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Economie en Afrique

MACROECONOMIE: Pour le FMI, l'Afrique sera l'une des régions les plus dynamiques du monde

La croissance du PIB en Afrique subsaharienne doit passer de 5,4% cette année à 5,7% en 2014. © Molly Riley/AP/SIPA

L'Afrique subsaharienne "devrait devenir une des régions les plus dynamiques du monde, immédiatement après les pays en développement d'Asie", a estimé samedi à Yaoundé une responsable du Fonds monétaire internationale (FMI).

« Nous prévoyons que la croissance du PIB (produit intérieur brut) en Afrique subsaharienne passera de 5,1 % en 2012 à 5,4% cette année et à 5,7% en 2014 », a affirmé Antoinette Sayeh, directrice du département Afrique du FMI, lors d'un point presse à propos du dernier rapport du FMI, publié vendredi, sur les perspectives économiques régionales.

« La forte croissance que continue d'enregistrer la Chine a été un atout de résilience pour les pays africains.La Chine dévient un important partenaire de l'Afrique Subsaharienne », a commenté Antoinette Sayeh dans une interview transmise à la presse par ses services. Selon le FMI, le commerce bilatéral de biens entre les deux parties est passé de 30 milliards de dollars en 2005 à 200 milliards en 2012.

Investissement et exportations

« Du côté des dépenses, ce sont essentiellement l'investissement et les exportations qui ont alimenté la croissance (en Afrique subsaharienne en 2012), tandis que, du côté de la production, les principaux moteurs ont été le bâtiment, l'agriculture et les exploitations minières nouvellement entrées en activité », souligne le rapport.

Le document cite des pays comme le Niger ou la Sierra Léone où « la croissance s'est fortement accélérée » grâce aux ressources minières, ou encore l'Angola avec le pétrole.

Côte d’Ivoire

« Parmi les États fragiles, l'événement le plus marquant a été le rebond de la Côte d'Ivoire, où, d'après les estimations, la croissance de la production se serait établie à près de 10% en 2012 » alors que « les États touchés par les conflits ont subi un net repli de l'activité économique en 2012 », indique encore le rapport.

Antoinette Sayeh a également relevé plusieurs facteurs de risques susceptibles d'influencer négativement la croissance en Afrique subsaharienne: la persistance de la crise dans la zone euro - l'Europe restant un des principaux partenaires commerciaux sur le continent -, les conflits en Centrafrique, dans l'Est de la RD Congo et au Mali, ainsi que d'éventuels chocs pétroliers.

JA avec AFP

Les 25 femmes les plus influentes du business en Afrique

Poids économique ou financier, importance des réseaux... Jeune Afrique dresse la liste des femmes qui comptent dans le monde des affaires en Afrique francophone. Qu'elles soient ministres ou patronnes, héritières ou self-made-women.

Influence, n. f. Pouvoir social et politique de quelqu'un ou d'un groupe, qui permet d'agir sur le cours des événements, les décisions prises, etc. Exemple : « On a vu grandir son influence dans le monde des affaires. » C'est le cas des 25 femmes dont vous trouverez le portrait dans les pages suivantes : toutes ont un poids qui leur permet d'agir sur la vie économique en Afrique francophone. Mais les trouver n'a pas été si simple... Question d'organisation culturelle et sociale, « qui muselle le leadership féminin », lâche Khady Touré, jeune diplômée de HEC Montréal qui a claqué la porte d'une grande multinationale implantée au Sénégal et se bat, depuis, pour l'émancipation des femmes dans le monde des affaires. « Certes, il y a une parité de vitrine, mais les rares femmes qui ont réussi n'ont eu d'autre choix que de développer des stratégies de contournement », poursuit-elle.

