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Economie en Mauritanie

Lancement de la campagne "Mon lait est local" à la CCIAM de Mauritanie

En images : Lancement de la campagne La campagne régionale d’Oxfam et de ses partenaires en Mauritanie pour la promotion du lait local a été officiellement lancée, ce vendredi 1er juin, à la Chambre de Commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie.

Cette campagne de promotion du lait local durera trois ans. Elle est placée sous le signe « Boire du lait local, c’est soutenir la production nationale » et vise à sensibiliser la population à une consommation informée et responsable, soutient Amadou Seydi Djigo, chargé de programme d’Oxfam-Mauritanie. La filière lait local éprouve de nombreuses difficultés en Mauritanie.

« Il y a véritablement un manque d’organisation et l’effet de concurrence, avec les nombreux et divers produits laitiers qui sont massivement importés dans notre pays. L’envahissement total et incontrôlé du marché national par le lait importé, dont on ignore souvent l’origine et la composition est un facteur nuisible à la promotion de la filière lait local», déplore Sarr Mamadou, coordinateur national de ROSA (Réseau des Organisations de Sécurité Alimentaire).

Valorisation des productions locales

C’est pourquoi, sollicite Sarr, « il est important que les autorités nationales se penchent sur des politiques de promotion des acteurs promus à la valorisation de nos productions locales. C’est à ce prix que nous assurerons la sécurité alimentaire ».

Pour Sarr, les attentes les plus pressantes, dans le cadre de la promotion de la filière lait local en Mauritanie se résument à un certain nombre de renforcement des capacités pour maîtriser le marché. Il s’agit de l’élévation de la production permettant d’assurer les besoins de la consommation nationale et d’affronter la concurrence sur le plan international ; l’amélioration de l’accès à l’alimentation du bétail, en lien avec les enjeux de la production ; l’augmentation du pourcentage de lait issu des exploitations familiales dans l’industrie laitière, en lien avec les enjeux de la collecte ; la mise en place d’une politique commerciale et fiscale favorable au lait local issu des exploitations familiales, afin d’assurer des prix de lait favorables au développement des filières locales.

Toutes ces attentes supposent, indiquent ElHadj Ba président de l’ONG AMAD et Sidi Ould Maouloud, que les acteurs de la filière lait local et les pouvoirs publics conjuguent leurs efforts, afin de mieux organiser le secteur en redynamisant les structures de production et de distribution.

« Il est souhaitable, formule Ba ElHadj, également que les consommateurs donnent la préférence au lait local dont ils peuvent s’assurer de l’origine réelle des produits qu’ils achètent à des prix raisonnables. Ceci est possible, si les pouvoirs publics s’impliquent fortement dans la promotion de la filière lait local, comme objectif prioritaire de développement ».

Aussi, un dialogue franc entre acteurs de la filière, pouvoirs publics et consommateurs est-il indispensable pour aller à la promotion réelle de nos productions locales.

C’est à ce prix donc, c’est-à-dire avec la volonté politique et les stratégies efficientes qu’on pourrait conserver au lait local le rôle important qu’il peut et doit occuper dans notre alimentation et dans notre développement.

Taxer les importations

En effet, en plus de la mobilisation sociale autour du lait local et la démarche pour une consommation responsable, les différents acteurs veulent mener un plaidoyer fort auprès du gouvernement.

Appel a été lancé pour la promotion et la défense du lait local en Mauritanie. Pour autant, les industriels mauritaniens doivent consentir des efforts en matière de respect des normes internationales, de vaccination et de transformation pour aspirer à des exportations de lait. ElHaj Ba balaie les craintes sur l’hygiène et la qualité du lait évoquant les efforts déployés en la matière par les industriels durant deux décennies dans le domaine de la collecte et de la maîtrise.

«Progressivement, il va falloir imposer le lait importé pour décourager les importations et favoriser la production locale par le biais de l’accompagnement des industriels», suggère Ba ElHadj.

Le lait local assure, évoque, Dedeou Yahya - Directeur pays d´Oxfam Mauritanie, une partie importante de la consommation des pays sahéliens, notamment en milieu rural et dans les villes secondaires. Il contribue sensiblement à la lutte contre les inégalités de genre en procurant aux femmes des revenus leur permettant de vivre plus dignement. Malgré son apport non négligeable à l’économie des pays de l’Afrique de l’Ouest et au Tchad, la filière lait local fait face à d’énormes défis (alimentation du bétail, collecte, transformation, concurrence du lait en poudre…). Moins de 15% du lait local est collecté alors que les importations de poudre de lait (avec une proportion importante et croissante de poudre de lait réengraissée en matière grasse végétale) sont estimées à plus de 31,5 millions MRU en 2015.

A la faveur de la journée internationale du lait, célébrée, ce 1er juin, les producteurs et productrices de lait, du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Sénégal et du Tchad, accompagnés d’une large coalition composée d’organisations paysannes, de consommateurs, de chercheurs, d’ONG, de mini-laiteries, d’industriels locaux, lancent une campagne de défense et de promotion du lait local. Pour la première fois, ces acteurs se réunissent pour affirmer ensemble : le rôle clef du lait local dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de la région du Sahel ; l’énorme potentiel économique des filières laitières basées sur la collecte de lait local.

Les producteurs laitiers de cinq pays de l’Afrique de l’Ouest et du Tchad sont déterminés à promouvoir le lait local et réclament des politiques laitières durables. Ainsi, les Etats d’Afrique de l’ouest travaillent à une offensive lait dans le cadre du plan d’investissement agricole régional de la CEDEAO, que des négociations importantes autour d’accords commerciaux approchent (tarif extérieur commun, renégociation des accords de Cotonou APE) pour que les groupes laitiers multinationaux réalisent des investissements importants sur le continent africain.

Dedeou Yahya espère un ralliement aux demandes de nos agropasteurs et de nos industriels pour le développement de la filière lait local en Afrique de l’ouest et sa survie. Les actions de sensibilisation qui seront menées par les coalitions régionale et nationale au cours des prochains mois s’adresseront à tous les acteurs pour que le lait local soit notre lait: produit et transformé dans nos pays et consommé par toutes nos populations».

Source :lecalame.info (Mauritanie)


 

 

Les employés de l’Imprimerie nationale réclament leurs salaires

Les employés de l’Imprimerie nationale réclament leurs salairesLes travailleurs de l’Imprimerie nationale se plaignent encore du non paiement de leurs salaires. Ils réclament le paiement d'arriérés, dues depuis le mois de mars dernier. Ils font part aux autorités de leurs difficiles conditions de vie surtout en cette période de Ramadan.

Ces travailleurs demandent une indulgence du président de la République et de son gouvernement pour un règlement prompt de ce dossier qui perdure au fil des mois. Ils se disent seuls à vivre ce « drame » contrairement aux autres employés des établissements publics analogues : AMI, Radio et Télévision de Mauritanie.

