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Economie en Afrique

La Mauritanie, enjeu stratégique entre le Maroc et l’Algérie

La Mauritanie, enjeu stratégique entre le Maroc et l’Algérie La Mauritanie que traverse la seule route de commerce possible entre le Nord et le Sud du Sahara joue désormais un rôle clé dans le développement économique de l’ensemble de la région. Une analyse de Mohamed Mahmoud Ould Maloum.

Le développement de l’Afrique passe la construction d’infrastructures routières modernes reliant les grandes capitales africaines, condition d’un commerce intra africain et de liens resserrés avec l’Europe, via le détroit de Gibraltar. Deux grands projets ont été longtemps en concurrence.

Le premier axe qui avait été envisagé était une route transsaharienne reliant l’Algérie au Niger (209 millions d’habitants en 2100[1] ) par les postes frontaliers de Guezzam en Algérie et Arlit au Niger avant de se prolonger jusqu’à Lagos au Nigeria (750 millions d’habitants en 2100[2] ).

Cet axe, longtemps privilégié par Alger, a été abandonné en raison de l’insécurité grandissante causée par AQMI au Sahel.

Le deuxième axe, désormais privilégié, passe par le Maroc et la Mauritanie, avant de rallier Dakar et Lagos en traversant les différentes capitales d’Afrique de l’ouest situées sur l’océan Atlantique. Il s’agit de prolonger l’unique route transsaharienne entièrement goudronnée depuis l’achèvement en 2005 du dernier segment reliant les deux principales villes mauritaniennes, Nouakchott et Nouadhibou.

Passage le plus sûr entre l’Afrique occidentale et l’Europe, cet axe donne à la Mauritanie un rôle de « pays de transit » et même de possible verrou sur cette route allant du Nord vers le Sud du Sahara.

L’Algérie, l’accès vers l’Atlantique

L’Algérie qui a fermé ses frontières avec les cinq pays limitrophes pour des raisons de sécurité[4], s’est interdite ainsi tous les passages terrestres vers l’Afrique subsaharienne. L’ouverture, en août dernier, du premier point de passage frontalier entre l’Algérie et la Mauritanie, depuis leur indépendance, un passage baptisé « Mustapha Ben Boulaid », un des fondateurs du FLN [3] révèle une reconnaissance implicite par Alger de l’intérêt de se « connecter » à cette route qui jouxte l’Atlantique. Ce poste officiellement vise seulement « à faciliter les échanges entre les deux pays ». Ils en veulent pour preuve la récente ouverture de la grande foire commerciale algéro-mauritanienne à Nouakchott. Une première depuis leur indépendance.

C’est avec méfiance que le voisin Marocain scrute a récente « lune de miel » entre elle et la Mauritanie . Le poste de « Mustapha Ben Boulaid », craint le Maroc, pourrait être une nouvelle tentative de « l’isoler », s’il se révélait concurrent avec le passage privilégié dont elle dispose avec la Mauritanie, puis le Sud du Sahara. Or on sait combien les autorités marocaines tiennent à leur commerce prometteur avec l’Afrique subsaharienne.

L’Algérie réalise d’une pierre deux coups : mettre fin à son « isolement » géographique et bénéficier d’une « porte » d’accès indirect sur l’océan Atlantique via le nord ouest de la Mauritanie.

Reste la lancinante question de la souveraineté sur le Sahara Occidental, territoire disputé entre le Maroc et la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) dont le siège se trouve à rabouni, dans région de Tindouf, à la frontière Est du Maroc. C’est par la route qui traverse cette zone que transiteront les marchandises Algériennes en direction de la Mauritanie et plus tard vers l’Afrique subsaharienne.

Un peu d’histoire

En 1975; Hassan II, le prédécesseur du souverain marocain actuel, et Moktar Ould Daddah, le premier Président mauritanien, décidèrent de se « partager » le Sahara Occidental et ainsi mettre « hors jeu » l’Algérie. Le premier cherchait à doubler la surface du Royaume chérifien et dans la foulée sa façade sur l’Atlantique. Le second tentait de faire de la moitié du territoire nouvellement acquis, un bouclier sécuritaire contre son nouvel « allié » le Maroc, qui quelques années plutôt, revendiquait les confins de Saint-Louis au Sénégal comme la limite sud de ses frontières historiques…

L’Algérie voyait d’un mauvais œil le rêve du Maroc d’avoir une façade océanique. Façade qui aurait réduit la distance parcourue par les pétroliers du port d’Alger en Méditerranée et ainsi éviter le passage par le détroit stratégique de Gibraltar (rocher en territoire espagnol appartenant à l’Angleterre …). D’ailleurs ce fut l’une des raisons géostratégique de ce conflit qui dure depuis plus de 40 ans et qui constitue une « pierre d’achoppement » pour toute velléité de rapprochement entre les pays du Maghreb.

Dans la longue histoire des relations internationales depuis les traités de Westphalie[5], le contrôle des territoires des détroits, l’accès aux océans et aux mers ont été l’enjeu essentiel des conflits politico-militaires. La perte de territoires considérés, à tort ou à raison, comme « sacrés », suivi de l’exaltation du sentiment de fierté nationale, sont à l’origine de la plupart des guerres que l’humanité ait connues.

L’antagonisme des principaux acteurs

La recherche d’une profondeur stratégique des deux voisins du Maghreb dans un contexte international où la « vieille » Europe menacée par un « tsunami » de populisme, se referme sur elle-même, les oblige à se tourner vers une Afrique sub-saharienne en plein boum démographique[6], qui peut bien constituer un précurseur à un boom économique.

En 2005[7], les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne étaient insignifiants, car ils s’effectuaient uniquement par voie maritime, idoine pour les produits manufacturés et les hydrocarbures, mais beaucoup moins pour les produits agricoles périssables dont regorge le Maroc.

Entre 2014 et 2016 les échanges atteignaient 11 milliards $ dans des secteurs comme les banques, la téléphonie mobile, le transport aérien, les assurances et le BTP. Les fréquentes visites, ces dernières années du Roi Mohamed VI, en véritable VRP dans ces pays, a contribué à cet essor. De façon globale, les échanges commerciaux enregistrent une croissance annuelle moyenne de 9,1% sur la période 2008-2016. Quant à l’Algérie, ses échanges commerciaux avec cette région, demeurent aussi faibles et l’ouverture du point frontalier avec la Mauritanie vise à y remédier.

Ces deux pays se « livrent », depuis le milieu des années 70, une lutte diplomatique acharnée d’un autre ordre sur la question du Sahara Occidental.

L’Algérie, auréolée du prestigieux titre du pays « progressiste » soutenant les causes des peuples opprimés, réussit à isoler la diplomatie marocaine, au moins, au sein de l’OUA[8]. Un isolement ponctué en 1984 par la « sortie » du Maroc de l’institution panafricaine.

Le jeune Roi Mohamed VI (couronné à la place de son défunt père en 1999) choisit la « diplomatie économique », qui aboutit à la réintégration du Maroc au sein de l’UA en 2017 et sa très probable intégration à la CEDEAO[9], initialement prévue en 2018 mais retardée car elle suscite des craintes de « dumping économique » dans les milieux d’affaires de l’organisation régionale.

La Mauritanie, un « pivot » géopolitique !

Même si elle ne dispose d’aucun des quatre domaines clefs de la puissance géostratégique : une puissante armée, une économie florissante, une technologie développée et une culture dominante, néanmoins elle peut être considérée comme un « pivot » géopolitique dans la sous région. Cela tient plus à sa situation géographique de « verrou » de l’accès à l’Afrique subsaharienne, à sa vulnérabilité potentielle plutôt qu’à sa puissance réelle économique ou militaire.

L’Algérie ayant décidé de fermer ses frontières avec la totalité des pays limitrophes (sauf avec la Tunisie), rajouté au manque d’infrastructures routières modernes à sa frontière avec le Mali et le Niger, la Mauritanie devient son unique moyen d’accès au sud du Sahara. Ainsi ce pays sera appelé a jouer le même rôle de « verrou » du sud pour ses deux grands voisins du Nord.

À ce titre, il devrait être capable d’influer sur le comportement de ses deux voisins, en jouant subtilement sur leurs antagonismes et sa nouvelle position géopolitique.

