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Economie en Afrique

Pour Édouard Philippe, « les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain »

Les échanges économiques entre les deux pays, la signature d'accords dans les domaines portuaire ou numérique, ou encore la future école des Arts et métiers à Zenata étaient au menu de ce deuxième jour de visite du Premier ministre français dans le Royaume chérifien.

Ce deuxième jour de visite du Premier ministre français a été marqué d’une forte empreinte économique. Après le dépôt d’une gerbe au mausolée Mohammed V, le premier ministre s’est rendu, en compagnie de son homologue Saadeddine el Othmani, à Skhirat, pour l’inauguration du forum économique Maroc-France.

Édouard Philippe s’est également entretenu avec des entrepreneurs français désireux d’investir dans le pays, à l’image de Fabien Kelbert, directeur général pour l’Europe et l’Afrique de Rivulis, société de 120 salariés basée à Toulouse, qui exporte des goutte-à-goutte sur le marché marocain et ailleurs en Afrique depuis plusieurs années et prévoit l’ouverture d’une filiale au Maroc en 2018. « J’ai apprécié son approche : il met l’accent sur la modestie au lieu d’aborder un marché en position dominante, rien n’est acquis. Il a aussi cette conviction qu’une entreprise doit d’abord être forte en France pour exporter », confie ce dernier.

Six projets marocains développés en France, créant 220 emplois

Lors de son adresse aux entrepreneurs marocains et français Édouard Philippe a affirmé croire beaucoup « à la capacité des entreprises françaises à conquérir les marchés en Afrique et à se développer à partir de la plate-forme Maroc ».

Le Premier ministre français a insisté sur l’appui aux PME  et souhaité que la relation franco-marocaine puisse s’ouvrir au-delà des grands groupes, dont l’activité est déjà intense : « Les PME françaises sont encore trop peu présentes sur le marché marocain », a-t-il déclaré, avant d’encourager les grandes entreprises à faire venir les sous-traitants dans leur sillage, pour favoriser l’émergence de nouveaux acteurs.

Dans l’autre sens, les échanges sont plus timides, mais en 2016, six projets marocains ont été développés en France, créant 220 emplois. Mohamed Fikrat, PDG de l’entreprise agroalimentaire Cosumar, se dit  intéressé par un co-investissement : « Nous avons tous les ingrédients pour réussir un triangle trois fois gagnant : en France, au Maroc et en Afrique. Il y a un grand potentiel économique, bien sûr, mais social aussi. Dans 95 % des pays africains, le secteur agricole est numéro 1. Par ailleurs 10 millions de jeunes arrivent chaque année sur le marché, c’est un enjeu très important. »

Une vingtaine d’accords paraphés

Une vingtaine d’accords ont ensuite été paraphés à l’occasion de la 13e rencontre de haut-niveau, dans différents domaines. L’économie se taille la part du lion, avec des accords dans les domaines portuaire, de l’économie numérique, de la coopération décentralisée. L’AFD poursuit aussi son engagement dans les infrastructures : énergies renouvelables avec Noor Midelt – projet auquel elle a octroyé un prêt de 500 millions d’euros -, extension du réseau des tramways de Casablanca et de Rabat, accès à l’eau pour les populations rurales du nord du Maroc (à Al Hoceima, Nador, Taounate…).

Avec le projet d’une école supérieure des Arts et métiers à Zenata – autre accord signé ce 16 novembre -, le Maroc comptera six campus de grandes écoles françaises. La délégation a conclu sa vite au campus de l’Essec Afrique-Atlantique. Ouvert en avril 2017, ce 3e campus de l’école de commerce compte accueillir à terme 480 étudiants, dont 20 % originaires d’Afrique subsaharienne.

Édouard Philippe, enthousiasmé par la diversité des profils des étudiants, leur a lancé : « Vous avez la possibilité de changer le monde. C’est quand même le pied, non ? »

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : les confidences inquiétantes du PDG de Sonatrach

En petit comité, Abdelmoumen Ould Kaddour, le PDG de Sonatrach, s’est récemment laissé aller à des confidences plutôt inquiétantes sur la situation du groupe qu’il dirige depuis mars.

Selon Ould Kaddour, le conglomérat public algérien n’est pas en mesure d’honorer toutes ses livraisons de pétrole et de gaz à ses partenaires étrangers, en raison de la baisse de la production. À en croire des sources internes, elle tournerait autour de 85 % du quota (de 1,085 million de barils par jour) que l’Opep a fixé à l’Algérie. Par ailleurs, Sonatrach livre de moins en moins de pétrole destiné au raffinage à sa filiale Naftal, qui distribue des produits pétroliers sur le marché local.

Résultat, celle-ci est contrainte d’importer en urgence d’importantes quantités de carburant. Mustapha Guitouni, le ministre de l’Énergie, ne se montre pas plus rassurant. « Si l’on continue à consommer sans augmenter nos capacités de production, d’ici à 2025 la totalité de notre production sera destinée à la consommation nationale », a-t-il confié le 9 octobre.

Source : jeuneafrique.com

 

L'Algérie veut reprendre l'exploration du gaz de schiste

L'Algérie veut reprendre l'exploration du gaz de schisteLe Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia a demandé au groupe pétrolier public Sonatrach de reprendre l'exploration du gaz de schiste, suspendue après des manifestations d'habitants et de défenseurs de l'environnement, ont rapporté les médias algériens.

"Il est temps que Sonatrach exploite toutes ses énergies au service de l'entreprise et du pays", a déclaré M. Ouyahia lors d'une visite dimanche à la raffinerie d'Arzew (ouest).

Le Premier ministre a notamment "encouragé" les dirigeants du groupe pétrolier détenu à 100% par l'Etat algérien, à "investir dans le domaine du gaz de schiste", selon des images de la télévision nationale.

"Il ne s'agit pas là d'une démarche aventurière, mais d'une option visant à garantir l'avenir en matière énergétique", a expliqué M. Ouyahia.

En 2015, des manifestations d'opposants à l'exploration et l'exploitation du gaz de schiste s'étaient multipliées à In Salah, localité du Sahara située à 1.500 km au sud d'Alger, où la Sonatrach avait effectué avec succès son premier forage exploratoire fin décembre 2014.

Les habitants craignaient les conséquences sur l'environnement de la méthode d'extraction du gaz de schiste, la fracturation hydraulique.

Ce procédé, qui consiste à créer des fissures et à y infiltrer de grandes quantités d'eau mélangée à des produits chimiques, pour permettre l'extraction de gaz capturé dans la roche, est très controversé.

