cubes). Un nouveau sommet, porté par la forte demande de la Chine.

Le document publié par le Centre indique, qu’au terme de l’année écoulée, le taux de croissance était plus de deux fois supérieur à la croissance moyenne de 1,5%, enregistrée par an, sur les cinq dernières années.

La Chine, le principal moteur de la croissance globale, a enregistré une hausse de 15% de sa demande, l’Afrique (6,7%), le Moyen-Orient (4,8%) et l’Europe - Turquie y compris - (4,8%). L’un des facteurs majeurs de cette amélioration est le fait que le gaz soit devenu concurrentiel par rapport au charbon, dans ces zones géographiques.

Pour ce qui est de l’offre globale, la production a augmenté de 3,7%, bien au-dessus de la moyenne de 1,3% par année en 2012-2016, explique Natural Gas World.

La Russie, l’Iran, l’Australie, la Chine, l’Egypte et la Norvège ont été les producteurs les plus performants sur la période étudiée. A noter qu’il s’agit ici de gaz conventionnel. Autrement, les Etats-Unis qui ont signalé un nouveau boom de leur production de gaz de schiste, figureraient dans ce classement.

Pour finir, le Cedigaz a déclaré que 2017 était une année relativement équilibrée pour le marché du GNL. Les prix internationaux du gaz ont été soutenus par la hausse des prix du pétrole.

Source : Agence Ecofin

 

 

Sahara occidental : l’UE prête à négocier un nouvel accord de pêche avec le Maroc

Le Conseil européen s'est déclaré favorable à un nouvel accord de pêche avec le Maroc incluant le Sahara occidental « sous conditions ». L'accord actuel, qui court jusqu'en juillet, a été frappé en février par une décision de la Cour de justice européenne excluant ce territoire. Les discussions doivent démarrer dans les jours qui viennent.

Le Conseil européen a donné son aval pour le renouvellement de l’accord de pêche reliant le Maroc et l’UE qui arrive à échéance le 14 juillet. Rabat attendait cette décision politique avec une extrême impatience après « le revers » essuyé devant la Cour de justice de l’UE : le 27 février, cette dernière a en effet estimé dans un arrêt que l’accord de pêche UE-Maroc ne s’applique pas au territoire du Sahara occidental.

Réunis à Luxembourg, les représentants des 28 États membres de l’UE ont estimé qu’il est « possible d’étendre les accords bilatéraux avec le Maroc au Sahara occidental sous certaines conditions ».

Dans les négociations qui doivent démarrer dans les prochains jours, il s’agira de trouver une formule convenable pour inclure ce territoire dans le prochain accord. Une solution qui ne devra « aucunement » remettre en cause la souveraineté du royaume sur le Sahara, insistent des sources diplomatiques marocaines.

Guerre diplomatique

L’accord de pêche qui lie le Maroc à l’UE permet à 121 bateaux de pêche européens, essentiellement espagnols, de pénétrer dans les eaux territoriales marocaines en Atlantique en échange d’une contrepartie financière de 40 millions d’euros par an.

Depuis que la République arabe sahraouie démocratique (RASD) cherche à attaquer les accords internationaux conclus par le Maroc – au motif que le Sahara est un territoire disputé -, ce texte est au centre d’une bataille diplomatique.

Le 27 février, la Cour européenne de justice en avait fait une lecture géographique, estimant que cet accord est applicable au « territoire du Maroc », mais excluant les eaux du sud. Elle avait rendu son verdict suite à une contestation émise par Western Sahara Campaign (WSC), une organisation proche du Polisario, devant un tribunal britannique.

Protéger l’accord de pêche

Le même jour, une rencontre a réuni la diplomate en chef de l’UE, Fédérica Mogherini, et le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita. À l’issue de cette réunion, les deux parties ont confirmé « leur attachement au partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne et leur détermination à le préserver et à le renforcer ».

La décision du Conseil de l’UE vient donc confirmer une première sortie politique favorable au Maroc. Mais rien n’est encore joué, puisqu’il faudra trouver une solution qui permettra de protéger juridiquement cet accord.

D’autant plus que le verdict la Cour de justice de l’UE n’est pas une première. En décembre 2015, elle avait émis les mêmes réserves sur l’accord agricole liant le Maroc à l’UE. S’en est suivie une levée de bouclier à Rabat qui avait menacé de geler sa coopération avec l’UE, exigeant des « garanties politiques » sur la pérennité de l’accord.

