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Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky Sall

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky SallLe projet de loi numéro 16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etat portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ grand tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 09 février 2018 à Nouakchott a été voté vendredi soir à l’Assemblée nationale.

Ainsi, il ressort du dossier de l’accord que des travaux de forage entrepris dans chacune des zones économiques du Sénégal et de la Mauritanie ont révélé l’existence de réservoirs de gaz naturel, dénommés les réservoirs du champ Gand Tortue/Ahmeyim (GTA) entre le Sénégal et la Mauritanie.

Au sens du présent accord, le Champ désigne tous les horizons géologiques, les réservoirs et les zones renfermant du gaz naturel situés au-dessus du périmètre de l’unité jusqu’à la profondeur qui sera définie d’un commun accord et sont spécifiés dans les décrets portant autorisation d’exploitation.

Cette découverte à fait l’objet de travaux d’évaluation suivis d’essais de production entre 2016 et 2017. Et les données sismiques 3D et celles recueillie des puits ont révélé d’importantes ressources récupérables pour les réservoirs GTA évaluées à près de 560 milliards de mètres cubes, réparties équitablement entre les deux pays.

Les parties ont manifesté leur désir de s’accorder sur les conditions et les modalités efficientes inhérentes au développement et à l’exploitation du Champ Grand tortue/Ahmeyim GTA comme une unité unique.

C’est au terme de ce processus de négociations avec leurs partenaires que les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont signé, le 09 février 2018 à Nouakchott, cet accord de coopération inter-Etat pour le développement et l’exploitation de ces importants réservoirs.

Source : PressAfrik (Sénégal)

 

 

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de rizLe Monde Afrique - Malgré une hausse de sa production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes.

L’Afrique dépense plus de 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz, indispensables pour sa sécurité alimentaire, alors que le continent est doté d’un grand potentiel de production, ont déploré mercredi 30 mai des experts à Abidjan.

« Malgré une hausse de la production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes (…) d’un coût de 7 milliards de dollars » (6 milliards d’euros), a annoncé le Sierra-Léonais Harold Roy-Macauley, directeur général d’Africa-Rice, une organisation intergouvernementale regroupant 26 pays d’Afrique de l’Ouest, du centre et de l’Est.

« L’Egypte est le seul pays d’Afrique qui est autosuffisant. La Côte d’Ivoire l’est à 50 %, Madagascar entre 70 et 75 % », a poursuivi M. Roy-Macauley, soulignant que l’Afrique est « dotée d’un grand potentiel de production ». Pour combler le déficit de cette céréale, aliment de base dans de nombreux pays africains, Africa-Rice veut faciliter l’accès au marché et aux crédits bancaires pour les petits exploitants.

« Rendre les paysans hommes d’affaires »


« Il faut rendre les paysans rentables. Ici, les paysans n’ont pas accès aux financements, or il faut que les gens soient indépendants pour travailler avec le secteur privé. Il faut rendre les paysans hommes d’affaires et les rendre crédibles auprès des banques », a plaidé M. Roy-Macauley.

« 70 % des pauvres vivent en zone rurale. Et vu les croissances démographiques attendues d’ici à 2030, la productivité agricole devra doubler. Et elle devra encore doubler entre 2030 et 2050 », a affirmé de son côté Patrick Houben, responsable développement rural et ressources naturelles au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire, qui soutient financièrement Africa-Rice depuis des années.

« L’agriculture en Afrique subsaharienne demeure un moteur de croissance économique des plus importants, et les objectifs de développement durable concernant la pauvreté et la faim passeront par l’augmentation de la productivité de travail des petits exploitants agricoles », a affirmé M. Houben. Selon lui, « 230 millions d’euros ont été engagés depuis 2017 par l’UE dans des programmes de recherches agricoles dont fait partie Africa-Rice ».

Créé en 1971, Africa-Rice vise à stimuler la filière riz à travers la recherche et la création de nouvelles variétés. Plus de 200 variétés de riz améliorées ont été homologuées ces vingt-cinq dernières années dont la plus connue est le Nerica (le nouveau riz pour l’Afrique). Ce dernier, qui couvre 1,7 million d’hectares, a permis de sortir 8 millions de personnes de la pauvreté dans 16 pays africains, selon Africa-Rice.

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)Après la réclamation de l’opposition de la publication de l’accord pétrolier entre le Sénégal et la Mauritanie que Macky Sall était allé signer le 9 février dernier à Nouakchott, le contenu va être connu demain.

Selon les Echos qui donne l’information, les députés se réuniront demain pour examiner le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie. C’est Me Sidiki Kaba qui va défendre le projet.

Source : Xalima (Sénégal)

 

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation Le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney, a été reçu, jeudi, en audience, par le président de la République, Macky Sall. Au menu, l’exploitation des gisements de gaz pour laquelle de «grands pas» sont faits.

«De grands pas sont franchis vers l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises». Telle est le résumé de la rencontre entre le chef de l’Etat, Macky Sall et le directeur exécutif de BP, Bernard Rooney, au Palais de la République.

Reçue l’après-midi par le chef de l’Etat, la délégation de la compagnie British Petroleum, a annoncé, selon la présidence de la République, «la phase de développement qui mobilise 500 personnes». Une bonne nouvelle pour le pays qui compte accélérer son rythme de développement afin de tendre vers l’émergence, surtout dans un contexte actuel marqué par la remontée progressive du prix du baril de pétrole qui a atteint les 80 dollars.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz au Sénégal comme le champ à la frontière entre notre pays et la Mauritanie (le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim), qui a été mis à jour en janvier 2016 et considéré comme «le plus important gisement» en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 700 milliards de m3 (le plus important selon Jeune Afrique dans le dossier fait sur la question le 14 juin 2017) que les deux pays ont d’ailleurs décidé d’exploiter en commun.

Toutes les recherches créditent le Sénégal d’importantes réserves en hydrocarbures (pétrole et gaz). En effet, le 26 avril dernier, alors que le chef de l’Etat recevait une délégation de Cairn et Woodside, deux compagnies partenaires dans l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, ces groupes ont annoncé le début de la production pour 2021. Mieux, ils ont révélé la position stratégique du Sénégal classé 7ème pays en matière de réserves en hydrocarbures en Afrique.

D’après Rfi «selon différents spécialistes du secteur, les réserves prouvées de gaz placeraient le Sénégal au septième rang mondial». Quant à Afrique Tribune (dans son édition du 9 mai 2017), les réserves qui se trouvent entre les deux pays ont été estimées à 25 TCF (un peu plus de 700 milliards m3) dans un premier temps, sont passées à 50 TCF, soit 1.400 milliards de m3. Ce qui placerait le Sénégal actuellement entre le 23e et le 30e rang mondial.