La fracturation hydraulique a été interdite dans certains pays comme la France. Aux Etats-Unis, grand exploitant des gaz de schiste, l'Agence de protection de l'environnement avait conclu dans un rapport publié fin 2016 que cette méthode d'extraction peut avoir un effet négatif sur la disponibilité et la qualité des ressources en eau.

L’Algérie compte énormément sur ses ressources en gaz de schiste - qui seraient les quatrièmes au monde, selon plusieurs études - pour compenser la baisse des prix des hydrocarbures "classiques", principale ressource du budget de l'Etat.

L'Algérie table sur 31 milliards de dollars (26 milliards d'euros) de recettes provenant de ses ventes d'hydrocarbures en 2017. Avant la chute des cours de l'or noir, ces recettes dépassaient 65 milliards de dollars.

Face à la chute des recettes pétrolières, le pays a été contraint de puiser ces dernières années dans ses réserves de devises, qui ont fondu de moitié en trois ans, et peine à contenir son déficit budgétaire (13,7% du PIB en 2016).

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Classement : qui sont les 100 leaders africains de demain ?

Pour la quatrième année consécutive, l'Institut Choiseul, think tank français, a établi un classement des futurs grands décideurs économiques africains. Jeune Afrique vous livre en exclusivité le palmarès 2017, à retrouver intégralement dans notre édition datée du 1er octobre.

Depuis 2014, l’Institut Choiseul établit un classement des 100 premiers décideurs économiques africains de moins de 41 ans.  Jeune Afrique s’est associé au think tank français et livre en exclusivité le palmarès à ses lecteurs.

Déjà présent dans cette sélection en 2015 et 2016, Basil El-Baz occupe la tête du classement. Après des études à Harvard, ce fils de la bourgeoisie égyptienne a conçu la première usine d’ammoniac de son pays au milieu des années 2000. Aujourd’hui, il travaille au financement d’un complexe pétrochimique dont le coût est estimé à 10 milliards de dollars. En deuxième position, on trouve le Nigérian Kabiru Rabiu, héritier du groupe familial BUA, puis la Sud-Africaine Zukie Siyotula, ex-patronne de Thebe Capital.

Les francophones ne sont pas absents du classement Choiseul. Les Marocains sont les plus nombreux avec 8 représentants, suivis des Algériens et des Ivoiriens (6 chacun), des Gabonais, des Rwandais, des Tunisiens (3), des Sénégalais, des Congolais (RDC), des Camerounais et des Mauriciens (2). Au Total, 32 nationalités sont représentées.

Sans surprise, le secteur financier (banque, société d’investissement, assurance) est le mieux représenté dans cette sélection (18 décideurs sur 100), devant l’énergie (15), l’agrobusiness et les technologies de l’information (13 chacun), puis le BTP (9).

Si, pour beaucoup de personnalités, leur rang évolue peu d’une année sur l’autre, certaines grimpent en 2017 de manière significative, à l’image de l’Algérien Sami Agli dont l’importance du groupe familial a été réévaluée (39ème, +39 places). D’autres au contraire reculent sensiblement. C’est le cas de la Tunisienne Safia Hachicha (71ème, moins 56 places), qui a quitté la société d’investissement Swicorp (plus d’un milliards d’euros sous gestion) et est classée cette année en tant que dirigeante de la société de conseil Abakus Advisors.

Une quarantaine de nouveaux visages fait également son apparition.

Source : Jeuneafrique.com

 

Algérie : sans la planche à billets, l’État ne pourra pas payer les salaires, prévient Ahmed Ouyahia

Le recours au financement non conventionnel est la seule issue possible pour sauver l'État de la faillite, a tonné le Premier ministre algérien, lundi matin, devant les sénateurs.

« Sans intervention de la Banque centrale d’ici le mois de novembre, l’État ne pourra plus payer les salaires ». Devant les sénateurs algériens, lundi, le Premier ministre Ahmed Ouyahia a dressé un tableau quasi-apocalyptique de l’économie algérienne. « Le couteau a atteint l’os », a-t-il poursuivi. « Il faut être franc en disant que d’ici novembre, sans financement non conventionnel, toute l’économie algérienne s’arrêtera brutalement ».

Après avoir obtenu le quitus de l’assemblée, Ahmed Ouyahia a entamé, lundi 25 septembre, la présentation de son plan d’action devant le Conseil de la nation (Chambre haute). Cette fois-ci, il a choisi les termes les plus alarmistes pour justifier le recours à une mesure extrême comme la planche à billets.

Confrontée depuis trois ans à la chute de ses revenus pétroliers, le pays se trouve obligé de recourir à cette arme à double tranchant, vu son risque inflationniste, pour éviter la crise cardiaque. C’est la plus grave crise traversée par le pays au cours de la présidence d’Abdelaziz Bouteflika, débutée en 1999.

Les officiels algériens considèrent la planche à billets comme étant la seule solution permettant d’éviter la faillite de l’État. Ils refusent de recourir à l’endettement extérieur par peur de mettre le pays à la merci du FMI. Traumatisée par l’expérience des années 1990, qui avait abouti à un plan d’ajustement structurel en 1994 – mis en application par Ahmed Ouyahia, alors Premier ministre du président Liamine Zeroual –,  l’Algérie ne veut plus plier les genoux devant l’institution de Bretton Woods. Pendant ses années fastes, appuyée sur de confortables revenus pétroliers, elle avait choisi de payer par anticipation sa dette extérieure au FMI. Elle s’est même offert le luxe de prêter 5 milliards de dollars au Fonds, devenant ainsi un de ses créanciers.

La question de l’endettement toujours présente

Mais depuis fin 2014, à cause de la chute des cours de pétrole, les réserves de change ont commencé à se réduire comme peau de chagrin. Après avoir atteint un pic de 194 milliards de dollars à la fin mai 2014, elles ont entamé une baisse vertigineuse jusqu’à atteindre 106 milliards fin mai 2017. Depuis février dernier, le Fonds de régulation des recettes (FRR), qui sert à gérer les excédents budgétaires liés aux exportations d’hydrocarbures, est à sec.

Même en recourant à la planche à billets, plusieurs économistes estiment que le pays ne sera pas à l’abri de l’inflation. Vu les difficultés rencontrées par les entreprises publiques et les secteurs névralgiques comme la santé et l’enseignement, il n’aura d’autre choix choix, selon eux, que de s’endetter à l’extérieur.

