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Economie en Mauritanie

Mauritanie: les pêcheurs artisanaux en colère

Mauritanie: les pêcheurs artisanaux en colèrePrivés du droit d'accès à la plage faute de badges, les pêcheurs artisanaux de Nouakchott ont organisé une marche de protestation jeudi, pour demander des explications aux autorités.

Les pêcheurs artisanaux de Nouakchott sont en colère contre l’administration du sous-secteur. Ainsi, fortement mobilisés ce jeudi, avec une foule de plusieurs centaines de personnes, ils ont marché de la plage au Centre hospitalier national (CHN), sur environ 5 kilomètres, pour protester contre «l’impossibilité de disposer de badges leur permettant d’accéder au lieu où s’exercent quotidiennement leurs activités».

Aussitôt la marche déclenchée, des unités de police ont été déployées dans les environs du centre hospitalier, avec des patrouilles dans le quartier de la Sebkha (populeuse banlieue sud-ouest de la capitale mauritanienne).

Un pêcheur, venant du département de Keur Macène (sud-ouest du pays) laisse parler son ras-le-bol: «Nous sommes mauritaniens et disposons de tous les pièces et documents officiels attestant notre statut de citoyens de ce pays, mais on nous refuse l’accès à la mer sans concertation et sans explication par rapport aux motivations de cette mesure».

Sur le même ton, un autre, natif de Nouakchott, invite les autorités «à clarifier leur démarche, car nous sommes totalement désorientés par une politique déconcertante et incohérente, qui prétend protéger la ressource nationale et les intérêts des consommateurs, tout en dressant des obstacles sur le chemin des acteurs chargés de ravitailler le marché en poissons, avec des risques de provoquer une pénurie et des hausses de prix injustifiées».

Cette marche des pêcheurs artisanaux de Nouakchott, notent les observateurs, intervient 24 heures après le lancement dans la ville de Nouadhibou (465 kilomètres au nord de Nouakchott) d’une campagne de recensement et d’immatriculation des embarcations de pêche artisanale le long de la côte adjacente à la Zone économique exclusive (ZEE). Un lancement présidé par le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Nany Ould Chrougha.

Décrivant cette opération, l’Agence mauritanienne d’information (AMI) avait souligné qu'«il s’agit d’un certain nombre d’activités comprenant: le recensement, l’immatriculation des embarcations de la pêche artisanale, l’enrôlement des pêcheurs artisanaux, en plus de la mise en œuvre du mécanisme de suivi et de contrôle qui sera ultérieurement appliqué» pour assurer la continuité de l’opération.

Dans une allocution prononcée au cours de la cérémonie de lancement, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime a rappelé l’importance du secteur pour l’économie nationale en termes d’offre d’emplois et de contribution au budget national.

Rappelons que la Fédération libre de la pêche artisanale du nord (FLPAN) avait dénoncé, dans un communiqué, l’étouffement des activités des opérateurs nationaux à la fois au niveau des filières artisanale et industrielle, au profit des navires étrangers, dans une déclaration publiée la mi-janvier dernier. Elle avait fait part d'«une déstructuration du secteur» dont l’origine est à rechercher «dans la mise en œuvre de la nouvelle stratégie des quotas» engagée depuis 2 ans.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

SONIMEX : le certificat de décès officiellement signé

SONIMEX : le certificat de décès officiellement signéL’assemblée générale de la société nationale d’import export, SONIMEX, a approuvé définitivement mercredi la liquidation de la société.

Cette société naguère sollicitée dans le cadre de la politique de lutte contre la pauvreté et la sécheresse, avait connu récemment d’importantes difficultés financières dues à des manquements et la corruption qui ont affecté la gestion de la société.

L’assemblée générale de la société avait tenu mercredi une réunion à Nouakchott et les actionnaires ont convenu, à l’unanimité, de déclarer la faillite de l’institution créée au début de l’indépendance du pays, au milieu du siècle dernier.

L’assemblée générale est constituée d’actionnaires des secteurs publics et privés.

Deux experts comptables ont été chargés de la liquidation de la société.

Il s’agit de Mohamed Lemine O. Bedi et Ahmed Chérif O. Cheikhna.

Le gouvernement mauritanien qui avait clairement annoncé sa volonté de liquider la société, avait décidé de transférer ses missions au commissariat à la sécurité alimentaire.

Seulement la liquidation de la SONIMEX ouvre la porte à une grande controverse dans le pays, surtout après l’ouverture de dossiers de corruption au sein de la société.

Pour l’opposition il s’agit là d’une volonté du régime de clore le dossier de ces manquements dans la gestion de la société.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Augmentation des prix des denrées de base, suivant l’augmentation des taxes douanières

Augmentation des prix des denrées de base, suivant l’augmentation des taxes douanièresLes prix des denrées de première nécessité importée, ont augmenté de façon vertigineuse. Le prix du sac de riz (type Yebreg) dit de 1ère qualité, a atteint 17 000 UM au lieu de 12000, il y’a quelques mois mois. Tandis que le prix de la deuxième catégorie a atteint 15 000 UM.

Le prix d’une caisse de 10 Kg de farine de blé subventionné , est passé à 4000 UM au lieu de 3000 UM . Les commerçants de la rue « Rizgh » à Nouakchott ont déclaré à « mourassiloun.com », que l’augmentation des taxes douanières imposée par l’état aux importateurs est la principale raison de l’augmentation des prix de ces denrées et autres produits importés.

Les services de douane ont déclaré avoir récolté l’année dernière, 186 milliards d’Ouguiyas qui représentent 40% du budget national.

Certains économistes considèrent que l’imposition à outrance, de taxes sur tous les types de produits importés,  se répercute directement ou indirectement sur les citoyens, érode l’économie et conduit à son effondrement.

