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Economie en Afrique

Mines: l'institut Fraser passe au peigne fin l'attractivité de 10 pays africains

Mines: l'institut Fraser passe au peigne fin l'attractivité de 10 pays africainsLe360 Afrique - Le sondage annuel auprès des compagnies minières de l'Institut Fraser a été publié la semaine dernière. Le Botswana caracole en tête, alors que des pays comme le Maroc et le Sénégal n'y figurent pas, à cause d'une insuffisance de réponses de la part des entreprises minières.

Depuis plus d’une année, on assiste à une vague de réformes du secteur minier dans plusieurs pays africains. Ce chargement de l’environnement, diversement apprécié par les investisseurs, a fait l’objet d’une étude menée par le think tank canadien Fraser.

Sur 83 nations riches des produits de leurs mines que compte la planète, seuls 10 pays africains ont obtenu le seuil minimal de réponses pour figurer dans le classement.

Selon ce rapport, l’Afrique est la deuxième région la moins attractive pour l’investissement dans les mines. Le Botswana est la juridiction africaine la mieux classée (32e), suivie de l’Afrique du Sud (43e) puis de la Zambie (45e).

Les pays africains les plus mal classés comprennent l’Ethiopie (77e mondial), le Ghana (68e) et la RDC (67e).

Ainsi, le Botswana caracole en tête dans le domaine de la perception des politiques minières. Un dirigeant d'une compagnie d'exploration a déclaré que «le régime fiscal du Botswana continue d'être exemplaire par rapport aux autres juridictions africaines et encourage l'investissement dans l'exploration».

C’est donc sans grande surprise que le pays termine premier en Afrique, en ce qui concerne la perception des politiques minières, qui compterait pour 40% dans les décisions d’investissement.

Souvent félicité pour ses bonnes pratiques minières, le Botswana a même progressé par rapport à l’année 2017 où il était classé 21e sur 91 pays.

Cette performance reflèterait la diminution des inquiétudes des investisseurs au sujet des barrières commerciales et la stabilité politique.

Juste derrière, le numéro 1 africain se trouve être la Namibie (36e sur le plan mondial) et la Zambie (53e). Fraser explique le score de la Zambie par la diminution des préoccupations liées à la stabilité politique, les infrastructures et le cadre juridique offert aux investisseurs.

Toutefois, depuis l’introduction en début d’année de nouvelles lois qui augmentent les redevances et taxes minières, le pays s’est mis à dos une majorité de compagnies opérant sur le sol zambien.

Classé 82e selon l'indice de perception des politques minières, la RDC occupe la dernière place en Afrique. Sur un plan mondial, elle ne devance que le Venezuela.

La RDC a promulgué, en 2018, un nouveau code minier qui augmente les redevances et impose de nouvelles taxes. Les dirigeants de compagnies minières s’étaient alors opposés aux réformes, estimant risquer d’importantes pertes financières. Pour «protéger leurs droits», elles avaient même menacé d’intenter une action en justice contre le gouvernement.

«La récente augmentation unilatérale du taux de redevance en RDC décourage les investissements», s'inquiète, à ce propos, un dirigeant cité par Fraser.

Un autre chef d'entreprise minière, également cité dans le document de l'Institut Fraser, évoque le «manque de clarté sur les limites des concessions minières d'exploration et les cas de corruption».

Se retrouvant dans les dernières places du classement à l'instar de l’Ethiopie (71e) et le Zimbabwe (76e), le Mali a connu le déclin le plus important sur le continent (46e sur 91 en 2017 à 63e sur 83 en 2018).

Au Mali, les investisseurs se sont montrés de plus en plus préoccupés par la réglementation et les contrats de travail, le système juridique et la disponibilité de la main-d'œuvre et des compétences.

Mais les mauvais scores des pays africains concernant les politiques minières ont été compensés par la richesse de leurs sous-sols.

En tenant compte uniquement de l’indice de potentiel minéral, la RDC (24e) est le pays africain le plus attractif pour l’investissement dans l’exploration. Elle est suivie de l’Afrique du Sud (30e) et du Mali (38e). Le point commun de tous ces pays est leur grande richesse minérale.

Le sous-sol congolais héberge d’énormes réserves de cuivre, de cobalt, et d’autres minéraux prisés, alors que l’Afrique du Sud est riche en métaux à l'instar du platine et d'autres matières premières très utilisées comme le nickel, ou même le charbon.

Au Mali, le secteur aurifère est en plein essor, et les potentielles grandes réserves attirent plusieurs compagnies d’exploration.

Il faut toutefois noter que des pays au potentiel minier important, comme le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, la Guinée ou encore l'Angola ont été écartés du fait de leurs réponses, jugées insuffisantes par le think tank.

Pour la réalisation de son classement 2018, l'institut Fraser a analysé les réponses de 291 acteurs. Il s'agit pour la plupart, de dirigeants de compagnies minières, lesquels ont été interrogés au sujet des facteurs qui influencent leurs décisions à investir dans les pays.

Selon les réponses obtenues, le think tank canadien a accordé à chaque pays un indice d’attractivité globale. Cet indice composite est déterminé à partir d’un indice de potentiel minéral qui évalue si la géologie des pays encourage, ou décourage, les investissements dans l’exploration et d’un indice de perception des politiques minières.

Parmi les facteurs, on retrouve les réglementations mises en place par les gouvernements, le système légal, le régime de taxation, les infrastructures, la stabilité politique ou encore les lois concernant le travail.

Par Karim Ben Amar
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennes

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennesAprès des années de tensions avec les garde-côtes mauritaniens, les pêcheurs du Sénégal peuvent à nouveau jeter leurs filets dans les eaux réputées très poissonneuses de leur voisin du nord, grâce à l'entrée en vigueur d'un accord négocié au plus haut niveau entre Dakar et Nouakchott.

"Avant, on pêchait illégalement dans les eaux mauritaniennes. On n'était pas rassurés et on prenait la fuite quand on apercevait une lampe de garde-côtes. L'accord nous a ramené la paix", explique à l'AFP Amadou Wade, capitaine sénégalais d'une pirogue de la ville frontalière de Saint-Louis (nord), en débarquant sa cargaison de sardinelles sur la plage des pêcheurs de la capitale mauritanienne, Nouakchott.

Les pêcheurs sénégalais sont confrontés depuis des années à une raréfaction de la ressource halieutique dans leur pays, due notamment à une surexploitation. Ils dépendent en partie des eaux de pays voisins, voire plus éloignés comme le Liberia.

A Saint-Louis, l'importante communauté de pêcheurs se tourne traditionnellement vers la Mauritanie. Mais, ces dernières années, les pêcheurs de l'ancienne capitale du Sénégal refusaient de faire immatriculer leurs embarcations en Mauritanie ou d'y débarquer une partie de leurs captures. Pour les autorités mauritaniennes, ce refus constituait du vol pur et simple.

- Pêcheur tué -

Le 29 janvier 2018, des garde-côtes mauritaniens avaient tiré sur une pirogue transportant neuf pêcheurs sénégalais, tuant un de ses jeunes occupants. A Saint-Louis, les pêcheurs avaient laissé éclater leur colère et s'en étaient pris à des boutiques tenues des Mauritaniens.

Deux ans et demi après la in de leur ier accord, Dakar et Nouakchott ont fini par régler leur différend mi-2018, sous l'égide du président sénégalais Macky Sall et de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour le Sénégal, le secteur de la pêche est un important pourvoyeur d'emplois, tandis que les Mauritaniens, à la faible tradition de pêche, n'ont pas la flotte nécessaire pour alimenter le marché local, alors que la consommation de poisson, autrefois marginale, entre de plus en plus dans les habitudes alimentaires.

