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Economie en Afrique

Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique

Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique : retour en IMAGES sur la première journée [Photo Reportage]Nouakchott a accueilli du 19 au 20 janvier la Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique, à l’initiative du Président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union Africaine.

Un évènement qui a été notamment marqué par le discours d’ouverture du Chef de l’Etat dans lequel il a notamment rappelé que "la consolidation de la transparence, la mise en place des règles de la bonne gouvernance et la lutte contre la gabegie ont toujours été à la tête de nos priorités en Mauritanie, depuis les échéances présidentielles de 2009 et ont constitué le plus important axe dans l'activité du gouvernement".

Le Président de la République plaidera en faveur d’"une coordination permanente et une collaboration totale" entre les pays africains et "une approche multidimensionnelle et une action commune entre les directions gouvernementales, la société civile et le secteur privé", avant d’annoncer que la Mauritanie va lancer une initiative pour la transparence dans le domaine de la pêche maritime.

Revenant sur l’organisation de cette conférence, le Ministre des Affaires Economiques et du Développement, Sidi Ould Tah, a rappelé lors de son allocution qu’elle venait couronner les efforts de la Mauritanie dans les domaines de la transparence, de la lutte contre la gabegie et de la mise en place des règles de bonne gouvernance pour un développement durable.

Elle constitue aussi, a-t-il dit, une matérialisation vivante de la prise de conscience s'agissant de l'importance de ces questions partout en Afrique et une consécration de la volonté des décideurs du continent d'œuvrer pour la réforme et de prendre l'initiative dans ce sens.

Le ministre a aussi assuré que les débats que connaitront les séances du Congrès, convergeront sûrement, à l’élaboration d’un communiqué final, intitulé « La déclaration de Nouakchott sur la Transparence et le Développement Pérenne en Afrique », qui constituera une auguste lumière, éclairant tous les efforts Africains en la matière, précise-t-il.

Enfin, il est revenu dans sa conclusion pour saluer le soutien des partenaires au développement, à savoir la Banque africaine de développement, l'Union européenne, Deutsche Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GIZ) GmbH, Transparency International (TI), le Programme des Nations Unies pour le développement, et la Banque mondiale, du soutien qu’ils ne cessent d’engager pour soutenir les efforts du gouvernement mauritanien dans les domaines de la transparence et de la bonne gouvernance.

A son tour, le président fondateur du conseil consultatif de l'organisation "Transparency International", M. Peter Aiken, a remercié le Président de la République pour cette initiative, saluant les efforts entrepris ces dernières années par la Mauritanie pour asseoir les bases de la transparence et de la lutte contre la corruption, et pour mettre en place les mécanismes de la bonne gouvernance, en particulier dans le secteur des industries extractives.

Pour sa part, Monsieur Abdallahi Djani, Président de l’Institut Africain pour la Gouvernance, Directeur Exécutif de l’Organisation Mo-Ibrahim, a loué l'organisation par la Mauritanie de cette conférence internationale et a exprimé son admiration pour les réalisations accomplies dans ce domaine depuis l'arrivée au pouvoir du Président de la République et au cours de son mandat à la tête de l'UA.

Plusieurs autres intervenants ont pris la parole pour saluer l'initiative présidentielle en matière de lutte contre la corruption et la gabegie et l'instauration des règles de la bonne gouvernance.

Après la cérémonie d'ouverture de la conférence, le Président de la République a visité les stands, autre temps de la première journée de la Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique. L’occasion pour le Chef de l’Etat de s’informer sur le travail des différentes institutions concernées par la transparence, comme la Cour des Comptes, l’Inspection Générale d’Etat ou encore la Commission de Régulation des Marchés.

Dans la soirée, le Premier Ministre avait offert un dîner aux participants, au Palais des Congrès. Des prix ont été distribués aux lauréats du concours de poésie (langues nationales et arabes) organisé en marge de la Conférence de haut niveau sur la transparence et le développement durable en Afrique. Des ministres, des représentants de plusieurs pays et des personnalités de référence représentant les institutions internationales, les secteurs public et privé, la société civile et plusieurs experts et chercheurs ont participé à cette rencontre.

Lors des ateliers, les participants ont fait ressortir l'ampleur des défis auxquels l’Afrique fait face en matière de transparence, malgré les réalisations accomplies en ce qui concerne l'engagement vis-à-vis de la démocratisation de la vie publique et l'adhésion à plusieurs conventions internationales relatives à la lutte contre la gabegie, à l'exécution de programmes appuyant la bonne gouvernance et à l'association davantage de la société civile et des citoyens.

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Les pays africains les plus "risqués" pour les entreprises en 2015

Control Risks 2015Le cabinet de conseil Control Risks présente l'édition 2015 de sa carte annuelle des risques sécuritaires et économiques à travers le monde. Intitulée "le nouveau désordre mondial", cette étude estime qu'il y a un "risque politique élevé" au Sahel - de Bissau à Djibouti -, en Afrique du Nord et dans une grande partie de l'Afrique centrale. Une analyse peu nuancée.

Le cabinet de conseil britannique Control Risks a intitulé l'édition 2015 de sa carte annuelle des risques sécuritaires, géopolitiques et économique pour les entreprises et les personnes à travers le monde, "le nouveau désordre mondial". Le document donne un aperçu assez sévère de l'environnement économique et sécuritaire à travers le monde.

Selon les estimations du cabinet de conseil, les "risques politiques pour les entreprises", mesurés en fonction des réglementations défavorables, de l'insécurité juridique, de l'exposition à la corruption, des dangers d'expropriation, de nationalisation ou de sanctions internationales, seraient "assez élevés" dans la plupart des grands pays émergents (Chine, Turquie, Inde, Russie, Brésil et Mexique notamment).

Peu nuancé

Qu'il s'agisse de ces "risques politiques" ou des "risques de sûreté" (tels que la fraude, la destruction de biens ou le vol d'informations par exemple), l'édition 2015 de l'étude de Control Risks peint un tableau sévère et peu nuancé de la situation des pays africains.

S'agissant des premiers, le cabinet estime par exemple qu'il existe "un risque extrême" sur tout ou une partie du territoire de la Centrafrique et de la Somalie. Constat difficile à contester au vu des conflits frappant ces deux pays africains.

En revanche, il est plus difficile de comprendre le regroupement dans la même catégorie - celle des zones à "risques politiques élevés" - de territoires aussi divers que la Côte d'Ivoire et la Libye, le Cameroun et le Somaliland (État non reconnu, situé dans le partie Nord de la Somalie), Madagascar et l'Érythrée, l'Algérie et la Gambie, le Burundi et le Zimbabwe, ou encore la RD Congo et l'Égypte.

Bons points

La plupart des pays d'Afrique orientale et australe s'en sortent mieux, avec un risque politique "moyen", c'est également le cas du Rwanda, du Gabon, de la Guinée équatoriale et du Cameroun en Afrique centrale, du Sénégal, de la Mauritanie, de la Sierra Leone, du Ghana, du Bénin et du Togo en Afrique occidentale.