Source : mourassiloun.com
Traduit par
Adrar.Info

 

Une mission économique multisectorielle d’hommes d’affaires Tunisiens en Mauritanie du 13 au 16 mars 2018

Une mission économique multisectorielle d’hommes d’affaires Tunisiens en Mauritanie du 13 au 16 mars 2018Une mission économique multisectorielle d’hommes d’affaires Tunisiens sera organisée, du 13 au 16 Mars 2018 à Nouakchott (Mauritanie), en marge de la tenue de la dix-huitième réunion de la Haute Commission Mixte Tuniso-Mauritanienne, a indiqué le Centre de promotion des exportations (CEPEX) sur son site électronique.

Les entreprises tunisiennes souhaitant prendre part à cet événement, sont appelées à envoyer la fiche de participation avant le Jeudi 15 février 2018, précise la même source.

Et d’ajouter que le programme de la comportera, un forum économique Tuniso-Mauritanien, ainsi que des rencontres professionnelles B to B, avec les opérateurs économiques mauritaniens.

Certaines entreprises tunisiennes investissent sur le marché mauritanien, en particulier dans le secteur des télécommunications.

Source : Webmanagercenter

 

L'Assemblée nationale adopte un projet de loi modifiant la loi portant création de l'unité monétaire nationale

L'Assemblée nationale adopte un projet de loi modifiant la loi portant création de l'unité monétaire nationaleL'Assemblée nationale a adopté mercredi, au cours d’une plénière présidée par son premier vice-président, M. Mohamed Yahya Ould El Kharchi, un projet de loi relatif au décret portant modification de la loi n° 73.135 du 18 juin 1973, instituant l’unité monétaire nationale.

Le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances chargé du budget, M. Mohamed Ould Kembou, a rappelé à cette occasion, dans l’exposé qu’il a présenté devant les députés, l’autorisation faite par cette auguste chambre parlementaire au gouvernement, conformément à l'article 60 de la constitution de prendre, suivant une ordonnance, toutes les mesures nécessaires au changement de la base de l'unité monétaire nationale.

Il a souligné que Partant de la loi de requalification n ° 036 -2017, en date du 27 décembre 2017, il a été adopté une ordonnance modifiant la loi n ° 135 -73, en date du 18 Juin 1973, portant création de l'unité monétaire nationale.

« L’article 2 de cette loi de requalification précitée, stipule que le projet de loi d’adoption de l’ordonnance, doit être soumis à l'Assemblée nationale au plus tard le 30 mai 2018 », a-t-il ajouté.

Les députés ont apprécié dans leurs interventions la présentation du projet de loi dans les délais fixés, appelant à œuvrer en faveur du renforcement de la valeur de l'ouguiya et du contrôle de la hausse des prix.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi portant sur les transactions électroniques

L’Assemblée nationale adopte le projet de loi portant sur les transactions électroniquesL’Assemblée nationale a adopté mardi après- midi au cours d’une séance plénière présidée par son premier vice-président, M. Mohamed Yahya Ould Kherchy le projet de loi portant sur les transactions électroniques.

Le gouvernement était représenté à cette séance par le ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des TICs, M. Seyidna Ali Ould Mohamed Khouna, entouré par certains de ses collaborateurs.

Le projet est composé de 102 articles répartis entre plusieurs chapitres qui définissent les concepts abordés par ce projet, l’écrit électronique, la responsabilité des fournisseurs des services d’accès électronique, la publication des services de communication, le commerce électronique, la sécurisation des échanges électroniques etc.

Le ministre a estimé que les transactions électroniques se sont imposés comme moyen de développement incontournable ce qui rend nécessaire la mise en place d’un cadre juridique cohérent qui régit le domaine des transactions électroniques afin de garantir la sécurité des opérations et encourager l’émergence d’une économie numérique fiable et d’une administration électroniques efficiente.

Le ministre a rappelé la promulgation récente de deux lois du cadre juridique de la société mauritanienne de l’information, relevant que la législation dans ce domaine se limite encore aux opérations bancaires et à certains aspects du commerce électronique ayant auparavant fait l’objet d’un encadrement par l’ordonnance N° 2006 – 031 en date du 23 août 2006 relative aux instruments de payement et aux opérations du commerce électronique et ses textes d’application, relevant que le présent projet de loi intervient pour renforcer le cadre juridique de cette société mauritanienne de l’information.

Il a précisé que le projet de loi vise à dématérialiser les procédures et formalités administratives et à s’appliquer aux transactions électroniques portant sur les opérations économiques ou toutes prestations de service qui se font grâce à l’usage des techniques numériques. Le projet innove par certaines dispositions portant notamment sur :

• L’acceptation de l’écrit électronique dans toutes les transactions, échanges d’informations ou documents ou contrats administratifs ;

• La protection de la dimension éthique et morale dans le cyberespace ;

• La définition de la notion de commerce électronique ainsi que les règles établissant la responsabilité du prestataire de ce service dans ce domaine ;

• La consécration de l’écrit électronique en sa qualité de document équivalent au support papier à plusieurs niveaux ;

• La préservation des acquis en matière de liberté d’expression conformément à la législation relative à la liberté de la presse en vigueur en Mauritanie ;

• La sécurisation des transactions électroniques à travers la création d’une Autorité Nationale de Certification chargée de définir et d’appliquer les politiques nationales dans ce domaine.

Le ministre a indiqué que l’Etat a appliqué des politiques efficientes pour accompagner le développement en matière de NTICs en réalisant des infrastructures comme le câble sous- marin de fibres optiques, le point d’échanges internet.

