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Economie en Mauritanie

Mauritanie : l’élevage contribue à plus de 12% au PIB

Mauritanie : l’élevage contribue à plus de 12% au PIB (ministre)La ministre de l’Elevage mauritanienne, Vatma Vall Mint Soueina, a indiqué lundi à Nouakchott que le secteur de l’élevage contribue à plus de 12% au Produit intérieur brut (PIB) du pays. « En Mauritanie, l’élevage contribue à plus de 12% au Pib », a-t-elle notamment dit.

Mint Soueina s’exprimait à l’ouverture de la 6e réunion de la composante « santé animale » du Projet régional d’appui au système pastoral au Sahel qui regroupe le Burkina Faso, le Sénégal, le Mali, le Niger et le Tchad, en plus de la Mauritanie.

Organisée par le ministère de l’Agriculture mauritanien, avec l’appui de la Banque mondiale, cette réunion qui dure 3 jours permettra d’évaluer le niveau d’exécution des activités programmées par le Projet pendant la première phase en mettant l’accent sur l’important appui apporté aux pays membres.

Le Projet régional d’appui au système pastoral au Sahel avait été lancé en 2016 sur financement de la Banque mondiale.

Sa composante « santé animale », la plus importante parmi les autres, vise à appuyer les services vétérinaires pour améliorer les performances des campagnes de vaccination du cheptel, notamment contre les pestes des petits ruminants et les maladies bovines.

Elle couvre également le développement des infrastructures vétérinaires et le renforcement de l’inspection des médicaments animaux.

Les autres composantes du Projet comprennent notamment le développement des ressources naturelles, la facilitation de l’accès aux marchés et la gestion des crises pastorales.

Parmi les actions déjà menées ou en cours dans le cadre de la composante « santé animale » figurent l’achat de véhicules et motos destinés aux équipes de vaccination mobiles, l’acquisition de vaccins, la construction de 27 parcs de vaccination et l’ouverture de 9 points d’inspection frontalière.

Source : Apanews

 

 

Champ Tortue/Ahmeyim : BP acquiert une FPSO

Champ Tortue/Ahmeyim : BP acquiert une FPSOBritish Pétroleum, premier opérateur sur le champ Tortue/Ahmeyim, avec une participation de 60%, a acquis les services d’une unité flottante de production, de stockage et de déchargement (FPSO) auprès de la société TechnipFMC, a-t-on appris ce lundi.

La mise en service de la FPSO est destinée au développement du champ gazier Tortue/Ahmeyim, situé sur le bloc C-8 au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal (Saint Louis).

La découverte de ces gisements naturels a été l’œuvre de la société américaine Kosmos-Energy qui avait cédé en 2016, 60% de ses parts à BP.

TechnipFMC entreprise où le gouvernement français détient 4% d'action est née de la fusion en 2017 de FMC Technologies, aux États-Unis et de Technip, en France. Elle opère dans 48 pays.

Source : Mauriweb.com (avec agences)


 

Le câblier « Pierre de Fermat » répare le câble sous-marin ACE

La rupture du câble sous-marin ACE  fin mars devant Nouakchott, en Mauritanie, a causé d'importantes perturbations des services internet dans une demi-douzaine de pays africains. Jean-Luc Vuillemin, le directeur des réseaux internationaux chez Orange, explique au marin comment le câblier Pierre de Fermat est intervenu pour le réparer.

Quand l’anomalie a-t-elle été constatée ?

Le défaut est apparu le vendredi 30 mars sur la branche mauritanienne du câble, il a été localisé à quelques kilomètres de la plage par 30 mètres de fond. Cela a donné lieu à une réquisition formelle du Pierre de Fermat le 31 mars.

 

Comment l’origine de la panne a-t-elle pu être localisée ?

La panne a été localisée par mesure optique sur un OTDR (optical time domain reflectometer) depuis la station de Nouakchott, indiquant la distance entre la station et la coupure. Le câble a ensuite été détecté par le navire câblier par envoi d’un signal électrique 25Hz sur le câble depuis la station. Le Rov (robot sous-marin télécommandé) a alors été déployé pour inspection visuelle des fonds afin de localiser précisément l’endroit de la coupure.

Où se trouvait le « Pierre de Fermat » quand l’alerte a été donnée ? En quoi a consisté son intervention ?

Il était en opération en mer du Nord. Le navire est arrivé sur site le 9 avril. Il a commencé par localiser le câble et procéder à une inspection par son Rov qui a constaté une coupure franche sur le câble qui avait été déplacé de 50 mètres de sa route initiale. Le câble a été relevé, un segment de câble de réserve inséré et reposé. La réparation est maintenant dans sa phase finale.

Quelles constatations ont pu être faites sur le câble endommagé ?

D’après les relevés terrain au niveau de la faute, le câble a été trouvé coupé et dévié de plusieurs dizaines de mètres de sa route de pose initiale, indiquant que le câble avait été fortement tiré et probablement sectionné avec un outil tranchant une fois remonté à la surface. Comme dans la très grande majorité des cas, la coupure du câble peut avoir été causée par des activités humaines, de pêche au chalut ou par le ragage d’ancre d’un gros navire ou tanker.

Propos recueillis par Olivier MÉLENNEC

Des perturbations dans une demi-douzaine de pays africains

 

Les perturbations dues à la rupture du câble sous-marin Africa Coast to Europe (ACE) ont affecté une demi-douzaine de pays africains. Selon le site Tic Guinée, ces perturbations ont duré jusqu’au 6 avril.

L’importante baisse de bande passante a fortement affecté le trafic internet des opérateurs de téléphonie et des fournisseurs d’accès en Guinée, en Sierra-Leone, au Liberia, en Guinée Bissau, en Gambie et en Mauritanie. Le câble ACE est le seul câble sous-marin qui dessert ces pays.

En Mauritanie, les clients des opérateurs télécoms Chinguitel, Mattel et Mauritel, filiales respectives de Sudatel group, de Tunisie télécom et de Maroc telecom, ont eu des difficultés pendant plusieurs jours à accéder à internet.

En Sierra-Leone, cette panne survenue au lendemain du premier tour des élections présidentielles a suscité des interrogations sur une possible restriction de l’accès internet par les autorités. La Commission nationale des télécommunications (Natcom) a dû assurer la population de la non-implication des autorités sierra-léonaises dans cette situation.