Outre le gaz entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut retenir la découverte réalisée au puits offshore d’exploration Yakaar 1, situé dans le Cayar Offshore Profond. Selon les estimations, il pourrait contenir jusqu’à 425 milliards de m3 de gaz, selon Kosmos. Le puits Yakar 1 est situé à 95 km au nord-ouest de Dakar à une profondeur d’eau de 2.550 m. Il a été foré à une profondeur de 4.770 m.

Selon les compagnies, les premiers barils de gaz sont attendus pour 2021 et 2022 pour le pétrole. Une manne pétrolière et gazière sur laquelle le pays mise beaucoup pour développer son secteur industriel en particulier.

Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Mines : Toro Gold annonce le décollage de la filière aurifère au Sénégal

L’entrée en production de la compagnie minière britannique Toro Gold au Sénégal illustre la bonne santé du secteur dans le pays, qui aspire à en faire l’un des leviers de son développement.

Émotion le mois dernier à la direction sénégalaise des mines. Neuf ans après l’inauguration du premier site d’extraction industriel d’or du pays, Sabodala, Toro Gold a commencé le 6 mars, puis le 5 avril, ses expéditions de métal précieux depuis la mine de Mako. Les cargaisons – respectivement 224,5 kg (7 216,16 onces d’or fin) et plus de 387,5 kg – ont été envoyées à Genève pour être raffinées par la société MKS.

Situé dans le sud-est du Sénégal, zone qui concentre les plus importants gisements aurifères du pays, le projet a requis un investissement de 158 millions de dollars (132 millions d’euros) apportés par Resource Capital Funds, Tembo Capital et Quantum Global.

Royalties, emplois locaux et formation

Les promoteurs du projet se sont illustrés dans leur capacité à intégrer les objectifs du gouvernement dans la mesure où ils ne remettent pas en cause la viabilité de la mine. Ainsi, ils ont accepté de payer une royaltie de 5 % en accord avec le nouveau code minier – à condition que l’or dépasse les 1 100 dollars –, alors qu’ils pouvaient exiger de ne payer que 3 % conformément à l’ancienne législation dont ils dépendent. Au moment de la mise sous presse du journal, le cours de l’once atteignait 1 346,70 dollars.

Ils ont aussi favorisé l’emploi de main-d’œuvre locale. Pour réaliser le puits à ciel ouvert de Mako, Toro a eu recours à 90 % à des ouvriers sénégalais, « les 10 % restants étaient des expatriés ouest-africains, Ivoiriens, Maliens, Ghanéens… », a expliqué Martin Horgan, PDG du groupe minier interrogé par Jeune Afrique au Cap en février.

La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018

« Nous avons aussi insisté pour que nos sous-traitants bénéficient d’un programme boursier de formation continue au lycée technique de Kédougou, à 40 kilomètres de la mine », a également indiqué le dirigeant de Toro Gold. Au pic de la phase de la construction, Toro employait environ 1 200 personnes, contre quelque 550 personnes aujourd’hui en préproduction commerciale.

En plus des salariés, Toro Gold vient aussi de recruter le géologue sénégalais Hamidou Oumar Sow comme directeur général adjoint de Petowal Mining Co, la société opératrice de la mine de Mako, dans laquelle l’État détient une participation de 10 %.

Plan Sénégal Émergent : 18t/an

La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018, qui viendront s’ajouter aux quelque 7 t attendues, principalement de Sabodala. Le management de Toro cherche actuellement à signer des accords avec les propriétaires de permis de recherche autour du site pour prolonger sa durée de vie, aujourd’hui de huit ans.

Pour ses dirigeants, la relation entre Toro Gold et l’État pourrait servir de modèle au développement du secteur aurifère. Le Plan Sénégal Émergent (PSE), la feuille de route du président et ingénieur géologue Macky Sall, a fixé un objectif de production ambitieux : 18 t par an pour le pays. Mais on en est loin, et la ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima, l’a d’ailleurs récemment reporté de 2020 à 2023.

Pour y parvenir, les autorités sénégalaises espèrent pouvoir compter sur le projet Massawa (3 millions d’onces par an escomptées), sur lequel Randgold Resources travaille depuis longtemps. Une décision d’investissement définitive est attendue cette année. Elles guettent aussi les avancées dans la zone du canadien Iamgold sur le projet Boto, et de l’australien Bassari Resources, à qui Coris Bank International vient d’accorder 13 millions de dollars pour démarrer la construction de sa nouvelle mine de Makabingui.

Source : jeuneafrique.com

 

Concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières prévues en mai (Macky Sall)

Concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières prévues en mai (Macky Sall)Le président de la République, Macky Sall, a confirmé, lundi à Dakar, la tenue au courant de ce mois de mai, des concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières.

S’exprimant lors de la cérémonie solennelle de levée de couleurs au palais de la République, Macky Sall a instruit le ministre en charge du Pétrole et le Cos petro-gaz de diligenter les convocations pour que "toutes les forces vives de la nation prennent part à ces concertations".

Selon le président Sall, "les concertations doivent permettre à notre pays de mieux tirer profit des ressources naturelles (pétrole et gaz)" dans la "cohésion et la solidarité".

Le chef de l’Etat a fait noter que ce ne sera pas une "rencontre de polémique, mais une réflexion sur la manière de gérer les ressources pétrolières et gazières".

Pour rappel, d’importantes découvertes de pétrole et de gaz ont été faites au Sénégal depuis 2014.

La production du champ pétrolier de Sangomar, au large des Îles du Saloum va commencer en 2021. Le champ SNE de Sangomar disposerait d’un potentiel de production estimé à plus de 2,7 milliards de barils.

Le groupe écossais Cairn Energy est le premier actionnaire avec 40% des parts. Les compagnies pétrolières australiennes Woodside Petroleum et FAR Ltd détiennent 35% des parts et le reste appartenant au gouvernement sénégalais (10%), via l’opérateur national PETROSEN.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz ont été faites à la frontière entre les deux pays, dont celle concernant le champ gazier "Grand Tortue/Ahmeyim", mis à jour en janvier 2016 et considéré comme "le plus important gisement" en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de m3.

Le Sénégal et la Mauritanie ont conclu en février dernier un Accord de coopération inter-Etats (ACI) portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim, à cheval sur les deux pays.

