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Economie en Afrique

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricoles

Pour éradiquer la faim et créer de la richesse en Afrique, la BAD et la FAO ciblent les investissements agricolesBAD - Cette alliance stratégique va aider à mobiliser des fonds et à renforcer la sécurité alimentaire, l’agriculture durable et le développement rural. La Banque africaine de développement et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) se sont engagées, lundi 27 août 2018, à intensifier leurs efforts communs pour mobiliser les investissements en faveur du secteur agricole en Afrique, pour éradiquer la faim et la malnutrition et œuvrer à la prospérité sur le continent.

La Banque africaine de développement et la FAO vont ainsi mobiliser jusqu’à 100 millions de dollars sur cinq ans afin de soutenir des activités communes. Plus précisément, cette nouvelle alliance stratégique vise à améliorer la qualité et l’impact des investissements dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la protection sociale, de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et du développement rural.

Cet accord, signé par le président de la Banque africaine de développement Akinwumi Adesina et le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, au siège de la FAO à Rome, s’inscrit dans le cadre d’une collaboration de longue date entre les deux organisations.

« La FAO et la Banque renforcent et élargissent leur partenariat pour aider les pays africains à atteindre les Objectifs de développement durable. Tirer le meilleur parti possible des investissements dans l’agriculture, notamment ceux du secteur privé, est essentiel pour sortir des millions de personnes de la faim et de la pauvreté en Afrique ainsi que pour garantir une production alimentaire suffisante et créer assez d’emplois dans les zones rurales pour la population croissante du continent », a déclaré le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

La FAO est une agence spécialisée des Nations unies, qui agit au niveau mondial pour vaincre la faim.

« La signature de cet accord complémentaire marque un tournant dans les relations entre la Banque africaine de développement et la FAO », a indiqué le président Adesina, ajoutant : « Il témoigne de notre engagement commun à accélérer l’exécution de programmes de grande qualité et à accroître les investissements dans les partenariats public-privé dans le secteur agricole en Afrique. Cela nous aidera à atteindre l’objectif de transformer les activités agricoles en entreprises, tel qu’exprimé dans la stratégie “Nourrir l’Afrique” de la Banque. »

Lancée en 2015, la stratégie Nourrir l’Afrique de la Banque, entend porter les investissements dans l’agriculture africaine à 24 milliards de dollars sur une période de dix ans. Objectif : améliorer les politiques agricoles, les marchés, les infrastructures et les institutions pour garantir un développement harmonieux des chaînes de valeur agricoles et l’efficacité des technologies mises à la disposition de plusieurs millions d’agriculteurs.

Un programme d’action

Ce partenariat renforcé entre la Banque africaine de développement et la FAO prévoit un programme d’action concerté débouchant sur un ensemble de résultats, notamment des opérations d’investissements mieux ciblées de la Banque ; l’accroissement des investissements dans les partenariats public-privé ; un climat plus favorable aux investissements et une meilleure performance du portefeuille ; et des activités de sensibilisation ainsi qu’une mobilisation commune des ressources.

L’assistance technique de la FAO couvrira des domaines tels que l’intensification et la diversification d’activités agricoles durables, le développement à plus grande échelle des innovations dans les chaînes de valeur, l’implication des jeunes dans l’agriculture et l’agroalimentaire, les statistiques agricoles, l’agriculture intelligente adaptée au changement climatique, la croissance bleue et l’économie bleue, la sécurité alimentaire et la nutrition, la filière agroalimentaire, la sécurité alimentaire et les normes, l’autonomisation économique des femmes, la promotion soutenue des investissements privés, la résilience et la gestion des risques ainsi que le renforcement des capacités des États en transition.

Ce programme de collaboration va être mis en place grâce à un apport financier initial des deux institutions qui pourrait s’élever jusqu’à 15 millions de dollars.

Entre autres activités communes de sensibilisation et de conseil en matière de politiques, figurent la promotion des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts et des Principes pour un investissements responsable dans l’agriculture et les systèmes alimentaires, qu’a approuvés le Comité de la sécurité alimentaire mondiale.

La collaboration entre la Banque africaine de développement et la FAO remonte à 1968. Depuis, la FAO a apporté une assistance technique dans l’élaboration de 161 projets financés par la Banque, évalués à plus de 3,7 milliards de dollars au total – ce qui représente 21 % environ du soutien de la Banque au secteur agricole.

Plus récemment, la collaboration entre les deux institutions a porté, entre autres, sur une aide à l’élaboration de projets en Tanzanie et en Guinée équatoriale ; sur une assistance technique pour le développement de programmes d’économie bleue en Côte d’Ivoire, au Maroc et au Cabo Verde ; sur des études de faisabilité concernant des centres de transformation agricole en Zambie, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire ; et sur une participation à l’initiative African Leaders for Nutrition.

La Banque et la FAO ont également participé à une série d’échanges menés à l’échelle du continent sur la réduction des pertes post-récolte et sur l’initiative de la Grande muraille verte du Sahara et du Sahel.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Présente sur le terrain dans 37 pays africains et dotée d’un bureau extérieur au Japon, la BAD contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.

Pour plus d’informations : www.afdb.org

À propos de la FAO

La FAO agit au niveau mondial pour vaincre la faim. Elle aide les pays à moderniser et à améliorer les pratiques agricoles, forestières et halieutiques et à assurer une bonne nutrition pour tous. La FAO accorde une attention particulière au développement des zones rurales, où vivent 70 % des populations pauvres et sous-alimentées de la planète.

Pour plus d’informations, accédez à www.fao.org ou suivez la FAO sur Twitter @FAO, @FAOnews

Source : BAD

 

Guinée: les syndicats appellent à la grève générale

En Guinée, les contacts sont rompus entre le gouvernement guinéen et les syndicats qui appellent désormais à la grève générale, à partir du lundi 16 juillet. Ces derniers sont toujours en désaccord sur les mesures d'austérité, notamment la hausse du prix de l'essence. Ils préconisent la lutte contre la corruption.

« Est-ce que vous êtes d’accord pour poursuivre l’avis de grève jusqu’à l’aboutissement total de nos de nos revendications ? »

« 0ui »,  répond la foule.

C’est par cette question que le leader syndical, Amadou Diallo, a donné le ton devant des centaines de syndicalistes surchauffés venus écouter et échanger avec leurs leaders à la Bourse du travail de Conakry.

Ceux-ci, tour à tour n’ont pas failli à leur mission.

« La victoire ou la mort. A partir de lundi, nous allons continuer la grève et nous allons la durcir. Cette grève-là, ce n’est pas seulement la grève des travailleurs. Tout le monde souffre ! », lance Louis M’bemba Soumah, de l’Union syndicale des travailleurs de Guinée.

« Est-ce que vous avez vu, une fois dans l’histoire du monde, un président sans peuple ? Vous savez, quand on a peur de Dieu, on pose des actes justes. On ne payera pas la facture de la mauvaise gouvernance à la place des gouvernants », martèle, de son côté, Dansa Kourouma, du Conseil national de la société civile.

L’inspecteur du travail Alya Camara a lui aussi voulu faire passer un message mais il a été vite interrompu par la foule.

« Je suis venu inviter l’inter centrale CNTG-USTG de bien vouloir accepter de rejoindre la table des négociations », a-t-il déclaré avant que la foule ne réponde « non, non, non, pas de négociations ».

Pour toute négociation, les syndicalistes exigent que le prix du litre du carburant à la pompe soit ramené 8 000 Francs guinéens  soit 8 centimes d’euros.

Source : RFI

 

Réforme institutionnelle : le NEPAD devient l'Agence de développement de l'Union africaine

Réforme institutionnelle : le NEPAD devient l'Agence de développement de l'Union africaineDans le cadre des réformes entreprises au sein de l'Union africaine, les dirigeants africains ont décidé de transformer l'Agence du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique en Agence de développement de l'Union africaine. Cette réforme vise à améliorer l'efficacité et l'efficience dans la mise en œuvre des décisions.

C'est une nouvelle vie qui commence pour l'Agence du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD). Lors de sa 31ème session ordinaire à Nouakchott en Mauritanie, la Conférence des chefs d'État et de gouvernement de l'Union africaine (UA) a officialisé une décision historique pour l'organisme. Le NEPAD est transformé en Agence de développement de l'UA.

