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Economie en Mauritanie

Mauritanie : Les prix des hydrocarbures peuvent enregistrer une nouvelle hausse (Officiel)

Mauritanie : Les prix des hydrocarbures peuvent enregistrer une nouvelle hausse (Officiel)Le prix du Diesel peut enregistrer une nouvelle hausse, selon le ministre mauritanien de l’économie et des finances, Moctar Ould Diay, qui a fait cette révélation jeudi dernier, à l’occasion de la séance « commentaires des résultats du conseil des ministres ».

Les contours du projet de loi de finance initiale portant budget de l’Etat pour l’année 2018 ont été délimités sur le plan économique, a affirmé le ministre.

"L’économie mondiale cette année a montré que le pays se rétablit peu à peu après la crise et qu’il y a une amélioration des performances de l’économie au plan international et que l’année 2018 sera semblable à celle de 2017", a-t-il dit.

Le prix de l'essence à la pompe était, au début de l’année en cours, de 436,6 ouguiyas le litre, soit environ 1,4 dollar et celui du gasoil est de 390 ouguiyas, soit 1,24 dollar, en ce mois de janvier 2016, soit l'un des plus chers de la sous-région.

"Les prix des matières premières vont aller dans le même sens que celui de l’année écoulée avec une légère augmentation au niveau des hydrocarbures alors que l’on prévoit une stabilité des prix au niveau du secteur minier, notamment le fer sinon une légère diminution pour ce dernier. Les prévisions affichent également une stabilité pour les prix des denrées alimentaires et des autres produits de base dans leur fourchette de 2017", a expliqué M. Ould Diay.

Rédaction Cridem, avec l'Agence Mauritanienne d'Information (AMI)
Source : Rédaction Cridem

 

Mauritanie : Tullow et Sterling Energy annoncent leur sortie du bloc offshore C-10

Mauritanie : Tullow et Sterling Energy annoncent leur sortie du bloc offshore C-10 En Mauritanie, les compagnies britanniques Tullow Oil et Sterling Energy qui sont partenaires sur le bloc offshore C-10 ont notifié à Nouakchott qu’elles se retireront du périmètre le 29 novembre prochain.

En effet, le contrat de partage de production qui couvre le bloc, exige des deux partenaires d’exécuter le forage d’au moins un puits d’exploration sur le site avant le 30 novembre. Ce qui, en l’état actuel des choses ne peut être faisable, selon un communiqué signé de Sterling Energy. Et d’indiquer que l’opérateur du bloc, Tullow, avait, il y a peu, demandé une extension d’un an pour effectuer une nouvelle enquête 3D, mais sans succès.

De son côté, Sterling a fait savoir que les découvertes de Kosmos au large ne sont pas suffisantes pour prendre des risques avec le forage d’un puits, soulignant la nécessité d’obtenir une prolongation du délai de la licence pour davantage de travaux exploratoires. En échange, les partenaires ont prévu de forer deux puits.

En l’espèce, les deux compagnies devront verser une amende de 7,5 millions de dollars au gouvernement pour ne pas avoir rempli leurs obligations contractuelles.

Jusqu’au 29 novembre prochain, Tullow contrôlera 76,5% sur le bloc et Sterling, ses 13,5%. La Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier (SMHPM), elle, conservera les 10% restants. Le bloc C-10 couvre une zone d’environ 10 725 km² pour une profondeur d’eau variant entre 50m et 2400 m au large de la Mauritanie.

Il faut rappeler qu’en janvier 2016, Sterling a renoncé à ses 40,5% de participation dans le contrat de partage de production (PSC) sur le bloc pétrolier C-3 situé dans l’offshore mauritanien car « les données sismiques recueillies lors de la première phase d’exploration ne lui permettent pas de continuer les deux autres phases d’exploration du champ. »

Source : Agence Ecofin

 

 

L'accord d'association avec la Mauritanie devient effectif

L'accord d'association avec la Mauritanie devient effectif Le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, président en exercice du conseil des ministres de la Cédéao, a présidé le 27 octobre à Nouakchott la première session du conseil d’association entre la Mauritanie et l’organisation ouest-africaine.

La Mauritanie et la Cédéao ont signé en août dernier à Lomé un accord d’association. L’organisation aurait préféré que Nouakchott présente un dossier de réadmission, mais finalement la solution de statut d’Etat associé a été validée.

Le pays avait quitté l’ensemble ouest-africain il y a 17 ans. L’accord est devenu effectif ; reste à en fixer les modalités et la mise en œuvre avant une ratification formelle.

Le Conseil a souligné l’importance de cette association qui contribuera à accroitre les échanges commerciaux entre les Etats, stimuler l’investissement et le développement en Mauritanie, souligne un communiqué publié dimanche.

La Mauritanie devrait rapidement adhérer au Tarif Extérieur Commun (TEC) et au schéma de libéralisation des échanges (SLE).

Côté mauritanien, plusieurs personnalités ont participé au conseil d’association parmi lesquelles Naha Mint Hamdi Ould Mouknass, le ministre du Commerce et de l’Industrie, et Isselkou Ahmed Izud Bih, le chef de la diplomatie.

Lors de son séjour à Nouakchott, Robert Dussey a été reçu par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Source : République Togolaise

 

Mauritanie: une délégation de la CEDEAO rencontre Mohamed Ould Abdel Aziz

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu en audience vendredi, une délégation de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Au menu, dégager une feuille de route dans la perspective de l'établissement du libre-échange entre la Mauritanie et la CEDEAO.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu vendredi au Palais de la République, une délégation de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, comprenant le président de la commission, Marcel Alain De Souza et Chaioubou Laouali, commissaire chargé du Commerce, des douanes, de la libre circulation et du tourisme au sein de l’organisation sous régionale.

Au menu de l’audience, la mise en application d’une feuille de route des termes et des délais pour la migration du Tarif extérieur de la Mauritanie vers le Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO, dans une perspective d’harmonisation de la législation douanière.

La Mauritanie et la CEDEAO ont décidé de mettre en place une commission technique pour se pencher sur la question.