Source : jeuneafrique.com

 

Selon le FMI, les effets de l'embargo sur le Qatar ont été «transitoires»

mediaCela fait neuf mois que le Qatar se voit imposer un embargo commercial par ses voisins du Golfe, l'Arabie saoudite, les Emirats Arabes Unis, Bahreïn, mais aussi l'Egypte. Son économie en souffre-t-elle ? L'impact direct a bien diminué, répond le Fonds Monétaire International dont une mission de routine est en visite dans l'émirat producteur de gaz. Mais gare à ce que la situation ne dure pas, précise l'institution dans son rapport.

Devant le Parlement qatarien en décembre dernier, l'émir du Qatar avait lancé avec un air de défi que « le Qatar se portait mille fois mieux sans » les Etats arabes qui lui avaient imposé l'embargo, Arabie saoudite et Emirats arabes unis en tête. En quelque sorte, le FMI lui donne raison à l'issue de ses consultations annuelles sur l'économie du pays.

Pour l'institution internationale, l'effet de l'embargo imposé il y a 9 mois n'a été que transitoire. Car très rapidement, l'émirat gazier a mis en place des routes de substitution pour acheminer les denrées alimentaires. L'une de ses routes passait par l'Iran qui en a fourni des centaines de tonnes ou la Turquie.

Pour ce qui est des investissements, ils ont baissé de 40 milliards de dollars dans la période, selon le FMI. Mais là encore, le Qatar a trouvé la parade en injectant via son puissant fonds souverain et la banque centrale suffisament de liquidités dans le système.

Mais la croissance économique est menacée à moyen-terme, d'après les économistes du FMI, par une nouvelle baisse du prix des hydrocarbures et par la perspective de voir la crise diplomatique durer, ce qui pourrait éloigner durablement les potentiels investisseurs étrangers.

Source : RFI

 

Croissance, emploi et inclusion sociale dans le monde arabe au centre d’une conférence à Marrakech

Croissance, emploi et inclusion sociale dans le monde arabe au centre d’une conférence à MarrakechLe gouvernement marocain, le Fonds Monétaire International (FMI) et le Fonds Monétaire Arabe (FMA), organisent à Marrakech à partir du lundi 29 au 31 janvier, une conférence internationale axée sur le thème « opportunités pour tous : croissance, emplois et inclusion dans le monde arabe »-manifestation dont le coup d’envoi a été donné lundi après-midi dans la ville de Marrakech.

Cette rencontre réunit plusieurs centaines d’acteurs issus des autorités gouvernementales, des milieux de la finance, des acteurs du secteur privé et des organisations de la société civile.

Au menu, « les expériences de toutes les parties prenantes face aux obstacles à la croissance et à l’inclusion, dans l’objectif d’engager une réflexion sur les solutions envisageables et les questions de politique générale appropriée ».

Il s’agit notamment d’engager une vaste réflexion à travers « des laboratoires d’innovation » en vue d’affronter des questions cruciales et même existentielles pour les Etats et les institutions.

Dans le cadre de différents panels, les centaines de participants auront « à débattre des réformes et à formuler des avis sur les solutions pratiques pour surmonter les obstacles à la mise en œuvre de politiques de croissance inclusive », explique un document préparé pour la rencontre. Par ailleurs, des stands d’innovation préparés pour la circonstance, mettront en lumière les idées prometteuses des jeunes de la région.

Au cours des cinq prochaines années, du fait d’une importante poussée démographique, des millions de jeunes se retrouveront sur le marché du travail dans le monde arabe.

Dans un tel contexte, la question porte sur « les moyens » devant permettre aux pays « d’accueillir » ces nouveaux venus en leur offrant un emploi décent « avec la mise en valeur de nouveaux foyers et des niches de croissance », selon le FMI.

Cette mission qui incombe aux pouvoirs publics, dans le cadre des prérogatives des États pour créer les conditions et règles de développement d’un secteur privé performant.

Au cœur du débat, « le développement à grande échelle. Petites et Moyennes Entreprises (PME).

Que faire pour créer une Silicon Valley de la région Moyen Orient, Afrique du Nord (MOAN) ? Comment intégrer le monde arabe aux chaînes de valeur mondiales ? Quelles sont les réformes incontournables dans le domaine de l’éducation et de la formation pour atteindre un tel objectif ?

Comment renforcer les opportunités de débouchés économiques pour les jeunes, les femmes et les réfugiés ? selon le FMI.

Dans le monde arabe, le taux de chômage des jeunes se situe à 25%, alors que la croissance est plombée par la faiblesse des cours mondiaux des produits de base, les conflits récurrents, les mouvements de réfugiés et la mauvaise gouvernance. La nature des régimes politiques aux commandes dans l'écrasante majorité de ces pays favorise-t-elle la fin de cette situation?