« Lors du Sommet de Nouakchott, une décision officielle a été prise sur la transformation de l'Agence de planification et de coordination du NEPAD en Agence de développement de l'Union africaine », indique un communiqué de l'organisation panafricaine ce lundi 9 juillet.

« La Conférence a approuvé la création de l'Agence de développement de l'Union africaine en tant qu'organe technique de l'Union africaine doté de sa propre identité juridique et de ses propres statuts. Ces statuts seront développés et présentés pour adoption au prochain Sommet de l'UA en janvier 2019 », ajoute le document.

Réformes institutionnelles nécessaires

Cette décision stratégique au sein de l'UA s'inscrit dans le cadre des réformes institutionnelles afin de maximiser les résultats attendus. Pour le Secrétaire exécutif de l'Agence du NEPAD, Ibrahim Assane Mayaki, cela répond au besoin de rationaliser et à améliorer l'efficacité et l'efficience dans la mise en œuvre des décisions, politiques et programmes de l'UA à travers tous ses organes et institutions. Il a ajouté qu'il s'agit d'une recommandation spécifique du rapport du président rwandais et président en exercice de l'UA, Paul Kagame, sur l'état de la mise en œuvre des réformes institutionnelle de l'UA.

« Nous sommes enthousiasmés par cette transformation, qui permettra de déployer encore plus efficacement nos programmes au service du développement de notre continent », s'est réjoui Ibrahim Assane Mayaki.
« Les réformes en cours à l'UA sont une affirmation par les États membres de leur engagement envers l'Agence du NEPAD en tant qu'instrument de l'UA établi pour appuyer les pays et les organismes régionaux dans la mise en œuvre de la vision du développement du continent - telle qu'articulée dans les sept aspirations et les 20 objectifs de l'Agenda 2063 », a-t-on précisé.

Source : La Tribune Afrique (France)

 

La Mauritanie accorde 400 licences aux pêcheurs de Guet Ndar

Pêche : La Mauritanie accorde 400 licences aux pêcheurs de Guet Ndar Le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime a tenu, hier, une réunion d’information avec les pêcheurs de Guet Ndar. La rencontre avait pour but de les sensibiliser sur l’accord de pêche signé lundi et à effet immédiat entre les autorités sénégalaises et mauritaniennes.

Oumar Guèye a expliqué, en présence du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, des différents responsables de la pêche de la Langue de Barbarie et des autorités administratives, les termes de l’accord de pêche signé entre le Sénégal et la Mauritanie. Pour cet accord, 400 licences pour 200 sennes tournantes ont été accordées.

Du point de vue tonnage, les autorités mauritaniennes ont octroyés 50.000 tonnes par an aux pêcheurs de Guet Ndar. Oumar Guèye est revenu sur les péripéties de la signature de cet accord et l’engagement du président Macky Sall et de son homologue Abdoul Aziz de Mauritanie pour la réussite des pourparlers.

Il a rappelé que depuis 2016, les licences de pêche n’ont pas été renouvelées. «Mais, nous avons toujours appelé au respect des lois et règlements de ce pays frère », a déclaré le ministre, soulignant qu’en dépit des points de blocage, les deux parties ont poursuivi les discussions.

Concernant la question du débarquement des prises, le ministre a indiqué que la Mauritanie est intransigeante sur ce point. Toute embarcation doit décharger sa prise dans ce pays mais il a accepté que le site soit rapproché.

Le site de Boyo à 2,5 km de Saint-Louis est finalement retenu par les deux pays en lieu et place de Ndiago (7 kilomètres), initialement retenu. Le ministre a précisé que 6 % des prises, soit 24 barques seront destinées à l’approvisionnement du marché mauritanien.

Pour faciliter le transport des produits, Oumar Guèye a annoncé la construction de la route allant de Boyo à la frontière par la Mauritanie et de la frontière à Saint-Louis par le Sénégal. Le gouvernement sénégalais a mis également à la disposition des mareyeurs des camions frigorifiques.

Plus de 164 millions supportés par l’Etat

En attendant la fin des travaux, le port de Saint-Louis pourra, pour une période transitoire d’une année, accueillir les embarcations sous la supervision de responsables mauritaniens et sénégalais pour le respect du tonnage dans le cadre d’un contrôle contradictoire.

Oumar Guèye a aussi annoncé que le basculement entre les deux lieux de débarquement se fera avec un accompagnement pour éviter des incompréhensions. Les licences de pêche vont coûter 15 euros la tonne.

La nouveauté réside dans le fait que l’Etat va supporter, en totalité, le coût, soit plus de 164 millions de FCfa. Le ministre estime qu’à travers ce geste, l’Etat montre, encore une fois, sa bonne disposition à aider les pêcheurs.

Il a profité de la rencontre pour sensibiliser les pécheurs sur le respect des lois de la Mauritanie et du fait que la ressource n’est pas inépuisable. En ce qui concerne la procuration des licences, les méthodes ne changent pas.

Les différents responsables ont accueilli, avec soulagement, la nouvelle. Ils ont loué l’implication personnelle du chef de l’Etat, Macky Sall, et son soutien aux pâcheurs, particulièrement ceux de la Langue de Barbarie.

Amadou Maguette NDAW
Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Le Sénégal et la Mauritanie finalisent un accord sur la pêche

Conclu initialement fin mars, un accord de pêche a été signé entre la Mauritanie et le Sénégal en marge du sommet de l'Union africaine de Nouakchoot. L'ancien accord était caduc depuis plus de deux ans.

Le protocole d'accord sur la pêche signé entre le Sénégal et la Mauritanie contient plusieurs points, dont le principal est l'autorisation donnée aux pêcheurs sénégalais de se rendre dans les eaux mauritaniennes. Ils auront le droit d'y pêcher 50 000 tonnes de petits poissons pélagiques par an et d'utiliser 400 embarcations maximum.

En échange, les Mauritaniens toucheront l'équivalent de 10 euros pour une tonne de petits animaux pélagiques pêchés, essentiellement pour couvrir les frais de procédure de contrôle des quantités pêchées, selon le ministre mauritanien de la Pêche, Nani Ould Chrougha, qui estime qu'il s'agit d'un « d'un don plus que d'un accord commercial ».

« La Mauritanie a inscrit sa gestion dans la durabilité et donc il est extrêmement important pour nous de veiller à identifier et à dénombrer les quantités qui sont pêchées pour nous permettre de ne pas retirer, de ne pas extraire de la nature plus que ce qu’elle peut nous en donner », explique le ministre Nani Ould Chrougha.

« Dans ce cadre, la loi prévoit que l’ensemble des captures réalisées dans nos eaux territoriales puissent être débarquées et connues à l’avance, poursuit-il. Je pense qu’il y va de l’intérêt des pêcheurs eux-mêmes que la préservation de la ressource soit un objectif qui est bien partagé entre les deux gouvernements ».

Quai de débarquement

Après de longues discussions et concessions, une solution a donc finalement été trouvée. Les ministres de la Pêche des deux pays ont identifié un endroit du littoral mauritanien, où le poisson pêché par les pirogues sénégalaises sera débarqué, contrôlé et pesé.

« Nous reconnaissons que la République islamique de Mauritanie a consenti beaucoup d’efforts pour cet accord de pêche, se félicite le ministre sénégalais de la Pêche, Oumar Gueye. La nouvelle législation en matière de pêche en Mauritanie impose de débarquer toutes les captures inter-mauritaniennes, ce qui sera le cas dans le cadre de ce protocole. Un quai va être construit. C’est un effort important de la partie mauritanienne, à trois kilomètres de Saint-Louis ».

Les travaux d'aménagement du quai de débarquement doivent débuter dans les prochains jours, selon Nouakchott. Il devra permettre aux pêcheurs d'accoster en toute sécurité, mais aussi offrir des garanties sanitaires lors de la manipulation du poisson. Une route doit aussi être construite pour faciliter l'accès au site.