«L’audience de ce vendredi donne le top départ de l’accord d’association paraphé le 05 mai 2017. Les deux parties se sont engagées sur une feuille de route détaillée, avec des délais précis pour éliminer toutes les contraintes et barrières au plan politique, technique, commercial et humain».

A signaler qu’un accord d’association embrasse plusieurs domaines de la vie politique, économique et sociale (libre circulation des personnes et des biens, liberté d’établissement et d’investissement...). Alors qu’un accord de libre-échange revêt un aspect purement commercial.

Avec 15 états membres, qui devraient bientôt accueillir le Maroc comme 16e membre, la CEDEAO est forte d’un Produit intérieur brut (PIB) de 730 milliards de dollars, soit la vingtième économie du monde et un marché de 330 millions de consommateurs.

Pour rappel, la Mauritanie et la CEDEAO avaient signé un accord d’association en mai 2017. Toutefois, lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernements de l’organisation, tenu à Monrovia (Liberia) le 04 juin 2017, avait demandé à Nouakchott, membre fondatrice de la CEDEAO en 1975, de solliciter une réintégration en bonne et due forme.

Toutefois, au mois d’août 2017, la Mauritanie et la CEDEAO ont signé un accord de libre-échange, en marge du sommet Etats-Unis-Afrique, organisé à Lomé.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

 

450 millions d’UM pour la création d’une nouvelle société de transport

450 millions d’UM pour la création d’une nouvelle societé de transportDes sources bien informées ont indiqué que les autorités Mauritaniennes ont créé une nouvelle société de transport urbain financée à hauteur de 450 millions d’ouguiyas.

Cette société gérera exclusivement les taxis dans la capitale, à partir de 1er novembre prochain. Ses activités se limiteront temporairement au transport de passagers vers et depuis l’aéroport international de Nouakchott «Oum Tounsy».

Les sources ont confirmé que la société est entièrement financée par la Caisse des Dépôts et de Développement  (CDD) pendant que la Mauritanienne de Sécurité Privée (MSP) est chargée de sa gestion. Ces mêmes sources rapportent que cette société a déjà acquis 60 petites voitures, sans donner plus de détails.

Le Colonel de la gendarmerie à la retraite Sidi Ould Riha est le directeur général de la mauritanienne pour la sécurité privée (MSP), tandis que son conseil d’administration est présidé par un ancien officier de l’armée et actuel maire de la municipalité de Zouerate, Cheikh Ould Baya.

Source : Essevir.mr
Traduit par Adrar.Info


Mauritanie: BP et Kosmos prévoient de forer un nouveau puits sur le bloc C-8

Mauritanie: BP et Kosmos prévoient de forer un nouveau puits sur le bloc C-8 Mercredi, Bernard Looney (photo), le directeur général de l’Amont de BP, a déclaré que les partenaires sur le bloc offshore C-8 envisagent de démarrer le forage, d’ici la fin de l’année ou début 2018 du puits Lamantin-1 situé dans la partie Nord du bloc C-8 non loin du puits Hippocampe actuellement en cours de forage. Cette annonce a été faite dans le cadre de la conférence Oil & Money qui se tient actuellement à Londres.

Lamantin-1 sera la troisième étape d’un programme de quatre puits dans le bassin sénégalo-mauritanien qui a démarré en mars dernier à partir du puits Yakaar dans le bloc Cayar Offshore Profond du complexe Grand Tortue. Il sera foré par la plateforme de forage Atwood Achiever et devrait contenir des réserves de 2 milliards à 3 milliards de barils équivalents pétrole.

Après son forage, les partenaires mettront le cap sur Reguin Tigre-1 au large du Sénégal. Les résultats de la première campagne de forage dans le bassin sénégalo-mauritanien ont permis de mettre la main sur 25 Tcf de gaz. Kosmos espère atteindre 50 Tcf à la fin de cette deuxième phase.

Quant au puits Hippocampe, ses résultats sont toujours très attendus. A ce sujet, M. Looney a affirmé : « nous continuons de forer. Nous nous approchons de notre cible et nous ferons part des résultats en temps opportun (…) Cela ne devrait pas tarder ».

Par ailleurs, le directeur général de l’Amont de BP a réitéré la volonté des deux partenaires de livrer le premier gaz dès 2021 et de prendre la décision finale d’investissement l’année prochaine. Pendant ce temps, l’exploration jouera un rôle de premier plan dans le projet de développement de BP au Sénégal, a souligné le responsable.

En décembre 2016, BP a annoncé la prise de contrôle de 62% de participation dans les blocs offshore mauritaniens C-6, C-8, C-12 et C-13 aux côtés de Kosmos Energy.

Source : Agence Ecofin

 

 

Monde rural : risques de lendemains difficiles et menace pressante de la sécheresse

Monde rural : risques de lendemains difficiles et menace pressante de la sécheresseDepuis quelques semaines, des cas de disparitions d’animaux sont légion dans le pays. Au Trarza, plusieurs dizaines de bovins ont péri près de la ville de Keur Macène coincés dans un feu de brousse, au Brakna, les troupeaux crèvent du fait de la rareté des pâturages et dernièrement au Tagant, plus de 140 têtes de caprins ont péri après s’être abreuvée d’une eau qui serait intoxiquée.

Le bétail mauritanien traverse depuis quelque temps une passe difficile préjudiciable certainement à l’état du marché de consommation de la viande dans le pays. Malheureuses coïncidences à l’intérieur du pays où il vient de connaître d’énormes pertes.

La première alerte est survenue le 2 octobre dernier après le gigantesque feu de brousse qui a décimé une forêt située aux alentours de la ville de Keur Macène, où ont péri, coincés entre les flammes, près d’une quarantaine de bovins ; la seconde est tombée le week-end dernier avec près de 200 caprins qui ont péri après avoir bu de l’eau d’un puits.

Auparavant, suite à la faible pluviométrie dans le pays, une grande partie du cheptel n’a pas survécu à la rareté des pâturages. Et nombre de ceux qui ont été conduits vers le Mali et le Sénégal – près de 500. 0000- ont trépassé après des attaques répétées des loups chemin faisant. De sources dignes de foi, des chameaux ont aussi disparu ces derniers temps, en nombre important des Willayas de l’Inchiri et du Tiris Zemmour.