Dans plusieurs pays, les abonnés à internet ont appelé leurs opérateurs respectifs à les dédommager.

Mis en service en 2012, le câble Africa Coast to Europe est un câble sous-marin de fibre optique à haut débit. Il est géré par un consortium regroupant 20 opérateurs et administrations avec à sa tête le groupe français de télécommunications Orange.

O . M.

www.le marin.fr

 

 

La Mauritanie reçoit le premier lot de la force d’intervention contre le criquet pèlerin

La Mauritanie reçoit le premier lot de la force d’intervention contre le criquet pèlerin La Mauritanie a réceptionné, jeudi, le premier lot de la force d’intervention contre le criquet pèlerin dans la zone ouest et qui comprend 11 véhicules 4x4 dotés d’équipements à multiples usages, a constaté APA.

Ce lot est financé par le Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO) relevant de la FAO.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Agriculture de Mauritanie, Ahmedou Ould Bouh, le lot réceptionné s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord conclu en février dernier entre son pays et la CLCPRO. Ledit accord stipule que la force d’intervention contre le criquet pèlerin sera basée en Mauritanie.

Le secrétaire général a expliqué que cette force appuiera les équipes techniques de recherche du criquet en Mauritanie et dans la zone sahélienne de manière générale.

Il a ajouté qu’elle sera élargie pour atteindre 26 véhicules équipés à l’horizon 2022.

De son côté, le secrétaire exécutif de la CLCPRO, Mohamed Lemine Ould Hamouni, a précisé que le lot remis aujourd’hui à la Mauritanie a été financé à hauteur de 1,5 million de dollars US.

Cette force, a-t-il dit, vise à appuyer les efforts des pays concernés dans la mise en œuvre de leurs stratégies préventives contre le criquet pèlerin tout en veillant sur le respect de la dimension environnementale et de la santé publique.

Pour sa part, le représentant de la FAO à Nouakchott, Athman Mravili, a souligné que le rôle de cette organisation internationale consiste à soutenir les pays concernés par les moyens techniques dès lors qu’ils sont les véritables responsables de la gestion des régions de reproduction du criquet.

Source : Agence de Presse Africaine

 

 

Liquidation de la SONIMEX : Retour sur un gâchis (1)

Liquidation de la SONIMEX : Retour sur un gâchis (1)Il y a quelques mois, le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie ferme, contre toute attente, la Société Nationale d’Import-Export (SONIMEX) qui faisait travailler plusieurs centaines de Mauritaniens, depuis sa fondation en 1966.

La société d’économie mixte avait démarré ses activités avec un capital social équivalent à 914.472.000 UM, détenu à 60% par l’État. Elle détenait le monopole d’importation des produits alimentaires de base, comme le riz, le sucre, le blé, l’huile végétale, le lait, le thé et celui d’une éventuelle exportation des surplus de productions agricoles ou naturelles engendrés par les activités des opérateurs nationaux.

Mais avec la décision de libéraliser le commerce extérieur et d’ouvrir les marchés, ces monopoles ont disparu. La SONIMEX s’est alors orientée vers la régulation du marché, via la maîtrise des flux et des prix.

Ces dernières années, c’est dans le cadre des stratégies et politiques du gouvernement qu’elle a été chargée de mettre en œuvre divers programmes sociaux, comme EMEL, visant à permettre, selon les termes de référence de leurs cahiers de charges, aux citoyens de la classe moyenne et autres populations vulnérables, d’accéder aux denrées de première nécessité, à des prix abordables.

Les opérations Ramadan, les boutiques EMEL et autres campagnes de distribution d’aliments de bétail participent de ces stratégies gouvernementales.

Depuis sa fondation, plusieurs directeurs généraux se sont succédé à la barre de la SONIMEX. Citons, à titre d’exemples depuis 2003, Diop Abdoul Hamet (23/12/2003), Ndiaga Dieng (19/05/2005), Moulaye El Arby Ould Moulaye Mohamed (21/09/2005), Mahfoud Ould Agatt (26/10/2008), El Merteïji Ould El Wavi (23/08/2009), Sid’Ahmed Ould Ahmed Chouaïb (18/05/2010)…

De 2010 à sa mise à mort, trois nouveaux DG se succèdent : Debbe Ould Zeïne, Mohamed Lemine Ould Khattry et Cheikh Ould Zeïdane. Comme beaucoup d’établissements publics ou semi-publics, la gestion de la SONIMEX n’a pas été toujours exemplaire (c’est un euphémisme).

Les scandales répétitifs qui l’ont secouée en constituent une preuve éloquente. Sa liquidation en constitue une autre, beaucoup plus évidente. Si l’on ne change pas une équipe qui gagne, en affaires, on ne liquide pas une entreprise qui fait profit.

Le Calame se propose de revenir, en une série d’articles, sur divers aspects de la vie de cette prestigieuse société nationale, notamment sur la rocambolesque affaire des engrais, les dessous et les modalités de la liquidation de l’entreprise, la fameuse convention de financement avec la BCM, encore une (grosse) pomme de discorde entre les deux institutions.

La SONIMEX vient de mettre la clé sous le paillasson, après les défuntes Air Mauritanie, ENER et autres, sur la faillite desquelles aucune communication officielle n’a été faite, pour éclairer l’opinion nationale quant auxréelles conditions de leur liquidation. Vous avez dit transparence ? Alors, allons-y!

Le fameux plan de redressement

Entre 2004 et 2006, les pertes de la SONIMEX cumulent 2.569.206.993 UM, obligeant le gouvernement à prendre l’initiative d’un plan de redressement augmentant le capital, en numéraire, de 2.448.180.000 UM, réparti, selon le procès-verbal du conseil d’administration du 20/02/2007, comme suit : État mauritanien, 62%, soit 113.059 actions, contre 10, 63% au groupe AON, avec 19.865 actions ; 9,79%,au groupe MAOA,avec 18.289 actions ; 8,84% à la GBM, avec 16.510 actions ; 5, 84% à la BNM, avec 10.916 actions, 1,08% à la CNSS, avec 2.023 actions.

Le 22 Avril 2008, la SONIMEX bénéficie, sur la base d’une convention avec la BCM, d’une ligne de crédit sur douze mois, pour financer ses importations de denrées de première nécessité, avec l’engagement de domicilier, sur son compte ouvert à la BCM, les recettes découlant de la vente de ces produits.

