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Maroc et Nigeria étudient la faisabilité d'un "gazoduc atlantique"

Maroc et Nigeria étudient la faisabilité d'un Le Maroc et le Nigeria ont officiellement lancé lundi à Rabat l'étude de faisabilité d'un projet de gazoduc reliant les deux pays par la façade atlantique de l'Afrique de l'ouest, a constaté l'AFP.

Des responsables des deux pays ont signé un protocole d'accord au cours d'une cérémonie au palais royal de Rabat, en présence du roi Mohammed VI et du ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama.

Selon cet accord entre la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) marocain, l'étude de faisabilité du projet prendra un an, sous la supervision d'un "comité de pilotage" géré par les entreprises publiques.

Neuf mois supplémentaires seront nécessaires pour l'ingénierie et la conception, à l'issue desquels une "décision finale sera annoncée" et le projet pourra débuter, selon Farouk Saïd Garba, un dirigeant de la NNPC.

L'annonce de ce méga projet avait été faite début décembre, à l'occasion d'une visite de Mohammed VI à Abuja, où il avait rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, marquant ainsi un net réchauffement des relations entre les deux pays.

Ce gazoduc doit parcourir près de 4.000 kilomètres et traverser une dizaine de pays pour à terme être connecté au marché européen, selon ses promoteurs, qui y voient un modèle de "coopération sud-sud".
Il pourrait bénéficier à 300 millions d'habitants et "changer le visage de cette partie du continent", selon eux.

"Il y a moins de six mois, c'était une annonce. Aujourd'hui on lance les travaux de faisabilité avec un échéancier bien clair", a commenté le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, se félicitant de la "crédibilité" du projet.

"On est à moins de deux ans pour que tous les éléments du projet soient disponibles. Parallèlement, des bailleurs de fonds et investisseurs seront impliqués" dans le processus, a-t-il ajouté sans les nommer.

Un autre accord a également été signé lundi entre l'Office chérifien des phosphates (OCP) et l'Association nigériane des producteurs et fournisseurs d'engrais (FEPSAN) pour un "renforcement des capacités de production et de distribution d'engrais au Nigeria".

Il marque la seconde phase d'un partenariat lancé en décembre entre Rabat et Abuja dans le domaine agricole. Il prévoit entre autres des transferts de savoir-faire et la prospection de réserves de phosphates dans le nord-ouest et le sud-ouest du Nigeria.

Les accords signés lundi devant le gouvernement marocain au complet et l'ensemble du corps diplomatique marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre le Maroc et le Nigeria, entamé fin 2016, un mois avant le retour réussi du royaume au sein de l'Union africaine (UA).

Les relations entre Rabat et Abuja ont longtemps été distantes en raison du soutien du Nigeria au Front Polisario, qui revendique l'indépendance du Sahara occidental, territoire contrôlé et considéré comme sien par le Maroc.

Ces annonces interviennent alors que le Maroc veut intégrer la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont le Nigeria est un pilier et dont le prochain sommet doit avoir lieu en juin au Liberia.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Mauritanie : Libre circulation pour les pays membres de la Cédéao

Mauritanie : Libre circulation pour les pays membres de la CédéaoActualité Mauritanie – vendredi 5 mai 2017, un accord de libre circulation des biens et des personnes a été signé entre les autorités mauritaniennes et le président de la commission de la cédéao. Une mesure qui vise également les questions sécuritaires et la lutte antiterroriste.

Vendredi 5 mai dernier, à Nouakchott , le président de la commission de la Cédéao Marcel Alain de Souza et la ministre mauritanienne du Commerce, Naha Mint Mouknass ont entériné un accord entre le pays et l’institution ouest-africaine.

Ce dernier prévoit, entre autre, la libre circulation des biens et des personnes entre les états membres de la Cédéao et la Mauritanie. Il s’agit également de renforcer la coopération dans la lutte antiterrorisme. Les deux partis visent l’institution du libre-échange, l’application du tarif extérieur commun, la promotion de la libre circulation des personnes, le développement d’une politique commerciale commune.

Bien que l’accord ne saurait être effectif dans l’immédiat, les deux représentants des deux camps ont affirmé de tout mettre en œuvre pour les travaux en vue de la convergence de leurs différents tarifs douaniers. La ministre mauritanienne et l’homme politique béninois , se sont dits satisfaits du travail déjà effectué. Cet accord Mauritanie-cédéao est la conclusion de négociation engagées à l’issue d’une conférence des chefs d’État et de gouvernements de la Cédéao en mars 2014.

L’Afrique de l’Ouest, modèle d’intégration sous régional

Avec ce nouvel accord, la cédéao renforce son influence en Afrique et son engagement à faire de l’Afrique de l’Ouest un carrefour économique interrégionale. Les états membres de cette communauté tendent désormais progressivement tous vers la libre circulation des personnes et des biens. Le Bénin était allé plus loin en annonçant l’ouverture de ses frontières pour tous les Africains. Ces nombreuses mesures attirent de plus en plus d’investisseurs internationaux, qui voient désormais en l’Afrique de l’Ouest un boulevard rempli d’opportunités.

De son côté, l’Afrique centrale reste encore à la traine devant sa consœur. la libre circulation qui devient progressivement une réalité en Afrique de l’Ouest n’est encore qu’un souhait chez sa voisine. Même constat pour les pays du Maghreb. Si individuellement ces derniers ont des économies assez solides, au niveau de la coopération sous régionale des efforts colossaux sont à fournir.

D’ailleurs, la demande du Maroc d’intégrer la Cédéao, et cet accord économique de la Mauritanie, tous les deux pays membres du l’Union du Maghreb arabe (UMA), montrent l’influence croissante de l’Afrique de l’Ouest en Afrique.

Source : Africapostnews

 

Mauritanie-Sénégal: le financement de la BAD acquis pour le pont de Rosso

Mauritanie-Sénégal: le financement de la BAD acquis pour le pont de RossoEn exhumant subitement le projet de réalisation d’un pont sur le fleuve Sénégal au point frontalier des 2 Rosso (Rosso Sénégal et Rosso Mauritanie) fin 2016, les gouvernements de Mauritanie et du Sénégal avancent vers l’accomplissement des rêves des populations transfrontalières et de tous les partisans de l’intégration économique en Afrique de l'Ouest.