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La Banque mondiale ne financera plus l'exploration et l'exploitation de pétrole et de gaz après 2019

La Banque mondiale ne financera plus l'exploration et l'exploitation de pétrole et de gaz après 2019La Banque mondiale arrêtera de financer après 2019 l'exploration et l'exploitation de pétrole et de gaz, a-t-elle annoncé mardi à l'occasion du sommet climat de Paris.

L'institution multilatérale souhaite ainsi "aligner sur les objectifs de l'accord de Paris" les financements qu'elle accorde aux Etats, a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Si de plus en plus d'acteurs financiers affichent leur volonté de se désengager du charbon, énergie la plus polluante, la Banque mondiale est la première banque multilatérale à prendre un tel engagement dans l'exploration et la production de pétrole et de gaz.

Toutefois, dans certaines "circonstances exceptionnelles", la Banque pourra continuer de financer des projets dans le gaz "dans les pays les plus pauvres où il y a un bénéfice clair en terme d'accès à l'énergie", et à condition qu'ils ne soient pas en contradiction avec les engagements de ces pays dans l'accord international de Paris sur le climat, signé en 2015.

En 2016, les financements de la Banque mondiale dans l'industrie pétrolière et gazière ont représenté près d'1,6 milliard de dollars, soit moins de 5% de la totalité des financements accordés la même année.

Par ailleurs, à partir de l'an prochain, l'institution publiera tous les ans les émissions de gaz à effet de serre des projets qu'elle finance dans les secteurs les plus émetteurs, comme l'énergie, a-t-elle encore annoncé.

Elle va également généraliser la prise en compte d'un prix interne du carbone dans ses futurs investissements.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Pétrole: Moscou et Ryad veulent réduire l'offre de pétrole jusqu'en mars 2018

Pétrole: Moscou et Ryad veulent réduire l'offre de pétrole jusqu'en mars 2018La Russie et l'Arabie Saoudite, deux des plus grands producteurs de pétrole dans le monde, se sont prononcés lundi dans un communiqué commun en faveur d'une prolongation de l'accord de réduction concertée de la production jusqu'en mars 2018.

Cette annonce, qui a entraîné un bond du prix du baril sur les marchés, intervient après une rencontre à Pékin entre le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak et son homologue saoudien Khaled Al-Faleh, et avant une rencontre le 25 mai des Etats membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"Les deux ministres sont tombés d'accord sur la nécessité, afin de parvenir au but souhaité d'une stabilisation du marché, d'une prolongation des accords (de réduction de la production) pour neuf mois, jusqu'au 31 mars 2018", ont indiqué les deux ministres dans un communiqué commun.

Cette mesure doit permettre de "réduire les stocks de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années et de souligner la détermination des producteurs à assurer la stabilité, la prévisibilité et le développement durable du marché", selon la même source.

Moscou et Ryad consulteront les autres pays producteurs de pétrole avant le 25 mai afin de "parvenir à un consensus complet" sur une prolongation pour neuf mois de l'accord de réduction de la production, poursuit le communiqué.

En novembre, les pays membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sont convenus de réduire leur production de 1,2 million de barils par jour (mbj) jusque fin juin en vue de soutenir les cours.

Cette mesure a été partiellement suivie par des producteurs non membres du cartel, Russie en tête.

Le président russe Vladimir Poutine s'est pour sa part dit, lors d'une conférence de presse à Pékin, "optimiste" concernant une éventuelle prolongation de l'accord, saluant l'intérêt de Ryad à instaurer "des prix du pétrole stables et équitables".

"Je me suis entretenu récemment (...) en privé avec les dirigeants de nos principales sociétés pétrolières et avec le ministre de l'Energie. Nous avons abordé cette question, et nous soutenons cette proposition"
, a-t-il déclaré.

L'accord de novembre a été suivi d'un fort rebond des prix, bienvenu pour les grands pays exportateurs comme la Russie et l'Arabie saoudite dont les économies ont été lourdement affectées par l'effondrement des prix.

La perspective d'une prolongation pour neuf mois de plus portait le baril de brut à plus de 52 barils lundi vers 10H15 GMT à Londres, en hausse de près de 1,50 dollar.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

États-Unis : pour Donald Trump, c’est « America first »… et l’Afrique en dernier

États-Unis : pour Donald Trump, c’est « America first »… et l’Afrique en dernier Le président américain Donald Trump a publié son premier projet de budget, intitulé « America First ». Celui-ci prévoit de réduire drastiquement l’aide extérieure des États-Unis. L’Afrique est en première ligne.

Donald Trump l’a promis à ses électeurs : désormais, ce sera « America First » (« l’Amérique en premier »). C’est d’ailleurs ainsi qu’il titré son premier projet de budget, pour 2018, publié le 16 mars. Le président américain veut notamment réduire la dotation au Département d’Etat (le ministère des Affaires étrangères) et à USAid, l’agence pour l’aide extérieure, de 10 milliards de dollars (soit près d’un tiers).