Les députés ont apprécié la clarté de l’exposé présenté par le ministre et souligné l’importance du projet de loi qui vient en temps opportun après l’entrée de l’informatique dans chaque foyer, relevant les nombreux défis qui menacent la société en général et les franges jeunes en particulier.

Les députés ont engagé le gouvernement à œuvrer à accompagner la révolution numérique prévalant dans ce domaine et à s’atteler à combler les lacunes qui ne manqueront pas à se manifester à l’issue des développements successifs du secteur pour faire face à leurs répercussions négatives sur la société et tirer le meilleur profit de l’apport positif de cette révolution numérique. Ils se sont interrogés sur les résultats des politiques gouvernementales appliquées dans ce domaine notamment en matière d’infrastructures de base nécessaires pour tirer profit de ce secteur.

Certains députés ont relevé que le projet de loi présenté aborde un sujet à la fois d’une importance capitale et d’une rare complexité, ce qui requiert de lui donner davantage de temps pour l’étudier à fond dans ses différents aspects et approfondir la compréhension des concepts qu’il recouvre, tenter de limiter ses répercussions négatives et s’assurer que ce projet embrasse tous les aspects dans leur globalité et est apte à réaliser les objectifs qui en sont attendus.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie: les effets du changement de la valeur faciale de l'ouguiya suscitent des débats

Vidéo. Mauritanie: les effets du changement de la valeur faciale de l'ouguiya suscitent des débatsPlus de 3 semaines après le lancement de l'opération de démonétisation et de changement de base de l'ouguiya, le débat contradictoire continue entre ceux qui soutiennent la thèse d'une baisse de valeur à doses homéopathiques et la hausse des prix, et la banque centrale qui rejette ces allégations.

Le changement de base de la monnaie nationale mauritanienne, l’ouguiya, entrée en vigueur depuis le 01 janvier 2017, reste toujours au centre du débat en Mauritanie.

Certains, comme Moussa Fall, économiste, diplômé de l’Institution de gestion des entreprises de Paris, affiliée à la prestigieuse Sorbonne, ex cadre de la Banque centrale mauritanienne et qui a dirigé plusieurs sociétés au cours des 30 dernières années -Société mauritanienne d’Import-Export (SONIMEX), Société mauritanienne de commercialisation des produits pétroliers (SMCPP), SOMIR, Agence nationale pour la réinsertion des réfugiés (ANAIR) et président du Conseil d’administration de la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH)- figure parmi ceux qui fustigent cette opération de démonétisation et de changement de valeur faciale de l'ouguiya.

Trois semaines après l’entrée en vigueur de la mesure, il établit un constat en mettant l'accent sur une tendance naturelle et généralisée de hausse des prix, qu'il explique par "une anticipation des opérateurs par rapport à un risque d’inflation et de dévaluation de la monnaie par saut de puce (une baisse de la valeur de l’argent qui se fait en douceur)".

"La dévaluation est une mesure monétaire prise dans le contexte d’une économie en difficulté, avec un objectif précis et des mesures d’accompagnement. Mais ici, on va vers une espèce de dévaluation en douceur, sans objet précis, ni mesures d’accompagnement", précise-t-il.

Egalement homme politique, Moussa Fall qui est le président du Mouvement pour le changement démocratique (opposition), rappelle les nombreuses réformes entreprises par le président Mohamed Ould Abdel Aziz en fin de mandat et s’interroge sur leur véritable sens et motivation.

Balayant ces insinuations d'un revers de la main, Sidi Mohamed Ould Dhaker, directeur du Centre de pilotage stratégie et responsable de la Communication à la Banque centrale de Mauritanie (BCM), explique que "l’opération de démonétisation se déroule très bien sur toute l’étendue du territoire national plus de 3 semaines après le lancement. Les nouvelles coupures circulent en grand nombre", avant d'ajouter qu'"il n y a pas eu de hausses massives des prix, mais un phénomène de spéculation à dimension très limitée".

Par ailleurs, sur le volet de la dévaluation, il explique que "parler de dévaluation est un non sens, dans un système de change libre. Car, par rapport au dollar, monnaie par le biais de laquelle 85% des importations de la Mauritanie sont libellées, l’ouguiya s’est apprécié entre janvier 2017 et janvier 2018. La dépréciation, c’est juste par rapport à l’euro".

Reste qu'au niveau du marché de change, ce sont toutes les devises qui se sont appréciées par rapport à l'ouguiya depuis l'annonce de l'opération de démonétisation combinée à un changement de la valeur faciale de la monnaie. Est-ce seulement sous l'effet des spéculateurs? Le temps donnera raison à l'un ou à l'autre. Une seule certitude, tout de même, cette opération a renchéri le coût de la vie à cause des spéculateurs qui ont profité de l'absence de l'Etat au niveau du contrôle des prix.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

 

Obligation aux chauffeurs de voitures entrant à l’aéroport de Nouakchott de payer une taxe

Obligation aux chauffeurs de voitures entrant à l’aéroport de Nouakchott de payer une taxe.Une taxe de 50 ouguiyas de la nouvelle monnaie, est désormais exigée de chaque voiture entrant par la porte de l’aéroport. International de Nouakchott.

L’imposition de cette taxe a entraîné le refus de certains visiteurs de payer le montant qui était auparavant imposé à ceux qui passaient plus d’une heure à l’intérieur de l’aérogare.

Ceux qui entraient à l’intérieur de l’aéroport, recevaient une feuille de papier sur laquelle est écrit le temps d’entrée.

Aujourd’hui cela a changé et tout le monde paye obligatoirement les 50 UM exigées.

