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Economie en Afrique

Akinwumi Adesina élu président de la Banque africaine de développement

Akinwumi Adesina, nouveau président de la BAD. © Vincent Fournier / J.ALes 80 gouverneurs de la Banque africaine de développement, réunis ce jeudi 28 mai à Abidjan, ont choisi Akinwumi Adesina (photo) pour succéder au Rwandais Donald Kaberuka à la présidence de l'institution panafricaine. Huit personnalités africaines s'étaient portées candidates à ce poste.

Les 80 gouverneurs de la Banque africaine de développement, réunis ce jeudi 28 mai à Abidjan, ont choisi Akinwumi Adesina pour succéder au Rwandais Donald Kaberuka à la présidence de l'institution panafricaine. 8 personnalités africaines s'étaient portées candidates à ce poste.

Après six tours de scrutin, Akinwumi Adesina a été élu avec 58,1% des voix (60,5% des voix africaines), devant le Tchadien Bédoumra Kordjé (31.6% des voix) et la Capverdienne Cristina Duarte (10,27%). Le Nigérian a ainsi décroché la double-majorité requise pour prendre la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) : celle des voix africaines et celle des voix totales.

Propulsé candidat par le président nigérian sortant Goodluck Jonathan, mais confirmé par Muhammadu Buhari ensuite, Adesina aura déjoué tous les pronostics selon lesquels un ressortissant d'un grand pays ne pouvait être élu à la tête de la BAD. Le fait qu'Adesina n'ait jamais été ministre des Finances était avancé aussi comme un point faible.

Course en tête

Pourtant, du 1er au 6ème tour, Adesina aura fait la course en tête, obtenant dès le départ 25,98% des voix totales et environ 21% des voix africaines.

A peine élu, le nouveau président de la BAD a pris dans ses bras Ngozi Okonjo-Iweala, encore ministre des Finances du Nigeria pour quelques jours. La réformatrice nigériane, réputée et admirée dans les cercles occidentaux, a largement porté la candidature d'Adesina, faisant un intense lobbbying pour lui. Ce dernier a commencé son discours en français, une langue qu'il maîtrise parfaitement, rappelant qu'il avait vécu 5 ans en Côte d'Ivoire. Il a adressé de larges remerciements, saluant à nouveau "l'excellent président Kaberuka".

Source : Jeuneafrique.com

 

BAD : le candidat nigérian en tête au premier tour

Akinwumi Adesina, ministre nigérian de l'Algriculture et du Développement rural. © Vincent Fournier / J.AAkinwumi Adesina, ministre nigérian de l'Agriculture et du Développement rural. © Vincent Fournier / J.A

Akinwumi Adesina a obtenu près de 26% des voix, devançant la cap-verdienne Cristina Duarte qui décroche 24,5% des voix grâce au soutien massif des internationaux.

Débuté dans la matinée, le processus d'élection du nouveau président de la Banque africaine de développement se déroule lentement, dans le Palais des Congrès d'Abidjan. A l'issue du premier tour de votes, le candidat Samura Kamara est arrivé dernier, avec 0,25% des voix..

Le candidat nigérian Akinwumi Adesina a obtenu près de 26% des voix, devançant Cristiina Duarte (24,5% des voix). Cette dernière a été largement boudée par les pays africains qui ne lui ont accordé que 3,39% mais nettement soutenue par les internationaux.

Le zimbabwéen Thomas Sakala arrive troisième (13,6%), notamment grâce au soutien de la SADC. Le tchadien Bédoumra Kordjé a obtenu 11,06% et le tunisien Jaloul Ayed 10,96% des voix. Le malien Birima Sidibé arrive juste derrière (9,55%).

Source : Jeuneafrique.com

 

Banque africaine de développement: huit candidats en lice

Banque africaine de développement: huit candidats en liceHuit candidats, dont une seule femme, briguent jeudi la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), institution cinquantenaire au rôle stratégique dans un continent en pleine mutation économique. Tour d'horizon avant un scrutin à l'issue incertaine.

Akinwumi Adesina, 55 ans, est ministre de l'Agriculture du gouvernement sortant du Nigeria. Il représente un pays considéré comme la nouvelle locomotive économique du continent africain, ce qui peut jouer en sa faveur, mais aussi contre lui. Une règle non écrite veut en effet que la BAD soit dirigée par des pays de petite ou moyenne taille. Bien que parlant parfaitement le français, il se heurte par ailleurs au camp de l'Afrique francophone. M. Adesina a également mené une campagne active en France.

Sufian Ahmed, 57 ans, est ministre des Finances d?Éthiopie depuis 1995. Le pays a connu ces dernières années une croissance spectaculaire, et l'assureur-crédit français Coface vantait récemment sa diversification économique. Il reste toutefois très dépendant du secteur agricole ainsi que de l'aide extérieure. L?Éthiopie se débat par ailleurs toujours avec la pauvreté, l'insécurité alimentaire et les tensions avec l?Érythrée.

Jalloul Ayed, 64 ans, porte les couleurs de la Tunisie, et plus largement du Maghreb. Cet économiste de formation et banquier de carrière, passé par le secteur privé (Citibank, Banque marocaine du commerce extérieur, a été ministre des Finances. Son pays a abrité le siège de la BAD pendant dix ans, avant que les conditions de sécurité ne soient réunies pour son retour en Côte d'Ivoire en 2014. M. Ayed est aussi compositeur de musique classique.

Bedoumra Kordjé, 63 ans, est ministre des Finances du Tchad. Parmi ses atouts, une expérience de trente ans au sein de la BAD, jusqu'en 2012. Ingénieur télécoms formé en France, celui qui se présente comme "architecte de la modernisation" dans son pays fait aussi valoir que l'Afrique centrale et sa Communauté économique et monétaire (Cemac), qu'il représente, n'ont jamais présidé l'organisation.

Cristina Duarte, 52 ans. Cette fille d'un ancien combattant des guerres d'indépendance de l'Angola, de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert contre le Portugal est ministre des Finances du Cap-Vert. Formée au Portugal et aux États-Unis, polyglotte, elle a aussi une expérience dans le secteur privé (CitiBank). Si elle est élue, elle sera la première femme et le premier citoyen d'un pays lusophone à diriger la BAD. Elle bénéficie de la bonne réputation de son pays auprès des investisseurs: le ministère français de l?Économie soulignant dans une note les "qualités indéniables en matière d'institutions et de gouvernance économique" du Cap-Vert.

Birama Boubacar Sidibé, 62 ans. Cet expert malien des questions de développement, formé en France, a travaillé de 1983 à 2006 à la BAD. Après avoir été directeur général de Shelter-Afrique (2006-2009), une organisation panafricaine chargée de la promotion et du financement du logement sur ce continent, il a été vice-président chargé des opérations de la Banque islamique de développement (2009-2015). Selon le journal Financial Afrik, il a obtenu le plus grand nombre de parrainages : 11 pays sur 29 lui ont apporté leur soutien.

Samura Kamara, 64 ans, est ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, dont il a aussi dirigé les Finances. Il a été le gouverneur de la banque centrale du pays, et a travaillé pour le Fonds monétaire international. Anglophone, il fait toutefois valoir, dans un tract de campagne , qu'il "comprend les préoccupations" de l'Afrique francophone et assure qu'il a entrepris d'apprendre le français.

Thomas Zondo Sakala, 60 ans, représente le Zimbabwe et, plus largement, porte la candidature de toute la communauté de développement d'Afrique australe (SADC). Il est en territoire connu, puisqu'il travaillait jusqu'en octobre, date de son départ à la retraite, pour la BAD, dont il a été un vice-président. Mais sa candidature pourrait pâtir de la perception par les pays occidentaux du Zimbabwe et de son président Robert Mugabe, critiqué pour ses violations des droits de l'Homme.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Bientôt une usine marocaine pour PSA Peugeot Citroën

PSA Peugeot Citroen cVictor Cameselle PSASelon l'agence "Bloomberg", non démentie par PSA Peugeot Citroën, ce dernier prévoit d'ouvrir une usine au Maroc d'une capacité inférieure à 100 000 véhicules par an. Probablement à Tanger.