Source : RFI

 

Pêche : Sénégal et la Mauritanie signent des accords-cadres

Pêche : Sénégal et la Mauritanie signent des accords-cadresEn marge du 31e sommet de l’Union africaine, les ministres sénégalais et mauritanien, en charge de la Pêche, ont signé des accords-cadres ce lundi, à Nouakchott. Cette décision a été prise à la suite de cette tournée des deux autorités bouclée par une rencontre à Saint-Louis.

Pour rappel, le 9 février 2018, le président Macky Sall et son homologue mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, avaient donné des instructions pour la signature d’accords sur la pêche. Cela, à la suite de la mort de Fallou Sall tué le 27 janvier dernier par des garde-côtes mauritaniens.

Les arrestations et interpellations de pêcheurs de Guet-Ndar se poursuivent depuis. Juste hier, lundi, 18 ont été déposés au village de Deby suite à la saisine d’une embarcation d’une vingtaine de personnes dans les eaux mauritaniennes.

Source : NdarInfo (Sénégal)

 

 

Boycott au Maroc : les trois promesses du PDG de Danone

Baisse des prix, fin des bénéfices sur le lait pasteurisé, renforcement de la transparence... En plein mouvement de boycott, Emmanuel Faber, le PDG de Danone, s’est rendu au Maroc pour déminer la situation qui vise sa filiale depuis plus de deux mois.

Plus de huit semaines après le déclenchement d’un mouvement de boycott inédit au Maroc visant le lait de Centrale Danone, l’eau minérale Sidi Ali et le carburant des stations Afriquia, Emmanuel Faber, le PDG de l’entreprise laitière, s’est rendu dans le royaume chérifien le 26 juin pour en mesurer l’ampleur et essayer de calmer un peu les esprits. Son entreprise accuse une chute de ses ventes de 50 %.

Il a commencé la journée par se rendre auprès de quelques familles pour les « écouter et les comprendre », venu au Maroc avec la volonté de montrer un nouveau visage à des gens qui ne croient plus aucun discours.

Lors de la conférence de presse qui a conclu sa visite, où il avait convié blogueurs et autres acteurs du web marocain, Emmanuel Faber a tout de même fait quelques annonces avec la volonté de réconcilier son entreprise avec les boycotteurs.

Trois engagements

La première promesse est la vente du lait frais pasteurisé Centrale à prix coûtant. Autrement dit, la filiale marocaine du géant français ne fera plus aucun profit sur cette gamme de produits. Cela ne se fera pas au détriment des éleveurs, a assuré le PDG. « Notre objectif est de rechercher l’équité pour la marque, d’assurer un prix du lait le moins cher possible pour les épiciers et les consommateurs, tout en protégeant au maximum le prix payé à nos éleveurs partenaires », a-t-il lancé.

Emmanuel Faber a également promis un maintien de la qualité du lait frais pasteurisé aux meilleurs standards. « Notre lait restera naturel et complètement issu de l’élevage marocain », rajoute le PDG.

« Nous allons échanger davantage avec les consommateurs »

Le deuxième engagement de Danone est le renforcement de la transparence. « Nous allons échanger davantage avec les consommateurs », assure Emmanuel Faber. L’entreprise devra ainsi communiquer autour de l’ensemble des coûts supportés pour la fabrication d’un litre de lait. Ainsi, il est attendu une connaissance des prix à la collecte, en plus de ceux de la pasteurisation, l’emballage, le transport et des coûts de commercialisation.

La troisième proposition du PDG du géant français est celui d’inventer « un nouveau modèle » pour trouver « le juste prix ». L’objectif est de vendre le lait à un prix abordable, tout en permettant de générer des revenus suffisants pour les éleveurs. Faber a déclaré vouloir s’inspirer de ce qui se passe en France avec le label « C’est qui le patron ? », où les prix sont fixés par les consommateurs. Centrale Danone se dit prête à travailler avec l’ensemble de ses partenaires et même avec la population pour construire ce nouveau modèle.

« Nous pourrons discuter ensemble de ces exemples et évaluer comment nous pouvons les adapter au Maroc », a ajouté le PDG.

Source : jeuneafrique.com

 

Gaz Sénégal- Mauritanie : Que Cache le 50/50 de nos Dirigeants ?

Gaz Sénégal- Mauritanie : Que Cache le  50/50 de nos Dirigeants ?Ba Aliou Coulibaly - Depuis l’annonce de la découverte d’un important gisement de gaz aux larges des frontières Mauritano Sénégalaise, les observateurs dans les deux pays se posent la question de savoir : Quels profits leurs états et l’ensemble de leurs citoyens pourraient tirer de l’exploitation de cette nouvelle manne extractive.

Cette question devient encore plus pressante si l’on se rappelle des attentes et de l’euphorie qu’avait entrainée la découverte émotionnelle du pétrole en 2006 en Mauritanie.

Dans le préambule des politiques pétrolières, « les ressources appartiennent à la nation. Les états peuvent contracter des accords avec de tiers parties qui disposent des capacités techniques et financières pour l’exécution de ces projets. »

Cette disposition est clarifiée dans l’article.39 du code minier Mauritanien qui stipule : « Le permis d’exploitation confère au titulaire, dans la limite de son périmètre et indéfiniment en profondeur, le droit exclusif de prospection, de recherche et d’exploitation d’un groupe de substances minérales pour lesquelles la preuve d’un gisement exploitable est fournie….. »

Pour le cas bien précis du champ Tortue / Ahmeyin le hasard a fait que le gisement de gaz découvert par Kosmos Energy se trouve à cheval sur la frontière des deux pays (Mauritanie et Sénégal). British Petroleum, BP a décidé d’investir plus d’un milliard de dollar pour une forme d’exploration et développement pour plusieurs années dans les blocs offshore 6, 8,12 et 13 du côté Mauritanien et dans deux blocks de Saint-Louis Profond et Cayar profond au Sénégal.

Jusque-là, plusieurs déclarations officielles de la part des deux gouvernements ont tenté de rassurer les citoyens des deux pays non seulement sur les avantages liés aux contrats de partage de production signés de part et d’autre avec le consortium British Petroleum et Kosmos mais aussi et surtout sur l’équité dans le partage de la ressource entre la Mauritanie et le Sénégal.

En février 2018 , les deux pays ont signé un accord de coopération pour l’exploitation du champ gazier offshore de « Grand Tortue Ahmeyin » dont le gisement est estimé à 450 millions de mètres cubes.

La signature de cet accord d’exploitation commune a suscité plusieurs déclarations et réactions de part et d’autres de la frontière. Les autorités de deux pays défendent que le partage de la ressource se fera fifty/ fifty. Du côté de la société, les activistes dénoncent le manque de transparence dans le processus et s’inquiètent du manque de prise en compte réel des intérêts des communautés mais aussi des états.

Il est important de reconnaitre que les systèmes de fiscalité pour les projets de développement hydrocarbures sont extrêmement complexes. Le système adopté dépend de plusieurs paramètres notamment, le type de contrat utilisé. Selon qu’il s’agisse d’un contrat de concession, de partage de production ou de service les termes et les avantages différent.

Ces dernières années, le type de contrat le plus usité dans les pays riches en ressources demeure le Contrat de partage de production CPP. Chaque contrat diffère en fonction de l’attractivité du projet et la capacité de négociations des partenaires.

Un contrat de partage de production suppose comme son nom l’indique « le partage de production sur la base des opérations en cours pendant une année fiscale ». Cela s’effectue une fois que les dépenses liées aux coûts d’opération sont recouvrées. Mais compte tenu du volume extrêmement important des investissements initiaux, les opérations d’une année ne peuvent en aucun cas suffire à couvrir les coûts d’opération investit pour la même période. Le recouvrement de ces coûts obéit alors à des règles savamment négociées entre les compagnies et les états. C’est pourquoi dans ce contrat, à titre d’exemple, nos états ne percevront pleinement leur part contractuelle qu’en 2020 après que les opérateurs se seront fait rembourser les frais importants qu’ils ont engagés dans la prospection et le développement du projet.

Dans ce montage, BP et Kosmos ont convenu que Kosmos sera l’opérateur technique de la phase d’exploration du projet en charge de forer trois nouveaux puits.

