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Economie en Afrique

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BAD

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BADLe360 Afrique - Institution financière multinationale de développement, dont l’objectif est de contribuer aux progrès et à l’émergence des Etats, la Banque africaine de développement (BAD), entend pleinement participer aux actions de stabilisation du Sahel par la réalisation d’actions concrètes dans le domaine de l’économie.

Ainsi, la BAD dont Abidjan (Côte d’Ivoire) abrite le siège, va contribuer à la réalisation des projets du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel à hauteur de 267 millions de dollars.

Une révélation faite par le Directeur Général du Bureau Régional Développement et Prestations Services pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Ce responsable régional s’exprimait dans le cadre d’une réunion de suivi des annonces du «Groupe de Nouakchott» visant à faire le point sur la mobilisation des ressources suite aux engagements en faveur des projets du PIP.

Nouakchott a abrité une réunion entre le G5 Sahel et ses partenaires, axée sur le financement du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel, le 6 décembre 2018. Une rencontre à l’issue de laquelle les différents partenaires ont annoncé des contributions à hauteur de 2,4 milliards d’euros.

Le PIP du G5 Sahel repose sur 4 axes stratégiques: Défense et Sécurité, Gouvernance, Infrastructures, Résilience et Développement.

La BAD est favorable à une approche régionale de mobilisation des partenaires et une synergie visant une bonne répartition des investissements.

Ainsi les projets financés par l’institution panafricaine dans l’espace du G5 Sahel concernent, selon Mohamed El Azizi, les axes stratégiques résilience et développement, et les infrastructures. Il s’agit, pour le Burkina Faso, d’un projet de renforcement à la résilience face à l’insécurité alimentaire, le projet "Désert To Power", un programme de restauration des terres dégradées pour la stabilisation des populations rurales dans leur territoire.

Au Mali «les actions portent sur un programme intégré de développement pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin du fleuve Niger (un projet régional partagé avec le Niger), le projet régional Désert To Power/Mali.

En Mauritanie, un projet d’appui à la transformation agricole dans la vallée du fleuve Sénégal, qui va contribuer à la sécurité alimentaire, fixer les populations dans leur territoire et créer plusieurs centaines d’emplois permanents».

Il y a également un projet de financement du secteur de l’élevage au Tchad.

La BAD est à l’origine d’une série de grandes initiatives panafricaines dans le domaine du développement au cours des dernières années, à l’image du projet «Désert To Power» annoncé le week-end dernier à l’issue d’un sommet des chefs d’états du G5 Sahel, tenu à Ouagadougou, le week-end dernier.

Le G5 Sahel est une organisation sous-régionale dédiée à la lutte contre le terrorisme et à la coordination des efforts de développement, dont les pays membres sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNL

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNLLa Tribune Afrique - Le Sénégal s’est doté d’une centrale flottante génératrice d’énergie à base de GNL couvrant près d’un sixième de ses besoins. L’ouvrage est un composant du projet d’exploitation pétrolière Grand Tortue Ahméyim (GTA) et une nouvelle étape dans son plan de développement d'un mix énergétique.

Le Sénégal expérimente la génération d'électricité à base de gaz naturel liquéfié (GNL). Dès octobre 2019, le navire turc de production d'électricité Ayşegül Sultan, qui a déjà pris la direction des eaux sénégalaises, devrait y produire 235 MW. Ces volumes couvrent 15 % des besoins en énergie de ce pays d'Afrique de l'Ouest d'environ 16 millions d'habitants.

La centrale flottante du navire de la société turque Karpower, filiale du producteur d'énergie Karadeniz Holding, est le premier projet de génération d'électricité à partir de GNL en Afrique, a annoncé le groupe dans un communiqué le dimanche dernier.

Sur une période transitoire de six mois, la production se fera à base de carburant de transition. La génération d'électricité au Sénégal à partir du GN devrait débuter au cours du deuxième semestre de l'année 2020, avec du GNL importé.

Le gaz sénégalais pour faire du GNL

Le projet s'inscrit dans le cadre de l'exploitation gazière offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), un gisement à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie qui devrait entrer en production au cours de la période 2022-2023. Le GNL sera importé jusqu'au démarrage de la production locale de gaz.

«Le GNL est une composante de GTA. Le projet a fait l'objet d'une étude d'impact qui a permis d'appréhender les implications potentielles et de préconiser des mesures encadrant toutes les phases de sa production», explique Sanou Dakono, juriste, environnementaliste à la Division des évaluations d'impact sur l'environnement du ministère de l'Environnement et du développement durable au Sénégal.

Avant le projet l'Ayşegül Sultan, la société turque Karpowership -présente au Ghana- a annoncé sa prochaine implantation au Mozambique et lorgne des pays comme la Guinée-Bissau, la Gambie, le Soudan, la Sierra Leone ou encore la Zambie. Leader dans son domaine d'activités, la compagnie turque est présente dans 10 pays et exploite 22 centrales électriques.

Vers un mix énergétique au Sénégal

L'énergie générée par le GNL devrait aider le Sénégal à accélérer la couverture de ses besoins énergétiques. En 2016, la Banque mondiale a estimé que 65% des Sénégalais avaient accès à l'électricité, faisant du pays un leader régional en matière d'électrification.

La demande en hausse combinée à la capacité de production limitée des infrastructures avait conduit à des coupures intempestives d'électricité -due à cette hausse de la demande- qui deviendront moins fréquentes à partir de 2012.

Le pays a misé -sous la houlette de la Société nationale d'électricité (Senelec)- sur le Plan stratégique de la Senelec à l'horizon 2020, baptisé Yessal. ("rénover", "transformer", "reconstruire", dans la langue locale).

Au Sénégal, la Société africaine de raffinage (SAR) assure l'approvisionnement du marché domestique sénégalais en hydrocarbures. Le projet de la centrale énergétique flottante à partir du GNL s'inscrit dans un vaste programme dans lequel le pays compte associer les énergies fossiles aux renouvelables pour couvrir sa demande intérieure en énergie et exporter dans la sous-région.

Le Sénégal projette de construire une deuxième raffinerie, une centrale en charbon et totalisait début 2018 près de quatre centrales photovoltaïques d'une capacité de 102 MW.

Source : La Tribune Afrique

 

 

G5 Sahel : projet d'un chemin de fer transsahélien

G5 Sahel : projet d'un chemin de fer transsahélienMauriweb - A Ouagadougou, au Burkina-Faso, une étude de faisabilité du projet a été lancée le 6 septembre. Il s'agit là d'une étape vers la réalisation d’un chantier qui devrait relier cinq pays du Sahel, à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Les chefs d’Etat du G5 Sahel avaient décidé, lors de leur premier sommet ordinaire de novembre 2015, à N’Djamena, au Tchad, la construction d'un chemin de fer, le "Transsahélien", pour relier les cinq pays de la région. L’idée a été inscrite dans le Programme d’investissement prioritaire dont la première phase couvre la période 2019-2021 et contient quarante projets structurants et à impact rapide.

" Nul besoin de rappeler à quel point le développement des infrastructures ferroviaires est capital pour le désenclavement de nos vastes territoires, enclavés et surtout pour les pays de l’hinterland (Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad).

La mise en œuvre du Transsahélien permettra surtout de mettre en réseau les cinq pays de manière plus dynamique, condition indispensable pour envisager la mise en valeur du riche potentiel de son espace", a déclaré le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Burkina-Faso, Vincent Dabilgou.

Le développement des routes est capital pour amorcer le développement qui est également et surtout une arme pour lutter contre l’insécurité, la raison principale qui a prévalu à la mise en œuvre du G5 Sahel. "Les chefs d’Etat ont compris qu’on ne peut pas aboutir à un espace de paix, si on ne s’attaque pas aux problèmes réels du développement.

L’insécurité est nourrie par la pauvreté et vice versa. C’est un projet qui va nous permettre de relier espace de sécurité et espace de développement", a ajouté le ministre des transports.

" Face au contexte actuel de plus en plus changeant au sein duquel cohabitent aussi bien des facteurs d’instabilité que des opportunités liées au terrorisme et à la mondialisation, la marge de manœuvre pour relever de tels défis se décline en termes d’intégration des réseaux d’infrastructures ", a expliqué Mikaïlou Sidibé, expert en infrastructures au G5 Sahel.

L’étude de faisabilité est prévue pour une durée d'environ dix mois, une étape préalable qui devra fournir les arguments utiles dans la mobilisation des financements pour les travaux futurs.

Cette phase permettra, entre autres, de définir la structure des liaisons ferroviaires existantes et décrire les tracés possibles, les conditions topographiques, géologiques et autres conditions d’environnement et préciser les points de départ et d’arrivée ainsi que les localités traversées; d' établir un diagnostic général des conditions actuelles de transport des biens et des personnes dans l’espace G5 Sahel; de proposer une estimation sommaire des coûts d’investissent requis et un mécanisme de financement du projet.

Aujourd'hui, le tracé sommaire disponible est à 5000 km, en tenant compte des sections de rails qui existent dans certains pays. "C’est la première fois que cinq pays se mettent ensemble pour un aussi grand projet, la pression est grande, il y a l’insécurité. On ne peut pas ramener la paix seulement par la guerre, par les militaires.