Il faut dire que les deux Etats n'avaient pas le choix. Il devaient se conformer à une exigence des bailleurs de fonds relative à un accord préalable avant la fin 2016, pour la construction de l’ouvrage. Au-delà de ce délai, ils risquaient de perdre les financements des bailleurs de fonds.

Ces deux villes frontalières se trouvent à respectivement 200 kilomètres au sud de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, et à 350 kilomètres au nord-est de Dakar, capitale du Sénégal.

Après plusieurs années de blocage, Nouakchott et Dakar ont franchi des pas décisifs au cours des dernières 48 heures, grâce à la signature de deux conventions de financement avec la Banque africaine de développement (BAD).

Ainsi, le ministre mauritanien de l’Economie et des finances, Moctar Ould Diaye, et le directeur du bureau régional de développement et des prestations de services pour l’Afrique du Nord de la BAD, ont signé un accord de prêt de 12 milliards d’ouguiyas destinés au projet, mardi dernier.

Mercredi, ce fut au tour du ministre sénégalais de l’Economie et des finances et du plan, Amadou Bâ, de signer un autre accord de prêt de 6,285 milliards de francs CFA avec la BAD, dans la même perspective.

Le financement global de ce projet est estimé à 87 millions d’euros. La mobilisation de cette enveloppe sera assurée grâce au concours de la BAD, la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne (UE) et les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie.

Il s'agit d'un ouvrage de deux fois une voie et d'une largeur de 800 mètres. Il va permettre de relier les 1.461 mètres qui séparent les deux rives du fleuve Sénégal.

La réalisation du pont «va stimuler les échanges entre la Mauritanie et le Sénégal, et même les échanges au niveau régional, en réduisant considérablement le temps de franchissement du fleuve.

Cette opération est assurée actuellement par un bac qui ne fonctionne qu’à certaines heures pendant la journée.

L’étude de faisabilité de la BAD insiste également sur la nécessité de faire accompagner la réalisation du pont «par des mesures de facilitation du transport et du commerce, pour permettre une augmentation sensible du trafic des voyageurs et des marchandises».

Le temps d’attente à la frontière de Rosso, véritable calvaire des voyageurs, est actuellement de deux heures au minimum. Avec la réalisation du pont il serait réduit à une trentaine de minutes, formalités comprises.

Au-delà de l’intégration entre la Mauritanie et le Sénégal, le pont de Rosso va également établir la jonction entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Ce pont permettra également de combler l’un des chaînons manquants du Corridor transafricain n°1 devant relier Le Caire à Dakar et permettre un développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, estime la même étude.

Autant de facteurs qui devraient stimuler la croissance des deux Etats et contribuer à la réduction de la pauvreté.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

Sénégal: le gouvernement appelle les pêcheurs à éviter les eaux mauritaniennes

Sénégal: le gouvernement appelle les pêcheurs à éviter les eaux mauritaniennesLe Sénégal demande à ses pêcheurs de ne pas se rendre dans les eaux de la Mauritanie s'ils ne sont pas en règle, afin de respecter la nouvelle législation mauritanienne, en attendant la signature d'un protocole entre les deux pays.

De nouveaux textes sur la pêche sont entrés en vigueur en Mauritanie début février. La récurrence des conflits entre garde-côtes mauritaniens et pêcheurs sénégalais est source de tension entre les deux pays.

Depuis début février, la nouvelle réglementation mauritanienne oblige les armateurs étrangers à débarquer leurs prises sur le territoire mauritanien. Une règle qui déplait aux pécheurs sénégalais. De nombreuses pirogues ont donc été immobilisées ou ne sortent plus en mer.

A cela s'ajoutent les incidents fréquents depuis plusieurs années. Dernièrement, des garde-côtes mauritaniens ont ainsi ouvert le feu sur des pêcheurs sénégalais. Le ministre sénégalais de la Pêche et de l'Economie maritime, Oumar Guèye, a donc appelé ses compatriotes vendredi à ne plus pêcher en Mauritanie sans autorisation.

Samba Gueye, président de l'interprofession de la pêche artisanale au Sénégal, souhaiterait que les deux parties trouvent un accord pour que les pêcheurs sénégalais puissent continuer de se rendre en Mauritanie. « Vous voyez que c'est la même population, donc on est habitués à travailler ensemble et à cultiver la paix, la solidarité et l'entraide au niveau de nos pays. Des fois il se peut qu'il y ait des difficultés, alors quand il y a des difficultés quelque part, on cherche à apaiser cette situation », explique-t-il.

Selon les pêcheurs du Sénégal, c'est la diminution des ressources halieutiques qui les pousse à se rendre dans les eaux mauritaniennes. Le protocole d'accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie n'a pas été renouvelé il y a un plus d'un an. Des discussions sont en cours, mais pour le moment, les deux parties ne sont pas parvenues à un consensus.

Source : RFI

 

 

Licence de pêche : les autorités mauritaniennes vont ouvrir leurs eaux aux Sénégalais

Licence de pêche : les autorités mauritaniennes vont ouvir leurs eaux aux Sénégalais La galère des piroguiers sénégalais vient de prendre fin. La Mauritanie a décidé de leur octroyer des laissez- passer afin qu’ils puissent reprendre la mer. L’information a été confirmée par le président de l’association « Quai de pêche », Mouhamadou Makhtar Sarr. «Le recensement des pirogues concernés a débuté», a-t-il déclaré.

Les autorités mauritaniennes ont lâché du lest. Les pirogues sénégalaises immobilisées depuis quelques jours peuvent désormais reprendre la mer. Sur ce, des laissez-passer seront délivrées aux propriétaires.

Pour rappel depuis plus d’une semaine, des piroguiers sénégalais sont bloqués en Mauritanie, interdits d’aller à la pêche et empêchés de retourner au Sénégal. La Mauritanie avait réactivé une loi datant de 2012 qui interdit la pêche artisanale aux étrangers.

