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Economie en Afrique

OMVS : Communiqué de presse

 

Exploitation des barrages de Manantali et Félou : SEMAF remplace ESKOM

OMVS : Communiqué de presse

En application des directives des 58ème et 59ème sessions extraordinaires du Conseil des Ministres de l’OMVS, la SOGEM (Société de Gestion de l’Energie de Manantali) vient de créer la société de droit malien SEMAF (Société d’exploitation de Manantali et de Félou). L’installation du Conseil d’administration s’est déroulée ce 14 juillet 2014 à Bamako.

Cette nouvelle société est une filiale de la SOGEM. Elle prend le relais de la société sud-africaine Eskom Energie Manantali (EEM-SA), en attendant le lancement d’un appel d’offres international en vue du recrutement d’un nouvel d’opérateur indépendant.

C’est la solution de continuité décidée par les plus hautes autorités de l’OMVS, car le contrat d’exploitation liant la société sud-africaine a pris fin le 30 juin 2014, après plusieurs prolongations. En effet, depuis le 1er Septembre 2012, les relations entre les Parties étaient régies par un Contrat intérimaire d’exploitation et de maintenance courante.

Créée par une convention de janvier 1997 par les chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OMVS, la SOGEM est chargée, entre autres missions, de l’exploitation, de l’entretien et du renouvellement des ouvrages communs dont la gestion lui est confiée, ainsi que de toute opération industrielle, commerciale ou financière directement ou indirectement liée aux objets et missions de la société.

Fait à Dakar, le 11 juillet 2014

Source : OMVS

 

Banque centrale populaire va injecter 145 milliards de F CFA en Afrique de l'Ouest

Le marocain Banque centrale populaire (BCP) va injecter 145 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie ouest-africaine. Cette annonce a été faite pendant le premier forum économique franco-ivoirien tenu les 25 et 26 février à Abidjan. Au total, 26 conventions de coopération et de partenariat ont été signées entre le Maroc et la Côte d'Ivoire au cours de ces rencontres.

Le groupe Banque centrale populaire (BCP), holding de la Banque atlantique, s’est engagé, à travers une demi douzaine de conventions signées par son PDG Mohamed Benchaaboun, à injecter un financement total de 145,5 milliards de F CFA (218 millions d'euros) dans l'économie de la sous-région ouest-africaine.

"Les conventions de financement de 60 millions de dollars (environ 45 millions d'euros) avec les japonais de Sumitomo et de 50 millions de dollars (environ 37,5 millions d'euros) avec la Société financière internationale (IFC), nous permettront d’appuyer les petites et moyennes entreprises du réseau Banque atlantique de la région. Nous allons également financer les opérations de commerce extérieur des entreprises via des lettres de crédit pour les exportations et les importations" a confié à Jeune Afrique, Souleymane Diarrassouba, le directeur général du groupe Banque populaire-Banque atlantique. BCP financera également la construction de 5500 classes pour le compte du ministère de l’Éducation nationale pour un montant de 90 milliards de F CFA (135 millions d'euros).

Coopération

Ces accords ont été conclus durant le premier forum ivoiro-marocain, qui s'est tenu les 25 et 26 février, en présence du roi Mohammed VI et de Daniel Kablan Duncan, le Premier ministre ivoirien. Ce forum a été marqué par la signature de 26 conventions de coopération dans les domaines sociaux, politiques et économiques entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.

Ainsi, dans le secteur financier, la Côte d'ivoire a signé une convention-cadre avec BMCE Bank, ainsi qu'un protocole d'accord-cadre avec Attijariwafa Bank. Cette dernière a par ailleurs signé un partenariat avec le Fonds africain de garantie pour les petites et moyennes entreprises (AGF). Aussi, dans le secteur des BTP, le groupe marocain Palmeraie Développement, spécialisé dans l'immobilier de moyen et haut standing, a signé une convention avec le gouvernement ivoirien pour la construction de 10 000 logements sociaux.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Troisième forum des entrepreneurs maghrébins Déclaration de Marrakech

 

 

Sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, l’Union Maghrébine des Entrepreneurs (UME) et la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), en sa qualité de président de l’UME, a organisé le troisième Forum des Entrepreneurs Maghrébins, les 17 et 18 février 2014, avec la participation de plus de 600 femmes et hommes d’affaires de tous les pays de l’Union du Maghreb Arabe, des pays de l’Afrique de l’ouest et sub-saharienne, ainsi que des représentants du secteur public, des organisations et institutions maghrébines, régionales et internationales.

 Ce forum maghrébin se tient dans un contexte particulier caractérisé par les évolutions économiques, financières et sociales profondes qui animent actuellement la scène régionale et internationale.

A travers cette initiative, l’UME, qui est un acteur dynamique du processus d’intégration maghrébine, aspire à contribuer aux stratégies de développement grâce à la dynamisation et l’intensification des échanges commerciaux et des investissements communs inter-régionaux, ainsi que l’attraction des investissements vers la région maghrébine.

 Les travaux de ce forum ont porté sur des thèmes d’intérêt commun :

- Combien coûte le non-Maghreb ?

- Comment faire réussir l’intégration régionale ? Indicateurs et partage des expériences ;

- Investir dans un pays maghrébin autre que le pays d’origine : témoignage de quelques entrepreneurs ;

 - Comment atteindre la convergence douanière et réglementaire ?

- L’intégration logistique : l’interdépendance, élément nécessaire pour faire réussir le commerce ;

- Quel marché de travail et quel dialogue social maghrébin ;

 - Construire le Maghreb arabe énergétique ;

- Les services comme levier de l’intégration maghrébine.

 Par ailleurs, lors de ce forum, il a été présenté une étude réalisée avec le concours de l’ensemble des institutions et organismes des hommes d’affaires sur l’initiative maghrébine du commerce et de l’investissement. Elle regroupe une série de propositions pour renforcer l’intégration maghrébine et améliorer la structure et la productivité de l’UME afin qu’elle puisse jouer pleinement son rôle dans ce domaine.

 Les travaux de cette rencontre ont été inaugurés par Mme Miriem Bensalah Chaqroun, présidente de la CGEM et de l’UME, en présence de M. Abdelilah Benkirane, Chef du gouvernement marocain, M. Habib Benyahya, Secrétaire général de l’UMA, avec la participation de Mme Ouidad Bouchmaoui, Présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, M. Boualam Marrakech, Président de la Confédération Algérienne du Patronat, M. Abdennacer Ben Nafii, Président du Lybian Businessmen Council, M. Baba Azizi, Président de l’Union Nationale du Patronat Mauritanien, ainsi que d’autres personnalités maghrébines et internationales.

 Il a été signalé lors de ce forum la faiblesse du volume des échanges commerciaux inter maghrébins qui ne dépassent pas 3% du total des échanges commerciaux avec l’extérieur, alors que pour les autres groupements économiques il est de 60% environ pour les pays de l’Union Européenne, 56% pour l’ALENA, 23% pour l’ASEAN, 13% pour le COMESA et 19% pour le CEN-SAD.

 L’accent a été mis sur la nécessité d’élaborer les instruments et mécanismes susceptibles d’aider l’UME à assurer pleinement son rôle et être capable d’insuffler une nouvelle dynamique dans l’économie maghrébine et proposer des formules et mécanismes innovants pour créer des projets maghrébins intégrés afin d’atteindre une véritable émergence de la coopération maghrébine.

 Après avoir discuté les thèmes figurant sur l’ordre du jour du forum à travers des interventions concrètes et ambitieuses, les participants ont formulé un ensemble de recommandations :

- Accélérer la mise en œuvre de l’espace économique maghrébin intégré, afin de relever les défis actuels et constituer un contrepoids devant les groupements économiques régionaux et internationaux ;

- Relier les marchés des pays de l’UMA et leur créer le climat juridique favorable, en assurant la mobilité des personnes, des biens, des services et des capitaux ;

- Assurer la liberté d’investissement et l’appropriation, en adoptant le principe d’égalité des prestataires économiques dans tous les pays maghrébins ;

- Veiller à prendre en compte le volet régional dans les projets nationaux ;

- Assurer la liberté des échanges commerciaux en accélérant, en premier lieu, la signature du projet de la Convention de libre échange inter-maghrébin.

- Poursuivre et intensifier les rencontres maghrébines portant sur la facilitation et l’harmonisation des politiques et procédures commerciales et douanières, ainsi que compléter les dispositions juridiques et techniques liées à la tarification douanière maghrébine unifiée.

