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Economie en Afrique

Le Nigeria suspend sa participation à l'accord de libre-échange de l'Union Africaine

Le Nigeria suspend sa participation à l'accord de libre-échange de l'Union AfricaineLe président nigérian a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il ne se rendrait pas à Kigali, au Rwanda, où est prévu cette semaine un Sommet extraordinaire de l'Union Africaine pour signer le traité sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Muhammadu Buhari, qui devait se rendre à Kigali lundi, a crée la surprise en annulant son déplacement, où il devait signer le traité de libre-échange, et assister à l'inauguration du Sommet, mercredi.

"M. le président ne voyagera plus vers Kigali pour cet évènement parce que certains actionnaires nigérians ont fait savoir qu'ils n'ont pas été consultés", selon un communiqué de la présidence publié dimanche. "Ils ont quelques réticences quant aux conditions de ce traité".

"La décision de M. le président veut permettre de donner plus de temps aux consultations", a précisé le texte.

L'un des plus grands syndicats du pays, le Nigeria Labour Congress (NLC), a fait état de ses craintes quant à une ouverture du marché dans le pays et a demandé à être davantage impliqué dans les négociations.

"Nous sommes choqués par le manque de consultation dans ce processus", a déclaré cette semaine Ayuba Wabba, secrétaire général du NLC. "Nous demandons à M. le président de ne pas signer le traité à Kigali, ni nulle part ailleurs", avait-il ajouté.

Ce traité vise à intégrer les 54 pays africains dans une zone de libres-échanges commerciaux, et doit regrouper à terme les zones régionales commerciales (Communauté de développement de l'Afrique australe -SADC-, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest -CEDEAO-,...).

Le retrait, au dernier moment, du Nigeria est un coup dur pour l'UA qui veut mettre en place ce projet économique discuté depuis 2012.

Avec une population de quelque 190 million d'habitants, le Nigeria est un marché gigantesque. Premier producteur de brut sur le continent, le Nigeria était encore première économie en Afrique avant la chute du prix du baril en 2016.

Pour sortir de la récession, le président Buhari a adopté une politique économique ultra-protectionniste, et a établi une liste très large de produits interdits à l'importation pour tenter d'encourager la production.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

Mahamed Dione/accord entre le Sénégal et la Mauritanie : «Il n’y a pas de dessous de table»

Mahammad Dionne-accord entre le Sénégal et la Mauritanie : «Il n’y a pas de dessous de table» Tout est blanc comme neige en ce qui concerne la signature de protocole d’accord entre le Sénégal et la Mauritanie dans l’exploitation des ressources gazières découvertes entre les deux pays. C’est l’éclairage que le chef de la diplomatie sénégalaise a tenu à apporter.

«Il n’y a pas de dessous de table. Tout a été fait dans la transparence». Ces propos sont du Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dione qui se prononçait sur les suspicions concernant les accords d’exploitation du gaz découvert entre le Sénégal et la Mauritanie.

Le chef du Gouvernement qui présidait vendredi la cérémonie de dédicace du livre de Mankeur Ndiaye, de déclarer : «J’ai l’habitude de dire que cette affaire de pétrole et de gaz est une affaire de spécialiste. Il ne s’agit pas de discuter de partage de cola».

Avant de demander aux Sénégalais d’avoir foi en leurs experts qui sont «à encourager plutôt que de penser que ces personnes qui sont nos compatriotes et des cadres compétents, ont pu vendanger l’intérêt national, ce n’est pas le cas».

Source : PressAfrik

Adoption d’un projet de loi sur le gaz sénégalo-mauritanien

Adoption d’un projet de loi sur le gaz sénégalo-mauritanien Le Conseil des ministres sénégalais a examiné et adopté le projet de loi autorisant le Président de la République, Macky Sall, à ratifier l’accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie.

Signé le 9 février à Nouakchott lors de la visite officielle de 48h du président sénégalais Macky Sall, sur invitation de son homologue Mohamed Ould Abdel Aziz, l'accord permettra l'exploitation de ce gisement gazier offshore commun de 450 milliards de mètres cubes.

D’importants gisements de gaz ont été découverts ces dernières années à la frontière entre les deux pays. Parmi eux, figure celui du champ gazier "Grand Tortue/Ahmeyim" (GTA) situé à environ 125 km au large de la ville de Saint-Louis (Sénégal), à cheval sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne. Le champ GTA contiendrait des réserves de gaz estimées à 450 milliards de mètres cubes; ce qui en ferait le plus important d’Afrique de l’Ouest.

A propos de l'exploitation, les deux parties ont convenu d'un accord sur le partage équitable (50%-50%) de la ressource. Une façon de magnifier la « volonté commune d’intensifier la coopération dans le secteur de l’énergie », indiquait un communiqué conjoint des deux gouvernements qui sanctionnait la visite officielle du Président Sall à Nouakchott.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

L’accord de pêche UE-Maroc « n’est pas applicable au Sahara occidental »

La Cour de justice l’Union européenne (CJUE) a validé l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc, tout en rappelant que ce dernier n’est pas applicable au Sahara occidental et aux eaux adjacentes.

Après plusieurs mois d’attente, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de rendre son verdict concernant l’affaire C-266/16, suite à une contestation émise par Western Sahara Campaign (WSC), une organisation proche du Polisario, devant un tribunal britannique. « L’accord de pêche conclu entre l’UE et le Maroc est valide dès lors qu’il n’est pas applicable au Sahara occidental et aux eaux adjacentes à celui-ci », indique l’arrêt publié ce matin. Pour l’institution juridique, l’inclusion de ce territoire « enfreindrait plusieurs règles de droit international ».

Dans son compte-rendu, la Cour fait une lecture géographique du partenariat liant les deux côtés de la Méditerranée. Pour la CJUE, l’accord de pêche est applicable au « territoire du Maroc », mais il exclut les eaux du sud. « Cette notion (territoire du Maroc) renvoie elle-même à l’espace géographique sur lequel le Royaume du Maroc exerce ses compétences souveraines au regard du droit international, à l’exclusion de tout autre territoire, tel que celui du Sahara occidental », indique la Cour de Justice Européenne.

« Préserver la coopération »

À partir de ce constat, les eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental ne relèvent pas de la zone de pêche marocaine, selon la décision de la CJUE, visée par l’accord de pêche, initialement signé entre les deux parties prenantes. « La Cour juge donc que, dès lors que ni l’accord de pêche ni le protocole qui l’accompagne ne sont applicables aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, les actes de l’Union relatifs à leur conclusion et à leur mise en œuvre sont valides », conclut la Cour.