Il faut qu’on crée un espace de développement économique et social. Nous sommes accompagnés par des partenaires. Cette étude, dès qu’elle va se terminer, nous allons lancer une conférence des bailleurs des fonds", a plaidé Vincent Dabilgou.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Exploitation du Gaz de Grand Tortue AHMEYIM entre le Sénégal et la Mauritanie : Le Français Nexans arrive

Exploitation du Gaz de Grand Tortue AHMEYIM entre le Sénégal et la Mauritanie : Le Français Nexans arriveLa Vie Senegalaise - Ça ronronne a priori, mais le projet gazier du Nord, Grand Tortue Ahmeyim (Gta), connait des avancées. Acteur mondial de l’industrie du câble, le Français Nexans s’invite dans la partie via un contrat signé avec l’Américain Mc Dermott, ce mercredi 28 août, apprend-on d’un communiqué du groupe depuis La Défense, à Paris.

Nexans s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture d’environ 100 km d’ombilicaux et d’accessoires sous-marins pour le projet de gaz naturel aussi appelé Greater Tortue Ahmeyim, au large de la Mauritanie et du Sénégal. Aux termes du contrat, Nexans fournira des services de gestion d’approvisionnement, d’ingénierie, de activités de fabrication et de test pour les ombilicaux et le matériel auxiliaire.

Les câbles électriques et les fibres optiques seront fabriqués à l’usine de Nexans Norway, à Rognan, et les ombilicaux seront développés, fabriqués et testés chez Nexans Norway, dans son unité spécialisée à Halden.

La livraison aura lieu en 2021, alors que le ‘‘first gas’’ est annoncé pour le premier semestre de 2022. Vincent Dessale, le vice-président directeur des systèmes sous-marins et terrestres chez Nexans, s’est réjoui de cette nouvelle :

‘‘Le contrat Greater Tortue Ahmeyim revêt une importance stratégique pour Nexans de maintenir une position sur le marché dans la région ouest-africaine et faire partie d’un nouveau développe- ment de gaz ultra-profond. Il met en évidence notre volonté continue de développer des solutions compétitives pour des développements complexes sur le terrain.’’

En mars dernier, l’opérateur leader pour le projet gazier du Nord, British Petroleum (Bp), 61 % des parts, avait attribué des contrats à McDermott International et Baker Hugues portant sur des équipements dans la fourniture et la pose de conduites, ombilicaux et structures sous-marines (Surf) ainsi que des équipements pour systèmes de production sous-marins (Sps).

A peine plus d’un trimestre plus tard, en juillet, le major britannique avait annoncé que le puits Gta-1, situé dans la zone de développement d’uni- tés de Greater Tortue, a rencontré environ 30 mètres de charge nette de gaz dans le réservoir de haute qualité.

McDermott est une société américaine fournisseur de solutions technologiques, d’ingénierie et de construction destinées au secteur de l’énergie, spécialisée dans la conception et la construction d’infrastructures et de solutions technologiques, de la tête de puits au réservoir de stockage, pour le transport et la transformation du pétrole et du gaz en produits dérivés.

Le 29 juillet dernier, les résultats de l’Américain faisaient état d’une perte de 61 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2019, malgré un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de dollars.

Une semaine plus tôt, le groupe français Nexans avançait, de son côté, une perte d’exploitation de 54 millions d’euros à la fin du premier semestre de 2019, alors qu’à la même période de 2018, il avait engrangé des revenus de 91 millions d’euros.

Le champ du Gta est situé à environ 120 km au large des côtes mauritaniennes et sénégalaises chevauchant la frontière maritime, à 2 850 m de profondeur. Le système sous-marin comprend un total de 4 puits au premier gaz, regroupés dans un centre de forage.

La première extraction de gaz dans le cadre du projet devrait survenir dans le premier semestre de 2022, et cette phase 1 du développement passera ensuite à celle plus avancée de conception et de construction, avec l’attribution de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation (Epci). L’exécution de cette partie du projet devrait démarrer dans ce premier trimestre.

En outre, Gta produira du gaz pro- venant d’un système sous-marin en eaux profondes et d’une unité flot- tante de production, de stockage et de déchargement mi-profonde, qui traitera cette ressource et en éliminera les composants lourds en hydrocarbures.

Le gaz sera ensuite transféré vers une installation flottante de gaz naturel liquéfié (Flng) dans un centre innovant sur le littoral, à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

Le système de production est relié à environ 70 km jusqu’à une unité de stockage et déchargement de production flottants amarrée et positionnée au bord du plateau dans des profondeurs d’eau de 100 à 120 m.

Le Fpso entreprend un prétraitement du gaz avant son exportation sur une distance de 35 km vers un hub proche du littoral et un terminal où le gaz est liquéfié et déchargé aux méthaniers.

Le total des ressources en gaz dans le champ est estimé à 15 trillions de pieds cubes. Ce projet est le premier d’envergure dans le secteur du gaz à avoir eu sa décision d’investissement final (Fid) en décembre 2018. Il devrait fournir du Gnl destiné à l’usage domestique en Mauritanie et au Sénégal ainsi qu’à l’exportation mondiale.

Source : EnQuete
Source : La Vie Senegalaise

 

Sénégal : le très attendu rapport pétrole et gaz

Sénégal : le très attendu rapport pétrole et gazFinancial Afrik - 160 pages. Le rapport sur le secteur pétrolier et gazier du Sénégal qui sera dévoilé en marge de la conférence annuelle au Cap (9-11 octobre 2019) est très attendu par les opérateurs du secteur.

Le document réalisé par Africa Oil & Power fait un zoom sur le nouveau code pétrolier du Sénégal, les le local content et l’approche inclusive de la gestion du secteur à travers le Cos petrogazier. Le rapport tourné investisseurs donne la parole entre autres, à Mahamadou Makhar Cissé, ministre du Pétrole et de l’Energie et au top management des compagnies pétrolières.

«C’est le rapport le plus exhaustif jamais mené sur le secteur pétrolier du Sénégal», déclare Guillaume Doane, CEO de Africa Oil Power, qui salue l’équilibre entre intérêts du pats et intérêts des investisseurs qui caractérise l’approche sénégalaise. Pays pétrolier depuis 2014, le Sénégal a réussi à boucler son arsenal législatif en la matière en cinq ans.

En plus des recettes attendues, les entreprises du pays devront tirer les bienfaits de la loi sur le local content sur toute la chaîne de valeur Pétro-gazière, de l’up-stream au down stream.

C’est certainement pour tous ces efforts que le président sénégalais, Macky Sall, a été désigné à l’unanimité pour recevoir le prestigieux prix « Homme de l’année » lors de la conférence. « Sur un continent où les conflits frontaliers ont freiné le développement des ressources en mer, le président Macky Sall insiste sur un résultat plus productif.

Il a travaillé avec son homologue mauritanien, S.E. Mohamed Ould Abdel Aziz, pour obtenir un accord visant à développer conjointement des ressources offshore dans l’intérêt mutuel des deux pays », a déclaré Jude Kearney, ancien sous-secrétaire adjoint aux industries de service et aux finances du département du Commerce des États-Unis sous l’administration Clinton et actuellement président de Kearney Africa Advisors.

Cette forme d’accord représente la meilleure pratique pour le développement de ressources transfrontalières et, dans ce cas particulier, est basée sur l’accord historique de Frigg conclu en 1976 entre le Royaume-Uni et la Norvège.

Cette affaire a montré que, lorsque les dirigeants travaillent ensemble, des ressources peuvent être développées de manière pacifique au profit des populations des deux pays.

« L’accord entre la Mauritanie et le Sénégal a ouvert la voie au développement du champ de la Tortue grâce à l’unification transfrontalière, avec une répartition initiale des coûts, de la production et des revenus 50/50 ainsi qu’un mécanisme pour les futures déterminations d’équité fondées sur la performance sur le terrain. Cela demande du leadership, de la vision et de la prévoyance », a poursuivi Kearney.

Le dernier récipiendaire du prix «Homme de l’année», était le Secrétaire général de l’Opep, le nigérian Mohammed Sanusi Barkindo, un homme qui a fait sens de son leadership pour guider le cartel pétrolier dans l’une de ses périodes les plus turbulentes, marquée par une baisse soutenue du prix du pétrole et une perte de part de marché mondiale.

Source : Financial Afrik

 

Ghana et Côte d'Ivoire suspendent leurs ventes de cacao

La Côte d'Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux de cacao, suspendent leur vente jusqu’à nouvel ordre pour le cacao qui sera récolté en octobre 2020. Les deux pays essaient ainsi d’obtenir des marché un prix plancher. Objectif affiché : mieux rémunérer les producteurs.

Deux jours de discussions entre acteurs de la filière à Accra au Ghana et un bras de fer. Bras de fer engagé entre d’une part les deux principaux producteurs de cacao, deux tiers de la production mondiale, et d’autre part les marchés.

Objectif : obtenir un prix plancher. Les acteurs se sont entendus sur le seuil de 2 600 dollars la tonne. Une nouvelle réunion pour fixer les modalités précises est convoquée pour le 3 juillet à Abidjan.