Seuls six pays africains, le Maroc, le Cap-Vert, les Seychelles, la Namibie, Maurice et le Botswana se trouvent rangés dans la catégorie des pays à "risques politiques bas".

Source : Jeuneafrique.com

 

Sénégal : pas de production pétrolière avant 2020

Cairn Energy Offshore Senegal cCairn

Le Sénégal espère produire son premier baril d'or noir en 2019-2020 à la suite de la récente découverte de pétrole au large de ses côtes, a dévoilé Mamadou Faye, le patron de la société publique sénégalaise Petrosen.

Les Sénégalais devront patienter avant de voir couler les premiers litres de pétrole produits dans le pays. C'est en substance le message qu'a voulu délivrer le directeur général de la Société des pétroles du Sénégal (Petrosen). S'exprimant devant la presse le 15 octobre, suite à la découverte de pétrole au large des côtes de Sangomar (littoral sud-ouest du Sénégal) par le britannique Cairn Energy, Mamadou Faye a indiqué que le démarrage de la production de pétrole offshore dans le pays ne devrait pas intervenir avant 2019-2020.

"Après la découverte, il y a deux phases qui sont très importantes : l'évaluation du potentiel du gisement et le développement", a-t-il tenu à expliquer.

Pour rappel, Petrosen (10 %), Cairn Energy (40 %) ainsi que l'américain ConocoPhillips (35 %) et l'australien FAR (15 %) se partagent le permis d'exploitation du bloc "Sangomar profond" sur lequel la découverte a été réalisée, et de deux autres blocs environnant : "Sangomar" et "Rufisque".

Selon le patron de Petrosen, la facture pétrolière du Sénégal atteint 10 % du PIB.

Ils occupent ensemble une superficie totale de 7 490 kilomètres carrés, précise le groupe britannique, et pourraient recouvrir plus de 3 milliards de barils de pétrole.

Facture énergétique

Selon la même source, l'exploration du pétrole et du gaz au Sénégal a commencé dans les années 1950 avec plus de 140 puits creusés jusqu'à présent. Cependant, précise Cairn, "bien que le système d'hydrocarbures ait été prouvé au Sénégal (...), il n'y a actuellement aucune production de pétrole et seulement un champ de production de gaz onshore".

Découvrir d'autres sources d'énergie serait avantageux pour le pays et aiderait à surmonter le problème du déséquilibre entre la demande et l'offre d'énergie. D'après le directeur général de Petrosen, la facture pétrolière du Sénégal tourne autour de 10% du PIB (produit intérieur brut).

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Sénégal/Mauritanie/Energie : un projet d’interconnexion sous régional dans le PSE

Sénégal/Mauritanie/Energie : un projet d’interconnexion sous régional dans le PSE

La Banque Islamique de Développement (BID), la Banque Mondiale (BM) et l’Agence Française de Développement (AFD) vont financer un projet sous régional d’interconnexion électrique Mauritanie/Sénégal dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE), pour un montant global de 78,1 milliards de francs CFA.

Ce montant représente 40% d’un total de 173,8 milliards de francs CFA des ressources qui seront consacrés à l’énergie dans la réalisation du Plan Sénégal Emergeant (PSE).

La Mauritanie va vendre au Sénégal de l’énergie électrique qui sera produite à partir du gaz de Banda à l’horizon d’octobre 2015 sur la base d’un accord entre les 2 gouvernements au mois de septembre 2013 à la faveur d’une visite officielle du président Mohamed Ould Abdel Aziz à Dakar.

Source : Financial Afrik

 

Maroc / 9ème Forum africain pour le développement: Alassane Ouattara et Macky Sall invités d’honneur

Le 9ème Forum africain pour le développement se tiendra au Maroc du 12 au 16 octobre 2014 avec pour thème : «Financements novateurs pour la transformation de l'Afrique» selon African Media Agency (AMA). Cet évènement de la Commission économique pour l'Afrique (CEA) se concentrera sur les questions liées aux financements novateurs pour la transformation de l'Afrique. À travers des études de cas et un mélange de dirigeants du secteur privé et public, de même que des experts internationaux, le neuvième Forum mettra l'accent sur les sous thèmes : mobilisation des ressources nationales ; nouvelles formes de partenariats ; capitaux privés ; nouvelles formes de partenariats questions de financement liées au climat et mouvements financiers illicites.

Des invités d’honneur prendront part à cet évènement. Il s’agit de Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la CEA, Alassane Ouattara, Président de la Côte d'Ivoire et Macky Sall, Président du Sénégal.

Plus de 700 délégués, dont les chefs de gouvernement, les décideurs politiques, les chefs d'entreprises, les experts et les leaders d'opinion du continent et à travers le monde participeront à l'évènement. Ce 9ème Forum est organisé en collaboration avec la Commission de l'Union africaine, la Banque africaine de développement et d'autres partenaires clés en vue d'établir un programme de développement de l'Afrique propre à elle qui reflète un consensus et mène à des programmes spécifiques pour sa mise en oeuvre.

Pour la première fois, le Forum biennal est organisé en dehors d'Addis- Abeba où est abrité le siège de la CEA.

M. Paule Koffi

Source : L’intelligent d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

 

Le président de la BAD regagne ses bureaux à Abidjan

Donald Kaberuka s'est installé cette semaine à Abidjan, marquant ainsi le retour de la Banque africaine de développement à son siège statutaire, en Côte d'Ivoire, après une délocalisation de onze ans à Tunis.

C'est donc Abidjan que Donald Kaberuka passera sa dernière année à la tête de la Banque africaine de développement. Le Rwandais - dont le mandat à la tête de la BAD s'achève en mai 2015 - s'est réinstallé cette semaine dans ses "bureaux de l’immeuble de l’ex-Centre de commerce international d’Abidjan (CCIA)", rapporte l'agence APA. L'ancien conseiller économique à l'Organisation interafricaine du café retrouve une ville où il a vécu pendant sept ans.
Fin de la délocalisation

Il a été accueilli, à son arrivée le 12 août au soir par Albert Toikeusse Mabri, le ministre du Développement et du Plan ivoirien accompagné de ses homologues des Affaires étrangères Charles Diby Koffi et des Infrastructures économiques Patrick Achi, rapporte l'agence de presse.

L'arrivée de Donald Kaberuka marque la réinstallation définitive de la Banque africaine de développement à son siège statutaire, en Côte d'Ivoire, après une délocalisation de onze ans à Tunis, où l'institution panafricaine s'était installée en 2003, en raison de l'insécurité et de l'instabilité politico-militaire en Côte d'Ivoire.

Cinquantenaire

Selon les informations communiquées à Jeune Afrique en mai dernier, la majorité des équipes de l'institution panafricaine - plus de 1 800 employés - devraient s'installer dans la capitale économique de la Côte d'Ivoire à partir de septembre.

