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Economie en Afrique

Sénégal/Mauritanie : Tortue-1 a enregistré un taux d’écoulement gazier de 60 millions de pieds cubes par jour

Sénégal/Mauritanie : Tortue-1 a enregistré un taux d’écoulement gazier de 60 millions de pieds cubes par jourDémarrés le 2 août dernier, les tests de forage sur Tortue-1 ont été achevés avec succès. L’information a été publiée mercredi via un communiqué de l’entreprise.

Au terme des travaux, Kosmos Energy dit avoir confirmé ses espérances en termes de qualité du réservoir, de connectivité de composition de la matière. Avec un taux d’écoulement gazier prolongé de 60 millions de pieds cubes par jour pendant la principale phase de tests, Tortue-1 est sans aucun doute une découverte de classe mondiale.

Il faut ajouter que les ingénieurs de Kosmos ont démontré que le gaz recueilli sur le site est idéal pour la liquéfaction, car étant pur et contenant très peu de liquides. D’ailleurs, Kosmos pense déjà qu’à partir de ces données, la liquéfaction du gaz de Tortue sera moins couteuse.

« Les résultats positifs des tests confirment que le champ Tortue est une ressource de classe mondiale et valident les hypothèses qui sous-tendent notre concept de développement.», a expliqué le communiqué.

Ces résultats joueront un rôle phare dans le programme de développement de Tortue notamment dans le processus d'ingénierie et de conception (FEED) qui doit démarrer avant la fin de cette année, et qui a été confié à KBR. Ce dernier s’est vu octroyer le contrat, il y a une semaine.

Le coût total des travaux n’a pas encore été annoncé.

La décision finale d’investissement sur Tortue est attendue pour la fin de cette année. Quant au premier gaz, il devrait couler en 2021.

Dans son communiqué, Kosmos a également annoncé que la plateforme Atwood Achiever qui a exécuté les tests, se dirige désormais sur le prospect Hippocampe dans le bloc C-8 au large de la Mauritanie avec les opérations de forage qui devraient débuter avant la fin de l’année.

Olivier de Souza
Source : Agence Ecofin


 

 

Saint Louis du Sénégal : plus de 18.000 têtes d’ovins en provenance de la Mauritanie

Saint Louis du Sénégal : plus de 18.000 têtes d’ovins en provenance de la Mauritanie Au cours des derniers jours plus de 18.000 têtes d’ovins sont arrivées à Saint Louis en provenance de la Mauritanie, lié au Sénégal par des accords qui permettent d’approvisionner son marché en bétail en contrepartie de facilités offertes aux éleveurs mauritaniens.

Selon le ministère sénégalais de l’élevage et la production animale, le nombre de têtes de bétail arrivé cette année à Saint Louis a sensiblement augmenté.

Le ministère a ajouté que le nombre d’ovins entrés déjà dans les trois villes près de la frontière avec la Mauritanie, c’est-à-dire Saint Louis, Podor et Dagana a atteint 18.000 têtes.

Le bétail mauritanien devra faire face à la concurrence des éleveurs locaux qui auraient introduit, selon un communiqué du ministère sénégalais 22.000 têtes sur les marchés.

Les autorités sénégalaises ont ouvert les espaces publics devant les éleveurs afin de permettre aux populations d’acheter leurs moutons pour la Korité.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

La création d’une monnaie unique de la Cédéao sera reportée de 7 à 10 ans

La création d’une monnaie unique de la Cedeao sera reportée de 7 à 10 ans Pas de monnaie unique de la Cedeao en 2020. L’information a été donnée par le Président de la commission de la Cedeao, Marcel de Souza, reçu en audience hier par le Président Mahamadou Issoufou.

Pour le Représentant officiel de la communauté, « l’analyse des critères de convergence et de visibilité montre qu’on ne pourra pas aller à la monnaie unique à cette date. »

Par conséquent, il va falloir encore attendre 7 à 10 ans pour rendre effective cette monnaie.

Dans la foulée, un sommet de la Cedeao est annoncé en octobre prochain pour élucider le sujet et définir les dispositions à prendre. D’autres sujets ont également été au menu des discussions entre les deux officiels, comme les problèmes sécuritaires dans la région, l’accord d’association signé sous réserves avec la Mauritanie, la semaine dernière, et la tenue prochaine du sommet des Premières dames de la Cedeao, prévu en octobre à Niamey.

Pour information, le Président nigérien assure depuis 2013 la coordination de la coopération monétaire en vue de mettre en place une monnaie unique.

Source : Agence Ecofin

 

 

« Si le Maroc et l’Algérie voulaient bien s’entendre… » déplore The Economist qui évoque un gigantesque gâchis

Alors que les Subsahariens, d’Est en Ouest, sont en train d’organiser avec succès de vastes espaces économiques transnationaux, le Maghreb, lui, reste plombé par ses vieilles querelles.

« Si le Maroc et l’Algérie voulaient bien s’entendre… » déplore The Economist qui évoque un gigantesque gâchis « Si le Maroc et l’Algérie avaient honoré leurs engagements de 1989 pour former une union économique avec la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, ils seraient parmi les économies les plus puissantes du monde arabe et du Moyen-Orient », assure l’hebdomadaire The Economist dans un article paru ce vendredi.

Un point de vue partagé par la Banque mondiale qui estime qu’en 10 ans, le Maroc et l’Algérie auraient doublé la taille de leurs économies s’ils avaient su dépasser leur brouille. Ils devront se contenter, sur cette période, d’une progression de 37% pour le premier et de 33% pour le second. Presque 3 fois moins.

Dans son analyse, le magazine économique souligne les nombreuses similitudes géographiques et culturelles qui devraient en principe rapprocher les deux pays. Il évoque également des complémentarités économiques évidentes, avant de livrer sa vision positive du Maroc et son regard plus critique sur l’Algérie.

Pour The Economist, l’Algérie, grâce aux hydrocarbures, avait pris de l’avance sur le voisin chérifien, notamment au niveau de l’industrialisation. Mais la modernisation actuelle de l’économie marocaine est en passe de combler ce gap :

« Le royaume occupe le 68e rang dans le classement Doing Business de la Banque mondiale - 88 places au-dessus de l'Algérie. L'exportation de marchandises en provenance d'Algérie prend six fois plus de temps qu’au le Maroc et coûte près de quatre fois plus cher.», compare le magazine qui fustige également la loi algérienne limitant l’actionnariat étranger à 49%. Le magazine britannique fait également l’éloge du secteur touristique marocain, en opposition à celui de l’Algérie, sous-développé, bien que disposant de sites de premier choix.