- Accélérer l’harmonisation des règles d’origine inter maghrébines ;

- Impliquer l’UME dans les travaux de la Commission maghrébine des directeurs généraux des douanes ;

- Renforcer l’infrastructure des pays de l’UMA et accélérer la mise en œuvre des programmes maghrébins afférents, et intensifier les connexions directes ferroviaire, routière, maritime et aérienne en assurant le transit et en facilitant les procédures entre les pays membres ;

- Insister sur l’importance de la reconnaissance réciproque de l’équivalence des diplômes entre les pays membres ;

- Coordonner la coopération maghrébine en matière des spécifications et uniformisation des stratégies à cet égard ; 

- Suivi du processus d’élimination des barrières et difficultés qui entravent les opérations commerciales inter-maghrébines, renforcer la coopération monétaire et financière et veiller à coordonner les politiques monétaires et financières ;

- Accélérer les procédures finales d’institution de la Banque maghrébine pour l’investissement et le commerce extérieur, dont l’assemblée constitutive est prévue avant fin 2014, afin qu’elle participe au financement des projets d’intégration en matière de commerce, d’investissement, d’appui au développement, et de création d’emploi dans l’espace maghrébin ; 

- Assurer les services communs, améliorer les capacités de financement bancaire et assurer l’information et les mécanismes de transfert vers les pays de l’UMA;

- Veiller à prendre les mesures et dispositions relatives à l’intégration maghrébine en matière d’assurance et réassurance ;

- Actualiser la convention relative à la prévention de la double imposition et instaurer les bases de la coopération en matière d’impôts sur le revenu afin qu’elles soient en harmonie avec les conditions économiques actuelles ;

- Actualiser la convention de coopération administrative entre les pays en matière de prévention des contraventions douanières, leur détection, et leur répression ; 

- Prendre les mesures nécessaires pour faciliter l’échange des produits agricoles, agro-industriels et produits de la mer ;

- Accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine pour rationaliser l’utilisation de l’énergie et encourager le recours aux énergies renouvelables ;

- Créer un marché commun de l’énergie dans les pays maghrébins ;

- Recrutement réciproque des compétences maghrébines dans les pôles technologiques spécialisés dans les diverses branches de l’énergie, afin de réduire la dépendance énergétique ; 

- Mettre en œuvre des projets communs en matière d’énergies renouvelables et encourager la production maghrébine des équipements et matériels afférents ;

- Développer l’industrie maghrébine afin de créer l’emploi, stimuler la croissance et diffuser la culture de l’innovation, du développement technique et de la diversification de l’économie.

- Impliquer le secteur privé dans la définition des stratégies sectorielles communes ; 

 Le forum a également mis en exergue la nécessité de renforcer les dimensions juridiques et organisationnelles de l’UME de manière à être en cohérence avec les conclusions et recommandations de ce forum et l’étude réalisée, ainsi que le nouvel objectif stratégique actuel du secteur privé.

  L’étude, réalisée en coopération avec l’ensemble des membres de l’UME, comporte un plan d’action qui suggère, dans sa première partie, la nécessité de créer les conditions favorables à accélérer le rythme de l’intégration maghrébine, augmenter le niveau des investissements et échanges commerciaux inter- régionaux, ainsi que coordonner les politiques et procédures commerciales, douanières et bancaires afin de faciliter le climat des affaires et encourager les prestataires économiques.

 L’étude a par ailleurs invité à accélérer la mise en place d’une politique et stratégie maghrébine commune, pour exploiter tout le potentiel et les opportunités offertes par la zone maghrébine, tout en facilitant et en intensifiant la liaison directe maritime, aérienne, terrestre et ferroviaire pour les prestataires maghrébins et assurer le droit de transit des biens et personnes.

 Afin de garantir une participation effective de l’UME, l’étude a insisté sur l’importance de son opérationnalisation et de sa restructuration pour être à même de créer les opportunités d’intensification des rencontres et événements entre les hommes d’affaires maghrébins et l’ensemble des pays de l’UMA.  

 A cet égard, les membres de l’UME ont convenu d’organiser la première réunion de la commission de restructuration de l’UME et de suivi de ses activités, le 20 mars 2014 à Casablanca (Maroc) ; cette commission a été formée lors de la dernière réunion du conseil d’administration de l’UME au siège de la CGEM fin janvier 2014 à Casablanca. Elle a pour mission d’examiner la méthode de mise en œuvre du plan d’action proposé dans ladite étude. 

 Dans le cadre du renforcement des partenariats, il a été convenu de tenir une réunion de l’UME avec la délégation européenne pour étudier les moyens de coopération, de partenariat et de support entre les deux institutions. En outre, l’UME s’engage à œuvrer au cours de cette année pour renforcer le partenariat avec d’autres communautés régionales.

  Il a été signé, à cet effet, entre l’Union des banques maghrébines et l’UME un mémorandum d’entente pour renforcer l’appui et consolider les relations de coopération entre les deux institutions. Les participants à ce forum ont affirmé la nécessité de renforcer la coopération, la coordination et la consultation avec le secrétariat général de l’UMA, et de veiller à impliquer l’UME dans les réunions des comités et conseils ministériels maghrébins.

Dicko Soudani

 

 

 

 

Plan Sénégal Émergent : les bailleurs de fonds s'engagent sur 3700 milliards de F CFA

Senegal Macky sall SambouAFP

Les partenaires techniques et financiers du Sénégal, réunis à Paris le lundi 24 février, ont annoncé des engagements de l'ordre de 3 700 milliards de F CFA (5,6 milliards d’euros) en appui au Plan Sénégal Émergent.

Moisson réussie pour Macky Sall. À l'issue d'une journée de travail organisée à Paris, dans le cadre de la septième réunion du Groupe consultatif du Sénégal, le président sénégalais a annoncé que "les partenaires techniques et financiers ont apporté leur soutien financier au Plan Sénégal Émergent (PSE) pour un montant total de 3729 milliards de F CFA (soit 5,6 milliards d’euros, soit 7,46 milliards US dollars)". Ces engagements représentent le double de l'objectif initial de 1853 milliards de F CFA que s'était fixé le pays.

Au cours de la conférence de presse organisée à l'issue de cette rencontre, le président sénégalais a indiqué que cet appui représentait une marque de confiance de la part des bailleurs internationaux. "Une confiance que le Sénégal n'a pas le droit de décevoir", a-t-il martelé. Sans dévoiler les parts respectives de chacun des bailleurs de fonds présents à cette réunion (parmi lesquels figurent la Banque islamique de développement, l'Agence française de développement, la Société financière Internationale - IFC - et la BAD), Macky Sall a toutefois révélé qu'environ 46% de ce financement était destiné aux projets d'infrastructures.

Volet chinois

Le président sénégalais a également profité de ces échanges avec la presse pour démentir les "rumeurs" concernant le "jackpot de 4,5 milliards de dollars" que la Chine aurait accordé au Sénégal, au cours du voyage qu'y a effectué Macky Sall du 19 au 22 février.

"La Chine ne gère pas sa coopération de cette façon, mais par projets", a-t-il remarqué, avant d'ironiser sur le fait qu'il ne rentrerait pas à Dakar avec "des valises de milliards". Il s'est en revanche félicité du "choix politique fait par la Chine d'inclure le Sénégal sur la liste des destinations touristiques autorisées aux ressortissants chinois" et de la volonté de Pékin "d'apporter sa contribution" au PSE.

Le "Forum des investisseurs privés pour le Sénégal", second volet de la réunion du groupe consultatif, s'est ouvert à Paris ce mardi 25 février. Le pays espère obtenir près de 1 100 milliards de F CFA d'engagements de la part des opérateurs privés.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Maroc Telecom présente des résultats 2013 en demi-teinte

Maroc telecom

Maroc Télécom a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 28,5 milliards de dirhams en 2013, en baisse de 4,3% par rapport à 2012. C'est le résultat d'une chute de ses résultats au Maroc (-8,1%) , compensée par une forte hausse en Afrique subsaharienne (+9,5%).

Le groupe Maroc Télécom a enregistré un chiffre d'affaires consolidé de 28,5 milliards de dirhams (environ 2,5 milliards d'euros) sur l'année, en baisse de 4,3% par rapport à l'année précédente. Une chute qui aurait pu être plus prononcée n'eut été l'excellente performance des filiales africaines du groupe. En Mauritanie, au Gabon, au Mali et au Burkina Faso, Maroc Telecom connaît une forte progression. Dans l'ensemble, ses filiales ont connu une croissance de 9,5% de leur chiffre d'affaires. Ce qui n'est pas le cas au Maroc où les revenus de l'opérateur télécoms ont chuté de 8,1%.