Concrètement, pour faire pression sur les marchés, la Côte d’Ivoire et le Ghana suspendent jusqu’à nouvel ordre la vente du cacao qui sera récolté lors de la campagne 2020-2021. Il faut savoir que 80% de la récolte est vendu avant le début de chaque campagne.

L’objectif affiché est de mieux rémunérer les producteurs. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, le prix bord-champ fixé à titre indicatif par l’État à 750 F CFA le kg cette année, n’est pas respecté.

Il se situe en réalité plutôt entre 500 et 700 F CFA le kg selon Kanga Koffi, président de l’Association nationale des producteurs de cacao de Côte d’Ivoire, l’ANAPROCI, et par ailleurs très réservé sur l’issue des discussions d’Accra : « En général, la hausse des cours reste entre l’acheteur et l’exportateur. On attend de voir quelle sera l’impact réel sur le terrain pour les producteurs. »

Selon Kanga Koffi, compte tenu des charges, officielles ou officieuses, qui pèsent sur les producteurs ivoiriens, un prix décent se situerait autour de 1000 F CFA le kg.

Source : RFI

 

Restructuration de Tunisair : suppressions de postes et vols low-cost en perspective

Le Conseil des ministres du 20 mai a validé le programme de restructuration de la compagnie nationale tunisienne annoncé depuis près de deux ans, qui prévoit le départ de 1 200 salariés au cours des trois prochaines années et des investissements pour le renouvellement de la flotte.

Acculé par la dette, les insuffisances matérielles et les retards de Tunisair, le conseil des ministres tunisien a adopté, lundi 20 mai, le programme de réforme de la compagnie aérienne nationale – annoncé depuis août 2018 -, excluant toute privatisation de la compagnie. Hichem Ben Ahmed, ministre du Transport, à précisé le lendemain, sur les ondes de la radio tunisienne Express FM, que ce programme de restructuration courrait sur une période de cinq ans.

Sur le plan social, le programme prévoit qu' »avec l’accord de l’UGTT [Union générale tunisienne du travail], 1 200 salariés quitteront la société Tunisair dans les trois ans à venir », a indiqué le ministre. Un plan de licenciements prévu depuis près de deux ans, mais toujours suspendu jusque-là, faute d’aide financière du gouvernement pour son exécution.

Cette réduction du personnel correspond à 15 % des 7 800 employés de la compagnie. Elle vise a résorber les pertes cumulées de la compagnie, qui se chiffraient à 500 millions de dinars en 2017. Celles-ci s’expliqueraient, selon la direction de Tunisair, par des recrutements massifs entre 2011 et 2012, notamment du fait de la réintégration des sociétés de catering et de handling au sein de l’entreprise.

Un plan estimé à 375 millions d’euros

Ce même matin, Ilyes Mnakbi, PDG de Tunisair, invité à la radio Shems FM, a précisé que la réforme de la compagnie nécessiterait 1,3 milliard de dinars (375 millions d’euros) d’investissements – une somme que l’État serait incapable de lui procurer. En revanche, il a indiqué que 170 millions de dinars seront débloqués par la compagnie pour indemniser les 400 salariés qui devront quitter Tunisair chaque année pendant trois ans.

« Tunisair va prendre en charge [leurs] prestations sociales jusqu’à leurs 62 ans. Les agents concernés par le départ seront sélectionnés par la compagnie », a indiqué le PDG.  L’UGTT quand à elle ne s’est pas encore exprimée.

À court terme et sur le plan matériel, le programme gouvernemental prévoit que l’État se porte garant pour permettre à Tunisair d’emprunter 50 millions de dinars dans les prochaines semaines, afin de réparer ses avions et d’éviter les retards, a indiqué le ministre du Transport.

Une subvention sera aussi accordée à Tunisair pour louer deux avions (en plus de la trentaine qu’utilise la compagnie) en vue de la prochaine saison estivale et il y aura des vols supplémentaires sur plusieurs destinations « au profit de la diaspora tunisienne », a indiqué M. Ben Ahmed, sans préciser les villes concernées ni le montant de la subvention en question.

Selon le PDG de Tunisair, une sous-compagnie low-cost pourrait aussi être lancée pour les zones de Djerba et de Monsatir.

32 % de ponctualité

Suite au gel des recrutements initié en 2015, plusieurs mouvements sociaux ont éclaté au sein de la compagnie. Le dernier en date remonte à avril 2019, lorsque le personnel au sol à menacé d’observer vingt-quatre heures de grève pour revendiquer le recrutement d’employés saisonniers supplémentaires, afin de répondre au manque de personnel.

Dans son dernier rapport d’activité, la compagnie indique observer une reprise globale de la croissance (+ 1,2 % pour d’activité en avril 2019, par rapport à avril 2018), en revanche le rapport indique que la ponctualité de Tunisair est tombée à 32 % en avril 2019, contre 41 % en 2018.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Côte d'Ivoire: une nouvelle usine ultramoderne construite sur la mine d'or d'Ity

mediaCette semaine la compagnie canadienne Endeavour Mining a inauguré une nouvelle usine sur la mine d'or ivoirienne d'Ity. Un investissement de 412 millions de dollars pour prolonger, grâce à des techniques de pointe l'exploitation de la plus ancienne mine d'or de Côte d'Ivoire qui a tendance à s'épuiser. Le procédé utilisé va permettre d'extraire 5 à 6 tonnes d'or supplémentaire pendant une dizaine d'années et donc de garantir la pérennisation d'un millier d'emplois directs sur le site. Cet investissement est aussi le fruit d'une politique volontariste de la part de l'État ivoirien qui entend développer un potentiel aurifère encore largement sous-exploité.

Il existe en Afrique de l'Ouest un axe volcano-sédimentaire qui va du Ghana au Burkina Faso, en passant par le Mali et la Côte d'Ivoire et qui recèle d'importantes réserves en or.

Le Ghana est devenu l'an dernier le premier producteur africain de métal jaune, avec 158 tonnes extraites, le Mali et le Burkina Faso le talonnent de près. Mais la Côte d'Ivoire, elle, n'a pas encore exploité tout son potentiel, loin de là. Le pays a pourtant d'énormes réserves prouvées, plus de 600 tonnes, et sans doute bien davantage selon les experts.

Dès 2014, Abidjan a mis en place une politique attractive : nouveau code minier, délivrance à la pelle de permis d'exploration, plus d'une centaine, et politique fiscale avantageuse. Les géants du secteur comme le Canadien Endeavour Mining et l'anglais Rangold sont arrivés en force. Ils exploitent déjà 5 mines dans le pays.

 

Entre 2009 et 2018, la production nationale est donc passée de 7 à 25 tonnes, l'objectif du gouvernement étant de franchir les 30 tonnes d'or d'ici l'an prochain. Mais cette exploitation ne va pas sans problèmes. Certaines communautés rechignent à laisser leurs terres aux compagnies minières, les conflits fonciers se multiplient. Par ailleurs, l'État a du mal à endiguer une exploitation

Source : RFI

 

Aéronautique : Bombardier largue son usine marocaine

Le constructeur canadien Bombardier a décidé de mettre en vente son unité marocaine, implantée à Casablanca depuis 2014. De grands noms du secteur seraient déjà intéressés par cette reprise.

L’annonce a eu l’effet d’une bombe : Bombardier met en vente son usine marocaine. La décision a été rendue publique, le 2 mai, en marge de la présentation des résultats trimestriels – peu reluisants – du constructeur canadien.  Le numéro 3 mondial annonce en fait la création d’une division aéronautique unique en rapprochant ses activités d’avions d’affaires et de court-courriers en parallèle de la cession d’actifs considérés désormais non stratégiques, notamment ses unités d’aérostructures à Belfast et au Maroc.

Implantée dans la zone franche de Nouaceur depuis 2014, l’usine casablancaise du géant canadien s’étend sur 16 000 m² et emploie 400 salariés pour la production de composantes d’ailes, de nacelles de moteurs ainsi que de certaines pièces de fuselage et de sous-ensembles pour des régionaux CRJ ou des jets d’affaires comme le Challenger ou le Global. Au quatrième trimestre 2018, Bombardier avait même lancé les travaux d’extension de cette unité sur un terrain de 14 500 m² et qui devait permettre la création de 450 emplois supplémentaire.

Rassurer quant à la préservation de l’emploi

Malgré l’annonce de cette mise en vente, ce projet de développement reste d’actualité à en croire les responsables de Bombardier qui tiennent également à rassurer quant à la préservation des emplois actuels. Cette annonce « peut susciter l’inquiétude des employés, mais la société travaillera en étroite collaboration avec les syndicats pendant toute la période de transition future vers un nouveau propriétaire », ont déclaré les responsables de la firme canadienne.

Même son de cloche au ministère de l’Industrie marocain, qui reste confiant quant à l’attrait du secteur aéronautique au royaume. On parle déjà de repreneurs potentiels pour cette unité, autour de laquelle tout un écosystème a été créée vu son taux d’intégration de 30 %. Parmi les acquéreurs éventuellement intéressés, sont cités l’américain Spirit, proche de Boeing, ainsi que Airbus. Deux poids lourds de la fabrication d’aérostructures qui sont déjà présents au Maroc.