Selon nombre de professionnels, le pays risque de connaître des lendemains difficiles dans le secteur de la viande et du lait. En fait, connue pour être le premier pays producteur de viande dans la région ouest africaine, la Mauritanie n’est pas préparée à une telle situation, première du genre, et qui risque de s’aggraver avec la menace pressante de la sécheresse.

Les mois derniers, la Mauritanie a en effet exporté plus d’un million de têtes d’animaux au Sénégal, en Gambie et au Mali, pour les besoins des marchés de ces pays. Quand on ajoute à tout ceci, la demande quotidienne du marché national en viande et les têtes abattues lors des dernières fêtes religieuses, le cheptel ne peut que s’en ressentir.

Faut-il souligner qu’en mai dernier, le gouvernement avait prévu de réaliser des objectifs pour la préservation du cheptel 2017-2018 en aidant au transport de celui-ci dans les zones humides. Malheureusement, Dieu semble avoir décidé autrement. En effet, à cause des poches de sécheresse dans plusieurs parties de notre pays, il y a de sérieux périls pour ce projet.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

CEDEAO : La Mauritanie revient… en restant dehors

CEDEAO : La Mauritanie revient… en restant dehorsLa Mauritanie et la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) ont officiellement signé, le 16 août dernier, à Lomé, l’accord d’association conclu en mai dernier entre les deux parties.

L’organisation sous-régionale comptant désormais 16 membres (avec l’adhésion du Maroc) a fini par accepter que la Mauritanie s’en tienne à son statut d’Etat associé.

Pourtant, en juin 2017, à Monrovia, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire avaient refusé de valider la requête mauritanienne qui a été invitée à introduire plutôt une demande de réadmission au sein de l’organisation qu’elle avait quittée en 2000, après en avoir été membre fondatrice en 1975.

Membre d’une Union du Maghreb arabe (UMA) qui hiberne depuis 1989, la Mauritanie refuse donc la réintégration pleine et entière de la CEDEAO pour des considérations purement politiques, même si Nouakchott est consciente que son intérêt économique est au sein de ce regroupement africain boosté par l’arrivée en son sein du Maroc. Ce vaste marché de 350 millions de personnes réparties à travers 15 pays, comptera désormais en son sein la population du royaume de près de 34 millions d’habitants (recensement de 2014).

Pour forcer la porte de l’organisation, la Mauritanie s’est appuyée sur la décision de la 44ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO des 28 et 29 mars 2014 qui a donné son aval à la Commission, l’instance exécutive, pour négocier un accord d’association avec la Mauritanie.

Mais Nouakchott devrait attendre le prochain sommet de la CEDEAO, prévu en décembre prochain à Lomé, pour véritablement se fixer sur son nouveau statut au sein de l’organisation. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement est en effet la seule instance habilitée à donner une suite à cette procédure.

Un retour gagnant

Selon les dispositions de l’accord entériné lors de la visite qu’a conduite, du 2 au 5 mai à Nouakchott, Marcel A. de Souza, président de la Commission de l’organisation, les deux parties étaient parvenues à «un texte consensuel de l’accord d’association qui contribuera au rapprochement des populations de l’ensemble de la région Afrique de l’Ouest et au renforcement des relations économiques et commerciales entre les Etats membres de la CEDEAO et la Mauritanie», comme le détaillait le communiqué publié à la fin des négociations.

«A travers cet accord d’association, les deux parties se sont engagées à renforcer leur coopération dans plusieurs domaines d’intérêt commun, notamment l’institution du libre-échange, l’application du tarif extérieur commun, la promotion de la libre circulation des personnes, le développement d’une politique commerciale commune ; toutes choses devant favoriser l’accroissement des échanges à l’intérieur de la région et la création du marché commun de l’Afrique de l’Ouest».

La CEDEAO et la Mauritanie se sont par la suite engagées à poursuivre les efforts en vue de la finalisation de la signature de cet accord de partenariat économique qui devrait également permettre au pays d’intégrer les négociations en cours pour un nouvel accord entre l’organisation et l’Union européenne (UE).

La suite des négociations s’annonce difficile. Les dossiers à discuter doivent être soumis à des exigences d’harmonisation et de convergence pour renforcer la libre circulation des biens et des personnes dans la sous-région. Il s’agit notamment de revoir les différents tarifs douaniers en plus d’intégrer la Mauritanie dans le processus entamé par la CEDEAO dans le cadre de la mise en œuvre d’un tarif extérieur commun (TEC-CEDEAO). L’objectif ultime est d’instaurer, à partir de janvier 2019, une zone de libre-échange entre la Mauritanie et les pays de la CEDEAO.

Par Mohamed Sneïba - Comité Editorial – Casablanca
Source : Afrimag (Maroc)

Le monde rural en grand danger…

Le monde rural en grand danger… Le monde rural va mal. Trop mal ! Déficitaire et mal repartie, la pluie parait, en plus, par les temps qui courent, sans ‘’Baraka’’. Car elle ne fait pas pousser l’herbe et ne permet pas aux paysans de cultiver la terre là où on a enregistré une bonne pluviométrie.

Certaines régions agropastorales comme le Trarza, le Brakna et une grande partie du Gorgol ont été particulièrement mal arrosées et continuent depuis le début de l’été à nourrir directement leur bétail. Une action de plus en plus difficile à réaliser à cause du renchérissement de l’aliment de bétail dont les prix, la spéculation aidant, grimpent tous les jours.

Résultat : peur et désarroi chez éleveurs et agriculteurs qui ne savent plus quoi faire face à cette grave situation de sécheresse qui, également, frappent les régions frontalières qui pourraient constituer un recours pour le bétail national chez nos généreux voisins. Mais le plus grave est que cette véritable catastrophe qui s’abat sur le monde rural ne semble émouvoir personne. Ni au pouvoir ni à l’opposition !

Au cours de l’une des dernières réunions du gouvernement, un responsable de l’un des départements concernés par ce sujet aurait présenté une communication très positive sur la situation des pâturages et des cultures dans le pays.