En revanche, l’auteur n’évoque qu’à mi-mot le niveau de développement humain sensiblement supérieur en Algérie, notamment en ce qui concerne l’accès pour les plus modestes à l’éducation, aux études, aux soins ou à la culture.

Source : Agence Ecofin

Mauritanie : "notre monnaie s´est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA" (Economiste mauritanien)

Mauritanie : De plus en plus de voix s’élèvent pour demander le retrait des pays africains de la zone Franc CFA. Certains économistes et chef d'Etats africains considèrent que le Franc CFA est un frein au développement économique.

Si ce scénario se réalisait, les conséquences pourraient être perçues sous plusieurs formes. Pour Demba Moussa Dembele, économiste sénégalais, un des auteurs du livre « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire, à qui profite le FCFA ? - il y a certes un prix à payer pour obtenir sa liberté.

Mais un retrait des pays de la zone Franc ne peut être que bénéfique du point de vue économique, politique et social : "L'avenir sera meilleur pour nous. Parce que vous savez, politiquement nous retrouveront notre souveraineté, c'est à dire nous aurons la possibilité de décider nous-mêmes de nos politiques monétaires en fonction de nos intérêts.

Economiquement, cela permettra de mettre en place des politiques de financement des petites et moyennes entreprises pour pouvoir booster le tissu économique de nos pays. Et puis cela pourra donner à l´Afrique elle-même, dans ses projets de banque centrale et de monnaie africaine, un très bon exemple."

Le cas de la Mauritanie

La Mauritanie s'est détachée du FCFA en 1973. Un décrochage que regrette toutefois le Pr Ould Mohamed El Hacen, économiste mauritanien et président de l'institut international de recherche et d'étude stratégique (IIRES), qui rappelle la chute qu'a subi la monnaie mauritanienne.

"Après une expérience de 30 ans, notre monnaie s´est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA. Il y a la stabilité monétaire à coté de nous au Sénégal et dans les autres pays alors que le pouvoir d´achat externe de notre monnaie n´a cessé de diminuer. Moi je considère que ce n´est pas du tout une expérience positive.

Elle l'a été pendant les 20 premières années, on a pu développer les crédits pour certaines entreprises, cela a facilité le système de création monétaire, le développement des banques. Mais aujourd’hui cela nous pose plus de problèmes que cela n'en résout."


Quitter ou pas la zone Franc CFA?

Seuls les dirigeants africains peuvent en décider. Du moins c'est ce qu´a annoncé le Président français Emmanuel Macron. En revanche, pour le Professeur Ould Mohamed El Hacen, ne plus vouloir utiliser cette monnaie serait une erreur pour les Etats africains. Selon lui, l’arrimage du Franc CFA à l’euro constitue un avantage pour les pays de la zone Franc CFA, dans la mesure où il leur permet d’avoir une stabilité monétaire.

Le «CFA», autrefois arrimé au franc français, dispose d’une parité fixe avec l’euro. Ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité monétaire. La zone Franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d’habitants.

Source : Deutsche Welle (Allémagne)

 

 

Indice de gouvernance des ressources minières, la Mauritanie logée à la case des gouvernances «défaillantes» (rapport)

Indice de gouvernance des ressources minières, la Mauritanie logée à la case des gouvernances «défaillantes» (rapport) Le Top 3 des pays gérant le mieux leurs ressources minières en Afrique, est constitué du Botswana, du Burkina Faso et de l’Afrique du Sud. C’est ce qu’indique le nouveau rapport du «National Resource Governance Institute» (NRGI), qui a mesuré l’indice de gouvernance des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines) de 81 pays.

Pour calculer l’indice, le rapport s’est appuyé sur trois critères notamment la réalisation de la valeur (gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, la prospection, la production, la protection de l’environnement, le recouvrement des recettes et les entreprises publiques), la gestion des revenus (la budgétisation nationale, le partage infranational des revenus des ressources naturelles et les fonds souverains) et les conditions générales de gouvernance du pays.

Ainsi, selon le classement 2017, le Botswana est le pays africain qui a obtenu le meilleur indice (61), et est placé parmi les pays dont la gouvernance des ressources minières est satisfaisante, malgré les améliorations possibles dans certains domaines.

Il est suivi du Burkina Faso (59), de l’Afrique du Sud (57) et du Ghana (56). Le rapport souligne néanmoins que la gouvernance minière de ces trois pays est insuffisante, leurs citoyens ne profitant pas suffisamment de la richesse dérivée du secteur.

En outre, la gouvernance minière des pays comme le Libéria, la Guinée ou encore la RD Congo, est jugée « médiocre », parce que malgré la mise en place des procédures et pratiques sélectives et minimales pour la gestion des ressources, il manque la plupart des éléments nécessaires pour que les citoyens puissent profiter de la richesse générée.

Pendant ce temps, certaines nations africaines font partie des pays qui n’ont « pratiquement pas de cadre de gouvernance pour faire en sorte que la richesse dérivée des ressources extractives bénéficie aux citoyens ». Cette catégorie, dont les gouvernances sont qualifiées de «défaillantes», comprend la Mauritanie, le Zimbabwe ou encore l’Erythrée (lanterne rouge mondiale).

D’une manière générale, si le Chili (1er mondial du classement pour les mines) s’écarte du lot en gérant « bien » ses ressources naturelles au profit de ses citoyens, le rapport a conclu que la plupart des pays sont encore confrontés à de redoutables défis de gouvernance.

La NGRI recommande ainsi aux différentes nations pour faire face à ces défis, un certain nombre d’actions comme la mise en application rigoureuse des lois et des réglementations en matière d’extraction des ressources naturelles, le renforcement des entreprises publiques, la protection de l’espace civique, ainsi que la lutte contre la corruption.