Source : elbeyan.info

 

Mauritanie : quand la finance informelle bouscule la banque

Mauritanie : quand la finance informelle bouscule la banqueUn vaste réseau de transfert d’argent s’est implanté depuis plus de cinq ans en Mauritanie, opérant sur toute l’étendue du territoire. Allant plus loin que le réseau bancaire (cantonné sur l’axe Nouakchott-Nouadhibou), ces services informels tiennent la dragée haute à Western Union, leader mondial de transfert d’argent, qui régnait sur la Mauritanie sans partage.

Implantés dans toutes les villes en Mauritanie, ces nouveaux réseaux de transfert permettent d’effectuer des envois et des transactions en temps réel avec des frais moins onéreux par rapport aux banques.

Les mauritaniens sont séduits, dispensés des procédures et des lenteurs des circuits formels. Mauvaise nouvelle pour la presse et l’industrie publicitaire en général, ces services utilisent la bonne vieille réclame au moyen de hauts parleurs pour attirer le chaland.

Les services de transfert s’effectuent de ville en ville, au sein même des villes, de quartier à quartier et même à l’international. Ils sont disponibles 24/ 24 et 7j/7 dans leurs points de retrait là où les banques et les services transferts spécialisés multiplient les pauses déjeuners et les interruptions.

Qui sont donc ces services nouveaux? Les leaders ont pour nom Gaza télécom, Wava, Mauritania télécom et Emirat…

La procédure est simple: Juste un numéro de téléphone du récepteur. Les frais commencent à partir de 500 Ouguiyas (UM, soit 1 euro= 400 Ouguiyas anciens) pour une somme inférieure à 30 000 ouguiya. Le reste varie en fonction de la somme à envoyer.

Pour le transfert au niveau de l’international, il y a le Wari du sénégalais Kabirou Mbodj qui fait une petite place discrète en Mauritanie et le Djiké d’un groupe Soninké mauritanien. Disons que Western Union a du grain à moudre.

Aux dernières nouvelles, les banques semblent avoir lancé des services similaires. Pour le moment, la Banque Centrale de Mauritanie n’a encore rien dit, se rangeant sans doute du côté de l’orthodoxie monétaire selon laquelle il n’y a pas de création monétaire tant que les transactions sont effectuées à l’intérieur des frontières nationales.

Diary N’diaye Bâ

Source : Les Mauritanies

 

 

Grève surprise à Air Algérie

Grève surprise à Air AlgérieAucun avion d'Air Algérie ne décollait lundi d'Alger, les appareils restant cloués au sol depuis le début de la matinée en raison d'une grève surprise du personnel naviguant, ont indiqué la compagnie aérienne nationale et un syndicat.

Les vols de la compagnie au départ d'Alger prévus dans la matinée étaient tous signalés "retardés" sur les panneaux de l'aéroport Houari Boumédienne, a constaté une journaliste de l'AFP sur place à la mi-journée.

Quelques vols prévus dans l'après-midi continuaient d'être signalés "à l'heure". Les vols d'Air Algérie atterrissaient en revanche normalement à Alger, sans redécoller, tandis que les vols des autres compagnies au départ de la capitale ne semblaient pas perturbés, selon cette journaliste.

Environ 70 vols -internationaux et intérieurs- étaient prévus au départ d'Alger lundi, dont une quarantaine avant 13H00 (12H00 GMT), selon les calculs de l'AFP. Des centaines de passagers attendaient dans le hall de l'aéroport, se plaignant de ne recevoir aucune information.

"Air Algérie a été surprise ce matin par une grève surprise illégale. Aucun vol n'a décollé d'Alger", a déclaré Mounia Bertouche, directrice de la communication de la compagnie, à la radio nationale, précisant que des vols avaient notamment décollé d'Annaba et d'Oran, 4e et 2e villes d'Algérie respectivement situées à 550 km à l'est et 400 km à l'ouest d'Alger.

La compagnie a l'intention de saisir la justice, a-t-elle précisé. "Ce n'est pas une grève illégale", a réagi Karim Ourad, secrétaire général du Syndicat national du personnel naviguant commercial algérien (SNPNCA), assurant qu'un préavis de grève avait été déposé mais que la direction d'Air Algérie ne s'était pas rendue aux réunions de conciliation.

Il a indiqué à l'AFP que les grévistes réclamaient le rétablissement d'un "échéancier" d'augmentation des salaires, conclu en janvier 2017 par la précédente direction de la compagnie et gelé par l'actuel patron, Bakhouche Alleche, à la tête d'Air Algérie depuis février 2017.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Mauritanie : Un changement de base monétaire pour quoi faire ?

Mauritanie : Un changement de base monétaire pour quoi faire ?La banque centrale mauritanienne s’apprête à rappeler les billets de banque et pièces de monnaie en circulation pour les remplacer par de nouvelle. L’opération se passera avec un changement de base monétaire : une ancienne ouguiya ne vaudra qu’un dixième de la nouvelle.

A près un nouveau drapeau et un nouvel hymne controversés, la Mauritanie s’apprête à connaître un autre changement d’envergure économique, cette fois. L’ouguiya, devise nationale, en vigueur depuis la sortie de la Mauritanie dans la zone Franc, change de base, selon une décision de la Banque centrale.

La monnaie garde son nom actuel : "ouguiya", tous les anciens signes qu’il s’agisse de billets ou de pièces seront démonétisés pour être remplacés par de nouveaux.

Au passage, la “nouvelle ouguiya” qui sera reconnue dans les standards internationaux par le sigle MRU vaudra dix fois “l’ancienne ouguiya”, le MRO. “Aussi, cette nouvelle reforme, vise à restructurer et à moderniser notre monnaie fiduciaire à travers la démonétisation des différentes séries de billets de banque et de pièces de monnaie (MRO) actuellement en circulation et leur remplacement par de nouvelles séries ouguiya (MRU), plus fortes, plus sûres, plus durables et plus novatrices”, souligne de manière plus détaillée Abdelaziz Dahi, le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie.