Les financements atteignent 48.882.542 USD soit 11.598.220.362 UM, comme il ressort des bilans 2008 et 2009, dûment certifiés par les commissaires aux comptes, mais ne sont pas apurés par le conseil d’administration de la société.

Où est passé l’argent ?

Plusieurs milliards semblent s’être volatilisés, sans qu’aucun des trois rapports de l’audit, entamé début-Septembre 2010 et achevé fin-Janvier 2011, ne permette de faire ressortir une compréhension satisfaisante de la gestion des affaires de la SONIMEX.

Les conclusions de celui produit le 8 Novembre 2009, par le directeur général Merteiji Ould El Wavi, de celui réalisé par un inspecteur de la BCM, le 25 Mars 2009, et du dernier, chèrement payé à un cabinet d’expertise comptable malien, en Mars 2010, sur les exercices 2008 et 2009, n’auraient servi à rien.

Sauf à établir la chronologie des opérations, afin de mieux appréhender les aspects sur lesquels les études ont porté, comme l’ensemble des éléments financiers de la SONIMEX et de sa filiale la SMCTT, exercices 2008 et 2009, objet de l’audit, la collecte des documents, pour déterminer les coûts réels de revient de toutes les importations réglées et livrées à partir de 2008, la création d’une commission, présidée par le responsable de l’audit, et dont les chefs de services concernés (achats, stocks, ventes) sont membres, pour constater, sur la base des procès-verbaux, la régularité ou non des conditions dans lesquelles les opérations d’importation et d’achats des produits, locaux et autres, pour le compte de l’État, ont été faites... (A suivre)

Sneibe Elkory
Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Adrar: La saison touristique 2017/2018, rapporte à la Mauritanie plus d’un million d’Euros…un bon(d) départ!!!

Adrar: La saison touristique 2017/2018, rapporte à la Mauritanie plus d’un million d’Euros…un bon(d) départ!!!La reprise du tourisme par vol charter hebdomadaire Paris-Atar, après une décennie de suspension , a été lancée le 23 décembre 2017. Le dernier avion des 12 vols de cette saison touristique a atterri sur l’aéroport international d’Atar samedi dernier 24 mars 2018.

Au total , ce sont quelques 1470 touristes qui ont cheminé divers circuits en Mauritanie dont la quasi-totalité en Adrar. Ces chiffres et ceux qui suivront, sont recueillis par Adrar.Info.

Le site web du ministère du commerce ,de l’industrie et du tourisme ( http://www.commerce.gov.mr/ ) est suspendu depuis le 26 mai 2017; Celui de l’office national du tourisme ONT ( http://www.tourisme-mauritanie.mr/office/index.php/fr/ ) est un mur figé, d’annonces publicitaires , qui ne comporte pas de données statistiques ou d’actualité sur le tourisme.

Les retombées financières directes récoltées en grande partie , par les réceptifs . C’est à dire, les sociétés ou personnes qui accueillent et se chargent de l’hébergement, nourriture et transport des touristes en Mauritanie.

Ces réceptifs louent des véhicules, chameaux, parfois des auberges et payent des guides , cuisiniers et chameliers.

Quelques dividendes, provenant de l’argent de poche de certains touristes , tombent parfois aussi, entre les mains des gérants de bibliothèques traditionnelles (Chinguetti, Ouadane..), des artisans traditionnels et des pauvres vendeuses d’étals sur le sable, dans les villes historiques, oasis et campements.

Le bilan global de cette saison est encourageant. En se référant au taux de change de la banque centrale de Mauritanie de ce mardi 27 mars 2018, l’Euro vaut 43, 65 (nouvelle monnaie).

Les quelques 1470 visiteurs de cette saison ont versé aux réceptifs: 500 Euro par touriste (pour une prise en charge totale en Mauritanie ) X 1470 touristes X 43,65 Ouguiyas =32.082.750 UM

A l’aéroport, chaque touriste change en moyenne 100 Euros, comme argent de poche X 1470 touristes X 43,65 Ouguiyas = 6.416.550 UM

Le cout du visa de séjour coute à chaque touriste 55 Euros X 1470 touristes X 43,65 Ouguiyas = 3.529.102 UM

La taxe de sécurité instituée par décret du premier ministre 200-03 et versée par chaque touriste pour chaque nuit passée en Mauritanie à l’ONT , est de 20 Ouguiyas X 1470 touristes X 90 jours (3mois fin decembre-fn mars ) = 2.646.000 UM

La société Mauritanie Airlines a assuré les trois derniers vols de la saison et transporté quelques 260 touristes X 480 Euros ( billet aller- retour Paris-Atar ) X 43,65 = 5.447.520 UM

Les retombées financières mesurables , de cette saison touristique, qui n’a duré que trois mois , se montent à environ 50.121.922 Ouguiyas (1.148.268,5 Euros ).

Soit, l’équivalent de 60% du budget 2018 des trois ministères réunis du commerce, de l’indutrie et du tourisme (83.856.820,9 UM).

Faute de ressources officielles, Adrar.Info n’a pu obtenir, aucune donnée chiffrée concernant le tourisme transfrontalier par voie terrestre.

Cependant, le tourisme organisé par vols charter,à lui seul, fut , cette année, un grand coup de soulagement à l’économie nationale, qui se trouve en bute à d’énormes difficultés de liquidités, de gestion et de priorisation de projets.

Ceci ne doit- il pas éveiller, en les pouvoirs publics, l’intérêt grandissant de l’apport du tourisme pour le pays ?

La saison touristique prochaine octobre 2018 fin mars 2019, semble être bien préparée par les Tours Opérateurs et voyagistes Européens.

Ils ont lancé une vaste campagne médiatique , pour laquelle ils ont investi d’énormes fonds financiers et ont fait venir en Mauritanie quelques 45 correspondants des plus prestigieux supports d’informations (RFI, Jeune Afrique,le figaro, le monde, le courrier de l’Atlas, LCI, journaux regionaux etc..) . Lesquels ont deversé des dizaines d’articles, reportages photos , émissions TV, interview , à destination de tous les amoureux du désert mauritanien, de part le monde.

Coté mauritanien, les gouvernants semblent plus préoccupés par du second ordre, notamment les gueguerres politico-politiciennes pour se maintenir au pouvoir au delà de 2019.