Abdeslam Ahizoune : "Si demain le Maroc ne représentait plus que 10% du chiffre d'affaires de Maroc Telecom, j'en serai très heureux."

Cela est dû à "la baisse continue des prix dans le mobile, en raison notamment du passage à la tarification à la seconde, et à l'intensification des offres promotionnelles", a expliqué Abdeslam Ahizoune, le PDG de Maroc Télécom, le jeudi 13 février, lors de la présentation des résultats du groupe.

Une croissance à deux vitesses qui ne semble guère l'inquiéter : "Si demain le Maroc ne représentait plus que 10% du chiffre d'affaires de Maroc Telecom, assure-t-il, j'en serai très heureux."

La main lourde du fisc

Du côté des bénéfices, les résultats du groupe au Maroc ont été plus fortement atteints. Le résultat net part du groupe a marqué un repli de 17,4% à 5,5 milliards de dirhams (483 millions d'euros). C'est la plus forte baisse enregistrée depuis l'entrée en Bourse de l'opérateur en 2004. La baisse du volume d'affaires et du résultat opérationnel y est pour beaucoup, mais pas seulement : Maroc Télécom a fait l'objet en 2013 d'un redressement fiscal pour le moins drastique, grevant le bénéfice net du groupe de 1 milliard de dirhams.

L'opérateur a décidé, malgré tout, de distribuer la totalité de ses bénéfices, offrant aux porteurs de ses titres un rendement par action de 6,1%, l'un des meilleurs rendements en dividendes des places casablancaises et parisiennes, où le groupe est coté.

En attendant Etisalat

En ce qui concerne le changement d'actionnaire majoritaire, en revanche, les choses piétinent. Vivendi devra encore patienter avant de se débrasser de son joyau marocain. L'actionnaire sortant de Maroc Télécom semble ne pas avoir (encore) finalisé l'accord définitif avec le seul candidat resté en lice pour le rachat de ses parts, l'Emirati Etisalat.

L'accord de cession à Etisalat des 53% du capital du groupe marocain détenus par Vivendi, pour 4,2 milliards d'euros, payés en numéraire a été annoncé en novembre 2013. Depuis, les négociations s'éternisent.

"Les choses sont un peu compliquées. Il ne s'agit pas d'un accord bilatéral entre Etisalat et Vivendi. L'État marocain est aussi concerné. Le contrôle de toutes les filiales doit également changer. Il y a donc des autorisations réglementaires à obtenir dans les autres pays. Ce qui prend beaucoup de temps", explique Abdeslam Ahizoune.

Source : Jeune Afrique Economie

 

Afrique (Mali-Mauritanie-Niger) : mise en ligne d’un avion commun

Afrique (Mali-Mauritanie-Niger) : mise en ligne d’un avion commun : Malédiction de Air France – Vers la – ...

C’est la décision politique jugée très pertinente qui anime les salons feutrés. Certains pays africains ont manifesté leur inquiétude par rapport au sujet. Mais trois pays sont très avancés dans les réflexions pour concrétiser le projet. Il s’agit du Mali, de la Mauritanie et du Niger.

Le Président du Mali a profité de sa visite au président mauritanien pour rendre publique la nouvelle.

Au Mali, des responsables de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) craignent quant à la réussite du projet. Leur inquiétude s’inspire des conséquences politiques entre des leaders africains quant à la gestion de Air France. Cela avait endommagé les relations entre des pays dans le temps. Tout pays africain à qui revenait la gestion s’agrippait et ne voulait céder après la fin de son mandat.

Pour la cause, à titre illustratif, sont cités Felix Houphouët Bougni, dit le Vieux père de l’indépendance Ivoirienne ; Oumar Bongo du Gabon ; Senghor et Abdoulaye Wade du Sénégal etc.

Ils se sont déchirés entre eux et Air France a finalement perdu son titre de ‘’Roi-aérien’’ en Afrique. En plus de cela, l’entretien de l’appareil risquera d’être un problème, car demande un fonds colossal. Ont-ils les moyens (pays africains) ?

Dans les pays comme le Mali, la crise économique n’est plus à démontrer. D’énormes secteurs importants souffrent et il faut, en toute urgence, une aide financière. L’Education, la Santé, l’armée malienne etc. Malgré ces problèmes notoires, l’Etat malien est sur le point de s’aventurer dans d’autres dont la gestion dite commune (dans ce cas) mettra en mal le fonds du contribuable malien.

Pour le départ, trois pays sont avancés dans la concrétisation du projet. Il s’agit du Mali, de la Mauritanie et du Niger. Pour ceux qui sont réticents, pour le moment, la porte est toujours ouverte. Certains pays ne tarderont pas à rejoindre le trio. Nous a confié notre interlocuteur.

Une rencontre est même prévue en fin du mois en Mauritanie pour la cause. La délégation malienne qui sera composée par le ministre de l’Equipement et des Transports, Koumaré, et des experts de l’espace aérien (ANAC) etc. prendront part. Leur vol serait prévu pour le 25 janvier.


Source: Le Pays (Mali)

 

Un Mauritanien à la tête de la BAD à Dakar

Un Mauritanien à la tête de la BAD à Dakar

Notre compatriote, Mamadou Lamine Ndongo, a été nommé Représentant résident de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Sénégal. Brillant ingénieur statisticien-économiste, avant de débarquer à la BAD, en 1991, il a occupé plusieurs hautes fonctions en Mauritanie. Il fut notamment Directeur du Plan au Ministère de l’Economie et des Finances.

A la BAD, également, il a conduit d’importantes missions, et représenté cette honorable institution dans plusieurs pays, particulièrement au Gabon, de 2002 à 2006, où il a laissé le souvenir d’un gestionnaire compétent et rigoureux.

Signalons qu’il a occupé le poste stratégique de Conseiller en Chef pour les résultats de la Coordination de la Communauté Africaine des Pratiques de la Gestion axée sur les Résultats de Développement (AFCOP).

L’AFCOP, qui compte plus de 1.000 membres dans une trentaine de pays africains, est une coopération de leaders en Afrique qui travaille pour l’obtention de la culture des résultats dans le continent africain. Le Bureau régional de la BAD, à Dakar, couvre, en dehors du Sénégal, le Cap vert, la Gambie et la Guinée Bissau.

Au moment où on parle des compétences à l’extérieur, la Mauritanie peut se réjouir de certains de ces cadres qui font non seulement la fierté du pays, mais de l’Afrique, grâce à leurs compétences et à leurs savoirs faire.

Source : L'Eveil Hebdo (Mauritanie)

 

Mauritanie/Mali/Niger : décision de création d’une compagnie aérienne communautaire

Mauritanie/Mali/Niger : décision de création d’une compagnie aérienne communautaire

Une compagnie aérienne communautaire sera bientôt créée entre la Mauritanie, le Mali et le Niger. Cette annonce contenue dans un communiqué conjoint, est l’un des résultats d’une visite d’Etat de 3 jours en Mauritanie, du président malien, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Dans cette perspective, un comité ad-hoc a été mis sur pied, et tiendra sa première réunion à Bamako les 17 et 18 janvier prochain, pour « dresser un chronogramme de la mise sur pied de la dite compagnie ».

La Mauritanie dispose actuellement d’une compagnie aérienne nationale, Mauritania Airlines Internationale (MAI) à capitaux majoritairement publics, qui a lancé ses activités le 28 avril 2011.

Ce qui pose la question de l’avenir des compagnies nationales actuellement en activités dans les différents pays impliqués par le nouvel accord

Source : Financial Afrik

 

OMVS : Plus de 200 milliards pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal

Plus de 200 milliards pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal

L'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a besoin d’un financement de plus de 200 milliards de francs CFA pour la relance de la navigation sur le fleuve Sénégal qui va donner à la structure une nouvelle dimension d’intégration, a indiqué lundi à Dakar son haut commissaire.

Pour la réalisation de cet ambitieux projet de navigation, ‘’nous tablons sur 450 millions de dollars soit plus de 200 milliards de francs CFA dont 250 (plus de 100 milliards) pour la partie portuaire et le reste pour l’aménagement du fleuve et les différentes études de sécurité’’, a dit Kabiné Koroma.

M. Komara s’exprimait au cours d’un atelier régional pour la communication sur ''le Système intégré de transport multimodal (SITRAM) et les règlements d’application du code international de la navigation et des transports sur le fleuve Sénégal’’.

La rencontre est organisée en partenariat avec la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV).