Certains pays du continent sont en première ligne, comme l’Éthiopie, troisième récipiendaire mondial d’aide américaine avec 513,6 millions de dollars attendus en 2017. L’administration Trump veut aussi couper totalement le financement de certaines agences, comme l’African development foundation, doté de 28 millions de dollars chaque année pour financer des petites entreprises du continent.

Elle envisage par ailleurs de réaliser des économies dans les programmes d’échange, là où Barack Obama avait fait créer un programme d’accueil et de formation de jeunes leaders africains.

Seuls les programmes d’aide médicale (vaccinations et lutte contre le VIH notamment) sont sanctuarisés.

La BAD et l’ONU dans le viseur

Mais le continent pourrait surtout être touché par ricochet. Ainsi, Donald Trump veut arrêter de financer le Fonds vert pour le climat, destiné à aider les pays les plus vulnérables à s’adapter au réchauffement climatique. Les États-Unis s’étaient engagés à lui verser 2 milliards de dollars supplémentaires.

Il compte en outre réduire de 650 millions de dollars sur trois ans ses financements aux banques de développement, comme la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Et réduire sa contribution à l’ONU, au moment où elle fait face, en Afrique et au Moyen-Orient, à la « pire crise humanitaire depuis la seconde guerre mondiale ».

Washington est le principal bailleur des missions de maintien de la paix (28%) et les trois quarts de ses budgets sont affectés au continent : 1,2 milliards de dollars pour la RD Congo (la plus chère), 0,9 milliards au Mali et autant en Centrafrique.

« Pour l’instant, ce n’est qu’un projet qui sera discuté au Congrès jusqu’en octobre », assure une source au Département d’État, où l’humeur est néanmoins bien sombre depuis l’élection de Donald Trump.

Le budget de la défense augmente

À noter que certains pays, notamment du Sahel et de l’Afrique du Nord, pourraient « récupérer » une partie de ces budgets, sous une tout autre forme. Trump prévoit en effet d’augmenter le budget de la défense de 52 milliards de dollars (soit cinq fois plus que les économies réalisées au Département d’État). Cela lui permettra de conserver, intacte, son aide militaire à Israël.

Mais il veut aussi consacrer une partie de cette manne à combattre ce qu’il définit comme l’ennemi prioritaire des Etats-Unis : l’organisation État islamique. Tout indique que la nouvelle administration compte le faire avec une stratégie de « présence légère » : utilisation des drones (pour lesquels une base à 50 millions de dollars est en construction à Agadez, au Niger), intervention de forces spéciales et surtout soutien aux « alliés qui se battent sur le terrain », comme le projet de budget l’indique noir sur blanc.

Source : Jeune Afrique

 

 

Investissement : l’Allemagne met sur les rails son New Deal pour l’Afrique

Réunis à Baden-Baden vendredi et samedi, les ministres des Finances du G20, que l'Allemagne préside, à travers son ministre des Finances, Wolfgand Schäuble (photo), pour un an, ont accueilli plusieurs de leurs homologues africains. L'occasion pour l'Allemagne de mettre sur les rails son Compact for Africa, un programme de promotion de l'investissement privé en Afrique.

« Révolutionnaire ». C’est par ces mots, rapportés par l’AFP, qu’Amadou Bâ a qualifié la place de l’Afrique dans la dernière réunion des ministres des Finances du G20. Le ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal faisait partie des cinq pays africains (avec la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Rwanda et la Tunisie) à avoir été conviés par leurs homologues des 19 économies − auxquelles s’ajoutent des représentants de l’Union européenne − qui représentent 80% du PIB mondial.

Et, en effet, la deuxième des 15 conclusions auxquelles les ministres sont parvenus fait la part belle au continent en s’engageant à « approfondir et élargir la coopération économique et financière avec les pays africains ».

L’agenda 2063 de l’Union africaine

C’est la conséquence directe de l’engagement pris par l’Allemagne lors des débuts de sa présidence tournante du G20 le 1er décembre : faire de l’investissement en Afrique une priorité. D’où à Baden-Baden la mise en orbite diplomatique de son Compact for Africa, sorte de New Deal made in Germany « visant à promouvoir l’investissement privé notamment dans les infrastructures », selon le communiqué de clôture de la rencontre.

L’initiative entend participer à la mise en oeuvre des objectifs de l’agenda 2063, plan développé par l’Union Africaine pour la transformation économique, énergétique, agricole, de l’industrie et des services en Afrique.