Leur situation a été plombée par le ministère de l’Economie et des Finances. De nombreuses créances non encore recouvertes jusqu’ici semblent gripper un peu le fonctionnement normal de l’établissement.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Travail forcé : le BIT retire la Mauritanie des pays indexés

Travail forcé : le BIT retire la Mauritanie des pays indexés Le Bureau international du travail (BIT) «a supprimé le nom de la Mauritanie de la liste des pays interpelés par la commission des normes sur la question de l'esclavage en matière d'emploi et du travail forcé », a rapporté l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).

« Cette mesure est intervenue au cours de la 107eme session du BIT qui se tient du 28 mai au 8 juin prochain à Genève ». Selon AMI, « la suppression du nom de la Mauritanie de cette liste pour la première fois constitue une reconnaissance des efforts gigantesques déployés par la Mauritanie dans le domaine de la lutte contre l'esclavage ».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

Washington annonce d'importantes taxes douanières sur l'acier et l'aluminium

mediaL'Union européenne, le Mexique et le Canada devront désormais payer de lourdes taxes douanières américaines sur l'acier et l'aluminium. Le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross a annoncé ce jeudi 31 mai que les Etats-Unis allaient les appliquer dès vendredi.

La décision était attendue. Les Etats-Unis ont donc décidé de ne pas prolonger l'exemption temporaire de taxes douanières sur l'acier et l'aluminium accordée à l'Union européenne jusqu'à ce jeudi minuit. Conséquence, de nouvelles taxes vont entrer en vigueur dès ce vendredi. L'addition s'annonce salée pour l'UE, car Washington prévoit de taxer l'acier à hauteur de 25% et 10% pour l'aluminium.

Le sursis sur ces taxes est également levé pour le Mexique et le Canada, ses deux partenaires de l'accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont la renégociation, entamée il y a dix mois, peine à aboutir.

Wilbur Ross, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse téléphonique alors qu'il était à Paris pour une réunion de l'OCDE, a précisé que les Etats-Unis ne voulaient pas accorder aux 28 pays membres de l'Union européenne (UE) « une exemption permanente et inconditionnelle sur les taxes ».

« Nous avons eu des discussions avec la Commission européenne et même si nous avons fait des progrès, ils ne sont pas allés jusqu'au point où il aurait été justifié soit de prolonger l'exemption temporaire, soit d'accorder une exemption permanente », a expliqué le secrétaire américain au Commerce.

Sécurité nationale

Dans son communiqué la Maison Blanche rappelle pour sa part qu’il s’agit de lutter contre les importations massives de ces métaux qui « constituent une menace pour la sécurité nationale », rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Un argument rejeté avec vigueur depuis des semaines par l’Union européenne et le Canada qui n’ont cessé de rappeler leur alliance historique avec les Etats-Unis, notamment sur le plan de la défense. Ce mercredi encore, la ministre canadienne des Affaires étrangères qualifiait d’absurde l’idée que les importations d’acier pouvaient être une menace pour la sécurité de son grand voisin.

Avec cette mesure, Donald Trump espère relancer l’industrie américaine de l’acier et de l’aluminium. Il risque surtout d’engager une guerre commerciale avec ses alliés qui risque de faire des dégâts, y compris aux Etats-Unis, puisque l’Union européenne a toujours dit qu’elle prendrait des mesures de rétorsion. Mais cela n’effraie pas le président américain qui a déjà déclaré contre l’avis de la majorité des experts qu’une guerre commerciale pouvait être bonne pour l’économie.

Représailles

Peu après l'annonce de Washington, qui était pressentie ces derniers jours – même si certains Européens espéraient encore l'imposition de quotas à l'exportation plutôt que des tarifs douaniers – le président de la Commission européenne a réagi à Bruxelles. « L'Union européenne ne peut pas rester sans réagir (...) Ce qu'ils peuvent faire, nous sommes capables de faire exactement la même chose », a déclaré Jean-Claude Juncker, ajoutant que des « contre-mesures » seront annoncées « dans les prochaines heures ».

Bruxelles avait exigé l'exemption définitive de ces taxes douanières comme tout préalable aux négociations. Les Européens, France en tête, ont insisté sur le fait qu'ils ne pouvaient discuter en ayant une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, qui plus est de la part d'un allié.

Mexico a pour sa part immédiatement riposté. « Le Mexique imposera des mesures équivalentes sur divers produits » dont certains aciers, des fruits et des fromages, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Economie, et celles-ci « seront en vigueur tant que le gouvernement américain n'éliminera pas les taxes imposées ».

Source : RFI (avec AFP)

 

Les mouvements du compte de la caisse noire du ministre des finances

Les mouvements du compte de la caisse noire du ministre des finances Sahara Media a pu obtenir un document qui retrace le mouvement du compte qui a suscité une controverse ces deux derniers jours après les déclarations faites par le député Mohamed O. Babana qui avait accusé le ministre de l’économie et des finances Mokhtar O. Djay d’en disposer comme s’il s’agissait d’un compte personnel.

Le député, dans son intervention, a révélé que les retraits mensuels, à partir de ce compte, dépassaient 25 millions, et a appelé à faire l’audit de ce compte au cours des trois dernières années.

Le document dont a disposé Sahara Media et qui fait ressortir le mouvement du compte du 1er janvier au 24 mai, révèle quatre retraits effectués par Moussa Hamat, le secrétaire particulier du ministre, à raison de 3 millions d’anciennes ouguiyas à chaque retrait, soit 12 millions d’anciennes ouguiyas pour les 5 premiers mois de cette année.

Pour sa part, le ministre délégué auprès du ministre des finances, chargé du budget, Mohamed O. Kembou, a procédé, au cours de la même période à quatre retraits de 2 millions d’anciennes ouguiyas chacun.

Le document révèle que la majorité des retraits ont été effectués par des fonctionnaires ou des personnes ordinaires pour un total de 26,5 millions d’anciennes ouguiyas.

Le montant total des retraits a atteint 46,5 millions d’anciennes ouguiyas et les versements 107 millions d’anciennes ouguiyas.

Le document que Sahara Media a pu obtenir de ses sources propres, porte l’entête du trésor public et le libellé du compte est : « lutte contre la gabegie »

Le député O. Babana, dans ses déclarations accusatrices, avait dit qu’il démissionnerait de son poste de député, si une commission d’enquête à mettre sur pied, niait l’existence de retraits effectués par le ministre, et qui ont dépassé le montant mensuel de 25 millions MRO.

Le député a insisté sur la nécessité de voir le ministre révéler la totalité des retraits effectués sur ce compte au cours des trois dernières années.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Guidimakha : Les éleveurs dénoncent les irrégularités dans les opérations de distribution de l’aliment-bétail

Guidimakha : Les éleveurs dénoncent les irrégularités dans les opérations de distribution de l’aliment-bétailDes éleveurs de la wilaya du Guidimakha se sont plaints de ce qu’ils ont appelé des irrégularités dans les opérations de distribution des quantités de l’aliment-bétail au niveau de Selibaby.