Ce retour, qui a reçu le feu vert du Conseil des gouverneurs de la BAD en mai 2013, a nécessité des investissements de l'ordre de 100 millions de dollars, avait indiqué à l'époque Albert Mabri Toikeusse. Ce dernier a d'ailleurs révélé mardi dernier que "la prochaine réunion du Conseil d’administration de la BAD aura lieu le 8 septembre ici à Abidjan".

Source : jeuneafrique.com

 

BADEA : Sidi Ould Tah bientôt taille patron ?

La Mauritanie  envisage de présenter la candidature de Sidi Ould Tah, actuel  ministre des affaires économiques et du développement au poste de Directeur Général (DG) de la Banque Arabe pour le Développement Economique et Social de l’Afrique (BADEA).

Cette nouvelle a été révélée par la newsletter « Financial Afrik » le 31 juillet dernier et reprise par la presse électronique nationale, notamment arabophone.

Mais au-delà du factuel, quelle lecture peut –on  avoir d’une information qui fait déjà l’objet de plusieurs commentaires dans les salons cossus des quartiers résidentiels de Nouakchott?

Le ministre serait fortement  animé par le désir de présider aux destinées de la prestigieuse institution financière internationale, selon la thèse avancée par certains milieux.

Mais pour d’autres, il ne serait pas forcément enthousiaste à l’idée d’un retour pour un long « exil » à Khartoum, siège de la BADEA, ville dans laquelle il a vécu pendant plusieurs années dans le cadre de sa carrière de haut fonctionnaire.

Alors, ce serait le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui tient particulièrement à ce que notre compatriote succède à l’algérien  Abdel Aziz Khelef, dont le mandat arrive à expiration dans quelques mois.

La BADEA est dotée d’un important fonds saoudien chargé de financer le développement de l’Afrique sud saharienne dans le cadre de la coopération arabo-africaine.

Ce qui donne une idée de tout le bénéfice et le prestige que le pouvoir de Nouakchott pourrait tirer d’un éventuel placement de Sidi Ould Tah à la tête de cette institution, notamment dans la perspective du renforcement de  notre « influence » sur le continent.

Le DG de la BADEA est désigné par le Conseil des Gouverneurs hors des membres du Conseil d’Administration, pour une durée de 3 ans, renouvelable 2 fois au plus.

Mais ce choix dépend exclusivement des saoudiens, détenteurs des cordons de la bourse.

De quel poids diplomatique pèse la Mauritanie pour réussir un coup gagnant dans une telle perspective ?

Telle est la véritable question de fond, pense une source bien au fait de « la cuisine » des grosses institutions financières internationales.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

OMVS : Communiqué de presse

 

Exploitation des barrages de Manantali et Félou : SEMAF remplace ESKOM

OMVS : Communiqué de presse

En application des directives des 58ème et 59ème sessions extraordinaires du Conseil des Ministres de l’OMVS, la SOGEM (Société de Gestion de l’Energie de Manantali) vient de créer la société de droit malien SEMAF (Société d’exploitation de Manantali et de Félou). L’installation du Conseil d’administration s’est déroulée ce 14 juillet 2014 à Bamako.

Cette nouvelle société est une filiale de la SOGEM. Elle prend le relais de la société sud-africaine Eskom Energie Manantali (EEM-SA), en attendant le lancement d’un appel d’offres international en vue du recrutement d’un nouvel d’opérateur indépendant.

C’est la solution de continuité décidée par les plus hautes autorités de l’OMVS, car le contrat d’exploitation liant la société sud-africaine a pris fin le 30 juin 2014, après plusieurs prolongations. En effet, depuis le 1er Septembre 2012, les relations entre les Parties étaient régies par un Contrat intérimaire d’exploitation et de maintenance courante.

Créée par une convention de janvier 1997 par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS, la SOGEM est chargée, entre autres missions, de l’exploitation, de l’entretien et du renouvellement des ouvrages communs dont la gestion lui est confiée, ainsi que de toute opération industrielle, commerciale ou financière directement ou indirectement liée aux objets et missions de la société.

Fait à Dakar, le 11 juillet 2014

Source : OMVS

 

Banque centrale populaire va injecter 145 milliards de F CFA en Afrique de l'Ouest

Le marocain Banque centrale populaire (BCP) va injecter 145 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie ouest-africaine. Cette annonce a été faite pendant le premier forum économique franco-ivoirien tenu les 25 et 26 février à Abidjan. Au total, 26 conventions de coopération et de partenariat ont été signées entre le Maroc et la Côte d'Ivoire au cours de ces rencontres.

Le groupe Banque centrale populaire (BCP), holding de la Banque atlantique, s’est engagé, à travers une demi douzaine de conventions signées par son PDG Mohamed Benchaaboun, à injecter un financement total de 145,5 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie de la sous-région ouest-africaine.

"Les conventions de financement de 60 millions de dollars (environ 45 millions d'euros) avec les japonais de Sumitomo et de 50 millions de dollars (environ 37,5 millions d'euros) avec la Société financière internationale (IFC), nous permettront d’appuyer les petites et moyennes entreprises du réseau Banque atlantique de la région. Nous allons également financer les opérations de commerce extérieur des entreprises via des lettres de crédit pour les exportations et les importations" a confié à Jeune Afrique, Souleymane Diarrassouba, le directeur général du groupe Banque populaire-Banque atlantique. BCP financera également la construction de 5500 classes pour le compte du ministère de l’Éducation nationale pour un montant de 90 milliards de F CFA (135 millions d'euros).

Coopération

Ces accords ont été conclus durant le premier forum ivoiro-marocain, qui s'est tenu les 25 et 26 février, en présence du roi Mohammed VI et de Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien. Ce forum a été marqué par la signature de 26 conventions de coopération dans les domaines sociaux, politiques et économiques entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.

Ainsi, dans le secteur financier, la Côte d'ivoire a signé une convention-cadre avec BMCE Bank, ainsi qu'un protocole d'accord-cadre avec Attijariwafa Bank. Cette dernière a par ailleurs signé un partenariat avec le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (AGF). Aussi, dans le secteur des BTP, le groupe marocain Palmeraie Développement, spécialisé dans l'immobilier de moyen et haut standing, a signé une convention avec le gouvernement ivoirien pour la construction de 10 000 logements sociaux.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Troisième forum des entrepreneurs maghrébins Déclaration de Marrakech

 

 

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, l’Union Maghrébine des Entrepreneurs (UME) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), en sa qualité de président de l’UME, a organisé le troisième Forum des Entrepreneurs Maghrébins, les 17 et 18 février 2014, avec la participation de plus de 600 femmes et hommes d’affaires de tous les pays de l’Union du Maghreb Arabe, des pays de l’Afrique de l’ouest et sub-saharienne, ainsi que des représentants du secteur public, des organisations et institutions maghrébines, régionales et internationales.

 Ce forum maghrébin se tient dans un contexte particulier caractérisé par les évolutions économiques, financières et sociales profondes qui animent actuellement la scène régionale et internationale.