S’agissant de la propriété réelle de la ressource, en dehors de toutes les dispositions légales prévues dans les stratégies minières et pétrolières ainsi que les codes miniers, toutes les pratiques en cours entérinent systématiquement que la ressource appartient à l’investisseur. Pour rappel : en 2003, la compagnie Hardman a vendu à Tullow les ressources pétrolières qu’elle a découvertes en Mauritanie. Ce dernier les a cédées à Woodsides, puis à Petronas. Certes la Mauritanie doit être informée mais elle n’a aucune emprise sur la ressource encore moins sur cette transaction. En 2010, à titre d’exemple, Redback mining a rétrocédé le gisement d’or Mauritanien de Tasiast à l’entreprise Kinross à hauteur de 7, 1 milliard de dollars. La Mauritanie n’a fait qu’entériner la transaction sans en empocher le moindre sou.

Par conséquent si l’on peut disposer d’une ressource, soit en l’exploitant, soit en la vendant à sa guise. Cela veut tout simplement dire que cette ressource vous appartient. Dans la littérature de la transparence, la notion de propriété réelle vient donner tout son sens à ce questionnement. La propriété réelle d’une ressource dans le cas des industries extractives renvoie à la personne qui a en dispose en dernier ressort. Cette pratique est non seulement légale, mais surtout largement répandue.

Les exemples ne manquent malheureusement pas. Au Sénégal, à titre d’exemple, quand Frank Timis et ses associés ont vendu leur License à Kosmos , ce n’est point le gouvernement Sénégalais qui a empoché le chèque. Le débat occasionné par cette affaire au sein de l’opinion sénégalaise en dit long. Contrairement à l’idée répandue et parfois entretenu par les états, la ressource appartient au détenteur de la licence et non plus au pays hôte. Cela n’exclut guère que toute transaction doit être soumise au code général des impôts.

Les dernières moutures des codes miniers de plusieurs pays ont essayé de pallier cette question de cession de permis ou de titre minier en prévoyant désormais une commission de 10% sur le montant de la vente au profit des états hôtes, mais cela ne remet nullement en cause le fait que la ressource appartient à l’opérateur au contraire.

Dans cette contribution, nous avons particulièrement insisté sur cette question pour montrer combien les déclarations de nos responsables politiques relatives au partage équitable de la ressource 50/50 entre les deux pays n’est rien d’autre qu’une fable diplomatique qui risque d’aiguiser les appétits et les attentes de nos communautés sur une ressource qui ne nous appartient plus. La ressource découverte dans le champ Tortue/ Ahmeyin appartient entièrement de part et d’autre de la frontière au consortium dirigé par BP.

Effectivement en tenant compte de la frontière, on peut bien dire que le groupe dispose de 50% au Sénégal et 50% en Mauritanie. Chacun des deux pays est représenté dans ce groupe par sa compagnie nationale avec une participation supportée de 10%.

Dans ce contrat de partage de production la participation au capital et aux efforts d’investissement de chaque opérateur est connue. Après avoir déduit le « Cost Oil », c’est-à-dire les coûts d’opération, « le profit Oil », sera alors partagé. Ainsi chacun sera rémunéré en fonction de sa participation initiale. Dans le cas de la Mauritanie BP détient 62% contre 28% à Kosmos et seulement 10% à l’état Mauritanien supporté par le consortium. Le nouveau code minier Mauritanien permet à la Mauritanie d’avoir jusqu’à 20 % du capital c’est-à-dire 10% supplémentaire.

La Mauritanie ne peut être rémunérée sur le profit Oil qu’à hauteur de sa participation c’est-à-dire 10%. A titre de comparaison face au même opérateur et sur le même gisement, au Sénégal le président géologue a pu « arracher », en plus des 10% octroyés à l’état du Sénégal, une participation de 25% pour le privé Sénégalais. Ainsi sur le contrat de partage de production avec ce consortium BP/ Kosmos, la Mauritanie se retrouve avec 10% sur les 50% pendant que le Sénégal lui retrouve avec 35% sur l’autre moitié.

Il va sans dire que chaque pays est consulté conformément aux dispositions législatives en vigueur sur les grandes prises de décisions ou orientations stratégiques. Naturellement ce projet commence déjà à bénéficier aux deux pays et à leurs secteurs privés en termes d’investissements et d’emplois. Cela va aller crescendo quand le premier mètre cube de gaz sera produit. Chaque pays bénéficiera alors de paiements directs sous formes de bonus ainsi que d’autres avantages fiscaux et non fiscaux. Parmi les avantages non fiscaux les plus importants on note le transfert de compétence, le renforcement de capacités. Chaque pays peut également négocier des obligations sociales et environnementales qui ne sont autre chose que la gestion des effets directs et indirects de l’activité extractive des opérateurs.

Si l’exploitation du gisement se réalise, avec ce qu’elle implique comme apport de revenus mais aussi source d’énergie et d’industrialisation, elle aura sans nul doute un impact certain sur le développement socio-économique de notre jeune nation. Mais dans tous les cas il faudra s’inspirer des expériences du passé et savoir gérer les attentes. On se rappelle encore en 2006 lorsque le pétrole a été découvert en Mauritanie en pleine transition militaire. Les dirigeants de l’époque avaient alors déclaré avec sensation que la production pétrolière estimée à 70.000 barils jour, sera multipliée par 4 en l’espace de deux ans. Quelques années plus tard la production a drastiquement chuté obligeant la compagne Malaisienne Patronnas à mettre la clé sous le paillasson. Cette découverte émotionnelle a ruiné plusieurs opérateurs économique et fini par installer un climat de suspicion entre le citoyen et les décideurs.

Il est extrêmement difficile d’atteindre des objectifs nationaux avec les agendas des compagnies internationales. En 2009, les dirigeants africains réunis à Addis-Ababa semblaient avoir compris cette incompatibilité en adoptant la Vision minière africaine. Mais force est de constater que les agendas politiques conjoncturels de nos dirigeants ont toujours fini par prendre le dessus sur les planifications stratégiques.

Pour garantir une utilisation rentable et durable de leurs ressources certains pays ont mis en place des compagnies nationales avec des objectifs qui vont au-delà de la maximisation des retombées du capital aux seuls actionnaires. Dans ce domaine, la Malaisie est considérée comme un pionnier. Grâce à sa politique courageuse, le pays a réussi à assurer le transfert de compétences à sa main-d’œuvre, à permettre une plus large redistribution des richesses au niveau national, à diversifier son économie et par-dessus tout à assurer son approvisionnement en énergie.

C’est seulement à ce prix que l’exploitation de nos ressources pourrait apporter à nos pays des revenus plus substantiels et servir de moteur pour un développement humain durable plus inclusif.

Ba Aliou Coulibaly
Coordinateur National PWYP
Membre du Comité National ITIE
Enseignant Chercheur au Master GAED à l’Université Al Ashriya
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Bac 2018 en Algérie : la coupure Internet plombe l’activité des entreprises

Pertes de production, employés au chômage technique, activités au ralenti... Les conséquences de la coupure d'Internet, souhaitée par le gouvernement durant le baccalauréat en Algérie, se ressentent fortement au niveau des entreprises locales.

Les autorités algériennes ont décidé de couper internet durant les épreuves du baccalauréat pour empêcher les fraudes massives et les fuites de sujets qui ont entaché les sessions de 2016 et 2017. Couper internet « est la seule alternative pour consacrer l’équité et la justice pour l’ensemble des candidats », a déclaré Nouria Benghabrit, la ministre de l’Éducation nationale, faisant appel à « un effort collectif » de la part des Algériens.

Un manque à gagner de 760 millions de dinars

Les épreuves du bac, débutées mercredi 20 juin se sont terminées lundi 25 juin. Contrairement aux années précédentes, des horaires précis pendant lesquels les réseaux internet fixe et mobile étaient indisponibles ont été rendus publics. La suspension du service a été fixée aux premières heures des examens, le matin et l’après-midi, de 8h30 à 9h30 puis de 15 heures à 16 heures.

La perte de production est déjà évaluée à 760 millions de dinars (5,5 millions d’euros) pour les onze heures de coupure réparties sur les cinq jours concernés, révèle Ali Kahlane, président de l’Association des opérateurs télécoms alternatifs (AOTA). Selon cet expert des TIC, « la tolérance de panne internationale normalisée pour une connexion internet utilisée en temps réel en entreprise, en administration ou autre, ne dépasse pas 5,6 minutes par an ». Or, les perturbations provoquées dernièrement par les autorités algériennes ont généré « 660 minutes de tolérance de panne ».