Les deux pays avaient en outre tout intérêt à réchauffer leurs relations, à quelques années du début de l'exploitation en commun d'un important champ gazier off-shore situé à cheval sur leur frontière.

Avec la nouvelle convention, entrée en vigueur fin janvier, les pêcheurs sénégalais bénéficient désormais de 400 licences mauritaniennes et d'un quota annuel de 50.000 tonnes de poissons de pleine mer, dont les sardinelles, les chinchards, les ethmaloses et les anchois.

En échange, le Sénégal doit verser à la Mauritanie 15 euros pour chaque tonne de poisson pêchée, dont 10 euros dus par les pêcheurs et cinq euros par l'Etat du Sénégal.

Dakar a également accepté que les pirogues soient inspectées en Mauritanie avant de poursuivre leur route jusqu'à leur port d'attache et que 6% des captures soient réservées au marché mauritanien, où les prix n'avaient cessé de monter depuis 2015.

- Renégociation -

Côté mauritanien, le retour des pirogues sénégalaises est considéré comme une bénédiction par l'industrie du poisson.

"Les quantités vont augmenter, tout le monde va en bénéficier", estime Yeslem Ould Abdallahi, gérant d'un centre de traitement des poulpes, calmars et seiches à Nouakchott.

Selon lui, "le petit artisan qui traitait 50 kg par jour en aura 100 et les sociétés passeront d'une à deux ou trois tonnes". "L'Etat y gagnera également", grâce à l'augmentation des taxes à l'exportation.

"A Nouakchott, 52 sociétés qui étaient à l'arrêt ou ne tournaient qu'à 10 ou 20% de leur capacité vont passer à 80%", se réjouit un responsable de la Fédération des professionnels mauritaniens de la pêche (FPMP), Mohamed Yahya. Pour lui, le quota de 6% - 24 pirogues sur 400 - reste trop faible. Mais, selon l'accord, les armateurs mauritaniens pourront affréter des pirogues sénégalaises supplémentaires pour faire tourner les usines à plein régime.

Au Sénégal, des adversaires du président sortant Macky Sall à la présidentielle de dimanche lui ont reproché d'avoir lâché trop de lest. Parmi eux, l'ancien Premier ministre, Idrissa Seck, a plaidé pour des "quotas de pêche plus importants", tandis que le candidat du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, promet de "suspendre" les accords afin d'entamer une "renégociation", selon un proche conseiller.

Source : IZF (Burkina Faso)

 

Union africaine: la Zone de libre-échange africaine sera bientôt lancée

Union africaine: la Zone de libre-échange africaine sera bientôt lancéeLa mise en place de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) sera une réalité «dans les semaines à venir» a souligné Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, qui s’exprimait lors de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine.

Il faut reconnaître que des avancées notables ont été enregistrées sur ce projet de création de la plus vaste zone de libre-échange du monde en terme de pays concernés (54 Etats).

En effet, pour entrer en vigueur, cet accord signé lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine qui s’est tenu le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, devrait être ratifié par 22 pays membres, sur les 44 ayant signé l’accord au départ.

Depuis, 5 autres pays ont signé l’accord, dont l’Afrique du Sud, qui avait pourtant été réticente lors de la mise en place de la ZLECA.

Aujourd’hui, 19 pays ont ratifié cet accord, et il ne reste que 3 ratifications pour que l’accord de libre-échange devienne une réalité, sur le plan théorique.

«Au rythme actuel des ratifications, l’on peut anticiper l’entrée en vigueur de l’accord dans les semaines à venir», s’est réjoui Moussa Faki Mahamat.

Par ailleurs, le président actuellement en exercice de l’Union africaine, le Rwandais Paul Kagame, a émis le vœu que les autres pays qui n’ont pas signé l’accord de la ZLECA puissent le faire rapidement.

Parmi ces 5 pays, figurent le Nigeria, la première puissance économique et démographique du continent africain, un pays très peu porté sur les accords de libre-échange. Outre le Nigeria, le Bénin et l’Erythrée aussi n’ont pas, eux non plus, aussi signé cet accord.

Une fois les ratifications nécessaires acquises, il faudra aussi se pencher sur le volet pratique de la création de cette zone de libre échange.

A ce titre, le président de la Commission de l’Union africaine a souligné la nécessité que «les engagements internationaux souscrits par certains Etats membres avec des parties tierces ne contredisent pas les dispositions de cette zone de libre-échange».

En outre, Moussa Faki Mahamat a soutenu que la réalisation des objectifs de libre-échange suppose aussi que «nous progressions plus rapidement sur le Marché unique pour le transport aérien et le Protocole sur la liberté de circulation des personnes [ainsi que] le passeport africain».

Rappelons que le projet de la ZLECA va permettre la création d’une zone de libre-échange unique de plus de 1,2 milliard de consommateurs.

Les retombées attendues sont indéniables. Cette zone devrait contribuer à faire passer le commerce intra-africain de 18% actuellement à 51% à l’horizon 2022.

Par Moussa Diop
Source : Le360 Afrique (Maroc)

Pêche: des ONG accusent l'Italie de fermer les yeux sur le pillage des côtes ouest-africaines

Pêche: des ONG accusent l'Italie de fermer les yeux sur le pillage des côtes ouest-africainesPlusieurs ONG spécialisées dans le domaine de la pêche accusent le gouvernement italien de fermer les yeux sur le pillage des ressources halieutiques des pays côtiers d'Afrique de l’Ouest.

Ces organisations annoncent avoir déposé une plainte devant l’Union Européenne pour faire cesser «ces activités illégales» explique un document de la Confédération des organisations professionnelle de pêche artisanale (COAPA).

Parmi ces organisations, figurent la Coalition pour des accords de pêche équitable (CAPE), la Confédération des organisations professionnelles de pêche artisanale (COAPA), le Partenariat pour la conservation marine (PRCM).

«Des chalutiers italiens appartenant à des sociétés siciliennes ont effectué des incursions dans la zone côtière réservée à la pêche artisanale, capturant des espèces qu’ils n’étaient pas autorisées à pêcher dans les eaux territoriales de la Sierra Leone», explique la COAPA.

Ces navires ont des antécédents d’activités illégalement menées dans la région, documentés par l'ONG internationale Greenpeace, mais aussi par Oceana et Cape: capture de requins et infraction au règlement sur les nageoires attachés, incursions illégales dans les eaux de pays voisins de l’Afrique de l’Ouest, pêche avec des engins prohibés en Gambie, etc.

Ces entorses aux principes d’une pêche responsables ont été également relevées en Guinée Bissau.

Gaoussou Gueye, président de la COAPA, critique ainsi une certaine forme d’hypocrisie.

«Dans leurs discours, les responsables de l’Union Européenne parlent de la nécessité de la lutter contre la pêche illégale, un thème récurrent. Dans le même temps, l’UE soutient que les flottes de pêche européennes opèrent légalement en Afrique de l’Ouest, pour maintenir les conditions d’une pêche durable.

Cependant, certains navires européens pêchent avec des méthodes aux antipodes des normes compatibles avec une activité durable. Pire, il s’agit d’activités totalement illégales, à l’image de ces chalutiers italiens opérant dans les eaux ouest-africaines depuis plusieurs années»,
souligne Gaoussou Gueye.

Si l’UE entend rester crédible et garder une relation de confiance avec les pays africains et les acteurs de la pêche, elle ne devrait pas accepter de telles pratiques de la part de certains navires de pays issus de ses états membres.

Le document de la COAPA rappelle par ailleurs que des procédures d’infraction, ouvertes en 2016, pour des cas notés en Gambie et Guinée Bissau n’ont toujours pas connu de suite.