La compagnie pétrolière BP prévoit la livraison en 2021 de ses premières productions de gaz.

Source : DakarActu (Sénégal)

 

L’Algérie vers plus de protectionnisme et de dépenses publiques, malgré les critiques

Le gouvernement algérien prévoit le rallongement des budgets de plusieurs départements ministériels, ainsi que des augmentations tarifaires à l'importation de biens. L'information, révélée par TSA Algérie, risque de ne pas plaire aux institutions internationales adeptes de l'orthodoxie budgétaire.

Les mises en garde de la Banque mondiale et du FMI n’y ont rien fait. Épinglé sur sa politique économique protectionniste, le gouvernement algérien a présenté, mercredi 3 mai, l’avant-projet d’une loi de finances complémentaire, qui risque encore de faire réagir les adeptes de l’orthodoxie budgétaire. Augmentation des taxes douanières, rallongement des budgets de plusieurs ministères, dont le sacro-saint ministère de la Défense… Le texte, examiné par le Conseil du gouvernement de mercredi 2 mai et dont TSA Algérie a pu se procurer en exclusivité, entend introduire des mesures « adaptées » à une situation socio-économique difficile. Il doit par la suite passer en Conseil de ministres, puis à l’Assemblée nationale populaire (ANP) avant d’être adopté. Voici ses trois principales nouveautés.

Rallonges budgétaires pour certains ministères

Au total, le projet de Loi de finances complémentaire prévoit 500 milliards de dinars – soit 4,3 milliards de dollars – de rallonges budgétaires pour cinq ministères clés. Le ministère de la Défense nationale, plus gros poste de dépenses de l’État algérien, verra son budget augmenter de de 312 millions de dinars, pour atteindre les 1118 milliards de dinars, soit 9,6 milliards de dollars.

En pleine période de crises sociales, l’exécutif a également revu à la hausse les budgets des ministères concernés. Le ministère de la Jeunesse et des sports, un secteur jugé « très sensible » par le ministre lui-même, sera doté de 3,65 milliards de dinars supplémentaires, soit près de 32 millions de dollars.

Alors que les médecins résidents ont décidé de mettre fin aux gardes de nuit à partir du 2 mai, pour dénoncer la situation critique des hôpitaux du pays, le gouvernement prévoit une hausse du budget du ministère de la Santé de 3,16 milliards de dinars, soit 27 millions de dollars de plus.

Enfin, le ministère des Affaires étrangères aura plus d’1,5 milliard de dinars en plus, soit 13 millions de dollars, et l’Éducation nationale 91 millions de dinars supplémentaires, l’équivalent de 800 millions de dollars.

L’importation lourdement taxée

Autre grande décision annoncée dans cette Loi de finances complémentaire, l’instauration  d’une « taxe supplémentaire provisoire préventive » sur l’importation de marchandises finies. Cette taxe douanière provisoire de 60 à 200 % entrera en vigueur en juin ou juillet 2018. Cette mesure risque de déplaire aux partenaires commerciaux du pays, notamment l’Union européenne à qui l’exécutif algérien reproche une asymétrie dans les relations économiques.

Déjà en janvier, le gouvernement avait donné un coup de frein aux importations en bannissant près de 900 produits. Une décision qui avait provoqué des pénuries et suscité la colère des patrons. Dans une certaine confusion, l’exécutif avait alors rétropédalé le 16 avril en gelant les interdictions sur certains produits. Cette nouvelle taxe vient à nouveau confirmer la volonté du gouvernement algérien de mettre en place une politique économique protectionniste.

On dit à tous les pays qui ramenaient auparavant des produits pour les vendre, venez les fabriquer en Algérie

Mais Saïd Djellab, ministre du Commerce, défend cette nouvelle taxe, notamment au nom de la stabilité. Il a précisé que « les taxes provisoires répondent à une conjoncture exceptionnelle et sont d’une grande efficacité, alors que le changement des taxes permanentes pourrait refléter une image instable de  l’économie du pays ».

Mercredi 2 mai, Saïd Djellab avait expliqué la nouvelle politique commerciale du gouvernement et lancé un appel aux partenaires étrangers lors d’une conférence. « On dit à tous les pays qui ramenaient auparavant des produits pour les vendre, venez les fabriquer en Algérie ».

Les concessions agricoles ouvertes aux étrangers

Enfin, le gouvernement souhaite attirer plus d’investissements dans le secteur agricole, parent pauvre de l’économie algérienne. La Loi de finances complémentaire prévoit en effet l’ouverture des concessions agricoles aux étrangers.

Cela permettra la vente – y compris par le biais de privatisations – et la cession de terres agricoles à des personnes étrangères. Des contrats de franchises pour l’exploitation de terres agricoles seront accordés à des investisseurs nationaux et internationaux dans le cadre de partenariats public-privé.

Rappleons que, dans le domaine de l’investissement privé étranger, l’État algérien garde le contrôle à travers la règle dite « 49/51 », qui interdit à un investisseur étranger de détenir plus de 49% du capital d’une société.

Source : jeuneafrique.com

 

Fleuve Sénégal: un barrage hydroélectrique pharaonique en vue

Fleuve Sénégal: un barrage hydroélectrique pharaonique en vueL’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) va lancer très prochainement les travaux de son barrage hydro-électrique de Koukoutamba, situé en République de Guinée, a annoncé le Haut-commissaire de l’organisation sous-régionale, Hamed Diane Semega, affirmant que le coût de réalisation de cette infrastructure est de plus 990 millions euros.

Selon Hamed Diane Semega qui s’exprimait jeudi à Dakar, en marge de la signature d’un accord-cadre entre la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et la Société d’exploitation des aménagements de Manantali et Félou (SEMAF SA), l’entreprise chargée de la construction du barrage de Koukoutamba a été sélectionnée "il y a juste une semaine".

Situé en territoire guinéen, à 150 km en amont de la frontière séparant la Guinée et le Mali, le barrage hydro-électrique de Koukoutamba, avec sa puissance estimée à 280,9 mégawatts, devrait produire annuellement un volume d’électricité de 858 watts/heure.

D'après le Haut-commissaire de l’OMVS, la construction de cet ouvrage est le fruit d’un long processus dû notamment aux contraintes liées aux questions environnementales, mais aussi à l’utilité qu’il représente.

A travers le barrage de Koukoutamba, l’OMVS compte "valoriser l’ensemble de son potentiel hydro-électrique dans les 10 ans à venir parce que si nous ne le faisons pas le déficit énergétique qui est très fort dans nos pays va s’accroitre", a souligné M. Semega.