Les activités digitales au ralenti

Dans le domaine du e-commerce des sociétés telles que Yassir, le « Uber algérien » qui connaît un succès fulgurant ces derniers mois, ont enregistré une baisse conséquente de leur activité.

L’entreprise a anticipé la situation en mettant en place des mesures pour faire face aux coupures. La start-up algérienne a prévenu les utilisateurs que les commandes de chauffeurs sont disponibles et qu’ils « peuvent appeler le service client opérationnel 24h/24 pour réserver leurs courses sur place sans passer par l’application », précise Lamia Achouche, directrice des relations publiques. « Nos dispatchers font une simulation des prix sur place et les communiquent aux clients afin de leur donner la même visibilité disponible sur l’application digitale », poursuit-elle.

"Le directeur d’une entreprise souffre d’une perte sèche de 250 000 dinars par jour comparé à un jour de semaine normale », souligne Ali Kahlane"

Des entreprises à l’arrêt

Pour d’autres sociétés, les derniers jours ont été plus difficiles avec un arrêt presque complet de leurs activités. « Le directeur d’une entreprise, créée il y a six mois et qui emploie six personnes, m’a avoué qu’il souffre d’une perte sèche de 250 000 dinars par jour (près de 1 809 euros) comparé à un jour de semaine normale », souligne Ali Kahlane.

Selon le président de l’AOTAn une autre start-up a dû mettre ses employés au chômage technique face à l’incapacité d’assurer un service continu. « Reprendre après une heure de coupure, cela ne fonctionne pas car de toute façon les clients ne sont pas là, ils se disent qu’il n’y a pas internet ou que l’entreprise est difficile à contacter », ajoute-t-il.

La situation laisse pantois les professionnels du secteur qui s’inquiètent pour l’image et la compétitivité du pays à l’heure où Houda-Imane Faraoun, ministre de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, évoque une expansion de l’opérateur public Mobilis vers l’Afrique, notamment au Mali.

« Comment peut-on réellement soumissionner pour une quatrième licence (4G) à l’échelle internationale alors même que notre tolérance de panne au niveau d’internet n’est pas aux normes internationales et comment le Mali, qui est certes mal loti, peut nous prendre au sérieux quand on décide de couper internet pour un oui ou pour un non ? », s’interroge Ali Kahlane.

La situation est d’autant plus ironique que le pays doit accueillir son premier sommet international des « Smart Cities » (villes intelligentes), les 27 et 28 juin prochain à Alger.

Source : jeuneafrique.com

 

Accord de pêche Maroc/UE: difficiles négociations en perspective

Chaque année, environ 70 navires européens pêchent 83 000 tonnes de poissons dans les eaux marocaines, pour une valeur de 80 millions d'euros et cela, en vertu d'un accord qui arrive à son terme à la mi-juillet. Un nouveau round de négociations s'ouvre, ce lundi 25 juin, à Bruxelles, entre le Maroc et l'Union européenne pour le renouvellement de cet accord de pêche. Des négociations qui s’avèrent houleuses.

L'accord de pêche, jusqu'ici en vigueur, rapporte 40 millions d'euros par an à Rabat, dont 30 millions sont financés par l'Union européenne et 10 millions par les armateurs de pêche, sans compter les retombées socio-économiques liées à cette activité. « Une contribution insuffisante », juge aujourd'hui le royaume chérifien qui exige son augmentation voire même, selon des sources de presse marocaines, son doublement.

Le Maroc est peut-être gourmand, mais il est en position de force. Selon un rapport d'évaluation de l'accord actuel, présenté devant les institutions européennes, 1 € investi rapporte 2,78 € aux pêcheurs européens.

Autre point d'achoppement, celui qui se rapporte à la clause de débarquement qui oblige les navires européens à débarquer une partie de leurs poissons dans des ports marocains. Rabat y voit une manière de transformer localement les produits de la pêche, tandis que les Européens considèrent ce passage comme un simple transit.

Enfin, la question du Sahara occidental pourrait encore compliquer la donne. En février dernier, la Cour européenne de justice a jugé que l'accord de pêche n'était pas applicable au Sahara occidental, territoire largement contrôlé par le Maroc, mais sur lequel le Polisario exige toujours un référendum d'auto-détermination. Cela n'a pas empêché les négociations entre Rabat et Bruxelles de continuer, incluant les eaux contestées poussant ainsi le Polisario à déposer, il y a dix jours, un recours auprès de la Cour européenne de justice.

Source : RFI

 

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky Sall

Pétrole et gaz du Sénégal : l’Assemblée donne carte blanche à Macky SallLe projet de loi numéro 16/2018 autorisant le président de la République à ratifier l’accord de coopération inter-Etat portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ grand tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie, signé le 09 février 2018 à Nouakchott a été voté vendredi soir à l’Assemblée nationale.

Ainsi, il ressort du dossier de l’accord que des travaux de forage entrepris dans chacune des zones économiques du Sénégal et de la Mauritanie ont révélé l’existence de réservoirs de gaz naturel, dénommés les réservoirs du champ Gand Tortue/Ahmeyim (GTA) entre le Sénégal et la Mauritanie.

Au sens du présent accord, le Champ désigne tous les horizons géologiques, les réservoirs et les zones renfermant du gaz naturel situés au-dessus du périmètre de l’unité jusqu’à la profondeur qui sera définie d’un commun accord et sont spécifiés dans les décrets portant autorisation d’exploitation.

Cette découverte à fait l’objet de travaux d’évaluation suivis d’essais de production entre 2016 et 2017. Et les données sismiques 3D et celles recueillie des puits ont révélé d’importantes ressources récupérables pour les réservoirs GTA évaluées à près de 560 milliards de mètres cubes, réparties équitablement entre les deux pays.

Les parties ont manifesté leur désir de s’accorder sur les conditions et les modalités efficientes inhérentes au développement et à l’exploitation du Champ Grand tortue/Ahmeyim GTA comme une unité unique.

C’est au terme de ce processus de négociations avec leurs partenaires que les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie ont signé, le 09 février 2018 à Nouakchott, cet accord de coopération inter-Etat pour le développement et l’exploitation de ces importants réservoirs.

Source : PressAfrik (Sénégal)

 

 

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz

L’Afrique dépense 6 milliards d’euros par an pour ses importations de rizLe Monde Afrique - Malgré une hausse de sa production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes.

L’Afrique dépense plus de 6 milliards d’euros par an pour ses importations de riz, indispensables pour sa sécurité alimentaire, alors que le continent est doté d’un grand potentiel de production, ont déploré mercredi 30 mai des experts à Abidjan.

« Malgré une hausse de la production rizicole, l’Afrique importe chaque année près de 24 millions de tonnes (…) d’un coût de 7 milliards de dollars » (6 milliards d’euros), a annoncé le Sierra-Léonais Harold Roy-Macauley, directeur général d’Africa-Rice, une organisation intergouvernementale regroupant 26 pays d’Afrique de l’Ouest, du centre et de l’Est.

« L’Egypte est le seul pays d’Afrique qui est autosuffisant. La Côte d’Ivoire l’est à 50 %, Madagascar entre 70 et 75 % », a poursuivi M. Roy-Macauley, soulignant que l’Afrique est « dotée d’un grand potentiel de production ». Pour combler le déficit de cette céréale, aliment de base dans de nombreux pays africains, Africa-Rice veut faciliter l’accès au marché et aux crédits bancaires pour les petits exploitants.

« Rendre les paysans hommes d’affaires »


« Il faut rendre les paysans rentables. Ici, les paysans n’ont pas accès aux financements, or il faut que les gens soient indépendants pour travailler avec le secteur privé. Il faut rendre les paysans hommes d’affaires et les rendre crédibles auprès des banques », a plaidé M. Roy-Macauley.