La Mauritanie et le Maroc sont reliés par un seul point frontalier : « Al-gargaratat ». Depuis 2005, il est l’unique moyen terrestre pour les touristes et les travailleurs immigrés africains en Europe d’aller en Afrique subsaharienne. En plus il est le lieu d’un intense trafic de camions marocains chargés de marchandises en direction des marchés subsahariens. C’est aussi par cette frontière que passe une partie de la drogue légère en direction du Sud. Quelques saisies furent effectuées, ces dernières années, par la douane mauritanienne mais sans excès de zèle, car tout le monde profite de cette manne financière discrète..

Les trois pays du Maghreb sont complémentaires: A l’Algérie, la suprématie diplomatique; au Maroc, le dynamisme économique; A la Mauritanie le rôle de « pivot » géopolitique.

La nouvelle route de « la soie » de l’Afrique subsaharienne devrait bénéficier à tous. les Etats parfois repliés sur un nationalisme frileux sauront-ils relever le défi? Espérons le…

[1] https://www.populationpyramid.net/niger/2100/

[2] https://www.populationpyramid.net/nigeria/2100/

[3] Membre du fameux groupe des six membres fondateurs du FLN, tué par l’armée française en 1956

[4] Fermeture de sa frontière avec le Maroc en 1994, la Libye et le Niger en 2014 et le Mali en 2015

[5] signé entre les grandes puissances européennes de l’époque en 1648. Ils sont à la base du « système westphalien » qui régit depuis lors les « relations internationales »

[6] Plus d’un milliard d’habitants en 2016, 2.5 milliards en 2050 et 4.4 milliards en 2100 selon la Fonds des Nations -unis pour la population- FNUAP

[7] Selon l’Office des Changes commerciaux du Maroc.

[8] Organisation de l’unité africaine, devenue l’union africaine

[9] Communauté des états d’Afrique de l’ouest regroupant le Bénin, Burkina-Fasso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, GuinéeBissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert

Source : Mondafrique

Africa Oil Week 2018 : l’industrie pétrolière retrouve des couleurs

Au Africa Oil Week 2018 : l’industrie pétrolière retrouve des couleurs Cap, où s'est tenue la rencontre annuelle des professionnels du secteur pétrolier africain du 5 au 9 novembre, l'ambiance était au beau fixe, avec un prix du baril de Brent revenu autour de 71 dollars.

La 25e édition de la conférence annuelle Africa Oil Week se termine ce vendredi 9 novembre au Cap en Afrique du Sud, après cinq jours de débats consacrés aux dernières tendances du secteur du pétrole et du gaz sur le continent.

Avec un baril de Brent revenu autour de 71 dollars, et de nombreuses annonces d’investissements nouveaux dans l’exploration et la production d’hydrocarbures ces derniers mois, l’ambiance de la conférence était cette année beaucoup plus optimiste que lors des cinq précédentes éditions, marquées par la chute des prix de 2014-2015.

16 ministres africains du Pétrole présents

Avec près de 1300 participants cette année, tous les grands acteurs du secteur étaient bien représentés, à commencer par les majors – Total, ENI, BP et Shell en tête – mais aussi les « poids moyens » très africains Tullow Oil et Kosmos Energy, découvreur des méga-gisements de Jubilee au Ghana et de Grand Tortue, à cheval sur le Sénégal et la Mauritanie.

Pas moins de 16 ministres africains du Pétrole ont fait le déplacement cette année, dont Emmanuel Ibe Kachikwu, du Nigeria, Thierry Tanoh, de la Côte d’Ivoire, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, du Congo-Brazzaville, Mohamed Abdel Vetah, de la Mauritanie, mais aussi Aimé Ngoy Mukena, de la RDC, qui envoyait pour la première fois un représentant de son gouvernement à la conférence pétrolière.

Parmi les zones qui ont particulièrement retenu l’attention des géologues des compagnies cette année, le Sénégal et la Mauritanie, dont le potentiel gazier continue de susciter de nouveaux achats de blocs d’exploration – en témoigne la signature de Shell avec Nouakchott de deux contrats de partage de production fin juillet 2018 –, mais aussi la Namibie et l’Afrique du Sud – en offshore très profond -, ainsi que la région des grands lacs, Ouganda en tête, en attendant un apaisement politique en RDC.

Optimiser l’exploitation du gaz africain

Lors de cette édition, une bonne partie des discussions a une nouvelle fois tourné autour des stratégies d’optimisation de l’exploitation du gaz africain en fonction de la taille des gisements et de celles des marchés de l’électricité situés à proximité. Gas-to-power, liquéfaction, regazéification, et méthodes de commercialisation du gaz ont longuement été abordés par les spécialistes et dirigeants du secteur.

Les participants ont été particulièrement attentifs au retour d’expérience des dirigeants du groupe franco-britannique indépendant Perenco et de son partenaire Golar – spécialiste des techniques de transformation et de stockage du gaz – sur leur projet camerounais de FLNG (barge de liquéfaction de gaz naturel) d’Hilli Episeyo, le premier du genre entré en production sur le continent, en mars 2018.

Un type de projet exploitant un gisement gazier de taille moyenne qui pourrait être amené à se multiplier ces prochaines années en Afrique alors que le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) est en plein boom et que les technologies de liquéfaction – et de regazéification – sont désormais beaucoup moins coûteuses et davantage éprouvées que par le passé.

Par Christophe Le Bec - Envoyé spécial au Cap
Source : Jeune Afrique

 

 

550 millions de dollars de subventions américaines en faveur du secteur électrique sénégalais

Le Sénégal va bénéficier d'un programme de subventions de 550 millions de dollars sur cinq ans des États-Unis pour renforcer son secteur électrique, dans un contexte où l'accès à l’électricité constitue un goulot d'étranglement pour l'activité économique.

Le conseil d’administration de l’agence de développement américaine Millenium Challenge Corporation a approuvé un programme de subventions de 550 millions de dollars (480 millions d’euros), sur une période de cinq ans, en faveur du Sénégal. Ce don est destiné à « renforcer le secteur électrique pour répondre à la demande croissante d’électricité fiable dans l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique et un partenaire stratégique important des États-Unis en Afrique de l’Ouest », précise un communiqué.

Conclu avec le gouvernement sénégalais, cet accord, le Senegal Power Compact, « soutiendra trois projets visant à améliorer le réseau de transport d’électricité dans la capitale de Dakar et ses environs, à accroître l’accès à l’électricité dans les zones agricoles des régions du sud et du centre et à améliorer la gouvernance globale du secteur ». Ce plan vise également à renforcer la participation du secteur privé dans la production et la distribution électrique, et à faire en sorte que le pays tire le meilleur parti possible des investissements actuels et à venir.

Contribution sénégalaise de 50 millions de dollars

Le Sénégal va contribuer à hauteur de 50 millions d’euros à ce plan, portant le total du programme à 600 millions de dollars. Si l’économie sénégalaise a connu une croissance de 7,2 % en 2017, l’accès à l’électricité constitue un important goulot d’étranglement pour l’activité économique. Seul 64,5 % de la population sénégalaise disposait d’une connexion au réseau électrique en 2016.

Un rapport de la BAD estime qu’à court terme, une hausse de 1 % de l’accès à l’électricité augmente la productivité totale des facteurs de 12 %. Obtenir une nouvelle connexion électrique pour une entreprise au Sénégal nécessite six procédures, prend 75 jours, et coûte près de 3 400 % le revenu moyen, d’après le dernier rapport Doing Business.

La Millenium Challenge Corporation est une agence de développement créée par George Bush en 2004, dont l’objectif est de réduire la pauvreté globale à travers la croissance économique. Elle fournit des programmes d’aide aux pays pauvres, « qui répondent à des règles rigoureuses en matière de bonne gouvernance, allant de la lutte contre la corruption au respect de la démocratie ». Ces pays doivent également s’engager en faveur de politiques économiques qui « encouragent la liberté économique ».

Le Sénégal avait signé un premier accord de 540 millions de dollars, d’une durée de cinq ans, avec l’organisation Millenium Challenge Corporation en 2009. Cette subvention était destinée à améliorer la productivité agricole et à accroître l’accès aux marchés, en investissant dans les infrastructures routières et les réseaux d’irrigation.