Louis-Nino Kansoun

Classement des pays africains selon leur indice de gouvernance des ressources minières :

Botswana

Burkina Faso

Afrique du Sud

Ghana

Niger

Mali

Maroc

Zambie

Tanzanie

Tunisie

Sierra Leone

Libéria

Ethiopie

Guinée

Madagascar

RD Congo

Zimbabwe

Mauritanie

Erythrée


Source : Agence Ecofin

 

Installé dans ses fonctions : Le Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, décline ses priorités

Installé dans ses fonctions : Le Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, décline ses priorités C’est en connaisseur que le nouveau haut commissaire de l’Omvs prend les rênes de cette organisation. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal l’une des priorités.

Porté à la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal, le 17 mai 2017, à Conakry, lors de la 17e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement, le nouveau haut commissaire, Hamed Diané Séméga a pris fonction, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le président du conseil des ministres, Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République de Guinée.

De nationalité malienne, M. Séméga remplace, à ce poste, l’ancien Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, nommé en mars 2013. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal, l’une de ses priorités. « Il faut tout mettre en œuvre pour la réussir », a-t-il lancé.

La restauration des massifs du Fouta Djallon ; la mobilisation des financements ; rehausser l’image de l’Omvs figurent également parmi les défis à relever pour Hamed Diané Séméga. Le nouveau Haut commissaire a loué les qualités de son prédécesseur soutenant qu’il est « un commis de l’État et un grand africain ».

Pour répondre aux attentes des chefs d’État et des populations des pays membres de l’organisation, Kabiné Komara a invité la nouvelle équipe à explorer les opportunités de financement aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a indiqué que les besoins globaux de financement pour la réalisation des différents projets de l’Omvs se chiffrent à près de 4 milliards de dollars américains. « Mobiliser une telle enveloppe, demande un immense effort de connectivité, de suivi et de réactivité.

Organisation crédible

Fort heureusement, la crédibilité de l’organisation aidant, des solutions sont en train de se mettre progressivement en place afin qu’à terme, notre bassin exploite d’une manière exhaustive, son potentiel agricole, ses infrastructures de communication, fluviales et routières et son immense potentiel hydro-énergétique, couplé avec un réseau d’interconnexion qui sera au cœur des échanges énergétiques en Afrique de l’Ouest », a dit M. Komara. Il a ajouté que le deuxième défi du nouveau Haut commissaire sera la modernisation de l’Omvs par la mise en chantier de deux études majeures déjà lancées portant sur le financement autonome et la revue du mode de fonctionnement et de coordination de l’organisation.

Il a invité M. Séméga à porter une attention toute particulière à la mise en place rapide de l’Observatoire régional de l’eau et de l’environnement des massifs du Fouta Djallon.
« C’est de ces massifs que partent une bonne partie des 1.200 cours d’eau qui arrosent la Guinée. Ces massifs sont, aujourd’hui, menacés par toutes sortes de dégradations qui, si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, risquent de mettre en danger, tous les acquis actuels de l’Omvs par le manque d’eau, mais aussi, la vie de plus de 100 millions d’habitants de l’Afrique de l’Ouest », a encore dit M. Komara. Il a appelé également à veiller sur la sécurisation des ouvrages. «L’environnement sécuritaire de la sous-région oblige à anticiper une réflexion urgente, sur la prise en compte systématique de la protection et de la préservation de nos acquis stratégiques que sont nos barrages et nos lignes de transport », a déclaré Kabiné Komara.

Hamed Diané Séméga est diplômé de l’École nationale d’administration de Bamako (Ena). Il a occupé plusieurs postes ministériels dans son pays. C’est en connaisseur qu’il prend les rênes de l’organisation. Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau du Mali, il a, en tant que ministre de tutelle, pendant plusieurs années, administré l’Omvs. Il a été installé en même temps que le Haut commissaire adjoint, le Mauritanien Abdel Vettah et le Secrétaire général, le Guinéen Mamadou Diaby.

Mamadou GUEYE
Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Rufisque Offshore profond (AEI n°791) : Comment Total a fait éjecter l'ancien ministre de l'Energie Thierno Alassane Sall

Rufisque Offshore profond (AEI n°791) : Comment Total a fait éjecter l'ancien ministre de l'Energie Thierno Alassane SallL'information a été livrée par nos confrères de La Lettre Du Continent. A les en croire, pour devenir opérateur de Rufisque Offshore profond (AEI n°791), Total a doublé pas moins de six concurrents, tous candidats à la reprise de ce permis ultra-prospectif. Mieux, nos confères qui citent Africa Energy Intelligence à Dakar, de nous dire que les américains Kosmos, Anadarko et ExxonMobil, ainsi que le britannique Shell, l'australien Woodside et le chinois Citic, étaient également candidats pour entrer sur ce permis.

Avant de révéler que Total l'a emporté grâce à un lobbying politique intense auprès de la présidence sénégalaise (AEI n°792), mais cet activisme a laissé des traces.

Nous parlions sur Dakaractu de la corrélation entre les accords de Total et la décision de Macky Sall de démettre de ses fonctions le ministre de l'Energie Thierno Alassane Sall. Nos confrères de La Lettre Du Continent de confirmer que ce limogeage est directement lié aux négociations sur Rufisque Offshore profond. Plusieurs des concurrents de Total avaient en effet fait une offre financièrement plus avantageuse que celle de la major française et le ministre de l'énergie, en poste depuis juillet 2014, plaidait pour que la meilleure proposition soit retenue. Le président sénégalais Macky Sall, activement courtisé par Total, a finalement tranché en faveur du pétrolier français, pour des raisons à la fois opérationnelles et politiques : l'attribution du permis a eu lieu à la veille du second tour de l'élection présidentielle française, qui a consacré Emmanuel Macron. En envoyant un signal fort au nouveau président, le Sénégal voulait établir une relation durable avec la nouvelle administration française (la Mauritanie voisine a fait le même calcul en attribuant un permis à Total le 11 mai, trois jours après l'élection, comme l'a révélé Africa Energy Intelligence, AEI nº792).

Mieux, La Lettre Du Continent révèle que pour Total, décrocher Rufisque était vital : sous l'impulsion d'Arnaud Breuillac, le DG exploration-production (E&P) du groupe, Total a d'abord essayé de rentrer sur les permis sénégalais et mauritaniens qui forment le méga champ gazier de Tortue (AEI n°790). Une offre a été remise à Kosmos, opérateur des permis, qui a finalement préféré traiter avec BP.