Quelques heures après la décision de CJUE, une déclaration conjointe a été préparée entre l’UE et le Maroc. La haute-représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, a rejoint Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Tous deux ont affiché leur détermination « à préserver leur coopération dans le domaine halieutique ».

Échéance au 14 juillet

Les représentants restent attachés, comme ils l’ont martelé, au « partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne ». Ils ne veulent pas que cette décision ait des répercussions sur les relations bilatérales et veulent un « renforcement de leur dialogue politique et préserver la stabilité de leurs relations commerciales ».

Pour rappel, l’accord de pêche liant l’Union européenne et le Maroc est en vigueur depuis le 28 février 2007. Le dernier renouvellement de ce même partenariat prendra fin le 14 juillet prochain et l’UE voulait reprendre les pourparlers en début d’année pour un prolongement de l’accord. Le Maroc, de son côté, souhaitait attendre la décision de la CJUE avant de prendre sa place sur la table des négociations.


Phosphates : l’Afrique du Sud en soutien du Polisario

Quelques jours avant la décision de la CJUE, c’est en Afrique du Sud qu’une autre décision judiciaire a été rendue concernant le Sahara occidental. Cette fois, c’est la Haute Cour d’Afrique du Sud qui, le 23 février, a reconnu le Polisario comme étant le propriétaire d’une cargaison de phosphate immobilisée depuis mai 2017 à Port Elizabeth. Les juges sud-africains affirment que « la propriété du phosphate n’a jamais été légalement détenue par l’Office chérifien des phosphates (OCP) et/ou Phosphates de Boucraa SA [marocain], et ils n’étaient et ne sont pas autorisés à vendre le phosphate à Ballance Agri-Nutrients Limited [néo-zélandaise]. »

Le NM Cherry Blossom, navire transportant plus de 50 000 tonnes de phosphates depuis El-Ayoun vers la Nouvelle-Zélande avait été arraisonné dans la baie d’Algoa, suite à une plainte déposée par le Polisario le 1er mai 2017. Une immobilisation confirmée en juillet par la justice sud-africaine, dans l’attente du jugement.

En juin 2017, une demande similaire auprès de tribunaux panaméen avait été rejetée. Un mois plus tôt, ce sont les douanes espagnoles qui avaient été saisies sur un dossier identique. Elles avaient tranché en faveur du Maroc et avaient autorisé le navire Southwester à décharger sa cargaison.

Source : jeuneafrique.com

 

Angola : João Lourenço donne six mois aux fraudeurs pour rapatrier leur argent

Le gouvernement angolais compte faire revenir dans le pays plusieurs dizaines de milliards de dollars domiciliés illicitement à l'étranger. Pour cela, il a annoncé un moratoire de six mois pour les citoyens et entreprises locales concernés, qui seront à l'abri de poursuites judiciaires.

L’information révélée début décembre par JA selon laquelle le nouveau président angolais, João Lourenço, 63 ans, s’était mis à tracer les milliards de dollars placés hors du pays, a pris corps avec la proposition de loi adoptée le 7 février en conseil des ministres.

Ce texte prévoit d’accorder 180 jours de grâce aux citoyens, mais aussi aux entreprises ayant leur siège social en Angola, pour rapatrier les ressources financières domiciliées illicitement à l’étranger. Le président élu en août 2017 espère ainsi voir plusieurs dizaines de milliards de dollars retrouver le chemin des banques angolaises.

Les propriétaires ne seront ni interrogés sur la provenance de ces fonds, ni poursuivis

Ce « moratoire », comme l’a nommé le gouverneur de la Banque nationale d’Angola, José de Lima Massano, est inédit. Force est de croire que le président Lourenço ne le propose pas au hasard : probablement sait-il déjà où est une partie de cet argent détourné, et à qui il appartient.

C’est en tout cas l’une des missions qu’il aurait confieée au général Fernando Garcia Miala, tombé en disgrâce sous l’ancien président José Eduardo dos Santos – il avait écopé de quatre années de prison en 2006 – , et remis en selle par Lourenço.

Gigantesque lessiveuse

Le rapatriement sera totalement gratuit, à la condition que les capitaux soient investis dans l’économie angolaise. Les propriétaires ne seront ni interrogés sur la provenance de ces fonds, ni poursuivis.

« Une gigantesque lessiveuse en quelque sorte », ironise un diplomate en poste à Luanda, qui loue néanmoins cette initiative, si elle peut permettre de faire revenir cet argent alors que le pays traverse une période difficile économiquement, avec les prix bas du pétrole, matière première dont dépendent les trois-quarts des finances du pays.

Cette loi donne par ailleurs des instruments complémentaires à l’État pour enquêter et coopérer avec les organismes internationaux pour tracer les fonds détournés. Passé ce délai de 180 jours, « le gouvernement usera de tous les mécanismes mis à sa disposition pour rapatrier les capitaux », selon l’agence de presse officielle Angop.

Source : Jeuneafrique.com

 

Organisation du premier voyage naval à travers le fleuve Sénégal depuis un demi-siècle

Organisation du premier voyage naval à travers le fleuve Sénégal depuis un demi-siècleUne délégation de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), conduite par son Haut-commissaire, Hamed Diane Séméga, a fait, le mardi 13 février 2018, le point de l’état d’avancement du Projet navigation sur le fleuve Sénégal au Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.

En plus de Hamed Diane Séméga, la délégation comprenait le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Malick Alhousseni, le président du Conseil d’administration de la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV), Solomani Diakité, son directeur général, Mamadou Faye.

Ils ont tous félicité Soumeylou Boubèye Maïga pour sa nomination à la tête du gouvernement. La délégation, dès sa prise de parole, a renouvelé sa détermination à mener à bon port ce projet qui tient à cœur le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.

«Depuis 1967, le bateau n’était pas arrivé à Ambidédi, à Kayes. Grâce aux efforts de la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV) et à notre soutien, nous avons effectué un test de navigabilité qui a conduit le bateau de Saint-Louis (au Sénégal) au quai d’Ambidédi (899 km), dans les conditions hydrauliques difficiles à cause de l’ensablement du fleuve», a déclaré Hamed Diane Séméga, à sa sortie d’audience.

Le but était, selon le Haut-commissaire, de prouver que la navigation était bien possible dans de telles conditions. « Elle le serait davantage lorsque les eaux du fleuve seront maîtrisées », a-t-il rassuré.

Rappelons que jusqu’aux années 70, avant les grandes sécheresses que le Sahel a connues, le fleuve Sénégal était naturellement navigable avec un balisage plutôt sommaire de l’embouchure à Kayes. Aujourd’hui, le projet consiste en la restauration de la navigation, jadis florissante, entre Saint-Louis du Sénégal et Kayes au Mali.