Même au niveau de l’opinion, cette dangereuse situation du monde rural n’est évoquée que très superficiellement quand les gens évoquent leurs vacances gâtées par le manque de pluie dans les brousses. Pourtant cette mauvaise conjoncture, doublée d’une crise économique aiguë presque palpable à la main, doit nous pousser à plus de vigilance et de discernement.

Exit la bataille politique entre le pouvoir et l’opposition qui continuent de croiser le fer au moment où l’entité nationale est secouée par cette catastrophe écologique qui, si on n’y prend pas garde, risque de nous plonger dans un réel chaos.

Qu’attend le gouvernement pour lancer un appel à l’aide internationale pour venir en aide à nos populations en détresse, laissées pour compte ? Il serait plus judicieux, plus juste et, politiquement, plus rentable pour nos gouvernants de reconnaitre la réalité et de cesser de servir à l’opinion une langue de bois usée jusqu’à la corde.

De leur côté nos opposants doivent savoir que le pays est trop fragile et ne supporte ni surenchère ni bouleversements sociaux. Il est vrai que le pouvoir, premier responsable de ce qui arrive au pays, pousse, par ses agissements, à compliquer les choses et ne fait rien pour désamorcer la bombe. Mais cela ne justifie point que les autres forces politiques aillent dans le même sens.

Les uns et les autres doivent avoir pitié de nous, de notre entité nationale et aller vers l’essentiel : plus de sagesse, plus de retenue et surtout un peu de bon sens.

Source : RMI Biladi (Mauritanie)

 

 

Hivernage 2017 : Bilan catastrophique, risque de famine

Hivernage 2017 :Bilan catastrophique, risque de famineLa saison des pluies est finie en Mauritanie. L’intensité des pluies a été très faible dans la majeure partie du territoire national et le bilan général est mitigé. Des signes qui présagent d’une situation assez difficile qui risque d’aboutir à une grave sécheresse.

Ce constat est recueilli du Bulletin Agro-météorologique Décadaire (BAD) du Service agro-météorologique de la Direction de l’aménagement agricole du ministère de l’Agriculture. Au terme de la saison des plies 2017, les déficits enregistrés sont nombreux.

Notamment dans les régions qui ont été le plus arrosées : les wilayas du Guidimakha, Assaba, Gorgol et les deux Hodhs. Partout, il a été enregistré des écarts significatifs pouvant atteindre, parfois, – 346 mm (Gouraye). Par rapport à l’année passée et à la même période, environ 65% des postes pluviométriques suivis présente une situation déficitaire.

Les écarts les plus significatifs sont enregistrés dans les postes suivants. Hodh El Charghi : Djigueni – 128 mm, Adel Bagrou – 81 mm, Bousteilla – 47 mm ; Hodh El Gharbi : Touil – 247 mm, Tintane – 160 mm, Koubeni – 106 mm, Tamchekett– 79 mm ; Assaba : Kamour – 149 mm, Boumdeid – 118 mm, Guerou – 92 mm, Hamod – 83 mm, Barkeol – 76 mm ; Guidimakha : Gouraye – 346 mm, Wompou – 317 mm, Harr – 275 mm, Selibaby – 194 mm, Diaguily – 143 mm, Bouly – 130 mm, Ghabou – 132 mm, Bouanze – 130 mm, Dafort –121 mm ;

Tagant : Tidjikja – 57 mm, N’Beika – 60 mm, Moudjeria -49 mm, Achram Sonader – 44 mm ; Brakna : Male – 220 mm, Magta Lahjar – 112 mm, Aleg – 57 mm, M’Bagne – 45 mm ; Gorgol : Kaedi – 217 mm, Maghama – 248 mm, Foum Gleita – 90 mm, Djadjibine – 80 mm ; Trarza : Keur Macène – 65 mm, Tékane – 30 mm, Boutilimit – 28 mm ; Adrar : Aoujeft—74 mm, Atar – 64 mm.

Par rapport à la normale 1981-2010, la situation pluviométrique est également déficitaire, en près de 47 % des postes pluviométriques suivis.

Situation des cultures pluviales

Au vu de l’évolution de la situation pluviométrique, les cultures ont connu des situations diverses. Des semis et des ressemis ont été effectués ou en cours, dans une bonne partie des zones agricoles. Les variétés cultivées sont le petit mil, l’arachide, le maïs, le sorgho, le niébé, les pastèques et les cucurbitacées. Les stades phénologiques varient suivant les zones de cultures, à en croire le bulletin décadaire.

Au Hodh El Charghi, le mil et le sorgho hâtif sont à différents stades, répartis entre levée, tallage et montaison. Les sorghos à cycle moyen et cycle long sont aux stades de levée. A ce niveau, la plupart des agriculteurs continuent à faire le labour attelé suivi de semis et de ressemis.

Au Hodh El Gharbi, les stades phénologiques varient de levée à montaison, suivant les zones. En Assaba, hormis les communes de Tenaha et Hamoud (moughataaa de Kankossa) où le stade des cultures de sorgho varie de levée à tallag et le petit mil en floraison, partout ailleurs, les cultures sont au stade de semis à levée.

Au Guidimakha, les cultures sont au stade de levée, tallage, montaison. on note particulièrement le stade de montaison, initiation paniculaire, pour le sorgho de cycle court et le maïs pluvial, et végétation, pour l’arachide à cycle moyen, et première floraison, pour le cycle court.

Au Brakna, dans les moughataas du fleuve, les cultures sont au stade de tallage et montaison, pour le petit mil, montaison pour le sorgho. A Aleg, sorgho : tallage et nouaison ; niébé : floraison ; pastèque : floraison et ramification ; à Magta lahjar,sorgho, tallage début montaison.

Au Gorgol, zones Kaédi et Monguel : levée et début tallage, pour le sorgho (tardif et hâtif), et développement, pour les légumineuses ; zone M’Bout : levée et début tallage, pour le sorgho tardif ; début montaison, pour le sorgho hâtif, et début fructification, pour les légumineuses ; zone Maghama, tallage, pour le sorgho tardif ; montaison, pour le sorgho hâtif, et fructification, pour les légumineuses.

