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Economie en Mauritanie

Pétrole et gaz : prospection de la société Shell dans les eaux mauritaniennes

Pétrole et gaz : prospection de la société Shell dans les eaux mauritaniennes Le gouvernement mauritanien a signé lundi un nouvel accord qui permettrait à la société internationale Shell de prospecter pour le pétrole et le gaz dans les eaux mauritaniennes, notamment les blocs « C 19 et C 20 ».

Le nouvel accord signé entre les deux parties qui porte sur deux contrats d’exploitation-production a été signé, côté mauritanien par le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines, Mohamed O. Abdel Vetah et pour la société Shell par Andrew Brown, directeur exécutif de la société.

En vertu de l’accord signé la société Shell bénéficiera de 90% de toute découverte, les 10% restants iront à la société mauritanienne des hydrocarbures qui représente la société mauritanienne.

Les deux parties ont également signé une lettre d’entente et un projet commun pour la prospection et l’étude de nouvelles voies destinées à satisfaire les besoins du pays en énergie locale.

Les deux blocs concernés par cet accord se situent en face des côtes mauritaniennes dans une profondeur située entre 20 et 2000 mètres et une superficie totale de près de 266.775 kilomètres carrés.

S’exprimant à cette occasion le ministre du pétrole, de l’énergie et des mines a dit que l’entrée d’un Major pétrolier dans l’offshore mauritanien en moins de deux ans à côté d’Exxon Mobil, BP et Total, la Mauritanie confirme à nouveau sa position en tant que destination privilégiée pour les grands investissements dans les projets économiques long terme en offrant un cadre légal attractif dans un environnement marqué par la sécurité et un climat d’affaires compétitif et stable.

Intervenant pour sa part Andrew Brown a salué les conditions d’investissement en Mauritanie ainsi que la sécurité et la stabilité dans le pays, soulignant l’importance de renforcer les capacités locales dans les domaines de l’énergie et du pétrole.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

BCM: Le nouveau statut de la BCM adopté par l’assemblée

La réforme du statut de la banque centrale de Mauritanie (BCM) a été adoptée ce lundi par l’assemblée Nationale. Approuvé en conseil des ministres en juin dernier, Le nouveau projet de loi comprend 16 articles déclinés entre quatre chapitres, constitue une vaste reforme du statut de la BCM.

Au cours de son exposé devant les députés, le ministre de l’économie et des finances, M. Moctar Ould Djay a indiqué que le présent projet de loi va de pair avec l’évolution qu’a connue le secteur financier et bancaire au niveau national et des importantes évolutions qu’il a subies et qu’il ne cesse de subir au plan mondial.

En gros, les nouveaux statuts visent à accorder à la banque centrale son autonomie opérationnelle en lui conférant des prérogatives en matière de stabilité des prix.

Les principales nouveautés du projet de loi

La réforme du statut de BAM est déployée autour de quatre axes. Le premier est relatif au renforcement de l’autonomie opérationnelle de l’institut d’émission en lui conférant le pouvoir de définir l’objectif de stabilité des prix, qui devient son objectif principal, et de conduire la politique monétaire en toute indépendance.

Le deuxième axe concerne l’élargissement de sa mission à la stabilité financière. Le troisième axe porte sur le renforcement de la surveillance de la Banque Centrale à travers la création d’un Comité d’Audit chargé d’assurer l’audit de toutes les opérations et produits de la Banque Centrale et de coordonner son action vis-à-vis des auditeurs externes.

Enfin, le dernier axe a trait au renforcement de la gouvernance de l’institut d’émission a travers la délimitation des modalités et conditions de désignation et de révocation du Gouverneur et du Gouverneur Adjoint, la délimitation de la durée de leurs deux mandats à six ans afin d’éviter leur concordance avec la durée du mandat du Président de la République.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

La Mauritanie veut produire 340.000 tonnes de riz

La Mauritanie veut produire 340.000 tonnes de riz La ministre mauritanienne de l’Agriculture, Lemina Mint El Ghotob Ould Moma, a indiqué lundi que la campagne agricole 2018-2019 vise une production de 348.400 tonnes de riz brut.

« Cette production sera obtenue à travers l’exploitation d’une superficie irriguée de 67.000 hectares », a fait savoir la ministre au lancement de la campagne agricole à Boghé (320 kilomètres au Sud de Nouakchott).

Elle a ajouté que la superficie irriguée prévue est composée d’environ 36.000 hectares pendant la campagne pluviale et 31.000 au cours de la campagne estivale, avec un rendement moyen de 2,5 tonnes par hectare.

Le coup d’envoi de la campagne agricole 2018-2019 a été donné par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui a procédé, pour l’occasion, à l’ouverture du canal irrigant le casier pilote de la plaine de Boghé.

Dans son allocution, Mint El Ghotob Ould Momma a précisé que quelque 245.000 hectares de céréales conventionnelles seront cultivés au titre de cette saison au niveau semi-pluvial, avec une production brute estimée à 139.277 tonnes.

Elle a souligné que la présente campagne est marquée par l'achèvement de la construction du canal d’Aftout Sahili et l’aménagement d'un certain nombre de fermes villageoises.

Revenant sur la campagne agricole passée, la ministre a rappelé qu’elle avait permis l’exploitation d'une superficie totale de 54.116 hectares et que la production brute a été estimée à 292.227 tonnes, soit respectivement 138% et 149% des objectifs fixés.

Selon elle, la campagne 2017-2018 a en outre connu la prise d’un grand nombre de mesures dans les domaines de la lutte contre les ravageurs agricoles, la réhabilitation et la construction de barrières et barrages, l’assainissement et l’approfondissement des axes d’eau et l’approvisionnement du marché en engrais et herbicides à des prix subventionnés, entre autres.

Elle a souligné que la Mauritanie, en procédant ainsi, est parvenue à occuper une position régionale et continentale pionnière en matière d’application de la déclaration de Malabo relative au programme global de développement agricole en Afrique.

MOO/te/APA
Source : Apanews

 

 

Communiqué - Prolongation de circulation des pièces de monnaie de l’ancienne gamme

Communiqué - Prolongation de circulation des pièces de monnaie de l’ancienne gammeBCM - Pour atteindre ses objectifs stratégiques, notamment en matière de modernisation des moyens de paiement et de l’amélioration de la gestion fiduciaire, la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) a lancé une Réforme monétaire, dont la mise en œuvre est en cours depuis le 1er janvier 2018.

Cette Réforme, saluée aussi bien par les usagers de notre monnaie nationale que par les institutions internationales et régionales partenaires, est constituée de deux composantes majeures : la généralisation du polymère sur l’ensemble des billets de banque et le changement de base de la monnaie nationale, l’Ouguiya, de 10 à 1.

Cette dernière composante, dont les avantages sont multiples, permet également de valoriser les pièces de monnaie, en leur rendant leur utilité monétaire et en leur permettant de jouer pleinement leur rôle dans la lutte contre l’inflation déguisée.

L’évaluation à mi-parcours de la Réforme a montré des résultats très encourageants : Entre autres, la récupération de plus de 96% de la masse en circulation de l’ancienne gamme, une augmentation considérable des dépôts des banques et l’ouverture de plus de 15.000 nouveaux comptes bancaires.

Cependant, les résultats de cette évaluation ont confirmé la tendance observée qui se caractérise par une faible récupération des basses dénominations de l’ancienne gamme, notamment les pièces de monnaie de 10, 20 et 50 Ouguiya, qui sont principalement détenues par les populations à faible revenu.

L’arrêt de la circulation de ces dénominations affecterait ces segments vulnérables de la population et conduirait à terme à un relèvement injustifié du taux d’inflation.

Ainsi, la BCM porte à la connaissance de tous les usagers de la monnaie nationale que la durée de circulation des pièces de monnaie de l’ancienne gamme est prolongée jusqu’au 30 novembre 2018. Par conséquent, toutes les transactions commerciales peuvent être dénouées avec les anciennes pièces parallèlement à la nouvelle gamme jusqu’à la date susmentionnée.