Source : jeuneafrique.com

 

FMI: les pays de l'UMA doivent renforcer leur intégration économique

FMI: les pays de l'UMA doivent renforcer leur intégration économique APS - Les cinq pays du Maghreb membre de l’Union du Maghreb arabe (UMA) voient les possibilités de commerce régional entre eux largement sous-exploitées, et doivent renforcer leur intégration, a indiqué le Fonds monétaire internationale (FMI) sur son site web.

Ainsi, selon le FMI, Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie ayant créé en 1989, l’UMA pour promouvoir la coopération et l’intégration économique, sous-exploitent, trente ans plus tard, doivent aujourd'hui renforcer l'intégration pour créer des emplois pour leur population jeune et en augmentation.

Dans une étude réalisée par l'analyste à la direction du département de la stratégie, Ramzy Al Amine, le directeur de la division Maghreb du département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, Jean-François Dauphin et le chef de mission pour l’Algérie, Alexei Kireyev, il est assuré qu'accélérer l’intégration régionale permettrait de stimuler la croissance, de créer des emplois et d’ouvrir de nouveaux horizons pour près de 100 millions de personnes dans cette région.

A l’heure actuelle, le commerce entre les pays du Maghreb ne porte que sur quelques biens, notamment des combustibles et des hydrocarbures que l’Algérie exporte vers la Tunisie et le Maroc, des huiles végétales, des machines, du fer et de l’acier que la Tunisie exporte vers l’Algérie et la Libye, et du fer, de l’acier, des articles d’habillement, des véhicules et des appareils électriques que le Maroc exporte vers l’Algérie, la Tunisie et la Mauritanie, souligne l'étude.

"Selon nos calculs, il existe de nombreuses possibilités d’accroître les échanges. Des flux d’exportation supplémentaires pourraient porter, par exemple, sur les services de transport, les produits alimentaires, les métaux et les produits chimiques marocains à destination de la Tunisie", ont indiqué les auteurs de l'étude.

Selon eux, une plus grande ouverture au commerce interrégional de biens et de services permettrait de créer un vaste marché qui rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs.

Elle contribuerait à la constitution de chaînes d’approvisionnement régionales et à leur insertion dans les chaînes de valeur mondiales, et rendrait le Maghreb plus résilient face à des chocs économiques, ont-ils ajouté.

En bref, l’intégration serait une source de croissance et d’emplois bienvenue. Ainsi, selon l’étude du FMI, la croissance dans les pays du Maghreb pourrait s’accélérer de 1 point de pourcentage à long terme.

Les périodes de crise économique ou de transition politique peuvent être propices à une intégration plus rapide, est-il noté dans la publication qui relève également le rôle de puissants accélérateurs de l’intégration économique que pouvaient jouer les nouvelles technologies, qui, elles, ne connaissent pas de frontière.

Source : Algérie Presse Service

 

Après-pétrole : « Au Maghreb, il y a eu des annonces mais aucune réforme pour diversifier l’économie »

La rente associée à l'exploitation des hydrocarbures reste la principale source de revenu pour de nombreux pays arabo-musulmans. Si cette ressource est précieuse, elle n'est pas illimitée, et préparer l'après-pétrole s'impose comme une nécessité. La chercheuse Nassima Ouhab-Alathamneh décrypte les enjeux de cette urgente diversification.

L’une des grandes questions auxquelles les pays arabo-musulmans seront confrontés à l’avenir est la diversification de leurs économies. Alors que ces pays sont en train de « puiser dans leurs ressources », ils continuent à dépendre essentiellement de la rente des hydrocarbures. L’or noir, cette « manne tombée du ciel », a permis aux gouvernements de se contenter pratiquement d’une seule source de financement.

Mais trouver une alternative au gaz et au pétrole est devenu de plus en plus urgent, selon Nassima Ouhab-Alathamneh. La chercheuse sur les mutations politiques et économiques du monde arabe, auteure de L’après-pétrole dans le monde arabe et musulman. De la dépendance aux stratégies alternatives (L’Harmattan, 2018), évoque cette incontournable transformation.

Jeune Afrique : À quel point les économies des pays de l’Afrique du Nord et du Golfe sont-elles dépendantes des revenus provenant de l’exploitation des hydrocarbures ?

Nassima Ouhab-Alathamneh : Les revenus de ces pays dépendent en moyenne à 97 % de la rente du pétrole et du gaz. Ce sont des économies qui ne sont pas du tout diversifiées et n’ont pas d’autres sources de revenus importantes à part les hydrocarbures. Si c’est le cas bien évidemment des pétromonarchies du Golfe, l’Égypte, la Libye et l’Algérie sont également concernés.

Dans le Golfe, les secteurs des services, du tourisme et de la finance sont en train de se développer, mais au Maghreb ils restent à la traîne

Dans le Golfe, les secteurs des services, du tourisme et de la finance sont en train de se développer, mais au Maghreb ils restent à la traîne. Ils pourraient grandir parallèlement en bénéficiant de l’argent du pétrole, mais ce n’est pas encore le cas. Pourtant, cette diversification ne peut plus attendre : elle est nécessaire pour préparer ces États à l’après-pétrole.

Pourquoi cette diversification n’a-t-elle pas encore eu lieu ?

Pour plusieurs raisons. Le problème, c’est que les revenus du pétrole se trouvent dans des circuits économiques extérieurs aux États même, souvent dans des banques européennes ou américaines. Ainsi, les pays arabes n’en bénéficient pas directement. Il faudrait donc développer une épargne nationale et investir cet argent dans et pour le pays qui produit cette rente pétrolière.

Le manque cruel de transparence dans la gestion de l’argent public et la corruption structurelle ont également un impact non négligeable. Ces facteurs combinés portent atteinte aux intérêts nationaux et aux développements économiques de ces pays.

Ces États se trouvent donc dans une situation paradoxale : ils exportent une énorme richesse, mais leurs économies restent très fragiles. Comment l’expliquez-vous ?

À partir des années 1970, dans la foulée des indépendances, la plupart des pays de la région ont commencé à nationaliser leurs ressources. Ce changement a généré énormément d’argent. Mais plusieurs ont développé un modèle économique qui s’est révélé être le mauvais choix en termes de besoins nationaux. On observe alors une planification étatique déconnectée de la réalité économique et sociale post-indépendance.

L’élite s’est longtemps contentée de cette « manne tombée du ciel », sans chercher d’autres sources de financement de l’économie. C’est ainsi que la Libye, l’Algérie ou encore l’Égypte ont tout misé sur l’industrie du pétrole, en pensant pouvoir assurer le développement parallèle du pays à partir de cette rente. Mais cet effet d’entraînement n’a pas eu lieu. C’est pourquoi, dans les années 1980, ils se sont tous trouvés endettés. Le choc pétrolier a entraîné la sujétion de ces pays aux plans d’ajustement structurels élaborés par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

Il existe pourtant de nombreuses différences entre les nations du Maghreb et celles du Golfe…

Bien sûr. Leurs structures étatiques différentes influencent directement leur régime économique. En termes de population aussi, les pays du Maghreb sont plus peuplés que des petits États comme le Qatar et les Émirats arabes unis, qui possèdent plus de ressources.

Il faut considérer aussi que, malheureusement, le changement ou le progrès se déroulent plus rapidement dans un système autoritaire où la gestion du pouvoir est fortement centralisée

Il faut considérer aussi que, malheureusement, le changement ou le progrès se déroulent plus rapidement dans un système autoritaire où la gestion du pouvoir est fortement centralisée. À l’heure actuelle, seuls les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Qatar ont réussi à mettre véritablement en place des mesures préparant l’après-pétrole, grâce à la promotion du tourisme et des IDE [Investissements directs à l’étranger].

Vous observez des changements importants dans le Golfe, mais qu’en est-il au Maghreb ?

Effectivement, cette transition est en train de se mettre en place dans le Golfe, où les différents plans Vision ont tous d’une manière ou d’une autre pour objectif de trouver des sources de revenu alternatives à la rente pétrolière. Par exemple, l’Arabie saoudite et les Émirats ont récemment introduit pour la première fois la TVA à 5 %.

Au Maghreb, il y a eu plusieurs annonces mais aucune réelle réforme. On observe un véritable manque de volonté politique, combiné à un déficit de coopération entre pays. Pour le moment, cette rente politique, c’est de l’argent facile duquel ils ne souhaitent pas s’affranchir. À moins qu’il y ait prochainement un changement radical dans l’élite qui nous gouverne. L’une des possibilités pour l’Afrique du Nord serait de développer un marché commun qui profiterait à tout le monde.

Quelles sont les conséquences de ce manque de volonté politique ?

S’il n’y a pas un changement dans les années à venir, on assistera à une crise économique. Ces pays risquent de se retrouver endettés s’ils ne disposent plus du revenu dérivé de la rente pétrolière, et de devoir de nouveau faire appel aux institutions financières internationales pour ajuster leurs économies.

Ils sont déjà en train de puiser dans leurs réserves et dépendent fortement du prix du baril. Dans le cas de l’Algérie et de la Libye, ils ont besoin d’un prix d’environ 85 dollars, mais aujourd’hui on est en dessous. Leur budget est déjà en déséquilibre.