Source : jeuneafrique.com

Grand Tortue/Ahmeyim : visite de travail des ministres sénégalais des finances et du pétrole en Mauritanie

Grand Tortue/Ahmeyim : visite de travail des ministres sénégalais des finances et du pétrole en Mauritanie Dans le cadre d’une visite de travail qu’ils effectuent actuellement en Mauritanie, les ministres sénégalais des Finances et du Pétrole et de l’Energie, respectivement MM. Amadou Ba et Kane Mansour étaient arrivés, lundi matin à Nouakchott.

Les deux ministres étaient accueillis à l’aéroport international de Nouakchott Oum-Tounsy par le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Dr Mohamed Ould Abdel Vettah et SEM l’ambassadeur de la République sœur du Sénégal accrédité en Mauritanie.

La visite s'inscrit dans le cadre de consultations et discussions sur la promotion de projets d’intérêt commun, en particulier le grand gisement de gaz baptisé "Grand Tortue/Ahmeyim", situé entre les deux pays.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Sénégal – Mauritanie : BP alloue à Granherne un contrat FEED pour des installations du terminal gazier du champ Grand Tortue/Ahmeyim

Sénégal – Mauritanie : BP alloue à Granherne un contrat FEED pour des installations du terminal gazier du champ Grand Tortue/AhmeyimLe contrat devra être exécuté avant la fin de l’année 2018 pour accompagner le processus vers une décision finale d’investissement, en vue du développement de ce champ gazier transfrontalier.

La multinationale britannique BP a confié à Granherne le soin de conduire une pré-étude d’ingénierie de détail (Front End Engineering Design en anglais, FEED) pour la mise en place de systèmes de télécommunications et d’autres technologies au terminal gazier du champ Grand Tortue/Ahmeyim (GTA); activités prévues dans le cadre de la première phase du développement du terminal.

Granherne est la filiale britannique de la firme d’ingénierie américaine KBR.

Le contrat FEED inclut des dispositions pouvant donner lieu ultérieurement à un contrat d’ingénierie, approvisionnement et gestion de la construction (engineering, procurement, construction, management en anglais EPCM), a indiqué KBR dans un communiqué publié le 12 octobre dernier.

La livraison de la mission est prévue d’ici à la fin de l’année 2018 en vue de faciliter l’atteinte d’une décision finale d’investissement pour le développement du champ gazier GTA, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

Le Hub/Terminal consiste en une infrastructure d’accostage, réalisée à 10 km des côtes pour accueillir l’usine de liquéfaction flottante et permettre l’accostage des méthaniers.

Découvert en 2015, le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), dont les réserves sont estimées entre 15 et 20 billions de pieds cubes, est exploité par un consortium composé de BP – opérateur avec une participation de 60% dans le projet – et la société américaine Kosmos Energy.

La multinationale pétrolière britannique envisage de faire ses premières livraisons de gaz sur le marché mondial, à partir du champ, à l’horizon 2021.

Source : Energies-Media

 

5000 hectares de terres dégradées seront réhabilitées par la FAO, en Mauritanie, au soudan et en Erythrée

5000 hectares de terres dégradées seront réhabilitées par la FAO, en Mauritanie, au soudan et en ErythréeL’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis sur la table un montant de 2 millions de dollars, soit environ 710 millions ouguiyas MRO, pour réhabiliter 5000 hectares de terres dégradées en Mauritanie, au soudan et en Erythrée.

Cette convention a été signée, mercredi 10 octobre à Nouakchott par le ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédi Camara et le représentant résident du PNUD, M. Mario Samaja, représentant par intérim de la FAO.

Selon les termes de l’accord, le projet sera exécuté sur une période de 3 ans, de 2018 à 2021. À cette occasion, le ministre a souligné que depuis des décennies, les bailleurs de fonds appuient la Mauritanie pour le renforcement de la protection de l’environnement , de la préservation de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique et la désertification.

De son côté, le représentant par intérim de la FAO a expliqué que ce projet vient consolider les efforts du gouvernement mauritanien en termes de lutte contre les effets du changement climatiques.

À noter que les organisations internationales telles que la FAO, le Fonds vert de l’Organisation des Nations Unies sont préoccupées par les effets de changements climatiques en Afrique. Dans ce sens plusieurs projets sont en gestation dans beaucoup de pays africains.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

 

Sahel: des experts veulent mutualiser ressources et recherche agricole

Sahel: des experts veulent mutualiser ressources et recherche agricoleDouze instituts de recherche français et africains réclament un « plan Marshall » de la recherche agricole pour le Sahel.

Dans une déclaration commune signée vendredi 21 septembre, sous l'égide du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), des instituts de recherche français et africains souhaitent mettre en commun les ressources et rationaliser les programmes de recherche dans le domaine de l'agriculture au Sahel.

Un vœu d’autant plus pressant que la région va connaitre de profonds bouleversements dans les années à venir. « Le changement climatique qui s’opère aujourd’hui va avoir dans la région sahélienne un impact et des effets qui sont bien plus importants que ce que disent les scénarios à la moyenne mondiale », explique Michel Eddi, PDG du Cirad.

« Là où on imagine aujourd’hui des scénarios aux alentours de 3°, il est probable qu’ici dans la zone, on sera dans des scénarios aux alentours de 6° ».

Nourrir une population qui va doubler

A ces inquiétudes climatiques s’ajoutent des questions d’ordre démographique, puisque les experts s’attendent « à ce que dans les vingt ans ou les trente ans qui viennent, la population fasse plus que doubler ». Conséquence : « un enjeu de sécurité alimentaire évidente ».

Pour développer l’agriculture et répondre à ces besoins, Michel Eddi ne croit pas au « modèle classique de la révolution verte ». Il estime qu’une « transition écologique des agricultures est indispensable aussi pour assurer pour le coup, là, la survie des milieux ».

Reste donc une « équation singulièrement ambitieuses » : mettre ensemble tous ces éléments en à peine vingt ans. D’ailleurs « des scénarios qui laisseraient à penser qu’on n’y parviendrait pas ne sont pas complètement écartés aujourd’hui ». D’où la nécessité de « sonner la mobilisation générale » afin de parvenir à un résultat satisfaisant.

Source : RFI

 

 

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricoles

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricolesBAD - Cette alliance stratégique va aider à mobiliser des fonds et à renforcer la sécurité alimentaire, l’agriculture durable et le développement rural. La Banque africaine de développement et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont engagées, lundi 27 août 2018, à intensifier leurs efforts communs pour mobiliser les investissements en faveur du secteur agricole en Afrique, pour éradiquer la faim et la malnutrition et œuvrer à la prospérité sur le continent.

La Banque africaine de développement et la FAO vont ainsi mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir des activités communes. Plus précisément, cette nouvelle alliance stratégique vise à améliorer la qualité et l’impact des investissements dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la protection sociale, de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et du développement rural.

Cet accord, signé par le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina et le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, au siège de la FAO à Rome, s’inscrit dans le cadre d’une collaboration de longue date entre les deux organisations.

« La FAO et la Banque renforcent et élargissent leur partenariat pour aider les pays africains à atteindre les Objectifs de développement durable. Tirer le meilleur parti possible des investissements dans l’agriculture, notamment ceux du secteur privé, est essentiel pour sortir des millions de personnes de la faim et de la pauvreté en Afrique ainsi que pour garantir une production alimentaire suffisante et créer assez d’emplois dans les zones rurales pour la population croissante du continent », a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

La FAO est une agence spécialisée des Nations unies, qui agit au niveau mondial pour vaincre la faim.

« La signature de cet accord complémentaire marque un tournant dans les relations entre la Banque africaine de développement et la FAO », a indiqué le président Adesina, ajoutant : « Il témoigne de notre engagement commun à accélérer l’exécution de programmes de grande qualité et à accroître les investissements dans les partenariats public-privé dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à atteindre l’objectif de transformer les activités agricoles en entreprises, tel qu’exprimé dans la stratégie “Nourrir l’Afrique” de la Banque. »

Lancée en 2015, la stratégie Nourrir l’Afrique de la Banque, entend porter les investissements dans l’agriculture africaine à 24 milliards de dollars sur une période de dix ans. Objectif : améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions pour garantir un développement harmonieux des chaînes de valeur agricoles et l’efficacité des technologies mises à la disposition de plusieurs millions d’agriculteurs.