Evidemment, beaucoup se posent des questions sur les raisons de ce changement. Et aux autorités monétaires et financières de se lancer dans une longue série d’arguments dont le premier “la circulation importante et l’utilisation excessive du cash”.

En réalité, dans une économie peu bancarisée, la quasi-totalité des transactions se font par l’intermédiaire des billets de banque et des pièces de monnaie. Rares sont les commerçants qui utilisent les chèques. Quant à la carte bancaire, au virement et au paiement par internet, ils n’interviennent que pour des opérations spécifiques. L’Etat mauritanien et les grands groupes comme la société minière SNIM, les banques et autres compagnies d’assurance ou opérateurs téléphoniques sont les seuls pratiquement à y recourir régulièrement dans leurs transactions ou lors du paiement des salaires. Même certaines transactions qui se chiffrent facilement en millions d’ouguiya se font en espèces. A chaque fois, il faut compter et recompter, ce qui ne facilite pas la vie aux agents économiques.

Le deuxième argument qu’évoque la Banque centrale est qu’elle a la lourde responsabilité de la “gestion d’une circulation simultanée de plusieurs séries de billets et de pièces de douze dénominations chacune avec des formats et des supports variés”. En somme, cette réforme permettra d’uniformiser les signes fiduciaires de l’émetteur central mauritanien. Cette simplification permettra une meilleure utilisation de la monnaie, il est vrai. Les étrangers qui se rendent souvent en Mauritanie peuvent en témoigner, pour chacun de leur voyage, ils sont obligés d’avoir un temps d’adaptation relativement long, avant d’acquérir les réflexes. La simple vérification de l’appoint rendu par un commerçant devient une gageure.

Il y a ensuite trois autres arguments que note la Banque centrale et qui sont inhérents à la rationalisation de la production des signes et de leur gestion. En effet, il est plus facile de gérer des séries de billets et pièces qui se limitent à des multiples de centaines. L’actuel système fiduciaire va des pièces de quelques unités aux billets de 2000 ouguiyas. La qualité des billets en circulation est devenue douteuse, de sorte que les faussaires peuvent facilement exploiter cette faille. Enfin, gérer autant de billets et de pièces entraîne des charges importantes pour la banque centrale, alors que le PIB mauritanien n’est que de 4,64 milliards de dollars en 2016.

Néanmoins, certains craignent que cette réforme n’entraîne une hausse des prix. En effet, la baguette de pain qui coûte actuellement 140 “anciennes ouguiyas” sera-t-elle vendue à 14 “nouvelles ouguiyas » ? C’est théoriquement ce qui est censé se passer. Mais ce qui risque de se produire c’est que beaucoup de commerçants feront des arrondis à la dizaine supérieure, ce qui fera que la baguette finira dans quelques mois coûter pas moins de 20 nouvelles ouguiyas. Il devrait en être ainsi avec tous les produits de premières nécessités qui sont vendus en détails dans le petit commerce.

A titre d’exemple, c’est ce qui s’est passé au moment du passage à l’euro dans tous les pays européens et le budget des ménages pourrait en prendre un sacré coup. Alors que les salaires, eux, resteront à leur niveau actuel avec un zéro en moins dans les bulletins de paie.

Par Mar Bassine Ndiaye, Comité EditorialCasablanca
Source : Afrimag (Maroc)

 

 

Mauritanie : 40 journalistes français arrivent à Atar pour booster l’image du tourisme national

Mauritanie : 40 journalistes français arrivent à Atar pour booster l’image du tourisme national40 journalistes français, issus de grands médias parisiens, sont arrivés samedi dernier, dans la ville d’Atar, la capitale de l’Adrar, à bord du 4e vol organisé dans le cadre de l’actuelle saison touristique.

Objectif : booster le tourisme national, après un marasme du secteur qui a duré plusieurs années. Le contingent des journalistes a visité le marché de la ville avant de prendre la route de Chinguitti, d’où il se rendra à Ouadane puis à l’oasis Tergit et certaines zones désertiques.

Le gouvernement mauritanien compte redynamiser le secteur touristique national et rétablir la situation d’avant 2007, en visant cette année la barre de 2000 touristes, dont plus de la moitié ont réservé des places pour se rendre cette saison à Atar.

Les années d’or du tourisme mauritanien avaient enregistré à l’époque des pics dépassant parfois 12.000 vacanciers.

Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Mourassiloun (Mauritanie)

 

Mauritanie: difficultés dans le changement d'unité de la monnaie nationale

Mauritanie: difficultés dans le changement d'unité de la monnaie nationale En Mauritanie, le changement d'unité de la monnaie nationale se fait avec difficultés. Depuis le 1er janvier, les ouguiyas ont perdu un zéro.

Les billets de 5 000, 2 000 ou 1 000 ouguiyas etc. sont remplacés par de nouveaux de 500, 200 ou 100. Ce changement d'unité n’a pas d'impact sur la valeur de l'ouguiya sur le marché international ni sur son pouvoir d'achat sur le marché national. Mais la population mauritanienne a du mal à s'habituer à ce changement.

Depuis près de deux semaines, de longues files d'attente s'observent devant les établissements bancaires de Mauritanie. Les Mauritaniens viennent changer leurs anciens ouguiyas pour les nouveaux qui ne plaisent guère.

« Il y a trop de pièces », confie Aminetou Mint el Moctar, présidente de l'Association des femmes chefs de famille. « Déjà qu'il est difficile pour le citoyen lambda de comprendre cette nouvelle monnaie, ces pièces n'ont aucun sens pour nous », conclut-elle.

De fait, la plupart des petits commerçants, les chauffeurs de taxi, les vendeurs de crédit de téléphone refusent la nouvelle monnaie. Ironie du sort, les Mauritaniens se mettent donc à rechercher avidement des anciens ouguiyas pour pouvoir faire leurs courses.