A la suite de cet échec, le P-DG Patrick Pouyanné s'est personnellement mobilisé pour imposer la major française au Sénégal, rencontrant à plusieurs reprises la présidence du pays. Pouyanné était à Dakar le 2 mai pour signer le contrat sur Rufisque. Le groupe a proposé pas moins de 100 millions $ pour 90% du permis. Total s'est également engagé à réaliser, à ses frais, une étude sismique sur les zones très profondes de l'offshore sénégalais, à ce jour très peu explorées, en association avec la société nationale Petrosen.
Actuellement, les seules données dont dispose le Sénégal sur l'offshore profond proviennent d'une étude sismique 2D couvrant 1 800 km2 commanditée en 2007 par Petrosen. En échange d'une étude sur un périmètre plus large et de données plus détaillées, Total a obtenu des autorités sénégalaises le droit d'obtenir un second bloc dans l'offshore profond.

 

Source : Dakaractu.com

 

Maroc et Nigeria étudient la faisabilité d'un "gazoduc atlantique"

Maroc et Nigeria étudient la faisabilité d'un Le Maroc et le Nigeria ont officiellement lancé lundi à Rabat l'étude de faisabilité d'un projet de gazoduc reliant les deux pays par la façade atlantique de l'Afrique de l'ouest, a constaté l'AFP.

Des responsables des deux pays ont signé un protocole d'accord au cours d'une cérémonie au palais royal de Rabat, en présence du roi Mohammed VI et du ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama.

Selon cet accord entre la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) marocain, l'étude de faisabilité du projet prendra un an, sous la supervision d'un "comité de pilotage" géré par les entreprises publiques.

Neuf mois supplémentaires seront nécessaires pour l'ingénierie et la conception, à l'issue desquels une "décision finale sera annoncée" et le projet pourra débuter, selon Farouk Saïd Garba, un dirigeant de la NNPC.

L'annonce de ce méga projet avait été faite début décembre, à l'occasion d'une visite de Mohammed VI à Abuja, où il avait rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, marquant ainsi un net réchauffement des relations entre les deux pays.

Ce gazoduc doit parcourir près de 4.000 kilomètres et traverser une dizaine de pays pour à terme être connecté au marché européen, selon ses promoteurs, qui y voient un modèle de "coopération sud-sud".
Il pourrait bénéficier à 300 millions d'habitants et "changer le visage de cette partie du continent", selon eux.

"Il y a moins de six mois, c'était une annonce. Aujourd'hui on lance les travaux de faisabilité avec un échéancier bien clair", a commenté le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, se félicitant de la "crédibilité" du projet.

"On est à moins de deux ans pour que tous les éléments du projet soient disponibles. Parallèlement, des bailleurs de fonds et investisseurs seront impliqués" dans le processus, a-t-il ajouté sans les nommer.

Un autre accord a également été signé lundi entre l'Office chérifien des phosphates (OCP) et l'Association nigériane des producteurs et fournisseurs d'engrais (FEPSAN) pour un "renforcement des capacités de production et de distribution d'engrais au Nigeria".

Il marque la seconde phase d'un partenariat lancé en décembre entre Rabat et Abuja dans le domaine agricole. Il prévoit entre autres des transferts de savoir-faire et la prospection de réserves de phosphates dans le nord-ouest et le sud-ouest du Nigeria.

Les accords signés lundi devant le gouvernement marocain au complet et l'ensemble du corps diplomatique marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre le Maroc et le Nigeria, entamé fin 2016, un mois avant le retour réussi du royaume au sein de l'Union africaine (UA).

Les relations entre Rabat et Abuja ont longtemps été distantes en raison du soutien du Nigeria au Front Polisario, qui revendique l'indépendance du Sahara occidental, territoire contrôlé et considéré comme sien par le Maroc.

Ces annonces interviennent alors que le Maroc veut intégrer la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont le Nigeria est un pilier et dont le prochain sommet doit avoir lieu en juin au Liberia.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Mauritanie : Libre circulation pour les pays membres de la Cédéao

Mauritanie : Libre circulation pour les pays membres de la CédéaoActualité Mauritanie – vendredi 5 mai 2017, un accord de libre circulation des biens et des personnes a été signé entre les autorités mauritaniennes et le président de la commission de la cédéao. Une mesure qui vise également les questions sécuritaires et la lutte antiterroriste.

Vendredi 5 mai dernier, à Nouakchott , le président de la commission de la Cédéao Marcel Alain de Souza et la ministre mauritanienne du Commerce, Naha Mint Mouknass ont entériné un accord entre le pays et l’institution ouest-africaine.

Ce dernier prévoit, entre autre, la libre circulation des biens et des personnes entre les états membres de la Cédéao et la Mauritanie. Il s’agit également de renforcer la coopération dans la lutte antiterrorisme. Les deux partis visent l’institution du libre-échange, l’application du tarif extérieur commun, la promotion de la libre circulation des personnes, le développement d’une politique commerciale commune.

Bien que l’accord ne saurait être effectif dans l’immédiat, les deux représentants des deux camps ont affirmé de tout mettre en œuvre pour les travaux en vue de la convergence de leurs différents tarifs douaniers. La ministre mauritanienne et l’homme politique béninois , se sont dits satisfaits du travail déjà effectué. Cet accord Mauritanie-cédéao est la conclusion de négociation engagées à l’issue d’une conférence des chefs d’État et de gouvernements de la Cédéao en mars 2014.

L’Afrique de l’Ouest, modèle d’intégration sous régional

Avec ce nouvel accord, la cédéao renforce son influence en Afrique et son engagement à faire de l’Afrique de l’Ouest un carrefour économique interrégionale. Les états membres de cette communauté tendent désormais progressivement tous vers la libre circulation des personnes et des biens. Le Bénin était allé plus loin en annonçant l’ouverture de ses frontières pour tous les Africains. Ces nombreuses mesures attirent de plus en plus d’investisseurs internationaux, qui voient désormais en l’Afrique de l’Ouest un boulevard rempli d’opportunités.

De son côté, l’Afrique centrale reste encore à la traine devant sa consœur. la libre circulation qui devient progressivement une réalité en Afrique de l’Ouest n’est encore qu’un souhait chez sa voisine. Même constat pour les pays du Maghreb. Si individuellement ces derniers ont des économies assez solides, au niveau de la coopération sous régionale des efforts colossaux sont à fournir.