A travers cette initiative, l’UME, qui est un acteur dynamique du processus d’intégration maghrébine, aspire à contribuer aux stratégies de développement grâce à la dynamisation et l’intensification des échanges commerciaux et des investissements communs inter-régionaux, ainsi que l’attraction des investissements vers la région maghrébine.

 Les travaux de ce forum ont porté sur des thèmes d’intérêt commun :

- Combien coûte le non-Maghreb ?

- Comment faire réussir l’intégration régionale ? Indicateurs et partage des expériences ;

- Investir dans un pays maghrébin autre que le pays d’origine : témoignage de quelques entrepreneurs ;

 - Comment atteindre la convergence douanière et réglementaire ?

- L’intégration logistique : l’interdépendance, élément nécessaire pour faire réussir le commerce ;

- Quel marché de travail et quel dialogue social maghrébin ;

 - Construire le Maghreb arabe énergétique ;

- Les services comme levier de l’intégration maghrébine.

 Par ailleurs, lors de ce forum, il a été présenté une étude réalisée avec le concours de l’ensemble des institutions et organismes des hommes d’affaires sur l’initiative maghrébine du commerce et de l’investissement. Elle regroupe une série de propositions pour renforcer l’intégration maghrébine et améliorer la structure et la productivité de l’UME afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle dans ce domaine.

 Les travaux de cette rencontre ont été inaugurés par Mme Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM et de l’UME, en présence de M. Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, M. Habib Benyahya, Secrétaire général de l’UMA, avec la participation de Mme Ouidad Bouchmaoui, Présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, M. Boualam Marrakech, Président de la Confédération Algérienne du Patronat, M. Abdennacer Ben Nafii, Président du Lybian Businessmen Council, M. Baba Azizi, Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, ainsi que d’autres personnalités maghrébines et internationales.

 Il a été signalé lors de ce forum la faiblesse du volume des échanges commerciaux inter maghrébins qui ne dépassent pas 3% du total des échanges commerciaux avec l’extérieur, alors que pour les autres groupements économiques il est de 60% environ pour les pays de l’Union Européenne, 56% pour l’ALENA, 23% pour l’ASEAN, 13% pour le COMESA et 19% pour le CEN-SAD.

 L’accent a été mis sur la nécessité d’élaborer les instruments et mécanismes susceptibles d’aider l’UME à assurer pleinement son rôle et être capable d’insuffler une nouvelle dynamique dans l’économie maghrébine et proposer des formules et mécanismes innovants pour créer des projets maghrébins intégrés afin d’atteindre une véritable émergence de la coopération maghrébine.

 Après avoir discuté les thèmes figurant sur l’ordre du jour du forum à travers des interventions concrètes et ambitieuses, les participants ont formulé un ensemble de recommandations :

- Accélérer la mise en œuvre de l’espace économique maghrébin intégré, afin de relever les défis actuels et constituer un contrepoids devant les groupements économiques régionaux et internationaux ;

- Relier les marchés des pays de l’UMA et leur créer le climat juridique favorable, en assurant la mobilité des personnes, des biens, des services et des capitaux ;

- Assurer la liberté d’investissement et l’appropriation, en adoptant le principe d’égalité des prestataires économiques dans tous les pays maghrébins ;

- Veiller à prendre en compte le volet régional dans les projets nationaux ;

- Assurer la liberté des échanges commerciaux en accélérant, en premier lieu, la signature du projet de la Convention de libre échange inter-maghrébin.

- Poursuivre et intensifier les rencontres maghrébines portant sur la facilitation et l’harmonisation des politiques et procédures commerciales et douanières, ainsi que compléter les dispositions juridiques et techniques liées à la tarification douanière maghrébine unifiée.

- Accélérer l’harmonisation des règles d’origine inter maghrébines ;

- Impliquer l’UME dans les travaux de la Commission maghrébine des directeurs généraux des douanes ;

- Renforcer l’infrastructure des pays de l’UMA et accélérer la mise en œuvre des programmes maghrébins afférents, et intensifier les connexions directes ferroviaire, routière, maritime et aérienne en assurant le transit et en facilitant les procédures entre les pays membres ;

- Insister sur l’importance de la reconnaissance réciproque de l’équivalence des diplômes entre les pays membres ;

- Coordonner la coopération maghrébine en matière des spécifications et uniformisation des stratégies à cet égard ; 

- Suivi du processus d’élimination des barrières et difficultés qui entravent les opérations commerciales inter-maghrébines, renforcer la coopération monétaire et financière et veiller à coordonner les politiques monétaires et financières ;

- Accélérer les procédures finales d’institution de la Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, dont l’assemblée constitutive est prévue avant fin 2014, afin qu’elle participe au financement des projets d’intégration en matière de commerce, d’investissement, d’appui au développement, et de création d’emploi dans l’espace maghrébin ; 

- Assurer les services communs, améliorer les capacités de financement bancaire et assurer l’information et les mécanismes de transfert vers les pays de l’UMA;

- Veiller à prendre les mesures et dispositions relatives à l’intégration maghrébine en matière d’assurance et réassurance ;

- Actualiser la convention relative à la prévention de la double imposition et instaurer les bases de la coopération en matière d’impôts sur le revenu afin qu’elles soient en harmonie avec les conditions économiques actuelles ;

- Actualiser la convention de coopération administrative entre les pays en matière de prévention des contraventions douanières, leur détection, et leur répression ; 

- Prendre les mesures nécessaires pour faciliter l’échange des produits agricoles, agro-industriels et produits de la mer ;

- Accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine pour rationaliser l’utilisation de l’énergie et encourager le recours aux énergies renouvelables ;

- Créer un marché commun de l’énergie dans les pays maghrébins ;

- Recrutement réciproque des compétences maghrébines dans les pôles technologiques spécialisés dans les diverses branches de l’énergie, afin de réduire la dépendance énergétique ; 

- Mettre en œuvre des projets communs en matière d’énergies renouvelables et encourager la production maghrébine des équipements et matériels afférents ;

- Développer l’industrie maghrébine afin de créer l’emploi, stimuler la croissance et diffuser la culture de l’innovation, du développement technique et de la diversification de l’économie.

- Impliquer le secteur privé dans la définition des stratégies sectorielles communes ; 

 Le forum a également mis en exergue la nécessité de renforcer les dimensions juridiques et organisationnelles de l’UME de manière à être en cohérence avec les conclusions et recommandations de ce forum et l’étude réalisée, ainsi que le nouvel objectif stratégique actuel du secteur privé.

  L’étude, réalisée en coopération avec l’ensemble des membres de l’UME, comporte un plan d’action qui suggère, dans sa première partie, la nécessité de créer les conditions favorables à accélérer le rythme de l’intégration maghrébine, augmenter le niveau des investissements et échanges commerciaux inter- régionaux, ainsi que coordonner les politiques et procédures commerciales, douanières et bancaires afin de faciliter le climat des affaires et encourager les prestataires économiques.