Ainsi, Koukoutamba va s’ajouter aux barrages de Boureya et de Balassa érigés sur le fleuve Bafing en Guinée et au barrage de Wina qui sera opérationnel avant 2021 avec une capacité de production énergétique de 140 MW.

Hamed Diane Semega a, en outre, rappelé que l’OMVS a lancé un appel à manifestation d’intérêts pour réaliser, dans les trois années à venir, le barrage de Gourbassi qui devrait permettre de rehausser le niveau de maîtrise de l’eau sur le fleuve Sénégal, un cours d’eau que se partagent les quatre pays membres de l’organisation (Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal).

Par Le360 Afrique - MAP
Source : Le360 (Maroc)

 

SENEGAL-MAURITANIE-PECHE ● Le protocole d’accord de pêche en "très bonne voie" (Oumar Guèye)

SENEGAL-MAURITANIE-PECHE ● Le protocole d’accord de pêche en Le processus de négociation d’un protocole d’accord de pêche avec la Mauritanie est en "très bonne voie", a salué, mardi, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, annonçant que son homologue mauritanien est attendu à Dakar début avril pour la finalisation de cet accord.

"C’est en très bonne voie et la signature s’effectuera dès les premières semaines du mois d’avril", a rassuré le ministre qui s’exprimait lors d’une rencontre avec une délégation d’acteurs de la pêche de la région de Saint-Louis, en présence des directeurs des pêches maritimes, de la surveillance et de la protection des pêches et des industries de pêche.

Le président Macky Sall et son homologue mauritanien, Mohamed Oud Abdel Aziz, avaient donné en février lors d’une visite de travail de deux jours en Mauritanie, des instructions aux ministres en charge de la Pêche à l’effet, de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la coopération dans ce domaine, en vue de la signature d’un Protocole d’Accord entre les deux pays d’ici fin mars 2018.

Conformément aux instructions des deux chefs d’Etat, une mission a été dépêchée en Mauritanie pour discuter sur le contenu de cet accord, a indiqué le ministre.

Elle était composée des senneurs (pêcheurs disposant de grandes pirogues pratiquant la pêche par senne tournante), mais aussi ceux officiant avec des plus petites pirogues, a précisé Oumar Guèye.

Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, des affréteurs (des pêcheurs sénégalais), qui pêchent pour le compte des mauritaniens et les mareyeurs.

"Ils ont tous participé au processus de négociations. C’est à leur retour que je les ai convoqués pour un débriefing, qui augure d’une solution au problème", a-t-il fait savoir.

A la suite de cette mission, a dit le ministre de la Pêche, son homologue mauritanien sera à Dakar pour "finaliser et signer le protocole".

"La signature devrait se faire le 31 mars prochain comme prévue mais, le ministre mauritanien a un problème d’agenda. Il sera à Dakar, dans la première semaine d’avril, pour la finalisation du protocole", a rassuré M. Guèye.

Source : APS

 

 

Le Maroc, pays africain le plus attractif pour les investissements, selon Quantum Global

Le Maroc se hisse en tête du « The Africa Investment Index 2018 », élaboré par le fonds d'investissement Quantum Global. Le royaume profite de sa proximité géographique avec l’Europe et de la régularité des flux des investissements étrangers.

En marge d’Africa CEO Forum organisé le 26 et 27 mars à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le fonds d’investissement suisse Quantum Global, qui gère 8 milliards de dollars, a dévoilé les résultats de la deuxième édition de son indice des pays africains les plus attractifs. Intitulé « The Africa Investment Index 2018 », ce classement considère que le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements étrangers en Afrique, suivi par l’Égypte, l’Algérie, le Botswana et la Côte d’Ivoire.

Attirer davantage d’investissements étrangers

« Les économies africaines, depuis la baisse des prix du pétrole, ont entamé une diversification pour attirer davantage d’investissements étrangers destinés pour d’autres secteurs », explique le professeur Mthuli Ncube, directeur général du Quantum Global Research Lab, qui était auparavant vice-président et économiste en chef de la Banque africaine de développement.

Cet indice, qui ambitionne de mesurer l’attractivité des économies africaines, prends en compte plusieurs dimensions comme l’activité économique, la démographie, le taux couverture des importations, l’investissement public et même l’usage des réseaux sociaux.

Le Maroc bénéficie de sa proximité avec l’Europe

D’après Mthuli Ncube, la première place du Maroc s’explique par la proximité géographique avec l’Europe, mais aussi par d’autres facteurs, tels que le niveau d’investissements directs étrangers déjà absorbés par le pays. Selon les données de l’Office de changes reprises par Quantum Global Research Lab, en 2017 le Maroc a attiré 2,57 milliards de dollars d’investissement, soit une progression de 12% par rapport à 2016.

Pour le Quantum Global Research Lab, la régularité des flux des IDE attirés par le Maroc justifie son leadership continental. Ces financements vont dans différents secteurs tels que la finance, les énergies renouvelables, l’automobile, l’aéronautique ou encore les TIC. Selon cette étude, les cinq premiers du classement ont cumulé en 2016 des flux d’investissements étrangers s’établissant à 12,8 milliards de dollars.

Source : jeuneafrique.com

 

GAZ : la Mauritanie et le Sénégal à l’école de l’OMVS

GAZ : la Mauritanie et le Sénégal à l’école de l’OMVS Le Sénégal et la Mauritanie ont opté pour le modèle de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) en termes de gestion commune des ressources. Ainsi, les deux pays feront un partage des avantages/coûts pour l’exploitation du gisement gazier grand tortue/Ahmédine (situé à 125 kilomètres au large des côtes des deux pays).

Cette révélation a été faite, dimanche 25 mars, à Dakar par le premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne, dans les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM) lors de l’émission « le Grand Jury ».

Le chef du gouvernement a réaffirmé que les deux présidents, Aziz et Sall dans une grande sagesse ont décidé ensemble d’une gestion commune de ces ressources. Une exploitation qui se fera fifty-fifty (50-50).

Le ministre a également fait savoir que cette gestion collégiale ne peut être bénéfique pour le Sénégal, qui est dans une phase d’évaluation et d’estimation de ses puits , alors que la Mauritanie en est à sa découverte.

Le ministre a rappelé que, « la première découverte gazière a eu lieu à Banda, zone à 100% mauritanienne . Et Cela a permis aux compagnies étrangères de s’intéresser au gaz naturel, tout au long de la frontière maritime entre les deux pays ».