Un programme d’action

Ce partenariat renforcé entre la Banque africaine de développement et la FAO prévoit un programme d’action concerté débouchant sur un ensemble de résultats, notamment des opérations d’investissements mieux ciblées de la Banque ; l’accroissement des investissements dans les partenariats public-privé ; un climat plus favorable aux investissements et une meilleure performance du portefeuille ; et des activités de sensibilisation ainsi qu’une mobilisation commune des ressources.

L’assistance technique de la FAO couvrira des domaines tels que l’intensification et la diversification d’activités agricoles durables, le développement à plus grande échelle des innovations dans les chaînes de valeur, l’implication des jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente adaptée au changement climatique, la croissance bleue et l’économie bleue, la sécurité alimentaire et la nutrition, la filière agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion soutenue des investissements privés, la résilience et la gestion des risques ainsi que le renforcement des capacités des États en transition.

Ce programme de collaboration va être mis en place grâce à un apport financier initial des deux institutions qui pourrait s’élever jusqu’à 15 millions de dollars.

Entre autres activités communes de sensibilisation et de conseil en matière de politiques, figurent la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et des Principes pour un investissements responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, qu’a approuvés le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la Banque africaine de développement et la FAO remonte à 1968. Depuis, la FAO a apporté une assistance technique dans l’élaboration de 161 projets financés par la Banque, évalués à plus de 3,7 milliards de dollars au total – ce qui représente 21 % environ du soutien de la Banque au secteur agricole.

Plus récemment, la collaboration entre les deux institutions a porté, entre autres, sur une aide à l’élaboration de projets en Tanzanie et en Guinée équatoriale ; sur une assistance technique pour le développement de programmes d’économie bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde ; sur des études de faisabilité concernant des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire ; et sur une participation à l’initiative African Leaders for Nutrition.

La Banque et la FAO ont également participé à une série d’échanges menés à l’échelle du continent sur la réduction des pertes post-récolte et sur l’initiative de la Grande muraille verte du Sahara et du Sahel.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 37 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

Pour plus d’informations : www.afdb.org

À propos de la FAO

La FAO agit au niveau mondial pour vaincre la faim. Elle aide les pays à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques et à assurer une bonne nutrition pour tous. La FAO accorde une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 % des populations pauvres et sous-alimentées de la planète.

Pour plus d’informations, accédez à www.fao.org ou suivez la FAO sur Twitter @FAO, @FAOnews

Source : BAD

 

Guinée: les syndicats appellent à la grève générale

En Guinée, les contacts sont rompus entre le gouvernement guinéen et les syndicats qui appellent désormais à la grève générale, à partir du lundi 16 juillet. Ces derniers sont toujours en désaccord sur les mesures d'austérité, notamment la hausse du prix de l'essence. Ils préconisent la lutte contre la corruption.

« Est-ce que vous êtes d’accord pour poursuivre l’avis de grève jusqu’à l’aboutissement total de nos de nos revendications ? »

« 0ui »,  répond la foule.

C’est par cette question que le leader syndical, Amadou Diallo, a donné le ton devant des centaines de syndicalistes surchauffés venus écouter et échanger avec leurs leaders à la Bourse du travail de Conakry.

Ceux-ci, tour à tour n’ont pas failli à leur mission.

« La victoire ou la mort. A partir de lundi, nous allons continuer la grève et nous allons la durcir. Cette grève-là, ce n’est pas seulement la grève des travailleurs. Tout le monde souffre ! », lance Louis M’bemba Soumah, de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée.

« Est-ce que vous avez vu, une fois dans l’histoire du monde, un président sans peuple ? Vous savez, quand on a peur de Dieu, on pose des actes justes. On ne payera pas la facture de la mauvaise gouvernance à la place des gouvernants », martèle, de son côté, Dansa Kourouma, du Conseil national de la société civile.

L’inspecteur du travail Alya Camara a lui aussi voulu faire passer un message mais il a été vite interrompu par la foule.

« Je suis venu inviter l’inter centrale CNTG-USTG de bien vouloir accepter de rejoindre la table des négociations », a-t-il déclaré avant que la foule ne réponde « non, non, non, pas de négociations ».

Pour toute négociation, les syndicalistes exigent que le prix du litre du carburant à la pompe soit ramené 8 000 Francs guinéens  soit 8 centimes d’euros.

Source : RFI

 

Réforme institutionnelle : le NEPAD devient l'Agence de développement de l'Union africaine

Réforme institutionnelle : le NEPAD devient l'Agence de développement de l'Union africaineDans le cadre des réformes entreprises au sein de l'Union africaine, les dirigeants africains ont décidé de transformer l'Agence du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique en Agence de développement de l'Union africaine. Cette réforme vise à améliorer l'efficacité et l'efficience dans la mise en œuvre des décisions.

C'est une nouvelle vie qui commence pour l'Agence du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Lors de sa 31ème session ordinaire à Nouakchott en Mauritanie, la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA) a officialisé une décision historique pour l'organisme. Le NEPAD est transformé en Agence de développement de l'UA.

« Lors du Sommet de Nouakchott, une décision officielle a été prise sur la transformation de l'Agence de planification et de coordination du NEPAD en Agence de développement de l'Union africaine », indique un communiqué de l'organisation panafricaine ce lundi 9 juillet.

« La Conférence a approuvé la création de l'Agence de développement de l'Union africaine en tant qu'organe technique de l'Union africaine doté de sa propre identité juridique et de ses propres statuts. Ces statuts seront développés et présentés pour adoption au prochain Sommet de l'UA en janvier 2019 », ajoute le document.

Réformes institutionnelles nécessaires

Cette décision stratégique au sein de l'UA s'inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles afin de maximiser les résultats attendus. Pour le Secrétaire exécutif de l'Agence du NEPAD, Ibrahim Assane Mayaki, cela répond au besoin de rationaliser et à améliorer l'efficacité et l'efficience dans la mise en œuvre des décisions, politiques et programmes de l'UA à travers tous ses organes et institutions. Il a ajouté qu'il s'agit d'une recommandation spécifique du rapport du président rwandais et président en exercice de l'UA, Paul Kagame, sur l'état de la mise en œuvre des réformes institutionnelle de l'UA.

« Nous sommes enthousiasmés par cette transformation, qui permettra de déployer encore plus efficacement nos programmes au service du développement de notre continent », s'est réjoui Ibrahim Assane Mayaki.
« Les réformes en cours à l'UA sont une affirmation par les États membres de leur engagement envers l'Agence du NEPAD en tant qu'instrument de l'UA établi pour appuyer les pays et les organismes régionaux dans la mise en œuvre de la vision du développement du continent - telle qu'articulée dans les sept aspirations et les 20 objectifs de l'Agenda 2063 », a-t-on précisé.

Source : La Tribune Afrique (France)

 

La Mauritanie accorde 400 licences aux pêcheurs de Guet Ndar

Pêche : La Mauritanie accorde 400 licences aux pêcheurs de Guet Ndar Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a tenu, hier, une réunion d’information avec les pêcheurs de Guet Ndar. La rencontre avait pour but de les sensibiliser sur l’accord de pêche signé lundi et à effet immédiat entre les autorités sénégalaises et mauritaniennes.

Oumar Guèye a expliqué, en présence du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, des différents responsables de la pêche de la Langue de Barbarie et des autorités administratives, les termes de l’accord de pêche signé entre le Sénégal et la Mauritanie. Pour cet accord, 400 licences pour 200 sennes tournantes ont été accordées.

Du point de vue tonnage, les autorités mauritaniennes ont octroyés 50.000 tonnes par an aux pêcheurs de Guet Ndar. Oumar Guèye est revenu sur les péripéties de la signature de cet accord et l’engagement du président Macky Sall et de son homologue Abdoul Aziz de Mauritanie pour la réussite des pourparlers.

Il a rappelé que depuis 2016, les licences de pêche n’ont pas été renouvelées. «Mais, nous avons toujours appelé au respect des lois et règlements de ce pays frère », a déclaré le ministre, soulignant qu’en dépit des points de blocage, les deux parties ont poursuivi les discussions.

Concernant la question du débarquement des prises, le ministre a indiqué que la Mauritanie est intransigeante sur ce point. Toute embarcation doit décharger sa prise dans ce pays mais il a accepté que le site soit rapproché.