« 70 % des pauvres vivent en zone rurale. Et vu les croissances démographiques attendues d’ici à 2030, la productivité agricole devra doubler. Et elle devra encore doubler entre 2030 et 2050 », a affirmé de son côté Patrick Houben, responsable développement rural et ressources naturelles au sein de la délégation de l’Union européenne (UE) en Côte d’Ivoire, qui soutient financièrement Africa-Rice depuis des années.

« L’agriculture en Afrique subsaharienne demeure un moteur de croissance économique des plus importants, et les objectifs de développement durable concernant la pauvreté et la faim passeront par l’augmentation de la productivité de travail des petits exploitants agricoles », a affirmé M. Houben. Selon lui, « 230 millions d’euros ont été engagés depuis 2017 par l’UE dans des programmes de recherches agricoles dont fait partie Africa-Rice ».

Créé en 1971, Africa-Rice vise à stimuler la filière riz à travers la recherche et la création de nouvelles variétés. Plus de 200 variétés de riz améliorées ont été homologuées ces vingt-cinq dernières années dont la plus connue est le Nerica (le nouveau riz pour l’Afrique). Ce dernier, qui couvre 1,7 million d’hectares, a permis de sortir 8 millions de personnes de la pauvreté dans 16 pays africains, selon Africa-Rice.

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)

Sénégal : Le contenu de l’accord pétrolier entre la Mauritanie et le Sénégal publié demain (vendredi)Après la réclamation de l’opposition de la publication de l’accord pétrolier entre le Sénégal et la Mauritanie que Macky Sall était allé signer le 9 février dernier à Nouakchott, le contenu va être connu demain.

Selon les Echos qui donne l’information, les députés se réuniront demain pour examiner le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier l’Accord de coopération inter-Etats portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim entre le Sénégal et la Mauritanie. C’est Me Sidiki Kaba qui va défendre le projet.

Source : Xalima (Sénégal)

 

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation

Gisements de gaz Mauritanie/Sénégal : De grands pas vers l’exploitation Le Directeur exécutif de British Petroleum (BP), Bernard Rooney, a été reçu, jeudi, en audience, par le président de la République, Macky Sall. Au menu, l’exploitation des gisements de gaz pour laquelle de «grands pas» sont faits.

«De grands pas sont franchis vers l’exploitation des gisements de gaz découverts aux larges des eaux sénégalaises». Telle est le résumé de la rencontre entre le chef de l’Etat, Macky Sall et le directeur exécutif de BP, Bernard Rooney, au Palais de la République.

Reçue l’après-midi par le chef de l’Etat, la délégation de la compagnie British Petroleum, a annoncé, selon la présidence de la République, «la phase de développement qui mobilise 500 personnes». Une bonne nouvelle pour le pays qui compte accélérer son rythme de développement afin de tendre vers l’émergence, surtout dans un contexte actuel marqué par la remontée progressive du prix du baril de pétrole qui a atteint les 80 dollars.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz au Sénégal comme le champ à la frontière entre notre pays et la Mauritanie (le champ gazier Grand Tortue/Ahmeyim), qui a été mis à jour en janvier 2016 et considéré comme «le plus important gisement» en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 700 milliards de m3 (le plus important selon Jeune Afrique dans le dossier fait sur la question le 14 juin 2017) que les deux pays ont d’ailleurs décidé d’exploiter en commun.

Toutes les recherches créditent le Sénégal d’importantes réserves en hydrocarbures (pétrole et gaz). En effet, le 26 avril dernier, alors que le chef de l’Etat recevait une délégation de Cairn et Woodside, deux compagnies partenaires dans l’exploitation du champ pétrolier de Sangomar, ces groupes ont annoncé le début de la production pour 2021. Mieux, ils ont révélé la position stratégique du Sénégal classé 7ème pays en matière de réserves en hydrocarbures en Afrique.

D’après Rfi «selon différents spécialistes du secteur, les réserves prouvées de gaz placeraient le Sénégal au septième rang mondial». Quant à Afrique Tribune (dans son édition du 9 mai 2017), les réserves qui se trouvent entre les deux pays ont été estimées à 25 TCF (un peu plus de 700 milliards m3) dans un premier temps, sont passées à 50 TCF, soit 1.400 milliards de m3. Ce qui placerait le Sénégal actuellement entre le 23e et le 30e rang mondial.

Outre le gaz entre le Sénégal et la Mauritanie, il faut retenir la découverte réalisée au puits offshore d’exploration Yakaar 1, situé dans le Cayar Offshore Profond. Selon les estimations, il pourrait contenir jusqu’à 425 milliards de m3 de gaz, selon Kosmos. Le puits Yakar 1 est situé à 95 km au nord-ouest de Dakar à une profondeur d’eau de 2.550 m. Il a été foré à une profondeur de 4.770 m.

Selon les compagnies, les premiers barils de gaz sont attendus pour 2021 et 2022 pour le pétrole. Une manne pétrolière et gazière sur laquelle le pays mise beaucoup pour développer son secteur industriel en particulier.

Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Mines : Toro Gold annonce le décollage de la filière aurifère au Sénégal

L’entrée en production de la compagnie minière britannique Toro Gold au Sénégal illustre la bonne santé du secteur dans le pays, qui aspire à en faire l’un des leviers de son développement.

Émotion le mois dernier à la direction sénégalaise des mines. Neuf ans après l’inauguration du premier site d’extraction industriel d’or du pays, Sabodala, Toro Gold a commencé le 6 mars, puis le 5 avril, ses expéditions de métal précieux depuis la mine de Mako. Les cargaisons – respectivement 224,5 kg (7 216,16 onces d’or fin) et plus de 387,5 kg – ont été envoyées à Genève pour être raffinées par la société MKS.

Situé dans le sud-est du Sénégal, zone qui concentre les plus importants gisements aurifères du pays, le projet a requis un investissement de 158 millions de dollars (132 millions d’euros) apportés par Resource Capital Funds, Tembo Capital et Quantum Global.

Royalties, emplois locaux et formation

Les promoteurs du projet se sont illustrés dans leur capacité à intégrer les objectifs du gouvernement dans la mesure où ils ne remettent pas en cause la viabilité de la mine. Ainsi, ils ont accepté de payer une royaltie de 5 % en accord avec le nouveau code minier – à condition que l’or dépasse les 1 100 dollars –, alors qu’ils pouvaient exiger de ne payer que 3 % conformément à l’ancienne législation dont ils dépendent. Au moment de la mise sous presse du journal, le cours de l’once atteignait 1 346,70 dollars.

Ils ont aussi favorisé l’emploi de main-d’œuvre locale. Pour réaliser le puits à ciel ouvert de Mako, Toro a eu recours à 90 % à des ouvriers sénégalais, « les 10 % restants étaient des expatriés ouest-africains, Ivoiriens, Maliens, Ghanéens… », a expliqué Martin Horgan, PDG du groupe minier interrogé par Jeune Afrique au Cap en février.

La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018

« Nous avons aussi insisté pour que nos sous-traitants bénéficient d’un programme boursier de formation continue au lycée technique de Kédougou, à 40 kilomètres de la mine », a également indiqué le dirigeant de Toro Gold. Au pic de la phase de la construction, Toro employait environ 1 200 personnes, contre quelque 550 personnes aujourd’hui en préproduction commerciale.

En plus des salariés, Toro Gold vient aussi de recruter le géologue sénégalais Hamidou Oumar Sow comme directeur général adjoint de Petowal Mining Co, la société opératrice de la mine de Mako, dans laquelle l’État détient une participation de 10 %.

Plan Sénégal Émergent : 18t/an

La mine de Toro Gold devrait produire environ 4 tonnes d’or en 2018, qui viendront s’ajouter aux quelque 7 t attendues, principalement de Sabodala. Le management de Toro cherche actuellement à signer des accords avec les propriétaires de permis de recherche autour du site pour prolonger sa durée de vie, aujourd’hui de huit ans.

Pour ses dirigeants, la relation entre Toro Gold et l’État pourrait servir de modèle au développement du secteur aurifère. Le Plan Sénégal Émergent (PSE), la feuille de route du président et ingénieur géologue Macky Sall, a fixé un objectif de production ambitieux : 18 t par an pour le pays. Mais on en est loin, et la ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima, l’a d’ailleurs récemment reporté de 2020 à 2023.