D'autre part, à la faveur de cette confusion, les commerçants en ont profité pour augmenter leurs tarifs. Le sac de 50 kilos de riz par exemple est ainsi passé de 14 000 anciens ouguiyas à 15 000. Le paquet de cigarettes de 800 à 1 000 ouguiyas.

Cette hausse des prix augmente la confusion générale, car les Mauritaniens ont le sentiment qu'en perdant un zéro, leur monnaie a aussi perdu du pouvoir d'achat. Certains parlent même de dévaluation cachée.

Source : RFI

 

 

Mauritanie : Anapej, l’organe qui n’a pas pu radier le chômage

Mauritanie : anapej, l’organe qui n’a pas pu radié le chômageCensé diminuer, voire éradiquer définitivement le chômage en Mauritanie, l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANAPEJ) enregistre un bilan mitigé.

L’ANAPEJ est une institution publique, fondée en 2005, jouissant d’une autonomie financière et qui a pour mission de promouvoir l’emploi des jeunes en Mauritanie en collaboration avec des entreprises. Elle constitue cependant un gros challenge, dans un pays marqué par la rareté de l’emploi et la faiblesse d’une formation qualifiante.

Pour accomplir sa mission, l’ANAPEJ a monté plusieurs programmes. En premier lieu , elle a créé des Maisons de Services composées de petite et moyenne entreprise regroupant dix membres, sélectionnés sur la base de combinaisons entre sept diplômés sortant de l’enseignement professionnel et trois de l’enseignement général, associés autour d’un projet viable, dans un secteur d’activité donné, choisi en fonction des besoins spécifiques.

En deux, elle a mis en place le programme « Professionnels pour Chaque Cité » (PCC) qui s’adresse aux sortants des enseignements professionnels, regroupés en micro-entreprises, selon leur domaine de compétences et les besoins des localités-cibles concernés. Des opportunités d’insertion qui répondent aux besoins des localités en termes de maintenance, d’entretien et de réparations…

Et en trois, l’agence a créé un programme innovant, dénommé Khoutwa qui vise au développement des compétences, par l’immersion en entreprise et l’accompagnement, au profit des demandeurs d’emploi, pour multiplier leurs chances d’accès à l’emploi.

En dépit de toutes ces actions entreprises en collaborations avec plusieurs partenaires, l’anapej n’a pas su couper le cordon ombilical du ‘’chômage’’ pour enfin stopper son règne dans le pays.

Chaque jour, devant la place ( ANAPEJ), on aperçoit des groupes de jeunes, des diplômés-chômeurs, des non-diplômés mais tout aussi chômeurs, des handicapés physiques ; en somme des personnes cible de l’agence.

Ils attendent dans l’espoir de trouver un emploi, de voir le directeur qui ne cesse de recevoir des dossiers, mis après dans les oubliettes. Une situation sans suite qui encourage la fuite des cerveaux.

Source : Les Mauritanies

Transport interurbain: Déguerpissement des transporteurs au niveau du garage "Nouadhibou"

Transport interurbain: Déguerpissement des transporteurs au niveau du garage La station de regroupement des bus de transport interurbain de Nouadhibou, communément appelée "Garage Sabah", devrait être déguerpie par ses usagers, a-t-on appris auprès de ces locataires.

En effet, les petites entreprises de transport interurbain ont été sommées d'évacuer les lieux d'ici fin janvier 2018. Aucune explication n'a été donnée aux occupants du site sinon que le gouvernement leur demande de trouver une autre place pour leurs activités.

Selon certaines sources, cet endroit proche de l'hôpital national devrait servir à la création d'un édifice public. Pour d'autres, il s'agit d'une opération de cession prévue sur cet endroit devenu névralgique.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Si ce n’est une dévaluation… 10 UM de plus, ce sont 100 UM de plus !

Si ce n’est une dévaluation… 10 UM de plus, ce sont 100 UM de plus !Près d’une semaine après l’émission de la nouvelle ouguiya, les populations se sont rendues compte qu’il s’agit bien d’une dévaluation déguisée de la monnaie nationale.

En effet, au change, dans les banques primaires comme dans le marché noir, l’ouguiya a perdu de sa valeur : 1 Euro est à 45 NUM alors qu’il était à 432 MRO (c’est-à-dire 43,2 NUM), 1 $ US à 39,6 NUM contre 360 MRO (36 NUM).

Mais c’est spécialement dans le commerce que cette « dévaluation déguisée » est plus flagrante : dans le secteur du commerce en gros, le sac de riz importé de 50 kg est désormais à 1750 NUM alors qu’il était à 16.000 UM (1600 NUM), celui au même poids de sucre à 1550 NUM alors qu’il était à 13500 UM (1350 NUM).

Les dommages collatéraux sont gigantesques pour les ménages, surtout quand sait que la politique de libéralisme adoptée par le gouvernement, permet aux détaillants de décider eux-mêmes des marges bénéficiaires de leurs produits de vente.

Ainsi, dans les boutiques de quartiers, le kg de riz importé est commercialisé depuis le 2 janvier dernier à 45 NUM et celui du sucre à 35NUM. Dans un cas comme dans l’autre, les commerçants ont arrondi leurs prix, en les majorant de 5 à 10 NUM. En fait, il s’agit de leur toute première astuce commerciale qui consiste à revoir les prix de vente de leurs produits de 5 à 10 NUM.

Conscients du fait que pour le sens commun, une augmentation de 10 NUM est aléatoire voire négligeable, les commerçants jouent sur le mental des consommateurs. Il s’agit-là des plus grandes augmentations de prix jamais connues dans le pays.