L’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott, Mamadou Tall, avait annoncé une solution au problème. Au moins 184 pêcheurs sénégalais ont été arrêtés pour pratique de pêche illicite ces dix (10) derniers jours, une quarantaine a été reconduite à la frontière.

Source : Pressafrik

 

Fitch abaisse la note de la Tunisie, citant le recul du tourisme

L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi d'un cran la note de la dette de la Tunisie citant la chute du tourisme et le ralentissement des investissements.

Fitch a dégradé de « BB- » à « B+ » la note tunisienne dont la perspective reste stable.

L’agence affirme que « la chute du tourisme dans un contexte de risques élevés pour la sécurité, un ralentissement des investissements alors qu’il y a de fréquents changements de gouvernement et des épisodes de grèves ont affaibli la croissance et les perspectives économiques ».

Fitch estime que l’expansion de l’économie tunisienne n’a été que de 1,2% en 2016 contre 4,5% en moyenne avant la révolution tunisienne de 2011 et autour de 4% en moyenne pour les pays notés pareillement.

Les entrées de touristes ont continué de ralentir mais à un rythme plus faible, reculant de 8% en septembre sur douze mois après avoir connu une chute de 38% au 1er trimestre 2016.

Fitch projette que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) tunisien atteindra 2,3% en 2017 et 2,5% en 2018. Le déficit public aura représenté 6,4% du PIB l’année dernière et en 2017, la Tunisie aura besoin d’emprunter sur les marchés étrangers l’équivalent de 7% de son PIB pour faire face à ses échéances et aux besoins de son budget, assure l’agence.

La perspective stable de la note s’appuie néanmoins des éléments positifs comme les progrès des réformes, notamment bancaire, et sur l’engagement d’un programme de soutien sur quatre ans souscrit par le FMI.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Côte d’Ivoire : le fonds d’appui aux femmes lancé par Dominique Ouattara fait des émules

Le Tchad, le Niger et le Congo s'intéressent à l'initiative lancée par l'épouse du président Ivoirien, Dominique Ouattara, qui facilite l'accès aux prêts financiers pour les femmes.

Le succès du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci) – une initiative de Dominique Ouattara –, qui octroie des prêts à des femmes vulnérables, en milieu rural comme en milieu urbain, suscite l’intérêt d’autres premières dames africaines : Hinda Déby Itno, Lalla Malika Issoufou et Antoinette Sassou Nguesso souhaiteraient s’en inspirer pour leur pays.

Des délégations tchadienne, nigérienne et congolaise devraient bientôt se rendre en Côte d’Ivoire pour étudier de plus près son fonctionnement.

Le Fafci a permis d’accorder à quelque 110 000 Ivoiriennes plus de 10 milliards de F CFA (plus de 15 200 euros) de petits prêts (compris entre 100 000 et 300 000 F CFA), qui financent une activité génératrice de revenus. Les bons résultats de ce fonds conduiront le président, Alassane Ouattara, à augmenter dès cette année sa dotation.

Source : Jeuneafrique.com

 

DRISS DÉBY : "LE MOMENT EST VENU DE REVOIR EN PROFONDEUR LES ACCORDS MONÉTAIRES" AVEC PARIS

IDRISS DÉBY : "LE MOMENT EST VENU DE REVOIR EN PROFONDEUR LES ACCORDS MONÉTAIRES" AVEC PARISLe moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires entre la France et les pays de la zone CFA, soutient le président tchadien Idriss Déby Itno, qui ajoute sa voix à un débat nourri depuis quelques temps par des économistes et au sein des milieux intellectuels africains.

"Voici ma position : le moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires qui nous lient avec la France’’, a-t-il dit en réponse à la question "Un débat traverse en ce moment les élites africaines à propos du franc CFA : Quelle est votre position ?".

"Là-dessus, je suis formel. Je ne renie pas le franc CFA, mais il doit devenir la vraie monnaie souveraine des Etats qui l’utilisent", affirme le président Déby dans des propos rapportés par le dernier numéro du magazine Jeune Afrique.

Considérée par ses détracteurs comme la dernière monnaie coloniale en cours, le francs CFA, créé en 1945, est la devise partagée par 14 pays d’Afrique subsaharienne plus les Comores.

Le franc CFA est lié à l’euro par un système de parité fixe en contrepartie de laquelle, les Etats versent 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.

De nombreuses voix s’élèvent de plus en plus, dans les milieux intellectuels et au sein de la société civile, pour critiquer un système considéré comme de "servitude monétaire".

"C’est un très bon débat. J’ai dit il y a six ou sept ans que ce ne devait pas être un sujet tabou. Les uns déplorent le fait que nous, Africains, ne jouissons pas de notre souveraineté monétaire, d’autres répondent que rien ne saurait remplacer le franc CFA", résume le président tchadien.

Selon Idriss Déby Itno, "la situation actuelle où le compte d’opérations des exportations de 14 pays africains est géré par le Trésor d’un pays européen, fut-il, l’ancienne puissance coloniale, ne peut pas perdurer éternellement".

"Cette période qui dure depuis 70 ans est dépassée. Il faut que les autorités françaises acceptent d’examiner avec nous ce qui, dans nos accords, marche ou ne marche pas", a-t-il ajouté.

"Le franc CFA est certes un facteur d’intégration très important, mais là où le bât blesse, c’est que nous n’avons pas la possibilité de placer, ne serait-ce qu’une partie de nos ressources dans le circuit bancaire pour qu’elles génèrent des intérêts", a-t-il poursuivi.

"Les sommes en jeu se chiffrent en dizaine de milliards. Soyons lucides : la façon actuelle dont est géré le franc CFA est un frein au développement de nos pays. Réviser nos accords avec la France est absolument nécessaire et incontournable", soutient le président Déby.

Source : APS (Sénégal)

 

 

Sur un potentiel tracé du gazoduc Maroc-Nigéria, le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz dès 2021

Sur un potentiel tracé du gazoduc Maroc-Nigéria, le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz dès 2021Le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz en 2021 à partir d’un gisement qui se situe à cheval sur leur frontière maritime, et sur le tracé possible du projet de gazoduc Nigéria-Maroc.