Par ailleurs, Dionne a souligné que l’accord signé entre la Mauritanie et le Sénégal sera soumis aux assemblées des deux pays.

« Il n’y a rien à cacher dans ce secteur parce que de toute façon les majors (KOSMOS, BP) sont à la bourse. Et ils ont l’obligation de transparence. Le Sénégal et la Mauritanie ont également adhéré à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)» , a-t-il précisé.

Rappelons que le Sénégal et la Mauritanie ont paraphé, en février dernier un accord de coopération intergouvernemental (ACI). Ce consensus leur permet d’exploiter communément ce gisement gazier dont les réserves sont estimées à 450 milliards de m³.

Source : Les Mauritanies

 

Le Nigeria suspend sa participation à l'accord de libre-échange de l'Union Africaine

Le Nigeria suspend sa participation à l'accord de libre-échange de l'Union AfricaineLe président nigérian a annoncé dimanche dans un communiqué qu'il ne se rendrait pas à Kigali, au Rwanda, où est prévu cette semaine un Sommet extraordinaire de l'Union Africaine pour signer le traité sur la Zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Muhammadu Buhari, qui devait se rendre à Kigali lundi, a crée la surprise en annulant son déplacement, où il devait signer le traité de libre-échange, et assister à l'inauguration du Sommet, mercredi.

"M. le président ne voyagera plus vers Kigali pour cet évènement parce que certains actionnaires nigérians ont fait savoir qu'ils n'ont pas été consultés", selon un communiqué de la présidence publié dimanche. "Ils ont quelques réticences quant aux conditions de ce traité".

"La décision de M. le président veut permettre de donner plus de temps aux consultations", a précisé le texte.

L'un des plus grands syndicats du pays, le Nigeria Labour Congress (NLC), a fait état de ses craintes quant à une ouverture du marché dans le pays et a demandé à être davantage impliqué dans les négociations.

"Nous sommes choqués par le manque de consultation dans ce processus", a déclaré cette semaine Ayuba Wabba, secrétaire général du NLC. "Nous demandons à M. le président de ne pas signer le traité à Kigali, ni nulle part ailleurs", avait-il ajouté.

Ce traité vise à intégrer les 54 pays africains dans une zone de libres-échanges commerciaux, et doit regrouper à terme les zones régionales commerciales (Communauté de développement de l'Afrique australe -SADC-, Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest -CEDEAO-,...).

Le retrait, au dernier moment, du Nigeria est un coup dur pour l'UA qui veut mettre en place ce projet économique discuté depuis 2012.

Avec une population de quelque 190 million d'habitants, le Nigeria est un marché gigantesque. Premier producteur de brut sur le continent, le Nigeria était encore première économie en Afrique avant la chute du prix du baril en 2016.

Pour sortir de la récession, le président Buhari a adopté une politique économique ultra-protectionniste, et a établi une liste très large de produits interdits à l'importation pour tenter d'encourager la production.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

Mahamed Dione/accord entre le Sénégal et la Mauritanie : «Il n’y a pas de dessous de table»

Mahammad Dionne-accord entre le Sénégal et la Mauritanie : «Il n’y a pas de dessous de table» Tout est blanc comme neige en ce qui concerne la signature de protocole d’accord entre le Sénégal et la Mauritanie dans l’exploitation des ressources gazières découvertes entre les deux pays. C’est l’éclairage que le chef de la diplomatie sénégalaise a tenu à apporter.

«Il n’y a pas de dessous de table. Tout a été fait dans la transparence». Ces propos sont du Premier ministre Mohamed Boun Abdallah Dione qui se prononçait sur les suspicions concernant les accords d’exploitation du gaz découvert entre le Sénégal et la Mauritanie.

Le chef du Gouvernement qui présidait vendredi la cérémonie de dédicace du livre de Mankeur Ndiaye, de déclarer : «J’ai l’habitude de dire que cette affaire de pétrole et de gaz est une affaire de spécialiste. Il ne s’agit pas de discuter de partage de cola».

Avant de demander aux Sénégalais d’avoir foi en leurs experts qui sont «à encourager plutôt que de penser que ces personnes qui sont nos compatriotes et des cadres compétents, ont pu vendanger l’intérêt national, ce n’est pas le cas».

Source : PressAfrik

Adoption d’un projet de loi sur le gaz sénégalo-mauritanien

Adoption d’un projet de loi sur le gaz sénégalo-mauritanien Le Conseil des ministres sénégalais a examiné et adopté le projet de loi autorisant le Président de la République, Macky Sall, à ratifier l’accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie.

Signé le 9 février à Nouakchott lors de la visite officielle de 48h du président sénégalais Macky Sall, sur invitation de son homologue Mohamed Ould Abdel Aziz, l'accord permettra l'exploitation de ce gisement gazier offshore commun de 450 milliards de mètres cubes.

D’importants gisements de gaz ont été découverts ces dernières années à la frontière entre les deux pays. Parmi eux, figure celui du champ gazier "Grand Tortue/Ahmeyim" (GTA) situé à environ 125 km au large de la ville de Saint-Louis (Sénégal), à cheval sur la frontière maritime sénégalo-mauritanienne. Le champ GTA contiendrait des réserves de gaz estimées à 450 milliards de mètres cubes; ce qui en ferait le plus important d’Afrique de l’Ouest.

A propos de l'exploitation, les deux parties ont convenu d'un accord sur le partage équitable (50%-50%) de la ressource. Une façon de magnifier la « volonté commune d’intensifier la coopération dans le secteur de l’énergie », indiquait un communiqué conjoint des deux gouvernements qui sanctionnait la visite officielle du Président Sall à Nouakchott.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

L’accord de pêche UE-Maroc « n’est pas applicable au Sahara occidental »

La Cour de justice l’Union européenne (CJUE) a validé l’accord de pêche entre l’UE et le Maroc, tout en rappelant que ce dernier n’est pas applicable au Sahara occidental et aux eaux adjacentes.

Après plusieurs mois d’attente, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de rendre son verdict concernant l’affaire C-266/16, suite à une contestation émise par Western Sahara Campaign (WSC), une organisation proche du Polisario, devant un tribunal britannique. « L’accord de pêche conclu entre l’UE et le Maroc est valide dès lors qu’il n’est pas applicable au Sahara occidental et aux eaux adjacentes à celui-ci », indique l’arrêt publié ce matin. Pour l’institution juridique, l’inclusion de ce territoire « enfreindrait plusieurs règles de droit international ».