Toutefois, la BCM appelle le public à faire preuve de responsabilité et à respecter les équivalences entre les deux gammes. L’échange de l’ancienne gamme continue cependant aux guichets de la BCM et de ces agences régionales jusqu’au 31 décembre 2018.

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Pour plus d’information, veuillez contacter le département de Communication : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Source : BCM

 

Communiqué de presse : Délégation d’Entreprises Françaises en Mauritanie 9, 10 et 11 juillet 2018

Communiqué de presse : Délégation d’Entreprises Françaises en Mauritanie 9, 10 et 11 juillet 2018Ambassade de France en Mauritanie - “Les entreprises françaises viennent pour témoigner de leur confiance dans l’avenir économique de la Mauritanie”

Une délégation d’une vingtaine de chefs d’entreprises françaises organisée par MEDEF International et conduite par M. Bastien BALLOUHEY, Président du Conseil de Chefs d’entreprise France-Afrique centrale de MEDEF International et Directeur général de Rougier, Président du Conseil d’administration de Société Générale Mauritanie et Président du Conseil d’administration de Grands Moulins de Mauritanie, se rend en Mauritanie du 9 au 11 juillet 2018.

MEDEF International est une association à but non lucratif crée en 1989 et présidée par M. Frédéric SANCHEZ, président du directoire de Fives Groupe, depuis le 25 mai 2016.

MEDEF International a pour mission de représenter le MEDEF dans le monde, au niveau bilatéral et de renforcer les positions des entreprises françaises à l’international, par des actions collectives, principalement dans les pays émergents et en développement.

7000 entreprises françaises prennent part à ces actions, organisées dans le cadre de 87 conseils géographiques bilatéraux ou par filières, présidés par 60 grands chefs d’entreprise français.

Ces conseils se rassemblent à l’occasion des 200 réunions, rencontres internationales de haut niveau et délégations, organisées chaque année, avec les décideurs publics et privés du monde, à Paris, en région et à l’étranger.

Durant cette visite de trois jours, la délégation française aura l’occasion de rencontrer les plus hautes autorités mauritaniennes et de nombreux opérateurs économiques, grâce au soutien de l’Union nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), l’homologue de MEDEF International.

Cela permettra d’aborder les opportunités majeures et les défis auxquels la Mauritanie fait face. Les entreprises françaises ont pour objectif de développer leurs activités et leurs investissements en Mauritanie. Elles représentent un large éventail de secteurs : énergie, construction, infrastructures, ingénierie, numérique, télécommunications, conseil, banque, assurance, audit, santé animale, etc.

Le mardi 10 juillet sera consacré à un Business Forum avec l’UNPM et le mercredi 11 juillet aux rencontres avec les autorités mauritaniennes.

Malgré l’interruption d’une période de forte croissance du PIB entre 2010 et 2014 de 5,6% par an en moyenne et 4,9% en 2016, due à la baisse des cours du fer, l’économie mauritanienne apparait en capacité de passer d’une phase de maintien des équilibres à celle de soutien d’une croissance économique. Des perspectives favorables se dessinent à moyen et long termes, liées essentiellement aux importantes découvertes de gaz au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal.

Par ailleurs, la diversification de l’économie mauritanienne économie offre potentiellement d’autres opportunités dans les secteurs des NTIC, de l’agriculture, de l’élevage, des énergies nouvelles et bien d’autres.

Les entreprises françaises sont venues pour témoigner de leur confiance dans l’avenir économique de la Mauritanie et dans la capacité du pays à relever les défis économiques et à mettre en œuvre les réformes nécessaires à son développement.

Elles affirmeront également leur souhait de participer davantage au développement économique du pays et construire ou renforcer des partenariats de long terme avec leurs partenaires mauritaniens.

Enfin, ce sera l’occasion pour les entreprises de s’informer de la vision des autorités mauritaniennes du développement économique du pays, de leurs priorités et attentes, des projets en cours ou à venir, des réformes qui sont entreprises./.

Source : Ambassade de France | Mauritanie

 

 

SNIM : Toujours le gouffre de l’endettement !

Snim : Toujours le gouffre de l’endettement !Mauriweb - Annoncé depuis novembre 2017, un prêt croisé entre la Bad et la Bei est enfin scellé par l’Adg de la Snim avec les deux bailleurs pour «le développement des installations portuaires » de l’entreprise. Mais la mauvaise gouvernance de la Snim aidant, ce prêt ne servira qu’à enfoncer la Snim dans un gouffre financier de plus en plus béant.

Un communiqué (voir ci-dessous) sanctionnant la mise en place d’un plan de financement conjoint Bad-Bei pour un coût de 109 millions USD a été rendu public lundi à Nouakchott.

L’objectif du financement –officiellement- est de soutenir le développement des installations portuaires de la SNIM par l’approfondissement et à l’élargissement du chenal d’accès du port minéralier de Nouadhibou. Il intervient donc au moment où la Snim argue vouloir améliorer sa compétitivité et donc ses exportations en permettant l’accès par le chenal de navires d’une capacité de 230.000 tonnes.

Une situation aujourd’hui impossible alors que le tirant d’eau ne permettrait l’accès que des navires de 150.000 tonnes. Le financement est en fait un prêt sur douze ans dont toutes les conditions ne sont pas éludées dans le communiqué de presse distribué.

Tout ce que l’on sait c’est qu’il s’agit d’un financement de 59 millions de dollars fourni par la Banque Européenne d’Investissement et une seconde tranche de 50 millions Usd de la Banque africaine de développement.

Mais –à propos d’approfondissement- il servira aussi à approfondir la crise la financière de l’entreprise déjà mise à mal par la mal gouvernance de ses deniers, une diversification inopportune de ses activités et enfin la chute drastique des prix enregistrée ces dernières années sur le marché international qui a trahi les faibles capacités managériales de ses dirigeants et de résilience aux chocs exogènes du géant aux pieds d’argile.

Est-ce le coup de grâce?

Il n’y a donc pas à pavoiser d’autant que ce prêt sera restitué rubis sur ongle à ces institutions de financement et avec les intérêts qui y sont liés. Plus que jamais donc la Snim continue de naviguer à vue fragilisant encore davantage sa situation financière et même structurelle.

Les projections optimistes des investisseurs qui n’ont sans doute pas cassé leur tirelire pour venir en aide à l’entreprise résonne comme une course contre la montre pour une entreprise phare devenue l’ombre d’elle-même et qui ne vit plus que de son crédit –dans tous les sens du terme- auprès d’institutions financières qui cherchent des placements peu onéreux mais qui comme au loto peuvent rapporter gros. La Bad estime que les 50 millions qu’elle va investir dans ce projet pourraient générer, à termes, 380 millions Usd.

Après donc les 5 glorieux (2009-2014) qui ont vu la Snim battre tous les records de production soutenue par un prix moyen pondéré de 100 Usd/tonne, la société a déraillé du fait notamment de la mauvaise gestion et des mauvaises directives qui lui ont été infligées par les autorités politiques.

Une mauvaise gestion qui, tous en témoignent, a été à l’origine de la plus grave crise sociale traversée par l’entreprise de toute son histoire. Une mauvaise passe pour le plus important employeur –après l’Etat- qui avec plus de six milles employés a failli chanceler dans un ravin sans fonds après deux mois de grève.

Face à l’austérité imposée à son personnel et le manque de visibilité, la Snim qui a dépensé sans compter sur des avions MAI, servi des prêts à Najah Major Work pour la construction de l’aéroport «Oumtounsi » (18 milliards MRO), financé dans une folie des grandeurs un siège (20 millions d’Euros) et un hôtel 5 stars (60 millions Usd) pharaoniques et coûteux à Nouakchott s’est retrouvée sans aucun matelas de sécurité.

L’alarme sonnait de partout alors que l’on découvrait ce goût du faste dans une entreprise qui commandait à coup de milliards d’ouguiyas et à tour de bras des matériaux inutiles et restés en stock.