C’est une nouvelle qui pourrait peser en faveur du projet de gazoduc entre le Nigéria et le Maroc. Le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz dès 2021. C’est ce qu’a annoncé le 11 janvier le président Macky Sall dans un communiqué, après un entretien avec Andy Inglis, PDG de la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy, et Bernard Looney, PDG de British Petroleum (BP).

Kosmos et BP ont signé le 19 décembre 2016 un partenariat pour l’exploitation de très importantes réserves de gaz découvertes au large du Sénégal et de la Mauritanie. La capacité de ces gisements est estimée à 450 milliards de mètres cubes, soit l’une des plus larges d’Afrique. Un volume qui permettrait d’exporter du gaz naturel liquéfié (GNL), et ce dès le début de la production, selon Kosmos.

Le Sénégal et la Mauritanie vont devoir collaborer pour la mise en place d’une plateforme commune installée sur leur frontière maritime, à 8 kilomètres de leurs côtes. À terme, les deux pays pourraient avoir intérêt à faire passer un gazoduc à cet endroit, afin d'exporter leur gaz vers l’Europe, via le Maroc.

Source : Telquel (Maroc)

 

Exclusif : la famille Mimran va céder la Compagnie sucrière sénégalaise, les Grands Moulins de Dakar et d’Abidjan

L’information a été révélée par Jeune Afrique Business +, nouvelle plateforme d’informations professionnelles à destination des décideurs et investisseurs en Afrique.

Selon Jeune Afrique Business +, les futurs repreneurs sont la société marocaine Forafric, connu pour ses marques de farine et de semoule MayMouna et Ambre et qui a acquis début 2016 son concurrent local Tria. Soutenu par son actionnaire financier, Ycap, Forafric ne cachait pas ces derniers mois son ambition de se développer rapidement au sud du Sahara.

L’opération (dont le montant frôlerait le milliard d’euros), une fois finalisée, permettra à Forafric de mettre la main sur trois joyaux de l’agroalimentaire en Afrique francophone : la Compagnie sucrière sénégalaise, numéro un du sucre au Sénégal, les Grands Moulins de Dakar et les Grands Moulins d’Abidjan, leaders de la farine au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Fondées par Jacques Mimran entre les années 1950 et les années 1970, et détenues aujourd’hui par Jean-Claude Mimran, ces trois entreprises réalisent entre 300 et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Source : Jeuneafrique.com

 

Mauritanie-Sénégal: la production commune de gaz démarre en 2021

Mauritanie-Sénégal: la production commune de gaz démarre en 2021L’accord signé en décembre dernier entre Kosmos Energy et British Petroleum, élargissant le capital de la société exploitant le gaz découvert à la frontière maritime mauritano-sénégalaise, devrait accélérer les investissements nécessaires pour démarrer l'extraction de cette manne énergétique.

Alors qu’on parlait il y a quelques mois d’un retard au niveau des investissements qui étaient annoncés en 2017, du fait de la lourdeur des montants à engager pour l’exploitation de ce gaz offshore, à la frontière des deux pays, le processus semble s’accélérer avec l’arrivée de British Petroleum.

Ainsi, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production de gaz devrait démarrer à partir de 2021, si l’on en croit les responsables des compagnies pétrolières Kosmos Energy, à l’origine de la découverte, et BP.

L’annonce a été faite par les Présidents-directeurs généraux de Kosmos Energy, Andrew Inglis, et de British Petroleum (BP), Carl Henric Svanerg, lors d’une audience que leur a été accordée le président sénégalais Macky Sall.

Pour rappel, ces deux compagnies pétrolières ont signé, en décembre 2016, un accord pour le développement en eaux profondes du pétrole, mais aussi de la production et la commercialisation du gaz naturel découvert au niveau de la frontière maritime entre les deux pays voisins.

Avec un ticket d’entrée de près d’un milliard de dollars, le géant pétrolier britannique a pris des participations dans les projets gaziers de Kosmos aussi bien en Mauritanie qu’au Sénégal.

Avec ces accords, le groupe BP, plus solide financièrement et un des leaders du secteur pétrolier mondial, devient opérateur désigné et actionnaire à hauteur de 62% des contrats de Kosmos au niveau des côtes mauritaniennes. Du côté du Sénégal, il détient 32,49% des blocs de Saint-Louis offshore profond et Kayar offshore profond.

A noter que le champ gazier à mi-cheval au niveau de la frontière maritime des deux pays, le champ Grand Tortue-Ahmeyin, considéré comme l’un des plus importants gisements de gaz de la côte ouest-africaine disposerait des réserves estimées à 450 milliards de m3 de gaz.

L’exploitation de ce gaz va nécessiter la mise en place d’une plateforme. Si le choix de départ était d’implanter celle-ci sur terre ferme, et en absence d’accord entre les deux pays sur le choix du pays d’accueil de cette infrastructure, celle-ci sera finalement réalisée en offshore, à 8 km au large des côtes des deux pays, sur la frontière maritime.

Ainsi, si les deux majors pétroliers respectent leurs engagements et qu’aucun quiproquo n’intervient entre la Mauritanie et le Sénégal, le gaz devrait sortir des profondeurs de la mer en 2021 et impacter positivement le développement des deux pays.

Source : Le360 (Maroc)

Le Nigeria met en place son premier système d'aide sociale pour les plus pauvres

Le Nigeria met en place son premier système d'aide sociale pour les plus pauvresLe président Muhammadu Buhari du Nigeria a décidé de mettre en œuvre l'une de ses promesses électorales en attribuant une aide financière mensuelle aux plus pauvres et aux plus vulnérables, une idée qui commence à voir le jour un peu partout en Afrique.

D'ici la fin de 2017, un million de Nigérians recevront 5.000 nairas par mois (environ 25 dollars) sur un compte en banque spécifiquement ouvert pour cette aide de l'Etat. D'ici 2021, le nombre devrait s'élever à 5 millions de personnes.