Source : L'Authentique (Mauritanie)

 

Mauritanie : Exim Bank of India alloue 110 millions $ à l’extension du réseau électrique national

Mauritanie : Exim Bank of India alloue 110 millions $ à l’extension du réseau électrique national La Mauritanie a obtenu de l’Exim Bank of India, un prêt de 110 millions $ qui permettra la construction d’une ligne électrique de 470 kilomètres. L’infrastructure qui aura une capacité projetée de 225 KV, reliera les deux plus grandes villes du pays que sont Nouakchott et Nouadhibou.

Des postes électriques à haute tension sont également prévus pour être mis en place dans le cadre du projet. Selon Moctar Ould Diay (photo), le ministre mauritanien de l’économie et des finances, l’objectif recherché est le « bouclage en haute tension des réseaux sud et ouest du pays issus du réseau interconnecté de l’OMVS [Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal] d’une part ; ce qui permettra l’interconnexion du réseau nord avec les réseaux du Maghreb et de l’Europe d’autre part».

Les autorités espèrent également, par le développement de cette ligne électrique, généraliser et optimiser l’utilisation de sources d’énergie moins onéreuses telles que le gaz, l’hydraulique et l’éolien.

Source : Agence Ecofin

 

La Mauritanie veut réviser son code minier

La Mauritanie veut réviser son code minier  La Mauritanie prépare actuellement une nouvelle stratégie minière, rapporte mercredi Le360 qui cite Ahmed Taleb Mohamed, le DG des mines du ministère du pétrole, de l’énergie et des mines du pays.

Intervenant dans le cadre de volonté du pays de moderniser le secteur pour attirer plus d’investisseurs, cette stratégie verra la révision du cadre légal et réglementaire minier.

«La nouvelle approche repose sur un diagnostic de la communication du secteur et une identification des forces et faiblesses dans le contexte d’un climat favorable à l’investissement. Elle vise globalement la promotion d’un secteur pilier de l’économie.», a déclaré M. Taleb Mohamed.

Le secteur minier assure plus d’un tiers des ressources budgétaires de la Mauritanie dont le sous-sol est riche en plusieurs minerais dont le fer, l’or, le cuivre, le diamant, le phosphate, le cobalt.

Si la Société nationale industrielle et minière (SNIM) exploite les gisements de fer du pays, celui-ci accueille également sur son territoire des compagnies étrangères. Citons comme exemple Kinross Gold qui opère sur l’or de Tasiast, Algold Resources sur le projet Tijirit.

Source : Agence Ecofin

 

 

Compétitivité mondiale : La Mauritanie dernière au Maghreb, 133e dans le monde

Compétitivité mondiale : La Mauritanie dernière au Maghreb, 133e dans le mondeLe Rapport de Davos 2017-2018, relatif au classement des Etats établi par le World Economic Forum (WEF), est désormais disponible. Selon ce rapport annuel, portant sur la compétitivité mondiale, la Mauritanie vient en dernière position au Maghreb arabe et occupe la 133ème place à l’échelle mondiale, sur un total de 137 pays listés.

Toutefois, notre pays a enregistré un léger progrès, puisque, placé en 2016 par ledit Forum à la 137e position, il est passé cette année au 133e rang, soit 5 places gagnées.

Notons qu’au plan maghrébin, le Maroc est classé 1er (71ème mondial), suivi de l’Algérie 2ème maghrébin et de la Tunisie, 3ème place ; la Libye n’ayant pas été citée dans ce classement au cours de ces dernières années, en raison du climat d’instabilité qui y prévaut.

Par la Rédaction de cridem.org
Source : Rédaction Cridem

 

Mauritania Airlines : compagnie nationale ou compagnie arnaque

Mauritania Airlines : compagnie nationale ou compagnie arnaqueProfitant de son quasi monopole sur certaines lignes aériennes, notamment l’axe Nouakchott-Dakar et Nouakchott-Tunis, Mauritania Airlines se comporte en véritable prédateurs, en plus de la qualité de ses services, de ses retards incessants et de ses annulations de vol sans prévenir.

Imaginez-vous que l’axe Nouakchott-Dakar qui dure 45 minutes coûte plus cher que Nouakchott-Tunis qui dure 3 heures de temps ! Quelle aberration ou quelle politique commerciale !

Pourtant, en tant que compagnie nationale, Mauritania Airlines devait appliquer des tarifs concurrentiels face aux compagnies étrangères. Elle devait faciliter les déplacements des citoyens mauritaniens qui ont été en partie saignés à blanc pour sa création.

En plus de profiter largement de cette situation, en l’absence de compagnies nationales dans les pays comme le Sénégal ou le Mali, pour plumer les voyageurs mauritaniens, Mauritania Airlines est toujours en retard. Son équipage verses quotidiennement dans des excuses plates au moment des décollages. Que dire alors des annulations intempestives de vol, qui laissent parfois en rade des voyageurs souvent désargentés et à l’étranger, ne sachant à quel saint se vouer en attendant la prochaine programmation.

Il n’est pas étrange que la compagnie mauritanienne soit actuellement sous la ligne de mire de la presse nationale. Les articles fouillés sur sa gestion chaotique, aussi bien sur le plan financier que technique, remplissent chaque jour les colonnes des sites d’informations.

La situation est d’autant plus incompréhensible que la compagnie a modernisé sa flotte et possède actuellement 2 appareils type Boeing 737-500 (dont l’un est cloué depuis des jours à Dakar), 1 Boeing 737-700, 1 Embraer 145 et 1 Boeing 737-800. Elle est même sur le point d’acquérir un deuxième Boeing 737-800 MAX aux Etats-Unis. Le problème est que Mauritania Airlines qui cherche à élargir ses horizons, après Paris et Las Palmas vers Jeddah, souffre d’un manque de personnel navigant, notamment des pilotes expérimentés, après le départ de plusieurs d’entre eux vers d’autres compagnies plus disant.