Depuis 2014, la direction générale de la Snim aux commandes de laquelle ont alterné les plus proches collaborateurs du président Aziz n’a plus trouvé d’autres alternatives que celle de renflouer momentanément ses caisses par des prêts qui lui servent de bouffées d’oxygène aux dépends du contribuable mauritanien et des spécifiquement des milliers de travailleurs de la société en attendant peut-être le moment fatidique du coup de grâce.

JD

Lire Communiqué / Mauritanie : La BEI et la BAD soutiennent le développement des installations portuaires de la SNIM à Nouadhibou

La BEI et la BAD apportent un soutien financier à la SNIM d’un montant global de 109 millions de dollars. Ce financement est destiné à l’approfondissement et à l’élargissement du chenal d’accès du port minéralier de Nouadhibou.

Par ce soutien à la Société nationale industrielle et minière (SNIM), deuxième plus grand employeur de Mauritanie, la BEI et la BAD contribuent à la sécurisation de l’économie et de la croissance dans la région du Sahel.

La Banque européenne d’investissement (BEI), qui est la banque de l’Union européenne, et la Banque africaine de développement (BAD) ont conclu respectivement un financement de 59 millions de dollars et de 50 millions de dollars, sur douze ans, avec la Société nationale industrielle et minière (SNIM), le premier opérateur minier de la Mauritanie.

Ce financement est destiné au projet de dragage du port minéralier de la SNIM en vue de renforcer les capacités de ses installations portuaires à Nouadhibou, la capitale économique de la Mauritanie, située au nord-ouest de la côte mauritanienne sur l’Atlantique.

Il s’agit d’un financement d’envergure pour un projet à fort impact social et économique, avec la création de 94 emplois à temps plein durant la phase de construction et 230 emplois indirects. La Fondation de la SNIM bénéficiera également de ce financement pour ses activités sociales en Mauritanie.

Le port minéralier de Nouadhibou, dont le tirant d’eau ne permet pas actuellement d’accueillir des bateaux de plus de 150
000 tonnes, est le terminal maritime à partir duquel la SNIM exporte sa production de minerai de fer, et il tient de fait une place clé dans l’économie mauritanienne. Les navires qui accostent au terminal actuel ne représentent que 6 % de la flotte mondiale de vraquiers dont la disponibilité limitée accroît considérablement les coûts.

Le projet soutenu par la BEI et la BAD comprend l’approfondissement et l’élargissement sur 25 kilomètres du chenal d’accès du terminal minéralier de la SNIM avec un tirant d’eau permettant d’accueillir des navires de 230
000 tonnes.

In fine, la réalisation de ces travaux permettra à la SNIM d’augmenter l’efficacité de sa chaîne de transport, d’améliorer sa rentabilité, sa compétitivité et sa résilience sur le marché international face aux fluctuations des cours mondiaux du minerai de fer.

« C’est un financement d’envergure et stratégique pour le développement du port minéralier de Nouadhibou. Ce projet d’extension des installations portuaires aura un impact social et économique fort pour les Mauritaniens, avec la création de nombreux emplois », a déclaré Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, ajoutant : « Le soutien au développement d’infrastructures adaptées, performantes et compétitives, est au cœur de notre action en Afrique, et en pleine adéquation avec les objectifs de l’accord de Cotonou et des objectifs de développement des Nations Unies ».

Ce projet, entièrement en phase avec deux des priorités de la Banque africaine de développement, industrialiser l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains, a reçu le support de la première institution de financement africaine.v Ce support de la Banque africaine permettra de boucler avec la BEI le plan de financement, mais aussi de renforcer les ressources financières de la Fondation de la SNIM pour des projets sociaux : accès à l’eau, à l’énergie et aux infrastructures de santé.

Abdu Mukhtar, directeur du département de l’Industrie et des mines de la Banque africaine de développement, a rappelé : « La Mauritanie dispose d’un fort potentiel pour devenir un acteur majeur de la production mondiale de minerai. Les travaux du chenal permettront à la SNIM d’accueillir de plus gros navires et d’augmenter ainsi ses exportations à destination des marchés européens et asiatiques.

La Banque africaine de développement soutient l’industrialisation de l’Afrique. Le prêt entreprise en faveur de la SNIM s’inscrit dans le fil des efforts que déploie notre banque pour promouvoir une bonne gestion des ressources naturelles durables, la croissance de ce champion industriel africain qu’est la SNIM et le développement de son infrastructure. »


«Le projet de dragage du port minéralier est un projet important pour la SNIM. Il permettra de tirer un meilleur profit des installations du port grâce au chargement de bateaux de 230
000 tonnes », a indiqué Mohamed Salem OULD BECHIR, administrateur directeur général de la SNIM.

« Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’augmentation progressive des capacités de production de la SNIM, vise également l’amélioration de la compétitivité de nos produits, en diminuant nos coûts de production et en augmentant la productivité de nos installations. Son impact sur les coûts sera donc important, d’autant qu’une bonne partie des volumes additionnels devrait être destinée à des marchés où le coût du fret est élevé », a-t-il conclu.

Source: BEI
http://www.eib.org/infocentre/press/releases/all/2018/2018-183-mauritani...
Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Les activités d’orpaillage autorisées à Zouerate

Les activités d’orpaillage autorisées à ZouerateLes autorités mauritaniennes ont décidé de légaliser les activités liées à l’orpaillage, dans la ville de Zouerate, où est arrivée une délégation du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines pour suivre les modalités pratiques de cette opération.

Il a été décidé la distribution dès lundi prochain de 350 parcelles aménagée dans les environs de la ville de Zouerate à ceux qui s’adonnent à cette activité. Les bénéficiaires devront payer 5000 MRU pour obtenir une licence annuelle et 20.000 MRU pour la location annuelle de la parcelle aménagée.

Les autorités administratives de la wilaya avaient ordonné le transfert hors de la ville de ces petites unités rudimentaires utilisées pour le broyage et l’extraction de l’or à partir de la roche vers une zone provisoire à l’ouest de la ville.

La SNIM a été chargée de préparer un nouveau site qui devra abriter définitivement cette activité et l’équiper de l’électricité.

Depuis quelque temps à Zouerate des dizaines de citoyens s’adonnaient à cette activité que les autorités jugeaient illégales.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Une mission économique britannique rencontre des chefs d'entreprises du secteur privé

Une mission économique britannique rencontre des chefs d'entreprises du secteur privé [PhotoReportage] La Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Mauritanie (CCIAM) a abrité lundi à Nouakchott, une rencontre entre une délégation économique britannique composée de 12 sociétés et des hommes d'affaires et opérateurs économiques nationaux de différents secteurs.

Objectif : informer les investisseurs britanniques des opportunités d'investissement en Mauritanie, mettre en exergue ses gigantesques et diverses potentialités économiques et le climat propice à l'investissement qu’elle offre.

Le ministre du pétrole, de l'énergie et des mines, M. Mohamed Abdel Vettah a qualifié la rencontre de catalyseur des relations bilatérales entre la Mauritanie et le Royaume-Uni, particulièrement dans le domaine économique, exprimant le vœu que ce partenariat se renforce vigoureusement et continuellement.

«Une rencontre d’un aussi grand niveau permettra d’arriver à des résultats concrets et utiles, contribuant à la réalisation des objectifs escomptés de ces retrouvailles», a-t-il ajouté.

Le président de la CCIAM, M. Ahmed Baba Ould Eleya a salué cette visite qui intervient dans un contexte où la Mauritanie vit des changements importants dans les domaines de l'énergie, de l'industrie ainsi que des indicateurs de développement, mettant en exergue le climat de transparence et de bonne gouvernance qui prévaut, conjugués aux exploits diplomatiques inédits enregistrés dernièrement par le pays, grâce à la forte volonté politique de Son Excellence le Président Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz.