D’ailleurs, la demande du Maroc d’intégrer la Cédéao, et cet accord économique de la Mauritanie, tous les deux pays membres du l’Union du Maghreb arabe (UMA), montrent l’influence croissante de l’Afrique de l’Ouest en Afrique.

Source : Africapostnews

 

Mauritanie-Sénégal: le financement de la BAD acquis pour le pont de Rosso

Mauritanie-Sénégal: le financement de la BAD acquis pour le pont de RossoEn exhumant subitement le projet de réalisation d’un pont sur le fleuve Sénégal au point frontalier des 2 Rosso (Rosso Sénégal et Rosso Mauritanie) fin 2016, les gouvernements de Mauritanie et du Sénégal avancent vers l’accomplissement des rêves des populations transfrontalières et de tous les partisans de l’intégration économique en Afrique de l'Ouest.

Il faut dire que les deux Etats n'avaient pas le choix. Il devaient se conformer à une exigence des bailleurs de fonds relative à un accord préalable avant la fin 2016, pour la construction de l’ouvrage. Au-delà de ce délai, ils risquaient de perdre les financements des bailleurs de fonds.

Ces deux villes frontalières se trouvent à respectivement 200 kilomètres au sud de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, et à 350 kilomètres au nord-est de Dakar, capitale du Sénégal.

Après plusieurs années de blocage, Nouakchott et Dakar ont franchi des pas décisifs au cours des dernières 48 heures, grâce à la signature de deux conventions de financement avec la Banque africaine de développement (BAD).

Ainsi, le ministre mauritanien de l’Economie et des finances, Moctar Ould Diaye, et le directeur du bureau régional de développement et des prestations de services pour l’Afrique du Nord de la BAD, ont signé un accord de prêt de 12 milliards d’ouguiyas destinés au projet, mardi dernier.

Mercredi, ce fut au tour du ministre sénégalais de l’Economie et des finances et du plan, Amadou Bâ, de signer un autre accord de prêt de 6,285 milliards de francs CFA avec la BAD, dans la même perspective.

Le financement global de ce projet est estimé à 87 millions d’euros. La mobilisation de cette enveloppe sera assurée grâce au concours de la BAD, la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne (UE) et les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie.

Il s'agit d'un ouvrage de deux fois une voie et d'une largeur de 800 mètres. Il va permettre de relier les 1.461 mètres qui séparent les deux rives du fleuve Sénégal.

La réalisation du pont «va stimuler les échanges entre la Mauritanie et le Sénégal, et même les échanges au niveau régional, en réduisant considérablement le temps de franchissement du fleuve.

Cette opération est assurée actuellement par un bac qui ne fonctionne qu’à certaines heures pendant la journée.

L’étude de faisabilité de la BAD insiste également sur la nécessité de faire accompagner la réalisation du pont «par des mesures de facilitation du transport et du commerce, pour permettre une augmentation sensible du trafic des voyageurs et des marchandises».

Le temps d’attente à la frontière de Rosso, véritable calvaire des voyageurs, est actuellement de deux heures au minimum. Avec la réalisation du pont il serait réduit à une trentaine de minutes, formalités comprises.

Au-delà de l’intégration entre la Mauritanie et le Sénégal, le pont de Rosso va également établir la jonction entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Ce pont permettra également de combler l’un des chaînons manquants du Corridor transafricain n°1 devant relier Le Caire à Dakar et permettre un développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, estime la même étude.

Autant de facteurs qui devraient stimuler la croissance des deux Etats et contribuer à la réduction de la pauvreté.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

Sénégal: le gouvernement appelle les pêcheurs à éviter les eaux mauritaniennes

Sénégal: le gouvernement appelle les pêcheurs à éviter les eaux mauritaniennesLe Sénégal demande à ses pêcheurs de ne pas se rendre dans les eaux de la Mauritanie s'ils ne sont pas en règle, afin de respecter la nouvelle législation mauritanienne, en attendant la signature d'un protocole entre les deux pays.

De nouveaux textes sur la pêche sont entrés en vigueur en Mauritanie début février. La récurrence des conflits entre garde-côtes mauritaniens et pêcheurs sénégalais est source de tension entre les deux pays.

Depuis début février, la nouvelle réglementation mauritanienne oblige les armateurs étrangers à débarquer leurs prises sur le territoire mauritanien. Une règle qui déplait aux pécheurs sénégalais. De nombreuses pirogues ont donc été immobilisées ou ne sortent plus en mer.

A cela s'ajoutent les incidents fréquents depuis plusieurs années. Dernièrement, des garde-côtes mauritaniens ont ainsi ouvert le feu sur des pêcheurs sénégalais. Le ministre sénégalais de la Pêche et de l'Economie maritime, Oumar Guèye, a donc appelé ses compatriotes vendredi à ne plus pêcher en Mauritanie sans autorisation.

Samba Gueye, président de l'interprofession de la pêche artisanale au Sénégal, souhaiterait que les deux parties trouvent un accord pour que les pêcheurs sénégalais puissent continuer de se rendre en Mauritanie. « Vous voyez que c'est la même population, donc on est habitués à travailler ensemble et à cultiver la paix, la solidarité et l'entraide au niveau de nos pays. Des fois il se peut qu'il y ait des difficultés, alors quand il y a des difficultés quelque part, on cherche à apaiser cette situation », explique-t-il.

Selon les pêcheurs du Sénégal, c'est la diminution des ressources halieutiques qui les pousse à se rendre dans les eaux mauritaniennes. Le protocole d'accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie n'a pas été renouvelé il y a un plus d'un an. Des discussions sont en cours, mais pour le moment, les deux parties ne sont pas parvenues à un consensus.

Source : RFI

 

 

Licence de pêche : les autorités mauritaniennes vont ouvrir leurs eaux aux Sénégalais

Licence de pêche : les autorités mauritaniennes vont ouvir leurs eaux aux Sénégalais La galère des piroguiers sénégalais vient de prendre fin. La Mauritanie a décidé de leur octroyer des laissez- passer afin qu’ils puissent reprendre la mer. L’information a été confirmée par le président de l’association « Quai de pêche », Mouhamadou Makhtar Sarr. «Le recensement des pirogues concernés a débuté», a-t-il déclaré.