Toutefois, l’espoir reste ouvert, en ce que ces détenteurs du pouvoir actuel, se donnent quelque peu de temps et de volonté ,pour constater de plus prés, le gain économique énorme que rapporterait le secteur du tourisme , une fois maitrisé et donc, réfléchir à toutes les options qui le boosteraient, dans l’intérêt prioritaire du pays et ses populations.

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

Menace sur éleveurs et cheptel

Menace sur Éleveurs et CheptelAu Guidimagha, chaque tronc d’arbre compte plus d’excréments d’animaux que de touffes d’herbes sèches. Preuve d’une forte pression sur les maigres et pauvres pâturages.

Des centaines de têtes de chameaux, de vaches et de petits ruminants poussés par des dizaines de familles d’éleveurs, certains provenant des confins de Maghta-Lahjar, d’autres du Gorgol, errent, déboussolés, ne sachant comment terminer une soudure qui s’est déjà installée.

D’habitude, la période de soudure commence au mois de juin, deux mois environ avant l’hivernage. Même dans ce court délai en attendant les premières gouttes de pluie de fin juillet-août, le monde rural souffre. Que dire d’une soudure qui risque de durer cette année, cinq à six mois, au milieu d’une désolation totale consécutive à un hivernage 2017 fortement déficitaire.

Là, c’est un vieil homme et sa petite famille, poussant des chevaux tannés par la faim. « Je viens de OuadLebyadh, près de Gleita (diminutif de FoumGleita : Ndlr) avec ma famille, poussé par la sécheresse. Sincèrement, je ne sais pas où aller, certainement là où on pourra trouver de la nourriture pour nos animaux » déclare-t-il.

Aux portes de Sélibaby, Tahar Ould Boya et son frère. Deux petites tentes et une quarantaine de vaches ainsi qu’une bonne trentaine de petits ruminants. A leur compagnie, des femmes et des enfants, tous en provenance de Sangrava, Moughataa de Maghta-Lahjar au Brakna.

« Cette année, nous n’avons pu obtenir que 2 sacs de blé des magasins de l’Etat, payés à 3.000 UM l’un, mais le stock s’est épuisés. Nous ne savons pas si l’Etat va alimenter les boutiques Emel pour la vente d’aliments de bétail ou pas, ni quand.

Nous avons payé hier deux sacs, sur le marché, à raison de 5.500 UM l’unité. Nous ne pouvons continuer à débourser une telle somme chaque jour. Nous n’en avons pas les moyens.

Pour l’instant, nous faisons tout pour sauver le cheptel d’une mort probable, en l’absence de tout apport des pouvoirs publics. Nous profitons des rares herbes ici, et de l’eau que nous amenons d’un puits pas loin d’ici »
affirme Tahar.

« Dans ces conditions, comment exiger des enfants des éleveurs d’aller à l’école, ou des femmes, qu’elles se rapprochent des postes de santé, quand la survie devient la priorité », lance son jeune frère, Mhaimid. Lui et ses sœurs ont été obligés d’interrompre leurs études pour la survie du cheptel.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : le FMI confirme la reprise économique du pays et prévoit un nouveau décaissement de 24 millions $

 Mauritanie : le FMI confirme la reprise économique du pays et prévoit un nouveau décaissement de 24 millions $ A l’issue d’une mission qui a séjourné à Nouakchott, du 8 au 21 mars 2018, et dirigée par Eric Mottu, les services du Fonds monétaire international (FMI) et les autorités mauritaniennes ont conclu un accord préalable au niveau des services, en vue de conclure la première revue du programme appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC).

Sous réserve de l’approbation de la direction générale et du conseil d'administration du FMI, la Mauritanie bénéficiera d’un second décaissement de 16,56 millions de Droits de tirage spéciaux (DTS), soit environ 24 millions $, à la suite de l’examen du dossier prévu en mai 2018.

Selon l’institution de Bretton Woods, la reprise économique en Mauritanie s’est confirmée avec une croissance estimée à 3-3,5 % en 2017 et 2018, et une inflation modérée à 2,3% en moyenne, en 2017.

Par ailleurs, les réserves internationales ont atteint 849 millions $ à fin 2017 (5,1 mois d’importations non extractives) et le budget a dégagé un solde primaire hors dons positif de 0,3% du PIB non extractif en 2017, poursuivant les efforts de consolidation entamés en 2015-16, suite à la baisse des cours des matières premières.

Le déficit du compte courant externe (hors importations du secteur extractif) a lui aussi baissé de 11% du PIB, en 2016, à 8% en 2017. L’endettement a ralenti, avec une dette extérieure qui s’est stabilisée à 72% du PIB.

« Dans ce contexte, le programme économique et financier des autorités est sur les rails et son exécution a été satisfaisante », estime le FMI. Ajoutant que « les perspectives économiques sont favorables, compte tenu notamment des cours soutenus des matières premières ainsi que des efforts de politiques économiques ».

L’institution relève toutefois qu’il « reste des défis considérables à relever pour assurer la stabilité macroéconomique, atteindre une croissance forte et inclusive qui crée des emplois et réduise la pauvreté, et améliorer l’environnement des affaires et la gouvernance économique ».

Pour rappel, c’est le 6 décembre 2017 que le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord triennal au titre de la FEC avec la Mauritanie, d'un montant de 115,92 millions de DTS, soit environ 163,9 millions $ ou 90% de la quote-part de la Mauritanie.

Cet accord permettra d’accompagner le programme de réformes économiques et financières du pays.

Ceci contribuant à favoriser une croissance inclusive et diversifiée de l’économie mauritanienne afin d’améliorer le niveau de vie de la population, de maintenir la stabilité macroéconomique, de renforcer la viabilité de la dette, et de réduire la pauvreté.

Source : Agence Ecofin

 

 

Don de 6 300 tonnes de riz du Japon à la Mauritanie

Don de 6 300 tonnes de riz du Japon à la MauritanieLa Mauritanie a reçu, vendredi, un don japonais de 6 300 tonnes de riz, a constaté APA. Le riz a été réceptionné par la commissaire à la Sécurité alimentaire de Mauritanie, Najwa Mint Kettab.

Selon Mme Kettab, le don sera utilisé pour mener à bien les efforts du gouvernement mauritanien visant à renforcer la sécurité alimentaire et à améliorer les conditions de vie des populations les plus fragiles.

Pour ce faire, a poursuivi la commissaire à la Sécurité alimentaire, la quantité de riz sera revendue aux enchères et son revenu utilisé pour financer des projets en liaison avec la sécurité alimentaire.