« Les conditions propices de l’investissement dans notre pays et les énormes capitaux et riches expériences de l’autre partie, sont autant de facteurs qui imposent la complémentarité entre les hommes d'affaires des deux pays à travers la mise en place d’un partenariat fructueux basé sur le transfert des compétences des institutions nationales », a-t-il dit.

L’ambassadeur britannique accrédité à Nouakchott, SEM. Thomas Reilly, a loué dans son intervention, les relations commerciales entre la Mauritanie et la Grande-Bretagne, appelant à davantage de contacts et d’échanges entre les hommes d'affaires et les opérateurs économiques des deux pays, afin de les renforcer.

Le président du Conseil mauritano-britannique des affaires M. Matthieu Andersson, a félicité quant à lui dans son discours, la CCIAM pour l’excellente préparation de cette rencontre, soulignant les grandes opportunités d’investissement dont regorge la Mauritanie, en plus de l’importance de sa position géographique.

Un accord de partenariat entre la CCIAM et le Conseil mauritano-britannique des affaires, visant à renforcer le partenariat entre les deux institutions a été signé en marge de la rencontre.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la secrétaire générale du ministère du commerce, de l'industrie et du tourisme et du Président de l’Union Nationale du Patronat de Mauritanie.

Source : AMI

 

Mauritanie : L’arrêt de parution des deux quotidiens gouvernementaux (Presse)

Mauritanie : L’arrêt de parution des deux quotidiens gouvernementaux (Presse)Le gouvernement mauritanien a décidé de mettre fin à la parution des deux principaux quotidiens gouvernementaux à savoir Chaab et Horizon sur format papier , selon le chaine privée Sahel Tv qui rapporte l’information dans son JTF de ce 21 h du samedi 7 juillet. "Les autorités de Nouakchott ont pris cette décision sans avancer d’explications", précise la source déjà citée.

Du coup, il a été déclaré que ces journaux quotidiens soient consultés sur site électronique, tient-on. C’est l’imprimerie nationale qui se chargeait de l’impression de ces deux quotidiens gouvernementaux et ceux de la presse privée en Mauritanie et ce depuis l’indépendance du pays. Nous signalons que les manuels et fascicules scolaires se tiraient sur les presses de cette imprimerie.

Depuis quelques mois, cet établissement public s’est confronté à de sérieux problèmes dont une pénurie de papier première du genre puis une crise financière qui a touché les salaires de ses employés.

Selon des sources de presse, 870 millions MRO est le montant impayé réclamé par l’imprimerie nationale, menacée de faillite, à plusieurs établissements gouvernementaux dont le ministère de l’économie et des finances et l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI). Ces dettes s’élèveraient pour ces deux derniers, respectivement à 60 et 100 millions, indique-t-on.

Une crise qui s’est répercutée non seulement sur l'établissement, mais sur ses employés et son personnel administratif qui totalisent six mois d’arrières de salaires, nous renseigne une source digne de foi.

"Cet établissement fait face à un arrêt total et inédit de ses activités d’impression qu’elle n’a jamais connu depuis l’indépendance du pays", raconte l'un des plus anciens employés de l'Imprimerie.

A noter que le journal portait le nom Chaab en Arabe et en français avant que l’édition française ne devienne Horizon au début de la décennie passée. La presse papier a vivement accompagné les grands changements qu’a connus l’État mauritanien de 1978 à nos jours.

Source : Tawary (Mauritanie)

 

 

L’imprimerie nationale menacée de faillite réclame 160 millions au ministère des finances et à l’AMI

L’imprimerie nationale menacée de faillite réclame 160 millions au ministère des finances et à l’AMI870 millions MRO est le montant impayé réclamé par l’imprimerie nationale, menacée de faillite, à plusieurs établissements gouvernementaux dont le ministère de l’économie et des finances et l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI).


Ces dettes s’élèveraient pour ces deux derniers, respectivement à 60 et 100 millions, indique-t-on.

Une situation qui a mis l’imprimerie à genoux, au point de se trouver dans l’incapacité de régler les salaires de son personnel qui cumule un retard de 6 mois, avec l’arrêt total et inédit de ses activités d’impression depuis l’indépendance du pays.

Le recours de l’AMI à une autre société privée d’impression pour tirer les Quotidiens « Chaab » et « Horizons », serait contraire à la règlementation en vigueur, révèlent des sources, selon lesquelles, les propos du ministre de l’économie et des finances Moctar Ould Diay, selon lesquels l’imprimerie est autonome et doit assumer ses propres responsabilités, relèvent de la manœuvre politicienne, dès lors que les comptes des établissements redevables susmentionnés sont de sa compétence, en tant qu’ordonnateur.

La question, qui mérite d’être alors posée, serait de savoir qui est réellement responsable de la mise en faillite de l’imprimerie nationale ?

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Akhbar Watan (Mauritanie)

 

La Mauritanie et l’UE signent deux conventions de financement d'un montant global de 47,6 millions d'Euros

La Mauritanie et l’UE signent deux conventions de financement d'un montant global de 47,6 millions d'Euros Le ministre de l’Économie et des finances, M. Moctar Ould Diay et le Commissaire européen à la coopération internationale et au développement, M. Neven Mimica, ont procédé, samedi, à Nouakchott, à la signature de deux conventions de financement d’un montant global de 47,6 millions d’euros soit environ 1,9 milliard de N-UM.

La première convention d’un montant de 36, 8 millions d’euros servira au renforcement des investissements productifs et énergétiques en Mauritanie pour le développement durable des zones rurales (RIMDIR) destinés à renforcer la résilience des populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

La deuxième convention de 12,6 millions d’euros va financer le programme d’appui à la réforme de la justice permettant l’amélioration de l’État de droit à travers la promotion de la bonne gouvernance et la protection des droits humains en Mauritanie.

Dans un mot prononcé à cette occasion, le ministre de l’Économie et des Finances a indiqué que ces deux conventions viennent en appui aux grands efforts entrepris par les pouvoirs publics sur les ressources propres de l’État et qui ont visé, entre autres, la consolidation des bases de L’État de droit, une participation plus grande des acteurs non étatiques dans le développement local, l’adoption d'un arsenal juridique en faveur de la transparence et de la bonne gouvernance, l’amélioration de l’offre des services de bases et la mise en place des infrastructures d’appui à la croissance, pour ne citer que cela.

Il a ajouté que notre pays qui accueille ces jours-ci le 31 sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine, fidèle aux principes fondateurs de notre politique étrangère réitérés par le Président de la République lors de notre présidence de l’UA en 2015 a toujours œuvré au rapprochement et à l’intégration au sein d’espaces sous régionaux, régionaux et continentaux. C’est dans ce cadre, a-t-il dit, que notre pays et les pays africains voisins sont liés aux territoires du sud de l’Europe (Madères, Açores, Canaries) par un important programme de développement et de partenariat.

Le ministre de l’Économie et des Finances a saisi cette occasion pour exprimer au Commissaire européen à la coopération internationale et au développement les vifs remerciements du peuple et du gouvernement mauritaniens pour ces financements importants qui auront un impact significatif sur le développement socio-économique de notre pays.

Pour sa part, le Commissaire Européen, M. Neven Mimica, a indiqué que la Mauritanie est un partenaire stratégique de l’union européenne, en particulier ces temps-ci en ce qui concerne la sécurité et la stabilité dans la région.

Il a ajouté que les efforts de la Mauritanie dans la lutte contre la migration irrégulière, le terrorisme et le trafic au Sahel ainsi que dans la gestion des frontières ont été remarquables.

Il a souligné également que dans le domaine du développement, la nouvelle stratégique de croissance accélérée et de prospérité partagée 2016-2030 (SCAPP) conçue par la Mauritanie ouvre une voie solide vers le développement durable et l’intégration régionale.