Selon diverses sources, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) fait perdre plus de 150 milliards de franc CFA (229 milions d'euros) à l’Afrique de l’Ouest chaque année.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

Maroc-Nigéria: Progression du projet Gazoduc !

Maroc-Nigéria: Progression du projet Gazoduc ! Lors du Nigeria International Petroleum Summit, qui a eu lieu du 27 au 30 janvier à Abuja, la capitale du pays, le ministre d’Etat aux ressources pétrolières Emmanuel Ibe Kachikwu a déclaré que l’étude de faisabilité du projet de gazoduc entre le Nigéria et le Maroc a été réalisée en juillet 2018 et que la phase 1 des pré-études de détail devrait prendre fin d’ici la fin du premier trimestre 2019.

Le Dr Maikanti Baru, directeur général de la compagnie pétrolière nationale du Nigéria, a confirmé que l’étude de faisabilité du gazoduc était achevée et qu’une étude d’optimisation de l’investissement était actuellement en cours: “Aujourd’hui, le Nigeria et le Maroc collaborent dans le but de construire ensemble un gazoduc qui traversera au moins 15 pays d’Afrique de l’Ouest (avec prises et sorties) et qui sera connecté au gazoduc existant entre le Maghreb et l’Europe dans le nord du Maroc”.

On rappelle que le gazoduc, d’une longueur de 5.660 kilomètres, contribue à la réduction le torchage du gaz au Nigéria, et vise la diversification des ressources énergétiques du pays ce qui permettra de développer les industries régionales, d’après Maikanti Baru.

En novembre dernier, le ministre marocain de l’Energie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, avait signalé dans une interview à La Vie Eco que “les pays de l’Afrique de l’Ouest sont toujours vivement intéressés par cette future infrastructure, dont la Mauritanie qui a manifesté son intérêt pour s’y associer en tant que producteur. Sur un autre plan, le Sénégal, allié du royaume, pourrait devenir lui aussi producteur, ce qui conforterait encore plus le projet”.

On note aussi qu’en décembre 2018, le Sénégal et la Mauritanie ont signé des accords d’exploitation du champ gazier Grand Tortue-Ahmeyim, qui se trouve à la frontière entre les deux pays, projet prévue pour 2022.

Source : Le 7 TV (Maroc)

 

Sénégal : Le pays adopte le nouveau code pétrolier

Sénégal : Le pays adopte le nouveau code pétrolierInfomediaire - Le projet de loi sur le code pétrolier et sur le contenu local dans le secteur des hydrocarbures a été adopté par l’Assemblée nationale sénégalaise, réunie jeudi en session unique.

Le projet de loi ainsi voté par les députés se veut un instrument législatif plus adapté à la sauvegarde des intérêts nationaux du Sénégal dans les domaines de la chaîne pétrolière, « tout en maintenant l’attractivité du bassin aux investissements étrangers », selon le ministère du Pétrole et des Energies.

Le nouveau texte a été élaboré après une revue de 34 des 75 articles du précédent code pétrolier, « le reste des articles ayant fait l’objet de reformulation pour une meilleure compréhension et une plus grande précision », a-t-on ajouté de même source.

Suivant les dispositions du nouveau code, l’Etat sénégalais, à travers Petrosen (Société de pétrole du Sénégal), « détient 10% des parts de contrats » le liant aux compagnies pétrolières en charge de l’exploitation pétrolière au Sénégal, a indiqué le ministre du Pétrole et des Energies, Mansour Elimane Kane, lors de ses échanges avec les députés.

Selon lui, ce pourcentage peut atteindre 20% en phase d’exploitation, « tout en ayant, cette fois-ci, l’obligation de participer aux dépenses d’exploitation au même titre que ses autres partenaires ».

« La part du Sénégal pourrait passer à plus de 30% voire 40% si les gisements étaient soumis à l’arbitrage du nouveau Code », a-t-il ajouté, affirmant, par ailleurs, que le Sénégal « a préféré aller au-delà des aspects liés à la différentielle sur le gisement GTA », Grand Tortue Ahmeyim, situé dans les eaux sénégalo-mauritaniennes, « pour privilégier la coopération, à travers un accord intergouvernemental avec la Mauritanie ».
« GTA est un gisement de gaz naturel de classe mondiale d’environ 20 TCF (…) », a-t-il rappelé, avant d’ajouter que le Sénégal et la Mauritanie ont décidé de l’exploiter en commun, « à l’instar de la Norvège, qui est le premier pays à avoir exploité un gisement transfrontalier, à travers un accord intergouvernemental ».

Le champ gazier « Grand Tortue/Ahmeyim », mis à jour en janvier 2016, est considéré comme « le plus important gisement » en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de mètres cubes.

Dakar et Nouakchott ont finalisé, le 21 décembre dernier, les derniers documents rendant possible le démarrage des travaux, à savoir l’autorisation d’exploitation, les textes relatifs à la fiscalité des sociétés impliquées dans le projet et les accords de financement des compagnies nationales, sénégalaise et mauritanienne, qui confient à British Petroleum (BP) le soin d’exploiter le champ gazier baptisé GTA.

Source : Infomediaire (Maroc)

 

Africa CEO Forum 2019 : 1 500 chefs d’entreprises mobilisés pour faire de l’intégration économique africaine une réalité

Africa CEO Forum 2019 : 1 500 chefs d’entreprises mobilisés pour faire de l’intégration économique africaine une réalitéAPO Group - La 7ème édition du plus grand rendez-vous international du secteur privé africain se tiendra les 25 et 26 mars prochains à Kigali, au Rwanda.

Grands décideurs de l’industrie, de la finance et de la politique, venus de plus de 70 pays, discuteront de l’intégration régionale ainsi que d’autres sujets clés pour le développement des entreprises africaines.

A l’heure où les échanges intra-continentaux restent trop faibles, les chefs d’entreprises les plus influents du continent ont décidé de se mobiliser et de faire entendre leur voix.

Ils convergeront à l’AFRICA CEO FORUM 2019 (www.TheAfricaCEOForum.com/fr) pour porter au cœur des discussions les urgences à traiter pour faire de l’intégration économique africaine une réalité. L’objectif ? Faire de la mise en application de la Zone de Libre-Echange Continentale (ZLEC) un puissant moteur pour la croissance du secteur privé et l’émergence de nouveaux champions africains.

L’AFRICA CEO FORUM 2019 réunira ses 1 500 participants autour d’un véritable agenda de transformation : Comment mobiliser le secteur privé autour des projets d’infrastructures transfrontaliers ? Quels enseignements tirer du modèle régional de la Communauté d’Afrique de l’Est ? Que doit faire une Afrique unie pour mieux protéger ses intérêts et ses industries ?

A travers une quarantaine de panels, d’études de cas, de témoignages, d’ateliers public-privé et de groupes de travail thématiques, les dirigeants d’entreprises prendront à bras le corps ces sujets clés tout en continuant à approfondir les autres enjeux majeurs pour le développement du secteur privé africain, tels que l’accès des femmes dirigeantes aux conseils d’administration, le potentiel de croissance de l’industrie du tourisme, la bancarisation à l’ère du digital, les marchés régionaux de l’agrobusiness ou encore la gouvernance des entreprises familiales.