Le français PSA Peugeot Citroën prévoit de construire une usine automobile au Maroc, selon deux sources proches du dossier qui se sont confiées à l'agence Bloomberg, non-démenties par le groupe automobile. La future usine serait d'une capacité inférieure à 100 000 véhicules par an, soit deux fois moins que la production actuelle de celle son rival Renault à Tanger, qui a démarré en 2012, et qui doit en fabriquer à terme 400 000 par an.

Le projet prévoit pour l'instant l'industrialisation des véhicules Peugeot des segments B et C, celui de la 208 et de la 308, pour le marché du Maghreb. Le lieu d'implantation de l'usine n'est pour l'instant pas connu, même si la zone de Tanger, bénéficiant d'un tissu industriel et de capacités logistiques importantes, est dans tous les esprits.

Excellente nouvelle

Pour le royaume chérifien, qui a fait du développement de l'industrie automobile un des piliers de son plan de développement économique, cette seconde implantation d'un grand groupe sur son territoire, attendue depuis plusieurs années, est une excellente nouvelle.

L'industrie automobile, recourant à une palette très large de sous-traitants, pourvoyeuse d'emplois de long terme, est fortement structurante. Après l'installation de Renault, d'autres groupes – Toyota et Volkswagen notamment – avaient déjà envoyé des équipes au Maroc pour y envisager une implantation industrielle, mais aucun des ces projets n'a encore été concrétisé.

Retour en force

Après s'être montré longtemps hésitant pour des projets industriels en Afrique, PSA Peugeot Citroën veut revenir en force sur le continent, et particulièrement au Maghreb, où il est dans le trio de tête des marques les plus vendues. "L'Afrique est l'un des plus beaux potentiels de croissance avec l'Asie du Sud-Est. Nous n'avons peut-être pas prêté toute l'attention nécessaire à ces marchés", reconnaissait fin mars 2015 Jean-Christophe Quémard, le nouveau patron de la zone Afrique-Moyen-Orient dans une interview au journal français Les Echos. Le groupe s'est aussi lancé dans un projet industriel d'assemblage automobile au Nigeria, plus modeste, de 1 000 véhicules par an, des Peugeot 301.

Depuis un an, la région Afrique-Moyen-Orient fait l'objet de toutes les attentions de sa direction générale, présidée par Carlos Tavares, un ancien de Renault qui connaît bien la zone. Elle bénéficie à ce titre d'une direction dédiée et représentée au comité exécutif. Jean-Christophe Quémard avait confirmé peu après sa prise de fonction en 2014 un projet d'implantation en Afrique du Nord pour alimenter le marché local. Il n'avait pas exclu que Dongfeng, l'actionnaire chinois de PSA, très peu présent en Afrique, participe au financement. D'après l'agence Bloomberg, le projet pourrait être officialisé dès juin.

Source : Jeuneafrique.com

 

La BAD officialise la liste des candidats à la succession de Donald Kaberuka

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Le comité directeur du conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement vient de publier la liste des huit candidats à la succession de la Donald Kaberuka à la présidence de l'institution panafricaine.

Ça y est ! La course à la présidence de la Banque africaine de développement est officiellement ouverte ce 20 février avec la publication de la liste définitive des candidats.

Au final, il n'y a pas eu de surprise. C'est parmi les huit prétendants – contre six en 2005 – dont les noms circulaient depuis plusieurs semaines déjà, que le conseil des gouverneurs de la Banque, présidé par l'Ivoirien Albert Mabri Toikeusse, élira un nouveau patron pour l'institution de financement du développement panafricain, le 28 mai prochain, lors de l'Assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs.

Découvrez les profils des candidats à la succession du Rwandais Donald Kaberuka !

  • Akinwumi Adesina - 55 ans - Nigérian

Docteur en agroéconomie de l'université de Purdue aux État-Unis, cet ancien vice-président de l'Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra) est depuis 2010 le ministre de l'Agriculture et du Développement rural du Nigeria. Ses partisans, parmi lesquels figurent la ministre des Finances nigériane, Ngozi Okonjo-Iweala, mettent en avant sa réforme du système de financement de l'agriculture (subventions, partage du risque).

  • Sufian Ahmed - 56 ans - Éthiopien

Grand argentier de son pays depuis 1995, le ministre des Finances et du développement économique de l'Éthiopie est aux manettes d'une des économies les plus dynamiques du continent, avec un taux de croissance supérieur à 10 % depuis dix ans. Sous sa houlette, le pays a réalisé fin 2014 ses premiers pas - réussis - sur les marchés internationaux.

  • Jaloul Ayed - 64 ans - Tunisien

 

De sa longue carrière dans la Banque (Citibank, BMCE Capital, etc.), l'ancien ministre des Finances (2011) de la Tunisie a acquis une bonne connaissance de l'Afrique, de solides réseaux aux États-Unis, en France et au Maroc. Il est aujourd'hui le président de MED Confederation, une organisation de coopération socio-économique dans la région méditerranéenne, fondée par plusieurs institutions financières des deux rives.

  • Bédoumra Kordjé - 63 ans - Tchadien

Ministres des Finances et du Budget du Tchad depuis octobre 2013, Bédoumra Kordjé affiche une carrière de vingt-huit ans au sein de la BAD, entamée en 1983 et qui l'a mené aux postes de secrétaire général (2008-2009) puis de vice-président (2010-2011).

  • Christina Duarte - 52 ans - Capverdienne

Polyglotte (anglais, français, portugais), l'ancienne vice-présidente de Citibank (Angola) est ministre des Finances et du Plan du Cap-Vert depuis 2006. Elle peut mettre à son actif la bonne santé économique du pays et la solide gestion des ressources de l'archipel.

  • Samura Kamara - 63 ans - Sierra-léonais

Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la Sierra-Léone, cet économiste a été le ministre des Finances de son pays entre 2009 et 2012, après avoir occupé pendant trois ans le poste de gouverneur de la Banque centrale.

  • Thomas Sakala - 59 ans - Zimbabwéen

Seul représentant de l'Afrique australe parmi les candidats à la succession de Donal Kaberuka, cet économiste a été adoubé par la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) qui en a fait son unique candidat. Ancien vice-président de la Banque africaine africaine de développement, chargé des programmes pays, régionaux et des politiques, il a passé 31 ans au sein de cette institution avant de prendre sa retraite en octobre dernier.

  • Birama Boubacar Sidibé - 62 ans - Malien

Ancien directeur général de Shelter Afrique, cet ingénieur est depuis 2009 le vice-président opérationnel de la Banque islamique de développement (BID). Il a auparavant passé 24 ans au sein de la Banque africaine de développement.

Source : jeuneafrique.com

 

La Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique s’achève sur une Déclaration dite de Nouakchott

La Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique s’achève sur une Déclaration dite de Nouakchott [PhotoReportage]

La Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique, tenue à Nouakchott, les 19 et 20 janvier 2014, sous le Haut Patronage du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, Président en exercice de l’Union Africaine, a été sanctionnée par d’importantes recommandations.

Clôturant les travaux de cette conférence, le Premier Ministre, Yahya Ould Hademine, a indiqué que la Déclaration de Nouakchott constituait une orientation "stratégique" pour l’Afrique en matière de transparence et de développement durable, ajoutant que la Mauritanie déploiera tous les efforts nécessaires pour concrétiser les recommandations de ce document.

Quant aux participants, ils ont exprimé leur reconnaissance au Chef de l'Etat pour les efforts énormes consentis dans le cadre de la réalisation de la transparence appréciant son initiative de renforcer la transparence dans le domaine des pêches.

A l’issue de la conférence M. Sidi Ould Tah, Ministre des Affaires Economiques et du Développement et le président fondateur du conseil consultatif de l'organisation "Transparency International" avaient tenu une conférence de presse pendant la quelle ils ont exposés les différents thématiques débattues lors de la conférence.

Ci-après : la Déclaration de Nouakchott sur la transparence et le développement durable en Afrique et la Motion de remerciement des Participants.