En 2015, le vice-président Yemi Osinbajo estimait que 110 millions de Nigérians se demandent chaque jour: "comment vais-je trouver à manger, me soigner, envoyer mes enfants à l'école?" Le salaire minimum est de 18.000 nairas (54 euros) au Nigeria, très faible par rapport au coût de la vie dans le pays.

Le gouvernement espère qu'avec cette aide, les bénéficiaires pourront "acheter des chèvres, envoyer les enfants à l'école, démarrer un petit commerce", explique Maryam Uwais, conseillère spéciale à la présidence pour les questions sociales.

"J'ai confiance dans l'esprit entrepreneurial des Nigérians". "Ce programme d'aide est un début", assure-t-elle. "Nous espérons continuer dans cette direction. Les pauvres ont toujours été ignorés dans ce pays".

Ce premier "filet de sécurité sociale" coûtera près de 3 milliards de dollars sur trois ans (977 milliards de nairas). La Banque Mondiale (BM), qui supervise le processus de sélection des bénéficiaires et encadre le projet, a accordé un prêt de 500 millions de dollars qui doit être encore validé par le Parlement.

La tâche s'annonce difficile puisque le Sénat a rejeté une demande d'emprunt extérieur de 30 milliards de dollars début novembre, alors que le pays souffre de la chute des cours du pétrole et traverse la pire crise économique de son histoire.

L'inflation frôle les 20%, notamment pour les produits de consommation courante (huile de palme, riz, transports,...) et le pays est étranglé par une pénurie de devises étrangères.

"Nous avons conscience des difficultés financières de l'Etat, mais nous espérons atteindre notre objectif cette année", confie Laolu Akande, porte-parole du vice-président à l'AFP.

D'autres projets d'aides sociales ont été mis en place, tels que des formations pour les jeunes, des programmes de distribution alimentaire dans les écoles primaires ou des micro-crédits pour les femmes. Une première dans un pays de tradition libérale.

Cette aide n'est pas forcément attribuée aux personnes âgées ou handicapées, comme c'est le cas en Afrique du Sud ou au Kenya, mais l'argent est directement versé par le gouvernement fédéral sur un compte bancaire personnel, "sans intermédiaire" pour éviter les fraudes.

- 'Goutte d'eau dans l'océan' -

A Bauchi (nord), l'un des trois premiers Etats à bénéficier du programme, "un comité enregistre actuellement le profil biométrique de 10.800 personnes" pour éviter les candidats fantômes, rapporte Mansur Manu Soto, conseiller local pour le développement.

Toutefois, pour l'économiste Nonso Obikili, ce programme reste une "goutte d'eau dans l'océan de pauvreté" qu'est le Nigeria.

"Ce programme paraît sérieux et bien organisé, notamment sur les problèmes de corruption. Mais l'aide sociale peut rapidement devenir hors de contrôle et le jour où l'Etat ne veut ou peut plus payer, c'est la crise", explique le consultant pour Economic Research Southern Africa.

"C'est une bonne chose en soi, mais cela fonctionne surtout dans des pays où l'économie est en croissance", précise M. Obikili.

Du côté de la Banque Mondiale, on encourage ces programmes dans une trentaine de pays en Afrique car ils "entraînent une augmentation de la consommation, de l'usage des services de santé et d'éducation et permettent aux plus pauvres d'affronter les chocs économiques", note Funke Olufon, à Abuja.

En Côte d'Ivoire, où 58% de la population vit dans la pauvreté mais qui affiche une croissance de 7,8% en 2016, selon les prévisions de la BM, un programme similaire a été mis en place. A partir de fin janvier 5.000 ménages pauvres de milieu rural doivent percevoir 36.000 F CFA (55 euros) tous les trimestres jusqu'en 2020. Une aide qui devrait atteindre 35.000 foyers.

Au Sénégal aussi, des programmes voient le jour. "En 2017, près de 300.000 ménages" seront attributaires de bourses allouées par l'Etat à hauteur de 25.000 F CFA (environ 38 euros) par trimestre, a indiqué la déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Anta Sarr Diacko. Cela représente environ 2% de la population.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Gaz: BP investit 1 md de dollars en Mauritanie et au Sénégal

Gaz: BP investit 1 md de dollars en Mauritanie et au SénégalLe géant britannique de l'énergie BP a annoncé lundi un nouvel investissement de près d'un milliard de dollars afin de prendre des participations dans des projets gaziers en Mauritanie et au Sénégal.

Le groupe a signé un accord pour acquérir auprès de l'américain Kosmos 62% d'un projet d'exploitation de plusieurs blocs en Mauritanie et 32,5% d'un projet similaire au Sénégal, selon un communiqué.

BP va débourser au total près d'un milliard de dollars (956 millions d'euros) à la fois pour rémunérer Kosmos et pour financer les coûts d'exploration et de développement de ces projets.

"Nous pensons que notre expertise dans la gestion de la chaîne de valeur gazière, associée aux capacités d'exploration de notre partenaire Kosmos, ainsi qu'au soutien des gouvernements mauritanien et sénégalais, font que tout est réuni pour créer un nouveau centre important pour le gaz naturel liquéfié en Afrique", a commenté Bod Dudley, directeur général de BP, cité dans le communiqué.

Cette opération intervient après l'annonce faite ce week-end du rachat par BP de 10% des parts d'une concession pétrolière onshore dans le riche émirat d'Abou Dhabi pour 2,2 milliards de dollars. L'émirat profite de cette transaction pour devenir un actionnaire du groupe britannique, à hauteur de 2%.

Ces initiatives confirment la volonté de BP d'investir à nouveau massivement alors que le groupe tente de se relever après des années difficiles depuis la catastrophique marée noire dans le Golfe du Mexique en 2010 qui lui a coûté plus de 60 milliards de dollars.

Source : Le Parisien (France) avec AFP

 

Les accaparements de terres coûtent à l’Afrique son développement économique, selon le Pr Samir Amin

Les accaparements de terres coûtent à l’Afrique son développement économique, selon le Pr Samir AminEn marge d’un symposium organisé à Dakar, le Professeur Samir Amin (photo) a déclaré que l’accaparement des terres participe en grande partie au retard dans le développement économique des pays africains.