Notre liste le confirme : dans le monde des affaires, influence féminine rime encore souvent avec filiation ou mariage. Des brillantes héritières des grandes familles capitalistes marocaines aux femmes ou filles de puissants politiques, les exemples sont légion. Jusqu'à celui, presque caricatural, des épouses successives de l'homme d'affaires algérien Abdelwahab Rahim, dont l'influence semble être passée de l'une à l'autre en quelques mois à peine. Autre sujet qui ne manque pas de faire débat : Pascaline Bongo est-elle une femme d'influence dans le monde des affaires ? Beaucoup moins qu'avant, disent certains, du fait du fort ascendant économique qu'a pris son frère, président du Gabon. Presque toujours autant, soulignent ceux qui rappellent qu'elle reste la gérante de l'immense fortune familiale, investie notamment dans les plus grandes entreprises du pays.

La notion d'influence n'est simple qu'en apparence. Poids économique, importance des réseaux, rôle décisionnaire au sein des grandes entreprises... La liste qui suit est un agrégat de tout cela mais aucunement une reconnaissance des mérites individuels. Tout juste une image clinique des rares femmes qui comptent. Car elles sont toujours aussi peu nombreuses à avoir gravi les échelons jusqu'au plus haut niveau. Charge familiale, pesanteurs culturelles... Les raisons de leur sous-représentation dans les cercles de pouvoir et de décision économique sont connues, mais les mesures correctives restent inefficaces.

Le Maroc a récemment dévoilé que la moitié des sociétés cotées dans le royaume n'ont aucune femme dans leur conseil d'administration. Sur les centaines de ministres que comptent les gouvernements d'Afrique francophone, les femmes en situation décisionnaire en matière économique et financière ne sont que quelques-unes. « La situation s'améliore », nous ont dit plusieurs de nos interlocutrices. Faut-il forcer les choses par des quotas ? « Non », répondent-elles, fidèles en cela à la pensée de la majorité des femmes influentes à travers le monde. Seul le mérite devra compter.

Evelyne Tall. DR

 

 

 

 

 

 

Evelyne Tall, Sénégal

Son profil peu courant (licence en anglais et diplôme de l'École d'administration et de direction des affaires, à Paris) ne l'a pas empêchée de devenir, en janvier 2012, numéro deux du groupe Ecobank. C'est à cette native de Saint-Louis, au Sénégal, que les directeurs généraux des 33 filiales rendent compte. C'est elle qui veille au maintien de bonnes relations avec les autorités politiques et financières de chaque pays d'implantation. « Cela signifie trois semaines de voyage sur quatre », affirme cette ancienne cadre de Citigroup.

Salwa Akhannouch, Maroc
PDG d'Aksal

La fondatrice du florissant groupe de distribution Aksal n'aime pas qu'on aborde le lien entre sa réussite et celle de son mari, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et propriétaire d'Akwa Group. Négociatrice dure en affaires, elle s'est forgé une réputation en attirant au Maroc les grandes marques de luxe et en menant des projets ambitieux comme le Morocco Mall, gigantesque centre commercial casablancais. Reste que la carrière de cette manageuse coquette - qui refuse de se laisser photographier - a bénéficié sans conteste de l'entregent de son mari, mais aussi de sa famille : elle est la petite-fille du célèbre homme d'affaires berbère Haj Ahmed Belfiqih, qui a fait fortune dans le commerce de thé.

Saïda Karim Lamrani, Maroc
66 ans, vice-présidente de Safari

Fille de Mohammed Karim Lamrani, qui fut Premier ministre à plusieurs reprises sous Hassan II, elle siège à la direction du holding familial, l'un des plus importants du pays. Mais son influence s'étend au-delà. Elle a ainsi occupé le poste de vice-présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et est coprésidente du Club des chefs d'entreprises France-Maroc, qui a reçu en grande pompe le président François Hollande lors de sa visite officielle, le 4 avril.

Droit de réponse de Martine Coffi Studer

La fondatrice de l’agence de communication Océan, Martine Coffi  Studer, indique qu’elle n’a pas été citée au sens juridique lors du procès de la filière café- cacao. Son nom a été mentionné parce qu’elle détenait un compte bancaire utilisé dans le cadre d’une campagne de communication au profit de l’autorité de régulation du café et du cacao.