Avec une flotte aérienne de 5 appareils et trois équipages fonctionnels (7 personnes), la compagnie doit d’abord combler son important déficit en personnel, car elle a besoin d’au moins douze équipages. Elle doit nécessairement soit rappeler ses pilotes qui ont migré vers d’autres compagnies avec une bonne incitation, soit recruter des pilotes étrangers (ce qui serait difficile vu les salaires dérisoires proposés) et commencer dès à présent à former des pilotes. Sans cela, Mauritania Airlines sera obligé de clouer un de ses appareils au sol, faute de personnel navigant.

Le personnel actuel se plaint déjà de la faiblesse des revenus qui leur sont accordés et de graves accusations de malversations et de mauvaise gestion pèsent sur la direction de la compagnie aérienne nationale.

Il faut rappeler que Mauritania Airlines a été lancée en décembre 2010 sur les cendres de Mauritania Airways et d’Air Mauritanie. Elle est entièrement détenue par l’Etat mauritanien et dessert douze destinations en Afrique avec une flotte de 5 appareils, un sixième serait en route. Son capital de départ vient de plusieurs fonds d’entreprises publiques, comme la Société industrielle et minière (SNIM) ou la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss).

Source : Le Courrier du Nord (Mauritanie)

 

Mauritanie: sécheresse, les éleveurs réclament un plan d'urgence

Vidéo. Mauritanie: sécheresse, les éleveurs réclament un plan d'urgenceLa Mauritanie face à son plus grave déficit pluviométrique connu depuis plusieurs dizaines d’années. Kane Aliou, coordinateur du Projet de renforcement de la résilience de l’économie familiale (PREF), livre ici le compte rendu d’une mission effectuée dans les 7 régions agropastorales du pays.

Le constat renvoie «à une situation alarmante du point de vue des pâturages». Il interpelle le gouvernement sur «la nécessité d’un plan d’urgence» pour faire face aux difficultés qui s’annoncent.

Parlant de la mise sur pied d’un comité interministériel, il se réjouit du fait que les pouvoirs publics semblent effectivement avoir pris la juste mesure de la réalité et préparent une réponse.


Pour sa part, Hacen Ould Taleb, président du Groupement national des associations de coopératives agro-sylvo-pastorales (GANAP) évoque «le plus grand déficit pluviométrique depuis plusieurs dizaines d’années, avec une très mauvaise répartition des pluies».

Il parle du concept «d’avortement de la terre» c’est-à-dire «des pluies précoces suivies d’un arrêt relativement long ayant pour conséquence de sécher les pousses avant maturité. Ce qui anéantit les semences».
Le président du GANAP évoque au passage les quelques pluies tardives tombées au cours de la nuit de dimanche à lundi dans certaines régions, notamment au Sud.

Il rappelle que la «Mauritanie est un pays de type pastoral», selon le constat pertinent établi par les premiers explorateurs français. Le président du GANAP interpelle par la suite le gouvernement «sur la nécessité d’un plan d’urgence» et même au-delà «d’un fonds permanent» pour faire face aux crises.

Il faut souligner que l'heure est grave pour la Mauritanie qui dispose de 3,4 millions de bovins, 3,1 millions de camelins, 23 millions de petits ruminants. C'est un secteur qui pèse dans l'économie du pays. Les activités d’élevage représentent 28% du Produit intérieur brut (PIB), rappelle Hacen Ould Taleb, se référant à un rapport de la Banque Mondiale (BM). En plus, ce secteur offre également 252.000 emplois aux bergers et sous bergers, aux employés des rares unités de transformation de lait et surtout des abattoirs.

Enfin, grâce à la zakat, un des piliers de l’Islam, les éleveurs mauritaniens reversent annuellement plus de 4 milliards d’ouguiyas aux pauvres.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya

Source : Le360 (Maroc)

 

Pêche-RIM-Ue- Validation de rapports conjoints, mais...

Pêche-RIM-Ue- Validation de rapports conjoints mais...La commission mixte de suivi du protocole de l'accord de pêche UE- Mauritanie, tenue à Bruxelles, du 21 au 23 septembre courant, s’est achevée par la validation de rapports conjoints sur l'utilisation de l'appui sectoriel pour les périodes 2008-2012 et 2013-2014. Elle a également évoqué la programmation pour 2015-2019.

Cependant, les européens ont émis des réserves sur l’absence de la publication par les autorités mauritaniennes, comme stipulé par le protocole d’accord, des autres accords avec d’autres pays européens qui, souvent ciblent les mêmes stocks de poissons.

C’est d’ailleurs l’une des conditions de transparence dans le cadre de la mise en œuvre de la FiTi dont les autorités veulent être le porte-étendard. S’agissant de l’appui sectoriel, 2008-2012, un reliquat de 4% de la contrepartie financière est toujours là mais les autorités politiques ont jusqu’au 31 décembre 2017 pour l’utiliser et présenter des justificatifs au plus tard le 15 janvier 2018.

Les européens exhortent aussi à solder le compte d’affectation spécial (CAS) par le remboursement de 200 millions d’ouguiyas par le PNBA alors que 260 millions d’ouguiyas de ce compte devraient affecté au budget national mauritanien.

Quant à l’appui sectoriel 2013-2014. Celui-ci est totalement versé alors qu’un retard a ajourné la date limite de consommation des fonds fixée finalement au 15 juillet 2017 et porte sur la construction du port de Tanit.

La commission mixte a donc validé les rapports conjoints de mise en œuvre de l’appui sectoriel (2008-2012 et 2013-2014). Mais il reste encore 16.5 millions d’euros pour la programmation.

La Mauritanie souhaite un décaissement plus important le liant à l’achèvement du port de Tanit alors que les européens parlent de trois tranches dont la première (octobre2017- mai 2018) sera de 5.2 millions d’euros.

Notons sur ce registre, le retard souligné pour la mise en place d'une cellule d'exécution prévue dans ce cadre. Une tare à laquelle le négociateur mauritanien a rétorqué par une proposition d'un comité technique de concertation et d'appui (Ctca) pour accomplir les missions dévolues à la cellule d'exécution.