Source : Jeuneafrique.com

 

Sénégal/Mauritanie : Tortue-1 a enregistré un taux d’écoulement gazier de 60 millions de pieds cubes par jour

Sénégal/Mauritanie : Tortue-1 a enregistré un taux d’écoulement gazier de 60 millions de pieds cubes par jourDémarrés le 2 août dernier, les tests de forage sur Tortue-1 ont été achevés avec succès. L’information a été publiée mercredi via un communiqué de l’entreprise.

Au terme des travaux, Kosmos Energy dit avoir confirmé ses espérances en termes de qualité du réservoir, de connectivité de composition de la matière. Avec un taux d’écoulement gazier prolongé de 60 millions de pieds cubes par jour pendant la principale phase de tests, Tortue-1 est sans aucun doute une découverte de classe mondiale.

Il faut ajouter que les ingénieurs de Kosmos ont démontré que le gaz recueilli sur le site est idéal pour la liquéfaction, car étant pur et contenant très peu de liquides. D’ailleurs, Kosmos pense déjà qu’à partir de ces données, la liquéfaction du gaz de Tortue sera moins couteuse.

« Les résultats positifs des tests confirment que le champ Tortue est une ressource de classe mondiale et valident les hypothèses qui sous-tendent notre concept de développement.», a expliqué le communiqué.

Ces résultats joueront un rôle phare dans le programme de développement de Tortue notamment dans le processus d'ingénierie et de conception (FEED) qui doit démarrer avant la fin de cette année, et qui a été confié à KBR. Ce dernier s’est vu octroyer le contrat, il y a une semaine.

Le coût total des travaux n’a pas encore été annoncé.

La décision finale d’investissement sur Tortue est attendue pour la fin de cette année. Quant au premier gaz, il devrait couler en 2021.

Dans son communiqué, Kosmos a également annoncé que la plateforme Atwood Achiever qui a exécuté les tests, se dirige désormais sur le prospect Hippocampe dans le bloc C-8 au large de la Mauritanie avec les opérations de forage qui devraient débuter avant la fin de l’année.

Olivier de Souza
Source : Agence Ecofin


 

 

Saint Louis du Sénégal : plus de 18.000 têtes d’ovins en provenance de la Mauritanie

Saint Louis du Sénégal : plus de 18.000 têtes d’ovins en provenance de la Mauritanie Au cours des derniers jours plus de 18.000 têtes d’ovins sont arrivées à Saint Louis en provenance de la Mauritanie, lié au Sénégal par des accords qui permettent d’approvisionner son marché en bétail en contrepartie de facilités offertes aux éleveurs mauritaniens.

Selon le ministère sénégalais de l’élevage et la production animale, le nombre de têtes de bétail arrivé cette année à Saint Louis a sensiblement augmenté.

Le ministère a ajouté que le nombre d’ovins entrés déjà dans les trois villes près de la frontière avec la Mauritanie, c’est-à-dire Saint Louis, Podor et Dagana a atteint 18.000 têtes.

Le bétail mauritanien devra faire face à la concurrence des éleveurs locaux qui auraient introduit, selon un communiqué du ministère sénégalais 22.000 têtes sur les marchés.

Les autorités sénégalaises ont ouvert les espaces publics devant les éleveurs afin de permettre aux populations d’acheter leurs moutons pour la Korité.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

La création d’une monnaie unique de la Cédéao sera reportée de 7 à 10 ans

La création d’une monnaie unique de la Cedeao sera reportée de 7 à 10 ans Pas de monnaie unique de la Cedeao en 2020. L’information a été donnée par le Président de la commission de la Cedeao, Marcel de Souza, reçu en audience hier par le Président Mahamadou Issoufou.

Pour le Représentant officiel de la communauté, « l’analyse des critères de convergence et de visibilité montre qu’on ne pourra pas aller à la monnaie unique à cette date. »

Par conséquent, il va falloir encore attendre 7 à 10 ans pour rendre effective cette monnaie.

Dans la foulée, un sommet de la Cedeao est annoncé en octobre prochain pour élucider le sujet et définir les dispositions à prendre. D’autres sujets ont également été au menu des discussions entre les deux officiels, comme les problèmes sécuritaires dans la région, l’accord d’association signé sous réserves avec la Mauritanie, la semaine dernière, et la tenue prochaine du sommet des Premières dames de la Cedeao, prévu en octobre à Niamey.

Pour information, le Président nigérien assure depuis 2013 la coordination de la coopération monétaire en vue de mettre en place une monnaie unique.

Source : Agence Ecofin

 

 

« Si le Maroc et l’Algérie voulaient bien s’entendre… » déplore The Economist qui évoque un gigantesque gâchis

Alors que les Subsahariens, d’Est en Ouest, sont en train d’organiser avec succès de vastes espaces économiques transnationaux, le Maghreb, lui, reste plombé par ses vieilles querelles.

« Si le Maroc et l’Algérie voulaient bien s’entendre… » déplore The Economist qui évoque un gigantesque gâchis « Si le Maroc et l’Algérie avaient honoré leurs engagements de 1989 pour former une union économique avec la Tunisie, la Libye et la Mauritanie, ils seraient parmi les économies les plus puissantes du monde arabe et du Moyen-Orient », assure l’hebdomadaire The Economist dans un article paru ce vendredi.

Un point de vue partagé par la Banque mondiale qui estime qu’en 10 ans, le Maroc et l’Algérie auraient doublé la taille de leurs économies s’ils avaient su dépasser leur brouille. Ils devront se contenter, sur cette période, d’une progression de 37% pour le premier et de 33% pour le second. Presque 3 fois moins.

Dans son analyse, le magazine économique souligne les nombreuses similitudes géographiques et culturelles qui devraient en principe rapprocher les deux pays. Il évoque également des complémentarités économiques évidentes, avant de livrer sa vision positive du Maroc et son regard plus critique sur l’Algérie.

Pour The Economist, l’Algérie, grâce aux hydrocarbures, avait pris de l’avance sur le voisin chérifien, notamment au niveau de l’industrialisation. Mais la modernisation actuelle de l’économie marocaine est en passe de combler ce gap :

« Le royaume occupe le 68e rang dans le classement Doing Business de la Banque mondiale - 88 places au-dessus de l'Algérie. L'exportation de marchandises en provenance d'Algérie prend six fois plus de temps qu’au le Maroc et coûte près de quatre fois plus cher.», compare le magazine qui fustige également la loi algérienne limitant l’actionnariat étranger à 49%. Le magazine britannique fait également l’éloge du secteur touristique marocain, en opposition à celui de l’Algérie, sous-développé, bien que disposant de sites de premier choix.