Impliqués dans une première opération de distribution de 150 tonnes de fourrages, les éleveurs affirment avoir été écartés de la seconde opération. Le président du bureau des éleveurs, Mody Ould Ekheir Entajou, estime que la première opération de distribution de l’aliment-bétail s’est déroulée dans la transparence et a bénéficié en conséquence aussi bien aux éleveurs qu’aux citoyens.

Ce qui n’est pas le cas pour la seconde opération, caractérisée par l’apparition de nouvelles listes introduites par le Hakem de la moughataa et rajoutées aux listes officielles, a-t-il souligné.

Ne pas impliquer les éleveurs dans le suivi de ces opérations met les distributions de l’aliment-bétail à la merci des commerçants et de personnes non concernées, a-t-il estimé.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Elhora (Mauritanie)

 

Comment Nouakchott a inventé l’extension de son centre-ville loin de la fièvre des smart cities

Comment Nouakchott a inventé l’extension de son centre-ville loin de la fièvre des smart citiesL’histoire récente de Nouakchott fascine car elle ne ressemble à aucune autre. Là, la ville s’invente au quotidien, loin des grandes tendances urbanistiques actuelles. Il faut y voir sans doute le pragmatisme mauritanien qui trouve des solutions innovantes là où d’autres patinent.

Il existe ainsi à Nouakchott, capitale de la Mauritanie, un lieu étrange et merveilleux. Etrange car il était situé dans un bâtiment de l’ancien aéroport, sorte de hangar désaffecté, sombre, mais où la lumière crue du jour pénètre suffisamment pour voir ce qu’il s’y passe.

Merveilleux, car c’est là que se fabrique la ville de demain, ou plutôt l’extension du centre-ville de Nouakchott, devrait-on dire. C’est dans ce lieu que se sont vendus les terrains de l’ancien aéroport de la ville, déplacé officiellement à l’aéroport international Oumtounsy depuis son inauguration, le 27 juin 2016.

Tout commence comme à chaque fois avec les grands événements. Rio a eu ses Jeux olympiques, Milan, son exposition universelle, et Nouakchott, son sommet de la Ligue des Etats arabes (LEA) en juillet 2016. Chaque événement est l’occasion de moderniser ses infrastructures pour accueillir, comme il se doit, des hôtes nombreux ou prestigieux.

Nouakchott, aussi, devant accueillir force chefs d’Etat, donna un coup d’accélérateur dans son projet de donner à la ville un nouvel aéroport à quelque 25 km au nord pour remplacer celui du centre-ville. Cette opération allait libérer une zone foncière gigantesque en plein cœur de la ville, où le terrain vaut le plus cher. Mais, pour construire un aéroport, il faut de l’argent et, pour cela, les Mauritaniens ont eu recours à une méthode ancestrale : le troc.

Comme le bon vin

La société Najah for Major Works (NMW) du très riche homme d’affaires Ahmed Salek Ould Mohamed Lemine et l’Etat ont donc « fait le deal ». Najah finance le nouvel aéroport et l’exploite, et en contrepartie l’Etat donne une partie de la zone foncière de l’ancien aéroport, l’équivalent des 200-300 hectares nécessaires à la construction du nouvel aéroport dimensionné pour accueillir 2 millions de voyageurs par an.

Le montage était parfait, mais, en cours de construction, l’entreprise a connu des difficultés financières et l’histoire a dérapé. Les délais tournaient, la conférence se rapprochait, l’aéroport n’était pas terminé. C’est la Société nationale industrielle et minière de Mauritanie (SNIM) qui a donc renfloué les caisses à hauteur de 15 milliards d’ouguiyas (35 millions d’euros) contre l’hypothèque d’une partie des anciens terrains de l’aéroport. Mais rapidement, la SNIM a demandé à être remboursée. Najah devait donc trouver de l’argent frais et c’est là que l’Etat est intervenu une seconde fois en mandatant cette même société pour un bâtiment de dix étages (R + 9), la future grande mosquée de la ville et un programme d’aménagement du centre-ville, le tout estimé à 17 milliards d’ouguiyas, correspondant à la dette.

Mais revenons à notre point de départ, cette salle où se vendaient des terrains comme on vendrait de la quincaillerie. « 110 millions d’ouguiyas pour la plus chère, 1,8 million pour la moins chère, une parcelle de 180 mètres carrés en face de Dar Naïm », confie le maître des lieux. La majorité des 7 700 parcelles font 400 mètres carrés chacune. Le prix au mètre carré se situait entre 40 et 200 euros. La valeur d’une parcelle dépendait de son emplacement et de sa superficie. Les mêmes 400 mètres carrés « sur le goudron » ou au centre du quartier n’auront pas la même valeur. « C’est dans trois ans qu’on saura le vrai prix. » Les parcelles à Nouakchott sont comme le bon vin, les acheteurs vont donc prendre le temps de voir le prix de leur parcelle grimper.

Pour devenir propriétaire, il suffisait de se rendre à la « Najah Bourse ». A l’entrée, le plan d’ensemble du lotissement couvrant la totalité de l’ancien aéroport de Nouakchott. Orange pour les lots commerciaux, bleu pour les résidentiels, rien de plus simple. Puis, sur un bureau, un document relié, la liste des 7 700 parcelles avec l’indication de la zone, de la superficie, de l’emplacement et du prix actuel. Cette dernière mention laissant peu de doute sur la spéculation censée suivre la vente. Et, dans la pénombre de la salle, de grands panneaux de bois, posés en biais contre les murs, prenant la poussière. Ce qu’ils affichaient vaut de l’or.

Une fois la parcelle achetée, le numéro était simplement barré. On ressortait à la lumière, plus riche d’un investissement qui prendra vite de la valeur, et l’acheteur pouvait directement se rendre sur son terrain, le lotissement étant déjà borné.

Pragmatisme mauritanien

C’est ainsi que Nouakchott a programmé l’extension de son centre, loin de la fièvre des smart ou des green cities. Bien sûr, le plan d’urbanisme n’est pas à la hauteur des ambitions. Bien sûr, on a cherché à mettre un maximum de terrains cessibles et un minimum d’espaces publics, le contraire de ce que recommandent les urbanistes. Bien sûr, l’Etat a gardé des terrains, mais peine à les conserver intacts…

Aujourd’hui, presque toutes les parcelles sont vendues, les plus grandes verront sans doute des gratte-ciel surgir, car, même si Nouakchott invente son futur centre-ville loin des conférences internationales, elle succombe comme d’autres à la folie des tours, symbole architectural d’un dynamisme économique.

D’autres pays que la Mauritanie pourraient réfléchir à ce système de « troc foncier contre aéroport ». Il a permis de dégager de l’espace au centre et, dans un marché foncier libre, d’en tirer une plus-value économique qui a ensuite financé infrastructures et équipements.