Mais même si les autorités mauritaniennes font montre parfois de faiblesse de capacité d’absorption de ces fonds d’appui, elles promettent néanmoins de corriger quelques imperfections dans la mise en œuvre du protocole actuel. Des éclaircissements écrits sont promis pour le 10 octobre prochain.

Sur demande de la partie européenne, par ailleurs, les autorités mauritaniennes ont accepté le principe de faire de Nouakchott, un autre port de débarquement des produits capturés.

Les européens ont également soulevé des interrogations sur le bien-fondé de taxes payés au débarquement. S’agissant des marins embarqués, le négociateur mauritanien a indiqué que cela est du seul ressort des consignataires des navires.

Enfin, les européens se sont aussi montrés intéressés par une pêche expérimentale de l’anchois, sous réserve de l’avis du comité scientifiques prévu en octobre prochain.

La délégation mauritanienne à ces négociations était présidée par Cheikh Ould Baya, conseiller technique du ministre des pêches, en charge des négociations de l’Accord de pêche, et Christian Rimbaud, de la DG Mare européenne.

Signé en juillet 2015, et pour une durée de quatre ans, le Protocole d’Accord de Partenariat de Pêche Durable (APPD), confortait l'exclusivité de la pêche au poulpe à l'armement mauritanien. Depuis la Mauritanie a également parrainé l'initiative de transparence dans le secteur des pêches (FiTi) dont elle est encore au stade de la procédure d'adhésion.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Chirurgie sélective de l’ENER

Chirurgie sélective de l’ENERL’établissement National de l’entretien routier (ENER) ne cesse de bricoler les différentes routes de la capitale. La qualité du goudron utilisé et l’absence de normes requises font que nos routes ne résistent pas longtemps aux intempéries. Il suffit de quelques gouttes de pluie pour mettre à nu les nombreux nids de poule qui jonchent les pistes. Et pour parer à ces manquements, l’ENER pratique une chirurgie sélective.

En effet, si certaines rues très passantes font l’objet d’attention de l’établissement, d’autres peuvent attendre des années, dans leur piteux état. Les travaux de réparation ou d’entretien connaissent le même sort.

On bricole et on passe pour repasser. Tenez, les nombreux nids de poule au niveau du carrefour de la foire ont été bouchés, quelques quarante- huit heures avant la pluie d’hier matin.

Ce mardi matin, une équipe de l’ENER est à pied d’œuvre, depuis huit heures au même endroit, parce que tout simplement, les eaux de pluie ont montré combien les travaux de la veille étaient bâclés ; il est fort probable que les équipes de l’établissement reviendront à la même place pour les actions similaires.

Par ailleurs, les travaux de l’établissement sont très sélectifs parce que des nids de poule plus importants, voire plus dangereux sont visibles dans d’autres axes, notamment tout au long de l’axe allant dudit carrefour à la centrale thermique de Nouakchott, au carrefour 3 Poteaux, au croisement du poteau 6...

Ces axes sont inondés chaque fois que la pluie tombe sur Nouakchott. L’axe le plus négligé reste, cependant, celui allant de la station Total de Bagdad vers le centre du même quartier. Les nids de poules et parfois la disparition totale de la couche de goudron rendent difficilement praticable cet axe qui permet pourtant d’éviter le goulot du carrefour Madrid.

Le croisement du garage Arafat ( Elmina) attend quant à lui sa réparation depuis longtemps. Les pluies de la veille de la fête d’Id El Adha ont montré combien ce croisement est mal bâti. Elles ne cessent de montrer combien certains des quartiers de la capitale sont totalement des laissés-pour-compte.

Le principal établissement de l'entretien routier risque tout simplement de disparaître au profit d'autres gros bonnets privés qui ont investi le secteur.

Source : Le Calame (Mauritanie)

Les agriculteurs tirent la sonnette d’alarme

Les agriculteurs tirent la sonnette d'alarmeLe Syndicat des Agriculteurs Mauritaniens a appelé le gouvernement à initier un plan d’urgence afin de venir au chevet du monde rural frappé de plein fouet par le déficit pluviométrique et un éventuel risque de crise alimentaire.

Lors d’une conférence de presse tenue mardi 20 septembre à leur siège au carrefour
Madrid, Dawa Ould El Mestehdy et Sow El Houssein Samba président et secrétaire général ont fait part de leur crainte d’un mauvais rendement agricole.

Ils ont demandé au gouvernement de leur accorder des subventions pour faire face à la crise humanitaire qui pointe à l’horizon. La
Mauritanie accuse cette année un important déficit pluviométrique. Le spectre de la sécheresse et du coup de la famine plane sur le pays.

La
Mauritanie «est frappée par une sécheresse aux conséquences dramatiques pour le bétail et pour les hommes, avec de gros risques d’exode des campagnes vers les grandes villes», selon plusieurs organismes spécialisés.

Le syndicat dit regrouper des agriculteurs des zones de cultures pluviales et des oasis qui sont les plus pauvres et plus nombreux sur le plan national ainsi que des paysans dont certains ne possèdent pas de terres ou ont des périmètres insuffisants.

Ils sollicitent l’obtention de l’exploitation de nombreux espaces non aménagés et de plusieurs périmètres aménagés par l’Etat et non exploités, à cause du manque de la main d’œuvre. Cela exige, selon eux, la révision exhaustive du code de la propriété foncière.

Le syndicat entend «
défendre les intérêts économiques, sociaux et professionnelles de ses adhérents » ; rehausser le niveau de conscience des agriculteurs par la formation professionnelle et syndicale.

Source : le Calame.info (Mauritanie)



 

Mauritanie : Mauritel, Matel et Chinguitel mis en demeure par l’ARE

Mauritanie : Mauritel, Matel et Chinguitel mis en demeure par l’AREL’autorité de Régulation des télécommunications en Mauritanie (ARE) a encore adressé une nouvelle mise en demeure aux 3 opérateurs de téléphonie mobile (Mauritel, Mattel, Chinguitel), lit-on mercredi 30 août sur le site de l’agence.