Dans son compte-rendu, la Cour fait une lecture géographique du partenariat liant les deux côtés de la Méditerranée. Pour la CJUE, l’accord de pêche est applicable au « territoire du Maroc », mais il exclut les eaux du sud. « Cette notion (territoire du Maroc) renvoie elle-même à l’espace géographique sur lequel le Royaume du Maroc exerce ses compétences souveraines au regard du droit international, à l’exclusion de tout autre territoire, tel que celui du Sahara occidental », indique la Cour de Justice Européenne.

« Préserver la coopération »

À partir de ce constat, les eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental ne relèvent pas de la zone de pêche marocaine, selon la décision de la CJUE, visée par l’accord de pêche, initialement signé entre les deux parties prenantes. « La Cour juge donc que, dès lors que ni l’accord de pêche ni le protocole qui l’accompagne ne sont applicables aux eaux adjacentes au territoire du Sahara occidental, les actes de l’Union relatifs à leur conclusion et à leur mise en œuvre sont valides », conclut la Cour.

Quelques heures après la décision de CJUE, une déclaration conjointe a été préparée entre l’UE et le Maroc. La haute-représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Federica Mogherini, a rejoint Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Tous deux ont affiché leur détermination « à préserver leur coopération dans le domaine halieutique ».

Échéance au 14 juillet

Les représentants restent attachés, comme ils l’ont martelé, au « partenariat stratégique entre le Maroc et l’Union européenne ». Ils ne veulent pas que cette décision ait des répercussions sur les relations bilatérales et veulent un « renforcement de leur dialogue politique et préserver la stabilité de leurs relations commerciales ».

Pour rappel, l’accord de pêche liant l’Union européenne et le Maroc est en vigueur depuis le 28 février 2007. Le dernier renouvellement de ce même partenariat prendra fin le 14 juillet prochain et l’UE voulait reprendre les pourparlers en début d’année pour un prolongement de l’accord. Le Maroc, de son côté, souhaitait attendre la décision de la CJUE avant de prendre sa place sur la table des négociations.


Phosphates : l’Afrique du Sud en soutien du Polisario

Quelques jours avant la décision de la CJUE, c’est en Afrique du Sud qu’une autre décision judiciaire a été rendue concernant le Sahara occidental. Cette fois, c’est la Haute Cour d’Afrique du Sud qui, le 23 février, a reconnu le Polisario comme étant le propriétaire d’une cargaison de phosphate immobilisée depuis mai 2017 à Port Elizabeth. Les juges sud-africains affirment que « la propriété du phosphate n’a jamais été légalement détenue par l’Office chérifien des phosphates (OCP) et/ou Phosphates de Boucraa SA [marocain], et ils n’étaient et ne sont pas autorisés à vendre le phosphate à Ballance Agri-Nutrients Limited [néo-zélandaise]. »

Le NM Cherry Blossom, navire transportant plus de 50 000 tonnes de phosphates depuis El-Ayoun vers la Nouvelle-Zélande avait été arraisonné dans la baie d’Algoa, suite à une plainte déposée par le Polisario le 1er mai 2017. Une immobilisation confirmée en juillet par la justice sud-africaine, dans l’attente du jugement.

En juin 2017, une demande similaire auprès de tribunaux panaméen avait été rejetée. Un mois plus tôt, ce sont les douanes espagnoles qui avaient été saisies sur un dossier identique. Elles avaient tranché en faveur du Maroc et avaient autorisé le navire Southwester à décharger sa cargaison.

Source : jeuneafrique.com

 

Angola : João Lourenço donne six mois aux fraudeurs pour rapatrier leur argent

Le gouvernement angolais compte faire revenir dans le pays plusieurs dizaines de milliards de dollars domiciliés illicitement à l'étranger. Pour cela, il a annoncé un moratoire de six mois pour les citoyens et entreprises locales concernés, qui seront à l'abri de poursuites judiciaires.

L’information révélée début décembre par JA selon laquelle le nouveau président angolais, João Lourenço, 63 ans, s’était mis à tracer les milliards de dollars placés hors du pays, a pris corps avec la proposition de loi adoptée le 7 février en conseil des ministres.

Ce texte prévoit d’accorder 180 jours de grâce aux citoyens, mais aussi aux entreprises ayant leur siège social en Angola, pour rapatrier les ressources financières domiciliées illicitement à l’étranger. Le président élu en août 2017 espère ainsi voir plusieurs dizaines de milliards de dollars retrouver le chemin des banques angolaises.

Les propriétaires ne seront ni interrogés sur la provenance de ces fonds, ni poursuivis

Ce « moratoire », comme l’a nommé le gouverneur de la Banque nationale d’Angola, José de Lima Massano, est inédit. Force est de croire que le président Lourenço ne le propose pas au hasard : probablement sait-il déjà où est une partie de cet argent détourné, et à qui il appartient.

C’est en tout cas l’une des missions qu’il aurait confieée au général Fernando Garcia Miala, tombé en disgrâce sous l’ancien président José Eduardo dos Santos – il avait écopé de quatre années de prison en 2006 – , et remis en selle par Lourenço.

Gigantesque lessiveuse

Le rapatriement sera totalement gratuit, à la condition que les capitaux soient investis dans l’économie angolaise. Les propriétaires ne seront ni interrogés sur la provenance de ces fonds, ni poursuivis.

« Une gigantesque lessiveuse en quelque sorte », ironise un diplomate en poste à Luanda, qui loue néanmoins cette initiative, si elle peut permettre de faire revenir cet argent alors que le pays traverse une période difficile économiquement, avec les prix bas du pétrole, matière première dont dépendent les trois-quarts des finances du pays.

Cette loi donne par ailleurs des instruments complémentaires à l’État pour enquêter et coopérer avec les organismes internationaux pour tracer les fonds détournés. Passé ce délai de 180 jours, « le gouvernement usera de tous les mécanismes mis à sa disposition pour rapatrier les capitaux », selon l’agence de presse officielle Angop.

Source : Jeuneafrique.com

 

Organisation du premier voyage naval à travers le fleuve Sénégal depuis un demi-siècle

Organisation du premier voyage naval à travers le fleuve Sénégal depuis un demi-siècleUne délégation de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), conduite par son Haut-commissaire, Hamed Diane Séméga, a fait, le mardi 13 février 2018, le point de l’état d’avancement du Projet navigation sur le fleuve Sénégal au Premier ministre Soumeylou Boubèye Maïga.

En plus de Hamed Diane Séméga, la délégation comprenait le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Malick Alhousseni, le président du Conseil d’administration de la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV), Solomani Diakité, son directeur général, Mamadou Faye.