Dénonçant une forme de mondialisation qui défavorise les « petites » économies, l’universitaire franco-égyptien a rappelé que le salut du continent africain passe par un retour à l’agriculture paysanne qu’accompagneront de solides réformes foncières.

« La ligne générale du développement du capitalisme à travers l’histoire est fondée sur l’expropriation de la majorité de la paysannerie et donc entraînant, entre autres, une émigration des campagnes vers les villes ou vers l’étranger ou les deux en même temps.

Cette ligne de développement proposée par la Banque mondiale, l’Union européenne, par tout le monde, est une voie sans issue parce qu’une désagrégation de la paysannerie africaine ne peut donner à la planète que des bidonvilles », a expliqué, catégorique, le directeur du Forum du Tiers-monde et président du Forum mondial des alternatives.

Si le Pr Amin est aussi alarmiste, c’est sans doute parce que le phénomène de l’accaparement des terres prend des proportions inquiétantes, particulièrement en Afrique, le nouvel eldorado des multinationales agro-industrielles.

Dans son rapport publié le 11 octobre 2016 intitulé « Land Matrix Analytical Report II: International Land Deals for Agriculture », le projet Land Matrix révélait ainsi que depuis l’an 2000, les pays africains ont enregistré 422 transactions foncières, soit 42% du total des transactions recensées à l’échelle mondiale.

Souha Touré


Source : Agence Ecofin

 

Égypte : deuxième mois consécutif sans pétrole saoudien

Selon un responsable du ministère égyptien du pétrole, l'Égypte ne recevra pas de pétrole de la compagnie saoudienne Aramco en novembre pour le deuxième mois consécutif. Le pays doit à nouveau s'approvisionner sur les marchés internationaux.

Un différend géopolitique qui se répercute sur le plan économique. Sur fond de désaccord sur le dossier syrien, les relations entre l’Égypte et l’Arabie Saoudite se sont quelque peu tendues. Conséquence de la brouille diplomatique : la compagnie pétrolière saoudienne Aramco a décidé de ne plus approvisionner l’Égypte. Et ce depuis le mois d’octobre.

Affaiblissement économique

Autre élément inquiétant pour l’Égypte : l’absence d’information quant à une éventuelle reprise des livraisons d’Aramco, selon le responsable du ministère égyptien du pétrole. « En novembre, nous achetons sur des marchés internationaux », informe t-il. En octobre, Le Caire avait déjà dû lancer des appels d’offres pour assurer son approvisionnement.

L’Arabie saoudite avait passé un accord en avril avec l’Égypte pour la fourniture, sur cinq ans, de 700 000 tonnes de produits pétroliers par mois, pour une valeur de 23 milliards de dollars (20,8 milliards d’euros). Et la décision de Riyad de suspendre provisoirement – ou à plus long terme – cet accord risque d’affecter sérieusement l’économie égyptienne déjà aux abois. Jeudi 3 novembre, l’Égypte a décidé de dévaluer sa monnaie pour tenter de répondre à une crise monétaire nationale.

Source : Jeuneafrique.com

 

Doing Business 2017 : le classement des pays africains, les progressions et les meilleurs réformateurs

Doing Business 2017 : le classement des pays africains, les progressions et les meilleurs réformateurs 47 pays africains évalués par le Doing Business sur l'amélioration du cadre des affaires ont mis en œuvre 80 réformes entre 2015 et 2016, apprend-on de la publication du rapport 2017 de cette étude. Cette performance représente une hausse de 14% comparée à celle du Doing Business 2016. Plusieurs économies de la région ont mis en œuvre au moins quatre réformes.

(Voir le classement complet ci dessous)

Le Niger prend la première place des réformateurs de la région, avec un total de 6 réformes mises en œuvre. Il est suivi du Kenya qui a réalisé 5 réformes et rentre pour la deuxième année consécutive dans le top dix.

Viennent ensuite la Côte d’Ivoire, la Mauritanie, le Rwanda, le Sénégal et le Togo qui ont mis en œuvre 4 réformes.

La moitié des réformes de la région ont été mises en œuvre par les 17 pays membres de l’OHADA. Des pays tels que le Bénin, le Burkina-Faso et le Mali, ont facilité le règlement de l’insolvabilité, en introduisant une nouvelle procédure de conciliation pour les entreprises en difficultés financières.

Pour la première fois depuis 2003, le rapport Doing business couvre 190 pays, avec l’inclusion de la Somalie. Globalement le nombre de réformes dans le monde a augmenté.

Maurice, 49ème du classement général, est le premier africain. Il est suivi du Rwanda (56ème), du Botswana (71) et l’Afrique du sud (74). L’Erythrée (189ème) la République Centrafricaine (185ème), la Somalie (190ème) et le Soudan du sud (186ème) sont les moins bien classés.

Dans ce tableau global, le Rwanda fait figure de bon élève en faisant partie des économies les plus performantes sur les thèmes étudiés par le Doing Business. Il occupe la deuxième place mondiale pour ce qui est de l’obtention des prêts. Il est quatrième pour le transfert de propriété, avec l’introduction d’une réforme qui réduit à 12 jours le délai pour effectuer des mutations, contre 22 pour les pays membres de l’OCDE.

Le Doing Business 2017 accorde aussi une place pour le genre, notamment dans la création d’entreprise, le transfert de propriété et l’exécution des contrats. Six économies d’Afrique subsaharienne ont rendu plus difficile l’accès des femmes aux affaires. Au Cameroun par exemple, il faut un jour de plus pour créer des entreprises par les femmes.

Participant au lancement du rapport à Yaoundé au Cameroun, Isaac Tamba (photo à gauche), le directeur général de l’économie au ministère du plan a relevé que le Cameroun qui gagne une place, a réalisé plus de deux réformes, et espère que celles-ci seront prises en compte dans le prochain classement. Le Ministre mauritanien des finances s’est dit pour sa part satisfait des progrès accomplis, même si il y a encore des choses à faire. Très encouragé pour le nombre de réformes accomplies, il a été demandé au Niger de pousser un peu plus pour s’améliorer dans l’ensemble des indicateurs.