NOUS, Participants à la Conférence internationale de haut niveau sur le thème « TRANSPARENCE et DEVELOPPEMENT DURABLE EN AFRIQUE » nous sommes réunis à Nouakchott, Mauritanie les 19 et 20 janvier 2015, à l'invitation de Son Excellence Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie, et Président en exercice de l'Union africaine, avec le soutien de la Banque africaine de développement, l'Union européenne, Deutsche Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, Transparency International (TI), le Programme des Nations Unies pour le Développement, et la Banque mondiale ; provenant du secteur public, du secteur privé et de la société civile, et en présence du chef d'État de Mauritanie, de représentants de plusieurs gouvernements, et de hauts représentants des organisations internationales et régionales ;

RAPPELONS que l'Afrique est dotée d'une richesse de ressources naturelles, dont le pétrole et le gaz, les mines ainsi que les ressources marines. Avec une bonne gouvernance à tous les niveaux, ces ressources naturelles peuvent transformer les vies de millions de citoyens africains des générations actuelles et futures. Avec une bonne gouvernance, les ressources naturelles peuvent permettre à nos Etats de créer des emplois, dynamiser la croissance économique, réduire la pauvreté et les inégalités, accroître l'intégration sociale et favoriser le développement durable ;

SOUCIEUX de l'amélioration de la gouvernance en Afrique, notons la nécessité urgente et permanente d'accélérer les progrès dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d'argent, l'évasion fiscale et toutes les autres formes de flux financiers illicites, à travers des approches globales et stratégiques à long terme ;

RAPPELONS le cadre existant des initiatives globales, régionales et sous-régionales pour lutter contre la corruption, faire face à l'évasion fiscale, prévenir les flux financiers illicites et promouvoir la transparence et la redevabilité dans les industries extractives, y compris notamment :

• La Convention de l'Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption ;

• La Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC) ;

• Les Protocoles et Conventions institués au sein des différentes Communautés économiques régionales en Afrique ;

• La Convention de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales ;

• Les recommandations du Groupe d'action financière (GAFI) ;

• Le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) et le Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD) ;

• La Charte africaine sur les valeurs et principes du service public et de l'administration et plus particulièrement le chapitre trois sur le Code de conduite pour les agents de la fonction publique ;

• L'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) ;

• La Vision minière pour l'Afrique conçue par l'Union africaine pour assurer une exploitation transparente, équitable et optimale des ressources minières afin d'appuyer une croissance durable et un développement socio-économique ;

• L'Initiative sur le recouvrement des avoirs volés (StAR) ;

• L'Initiative pour la transparence dans le secteur de construction (CoST) ;

• Les efforts internationaux menés par l'OCDE pour limiter l'Érosion de la base d'imposition et le Transfert des bénéfices (BEPS) en prévenant les abus de conventions fiscales, l'évasion fiscale et les prix de transfert ;

• Les standards internationaux sur la transparence et l'échange d'informations suivis par le Forum global sur la transparence et l'échange d'informations à des fins fiscales ;

• La Convention concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale ;

• Le Forum africain sur l'administration fiscale ;

• Les Principes du partenariat BUSAN pour une coopération efficace en matière de développement ;

• La Stratégie africaine intégrée pour les mers et les océans- horizon 2050 (AIM) ;

• L'Accord sur les mesures du ressort de l'Etat du port de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) de 2009 ;

• L'Agenda 2063 de l'Union africaine ;

• Et les Objectifs du millénaire et le Programme de développement de l'après 2015.

EXPRIMONS notre gratitude à Son Excellence Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie et Président en exercice de l'Union africaine, au gouvernement et au peuple de Mauritanie pour leur accueil chaleureux et leur généreuse hospitalité ainsi que l'excellente organisation de cette Conférence de haut niveau ;

APPELONS LES AUTRES A SOUTENIR ET A SUIVRE L'ENGAGEMENT DU GOUVERNEMENT DE LA MAURITANIE, QUI ASSURE ACTUELLEMENT LA PRESIDENCE DE L'UNION AFRICAINE :

1. A encourager la gestion efficace et transparente des ressources publiques par des institutions fortes et fonctionnelles, une fonction publique professionnelle et efficace, ainsi que des politiques saines de gestion budgétaire et de passation de marchés et l'utilisation des nouvelles technologies et des instruments pour la publication et l'analyse des données fiscales;

2. A promouvoir et renforcer la coopération et le dialogue entre les gouvernements, la société civile et le secteur privé, afin de construire le consensus politique et la compréhension qui sera nécessaire à prévenir et éradiquer la corruption, le blanchiment d'argent, et les flux financiers illicites.

3. A mettre en cohérence les cadres juridiques nationaux à la fois avec la CNUCC et la convention de l'UA contre la corruption, à promouvoir les définitions communes des infractions de corruption, à mettre l'accent sur le rôle central des organismes chargés de l'application de la loi, des institutions judiciaires dans la lutte contre la corruption, et à garantir l'état de droit, y compris la protection de l'indépendance de la magistrature ;

4. A appeler l'Union africaine lors de son prochain sommet qui aura lieu en janvier à appuyer la présentation du Rapport du panel de haut niveau sur les flux financiers illicites en provenance de l'Afrique, et à créer une institution ou une infrastructure africaine pour coordonner la définition des stratégies entre les pays membres de l'Union africaine pour lutter contre les flux financier illicites, en mettant en place les recommandations du Panel de haut niveau sur la base des évaluations de risque au niveau national ;

5. A exhorter les organisations internationales pertinentes et les pays de destination des flux financiers illicites à revoir la problématique des flux financiers illicites en tant que problématique globale qui exige une action globale et concertée à la fois par les pays d'origine et les pays de destination, à améliorer la coopération internationale en intensifiant la mise en place de standards existants contre le blanchiment d'argent, en particulier des mesures pour améliorer la diligence raisonnable relative à la clientèle, à assurer la disponibilité publique des informations sur les ayants droit, à échanger les informations à des fins fiscales, et à exiger le soutien financier et technique des pays destinataires pour lutter contre les flux illicites ;

6. A appeler tous les membres de l'Union africaine à se joindre aux efforts internationaux pour renforcer la transparence fiscale et l'échange d'informations afin de prévenir et détecter l'évasion fiscale internationale, particulièrement en participant activement à l'Initiative africaine du forum global sur la transparence et l'échange d'informations à des fins fiscales ;

7. A redoubler les efforts pour prévenir les transferts des avoirs provenant du vol, du détournement ou de tout autre crime lié à la corruption, et de récupérer les avoirs volés, afin de préserver la crédibilité de nos efforts de lutte contre la corruption et de promouvoir le développement économique durable. A cet égard, les pays doivent renforcer la coopération internationale en acceptant la Convention de l'UA et de la CNUCC comme une base juridique suffisante pour l'assistance juridique mutuelle, et envisager d'adhérer à des réseaux pertinents de praticiens pour faciliter la collaboration et bâtir la confiance ;

8. A réaffirmer davantage le soutien pour les efforts des pays membres de l'Union africaine pour récupérer et restituer les avoirs volés, à refuser un havre de sécurité aux recettes de la corruption, à mettre en place les principales conventions régionales et internationales de lutte contre la corruption par leurs engagements internationaux de recouvrement des avoirs, et à initier les procédures internes contre les agents corrompus y compris le recouvrement des avoirs volés ;

9. A promouvoir la transparence dans les différents secteurs économiques, surtout ceux qui ont trait aux ressources naturelles telles que les minerais et la pêche, soutenant l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), et créant une initiative similaire pour l'industrie de la pêche également ;

10. A saluer l'annonce de Son Excellence Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie, et Président en exercice de l'Union africaine, à lancer l'Initiative pour la transparence dans le domaine de la pêche maritime et à mettre en place cette initiative ;

11. A appeler la communauté internationale et le système multilatéral à introduire un registre mondial des navires de pêche sur la base du cadre institutionnel existant de l'Organisation maritime internationale (OMI), à lutter contre les abus des pavillons de complaisance, et à mettre fin aux subventions de pêche qui contribuent à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ;

12. A rendre les permis de pêche et les processus de passation des marchés y afférents complètement transparents, à ratifier et mettre en place les mesures du ressort de l'Etat du port (AMEP) de 2009, et à renforcer avec rigueur les amendes aux navires qui pratiquent la pêche illicite, non déclarée et non réglementée ;

13. A appeler les pays membres de l'Union africaine à étendre une protection suffisante aux dénonciateurs dans les secteurs publics et privés, qui jouent un rôle clé dans la prévention et la détection de la corruption, et qui en ce faisant défendent l'intérêt public, et à considérer ces mesures comme étant des éléments nécessaires d'une stratégie efficace de lutte contre la corruption ;

14. A soutenir la liberté de, et l'accès à l’information, un principe qui est vital à la promotion de l'ouverture et la redevabilité dans la politique public et la passation des marchés, et à permettre à la société civile, y compris les médias, à aider à prévenir et lutter contre la corruption et ses infractions principales ; et

15. A encourager les gouvernements à être plus transparents et à créer des processus et des institutions qui traitent des préoccupations des citoyens et fournissent des informations en temps opportun et des statistiques fiables afin de promouvoir la transparence et le développement durable.