Le site de Boyo à 2,5 km de Saint-Louis est finalement retenu par les deux pays en lieu et place de Ndiago (7 kilomètres), initialement retenu. Le ministre a précisé que 6 % des prises, soit 24 barques seront destinées à l’approvisionnement du marché mauritanien.

Pour faciliter le transport des produits, Oumar Guèye a annoncé la construction de la route allant de Boyo à la frontière par la Mauritanie et de la frontière à Saint-Louis par le Sénégal. Le gouvernement sénégalais a mis également à la disposition des mareyeurs des camions frigorifiques.

Plus de 164 millions supportés par l’Etat

En attendant la fin des travaux, le port de Saint-Louis pourra, pour une période transitoire d’une année, accueillir les embarcations sous la supervision de responsables mauritaniens et sénégalais pour le respect du tonnage dans le cadre d’un contrôle contradictoire.

Oumar Guèye a aussi annoncé que le basculement entre les deux lieux de débarquement se fera avec un accompagnement pour éviter des incompréhensions. Les licences de pêche vont coûter 15 euros la tonne.

La nouveauté réside dans le fait que l’Etat va supporter, en totalité, le coût, soit plus de 164 millions de FCfa. Le ministre estime qu’à travers ce geste, l’Etat montre, encore une fois, sa bonne disposition à aider les pêcheurs.

Il a profité de la rencontre pour sensibiliser les pécheurs sur le respect des lois de la Mauritanie et du fait que la ressource n’est pas inépuisable. En ce qui concerne la procuration des licences, les méthodes ne changent pas.

Les différents responsables ont accueilli, avec soulagement, la nouvelle. Ils ont loué l’implication personnelle du chef de l’Etat, Macky Sall, et son soutien aux pâcheurs, particulièrement ceux de la Langue de Barbarie.

Amadou Maguette NDAW
Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Le Sénégal et la Mauritanie finalisent un accord sur la pêche

Conclu initialement fin mars, un accord de pêche a été signé entre la Mauritanie et le Sénégal en marge du sommet de l'Union africaine de Nouakchoot. L'ancien accord était caduc depuis plus de deux ans.

Le protocole d'accord sur la pêche signé entre le Sénégal et la Mauritanie contient plusieurs points, dont le principal est l'autorisation donnée aux pêcheurs sénégalais de se rendre dans les eaux mauritaniennes. Ils auront le droit d'y pêcher 50 000 tonnes de petits poissons pélagiques par an et d'utiliser 400 embarcations maximum.

En échange, les Mauritaniens toucheront l'équivalent de 10 euros pour une tonne de petits animaux pélagiques pêchés, essentiellement pour couvrir les frais de procédure de contrôle des quantités pêchées, selon le ministre mauritanien de la Pêche, Nani Ould Chrougha, qui estime qu'il s'agit d'un « d'un don plus que d'un accord commercial ».

« La Mauritanie a inscrit sa gestion dans la durabilité et donc il est extrêmement important pour nous de veiller à identifier et à dénombrer les quantités qui sont pêchées pour nous permettre de ne pas retirer, de ne pas extraire de la nature plus que ce qu’elle peut nous en donner », explique le ministre Nani Ould Chrougha.

« Dans ce cadre, la loi prévoit que l’ensemble des captures réalisées dans nos eaux territoriales puissent être débarquées et connues à l’avance, poursuit-il. Je pense qu’il y va de l’intérêt des pêcheurs eux-mêmes que la préservation de la ressource soit un objectif qui est bien partagé entre les deux gouvernements ».

Quai de débarquement

Après de longues discussions et concessions, une solution a donc finalement été trouvée. Les ministres de la Pêche des deux pays ont identifié un endroit du littoral mauritanien, où le poisson pêché par les pirogues sénégalaises sera débarqué, contrôlé et pesé.

« Nous reconnaissons que la République islamique de Mauritanie a consenti beaucoup d’efforts pour cet accord de pêche, se félicite le ministre sénégalais de la Pêche, Oumar Gueye. La nouvelle législation en matière de pêche en Mauritanie impose de débarquer toutes les captures inter-mauritaniennes, ce qui sera le cas dans le cadre de ce protocole. Un quai va être construit. C’est un effort important de la partie mauritanienne, à trois kilomètres de Saint-Louis ».

Les travaux d'aménagement du quai de débarquement doivent débuter dans les prochains jours, selon Nouakchott. Il devra permettre aux pêcheurs d'accoster en toute sécurité, mais aussi offrir des garanties sanitaires lors de la manipulation du poisson. Une route doit aussi être construite pour faciliter l'accès au site.

Source : RFI

 

Pêche : Sénégal et la Mauritanie signent des accords-cadres

Pêche : Sénégal et la Mauritanie signent des accords-cadresEn marge du 31e sommet de l’Union africaine, les ministres sénégalais et mauritanien, en charge de la Pêche, ont signé des accords-cadres ce lundi, à Nouakchott. Cette décision a été prise à la suite de cette tournée des deux autorités bouclée par une rencontre à Saint-Louis.

Pour rappel, le 9 février 2018, le président Macky Sall et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, avaient donné des instructions pour la signature d’accords sur la pêche. Cela, à la suite de la mort de Fallou Sall tué le 27 janvier dernier par des garde-côtes mauritaniens.

Les arrestations et interpellations de pêcheurs de Guet-Ndar se poursuivent depuis. Juste hier, lundi, 18 ont été déposés au village de Deby suite à la saisine d’une embarcation d’une vingtaine de personnes dans les eaux mauritaniennes.

Source : NdarInfo (Sénégal)

 

 

Boycott au Maroc : les trois promesses du PDG de Danone

Baisse des prix, fin des bénéfices sur le lait pasteurisé, renforcement de la transparence... En plein mouvement de boycott, Emmanuel Faber, le PDG de Danone, s’est rendu au Maroc pour déminer la situation qui vise sa filiale depuis plus de deux mois.

Plus de huit semaines après le déclenchement d’un mouvement de boycott inédit au Maroc visant le lait de Centrale Danone, l’eau minérale Sidi Ali et le carburant des stations Afriquia, Emmanuel Faber, le PDG de l’entreprise laitière, s’est rendu dans le royaume chérifien le 26 juin pour en mesurer l’ampleur et essayer de calmer un peu les esprits. Son entreprise accuse une chute de ses ventes de 50 %.

Il a commencé la journée par se rendre auprès de quelques familles pour les « écouter et les comprendre », venu au Maroc avec la volonté de montrer un nouveau visage à des gens qui ne croient plus aucun discours.

Lors de la conférence de presse qui a conclu sa visite, où il avait convié blogueurs et autres acteurs du web marocain, Emmanuel Faber a tout de même fait quelques annonces avec la volonté de réconcilier son entreprise avec les boycotteurs.

Trois engagements

La première promesse est la vente du lait frais pasteurisé Centrale à prix coûtant. Autrement dit, la filiale marocaine du géant français ne fera plus aucun profit sur cette gamme de produits. Cela ne se fera pas au détriment des éleveurs, a assuré le PDG. « Notre objectif est de rechercher l’équité pour la marque, d’assurer un prix du lait le moins cher possible pour les épiciers et les consommateurs, tout en protégeant au maximum le prix payé à nos éleveurs partenaires », a-t-il lancé.

Emmanuel Faber a également promis un maintien de la qualité du lait frais pasteurisé aux meilleurs standards. « Notre lait restera naturel et complètement issu de l’élevage marocain », rajoute le PDG.

« Nous allons échanger davantage avec les consommateurs »

Le deuxième engagement de Danone est le renforcement de la transparence. « Nous allons échanger davantage avec les consommateurs », assure Emmanuel Faber. L’entreprise devra ainsi communiquer autour de l’ensemble des coûts supportés pour la fabrication d’un litre de lait. Ainsi, il est attendu une connaissance des prix à la collecte, en plus de ceux de la pasteurisation, l’emballage, le transport et des coûts de commercialisation.

La troisième proposition du PDG du géant français est celui d’inventer « un nouveau modèle » pour trouver « le juste prix ». L’objectif est de vendre le lait à un prix abordable, tout en permettant de générer des revenus suffisants pour les éleveurs. Faber a déclaré vouloir s’inspirer de ce qui se passe en France avec le label « C’est qui le patron ? », où les prix sont fixés par les consommateurs. Centrale Danone se dit prête à travailler avec l’ensemble de ses partenaires et même avec la population pour construire ce nouveau modèle.