En revanche, l’auteur n’évoque qu’à mi-mot le niveau de développement humain sensiblement supérieur en Algérie, notamment en ce qui concerne l’accès pour les plus modestes à l’éducation, aux études, aux soins ou à la culture.

Source : Agence Ecofin

Mauritanie : "notre monnaie s´est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA" (Economiste mauritanien)

Mauritanie : De plus en plus de voix s’élèvent pour demander le retrait des pays africains de la zone Franc CFA. Certains économistes et chef d'Etats africains considèrent que le Franc CFA est un frein au développement économique.

Si ce scénario se réalisait, les conséquences pourraient être perçues sous plusieurs formes. Pour Demba Moussa Dembele, économiste sénégalais, un des auteurs du livre « Sortir l'Afrique de la servitude monétaire, à qui profite le FCFA ? - il y a certes un prix à payer pour obtenir sa liberté.

Mais un retrait des pays de la zone Franc ne peut être que bénéfique du point de vue économique, politique et social : "L'avenir sera meilleur pour nous. Parce que vous savez, politiquement nous retrouveront notre souveraineté, c'est à dire nous aurons la possibilité de décider nous-mêmes de nos politiques monétaires en fonction de nos intérêts.

Economiquement, cela permettra de mettre en place des politiques de financement des petites et moyennes entreprises pour pouvoir booster le tissu économique de nos pays. Et puis cela pourra donner à l´Afrique elle-même, dans ses projets de banque centrale et de monnaie africaine, un très bon exemple."

Le cas de la Mauritanie

La Mauritanie s'est détachée du FCFA en 1973. Un décrochage que regrette toutefois le Pr Ould Mohamed El Hacen, économiste mauritanien et président de l'institut international de recherche et d'étude stratégique (IIRES), qui rappelle la chute qu'a subi la monnaie mauritanienne.

"Après une expérience de 30 ans, notre monnaie s´est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA. Il y a la stabilité monétaire à coté de nous au Sénégal et dans les autres pays alors que le pouvoir d´achat externe de notre monnaie n´a cessé de diminuer. Moi je considère que ce n´est pas du tout une expérience positive.

Elle l'a été pendant les 20 premières années, on a pu développer les crédits pour certaines entreprises, cela a facilité le système de création monétaire, le développement des banques. Mais aujourd’hui cela nous pose plus de problèmes que cela n'en résout."


Quitter ou pas la zone Franc CFA?

Seuls les dirigeants africains peuvent en décider. Du moins c'est ce qu´a annoncé le Président français Emmanuel Macron. En revanche, pour le Professeur Ould Mohamed El Hacen, ne plus vouloir utiliser cette monnaie serait une erreur pour les Etats africains. Selon lui, l’arrimage du Franc CFA à l’euro constitue un avantage pour les pays de la zone Franc CFA, dans la mesure où il leur permet d’avoir une stabilité monétaire.

Le «CFA», autrefois arrimé au franc français, dispose d’une parité fixe avec l’euro. Ce lien fort est considéré par beaucoup comme un gage de stabilité monétaire. La zone Franc est un espace économique et monétaire d’Afrique subsaharienne, où vivent 155 millions d’habitants.

Source : Deutsche Welle (Allémagne)

 

 

Indice de gouvernance des ressources minières, la Mauritanie logée à la case des gouvernances «défaillantes» (rapport)

Indice de gouvernance des ressources minières, la Mauritanie logée à la case des gouvernances «défaillantes» (rapport) Le Top 3 des pays gérant le mieux leurs ressources minières en Afrique, est constitué du Botswana, du Burkina Faso et de l’Afrique du Sud. C’est ce qu’indique le nouveau rapport du «National Resource Governance Institute» (NRGI), qui a mesuré l’indice de gouvernance des ressources naturelles (pétrole, gaz, mines) de 81 pays.

Pour calculer l’indice, le rapport s’est appuyé sur trois critères notamment la réalisation de la valeur (gouvernance de l’attribution des droits d’extraction, la prospection, la production, la protection de l’environnement, le recouvrement des recettes et les entreprises publiques), la gestion des revenus (la budgétisation nationale, le partage infranational des revenus des ressources naturelles et les fonds souverains) et les conditions générales de gouvernance du pays.

Ainsi, selon le classement 2017, le Botswana est le pays africain qui a obtenu le meilleur indice (61), et est placé parmi les pays dont la gouvernance des ressources minières est satisfaisante, malgré les améliorations possibles dans certains domaines.

Il est suivi du Burkina Faso (59), de l’Afrique du Sud (57) et du Ghana (56). Le rapport souligne néanmoins que la gouvernance minière de ces trois pays est insuffisante, leurs citoyens ne profitant pas suffisamment de la richesse dérivée du secteur.

En outre, la gouvernance minière des pays comme le Libéria, la Guinée ou encore la RD Congo, est jugée « médiocre », parce que malgré la mise en place des procédures et pratiques sélectives et minimales pour la gestion des ressources, il manque la plupart des éléments nécessaires pour que les citoyens puissent profiter de la richesse générée.

Pendant ce temps, certaines nations africaines font partie des pays qui n’ont « pratiquement pas de cadre de gouvernance pour faire en sorte que la richesse dérivée des ressources extractives bénéficie aux citoyens ». Cette catégorie, dont les gouvernances sont qualifiées de «défaillantes», comprend la Mauritanie, le Zimbabwe ou encore l’Erythrée (lanterne rouge mondiale).

D’une manière générale, si le Chili (1er mondial du classement pour les mines) s’écarte du lot en gérant « bien » ses ressources naturelles au profit de ses citoyens, le rapport a conclu que la plupart des pays sont encore confrontés à de redoutables défis de gouvernance.

La NGRI recommande ainsi aux différentes nations pour faire face à ces défis, un certain nombre d’actions comme la mise en application rigoureuse des lois et des réglementations en matière d’extraction des ressources naturelles, le renforcement des entreprises publiques, la protection de l’espace civique, ainsi que la lutte contre la corruption.

Louis-Nino Kansoun

Classement des pays africains selon leur indice de gouvernance des ressources minières :

Botswana

Burkina Faso

Afrique du Sud

Ghana

Niger

Mali

Maroc

Zambie

Tanzanie

Tunisie

Sierra Leone

Libéria

Ethiopie

Guinée

Madagascar

RD Congo

Zimbabwe

Mauritanie

Erythrée


Source : Agence Ecofin

 

Installé dans ses fonctions : Le Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, décline ses priorités

Installé dans ses fonctions : Le Haut commissaire de l’Omvs, Hamed Diané Séméga, décline ses priorités C’est en connaisseur que le nouveau haut commissaire de l’Omvs prend les rênes de cette organisation. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal l’une des priorités.