Parmi les personnalités de premier plan confirmées pour rythmer les débats : Philippe Le Houérou, Vice-président exécutif et DG de l’IFC ; Jim Ovia, Fondateur et Président de Zenith Bank ; Nadia Fettah, DG de Saham Finances ; Tewolde Gebremariam, P-DG d’Ethiopian Airlines ; Ibukun Awosika, Présidente de First Bank of Nigeria ; Patrick Njoroge, Gouverneur de la Banque centrale du Kenya ; Naguib Sawiris, Président exécutif d’OTMT ; Christina Foerster, P-DG de Brussels Airlines ; Abdulsamad Rabiu, Président executif de BUA Group ; Benedict Oramah, Président d’Afreximbank ; Kuseni Dlamini, Président de Massmart ; Diane Karusisi, P-DG de Bank of Kigali ; Jean-Kacou Diagou, Président de NSIA ; Manuel Mota, P-DG de Mota Engil ; Geoffrey Qhena, P-DG d’IDC ; Habiba Laklalech, DGA de Royal Air Maroc ; Ambroise Fayolle, Vice-président de la Banque Européenne d’Investissement ; Junior Ngulube, P-DG de Sanlam Emerging Markets ; Grégory Clemente, DG de Proparco ; Issad Rebrab, Président de Cévital ; Abderrahmane Benhamadi, P-DG de Condor ; Alioune Ndiaye, P-DG Afrique et Moyen-Orient d’Orange ; Joshua Oigara, P-DG de Kenya Commercial Bank Group ou encore Amy Jadesimi, DG de Ladol.

Distribué par APO Group pour AFRICA CEO FORUM.

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A propos du AFRICA CEO FORUM :

Depuis six ans, le AFRICA CEO FORUM (www.TheAfricaCEOForum.com/fr) est le plus grand rendez-vous international des décideurs et financiers du secteur privé africain. Lors de sa dernière édition en mars 2018 à Abidjan, il a réuni pendant deux jours 1 500 chefs d’entreprise, décideurs publics et investisseurs d’Afrique et du monde entier autour de la thématique de la transformation nécessaire des champions africains face à la concurrence internationale. Il est organisé par Jeune Afrique Media Group, éditeur de Jeune Afrique et de The Africa Report, et par Rainbow Unlimited, société suisse spécialisée dans l’organisation d’événements de promotion économique.

Source : APO Group

 

 

L’accord de partage gazier entre les deux pays augure un développement du secteur en Afrique (Chambre africaine de l’énergie)

L’accord de partage gazier entre les deux pays augure un développement du secteur en Afrique (Chambre africaine de l’énergie) L’accord de partage sénégalo-mauritanien des ressources gazières devant provenir du gisement "Grand Tortue Ahmeyim", situé aux larges des deux pays, constitue "un élément important" dans le développement de l’industrie des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest, bien qu’il soit nécessaire de surveiller la capacité de deux Etats à résoudre d’éventuels différends, souligne la Chambre africaine de l’énergie.

"Le récent accord de coopération inter-gouvernementale entre le Sénégal et la Mauritanie, ainsi que de la décision finale d’investissement (FID) du groupe BP concernant son développement transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim, sont de bon augure pour l’avenir de l’industrie des hydrocarbures en Afrique de l’Ouest", écrit-elle dans un communiqué.

Il note que ce projet "vise à extraire les 15 milliards de pieds cubes de gaz qui devraient être contenus dans le champ de gaz Tortue, situé à une profondeur de 2 850 mètres".

"Cependant, la capacité du Sénégal et de la Mauritanie à résoudre leurs différends pour assurer un développement plus durable de leurs réserves et de leurs installations en mer est un facteur à surveiller", fait remarquer African Energy Chambrer.

"Le retour de l’Afrique sur la carte mondiale du pétrole et du gaz n’est pas seulement dû aux vastes ressources naturelles de ses sols et de ses eaux, mais également au fait que le continent abrite de très grands projets énergétiques destinés à transformer le futur de l’industrie", signale la structure, citant en exemple l’accord de coopération gouvernementale entre le Sénégal et la Mauritanie.

Les deux pays avaient signé le 21 décembre dernier, un accord de financement de leurs compagnies pétrolières nationales (PERTOSEN, pour le Sénégal, et SMHPM pour la Mauritanie), de la commercialisation du gaz naturel liquéfié, sans compter qu’ils se sont également entendus, dans le même cadre, sur la fiscalité applicable aux sous-traitants du projet transfrontalier.

Cet accord est venu compléter la première entente entérinée en février dernier dans la capitale mauritanienne par les présidents des deux pays, Macky Sall et Abdel Aziz. Il a ouvert la voie à une exploitation du gisement gazier offshore commun "Grand Tortue-Ahmeyim" (GTA) de 450 milliards de mètres cubes à partir de 2021.

Source : AP Sénégalaise

 

Sénégal – Mauritanie : le début des travaux de la phase 1 du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim prévu au premier trimestre 2019

Sénégal – Mauritanie : le début des travaux de la phase 1 du projet gazier Grand Tortue Ahmeyim prévu au premier trimestre 2019Les partenaires du projet espèrent boucler les différents contrats des prestataires au cours des trois premiers mois de l’année en vue d’une première production de gaz au courant du premier semestre 2022.

La compagnie britannique BP, l’américaine Kosmos Energy, et les sociétés nationales Petrosen (Sénégal) et SMHPM (Mauritanie) espèrent démarrer les travaux de la phase 1 du projet transfrontalier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) au courant du premier trimestre 2019, a appris Energies Media auprès de BP et Kosmos.

Les travaux devraient démarrer dès la finalisation et l’attribution de tous les différents contrats, dont les contrats de conception, fourniture des équipements, construction et installation (Engineering, Procurement, Construction, and Installation, EPCI); en lien avec l’adoption, en décembre, de la décision finale d’investissement (Final Investment Decision, FID) du projet.

Pour rappel, la décision finale d’investissement avait été adoptée à la suite d’une réunion tenue à Nouakchott, le 21 décembre 2018, entre les gouvernements mauritanien et sénégalais, en présence des chefs d’Etat des deux pays et des partenaires du projet.

Dans le cadre de la phase 1 du projet Grand Tortue Ahmeyim, les entreprises exploitant le champ gazier de même nom comptent produire du gaz à partir d’un système sous-marin ultra-profond, gaz qui sera ensuite traité à bord d’une unité flottante de production, stockage et déchargement de brut (FPSO).

Après le FPSO, la ressource sera transférée vers une unité flottante de liquéfaction de gaz naturel (Floating Liquefied Natural Gas, FLNG) située dans un hub/terminal à proximité de la côte, à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

La plateforme FLNG, dans sa première phase, aura la capacité de fournir 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an en moyenne, dans un champ dont le potentiel récupérable est estimé à environ 15 TCF (424,75 milliards de m3) de gaz.

La première production de gaz est attendue dans la première moitié de 2022, selon les prévision de Kosmos Energy et BP. Le GNL du projet Grand Tortue Ahmeyim sera destiné à l’export et à la consommation domestique de la Mauritanie et du Sénégal.

Les autres phases de développement devraient permettre de faire passer la capacité de liquéfaction à environ 10 millions de tonnes par an.

Les partenaires du projet GTA veulent également exploiter deux autres gisements gaziers “de classe mondiale” dans la même région: un près de la découverte Bir Allah, au large de la Mauritanie, et l’autre près des découvertes Yakaar / Teranga au large du Sénégal, a renseigné le PDG de Kosmos Energy, Andrew G. Inglis, dans la foulée de l’adoption de la décision finale d’investissement.

Le projet Grand Tortue Ahmeyim est dirigé par une coentreprise comprenant BP – opérateur -, Kosmos Energy, la Société mauritanienne des hydrocarbures et de patrimoine routier (SMHPM), la société nationale des Pétroles du Sénégal (Petrosen).

En Mauritanie, le capital est réparti entre BP (62%), Kosmos Energy (28%), et SMHPM (10%). Au Sénégal, la participation du capital est de 60% pour BP, 30% pour Kosmos Energy et 10% pour Petrosen.

Dans la mise en commun des ressources côté mauritanien et côté sénégalais, BP se retrouve avec une participation de 61%, Kosmos 29%, Petrosen 05% et SMHPM 05%.