Les autorités mauritaniennes ont lâché du lest. Les pirogues sénégalaises immobilisées depuis quelques jours peuvent désormais reprendre la mer. Sur ce, des laissez-passer seront délivrées aux propriétaires.

Pour rappel depuis plus d’une semaine, des piroguiers sénégalais sont bloqués en Mauritanie, interdits d’aller à la pêche et empêchés de retourner au Sénégal. La Mauritanie avait réactivé une loi datant de 2012 qui interdit la pêche artisanale aux étrangers.

L’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott, Mamadou Tall, avait annoncé une solution au problème. Au moins 184 pêcheurs sénégalais ont été arrêtés pour pratique de pêche illicite ces dix (10) derniers jours, une quarantaine a été reconduite à la frontière.

Source : Pressafrik

 

Fitch abaisse la note de la Tunisie, citant le recul du tourisme

L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi d'un cran la note de la dette de la Tunisie citant la chute du tourisme et le ralentissement des investissements.

Fitch a dégradé de « BB- » à « B+ » la note tunisienne dont la perspective reste stable.

L’agence affirme que « la chute du tourisme dans un contexte de risques élevés pour la sécurité, un ralentissement des investissements alors qu’il y a de fréquents changements de gouvernement et des épisodes de grèves ont affaibli la croissance et les perspectives économiques ».

Fitch estime que l’expansion de l’économie tunisienne n’a été que de 1,2% en 2016 contre 4,5% en moyenne avant la révolution tunisienne de 2011 et autour de 4% en moyenne pour les pays notés pareillement.

Les entrées de touristes ont continué de ralentir mais à un rythme plus faible, reculant de 8% en septembre sur douze mois après avoir connu une chute de 38% au 1er trimestre 2016.

Fitch projette que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) tunisien atteindra 2,3% en 2017 et 2,5% en 2018. Le déficit public aura représenté 6,4% du PIB l’année dernière et en 2017, la Tunisie aura besoin d’emprunter sur les marchés étrangers l’équivalent de 7% de son PIB pour faire face à ses échéances et aux besoins de son budget, assure l’agence.

La perspective stable de la note s’appuie néanmoins des éléments positifs comme les progrès des réformes, notamment bancaire, et sur l’engagement d’un programme de soutien sur quatre ans souscrit par le FMI.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Côte d’Ivoire : le fonds d’appui aux femmes lancé par Dominique Ouattara fait des émules

Le Tchad, le Niger et le Congo s'intéressent à l'initiative lancée par l'épouse du président Ivoirien, Dominique Ouattara, qui facilite l'accès aux prêts financiers pour les femmes.

Le succès du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci) – une initiative de Dominique Ouattara –, qui octroie des prêts à des femmes vulnérables, en milieu rural comme en milieu urbain, suscite l’intérêt d’autres premières dames africaines : Hinda Déby Itno, Lalla Malika Issoufou et Antoinette Sassou Nguesso souhaiteraient s’en inspirer pour leur pays.

Des délégations tchadienne, nigérienne et congolaise devraient bientôt se rendre en Côte d’Ivoire pour étudier de plus près son fonctionnement.

Le Fafci a permis d’accorder à quelque 110 000 Ivoiriennes plus de 10 milliards de F CFA (plus de 15 200 euros) de petits prêts (compris entre 100 000 et 300 000 F CFA), qui financent une activité génératrice de revenus. Les bons résultats de ce fonds conduiront le président, Alassane Ouattara, à augmenter dès cette année sa dotation.

Source : Jeuneafrique.com

 

DRISS DÉBY : "LE MOMENT EST VENU DE REVOIR EN PROFONDEUR LES ACCORDS MONÉTAIRES" AVEC PARIS

IDRISS DÉBY : "LE MOMENT EST VENU DE REVOIR EN PROFONDEUR LES ACCORDS MONÉTAIRES" AVEC PARISLe moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires entre la France et les pays de la zone CFA, soutient le président tchadien Idriss Déby Itno, qui ajoute sa voix à un débat nourri depuis quelques temps par des économistes et au sein des milieux intellectuels africains.

"Voici ma position : le moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires qui nous lient avec la France’’, a-t-il dit en réponse à la question "Un débat traverse en ce moment les élites africaines à propos du franc CFA : Quelle est votre position ?".

"Là-dessus, je suis formel. Je ne renie pas le franc CFA, mais il doit devenir la vraie monnaie souveraine des Etats qui l’utilisent", affirme le président Déby dans des propos rapportés par le dernier numéro du magazine Jeune Afrique.

Considérée par ses détracteurs comme la dernière monnaie coloniale en cours, le francs CFA, créé en 1945, est la devise partagée par 14 pays d’Afrique subsaharienne plus les Comores.

Le franc CFA est lié à l’euro par un système de parité fixe en contrepartie de laquelle, les Etats versent 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.

De nombreuses voix s’élèvent de plus en plus, dans les milieux intellectuels et au sein de la société civile, pour critiquer un système considéré comme de "servitude monétaire".

"C’est un très bon débat. J’ai dit il y a six ou sept ans que ce ne devait pas être un sujet tabou. Les uns déplorent le fait que nous, Africains, ne jouissons pas de notre souveraineté monétaire, d’autres répondent que rien ne saurait remplacer le franc CFA", résume le président tchadien.

Selon Idriss Déby Itno, "la situation actuelle où le compte d’opérations des exportations de 14 pays africains est géré par le Trésor d’un pays européen, fut-il, l’ancienne puissance coloniale, ne peut pas perdurer éternellement".

"Cette période qui dure depuis 70 ans est dépassée. Il faut que les autorités françaises acceptent d’examiner avec nous ce qui, dans nos accords, marche ou ne marche pas", a-t-il ajouté.

"Le franc CFA est certes un facteur d’intégration très important, mais là où le bât blesse, c’est que nous n’avons pas la possibilité de placer, ne serait-ce qu’une partie de nos ressources dans le circuit bancaire pour qu’elles génèrent des intérêts", a-t-il poursuivi.