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Martine Coffi Studer, Côte d'Ivoire
52 ans, PDG d'Océan Ogilvy

Les 25 ans de son groupe de communication, présent dans cinq pays d'Afrique de l'Ouest, lui feront-ils oublier sa citation dans les malversations liées à la filière café-cacao ? Ministre déléguée à la Communication de 2006 à 2007, Martine Coffi Studer est plus discrète depuis. Mariée à un fidèle collaborateur de Vincent Bolloré (elle siège au sein du conseil d'administration du groupe français), elle a toujours conservé son réseau et joue un rôle actif dans les relations de son pays avec les États-Unis.

Laurence do Rego, Côte d'Ivoire
48 ans, directrice financière d'Ecobank

Rentrée au Bénin après vingt ans de carrière en France et aux États-Unis, la Franco-Béninoise est arrivée au sein du célèbre établissement panafricain en 2002. En tant que contrôleuse financière, elle dit avoir eu à combattre « beaucoup de réticences » et n'avoir « pas eu droit à l'erreur ». Aujourd'hui, elle n'envisage pas de quitter Ecobank, qui, selon elle, symbolise à la perfection « ce que les Africains sont capables de construire ».

Sonia Rahim, Algérie
31 ans, directrice du développement d'Alger Médina

Pour intégrer ce gigantesque projet immobilier de 2,5 milliards d'euros visant à changer le paysage visuel d'Alger, Sonia Ziamni - devenue depuis Mme Rahim après son mariage en 2011 avec Abdelwahab Rahim, promoteur et exploitant du projet - a simplement répondu à une annonce en 2008, avant d'être promue fin 2009. Âgée de 31 ans, formée à la comptabilité et au management, elle sélectionne et supervise les entreprises sous-traitantes.

Selma Elloumi Rekik. DR

Selma Elloumi Rekik. Chez les Elloumi, le gout d'entreprendre est une tradition. Avec ses frères, Selma Elloumi Rekik est administratrice du groupe familial, leader dans l'industrie du câblage et présent dans de nombreux pays. Par goût personnel, elle s'investit désormais dans l'agrobusiness, avec 240 ha de production fruitière destinée à la transformation en surgelés.

 

Nezha Hayat, Maroc
49 ans, membre du directoire de Société générale Maroc

Très attachée à la présence des femmes dans les conseils d'administration, cette banquière a fondé en 2012 le Club des femmes administrateurs au Maroc, alors même qu'elle est devenue la première femme membre d'un directoire en 2007, à Société générale Maroc. Elle s'est par ailleurs impliquée dans le développement de la Bourse de Casablanca au milieu des années 1990.

Donia Hedda Ellouze, Tunisie
53 ans, avocate d'affaires

Cette avocate au Conseil d'État et à la cour de cassation représente les intérêts du financier américain George Soros en Tunisie. Fille d'un haut fonctionnaire et épouse d'un ancien banquier originaire de Sfax, elle est un intermédiaire incontournable entre les investisseurs étrangers et les différents acteurs économiques tunisiens. Elle a mené avec succès de nombreuses négociations en entreprise lors des soulèvements sociaux.

Marie-Andrée Ngwe : "Je suis opposée à l'idée de catégoriser les femmes"

L'avocate pose un regard optimiste sur la situation des femmes en Afrique, particulièrement au Cameroun. Mais des progrès restent à faire.

Née à la Réunion, Marie-Andrée Ngwe a fondé en 1986 le cabinet de droit des affaires de référence au Cameroun. Ngwe & Associés est devenu le partenaire local des plus grandes law firms internationales - Clifford Chance, Gide, Allen & Overy, etc. -, avec lesquelles il intervient sur des grands projets d'infrastructures, de permis pétroliers ou encore de gisements miniers.

Nadia Kettani, Maroc
43 ans, associée chez Kettani Law Firm

Moins connue que son père, Azzedine Kettani, professeur de droit et célébrité du monde de l'arbitrage, Nadia Kettani n'en est pas moins reconnue par ses pairs. L'avocate d'affaires codirige en effet le dernier grand cabinet marocain indépendant. Derniers faits d'armes ? Après avoir conseillé au niveau local les prêteurs internationaux de la centrale électrique de Jorf Lasfar (un deal de 1 milliard d'euros), elle accompagne Vivendi dans la vente de Maroc Télécom.