''Toutes les études sont terminées. Nous avons l’accord des bailleurs de fonds pour la partie navigation pour ce qui concerne le fleuve (le port minéralier), nous avons des investisseurs privés qui sont prêts à y participer même à le boucler à 100% dès que la navigation sera lancée et que les miniers eux-mêmes se seront engagés’’, a dit M. Komara.

‘’Nous avons un fort intérêt à ce que cette navigation soit lancée parce que ça permet d’évacuer à partir du fleuve des produits à moindre coût. Le Mali aussi à un intérêt particulier parce que de nouvelles voies d’accès sur la mer (lui permettront) de faire remonter du carburant et plein d’autres choses à des prix beaucoup compétitifs’’, a expliqué le haut commissaire de l’OMVS.

'’Il y aura, a-t-il poursuivi, une partie du financement qui sera publique, donc un prêt à l’OMVS à travers la SOGENAV, et une partie qui sera privée et qui concerne en particulier la construction du port et l’exploitation des différents quais’’.

''La relance de la navigation sur le fleuve Sénégal est un de nos objectifs prioritaires et nous avons déjà commencé au début de l’année à lui donner une nouvelle accélération qui consiste à draguer le fleuve à près de 800 km, à aménager les quais (...)’’, a dit Kabiné Koroma, ancien Premier ministre de la Guinée.

Il s’agira également de ‘’construire un pont fluvio-maritime et trouver des sociétés qui peuvent exploiter le fleuve et en amont nous aurons tout un ensemble d’opérateurs économiques que constituent les miniers, les agriculteurs, les pêcheurs, qui ont des besoins de transports et de mouvements de leurs marchandises’’, a t-il expliqué.

‘’Il y a les populations des deux rives du fleuve Sénégal. Ce volet navigation est couplé à un volet routier c’est pour cela qu’on l’appelle le système intégré de transport multimodal (SITRAM) dans lequel il y a la mer, le fleuve, les routes'', a t-il ajouté. L'OMVS est une institution commune aux quatre pays membres que sont la Guinée, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal.

Source : Rewmi (Sénégal)

 

 

Algérie : Un ministre dénonce le trafic de carburant avec les voisins

Le ministre algérien de l'Intérieur, Daho Ould Kablia.Le ministre algérien de l'Intérieur, Dahou Ould Kablia, a dénoncé, dimanche 14 juillet, le trafic de carburant avec les pays voisins où l'or noir coûte plus cher, affirmant que 25% de la production nationale était gaspillée et exportée illégalement à l'étranger.

Le ministre algérien de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, a dénoncé dimanche le trafic de carburant avec les pays voisins où l'or noir coûte plus cher, affirmant que 25% de la production nationale était gaspillée et exportée illégalement à l'étranger.

"Ce phénomène est désormais un problème tant sécuritaire qu'économique", a souligné le ministre qui s'exprimait dans la ville de Aïn Defla (nord-ouest) aux côtés de son collègue du Commerce, Mustapha Benbada.

"Le gouvernement a tenu récemment une réunion pour examiner cette situation dans les wilayas frontalières où les locaux sont privés de carburant récupéré par les contrebandiers", a précisé M. Ould Kablia, cité par l'agence nationale APS.

"Le département de Tlemcen (environ un million d'habitants en 2008), frontalier du Maroc, consomme davantage d'essence qu'Alger, forte officiellement de plus de trois millions d'habitants", a-t-il indiqué à titre d'exemple.

Le mois dernier, les autorités algériennes avaient commencé à rationner l'essence dans la région de Tlemcen en ordonnant aux stations de carburant d'en limiter la vente à 33 litres par véhicule de tourisme et 2.000 dinars (environ 20 euros) par véhicule lourd.

Mais ces mesures ne semblent pas avoir découragé les trafiquants qui achètent tout ce qu'ils peuvent comme carburant. Il est entreposé dans des hangars avant d'être exporté en grosse quantité.

En Algérie, un litre d'essence vaut 23 DA (0,23 euro) et un litre de gazole 13,40 dinars (0,13 euro). Au Maroc, il coûte 1,1 euro.

La situation est identique à la frontière tunisienne ainsi qu'aux frontières du sud algérien avec la Mauritanie, le Mali et le Niger, non producteurs de pétrole.

Source : Jeune Afrique



 

Retour de la BAD à Abidjan, le conseil des gouverneurs donne son feu vert

Le siège de la BAD, à Abidjan, avant les travaux faits en ce moment. © AFP

Réuni le 30 mai à Marrakech, le Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, par consensus, au retour de l'institution à Abidjan. 1800 employés seront revenus dans la capitale économique ivorienne avant novembre 2014.

La Banque africaine de développement (BAD) revient à Abidjan. Albert Toikeusse Mabri, gouverneur de la BAD pour la Côte d'Ivoire, en a fait l'annonce le 30 mai au cours des Assemblées annuelles de l'institution panafricaine, qui se tiennent à Marrakech jusqu'au 31 mai. La décision a été prise le matin même par le Conseil des gouverneurs de la BAD, par consensus. "L'intégralité des équipes seront revenues avant novembre 2014, date de célébration du cinquantenaire de la BAD", a souligné celui qui est également ministre du Plan et du Développement. "Nous pourrons accueillir 1000 personnes d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Cinquantenaire

L'intégralité des 1800 employés, installés depuis une décennie au siège temporaire de l'institution, à Tunis, seront de retour pour le cinquantenaire. "Une première mission partira en septembre", a précisé le gouverneur qui a ajouté que la Côte d'Ivoire investit 100 millions de dollars pour ce retour. Des logements sont en construction. Le siège historique est en travaux tandis qu'un immeuble de 26 étages sera prêt en octobre 2013, selon Albert Toikeusse Mabri.

Source : Jeune Afrique

Rapport : jusqu'à 1400 milliards de dollars sortis d'Afrique en trente ans

Le siège temporaire de la Banque africaine de développement, à Tunis. ©  DR

Selon un rapport publié conjointement par la Banque africaine de développement et le l'ONG Global Financial Integrity, le déficit net de ressources et les fuites illégales de capitaux depuis trente ans compromettent le développement du continent.

Entre 1980 et 2009, les sorties nettes de capitaux du continent africain ont atteint entre 597 et 1 400 milliards de dollars (1 000 milliards d’euros), estime un rapport conjoint de la Banque africaine de developpement (BAD ) et  l’ONG américaine Global Financial Integrity (GFI). Rendu public le 29 mai lors des Assemblées annuelles de la BAD, qui se déroulent jusqu'au 31 mai à Marrakech, ce document, baptisé "Les flux financiers illicites et le problème des transferts nets de ressources en provenance d'Afrique : 1980-2009", vient contredire l'idée généralement reçue selon laquelle le continent profiterait de la générosité occidentale... « L’idée reçue a toujours été que l'Occident injecte de l'argent en Afrique, grâce à l'aide étrangère et aux autres flux de capitaux du secteur privé, sans recevoir grand-chose en retour. Notre rapport inverse le raisonnement : l'Afrique est en situation de créancier net par rapport au reste du monde depuis des décennies », a déclaré Raymond Baker, directeur du centre de recherche et de défense GFI, basé à Washington. « La fuite des ressources hors de l’Afrique au cours des trente dernières années – quasi l’équivalent du PIB actuel de l’Afrique – freine le décollage du continent », a déclaré Mthuli Ncube, économiste en chef et vice-président de la BAD.

Selon le rapport, les flux financiers illicites représenteraient l'essentiel de ses montants, sans doute au-delà des 1000 milliards de dollars entre 1980 et 2009. Mais l'evaluation reste complexe. « Nous avons utilisé quatre méthodologies différentes pour mesurer ces flux illicites, ce qui explique la différence importante entre le niveau bas et le niveau le plus haut de notre estimation », souligne Raymond Baker, interrogé par Jeune Afrique en marge des Assemblees annuelles. GFI et la BAD ont ainsi utilisé les desequilibres dans les balances de paiement mais aussi les différences dans les statistiques commerciales entre les pays, mesurées par le FMI. « Lorsqu'un pays fait état de 100 milliards de dollars d'exportations vers un autre pays, tandis que ce dernier enregistre 200 milliards d'importations venant de son partenaire, il y a une différence de 100 milliards qui ont disparu », illustre Raymond Baker.

Transparence

Pour lutter contre ce phénomène de sorties illicites, plusieurs pistes sont envisagées. En plus de veiller à l’application stricte des réglementations anti-blanchiment déjà en vigueur, le rapport préconise de demander aux banques et aux paradis fiscaux de fournir régulièrement à la Banque des règlements internationaux (BRI) des informations détaillées sur les dépôts, qui précisent le secteur, l’échéance et le pays de résidence des détenteurs de comptes de dépôt. La BRI pourrait ensuite être autorisée à diffuser largement ces informations bancaires auprès des pays d’origine et de destination concernés.