Fait à Nouakchott, le vingt janvier 2015

MOTION DE REMERCIEMENT

Nous, les participants à la Conférence internationale de Haut Niveau sur le thème « Transparence et Développement durable en Afrique » organisée les 19 et 20 janvier 2015, à Nouakchott :

- Considérant l’heureuse initiative de son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président en exercice de l’Union Africaine, d’organiser cette importante conférence ;

- Considérant l’accueil chaleureux que nous a réservé le peuple mauritanien en respect de ses traditions légendaires d’hospitalité ;

- Considérant les excellentes conditions de travail et de séjour dont nous avons bénéficiées ;

- Saluons l’action de son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz à la Présidence de l’Union Africaine ;

- Félicitons son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz pour l’éclatant succès de la conférence qui marque un important jalon dans la promotion de la bonne gouvernance en Afrique ;

- Félicitons son Excellence Mohamed Ould Abdel Aziz pour l’initiative de transparence dans le secteur de la pêche qu’il a annoncée ;

- Remercions le peuple et les autorités mauritaniennes pour leur accueil fraternel ;

- Félicitons le comité d’organisation de la conférence pour la qualité de son travail.

Fait à Nouakchott, le 20 janvier 2015

Source : Cridem.org

 

Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique

Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique : retour en IMAGES sur la première journée [Photo Reportage]Nouakchott a accueilli du 19 au 20 janvier la Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique, à l’initiative du Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union Africaine.

Un évènement qui a été notamment marqué par le discours d’ouverture du Chef de l’Etat dans lequel il a notamment rappelé que "la consolidation de la transparence, la mise en place des règles de la bonne gouvernance et la lutte contre la gabegie ont toujours été à la tête de nos priorités en Mauritanie, depuis les échéances présidentielles de 2009 et ont constitué le plus important axe dans l'activité du gouvernement".

Le Président de la République plaidera en faveur d’"une coordination permanente et une collaboration totale" entre les pays africains et "une approche multidimensionnelle et une action commune entre les directions gouvernementales, la société civile et le secteur privé", avant d’annoncer que la Mauritanie va lancer une initiative pour la transparence dans le domaine de la pêche maritime.

Revenant sur l’organisation de cette conférence, le Ministre des Affaires Economiques et du Développement, Sidi Ould Tah, a rappelé lors de son allocution qu’elle venait couronner les efforts de la Mauritanie dans les domaines de la transparence, de la lutte contre la gabegie et de la mise en place des règles de bonne gouvernance pour un développement durable.

Elle constitue aussi, a-t-il dit, une matérialisation vivante de la prise de conscience s'agissant de l'importance de ces questions partout en Afrique et une consécration de la volonté des décideurs du continent d'œuvrer pour la réforme et de prendre l'initiative dans ce sens.

Le ministre a aussi assuré que les débats que connaitront les séances du Congrès, convergeront sûrement, à l’élaboration d’un communiqué final, intitulé « La déclaration de Nouakchott sur la Transparence et le Développement Pérenne en Afrique », qui constituera une auguste lumière, éclairant tous les efforts Africains en la matière, précise-t-il.

Enfin, il est revenu dans sa conclusion pour saluer le soutien des partenaires au développement, à savoir la Banque africaine de développement, l'Union européenne, Deutsche Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, Transparency International (TI), le Programme des Nations Unies pour le développement, et la Banque mondiale, du soutien qu’ils ne cessent d’engager pour soutenir les efforts du gouvernement mauritanien dans les domaines de la transparence et de la bonne gouvernance.

A son tour, le président fondateur du conseil consultatif de l'organisation "Transparency International", M. Peter Aiken, a remercié le Président de la République pour cette initiative, saluant les efforts entrepris ces dernières années par la Mauritanie pour asseoir les bases de la transparence et de la lutte contre la corruption, et pour mettre en place les mécanismes de la bonne gouvernance, en particulier dans le secteur des industries extractives.

Pour sa part, Monsieur Abdallahi Djani, Président de l’Institut Africain pour la Gouvernance, Directeur Exécutif de l’Organisation Mo-Ibrahim, a loué l'organisation par la Mauritanie de cette conférence internationale et a exprimé son admiration pour les réalisations accomplies dans ce domaine depuis l'arrivée au pouvoir du Président de la République et au cours de son mandat à la tête de l'UA.

Plusieurs autres intervenants ont pris la parole pour saluer l'initiative présidentielle en matière de lutte contre la corruption et la gabegie et l'instauration des règles de la bonne gouvernance.

Après la cérémonie d'ouverture de la conférence, le Président de la République a visité les stands, autre temps de la première journée de la Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique. L’occasion pour le Chef de l’Etat de s’informer sur le travail des différentes institutions concernées par la transparence, comme la Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’Etat ou encore la Commission de Régulation des Marchés.

Dans la soirée, le Premier Ministre avait offert un dîner aux participants, au Palais des Congrès. Des prix ont été distribués aux lauréats du concours de poésie (langues nationales et arabes) organisé en marge de la Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique. Des ministres, des représentants de plusieurs pays et des personnalités de référence représentant les institutions internationales, les secteurs public et privé, la société civile et plusieurs experts et chercheurs ont participé à cette rencontre.

Lors des ateliers, les participants ont fait ressortir l'ampleur des défis auxquels l’Afrique fait face en matière de transparence, malgré les réalisations accomplies en ce qui concerne l'engagement vis-à-vis de la démocratisation de la vie publique et l'adhésion à plusieurs conventions internationales relatives à la lutte contre la gabegie, à l'exécution de programmes appuyant la bonne gouvernance et à l'association davantage de la société civile et des citoyens.

Copyright © 2015 Cridem avec AMI

 

Les pays africains les plus "risqués" pour les entreprises en 2015

Control Risks 2015Le cabinet de conseil Control Risks présente l'édition 2015 de sa carte annuelle des risques sécuritaires et économiques à travers le monde. Intitulée "le nouveau désordre mondial", cette étude estime qu'il y a un "risque politique élevé" au Sahel - de Bissau à Djibouti -, en Afrique du Nord et dans une grande partie de l'Afrique centrale. Une analyse peu nuancée.

Le cabinet de conseil britannique Control Risks a intitulé l'édition 2015 de sa carte annuelle des risques sécuritaires, géopolitiques et économique pour les entreprises et les personnes à travers le monde, "le nouveau désordre mondial". Le document donne un aperçu assez sévère de l'environnement économique et sécuritaire à travers le monde.

Selon les estimations du cabinet de conseil, les "risques politiques pour les entreprises", mesurés en fonction des réglementations défavorables, de l'insécurité juridique, de l'exposition à la corruption, des dangers d'expropriation, de nationalisation ou de sanctions internationales, seraient "assez élevés" dans la plupart des grands pays émergents (Chine, Turquie, Inde, Russie, Brésil et Mexique notamment).

Peu nuancé

Qu'il s'agisse de ces "risques politiques" ou des "risques de sûreté" (tels que la fraude, la destruction de biens ou le vol d'informations par exemple), l'édition 2015 de l'étude de Control Risks peint un tableau sévère et peu nuancé de la situation des pays africains.

S'agissant des premiers, le cabinet estime par exemple qu'il existe "un risque extrême" sur tout ou une partie du territoire de la Centrafrique et de la Somalie. Constat difficile à contester au vu des conflits frappant ces deux pays africains.

En revanche, il est plus difficile de comprendre le regroupement dans la même catégorie - celle des zones à "risques politiques élevés" - de territoires aussi divers que la Côte d'Ivoire et la Libye, le Cameroun et le Somaliland (État non reconnu, situé dans le partie Nord de la Somalie), Madagascar et l'Érythrée, l'Algérie et la Gambie, le Burundi et le Zimbabwe, ou encore la RD Congo et l'Égypte.

Bons points

La plupart des pays d'Afrique orientale et australe s'en sortent mieux, avec un risque politique "moyen", c'est également le cas du Rwanda, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Cameroun en Afrique centrale, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Sierra Leone, du Ghana, du Bénin et du Togo en Afrique occidentale.