 L’étude a par ailleurs invité à accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine commune, pour exploiter tout le potentiel et les opportunités offertes par la zone maghrébine, tout en facilitant et en intensifiant la liaison directe maritime, aérienne, terrestre et ferroviaire pour les prestataires maghrébins et assurer le droit de transit des biens et personnes.

 Afin de garantir une participation effective de l’UME, l’étude a insisté sur l’importance de son opérationnalisation et de sa restructuration pour être à même de créer les opportunités d’intensification des rencontres et événements entre les hommes d’affaires maghrébins et l’ensemble des pays de l’UMA.  

 A cet égard, les membres de l’UME ont convenu d’organiser la première réunion de la commission de restructuration de l’UME et de suivi de ses activités, le 20 mars 2014 à Casablanca (Maroc) ; cette commission a été formée lors de la dernière réunion du conseil d’administration de l’UME au siège de la CGEM fin janvier 2014 à Casablanca. Elle a pour mission d’examiner la méthode de mise en œuvre du plan d’action proposé dans ladite étude. 

 Dans le cadre du renforcement des partenariats, il a été convenu de tenir une réunion de l’UME avec la délégation européenne pour étudier les moyens de coopération, de partenariat et de support entre les deux institutions. En outre, l’UME s’engage à œuvrer au cours de cette année pour renforcer le partenariat avec d’autres communautés régionales.

  Il a été signé, à cet effet, entre l’Union des banques maghrébines et l’UME un mémorandum d’entente pour renforcer l’appui et consolider les relations de coopération entre les deux institutions. Les participants à ce forum ont affirmé la nécessité de renforcer la coopération, la coordination et la consultation avec le secrétariat général de l’UMA, et de veiller à impliquer l’UME dans les réunions des comités et conseils ministériels maghrébins.

Dicko Soudani

 

 

 

 

Plan Sénégal Émergent : les bailleurs de fonds s'engagent sur 3700 milliards de F CFA

Senegal Macky sall SambouAFP

Les partenaires techniques et financiers du Sénégal, réunis à Paris le lundi 24 février, ont annoncé des engagements de l'ordre de 3 700 milliards de F CFA (5,6 milliards d’euros) en appui au Plan Sénégal Émergent.

Moisson réussie pour Macky Sall. À l'issue d'une journée de travail organisée à Paris, dans le cadre de la septième réunion du Groupe consultatif du Sénégal, le président sénégalais a annoncé que "les partenaires techniques et financiers ont apporté leur soutien financier au Plan Sénégal Émergent (PSE) pour un montant total de 3729 milliards de F CFA (soit 5,6 milliards d’euros, soit 7,46 milliards US dollars)". Ces engagements représentent le double de l'objectif initial de 1853 milliards de F CFA que s'était fixé le pays.

Au cours de la conférence de presse organisée à l'issue de cette rencontre, le président sénégalais a indiqué que cet appui représentait une marque de confiance de la part des bailleurs internationaux. "Une confiance que le Sénégal n'a pas le droit de décevoir", a-t-il martelé. Sans dévoiler les parts respectives de chacun des bailleurs de fonds présents à cette réunion (parmi lesquels figurent la Banque islamique de développement, l'Agence française de développement, la Société financière Internationale - IFC - et la BAD), Macky Sall a toutefois révélé qu'environ 46% de ce financement était destiné aux projets d'infrastructures.

Volet chinois

Le président sénégalais a également profité de ces échanges avec la presse pour démentir les "rumeurs" concernant le "jackpot de 4,5 milliards de dollars" que la Chine aurait accordé au Sénégal, au cours du voyage qu'y a effectué Macky Sall du 19 au 22 février.

"La Chine ne gère pas sa coopération de cette façon, mais par projets", a-t-il remarqué, avant d'ironiser sur le fait qu'il ne rentrerait pas à Dakar avec "des valises de milliards". Il s'est en revanche félicité du "choix politique fait par la Chine d'inclure le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées aux ressortissants chinois" et de la volonté de Pékin "d'apporter sa contribution" au PSE.

Le "Forum des investisseurs privés pour le Sénégal", second volet de la réunion du groupe consultatif, s'est ouvert à Paris ce mardi 25 février. Le pays espère obtenir près de 1 100 milliards de F CFA d'engagements de la part des opérateurs privés.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Maroc Telecom présente des résultats 2013 en demi-teinte

Maroc telecom

Maroc Télécom a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 28,5 milliards de dirhams en 2013, en baisse de 4,3% par rapport à 2012. C'est le résultat d'une chute de ses résultats au Maroc (-8,1%) , compensée par une forte hausse en Afrique subsaharienne (+9,5%).

Le groupe Maroc Télécom a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 28,5 milliards de dirhams (environ 2,5 milliards d'euros) sur l'année, en baisse de 4,3% par rapport à l'année précédente. Une chute qui aurait pu être plus prononcée n'eut été l'excellente performance des filiales africaines du groupe. En Mauritanie, au Gabon, au Mali et au Burkina Faso, Maroc Telecom connaît une forte progression. Dans l'ensemble, ses filiales ont connu une croissance de 9,5% de leur chiffre d'affaires. Ce qui n'est pas le cas au Maroc où les revenus de l'opérateur télécoms ont chuté de 8,1%.

Abdeslam Ahizoune : "Si demain le Maroc ne représentait plus que 10% du chiffre d'affaires de Maroc Telecom, j'en serai très heureux."

Cela est dû à "la baisse continue des prix dans le mobile, en raison notamment du passage à la tarification à la seconde, et à l'intensification des offres promotionnelles", a expliqué Abdeslam Ahizoune, le PDG de Maroc Télécom, le jeudi 13 février, lors de la présentation des résultats du groupe.

Une croissance à deux vitesses qui ne semble guère l'inquiéter : "Si demain le Maroc ne représentait plus que 10% du chiffre d'affaires de Maroc Telecom, assure-t-il, j'en serai très heureux."

La main lourde du fisc

Du côté des bénéfices, les résultats du groupe au Maroc ont été plus fortement atteints. Le résultat net part du groupe a marqué un repli de 17,4% à 5,5 milliards de dirhams (483 millions d'euros). C'est la plus forte baisse enregistrée depuis l'entrée en Bourse de l'opérateur en 2004. La baisse du volume d'affaires et du résultat opérationnel y est pour beaucoup, mais pas seulement : Maroc Télécom a fait l'objet en 2013 d'un redressement fiscal pour le moins drastique, grevant le bénéfice net du groupe de 1 milliard de dirhams.

L'opérateur a décidé, malgré tout, de distribuer la totalité de ses bénéfices, offrant aux porteurs de ses titres un rendement par action de 6,1%, l'un des meilleurs rendements en dividendes des places casablancaises et parisiennes, où le groupe est coté.