Souad Benbachir, Maroc
ADG de CFG Group

Pionnière de la banque d'affaires au Maroc, Souad Benbachir a su conserver son influence malgré les difficultés que traverse sa banque d'affaires, CFG Group. Membre du directoire de Risma, la filiale marocaine d'Accor, et patronne du fonds touristique T Capital, elle siège à l'International Advisory Board de l'école de commerce française Essec.

Meriem Bensalah Chaqroun, Maroc
50 ans, présidente de la CGEM

Fille d'Abdelkader Bensalah, fondateur du holding agroalimentaire Holmarcom et figure de l'indépendance, Meriem Bensalah Chaqroun n'en a pas moins mérité ses galons de première femme élue patronne des patrons marocains. D'abord comme chef d'entreprise, à la tête des Eaux minérales d'Oulmès, qu'elle dirige depuis vingt-trois ans et qui est leader de son secteur. Mais aussi pour son sens politique, capable de rassembler au-delà des « grandes familles ».

Valentine Rugwabiza, Rwanda
49 ans, DG adjointe de l'OMC

Depuis sept ans, Valentine Rugwabiza pilote, à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), l'examen des politiques commerciales des États membres, la facilitation des échanges, etc. Membre fondateur de l'Association rwandaise des femmes chefs d'entreprise et de la Fédération rwandaise du secteur privé, cette habile négociatrice a aussi été ambassadrice du Rwanda auprès de l'ONU en Suisse. Elle arrivera au terme de son mandat à l'OMC en août.

Ghita Lahlou, Maroc
46 ans, DG de Saham

Même s'il semblerait que son influence ait un peu diminué après la réorganisation du holding Saham en trois pôles en 2010, la centralienne accompagne depuis près de douze ans la stratégie de croissance du plus dynamique des groupes marocains, dont elle continue de porter les pôles offshoring et santé. Comme son patron, Moulay Hafid Elalamy, elle est une ancienne du groupe ONA.

Wided Bouchamaoui. © Hichem

 

 

 

 

 

 

Wided Bouchamaoui

En Tunisie, le patron des patrons est une femme sans esbroufe. La fille de Hédi Bouchamaoui, pionnier du BTP, se réclame d'une éducation où « la satisfaction de l'argent compte peu au regard de celle d'un travail effectué du mieux possible ». La poignée de main échangée, en mai 2012, avec Houcine Abassi, secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), a scellé un rapprochement sans précédent entre les deux plus puissants syndicats du pays... et fait grincer les dents de certains politiques.

Clare Akamanzi, Rwanda
33 ans, DG du Rwanda Development Board

Entrée au Rwanda Development Board (RDB) en 2008, elle s'est d'abord occupée de la promotion des investissements, avant d'en prendre la direction. Cette femme active, qui aime prendre du recul dès que possible dans la campagne rwandaise, a notamment été négociatrice auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève pour son pays. Bourreau de travail formée en Ouganda, en Afrique du Sud et aux Pays-Bas, elle est une figure incontournable des réunions internationales.

Amina Benkhadra, Onhym. © Abdelhak Senna/AFP

Amina Benkhadra, Maroc

En fonction depuis six mois, Kaba Nialé est incontournable. Proche d'Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence, elle a travaillé avec l'actuel Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, à la fin des années 1990. Technocrate redoutable, elle s'est notamment fait remarquer en mars lors des discussions de la troisième revue du programme économique et financier avec les émissaires du FMI.

Kaba Niale. © Sia Kambou

 

 

 

 

 

 

Kaba Nialé , Côte d'Ivoire

En fonction depuis six mois, Kaba Nialé est incontournable. Proche d'Amadou Gon Coulibaly, secrétaire général de la présidence, elle a travaillé avec l'actuel Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, à la fin des années 1990. Technocrate redoutable, elle s'est notamment fait remarquer en mars lors des discussions de la troisième revue du programme économique et financier avec les émissaires du FMI.