Cependant, compte tenu des obstacles apparus, au Mali, entre Ambidédi et Kayes, notamment des sédiments rocheux dont le déroctage nécessite des moyens coûteux, il est envisagé d’aménager un chenal navigable entre Saint-Louis et Ambidédi, soit sur 905 Km.

Des infrastructures portuaires seront réalisées, notamment le Port fluviomaritime de Saint-Louis (constitué d’un port de commerce, d’un port de pêche et d’un port de plaisance) et, au Mali, le port fluvial terminus d’Ambidédi.

Cette restauration tant souhaitée est, de l’avis de M. Seméga, en voie de réalisation. Car, ce projet, qui est une composante du Système intégré de transport multimodal (SITRAM) se trouve, aujourd’hui, à un point le plus proche de sa réalisation, a précisé le Haut-commissaire de l’OMVS.

Il a attribué cette avancée à la volonté politique très forte exprimée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et ses pairs, qui ont donné des consignes claires au Conseil des ministres, dont relève l’OMVS, pour que ce projet se matérialise finalement.

Il importait, toutefois, d’éviter que l’usage de la navigation, qui est prioritaire, n’entrave en rien les autres volets (agriculture irriguée, production d’électricité et d’eau potable), notamment les aspects liés à la qualité de l’eau destinée à la consommation. Car 100 % de l’eau potable distribuée à Nouakchott et 60 % de l’eau consommée à Dakar proviennent du système de l’OMVS.

«Toutes les précautions ont été prises dans le cadre des études d’impacts environnemental et social pour qu’il ne soit permis aucun doute sur la compatibilité entre les différents usages», a rassuré Hamed Diane Seméga, avant d’expliquer que l’usage de la navigation permettra ainsi de booster l’économie du Mali, des autres pays membres de l’Organisation par le transport minéralier et la création d’une dynamique nouvelle des échanges entre les peuples.

Source : NdarInfo (Sénégal)

 

 

Tunisie : démission du gouverneur de la Banque centrale, au centre d’une procédure de révocation

Alors que le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, avait entamé le 7 février une procédure de révocation à l’encontre du gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Chedly Ayari, ce dernier n’a pas attendu la fin de la procédure et a présenté sa démission ce mercredi.

Ce jeudi 15 février, un vote en séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de Tunisie devait statuer sur le maintien ou pas de Chedly Ayari à la tête de la Banque centrale tunisienne (BCT), après la procédure lancée le 7 février par le Premier ministre, Youssef Chahed.

Mais le gouverneur a devancé le verdict des élus en présentant, ce mercredi 14 février, sa démission lors d’une audition de la Commission des analyses financières (CTAF), qu’il préside, par la commission des finances de l’Assemblée. En préparation de la plénière, cette séance devait permettre aux députés d’obtenir des éclaircissements sur le classement de la Tunisie le 7 février par l’Union européenne (UE), sur la liste des pays à haut risque en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

« C’est mesquin, c’est petit, c’est vil. Je suis dégoûté, je ne reste pas »

Un précédent classement du Groupe d’action financière (Gafi), le 5 décembre, qui considérait la Tunisie comme juridiction à haut risque a largement concouru à la décision de l’UE – même si le pays a depuis été retiré de cette liste noire. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait alors désigné Chedly Ayari comme responsable d’une situation grave pour la Tunisie, en demandant que l’ARP entérine son limogeage.

Règlement de comptes

« C’est mesquin, c’est petit, c’est vil. Je suis dégoûté, je ne reste pas », a déclaré Chedly Ayari pendant son audition devant la commission des finances, avant de prendre tout le monde de court en annonçant sa démission et de la remettre, dans la foulée, à Youssef Chahed. Une démission qui devra ensuite être validée par le président Béji Caïd Essebsi, comme le veut la Constitution.

Mais au préalable, pendant quatre heures, le gouverneur de la BCT a dressé avec les directeurs de la CTAF un bilan des actions entamées. Ceux qui attendaient des révélations fracassantes auront été déçus, néanmoins Chedly Ayari, sans se départir de son devoir de réserve, a réglé ses comptes. Il a démontré, documents à l’appui, les progrès de la Tunisie qui remplit 27 sur 40 des critères du Gafi et les responsabilités dans le traitement de ce dossier des différents gouvernements depuis 2015.

« Au lieu de limoger le gouverneur de la Banque centrale, le chef du gouvernement aurait dû démissionner »

En répondant aux questions des députés, il a également souligné que le gouvernement Chahed avait été alerté à plusieurs reprises sur les mesures, législatives et réglementaires, qu’il lui incombait de prendre pour se conformer aux recommandations du Gafi. Les élus ont souligné les défaillances du gouvernement dans la gestion de cette affaire, d’autant que la CTAF a montré avoir saisi la justice sur de nombreux dossiers de blanchiment, pour lesquels seul un jugement a été rendu.

Marouane Abassi devrait être confirmé à la tête de la BCT ce 15 février

« Un gouvernement qui ne prête pas attention aux questions très sensibles n’est pas apte à gouverner. Et voilà, nous en sommes dans une situation lamentable. Et c’est au gouvernement d’assumer la plus grande part de responsabilité dans le blacklistage de la Tunisie. Au lieu de limoger le gouverneur de la Banque centrale, le chef du gouvernement aurait dû démissionner. Il est important d’ouvrir une enquête pour déterminer qui sont les vrais responsables », a asséné Mongi Rahoui, président de la commission des Finances de l’ARP, à l’issue de la séance d’audition.

Chedly Ayari, par ailleurs critiqué sur sa politique monétaire, quitte ses fonctions ; mais les conditions dans lesquelles s’effectue ce départ suscitent un malaise, semant le doute sur la gouvernance d’une institution nationale et indépendante.

Quant à la séance plénière prévue pour ce 15 février, elle est maintenue et devrait confirmer Marouane Abassi comme nouveau gouverneur de la BCT.

Source : jeuneafrique.com

 

Sénégal-Mauritanie : Signature de l’accord sur l’exploitation gazière

Sénégal-Mauritanie : Signature de l’accord sur l’exploitation gazièreUn tweet posté par la Cellule de Communication de la Présidence de la République informe que la visite de Macky Sall à Nouakchott a été marquée, ce vendredi, par la signature de l’accord sur l’exploitation gazière dans la zone commune Sénégal-Mauritanie. Il s’agit du champ Grand Tortue/Ahmeyim,
deuxième plus grand gisement découvert durant ces dix dernières années (le premier est en Egypte) ». Les aspects juridiques avaient retardé la signature dudit accord. Car, à en croire le ministre Mansour Elimane Kane, il fallait recueillir l’approbation de la Banque mondiale et écarter tous les risques.