Enfin, s’attaquer au problème posé par les sociétés écrans ainsi que les fondations et sociétés d’investissement est essentiel. La BAD et le GFI suggèrent de demander confirmation quant à la propriété effective de tous les comptes bancaires et valeurs mobilières, et exiger que les informations sur les vrais propriétaires physiques de toutes les sociétés soient divulguées au moment de leur constitution et disponibles dans des registres publics. « Ce qu'il faut, c'est la transparence », insiste Raymond Baker.

Source: Jeune Afrique

La Bad à Abidjan : Les enjeux d’un retour imminent

Bad va revenir à Abidjan. Cette information ne souffre d’aucun doute. Hier, en marge des assemblées annuelles de cette organisation, Daniel Kablan Duncan, Premier ministre ivoirien, l’a évoqué. Le retour de la Bad signifie aujourd’hui que la Côte d’Ivoire est devenue un pays fréquentable. Surtout qu’il était inadmissible d’enregistrer la présence de la Banque mondiale, du Fmi, de l’Union européenne et autres alors que cette institution financière n’est pas sur le sol ivoirien. Un camouflet pour le régime Ouattara qu’il fallait réparer, un tort rapidement à redresser, avec un indice de sécurité qui incite à se retrouver sur les bords de la lagune Ebrié.

En quittant Tunis pour son siège statutaire, Abidjan, c’est la Côte d’Ivoire qui gagne sur le terrain politique et même sécuritaire et qui confortera le président Alassane Ouattara dans ses grands chantiers. La Bad qui a délocalisé en Tunisie depuis 2003, soit une décennie, est sur le point de revenir. « Il y a à peu près 500 personnes qui vont revenir d’ici décembre et le reste en 2014", a fait savoir Duncan. Les autorités ivoiriennes sont conscientes qu’avec ce retour de la Bad à Abidjan, il y aura une accélération des financements de grands projets. En prime, 2.000 à 2.500 fonctionnaires qui participeront désormais à la vie de la Côte d’Ivoire. Mieux, de nouvelles écoles vont ouvrir pour La l’occasion à la rentrée prochaine afin de permettre aux fonctionnaires de scolariser leurs enfants. A cela, il faudrait ajouter la construction de 1.700 logements dont 500 vont être prêts pour la fin de l’année. Il est vrai que le siège de la Bad, situé au coeur du Plateau, centre des affaires est en réfection et est en train de faire l’objet d’un désamiantage, donc pas disponible avant l’année prochaine, mais un palliatif a été trouvé. La Côte d’Ivoire va mettre à disposition de l’institution, le CCIA, un immeuble de 24 étages, en pleine rénovation, pour un coût total de 27 milliards de Fcfa. Selon certaines sources, l’on assistera à un retour échelonné des fonctionnaires de la Bad. En tout cas, les Assemblées annuelles seront l’occasion d’entériner les modalités du retour de son siège à Abidjan, précisément la feuille de route, 10 ans après une délocalisation provisoire à Tunis en raison de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire.

abidjan.net

MACROECONOMIE: Pour le FMI, l'Afrique sera l'une des régions les plus dynamiques du monde

La croissance du PIB en Afrique subsaharienne doit passer de 5,4% cette année à 5,7% en 2014. © Molly Riley/AP/SIPA

L'Afrique subsaharienne "devrait devenir une des régions les plus dynamiques du monde, immédiatement après les pays en développement d'Asie", a estimé samedi à Yaoundé une responsable du Fonds monétaire internationale (FMI).

« Nous prévoyons que la croissance du PIB (produit intérieur brut) en Afrique subsaharienne passera de 5,1 % en 2012 à 5,4% cette année et à 5,7% en 2014 », a affirmé Antoinette Sayeh, directrice du département Afrique du FMI, lors d'un point presse à propos du dernier rapport du FMI, publié vendredi, sur les perspectives économiques régionales.

« La forte croissance que continue d'enregistrer la Chine a été un atout de résilience pour les pays africains.La Chine dévient un important partenaire de l'Afrique Subsaharienne », a commenté Antoinette Sayeh dans une interview transmise à la presse par ses services. Selon le FMI, le commerce bilatéral de biens entre les deux parties est passé de 30 milliards de dollars en 2005 à 200 milliards en 2012.

Investissement et exportations

« Du côté des dépenses, ce sont essentiellement l'investissement et les exportations qui ont alimenté la croissance (en Afrique subsaharienne en 2012), tandis que, du côté de la production, les principaux moteurs ont été le bâtiment, l'agriculture et les exploitations minières nouvellement entrées en activité », souligne le rapport.

Le document cite des pays comme le Niger ou la Sierra Léone où « la croissance s'est fortement accélérée » grâce aux ressources minières, ou encore l'Angola avec le pétrole.

Côte d’Ivoire

« Parmi les États fragiles, l'événement le plus marquant a été le rebond de la Côte d'Ivoire, où, d'après les estimations, la croissance de la production se serait établie à près de 10% en 2012 » alors que « les États touchés par les conflits ont subi un net repli de l'activité économique en 2012 », indique encore le rapport.

Antoinette Sayeh a également relevé plusieurs facteurs de risques susceptibles d'influencer négativement la croissance en Afrique subsaharienne: la persistance de la crise dans la zone euro - l'Europe restant un des principaux partenaires commerciaux sur le continent -, les conflits en Centrafrique, dans l'Est de la RD Congo et au Mali, ainsi que d'éventuels chocs pétroliers.

JA avec AFP

Les 25 femmes les plus influentes du business en Afrique

Poids économique ou financier, importance des réseaux... Jeune Afrique dresse la liste des femmes qui comptent dans le monde des affaires en Afrique francophone. Qu'elles soient ministres ou patronnes, héritières ou self-made-women.

Influence, n. f. Pouvoir social et politique de quelqu'un ou d'un groupe, qui permet d'agir sur le cours des événements, les décisions prises, etc. Exemple : « On a vu grandir son influence dans le monde des affaires. » C'est le cas des 25 femmes dont vous trouverez le portrait dans les pages suivantes : toutes ont un poids qui leur permet d'agir sur la vie économique en Afrique francophone. Mais les trouver n'a pas été si simple... Question d'organisation culturelle et sociale, « qui muselle le leadership féminin », lâche Khady Touré, jeune diplômée de HEC Montréal qui a claqué la porte d'une grande multinationale implantée au Sénégal et se bat, depuis, pour l'émancipation des femmes dans le monde des affaires. « Certes, il y a une parité de vitrine, mais les rares femmes qui ont réussi n'ont eu d'autre choix que de développer des stratégies de contournement », poursuit-elle.

Notre liste le confirme : dans le monde des affaires, influence féminine rime encore souvent avec filiation ou mariage. Des brillantes héritières des grandes familles capitalistes marocaines aux femmes ou filles de puissants politiques, les exemples sont légion. Jusqu'à celui, presque caricatural, des épouses successives de l'homme d'affaires algérien Abdelwahab Rahim, dont l'influence semble être passée de l'une à l'autre en quelques mois à peine. Autre sujet qui ne manque pas de faire débat : Pascaline Bongo est-elle une femme d'influence dans le monde des affaires ? Beaucoup moins qu'avant, disent certains, du fait du fort ascendant économique qu'a pris son frère, président du Gabon. Presque toujours autant, soulignent ceux qui rappellent qu'elle reste la gérante de l'immense fortune familiale, investie notamment dans les plus grandes entreprises du pays.

La notion d'influence n'est simple qu'en apparence. Poids économique, importance des réseaux, rôle décisionnaire au sein des grandes entreprises... La liste qui suit est un agrégat de tout cela mais aucunement une reconnaissance des mérites individuels. Tout juste une image clinique des rares femmes qui comptent. Car elles sont toujours aussi peu nombreuses à avoir gravi les échelons jusqu'au plus haut niveau. Charge familiale, pesanteurs culturelles... Les raisons de leur sous-représentation dans les cercles de pouvoir et de décision économique sont connues, mais les mesures correctives restent inefficaces.