Source : Energies-media

 

 

Gaz: Mauritanie et Sénégal en passe de devenir des puissances régionales

Gaz: Mauritanie et Sénégal en passe de devenir des puissances régionalesLa signature ce 21 décembre à Nouakchott, en Mauritanie, des accords complémentaires sur l'exploitation commune du gisement gazier GTA (Grand Tortue Ahmeyim) situé dans les eaux sénégalo-mauritaniennes marque le véritable démarrage du projet et va faire de ces deux pays des puissances gazières à l'échelle régionale.

La phase d'exploitation peut désormais commencer. Dakar et Nouakchott ont finalisé ce 21 décembre les derniers documents rendant possible le démarrage des travaux. A savoir, l'autorisation d'exploitation, les textes relatifs à la fiscalité des sociétés impliquées dans le projet et les accords de financement des compagnies nationales, sénégalaise et mauritanienne, qui confient à British Petroleum (BP) l'immense champ gazier baptisé GTA, pour Grand Tortue Ahmeyim.

Ce champ hors norme est situé au large des côtes sénégalo-mauritaniennes, à plus de 2 700 mètres de profondeur. GTA recèle 450 milliards de m3 de gaz, soit l'équivalent de 15% de la richesse gazière d'un pays comme le Nigeria.

Le Sénégal et la Mauritanie qui vont s'en partager les fruits vont donc accéder au rang de puissances gazières à l'échelle de l'Afrique. La production commencera à sortir des tuyaux dès 2022. En attendant, il faudra investir jusqu'à dix milliards de dollars, dont une partie pour créer une unité de liquéfaction du gaz.

Source : RFI

 

 

Démarrage des travaux du Forum économique mauritano-marocain

Démarrage des travaux du Forum économique mauritano-marocain Les travaux du Forum économique mauritano-marocain ont débuté lundi au palais des congrès à Nouakchott.

Cette rencontre est l’occasion de promouvoir le niveau des échanges commerciaux entre les hommes d’affaires des deux pays frères, de développer les investissements et d’établir des partenariats économiques fructueux. S’exprimant à cette occasion, Mme Khadija Mbareck Fall, ministre du commerce, de l'industrie et du tourisme, s’est félicitée de l’excellence du niveau des relations fraternelles entre les deux pays.

Elle a par la suite ajouté que le Forum des hommes d'affaires mauritano-marocains reflète l’excellence des liens historiques et du niveau de la coopération et de l'intégration entre la République islamique de Mauritanie et le Royaume frère du Maroc.

La ministre a souligné que ces relations ont été renforcées grâce à des visites mutuelles, à des concertations continues entre les gouvernements des deux pays et à la régularité des réunions de la commission mixte de coopération mauritano-marocaine.

Elle a affirmé que la Mauritanie tient à créer un environnement propice aux investissements, à promouvoir les échanges économiques et à faciliter la circulation des marchandises, notamment avec son environnement immédiat en Afrique et au Maghreb, car elle croit au rôle des échanges économiques dans la promotion du développement.

Dans ce contexte, elle a noté que la Mauritanie avait conclu plusieurs accords importants, tels que l'accord de partenariat avec la CEDEAO et un accord avec l'Union européenne, ainsi que l'accord sur la grande zone franche d’Afrique, qui permettront à la Mauritanie de jouer un rôle important dans le développement économique de cette région et d’élargir les échanges commerciaux.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Gisement de gaz: Macky Sall à Nouakchott ce vendredi pour la signature de l’ensemble des actes

Gisement de gaz: Macky Sall à Nouakchott ce vendredi pour la signature de l’ensemble des actes Le président de la République Macky Sall, a annoncé ce lundi 17 décembre 2018 à Paris qu’il se rendra vendredi 21 décembre 2018 à Nouakchott pour signer avec son homologue mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz l’«ensemble des actes » relatifs à l’exploitation du gisement de gaz découvert à la frontière entre les deux pays.

Par Rama Gueye

« […] dès vendredi, nous allons signer l’ensemble des actes […] qui vont marquer la clôture du dossier », a annoncé le président Sall, soulignant que les travaux pour l’exploitation de ces ressources pourraient démarrer début 2019.

Il présidait, dans la capitale parisienne, le huitième Groupe consultatif pour le Sénégal, portant sur le financement de la phase 2 dudit Plan Sénégal émergent (PSE). La Mauritanie et le Sénégal ont signé au mois de février dernier un Accord de coopération intergouvernemental (ACI) portant sur l’exploitation du champ gazier Grand Tortue Ahmeyin (GTA) se trouvant à la frontière maritime entre les deux pays.

Selon l’Aps, le champ gazier « Grand Tortue/Ahmeyim », mis à jour en janvier 2016, est considéré comme « le plus important gisement » en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de m3.

La rédaction
Source : Dakar Midi (Sénégal)

 

 

Appui marocain au programme d’investissement prioritaire du G5

Appui marocain au programme d’investissement prioritaire du G5Le premier ministre marocain Saad Eddine El Ousmani a annoncé la volonté de son pays de contribuer au programme d’investissement prioritaire du G5.

Intervenant à l’ouverture de la conférence de Nouakchott, le premier ministre marocain a révélé que son pays contribuera à la formation dans le domaine du renseignement afin de lutter contre le terrorisme et que le Maroc déterminera prochainement sa contribution financière à ce programme.

El Ousmani
a ajouté que le Maroc participera à travers les programmes d’électrification des zones rurales des pays membres du G5, la consolidation des capacités des petits agriculteurs en plus d’un appui dans le domaine de la santé.

Selon le premier ministre marocain ce ne seront pas les seules mesures et que d’autres aides seront octroyées en fonction des besoins annoncées dans le domaine des investissements.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Les satellites à usages civils : et de deux pour le Maroc…

Les satellites à usages civils : et de deux pour le Maroc…Près d’un an après avoir lancé son premier satellite à usages civils baptisé Mohamed VI « A », le royaume du Maroc vient de lancer, il y a quelques instants, un second satellite, à usage civil lui aussi, baptisé Mohamed VI « B ».

Il s’agit d’un volet de l’ambitieux programme annoncé en 2013 par le souverain marocain, Mohamed VI, et dont l’exécution a été confiée au consortium Thales Alenia Space et Airbus.

Lancé depuis le site de Kourou en Guyane Française, le nouveau satellite, comme le précédent, sera géré par des compétences entièrement marocaines qui s’étaient préparées à cette mission en suivant de longues formations dans le pays et ailleurs.

L’information géo spatiale aura un apport considérable pour l’agriculture marocaine, grâce à l’établissement de cartographies de l’occupation du sol, des cultures irriguées la gestion opérationnelle de l’irrigation, l’élaboration des indicateurs de suivi de la campagne agricole et l’étude d’impact de l’urbanisation sur les terres agricoles.

Les informations fournies par les satellites permettront par ailleurs une meilleure gestion, la valorisation et la protection des ressources forestières, grâce à l’établissement de la cartographie et l’inventaire des ressources forestières.

Elles permettront par ailleurs un suivi des activités et des risques forestiers, les coupes d’arbres, les reboisements et les feux de forêts.

En matière de gestion des territoires il sera établi une cartographie pour la planification et le suivi des aménagements urbains et littéraux, de même que les extensions urbaines et périurbaines.

Les deux satellites vont offrir un potentiel considérable d’application dans les domaines océanographiques et les zones côtières.

Les données collectées permettront d’identifier le potentiel aquacole des zones côtières, les ressources hydriques, le suivi des sources en eau de surface et le suivi des inondations.