L'accord a été signé conjointement par le ministre du Pétrole, de l'Energie et des Mines M. Mohamed Abdel Fetah, et son homologue M. Mansour Elimane Kane, ministre du Pétrole et des Energies.

Source : Dakaractu.com

 

Pour Édouard Philippe, « les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain »

Les échanges économiques entre les deux pays, la signature d'accords dans les domaines portuaire ou numérique, ou encore la future école des Arts et métiers à Zenata étaient au menu de ce deuxième jour de visite du Premier ministre français dans le Royaume chérifien.

Ce deuxième jour de visite du Premier ministre français a été marqué d’une forte empreinte économique. Après le dépôt d’une gerbe au mausolée Mohammed V, le premier ministre s’est rendu, en compagnie de son homologue Saadeddine el Othmani, à Skhirat, pour l’inauguration du forum économique Maroc-France.

Édouard Philippe s’est également entretenu avec des entrepreneurs français désireux d’investir dans le pays, à l’image de Fabien Kelbert, directeur général pour l’Europe et l’Afrique de Rivulis, société de 120 salariés basée à Toulouse, qui exporte des goutte-à-goutte sur le marché marocain et ailleurs en Afrique depuis plusieurs années et prévoit l’ouverture d’une filiale au Maroc en 2018. « J’ai apprécié son approche : il met l’accent sur la modestie au lieu d’aborder un marché en position dominante, rien n’est acquis. Il a aussi cette conviction qu’une entreprise doit d’abord être forte en France pour exporter », confie ce dernier.

Six projets marocains développés en France, créant 220 emplois

Lors de son adresse aux entrepreneurs marocains et français Édouard Philippe a affirmé croire beaucoup « à la capacité des entreprises françaises à conquérir les marchés en Afrique et à se développer à partir de la plate-forme Maroc ».

Le Premier ministre français a insisté sur l’appui aux PME  et souhaité que la relation franco-marocaine puisse s’ouvrir au-delà des grands groupes, dont l’activité est déjà intense : « Les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain », a-t-il déclaré, avant d’encourager les grandes entreprises à faire venir les sous-traitants dans leur sillage, pour favoriser l’émergence de nouveaux acteurs.

Dans l’autre sens, les échanges sont plus timides, mais en 2016, six projets marocains ont été développés en France, créant 220 emplois. Mohamed Fikrat, PDG de l’entreprise agroalimentaire Cosumar, se dit  intéressé par un co-investissement : « Nous avons tous les ingrédients pour réussir un triangle trois fois gagnant : en France, au Maroc et en Afrique. Il y a un grand potentiel économique, bien sûr, mais social aussi. Dans 95 % des pays africains, le secteur agricole est numéro 1. Par ailleurs 10 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché, c’est un enjeu très important. »

Une vingtaine d’accords paraphés

Une vingtaine d’accords ont ensuite été paraphés à l’occasion de la 13e rencontre de haut-niveau, dans différents domaines. L’économie se taille la part du lion, avec des accords dans les domaines portuaire, de l’économie numérique, de la coopération décentralisée. L’AFD poursuit aussi son engagement dans les infrastructures : énergies renouvelables avec Noor Midelt – projet auquel elle a octroyé un prêt de 500 millions d’euros -, extension du réseau des tramways de Casablanca et de Rabat, accès à l’eau pour les populations rurales du nord du Maroc (à Al Hoceima, Nador, Taounate…).

Avec le projet d’une école supérieure des Arts et métiers à Zenata – autre accord signé ce 16 novembre -, le Maroc comptera six campus de grandes écoles françaises. La délégation a conclu sa vite au campus de l’Essec Afrique-Atlantique. Ouvert en avril 2017, ce 3e campus de l’école de commerce compte accueillir à terme 480 étudiants, dont 20 % originaires d’Afrique subsaharienne.

Édouard Philippe, enthousiasmé par la diversité des profils des étudiants, leur a lancé : « Vous avez la possibilité de changer le monde. C’est quand même le pied, non ? »

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : les confidences inquiétantes du PDG de Sonatrach

En petit comité, Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, s’est récemment laissé aller à des confidences plutôt inquiétantes sur la situation du groupe qu’il dirige depuis mars.

Selon Ould Kaddour, le conglomérat public algérien n’est pas en mesure d’honorer toutes ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires étrangers, en raison de la baisse de la production. À en croire des sources internes, elle tournerait autour de 85 % du quota (de 1,085 million de barils par jour) que l’Opep a fixé à l’Algérie. Par ailleurs, Sonatrach livre de moins en moins de pétrole destiné au raffinage à sa filiale Naftal, qui distribue des produits pétroliers sur le marché local.

Résultat, celle-ci est contrainte d’importer en urgence d’importantes quantités de carburant. Mustapha Guitouni, le ministre de l’Énergie, ne se montre pas plus rassurant. « Si l’on continue à consommer sans augmenter nos capacités de production, d’ici à 2025 la totalité de notre production sera destinée à la consommation nationale », a-t-il confié le 9 octobre.

Source : jeuneafrique.com

 

L'Algérie veut reprendre l'exploration du gaz de schiste

L'Algérie veut reprendre l'exploration du gaz de schisteLe Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a demandé au groupe pétrolier public Sonatrach de reprendre l'exploration du gaz de schiste, suspendue après des manifestations d'habitants et de défenseurs de l'environnement, ont rapporté les médias algériens.

"Il est temps que Sonatrach exploite toutes ses énergies au service de l'entreprise et du pays", a déclaré M. Ouyahia lors d'une visite dimanche à la raffinerie d'Arzew (ouest).

Le Premier ministre a notamment "encouragé" les dirigeants du groupe pétrolier détenu à 100% par l'Etat algérien, à "investir dans le domaine du gaz de schiste", selon des images de la télévision nationale.

"Il ne s'agit pas là d'une démarche aventurière, mais d'une option visant à garantir l'avenir en matière énergétique", a expliqué M. Ouyahia.

En 2015, des manifestations d'opposants à l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste s'étaient multipliées à In Salah, localité du Sahara située à 1.500 km au sud d'Alger, où la Sonatrach avait effectué avec succès son premier forage exploratoire fin décembre 2014.

Les habitants craignaient les conséquences sur l'environnement de la méthode d'extraction du gaz de schiste, la fracturation hydraulique.