Pour y parvenir, les autorités sénégalaises espèrent pouvoir compter sur le projet Massawa (3 millions d’onces par an escomptées), sur lequel Randgold Resources travaille depuis longtemps. Une décision d’investissement définitive est attendue cette année. Elles guettent aussi les avancées dans la zone du canadien Iamgold sur le projet Boto, et de l’australien Bassari Resources, à qui Coris Bank International vient d’accorder 13 millions de dollars pour démarrer la construction de sa nouvelle mine de Makabingui.

Source : jeuneafrique.com

 

Concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières prévues en mai (Macky Sall)

Concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières prévues en mai (Macky Sall)Le président de la République, Macky Sall, a confirmé, lundi à Dakar, la tenue au courant de ce mois de mai, des concertations sur la gestion des ressources gazières et pétrolières.

S’exprimant lors de la cérémonie solennelle de levée de couleurs au palais de la République, Macky Sall a instruit le ministre en charge du Pétrole et le Cos petro-gaz de diligenter les convocations pour que "toutes les forces vives de la nation prennent part à ces concertations".

Selon le président Sall, "les concertations doivent permettre à notre pays de mieux tirer profit des ressources naturelles (pétrole et gaz)" dans la "cohésion et la solidarité".

Le chef de l’Etat a fait noter que ce ne sera pas une "rencontre de polémique, mais une réflexion sur la manière de gérer les ressources pétrolières et gazières".

Pour rappel, d’importantes découvertes de pétrole et de gaz ont été faites au Sénégal depuis 2014.

La production du champ pétrolier de Sangomar, au large des Îles du Saloum va commencer en 2021. Le champ SNE de Sangomar disposerait d’un potentiel de production estimé à plus de 2,7 milliards de barils.

Le groupe écossais Cairn Energy est le premier actionnaire avec 40% des parts. Les compagnies pétrolières australiennes Woodside Petroleum et FAR Ltd détiennent 35% des parts et le reste appartenant au gouvernement sénégalais (10%), via l’opérateur national PETROSEN.

Ces dernières années, d’importantes découvertes de gaz ont été faites à la frontière entre les deux pays, dont celle concernant le champ gazier "Grand Tortue/Ahmeyim", mis à jour en janvier 2016 et considéré comme "le plus important gisement" en Afrique de l’Ouest, avec des réserves estimées à 450 milliards de m3.

Le Sénégal et la Mauritanie ont conclu en février dernier un Accord de coopération inter-Etats (ACI) portant sur le développement et l’exploitation des réservoirs du champ Grand Tortue/Ahmeyim, à cheval sur les deux pays.

La compagnie pétrolière BP prévoit la livraison en 2021 de ses premières productions de gaz.

Source : DakarActu (Sénégal)

 

L’Algérie vers plus de protectionnisme et de dépenses publiques, malgré les critiques

Le gouvernement algérien prévoit le rallongement des budgets de plusieurs départements ministériels, ainsi que des augmentations tarifaires à l'importation de biens. L'information, révélée par TSA Algérie, risque de ne pas plaire aux institutions internationales adeptes de l'orthodoxie budgétaire.

Les mises en garde de la Banque mondiale et du FMI n’y ont rien fait. Épinglé sur sa politique économique protectionniste, le gouvernement algérien a présenté, mercredi 3 mai, l’avant-projet d’une loi de finances complémentaire, qui risque encore de faire réagir les adeptes de l’orthodoxie budgétaire. Augmentation des taxes douanières, rallongement des budgets de plusieurs ministères, dont le sacro-saint ministère de la Défense… Le texte, examiné par le Conseil du gouvernement de mercredi 2 mai et dont TSA Algérie a pu se procurer en exclusivité, entend introduire des mesures « adaptées » à une situation socio-économique difficile. Il doit par la suite passer en Conseil de ministres, puis à l’Assemblée nationale populaire (ANP) avant d’être adopté. Voici ses trois principales nouveautés.

Rallonges budgétaires pour certains ministères

Au total, le projet de Loi de finances complémentaire prévoit 500 milliards de dinars – soit 4,3 milliards de dollars – de rallonges budgétaires pour cinq ministères clés. Le ministère de la Défense nationale, plus gros poste de dépenses de l’État algérien, verra son budget augmenter de de 312 millions de dinars, pour atteindre les 1118 milliards de dinars, soit 9,6 milliards de dollars.

En pleine période de crises sociales, l’exécutif a également revu à la hausse les budgets des ministères concernés. Le ministère de la Jeunesse et des sports, un secteur jugé « très sensible » par le ministre lui-même, sera doté de 3,65 milliards de dinars supplémentaires, soit près de 32 millions de dollars.

Alors que les médecins résidents ont décidé de mettre fin aux gardes de nuit à partir du 2 mai, pour dénoncer la situation critique des hôpitaux du pays, le gouvernement prévoit une hausse du budget du ministère de la Santé de 3,16 milliards de dinars, soit 27 millions de dollars de plus.

Enfin, le ministère des Affaires étrangères aura plus d’1,5 milliard de dinars en plus, soit 13 millions de dollars, et l’Éducation nationale 91 millions de dinars supplémentaires, l’équivalent de 800 millions de dollars.

L’importation lourdement taxée

Autre grande décision annoncée dans cette Loi de finances complémentaire, l’instauration  d’une « taxe supplémentaire provisoire préventive » sur l’importation de marchandises finies. Cette taxe douanière provisoire de 60 à 200 % entrera en vigueur en juin ou juillet 2018. Cette mesure risque de déplaire aux partenaires commerciaux du pays, notamment l’Union européenne à qui l’exécutif algérien reproche une asymétrie dans les relations économiques.

Déjà en janvier, le gouvernement avait donné un coup de frein aux importations en bannissant près de 900 produits. Une décision qui avait provoqué des pénuries et suscité la colère des patrons. Dans une certaine confusion, l’exécutif avait alors rétropédalé le 16 avril en gelant les interdictions sur certains produits. Cette nouvelle taxe vient à nouveau confirmer la volonté du gouvernement algérien de mettre en place une politique économique protectionniste.

On dit à tous les pays qui ramenaient auparavant des produits pour les vendre, venez les fabriquer en Algérie

Mais Saïd Djellab, ministre du Commerce, défend cette nouvelle taxe, notamment au nom de la stabilité. Il a précisé que « les taxes provisoires répondent à une conjoncture exceptionnelle et sont d’une grande efficacité, alors que le changement des taxes permanentes pourrait refléter une image instable de  l’économie du pays ».

Mercredi 2 mai, Saïd Djellab avait expliqué la nouvelle politique commerciale du gouvernement et lancé un appel aux partenaires étrangers lors d’une conférence. « On dit à tous les pays qui ramenaient auparavant des produits pour les vendre, venez les fabriquer en Algérie ».

Les concessions agricoles ouvertes aux étrangers

Enfin, le gouvernement souhaite attirer plus d’investissements dans le secteur agricole, parent pauvre de l’économie algérienne. La Loi de finances complémentaire prévoit en effet l’ouverture des concessions agricoles aux étrangers.

Cela permettra la vente – y compris par le biais de privatisations – et la cession de terres agricoles à des personnes étrangères. Des contrats de franchises pour l’exploitation de terres agricoles seront accordés à des investisseurs nationaux et internationaux dans le cadre de partenariats public-privé.

Rappleons que, dans le domaine de l’investissement privé étranger, l’État algérien garde le contrôle à travers la règle dite « 49/51 », qui interdit à un investisseur étranger de détenir plus de 49% du capital d’une société.

Source : jeuneafrique.com

 

Fleuve Sénégal: un barrage hydroélectrique pharaonique en vue

Fleuve Sénégal: un barrage hydroélectrique pharaonique en vueL’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) va lancer très prochainement les travaux de son barrage hydro-électrique de Koukoutamba, situé en République de Guinée, a annoncé le Haut-commissaire de l’organisation sous-régionale, Hamed Diane Semega, affirmant que le coût de réalisation de cette infrastructure est de plus 990 millions euros.

Selon Hamed Diane Semega qui s’exprimait jeudi à Dakar, en marge de la signature d’un accord-cadre entre la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et la Société d’exploitation des aménagements de Manantali et Félou (SEMAF SA), l’entreprise chargée de la construction du barrage de Koukoutamba a été sélectionnée "il y a juste une semaine".