Porté à la tête de l’Organisation pour la mise en valeur du Fleuve Sénégal, le 17 mai 2017, à Conakry, lors de la 17e session ordinaire de la conférence des chefs d’État et de gouvernement, le nouveau haut commissaire, Hamed Diané Séméga a pris fonction, hier, au cours d’une cérémonie présidée par le président du conseil des ministres, Cheick Taliby Sylla, ministre de l’Énergie et de l’Hydraulique de la République de Guinée.

De nationalité malienne, M. Séméga remplace, à ce poste, l’ancien Premier ministre guinéen, Kabiné Komara, nommé en mars 2013. Il fait de la navigabilité sur le fleuve Sénégal, l’une de ses priorités. « Il faut tout mettre en œuvre pour la réussir », a-t-il lancé.

La restauration des massifs du Fouta Djallon ; la mobilisation des financements ; rehausser l’image de l’Omvs figurent également parmi les défis à relever pour Hamed Diané Séméga. Le nouveau Haut commissaire a loué les qualités de son prédécesseur soutenant qu’il est « un commis de l’État et un grand africain ».

Pour répondre aux attentes des chefs d’État et des populations des pays membres de l’organisation, Kabiné Komara a invité la nouvelle équipe à explorer les opportunités de financement aussi bien sur le plan bilatéral que multilatéral. Il a indiqué que les besoins globaux de financement pour la réalisation des différents projets de l’Omvs se chiffrent à près de 4 milliards de dollars américains. « Mobiliser une telle enveloppe, demande un immense effort de connectivité, de suivi et de réactivité.

Organisation crédible

Fort heureusement, la crédibilité de l’organisation aidant, des solutions sont en train de se mettre progressivement en place afin qu’à terme, notre bassin exploite d’une manière exhaustive, son potentiel agricole, ses infrastructures de communication, fluviales et routières et son immense potentiel hydro-énergétique, couplé avec un réseau d’interconnexion qui sera au cœur des échanges énergétiques en Afrique de l’Ouest », a dit M. Komara. Il a ajouté que le deuxième défi du nouveau Haut commissaire sera la modernisation de l’Omvs par la mise en chantier de deux études majeures déjà lancées portant sur le financement autonome et la revue du mode de fonctionnement et de coordination de l’organisation.

Il a invité M. Séméga à porter une attention toute particulière à la mise en place rapide de l’Observatoire régional de l’eau et de l’environnement des massifs du Fouta Djallon.
« C’est de ces massifs que partent une bonne partie des 1.200 cours d’eau qui arrosent la Guinée. Ces massifs sont, aujourd’hui, menacés par toutes sortes de dégradations qui, si des mesures appropriées ne sont pas prises rapidement, risquent de mettre en danger, tous les acquis actuels de l’Omvs par le manque d’eau, mais aussi, la vie de plus de 100 millions d’habitants de l’Afrique de l’Ouest », a encore dit M. Komara. Il a appelé également à veiller sur la sécurisation des ouvrages. «L’environnement sécuritaire de la sous-région oblige à anticiper une réflexion urgente, sur la prise en compte systématique de la protection et de la préservation de nos acquis stratégiques que sont nos barrages et nos lignes de transport », a déclaré Kabiné Komara.

Hamed Diané Séméga est diplômé de l’École nationale d’administration de Bamako (Ena). Il a occupé plusieurs postes ministériels dans son pays. C’est en connaisseur qu’il prend les rênes de l’organisation. Ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau du Mali, il a, en tant que ministre de tutelle, pendant plusieurs années, administré l’Omvs. Il a été installé en même temps que le Haut commissaire adjoint, le Mauritanien Abdel Vettah et le Secrétaire général, le Guinéen Mamadou Diaby.

Mamadou GUEYE
Source : Le Soleil (Sénégal)

 

Rufisque Offshore profond (AEI n°791) : Comment Total a fait éjecter l'ancien ministre de l'Energie Thierno Alassane Sall

Rufisque Offshore profond (AEI n°791) : Comment Total a fait éjecter l'ancien ministre de l'Energie Thierno Alassane SallL'information a été livrée par nos confrères de La Lettre Du Continent. A les en croire, pour devenir opérateur de Rufisque Offshore profond (AEI n°791), Total a doublé pas moins de six concurrents, tous candidats à la reprise de ce permis ultra-prospectif. Mieux, nos confères qui citent Africa Energy Intelligence à Dakar, de nous dire que les américains Kosmos, Anadarko et ExxonMobil, ainsi que le britannique Shell, l'australien Woodside et le chinois Citic, étaient également candidats pour entrer sur ce permis.

Avant de révéler que Total l'a emporté grâce à un lobbying politique intense auprès de la présidence sénégalaise (AEI n°792), mais cet activisme a laissé des traces.

Nous parlions sur Dakaractu de la corrélation entre les accords de Total et la décision de Macky Sall de démettre de ses fonctions le ministre de l'Energie Thierno Alassane Sall. Nos confrères de La Lettre Du Continent de confirmer que ce limogeage est directement lié aux négociations sur Rufisque Offshore profond. Plusieurs des concurrents de Total avaient en effet fait une offre financièrement plus avantageuse que celle de la major française et le ministre de l'énergie, en poste depuis juillet 2014, plaidait pour que la meilleure proposition soit retenue. Le président sénégalais Macky Sall, activement courtisé par Total, a finalement tranché en faveur du pétrolier français, pour des raisons à la fois opérationnelles et politiques : l'attribution du permis a eu lieu à la veille du second tour de l'élection présidentielle française, qui a consacré Emmanuel Macron. En envoyant un signal fort au nouveau président, le Sénégal voulait établir une relation durable avec la nouvelle administration française (la Mauritanie voisine a fait le même calcul en attribuant un permis à Total le 11 mai, trois jours après l'élection, comme l'a révélé Africa Energy Intelligence, AEI nº792).

Mieux, La Lettre Du Continent révèle que pour Total, décrocher Rufisque était vital : sous l'impulsion d'Arnaud Breuillac, le DG exploration-production (E&P) du groupe, Total a d'abord essayé de rentrer sur les permis sénégalais et mauritaniens qui forment le méga champ gazier de Tortue (AEI n°790). Une offre a été remise à Kosmos, opérateur des permis, qui a finalement préféré traiter avec BP.