De son côté, le chargé d’affaires de l’ambassade nippone à Nouakchott, Hidya Sato, a souligné que ce geste s’inscrit dans le cadre du programme de subvention alimentaire signé entre les deux pays en octobre 2016.

Le montant global de cette subvention s’élève à 1,1 milliards d’ouguiya MRO (3millions de dollars US), a-t-il précisé.

Source : Apanews

 

400 tonnes d’aliment de bétail pour les éleveurs du Trarza

400 tonnes d’aliment de bétail pour les éleveurs du TrarzaLe wali du Trarza, Moulaye Brahim O. Moulaye Brahim, a révélé jeudi que le gouvernement mauritanien décidé d’ouvrir deux points de vente pour une quantité de 400 tonnes d’aliments de bétail mise à la disposition des éleveurs de la wilaya, le premier à Rosso et le second à Boutilimit.

Le wali a fait cette déclaration lors d’une rencontre avec des élus et des notables de la moughata de Mederdra au cours de laquelle il a fait le bilan des réalisations du gouvernement dans cette wilaya.

En plus de cette quantité disponible dans les deux villes, le gouvernement met également en vente des aliments de bétail dans les boutiques Emel, dans les villages et collectivités urbaines de toute la wilaya.

Face à la sécheresse, consécutive au déficit pluviométrique de l’année dernière, le gouvernement a annoncé la mise sur pied d’un programme destiné à alléger les souffrances des éleveurs et les populations rurales les plus vulnérables.

Il y a deux jours la Mauritanie a bénéficié d’une assurance de 2,4 millions de dollars octroyé par le fonds d’investissement africain commun pour la gestion des risques, destiné à faire face aux conséquences de la sécheresse qui connaît le pays.

En vertu de l’accord signé entre le gouvernement mauritanien et cette institution, le montant octroyé devra permettre l’acquisition d’intrants d’élevage à moitié prix et aidera le gouvernement mauritanien à intervenir promptement afin de soutenir les populations les plus vulnérables en milieu rural.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Fin d’une mission du FMI à Nouakchott

Les autorités mauFin d’une mission du FMI à Nouakchottritaniennes et les services du FMI se sont entendus sur la conclusion préalable de la première revue du programme appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), qui va déboucher sur un décaissement de 24 millions de dollars, selon une annonce faite jeudi par une mission de l’institution ayant séjourné à Nouakchott du 08 au 21 mars 2018.

La délégation du FMI était conduite par Eric Mottu, chef de division adjoint, chef de mission pour Djibouti et la Mauritanie. La mission de l’institution financière note que « le programme économique des autorités est sur les rails et son exécution a été satisfaisante.

La reprise économique s’est confirmée avec une croissance entre 3 et 3,25% pendant la période 2017/2018. Au cours de sa présence à Nouakchott, la mission du FMI et les autorités mauritaniennes ont discuté du Programme Economique et Financier appuyé par la Facilité Elargie de Crédit (FEC), qui a été approuvé par le Conseil d’Administration du FMI le 06 décembre 2017.

Celui-ci porte sur une enveloppe globale de 115,920 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), soit environ 168,2 millions de dollars us (au taux de change actuel) et couvre une période de 3 ans».

Toutefois, l’accord évoqué par la déclaration de la mission de l’institution financière ne sera validé que sous réserve d’approbation par la Direction Générale et le Conseil du Fonds Monétaire International (FMI) à l’issue d’un examen prévu au mois de mai et qui devrait permettre le décaissement annoncé de 16,56 millions de Droits de Tirage Spéciaux (DTS), soit 24 millions de dollars us.

Décrivant le contexte de la Mauritanie, la mission du FMI signale que « la reprise économique s’est confirmée, avec un taux de croissance estimé entre 3 et 3,25% en 2017 et 2018, et une inflation modérée à 2,3% en moyenne en 2017.

Les réserves internationales ont atteint 849 millions de dollars us fin 2017(soit 5,1 mois d’importations non-extractives) et le budget a dégagé un solde primaire hors don positif de 0,3% du Produit Intérieur Brut non-extractif en 2017 ».


Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Mauritanie : les exportations en baisse de 7,1%

Mauritanie : les exportations en baisse de 7,1% Les principaux produits d’exportations de la Mauritanie (à l’exception du fer) se sont chiffrés à 166,4 milliards ouguiyas au quatrième trimestre de 2017, soit une baisse de 7,1%, comparé au trimestre précédent, apprend-on mercredi 21 mars du site de l’Office National de la Statistique (ONS).

Selon cette note d’information trimestrielle sur le commerce extérieur, ce repli est dû à la moins-value enregistrée dans les produits de la pêche qui représente 42,5% des exportations globales, de l’or (15,3%) et du cuivre (15,3%).

Elles ont été majoritairement orientées vers l’Europe (49,6%) et l’Asie (44,8%). La part de l’Afrique s’élève à 5,4% de ses exportations, a précisé le document.

En outre, l’ONS a révélé que les exportations du minerai de fer ont atteint 48,9 milliards UM au quatrième trimestre de 2017, soit une hausse de 5,7%, par rapport au trimestre précédent.

Les produits ont été surtout exportés vers la Chine (59%) et l’Allemagne (23,3%), a mentionné le document.

Par ailleurs, l’agence a indiqué que les importations globales se sont établies à 311,9 milliards UM au quatrième trimestre, soit une hausse de 40,5% par rapport au troisième trimestre.

Ce rebond est lié principalement à l’accroissement des principales importations. Il s’agit des biens d’équipement (43,7%), de produits pétroliers (23,9), de produits alimentaires (14,1%) et matériaux de construction (6,6%).

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies

 

Mauritanie ● Une nouvelle stratégie pour l'emploi avec la création de 720.000 emplois d'ici 2030

Mauritanie ● Une nouvelle stratégie pour l'emploi avec la création de 720.000 emplois d'ici 2030 Les travaux d’un atelier de validation de la stratégie nationale pour l'emploi 2018-2030, organisé par le ministère de l'emploi, de la formation professionnelle et des technologies de l'information et de la communication (TIC) en collaboration avec la Banque africaine de développement (BAD) et l'Organisation internationale du Travail OIT, ont débuté mercredi à Nouakchott.