En attendant Etisalat

En ce qui concerne le changement d'actionnaire majoritaire, en revanche, les choses piétinent. Vivendi devra encore patienter avant de se débrasser de son joyau marocain. L'actionnaire sortant de Maroc Télécom semble ne pas avoir (encore) finalisé l'accord définitif avec le seul candidat resté en lice pour le rachat de ses parts, l'Emirati Etisalat.

L'accord de cession à Etisalat des 53% du capital du groupe marocain détenus par Vivendi, pour 4,2 milliards d'euros, payés en numéraire a été annoncé en novembre 2013. Depuis, les négociations s'éternisent.

"Les choses sont un peu compliquées. Il ne s'agit pas d'un accord bilatéral entre Etisalat et Vivendi. L'État marocain est aussi concerné. Le contrôle de toutes les filiales doit également changer. Il y a donc des autorisations réglementaires à obtenir dans les autres pays. Ce qui prend beaucoup de temps", explique Abdeslam Ahizoune.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Afrique (Mali-Mauritanie-Niger) : mise en ligne d’un avion commun

Afrique (Mali-Mauritanie-Niger) : mise en ligne d’un avion commun : Malédiction de Air France – Vers la – ...

C’est la décision politique jugée très pertinente qui anime les salons feutrés. Certains pays africains ont manifesté leur inquiétude par rapport au sujet. Mais trois pays sont très avancés dans les réflexions pour concrétiser le projet. Il s’agit du Mali, de la Mauritanie et du Niger.

Le Président du Mali a profité de sa visite au président mauritanien pour rendre publique la nouvelle.

Au Mali, des responsables de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) craignent quant à la réussite du projet. Leur inquiétude s’inspire des conséquences politiques entre des leaders africains quant à la gestion de Air France. Cela avait endommagé les relations entre des pays dans le temps. Tout pays africain à qui revenait la gestion s’agrippait et ne voulait céder après la fin de son mandat.

Pour la cause, à titre illustratif, sont cités Felix Houphouët Bougni, dit le Vieux père de l’indépendance Ivoirienne ; Oumar Bongo du Gabon ; Senghor et Abdoulaye Wade du Sénégal etc.

Ils se sont déchirés entre eux et Air France a finalement perdu son titre de ‘’Roi-aérien’’ en Afrique. En plus de cela, l’entretien de l’appareil risquera d’être un problème, car demande un fonds colossal. Ont-ils les moyens (pays africains) ?

Dans les pays comme le Mali, la crise économique n’est plus à démontrer. D’énormes secteurs importants souffrent et il faut, en toute urgence, une aide financière. L’Education, la Santé, l’armée malienne etc. Malgré ces problèmes notoires, l’Etat malien est sur le point de s’aventurer dans d’autres dont la gestion dite commune (dans ce cas) mettra en mal le fonds du contribuable malien.

Pour le départ, trois pays sont avancés dans la concrétisation du projet. Il s’agit du Mali, de la Mauritanie et du Niger. Pour ceux qui sont réticents, pour le moment, la porte est toujours ouverte. Certains pays ne tarderont pas à rejoindre le trio. Nous a confié notre interlocuteur.

Une rencontre est même prévue en fin du mois en Mauritanie pour la cause. La délégation malienne qui sera composée par le ministre de l’Equipement et des Transports, Koumaré, et des experts de l’espace aérien (ANAC) etc. prendront part. Leur vol serait prévu pour le 25 janvier.


Source: Le Pays (Mali)

 

Un Mauritanien à la tête de la BAD à Dakar

Un Mauritanien à la tête de la BAD à Dakar

Notre compatriote, Mamadou Lamine Ndongo, a été nommé Représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Sénégal. Brillant ingénieur statisticien-économiste, avant de débarquer à la BAD, en 1991, il a occupé plusieurs hautes fonctions en Mauritanie. Il fut notamment Directeur du Plan au Ministère de l’Economie et des Finances.

A la BAD, également, il a conduit d’importantes missions, et représenté cette honorable institution dans plusieurs pays, particulièrement au Gabon, de 2002 à 2006, où il a laissé le souvenir d’un gestionnaire compétent et rigoureux.

Signalons qu’il a occupé le poste stratégique de Conseiller en Chef pour les résultats de la Coordination de la Communauté Africaine des Pratiques de la Gestion axée sur les Résultats de Développement (AFCOP).

L’AFCOP, qui compte plus de 1.000 membres dans une trentaine de pays africains, est une coopération de leaders en Afrique qui travaille pour l’obtention de la culture des résultats dans le continent africain. Le Bureau régional de la BAD, à Dakar, couvre, en dehors du Sénégal, le Cap vert, la Gambie et la Guinée Bissau.

Au moment où on parle des compétences à l’extérieur, la Mauritanie peut se réjouir de certains de ces cadres qui font non seulement la fierté du pays, mais de l’Afrique, grâce à leurs compétences et à leurs savoirs faire.

Source : L'Eveil Hebdo (Mauritanie)

 

Mauritanie/Mali/Niger : décision de création d’une compagnie aérienne communautaire

Mauritanie/Mali/Niger : décision de création d’une compagnie aérienne communautaire

Une compagnie aérienne communautaire sera bientôt créée entre la Mauritanie, le Mali et le Niger. Cette annonce contenue dans un communiqué conjoint, est l’un des résultats d’une visite d’Etat de 3 jours en Mauritanie, du président malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Dans cette perspective, un comité ad-hoc a été mis sur pied, et tiendra sa première réunion à Bamako les 17 et 18 janvier prochain, pour « dresser un chronogramme de la mise sur pied de la dite compagnie ».

La Mauritanie dispose actuellement d’une compagnie aérienne nationale, Mauritania Airlines Internationale (MAI) à capitaux majoritairement publics, qui a lancé ses activités le 28 avril 2011.

Ce qui pose la question de l’avenir des compagnies nationales actuellement en activités dans les différents pays impliqués par le nouvel accord

Source : Financial Afrik

 

OMVS : Plus de 200 milliards pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal

Plus de 200 milliards pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal

L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a besoin d’un financement de plus de 200 milliards de francs CFA pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal qui va donner à la structure une nouvelle dimension d’intégration, a indiqué lundi à Dakar son haut commissaire.

Pour la réalisation de cet ambitieux projet de navigation, ‘’nous tablons sur 450 millions de dollars soit plus de 200 milliards de francs CFA dont 250 (plus de 100 milliards) pour la partie portuaire et le reste pour l’aménagement du fleuve et les différentes études de sécurité’’, a dit Kabiné Koroma.

M. Komara s’exprimait au cours d’un atelier régional pour la communication sur ''le Système intégré de transport multimodal (SITRAM) et les règlements d’application du code international de la navigation et des transports sur le fleuve Sénégal’’.

La rencontre est organisée en partenariat avec la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV).

''Toutes les études sont terminées. Nous avons l’accord des bailleurs de fonds pour la partie navigation pour ce qui concerne le fleuve (le port minéralier), nous avons des investisseurs privés qui sont prêts à y participer même à le boucler à 100% dès que la navigation sera lancée et que les miniers eux-mêmes se seront engagés’’, a dit M. Komara.