A la suite de cet échec, le P-DG Patrick Pouyanné s'est personnellement mobilisé pour imposer la major française au Sénégal, rencontrant à plusieurs reprises la présidence du pays. Pouyanné était à Dakar le 2 mai pour signer le contrat sur Rufisque. Le groupe a proposé pas moins de 100 millions $ pour 90% du permis. Total s'est également engagé à réaliser, à ses frais, une étude sismique sur les zones très profondes de l'offshore sénégalais, à ce jour très peu explorées, en association avec la société nationale Petrosen.
Actuellement, les seules données dont dispose le Sénégal sur l'offshore profond proviennent d'une étude sismique 2D couvrant 1 800 km2 commanditée en 2007 par Petrosen. En échange d'une étude sur un périmètre plus large et de données plus détaillées, Total a obtenu des autorités sénégalaises le droit d'obtenir un second bloc dans l'offshore profond.

 

Source : Dakaractu.com

 

Maroc et Nigeria étudient la faisabilité d'un "gazoduc atlantique"

Maroc et Nigeria étudient la faisabilité d'un Le Maroc et le Nigeria ont officiellement lancé lundi à Rabat l'étude de faisabilité d'un projet de gazoduc reliant les deux pays par la façade atlantique de l'Afrique de l'ouest, a constaté l'AFP.

Des responsables des deux pays ont signé un protocole d'accord au cours d'une cérémonie au palais royal de Rabat, en présence du roi Mohammed VI et du ministre nigérian des Affaires étrangères Geoffrey Onyeama.

Selon cet accord entre la Compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et l'Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) marocain, l'étude de faisabilité du projet prendra un an, sous la supervision d'un "comité de pilotage" géré par les entreprises publiques.

Neuf mois supplémentaires seront nécessaires pour l'ingénierie et la conception, à l'issue desquels une "décision finale sera annoncée" et le projet pourra débuter, selon Farouk Saïd Garba, un dirigeant de la NNPC.

L'annonce de ce méga projet avait été faite début décembre, à l'occasion d'une visite de Mohammed VI à Abuja, où il avait rencontré le président nigérian Muhammadu Buhari, marquant ainsi un net réchauffement des relations entre les deux pays.

Ce gazoduc doit parcourir près de 4.000 kilomètres et traverser une dizaine de pays pour à terme être connecté au marché européen, selon ses promoteurs, qui y voient un modèle de "coopération sud-sud".
Il pourrait bénéficier à 300 millions d'habitants et "changer le visage de cette partie du continent", selon eux.

"Il y a moins de six mois, c'était une annonce. Aujourd'hui on lance les travaux de faisabilité avec un échéancier bien clair", a commenté le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, se félicitant de la "crédibilité" du projet.

"On est à moins de deux ans pour que tous les éléments du projet soient disponibles. Parallèlement, des bailleurs de fonds et investisseurs seront impliqués" dans le processus, a-t-il ajouté sans les nommer.

Un autre accord a également été signé lundi entre l'Office chérifien des phosphates (OCP) et l'Association nigériane des producteurs et fournisseurs d'engrais (FEPSAN) pour un "renforcement des capacités de production et de distribution d'engrais au Nigeria".

Il marque la seconde phase d'un partenariat lancé en décembre entre Rabat et Abuja dans le domaine agricole. Il prévoit entre autres des transferts de savoir-faire et la prospection de réserves de phosphates dans le nord-ouest et le sud-ouest du Nigeria.

Les accords signés lundi devant le gouvernement marocain au complet et l'ensemble du corps diplomatique marquent une nouvelle étape dans le rapprochement entre le Maroc et le Nigeria, entamé fin 2016, un mois avant le retour réussi du royaume au sein de l'Union africaine (UA).

Les relations entre Rabat et Abuja ont longtemps été distantes en raison du soutien du Nigeria au Front Polisario, qui revendique l'indépendance du Sahara occidental, territoire contrôlé et considéré comme sien par le Maroc.

Ces annonces interviennent alors que le Maroc veut intégrer la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), dont le Nigeria est un pilier et dont le prochain sommet doit avoir lieu en juin au Liberia.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Mauritanie : Libre circulation pour les pays membres de la Cédéao

Mauritanie : Libre circulation pour les pays membres de la CédéaoActualité Mauritanie – vendredi 5 mai 2017, un accord de libre circulation des biens et des personnes a été signé entre les autorités mauritaniennes et le président de la commission de la cédéao. Une mesure qui vise également les questions sécuritaires et la lutte antiterroriste.

Vendredi 5 mai dernier, à Nouakchott , le président de la commission de la Cédéao Marcel Alain de Souza et la ministre mauritanienne du Commerce, Naha Mint Mouknass ont entériné un accord entre le pays et l’institution ouest-africaine.

Ce dernier prévoit, entre autre, la libre circulation des biens et des personnes entre les états membres de la Cédéao et la Mauritanie. Il s’agit également de renforcer la coopération dans la lutte antiterrorisme. Les deux partis visent l’institution du libre-échange, l’application du tarif extérieur commun, la promotion de la libre circulation des personnes, le développement d’une politique commerciale commune.

Bien que l’accord ne saurait être effectif dans l’immédiat, les deux représentants des deux camps ont affirmé de tout mettre en œuvre pour les travaux en vue de la convergence de leurs différents tarifs douaniers. La ministre mauritanienne et l’homme politique béninois , se sont dits satisfaits du travail déjà effectué. Cet accord Mauritanie-cédéao est la conclusion de négociation engagées à l’issue d’une conférence des chefs d’État et de gouvernements de la Cédéao en mars 2014.

L’Afrique de l’Ouest, modèle d’intégration sous régional

Avec ce nouvel accord, la cédéao renforce son influence en Afrique et son engagement à faire de l’Afrique de l’Ouest un carrefour économique interrégionale. Les états membres de cette communauté tendent désormais progressivement tous vers la libre circulation des personnes et des biens. Le Bénin était allé plus loin en annonçant l’ouverture de ses frontières pour tous les Africains. Ces nombreuses mesures attirent de plus en plus d’investisseurs internationaux, qui voient désormais en l’Afrique de l’Ouest un boulevard rempli d’opportunités.

De son côté, l’Afrique centrale reste encore à la traine devant sa consœur. la libre circulation qui devient progressivement une réalité en Afrique de l’Ouest n’est encore qu’un souhait chez sa voisine. Même constat pour les pays du Maghreb. Si individuellement ces derniers ont des économies assez solides, au niveau de la coopération sous régionale des efforts colossaux sont à fournir.