Le Maroc a récemment dévoilé que la moitié des sociétés cotées dans le royaume n'ont aucune femme dans leur conseil d'administration. Sur les centaines de ministres que comptent les gouvernements d'Afrique francophone, les femmes en situation décisionnaire en matière économique et financière ne sont que quelques-unes. « La situation s'améliore », nous ont dit plusieurs de nos interlocutrices. Faut-il forcer les choses par des quotas ? « Non », répondent-elles, fidèles en cela à la pensée de la majorité des femmes influentes à travers le monde. Seul le mérite devra compter.

Evelyne Tall. DR

 

 

 

 

 

 

Evelyne Tall, Sénégal

Son profil peu courant (licence en anglais et diplôme de l'École d'administration et de direction des affaires, à Paris) ne l'a pas empêchée de devenir, en janvier 2012, numéro deux du groupe Ecobank. C'est à cette native de Saint-Louis, au Sénégal, que les directeurs généraux des 33 filiales rendent compte. C'est elle qui veille au maintien de bonnes relations avec les autorités politiques et financières de chaque pays d'implantation. « Cela signifie trois semaines de voyage sur quatre », affirme cette ancienne cadre de Citigroup.

Salwa Akhannouch, Maroc
PDG d'Aksal

La fondatrice du florissant groupe de distribution Aksal n'aime pas qu'on aborde le lien entre sa réussite et celle de son mari, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et propriétaire d'Akwa Group. Négociatrice dure en affaires, elle s'est forgé une réputation en attirant au Maroc les grandes marques de luxe et en menant des projets ambitieux comme le Morocco Mall, gigantesque centre commercial casablancais. Reste que la carrière de cette manageuse coquette - qui refuse de se laisser photographier - a bénéficié sans conteste de l'entregent de son mari, mais aussi de sa famille : elle est la petite-fille du célèbre homme d'affaires berbère Haj Ahmed Belfiqih, qui a fait fortune dans le commerce de thé.

Saïda Karim Lamrani, Maroc
66 ans, vice-présidente de Safari

Fille de Mohammed Karim Lamrani, qui fut Premier ministre à plusieurs reprises sous Hassan II, elle siège à la direction du holding familial, l'un des plus importants du pays. Mais son influence s'étend au-delà. Elle a ainsi occupé le poste de vice-présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et est coprésidente du Club des chefs d'entreprises France-Maroc, qui a reçu en grande pompe le président François Hollande lors de sa visite officielle, le 4 avril.

Droit de réponse de Martine Coffi Studer

La fondatrice de l’agence de communication Océan, Martine Coffi  Studer, indique qu’elle n’a pas été citée au sens juridique lors du procès de la filière café- cacao. Son nom a été mentionné parce qu’elle détenait un compte bancaire utilisé dans le cadre d’une campagne de communication au profit de l’autorité de régulation du café et du cacao.

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Martine Coffi Studer, Côte d'Ivoire
52 ans, PDG d'Océan Ogilvy

Les 25 ans de son groupe de communication, présent dans cinq pays d'Afrique de l'Ouest, lui feront-ils oublier sa citation dans les malversations liées à la filière café-cacao ? Ministre déléguée à la Communication de 2006 à 2007, Martine Coffi Studer est plus discrète depuis. Mariée à un fidèle collaborateur de Vincent Bolloré (elle siège au sein du conseil d'administration du groupe français), elle a toujours conservé son réseau et joue un rôle actif dans les relations de son pays avec les États-Unis.

Laurence do Rego, Côte d'Ivoire
48 ans, directrice financière d'Ecobank

Rentrée au Bénin après vingt ans de carrière en France et aux États-Unis, la Franco-Béninoise est arrivée au sein du célèbre établissement panafricain en 2002. En tant que contrôleuse financière, elle dit avoir eu à combattre « beaucoup de réticences » et n'avoir « pas eu droit à l'erreur ». Aujourd'hui, elle n'envisage pas de quitter Ecobank, qui, selon elle, symbolise à la perfection « ce que les Africains sont capables de construire ».

Sonia Rahim, Algérie
31 ans, directrice du développement d'Alger Médina

Pour intégrer ce gigantesque projet immobilier de 2,5 milliards d'euros visant à changer le paysage visuel d'Alger, Sonia Ziamni - devenue depuis Mme Rahim après son mariage en 2011 avec Abdelwahab Rahim, promoteur et exploitant du projet - a simplement répondu à une annonce en 2008, avant d'être promue fin 2009. Âgée de 31 ans, formée à la comptabilité et au management, elle sélectionne et supervise les entreprises sous-traitantes.

Selma Elloumi Rekik. DR

Selma Elloumi Rekik. Chez les Elloumi, le gout d'entreprendre est une tradition. Avec ses frères, Selma Elloumi Rekik est administratrice du groupe familial, leader dans l'industrie du câblage et présent dans de nombreux pays. Par goût personnel, elle s'investit désormais dans l'agrobusiness, avec 240 ha de production fruitière destinée à la transformation en surgelés.

 

Nezha Hayat, Maroc
49 ans, membre du directoire de Société générale Maroc

Très attachée à la présence des femmes dans les conseils d'administration, cette banquière a fondé en 2012 le Club des femmes administrateurs au Maroc, alors même qu'elle est devenue la première femme membre d'un directoire en 2007, à Société générale Maroc. Elle s'est par ailleurs impliquée dans le développement de la Bourse de Casablanca au milieu des années 1990.

Donia Hedda Ellouze, Tunisie
53 ans, avocate d'affaires

Cette avocate au Conseil d'État et à la cour de cassation représente les intérêts du financier américain George Soros en Tunisie. Fille d'un haut fonctionnaire et épouse d'un ancien banquier originaire de Sfax, elle est un intermédiaire incontournable entre les investisseurs étrangers et les différents acteurs économiques tunisiens. Elle a mené avec succès de nombreuses négociations en entreprise lors des soulèvements sociaux.

Marie-Andrée Ngwe : "Je suis opposée à l'idée de catégoriser les femmes"

L'avocate pose un regard optimiste sur la situation des femmes en Afrique, particulièrement au Cameroun. Mais des progrès restent à faire.

Née à la Réunion, Marie-Andrée Ngwe a fondé en 1986 le cabinet de droit des affaires de référence au Cameroun. Ngwe & Associés est devenu le partenaire local des plus grandes law firms internationales - Clifford Chance, Gide, Allen & Overy, etc. -, avec lesquelles il intervient sur des grands projets d'infrastructures, de permis pétroliers ou encore de gisements miniers.

Nadia Kettani, Maroc
43 ans, associée chez Kettani Law Firm

Moins connue que son père, Azzedine Kettani, professeur de droit et célébrité du monde de l'arbitrage, Nadia Kettani n'en est pas moins reconnue par ses pairs. L'avocate d'affaires codirige en effet le dernier grand cabinet marocain indépendant. Derniers faits d'armes ? Après avoir conseillé au niveau local les prêteurs internationaux de la centrale électrique de Jorf Lasfar (un deal de 1 milliard d'euros), elle accompagne Vivendi dans la vente de Maroc Télécom.

Souad Benbachir, Maroc
ADG de CFG Group

Pionnière de la banque d'affaires au Maroc, Souad Benbachir a su conserver son influence malgré les difficultés que traverse sa banque d'affaires, CFG Group. Membre du directoire de Risma, la filiale marocaine d'Accor, et patronne du fonds touristique T Capital, elle siège à l'International Advisory Board de l'école de commerce française Essec.

Meriem Bensalah Chaqroun, Maroc
50 ans, présidente de la CGEM

Fille d'Abdelkader Bensalah, fondateur du holding agroalimentaire Holmarcom et figure de l'indépendance, Meriem Bensalah Chaqroun n'en a pas moins mérité ses galons de première femme élue patronne des patrons marocains. D'abord comme chef d'entreprise, à la tête des Eaux minérales d'Oulmès, qu'elle dirige depuis vingt-trois ans et qui est leader de son secteur. Mais aussi pour son sens politique, capable de rassembler au-delà des « grandes familles ».

Valentine Rugwabiza, Rwanda
49 ans, DG adjointe de l'OMC

Depuis sept ans, Valentine Rugwabiza pilote, à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'examen des politiques commerciales des États membres, la facilitation des échanges, etc. Membre fondateur de l'Association rwandaise des femmes chefs d'entreprise et de la Fédération rwandaise du secteur privé, cette habile négociatrice a aussi été ambassadrice du Rwanda auprès de l'ONU en Suisse. Elle arrivera au terme de son mandat à l'OMC en août.

Ghita Lahlou, Maroc
46 ans, DG de Saham

Même s'il semblerait que son influence ait un peu diminué après la réorganisation du holding Saham en trois pôles en 2010, la centralienne accompagne depuis près de douze ans la stratégie de croissance du plus dynamique des groupes marocains, dont elle continue de porter les pôles offshoring et santé. Comme son patron, Moulay Hafid Elalamy, elle est une ancienne du groupe ONA.