La cérémonie de signature de ces conventions de financement s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, M. Moctar Mallal Dia, de la ministre de l’Agriculture, Mme Lemina Mont El Ghotob Ould Momma, du secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, M. Mohamed Ould Ahmed Aida et de l’ambassadeur Chef de la délégation de l’Union Européenne accrédité en Mauritanie, SEM. Giacomo Durazzo.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

 

L’Etat mauritanien doit un demi-milliard de dollars à la Banque centrale

L’Etat mauritanien doit un demi-milliard de dollars à la la Banque centrale La dette due par l’Etat à la Banque centrale de Mauritanie (BCM) s’élève à 189 milliards d’ouguiyas MRO (524 millions de dollars), a annoncé le ministre mauritanien de l’Economie et des Finances.

Moctar Ould Diay qui donnait un point de presse, jeudi à Nouakchot, a rappelé que cette dette a fait l’objet d’un projet de loi, approuvé le même jour en Conseil des ministres, et qui autorise la ratification de la convention portant sa consolidation.

Sur ce montant, 81 milliards d’ouguiyas MRO portent sur des opérations de retrait antérieures à 2004, a précisé Ould Diay, ajoutant que 41 autres milliards se rapportent à des pertes de cour de change supportées par le gouvernement alors que 11 milliards correspondent à un prêt de la BCM au profit de la Société nationale d’Import-Export (Sonimex, étatique).

Selon le ministre, un autre milliard représente une garantie des pertes des fonds populaires de crédit-épargne tandis que 3,9 milliards représentent le déficit de gestion de la BCM pendant les deux exercices 2008 et 2009.

A tout cela s’ajoute le taux d’intérêt qui s’élève à 4,65%, a dit Ould Diay, signalant que 34,7 milliards recensés en tant que valeurs de services bénéficiant à la BCM ont été escomptés de la datte due à celle-ci par l’Etat.

Parmi ces services figurent les biens d’une banque confisquée et les terrains sur lesquels se trouvent le siège actuel de la BCM et ceux de ses agences dans certaines villes intérieures.

Source : Apanews

 

ROSA et SUN-Mauritanie interpellent les Chefs d’Etat africains sur leurs engagements face à l’insécurité alimentaire

ROSA et SUN-Mauritanie interpellent les Chefs d’Etat africains sur leurs engagements face à l’insécurité alimentaireQuinze ans après Maputo et quatre ans après Malabo où les chefs d’Etat africains s’étaient engagés à faire de l’agriculture une arme pour lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités, l’insécurité alimentaire et la malnutrition continuent de menacer la vie de plusieurs millions d’Africains, selon le Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire (ROSA) et le Mouvement de la société civile SUN-Mauritanie, dans un communiqué largement distribué.

Au cours d’une conférence de presse animée ce jeudi 28 juin 2018, ROSA et SUN-Mauritanie comptent interpeler les Chefs d’Etat africains qui seront présents au 31ème Sommet de l’Union Africaine du 1er au 2 juillet prochain à Nouakchott, sur la situation critique de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le Continent.

Prenant la parole, M. Sarr Mamadou, président du Forum National des Organisations des Droits de l’Homme (FONADH), l’un des 13 ONG membres de ROSA, a résumé la situation catastrophique de la sécurité alimentaire et de la nutrition en Afrique, rappelant les engagements pris par les Chefs d’Etat lors du Sommet de Maputo en 2003 et celui de Malabo de 2014 de consacrer 10% de leurs budgets nationaux à l’Agriculture sur une période de 5 ans, de réduire la pauvreté, d’éliminer la faim d’ici 2025, entre autres.

Il a déclaré que le réseau compte profiter du 31ème Sommet de l’Union Africaine qui bat son plein à Nouakchott, en attendant le Sommet des Chefs d’Etat prévu les 1er et 2 juillet prochain, pour lancer un véritable plaidoyer face à l’insécurité alimentaire grandissante et la malnutrition qui sévissent sur le Continent. Il compte sur la même lancée, selon lui, rappeler à ces chefs d’Etat leurs engagements sur ce sujet.

Selon M.Sarr, "dès le mois de mai 2018, ROSA a tiré sur la sonnette d’alarme contre la faim qui menaçait les populations rurales de la Mauritanie, après deux saisons de pluie désastreuses". Il a déclaré que dans tous les pays où une telle situation sévit, les pays font appel à l’aide humanitaire d’urgence, sauf en Mauritanie où les autorités cachent l’existence de la crise alimentaire qui a commencé à décimer une partie du cheptel". Pire, il a souligné que l’aliment de bétail habituellement mis à la disposition des éleveurs à des prix subventionnés, a été confié à des commerçant spéculateurs qui ont triplé ou quadruplé les prix.

Idoumou Mohamed Lemine, éleveur à Aïoun, contacté par téléphone déclare que la tonne d’aliment de bétail qui se vendait entre 3.000 et 3.500 anciennes ouguiyas (300 à 350 nouvelle ouguiya) sont vendus aujourd’hui à 20.000 anciennes ouguiyas.

A son tour, M.Hamada Bneijara, Secrétaire général du Forum des ONG de la société civile SUN-Mauritanie, a souligné que l’insécurité alimentaire et la malnutrition frappe tous les pays de la région, dont la Mauritanie. Ces pays importent selon lui, 70% de leurs besoins alimentaires, face à l’insuffisance des investissements publics dans le secteur agricole et rural. Il a lié une telle situation à la mauvaise gouvernance malgré des programmes mis en place. Selon lui, les seuils de la malnutrition en Mauritanie ont atteint des taux inquiétants, + 2%, largement supérieurs aux seuils requis selon les normes de l’Organisation mondiale de la santé. Ces données du dernier SMART, enquête sur la nutrition menée par le Ministère de la Santé, n’ont pas déclenché la prise de mesures préventives qui auraient pu éviter les drames liés à la famine signalés dans certaines localités de l’Est du pays.

Quant à Lalla Aïcha Cheikhou Ouédraogo, Coordinatrice technique de ROSA, elle a déclaré que le réseau est composé de plusieurs ONG nationales et disposent de plusieurs antennes dans les régions du pays, soulignant que les sources ventilées par le réseau sont fiables, car de première main. Elle compte selon elle sur la société civile africaine, sur les experts et les délégués présents à Nouakchott ainsi que sur la presse nationale et internationale, pour informer les Chefs d’Etat, les partenaires et l’opinion sur le drame de l’insécurité alimentaire et la malnutrition qui menacent la vie de millions de personnes en Afrique.

En Mauritanie, ce serait entre 35 et 55.000 personnes qui seraient sous menace d’insécurité alimentaire. Sur les 100 millions d’euros de besoin exprimés, seuls 8 millions seraient jusque-là mobilisés. A signaler que la production céréalière a chuté de 52%, selon le Plan de réponse de la Mauritanie.

Cheikh Aïdara

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Communiqué de presse ROSA et SUN-Mauritanie

En Juillet 2003, pendant le Sommet de MAPUTO en Juin 2014 lors du Sommet de MALABO, Les Chefs d’Etats Africains s’étaient fermement engagés de faire de l’agriculture africaine une agriculture compétitive et moderne qui allait contribuer fortement à l’élimination de la faim, la réduction de la pauvreté et les inégalités.

Concrètement, les Chefs de d’Etats s’étaient solennellement engagés à :

• Consacrer au moins 10% de leurs dépenses publiques pour le développement agricole et rural, sur une période de 5 ans.

• Réduire la pauvreté et d’améliorer la sécurité alimentaire, grâce à la poursuite d’un taux de croissance agricole moyen annuelle de 6%.

• Renouveler l’engagement en faveur des principes et valeurs du PDDAA.

• Renforcer le financement des investissements dans l’agriculture (10% des ressources publiques) ;

• Eliminer la faim d’ici 2025 (doublement des niveaux actuels de productivité agricole).

• Réduire de moitié la pauvreté d’ici 2025, grâce à une croissance et une transformation inclusives de l’agriculture.

• Stimuler le commerce intra-africain des produits et services agricoles.

• Soutenir la résilience des populations en augmentant des moyens de subsistance et des systèmes de production en Afrique face aux aléas et autres risques liés au climat (au moins 30% des fermiers, éleveurs et pêcheurs résistent aux risques climatiques et météorologiques).