Les données fournies intéresseront par ailleurs les domaines géologiques, les ressources minières et pétrolières, l’évaluation des ressources en eau, à l’aménagement du territoire, à la protection de l’environnement et à la prévention des risques naturels.


Source : Le Calame (Mauritanie)

 

La Mauritanie, enjeu stratégique entre le Maroc et l’Algérie

La Mauritanie, enjeu stratégique entre le Maroc et l’Algérie La Mauritanie que traverse la seule route de commerce possible entre le Nord et le Sud du Sahara joue désormais un rôle clé dans le développement économique de l’ensemble de la région. Une analyse de Mohamed Mahmoud Ould Maloum.

Le développement de l’Afrique passe la construction d’infrastructures routières modernes reliant les grandes capitales africaines, condition d’un commerce intra africain et de liens resserrés avec l’Europe, via le détroit de Gibraltar. Deux grands projets ont été longtemps en concurrence.

Le premier axe qui avait été envisagé était une route transsaharienne reliant l’Algérie au Niger (209 millions d’habitants en 2100[1] ) par les postes frontaliers de Guezzam en Algérie et Arlit au Niger avant de se prolonger jusqu’à Lagos au Nigeria (750 millions d’habitants en 2100[2] ).

Cet axe, longtemps privilégié par Alger, a été abandonné en raison de l’insécurité grandissante causée par AQMI au Sahel.

Le deuxième axe, désormais privilégié, passe par le Maroc et la Mauritanie, avant de rallier Dakar et Lagos en traversant les différentes capitales d’Afrique de l’ouest situées sur l’océan Atlantique. Il s’agit de prolonger l’unique route transsaharienne entièrement goudronnée depuis l’achèvement en 2005 du dernier segment reliant les deux principales villes mauritaniennes, Nouakchott et Nouadhibou.

Passage le plus sûr entre l’Afrique occidentale et l’Europe, cet axe donne à la Mauritanie un rôle de « pays de transit » et même de possible verrou sur cette route allant du Nord vers le Sud du Sahara.

L’Algérie, l’accès vers l’Atlantique

L’Algérie qui a fermé ses frontières avec les cinq pays limitrophes pour des raisons de sécurité[4], s’est interdite ainsi tous les passages terrestres vers l’Afrique subsaharienne. L’ouverture, en août dernier, du premier point de passage frontalier entre l’Algérie et la Mauritanie, depuis leur indépendance, un passage baptisé « Mustapha Ben Boulaid », un des fondateurs du FLN [3] révèle une reconnaissance implicite par Alger de l’intérêt de se « connecter » à cette route qui jouxte l’Atlantique. Ce poste officiellement vise seulement « à faciliter les échanges entre les deux pays ». Ils en veulent pour preuve la récente ouverture de la grande foire commerciale algéro-mauritanienne à Nouakchott. Une première depuis leur indépendance.

C’est avec méfiance que le voisin Marocain scrute a récente « lune de miel » entre elle et la Mauritanie . Le poste de « Mustapha Ben Boulaid », craint le Maroc, pourrait être une nouvelle tentative de « l’isoler », s’il se révélait concurrent avec le passage privilégié dont elle dispose avec la Mauritanie, puis le Sud du Sahara. Or on sait combien les autorités marocaines tiennent à leur commerce prometteur avec l’Afrique subsaharienne.

L’Algérie réalise d’une pierre deux coups : mettre fin à son « isolement » géographique et bénéficier d’une « porte » d’accès indirect sur l’océan Atlantique via le nord ouest de la Mauritanie.

Reste la lancinante question de la souveraineté sur le Sahara Occidental, territoire disputé entre le Maroc et la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD) dont le siège se trouve à rabouni, dans région de Tindouf, à la frontière Est du Maroc. C’est par la route qui traverse cette zone que transiteront les marchandises Algériennes en direction de la Mauritanie et plus tard vers l’Afrique subsaharienne.

Un peu d’histoire

En 1975; Hassan II, le prédécesseur du souverain marocain actuel, et Moktar Ould Daddah, le premier Président mauritanien, décidèrent de se « partager » le Sahara Occidental et ainsi mettre « hors jeu » l’Algérie. Le premier cherchait à doubler la surface du Royaume chérifien et dans la foulée sa façade sur l’Atlantique. Le second tentait de faire de la moitié du territoire nouvellement acquis, un bouclier sécuritaire contre son nouvel « allié » le Maroc, qui quelques années plutôt, revendiquait les confins de Saint-Louis au Sénégal comme la limite sud de ses frontières historiques…

L’Algérie voyait d’un mauvais œil le rêve du Maroc d’avoir une façade océanique. Façade qui aurait réduit la distance parcourue par les pétroliers du port d’Alger en Méditerranée et ainsi éviter le passage par le détroit stratégique de Gibraltar (rocher en territoire espagnol appartenant à l’Angleterre …). D’ailleurs ce fut l’une des raisons géostratégique de ce conflit qui dure depuis plus de 40 ans et qui constitue une « pierre d’achoppement » pour toute velléité de rapprochement entre les pays du Maghreb.

Dans la longue histoire des relations internationales depuis les traités de Westphalie[5], le contrôle des territoires des détroits, l’accès aux océans et aux mers ont été l’enjeu essentiel des conflits politico-militaires. La perte de territoires considérés, à tort ou à raison, comme « sacrés », suivi de l’exaltation du sentiment de fierté nationale, sont à l’origine de la plupart des guerres que l’humanité ait connues.

L’antagonisme des principaux acteurs

La recherche d’une profondeur stratégique des deux voisins du Maghreb dans un contexte international où la « vieille » Europe menacée par un « tsunami » de populisme, se referme sur elle-même, les oblige à se tourner vers une Afrique sub-saharienne en plein boum démographique[6], qui peut bien constituer un précurseur à un boom économique.

En 2005[7], les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne étaient insignifiants, car ils s’effectuaient uniquement par voie maritime, idoine pour les produits manufacturés et les hydrocarbures, mais beaucoup moins pour les produits agricoles périssables dont regorge le Maroc.

Entre 2014 et 2016 les échanges atteignaient 11 milliards $ dans des secteurs comme les banques, la téléphonie mobile, le transport aérien, les assurances et le BTP. Les fréquentes visites, ces dernières années du Roi Mohamed VI, en véritable VRP dans ces pays, a contribué à cet essor. De façon globale, les échanges commerciaux enregistrent une croissance annuelle moyenne de 9,1% sur la période 2008-2016. Quant à l’Algérie, ses échanges commerciaux avec cette région, demeurent aussi faibles et l’ouverture du point frontalier avec la Mauritanie vise à y remédier.

Ces deux pays se « livrent », depuis le milieu des années 70, une lutte diplomatique acharnée d’un autre ordre sur la question du Sahara Occidental.

L’Algérie, auréolée du prestigieux titre du pays « progressiste » soutenant les causes des peuples opprimés, réussit à isoler la diplomatie marocaine, au moins, au sein de l’OUA[8]. Un isolement ponctué en 1984 par la « sortie » du Maroc de l’institution panafricaine.

Le jeune Roi Mohamed VI (couronné à la place de son défunt père en 1999) choisit la « diplomatie économique », qui aboutit à la réintégration du Maroc au sein de l’UA en 2017 et sa très probable intégration à la CEDEAO[9], initialement prévue en 2018 mais retardée car elle suscite des craintes de « dumping économique » dans les milieux d’affaires de l’organisation régionale.

La Mauritanie, un « pivot » géopolitique !

Même si elle ne dispose d’aucun des quatre domaines clefs de la puissance géostratégique : une puissante armée, une économie florissante, une technologie développée et une culture dominante, néanmoins elle peut être considérée comme un « pivot » géopolitique dans la sous région. Cela tient plus à sa situation géographique de « verrou » de l’accès à l’Afrique subsaharienne, à sa vulnérabilité potentielle plutôt qu’à sa puissance réelle économique ou militaire.