Mais alors qu’il n’y a pas d’histoire sans ironie de l’histoire, l’un des arguments principaux pour le déplacement de l’aéroport était sa position au centre de l’urbanisation. Aujourd’hui, l’Etat a le projet d’une « aéro-city », une ville de l’aéroport construite juste sous les ailes des avions.

Par Jérôme Chenal (chroniqueur Le Monde Afrique)

Jérôme Chenal dirige la Communauté d’études en aménagement du territoire (CEAT) de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Il est notamment l’auteur du MOOC « Villes africaines : introduction à la planification urbaine » qui a été suivi par plus de 30 000 apprenants.

Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Gisement gazier mauritano-sénégalais : ce qu’il faut savoir à propos du partage

Gisement gazier mauritano-sénégalais : ce qu’il faut savoir à propos du partageSahara Media a pu accéder à certains détails particuliers relatifs aux accords signés par les gouvernements mauritanien et sénégalais avec les sociétés chargées de l’exploitation du champ gazier « la grande tortue » découvert à la frontière entre les deux pays.

Ces détails précisent que les deux pays se partagent équitablement la production globale commune mais les accords qui les lient aux sociétés d’exploitation diffèrent et ils sont difficilement comparables.

Chaque pays obtient 50% de la production globale commune du gisement mais les coûts de production sont prélevés sur le quota de chaque pays suivant l’accord signé avec la société chargée de l’exploitation.

L’enquête menée par Sahara Media a révélé que les deux pays ont établis les accords individuellement avec les exploitants dans des conditions différentes, d’où deux accords différents dans leurs natures.

Pour l’exemple le Sénégal avait signé un accord avec une société de prospection en 2012, avant l’arrivée de la société américaine Kosmos Energy qui avait acquis les droits initialement détenus par la première société, suivie ensuite par l’entrée en ligne de British Petrolium.

Quant à la Mauritanie, elle a signé directement avec Kosmos Energy avant que celle-ci ne cède des une partie de ses biens dans le gisement à la société britannique British Petrolium.

L’ensemble de ces dispositions ont fait que chaque pays a désormais un contrat modèle pour le partage de la production qui encadrerait tout accord à établir avec des sociétés exploitantes, et la nature des deux accords est différent.

Modèles différents

Selon les experts énergétiques la production des champs gaziers se divisent en deux parts, la première, dite « Cost Oil » destinée à couvrir les coûts, la seconde, « Profit Oil » relative aux revenus.

La société exploitante se partage cette dernière partie avec l’état, suivant l’accord établi entre eux.

Il existe différents modèles pour le partage de la production entre l’état et les sociétés exploitantes, dont un modèle lié « à la cadence de la production » qu’avait choisi la Mauritanie dans l’accord signé pour l’exploitation du champ pétrolier « Chinguitt » au début des années 2000.

Il existe un autre modèle, considéré par les experts comme « intelligent », lié lui à la rentabilité et la viabilité du projet.

Des sources officieuses ont révélé à Sahara Media que la partie sénégalaise a choisi le modèle à la cadence de la production, alors que la Mauritanie a choisi le second modèle lié à la viabilité du projet.

La partie mauritanienne, forte de son expérience antérieure avec les sociétés pétrolières internationales, lors de l’exploitation du puits pétrolier « Chinguitt » et les problèmes vécus, a choisi la seconde formule, prudent qu’elle était notamment en ce qui concerne les risques liés à l’investissement.

Prudence et risque

Les accords d’exploitation du gisement de la « grande tortue » offre aux sociétés nationales le droit de partager les risques liés à l’investissement dans des limites déterminées.

Pour l’exemple le Sénégal permet à sa société nationale, Pétrosen de contribuer à hauteur de 20% alors que la Mauritanie n’a autorisé, pour sa société nationale, SMHBM que 14% seulement.

La volonté de la partie mauritanienne de limiter les risques a réduit la participation de sa société nationale dans le champ gazier à près de 7%, alors que la participation de la société sénégalaise a atteint 10%.

Ces quotas, selon les experts, ne permettent pas de comparer les deux accords en l’absence de tous leurs articles, l’accord ne pouvant être réparti, quand bien même il existe d’autres critères à même de permettre la comparaison des deux accords.

Comparaison rapide

Parmi les points pouvant être l’objet de comparaison entre les deux accords, celui de la Mauritanie et celui du Sénégal, celui relatif aux coûts de production.

L’accord signé entre le gouvernement sénégalais et la société britannique BP permet à cette dernière de prélever 75% du revenu du Sénégal pour couvrir les coûts d’extraction.

Aussi ce sont les 25% restants, après les coûts d’extraction, qui constituent le bénéfice net du Sénégal, que celui-ci partagera avec les exploitants selon l’accord signé entre les deux parties.

L’accord signé entre le gouvernement mauritanien et la société britannique BP seuls 62% des revenus sont destiné à couvrir les coûts de production, les 38% restants, c’est-à-dire le bénéfice net de la Mauritanie sera réparti entre elle et les exploitants.

Le Sénégal ayant opté pour la formule basée sur la cadence de la production, verra ses revenus augmenter chaque fois que la production augmente, alors que la Mauritanie, qui a choisi la seconde formule, c’est-à-dire la viabilité du projet, verra ses revenus augmenter chaque fois qu’il en est de même pour la rentabilité du projet.

S’agissant des impôts, notre source précise qu’ils sont de 27% en Mauritanie et seulement de 25% au Sénégal.

D’autre part les accords signés avec la société BP stipulent que tous les acquis et autres avantages indirects comme par exemple les travailleurs, les matières premières et les services, doivent être partagés équitablement entre les deux pays.

La durée

Les experts estiment que dans un proche avenir les revenus de la Mauritanie seront plus importants que ceux du Sénégal, des prévisions quasi officielles ont évoqué pour Sahara Media un taux de 15% pour la Mauritanie et 12% pour le Sénégal.

Seulement la Mauritanie payera les coûts d’extraction pendant une période plus longue que le Sénégal, celui-ci gagnant en terme de temps, surtout si la cadence de production venait à augmenter.

Les coûts d’extraction sont payés suivant un pourcentage de la production, au taux du marché au moment de la transaction.

Aussi, la Mauritanie qui paye moins aura besoin de plus de temps pour éponger les coûts d’extraction.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Le cheptel mauritanien en « situation de catastrophe »

Le cheptel mauritanien en « situation de catastrophe » (Association) Le Secrétaire général du Regroupement national des associations pastorales en Mauritanie, Enne Salem Ould Ahmed Hadj, a indiqué samedi soir à Nouakchott, que la situation du cheptel mauritanien se trouve dans une « situation de catastrophe ».