"Les sommes en jeu se chiffrent en dizaine de milliards. Soyons lucides : la façon actuelle dont est géré le franc CFA est un frein au développement de nos pays. Réviser nos accords avec la France est absolument nécessaire et incontournable", soutient le président Déby.

Source : APS (Sénégal)

 

 

Sur un potentiel tracé du gazoduc Maroc-Nigéria, le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz dès 2021

Sur un potentiel tracé du gazoduc Maroc-Nigéria, le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz dès 2021Le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz en 2021 à partir d’un gisement qui se situe à cheval sur leur frontière maritime, et sur le tracé possible du projet de gazoduc Nigéria-Maroc.

C’est une nouvelle qui pourrait peser en faveur du projet de gazoduc entre le Nigéria et le Maroc. Le Sénégal et la Mauritanie produiront du gaz dès 2021. C’est ce qu’a annoncé le 11 janvier le président Macky Sall dans un communiqué, après un entretien avec Andy Inglis, PDG de la compagnie pétrolière américaine Kosmos Energy, et Bernard Looney, PDG de British Petroleum (BP).

Kosmos et BP ont signé le 19 décembre 2016 un partenariat pour l’exploitation de très importantes réserves de gaz découvertes au large du Sénégal et de la Mauritanie. La capacité de ces gisements est estimée à 450 milliards de mètres cubes, soit l’une des plus larges d’Afrique. Un volume qui permettrait d’exporter du gaz naturel liquéfié (GNL), et ce dès le début de la production, selon Kosmos.

Le Sénégal et la Mauritanie vont devoir collaborer pour la mise en place d’une plateforme commune installée sur leur frontière maritime, à 8 kilomètres de leurs côtes. À terme, les deux pays pourraient avoir intérêt à faire passer un gazoduc à cet endroit, afin d'exporter leur gaz vers l’Europe, via le Maroc.

Source : Telquel (Maroc)

 

Exclusif : la famille Mimran va céder la Compagnie sucrière sénégalaise, les Grands Moulins de Dakar et d’Abidjan

L’information a été révélée par Jeune Afrique Business +, nouvelle plateforme d’informations professionnelles à destination des décideurs et investisseurs en Afrique.

Selon Jeune Afrique Business +, les futurs repreneurs sont la société marocaine Forafric, connu pour ses marques de farine et de semoule MayMouna et Ambre et qui a acquis début 2016 son concurrent local Tria. Soutenu par son actionnaire financier, Ycap, Forafric ne cachait pas ces derniers mois son ambition de se développer rapidement au sud du Sahara.

L’opération (dont le montant frôlerait le milliard d’euros), une fois finalisée, permettra à Forafric de mettre la main sur trois joyaux de l’agroalimentaire en Afrique francophone : la Compagnie sucrière sénégalaise, numéro un du sucre au Sénégal, les Grands Moulins de Dakar et les Grands Moulins d’Abidjan, leaders de la farine au Sénégal et en Côte d’Ivoire.

Fondées par Jacques Mimran entre les années 1950 et les années 1970, et détenues aujourd’hui par Jean-Claude Mimran, ces trois entreprises réalisent entre 300 et 400 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Source : Jeuneafrique.com

 

Mauritanie-Sénégal: la production commune de gaz démarre en 2021

Mauritanie-Sénégal: la production commune de gaz démarre en 2021L’accord signé en décembre dernier entre Kosmos Energy et British Petroleum, élargissant le capital de la société exploitant le gaz découvert à la frontière maritime mauritano-sénégalaise, devrait accélérer les investissements nécessaires pour démarrer l'extraction de cette manne énergétique.

Alors qu’on parlait il y a quelques mois d’un retard au niveau des investissements qui étaient annoncés en 2017, du fait de la lourdeur des montants à engager pour l’exploitation de ce gaz offshore, à la frontière des deux pays, le processus semble s’accélérer avec l’arrivée de British Petroleum.

Ainsi, selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), la production de gaz devrait démarrer à partir de 2021, si l’on en croit les responsables des compagnies pétrolières Kosmos Energy, à l’origine de la découverte, et BP.

L’annonce a été faite par les Présidents-directeurs généraux de Kosmos Energy, Andrew Inglis, et de British Petroleum (BP), Carl Henric Svanerg, lors d’une audience que leur a été accordée le président sénégalais Macky Sall.

Pour rappel, ces deux compagnies pétrolières ont signé, en décembre 2016, un accord pour le développement en eaux profondes du pétrole, mais aussi de la production et la commercialisation du gaz naturel découvert au niveau de la frontière maritime entre les deux pays voisins.

Avec un ticket d’entrée de près d’un milliard de dollars, le géant pétrolier britannique a pris des participations dans les projets gaziers de Kosmos aussi bien en Mauritanie qu’au Sénégal.

Avec ces accords, le groupe BP, plus solide financièrement et un des leaders du secteur pétrolier mondial, devient opérateur désigné et actionnaire à hauteur de 62% des contrats de Kosmos au niveau des côtes mauritaniennes. Du côté du Sénégal, il détient 32,49% des blocs de Saint-Louis offshore profond et Kayar offshore profond.

A noter que le champ gazier à mi-cheval au niveau de la frontière maritime des deux pays, le champ Grand Tortue-Ahmeyin, considéré comme l’un des plus importants gisements de gaz de la côte ouest-africaine disposerait des réserves estimées à 450 milliards de m3 de gaz.

L’exploitation de ce gaz va nécessiter la mise en place d’une plateforme. Si le choix de départ était d’implanter celle-ci sur terre ferme, et en absence d’accord entre les deux pays sur le choix du pays d’accueil de cette infrastructure, celle-ci sera finalement réalisée en offshore, à 8 km au large des côtes des deux pays, sur la frontière maritime.

Ainsi, si les deux majors pétroliers respectent leurs engagements et qu’aucun quiproquo n’intervient entre la Mauritanie et le Sénégal, le gaz devrait sortir des profondeurs de la mer en 2021 et impacter positivement le développement des deux pays.

Source : Le360 (Maroc)

Le Nigeria met en place son premier système d'aide sociale pour les plus pauvres

Le Nigeria met en place son premier système d'aide sociale pour les plus pauvresLe président Muhammadu Buhari du Nigeria a décidé de mettre en œuvre l'une de ses promesses électorales en attribuant une aide financière mensuelle aux plus pauvres et aux plus vulnérables, une idée qui commence à voir le jour un peu partout en Afrique.