D’ailleurs, la demande du Maroc d’intégrer la Cédéao, et cet accord économique de la Mauritanie, tous les deux pays membres du l’Union du Maghreb arabe (UMA), montrent l’influence croissante de l’Afrique de l’Ouest en Afrique.

Source : Africapostnews

 

Mauritanie-Sénégal: le financement de la BAD acquis pour le pont de Rosso

Mauritanie-Sénégal: le financement de la BAD acquis pour le pont de RossoEn exhumant subitement le projet de réalisation d’un pont sur le fleuve Sénégal au point frontalier des 2 Rosso (Rosso Sénégal et Rosso Mauritanie) fin 2016, les gouvernements de Mauritanie et du Sénégal avancent vers l’accomplissement des rêves des populations transfrontalières et de tous les partisans de l’intégration économique en Afrique de l'Ouest.

Il faut dire que les deux Etats n'avaient pas le choix. Il devaient se conformer à une exigence des bailleurs de fonds relative à un accord préalable avant la fin 2016, pour la construction de l’ouvrage. Au-delà de ce délai, ils risquaient de perdre les financements des bailleurs de fonds.

Ces deux villes frontalières se trouvent à respectivement 200 kilomètres au sud de Nouakchott, la capitale de la Mauritanie, et à 350 kilomètres au nord-est de Dakar, capitale du Sénégal.

Après plusieurs années de blocage, Nouakchott et Dakar ont franchi des pas décisifs au cours des dernières 48 heures, grâce à la signature de deux conventions de financement avec la Banque africaine de développement (BAD).

Ainsi, le ministre mauritanien de l’Economie et des finances, Moctar Ould Diaye, et le directeur du bureau régional de développement et des prestations de services pour l’Afrique du Nord de la BAD, ont signé un accord de prêt de 12 milliards d’ouguiyas destinés au projet, mardi dernier.

Mercredi, ce fut au tour du ministre sénégalais de l’Economie et des finances et du plan, Amadou Bâ, de signer un autre accord de prêt de 6,285 milliards de francs CFA avec la BAD, dans la même perspective.

Le financement global de ce projet est estimé à 87 millions d’euros. La mobilisation de cette enveloppe sera assurée grâce au concours de la BAD, la Banque européenne d’investissement (BEI), l’Union européenne (UE) et les gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie.

Il s'agit d'un ouvrage de deux fois une voie et d'une largeur de 800 mètres. Il va permettre de relier les 1.461 mètres qui séparent les deux rives du fleuve Sénégal.

La réalisation du pont «va stimuler les échanges entre la Mauritanie et le Sénégal, et même les échanges au niveau régional, en réduisant considérablement le temps de franchissement du fleuve.

Cette opération est assurée actuellement par un bac qui ne fonctionne qu’à certaines heures pendant la journée.

L’étude de faisabilité de la BAD insiste également sur la nécessité de faire accompagner la réalisation du pont «par des mesures de facilitation du transport et du commerce, pour permettre une augmentation sensible du trafic des voyageurs et des marchandises».

Le temps d’attente à la frontière de Rosso, véritable calvaire des voyageurs, est actuellement de deux heures au minimum. Avec la réalisation du pont il serait réduit à une trentaine de minutes, formalités comprises.

Au-delà de l’intégration entre la Mauritanie et le Sénégal, le pont de Rosso va également établir la jonction entre la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union du Maghreb arabe (UMA).

Ce pont permettra également de combler l’un des chaînons manquants du Corridor transafricain n°1 devant relier Le Caire à Dakar et permettre un développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, estime la même étude.

Autant de facteurs qui devraient stimuler la croissance des deux Etats et contribuer à la réduction de la pauvreté.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)

 

Sénégal: le gouvernement appelle les pêcheurs à éviter les eaux mauritaniennes

Sénégal: le gouvernement appelle les pêcheurs à éviter les eaux mauritaniennesLe Sénégal demande à ses pêcheurs de ne pas se rendre dans les eaux de la Mauritanie s'ils ne sont pas en règle, afin de respecter la nouvelle législation mauritanienne, en attendant la signature d'un protocole entre les deux pays.

De nouveaux textes sur la pêche sont entrés en vigueur en Mauritanie début février. La récurrence des conflits entre garde-côtes mauritaniens et pêcheurs sénégalais est source de tension entre les deux pays.

Depuis début février, la nouvelle réglementation mauritanienne oblige les armateurs étrangers à débarquer leurs prises sur le territoire mauritanien. Une règle qui déplait aux pécheurs sénégalais. De nombreuses pirogues ont donc été immobilisées ou ne sortent plus en mer.

A cela s'ajoutent les incidents fréquents depuis plusieurs années. Dernièrement, des garde-côtes mauritaniens ont ainsi ouvert le feu sur des pêcheurs sénégalais. Le ministre sénégalais de la Pêche et de l'Economie maritime, Oumar Guèye, a donc appelé ses compatriotes vendredi à ne plus pêcher en Mauritanie sans autorisation.

Samba Gueye, président de l'interprofession de la pêche artisanale au Sénégal, souhaiterait que les deux parties trouvent un accord pour que les pêcheurs sénégalais puissent continuer de se rendre en Mauritanie. « Vous voyez que c'est la même population, donc on est habitués à travailler ensemble et à cultiver la paix, la solidarité et l'entraide au niveau de nos pays. Des fois il se peut qu'il y ait des difficultés, alors quand il y a des difficultés quelque part, on cherche à apaiser cette situation », explique-t-il.

Selon les pêcheurs du Sénégal, c'est la diminution des ressources halieutiques qui les pousse à se rendre dans les eaux mauritaniennes. Le protocole d'accords de pêche entre le Sénégal et la Mauritanie n'a pas été renouvelé il y a un plus d'un an. Des discussions sont en cours, mais pour le moment, les deux parties ne sont pas parvenues à un consensus.

Source : RFI

 

 

Licence de pêche : les autorités mauritaniennes vont ouvrir leurs eaux aux Sénégalais

Licence de pêche : les autorités mauritaniennes vont ouvir leurs eaux aux Sénégalais La galère des piroguiers sénégalais vient de prendre fin. La Mauritanie a décidé de leur octroyer des laissez- passer afin qu’ils puissent reprendre la mer. L’information a été confirmée par le président de l’association « Quai de pêche », Mouhamadou Makhtar Sarr. «Le recensement des pirogues concernés a débuté», a-t-il déclaré.