• Faire preuve de responsabilité mutuelle dans les actions et les résultats.

Plus d’une décennie après la déclaration de ces engagements, le Bilan sur les performances réalisées par les Etats reste mitigé. En Juin 2013, dix ans après le Sommet de MAPUTO :

• Aucune région de l’Afrique n’avait atteint l’objectif de la Déclaration de Maputo.

• Seuls 13 pays ont consacré, au moins une année, plus de 10% de leur budget à l’agriculture : Burundi, Burkina Faso, la République du Congo, l’Éthiopie, Ghana, la Guinée, Madagascar, Malawi, Mali, Niger, Sénégal, la Zambie, et le Zimbabwe.

• Sept d’entre eux avaient consacré sur plusieurs années plus de 10% de leur budget à l’agriculture : le Burkina Faso, l’Éthiopie, Guinée, le Malawi, le Mali, le Niger, et le Sénégal.

En Juin 2018, quatre ans après le Sommet de MALABO

• L’engagement pris par les dirigeants africains de consacrer au moins 10% de leur budget national à l’agriculture n’a pas suffi pour assurer la sécurité alimentaire

• L’Afrique devra continuer à affronter les obstacles pour son développement agricole en relevant la part des ressources publiques consacrées à l’élevage, en promouvant la recherche, le développement et la qualité du ciblage de l’investissement.

Au vu du contexte décliné ci-dessus, nous Organisations signataires constatons que :

• L’insuffisance du respect des engagements pris aussi bien à MAPUTO qu’à MALABO et les pertes de ressources financières importantes associées à la corruption, aux flux financiers illicites et l’exploitation illégale des ressources naturelles, ont empêché l’agriculture africaine d’être un moteur catalyseur d’un développement qui élimine la faim, réduit la pauvreté et l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.

• L’Afrique continue d’importer sa nourriture exhibant une balance agricole déficitaire qui traduit globalement la faible productivité de l’agriculture africaine.

• En Afrique subsaharienne, la prévalence de la sous-alimentation semble augmenter entre 2015 et 2016, passant de 20,8% à 22,7% tandis que le nombre de personnes souffrant de la sous-alimentation est passé de 200 à 224 Millions. Convaincus que la sécurité alimentaire et nutritionnelle est la mère des sécurités, nous organisations signataires appelons les Chefs d’Etats de l’Union Africaine à :

• Traduire immédiatement les engagements pris à MAPUTO et MALABO en actes et programmes bancables pour faire de l’agriculture africaine un moteur catalyseur d’un développement qui élimine la faim, réduit la pauvreté et l’insécurité alimentaire, menant ainsi la voie vers l’expansion des exportations.

• Mettre en œuvre l’engagement relatif à l’accès à la terre par les femmes à travers un octroi de 30% des terres aménagées.

• Arrêter le bradage, l’expropriation et l’accaparement des terres des petits producteurs africains.

• Harmoniser les outils de suivi des engagements en particulier en uniformisant la nomenclature africaine.

• Impliquer les Sociétés Civiles Africaines dans le processus d’élaboration des Budgets nationaux.

• Mettre en place au sein de la Commission de l’Union Africain et des Etats des Commissions chargées du suivi des Engagements pris à MAPUTO et à MALABO

Fait à Nouakchott le 27 juin 2018

Réseau des Organisations sur la Sécurité Alimentaire

Forum des Organisations de la Société Civile-SUN Mauritanie

Source : L'Authentique (Mauritanie)

Crise socio-monétaire ● Les populations ne veulent plus de la petite monnaie

Crise socio-monétaire ● Les populations ne veulent plus de la petite monnaieCes derniers temps, une profonde crise monétaire perturbe la vie des citoyens. En toile de fond, la décision de la BCM fixant au 1er juillet 2018, le début d’une nouvelle ère monétaire qui stipule en substance que les transactions commerciales ne peuvent désormais être dénouées que par les nouveaux billets et/ou les nouvelles pièces de l’ouguiya.

Sont particulièrement mis en cause, les anciens billets de 100 et 200 UM et les anciennes pièces de monnaie. Derniers ciblés dans un processus de suppression des constituants de l’ancienne gamme, ces séries voient l’expiration de leur validité au plus tard, le 30 juin prochain.

Dans le commerce, comme dans les marchés, dans les transactions financières comme dans les opérations de banque, les anciens billets de 100 et 200 UM et toutes les anciennes pièces de monnaie ne trouvent désormais plus preneurs.

Tout le monde, craint se retrouver au jour fatidique avec des sommes en petite monnaie alors que celle-ci ne serait plus valable. L’occasion de souligner que le nouvel ouguiya est consacré par des billets de 1000, 500, 200, 100 et 50 NUM, chacun comportant un zéro en moins que l’ancien, la valeur restant inchangée.

L’occasion aussi de souligner que les pièces de monnaie sont 20, 10, 5, 1 et le khoum’s qu’il faut traduire par 200 anciens ouguiyas, 100 anciens ouguiyas… Dans les boutiques comme dans le transport public, plus personne n’accepte les billets de 100 et 200 UM et encore moins, les anciennes pièces de monnaie.

Conséquences : un commerce fortement perturbé ces derniers jours pendant lesquels, nombre d’activités commerciales n’ont pas pu être effectuées. Non seulement parce que les usagers ne disposaient que des anciens billets et des anciennes pièces, mais aussi parce quand il s’agit de rendre la monnaie à ses vis-à-vis, le commerçant n’a pas en sa possession suffisamment de petite monnaie dans sa nouvelle version.

En fait, si depuis le 1er janvier dernier, la BCM a mis à la disposition des banques primaires et de ses clients, suffisamment de billets -version nouvelle coupure monétaire-, il n’en fut pas de même pour la petite monnaie. Notamment les pièces de 10 et 20 NUM.

Pour l’heure, les Autorités de la BCM semblent assister impassibles, à la situation. Décideront-elles d’une exception en la matière en autorisant pour quelque temps encore la circulation de la série de 100, 200 UM et des anciennes pièces de monnaie, le temps de stabiliser le marché et de réconforter les populations ? Pour nombre de spécialistes, cette solution pourrait bien être retenue.

JOB
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: nouvelles menaces de sanctions contre la filiale de Maroc Telecom

Mauritanie: nouvelles menaces de sanctions contre la filiale de Maroc TelecomSuite à une mission de contrôle de la qualité du service effectuée du 29 avril au 5 juin 2018, le gendarme des télécommunications en Mauritanie brandit une nouvelle menace de sanctions financières contre Mauritel, la filiale de Maroc Telecom déjà touchée par une campagne de boycott.

Déjà dans une zone de hautes turbulences du fait d’une campagne de boycott menée par de jeunes activistes depuis quelques semaines, Mauritel, filiale de l'opérateur Maroc Telecom et opérateur historique des télécommunications en Mauritanie, se retrouve sous la menace d’une nouvelle sanction financière par l'autorité chargée de la régulation du secteur.

Cette mesure, qui devrait tomber au cours des prochains jours, fait suite «à une mission de contrôle de la qualité des services voix et Data» effectuée du 29 avril au 5 juin dernier.

Celle-ci a permis de relever «l’existence de manquements par rapport à certains engagements prescrits dans le cahier des charges des opérateurs dans plusieurs villes et localités».

Ces manquements concernent non seulement le leader du marché, mais aussi la Mauritan-Tunisienne des télécommunications (Mattel) de Tunisie Télécom et Chinguitel du groupe soudanais Sudatel.

Le document de l’Autorité de régulation précise que «pour la téléphonie mobile, le service de la Mauritel est défaillant dans 6 villes et localités, celui de la Mattel dans 6 villes et localités et pour Chinguitel dans 14 villes et localités. Les services des opérateurs sont défaillants pour les réseaux GSM, CDMA et 3G.