Le classement Doing Business 2017 des 53 pays africains

1.  Mauritius 49

2.  Rwanda 56

3.  Morocco 68

4 Botswana 71

5.
South Africa 74

6.  Tunisia 77

7.  Kenya 92

8.  Seychelles 93

9.  Zambia 98

10.  Lesotho 100

11.  Ghana 108

12.  Namibia 108

13.  Swaziland 111

14.
Uganda 115

15.  Egypt 122

16.  Cabo Verde 129

17.  Tanzania 132

18.  Malawi 133

19.  Mozambique 137

20.  Mali 141

21.  Côte d'Ivoire 142

22.
Gambia 145

23.  Burkina Faso 146

24.  Sénégal 147

25.  Sierra Leone 148

26.  Niger 150

27.  Comoros 153

28.  Togo 154

29.  Benin 155

30.  Algeria 156

31.  Burundi 157

32.  Ethiopia 159

33.  Mauritania 160

34.  Zimbabwe 161

35.  Guinea 163

36.  Gabon 164

37.  Cameroon 166

38.  Madagascar 167

39.  Sudan 168

40.  Nigeria 169

41.  Djibouti 171

42.  Guinea-Bissau 172

43.  Liberia 174

44.  Congo 177

45.  Equatorial Guinea 178

46.  Chad 180

47.  Angola 182

48 Congo, Dem. Rep. 184

49 Central African Republic 185

50 South Sudan 196

51 Libya 188

52 Eritrea 189

53 Somalia 190

Source :
Agence Ecofin

 

Sénégal : l’australien Woodside mise 430 millions de dollars dans le pétrole

Woodside a annoncé le 14 juillet un accord pour l'acquisition de la totalité du capital de la filiale sénégalaise du géant pétrolier américain ConocoPhillips.

Woodside (4,5 milliards de dollars de revenus en 2015) s’est engagé à payer 350 millions de dollars, ainsi qu’un complément de 80 millions.

L’opération permettra à l’Australien basé à Perth de détenir (avec la possibilité d’être opérateur) 35% d’un contrat de partage de production avec le Sénégal couvrant trois blocs exploratoires situés au large du pays : Rufisque Offshore, Sangomar Offshore et Sangomar Deep Offshore. Cette zone inclut notamment les puits SNE et FAN, où des découvertes importantes ont été faites depuis 2014. Selon Woodside, SNE contiendrait notamment 560 millions de barils de pétrole recouvrable.

L’ensemble est également détenu par Cairn Energy (40%), actuel opérateur et découvreur des ressources, l’australien FAR (15 %) et la compagnie nationale pétrolière sénégalaise Petrosen (10 %).

Selon Cath Norman , le directeur général de FAR, dont les propos ont été repris par Reuters, la production pourrait débuter sur le puits SNE dès 2019.

Woodside était déjà implanté dans le pays, avec une part dans le bloc AGC Profond, situé à la frontière du Sénégal et de la Guinée Bissau. En Afrique, il est également actif au Maroc et au Gabon.

L’opération d’acquisition de ConocoPhillips Sénégal devrait être achevée d’ici la fin de l’année.

Source : Jeuneafrique.com

 

Afrique de l’Ouest : une monnaie unique à l’horizon 2020

Afrique de l’Ouest : une monnaie unique à l’horizon 2020Un rapport élaboré par la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) prévoit l’établissement d’une Banque centrale de ladite organisation pour le lancement et la mise en circulation de la monnaie unique pour ses 15 membres à compter de 2020.

Parmi ces quinze pays, le Liberia et le Cap-Vert, qui sont membres ni de la Zone monétaire ouest-africaine (ZMAO) ni de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), sont invités par le Conseil de Convergence à se joindre à au moins une des zones monétaires et au Programme de coopération monétaire de la CEDEAO pour faire réussir l’initiative de la monnaie unique.

De leur côté, les membres de la CEDEAO ont demandé à cette Commission de maintenir sa collaboration avec les autres institutions régionales et Etats membres impliqués dans le Programme de coopération monétaire pour s’assurer de la mise en œuvre effective de la feuille de route pour ce Programme.

Idem pour le Conseil de Convergence qui a demandé aux Etats membres de maintenir les politiques fiscales et monétaires appropriées et la mise en œuvre rigoureuse des politiques structurelles et institutionnelles dans le cadre du Mécanisme de surveillance multilatéral, pour la mise en place d’une convergence et une union monétaire durables.

A noter que la CEDEAO C a été instituée par le traité de Lagos en mai 1975 par quinze pays de l’Afrique de l’Ouest, à savoir Bénin, Burkina, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo. Le Cap-Vert a rejoint la Communauté en 1976, alors que la Mauritanie a quitté l’organisation en 2000.

Source : Economiste Maghrebin (Tunisie)

 

Paradis fiscaux: des fonds de la Banque mondiale pour l’Afrique aussi concernés?

Le scandale planétaire des « Panamas Papers » révélé au début du mois avait mis en cause plusieurs personnalités publiques et privées. Selon l’ONG britannique Oxfam, des fonds de la Banque mondiale débloqués pour l’Afrique transitent par des paradis fiscaux.

La révélation d’Oxfam est d’une ampleur sans précédent. Selon l’ONG britannique, en 2015, les trois quarts des entreprises ayant reçu des prêts de la Banque mondiale destinés à financer des projets de développement en Afrique subsaharienne ont fait transiter ces fonds par des paradis fiscaux.

Sur 68 entreprises qui ont obtenu des prêts de la Société financière internationale, la branche de la Banque mondiale qui accorde des prêts aux sociétés privées, 51 ont fait passer cet argent par des territoires considérés comme des paradis fiscaux.

Les entreprises incriminées ont reçu l’année dernière 84 % des 2,9 milliards de dollars débloqués par la Société financière internationale pour financer le développement en Afrique subsaharienne.