Ils ont tous félicité Soumeylou Boubèye Maïga pour sa nomination à la tête du gouvernement. La délégation, dès sa prise de parole, a renouvelé sa détermination à mener à bon port ce projet qui tient à cœur le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.

«Depuis 1967, le bateau n’était pas arrivé à Ambidédi, à Kayes. Grâce aux efforts de la Société de gestion et d’exploitation de la navigation sur le fleuve Sénégal (SOGENAV) et à notre soutien, nous avons effectué un test de navigabilité qui a conduit le bateau de Saint-Louis (au Sénégal) au quai d’Ambidédi (899 km), dans les conditions hydrauliques difficiles à cause de l’ensablement du fleuve», a déclaré Hamed Diane Séméga, à sa sortie d’audience.

Le but était, selon le Haut-commissaire, de prouver que la navigation était bien possible dans de telles conditions. « Elle le serait davantage lorsque les eaux du fleuve seront maîtrisées », a-t-il rassuré.

Rappelons que jusqu’aux années 70, avant les grandes sécheresses que le Sahel a connues, le fleuve Sénégal était naturellement navigable avec un balisage plutôt sommaire de l’embouchure à Kayes. Aujourd’hui, le projet consiste en la restauration de la navigation, jadis florissante, entre Saint-Louis du Sénégal et Kayes au Mali.

Cependant, compte tenu des obstacles apparus, au Mali, entre Ambidédi et Kayes, notamment des sédiments rocheux dont le déroctage nécessite des moyens coûteux, il est envisagé d’aménager un chenal navigable entre Saint-Louis et Ambidédi, soit sur 905 Km.

Des infrastructures portuaires seront réalisées, notamment le Port fluviomaritime de Saint-Louis (constitué d’un port de commerce, d’un port de pêche et d’un port de plaisance) et, au Mali, le port fluvial terminus d’Ambidédi.

Cette restauration tant souhaitée est, de l’avis de M. Seméga, en voie de réalisation. Car, ce projet, qui est une composante du Système intégré de transport multimodal (SITRAM) se trouve, aujourd’hui, à un point le plus proche de sa réalisation, a précisé le Haut-commissaire de l’OMVS.

Il a attribué cette avancée à la volonté politique très forte exprimée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta et ses pairs, qui ont donné des consignes claires au Conseil des ministres, dont relève l’OMVS, pour que ce projet se matérialise finalement.

Il importait, toutefois, d’éviter que l’usage de la navigation, qui est prioritaire, n’entrave en rien les autres volets (agriculture irriguée, production d’électricité et d’eau potable), notamment les aspects liés à la qualité de l’eau destinée à la consommation. Car 100 % de l’eau potable distribuée à Nouakchott et 60 % de l’eau consommée à Dakar proviennent du système de l’OMVS.

«Toutes les précautions ont été prises dans le cadre des études d’impacts environnemental et social pour qu’il ne soit permis aucun doute sur la compatibilité entre les différents usages», a rassuré Hamed Diane Seméga, avant d’expliquer que l’usage de la navigation permettra ainsi de booster l’économie du Mali, des autres pays membres de l’Organisation par le transport minéralier et la création d’une dynamique nouvelle des échanges entre les peuples.

Source : NdarInfo (Sénégal)

 

 

Tunisie : démission du gouverneur de la Banque centrale, au centre d’une procédure de révocation

Alors que le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, avait entamé le 7 février une procédure de révocation à l’encontre du gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Chedly Ayari, ce dernier n’a pas attendu la fin de la procédure et a présenté sa démission ce mercredi.

Ce jeudi 15 février, un vote en séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) de Tunisie devait statuer sur le maintien ou pas de Chedly Ayari à la tête de la Banque centrale tunisienne (BCT), après la procédure lancée le 7 février par le Premier ministre, Youssef Chahed.

Mais le gouverneur a devancé le verdict des élus en présentant, ce mercredi 14 février, sa démission lors d’une audition de la Commission des analyses financières (CTAF), qu’il préside, par la commission des finances de l’Assemblée. En préparation de la plénière, cette séance devait permettre aux députés d’obtenir des éclaircissements sur le classement de la Tunisie le 7 février par l’Union européenne (UE), sur la liste des pays à haut risque en matière de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.

« C’est mesquin, c’est petit, c’est vil. Je suis dégoûté, je ne reste pas »

Un précédent classement du Groupe d’action financière (Gafi), le 5 décembre, qui considérait la Tunisie comme juridiction à haut risque a largement concouru à la décision de l’UE – même si le pays a depuis été retiré de cette liste noire. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, avait alors désigné Chedly Ayari comme responsable d’une situation grave pour la Tunisie, en demandant que l’ARP entérine son limogeage.

Règlement de comptes

« C’est mesquin, c’est petit, c’est vil. Je suis dégoûté, je ne reste pas », a déclaré Chedly Ayari pendant son audition devant la commission des finances, avant de prendre tout le monde de court en annonçant sa démission et de la remettre, dans la foulée, à Youssef Chahed. Une démission qui devra ensuite être validée par le président Béji Caïd Essebsi, comme le veut la Constitution.

Mais au préalable, pendant quatre heures, le gouverneur de la BCT a dressé avec les directeurs de la CTAF un bilan des actions entamées. Ceux qui attendaient des révélations fracassantes auront été déçus, néanmoins Chedly Ayari, sans se départir de son devoir de réserve, a réglé ses comptes. Il a démontré, documents à l’appui, les progrès de la Tunisie qui remplit 27 sur 40 des critères du Gafi et les responsabilités dans le traitement de ce dossier des différents gouvernements depuis 2015.

« Au lieu de limoger le gouverneur de la Banque centrale, le chef du gouvernement aurait dû démissionner »

En répondant aux questions des députés, il a également souligné que le gouvernement Chahed avait été alerté à plusieurs reprises sur les mesures, législatives et réglementaires, qu’il lui incombait de prendre pour se conformer aux recommandations du Gafi. Les élus ont souligné les défaillances du gouvernement dans la gestion de cette affaire, d’autant que la CTAF a montré avoir saisi la justice sur de nombreux dossiers de blanchiment, pour lesquels seul un jugement a été rendu.

Marouane Abassi devrait être confirmé à la tête de la BCT ce 15 février

« Un gouvernement qui ne prête pas attention aux questions très sensibles n’est pas apte à gouverner. Et voilà, nous en sommes dans une situation lamentable. Et c’est au gouvernement d’assumer la plus grande part de responsabilité dans le blacklistage de la Tunisie. Au lieu de limoger le gouverneur de la Banque centrale, le chef du gouvernement aurait dû démissionner. Il est important d’ouvrir une enquête pour déterminer qui sont les vrais responsables », a asséné Mongi Rahoui, président de la commission des Finances de l’ARP, à l’issue de la séance d’audition.