D'ici la fin de 2017, un million de Nigérians recevront 5.000 nairas par mois (environ 25 dollars) sur un compte en banque spécifiquement ouvert pour cette aide de l'Etat. D'ici 2021, le nombre devrait s'élever à 5 millions de personnes.

En 2015, le vice-président Yemi Osinbajo estimait que 110 millions de Nigérians se demandent chaque jour: "comment vais-je trouver à manger, me soigner, envoyer mes enfants à l'école?" Le salaire minimum est de 18.000 nairas (54 euros) au Nigeria, très faible par rapport au coût de la vie dans le pays.

Le gouvernement espère qu'avec cette aide, les bénéficiaires pourront "acheter des chèvres, envoyer les enfants à l'école, démarrer un petit commerce", explique Maryam Uwais, conseillère spéciale à la présidence pour les questions sociales.

"J'ai confiance dans l'esprit entrepreneurial des Nigérians". "Ce programme d'aide est un début", assure-t-elle. "Nous espérons continuer dans cette direction. Les pauvres ont toujours été ignorés dans ce pays".

Ce premier "filet de sécurité sociale" coûtera près de 3 milliards de dollars sur trois ans (977 milliards de nairas). La Banque Mondiale (BM), qui supervise le processus de sélection des bénéficiaires et encadre le projet, a accordé un prêt de 500 millions de dollars qui doit être encore validé par le Parlement.

La tâche s'annonce difficile puisque le Sénat a rejeté une demande d'emprunt extérieur de 30 milliards de dollars début novembre, alors que le pays souffre de la chute des cours du pétrole et traverse la pire crise économique de son histoire.

L'inflation frôle les 20%, notamment pour les produits de consommation courante (huile de palme, riz, transports,...) et le pays est étranglé par une pénurie de devises étrangères.

"Nous avons conscience des difficultés financières de l'Etat, mais nous espérons atteindre notre objectif cette année", confie Laolu Akande, porte-parole du vice-président à l'AFP.

D'autres projets d'aides sociales ont été mis en place, tels que des formations pour les jeunes, des programmes de distribution alimentaire dans les écoles primaires ou des micro-crédits pour les femmes. Une première dans un pays de tradition libérale.

Cette aide n'est pas forcément attribuée aux personnes âgées ou handicapées, comme c'est le cas en Afrique du Sud ou au Kenya, mais l'argent est directement versé par le gouvernement fédéral sur un compte bancaire personnel, "sans intermédiaire" pour éviter les fraudes.

- 'Goutte d'eau dans l'océan' -

A Bauchi (nord), l'un des trois premiers Etats à bénéficier du programme, "un comité enregistre actuellement le profil biométrique de 10.800 personnes" pour éviter les candidats fantômes, rapporte Mansur Manu Soto, conseiller local pour le développement.

Toutefois, pour l'économiste Nonso Obikili, ce programme reste une "goutte d'eau dans l'océan de pauvreté" qu'est le Nigeria.

"Ce programme paraît sérieux et bien organisé, notamment sur les problèmes de corruption. Mais l'aide sociale peut rapidement devenir hors de contrôle et le jour où l'Etat ne veut ou peut plus payer, c'est la crise", explique le consultant pour Economic Research Southern Africa.

"C'est une bonne chose en soi, mais cela fonctionne surtout dans des pays où l'économie est en croissance", précise M. Obikili.

Du côté de la Banque Mondiale, on encourage ces programmes dans une trentaine de pays en Afrique car ils "entraînent une augmentation de la consommation, de l'usage des services de santé et d'éducation et permettent aux plus pauvres d'affronter les chocs économiques", note Funke Olufon, à Abuja.

En Côte d'Ivoire, où 58% de la population vit dans la pauvreté mais qui affiche une croissance de 7,8% en 2016, selon les prévisions de la BM, un programme similaire a été mis en place. A partir de fin janvier 5.000 ménages pauvres de milieu rural doivent percevoir 36.000 F CFA (55 euros) tous les trimestres jusqu'en 2020. Une aide qui devrait atteindre 35.000 foyers.

Au Sénégal aussi, des programmes voient le jour. "En 2017, près de 300.000 ménages" seront attributaires de bourses allouées par l'Etat à hauteur de 25.000 F CFA (environ 38 euros) par trimestre, a indiqué la déléguée générale à la Protection sociale et à la Solidarité nationale, Anta Sarr Diacko. Cela représente environ 2% de la population.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Gaz: BP investit 1 md de dollars en Mauritanie et au Sénégal

Gaz: BP investit 1 md de dollars en Mauritanie et au SénégalLe géant britannique de l'énergie BP a annoncé lundi un nouvel investissement de près d'un milliard de dollars afin de prendre des participations dans des projets gaziers en Mauritanie et au Sénégal.

Le groupe a signé un accord pour acquérir auprès de l'américain Kosmos 62% d'un projet d'exploitation de plusieurs blocs en Mauritanie et 32,5% d'un projet similaire au Sénégal, selon un communiqué.

BP va débourser au total près d'un milliard de dollars (956 millions d'euros) à la fois pour rémunérer Kosmos et pour financer les coûts d'exploration et de développement de ces projets.

"Nous pensons que notre expertise dans la gestion de la chaîne de valeur gazière, associée aux capacités d'exploration de notre partenaire Kosmos, ainsi qu'au soutien des gouvernements mauritanien et sénégalais, font que tout est réuni pour créer un nouveau centre important pour le gaz naturel liquéfié en Afrique", a commenté Bod Dudley, directeur général de BP, cité dans le communiqué.

Cette opération intervient après l'annonce faite ce week-end du rachat par BP de 10% des parts d'une concession pétrolière onshore dans le riche émirat d'Abou Dhabi pour 2,2 milliards de dollars. L'émirat profite de cette transaction pour devenir un actionnaire du groupe britannique, à hauteur de 2%.

Ces initiatives confirment la volonté de BP d'investir à nouveau massivement alors que le groupe tente de se relever après des années difficiles depuis la catastrophique marée noire dans le Golfe du Mexique en 2010 qui lui a coûté plus de 60 milliards de dollars.

Source : Le Parisien (France) avec AFP