Mais passé l’effet d’annonce, peu d’engagements financiers concrets sont venus étoffer la nouvelle initiative, mise à part la Banque mondiale qui a sorti la calculette concernant les engagements qu’elle entend prendre pour l’Afrique au cours des trois prochaines années. Résultat de l’addition : 57 milliards de dollars.

60% des fonds de l’association internationale de développement

L’institution financière internationale a ainsi indiqué que des 75 milliards de dollars qui ont été promis en décembre à l’Association internationale de développement (IDA), sa branche dédiée aux pays pauvres, 45 milliards de dollars iront à l’Afrique. Ils seront alloués à un portfolio de 448 projets en cours de développement dans l’assainissement et la distribution de l’eau potable, dans l’augmentation des capacités électriques, l’amélioration des services de santé etc…

Plusieurs autres institutions de la Banque mondiale seront mises à contribution, a également rappelé son patron Jim Yong Kim, qui mettait le cap sur le Rwanda et la Tanzanie au terme de la rencontre allemande. Ainsi huit milliards de dollars proviendront de l’IFC, sa filiale dédiée à l’investissement dans le secteur privé, dont les engagements totaux atteignent environ 20 milliards de dollars chaque année. Et, enfin, quatre milliards de dollars seront apportés par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (Bird).

Des initiatives qui existent déjà.

« Ce que le G20 Finance propose actuellement sont des investissements privés, sur lesquels il n’a pas la main, et des initiatives qui existent déjà », a réagi l’ONG One, co-fondée par le chanteur irlandais Bono et qui vise par le plaidoyer à mettre fin à l’extrême pauvreté, en particulier en Afrique.

Seule nouveauté : une fenêtre pour l’investissement privé en Afrique (Private sector window, PSW) dont la Banque mondiale a fait l’annonce à Baden-Baden sans toutefois en indiquer l’éventuelle dotation ni les modalités de fonctionnement. L’outil doit compléter l’agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), elle aussi membre de la Banque mondiale et qui délivre des garanties aux entreprises investissant en Afrique.

Le prochain G20 doit se tenir à Hambourg, les 7 et 8 juillet.

Source : Jeuneafrique.com

 

Marché de l’armement : les importations bondissent au Moyen-Orient

Marché de l’armement : les importations bondissent au Moyen-Orient En l’espace de cinq ans, les transferts d’armes dans le monde ont atteint un niveau sans précédent depuis la Guerre froide, selon l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri). En cause : la demande croissante en provenance d’Asie et du Moyen-Orient.

Entre 2012 et 2016, les transferts d’armes ont augmenté de 8,4% par rapport à la période précédente. Un commerce dopé par la demande des pays du Moyen-Orient et des monarchies du Golfe, dont la part a bondi de 17% à 29%.

Ces derniers restent néanmoins loin derrière l’Asie et l’Océanie, qui comptent pour 43 % des importations mondiales. L’Europe est pour sa part en net recul (11%, – 7 points), tandis que les Amériques (8,6%, – 2,4 points) et l’Afrique (8,1%, – 1,3 point) demeurent relativement stables.

212% d’augmentation pour l’Arabie saoudite

À la deuxième place du classement, derrière l’Inde, on retrouve l’Arabie saoudite, en guerre au Yémen, qui a augmenté de 212% ses importations d’armes sur la période. « Bien qu’à des niveaux moins importants, la majorité des autres États de la région a également augmenté ses importations d’armes », note le Spiri.

« Au cours des cinq années passées, la plupart des États du Moyen-Orient se sont d’abord tournés vers les États-Unis et l’Europe dans leur quête accélérée de capacités militaires avancées, analyse Pieter Wezeman, chercheur au Sipri. Malgré le bas niveau des cours du pétrole [dont ils sont producteurs et exportateurs, NDLR], les pays de la région ont continué de commander davantage d’armes en 2016, qu’ils perçoivent comme des instruments essentiels face aux conflits et aux tensions dans la région. »

Le Maghreb en première position en Afrique

En Afrique, l’Algérie se hisse à la première place, avec 46 % des importations du continent, suivi par le Maroc (15 %). Tandis qu’en Afrique subsaharienne les plus gros importateurs sont des pays en guerre : le Nigeria, le Soudan et l’Éthiopie.

S’agissant des exportations, cinq pays occupent le haut du pavé : États-Unis (33%, + 3 points), Russie (23%, – 1 point), Chine (6,2%, + 2,4 points), France (6%, – 0,9 point) et Allemagne (5,6%). L’avancée de la France, qui surclasse désormais l’Allemagne, s’explique notamment par d’importants contrats signés avec l’Égypte qui a acquis des bâtiments de guerre de type Mistral et des avions de combat Rafale.