Source : jeuneafrique.com

 

Maroc: trois «grands» barrages seront construits dans le Nord

Maroc: trois «grands» barrages seront construits dans le NordLe Figaro - Trois «grands» barrages seront édifiés dans le nord du Maroc pour répondre à des besoins en eau de plus en plus importants, a annoncé le Palais royal alors que la question de la gestion de l'eau a été érigée en priorité à Rabat.

La décision a été prise au cours d'une réunion présidée jeudi soir par le roi Mohammed VI, en présence du chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani, de ministres et de conseillers royaux, a annoncé le cabinet royal, cité par l'agence de presse officielle MAP.

Mohammed VI a notamment «mis l'accent sur la question de l'approvisionnement en eau dans les zones couvrant le nord et nord-est du royaume», régions qui «voient leurs besoins en eau plus que doubler en été», a-t-il ajouté.

Outre cette hausse attribuée au «développement du tourisme», le communiqué cite le «dynamisme généré par d'importants projets industriels», notamment l'usine du groupe automobile français Renault, ouverte en 2012 près de Tanger, et le projet de construction d'une «ville industrielle» dans le Nord, en partenariat avec des opérateurs chinois.

Ces projets «requièrent un renforcement de la capacité d'approvisionnement en eau», selon le communiqué. Leurs besoins seront «satisfaits grâce (...) aux trois nouveaux grands barrages qui seront édifiés dans cette zone», a affirmé cette source, sans donner de date pour le début des travaux.

Le monarque a par ailleurs ordonné au gouvernement de finaliser «le programme prioritaire national concernant l'eau et sa gestion», qui devra répondre aux problèmes d'approvisionnement dans les zones les plus touchées, selon le Palais.

Le Figaro avec AFP
Source :
Le Figaro (France)

 

 

 

 

 

 

 

 

En Algérie, Sonatrach s’est imposé comme le symbole d’un Etat exsangue

En Algérie, Sonatrach s’est imposé comme le symbole d’un Etat exsangueLa volonté d’hyper-contrôle du pouvoir politique a amoindri l’attractivité de la société nationale d’hydrocarbures pour les entreprises étrangères, analyse notre chroniqueur.

Chronique. PDG de Sonatrach depuis 2017, Abdelmoumen Ould Kaddour est l’une des cibles privilégiées des manifestants algériens et il ne pouvait pas en être autrement. Ould Kaddour, qui s’était prononcé pour un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, est un maillon central du régime. La société qu’il dirige permet en effet de perpétuer un système que dénonce la population.

Quelques jours après le début de la transition politique en Algérie qui devrait conduire le 4 juillet à la première élection présidentielle sans Abdelaziz Bouteflika depuis vingt ans, son institution fait l’objet de toutes les attentions.

La Sonatrach, société pétrolière d’Etat créée au lendemain de l’indépendance en 1963, est devenue la caisse du régime permettant sa survie à coups de financement de programmes sociaux, de subventions de multiples produits et construction d’infrastructures. Cependant, depuis une dizaine d’années, la Sonatrach et le secteur pétrolier algérien vont eux aussi très mal, reflétant les maux qui minent l’économie du pays dans son ensemble.

Tous les maillons du pays

Sonatrach est en effet unique en Afrique, et même au sein des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs pétroles (OPEP), dont l’Algérie est membre depuis 1969. Depuis la nationalisation de février 1971, Sonatrach explore, produit, raffine et transporte le pétrole et le gaz. Bref, elle intervient à tous les stades, comme « le système » lui aussi a longtemps tenté de le faire en contrôlant tous les maillons du pays.

Et si, au fil des ans, le secteur privé s’est fait une petite place dans nombre de secteurs, le Code des hydrocarbures de 2006, lui, a considérablement amoindri l’attractivité de l’Algérie pour les sociétés étrangères. Dans la logique d’hyper-contrôle, il fallait que ce joyau reste national… même si, aujourd’hui, deux conséquences majeures découlent de cette décennie de méfiance de la part du secteur privé.

Premièrement, l’exploration et une partie significative de la production sont désormais dans les seules mains de Sonatrach. De même sur les 101 forages d’exploration effectués en 2017, 100 ont été l’œuvre de Sonatrach et un seul a été réalisé en coopération avec le secteur privé. Deuxième conséquence, la production pétrolière a peu à peu fléchi, passant de près de 2 millions de barils à moins de 1,5 entre 2007 et 2017. La production gazière s’est par contre appréciée, mais l’accroissement massif de la consommation domestique a tout de même largement freiné les exportations. A l’instar de l’économie algérienne, la situation au sein de Sonatrach n’est pas bonne.

Plutôt inquiétant, ce tableau du secteur pétrolier algérien, est encore compliqué par la contribution très importante de Sonatrach au budget de l’Etat. En 2017, 19,4 milliards de dollars (17,2 milliards d’euros) ont été versés au trésor. Des transferts qui empêchent la compagnie de consacrer suffisamment au pétrole et aux gaz plus difficiles d’accès. Or pour assurer ses lendemains, il lui faudrait regarder du côté des gaz et pétrole de schiste dont l’Algérie détient des réserves parmi les plus importantes d’Afrique. Outre que les populations du sud s’opposent à un tel projet, Sonatrach n’a pas les moyens de ses ambitions. Elle s’épuise financièrement en gérant la quasi-totalité du secteur seule, et l’Etat lui retire une grande partie de ses moyens pour tenter de maintenir son niveau de production.

Réformer en profondeur

On est dans la quadrature du cercle puisque l’Etat algérien a besoin d’elle pour survivre, alors qu’elle aurait besoin que l’Etat l’oublie un peu pour qu’elle puisse se développer. Une équation impossible aujourd’hui car, durant les années Bouteflika, aucun autre secteur n’a permis de diversifier les contributions au budget. Au point que la vente du pétrole et du gaz représentent toujours presque l’intégralité des exportations et les premières contributions au budget de l’Etat.

L’actuel PDG de Sonatrach a réussi à aplanir des relations autrefois très difficiles avec les majors. Il est parvenu à éteindre tous les différends juridiques contre Sonatrach. Abdelmoumen Ould Kaddour a également veillé à ce que les majors encore actives dans le pays investissent davantage en octroyant de nouveaux contrats d’exploration ou de développement (Total) ou des extensions sur des gisements en production (ENI) ; il a œuvré à un nouveau Code des hydrocarbures – prêt depuis janvier – dont l’objectif est de récréer les conditions de la confiance avec le secteur privé et de proposer des fiscalités plus adaptées aux différents types d’exploration : onshore, offshore, gaz et pétrole de schiste.

Mais s’il a lancé le chantier Sonatrach 2030 dont l’objectif est d’accroître la production en réformant en profondeur la société, ce qu’a fait l’homme importe moins pour la rue que ce qu’il représente : un des maillons forts d’un système honni.

Benjamin Augé est chercheur associé aux programmes Afrique et énergie de l’Institut français des relations internationales (IFRI).

Benjamin Augé (chroniqueur Le Monde Afrique)
Source : Le Monde Afrique (France)

 

L'Afrique monte en puissance sur la scène pétrolière mondiale

L'Afrique monte en puissance sur la scène pétrolière mondialeRFI - L'Afrique pèse encore peu dans les échanges pétroliers et gaziers mondiaux, mais comme le souligne le rapport Arcadia, consacré aux matières premières africaines, le continent monte en puissance avec plus d'une demi-douzaine de nouveaux pays producteurs d'hydrocarbures d'ici quatre ans.

Ouganda, Kenya, Sénégal, Mauritanie, Mozambique, Tanzanie et Afrique du Sud. Sept nouveaux pays africains vont d'ici 2023 devenir producteurs, voire exportateurs de pétrole et de gaz, souligne Francis Perrin, auteur du chapitre pétrolier du rapport Arcadia 2019 sur l'Afrique et les marchés mondiaux de matières premières (sous la direction de Philippe Chalmin et Yves Jégourel).

Du Sénégal et de la Mauritanie...

De très gros projets gaziers sont en phase de développement, c'est le cas du projet du Britannique BP au Sénégal et en Mauritanie, ou sont sur le point d'obtenir leur décision finale d'investissement cette année, comme les projets de l'Américain Anadarko et de l'Italien Eni au Mozambique.

En Angola, les champs pétroliers en mer opérés par le Français Total à Koambo et l'Italien Eni à Vandumbu viennent de démarrer, tout comme le gisement géant Egina développé par Total au Nigeria, champion africain du pétrole, où la compagnie française vient de faire une nouvelle découverte, Preowei.

... à l'Afrique du Sud

La carte pétrolière de l'Afrique se modifie. L'industrie pétrolière s'est longtemps concentrée sur l'Afrique centrale, elle a depuis ouvert de nouveaux fronts en Afrique du Nord et dans le golfe de Guinée. Désormais, c'est le tour de l'Afrique orientale et australe. Ce que confirme la découverte, encore à évaluer, de pétrole et de gaz à la fin de l'année dernière au large de l'Afrique du Sud. Un pays que Total qualifie de « nouvelle province » gazière et pétrolière « de dimension internationale ». Enfin, après l'exploitation des hydrocarbures à terre en Algérie, place à l'exploration en mer, un projet de la compagnie nationale Sonatrach, de l'Italien Eni et du Français Total.