Aminata Niane, Sénégal
56 ans, conseillère spéciale du président pour les infrastructures

Nommée en 2000 directrice générale de l'Agence de promotion des investissements et des grands travaux (Apix), elle a supervisé jusqu'en 2012 la plupart des grands projets d'Abdoulaye Wade, parmi lesquels l'aéroport Blaise-Diagne dont elle reste présidente du conseil d'administration. Cette technocrate formée en France et en Angleterre est aussi membre du conseil d'administration d'Atos, groupe coté à Paris. Wade parti, elle a été remplacée à la tête de l'Apix. Mais ses compétences et son carnet d'adresses lui ont valu d'être nommée conseillère spéciale de Macky Sall.

Pascaline Bongo, Gabon
57 ans, administre la fortune de la famille Bongo

Elle n'est certes plus sur le devant de la scène gabonaise, mais l'ancienne directrice du cabinet d'Omar Bongo Ondimba n'a pas pour autant perdu tout son pouvoir. Pascaline Bongo, la sœur aînée d'Ali Bongo, a toujours la main sur Delta Synergie, holding d'investissement actionnaire de nombreuses entreprises, dont BGFI Group et la puissante Compagnie du Komo.

Alizéta Ouédraogo, Burkina Faso
59 ans, présidente de la CCI

À 30 ans, elle était secrétaire dans une agence de l'ONU. Aujourd'hui, Alizéta Ouédraogo est la femme la plus prospère du Burkina. Après avoir fait fortune dans le cuir dans les années 1990, elle s'est lancée dans l'immobilier et les travaux publics. Selon ses détracteurs, son ascension fulgurante coïncide avec le mariage de sa fille et de François Compaoré, frère du président. Elle a pris la tête de la Chambre de commerce et d'industrie en 2011.

Ingrid Awadé, Togo
40 ans, directrice générale des Impôts

Puissante et controversée, Ingrid Awadé appartient au premier cercle de confiance du président togolais. Celle qu'on surnomme la dame de fer s'est notamment fait remarquer en 2006, à sa prise de fonctions, en infligeant de sévères redressements fiscaux aux hommes d'affaires considérés jusque-là comme « intouchables », à l'instar de Ram Shriyan (magasins Ramco) ou du Libanais Bassem El Najar, protégé du frère de Faure Gnassingbé.

Dominique Ouattara, Côte d'Ivoire
60 ans, première dame

Après l'accession de son époux, Alassane Ouattara, à la tête du pays, la femme d'affaires a mis en stand-by ses activités dans le monde du business. Sollicitée sur des questions spécifiques, elle conserve néanmoins une influence considérable à la fois dans les mondes économique et politique. Dominique Ouattara bénéficie d'un cabinet situé dans le quartier de Cocody-Ambassade qui ne désemplit pas lorsqu'elle est présente à Abidjan.

Cina Lawson. DR

En 2012, Cina Lawson a d'abord été consacrée jeune leader mondial par le Forum économique mondial, puis classée parmi les 20 jeunes femmes les plus puissantes d'Afrique par le magazine Forbes. Cette diplômée de Harvard, qui a été responsable de la stratégie et du développement de France Télécom à New York après un passage à la Banque mondiale, a fait de la démocratisation des TIC (baisse des prix de communication, hausse du taux de pénétration d'internet...) au Togo son leitmotiv.

Source : Jeune Afrique

 

 

OMVS : Communiqué de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement

La XVème Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OMVS a été clôturée lundi à Nouakchott. Au terme de leurs travaux, les Chefs d'Etat des pays membres de l'organisation ont adopté le communiqué qui suit :

" La XVéme Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement s'est tenue, à Nouakchott, le 25 mars 2013 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Dioncounda Traore, Président de la République du Mali, Président en exercice de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement. Ont participé à cette session, assistés de leurs délégations respectives:

Son Excellence Monsieur Alpha Conde Président de la République de Guinée;
Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de la Mauritanie,
Son Excellence Monsieur Macky Sall Président de la République du Sénégal.