S’exprimant à cette occasion, le ministre de l'emploi, de la formation professionnelle et des technologies de l'information et de la communication, M. Seyidna Aly Ould Mohamed Khouna, a souligné que cette stratégie émane de la conviction de Son Excellence le Président Mohamed Ould Abdel Aziz que le succès de tous les plans et programmes économiques et sociaux impose de tout mettre en œuvre pour gagner la bataille de l'emploi et de la lutte contre le chômage, en particulier chez les jeunes et les femmes.

Il a par la suite ajouté que cette stratégie a été conçue selon une approche consultative impliquant toutes les parties prenantes, les acteurs publics et privés et les partenaires au développement, en s'appuyant sur l'expertise du Bureau International du Travail (BIT) et l’appui financier de la BAD.

Le ministre a indiqué que l'objectif principal de cette stratégie est d'absorber le déficit quantitatif et qualitatif en matière d'emploi en créant 720.000 emplois d'ici 2030, soit une moyenne de 60 000 emplois par an à partir de 2019.

Il a précisé que cette stratégie repose sur quatre axes principaux afin d’atteindre des objectifs comprenant notamment la coordination des politiques sectorielles, le partenariat entre les deux secteurs et la stratégie nationale d'emploi et le développement du capital humain en adaptant la formation aux besoins du marché et en soutenant et consolidant la gouvernance de la politique de l'emploi, avant de louer l’appui des partenaires au développement, en particulier le BIT et la BAD.

Pour sa part, le directeur du bureau de l’OIT à Alger, Mohamed Ali Diahi a souligné l’importance de l'entrepreneuriat en tant que moteur principal de l'économie et du développement, ce qui nécessite la création d'un travail productif à valeur ajoutée dans une atmosphère économique et sociale équilibrée, stable et cohésive.

Il a ensuite expliqué que le bureau travaille dans ce contexte avec l’appui financier de la BAD et en coordination avec le ministère de l'emploi, de la formation professionnelle et des TIC afin d'améliorer le climat des affaires et d’investissement pour assurer la compétitivité des institutions économiques.

De son côté, le représentant de la BAD, Marcellin Ndong Ntah a salué la qualité du partenariat entre son institution et la Mauritanie, indiquant qu’il œuvre pour soutenir le secteur de l'emploi et de la formation afin de créer davantage d'emplois.

La cérémonie d’ouverture de l’atelier, d’une journée, s’est déroulée en présence du ministre des pêches et de l’économie maritime et de la ministre de la fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration, en plus du directeur de l’emploi et d’autres personnalités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie : l’agriculture pèse 14% du PIB (BAD)

Mauritanie : l’agriculture pèse 14% du PIB (BAD)La banque africaine de développement (BAD) a indiqué que l’agriculture ne contribue qu’à hauteur de 14% du PIB mauritanien. Le secteur agricole ne génère que 38% de l’emploi total. C’est ce qui ressort du rapport sur les perspectives économiques sur les 5 régions du continent, publié la semaine dernière, par l’institution.

Ainsi, si l’on se fie à ce document, la Mauritanie qui importe près de 60 % de ses besoins alimentaires devrait adopter une stratégie durable de sécurité alimentaire. Ce programme lui permettra d’inclure une hausse de la production alimentaire, afin de diminuer progressivement la dépendance aux importations.

Pa ailleurs, la BAD a recommandé à l’Afrique du Nord d’augmenter ses réserves alimentaires, en soutenant les petits exploitants et familles d’agriculteurs. Cela permettra de les relier aux marchés et améliorer leurs revenus ainsi que l’accroissement de la production nationale.

A noter que l’institution Panafricaine a également renseigné sur la contribution de l’agriculture dans le PIB et de l’emploi des autres pays de l’Afrique du Nord.

Ainsi, En Tunisie, elle est de 9%, 15% au Maroc et en Égypte, 8% en Algérie et 2% en Libye. Pour l’emploi, l’agriculture contribue à 16% en Tunisie contre 40% au Maroc, 29% en Égypte, 12% en Algérie et 3% en Libye.

Ibrahima Junior Dia
Source: Les Mauritanies

 

Grève des travailleurs de la SNIM : un début de solution ?

Grève des travailleurs de la SNIM : un début de solution ? La direction du siège d’exploitation de la société nationale industrielle et minière (SNIM) a tenu dimanche une réunion avec les délégués du personnel de la société destiné à la discussion d’un certains nombre de questions relatives à la grève des travailleurs ces derniers jours.

Selon les sources de Sahara Media les parties ont examiné la situation du travailleur licencié, Sidina O. Mohamed Sidi, celle des travailleurs qui sont entrés en grève.

Les mêmes sources précisent que le directeur du siège d’exploitation, El Hadi O. Eli a réaffirmé aux délégués du personnel que les travailleurs qui sont entrés en grève ne seront ni inquiétés ni affectés ailleurs.

Le directeur du siège a estimé que la question du travailleur licencié relevait de la compétence du directeur des ressources humaines, attendu lundi à Zouérate pour examiner la question.

Les travailleurs et les délégués du personnel sont parvenus à un accord samedi en vertu duquel les travailleurs reprennent immédiatement le travail, assurés qu’ils ne feront l’objet d’aucune sanction et que le cas du travailleur licencié devant être examiné par la société.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Nouadhibou : L’association Rahma critique les coupures d'eau et d'électricité et la flambée des prix du gaz domestique

L’association Rahma critique les coupures d'eau et d'électricité et la flambée des prix du gaz domestique L’association « Rahma » pour la protection du consommateur, qui milite au niveau de la capitale économique Nouadhibou, a vivement critiqué, ce qu’elle a appelé « une flambée considérable des prix, accompagnée de délestages intempestifs du courant et de coupure d’eau ».

« La ville a inauguré un nouveau épisode, avec la faible offre en gaz butane, ce produit indispensable pour les ménages », a indiqué l’association dans un communiqué rendu public lundi 12 mars courant.

L’Ong a appelé les autorités locales et la Zone Franche de Nouadhibou à intervenir rapidement, afin de stopper les spéculations, qui ont épuisé les maigres poches des démunis.

Elle a lancé le même appel à l’endroit des commerçants, les priant d’assumer leurs responsabilités morales et professionnelles envers les citoyens, notamment en évitant de contribuer à la montée des prix et d’aggraver les conditions déjà pénibles des populations.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Mauritanie : la forte houle menace la production rizicole

Mauritanie : la forte houle menace la production rizicoleL’inquiétude est grandissante chez les riziculteurs de la ville de Rosso, à cause de la pénurie des insecticides, indispensable pour lutter contre les mauvaises herbes, à ce stade crucial de leurs travaux rizicoles.