« Ce cheptel risque de subir une catastrophe si des précipitations pluviométriques ne sont pas enregistrées rapidement », a-t-il averti dans une communication lors d’un colloque sous le thème « le consommateur face à la cherté et à la sécheresse : quels scénarii et quelles solutions ? ». Ce colloque est organisé par l’Association mauritanienne de protection du consommateur.

« Ce qui rend encore la situation plus difficile, c’est le fait que l’ensemble de la région souffre de la même sécheresse, y compris les zones qui servaient généralement de refuge pour le cheptel mauritanien au Mali et au Sénégal voisins », a souligné Ould Ahmed Hadj.

Il a admis que le gouvernement mauritanien a approuvé un programme d’urgence pour faire face à la sécheresse, avec la décision de rendre disponibles 150.000 tonnes d’aliment de bétail. « Mais, a-t-il précisé, seules 26.000 tonnes ont été distribuées jusqu’à présent, avec le forage de 14 puits artésiens ».

Le secrétaire général du Regroupement national des associations pastorales a déploré l’exclusion des associations membres de son organisation des commissions chargées de la distribution. Il a proposé la mise en place d’un fonds d’assurance pour traiter les catastrophes de sécheresse de manière permanente au lieu des solutions provisoires.

Ould Ahmed Hadj a en outre critiqué l’abstention du gouvernement mauritanien de lancer un appel à l’aide à l’endroit des bailleurs de fonds dont notamment le Comité inter Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (CILSS).

La Mauritanie connait cette année une grande sécheresse due au déficit pluviométrique de l’hivernage passé et qui a sévèrement impacté le secteur agro-pastoral.

Source : Apanews

 

 

La Mauritanie en tête du taux de pauvreté dans le monde

La Mauritanie en tête du taux de pauvreté dans le monde (Vidéo)La Mauritanie a maintenu son taux de pauvreté mondial le plus élevé, selon un rapportage préparé et publié par de la télévision Al Arabi.

Selon un rapport de l’ONU en coopération avec la Ligue arabe et l’Université d’Oxford, le taux d’extrême pauvreté dans dix pays arabes est de 13,4% et le pourcentage de pauvres dans les pays est d’environ 40,6%. Le reportage télévisé a révélé que les chiffres officiels de certains pays sont:

Egypte 27%
Irak 45%
Mauritanie 89%
Soudan 73%
Yémen 69%
Maroc 36%
Algérie 24%

Le rapport a souligné que l’incidence élevée de la pauvreté et les conditions économiques difficiles ont augmenté le taux de mendicité dans certains pays arabes.

Algérie 11 mille mendiants
Le Maroc est un millier de mendiants
Egypte 41 mille mendiants

Ces statistiques ont généré un débat considérable sur les réseaux sociaux en Mauritanie.

De nombreux blogueurs critiquent la politique de lutte contre la pauvreté des autorités mauritaniennes, compte tenu de la hausse des prix et des effets de la sécheresse qui ont frappé de vastes régions du pays.

Source : Adrar Info (Mauritanie)
Traduit par Adrar.Info


 

La SNDE et la Somelec passent a la répression

La SNDE et la Somelec passent a la répressionAlléger le montant de sa facture en détournant l’alimentation par un branchement pirate, ou s’éclairer sans frais en se branchant sur la ligne du voisin… Certaines personnes sont tentées de faire du détournement d’énergie pour alléger leurs factures.

Qu’il s’agisse de vol d’électricité ou d’eau, ce délit est désormais puni par une loi adoptée ce jeudi en conseil des ministres. En effet, le conseil des ministres a adopté ce jeudi un décret portant répression des fraudeurs d’eau et d’électricité.

A en croire cette décision, toute personne impliquée dans les branchements frauduleux encoure désormais des sanctions. En attendant l’application des dispositions de ce texte, les questions se posent quant à la nature des sanctions qui seront prises à l’encontre des fraudeurs.

Si les fraudeurs devront s’inquiéter à l’avenir que dire des responsables et agents de la société dont certains couvrent de tels forfaits.

Pour Diakité, chaudronnier de son état, que nous avons contacté : « Avant de fermer les ateliers de paisibles citoyens, il faut diminuer le prix de l’électricité. Ensuite , il faut s’attaquer aux agents de la somelec qui ont parfois 10 adresses qu'ils traitent pour bloquer, ou tripatouiller les compteurs moyennant un pécule mensuel, c'est la qu'il faut sévir». Pour Yahya, boulanger, «il faut d'abord commencer à assainir la SOMELEC elle-même avant d'entamer quoique ce soit si non l'action qui sera entreprise pour endiguer la fraude sera contrecarrée par des arbitrages quotidiens devant les centres de la société .»

Pour d’autre usagers, tous les efforts réalisés peuvent être vains si la condition de base n’est pas posée: l’élimination des pertes sur le réseau électrique, aussi bien des pertes techniques en améliorant notre réseau, que les pertes non techniques, en augmentant la pression sur les fraudeurs.

Aussi, une pédagogie de la sanction s’impose, car l’un des grands problèmes de notre société est la relation entre sens de la responsabilité et sentiment de fraude.

Il n’est donc pas étrange qu’au niveau de l’électricité, dans le pays, on retrouve les mêmes problèmes de fonctionnement asymétrique de la société. On est réfractaire au paiement de ce que l’on considère comme un bien public car, « voler l’État n’est pas toujours assimilé à un déli ».

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie veut renforcer sa législation contre la fraude sur l’électricité

La Mauritanie veut renforcer sa législation contre la fraude sur l’électricité Le gouvernement mauritanien a adopté, jeudi en Conseil des ministres, un projet de loi relatif à la définition des conditions de qualification, de constatation et de répression des contraventions à la réglementation relative à l’électricité, indique le communiqué final de la réunion gouvernementale.

Il souligne que le présent texte a pour objet de « définir les conditions de qualification, de constatation et de répression des contraventions à la réglementation relative à l’électricité ».

Le projet de loi englobe notamment la revente, la cession non autorisée et la manipulation frauduleuse des installations de transport, de distribution, de comptage d’énergie électrique et des appareils de réglage de puissance.

Dans les grandes villes mauritaniennes, notamment à Nouakchott, le vol de l’énergie électrique est monnaie courante, particulièrement dans les quartiers populaires non connectés au réseau réglementaire.

Les trafiquants font des branchements électriques tous-terrains qu’ils louent à des abonnés peu nantis à des prix réduits en toute impunité

Le projet de loi adopté introduit de nouvelles dispositions de nature à enrichir la législation pénale mauritanienne, permettant ainsi la mise en place d’un dispositif mieux adapté à la répression du prélèvement illicite de l’électricité.

Source : Agence de Presse Africaine

 

Mauritanie ● "laissez-la faire faillite" : La campagne de boycott lancée contre la filiale de Maroc Telecom

Mauritanie ●  En Mauritanie, les abonnés de Mauritel, plus grand opérateur télécoms du pays et filiale du groupe Maroc Telecom (qui détient 51% du tour e table) sont mécontent, et ils le font savoir.