Les autorités mauritaniennes ont lâché du lest. Les pirogues sénégalaises immobilisées depuis quelques jours peuvent désormais reprendre la mer. Sur ce, des laissez-passer seront délivrées aux propriétaires.

Pour rappel depuis plus d’une semaine, des piroguiers sénégalais sont bloqués en Mauritanie, interdits d’aller à la pêche et empêchés de retourner au Sénégal. La Mauritanie avait réactivé une loi datant de 2012 qui interdit la pêche artisanale aux étrangers.

L’ambassadeur du Sénégal à Nouakchott, Mamadou Tall, avait annoncé une solution au problème. Au moins 184 pêcheurs sénégalais ont été arrêtés pour pratique de pêche illicite ces dix (10) derniers jours, une quarantaine a été reconduite à la frontière.

Source : Pressafrik

 

Fitch abaisse la note de la Tunisie, citant le recul du tourisme

L'agence de notation Fitch a abaissé vendredi d'un cran la note de la dette de la Tunisie citant la chute du tourisme et le ralentissement des investissements.

Fitch a dégradé de « BB- » à « B+ » la note tunisienne dont la perspective reste stable.

L’agence affirme que « la chute du tourisme dans un contexte de risques élevés pour la sécurité, un ralentissement des investissements alors qu’il y a de fréquents changements de gouvernement et des épisodes de grèves ont affaibli la croissance et les perspectives économiques ».

Fitch estime que l’expansion de l’économie tunisienne n’a été que de 1,2% en 2016 contre 4,5% en moyenne avant la révolution tunisienne de 2011 et autour de 4% en moyenne pour les pays notés pareillement.

Les entrées de touristes ont continué de ralentir mais à un rythme plus faible, reculant de 8% en septembre sur douze mois après avoir connu une chute de 38% au 1er trimestre 2016.

Fitch projette que la croissance du Produit intérieur brut (PIB) tunisien atteindra 2,3% en 2017 et 2,5% en 2018. Le déficit public aura représenté 6,4% du PIB l’année dernière et en 2017, la Tunisie aura besoin d’emprunter sur les marchés étrangers l’équivalent de 7% de son PIB pour faire face à ses échéances et aux besoins de son budget, assure l’agence.

La perspective stable de la note s’appuie néanmoins des éléments positifs comme les progrès des réformes, notamment bancaire, et sur l’engagement d’un programme de soutien sur quatre ans souscrit par le FMI.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Côte d’Ivoire : le fonds d’appui aux femmes lancé par Dominique Ouattara fait des émules

Le Tchad, le Niger et le Congo s'intéressent à l'initiative lancée par l'épouse du président Ivoirien, Dominique Ouattara, qui facilite l'accès aux prêts financiers pour les femmes.

Le succès du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci) – une initiative de Dominique Ouattara –, qui octroie des prêts à des femmes vulnérables, en milieu rural comme en milieu urbain, suscite l’intérêt d’autres premières dames africaines : Hinda Déby Itno, Lalla Malika Issoufou et Antoinette Sassou Nguesso souhaiteraient s’en inspirer pour leur pays.

Des délégations tchadienne, nigérienne et congolaise devraient bientôt se rendre en Côte d’Ivoire pour étudier de plus près son fonctionnement.

Le Fafci a permis d’accorder à quelque 110 000 Ivoiriennes plus de 10 milliards de F CFA (plus de 15 200 euros) de petits prêts (compris entre 100 000 et 300 000 F CFA), qui financent une activité génératrice de revenus. Les bons résultats de ce fonds conduiront le président, Alassane Ouattara, à augmenter dès cette année sa dotation.

Source : Jeuneafrique.com

 

DRISS DÉBY : "LE MOMENT EST VENU DE REVOIR EN PROFONDEUR LES ACCORDS MONÉTAIRES" AVEC PARIS

IDRISS DÉBY : "LE MOMENT EST VENU DE REVOIR EN PROFONDEUR LES ACCORDS MONÉTAIRES" AVEC PARISLe moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires entre la France et les pays de la zone CFA, soutient le président tchadien Idriss Déby Itno, qui ajoute sa voix à un débat nourri depuis quelques temps par des économistes et au sein des milieux intellectuels africains.

"Voici ma position : le moment est venu de revoir en profondeur les accords monétaires qui nous lient avec la France’’, a-t-il dit en réponse à la question "Un débat traverse en ce moment les élites africaines à propos du franc CFA : Quelle est votre position ?".

"Là-dessus, je suis formel. Je ne renie pas le franc CFA, mais il doit devenir la vraie monnaie souveraine des Etats qui l’utilisent", affirme le président Déby dans des propos rapportés par le dernier numéro du magazine Jeune Afrique.

Considérée par ses détracteurs comme la dernière monnaie coloniale en cours, le francs CFA, créé en 1945, est la devise partagée par 14 pays d’Afrique subsaharienne plus les Comores.

Le franc CFA est lié à l’euro par un système de parité fixe en contrepartie de laquelle, les Etats versent 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français.

De nombreuses voix s’élèvent de plus en plus, dans les milieux intellectuels et au sein de la société civile, pour critiquer un système considéré comme de "servitude monétaire".

"C’est un très bon débat. J’ai dit il y a six ou sept ans que ce ne devait pas être un sujet tabou. Les uns déplorent le fait que nous, Africains, ne jouissons pas de notre souveraineté monétaire, d’autres répondent que rien ne saurait remplacer le franc CFA", résume le président tchadien.

Selon Idriss Déby Itno, "la situation actuelle où le compte d’opérations des exportations de 14 pays africains est géré par le Trésor d’un pays européen, fut-il, l’ancienne puissance coloniale, ne peut pas perdurer éternellement".

"Cette période qui dure depuis 70 ans est dépassée. Il faut que les autorités françaises acceptent d’examiner avec nous ce qui, dans nos accords, marche ou ne marche pas", a-t-il ajouté.

"Le franc CFA est certes un facteur d’intégration très important, mais là où le bât blesse, c’est que nous n’avons pas la possibilité de placer, ne serait-ce qu’une partie de nos ressources dans le circuit bancaire pour qu’elles génèrent des intérêts", a-t-il poursuivi.

"Les sommes en jeu se chiffrent en dizaine de milliards. Soyons lucides : la façon actuelle dont est géré le franc CFA est un frein au développement de nos pays. Réviser nos accords avec la France est absolument nécessaire et incontournable", soutient le président Déby.

Source : APS (Sénégal)