Ce procédé, qui consiste à créer des fissures et à y infiltrer de grandes quantités d'eau mélangée à des produits chimiques, pour permettre l'extraction de gaz capturé dans la roche, est très controversé.

La fracturation hydraulique a été interdite dans certains pays comme la France. Aux Etats-Unis, grand exploitant des gaz de schiste, l'Agence de protection de l'environnement avait conclu dans un rapport publié fin 2016 que cette méthode d'extraction peut avoir un effet négatif sur la disponibilité et la qualité des ressources en eau.

L’Algérie compte énormément sur ses ressources en gaz de schiste - qui seraient les quatrièmes au monde, selon plusieurs études - pour compenser la baisse des prix des hydrocarbures "classiques", principale ressource du budget de l'Etat.

L'Algérie table sur 31 milliards de dollars (26 milliards d'euros) de recettes provenant de ses ventes d'hydrocarbures en 2017. Avant la chute des cours de l'or noir, ces recettes dépassaient 65 milliards de dollars.

Face à la chute des recettes pétrolières, le pays a été contraint de puiser ces dernières années dans ses réserves de devises, qui ont fondu de moitié en trois ans, et peine à contenir son déficit budgétaire (13,7% du PIB en 2016).

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Classement : qui sont les 100 leaders africains de demain ?

Pour la quatrième année consécutive, l'Institut Choiseul, think tank français, a établi un classement des futurs grands décideurs économiques africains. Jeune Afrique vous livre en exclusivité le palmarès 2017, à retrouver intégralement dans notre édition datée du 1er octobre.

Depuis 2014, l’Institut Choiseul établit un classement des 100 premiers décideurs économiques africains de moins de 41 ans.  Jeune Afrique s’est associé au think tank français et livre en exclusivité le palmarès à ses lecteurs.

Déjà présent dans cette sélection en 2015 et 2016, Basil El-Baz occupe la tête du classement. Après des études à Harvard, ce fils de la bourgeoisie égyptienne a conçu la première usine d’ammoniac de son pays au milieu des années 2000. Aujourd’hui, il travaille au financement d’un complexe pétrochimique dont le coût est estimé à 10 milliards de dollars. En deuxième position, on trouve le Nigérian Kabiru Rabiu, héritier du groupe familial BUA, puis la Sud-Africaine Zukie Siyotula, ex-patronne de Thebe Capital.

Les francophones ne sont pas absents du classement Choiseul. Les Marocains sont les plus nombreux avec 8 représentants, suivis des Algériens et des Ivoiriens (6 chacun), des Gabonais, des Rwandais, des Tunisiens (3), des Sénégalais, des Congolais (RDC), des Camerounais et des Mauriciens (2). Au Total, 32 nationalités sont représentées.

Sans surprise, le secteur financier (banque, société d’investissement, assurance) est le mieux représenté dans cette sélection (18 décideurs sur 100), devant l’énergie (15), l’agrobusiness et les technologies de l’information (13 chacun), puis le BTP (9).

Si, pour beaucoup de personnalités, leur rang évolue peu d’une année sur l’autre, certaines grimpent en 2017 de manière significative, à l’image de l’Algérien Sami Agli dont l’importance du groupe familial a été réévaluée (39ème, +39 places). D’autres au contraire reculent sensiblement. C’est le cas de la Tunisienne Safia Hachicha (71ème, moins 56 places), qui a quitté la société d’investissement Swicorp (plus d’un milliards d’euros sous gestion) et est classée cette année en tant que dirigeante de la société de conseil Abakus Advisors.

Une quarantaine de nouveaux visages fait également son apparition.

Source : Jeuneafrique.com

 

Algérie : sans la planche à billets, l’État ne pourra pas payer les salaires, prévient Ahmed Ouyahia

Le recours au financement non conventionnel est la seule issue possible pour sauver l'État de la faillite, a tonné le Premier ministre algérien, lundi matin, devant les sénateurs.

« Sans intervention de la Banque centrale d’ici le mois de novembre, l’État ne pourra plus payer les salaires ». Devant les sénateurs algériens, lundi, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a dressé un tableau quasi-apocalyptique de l’économie algérienne. « Le couteau a atteint l’os », a-t-il poursuivi. « Il faut être franc en disant que d’ici novembre, sans financement non conventionnel, toute l’économie algérienne s’arrêtera brutalement ».

Après avoir obtenu le quitus de l’assemblée, Ahmed Ouyahia a entamé, lundi 25 septembre, la présentation de son plan d’action devant le Conseil de la nation (Chambre haute). Cette fois-ci, il a choisi les termes les plus alarmistes pour justifier le recours à une mesure extrême comme la planche à billets.

Confrontée depuis trois ans à la chute de ses revenus pétroliers, le pays se trouve obligé de recourir à cette arme à double tranchant, vu son risque inflationniste, pour éviter la crise cardiaque. C’est la plus grave crise traversée par le pays au cours de la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, débutée en 1999.

Les officiels algériens considèrent la planche à billets comme étant la seule solution permettant d’éviter la faillite de l’État. Ils refusent de recourir à l’endettement extérieur par peur de mettre le pays à la merci du FMI. Traumatisée par l’expérience des années 1990, qui avait abouti à un plan d’ajustement structurel en 1994 – mis en application par Ahmed Ouyahia, alors Premier ministre du président Liamine Zeroual –,  l’Algérie ne veut plus plier les genoux devant l’institution de Bretton Woods. Pendant ses années fastes, appuyée sur de confortables revenus pétroliers, elle avait choisi de payer par anticipation sa dette extérieure au FMI. Elle s’est même offert le luxe de prêter 5 milliards de dollars au Fonds, devenant ainsi un de ses créanciers.

La question de l’endettement toujours présente

Mais depuis fin 2014, à cause de la chute des cours de pétrole, les réserves de change ont commencé à se réduire comme peau de chagrin. Après avoir atteint un pic de 194 milliards de dollars à la fin mai 2014, elles ont entamé une baisse vertigineuse jusqu’à atteindre 106 milliards fin mai 2017. Depuis février dernier, le Fonds de régulation des recettes (FRR), qui sert à gérer les excédents budgétaires liés aux exportations d’hydrocarbures, est à sec.

Même en recourant à la planche à billets, plusieurs économistes estiment que le pays ne sera pas à l’abri de l’inflation. Vu les difficultés rencontrées par les entreprises publiques et les secteurs névralgiques comme la santé et l’enseignement, il n’aura d’autre choix choix, selon eux, que de s’endetter à l’extérieur.