Situé en territoire guinéen, à 150 km en amont de la frontière séparant la Guinée et le Mali, le barrage hydro-électrique de Koukoutamba, avec sa puissance estimée à 280,9 mégawatts, devrait produire annuellement un volume d’électricité de 858 watts/heure.

D'après le Haut-commissaire de l’OMVS, la construction de cet ouvrage est le fruit d’un long processus dû notamment aux contraintes liées aux questions environnementales, mais aussi à l’utilité qu’il représente.

A travers le barrage de Koukoutamba, l’OMVS compte "valoriser l’ensemble de son potentiel hydro-électrique dans les 10 ans à venir parce que si nous ne le faisons pas le déficit énergétique qui est très fort dans nos pays va s’accroitre", a souligné M. Semega.

Ainsi, Koukoutamba va s’ajouter aux barrages de Boureya et de Balassa érigés sur le fleuve Bafing en Guinée et au barrage de Wina qui sera opérationnel avant 2021 avec une capacité de production énergétique de 140 MW.

Hamed Diane Semega a, en outre, rappelé que l’OMVS a lancé un appel à manifestation d’intérêts pour réaliser, dans les trois années à venir, le barrage de Gourbassi qui devrait permettre de rehausser le niveau de maîtrise de l’eau sur le fleuve Sénégal, un cours d’eau que se partagent les quatre pays membres de l’organisation (Guinée, Mali, Mauritanie et Sénégal).

Par Le360 Afrique - MAP
Source : Le360 (Maroc)

 

SENEGAL-MAURITANIE-PECHE ● Le protocole d’accord de pêche en "très bonne voie" (Oumar Guèye)

SENEGAL-MAURITANIE-PECHE ● Le protocole d’accord de pêche en Le processus de négociation d’un protocole d’accord de pêche avec la Mauritanie est en "très bonne voie", a salué, mardi, le ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, Oumar Guèye, annonçant que son homologue mauritanien est attendu à Dakar début avril pour la finalisation de cet accord.

"C’est en très bonne voie et la signature s’effectuera dès les premières semaines du mois d’avril", a rassuré le ministre qui s’exprimait lors d’une rencontre avec une délégation d’acteurs de la pêche de la région de Saint-Louis, en présence des directeurs des pêches maritimes, de la surveillance et de la protection des pêches et des industries de pêche.

Le président Macky Sall et son homologue mauritanien, Mohamed Oud Abdel Aziz, avaient donné en février lors d’une visite de travail de deux jours en Mauritanie, des instructions aux ministres en charge de la Pêche à l’effet, de prendre toutes les mesures nécessaires au renforcement de la coopération dans ce domaine, en vue de la signature d’un Protocole d’Accord entre les deux pays d’ici fin mars 2018.

Conformément aux instructions des deux chefs d’Etat, une mission a été dépêchée en Mauritanie pour discuter sur le contenu de cet accord, a indiqué le ministre.

Elle était composée des senneurs (pêcheurs disposant de grandes pirogues pratiquant la pêche par senne tournante), mais aussi ceux officiant avec des plus petites pirogues, a précisé Oumar Guèye.

Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, des affréteurs (des pêcheurs sénégalais), qui pêchent pour le compte des mauritaniens et les mareyeurs.

"Ils ont tous participé au processus de négociations. C’est à leur retour que je les ai convoqués pour un débriefing, qui augure d’une solution au problème", a-t-il fait savoir.

A la suite de cette mission, a dit le ministre de la Pêche, son homologue mauritanien sera à Dakar pour "finaliser et signer le protocole".

"La signature devrait se faire le 31 mars prochain comme prévue mais, le ministre mauritanien a un problème d’agenda. Il sera à Dakar, dans la première semaine d’avril, pour la finalisation du protocole", a rassuré M. Guèye.

Source : APS

 

 

Le Maroc, pays africain le plus attractif pour les investissements, selon Quantum Global

Le Maroc se hisse en tête du « The Africa Investment Index 2018 », élaboré par le fonds d'investissement Quantum Global. Le royaume profite de sa proximité géographique avec l’Europe et de la régularité des flux des investissements étrangers.

En marge d’Africa CEO Forum organisé le 26 et 27 mars à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le fonds d’investissement suisse Quantum Global, qui gère 8 milliards de dollars, a dévoilé les résultats de la deuxième édition de son indice des pays africains les plus attractifs. Intitulé « The Africa Investment Index 2018 », ce classement considère que le Maroc est l’économie la plus attractive pour les investissements étrangers en Afrique, suivi par l’Égypte, l’Algérie, le Botswana et la Côte d’Ivoire.

Attirer davantage d’investissements étrangers

« Les économies africaines, depuis la baisse des prix du pétrole, ont entamé une diversification pour attirer davantage d’investissements étrangers destinés pour d’autres secteurs », explique le professeur Mthuli Ncube, directeur général du Quantum Global Research Lab, qui était auparavant vice-président et économiste en chef de la Banque africaine de développement.

Cet indice, qui ambitionne de mesurer l’attractivité des économies africaines, prends en compte plusieurs dimensions comme l’activité économique, la démographie, le taux couverture des importations, l’investissement public et même l’usage des réseaux sociaux.

Le Maroc bénéficie de sa proximité avec l’Europe

D’après Mthuli Ncube, la première place du Maroc s’explique par la proximité géographique avec l’Europe, mais aussi par d’autres facteurs, tels que le niveau d’investissements directs étrangers déjà absorbés par le pays. Selon les données de l’Office de changes reprises par Quantum Global Research Lab, en 2017 le Maroc a attiré 2,57 milliards de dollars d’investissement, soit une progression de 12% par rapport à 2016.

Pour le Quantum Global Research Lab, la régularité des flux des IDE attirés par le Maroc justifie son leadership continental. Ces financements vont dans différents secteurs tels que la finance, les énergies renouvelables, l’automobile, l’aéronautique ou encore les TIC. Selon cette étude, les cinq premiers du classement ont cumulé en 2016 des flux d’investissements étrangers s’établissant à 12,8 milliards de dollars.

Source : jeuneafrique.com

 

GAZ : la Mauritanie et le Sénégal à l’école de l’OMVS

GAZ : la Mauritanie et le Sénégal à l’école de l’OMVS Le Sénégal et la Mauritanie ont opté pour le modèle de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) en termes de gestion commune des ressources. Ainsi, les deux pays feront un partage des avantages/coûts pour l’exploitation du gisement gazier grand tortue/Ahmédine (situé à 125 kilomètres au large des côtes des deux pays).

Cette révélation a été faite, dimanche 25 mars, à Dakar par le premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne, dans les ondes de la Radio Futurs Médias (RFM) lors de l’émission « le Grand Jury ».

Le chef du gouvernement a réaffirmé que les deux présidents, Aziz et Sall dans une grande sagesse ont décidé ensemble d’une gestion commune de ces ressources. Une exploitation qui se fera fifty-fifty (50-50).

Le ministre a également fait savoir que cette gestion collégiale ne peut être bénéfique pour le Sénégal, qui est dans une phase d’évaluation et d’estimation de ses puits , alors que la Mauritanie en est à sa découverte.

Le ministre a rappelé que, « la première découverte gazière a eu lieu à Banda, zone à 100% mauritanienne . Et Cela a permis aux compagnies étrangères de s’intéresser au gaz naturel, tout au long de la frontière maritime entre les deux pays ».

Par ailleurs, Dionne a souligné que l’accord signé entre la Mauritanie et le Sénégal sera soumis aux assemblées des deux pays.

« Il n’y a rien à cacher dans ce secteur parce que de toute façon les majors (KOSMOS, BP) sont à la bourse. Et ils ont l’obligation de transparence. Le Sénégal et la Mauritanie ont également adhéré à l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE)» , a-t-il précisé.

Rappelons que le Sénégal et la Mauritanie ont paraphé, en février dernier un accord de coopération intergouvernemental (ACI). Ce consensus leur permet d’exploiter communément ce gisement gazier dont les réserves sont estimées à 450 milliards de m³.

Source : Les Mauritanies