L’Algérie ayant décidé de fermer ses frontières avec la totalité des pays limitrophes (sauf avec la Tunisie), rajouté au manque d’infrastructures routières modernes à sa frontière avec le Mali et le Niger, la Mauritanie devient son unique moyen d’accès au sud du Sahara. Ainsi ce pays sera appelé a jouer le même rôle de « verrou » du sud pour ses deux grands voisins du Nord.

À ce titre, il devrait être capable d’influer sur le comportement de ses deux voisins, en jouant subtilement sur leurs antagonismes et sa nouvelle position géopolitique.

La Mauritanie et le Maroc sont reliés par un seul point frontalier : « Al-gargaratat ». Depuis 2005, il est l’unique moyen terrestre pour les touristes et les travailleurs immigrés africains en Europe d’aller en Afrique subsaharienne. En plus il est le lieu d’un intense trafic de camions marocains chargés de marchandises en direction des marchés subsahariens. C’est aussi par cette frontière que passe une partie de la drogue légère en direction du Sud. Quelques saisies furent effectuées, ces dernières années, par la douane mauritanienne mais sans excès de zèle, car tout le monde profite de cette manne financière discrète..

Les trois pays du Maghreb sont complémentaires: A l’Algérie, la suprématie diplomatique; au Maroc, le dynamisme économique; A la Mauritanie le rôle de « pivot » géopolitique.

La nouvelle route de « la soie » de l’Afrique subsaharienne devrait bénéficier à tous. les Etats parfois repliés sur un nationalisme frileux sauront-ils relever le défi? Espérons le…

[1] https://www.populationpyramid.net/niger/2100/

[2] https://www.populationpyramid.net/nigeria/2100/

[3] Membre du fameux groupe des six membres fondateurs du FLN, tué par l’armée française en 1956

[4] Fermeture de sa frontière avec le Maroc en 1994, la Libye et le Niger en 2014 et le Mali en 2015

[5] signé entre les grandes puissances européennes de l’époque en 1648. Ils sont à la base du « système westphalien » qui régit depuis lors les « relations internationales »

[6] Plus d’un milliard d’habitants en 2016, 2.5 milliards en 2050 et 4.4 milliards en 2100 selon la Fonds des Nations -unis pour la population- FNUAP

[7] Selon l’Office des Changes commerciaux du Maroc.

[8] Organisation de l’unité africaine, devenue l’union africaine

[9] Communauté des états d’Afrique de l’ouest regroupant le Bénin, Burkina-Fasso, Côte d’Ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, GuinéeBissau, Liberia, Mali, Niger, Nigeria, Sénégal, Sierra Leone, Togo, Cap-Vert

Source : Mondafrique

Africa Oil Week 2018 : l’industrie pétrolière retrouve des couleurs

Au Africa Oil Week 2018 : l’industrie pétrolière retrouve des couleurs Cap, où s'est tenue la rencontre annuelle des professionnels du secteur pétrolier africain du 5 au 9 novembre, l'ambiance était au beau fixe, avec un prix du baril de Brent revenu autour de 71 dollars.

La 25e édition de la conférence annuelle Africa Oil Week se termine ce vendredi 9 novembre au Cap en Afrique du Sud, après cinq jours de débats consacrés aux dernières tendances du secteur du pétrole et du gaz sur le continent.

Avec un baril de Brent revenu autour de 71 dollars, et de nombreuses annonces d’investissements nouveaux dans l’exploration et la production d’hydrocarbures ces derniers mois, l’ambiance de la conférence était cette année beaucoup plus optimiste que lors des cinq précédentes éditions, marquées par la chute des prix de 2014-2015.

16 ministres africains du Pétrole présents

Avec près de 1300 participants cette année, tous les grands acteurs du secteur étaient bien représentés, à commencer par les majors – Total, ENI, BP et Shell en tête – mais aussi les « poids moyens » très africains Tullow Oil et Kosmos Energy, découvreur des méga-gisements de Jubilee au Ghana et de Grand Tortue, à cheval sur le Sénégal et la Mauritanie.

Pas moins de 16 ministres africains du Pétrole ont fait le déplacement cette année, dont Emmanuel Ibe Kachikwu, du Nigeria, Thierry Tanoh, de la Côte d’Ivoire, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, du Congo-Brazzaville, Mohamed Abdel Vetah, de la Mauritanie, mais aussi Aimé Ngoy Mukena, de la RDC, qui envoyait pour la première fois un représentant de son gouvernement à la conférence pétrolière.

Parmi les zones qui ont particulièrement retenu l’attention des géologues des compagnies cette année, le Sénégal et la Mauritanie, dont le potentiel gazier continue de susciter de nouveaux achats de blocs d’exploration – en témoigne la signature de Shell avec Nouakchott de deux contrats de partage de production fin juillet 2018 –, mais aussi la Namibie et l’Afrique du Sud – en offshore très profond -, ainsi que la région des grands lacs, Ouganda en tête, en attendant un apaisement politique en RDC.

Optimiser l’exploitation du gaz africain

Lors de cette édition, une bonne partie des discussions a une nouvelle fois tourné autour des stratégies d’optimisation de l’exploitation du gaz africain en fonction de la taille des gisements et de celles des marchés de l’électricité situés à proximité. Gas-to-power, liquéfaction, regazéification, et méthodes de commercialisation du gaz ont longuement été abordés par les spécialistes et dirigeants du secteur.

Les participants ont été particulièrement attentifs au retour d’expérience des dirigeants du groupe franco-britannique indépendant Perenco et de son partenaire Golar – spécialiste des techniques de transformation et de stockage du gaz – sur leur projet camerounais de FLNG (barge de liquéfaction de gaz naturel) d’Hilli Episeyo, le premier du genre entré en production sur le continent, en mars 2018.

Un type de projet exploitant un gisement gazier de taille moyenne qui pourrait être amené à se multiplier ces prochaines années en Afrique alors que le marché du gaz naturel liquéfié (GNL) est en plein boom et que les technologies de liquéfaction – et de regazéification – sont désormais beaucoup moins coûteuses et davantage éprouvées que par le passé.

Par Christophe Le Bec - Envoyé spécial au Cap
Source : Jeune Afrique

 

 

550 millions de dollars de subventions américaines en faveur du secteur électrique sénégalais

Le Sénégal va bénéficier d'un programme de subventions de 550 millions de dollars sur cinq ans des États-Unis pour renforcer son secteur électrique, dans un contexte où l'accès à l’électricité constitue un goulot d'étranglement pour l'activité économique.

Le conseil d’administration de l’agence de développement américaine Millenium Challenge Corporation a approuvé un programme de subventions de 550 millions de dollars (480 millions d’euros), sur une période de cinq ans, en faveur du Sénégal. Ce don est destiné à « renforcer le secteur électrique pour répondre à la demande croissante d’électricité fiable dans l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique et un partenaire stratégique important des États-Unis en Afrique de l’Ouest », précise un communiqué.

Conclu avec le gouvernement sénégalais, cet accord, le Senegal Power Compact, « soutiendra trois projets visant à améliorer le réseau de transport d’électricité dans la capitale de Dakar et ses environs, à accroître l’accès à l’électricité dans les zones agricoles des régions du sud et du centre et à améliorer la gouvernance globale du secteur ». Ce plan vise également à renforcer la participation du secteur privé dans la production et la distribution électrique, et à faire en sorte que le pays tire le meilleur parti possible des investissements actuels et à venir.