Source : Jeuneafrique.com

 

Sénégal/Mauritanie : Tortue-1 a enregistré un taux d’écoulement gazier de 60 millions de pieds cubes par jour

Sénégal/Mauritanie : Tortue-1 a enregistré un taux d’écoulement gazier de 60 millions de pieds cubes par jourDémarrés le 2 août dernier, les tests de forage sur Tortue-1 ont été achevés avec succès. L’information a été publiée mercredi via un communiqué de l’entreprise.

Au terme des travaux, Kosmos Energy dit avoir confirmé ses espérances en termes de qualité du réservoir, de connectivité de composition de la matière. Avec un taux d’écoulement gazier prolongé de 60 millions de pieds cubes par jour pendant la principale phase de tests, Tortue-1 est sans aucun doute une découverte de classe mondiale.

Il faut ajouter que les ingénieurs de Kosmos ont démontré que le gaz recueilli sur le site est idéal pour la liquéfaction, car étant pur et contenant très peu de liquides. D’ailleurs, Kosmos pense déjà qu’à partir de ces données, la liquéfaction du gaz de Tortue sera moins couteuse.

« Les résultats positifs des tests confirment que le champ Tortue est une ressource de classe mondiale et valident les hypothèses qui sous-tendent notre concept de développement.», a expliqué le communiqué.

Ces résultats joueront un rôle phare dans le programme de développement de Tortue notamment dans le processus d'ingénierie et de conception (FEED) qui doit démarrer avant la fin de cette année, et qui a été confié à KBR. Ce dernier s’est vu octroyer le contrat, il y a une semaine.

Le coût total des travaux n’a pas encore été annoncé.

La décision finale d’investissement sur Tortue est attendue pour la fin de cette année. Quant au premier gaz, il devrait couler en 2021.

Dans son communiqué, Kosmos a également annoncé que la plateforme Atwood Achiever qui a exécuté les tests, se dirige désormais sur le prospect Hippocampe dans le bloc C-8 au large de la Mauritanie avec les opérations de forage qui devraient débuter avant la fin de l’année.

Olivier de Souza
Source : Agence Ecofin


 

 

Saint Louis du Sénégal : plus de 18.000 têtes d’ovins en provenance de la Mauritanie

Saint Louis du Sénégal : plus de 18.000 têtes d’ovins en provenance de la Mauritanie Au cours des derniers jours plus de 18.000 têtes d’ovins sont arrivées à Saint Louis en provenance de la Mauritanie, lié au Sénégal par des accords qui permettent d’approvisionner son marché en bétail en contrepartie de facilités offertes aux éleveurs mauritaniens.

Selon le ministère sénégalais de l’élevage et la production animale, le nombre de têtes de bétail arrivé cette année à Saint Louis a sensiblement augmenté.

Le ministère a ajouté que le nombre d’ovins entrés déjà dans les trois villes près de la frontière avec la Mauritanie, c’est-à-dire Saint Louis, Podor et Dagana a atteint 18.000 têtes.

Le bétail mauritanien devra faire face à la concurrence des éleveurs locaux qui auraient introduit, selon un communiqué du ministère sénégalais 22.000 têtes sur les marchés.

Les autorités sénégalaises ont ouvert les espaces publics devant les éleveurs afin de permettre aux populations d’acheter leurs moutons pour la Korité.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

La création d’une monnaie unique de la Cédéao sera reportée de 7 à 10 ans

La création d’une monnaie unique de la Cedeao sera reportée de 7 à 10 ans Pas de monnaie unique de la Cedeao en 2020. L’information a été donnée par le Président de la commission de la Cedeao, Marcel de Souza, reçu en audience hier par le Président Mahamadou Issoufou.

Pour le Représentant officiel de la communauté, « l’analyse des critères de convergence et de visibilité montre qu’on ne pourra pas aller à la monnaie unique à cette date. »

Par conséquent, il va falloir encore attendre 7 à 10 ans pour rendre effective cette monnaie.

Dans la foulée, un sommet de la Cedeao est annoncé en octobre prochain pour élucider le sujet et définir les dispositions à prendre. D’autres sujets ont également été au menu des discussions entre les deux officiels, comme les problèmes sécuritaires dans la région, l’accord d’association signé sous réserves avec la Mauritanie, la semaine dernière, et la tenue prochaine du sommet des Premières dames de la Cedeao, prévu en octobre à Niamey.

Pour information, le Président nigérien assure depuis 2013 la coordination de la coopération monétaire en vue de mettre en place une monnaie unique.

Source : Agence Ecofin

 

 

« Si le Maroc et l’Algérie voulaient bien s’entendre… » déplore The Economist qui évoque un gigantesque gâchis

Alors que les Subsahariens, d’Est en Ouest, sont en train d’organiser avec succès de vastes espaces économiques transnationaux, le Maghreb, lui, reste plombé par ses vieilles querelles.

« Si le Maroc et l’Algérie voulaient bien s’entendre… » déplore The Economist qui évoque un gigantesque gâchis « Si le Maroc et l’Algérie avaient honoré leurs engagements de 1989 pour former une union économique avec la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, ils seraient parmi les économies les plus puissantes du monde arabe et du Moyen-Orient », assure l’hebdomadaire The Economist dans un article paru ce vendredi.

Un point de vue partagé par la Banque mondiale qui estime qu’en 10 ans, le Maroc et l’Algérie auraient doublé la taille de leurs économies s’ils avaient su dépasser leur brouille. Ils devront se contenter, sur cette période, d’une progression de 37% pour le premier et de 33% pour le second. Presque 3 fois moins.

Dans son analyse, le magazine économique souligne les nombreuses similitudes géographiques et culturelles qui devraient en principe rapprocher les deux pays. Il évoque également des complémentarités économiques évidentes, avant de livrer sa vision positive du Maroc et son regard plus critique sur l’Algérie.

Pour The Economist, l’Algérie, grâce aux hydrocarbures, avait pris de l’avance sur le voisin chérifien, notamment au niveau de l’industrialisation. Mais la modernisation actuelle de l’économie marocaine est en passe de combler ce gap :

« Le royaume occupe le 68e rang dans le classement Doing Business de la Banque mondiale - 88 places au-dessus de l'Algérie. L'exportation de marchandises en provenance d'Algérie prend six fois plus de temps qu’au le Maroc et coûte près de quatre fois plus cher.», compare le magazine qui fustige également la loi algérienne limitant l’actionnariat étranger à 49%. Le magazine britannique fait également l’éloge du secteur touristique marocain, en opposition à celui de l’Algérie, sous-développé, bien que disposant de sites de premier choix.