La Conférence a examiné et adopte l'ordre du Jour suivant:

- Le rapport d'activités du Conseil des Ministres
- Les résolutions et recommandations
- Questions diverses

Après des échanges fructueux, la Conférence a adopté le rapport du Conseil des Ministres, présenté par son Président Monsieur Oumar Gueye, Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement, ainsi que les Résolutions suivantes :

- Résolution relative à la prise en charge de l'Aménagement de la route Labé-Tougué-Dinguiraye-Siguiri du SITRAM ;

- Résolution relative à l'Electrification de la partie Guinéenne du bassin du fleuve Sénégal;

- Résolution relative à la transposition du code et de ses règlements d'application dans le droit interne des Etats;

- Résolution relative à la recherche de Financement pour la réalisation des aménagements structurants;

- Résolution relative à la prise en charge des travaux complémentaires du Projet Hydroélectrique de Koukoutamba ;

- Résolution relative à la définition des critères d'évaluation des bénéfices, coûts et charges des Ouvrages Communs;

- Résolution relative à la délimitation et la mise à disposition de l'OMVS des domaines portuaires du fleuve Sénégal;

- Résolution relative au financement du programme de réhabilitation et de rénovation du Barrage de Diama et de ses Ouvrages Annexes et Accessoires;

- Résolution relative à l'Electrification des villages déplacés ou affectés lors de la construction d'Ouvrages Hydroélectriques;

- Résolution relative à la première phase du Système Intégré de Transport Multimodal ;

- Résolution relative au développement Hydro-agricole dans le Bassin du fleuve Sénégal;

- Résolution relative à la mise en place du Chantier Naval de Rosso..

La Conférence a également instruit le Conseil des Ministres à tenir, dans les meilleurs délais, une Session extraordinaire pour:

- trouver une solution au recrutement de l'Opérateur des Ouvrages de Manantali et Félou et ;

- prendre les mesures nécessaires pour assurer l'équilibre financier de SOGEM.

Par ailleurs, la Conférence a:

- Elu Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Président de la Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement de l'OMVS ;

- Nommé Monsieur Makan Aliou Tounkara, Ministre de l'Energie et de l'Eau la République du Mali, Président en Exercice du Conseil des Ministres de l'OMVS ;

- Nommé Monsieur Kabinet Komara, Haut Commissaire de l'OMVS.

- Nommé Monsieur Marimantia Diarra, Haut Commissaire Adjoint de l'OMVS.

Les délégations de la République de Guinée, de la République du Mali et de la République du Sénégal ont exprimé leurs sincères remerciements à Son Excellence Monsieur Mohamed Ouls Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, à son Gouvernement et au peuple Mauritanien, pour l'accueil chaleureux dont ils ont été l'objet.

La Conférence a décidé de tenir sa prochaine réunion à Conakry.

Fait à Nouakchott, le 25 Mars 2013
La Conférence des Chefs d'Etat et de Gouvernement
".


Source : Agence Mauritanienne d'Information

OMVS: Arrivée de Chefs d’Etat à Nouakchott

Les Chefs d’Etat de la Guinée Conakry, Alpha Condé; du Sénégal, Macky Sall ; et du Mali, Dioncounda Traoré, sont arrivés, ce dimanche, après-midi, à Nouakchott, pour participer aux travaux de la XVe Conférence des Chefs et de Gouvernement des pays membres de l’Organisation de la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS). Ils ont été accueillis à leurs descentes d’avion par le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les travaux, qui s'ouvriront lundi, se tiendront au Palais des Congrès de Nouakchott. En plus de l’examen du document préparé par le Conseil des ministres, les Chefs d’Etat auront à procéder au choix d’un nouveau Haut Commissaire pour l’OMVS, en remplacement du mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug, dont le mandat est arrivé à expiration. Deux pays sont sur le rang pour occuper le poste, à savoir le Mali et la Guinée Conakry.