En effet, la quasi-totalité des marchandises ont vu leurs prix majorés de 5 à 10 UNM, ce qui se traduit dans les faits à 50 et 100 UM. Depuis mercredi, le transport public est entré dans le jeu avec des taximan qui ont adopté de nouveaux tarifs fixés à 15 ou 20 UM la course, c’est-à-dire 150 et 200 UM (anciens), soit un augmentation de 50 à 100 % !

Dans nombre de quartiers de la capitale, des boulangeries ont revu leur commerce. Si certains boulangers ont revu le prix de la miche de pain en la commercialisant à 12 NUM (c’est-à-dire avec une augmentation de 20 UM, anciens), d’autres ont tout simplement revu à la baisse le poids de cette miche.

Pour l’heure, seuls échappent à cette envolée des prix, le marché de la volaille et de la viande rouge. Tout porte à croire cependant que cela ne saurait durer.

N.H
Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Mauritanie: des syndicats dénoncent l'élection "illégale" d'un nouveau président du patronat

Mauritanie: des syndicats dénoncent l'élection Après l'élection, le 28 décembre dernier, d'un nouveau président de l'Union nationale du patronat de Mauritanie (UNPM), les centrales syndicales proches de l'opposition ruent dans les brancards.

Les centrales syndicales proches du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, un vaste rassemblement de l’opposition) ruent dans les brancards après l’élection de Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, PDG de la Banque mauritanienne pour l’Industrie (BMI) à la présidence de l’Union nationale du patronat de Mauritanie (UNPM), à l’issue d’un vote organisé le 28 décembre dernier.

La Centrale libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM) dénonce «une attitude arrogante, belliqueuse du gouvernement, en violation des dispositions légales et réglementaires et des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), régissant le droit des individus à former des communautés, à élire des représentants de leur choix au sein des organisations et à vivre ensemble dans le respect de la dignité, de l’honneur et des valeurs».

En effet, pour Samory Ould Bèye, SG de la CLTM, le comportement des autorités à l’occasion de l’élection du nouveau bureau du patronat rappelle de forts mauvais souvenirs, avec «une immixtion des pouvoirs publics, entraînant une éviction pure et simple du président en exercice de l’organisation dans un contexte dépourvu de toutes les garanties d’indépendance, de transparence et d’impartialité, indispensables dans tout Etat de droit».

La centrale syndicale évoque ainsi le cas d’Ahmed Baba Ould Azizi ould El Mamy, président de l’UNPM jusqu’au 28 décembre dernier, mais en froid avec le pouvoir de Nouakchott depuis quelques années, qui vit désormais hors du territoire national.

Le nouveau président du patronat, Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, est présenté comme un "homme d'affaires" du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Pour sa part, le Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs de Mauritanie (CGTM), Abdallahi Ould Mohamed dit Nahah, rappelle que «la guerre entre le bureau du patronat et le gouvernement a débuté en octobre 2016, suite à un discours du président Ahmed Baba Ould Aziz, critiquant l’environnement des affaires dans le pays. Ainsi, les autorités se sont largement impliquées dans l’élection du nouveau bureau de l’UNPM, commettant au passage plusieurs infractions, entorses et irrégularités dans la convocation du congrès, qui ne pouvait se faire que par l’intermédiaire du président en exercice, ou par la justice, 2 conditions non remplies. Les cotisations de 6 des 11 fédérations ont été également versées de manière irrégulière».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya


Source : Le360 (Maroc)

 

 

 

Nouvel ouguiya en Mauritanie: «aucune crainte à avoir» selon la Banque centrale

Nouvel ouguiya en Mauritanie: «aucune crainte à avoir» selon la Banque centraleLa Mauritanie change l'unité de sa monnaie aujourd'hui. L'ouguiya passe d'une échelle de 10 à 1.

En clair, cela signifie qu'à partir d'aujourd'hui 10 ouguiyas deviennent 1 ouguiya. De nouveaux billets sont donc émis, mais la monnaie conserve le même nom. Cela ne devrait pas avoir d'impact sur la valeur de l'ouguiya sur le marché national mais aussi international : 1 euro valait avant 420 ouguiyas, il en vaut aujourd'hui 42.

Abdel Aziz ould Dahi est le gouverneur de la Banque centrale mauritanienne, il répond aux questions de Gaëlle Laleix.

« Il n’y a pas de craintes à avoir, parce que toutes les dispositions sont prises pour, d’une part, garantir que les prix ne vont pas subir une inflation injustifiée. On a déjà fait des réunions avec la Fédération du commerce pour les sensibiliser. A priori, nous ne nous attendons pas à ce qu’il y ait une flambée des prix, comme je l’entends souvent dire. »

Source : RFI

 

Nouvel Ouguiya : Le marché flambe

Il a fallu juste une semaine après la conférence de presse du gouverneur de la BCM sur la nouvelle ouguiya, pour que le marché de consommation du pays soit perturbé. Autant les devises ont vu leur côte monter au marché noir, autant les prix des produits de consommation sont montés en flèche.

Dans la seule journée de dimanche dernier, au marché noir de Nouakchott, l’Euro est passé de 405 ouguiyas le matin, à 415 UM en milieu de journée puis à 445 UM en début de soirée. Pour sa part, le Dollar américain est passé de 320 à 355 UM, l’espace de 24 heures ! Lundi, la tendance s’est stabilisée, mais les craintes étaient toutefois nombreuses de voir l’ouguiya chuter davantage les jours à venir.

Cette situation serait due à deux facteurs : l’émission dès le 1er janvier 2018, des nouvelles gammes de la monnaie nationale et la rareté des devises au marché noir. Elle serait aussi provoquée par des professionnels du change et des spéculateurs en quête de profit.