‘’Nous avons un fort intérêt à ce que cette navigation soit lancée parce que ça permet d’évacuer à partir du fleuve des produits à moindre coût. Le Mali aussi à un intérêt particulier parce que de nouvelles voies d’accès sur la mer (lui permettront) de faire remonter du carburant et plein d’autres choses à des prix beaucoup compétitifs’’, a expliqué le haut commissaire de l’OMVS.

'’Il y aura, a-t-il poursuivi, une partie du financement qui sera publique, donc un prêt à l’OMVS à travers la SOGENAV, et une partie qui sera privée et qui concerne en particulier la construction du port et l’exploitation des différents quais’’.

''La relance de la navigation sur le fleuve Sénégal est un de nos objectifs prioritaires et nous avons déjà commencé au début de l’année à lui donner une nouvelle accélération qui consiste à draguer le fleuve à près de 800 km, à aménager les quais (...)’’, a dit Kabiné Koroma, ancien Premier ministre de la Guinée.

Il s’agira également de ‘’construire un pont fluvio-maritime et trouver des sociétés qui peuvent exploiter le fleuve et en amont nous aurons tout un ensemble d’opérateurs économiques que constituent les miniers, les agriculteurs, les pêcheurs, qui ont des besoins de transports et de mouvements de leurs marchandises’’, a t-il expliqué.

‘’Il y a les populations des deux rives du fleuve Sénégal. Ce volet navigation est couplé à un volet routier c’est pour cela qu’on l’appelle le système intégré de transport multimodal (SITRAM) dans lequel il y a la mer, le fleuve, les routes'', a t-il ajouté. L'OMVS est une institution commune aux quatre pays membres que sont la Guinée, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal.

Source : Rewmi (Sénégal)

 

 

Algérie : Un ministre dénonce le trafic de carburant avec les voisins

Le ministre algérien de l'Intérieur, Daho Ould Kablia.Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, a dénoncé, dimanche 14 juillet, le trafic de carburant avec les pays voisins où l'or noir coûte plus cher, affirmant que 25% de la production nationale était gaspillée et exportée illégalement à l'étranger.

Le ministre algérien de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, a dénoncé dimanche le trafic de carburant avec les pays voisins où l'or noir coûte plus cher, affirmant que 25% de la production nationale était gaspillée et exportée illégalement à l'étranger.

"Ce phénomène est désormais un problème tant sécuritaire qu'économique", a souligné le ministre qui s'exprimait dans la ville de Aïn Defla (nord-ouest) aux côtés de son collègue du Commerce, Mustapha Benbada.

"Le gouvernement a tenu récemment une réunion pour examiner cette situation dans les wilayas frontalières où les locaux sont privés de carburant récupéré par les contrebandiers", a précisé M. Ould Kablia, cité par l'agence nationale APS.

"Le département de Tlemcen (environ un million d'habitants en 2008), frontalier du Maroc, consomme davantage d'essence qu'Alger, forte officiellement de plus de trois millions d'habitants", a-t-il indiqué à titre d'exemple.

Le mois dernier, les autorités algériennes avaient commencé à rationner l'essence dans la région de Tlemcen en ordonnant aux stations de carburant d'en limiter la vente à 33 litres par véhicule de tourisme et 2.000 dinars (environ 20 euros) par véhicule lourd.

Mais ces mesures ne semblent pas avoir découragé les trafiquants qui achètent tout ce qu'ils peuvent comme carburant. Il est entreposé dans des hangars avant d'être exporté en grosse quantité.

En Algérie, un litre d'essence vaut 23 DA (0,23 euro) et un litre de gazole 13,40 dinars (0,13 euro). Au Maroc, il coûte 1,1 euro.

La situation est identique à la frontière tunisienne ainsi qu'aux frontières du sud algérien avec la Mauritanie, le Mali et le Niger, non producteurs de pétrole.

Source : Jeune Afrique



 

Retour de la BAD à Abidjan, le conseil des gouverneurs donne son feu vert

Le siège de la BAD, à Abidjan, avant les travaux faits en ce moment. © AFP

Réuni le 30 mai à Marrakech, le Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, par consensus, au retour de l'institution à Abidjan. 1800 employés seront revenus dans la capitale économique ivorienne avant novembre 2014.

La Banque africaine de développement (BAD) revient à Abidjan. Albert Toikeusse Mabri, gouverneur de la BAD pour la Côte d'Ivoire, en a fait l'annonce le 30 mai au cours des Assemblées annuelles de l'institution panafricaine, qui se tiennent à Marrakech jusqu'au 31 mai. La décision a été prise le matin même par le Conseil des gouverneurs de la BAD, par consensus. "L'intégralité des équipes seront revenues avant novembre 2014, date de célébration du cinquantenaire de la BAD", a souligné celui qui est également ministre du Plan et du Développement. "Nous pourrons accueillir 1000 personnes d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Cinquantenaire

L'intégralité des 1800 employés, installés depuis une décennie au siège temporaire de l'institution, à Tunis, seront de retour pour le cinquantenaire. "Une première mission partira en septembre", a précisé le gouverneur qui a ajouté que la Côte d'Ivoire investit 100 millions de dollars pour ce retour. Des logements sont en construction. Le siège historique est en travaux tandis qu'un immeuble de 26 étages sera prêt en octobre 2013, selon Albert Toikeusse Mabri.

Source : Jeune Afrique

Rapport : jusqu'à 1400 milliards de dollars sortis d'Afrique en trente ans

Le siège temporaire de la Banque africaine de développement, à Tunis. ©  DR

Selon un rapport publié conjointement par la Banque africaine de développement et le l'ONG Global Financial Integrity, le déficit net de ressources et les fuites illégales de capitaux depuis trente ans compromettent le développement du continent.

Entre 1980 et 2009, les sorties nettes de capitaux du continent africain ont atteint entre 597 et 1 400 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros), estime un rapport conjoint de la Banque africaine de developpement (BAD ) et  l’ONG américaine Global Financial Integrity (GFI). Rendu public le 29 mai lors des Assemblées annuelles de la BAD, qui se déroulent jusqu'au 31 mai à Marrakech, ce document, baptisé "Les flux financiers illicites et le problème des transferts nets de ressources en provenance d'Afrique : 1980-2009", vient contredire l'idée généralement reçue selon laquelle le continent profiterait de la générosité occidentale... « L’idée reçue a toujours été que l'Occident injecte de l'argent en Afrique, grâce à l'aide étrangère et aux autres flux de capitaux du secteur privé, sans recevoir grand-chose en retour. Notre rapport inverse le raisonnement : l'Afrique est en situation de créancier net par rapport au reste du monde depuis des décennies », a déclaré Raymond Baker, directeur du centre de recherche et de défense GFI, basé à Washington. « La fuite des ressources hors de l’Afrique au cours des trente dernières années – quasi l’équivalent du PIB actuel de l’Afrique – freine le décollage du continent », a déclaré Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la BAD.