L’OMVS, créée par les pères des indépendances des pays membres, est citée en exemple. Mais nombre d’observateurs relativisent la portée des résultats obtenus et qui bénéficient plus aux villes qu’aux populations riveraines, en majorité rurales. Ces dernières déplorent que, depuis la mise en service du barrage hydro-électrique de Manantali, une succession de mauvaises séries de récoltes imputées notamment à de mystérieux polluants. Sans que des mesures soient prises par l'institution pour rechercher les causes et prendre les mesures qui s'imposent.

THIAM Mamadou pour GPS

OMVS: Session du conseil des ministres préparatoire de la XVème conférence des Chefs d'Etat

Les travaux de la session du conseil des ministres préparatoire de la XVème conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'organisation de mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) qui se tiendra lundi, prochain, ont commencé, samedi soir, à Nouakchott.

Ouvrant la réunion, le ministre sénégalais de l'hydraulique et de l'assainissement, président en exercice du conseil des ministres de l'OMVS, M. Oumar Gueye, a précisé que la rencontre vise à évaluer le chemin parcouru par l'organisation dans la réalisation de ses objectifs, en particulier depuis la XIVème session de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement, tenue à Dakar.

Il a ajouté que le chemin parcouru entre le 14ème et la 15ème conférence est marqué par des progrès constants, massifs et multisectoriels, réitérant que les sept résolutions et les nombreuses recommandations de la dernière conférence ont été intégralement exécutées hormis une relative au CGFO qui est encours d’exécution.

Bilan honorable et satisfaisant

Nous estimons, dit-il, le bilan est à la fois honorable et satisfaisant malgré un contexte sous régional délicat, mouvant et complexe et une crise économique mondiale sans précèdent.

Parlant des réformes opérées par l'OMVS, le ministre a précisé que les principales réformes ont couvert la refonte et la modernisation de l'ordonnancement juridique, refonte assimilable à une véritable naissance juridique, la refondation programmatique, la réadaptation institutionnelle, l'adoption d'une approche programme évolutif et la structuration de la coopération technique et financière.

Il a également souligné que les paliers définis en 2013, consacrent la mise en oeuvre du SDAGE (schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux du fleuve Sénégal), la mise en oeuvre des programmes de développement local le FEM3 et TF3, le démarrage de certains aménagements stratégiques de production d'énergie et du transport multimodal.

Au sujet de l'environnement, M. Oumar Gueye a souligné que cette dimension a été prise en compte à travers diverses activités relatives entre autres à la protection des berges, de l'agroforesterie et de la lutte contre les plantes aquatiques nuisibles, notamment le typha.

Il a aussi révélé que le Banque Mondiale, le Royaume des pays Bas et le Fonds de l'environnement mondial ont accepté de financer les secondes phases du projet de gestion des ressources en eau à usages multiples (PGIRE) pour un montant de 90 milliards de FCFA et du GEF pour un montant de 15 millions d'euros.

Il a enfin précisé que ses collègues et lui vont proposer à la conférence des Chefs d'Etat et du gouvernement une série de mesures à prendre pour la pérennité de l'OMVS, au grand bénéfice des populations des pays membres.

.Auparavant, le ministre mauritanien de l'hydraulique et de l'assainissement, M. Mohamed Lemine Ould Aboye a prononcé un mot dans lequel il a, au nom du Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, du Gouvernement et de l'ensemble du peuple mauritanien, souhaité la bienvenue à Nouakchott aux délégations venant de la Guinée, du Mali et du Sénégal.

Il a réitéré que l'organisation à Nouakchott de la XVème conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de l'OMVS confirme la détermination et l'engagement de la Mauritanie à consolider, à approfondir et à améliorer ce précieux cadre de coopération et ce vecteur pertinent d'intégration patiemment bâti, pour élargir les opportunités de développement de nos Etats respectifs.

Ce La XVe session des Chefs d’Etat de l’OMVS, qui s’ouvre le lundi, se penchera sur le rapport présenté par le Conseil des ministres, et aura également à procéder au choix d’un nouveau Haut Commissaire de l’institution qui doit succéder au mauritanien, Mohamed Salem Ould Merzoug qui avait bénéficié de la prorogation de son mandat, à l’issue de celui-ci. Le Mali, prétendant légitime à ce poste, et la Guinée Conakry, nouvelle adhérente, sont en lice.