Les amendes infligées aux opérateurs de téléphonie mobile en Mauritanie du fait de ces manquements se multiplient depuis plusieurs années, mais la qualité du service reste désespérément inchangée.

Pour Mauritel, ces nouvelles menaces de sanctions interviennent dans un contexte particulier: celui d'une campagne de boycott qui a pour slogan: "Laissez-là tomber en faillite".

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

La BCM tend vers l’autonomie totale

La BCM tend vers l’autonomie totaleDans un communiqué publié à l’issue de la réunion du conseil des ministres de jeudi dernier, le gouvernement a adopté un projet de loi révisant le statut de la banque centrale de Mauritanie.

La révision des statuts de l’institut d’émission intervient dans un contexte de profonde mutation des missions des banques centrales après avoir tiré les leçons de la crise financière internationale de 2008, mais également pour hisser ce dispositif au niveau le plus conforme aux standards internationaux en vigueur.

S’exprimant sur le sujet, jeudi après-midi le ministre de l’Economie et des finances, Moctar ould Diaye, a précisé que les modifications statutaires portent essentiellement sur «la création de nouvelles instances jouissant d’une plus large indépendance.’’

De quoi s’agit il ?

Composé de plusieurs dizaines d’articles, répartis sur plusieurs chapitres, le projet de loi vise à octroyer à l’institut d’émission une autonomie totale dans le ciblage de l’inflation.

Le projet de loi propose également d’élargir les missions de la Banque centrale pour intégrer la prévention du risque systémique et le renforcement de la stabilité financière.

En plus des dispositions portant sur l’indépendance de la Banque centrale, le texte précise clairement les attributions de l’institut d’émission en matière de politique du taux de change et l’assouplissement de la gestion des réserves de change.

Au chapitre des nouveautés figure aussi la création «d’une commission chargée du contrôle de conformité
des opérations avec la loi et les règlements islamiques, en plus de l’élargissement de l’autorité de supervision de la BCM, qui va désormais couvrir les sociétés à système juridique particulier, notamment les compagnies d’assurances et de réassurance.

Par ailleurs, ce projet de loi va renforcer la surveillance de la BCM à travers la création d’une commission de contrôle chargée de l’audit des opérations d’émission et la coordination avec les experts d’audit étrangers.

Enfin, le projet de loi propose l’instauration de nouveaux organes d’administration et de direction de la banque. C’est le cas de l’organe dénommé commission de précaution, de règlement et de la stabilité financière.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

Manuel d’emploi de la gabegie (suites encore…)

Manuel d’emploi de la gabegie (suites encore…) Petites précisions au manuel d’emploi de la gabegie que notre distingué éditorialiste, Ahmed Ould Cheikh, s’est employé à illustrer, lors de notre précédente édition.

Juste après sa dernière sortie en réponse à Ould Babana, Ould Djay, qui montrait beaucoup d’assurance devant les députés, a cherché à prendre contact avec son contradicteur, pour enterrer la hache de guerre. Le rôle de médiateur fut dévolu au député de Chami, Lemrabott Ould Tangi, président du groupe parlementaire UPR à l’Assemblée nationale.

Mais Ould Babana resta ferme sur ses positions, rappelant qu’il n’avait rien contre le ministre ni quiconque d’autre mais qu’il était nécessaire de dénoncer une pratique bien peu transparente, dans un dossier qui exige pourtant la plus grande clarté.

Ould Djay, à qui avait été lancé le défi de publier les relevés des trois dernières années du fameux compte Action contre la Fraude (ACF), s’en tire alors avec une pirouette : oui, d’importantes sommes d’argent, a-t-il dit, ont été retirées, au nom d’un haut responsable dont on ne peut divulguer l’identité. Il veut sans doute parler des 52 millions retirés, d’une traite, à la fin de l’année dernière.

Mais voici qu’afin d’éliminer tout risque de nouvelles fuites, Ould Djay ordonne que ledit compte soit verrouillé. Plus personne n’y a désormais accès, si ce n’est lui-même ou le trésorier général. Transparence zéro, nuit totale, couvre-feu. Raison d’État ? « On » pourra donc, comme l’année dernière, le siphonner à merci.

À tel point qu’au 1er Janvier 2018, son solde était de… 0 ouguiya, si l’on en croit le relevé qu’« on » a fait sciemment fuiter, dans la presse, afin de démontrer que, non, nul ne touchait vingt-cinq millions d’ouguiyas par mois, comme le prétendait Ould Babana, mais qu’effectivement, une fois le compte réalimenté, quarante-cinq millions s’étaient évaporés, entre Janvier et Mai 2018, pour « payer, contre des tuyaux sur la fraude fiscale et douanière, des informateurs », dont trois députés que Djay refuse, ici encore, de nommer.

Quel est donc ce haut responsable dont l’identité ne doit pas être divulguée et qui passe à la caisse comme lettre à la poste, sans laisser aucune trace accessible aux représentants du peuple réputé souverain ?

Ould Djay nous a informés que le fameux compte, au 22 Mai 2018, affichait un solde de soixante-seize millions d’anciennes ouguiyas, ce qui laisse entendre qu’en cinq mois, il a été alimenté d’au moins cent vingt millions.

Comment un ministre de la République peut-il ainsi manipuler de telles sommes, sans avoir à en rendre compte ? Le débat ouvert, par Ould Babana, pose effectivement la question de l’excessive « fluidité », pour ne pas dire « évaporation », d’une lutte contre la gabegie qui se révèle, à l’usage et en l’attente d’informations objectivement contraires, bel et bien le plus grand danger de régénérer l’hydre dont on prétendait couper les têtes.

Ben Abdallah
Source : Le Calame (Mauritanie)

Mauritanie-Banque Mondiale : La BM prévoit une croissance de 3,6% du PIB en 2018

Mauritanie-Banque Mondiale : La BM prévoit une croissance de 3,6% du PIB en 2018La Banque Mondiale (BM) prévoit une croissance du PIB réel de la Mauritanie à 3,6 % en 2018, contre 3,5% en 2017, anticipé dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales, publié mardi à Washington.

La prévision actualisée de 3,5% reste toutefois identique à celle prévue par l’institution de Bretton Woods dans son rapport de suivi de la situation économique de la région Mena, publié en avril dernier.

En résumé, la BM maintient donc sa prévision de croissance pour l’économie Mauritanienne en 2018, qui restera solide cette année. L’explication de cette solidité repose sur le fait qu’il y a une hausse des dépenses de l’investissement dans le cadre de la SCAPP et surtout avec la progression des cours du fer sur le marche international.

La croissance économique mondiale restera solide en 2018, et devrait maintenir ce rythme en 2019 et 2020 ce qui laisse présager que » l’économie mondiale voit enfin le bout du tunnel », a indiqué la Banque Mondiale, mettant à nouveau en garde contre la montée du protectionnisme qui risque d’impacter la reprise.

D’ailleurs, comparativement à la croissance projetée en janvier, la BM a légèrement abaissé sa prévision pour 2019 à 2%, soit -0,5 point, avant de revoir sa projection pour 2020 à 1,3% (-0,3 point). Les projections pour ces deux années restent également inchangées comparées à celles d’avril.

Dans son nouveau rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales la BM prévoit une hausse de la croissance du PIB mondial cette année à 3,1%, avant de se modérer progressivement à 3% en 2019 et à 2,9 en 2020.

L’institution de Bretton Woods a maintenu ainsi inchangées ses prévisions pour la croissance mondiale anticipées dans l’édition de janvier 2018 du rapport. Selon les mêmes données, la croissance en 2017, s’est établie à 1,6%.

Source : Rimeco (Mauritanie)

 

 

IATA met en garde les gouvernements contre la privatisation des aéroports

IATA met en garde les gouvernements contre la privatisation des aéroportsL’association internationale pour le transport aérien, IATA, lors de sa 74ème assemblée générale annuelle tenue mercredi, a appelé les gouvernements à davantage de prudence dans la privatisation des aéroports, « des infrastructures sensibles ».