Depuis quelques temps, les clients de l’opérateur se plaignent de la mauvaise qualité du service, qu’ils jugent « médiocres, et facturés à des prix élevés ». A titre d’exemple, les utilisateurs relèvent que le prix
d’une minute de communication au niveau national est très élevé chez Mauritel par rapport aux deux autres opérateurs existants dans le pays.

Du coup, une campagne de protestation et de boycott contre l’opérateur a vu le jour sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook et WhatsApp sous le mot d’ordre « Khallouha tfaless», en français "laissez-la faire faillite".

D’après le journal Financial Afrik, cet appel au boycott a eu un effet tout au moins indirect sur l’opérateur, avec par exemple sur Internet, la baisse considérable du nombre des likes sur la page Facebook de Mauritel.

Pour l’instant, l’opérateur n’a pas encore officiellement réagit face à ce mouvement de protestation qui le vise. Du côté des utilisateurs, le mouvement devrait se maintenir jusqu’à ce que les revendications soient prises en compte : «Nos demandes sont claires: réduire les prix déraisonnables en comparaison aux pays dont les revenus sont beaucoup plus importants», peut-on lire que l’une des pages qui font promotion de la campagne du boycott sur Facebook.

Source : TIC Mag (Cameroun)

 

Les orpailleurs demandent la baisse des taxes sur la prospection

Les orpailleurs demandent la baisse des taxes sur la prospectionDes orpailleurs opérant dans la zone de Chami ont demandé mercredi une baisse des taxes fixées par les autorités dans le domaine de la prospection et l’extraction de l’or qu’ils considèrent exorbitantes.

Lors d’un sit-in dans la ville de Chami les orpailleurs ont dénoncé les nouvelles taxes communiquées par la direction des mines détaillées ainsi : 800.000 annuellement pour les machines de traitement, 50.000 pour les détecteurs superficiels, 200.000 pour les petites machines de traitement, 50.000 pour l’unité de traitement chimique et 5000 pour chaque travailleur manuel.

Les orpailleurs ont déclaré au correspondant de Sahara Media que les taxes exigées pèsent lourdement sur eux, surtout en l’absence d’eau et d’électricité dans la zone d’exploitation qui leur a été attribuée par l’état dans la zone de Chami.

Ils ont affirmé que l’état s’était engagé auparavant à mettre à leur disposition l’eau et l’électricité, une promesse non tenue selon eux.

Les orpailleurs ont déploré leur situation intenable dans une zone dépourvue du minimum des conditions de vie, malgré la présence dans cette zone, aux dernières statistiques de 48.000 orpailleurs.

Cette activité avait connu ces dernières années un intérêt croissant, ce qui a amené les autorités à délivrer des autorisations pour ceux qui y sont intéressés, quand bien même plusieurs personnes y ont laissé leurs vies, victimes de l’éboulement des puits qu’elles ont creusés.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: le ROSA tire la sonnette d'alarme face à une crise pastorale explosive

 

Mauritanie: le ROSA tire la sonnette d'alarme face à une crise pastorale explosiveLa Mauritanie est actuellement confrontée à une année de grande sécheresse imputable à un hivernage 2017 catastrophique en termes de précipitations. Du coup les troupeaux et les bergers se déplacent vers des régions moins arides, ce qui entraîne des coupes abusives d’arbres dans les rares zones encore pourvues de couvert végétal.

Face à cette situation, le Réseau des organisations de Sécurité alimentaire alerte sur «une crise pastorale explosive» en Mauritanie. Il y signale que l’hivernage (saison des pluies, ndlr) 2017/2018 «a été caractérisé par une mauvaise répartition spatio-temporelle sur l’ensemble du pays et un déficit enregistré au niveau de la plupart des stations suivies, par rapport à l’année dernière et à la normale.

En effet, 52% des stations suivies par les services compétents ont été déficitaires lors de cet hivernage par rapport à l’année dernière, et 39% d'entre elles l'ont été par rapport à la normale au regard de la période 1981/2010».


Or, «la densité et la qualité des pâturages sont intimement liées à la bonne pluviométrie et sa répartition spatio-temporelle».

La conséquence de cette situation «est un déficit fourrager au niveau des principales zones d’élevage du pays, les difficultés d’abreuvement dues à la rareté des eaux de surface et le tarissement rapide des puits».

Constat inquiétant, fin septembre 2017, on notait déjà une forte pression dans les rares zones d’élevages fournies en pâturage «avec des conséquences sur la durée d’exploitation de ces zones, mais également sur l’écosystème avec une dégradation causée par le surpeuplement».

Cette évaluation de la situation pastorale par le ROSA est renforcée par un rapport de l'ONG Action contre la faim (ACF) relatif à la biomasse, à travers l’analyse de la production de celle-ci, effectuée en octobre 2017. Celui-ci met en exergue «une production décroissante du nord vers le sud».

Par ailleurs, une réunion regroupant 150 responsables ouest-africains parmi lesquels des ministres de l’Agriculture ou de l’Elevage, des institutions régionales africaines et des organisations internationales (ONU, UE, Banque mondiale, agences de développement, ONG) ont mis en lumière «la gravité de la situation pastorale dans le Sahel, au moment où la sécheresse chasse les troupeaux et leurs bergers vers des contrées plus accueillantes, déclenchant une crise pastorale qui risque d’aggraver l’insécurité alimentaire dans une région déjà fragilisée par la présence des groupes djihadistes».

Dans ce contexte, les prix des aliments de bétail accusent une forte hausse. «Le sac qui coûtait 300 ouguiyas (soit 3.000 anciennes ouguiyas) en temps normal est remonté à la mi-mars à 650, puis à 850 ouguiyas ces derniers temps».

Ce déficit pluviométrique provoque ainsi de nouvelles pratiques préjudiciables à l’environnement «avec des éleveurs qui se sont adonnés à l’exploitation des pâturages aériens abattant des arbres pour nourrir leur cheptel. Une coupe qui n’est pas sans risques, car pouvant contribuer à la déforestation» de la région du Guidimakha (sud-est, au niveau de la vallée du fleuve) qui en est le théâtre.

Le ROSA appelle le gouvernement à concrétiser la mise en œuvre d’un Plan national de réponse pour «assister les populations en crise d’urgence nutritionnelle et alimentaire, avec une attention particulière pour les couches les plus vulnérables, notamment les enfants en bas âge, les femmes enceintes et allaitantes».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

Sociétés de téléphonie: Après la campagne contre Mauritel est-ce le tour pour Chinguitel?

Sociétés de téléphonie: Après la campagne contre Mauritel est-ce le tour pour Chinguitel?Les usagers de téléphonie cellulaire sont mécontents des services des principales sociétés de télécommunications, constate-t-on ces derniers jours à Nouakchott.