En revanche, l’auteur n’évoque qu’à mi-mot le niveau de développement humain sensiblement supérieur en Algérie, notamment en ce qui concerne l’accès pour les plus modestes à l’éducation, aux études, aux soins ou à la culture.

Source : Agence Ecofin

Mauritanie : "notre monnaie s´est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA" (Economiste mauritanien)

Mauritanie : De plus en plus de voix s’élèvent pour demander le retrait des pays africains de la zone Franc CFA. Certains économistes et chef d'Etats africains considèrent que le Franc CFA est un frein au développement économique.

Si ce scénario se réalisait, les conséquences pourraient être perçues sous plusieurs formes. Pour Demba Moussa Dembele, économiste sénégalais, un des auteurs du livre « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire, à qui profite le FCFA ? - il y a certes un prix à payer pour obtenir sa liberté.

Mais un retrait des pays de la zone Franc ne peut être que bénéfique du point de vue économique, politique et social : "L'avenir sera meilleur pour nous. Parce que vous savez, politiquement nous retrouveront notre souveraineté, c'est à dire nous aurons la possibilité de décider nous-mêmes de nos politiques monétaires en fonction de nos intérêts.

Economiquement, cela permettra de mettre en place des politiques de financement des petites et moyennes entreprises pour pouvoir booster le tissu économique de nos pays. Et puis cela pourra donner à l´Afrique elle-même, dans ses projets de banque centrale et de monnaie africaine, un très bon exemple."

Le cas de la Mauritanie

La Mauritanie s'est détachée du FCFA en 1973. Un décrochage que regrette toutefois le Pr Ould Mohamed El Hacen, économiste mauritanien et président de l'institut international de recherche et d'étude stratégique (IIRES), qui rappelle la chute qu'a subi la monnaie mauritanienne.

"Après une expérience de 30 ans, notre monnaie s´est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA. Il y a la stabilité monétaire à coté de nous au Sénégal et dans les autres pays alors que le pouvoir d´achat externe de notre monnaie n´a cessé de diminuer. Moi je considère que ce n´est pas du tout une expérience positive.

Elle l'a été pendant les 20 premières années, on a pu développer les crédits pour certaines entreprises, cela a facilité le système de création monétaire, le développement des banques. Mais aujourd’hui cela nous pose plus de problèmes que cela n'en résout."


Quitter ou pas la zone Franc CFA?

Seuls les dirigeants africains peuvent en décider. Du moins c'est ce qu´a annoncé le Président français Emmanuel Macron. En revanche, pour le Professeur Ould Mohamed El Hacen, ne plus vouloir utiliser cette monnaie serait une erreur pour les Etats africains. Selon lui, l’arrimage du Franc CFA à l’euro constitue un avantage pour les pays de la zone Franc CFA, dans la mesure où il leur permet d’avoir une stabilité monétaire.

Le «CFA», autrefois arrimé au franc français, dispose d’une parité fixe avec l’euro. Ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité monétaire. La zone Franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d’habitants.

Source : Deutsche Welle (Allémagne)

 

 

Indice de gouvernance des ressources minières, la Mauritanie logée à la case des gouvernances «défaillantes» (rapport)

Indice de gouvernance des ressources minières, la Mauritanie logée à la case des gouvernances «défaillantes» (rapport) Le Top 3 des pays gérant le mieux leurs ressources minières en Afrique, est constitué du Botswana, du Burkina Faso et de l’Afrique du Sud. C’est ce qu’indique le nouveau rapport du «National Resource Governance Institute» (NRGI), qui a mesuré l’indice de gouvernance des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines) de 81 pays.

Pour calculer l’indice, le rapport s’est appuyé sur trois critères notamment la réalisation de la valeur (gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, la prospection, la production, la protection de l’environnement, le recouvrement des recettes et les entreprises publiques), la gestion des revenus (la budgétisation nationale, le partage infranational des revenus des ressources naturelles et les fonds souverains) et les conditions générales de gouvernance du pays.

Ainsi, selon le classement 2017, le Botswana est le pays africain qui a obtenu le meilleur indice (61), et est placé parmi les pays dont la gouvernance des ressources minières est satisfaisante, malgré les améliorations possibles dans certains domaines.

Il est suivi du Burkina Faso (59), de l’Afrique du Sud (57) et du Ghana (56). Le rapport souligne néanmoins que la gouvernance minière de ces trois pays est insuffisante, leurs citoyens ne profitant pas suffisamment de la richesse dérivée du secteur.

En outre, la gouvernance minière des pays comme le Libéria, la Guinée ou encore la RD Congo, est jugée « médiocre », parce que malgré la mise en place des procédures et pratiques sélectives et minimales pour la gestion des ressources, il manque la plupart des éléments nécessaires pour que les citoyens puissent profiter de la richesse générée.

Pendant ce temps, certaines nations africaines font partie des pays qui n’ont « pratiquement pas de cadre de gouvernance pour faire en sorte que la richesse dérivée des ressources extractives bénéficie aux citoyens ». Cette catégorie, dont les gouvernances sont qualifiées de «défaillantes», comprend la Mauritanie, le Zimbabwe ou encore l’Erythrée (lanterne rouge mondiale).

D’une manière générale, si le Chili (1er mondial du classement pour les mines) s’écarte du lot en gérant « bien » ses ressources naturelles au profit de ses citoyens, le rapport a conclu que la plupart des pays sont encore confrontés à de redoutables défis de gouvernance.

La NGRI recommande ainsi aux différentes nations pour faire face à ces défis, un certain nombre d’actions comme la mise en application rigoureuse des lois et des réglementations en matière d’extraction des ressources naturelles, le renforcement des entreprises publiques, la protection de l’espace civique, ainsi que la lutte contre la corruption.

Louis-Nino Kansoun

Classement des pays africains selon leur indice de gouvernance des ressources minières :

Botswana

Burkina Faso

Afrique du Sud

Ghana

Niger

Mali

Maroc

Zambie

Tanzanie

Tunisie

Sierra Leone

Libéria

Ethiopie

Guinée

Madagascar

RD Congo

Zimbabwe

Mauritanie

Erythrée


Source : Agence Ecofin

 

Installé dans ses fonctions : Le Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, décline ses priorités

Installé dans ses fonctions : Le Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, décline ses priorités C’est en connaisseur que le nouveau haut commissaire de l’Omvs prend les rênes de cette organisation. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal l’une des priorités.

Porté à la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal, le 17 mai 2017, à Conakry, lors de la 17e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement, le nouveau haut commissaire, Hamed Diané Séméga a pris fonction, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le président du conseil des ministres, Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République de Guinée.