« Nous pourrons discuter ensemble de ces exemples et évaluer comment nous pouvons les adapter au Maroc », a ajouté le PDG.

Source : jeuneafrique.com

 

Gaz Sénégal- Mauritanie : Que Cache le 50/50 de nos Dirigeants ?

Gaz Sénégal- Mauritanie : Que Cache le  50/50 de nos Dirigeants ?Ba Aliou Coulibaly - Depuis l’annonce de la découverte d’un important gisement de gaz aux larges des frontières Mauritano Sénégalaise, les observateurs dans les deux pays se posent la question de savoir : Quels profits leurs états et l’ensemble de leurs citoyens pourraient tirer de l’exploitation de cette nouvelle manne extractive.

Cette question devient encore plus pressante si l’on se rappelle des attentes et de l’euphorie qu’avait entrainée la découverte émotionnelle du pétrole en 2006 en Mauritanie.

Dans le préambule des politiques pétrolières, « les ressources appartiennent à la nation. Les états peuvent contracter des accords avec de tiers parties qui disposent des capacités techniques et financières pour l’exécution de ces projets. »

Cette disposition est clarifiée dans l’article.39 du code minier Mauritanien qui stipule : « Le permis d’exploitation confère au titulaire, dans la limite de son périmètre et indéfiniment en profondeur, le droit exclusif de prospection, de recherche et d’exploitation d’un groupe de substances minérales pour lesquelles la preuve d’un gisement exploitable est fournie….. »

Pour le cas bien précis du champ Tortue / Ahmeyin le hasard a fait que le gisement de gaz découvert par Kosmos Energy se trouve à cheval sur la frontière des deux pays (Mauritanie et Sénégal). British Petroleum, BP a décidé d’investir plus d’un milliard de dollar pour une forme d’exploration et développement pour plusieurs années dans les blocs offshore 6, 8,12 et 13 du côté Mauritanien et dans deux blocks de Saint-Louis Profond et Cayar profond au Sénégal.

Jusque-là, plusieurs déclarations officielles de la part des deux gouvernements ont tenté de rassurer les citoyens des deux pays non seulement sur les avantages liés aux contrats de partage de production signés de part et d’autre avec le consortium British Petroleum et Kosmos mais aussi et surtout sur l’équité dans le partage de la ressource entre la Mauritanie et le Sénégal.

En février 2018 , les deux pays ont signé un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue Ahmeyin » dont le gisement est estimé à 450 millions de mètres cubes.

La signature de cet accord d’exploitation commune a suscité plusieurs déclarations et réactions de part et d’autres de la frontière. Les autorités de deux pays défendent que le partage de la ressource se fera fifty/ fifty. Du côté de la société, les activistes dénoncent le manque de transparence dans le processus et s’inquiètent du manque de prise en compte réel des intérêts des communautés mais aussi des états.

Il est important de reconnaitre que les systèmes de fiscalité pour les projets de développement hydrocarbures sont extrêmement complexes. Le système adopté dépend de plusieurs paramètres notamment, le type de contrat utilisé. Selon qu’il s’agisse d’un contrat de concession, de partage de production ou de service les termes et les avantages différent.

Ces dernières années, le type de contrat le plus usité dans les pays riches en ressources demeure le Contrat de partage de production CPP. Chaque contrat diffère en fonction de l’attractivité du projet et la capacité de négociations des partenaires.

Un contrat de partage de production suppose comme son nom l’indique « le partage de production sur la base des opérations en cours pendant une année fiscale ». Cela s’effectue une fois que les dépenses liées aux coûts d’opération sont recouvrées. Mais compte tenu du volume extrêmement important des investissements initiaux, les opérations d’une année ne peuvent en aucun cas suffire à couvrir les coûts d’opération investit pour la même période. Le recouvrement de ces coûts obéit alors à des règles savamment négociées entre les compagnies et les états. C’est pourquoi dans ce contrat, à titre d’exemple, nos états ne percevront pleinement leur part contractuelle qu’en 2020 après que les opérateurs se seront fait rembourser les frais importants qu’ils ont engagés dans la prospection et le développement du projet.

Dans ce montage, BP et Kosmos ont convenu que Kosmos sera l’opérateur technique de la phase d’exploration du projet en charge de forer trois nouveaux puits.

S’agissant de la propriété réelle de la ressource, en dehors de toutes les dispositions légales prévues dans les stratégies minières et pétrolières ainsi que les codes miniers, toutes les pratiques en cours entérinent systématiquement que la ressource appartient à l’investisseur. Pour rappel : en 2003, la compagnie Hardman a vendu à Tullow les ressources pétrolières qu’elle a découvertes en Mauritanie. Ce dernier les a cédées à Woodsides, puis à Petronas. Certes la Mauritanie doit être informée mais elle n’a aucune emprise sur la ressource encore moins sur cette transaction. En 2010, à titre d’exemple, Redback mining a rétrocédé le gisement d’or Mauritanien de Tasiast à l’entreprise Kinross à hauteur de 7, 1 milliard de dollars. La Mauritanie n’a fait qu’entériner la transaction sans en empocher le moindre sou.

Par conséquent si l’on peut disposer d’une ressource, soit en l’exploitant, soit en la vendant à sa guise. Cela veut tout simplement dire que cette ressource vous appartient. Dans la littérature de la transparence, la notion de propriété réelle vient donner tout son sens à ce questionnement. La propriété réelle d’une ressource dans le cas des industries extractives renvoie à la personne qui a en dispose en dernier ressort. Cette pratique est non seulement légale, mais surtout largement répandue.

Les exemples ne manquent malheureusement pas. Au Sénégal, à titre d’exemple, quand Frank Timis et ses associés ont vendu leur License à Kosmos , ce n’est point le gouvernement Sénégalais qui a empoché le chèque. Le débat occasionné par cette affaire au sein de l’opinion sénégalaise en dit long. Contrairement à l’idée répandue et parfois entretenu par les états, la ressource appartient au détenteur de la licence et non plus au pays hôte. Cela n’exclut guère que toute transaction doit être soumise au code général des impôts.

Les dernières moutures des codes miniers de plusieurs pays ont essayé de pallier cette question de cession de permis ou de titre minier en prévoyant désormais une commission de 10% sur le montant de la vente au profit des états hôtes, mais cela ne remet nullement en cause le fait que la ressource appartient à l’opérateur au contraire.

Dans cette contribution, nous avons particulièrement insisté sur cette question pour montrer combien les déclarations de nos responsables politiques relatives au partage équitable de la ressource 50/50 entre les deux pays n’est rien d’autre qu’une fable diplomatique qui risque d’aiguiser les appétits et les attentes de nos communautés sur une ressource qui ne nous appartient plus. La ressource découverte dans le champ Tortue/ Ahmeyin appartient entièrement de part et d’autre de la frontière au consortium dirigé par BP.

Effectivement en tenant compte de la frontière, on peut bien dire que le groupe dispose de 50% au Sénégal et 50% en Mauritanie. Chacun des deux pays est représenté dans ce groupe par sa compagnie nationale avec une participation supportée de 10%.

Dans ce contrat de partage de production la participation au capital et aux efforts d’investissement de chaque opérateur est connue. Après avoir déduit le « Cost Oil », c’est-à-dire les coûts d’opération, « le profit Oil », sera alors partagé. Ainsi chacun sera rémunéré en fonction de sa participation initiale. Dans le cas de la Mauritanie BP détient 62% contre 28% à Kosmos et seulement 10% à l’état Mauritanien supporté par le consortium. Le nouveau code minier Mauritanien permet à la Mauritanie d’avoir jusqu’à 20 % du capital c’est-à-dire 10% supplémentaire.

La Mauritanie ne peut être rémunérée sur le profit Oil qu’à hauteur de sa participation c’est-à-dire 10%. A titre de comparaison face au même opérateur et sur le même gisement, au Sénégal le président géologue a pu « arracher », en plus des 10% octroyés à l’état du Sénégal, une participation de 25% pour le privé Sénégalais. Ainsi sur le contrat de partage de production avec ce consortium BP/ Kosmos, la Mauritanie se retrouve avec 10% sur les 50% pendant que le Sénégal lui retrouve avec 35% sur l’autre moitié.