Chedly Ayari, par ailleurs critiqué sur sa politique monétaire, quitte ses fonctions ; mais les conditions dans lesquelles s’effectue ce départ suscitent un malaise, semant le doute sur la gouvernance d’une institution nationale et indépendante.

Quant à la séance plénière prévue pour ce 15 février, elle est maintenue et devrait confirmer Marouane Abassi comme nouveau gouverneur de la BCT.

Source : jeuneafrique.com

 

Sénégal-Mauritanie : Signature de l’accord sur l’exploitation gazière

Sénégal-Mauritanie : Signature de l’accord sur l’exploitation gazièreUn tweet posté par la Cellule de Communication de la Présidence de la République informe que la visite de Macky Sall à Nouakchott a été marquée, ce vendredi, par la signature de l’accord sur l’exploitation gazière dans la zone commune Sénégal-Mauritanie. Il s’agit du champ Grand Tortue/Ahmeyim,
deuxième plus grand gisement découvert durant ces dix dernières années (le premier est en Egypte) ». Les aspects juridiques avaient retardé la signature dudit accord. Car, à en croire le ministre Mansour Elimane Kane, il fallait recueillir l’approbation de la Banque mondiale et écarter tous les risques.

L'accord a été signé conjointement par le ministre du Pétrole, de l'Energie et des Mines M. Mohamed Abdel Fetah, et son homologue M. Mansour Elimane Kane, ministre du Pétrole et des Energies.

Source : Dakaractu.com

 

Pour Édouard Philippe, « les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain »

Les échanges économiques entre les deux pays, la signature d'accords dans les domaines portuaire ou numérique, ou encore la future école des Arts et métiers à Zenata étaient au menu de ce deuxième jour de visite du Premier ministre français dans le Royaume chérifien.

Ce deuxième jour de visite du Premier ministre français a été marqué d’une forte empreinte économique. Après le dépôt d’une gerbe au mausolée Mohammed V, le premier ministre s’est rendu, en compagnie de son homologue Saadeddine el Othmani, à Skhirat, pour l’inauguration du forum économique Maroc-France.

Édouard Philippe s’est également entretenu avec des entrepreneurs français désireux d’investir dans le pays, à l’image de Fabien Kelbert, directeur général pour l’Europe et l’Afrique de Rivulis, société de 120 salariés basée à Toulouse, qui exporte des goutte-à-goutte sur le marché marocain et ailleurs en Afrique depuis plusieurs années et prévoit l’ouverture d’une filiale au Maroc en 2018. « J’ai apprécié son approche : il met l’accent sur la modestie au lieu d’aborder un marché en position dominante, rien n’est acquis. Il a aussi cette conviction qu’une entreprise doit d’abord être forte en France pour exporter », confie ce dernier.

Six projets marocains développés en France, créant 220 emplois

Lors de son adresse aux entrepreneurs marocains et français Édouard Philippe a affirmé croire beaucoup « à la capacité des entreprises françaises à conquérir les marchés en Afrique et à se développer à partir de la plate-forme Maroc ».

Le Premier ministre français a insisté sur l’appui aux PME  et souhaité que la relation franco-marocaine puisse s’ouvrir au-delà des grands groupes, dont l’activité est déjà intense : « Les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain », a-t-il déclaré, avant d’encourager les grandes entreprises à faire venir les sous-traitants dans leur sillage, pour favoriser l’émergence de nouveaux acteurs.

Dans l’autre sens, les échanges sont plus timides, mais en 2016, six projets marocains ont été développés en France, créant 220 emplois. Mohamed Fikrat, PDG de l’entreprise agroalimentaire Cosumar, se dit  intéressé par un co-investissement : « Nous avons tous les ingrédients pour réussir un triangle trois fois gagnant : en France, au Maroc et en Afrique. Il y a un grand potentiel économique, bien sûr, mais social aussi. Dans 95 % des pays africains, le secteur agricole est numéro 1. Par ailleurs 10 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché, c’est un enjeu très important. »

Une vingtaine d’accords paraphés

Une vingtaine d’accords ont ensuite été paraphés à l’occasion de la 13e rencontre de haut-niveau, dans différents domaines. L’économie se taille la part du lion, avec des accords dans les domaines portuaire, de l’économie numérique, de la coopération décentralisée. L’AFD poursuit aussi son engagement dans les infrastructures : énergies renouvelables avec Noor Midelt – projet auquel elle a octroyé un prêt de 500 millions d’euros -, extension du réseau des tramways de Casablanca et de Rabat, accès à l’eau pour les populations rurales du nord du Maroc (à Al Hoceima, Nador, Taounate…).

Avec le projet d’une école supérieure des Arts et métiers à Zenata – autre accord signé ce 16 novembre -, le Maroc comptera six campus de grandes écoles françaises. La délégation a conclu sa vite au campus de l’Essec Afrique-Atlantique. Ouvert en avril 2017, ce 3e campus de l’école de commerce compte accueillir à terme 480 étudiants, dont 20 % originaires d’Afrique subsaharienne.

Édouard Philippe, enthousiasmé par la diversité des profils des étudiants, leur a lancé : « Vous avez la possibilité de changer le monde. C’est quand même le pied, non ? »

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : les confidences inquiétantes du PDG de Sonatrach

En petit comité, Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, s’est récemment laissé aller à des confidences plutôt inquiétantes sur la situation du groupe qu’il dirige depuis mars.

Selon Ould Kaddour, le conglomérat public algérien n’est pas en mesure d’honorer toutes ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires étrangers, en raison de la baisse de la production. À en croire des sources internes, elle tournerait autour de 85 % du quota (de 1,085 million de barils par jour) que l’Opep a fixé à l’Algérie. Par ailleurs, Sonatrach livre de moins en moins de pétrole destiné au raffinage à sa filiale Naftal, qui distribue des produits pétroliers sur le marché local.

Résultat, celle-ci est contrainte d’importer en urgence d’importantes quantités de carburant. Mustapha Guitouni, le ministre de l’Énergie, ne se montre pas plus rassurant. « Si l’on continue à consommer sans augmenter nos capacités de production, d’ici à 2025 la totalité de notre production sera destinée à la consommation nationale », a-t-il confié le 9 octobre.

Source : jeuneafrique.com