De nationalité malienne, M. Séméga remplace, à ce poste, l’ancien Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, nommé en mars 2013. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal, l’une de ses priorités. « Il faut tout mettre en œuvre pour la réussir », a-t-il lancé.

La restauration des massifs du Fouta Djallon ; la mobilisation des financements ; rehausser l’image de l’Omvs figurent également parmi les défis à relever pour Hamed Diané Séméga. Le nouveau Haut commissaire a loué les qualités de son prédécesseur soutenant qu’il est « un commis de l’État et un grand africain ».

Pour répondre aux attentes des chefs d’État et des populations des pays membres de l’organisation, Kabiné Komara a invité la nouvelle équipe à explorer les opportunités de financement aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a indiqué que les besoins globaux de financement pour la réalisation des différents projets de l’Omvs se chiffrent à près de 4 milliards de dollars américains. « Mobiliser une telle enveloppe, demande un immense effort de connectivité, de suivi et de réactivité.

Organisation crédible

Fort heureusement, la crédibilité de l’organisation aidant, des solutions sont en train de se mettre progressivement en place afin qu’à terme, notre bassin exploite d’une manière exhaustive, son potentiel agricole, ses infrastructures de communication, fluviales et routières et son immense potentiel hydro-énergétique, couplé avec un réseau d’interconnexion qui sera au cœur des échanges énergétiques en Afrique de l’Ouest », a dit M. Komara. Il a ajouté que le deuxième défi du nouveau Haut commissaire sera la modernisation de l’Omvs par la mise en chantier de deux études majeures déjà lancées portant sur le financement autonome et la revue du mode de fonctionnement et de coordination de l’organisation.

Il a invité M. Séméga à porter une attention toute particulière à la mise en place rapide de l’Observatoire régional de l’eau et de l’environnement des massifs du Fouta Djallon.
« C’est de ces massifs que partent une bonne partie des 1.200 cours d’eau qui arrosent la Guinée. Ces massifs sont, aujourd’hui, menacés par toutes sortes de dégradations qui, si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, risquent de mettre en danger, tous les acquis actuels de l’Omvs par le manque d’eau, mais aussi, la vie de plus de 100 millions d’habitants de l’Afrique de l’Ouest », a encore dit M. Komara. Il a appelé également à veiller sur la sécurisation des ouvrages. «L’environnement sécuritaire de la sous-région oblige à anticiper une réflexion urgente, sur la prise en compte systématique de la protection et de la préservation de nos acquis stratégiques que sont nos barrages et nos lignes de transport », a déclaré Kabiné Komara.

Hamed Diané Séméga est diplômé de l’École nationale d’administration de Bamako (Ena). Il a occupé plusieurs postes ministériels dans son pays. C’est en connaisseur qu’il prend les rênes de l’organisation. Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau du Mali, il a, en tant que ministre de tutelle, pendant plusieurs années, administré l’Omvs. Il a été installé en même temps que le Haut commissaire adjoint, le Mauritanien Abdel Vettah et le Secrétaire général, le Guinéen Mamadou Diaby.

Mamadou GUEYE
Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Rufisque Offshore profond (AEI n°791) : Comment Total a fait éjecter l'ancien ministre de l'Energie Thierno Alassane Sall

Rufisque Offshore profond (AEI n°791) : Comment Total a fait éjecter l'ancien ministre de l'Energie Thierno Alassane SallL'information a été livrée par nos confrères de La Lettre Du Continent. A les en croire, pour devenir opérateur de Rufisque Offshore profond (AEI n°791), Total a doublé pas moins de six concurrents, tous candidats à la reprise de ce permis ultra-prospectif. Mieux, nos confères qui citent Africa Energy Intelligence à Dakar, de nous dire que les américains Kosmos, Anadarko et ExxonMobil, ainsi que le britannique Shell, l'australien Woodside et le chinois Citic, étaient également candidats pour entrer sur ce permis.

Avant de révéler que Total l'a emporté grâce à un lobbying politique intense auprès de la présidence sénégalaise (AEI n°792), mais cet activisme a laissé des traces.

Nous parlions sur Dakaractu de la corrélation entre les accords de Total et la décision de Macky Sall de démettre de ses fonctions le ministre de l'Energie Thierno Alassane Sall. Nos confrères de La Lettre Du Continent de confirmer que ce limogeage est directement lié aux négociations sur Rufisque Offshore profond. Plusieurs des concurrents de Total avaient en effet fait une offre financièrement plus avantageuse que celle de la major française et le ministre de l'énergie, en poste depuis juillet 2014, plaidait pour que la meilleure proposition soit retenue. Le président sénégalais Macky Sall, activement courtisé par Total, a finalement tranché en faveur du pétrolier français, pour des raisons à la fois opérationnelles et politiques : l'attribution du permis a eu lieu à la veille du second tour de l'élection présidentielle française, qui a consacré Emmanuel Macron. En envoyant un signal fort au nouveau président, le Sénégal voulait établir une relation durable avec la nouvelle administration française (la Mauritanie voisine a fait le même calcul en attribuant un permis à Total le 11 mai, trois jours après l'élection, comme l'a révélé Africa Energy Intelligence, AEI nº792).

Mieux, La Lettre Du Continent révèle que pour Total, décrocher Rufisque était vital : sous l'impulsion d'Arnaud Breuillac, le DG exploration-production (E&P) du groupe, Total a d'abord essayé de rentrer sur les permis sénégalais et mauritaniens qui forment le méga champ gazier de Tortue (AEI n°790). Une offre a été remise à Kosmos, opérateur des permis, qui a finalement préféré traiter avec BP.

A la suite de cet échec, le P-DG Patrick Pouyanné s'est personnellement mobilisé pour imposer la major française au Sénégal, rencontrant à plusieurs reprises la présidence du pays. Pouyanné était à Dakar le 2 mai pour signer le contrat sur Rufisque. Le groupe a proposé pas moins de 100 millions $ pour 90% du permis. Total s'est également engagé à réaliser, à ses frais, une étude sismique sur les zones très profondes de l'offshore sénégalais, à ce jour très peu explorées, en association avec la société nationale Petrosen.
Actuellement, les seules données dont dispose le Sénégal sur l'offshore profond proviennent d'une étude sismique 2D couvrant 1 800 km2 commanditée en 2007 par Petrosen. En échange d'une étude sur un périmètre plus large et de données plus détaillées, Total a obtenu des autorités sénégalaises le droit d'obtenir un second bloc dans l'offshore profond.

 

Source : Dakaractu.com