Qatar Petroleum très présent

Les compagnies étrangères privées s'associent de plus en plus aux compagnies nationales africaines sur les nouveaux projets. Mais aussi aux compagnies nationales non africaines. Qatar Petroleum s'illustre particulièrement dans ces coopérations tripartites en Afrique. La compagnie nationale qatarienne est présente au Mozambique, en Afrique du Sud, au Congo et au Maroc aux côtés de l'Italien Eni, de l'Américain ExxonMobil, ou du Français Total.

6 à 7% du marché mondial

De quoi, à l'arrivée, augmenter un peu le poids de l'Afrique sur le marché pétrolier et gazier mondial. Elle ne pèse encore que 6 ou 7 %, même si la moitié des 14 pays membres de l'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, sont aujourd'hui africains.

Claire Fages
Source : RFI

 

La BADEA appuie l’action du G5 Sahel

La BADEA appuie l’action du G5 SahelFinancial Afrik - Durant la 44e réunion annuelle du Groupe de la Banque Islamique de Développement (Marrakech, 3-6 avril), forts du succès de leur coopération dans le domaine des ressources agricoles, la BADEA et le G5 Sahel ont convenu d’élargir leur périmètre de coopération au domaine des infrastructures.

Créé en 2014, le G5 Sahel est une organisation régionale qui vise à accroître la sécurité et le développement des habitants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Parce qu’elles contribuent à la mise en valeur du territoire et à l’occupation de l’espace, les activités économiques des populations rurales sont l’un des prérequis de la paix civile et du développement harmonieux du Sahel.

« Pour assurer le développement socioéconomique et l’intégration régionale dans l’espace du G5 Sahel, promouvoir les échanges internes et intra régionaux et faciliter la circulation des personnes et des biens, les Etats se doivent d’investir dans le développement des infrastructures » (Stratégie pour le développement et la sécurité, 2016).

Depuis 1973, année de sa fondation par la Ligue des Etats Arabes, la BADEA finance le développement économique des pays africains, encourage l’investissement de capitaux arabes et contribue à la mise à disposition d’assistants techniques.

Le partenariat entre G5 Sahel et BADEA a débuté peu après que les Chefs d’Etat du G5 Sahel aient demandé au Secrétariat Permanent d’identifier les potentialités agricoles, animalières et halieutiques de la région (Bamako, 6 Février 2017).

Pour ce faire, il a conçu une étude (sans précédent) dont la réalisation a été rendue possible grâce à l’assistance technique de l’Organisation Arabe pour le Développement Agricole (OADA) et au financement de la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique (BADEA).

Suite à la conférence de coordination des partenaires et bailleurs de fonds (Nouakchott, 6 décembre 2018), la BADEA a résolu d’approfondir l’appui porté au G5 Sahel.

A cet effet, elle a étudié avec attention la « requête de financement des projets routiers inscrits au PIP (2019-2021) » adressée par la Présidence du Conseil des Ministres du G5 Sahel (28 décembre 2018).

A l’occasion de la réunion du Groupe de Coordination Arabe (GCA) (Koweït, 15-16 janvier 2019), la BADEA et les autres membres du GCA ont manifesté leur intérêt pour cinq projets de construction d’infrastructures routières d’un montant total de 323,88m$:

• Route Djibo – Baraboulé – Frontière du Mali (Burkina Faso) : 28,54m$

• Route Sandara – Nioro (Mali): 58m$

• Route Tidjikja – Kiffa – Kankossa – Sélibaby – Khabou (Mauritanie): 62,78m$

• Route Keita – Tamaske – Kolloma – Tahoua (Niger): 26,24m$

• Routes Liwa – Rig Rig et Ngouri – Mao (Tchad) : 148,32m$

Pour Dr Sidi Ould Tah, Directeur Général de la BADEA, « les infrastructures favorisent la prospérité des populations, facilitent l’intégration régionale entre pays et constituent un investissement à fort effet d’entraînement ».

Comme le souligne Maman Sambo Sidikou, Secrétaire Permanent du G5S, « l’appui fourni par la BADEA illustre la détermination des partenaires arabo-islamiques à répondre rapidement aux défis des Sahéliens tout en tenant compte de la pérennité des efforts initiés ».

Cette nouvelle contribution de la BADEA s’inscrit dans la mise en œuvre du Programme d’Investissements Prioritaires (PIP) – un portefeuille de 40 projets constitué par le G5 Sahel pour un montant total d’1,9 milliard d’euros.

Les interventions de la première phrase du PIP (2019-2021) répondent à quatre priorités thématiques : gouvernance (81m€), résilience (200m€), sécurité (396m€) et infrastructures (1 milliard €).

A ce jour, l’appui fourni par les partenaires du monde arabo-islamique (Arabie Saoudite : 100m € et Emirats Arabes Unis : 30m€) a surtout porté sur la composante « sécurité » du G5 Sahel.

Cependant, le 6 décembre 2018, le Maroc a exprimé l’intention d’appuyer le G5 Sahel dans le domaine de l’énergie (photovoltaïque).

On note par ailleurs un intérêt accru des bailleurs de fonds (bilatéraux et multilatéraux) de la Oumma en faveur de l’investissement dans le développement.

Cette tendance trouve sa manifestation dans le thème de la réunion annuelle du Groupe de la BID à Marrakech : « La transformation dans un monde en mouvement : en route vers les Objectifs de Développement Durables ».



Le G5 Sahel est une organisation créée en 2014 par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad couvrant une superficie de 5 millions de kilomètres carrés où vivent près de 80 millions d’habitants. Son mandat porte sur les domaines de la sécurité et du développement. Le Produit Intérieur Brut (PIB) cumulé des États membres est proche de 53 milliards de dollars américains (CNUCED, 2018).

Source : Financial Afrik

 

 

Africa CEO Forum : vers le marché commun africain

Le manque d'infrastructures, le nécessaire engagement du secteur privé, les entraves encore importantes à la libre-circulation des personnes... Autant d'obstacles à dépasser pour que la zone de libre-échange continentale devienne une réalité, ont estimé des personnalités telles que Paul Kagame, Carlos Lopes ou encore Naguib Sawiris, lors de l'ouverture des débats du Africa CEO Forum.

«  Il y a un an, 44 pays annonçaient leur intention de former ensemble la Zone économique de libre-échange continentale (Zlec), et depuis, 21 États l’ont ratifiée, mais énormément reste encore à faire », a rappelé dès l’ouverture de l’Africa CEO Forum, le 25 mars à Kigali, le chef d’État rwandais, Paul Kagame, pour qui une large part des difficultés à la mettre en place viennent de la politique.

Le président rwandais a notamment évoqué les tensions actuelles entre son pays et l’Ouganda qui ont un impact négatif sur le commerce régional et les économies des deux États. « Les frontières africaines, héritées de la colonisation, sont artificielles, il nous faut parvenir à les dépasser », a estimé Sahle-Work Zewde, la présidente éthiopienne, dont le pays est le 21e à avoir ratifié dernier l’accord de création de la ZLEC, en février.

La libre-circulation, une condition nécessaire

Le Nigérian Abdulsamad Rabiu, patron du conglomérat BUA Group, a expliqué que son pays prenait son temps pour rejoindre la zone de libre-échange du fait de l’expérience difficile de la mise en œuvre d’accords semblables à l’échelon Afrique de l’Ouest, parfois défavorables aux groupes nigérians, concurrencés par les importateurs.

Le dirigeant a toutefois estimé inéluctable, qu’à terme, le Nigeria devienne un membre à part, indiquant qu’un Comité avait été mis en place par le président Buhari pour étudier le sujet, associant notamment des personnalités du monde des affaires. Pour le président exécutif de BUA Group, « la première nécessité est avant tout la libre-circulation des Africains sur le continent, ce qui est loin d’être une réalité, puisqu’aujourd’hui, seuls le Rwanda et les Seychelles mettent ce principe en application ».

L’Égyptien Naguib Sawiris, président exécutif d’Orascom Investment Holding, présent notamment dans les télécoms, l’immobilier et le secteur minier, a fait valoir quant à lui la nécessité que les institutions financières internationales jouent un rôle plus actif dans le financement des infrastructures logistiques nécessaires à l’intégration régionale.

Belle progression

« La plupart d’entre nous investissons quand les infrastructures sont là », a-t-il affirmé, regrettant que le rôle des entreprises dans la création d’emplois ne soit pas suffisamment reconnu par les gouvernements africains. Reconnaissant l’importance de jouer un rôle proactif pour porter une partie des risques, Philippe Le Houérou, directeur général d’IFC (la branche dédiée au financement du secteur privé de la Banque mondiale) a estimé qu’un grand nombre d’infrastructures devaient nécessairement être bâties et gérées par des groupes privés, sans lesquelles elles ne deviendront pas une réalité, par exemple dans la production et distribution d’électricité.