En effet, l’ARE a constaté, « des manquements par rapport à certains des engagements, prescrits dans les cahiers des charges des opérateurs, dans plusieurs villes et localités » lors de sa mission de contrôle de la qualité des services voix et DATA (10 Juillet au 12 Août 2017).

Sur ce, le rapport révèle que la qualité de la téléphonie mobile est défectueuse sur 61 villes et localités du pays (17 pour Mauritel, 10 pour Mattel et 34 pour le réseau GSM et CDMA de Chinguitel).

Le document indique également que la qualité des services DATA 3G/Couverture est déficiente dans 25 villes et localités dont 09 pour Mauritel, 10 pour Mattel et 06 pour Chingutel.

Concernant, la qualité du page web et le chargement de fichier FTP, des manquements ont été constaté dans 30 villes et localités (12 pour Mauritel, 11 pour Mattel et 7 pour Chingutel).

En conséquence, « l’ARE demande aux 3 opérateurs de se conformer à leurs engagements en termes de la couverture par les services 3G et les services voix dans les villes et localités où les manquements sont constatés et ce dans un délai de trente (30) jours calendaires, à compter de la date de réception des lettres de mises en demeure qui leurs ont été adressées ».

A l’heure où beaucoup de pays africains s’apprête à basculer sur le mode 4G, les opérateurs de téléphonie peine à satisfaire la clientèle mauritanienne des services de la 3 G dans plusieurs localités du pays, notent certains observateurs. Une situation récurrente qui risque de mener le pays vers un retard numérique.

Source : Les Mauritanies

Signature de trois accords de financement entre la Mauritanie et le Fonds saoudien pour le Développement

Signature de trois accords de financement entre la Mauritanie et le Fonds saoudien pour le Développement Le ministre de l’Economie et des Finances, M. Moctar Ould Diay et le Vice-président et Administrateur délégué du Fonds Saoudien pour le Développement (FSD), M. Youssef Ibrahim Bessam, ont procédé, lundi à Nouakchott, à la signature de trois accords de prêts concessionnels d’un montant global de 135 millions de dollars américains, soit environ 49 milliards d’Ouguiyas.

Ces accords sont destinés à financer les projets suivants :

- Projet d’interconnexion électrique entre Nouakchott et Zouerate par la construction d’une ligne électrique de 225 KV passant par les villes d’Akjoujt et d’Atar. D’un coût de 375 millions de Riyals Saoudiens, cette ligne va alimenter les zones minières et touristiques.

- Projet de construction de la route reliant la route nationale n°1 (Nouakchott – Akjoujt) Benichab et la route nationale n°4 (Nouakchott-Nouadhibou). Cette réalisation d’une enveloppe de 93 750 000 millions de Riyals Saoudiens va désenclaver les zones rurales le long de cette route.

- Projet d’extension et de réhabilitation du Canal Koundi afin d’augmenter le débit d’eau du fleuve d’un coût de 37 000 000 de Riyals Saoudiens.

A cette occasion, le ministre de l’Economie et des Finances a exprimé au Vice-président et Administrateur du Fonds Saoudien pour le Développement les vifs remerciements du peuple et du gouvernement mauritaniens pour ces financements importants qui auront un impact significatif sur le développement socio-économique de notre pays.

Pour sa part, le Vice-président du FSD a indiqué que la coopération avec la Mauritanie dans le domaine des projets de développement remonte à plus de 35 ans et qu’avec la signature de ces accords le nombre des projets auxquels le FSD aura contribué a atteint 38 projets dans tous les domaines à travers des prêts concessionnels.

Il a également réaffirmé le souci du Royaume d’Arabie Saoudite à la poursuite de son appui au gouvernement de la République islamique de Mauritanie sœur en vue de l’aider à réaliser des projets de développement dans les différents secteurs. Et c’est avec admiration que nous constatons les efforts déployés par ce gouvernement pour parachever la construction des infrastructures de base nécessaires à une économie intégrée et conforme aux aspirations du peuples mauritaniens, a-t-il dit.

La cérémonie de signature de ces trois accords s’est déroulée en présence du ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Dr Mohamed Ould Abdelvetah, de la ministre de l’agriculture, Mme Lemina Mint El Ghotob Ould Momma, de SEM. Huzaa Ben Dhaoui Lemthiry ambassadeur du Royaume d’Arabie Saoudite en Mauritanie et de plusieurs responsables des départements concernés.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Mauritanie: Tabaski, des moutons pour toutes les bourses

Vidéo. Mauritanie: Tabaski, des moutons pour toutes les boursesA Nouakchott, c’est la fièvre du mouton à l’approche de la fête de Tabaski ou Aïd el-Kébir qui sera célébrée le vendredi 1er septembre prochain. Beaucoup de pères de famille se donnent rendez-vous au foirail improvisé de la commune Sebkha, populeuse banlieue sud-ouest de la capitale mauritanienne, et dédié aux moutons de case.

Les moutons du site sont globalement issus des races Azawad, Touabir, Bali Bali et différents métissages résultant de croisement de diverses variétés spécialement prisées pour le rituel du sacrifice de Tabaski.

Parmi les acheteurs figurent de nombreux ressortissants sénégalais vivant en Mauritanie ou venant spécialement des villes de Saint-Louis et de Thiès pour acheter leurs béliers.

D’ailleurs, «le bélier le plus cher vendu au niveau du marché a été acheté à 250.000 ouguiyas (environ 620 euros) par un Sénégalais résidant en Mauritanie et qui est parti passer la fête dans sa ville de Saint-Louis».

Globalement, les prix des moutons Touabir et Azawad coûtent plus chers. Les propriétaires demandent entre 100.000 et 200.000 UM le bélier.

Pour des moutons issus des troupeaux et jugés de qualité moindre, les prix oscillent généralement 35.000 et 70.000 ouguiyas l’unité. Et pour bénéficier des meilleurs prix, il est utile de se déplacer au principal foirail de Nouakchott implanté à El Mina, banlieue sud de Nouakchott où l’offre est beaucoup plus abondante.

Globalement, les prix des moutons sont élevés si l’on en juge par rapport au pouvoir d’achat des Mauritaniens avec un SMIG fixé à 35.000 ouguiyas.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 (Maroc)