Seuls six pays africains, le Maroc, le Cap-Vert, les Seychelles, la Namibie, Maurice et le Botswana se trouvent rangés dans la catégorie des pays à "risques politiques bas".

Source : Jeuneafrique.com

 

Sénégal : pas de production pétrolière avant 2020

Cairn Energy Offshore Senegal cCairn

Le Sénégal espère produire son premier baril d'or noir en 2019-2020 à la suite de la récente découverte de pétrole au large de ses côtes, a dévoilé Mamadou Faye, le patron de la société publique sénégalaise Petrosen.

Les Sénégalais devront patienter avant de voir couler les premiers litres de pétrole produits dans le pays. C'est en substance le message qu'a voulu délivrer le directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). S'exprimant devant la presse le 15 octobre, suite à la découverte de pétrole au large des côtes de Sangomar (littoral sud-ouest du Sénégal) par le britannique Cairn Energy, Mamadou Faye a indiqué que le démarrage de la production de pétrole offshore dans le pays ne devrait pas intervenir avant 2019-2020.

"Après la découverte, il y a deux phases qui sont très importantes : l'évaluation du potentiel du gisement et le développement", a-t-il tenu à expliquer.

Pour rappel, Petrosen (10 %), Cairn Energy (40 %) ainsi que l'américain ConocoPhillips (35 %) et l'australien FAR (15 %) se partagent le permis d'exploitation du bloc "Sangomar profond" sur lequel la découverte a été réalisée, et de deux autres blocs environnant : "Sangomar" et "Rufisque".

Selon le patron de Petrosen, la facture pétrolière du Sénégal atteint 10 % du PIB.

Ils occupent ensemble une superficie totale de 7 490 kilomètres carrés, précise le groupe britannique, et pourraient recouvrir plus de 3 milliards de barils de pétrole.

Facture énergétique

Selon la même source, l'exploration du pétrole et du gaz au Sénégal a commencé dans les années 1950 avec plus de 140 puits creusés jusqu'à présent. Cependant, précise Cairn, "bien que le système d'hydrocarbures ait été prouvé au Sénégal (...), il n'y a actuellement aucune production de pétrole et seulement un champ de production de gaz onshore".

Découvrir d'autres sources d'énergie serait avantageux pour le pays et aiderait à surmonter le problème du déséquilibre entre la demande et l'offre d'énergie. D'après le directeur général de Petrosen, la facture pétrolière du Sénégal tourne autour de 10% du PIB (produit intérieur brut).

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Sénégal/Mauritanie/Energie : un projet d’interconnexion sous régional dans le PSE

Sénégal/Mauritanie/Energie : un projet d’interconnexion sous régional dans le PSE

La Banque Islamique de Développement (BID), la Banque Mondiale (BM) et l’Agence Française de Développement (AFD) vont financer un projet sous régional d’interconnexion électrique Mauritanie/Sénégal dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE), pour un montant global de 78,1 milliards de francs CFA.

Ce montant représente 40% d’un total de 173,8 milliards de francs CFA des ressources qui seront consacrés à l’énergie dans la réalisation du Plan Sénégal Emergeant (PSE).

La Mauritanie va vendre au Sénégal de l’énergie électrique qui sera produite à partir du gaz de Banda à l’horizon d’octobre 2015 sur la base d’un accord entre les 2 gouvernements au mois de septembre 2013 à la faveur d’une visite officielle du président Mohamed Ould Abdel Aziz à Dakar.

Source : Financial Afrik

 

Maroc / 9ème Forum africain pour le développement: Alassane Ouattara et Macky Sall invités d’honneur

Le 9ème Forum africain pour le développement se tiendra au Maroc du 12 au 16 octobre 2014 avec pour thème : «Financements novateurs pour la transformation de l'Afrique» selon African Media Agency (AMA). Cet évènement de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) se concentrera sur les questions liées aux financements novateurs pour la transformation de l'Afrique. À travers des études de cas et un mélange de dirigeants du secteur privé et public, de même que des experts internationaux, le neuvième Forum mettra l'accent sur les sous thèmes : mobilisation des ressources nationales ; nouvelles formes de partenariats ; capitaux privés ; nouvelles formes de partenariats questions de financement liées au climat et mouvements financiers illicites.

Des invités d’honneur prendront part à cet évènement. Il s’agit de Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la CEA, Alassane Ouattara, Président de la Côte d'Ivoire et Macky Sall, Président du Sénégal.

Plus de 700 délégués, dont les chefs de gouvernement, les décideurs politiques, les chefs d'entreprises, les experts et les leaders d'opinion du continent et à travers le monde participeront à l'évènement. Ce 9ème Forum est organisé en collaboration avec la Commission de l'Union africaine, la Banque africaine de développement et d'autres partenaires clés en vue d'établir un programme de développement de l'Afrique propre à elle qui reflète un consensus et mène à des programmes spécifiques pour sa mise en oeuvre.

Pour la première fois, le Forum biennal est organisé en dehors d'Addis- Abeba où est abrité le siège de la CEA.

M. Paule Koffi

Source : L’intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

 

Le président de la BAD regagne ses bureaux à Abidjan

Donald Kaberuka s'est installé cette semaine à Abidjan, marquant ainsi le retour de la Banque africaine de développement à son siège statutaire, en Côte d'Ivoire, après une délocalisation de onze ans à Tunis.

C'est donc Abidjan que Donald Kaberuka passera sa dernière année à la tête de la Banque africaine de développement. Le Rwandais - dont le mandat à la tête de la BAD s'achève en mai 2015 - s'est réinstallé cette semaine dans ses "bureaux de l’immeuble de l’ex-Centre de commerce international d’Abidjan (CCIA)", rapporte l'agence APA. L'ancien conseiller économique à l'Organisation interafricaine du café retrouve une ville où il a vécu pendant sept ans.
Fin de la délocalisation

Il a été accueilli, à son arrivée le 12 août au soir par Albert Toikeusse Mabri, le ministre du Développement et du Plan ivoirien accompagné de ses homologues des Affaires étrangères Charles Diby Koffi et des Infrastructures économiques Patrick Achi, rapporte l'agence de presse.

L'arrivée de Donald Kaberuka marque la réinstallation définitive de la Banque africaine de développement à son siège statutaire, en Côte d'Ivoire, après une délocalisation de onze ans à Tunis, où l'institution panafricaine s'était installée en 2003, en raison de l'insécurité et de l'instabilité politico-militaire en Côte d'Ivoire.

Cinquantenaire

Selon les informations communiquées à Jeune Afrique en mai dernier, la majorité des équipes de l'institution panafricaine - plus de 1 800 employés - devraient s'installer dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire à partir de septembre.

Ce retour, qui a reçu le feu vert du Conseil des gouverneurs de la BAD en mai 2013, a nécessité des investissements de l'ordre de 100 millions de dollars, avait indiqué à l'époque Albert Mabri Toikeusse. Ce dernier a d'ailleurs révélé mardi dernier que "la prochaine réunion du Conseil d’administration de la BAD aura lieu le 8 septembre ici à Abidjan".

Source : jeuneafrique.com

 

BADEA : Sidi Ould Tah bientôt taille patron ?

La Mauritanie  envisage de présenter la candidature de Sidi Ould Tah, actuel  ministre des affaires économiques et du développement au poste de Directeur Général (DG) de la Banque Arabe pour le Développement Economique et Social de l’Afrique (BADEA).

Cette nouvelle a été révélée par la newsletter « Financial Afrik » le 31 juillet dernier et reprise par la presse électronique nationale, notamment arabophone.

Mais au-delà du factuel, quelle lecture peut –on  avoir d’une information qui fait déjà l’objet de plusieurs commentaires dans les salons cossus des quartiers résidentiels de Nouakchott?

Le ministre serait fortement  animé par le désir de présider aux destinées de la prestigieuse institution financière internationale, selon la thèse avancée par certains milieux.

Mais pour d’autres, il ne serait pas forcément enthousiaste à l’idée d’un retour pour un long « exil » à Khartoum, siège de la BADEA, ville dans laquelle il a vécu pendant plusieurs années dans le cadre de sa carrière de haut fonctionnaire.

Alors, ce serait le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui tient particulièrement à ce que notre compatriote succède à l’algérien  Abdel Aziz Khelef, dont le mandat arrive à expiration dans quelques mois.