Il va sans dire que chaque pays est consulté conformément aux dispositions législatives en vigueur sur les grandes prises de décisions ou orientations stratégiques. Naturellement ce projet commence déjà à bénéficier aux deux pays et à leurs secteurs privés en termes d’investissements et d’emplois. Cela va aller crescendo quand le premier mètre cube de gaz sera produit. Chaque pays bénéficiera alors de paiements directs sous formes de bonus ainsi que d’autres avantages fiscaux et non fiscaux. Parmi les avantages non fiscaux les plus importants on note le transfert de compétence, le renforcement de capacités. Chaque pays peut également négocier des obligations sociales et environnementales qui ne sont autre chose que la gestion des effets directs et indirects de l’activité extractive des opérateurs.

Si l’exploitation du gisement se réalise, avec ce qu’elle implique comme apport de revenus mais aussi source d’énergie et d’industrialisation, elle aura sans nul doute un impact certain sur le développement socio-économique de notre jeune nation. Mais dans tous les cas il faudra s’inspirer des expériences du passé et savoir gérer les attentes. On se rappelle encore en 2006 lorsque le pétrole a été découvert en Mauritanie en pleine transition militaire. Les dirigeants de l’époque avaient alors déclaré avec sensation que la production pétrolière estimée à 70.000 barils jour, sera multipliée par 4 en l’espace de deux ans. Quelques années plus tard la production a drastiquement chuté obligeant la compagne Malaisienne Patronnas à mettre la clé sous le paillasson. Cette découverte émotionnelle a ruiné plusieurs opérateurs économique et fini par installer un climat de suspicion entre le citoyen et les décideurs.

Il est extrêmement difficile d’atteindre des objectifs nationaux avec les agendas des compagnies internationales. En 2009, les dirigeants africains réunis à Addis-Ababa semblaient avoir compris cette incompatibilité en adoptant la Vision minière africaine. Mais force est de constater que les agendas politiques conjoncturels de nos dirigeants ont toujours fini par prendre le dessus sur les planifications stratégiques.

Pour garantir une utilisation rentable et durable de leurs ressources certains pays ont mis en place des compagnies nationales avec des objectifs qui vont au-delà de la maximisation des retombées du capital aux seuls actionnaires. Dans ce domaine, la Malaisie est considérée comme un pionnier. Grâce à sa politique courageuse, le pays a réussi à assurer le transfert de compétences à sa main-d’œuvre, à permettre une plus large redistribution des richesses au niveau national, à diversifier son économie et par-dessus tout à assurer son approvisionnement en énergie.

C’est seulement à ce prix que l’exploitation de nos ressources pourrait apporter à nos pays des revenus plus substantiels et servir de moteur pour un développement humain durable plus inclusif.

Ba Aliou Coulibaly
Coordinateur National PWYP
Membre du Comité National ITIE
Enseignant Chercheur au Master GAED à l’Université Al Ashriya
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Bac 2018 en Algérie : la coupure Internet plombe l’activité des entreprises

Pertes de production, employés au chômage technique, activités au ralenti... Les conséquences de la coupure d'Internet, souhaitée par le gouvernement durant le baccalauréat en Algérie, se ressentent fortement au niveau des entreprises locales.

Les autorités algériennes ont décidé de couper internet durant les épreuves du baccalauréat pour empêcher les fraudes massives et les fuites de sujets qui ont entaché les sessions de 2016 et 2017. Couper internet « est la seule alternative pour consacrer l’équité et la justice pour l’ensemble des candidats », a déclaré Nouria Benghabrit, la ministre de l’Éducation nationale, faisant appel à « un effort collectif » de la part des Algériens.

Un manque à gagner de 760 millions de dinars

Les épreuves du bac, débutées mercredi 20 juin se sont terminées lundi 25 juin. Contrairement aux années précédentes, des horaires précis pendant lesquels les réseaux internet fixe et mobile étaient indisponibles ont été rendus publics. La suspension du service a été fixée aux premières heures des examens, le matin et l’après-midi, de 8h30 à 9h30 puis de 15 heures à 16 heures.

La perte de production est déjà évaluée à 760 millions de dinars (5,5 millions d’euros) pour les onze heures de coupure réparties sur les cinq jours concernés, révèle Ali Kahlane, président de l’Association des opérateurs télécoms alternatifs (AOTA). Selon cet expert des TIC, « la tolérance de panne internationale normalisée pour une connexion internet utilisée en temps réel en entreprise, en administration ou autre, ne dépasse pas 5,6 minutes par an ». Or, les perturbations provoquées dernièrement par les autorités algériennes ont généré « 660 minutes de tolérance de panne ».

Les activités digitales au ralenti

Dans le domaine du e-commerce des sociétés telles que Yassir, le « Uber algérien » qui connaît un succès fulgurant ces derniers mois, ont enregistré une baisse conséquente de leur activité.

L’entreprise a anticipé la situation en mettant en place des mesures pour faire face aux coupures. La start-up algérienne a prévenu les utilisateurs que les commandes de chauffeurs sont disponibles et qu’ils « peuvent appeler le service client opérationnel 24h/24 pour réserver leurs courses sur place sans passer par l’application », précise Lamia Achouche, directrice des relations publiques. « Nos dispatchers font une simulation des prix sur place et les communiquent aux clients afin de leur donner la même visibilité disponible sur l’application digitale », poursuit-elle.

"Le directeur d’une entreprise souffre d’une perte sèche de 250 000 dinars par jour comparé à un jour de semaine normale », souligne Ali Kahlane"

Des entreprises à l’arrêt

Pour d’autres sociétés, les derniers jours ont été plus difficiles avec un arrêt presque complet de leurs activités. « Le directeur d’une entreprise, créée il y a six mois et qui emploie six personnes, m’a avoué qu’il souffre d’une perte sèche de 250 000 dinars par jour (près de 1 809 euros) comparé à un jour de semaine normale », souligne Ali Kahlane.

Selon le président de l’AOTAn une autre start-up a dû mettre ses employés au chômage technique face à l’incapacité d’assurer un service continu. « Reprendre après une heure de coupure, cela ne fonctionne pas car de toute façon les clients ne sont pas là, ils se disent qu’il n’y a pas internet ou que l’entreprise est difficile à contacter », ajoute-t-il.

La situation laisse pantois les professionnels du secteur qui s’inquiètent pour l’image et la compétitivité du pays à l’heure où Houda-Imane Faraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, évoque une expansion de l’opérateur public Mobilis vers l’Afrique, notamment au Mali.

« Comment peut-on réellement soumissionner pour une quatrième licence (4G) à l’échelle internationale alors même que notre tolérance de panne au niveau d’internet n’est pas aux normes internationales et comment le Mali, qui est certes mal loti, peut nous prendre au sérieux quand on décide de couper internet pour un oui ou pour un non ? », s’interroge Ali Kahlane.

La situation est d’autant plus ironique que le pays doit accueillir son premier sommet international des « Smart Cities » (villes intelligentes), les 27 et 28 juin prochain à Alger.

Source : jeuneafrique.com

 

Accord de pêche Maroc/UE: difficiles négociations en perspective

Chaque année, environ 70 navires européens pêchent 83 000 tonnes de poissons dans les eaux marocaines, pour une valeur de 80 millions d'euros et cela, en vertu d'un accord qui arrive à son terme à la mi-juillet. Un nouveau round de négociations s'ouvre, ce lundi 25 juin, à Bruxelles, entre le Maroc et l'Union européenne pour le renouvellement de cet accord de pêche. Des négociations qui s’avèrent houleuses.

L'accord de pêche, jusqu'ici en vigueur, rapporte 40 millions d'euros par an à Rabat, dont 30 millions sont financés par l'Union européenne et 10 millions par les armateurs de pêche, sans compter les retombées socio-économiques liées à cette activité. « Une contribution insuffisante », juge aujourd'hui le royaume chérifien qui exige son augmentation voire même, selon des sources de presse marocaines, son doublement.

Le Maroc est peut-être gourmand, mais il est en position de force. Selon un rapport d'évaluation de l'accord actuel, présenté devant les institutions européennes, 1 € investi rapporte 2,78 € aux pêcheurs européens.