Le ministère de l’agriculture chargé de garantir l’approvisionnement du marché local en intrants agricoles, évoque l’impossibilité pour les navires d’accoster depuis quelques semaines dans les ports du pays, une situation dont a souffert également la société nationale de gaz.

Les riziculteurs sont grandement inquiets pour leur production cette année qui risque bien de pâtir de cette situation.

Les riziculteurs continuent de faire le pied de grue devant les locaux de la délégation régionale de l’agriculture dans la ville de Rosso.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie: quel est l’état réel du secteur de la pêche?

Mauritanie: quel est l’état réel du secteur de la pêche? En Mauritanie, les exportations des produits halieutiques enregistrent une hausse constante ces dernières années, selon le ministre de la Pêche, Nany Ould Chrougha. Des chiffres en dépit desquels un expert déplore la situation d'un secteur souffrant de plusieurs maux.

La situation du secteur de la pêche en Mauritanie est au centre de thèses contradictoires entre la version gouvernementale d’une bonne tenue du secteur et des progrès au niveau des exportations des produits de la mer, d’une part, et celle d’un expert mettant en avant la réalité d’un énorme déficit d’intégration à l’économie et d’une absence de valeur ajoutée qui perdure, d’autre part.

Selon le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Nany Ould Chrougha, le secteur de la pêche est engagé dans un processus continue de transformation à l’origine d’une hausse constante des quantités de poissons exportées, qui sont passées de 215.000 tonnes en 2014 à 360.000 tonnes en 2017.

S’exprimant jeudi soir au cours du point de presse consacré aux commentaires des résultats de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, devant lequel il venait de présenter «un projet de décret modifiant et complétant les dispositions du décret 2015-159, portant application de la loi 2015-017 portant Code des pêches», le responsable gouvernemental a expliqué que la production nationale de poissons est exportée à l’étranger dans de bonnes conditions d’hygiène, grâce à un contrôle strict et au respect des normes internationales.

Ce qui a permis une hausse constante des quantités vendues à l’étranger «et une croissance continue depuis quelques années. Ainsi, celles-ci sont passées de 215.000 tonnes en 2014, à 360.000 en 2017. Pendant la même période, les usines de transformation des produits halieutiques sont passées de 40 à 133, alors que le nombre de navires accrédités est passé de 100 à 190».

Tous ces progrès rendent nécessaire une reconsidération et une révision des missions confiées à l’Office national d’inspection sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture (ONISPA), et c’est là l’objectif de la modification des dispositions du décret 2015-159.

Le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a par la suite expliqué que «l’ONISPA a reçu plusieurs accréditations internationales, les plus récentes ayant été notées du côté de l’Afrique du Sud et de la Namibie, et représente la seule institution pouvant présenter de tels états de service dans la sous-région».

Toutefois, cette thèse gouvernementale sur l’évolution et la bonne du secteur de la pêche n’est pas partagée par tous les acteurs.

Ainsi, dans une contribution publiée par la presse locale cette semaine, Sidi Mohamed Ould Mohamed Cheikh, expert des affaires maritimes, relevait qu’en dépit des efforts du président de la République «visant le développement durable du secteur de la pêche», les résultats accomplis au cours des dernières années sont en deçà des potentialités. Pour lui, «le segment artisanal et côtier souffre encore d’une anarchie chronique, d’un désordre total et d’une insécurité gênante».

Dans cette contribution, l’expert évoque des problèmes qui se posent en termes «d’absence de maîtrise des données de production, des ventes, de l’hygiène, de sécurité maritime, qui handicapent l’intégration effective du secteur à l’économie nationale».

En Mauritanie, on dénombre une flotte de 7.000 pirogues et 150 navires côtiers, plus de 40.000 emplois de pêcheurs, mareyeurs…, avec une production annuelle globale de 400.000 tonnes de différentes espèces, selon les chiffres avancés par Ould Mohamed Cheikh.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Mieux gérer les investissements publics et renforcer la protection sociale : un duo gagnant pour la Mauritanie

La Mauritanie, pays d’Afrique de l’Ouest à la fois désertique et doté d’une façade atlantique, renoue timidement avec la croissance, tendance liée à la hausse graduelle des cours du fer et du cuivre combinée à une bonne performance du secteur non-extractif.

Selon les prévisions de la Banque mondiale, le taux de croissance devrait atteindre 3,5% en 2017, contre 2,6% en 2016, tiré par la pêche, le commerce et l’industrie manufacturière.

Le rapport constate également que les efforts de consolidation budgétaire mis en œuvre par le gouvernement commencent à porter leurs fruits, le solde budgétaire primaire (soit la différence entre les recettes et les dépenses) étant excédentaire pour la deuxième année consécutive. Fait significatif : pour la première fois depuis une décennie, la Mauritanie enregistre en 2017 une réduction du ratio de la dette qui est passé de 99,1% du PIB en 2016 à 93,6% même si le risque de surendettement reste élevé.

Une performance qui reste cependant insuffisante si la Mauritanie entend maintenir les gains enregistrés entre 2008 et 2014 —la période du boom minier— en matière de réduction de la pauvreté, nuance le rapport de la Banque mondiale. « La Mauritanie a enregistré des progrès importants au cours de la dernière décennie » constate Wael Mansour, économiste-pays et auteur principal du rapport, « le revenu par habitant passant de 700 dollars en 2007 à 1136 dollars en 2016. Reste que le nombre absolu de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté continue d’augmenter, l’économie mauritanienne peinant à créer des emplois ».

L’étude de la Banque mondiale analyse les perspectives de croissance du pays à travers l’angle des investissements publics et des dépenses de protection sociale.

Si des investissements massifs dans des projets d’infrastructure comme la construction de milliers de kilomètres de voies bitumées, l’électrification du pays ou l’alimentation en eau potable ont contribué à élargir l’accès des populations aux services de base (tout en creusant le déficit de l’Etat), protéger les populations les plus vulnérables de l’impact des restrictions budgétaires destinées à contenir la dette publique demeure un impératif. Or la part des investissements publics consacrée au développement humain est passée de 4.7% du total des investissements public en 2010 à plus de 10% en 2015 pour retomber à 2,7% en 2016.