La BADEA est dotée d’un important fonds saoudien chargé de financer le développement de l’Afrique sud saharienne dans le cadre de la coopération arabo-africaine.

Ce qui donne une idée de tout le bénéfice et le prestige que le pouvoir de Nouakchott pourrait tirer d’un éventuel placement de Sidi Ould Tah à la tête de cette institution, notamment dans la perspective du renforcement de  notre « influence » sur le continent.

Le DG de la BADEA est désigné par le Conseil des Gouverneurs hors des membres du Conseil d’Administration, pour une durée de 3 ans, renouvelable 2 fois au plus.

Mais ce choix dépend exclusivement des saoudiens, détenteurs des cordons de la bourse.

De quel poids diplomatique pèse la Mauritanie pour réussir un coup gagnant dans une telle perspective ?

Telle est la véritable question de fond, pense une source bien au fait de « la cuisine » des grosses institutions financières internationales.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

OMVS : Communiqué de presse

 

Exploitation des barrages de Manantali et Félou : SEMAF remplace ESKOM

OMVS : Communiqué de presse

En application des directives des 58ème et 59ème sessions extraordinaires du Conseil des Ministres de l’OMVS, la SOGEM (Société de Gestion de l’Energie de Manantali) vient de créer la société de droit malien SEMAF (Société d’exploitation de Manantali et de Félou). L’installation du Conseil d’administration s’est déroulée ce 14 juillet 2014 à Bamako.

Cette nouvelle société est une filiale de la SOGEM. Elle prend le relais de la société sud-africaine Eskom Energie Manantali (EEM-SA), en attendant le lancement d’un appel d’offres international en vue du recrutement d’un nouvel d’opérateur indépendant.

C’est la solution de continuité décidée par les plus hautes autorités de l’OMVS, car le contrat d’exploitation liant la société sud-africaine a pris fin le 30 juin 2014, après plusieurs prolongations. En effet, depuis le 1er Septembre 2012, les relations entre les Parties étaient régies par un Contrat intérimaire d’exploitation et de maintenance courante.

Créée par une convention de janvier 1997 par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS, la SOGEM est chargée, entre autres missions, de l’exploitation, de l’entretien et du renouvellement des ouvrages communs dont la gestion lui est confiée, ainsi que de toute opération industrielle, commerciale ou financière directement ou indirectement liée aux objets et missions de la société.

Fait à Dakar, le 11 juillet 2014

Source : OMVS

 

Banque centrale populaire va injecter 145 milliards de F CFA en Afrique de l'Ouest

Le marocain Banque centrale populaire (BCP) va injecter 145 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie ouest-africaine. Cette annonce a été faite pendant le premier forum économique franco-ivoirien tenu les 25 et 26 février à Abidjan. Au total, 26 conventions de coopération et de partenariat ont été signées entre le Maroc et la Côte d'Ivoire au cours de ces rencontres.

Le groupe Banque centrale populaire (BCP), holding de la Banque atlantique, s’est engagé, à travers une demi douzaine de conventions signées par son PDG Mohamed Benchaaboun, à injecter un financement total de 145,5 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie de la sous-région ouest-africaine.

"Les conventions de financement de 60 millions de dollars (environ 45 millions d'euros) avec les japonais de Sumitomo et de 50 millions de dollars (environ 37,5 millions d'euros) avec la Société financière internationale (IFC), nous permettront d’appuyer les petites et moyennes entreprises du réseau Banque atlantique de la région. Nous allons également financer les opérations de commerce extérieur des entreprises via des lettres de crédit pour les exportations et les importations" a confié à Jeune Afrique, Souleymane Diarrassouba, le directeur général du groupe Banque populaire-Banque atlantique. BCP financera également la construction de 5500 classes pour le compte du ministère de l’Éducation nationale pour un montant de 90 milliards de F CFA (135 millions d'euros).

Coopération

Ces accords ont été conclus durant le premier forum ivoiro-marocain, qui s'est tenu les 25 et 26 février, en présence du roi Mohammed VI et de Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien. Ce forum a été marqué par la signature de 26 conventions de coopération dans les domaines sociaux, politiques et économiques entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.

Ainsi, dans le secteur financier, la Côte d'ivoire a signé une convention-cadre avec BMCE Bank, ainsi qu'un protocole d'accord-cadre avec Attijariwafa Bank. Cette dernière a par ailleurs signé un partenariat avec le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (AGF). Aussi, dans le secteur des BTP, le groupe marocain Palmeraie Développement, spécialisé dans l'immobilier de moyen et haut standing, a signé une convention avec le gouvernement ivoirien pour la construction de 10 000 logements sociaux.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Troisième forum des entrepreneurs maghrébins Déclaration de Marrakech

 

 

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, l’Union Maghrébine des Entrepreneurs (UME) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), en sa qualité de président de l’UME, a organisé le troisième Forum des Entrepreneurs Maghrébins, les 17 et 18 février 2014, avec la participation de plus de 600 femmes et hommes d’affaires de tous les pays de l’Union du Maghreb Arabe, des pays de l’Afrique de l’ouest et sub-saharienne, ainsi que des représentants du secteur public, des organisations et institutions maghrébines, régionales et internationales.

 Ce forum maghrébin se tient dans un contexte particulier caractérisé par les évolutions économiques, financières et sociales profondes qui animent actuellement la scène régionale et internationale.

A travers cette initiative, l’UME, qui est un acteur dynamique du processus d’intégration maghrébine, aspire à contribuer aux stratégies de développement grâce à la dynamisation et l’intensification des échanges commerciaux et des investissements communs inter-régionaux, ainsi que l’attraction des investissements vers la région maghrébine.

 Les travaux de ce forum ont porté sur des thèmes d’intérêt commun :

- Combien coûte le non-Maghreb ?

- Comment faire réussir l’intégration régionale ? Indicateurs et partage des expériences ;

- Investir dans un pays maghrébin autre que le pays d’origine : témoignage de quelques entrepreneurs ;

 - Comment atteindre la convergence douanière et réglementaire ?

- L’intégration logistique : l’interdépendance, élément nécessaire pour faire réussir le commerce ;

- Quel marché de travail et quel dialogue social maghrébin ;

 - Construire le Maghreb arabe énergétique ;

- Les services comme levier de l’intégration maghrébine.

 Par ailleurs, lors de ce forum, il a été présenté une étude réalisée avec le concours de l’ensemble des institutions et organismes des hommes d’affaires sur l’initiative maghrébine du commerce et de l’investissement. Elle regroupe une série de propositions pour renforcer l’intégration maghrébine et améliorer la structure et la productivité de l’UME afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle dans ce domaine.

 Les travaux de cette rencontre ont été inaugurés par Mme Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM et de l’UME, en présence de M. Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, M. Habib Benyahya, Secrétaire général de l’UMA, avec la participation de Mme Ouidad Bouchmaoui, Présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, M. Boualam Marrakech, Président de la Confédération Algérienne du Patronat, M. Abdennacer Ben Nafii, Président du Lybian Businessmen Council, M. Baba Azizi, Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, ainsi que d’autres personnalités maghrébines et internationales.

 Il a été signalé lors de ce forum la faiblesse du volume des échanges commerciaux inter maghrébins qui ne dépassent pas 3% du total des échanges commerciaux avec l’extérieur, alors que pour les autres groupements économiques il est de 60% environ pour les pays de l’Union Européenne, 56% pour l’ALENA, 23% pour l’ASEAN, 13% pour le COMESA et 19% pour le CEN-SAD.

 L’accent a été mis sur la nécessité d’élaborer les instruments et mécanismes susceptibles d’aider l’UME à assurer pleinement son rôle et être capable d’insuffler une nouvelle dynamique dans l’économie maghrébine et proposer des formules et mécanismes innovants pour créer des projets maghrébins intégrés afin d’atteindre une véritable émergence de la coopération maghrébine.