L’association a adopté à l’unanimité une recommandation invitant les gouvernements à privilégier les intérêts économiques et sociaux sur le long terme, plutôt que les acquis matériels qui peuvent être obtenus à court terme à travers une privatisation non planifiée.

Le président de cette association, dans son discours, a estimé que les gouvernements commettent des erreurs, en croyant que le secteur privé détient toutes les solutions aux problèmes qui les contraignent à chercher des financements auprès du secteur privé.

Pour Alexandre Do Gorniak les aéroports sont des infrastructures extrêmement sensibles et il est de l’intérêt des gouvernements de s’appuyer sur des plans stratégiques à long terme basés sur des solutions à même de leur octroyer le plus grand nombre d’acquis économiques et sociaux.

Il considère comme une erreur grave la vente des aéroports pour injecter, à court terme, des fonds dans les trésors publics.

Le président de l’IATA a révélé que 14% des aéroports dans le monde sont privatisés et que ceux-ci sont concernés par 40% du trafic aérien mondial.

Il a par ailleurs ajouté que les études réalisées par son organisme ont prouvé que les aéroports privatisés sont plus chers sans pour autant offrir davantage de capacités ou investissements, contrairement à la privatisation des sociétés de transport aérien qui a provoqué une forte concurrence à l’origine d’une baisse des prix en faveur des consommateurs.

Il a réaffirmé que son organisation n’acceptera pas que les privatisations des aéroports entraînent une augmentation des prix.

Cette mise en garde intervient alors que le gouvernement mauritanien se prépare à céder la gestion de l’aéroport international de Nouakchott, Oumtounsi, à une société émiratie, un accord encore tenu secret mais qui serait déjà à un stade très avancé.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Malheur continu de fonctionnaires : Partout, l’impasse

Malheur continu de fonctionnaires : Partout, l’impasseJoindre les deux bouts ! Tel est le combat quotidien des fonctionnaires mauritaniens. Jeudi dernier, ils étaient des milliers à faire le pied de grue devant les guichets des banques, en quête d’avance sur salaire.

Pourtant, trois jours auparavant, ils étaient aussi nombreux sur les lieux pour retirer ce qui leur restait de leur salaire du mois. Leurs fonds épuisés, il leur restait de trouver de nouveaux moyens pour honorer quelques engagements et boucler les dépenses pour le reste du Ramadan.

N’empêche ! Dans quelques jours, à l’approche d’El Fitr, ils seront encore plus nombreux à la recherche de nouvelles facilités d’octroi de prêts. Les enfants, mais surtout Mme attendent pour passer la fête. En fait, les fonctionnaires n’ont pas assez de marge de manœuvre pour agir autrement.

Avec ce qui leur reste d’un salaire sans cesse « charcuté » par les intérêts bancaires, il faut payer des dettes, notamment celles contractées auprès de boutiquiers et surtout auprès de personnes qui avaient été sollicitées financièrement lors de situations délicates.

Il faut aussi régler les problèmes urgents du moment… Des dépenses multiples et presque insolubles. Parce que les charges sociales des fonctionnaires -notamment les responsables de foyers-sont trop nombreuses. Parce que le salaire du fonctionnaire mauritanien est relativement bas, le smic étant à 3500 N-UM et le salaire moyen à 7000 N-UM.

Parce que le taux de chômage est très fort, avec 68% de chômeurs dans le milieu de jeunes âgés entre 18 et 35 ans. Parce que les coûts de la vie sont très élevés (hausse permanente des produits de consommation, du transport, des soins médicaux, des tarifs d’eau et d’électricité…).

Parce que, la crise socio-économique internationale s’est installée en Mauritanie et que le régime en place a fermé « tous les robinets » instituant dans les faits une sournoise politique nationale d’austérité qui a amené l’Etat, unique bailleur de fonds national, à plomber la scène socio-économique nationale.

C’est une telle situation qui explique le malaise ambiant et ce profond sentiment de mal vivre chez les fonctionnaires qui semblent avoir perdu tous leurs rêves : après avoir assisté impuissants aux détournements et à la mauvaise gestion des fonds publics, à l’exploitation abusive des ressources halieutiques dans des côtes considérées comme les plus riches au monde, ils avaient pourtant cru voir le ciel s’ouvrir à eux !

L’espoir de lendemains meilleurs était en effet revenu au milieu des années 2000 avec la découverte de nouvelles mines au nord du pays et dans la région de l’Inchiri, de gisements de pétrole et d’or ! Futilité ! Les lendemains furent davantage, douloureux. Une nouvelle fois, le partage s’est fait sans eux. Pauvres ils étaient, pauvres ils sont restés.

Ultime espoir ces derniers mois, la découverte d’immenses gisements de gaz aux frontières maritimes avec le Sénégal ! A présent, les promesses d’une revalorisation du statut du fonctionnaire sont revenues. Mais cela ne semble pas intéresser ces derniers qui sont déjà persuadés que le partage des richesses se fera sans eux.

Leur combat quotidien consiste à présent à trouver les moyens de vivre, ou plutôt, de survivre. C’est ce qui explique pourquoi ils sont tous endettés. Pourvu seulement que la situation ne flambe pas le jour où ils n’auront plus de recette pour boucler leur journée.

JOB
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

De l’or à Chaami !

De l’or à Chaami !Si les Mauritaniens continuent d’affluer vers la ville de Chami, c’est bien parce qu’ils y trouvent un intérêt ! L’or y est ! C’est ce qui ressort de la forte effervescence des populations dans la ville de Chami où dorénavant près de 10.000 personnes se côtoient quotidiennement.

Tous les contacts, toutes les transactions portent sur l’or. L’argent circule à profusion au marché central de cette agglomération. De l’avis de jeunes rencontrés sur place, « les affaires marchent bien, et porteraient chaque jour en moyenne sur cinquante millions d’anciennes ouguiyas ! »

Ce qui est sûr, c’est que les lieux sont de nouveau prospères pleins de monde avec la présence d’hommes manifestement nantis, d’importants regroupements familiaux. Autres signes de prospérité, des voitures Tout terrain, toutes neuves, des restaurants et autres auberges qui poussent comme des champignons, un commerce flamboyant et des candidats à l’orpaillage, de plus en plus nombreux.

En fait, à Chami, on se croirait dans une ville du far-West américain à l’époque de la ruée vers l’or. Cette effervescence sans précédent a pris forme au mois de mars dernier après l’intrusion sur le marché de l’or, de nouvelles machines de concassage de la roche.

Il ne s’agirait plus de creuser dans des profondeurs de la terre pour chercher des pépites d’or enfouies dans le sable, il suffit seulement pour les orpailleurs, de ramasser à même le sol, des pierres éparpillées sur les flancs des montagnes, sur le sable et dans des endroits cibles.

Certains intrépides s’aventurent souvent dans des endroits assez éloignés de la ville, voire interdits, bravant l’autorité qui a fini par déplacer sur place des renforts de la Gendarmerie.

Ce sont en tout cas des dizaines de milliers de personnes qui se dirigent chaque soir aux frontières de ce no man’s land et qui reviennent à l’aube dans des voitures chargées de sacs et de caisses de pierres.

Sur place, la marchandise est soit vendue en l’état au prix fort, soit traitée auprès des gérants de petites. Les fortunes sont diverses et varient selon la richesse en or des pierres rapportées.

Quelque fois, on peut se retrouver avec moins de 10. 000 N-UM, parfois avec plus de 100. 000 N-UM, le prix du kilo d’or variant entre 1.300.000 et 1.500.000 N-UM. Selon nos interlocuteurs, plusieurs reprises, des orpailleurs seraient revenus, plusieurs fois, avec d’abondantes quantité de pierres riches en or, qui leur auraient rapportées plusieurs dizaines de millions d’ouguiyas.

Ce qui est en tout cas sûr, c’est qu’à Chami, la vie a bel et bien repris.

Source : L'Authentique (Mauritanie)