Le passage par les paradis fiscaux a transformé ces prêts en investissement direct étranger, permettant ainsi aux entreprises concernées d'obtenir des allègements fiscaux et d’autres avantages dans les pays où l’argent est investi.

Oxfam s’étonne que la Banque mondiale ferme les yeux sur ce procédé qui prive les pays pauvres des recettes fiscales. L’ONG britannique lui recommande de « placer des garde-fous », pour s'assurer que l'investissement dans le développement de ces pays ne se réalise plus dans « l'opacité ».

Le scandale des « Panama Papers » sur le système offshore sera au menu de la réunion de printemps du FMI et de la Banque mondiale, qui se tient cette semaine à Washington.

Source : RFI

 

FMI: la croissance ralentit en Afrique, à cause des cours des matières premières

FMI: la croissance ralentit en Afrique, à cause des cours des matières premièresLe Fonds Monétaire International (FMI) a réduit mardi à 3% sa prévision de croissance pour l'Afrique sub-saharienne en 2016 en raison de la dépréciation du cours des matières premières qui affecte en particulier le Nigeria, première économie et plus gros producteur de pétrole du continent.

Les prévisions sont revues à la baisse en Afrique sub-saharienne notamment "à cause de la chute du prix du pétrole, de la baisse des cours des autres matières premières", indique le FMI, dans ses prévisions globales publiées mardi.

Pour l'année 2015, la hausse du Produit intérieur brut (PIB) des pays de la région s'établit à 3,4%.

Le FMI qui prévoyait en janvier dernier une croissance plus forte pour la région cette année (+4%) a également revu à la baisse ses prévisions pour 2017, à 4% au lieu de 4,7%.

Cette révision s'explique notamment par le fait que les deux locomotives du continent africain, le Nigeria et l'Afrique du Sud, tournent au ralenti.

En janvier, le FMI prédisait encore une croissance supérieure à 4% pour le Nigeria cette année. Elle ne devrait finalement pas dépasser 2,3%, selon l'institution.

En cause: le faible cours de l'or noir, aggravé par les pénuries régulières de carburant en raison de restrictions sur les taux de change qui minent le secteur privé du pays le plus peuplé d'Afrique.

Les indicateurs ne sont pas plus encourageants pour l'Afrique du Sud, économie la plus industrialisée du continent, avec une croissance de 0,6% prévue pour 2016 et de 1,2% l'année suivante.

Le pays ne profite pas de la baisse des cours du pétrole et cet exportateur d'or et de platine paie de plein fouet l'allègement de la facture des cours des matières premières.

Le FMI pointe également "l'incertitude politique" qui règne en Afrique du Sud, où le président Jacob Zuma est fragilisé par plusieurs scandales, pour justifier ces chiffres en berne.

Selon le FMI, le ralentissement de la demande de la Chine, qui est l'un des principaux importateurs de matières premières africaines, a un "impact significatif" sur la chute des cours et donc sur les économies qui en sont dépendantes.

D'autres pays du continent parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu, selon les prévisions du FMI.

La Côte d'Ivoire, le Kenya, le Rwanda, le Sénégal et la Tanzanie devraient toutes afficher des taux de croissance entre 6 et 7%, grâce "aux investissements dans les infrastructures et la forte consommation" de leurs populations.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Le Sénégal va lancer une nouvelle compagnie aérienne

Près de six ans après sa création, Sénégal Airlines va disparaître. La compagnie aérienne, qui accumule plus de 65 milliards de F CFA (100 millions d'euros) de dettes, a vu sa concession révoquée. Un nouveau transporteur national devrait être créé.

Clap de fin pour Sénégal Airlines. L’État sénégalais a mis un terme à la concession accordée en 2009 à la compagnie nationale aérienne, a indiqué le gouvernement le lundi 11 avril.

« Malgré le soutien permanent de l’État du Sénégal, la compagnie aérienne Sénégal Airlines n’a jamais pu atteindre les objectifs de développement qui lui étaient assignés dans sa Convention de Concession. Pour rappel, cette Convention lui garantissait l’usage exclusif des droits de trafic aérien détenus par le Sénégal », indique un communiqué du ministère du transport.

Une longue agonie

Avec cette décision, Dakar a mis un terme à la longue agonie de la compagnie nationale, qui a accumulé les déboires depuis le démarrage de ses activités en 2011.

Sénégal Airlines, qui a pris le relais en 2009 du défunt Air Sénégal International (ASI), n’a pas vraiment su prendre son envol.

Régulièrement mise sous perfusion financière par l’État sénégalais, détenteur de 36 % du capital (contre 64% pour des privés nationaux), le transporteur aérien n’a pas pu faire face à la concurrence sur l’aéroport de Dakar.

« Elle souffre à la fois d’une sous-capitalisation (à hauteur de seulement 16,5 milliards de F CFA), d’un contexte de libéralisation défavorable, et enfin d’un besoin en fonds de roulement excessif », analysait son directeur général Mayoro Racine dans une interview avec Jeune Afrique en octobre 2014.

Fin 2015, Sénégal Airlines assurait moins de 5 % de l’activité aéroportuaire à Dakar (contre 30 % à sa création) et trois destinations (contre quinze en 2011).

Parti d’une flotte de quatre avions, la compagnie n’en exploitait plus qu’un seul l’an dernier. Et plus aucun cette année, à en croire le ministère sénégalais des Transports, qui ajoute que pour cette raison l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie n’a pas renouvelé le permis d’exploitation aérienne de Sénégal Airlines, arrivé à expiration début avril.

Une nouvelle compagnie

Le gouvernement sénégalais a indiqué son intention de « mettre en place un [nouveau] pavillon national fort qui s’inscrira dans les objectifs prioritaires du projet de relance du hub aérien régional du Plan Sénégal Emergent ».

Aucun détail n’a été fourni pour l’instant par les autorités sénégalaises sur ce projet de nouvelle compagnie nationale.

Avant le retrait de la concession accordée Sénégal Airlines, les autorités sénégalaises s’étaient engagées dans la recherche de partenaires potentiels du transporteur aérien, menant des discussions avec South African Airways et des opérateurs émiratis. Sans succès.

Source : JeuneAfrique.com