 Après avoir discuté les thèmes figurant sur l’ordre du jour du forum à travers des interventions concrètes et ambitieuses, les participants ont formulé un ensemble de recommandations :

- Accélérer la mise en œuvre de l’espace économique maghrébin intégré, afin de relever les défis actuels et constituer un contrepoids devant les groupements économiques régionaux et internationaux ;

- Relier les marchés des pays de l’UMA et leur créer le climat juridique favorable, en assurant la mobilité des personnes, des biens, des services et des capitaux ;

- Assurer la liberté d’investissement et l’appropriation, en adoptant le principe d’égalité des prestataires économiques dans tous les pays maghrébins ;

- Veiller à prendre en compte le volet régional dans les projets nationaux ;

- Assurer la liberté des échanges commerciaux en accélérant, en premier lieu, la signature du projet de la Convention de libre échange inter-maghrébin.

- Poursuivre et intensifier les rencontres maghrébines portant sur la facilitation et l’harmonisation des politiques et procédures commerciales et douanières, ainsi que compléter les dispositions juridiques et techniques liées à la tarification douanière maghrébine unifiée.

- Accélérer l’harmonisation des règles d’origine inter maghrébines ;

- Impliquer l’UME dans les travaux de la Commission maghrébine des directeurs généraux des douanes ;

- Renforcer l’infrastructure des pays de l’UMA et accélérer la mise en œuvre des programmes maghrébins afférents, et intensifier les connexions directes ferroviaire, routière, maritime et aérienne en assurant le transit et en facilitant les procédures entre les pays membres ;

- Insister sur l’importance de la reconnaissance réciproque de l’équivalence des diplômes entre les pays membres ;

- Coordonner la coopération maghrébine en matière des spécifications et uniformisation des stratégies à cet égard ; 

- Suivi du processus d’élimination des barrières et difficultés qui entravent les opérations commerciales inter-maghrébines, renforcer la coopération monétaire et financière et veiller à coordonner les politiques monétaires et financières ;

- Accélérer les procédures finales d’institution de la Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, dont l’assemblée constitutive est prévue avant fin 2014, afin qu’elle participe au financement des projets d’intégration en matière de commerce, d’investissement, d’appui au développement, et de création d’emploi dans l’espace maghrébin ; 

- Assurer les services communs, améliorer les capacités de financement bancaire et assurer l’information et les mécanismes de transfert vers les pays de l’UMA;

- Veiller à prendre les mesures et dispositions relatives à l’intégration maghrébine en matière d’assurance et réassurance ;

- Actualiser la convention relative à la prévention de la double imposition et instaurer les bases de la coopération en matière d’impôts sur le revenu afin qu’elles soient en harmonie avec les conditions économiques actuelles ;

- Actualiser la convention de coopération administrative entre les pays en matière de prévention des contraventions douanières, leur détection, et leur répression ; 

- Prendre les mesures nécessaires pour faciliter l’échange des produits agricoles, agro-industriels et produits de la mer ;

- Accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine pour rationaliser l’utilisation de l’énergie et encourager le recours aux énergies renouvelables ;

- Créer un marché commun de l’énergie dans les pays maghrébins ;

- Recrutement réciproque des compétences maghrébines dans les pôles technologiques spécialisés dans les diverses branches de l’énergie, afin de réduire la dépendance énergétique ; 

- Mettre en œuvre des projets communs en matière d’énergies renouvelables et encourager la production maghrébine des équipements et matériels afférents ;

- Développer l’industrie maghrébine afin de créer l’emploi, stimuler la croissance et diffuser la culture de l’innovation, du développement technique et de la diversification de l’économie.

- Impliquer le secteur privé dans la définition des stratégies sectorielles communes ; 

 Le forum a également mis en exergue la nécessité de renforcer les dimensions juridiques et organisationnelles de l’UME de manière à être en cohérence avec les conclusions et recommandations de ce forum et l’étude réalisée, ainsi que le nouvel objectif stratégique actuel du secteur privé.

  L’étude, réalisée en coopération avec l’ensemble des membres de l’UME, comporte un plan d’action qui suggère, dans sa première partie, la nécessité de créer les conditions favorables à accélérer le rythme de l’intégration maghrébine, augmenter le niveau des investissements et échanges commerciaux inter- régionaux, ainsi que coordonner les politiques et procédures commerciales, douanières et bancaires afin de faciliter le climat des affaires et encourager les prestataires économiques.

 L’étude a par ailleurs invité à accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine commune, pour exploiter tout le potentiel et les opportunités offertes par la zone maghrébine, tout en facilitant et en intensifiant la liaison directe maritime, aérienne, terrestre et ferroviaire pour les prestataires maghrébins et assurer le droit de transit des biens et personnes.

 Afin de garantir une participation effective de l’UME, l’étude a insisté sur l’importance de son opérationnalisation et de sa restructuration pour être à même de créer les opportunités d’intensification des rencontres et événements entre les hommes d’affaires maghrébins et l’ensemble des pays de l’UMA.  

 A cet égard, les membres de l’UME ont convenu d’organiser la première réunion de la commission de restructuration de l’UME et de suivi de ses activités, le 20 mars 2014 à Casablanca (Maroc) ; cette commission a été formée lors de la dernière réunion du conseil d’administration de l’UME au siège de la CGEM fin janvier 2014 à Casablanca. Elle a pour mission d’examiner la méthode de mise en œuvre du plan d’action proposé dans ladite étude. 

 Dans le cadre du renforcement des partenariats, il a été convenu de tenir une réunion de l’UME avec la délégation européenne pour étudier les moyens de coopération, de partenariat et de support entre les deux institutions. En outre, l’UME s’engage à œuvrer au cours de cette année pour renforcer le partenariat avec d’autres communautés régionales.

  Il a été signé, à cet effet, entre l’Union des banques maghrébines et l’UME un mémorandum d’entente pour renforcer l’appui et consolider les relations de coopération entre les deux institutions. Les participants à ce forum ont affirmé la nécessité de renforcer la coopération, la coordination et la consultation avec le secrétariat général de l’UMA, et de veiller à impliquer l’UME dans les réunions des comités et conseils ministériels maghrébins.

Dicko Soudani

 

 

 

 

Plan Sénégal Émergent : les bailleurs de fonds s'engagent sur 3700 milliards de F CFA

Senegal Macky sall SambouAFP

Les partenaires techniques et financiers du Sénégal, réunis à Paris le lundi 24 février, ont annoncé des engagements de l'ordre de 3 700 milliards de F CFA (5,6 milliards d’euros) en appui au Plan Sénégal Émergent.

Moisson réussie pour Macky Sall. À l'issue d'une journée de travail organisée à Paris, dans le cadre de la septième réunion du Groupe consultatif du Sénégal, le président sénégalais a annoncé que "les partenaires techniques et financiers ont apporté leur soutien financier au Plan Sénégal Émergent (PSE) pour un montant total de 3729 milliards de F CFA (soit 5,6 milliards d’euros, soit 7,46 milliards US dollars)". Ces engagements représentent le double de l'objectif initial de 1853 milliards de F CFA que s'était fixé le pays.

Au cours de la conférence de presse organisée à l'issue de cette rencontre, le président sénégalais a indiqué que cet appui représentait une marque de confiance de la part des bailleurs internationaux. "Une confiance que le Sénégal n'a pas le droit de décevoir", a-t-il martelé. Sans dévoiler les parts respectives de chacun des bailleurs de fonds présents à cette réunion (parmi lesquels figurent la Banque islamique de développement, l'Agence française de développement, la Société financière Internationale - IFC - et la BAD), Macky Sall a toutefois révélé qu'environ 46% de ce financement était destiné aux projets d'infrastructures.

Volet chinois

Le président sénégalais a également profité de ces échanges avec la presse pour démentir les "rumeurs" concernant le "jackpot de 4,5 milliards de dollars" que la Chine aurait accordé au Sénégal, au cours du voyage qu'y a effectué Macky Sall du 19 au 22 février.

"La Chine ne gère pas sa coopération de cette façon, mais par projets", a-t-il remarqué, avant d'ironiser sur le fait qu'il ne rentrerait pas à Dakar avec "des valises de milliards". Il s'est en revanche félicité du "choix politique fait par la Chine d'inclure le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées aux ressortissants chinois" et de la volonté de Pékin "d'apporter sa contribution" au PSE.

Le "Forum des investisseurs privés pour le Sénégal", second volet de la réunion du groupe consultatif, s'est ouvert à Paris ce mardi 25 février. Le pays espère obtenir près de 1 100 milliards de F CFA d'engagements de la part des opérateurs privés.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Maroc Telecom présente des résultats 2013 en demi-teinte

Maroc telecom

Maroc Télécom a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 28,5 milliards de dirhams en 2013, en baisse de 4,3% par rapport à 2012. C'est le résultat d'une chute de ses résultats au Maroc (-8,1%) , compensée par une forte hausse en Afrique subsaharienne (+9,5%).