Pour l’économiste Carlos Lopes, parmi ces investisseurs privés, les groupes africains représentent déjà une part importante et sont plus efficaces que les autres : « Conjointement, l’Afrique du Sud et le Maroc représentent davantage d’investissements sur le continent que l’Inde », s’est-il réjoui.

Et l’économiste Bissau-guinéen d’appeler les participants à l’Africa CEO Forum à poursuivre les efforts pour accélérer l’intégration économique du continent, qui, une année après la signature de la Zlec début 2018, a déjà progressé plus rapidement que nombre d’autres zones du monde.

Source : jeuneafrique.com

 

Mines: l'institut Fraser passe au peigne fin l'attractivité de 10 pays africains

Mines: l'institut Fraser passe au peigne fin l'attractivité de 10 pays africainsLe360 Afrique - Le sondage annuel auprès des compagnies minières de l'Institut Fraser a été publié la semaine dernière. Le Botswana caracole en tête, alors que des pays comme le Maroc et le Sénégal n'y figurent pas, à cause d'une insuffisance de réponses de la part des entreprises minières.

Depuis plus d’une année, on assiste à une vague de réformes du secteur minier dans plusieurs pays africains. Ce chargement de l’environnement, diversement apprécié par les investisseurs, a fait l’objet d’une étude menée par le think tank canadien Fraser.

Sur 83 nations riches des produits de leurs mines que compte la planète, seuls 10 pays africains ont obtenu le seuil minimal de réponses pour figurer dans le classement.

Selon ce rapport, l’Afrique est la deuxième région la moins attractive pour l’investissement dans les mines. Le Botswana est la juridiction africaine la mieux classée (32e), suivie de l’Afrique du Sud (43e) puis de la Zambie (45e).

Les pays africains les plus mal classés comprennent l’Ethiopie (77e mondial), le Ghana (68e) et la RDC (67e).

Ainsi, le Botswana caracole en tête dans le domaine de la perception des politiques minières. Un dirigeant d'une compagnie d'exploration a déclaré que «le régime fiscal du Botswana continue d'être exemplaire par rapport aux autres juridictions africaines et encourage l'investissement dans l'exploration».

C’est donc sans grande surprise que le pays termine premier en Afrique, en ce qui concerne la perception des politiques minières, qui compterait pour 40% dans les décisions d’investissement.

Souvent félicité pour ses bonnes pratiques minières, le Botswana a même progressé par rapport à l’année 2017 où il était classé 21e sur 91 pays.

Cette performance reflèterait la diminution des inquiétudes des investisseurs au sujet des barrières commerciales et la stabilité politique.

Juste derrière, le numéro 1 africain se trouve être la Namibie (36e sur le plan mondial) et la Zambie (53e). Fraser explique le score de la Zambie par la diminution des préoccupations liées à la stabilité politique, les infrastructures et le cadre juridique offert aux investisseurs.

Toutefois, depuis l’introduction en début d’année de nouvelles lois qui augmentent les redevances et taxes minières, le pays s’est mis à dos une majorité de compagnies opérant sur le sol zambien.

Classé 82e selon l'indice de perception des politques minières, la RDC occupe la dernière place en Afrique. Sur un plan mondial, elle ne devance que le Venezuela.

La RDC a promulgué, en 2018, un nouveau code minier qui augmente les redevances et impose de nouvelles taxes. Les dirigeants de compagnies minières s’étaient alors opposés aux réformes, estimant risquer d’importantes pertes financières. Pour «protéger leurs droits», elles avaient même menacé d’intenter une action en justice contre le gouvernement.

«La récente augmentation unilatérale du taux de redevance en RDC décourage les investissements», s'inquiète, à ce propos, un dirigeant cité par Fraser.

Un autre chef d'entreprise minière, également cité dans le document de l'Institut Fraser, évoque le «manque de clarté sur les limites des concessions minières d'exploration et les cas de corruption».

Se retrouvant dans les dernières places du classement à l'instar de l’Ethiopie (71e) et le Zimbabwe (76e), le Mali a connu le déclin le plus important sur le continent (46e sur 91 en 2017 à 63e sur 83 en 2018).

Au Mali, les investisseurs se sont montrés de plus en plus préoccupés par la réglementation et les contrats de travail, le système juridique et la disponibilité de la main-d'œuvre et des compétences.

Mais les mauvais scores des pays africains concernant les politiques minières ont été compensés par la richesse de leurs sous-sols.

En tenant compte uniquement de l’indice de potentiel minéral, la RDC (24e) est le pays africain le plus attractif pour l’investissement dans l’exploration. Elle est suivie de l’Afrique du Sud (30e) et du Mali (38e). Le point commun de tous ces pays est leur grande richesse minérale.

Le sous-sol congolais héberge d’énormes réserves de cuivre, de cobalt, et d’autres minéraux prisés, alors que l’Afrique du Sud est riche en métaux à l'instar du platine et d'autres matières premières très utilisées comme le nickel, ou même le charbon.

Au Mali, le secteur aurifère est en plein essor, et les potentielles grandes réserves attirent plusieurs compagnies d’exploration.

Il faut toutefois noter que des pays au potentiel minier important, comme le Maroc, le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, la Guinée ou encore l'Angola ont été écartés du fait de leurs réponses, jugées insuffisantes par le think tank.

Pour la réalisation de son classement 2018, l'institut Fraser a analysé les réponses de 291 acteurs. Il s'agit pour la plupart, de dirigeants de compagnies minières, lesquels ont été interrogés au sujet des facteurs qui influencent leurs décisions à investir dans les pays.

Selon les réponses obtenues, le think tank canadien a accordé à chaque pays un indice d’attractivité globale. Cet indice composite est déterminé à partir d’un indice de potentiel minéral qui évalue si la géologie des pays encourage, ou décourage, les investissements dans l’exploration et d’un indice de perception des politiques minières.

Parmi les facteurs, on retrouve les réglementations mises en place par les gouvernements, le système légal, le régime de taxation, les infrastructures, la stabilité politique ou encore les lois concernant le travail.

Par Karim Ben Amar
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennes

Les pêcheurs sénégalais bienvenus à nouveau dans les eaux mauritaniennesAprès des années de tensions avec les garde-côtes mauritaniens, les pêcheurs du Sénégal peuvent à nouveau jeter leurs filets dans les eaux réputées très poissonneuses de leur voisin du nord, grâce à l'entrée en vigueur d'un accord négocié au plus haut niveau entre Dakar et Nouakchott.

"Avant, on pêchait illégalement dans les eaux mauritaniennes. On n'était pas rassurés et on prenait la fuite quand on apercevait une lampe de garde-côtes. L'accord nous a ramené la paix", explique à l'AFP Amadou Wade, capitaine sénégalais d'une pirogue de la ville frontalière de Saint-Louis (nord), en débarquant sa cargaison de sardinelles sur la plage des pêcheurs de la capitale mauritanienne, Nouakchott.

Les pêcheurs sénégalais sont confrontés depuis des années à une raréfaction de la ressource halieutique dans leur pays, due notamment à une surexploitation. Ils dépendent en partie des eaux de pays voisins, voire plus éloignés comme le Liberia.

A Saint-Louis, l'importante communauté de pêcheurs se tourne traditionnellement vers la Mauritanie. Mais, ces dernières années, les pêcheurs de l'ancienne capitale du Sénégal refusaient de faire immatriculer leurs embarcations en Mauritanie ou d'y débarquer une partie de leurs captures. Pour les autorités mauritaniennes, ce refus constituait du vol pur et simple.

- Pêcheur tué -

Le 29 janvier 2018, des garde-côtes mauritaniens avaient tiré sur une pirogue transportant neuf pêcheurs sénégalais, tuant un de ses jeunes occupants. A Saint-Louis, les pêcheurs avaient laissé éclater leur colère et s'en étaient pris à des boutiques tenues des Mauritaniens.

Deux ans et demi après la in de leur ier accord, Dakar et Nouakchott ont fini par régler leur différend mi-2018, sous l'égide du président sénégalais Macky Sall et de son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour le Sénégal, le secteur de la pêche est un important pourvoyeur d'emplois, tandis que les Mauritaniens, à la faible tradition de pêche, n'ont pas la flotte nécessaire pour alimenter le marché local, alors que la consommation de poisson, autrefois marginale, entre de plus en plus dans les habitudes alimentaires.

Les deux pays avaient en outre tout intérêt à réchauffer leurs relations, à quelques années du début de l'exploitation en commun d'un important champ gazier off-shore situé à cheval sur leur frontière.

Avec la nouvelle convention, entrée en vigueur fin janvier, les pêcheurs sénégalais bénéficient désormais de 400 licences mauritaniennes et d'un quota annuel de 50.000 tonnes de poissons de pleine mer, dont les sardinelles, les chinchards, les ethmaloses et les anchois.

En échange, le Sénégal doit verser à la Mauritanie 15 euros pour chaque tonne de poisson pêchée, dont 10 euros dus par les pêcheurs et cinq euros par l'Etat du Sénégal.

Dakar a également accepté que les pirogues soient inspectées en Mauritanie avant de poursuivre leur route jusqu'à leur port d'attache et que 6% des captures soient réservées au marché mauritanien, où les prix n'avaient cessé de monter depuis 2015.