Source : Jeune Afrique

 

 

Vers un bond de 29% du prix du pétrole en 2017

Vers un bond de 29% du prix du pétrole en 2017 Le prix du pétrole en 2017 devrait connaitre une hausse pour s’établir à 55 dollars le baril, soit un bond de 29% par rapport à 2016, prévoit la Banque mondiale dans une récente publication sur les perspectives des marchés de matières premières.


Selon la BM, les prévisions pour les prix de l’énergie reposent sur l’hypothèse selon laquelle les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et d’autres pays producteurs de pétrole se conformeront en partie à l’accord de limitation de la production après une longue période de production effrénée.

D’ailleurs, la BM a revu à la hausse ses prévisions de croissance des prix des métaux et anticipe une augmentation de 11% contre les 4% annoncés dans ses prévisions d’octobre. Cette révision est due à un nouveau resserrement de l’offre et de la forte demande de la Chine et des économies avancées.

Les prix des produits agricoles quant à eux devraient augmenter de moins de 1% en 2017. De légères augmentations sont prévues pour les huiles et les produits oléagineux et d’autres matières premières agricoles, mais les prix des céréales devraient diminuer de près de 3% à la faveur des perspectives plus favorables de l’offre.

Source : Financial Afrik

 

Préserver les stocks de poisson pour renforcer la résilience climatique sur les côtes africaines

Préserver les stocks de poisson pour renforcer la résilience climatique sur les côtes africainesLutter contre la surpêche fait partie des objectifs de la COP22 et de plusieurs initiatives. Il est urgent de rendre aux pêcheurs leurs moyens de subsistance. Si les communautés de pêcheurs installées sur les côtes souvent hostiles du continent africain ont surmonté de nombreuses difficultés par le passé, elles sont aujourd’hui confrontées à des défis d’une ampleur sans précédent.

Bon nombre d’entre elles n’ont que la pêche comme moyen de subsistance. Or l’appauvrissement des stocks de poissons est aujourd’hui aggravé par le changement climatique : le réchauffement et l’acidification des océans, de même que la hausse du niveau de la mer, affectent les habitants et la reproduction des poissons.

Stabilité politique et sociale

Il s’agit là d’une question importante sur le plan environnemental, bien évidemment, mais pas seulement. Les communautés côtières n’ont souvent d’autre choix que la pêche. Comme le disait un ancien ministre mauritanien, « arrachez la pêche à notre peuple, et il n’aura plus rien à perdre ». Il en va de la stabilité politique et sociale.

L’une des meilleures façons de renforcer la résilience climatique des communautés côtières est de préserver leur principal moyen de subsistance, les ressources halieutiques. Les délégués qui se réunissent à Marrakech à l’occasion de la COP22 doivent impérativement tenir compte de cet élément.

La protection de ces ressources est loin d’être aisée. De nombreux rapports, y compris le Rapport 2014 sur les Progrès en Afrique, Agriculture, pêche et capitaux : comment financer les révolutions verte et bleue de l’Afrique, mettre en garde contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée qui contribue à l’épuisement des stocks de poissons dans les eaux africaines. La pêche illégale coûte à la seule région d’Afrique de l’Ouest près d’un tiers des prises.

Certains gouvernements, notamment ceux de Mauritanie et des Seychelles, sont particulièrement sensibles à ce problème ; c’est pourquoi ils ont contribué à la création de la Fisheries Transparency Initiative (FiTI) au début de l’année 2015. Cette initiative a pour mission de protéger les stocks de poissons grâce aux principes de transparence et de participation.

Questions cruciales

La FiTI est une initiative multipartite et internationale dans le cadre de laquelle les pays cherchent à mieux comprendre la problématique de l’accès aux ressources halieutiques : qui y a accès ? Et dans quelles conditions (financières) ? Quelle quantité de poisson est-elle prélevée ? La résolution de ces questions cruciales par le biais d’un processus de délibération aidera les pays à améliorer la gouvernance dans ce secteur central dans l’intérêt de leurs citoyens.

La FiTI prend de l’ampleur. La Guinée, l’Indonésie et le Sénégal ont rejoint les rangs des pays pilotes aux côtés de la Mauritanie et des Seychelles. Une première réunion de financement, organisée à Washington le mois dernier à l’occasion des réunions annuelles du FMI et du Groupe de la Banque mondiale, a porté ses fruits. Par ailleurs, la norme internationale de transparence de la FiTI sera finalisée début 2017 sous la direction d’un groupe consultatif multipartite international.

La FiTI n’est pas le seul programme de protection des stocks halieutiques au monde. A l’instar d’autres initiatives, elle reflète le tournant décisif que connaît actuellement la pêche à l’échelle mondiale : la considération dont elle fait l’objet, aujourd’hui très faible, a entamé une progression de longue haleine.