Si les autorités mauritaniennes ont maintenu en 2017 une politique budgétaire prudente axée sur l’élargissement de l’assiette fiscale et le contrôle des dépenses, le rapport insiste cependant sur la nécessité de mettre en place un système plus efficace de gestion des investissements publics privilégiant les projets combinant rendements économiques et impact social.

« Un chauffeur de taxi avec lequel j’évoquais récemment le bon état des routes dans le pays m’a résumé le dilemme auquel les autorités doivent faire face de la manière suivante : Le goudron, ça ne se mange pas ! », confie Wael Mansour.

Les programme de filets sociaux constituent un investissement rentable car ils améliorent la consommation des ménages et boostent l’économie locale, note l’étude de la Banque mondiale. A plus long terme, les filets sociaux représentent aussi un moyen efficace de limiter la transmission de la pauvreté d’une génération à une autre.

Si la Mauritanie est parvenue à mettre en place un système national de filets sociaux via l’établissement d’un Registre social identifiant les ménages les plus pauvres, et le déploiement de programmes sociaux ciblant les plus vulnérables, le rapport de la Banque mondiale préconise cinq actions pour consolider ces acquis :

●Adopter une stratégie permettant de financer les réponses aux chocs via des instruments tels que des fonds de contingence

●Améliorer le ciblage et la gestion des programmes existants

●Actualiser et étendre le registre social à l’ensemble du territoire

●Étendre le programme de transferts sociaux Tekavoul à l’ensemble du pays

●Développer un dispositif national de réponse aux chocs

Le rapport conclut que si le gouvernement a déjà fait part de sa volonté de renforcer le système de protection sociale en Mauritanie, la pérennité d’un tel système passe aussi par la mobilisation des acteurs du développement et de la société civile.

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LES POINTS MARQUANTS

● La Banque mondiale vient de publier son Rapport sur la situation économique en Mauritanie, première édition d’une série analysant les tendances et perspectives économiques du pays

● Le rapport s’intéresse à l’impact de l’investissement public sur le développement économique

● L’étude insiste également sur la nécessité de renforcer les filets sociaux, instrument essentiel dans la lutte contre la pauvreté

Source : Banque Mondiale

 

 

Connectivité ● Annonce des travaux de construction du réseau national des fibres optiques long de 1600 KM

Connectivité ● Annonce des travaux de construction du réseau national des fibres optiques long de 1600 KM Les travaux d'un atelier sur la création d’incubateurs technologiques en Mauritanie, organisé par le ministère de l'emploi, de la formation professionnelle et des NTIC en partenariat avec L’ESCWA, relatif aux règles, aux concepts et aux nouveaux outils adoptés dans la création des incubateurs technologiques en Mauritanie, ont été lancés mardi à Nouakchott.

Le conseiller à la communication du ministre de l'emploi, de la formation professionnelle et des NTIC, secrétaire général par intérim, M. Mohamed Ould Ahmed Abderrahmane, a rappelé à cette occasion, le lancement par le département, sur orientation de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et la supervision de Son Excellence le Premier ministre, M. Yahya Ould Hademine, des mécanismes nécessaires à la stratégie nationale des NTIC pour la période 2018-2022, qui s’harmonise avec la SCAPP 2016-20130.

« Les prochains jours verront, dit-il, le lancement des travaux de construction du réseau national des fibres optiques, long de 1600 kilomètres, financé dans le cadre du projet de Connectivité Nationale WARCIP Mauritanie, qui permettra une liaison inter-wilayas d’une part et des wilayas avec le monde extérieur d’autre part, grâce au câble sous- marin », a-t-il ajouté.

Le Représentant de l’ESCWA a loué les efforts déployés par le département, pour assurer une parfaite organisation du présent atelier, saluant le partenariat fructueux avec le ministère et son impact positif sur le développement économique et social.

Mme Houda Mint Babbah, membre du Haut Conseil de la Jeunesse a salué dans son intervention, l’intérêt accordé aux jeunes et à leur implication dans les diverses questions nationale majeures.

« Le Conseil poursuit-elle, a œuvré depuis sa création, conformément aux instructions de Son Excellence le Président de la République, à promouvoir l'éducation, la santé, la gouvernance, les entreprises et la justice, lançant tout dernièrement le Prix national de l'innovation », a-t-elle ajouté.

La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère des relations avec le parlement et la société civile, M. Moctar Ould Dahi et d'autres personnalités.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Energie : 122,2 millions de dollars de pertes pour Kosmos Energy en 2017

Mauritanie: 122,2 millions de dollars de pertes pour Kosmos Energy en 2017La compagnie junior américaine qui a fait d’importantes découvertes de gaz naturel en Mauritanie et au Sénégal depuis 2014, affiche des pertes à hauteur de 122,2 millions de dollars au titre de l’année 2017, mais reste dans une excellente dynamique de développement et d’extension de ses activités, selon un document bilan publié lundi 5 mars.

S’exprimant à ce sujet, le président directeur général (PDG) , Andrew G. Inglis, souligne qu'au-delà de la simple dimension comptable, «2017 a été une année de forte livraison opérationnelle et stratégique».

Une thèse illustrée par «l’acquisition de nouvelles sources d’hydrocarbures, comme ce fût le cas au Sénégal. Nous avons investi plus de 300 millions de dollars dans les flux de trésorerie nets qui ont été utilisés pour diversifier notre base de production et créer une autre source de croissance grâce à l’acquisition d’actifs offshores et nous réduisons notre dette nette.

Au Ghana, Kosmos Energy a remplacé plus de 200% de la production sur une base nette. En exploration, nous avons complété la deuxième phase de forage offshore en Mauritanie et Sénégal, qui a entraîné la plus importante découverte d’hydrocarbure de l’année».

Avec une production en croissance et le bon rythme de progression du site Tortue, «Kosmos est plus fort que jamais».

La campagne entame actuellement une phase de développement du gisement gazier transfrontalier offshore entre le Sénégal et la Mauritanie, Grand Tortue/Ahmeyim (GTA), en partenariat avec British Petrolum (BP), dont les réserves sont estimées à 450 milliards de mètres cubes.

Les deux pays ont signé un accord pour une exploitation commune de ces nouvelles ressources le 9 février, en marge d’une visite à Nouakchott du président Macky Sall. Une décision d’investissement sera prise avant la fin de l’année 2018 et le démarrage des opérations d’exploitation est prévu à l’horizon 2021.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)