Wided Bouchamaoui. © Hichem

 

 

 

 

 

 

Wided Bouchamaoui

En Tunisie, le patron des patrons est une femme sans esbroufe. La fille de Hédi Bouchamaoui, pionnier du BTP, se réclame d'une éducation où « la satisfaction de l'argent compte peu au regard de celle d'un travail effectué du mieux possible ». La poignée de main échangée, en mai 2012, avec Houcine Abassi, secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), a scellé un rapprochement sans précédent entre les deux plus puissants syndicats du pays... et fait grincer les dents de certains politiques.

Clare Akamanzi, Rwanda
33 ans, DG du Rwanda Development Board

Entrée au Rwanda Development Board (RDB) en 2008, elle s'est d'abord occupée de la promotion des investissements, avant d'en prendre la direction. Cette femme active, qui aime prendre du recul dès que possible dans la campagne rwandaise, a notamment été négociatrice auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève pour son pays. Bourreau de travail formée en Ouganda, en Afrique du Sud et aux Pays-Bas, elle est une figure incontournable des réunions internationales.

Amina Benkhadra, Onhym. © Abdelhak Senna/AFP

Amina Benkhadra, Maroc

En fonction depuis six mois, Kaba Nialé est incontournable. Proche d'Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence, elle a travaillé avec l'actuel Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, à la fin des années 1990. Technocrate redoutable, elle s'est notamment fait remarquer en mars lors des discussions de la troisième revue du programme économique et financier avec les émissaires du FMI.

Kaba Niale. © Sia Kambou

 

 

 

 

 

 

Kaba Nialé , Côte d'Ivoire

En fonction depuis six mois, Kaba Nialé est incontournable. Proche d'Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence, elle a travaillé avec l'actuel Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, à la fin des années 1990. Technocrate redoutable, elle s'est notamment fait remarquer en mars lors des discussions de la troisième revue du programme économique et financier avec les émissaires du FMI.

Aminata Niane, Sénégal
56 ans, conseillère spéciale du président pour les infrastructures

Nommée en 2000 directrice générale de l'Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix), elle a supervisé jusqu'en 2012 la plupart des grands projets d'Abdoulaye Wade, parmi lesquels l'aéroport Blaise-Diagne dont elle reste présidente du conseil d'administration. Cette technocrate formée en France et en Angleterre est aussi membre du conseil d'administration d'Atos, groupe coté à Paris. Wade parti, elle a été remplacée à la tête de l'Apix. Mais ses compétences et son carnet d'adresses lui ont valu d'être nommée conseillère spéciale de Macky Sall.

Pascaline Bongo, Gabon
57 ans, administre la fortune de la famille Bongo

Elle n'est certes plus sur le devant de la scène gabonaise, mais l'ancienne directrice du cabinet d'Omar Bongo Ondimba n'a pas pour autant perdu tout son pouvoir. Pascaline Bongo, la sœur aînée d'Ali Bongo, a toujours la main sur Delta Synergie, holding d'investissement actionnaire de nombreuses entreprises, dont BGFI Group et la puissante Compagnie du Komo.

Alizéta Ouédraogo, Burkina Faso
59 ans, présidente de la CCI

À 30 ans, elle était secrétaire dans une agence de l'ONU. Aujourd'hui, Alizéta Ouédraogo est la femme la plus prospère du Burkina. Après avoir fait fortune dans le cuir dans les années 1990, elle s'est lancée dans l'immobilier et les travaux publics. Selon ses détracteurs, son ascension fulgurante coïncide avec le mariage de sa fille et de François Compaoré, frère du président. Elle a pris la tête de la Chambre de commerce et d'industrie en 2011.

Ingrid Awadé, Togo
40 ans, directrice générale des Impôts

Puissante et controversée, Ingrid Awadé appartient au premier cercle de confiance du président togolais. Celle qu'on surnomme la dame de fer s'est notamment fait remarquer en 2006, à sa prise de fonctions, en infligeant de sévères redressements fiscaux aux hommes d'affaires considérés jusque-là comme « intouchables », à l'instar de Ram Shriyan (magasins Ramco) ou du Libanais Bassem El Najar, protégé du frère de Faure Gnassingbé.

Dominique Ouattara, Côte d'Ivoire
60 ans, première dame

Après l'accession de son époux, Alassane Ouattara, à la tête du pays, la femme d'affaires a mis en stand-by ses activités dans le monde du business. Sollicitée sur des questions spécifiques, elle conserve néanmoins une influence considérable à la fois dans les mondes économique et politique. Dominique Ouattara bénéficie d'un cabinet situé dans le quartier de Cocody-Ambassade qui ne désemplit pas lorsqu'elle est présente à Abidjan.

Cina Lawson. DR

En 2012, Cina Lawson a d'abord été consacrée jeune leader mondial par le Forum économique mondial, puis classée parmi les 20 jeunes femmes les plus puissantes d'Afrique par le magazine Forbes. Cette diplômée de Harvard, qui a été responsable de la stratégie et du développement de France Télécom à New York après un passage à la Banque mondiale, a fait de la démocratisation des TIC (baisse des prix de communication, hausse du taux de pénétration d'internet...) au Togo son leitmotiv.

Source : Jeune Afrique

 

 

OMVS : Communiqué de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement

La XVème Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OMVS a été clôturée lundi à Nouakchott. Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat des pays membres de l'organisation ont adopté le communiqué qui suit :

" La XVéme Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement s'est tenue, à Nouakchott, le 25 mars 2013 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Dioncounda Traore, Président de la République du Mali, Président en exercice de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement. Ont participé à cette session, assistés de leurs délégations respectives:

Son Excellence Monsieur Alpha Conde Président de la République de Guinée;
Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de la Mauritanie,
Son Excellence Monsieur Macky Sall Président de la République du Sénégal.

La Conférence a examiné et adopte l'ordre du Jour suivant:

- Le rapport d'activités du Conseil des Ministres
- Les résolutions et recommandations
- Questions diverses

Après des échanges fructueux, la Conférence a adopté le rapport du Conseil des Ministres, présenté par son Président Monsieur Oumar Gueye, Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, ainsi que les Résolutions suivantes :

- Résolution relative à la prise en charge de l'Aménagement de la route Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri du SITRAM ;

- Résolution relative à l'Electrification de la partie Guinéenne du bassin du fleuve Sénégal;

- Résolution relative à la transposition du code et de ses règlements d'application dans le droit interne des Etats;

- Résolution relative à la recherche de Financement pour la réalisation des aménagements structurants;

- Résolution relative à la prise en charge des travaux complémentaires du Projet Hydroélectrique de Koukoutamba ;

- Résolution relative à la définition des critères d'évaluation des bénéfices, coûts et charges des Ouvrages Communs;

- Résolution relative à la délimitation et la mise à disposition de l'OMVS des domaines portuaires du fleuve Sénégal;

- Résolution relative au financement du programme de réhabilitation et de rénovation du Barrage de Diama et de ses Ouvrages Annexes et Accessoires;

- Résolution relative à l'Electrification des villages déplacés ou affectés lors de la construction d'Ouvrages Hydroélectriques;

- Résolution relative à la première phase du Système Intégré de Transport Multimodal ;

- Résolution relative au développement Hydro-agricole dans le Bassin du fleuve Sénégal;

- Résolution relative à la mise en place du Chantier Naval de Rosso..

La Conférence a également instruit le Conseil des Ministres à tenir, dans les meilleurs délais, une Session extraordinaire pour:

- trouver une solution au recrutement de l'Opérateur des Ouvrages de Manantali et Félou et ;

- prendre les mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de SOGEM.

Par ailleurs, la Conférence a:

- Elu Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OMVS ;

- Nommé Monsieur Makan Aliou Tounkara, Ministre de l'Energie et de l'Eau la République du Mali, Président en Exercice du Conseil des Ministres de l'OMVS ;

- Nommé Monsieur Kabinet Komara, Haut Commissaire de l'OMVS.

- Nommé Monsieur Marimantia Diarra, Haut Commissaire Adjoint de l'OMVS.

Les délégations de la République de Guinée, de la République du Mali et de la République du Sénégal ont exprimé leurs sincères remerciements à Son Excellence Monsieur Mohamed Ouls Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, à son Gouvernement et au peuple Mauritanien, pour l'accueil chaleureux dont ils ont été l'objet.

La Conférence a décidé de tenir sa prochaine réunion à Conakry.