Après la Mauritel qui a eu droit à une véritable campagne de dénonciation des utilisateurs, la Chinguitel dont les services se détériorent de plus en plus est encore elle aussi dans le collimateur des usagers. Ces derniers qui reprochent à l'Autorité de régulation "sa complaisance" vis-à-vis des entreprises de télécommunications concernées ont déjà lancé un HachTag contre Mauritel et prépareraient un autre contre Chinguitel et même contre la Mattel.

La dernière mission de contrôle de qualité des services des entreprises remonte à celle menée entre le 07 février et le 17 mars 2018. Une période où les opérateurs semblent s'être bien sucrés sur le dos des usagers alors que les sanctions pécuniaires datent du mois de décembre 2017.

En Mauritanie, rappelle-t-on, ces trois entreprises se partagent le marché de la téléphonie cellulaire et se mènent une concurrence impitoyable dont l'usager ne profite pas tant les services sont dépréciés.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Hodh Elgharbi/Le CSA et le désenchantement des éleveurs: 2 Kg d’aliment de bétail par tête et par mois !

Hodh Elgharbi/Le CSA et le désenchantement des éleveurs: 2 Kg d’aliment de bétail par tête et par mois !Le Programme d’Appui au Cheptel (PAC) au titre de l’année budgétaire 2018 continue à faire des vagues. Financé à hauteur de 41 milliards d’ouguiya et dont la mise en œuvre est confiée au Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA), le PAC a montré ses limites.

Au Hodh Elgharbi, les éleveurs n’ont bénéficié jusqu’à ce jour que de deux ventes assez ponctuelles et très espacées. La première a eu lieu début mars et à raison d’un sac de 50 kg par éleveur. Au bout de quelques jours, le stock s’est épuisé. Après plusieurs semaines d’attente, débuta la seconde distribution payante.

En cours d’exécution depuis fin avril, elle prévoit 2kg d’aliment de bétail par animal et par mois ! Les points de vente (quelques boutiques Emel) se virent subitement limités aux capitales départementales c’est-à-dire au niveau des magasins du CSA.

Les procédures sont aussi lourdes et longues, très longues : Les formalités pour une seule commune peuvent aller jusqu’à plus de dix jours. Au bout du parcours parfois périlleux voici les quotas ……qui désenchantent: 6 sacs pour plus de 180 têtes enregistrées souvent avec beaucoup de complaisance et/ou de complicité de la délégation de l’élevage chargée d’établir la liste des bénéficiaires.

Imaginez le temps que va prendre cette deuxième vente pour une Moughataa comme Aioun qui compte 7 communes soit 70 jours plus de deux mois et nous sommes déjà au début de l’hivernage. Pourtant le Gouvernement avait tenu à rassurer que l’aliment de bétail sera disponible en quantité suffisante durant tout la période de soudure et dans toutes les boutiques Emel qui couvrent une bonne partie du territoire de la région (plus de 170).

En tout cas si ce n’est pas un mensonge, ça y ressemble. Sur le terrain ce que les éleveurs ont vu ce sont des miettes complètement disproportionnées avec le montant alloué au PAC et surtout budgétisé. En tout cas pour justifier l’absorption de ce gros chapitre, il faut faire appel aux champions des acrobaties budgétaires.

Moustapha Béchir

Caravane du PRAPS :« Non à la violence contre le genre dans le milieu agropastoral »

C’est avec l’appui du Programme Régional d’Appui au Pastoralisme dans le Sahel(PRAPS) et en collaboration avec du Groupement National des Associations Pastoral (GNAP) que le collectif national des femmes éleveuses et pasteures affilié au Réseau Sous Régional (RBM) a lancé à partir du Brakna une caravane de sensibilisation sous le thème : « non à la violence contre le genre en milieu agropastoral ».

Cette campagne qui s’étale sur la période du 23 mars au 4 mai concerne les sept Wilayas d’intervention du PRAPS mais cible dans un premier temps quatre régions : le Brakna, le HodhEcharhi, le Hodhelgharbi et l’Assaba.

Au cours de cette première étape, la caravane a organisé dans chaque Wilaya visitée des réunions de travail avec les femmes du milieu agropastoral.

L’étape d’Aioun a été marquée par une communication faite par la présidente du collectif national. S’adressant à l’assistance, Mme Aminettou Mewloud a loué la parfaite collaboration des autorités administratives avant de faire une présentation du réseau, ses partenaires, son objectif et ses attentes. Elle a exhorté aussi les participantes à jouer pleinement le rôle qui leur sied et à s’impliquer d’avantage dans la vie active pour contribuer efficacement au développement local.

Ensuite les autres membres ont développé chacune dans le domaine qui la concerne des thèmes comme la violence contre le genre, l’allaitement maternel, la malnutrition, le mariage précoce, l’excision, la malnutrition…

Après ces différentes communications les participantes ont élu dans une atmosphère démocratique et cordiale leur bureau régional sous la supervision de la mission. « Nous comptons beaucoup sur le bureau du Hodh Elgharbi pour assurer la coordination, l’exécution et le suivi des activités du réseau a conclu madame la présidente ».

Moustapha Béchir

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie va exporter des chameaux en Libye

La Mauritanie va exporter des chameaux en LibyeLa Mauritanie va exporter environ 3.000 chameaux en Libye sur la base d’une autorisation d’export émise par le gouvernement mauritanien il y a quelques jours, a-t-on appris de source sûre vendredi à Nouakchott.

Cette autorisation a été émise conformément à la législation mauritanienne et suite à un avis favorable du ministère de l’Elevage. L’opération d’exportation se déroulera à travers le port de Nouakchott, utilisé pour la première fois dans une opération d’une telle envergure.

Des points d’achat ont été instaurés à Nouakchott pour permettre aux éleveurs et marchands de bétail d’exposer leurs chameaux. Des sources auprès des éleveurs s’attendent à ce que ces derniers réalisent de bonnes affaires dont ils ont grand besoin pour faire face à une sécheresse qui devra encore durer quelques mois.

La Mauritanie a connu, l’année dernière, un déficit pluviométrique aigu qui impacte sévèrement son secteur agro-pastoral. Le pays compte environ 1.500.000 camelidés, selon les dernières statistiques
officielles.


Source : Apanews

 

Mauritanie : trois millions de dollars pour subventionner des produits alimentaires

Mauritanie : trois millions de dollars pour subventionner des produits alimentaires Le gouvernement mauritanien a approuvé, lors de sa réunion hebdomadaire, une enveloppe de 3,1 millions de dollars pour le subventionnement de produits alimentaires, a-t-on appris de source officielle.

Selon le communiqué du Conseil des ministres reçu à APA, les produits subventionnés sont destinés aux populations vulnérables dans les quartiers populaires de Nouakchott pendant le mois du Ramadan qui commence dans une dizaine de jours.

Environ 3.400 ménages par jour s’approvisionneront en denrées alimentaires à des prix réduits, a expliqué le ministre de l’Economie et des Finances mauritanien, Moctar Ould Diay, dans un point de presse à l’issue de la réunion gouvernementale tenue jeudi.