Le groupe Maroc Télécom a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 28,5 milliards de dirhams (environ 2,5 milliards d'euros) sur l'année, en baisse de 4,3% par rapport à l'année précédente. Une chute qui aurait pu être plus prononcée n'eut été l'excellente performance des filiales africaines du groupe. En Mauritanie, au Gabon, au Mali et au Burkina Faso, Maroc Telecom connaît une forte progression. Dans l'ensemble, ses filiales ont connu une croissance de 9,5% de leur chiffre d'affaires. Ce qui n'est pas le cas au Maroc où les revenus de l'opérateur télécoms ont chuté de 8,1%.

Abdeslam Ahizoune : "Si demain le Maroc ne représentait plus que 10% du chiffre d'affaires de Maroc Telecom, j'en serai très heureux."

Cela est dû à "la baisse continue des prix dans le mobile, en raison notamment du passage à la tarification à la seconde, et à l'intensification des offres promotionnelles", a expliqué Abdeslam Ahizoune, le PDG de Maroc Télécom, le jeudi 13 février, lors de la présentation des résultats du groupe.

Une croissance à deux vitesses qui ne semble guère l'inquiéter : "Si demain le Maroc ne représentait plus que 10% du chiffre d'affaires de Maroc Telecom, assure-t-il, j'en serai très heureux."

La main lourde du fisc

Du côté des bénéfices, les résultats du groupe au Maroc ont été plus fortement atteints. Le résultat net part du groupe a marqué un repli de 17,4% à 5,5 milliards de dirhams (483 millions d'euros). C'est la plus forte baisse enregistrée depuis l'entrée en Bourse de l'opérateur en 2004. La baisse du volume d'affaires et du résultat opérationnel y est pour beaucoup, mais pas seulement : Maroc Télécom a fait l'objet en 2013 d'un redressement fiscal pour le moins drastique, grevant le bénéfice net du groupe de 1 milliard de dirhams.

L'opérateur a décidé, malgré tout, de distribuer la totalité de ses bénéfices, offrant aux porteurs de ses titres un rendement par action de 6,1%, l'un des meilleurs rendements en dividendes des places casablancaises et parisiennes, où le groupe est coté.

En attendant Etisalat

En ce qui concerne le changement d'actionnaire majoritaire, en revanche, les choses piétinent. Vivendi devra encore patienter avant de se débrasser de son joyau marocain. L'actionnaire sortant de Maroc Télécom semble ne pas avoir (encore) finalisé l'accord définitif avec le seul candidat resté en lice pour le rachat de ses parts, l'Emirati Etisalat.

L'accord de cession à Etisalat des 53% du capital du groupe marocain détenus par Vivendi, pour 4,2 milliards d'euros, payés en numéraire a été annoncé en novembre 2013. Depuis, les négociations s'éternisent.

"Les choses sont un peu compliquées. Il ne s'agit pas d'un accord bilatéral entre Etisalat et Vivendi. L'État marocain est aussi concerné. Le contrôle de toutes les filiales doit également changer. Il y a donc des autorisations réglementaires à obtenir dans les autres pays. Ce qui prend beaucoup de temps", explique Abdeslam Ahizoune.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Afrique (Mali-Mauritanie-Niger) : mise en ligne d’un avion commun

Afrique (Mali-Mauritanie-Niger) : mise en ligne d’un avion commun : Malédiction de Air France – Vers la – ...

C’est la décision politique jugée très pertinente qui anime les salons feutrés. Certains pays africains ont manifesté leur inquiétude par rapport au sujet. Mais trois pays sont très avancés dans les réflexions pour concrétiser le projet. Il s’agit du Mali, de la Mauritanie et du Niger.

Le Président du Mali a profité de sa visite au président mauritanien pour rendre publique la nouvelle.

Au Mali, des responsables de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) craignent quant à la réussite du projet. Leur inquiétude s’inspire des conséquences politiques entre des leaders africains quant à la gestion de Air France. Cela avait endommagé les relations entre des pays dans le temps. Tout pays africain à qui revenait la gestion s’agrippait et ne voulait céder après la fin de son mandat.

Pour la cause, à titre illustratif, sont cités Felix Houphouët Bougni, dit le Vieux père de l’indépendance Ivoirienne ; Oumar Bongo du Gabon ; Senghor et Abdoulaye Wade du Sénégal etc.

Ils se sont déchirés entre eux et Air France a finalement perdu son titre de ‘’Roi-aérien’’ en Afrique. En plus de cela, l’entretien de l’appareil risquera d’être un problème, car demande un fonds colossal. Ont-ils les moyens (pays africains) ?

Dans les pays comme le Mali, la crise économique n’est plus à démontrer. D’énormes secteurs importants souffrent et il faut, en toute urgence, une aide financière. L’Education, la Santé, l’armée malienne etc. Malgré ces problèmes notoires, l’Etat malien est sur le point de s’aventurer dans d’autres dont la gestion dite commune (dans ce cas) mettra en mal le fonds du contribuable malien.

Pour le départ, trois pays sont avancés dans la concrétisation du projet. Il s’agit du Mali, de la Mauritanie et du Niger. Pour ceux qui sont réticents, pour le moment, la porte est toujours ouverte. Certains pays ne tarderont pas à rejoindre le trio. Nous a confié notre interlocuteur.

Une rencontre est même prévue en fin du mois en Mauritanie pour la cause. La délégation malienne qui sera composée par le ministre de l’Equipement et des Transports, Koumaré, et des experts de l’espace aérien (ANAC) etc. prendront part. Leur vol serait prévu pour le 25 janvier.


Source: Le Pays (Mali)

 

Un Mauritanien à la tête de la BAD à Dakar

Un Mauritanien à la tête de la BAD à Dakar

Notre compatriote, Mamadou Lamine Ndongo, a été nommé Représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Sénégal. Brillant ingénieur statisticien-économiste, avant de débarquer à la BAD, en 1991, il a occupé plusieurs hautes fonctions en Mauritanie. Il fut notamment Directeur du Plan au Ministère de l’Economie et des Finances.

A la BAD, également, il a conduit d’importantes missions, et représenté cette honorable institution dans plusieurs pays, particulièrement au Gabon, de 2002 à 2006, où il a laissé le souvenir d’un gestionnaire compétent et rigoureux.

Signalons qu’il a occupé le poste stratégique de Conseiller en Chef pour les résultats de la Coordination de la Communauté Africaine des Pratiques de la Gestion axée sur les Résultats de Développement (AFCOP).

L’AFCOP, qui compte plus de 1.000 membres dans une trentaine de pays africains, est une coopération de leaders en Afrique qui travaille pour l’obtention de la culture des résultats dans le continent africain. Le Bureau régional de la BAD, à Dakar, couvre, en dehors du Sénégal, le Cap vert, la Gambie et la Guinée Bissau.

Au moment où on parle des compétences à l’extérieur, la Mauritanie peut se réjouir de certains de ces cadres qui font non seulement la fierté du pays, mais de l’Afrique, grâce à leurs compétences et à leurs savoirs faire.

Source : L'Eveil Hebdo (Mauritanie)

 

Mauritanie/Mali/Niger : décision de création d’une compagnie aérienne communautaire

Mauritanie/Mali/Niger : décision de création d’une compagnie aérienne communautaire

Une compagnie aérienne communautaire sera bientôt créée entre la Mauritanie, le Mali et le Niger. Cette annonce contenue dans un communiqué conjoint, est l’un des résultats d’une visite d’Etat de 3 jours en Mauritanie, du président malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Dans cette perspective, un comité ad-hoc a été mis sur pied, et tiendra sa première réunion à Bamako les 17 et 18 janvier prochain, pour « dresser un chronogramme de la mise sur pied de la dite compagnie ».

La Mauritanie dispose actuellement d’une compagnie aérienne nationale, Mauritania Airlines Internationale (MAI) à capitaux majoritairement publics, qui a lancé ses activités le 28 avril 2011.

Ce qui pose la question de l’avenir des compagnies nationales actuellement en activités dans les différents pays impliqués par le nouvel accord

Source : Financial Afrik