Fait à Nouakchott, le 25 Mars 2013
La Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement
".


Source : Agence Mauritanienne d'Information

OMVS: Arrivée de Chefs d’Etat à Nouakchott

Les Chefs d’Etat de la Guinée Conakry, Alpha Condé; du Sénégal, Macky Sall ; et du Mali, Dioncounda Traoré, sont arrivés, ce dimanche, après-midi, à Nouakchott, pour participer aux travaux de la XVe Conférence des Chefs et de Gouvernement des pays membres de l’Organisation de la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Ils ont été accueillis à leurs descentes d’avion par le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les travaux, qui s'ouvriront lundi, se tiendront au Palais des Congrès de Nouakchott. En plus de l’examen du document préparé par le Conseil des ministres, les Chefs d’Etat auront à procéder au choix d’un nouveau Haut Commissaire pour l’OMVS, en remplacement du mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, dont le mandat est arrivé à expiration. Deux pays sont sur le rang pour occuper le poste, à savoir le Mali et la Guinée Conakry.

L’OMVS, créée par les pères des indépendances des pays membres, est citée en exemple. Mais nombre d’observateurs relativisent la portée des résultats obtenus et qui bénéficient plus aux villes qu’aux populations riveraines, en majorité rurales. Ces dernières déplorent que, depuis la mise en service du barrage hydro-électrique de Manantali, une succession de mauvaises séries de récoltes imputées notamment à de mystérieux polluants. Sans que des mesures soient prises par l'institution pour rechercher les causes et prendre les mesures qui s'imposent.

THIAM Mamadou pour GPS

OMVS: Session du conseil des ministres préparatoire de la XVème conférence des Chefs d'Etat

Les travaux de la session du conseil des ministres préparatoire de la XVème conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation de mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) qui se tiendra lundi, prochain, ont commencé, samedi soir, à Nouakchott.

Ouvrant la réunion, le ministre sénégalais de l'hydraulique et de l'assainissement, président en exercice du conseil des ministres de l'OMVS, M. Oumar Gueye, a précisé que la rencontre vise à évaluer le chemin parcouru par l'organisation dans la réalisation de ses objectifs, en particulier depuis la XIVème session de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement, tenue à Dakar.

Il a ajouté que le chemin parcouru entre le 14ème et la 15ème conférence est marqué par des progrès constants, massifs et multisectoriels, réitérant que les sept résolutions et les nombreuses recommandations de la dernière conférence ont été intégralement exécutées hormis une relative au CGFO qui est encours d’exécution.

Bilan honorable et satisfaisant

Nous estimons, dit-il, le bilan est à la fois honorable et satisfaisant malgré un contexte sous régional délicat, mouvant et complexe et une crise économique mondiale sans précèdent.

Parlant des réformes opérées par l'OMVS, le ministre a précisé que les principales réformes ont couvert la refonte et la modernisation de l'ordonnancement juridique, refonte assimilable à une véritable naissance juridique, la refondation programmatique, la réadaptation institutionnelle, l'adoption d'une approche programme évolutif et la structuration de la coopération technique et financière.

Il a également souligné que les paliers définis en 2013, consacrent la mise en oeuvre du SDAGE (schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du fleuve Sénégal), la mise en oeuvre des programmes de développement local le FEM3 et TF3, le démarrage de certains aménagements stratégiques de production d'énergie et du transport multimodal.

Au sujet de l'environnement, M. Oumar Gueye a souligné que cette dimension a été prise en compte à travers diverses activités relatives entre autres à la protection des berges, de l'agroforesterie et de la lutte contre les plantes aquatiques nuisibles, notamment le typha.

Il a aussi révélé que le Banque Mondiale, le Royaume des pays Bas et le Fonds de l'environnement mondial ont accepté de financer les secondes phases du projet de gestion des ressources en eau à usages multiples (PGIRE) pour un montant de 90 milliards de FCFA et du GEF pour un montant de 15 millions d'euros.

Il a enfin précisé que ses collègues et lui vont proposer à la conférence des Chefs d'Etat et du gouvernement une série de mesures à prendre pour la pérennité de l'OMVS, au grand bénéfice des populations des pays membres.

.Auparavant, le ministre mauritanien de l'hydraulique et de l'assainissement, M. Mohamed Lemine Ould Aboye a prononcé un mot dans lequel il a, au nom du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, du Gouvernement et de l'ensemble du peuple mauritanien, souhaité la bienvenue à Nouakchott aux délégations venant de la Guinée, du Mali et du Sénégal.

Il a réitéré que l'organisation à Nouakchott de la XVème conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'OMVS confirme la détermination et l'engagement de la Mauritanie à consolider, à approfondir et à améliorer ce précieux cadre de coopération et ce vecteur pertinent d'intégration patiemment bâti, pour élargir les opportunités de développement de nos Etats respectifs.

Ce La XVe session des Chefs d’Etat de l’OMVS, qui s’ouvre le lundi, se penchera sur le rapport présenté par le Conseil des ministres, et aura également à procéder au choix d’un nouveau Haut Commissaire de l’institution qui doit succéder au mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug qui avait bénéficié de la prorogation de son mandat, à l’issue de celui-ci. Le Mali, prétendant légitime à ce poste, et la Guinée Conakry, nouvelle adhérente, sont en lice.

Source AMI et GPS

Sudatel vend ses opérations internationales

L’opérateur soudanais Sudatel tenterait selon le site TMT Finance de vendre ses filiales africaines dans un marché où la compétition plombe la rentabilité des petits acteurs.

Alors que la compétition s’intensifie sur les marchés africains, les revenus des opérateurs par utilisateur (Arpu) baissent de manière continue. Une chute qui devrait se poursuivre dans les prochaines années. Selon la société d’analyse télécom Ovum, l’Arpu devrait passer de 122 dollars par an en 2012 à 105 dollars en 2017.

En un seul bloc ou par appartement. Dans ce contexte de plus en plus d’acteurs de second rang réévaluent leurs positions sur le continent. C’est le cas de Sudatel, l’opérateur historique soudanais qui, via sa filiale Expresso, détient des opérations au Ghana, en Guinée Conakry, au Sénégal, en Mauritanie (sous la marque Chinguitel) et au Soudan du Sud (sous la marque Sudani).

Vente par appartement de ses opérations internationales ou en un seul bloc, aucune option n’est écartée selon le site spécialisé TMT Finance. Il faut dire que Karthoum, actionnaire à 21 % de Sudatel, ne peut plus financer l’expansion internationale de l’opérateur depuis qu’il a perdu une grosse partie de ses revenus pétroliers suite à l’indépendance du Soudan du Sud.

Mais se retirer d’Afrique n’est pas forcément chose aisée. En effet, peu d’acheteurs sont intéressés par les opérateurs dont la part de marché ne dépasse pas 20%, faute d’avoir l’assurance de rentabiliser leur investissement.

Source: Jeune Afrique

OMVS : la mise en service d'une nouvelle centrale électrique dans 6 mois

 

Le Haut Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mohamed Salem Ould Merzoug, a annoncé la mise en service, dans 6 mois, d’une seconde centrale hydro-électrique.

Dans une interview accordée au journal officiel sénégalais "le Soleil", Ould Merzoug a aussi ajouté qu’une plateforme de distribution et d’échange d’électricité et l’interconnexion de la Guinée à Manantali sera mise en place.

D’après, lOMVS dote les états membres de visions sur les court, moyen et long termes. La meilleure réponse à la question de l’électricité, c’est la valorisation des immenses potentialités hydroélectriques du bassin du fleuve Sénégal qu’on peut chiffrer à 1.600 Mégawatts de puissances installés.

Comme dans les pays développés, notamment en Europe et en Amérique du Nord, la question de l’énergie doit être gérée de façon transfrontalière, selon lui.

Source Al Akhbar



Fourniture en Energie : La Mauritanie vole au secours du Sénégal à partir de 2015

Selon le Ministre sénégalais des Mines et l’Energie, Aly Ngouille N’Diaye, a annoncé que la Mauritanie, va mettre son surplus d’électricité et de gaz au service du Sénégal. Il a révélé que « La Mauritanie a découvert un bon potentiel qui, aujourd’hui permet, par rapport à ce qui est prévu, près de 1000 MW qui dépassent largement ses besoins pour une bonne période. C’est ainsi qu’il a indiqué que le Sénégal a jugé nécessaire de venir voir avec la partie mauritanienne comment définir les axes de collaboration pour l’exploitation de ce gaz pour la production de l’énergie électrique », a déclaré le ministre.