Source AMI et GPS

Sudatel vend ses opérations internationales

L’opérateur soudanais Sudatel tenterait selon le site TMT Finance de vendre ses filiales africaines dans un marché où la compétition plombe la rentabilité des petits acteurs.

Alors que la compétition s’intensifie sur les marchés africains, les revenus des opérateurs par utilisateur (Arpu) baissent de manière continue. Une chute qui devrait se poursuivre dans les prochaines années. Selon la société d’analyse télécom Ovum, l’Arpu devrait passer de 122 dollars par an en 2012 à 105 dollars en 2017.

En un seul bloc ou par appartement. Dans ce contexte de plus en plus d’acteurs de second rang réévaluent leurs positions sur le continent. C’est le cas de Sudatel, l’opérateur historique soudanais qui, via sa filiale Expresso, détient des opérations au Ghana, en Guinée Conakry, au Sénégal, en Mauritanie (sous la marque Chinguitel) et au Soudan du Sud (sous la marque Sudani).

Vente par appartement de ses opérations internationales ou en un seul bloc, aucune option n’est écartée selon le site spécialisé TMT Finance. Il faut dire que Karthoum, actionnaire à 21 % de Sudatel, ne peut plus financer l’expansion internationale de l’opérateur depuis qu’il a perdu une grosse partie de ses revenus pétroliers suite à l’indépendance du Soudan du Sud.

Mais se retirer d’Afrique n’est pas forcément chose aisée. En effet, peu d’acheteurs sont intéressés par les opérateurs dont la part de marché ne dépasse pas 20%, faute d’avoir l’assurance de rentabiliser leur investissement.

Source: Jeune Afrique

OMVS : la mise en service d'une nouvelle centrale électrique dans 6 mois

 

Le Haut Commissaire de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), Mohamed Salem Ould Merzoug, a annoncé la mise en service, dans 6 mois, d’une seconde centrale hydro-électrique.

Dans une interview accordée au journal officiel sénégalais "le Soleil", Ould Merzoug a aussi ajouté qu’une plateforme de distribution et d’échange d’électricité et l’interconnexion de la Guinée à Manantali sera mise en place.

D’après, lOMVS dote les états membres de visions sur les court, moyen et long termes. La meilleure réponse à la question de l’électricité, c’est la valorisation des immenses potentialités hydroélectriques du bassin du fleuve Sénégal qu’on peut chiffrer à 1.600 Mégawatts de puissances installés.

Comme dans les pays développés, notamment en Europe et en Amérique du Nord, la question de l’énergie doit être gérée de façon transfrontalière, selon lui.

Source Al Akhbar



Fourniture en Energie : La Mauritanie vole au secours du Sénégal à partir de 2015

Selon le Ministre sénégalais des Mines et l’Energie, Aly Ngouille N’Diaye, a annoncé que la Mauritanie, va mettre son surplus d’électricité et de gaz au service du Sénégal. Il a révélé que « La Mauritanie a découvert un bon potentiel qui, aujourd’hui permet, par rapport à ce qui est prévu, près de 1000 MW qui dépassent largement ses besoins pour une bonne période. C’est ainsi qu’il a indiqué que le Sénégal a jugé nécessaire de venir voir avec la partie mauritanienne comment définir les axes de collaboration pour l’exploitation de ce gaz pour la production de l’énergie électrique », a déclaré le ministre.

Mauritanie: Le bétail en quête de pâturages au Mali

La sécheresse et la cherté des aliments de bétail ont poussé près de 70 % du cheptel dans les deux Hodhs (sud-Mauritanie) à se déplacer vers le Mali voisin , plus précisément à 200 kilomètres de Bamako et à 150 kilomètres de Nioro, à la recherce de pâturages, affirme l’équipe d’Alakhbar sur place. Des centaines d’éleveurs mauritaniens qui ont fait le déplacement se disent motivés par les pluies qui se sont abattues ces derniers jours dans quelques coins du Mali.