Il a estimé que la population globale ciblée se chiffre à environ 20.000 personnes, considérées comme étant les plus pauvres dans la ville.

Le programme dit « Opération Ramadan » sera lancé deux jours avant le mois du jeûne pour permettre aux populations bénéficiaires de se procurer des denrées de manière opportune, a ajouté le ministre. Selon Ould Diay, les autorités mettront en place, parallèlement à l’Opération Ramadan, un dispositif rigoureux permettant de stabiliser les prix des produits alimentaires sur les marchés nationaux, surtout dans la capitale Nouakchott.

Le Ramadan coïncide cette année en Mauritanie avec une situation difficile marquée par une sécheresse aiguë impactant sévèrement le secteur agro-pastoral qui fait vivre une grande partie de la population.

Source : Apanews

 

 

Total et la Mauritanie : Les chiffres fantaisistes

Depuis que Le Calame a annoncé, suite à l’entrevue accordée dans l’urgence par le président Mohamed ould Abdel Aziz au Pdg de Total et à son adjoint à Nouadhibou, que cette société française avait l’intention d’acquérir la majorité des parts de BP dans le champ gazier Ahmeyin/Tortue 1 (à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie), c’est le branle-bas de combat. Après un timide démenti, BP a fini par dépêcher sa deuxième personnalité à Nouakchott, rien que pour déclarer qu’elle reste en Mauritanie pour y développer le champ gazier qu’elle a racheté à Kosmos Energy. Total, aussi, y est allé de sa rengaine.

Dans un papier publié par jeune Afrique dans sa dernière version, elle annonce qu’après avoir quitté la Mauritanie en 2014, elle y revient en force. Ce qui n ‘est qu’à moitié vrai. En 2005, elle avait obtenu les blocs Ta7 et Ta 8 dans le Taoudenni qui ont été certes rendus à l’Etat après deux forages infructueux mais, entretemps, en 2012, elle avait acquis le bloc Ta 29 dans la même zone et  qui n’a été rendu que récemment.

La société voulant désormais se concentrer sur l’offshore après la découverte par Kosmos d’importants gisements de gaz.  La presse officielle, relayée  par des médias étrangers, a alors avancé le chiffre de 70 millions de dollars que Total a accordés à la Mauritanie sous forme de bonus de signature pour certains blocs en haute mer. Revoyons un peu les chiffres : Pour le bloc C9, elle a payé 3 millions de dollars de bonus, dix millions pour le C7 qu’elle a acquis récemment et il y a une année, elle  a racheté 45 % du bloc C18 de Tullow avec un bonus de 13 millions de dollars à l’Etat dont elle n’a payé que sa quote-part. Du coup, nous sommes très loin des 70 millions annoncés un peu hâtivement. Le chiffre réel est de l’ordre de 19 millions USD tout compte fait. Mais avec un ministre du Pétrole, qui avait un contrat de dépanneur informatique à Total EP Mauritanie, ils peuvent bien se permettre quelques écarts et pas seulement dans les chiffres.

Concrètement, Total a entamé depuis décembre 2017 une campagne de sismique 3D dans les blocs C7 et C9 et compte y faire une campagne de forages à la fin de cette année. Ce qui reste bien maigre pour déplacer la totalité du top management d’une entreprise comme celle-ci. Les prochains jours apporteront sans doute plus de précisions.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie- Fête du travail: les formations syndicales expriment leurs doléances

Mauritanie- Fête du travail: les formations syndicales expriment leurs doléances En Mauritanie, les travailleurs ont célébré, ce mardi, la fête du travail qui coïncide avec le 1er mai de chaque année. La fête du travail constitue une opportunité annuelle pour les centrales syndicales et les syndicats professionnels d’évaluer leur action syndicale et exprimer leurs doléances.

CNTM appelle à une élection pour définir la représentativité syndicale

Dans une déclaration à Alakhbar, le secrétaire général de la CNTM, Mohamed Ahmed Ould Saleck, a estimé que le gouvernement mauritanien n’a pas respecté son engagement d’organiser une élection pour définir les syndicats les plus représentés en Mauritanie.

Ould Saleck a dénoncé la faiblesse des salaires, l'état misérable des travailleurs en Mauritanie.

UTM : pour la Mauritanisation des postes

La secrétaire générale de l’Union des Travailleurs de Mauritanie (UTM), Khadijettou Mamadou Diallo, a appelé à la mauritanisation des postes en particulier dans l’hôtellerie, la restauration, la pêche et les mines.

Elle a appelé aussi à l’actualisation des doléances et à l’application des résolutions et décrets de lois et conventions.

CLTM met en garde contre le trafic d’humain entre Nouakchott et Riyadh

Le secrétaire général de la confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) Samory Ould Beye a prévenu contre le trafic des domestiques entre la Mauritanie et l’Arabie Saoudite soulignant que des milliers de mauritaniennes sont vendues au Royaume wahabiste.

Ce phénomène dangereux et honteux figure dans nos priorités cette année.

CGTM appelle au règlement de la situation des employés non permanents (PNP)

Le secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM) Mohamed Abdellahi Ould Mohamed dit Nahah, a appelé à une augmentation des salaires, en particulier du SMIG, ainsi que le règlement de la situation des employés non permanents (PNP).

La plateforme revendicative de l’UGTM comporte de nombreuses doléances dont, entre autres, la suppression de l’imposition des salaires et la révision des textes organisant la Caisse nationale de l’assurance maladie.

UGTSM appelle à la promulgation d’un décret unifiant l’indemnité de risque

L’union générale du travail et de la santé en Mauritanie (UGTSM) le secrétaire général de l’UGTSM, Dr. Moustapha Ould Brahim, a appelé à la promulgation d’un décret unifiant l’indemnité de risque regroupant les décrets et les décisions concernant sa généralisation à tous les travailleurs de la santé et ceux de l'action sociale, qu'ils soient dans les établissements de prévention, de soins, dans l'administration sanitaire dans le corps des professeurs, dans les écoles sanitaires, les centres de réhabilitation des personnes handicapées et les prisons ou qu'ils soient des médecins, des techniciens, des infirmiers ou des sages-femmes.

SJM: "Oui pour les droits matériels et moraux des journalistes retraités"

Le Syndicat des journalistes mauritaniens a commémoré la fête internationale du travail sous le slogan "Oui pour les droits matériels et moraux des journalistes retraités".

A cette occasion, le président du Conseil du syndical, Isselmou Ould Sidi Mahmoud, a indiqué que le choix de ce slogan s’inscrit dans le respect des confrères journalistes qui ont servi des décennies durant la profession, appelant à la révision des textes réglementaires spécifiques aux retraités en vue de garantir leurs droits matériels et moraux.

Source : Alakhbar (Mauritanie)