- Renégociation -

Côté mauritanien, le retour des pirogues sénégalaises est considéré comme une bénédiction par l'industrie du poisson.

"Les quantités vont augmenter, tout le monde va en bénéficier", estime Yeslem Ould Abdallahi, gérant d'un centre de traitement des poulpes, calmars et seiches à Nouakchott.

Selon lui, "le petit artisan qui traitait 50 kg par jour en aura 100 et les sociétés passeront d'une à deux ou trois tonnes". "L'Etat y gagnera également", grâce à l'augmentation des taxes à l'exportation.

"A Nouakchott, 52 sociétés qui étaient à l'arrêt ou ne tournaient qu'à 10 ou 20% de leur capacité vont passer à 80%", se réjouit un responsable de la Fédération des professionnels mauritaniens de la pêche (FPMP), Mohamed Yahya. Pour lui, le quota de 6% - 24 pirogues sur 400 - reste trop faible. Mais, selon l'accord, les armateurs mauritaniens pourront affréter des pirogues sénégalaises supplémentaires pour faire tourner les usines à plein régime.

Au Sénégal, des adversaires du président sortant Macky Sall à la présidentielle de dimanche lui ont reproché d'avoir lâché trop de lest. Parmi eux, l'ancien Premier ministre, Idrissa Seck, a plaidé pour des "quotas de pêche plus importants", tandis que le candidat du parti Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, promet de "suspendre" les accords afin d'entamer une "renégociation", selon un proche conseiller.

Source : IZF (Burkina Faso)

 

Union africaine: la Zone de libre-échange africaine sera bientôt lancée

Union africaine: la Zone de libre-échange africaine sera bientôt lancéeLa mise en place de l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) sera une réalité «dans les semaines à venir» a souligné Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, qui s’exprimait lors de la 32e session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine.

Il faut reconnaître que des avancées notables ont été enregistrées sur ce projet de création de la plus vaste zone de libre-échange du monde en terme de pays concernés (54 Etats).

En effet, pour entrer en vigueur, cet accord signé lors du sommet extraordinaire de l’Union africaine qui s’est tenu le 21 mars 2018 à Kigali, au Rwanda, devrait être ratifié par 22 pays membres, sur les 44 ayant signé l’accord au départ.

Depuis, 5 autres pays ont signé l’accord, dont l’Afrique du Sud, qui avait pourtant été réticente lors de la mise en place de la ZLECA.

Aujourd’hui, 19 pays ont ratifié cet accord, et il ne reste que 3 ratifications pour que l’accord de libre-échange devienne une réalité, sur le plan théorique.

«Au rythme actuel des ratifications, l’on peut anticiper l’entrée en vigueur de l’accord dans les semaines à venir», s’est réjoui Moussa Faki Mahamat.

Par ailleurs, le président actuellement en exercice de l’Union africaine, le Rwandais Paul Kagame, a émis le vœu que les autres pays qui n’ont pas signé l’accord de la ZLECA puissent le faire rapidement.

Parmi ces 5 pays, figurent le Nigeria, la première puissance économique et démographique du continent africain, un pays très peu porté sur les accords de libre-échange. Outre le Nigeria, le Bénin et l’Erythrée aussi n’ont pas, eux non plus, aussi signé cet accord.

Une fois les ratifications nécessaires acquises, il faudra aussi se pencher sur le volet pratique de la création de cette zone de libre échange.

A ce titre, le président de la Commission de l’Union africaine a souligné la nécessité que «les engagements internationaux souscrits par certains Etats membres avec des parties tierces ne contredisent pas les dispositions de cette zone de libre-échange».

En outre, Moussa Faki Mahamat a soutenu que la réalisation des objectifs de libre-échange suppose aussi que «nous progressions plus rapidement sur le Marché unique pour le transport aérien et le Protocole sur la liberté de circulation des personnes [ainsi que] le passeport africain».

Rappelons que le projet de la ZLECA va permettre la création d’une zone de libre-échange unique de plus de 1,2 milliard de consommateurs.

Les retombées attendues sont indéniables. Cette zone devrait contribuer à faire passer le commerce intra-africain de 18% actuellement à 51% à l’horizon 2022.

Par Moussa Diop
Source : Le360 Afrique (Maroc)

Pêche: des ONG accusent l'Italie de fermer les yeux sur le pillage des côtes ouest-africaines

Pêche: des ONG accusent l'Italie de fermer les yeux sur le pillage des côtes ouest-africainesPlusieurs ONG spécialisées dans le domaine de la pêche accusent le gouvernement italien de fermer les yeux sur le pillage des ressources halieutiques des pays côtiers d'Afrique de l’Ouest.

Ces organisations annoncent avoir déposé une plainte devant l’Union Européenne pour faire cesser «ces activités illégales» explique un document de la Confédération des organisations professionnelle de pêche artisanale (COAPA).

Parmi ces organisations, figurent la Coalition pour des accords de pêche équitable (CAPE), la Confédération des organisations professionnelles de pêche artisanale (COAPA), le Partenariat pour la conservation marine (PRCM).

«Des chalutiers italiens appartenant à des sociétés siciliennes ont effectué des incursions dans la zone côtière réservée à la pêche artisanale, capturant des espèces qu’ils n’étaient pas autorisées à pêcher dans les eaux territoriales de la Sierra Leone», explique la COAPA.

Ces navires ont des antécédents d’activités illégalement menées dans la région, documentés par l'ONG internationale Greenpeace, mais aussi par Oceana et Cape: capture de requins et infraction au règlement sur les nageoires attachés, incursions illégales dans les eaux de pays voisins de l’Afrique de l’Ouest, pêche avec des engins prohibés en Gambie, etc.

Ces entorses aux principes d’une pêche responsables ont été également relevées en Guinée Bissau.

Gaoussou Gueye, président de la COAPA, critique ainsi une certaine forme d’hypocrisie.

«Dans leurs discours, les responsables de l’Union Européenne parlent de la nécessité de la lutter contre la pêche illégale, un thème récurrent. Dans le même temps, l’UE soutient que les flottes de pêche européennes opèrent légalement en Afrique de l’Ouest, pour maintenir les conditions d’une pêche durable.

Cependant, certains navires européens pêchent avec des méthodes aux antipodes des normes compatibles avec une activité durable. Pire, il s’agit d’activités totalement illégales, à l’image de ces chalutiers italiens opérant dans les eaux ouest-africaines depuis plusieurs années»,
souligne Gaoussou Gueye.

Si l’UE entend rester crédible et garder une relation de confiance avec les pays africains et les acteurs de la pêche, elle ne devrait pas accepter de telles pratiques de la part de certains navires de pays issus de ses états membres.

Le document de la COAPA rappelle par ailleurs que des procédures d’infraction, ouvertes en 2016, pour des cas notés en Gambie et Guinée Bissau n’ont toujours pas connu de suite.

Selon diverses sources, la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN) fait perdre plus de 150 milliards de franc CFA (229 milions d'euros) à l’Afrique de l’Ouest chaque année.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

Maroc-Nigéria: Progression du projet Gazoduc !

Maroc-Nigéria: Progression du projet Gazoduc ! Lors du Nigeria International Petroleum Summit, qui a eu lieu du 27 au 30 janvier à Abuja, la capitale du pays, le ministre d’Etat aux ressources pétrolières Emmanuel Ibe Kachikwu a déclaré que l’étude de faisabilité du projet de gazoduc entre le Nigéria et le Maroc a été réalisée en juillet 2018 et que la phase 1 des pré-études de détail devrait prendre fin d’ici la fin du premier trimestre 2019.

Le Dr Maikanti Baru, directeur général de la compagnie pétrolière nationale du Nigéria, a confirmé que l’étude de faisabilité du gazoduc était achevée et qu’une étude d’optimisation de l’investissement était actuellement en cours: “Aujourd’hui, le Nigeria et le Maroc collaborent dans le but de construire ensemble un gazoduc qui traversera au moins 15 pays d’Afrique de l’Ouest (avec prises et sorties) et qui sera connecté au gazoduc existant entre le Maghreb et l’Europe dans le nord du Maroc”.

On rappelle que le gazoduc, d’une longueur de 5.660 kilomètres, contribue à la réduction le torchage du gaz au Nigéria, et vise la diversification des ressources énergétiques du pays ce qui permettra de développer les industries régionales, d’après Maikanti Baru.

En novembre dernier, le ministre marocain de l’Energie, des mines et du développement durable, Aziz Rabbah, avait signalé dans une interview à La Vie Eco que “les pays de l’Afrique de l’Ouest sont toujours vivement intéressés par cette future infrastructure, dont la Mauritanie qui a manifesté son intérêt pour s’y associer en tant que producteur. Sur un autre plan, le Sénégal, allié du royaume, pourrait devenir lui aussi producteur, ce qui conforterait encore plus le projet”.

On note aussi qu’en décembre 2018, le Sénégal et la Mauritanie ont signé des accords d’exploitation du champ gazier Grand Tortue-Ahmeyim, qui se trouve à la frontière entre les deux pays, projet prévue pour 2022.

Source : Le 7 TV (Maroc)