Un traité mondial, l’Accord relatif aux mesures du ressort de l’État du port, signé par 35 États et organisations internationales, notamment l’Union européenne, est par exemple entré en vigueur en juin dernier. Le mouvement en faveur de la suppression des subventions colossales de près de 20 milliards de dollars par an, qui encouragent la surpêche, gagne du terrain. Certains pays africains procèdent par ailleurs à des échanges d’informations par satellite afin de mettre un terme à la pêche illégale.

L’amélioration de la gestion des stocks de poissons sera au cœur de toutes les solutions envisagées. Les deux principes clés de la FiTI, la transparence et la participation de grande ampleur, favoriseront la confiance et le vaste débat nécessaires à la gestion efficace d’une ressource nationale aussi stratégique que les pêcheries. Notre initiative multipartite et internationale vient appuyer et étayer les efforts existants pour renforcer leur efficacité.

La transparence permet non seulement d’endiguer la corruption, lors de l’attribution de marchés à des flottes étrangères par exemple, mais aussi d’éclairer l’adoption de politiques de qualité, de renforcer la confiance et d’améliorer la prise de décision des gouvernements. En d’autres termes, la transparence améliore la qualité de la gouvernance.

Pêcheurs africains punis

Les gouvernements sont des partenaires essentiels. Ils sont conscients qu’une meilleure gestion des pêcheries profite à leur pays sur les plans de l’alimentation et de la nutrition, de l’emploi et des recettes publiques consacrées au renforcement de la résilience climatique. Ainsi, l’Indonésie, l’un des principaux pays de pêche du monde, accueillera la conférence de lancement de la FiTI le 27 avril 2017.

Le secteur de l’industrie profite également de la gestion améliorée des pêcheries parce qu’une telle gestion génère des stocks de poissons plus fournis et durables. C’est pourquoi notre initiative bénéficie d’un soutien croissant de la part du secteur privé.

Toutes ces actions devraient également profiter aux communautés côtières du monde entier, et particulièrement celles africaines.

Les délégués à la COP22 savent que les comportements adoptés à un endroit de la planète peuvent se répercuter sur un autre continent. Les communautés africaines de pêcheurs n’ont que très peu contribué au changement climatique. Pourtant, ce sont elles qui aujourd’hui font face à ses conséquences les plus graves. Le moins que l’on puisse faire est de les aider à renforcer leur résilience. Et pour cela, il faut protéger leurs stocks de poissons.

Source : Le Monde (France)

 

 

Coopération : Rémy Rioux, le choix de Hollande pour transformer l’AFD

Le secrétaire général adjoint du ministère français des Affaires étrangères doit prendre les rênes de l'agence. Un pas décisif dans la carrière de cet énarque de gauche fasciné par le continent.

François Hollande a saisi, le 27 avril, les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat pour que ces institutions se prononcent sur sa proposition de nommer Rémy Rioux directeur général de l’Agence française de développement (AFD). Seul un avis négatif des parlementaires pourrait empêcher cette nomination en Conseil des ministres début juin. Mais l’éventualité semble exclue.

Anne Paugam, première femme à diriger (depuis 2013) le maître d’œuvre de l’aide de la France aux pays en développement, n’aura donc effectué qu’un seul mandat de trois ans. Non qu’elle ait démérité — comme le prouve le chiffre record de 8,2 milliards d’euros engagés à cette fin en 2015 —, mais elle pesait politiquement beaucoup moins lourd que Rémy Rioux, actuel secrétaire général adjoint du ministère des Affaires étrangères et du Développement international, et ex-directeur de cabinet de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici.

Attrait pour la coopération et l’Afrique

Né en 1969, Rémi Rioux a été élève de l’École normale supérieure (Ulm) et de l’École nationale d’administration (promotion Marc-Bloch). Sa carrière l’a conduit tour à tour à la Cour des comptes, au cabinet de Daniel Vaillant (alors ministre de l’Intérieur), au Trésor, à l’Agence des participations de l’État, puis au cabinet de Pierre Moscovici et, enfin, aux Affaires étrangères.

Il a failli entrer à la BAD et aussi se porter candidat à la direction de l’AFD, mais, chaque fois, Pierre Moscovici lui a demandé d’y renoncer pour diriger son cabinet, une tâche qui ne fut pas toujours de tout repos en raison des chausse-trapes semées sur le chemin du ministre.

Profondément de gauche, passionné par l’Histoire et l’Afrique, il s’est beaucoup investi dans la préparation et la gestion de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), qui s’est tenue à Paris en décembre. François Hollande lui en a été d’autant plus reconnaissant que Rioux lui a fourni le moyen de réaliser son objectif « zéro carbone, zéro pauvreté ».