Autre point d'achoppement, celui qui se rapporte à la clause de débarquement qui oblige les navires européens à débarquer une partie de leurs poissons dans des ports marocains. Rabat y voit une manière de transformer localement les produits de la pêche, tandis que les Européens considèrent ce passage comme un simple transit.

Enfin, la question du Sahara occidental pourrait encore compliquer la donne. En février dernier, la Cour européenne de justice a jugé que l'accord de pêche n'était pas applicable au Sahara occidental, territoire largement contrôlé par le Maroc, mais sur lequel le Polisario exige toujours un référendum d'auto-détermination. Cela n'a pas empêché les négociations entre Rabat et Bruxelles de continuer, incluant les eaux contestées poussant ainsi le Polisario à déposer, il y a dix jours, un recours auprès de la Cour européenne de justice.

Source : RFI

 

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky Sall

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky SallLe projet de loi numéro 16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etat portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ grand tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 09 février 2018 à Nouakchott a été voté vendredi soir à l’Assemblée nationale.

Ainsi, il ressort du dossier de l’accord que des travaux de forage entrepris dans chacune des zones économiques du Sénégal et de la Mauritanie ont révélé l’existence de réservoirs de gaz naturel, dénommés les réservoirs du champ Gand Tortue/Ahmeyim (GTA) entre le Sénégal et la Mauritanie.

Au sens du présent accord, le Champ désigne tous les horizons géologiques, les réservoirs et les zones renfermant du gaz naturel situés au-dessus du périmètre de l’unité jusqu’à la profondeur qui sera définie d’un commun accord et sont spécifiés dans les décrets portant autorisation d’exploitation.

Cette découverte à fait l’objet de travaux d’évaluation suivis d’essais de production entre 2016 et 2017. Et les données sismiques 3D et celles recueillie des puits ont révélé d’importantes ressources récupérables pour les réservoirs GTA évaluées à près de 560 milliards de mètres cubes, réparties équitablement entre les deux pays.

Les parties ont manifesté leur désir de s’accorder sur les conditions et les modalités efficientes inhérentes au développement et à l’exploitation du Champ Grand tortue/Ahmeyim GTA comme une unité unique.

C’est au terme de ce processus de négociations avec leurs partenaires que les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont signé, le 09 février 2018 à Nouakchott, cet accord de coopération inter-Etat pour le développement et l’exploitation de ces importants réservoirs.

Source : PressAfrik (Sénégal)

 

 

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de rizLe Monde Afrique - Malgré une hausse de sa production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes.

L’Afrique dépense plus de 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz, indispensables pour sa sécurité alimentaire, alors que le continent est doté d’un grand potentiel de production, ont déploré mercredi 30 mai des experts à Abidjan.

« Malgré une hausse de la production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes (…) d’un coût de 7 milliards de dollars » (6 milliards d’euros), a annoncé le Sierra-Léonais Harold Roy-Macauley, directeur général d’Africa-Rice, une organisation intergouvernementale regroupant 26 pays d’Afrique de l’Ouest, du centre et de l’Est.

« L’Egypte est le seul pays d’Afrique qui est autosuffisant. La Côte d’Ivoire l’est à 50 %, Madagascar entre 70 et 75 % », a poursuivi M. Roy-Macauley, soulignant que l’Afrique est « dotée d’un grand potentiel de production ». Pour combler le déficit de cette céréale, aliment de base dans de nombreux pays africains, Africa-Rice veut faciliter l’accès au marché et aux crédits bancaires pour les petits exploitants.

« Rendre les paysans hommes d’affaires »


« Il faut rendre les paysans rentables. Ici, les paysans n’ont pas accès aux financements, or il faut que les gens soient indépendants pour travailler avec le secteur privé. Il faut rendre les paysans hommes d’affaires et les rendre crédibles auprès des banques », a plaidé M. Roy-Macauley.

« 70 % des pauvres vivent en zone rurale. Et vu les croissances démographiques attendues d’ici à 2030, la productivité agricole devra doubler. Et elle devra encore doubler entre 2030 et 2050 », a affirmé de son côté Patrick Houben, responsable développement rural et ressources naturelles au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire, qui soutient financièrement Africa-Rice depuis des années.

« L’agriculture en Afrique subsaharienne demeure un moteur de croissance économique des plus importants, et les objectifs de développement durable concernant la pauvreté et la faim passeront par l’augmentation de la productivité de travail des petits exploitants agricoles », a affirmé M. Houben. Selon lui, « 230 millions d’euros ont été engagés depuis 2017 par l’UE dans des programmes de recherches agricoles dont fait partie Africa-Rice ».

Créé en 1971, Africa-Rice vise à stimuler la filière riz à travers la recherche et la création de nouvelles variétés. Plus de 200 variétés de riz améliorées ont été homologuées ces vingt-cinq dernières années dont la plus connue est le Nerica (le nouveau riz pour l’Afrique). Ce dernier, qui couvre 1,7 million d’hectares, a permis de sortir 8 millions de personnes de la pauvreté dans 16 pays africains, selon Africa-Rice.

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)Après la réclamation de l’opposition de la publication de l’accord pétrolier entre le Sénégal et la Mauritanie que Macky Sall était allé signer le 9 février dernier à Nouakchott, le contenu va être connu demain.

Selon les Echos qui donne l’information, les députés se réuniront demain pour examiner le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie. C’est Me Sidiki Kaba qui va défendre le projet.

Source : Xalima (Sénégal)

 

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation Le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney, a été reçu, jeudi, en audience, par le président de la République, Macky Sall. Au menu, l’exploitation des gisements de gaz pour laquelle de «grands pas» sont faits.

«De grands pas sont franchis vers l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises». Telle est le résumé de la rencontre entre le chef de l’Etat, Macky Sall et le directeur exécutif de BP, Bernard Rooney, au Palais de la République.

Reçue l’après-midi par le chef de l’Etat, la délégation de la compagnie British Petroleum, a annoncé, selon la présidence de la République, «la phase de développement qui mobilise 500 personnes». Une bonne nouvelle pour le pays qui compte accélérer son rythme de développement afin de tendre vers l’émergence, surtout dans un contexte actuel marqué par la remontée progressive du prix du baril de pétrole qui a atteint les 80 dollars.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz au Sénégal comme le champ à la frontière entre notre pays et la Mauritanie (le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim), qui a été mis à jour en janvier 2016 et considéré comme «le plus important gisement» en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 700 milliards de m3 (le plus important selon Jeune Afrique dans le dossier fait sur la question le 14 juin 2017) que les deux pays ont d’ailleurs décidé d’exploiter en commun.

Toutes les recherches créditent le Sénégal d’importantes réserves en hydrocarbures (pétrole et gaz). En effet, le 26 avril dernier, alors que le chef de l’Etat recevait une délégation de Cairn et Woodside, deux compagnies partenaires dans l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, ces groupes ont annoncé le début de la production pour 2021. Mieux, ils ont révélé la position stratégique du Sénégal classé 7ème pays en matière de réserves en hydrocarbures en Afrique.

D’après Rfi «selon différents spécialistes du secteur, les réserves prouvées de gaz placeraient le Sénégal au septième rang mondial». Quant à Afrique Tribune (dans son édition du 9 mai 2017), les réserves qui se trouvent entre les deux pays ont été estimées à 25 TCF (un peu plus de 700 milliards m3) dans un premier temps, sont passées à 50 TCF, soit 1.400 milliards de m3. Ce qui placerait le Sénégal actuellement entre le 23e et le 30e rang mondial.

Outre le gaz entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut retenir la découverte réalisée au puits offshore d’exploration Yakaar 1, situé dans le Cayar Offshore Profond. Selon les estimations, il pourrait contenir jusqu’à 425 milliards de m3 de gaz, selon Kosmos. Le puits Yakar 1 est situé à 95 km au nord-ouest de Dakar à une profondeur d’eau de 2.550 m. Il a été foré à une profondeur de 4.770 m.

Selon les compagnies, les premiers barils de gaz sont attendus pour 2021 et 2022 pour le pétrole. Une manne pétrolière et gazière sur laquelle le pays mise beaucoup pour développer son secteur industriel en particulier.

Source : Le Soleil (Sénégal)