Selon le rapport, les flux financiers illicites représenteraient l'essentiel de ses montants, sans doute au-delà des 1000 milliards de dollars entre 1980 et 2009. Mais l'evaluation reste complexe. « Nous avons utilisé quatre méthodologies différentes pour mesurer ces flux illicites, ce qui explique la différence importante entre le niveau bas et le niveau le plus haut de notre estimation », souligne Raymond Baker, interrogé par Jeune Afrique en marge des Assemblees annuelles. GFI et la BAD ont ainsi utilisé les desequilibres dans les balances de paiement mais aussi les différences dans les statistiques commerciales entre les pays, mesurées par le FMI. « Lorsqu'un pays fait état de 100 milliards de dollars d'exportations vers un autre pays, tandis que ce dernier enregistre 200 milliards d'importations venant de son partenaire, il y a une différence de 100 milliards qui ont disparu », illustre Raymond Baker.

Transparence

Pour lutter contre ce phénomène de sorties illicites, plusieurs pistes sont envisagées. En plus de veiller à l’application stricte des réglementations anti-blanchiment déjà en vigueur, le rapport préconise de demander aux banques et aux paradis fiscaux de fournir régulièrement à la Banque des règlements internationaux (BRI) des informations détaillées sur les dépôts, qui précisent le secteur, l’échéance et le pays de résidence des détenteurs de comptes de dépôt. La BRI pourrait ensuite être autorisée à diffuser largement ces informations bancaires auprès des pays d’origine et de destination concernés.

Enfin, s’attaquer au problème posé par les sociétés écrans ainsi que les fondations et sociétés d’investissement est essentiel. La BAD et le GFI suggèrent de demander confirmation quant à la propriété effective de tous les comptes bancaires et valeurs mobilières, et exiger que les informations sur les vrais propriétaires physiques de toutes les sociétés soient divulguées au moment de leur constitution et disponibles dans des registres publics. « Ce qu'il faut, c'est la transparence », insiste Raymond Baker.

Source: Jeune Afrique

La Bad à Abidjan : Les enjeux d’un retour imminent

Bad va revenir à Abidjan. Cette information ne souffre d’aucun doute. Hier, en marge des assemblées annuelles de cette organisation, Daniel Kablan Duncan, Premier ministre ivoirien, l’a évoqué. Le retour de la Bad signifie aujourd’hui que la Côte d’Ivoire est devenue un pays fréquentable. Surtout qu’il était inadmissible d’enregistrer la présence de la Banque mondiale, du Fmi, de l’Union européenne et autres alors que cette institution financière n’est pas sur le sol ivoirien. Un camouflet pour le régime Ouattara qu’il fallait réparer, un tort rapidement à redresser, avec un indice de sécurité qui incite à se retrouver sur les bords de la lagune Ebrié.

En quittant Tunis pour son siège statutaire, Abidjan, c’est la Côte d’Ivoire qui gagne sur le terrain politique et même sécuritaire et qui confortera le président Alassane Ouattara dans ses grands chantiers. La Bad qui a délocalisé en Tunisie depuis 2003, soit une décennie, est sur le point de revenir. « Il y a à peu près 500 personnes qui vont revenir d’ici décembre et le reste en 2014", a fait savoir Duncan. Les autorités ivoiriennes sont conscientes qu’avec ce retour de la Bad à Abidjan, il y aura une accélération des financements de grands projets. En prime, 2.000 à 2.500 fonctionnaires qui participeront désormais à la vie de la Côte d’Ivoire. Mieux, de nouvelles écoles vont ouvrir pour La l’occasion à la rentrée prochaine afin de permettre aux fonctionnaires de scolariser leurs enfants. A cela, il faudrait ajouter la construction de 1.700 logements dont 500 vont être prêts pour la fin de l’année. Il est vrai que le siège de la Bad, situé au coeur du Plateau, centre des affaires est en réfection et est en train de faire l’objet d’un désamiantage, donc pas disponible avant l’année prochaine, mais un palliatif a été trouvé. La Côte d’Ivoire va mettre à disposition de l’institution, le CCIA, un immeuble de 24 étages, en pleine rénovation, pour un coût total de 27 milliards de Fcfa. Selon certaines sources, l’on assistera à un retour échelonné des fonctionnaires de la Bad. En tout cas, les Assemblées annuelles seront l’occasion d’entériner les modalités du retour de son siège à Abidjan, précisément la feuille de route, 10 ans après une délocalisation provisoire à Tunis en raison de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire.

abidjan.net

MACROECONOMIE: Pour le FMI, l'Afrique sera l'une des régions les plus dynamiques du monde

La croissance du PIB en Afrique subsaharienne doit passer de 5,4% cette année à 5,7% en 2014. © Molly Riley/AP/SIPA

L'Afrique subsaharienne "devrait devenir une des régions les plus dynamiques du monde, immédiatement après les pays en développement d'Asie", a estimé samedi à Yaoundé une responsable du Fonds monétaire internationale (FMI).

« Nous prévoyons que la croissance du PIB (produit intérieur brut) en Afrique subsaharienne passera de 5,1 % en 2012 à 5,4% cette année et à 5,7% en 2014 », a affirmé Antoinette Sayeh, directrice du département Afrique du FMI, lors d'un point presse à propos du dernier rapport du FMI, publié vendredi, sur les perspectives économiques régionales.

« La forte croissance que continue d'enregistrer la Chine a été un atout de résilience pour les pays africains.La Chine dévient un important partenaire de l'Afrique Subsaharienne », a commenté Antoinette Sayeh dans une interview transmise à la presse par ses services. Selon le FMI, le commerce bilatéral de biens entre les deux parties est passé de 30 milliards de dollars en 2005 à 200 milliards en 2012.

Investissement et exportations

« Du côté des dépenses, ce sont essentiellement l'investissement et les exportations qui ont alimenté la croissance (en Afrique subsaharienne en 2012), tandis que, du côté de la production, les principaux moteurs ont été le bâtiment, l'agriculture et les exploitations minières nouvellement entrées en activité », souligne le rapport.

Le document cite des pays comme le Niger ou la Sierra Léone où « la croissance s'est fortement accélérée » grâce aux ressources minières, ou encore l'Angola avec le pétrole.

Côte d’Ivoire

« Parmi les États fragiles, l'événement le plus marquant a été le rebond de la Côte d'Ivoire, où, d'après les estimations, la croissance de la production se serait établie à près de 10% en 2012 » alors que « les États touchés par les conflits ont subi un net repli de l'activité économique en 2012 », indique encore le rapport.

Antoinette Sayeh a également relevé plusieurs facteurs de risques susceptibles d'influencer négativement la croissance en Afrique subsaharienne: la persistance de la crise dans la zone euro - l'Europe restant un des principaux partenaires commerciaux sur le continent -, les conflits en Centrafrique, dans l'Est de la RD Congo et au Mali, ainsi que d'éventuels chocs pétroliers.

JA avec AFP