Cela supposait d’augmenter l’effort financier de la France de 3 à 5 milliards d’euros par an, mais l’AFD n’avait pas les fonds propres nécessaires pour mener à bien cette augmentation de moitié de ses engagements tout en respectant les règles prudentielles bancaires.

Nommé à la tête d’une mission de préfiguration de l’avenir de l’agence, Rémy Rioux a remis le 11 janvier au chef de l’État un rapport proposant d’adosser l’AFD à la Caisse des dépôts et consignations (CDC), qui lui assurerait les garanties financières requises, le Trésor augmentant au préalable les fonds propres de l’Agence. Cette forte amélioration de son bilan lui permettrait de faire passer le montant maximal de ses prêts, prises de participation, garanties et dons de 8,5 à 12,5 milliards d’euros.

Adossement de l’AFD à la Caisse des Dépots et Consignations

Intellectuellement séduisante puisqu’elle mariait un opérateur public de grands projets cantonné au territoire national (la CDC) à un acteur voué à intervenir à l’étranger (l’AFD), la manœuvre semblait promise à un franc succès. C’était compter sans l’opposition de la Caisse et du Trésor. Celui-ci ne voulait pas que sa tutelle sur l’Agence soit supprimée, et celle-là n’entendait pas voir arriver un électron libre en son sein.

Henri Emmanuelli, président de la commission de surveillance de la CDC et député socialiste des Landes, était lui aussi hostile à ce que les capitaux des deux entités soient mélangés. En avril, le projet capotait. « Cet échec a pavé la voie d’une autre solution », explique un connaisseur du dossier. En effet, pour garder la main sur l’Agence, le Trésor a accepté de participer à l’augmentation du capital de celle-ci, ce qui aboutira presque au même résultat que l’adossement à la Caisse et ce qui évitera « l’usine à gaz » que redoutait Henri Emmanuelli.

Un travailleur à la tête de l’organisation

Ces difficultés n’ont pas nui à la candidature de Rémy Rioux à la direction de l’Agence, car Anne Paugam avait manifesté tout au long des discussions une forte opposition au mariage avec la Caisse, ce qui avait indisposé l’Élysée et le Quai d’Orsay. De plus, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères à l’époque, avait apprécié la façon dont Rémy Rioux lui avait permis de conduire la diplomatie économique de la France, au Moyen-Orient comme en Afrique.

Troisième directeur général de l’AFD en quatre ans, Rémy Rioux hérite d’une institution tiraillée entre trois ministères (Affaires étrangères, Économie et Intérieur), qu’il devra aider à y voir plus clair. « C’est un très gros travailleur, qui voit à long terme et se passionne pour ce qu’il fait », précise Bruno Cabrillac, directeur des études et des relations internationales et européennes à la Banque de France, qui a travaillé avec lui. « Il possède une rigueur intellectuelle au-dessus du commun. »

On peut supposer que Rémy Rioux sera soucieux de la dimension sociale du développement, et notamment de l’éducation et de la santé, qui en sont des composantes essentielles. Comme d’autres spécialistes de l’Afrique, il a pu constater l’échec des projets d’infrastructures pharaoniques du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad).

Favorable à l’aide budgétaire aux pays en développement afin que les gouvernements s’approprient la responsabilité de leurs projets, il pourrait infléchir la culture d’ingénieurs de l’AFD, qui incline souvent à privilégier les programmes « en dur », dont le budget est plus facile à chiffrer et dont les résultats – forcément plus rapides à apparaître – sont aussi plus aisés à apprécier. Ce qui ne garantit pas pour autant une efficacité optimale…

Source : JeuneAfrique.com

 

Etats-Unis : l'abolitionniste Harriet Tubman, première femme noire sur un billet vert

Etats-Unis : l'abolitionniste Harriet Tubman, première femme noire sur un billet vert Pour la première fois, une femme noire, l'abolitionniste Harriet Tubman, va figurer sur un billet américain, a tranché le Trésor américain mercredi. Le secrétaire au Trésor Jack Lew «va annoncer (mercredi) que le nouveau billet de 20 dollars portera le portrait d'Harriet Tubman» (1822-1913), a indiqué un porte-parole du Trésor.

Jusqu'ici, c'est l'ancien président Andrew Jackson qui figurait sur les coupures de 20 dollars. Née de parents esclaves, Harriet Tubman fut militante pour l'abolition de l'esclavage aux Etats-Unis.

Ses actions ont permis à de nombreux esclaves de s'évader, valant à cette dernière le surnom de Moïse du peuple noir. Après 1865, une fois l'esclavage aboli aux Etats-Unis, elle poursuit sa lutte, contre la discrimination, le racisme et en faveur du droit de vote des femmes.

Source : Le Parisien (France)