Il faut toutefois dire que pendant ces trois dernières années, la valeur de l’ouguiya a baissé de 241 à 370 pour un dollar et de 354 à 455 pour un euro Depuis l’annonce le 28 novembre dernier de l’émission de nouveaux billets de banque en lieu et place des billets en cours d’usage, les commerçants et autres hommes d’affaires se sont en effet rués vers les devises, tous persuadés qu’en transformant leurs réserves financières en devises, ils les protégeraient d’éventuelles crises financières à venir.

Mais le flux le plus important des candidats au change, provient sans nul doute du monde rural. En effet, les propriétaires de cheptel ont été nombreux à se rendre à Nouakchott, pour disent-ils sécuriser leur argent. Très lotis ces derniers mois pour avoir vendu nombre de leurs animaux puisqu’incapables de les entretenir au terme d’un hivernage avare, ils ont été aperçus devant les Agences de change comme devant les guiches de banque.

Soit pour s’approvisionner en devises, soit, pour placer des fonds, dans l’attente de les récupérer sous forme de nouveaux billets de banque. Le marché de change du pays connait ainsi une forte ébullition, marqué toutefois par la suspicion et la prudence.

En effet, une forte crainte est perceptible auprès des professionnels du change qui craignent l’intrusion de faux billets de l’ancienne monnaie à quelques semaines de l’introduction des nouvelles coupures. De tradition, ces faux billets proviendraient surtout des éleveurs, souvent arnaqués par des acheteurs qui ont l’habitude de se servir de faux billets de coupure de 5000 UM.

Dans le commerce, la spéculation a fait des ravages. Non seulement les produits de consommation se sont faits rares mais plus, ils ont vu leurs prix revus à la hausse. Le riz, l’huile, le lait en poudre ont particulièrement été visés, puisqu’importés.

La viande, le poisson, les fruits et légumes, les produits de chair ont gardé leur prix, mais sont de plus en plus rares. Tous les produits de ménagers, les matériaux de construction, les produits de luxe ont vu leur prix revus à la hausse ; dans les circuits du marché, une forte rumeur interprète le changement de monnaie à une dévaluation de l’ouguiya !

C’est fort de cette situation que le gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie a rencontré jeudi dernier les membres de l’union nationale du patronat mauritanien. L’occasion pour lui de réaffirmer en substance que la valeur de la monnaie nationale demeurait inchangée et qu’elle pourrait même connaître prochainement une amélioration. En vain ! Plus grave !

Quelques heures après la réunion, la spéculation a repris de plus bel, avec l’ouguiya qui a de nouveau chuté dans le marché noir, passant de 403 à 1 Euro à 405 à l’achat.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

 

Inauguration par le président de la République d’un complexe commercial à Nouakchott

Inauguration par le président de la république du plus grand complexe commercial à NouakchottLe président mauritanien Mohamed O. Abdel Aziz a inauguré mercredi le plus grand centre commercial à Nouakchott, construit par le ministère de l’habitat.

Le président O. Abdel Aziz a coupé le ruban symbolique donnant le coup d’envoi à l’activité de ce centre qui doit remplacer l’ancien marché, dit « marché de la capitale » que les autorités envisagent de démolir.

Ce centre a été construit sur une superficie de 17.350 mètres carrés et compte 1171 boutiques, de 29 types, réparties entre le rez-de-chaussée et deux étages, en plus d’un espace pour les services.

Le centre qui a coûté 6 milliards d’ouguiyas prélevés sur le budget de l’état a été réalisé sous la supervision de la société « ISKAN ».

La cérémonie d’inauguration s’est déroulée en présence du premier ministre Yahya O. Hademine, la ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, Amal Mint Maouloud, le wali de Nouakchott ouest, la présidente de la communauté urbaine de Nouakchott, le hakem de la moughata de Tevrag Zeina, en plus du président de l’assemblée nationale, Mohamed O. Boilil et les membres du gouvernement.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Mauritanie : 613 millions d’ouguiyas pour une usine de dessalement d’eau de mer

Mauritanie : 613 millions d’ouguiyas pour une usine de dessalement d’eau de merLe gouvernement mauritanien devra décaisser un montant de 613 millions d’ouguiyas, pour une usine de dessalement d’eau de mer , dans la localité de Nouadhibou, située à 465 kilomètres au Nord de Nouakchott.

Ces informations ont été révélées, mardi 21 novembre lors de la cérémonie de pose de la première pierre de cette infrastructure, présidé par le président mauritanien, Mohammed Ould Abdel Aziz.

Ainsi, si l’on se fie aux techniciens chargés du projet, cette usine, d’une capacité globale de 15000 m3/jour sera répartit en 3 unités dont chacune aura une production journalière de 5000 m3.

Ce complexe comportera également d’un réservoir de purification en béton d’une capacité de 200 m3, de cinq modules d’une capacité de 1000 m3 chacune et d’un second réservoir de stockage d’une capacité de 500 m3 pour les eaux traitées et d’un bâtiment d’exploitation et de formation.

A cette occasion, le ministre de de l’Hydraulique et de l’Assainissement, M. Yahya Ould Abd Dayem, a laissé entendre que ce projet permettra de doubler la capacité productive en eau de la ville, qui est devenue un pôle d’attractivité économique.

Le ministre a également souligné que ce projet entre dans le cadre du programme d’accessibilité à l’eau potable et d’assainissement qui vise des taux de couverture respectifs de 74% et de 44%.

Rappelons que le gouvernement mauritanien dans son agenda avait indiqué que près de 80% de la population Mauritanienne aura accès à l’eau potable à l’horizon 2018, avec l’achèvement de 947 réseaux d’adduction d’eau dans le pays.

Ibrahima Junior Dia
Source : Les Mauritanies