Contribution sénégalaise de 50 millions de dollars

Le Sénégal va contribuer à hauteur de 50 millions d’euros à ce plan, portant le total du programme à 600 millions de dollars. Si l’économie sénégalaise a connu une croissance de 7,2 % en 2017, l’accès à l’électricité constitue un important goulot d’étranglement pour l’activité économique. Seul 64,5 % de la population sénégalaise disposait d’une connexion au réseau électrique en 2016.

Un rapport de la BAD estime qu’à court terme, une hausse de 1 % de l’accès à l’électricité augmente la productivité totale des facteurs de 12 %. Obtenir une nouvelle connexion électrique pour une entreprise au Sénégal nécessite six procédures, prend 75 jours, et coûte près de 3 400 % le revenu moyen, d’après le dernier rapport Doing Business.

La Millenium Challenge Corporation est une agence de développement créée par George Bush en 2004, dont l’objectif est de réduire la pauvreté globale à travers la croissance économique. Elle fournit des programmes d’aide aux pays pauvres, « qui répondent à des règles rigoureuses en matière de bonne gouvernance, allant de la lutte contre la corruption au respect de la démocratie ». Ces pays doivent également s’engager en faveur de politiques économiques qui « encouragent la liberté économique ».

Le Sénégal avait signé un premier accord de 540 millions de dollars, d’une durée de cinq ans, avec l’organisation Millenium Challenge Corporation en 2009. Cette subvention était destinée à améliorer la productivité agricole et à accroître l’accès aux marchés, en investissant dans les infrastructures routières et les réseaux d’irrigation.

Source : jeuneafrique.com

Grand Tortue/Ahmeyim : visite de travail des ministres sénégalais des finances et du pétrole en Mauritanie

Grand Tortue/Ahmeyim : visite de travail des ministres sénégalais des finances et du pétrole en Mauritanie Dans le cadre d’une visite de travail qu’ils effectuent actuellement en Mauritanie, les ministres sénégalais des Finances et du Pétrole et de l’Energie, respectivement MM. Amadou Ba et Kane Mansour étaient arrivés, lundi matin à Nouakchott.

Les deux ministres étaient accueillis à l’aéroport international de Nouakchott Oum-Tounsy par le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Dr Mohamed Ould Abdel Vettah et SEM l’ambassadeur de la République sœur du Sénégal accrédité en Mauritanie.

La visite s'inscrit dans le cadre de consultations et discussions sur la promotion de projets d’intérêt commun, en particulier le grand gisement de gaz baptisé "Grand Tortue/Ahmeyim", situé entre les deux pays.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Sénégal – Mauritanie : BP alloue à Granherne un contrat FEED pour des installations du terminal gazier du champ Grand Tortue/Ahmeyim

Sénégal – Mauritanie : BP alloue à Granherne un contrat FEED pour des installations du terminal gazier du champ Grand Tortue/AhmeyimLe contrat devra être exécuté avant la fin de l’année 2018 pour accompagner le processus vers une décision finale d’investissement, en vue du développement de ce champ gazier transfrontalier.

La multinationale britannique BP a confié à Granherne le soin de conduire une pré-étude d’ingénierie de détail (Front End Engineering Design en anglais, FEED) pour la mise en place de systèmes de télécommunications et d’autres technologies au terminal gazier du champ Grand Tortue/Ahmeyim (GTA); activités prévues dans le cadre de la première phase du développement du terminal.

Granherne est la filiale britannique de la firme d’ingénierie américaine KBR.

Le contrat FEED inclut des dispositions pouvant donner lieu ultérieurement à un contrat d’ingénierie, approvisionnement et gestion de la construction (engineering, procurement, construction, management en anglais EPCM), a indiqué KBR dans un communiqué publié le 12 octobre dernier.

La livraison de la mission est prévue d’ici à la fin de l’année 2018 en vue de faciliter l’atteinte d’une décision finale d’investissement pour le développement du champ gazier GTA, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

Le Hub/Terminal consiste en une infrastructure d’accostage, réalisée à 10 km des côtes pour accueillir l’usine de liquéfaction flottante et permettre l’accostage des méthaniers.

Découvert en 2015, le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), dont les réserves sont estimées entre 15 et 20 billions de pieds cubes, est exploité par un consortium composé de BP – opérateur avec une participation de 60% dans le projet – et la société américaine Kosmos Energy.

La multinationale pétrolière britannique envisage de faire ses premières livraisons de gaz sur le marché mondial, à partir du champ, à l’horizon 2021.

Source : Energies-Media

 

5000 hectares de terres dégradées seront réhabilitées par la FAO, en Mauritanie, au soudan et en Erythrée

5000 hectares de terres dégradées seront réhabilitées par la FAO, en Mauritanie, au soudan et en ErythréeL’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a mis sur la table un montant de 2 millions de dollars, soit environ 710 millions ouguiyas MRO, pour réhabiliter 5000 hectares de terres dégradées en Mauritanie, au soudan et en Erythrée.

Cette convention a été signée, mercredi 10 octobre à Nouakchott par le ministre de l’environnement et du développement durable, M. Amédi Camara et le représentant résident du PNUD, M. Mario Samaja, représentant par intérim de la FAO.

Selon les termes de l’accord, le projet sera exécuté sur une période de 3 ans, de 2018 à 2021. À cette occasion, le ministre a souligné que depuis des décennies, les bailleurs de fonds appuient la Mauritanie pour le renforcement de la protection de l’environnement , de la préservation de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique et la désertification.

De son côté, le représentant par intérim de la FAO a expliqué que ce projet vient consolider les efforts du gouvernement mauritanien en termes de lutte contre les effets du changement climatiques.

À noter que les organisations internationales telles que la FAO, le Fonds vert de l’Organisation des Nations Unies sont préoccupées par les effets de changements climatiques en Afrique. Dans ce sens plusieurs projets sont en gestation dans beaucoup de pays africains.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

 

Sahel: des experts veulent mutualiser ressources et recherche agricole

Sahel: des experts veulent mutualiser ressources et recherche agricoleDouze instituts de recherche français et africains réclament un « plan Marshall » de la recherche agricole pour le Sahel.

Dans une déclaration commune signée vendredi 21 septembre, sous l'égide du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), des instituts de recherche français et africains souhaitent mettre en commun les ressources et rationaliser les programmes de recherche dans le domaine de l'agriculture au Sahel.

Un vœu d’autant plus pressant que la région va connaitre de profonds bouleversements dans les années à venir. « Le changement climatique qui s’opère aujourd’hui va avoir dans la région sahélienne un impact et des effets qui sont bien plus importants que ce que disent les scénarios à la moyenne mondiale », explique Michel Eddi, PDG du Cirad.

« Là où on imagine aujourd’hui des scénarios aux alentours de 3°, il est probable qu’ici dans la zone, on sera dans des scénarios aux alentours de 6° ».

Nourrir une population qui va doubler

A ces inquiétudes climatiques s’ajoutent des questions d’ordre démographique, puisque les experts s’attendent « à ce que dans les vingt ans ou les trente ans qui viennent, la population fasse plus que doubler ». Conséquence : « un enjeu de sécurité alimentaire évidente ».

Pour développer l’agriculture et répondre à ces besoins, Michel Eddi ne croit pas au « modèle classique de la révolution verte ». Il estime qu’une « transition écologique des agricultures est indispensable aussi pour assurer pour le coup, là, la survie des milieux ».

Reste donc une « équation singulièrement ambitieuses » : mettre ensemble tous ces éléments en à peine vingt ans. D’ailleurs « des scénarios qui laisseraient à penser qu’on n’y parviendrait pas ne sont pas complètement écartés aujourd’hui ». D’où la nécessité de « sonner la mobilisation générale » afin de parvenir à un résultat satisfaisant.

Source : RFI